# City Council Meeting — 2024-02-19

Source: [Official PDF](https://www.bruxelles.be/sites/default/files/3.-_Conseil_communal_du_19_fevrier_2024.pdf)

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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 19 février 2024
Openbare vergadering van maandag 19 februari 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h20 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u20 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Mme la présidente.- Conformément à l'article 89, alinéa 2, de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 15/01/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
15/01/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 70 et 72 repris au
supplément à cet ordre du jour, daté du 15/02/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 70 en 72,
vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 15/02/2024.
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Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 68, 69, 71,
73 à 78 et 86 à 107 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 15/02/2024.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 68, 69, 71, 73 tot 78 en 86 tot 107 vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 15/02/2024.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications – Mededelingen
Communication de décisions prises par l'autorité de tutelle - Mededeling
van beslissingen van de toezichthoudende overheid
Mme la présidente.- J’informe les membres du Conseil de l'arrêté ministériel
du 12/02/2024 portant prolongation du délai dont l'autorité de tutelle dispose
pour statuer sur la décision n° 4 du Conseil du 20/12/2023 relative au budget
2024 de la Ville jusqu'au 24/03/2024.
Ik stel de Raadsleden in kennis van het Ministerieel Besluit van 12/02/2024
houdende de verlenging van de termijn waarover de toezichthoudende overheid
beschikt om uitspraak te doen over de beslissing nr. 4 van de Gemeenteraad van
20/12/2023 betreffende de begroting 2024 van de Stad tot 24/03/2024.
Pris pour information
Kennis genomen
M. Weytsman.- Je ne sais pas si j’ai le droit d’interroger le Collège sur
l’information que vous venez de donner. Un délai de 40 jours n’est évidemment
pas sans conséquence.
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M. le bourgmestre.- C’est le cas chaque année. Je ne connais pas de budget,
depuis que je les confectionne, qui n’ait pas fait l’objet d’une demande de
prolongation de la part de la tutelle.
M. Weytsman.- Non, ce n’est pas exact.
M. le bourgmestre.- Depuis que vous êtes au Conseil et quand vous étiez au
Collège, on vote le budget début décembre (parfois en janvier ou février) et
chaque fois, la tutelle demande une prolongation, à ma connaissance. On vous
communiquera les années où on a demandé la prolongation.
M. Weytsman.- Quelles en sont les raisons ?
M. le bourgmestre.- Je pense que pour un budget de plus d’un milliard d’euros,
cela met un peu plus de temps que pour une commune avec un plus petit budget.
Ce n’est pas anormal. La tutelle ne doit pas donner de raison. Elle peut
demander une prolongation pour analyse.
M. Weytsman.- Je suppose qu’elle en discute avec vous et qu’elle vous a donné
des raisons.
M. le bourgmestre.- Non. L’arrêté n’est pas motivé.
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance des comptes annuels 2023 de l'asbl Brussels Expo.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
jaarlijkse rekeningen 2023 van de vzw Brussels Expo.
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J’invite les membres du Conseil communal à prendre connaissance des
modifications des statuts de l'asbl Brussels Expo.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de statuten
wijzigingen 2023 van de vzw Brussels Expo.
Pris pour information
Kennis genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
- Sablon Quartier des Arts et du Commerce asbl, au 31/12/2022, Sablon
Quartier des Arts et du Commerce vzw, op 31/12/2022 ;
- Nowayback asbl, au 31/12/2021 et 31/12/2022, Nowayback vzw, op
31/12/2021 en 31/12/2022 ;
- Espace Cultures et Développement en abrégé ECD asbl, au 31/12/2022,
Espace Cultures et Développement afgekort ECD vzw, op 31/12/2022 ;
- BAPA BXL asbl, au 31/12/2022, BAPA BXL vzw, op 31/12/2022 ;
- « Jeugdhuizen Ondersteuning Brussel » en abrégé JHOB asbl, au 31/12/2022,
Jeugdhuizen Ondersteuning Brussel afgekort JHOB vzw, op 31/12/2022 ;
- La mission locale pour l'Emploi de Bruxelles-Ville asbl, au 31/12/2022, « La
mission locale pour l'Emploi de Bruxelles-Ville » vzw, op 31/12/2022 ;
- MABRU asbl, au 31/12/2021 et 31/12/2022, MABRU vzw, op 31/12/2021 en
31/12/2022.
Pris pour information
Kennis genomen
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Questions orales - Mondelinge vragen
Mme la présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint. Les
questions de MM. WEYTSMAN et COULIBALY sont jointes à la question de
M. WAUTERS (voir point 79 de l'ordre du jour).
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform. De
vragen van dhrn. WEYTSMAN en COULIBALY zijn bij de vraag van dhr.
WAUTERS toegevoegd (zie punt 79 van de agenda).
Démission de Mme Céline VIVIER, Conseillère communale - Installation
d'un suppléant
Ontslag van mevr. Céline VIVIER, Gemeenteraadslid - Installatie van een
opvolger
Mme la présidente.- En date du 08/02/2024, le Collège a pris connaissance de
la démission de Mme Céline VIVIER de son mandat de Conseillère communale
avec effet au 19/02/2024. Aujourd'hui, il sera procédé à la vérification des
pouvoirs et à l'installation du suppléant appelé à remplacer Mme Céline
VIVIER, à savoir M. Frédéric WAUCQUEZ.
In zitting van 08/02/2024 heeft het College kennis genomen van het ontslag van
mevr. Céline VIVIER uit haar mandaat als Gemeenteraadslid met ingang van
19/02/2024. Heden zal er overgegaan worden tot het onderzoek der
geloofsbrieven en installatie van de opvolger die mevr. Céline VIVIER zal
vervangen, te weten dhr. Frédéric WAUCQUEZ.
Considérant que Mme Céline VIVIER a été proclamée 1ère suppléante de la
liste n° 6 (MR-VLD) des élections communales du 14/10/2018 et qu'elle a été
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installée lors de la séance d'installation le 1er décembre 2018, suite à la
renonciation d'un élu effectif,
Overwegende dat mevr. Céline VIVIER werd uitgeroepen tot 1e opvolger van
de lijst nr. 6 (MR-VLD) van de Gemeenteraadsverkiezingen van 14/10/2018 en
dat zij aangesteld werd tijdens de installatievergadering op 01/12/2018, ten
gevolge van de verzaking van een effectief verkozene,
considérant que le premier suppléant classé en ordre utile et non installé à ce
jour de la liste à laquelle appartient Mme Céline VIVIER est M. Frédéric
WAUCQUEZ, né à Uccle le 14/06/1984, domicilié square Ambiorix 23/93 à
1000 Bruxelles, proclamé 5e suppléant et ayant obtenu 426 votes nominatifs et
0 suffrage attribué par dévolution, soit 426 voix au total lors des élections du
14/10/2018,
overwegende dat de eerstvolgende nuttig gerangschikte nog niet aangestelde
opvolger van de lijst waartoe mevr. Céline VIVIER, dhr. Frédéric WAUCQUEZ
is, geboren te Ukkel op 14/06/1984, en wonende te Ambiorixplein 23/93 te 1000
Brussel, uitgeroepen tot 5e opvolger en die bij de verkiezingen van 14/10/2018,
426 voorkeurstemmen en 0 stem per devolutie, samen 426 stemmen in totaal
behaald heeft,
j’informe le Conseil qu'il ressort de la vérification des pouvoirs préalablement
effectuée que l'intéressé continue à remplir toutes les conditions d'éligibilité et
qu'il ne se trouve pas dans un cas d'incompatibilité prévu par la loi.
Dès lors, je demande au Conseil de valider les pouvoirs de M. Frédéric
WAUCQUEZ et d'autoriser son installation comme membre de cette assemblée.
Il deel aan de Raad mee dat uit het voorafgaand onderzoek der geloofsbrieven
van betrokkene blijkt dat hij nog steeds voldoet aan alle
verkiesbaarheidsvoorwaarden en dat hij zich niet bevindt in een geval van
onverenigbaarheid voorzien bij wet. Ik verzoek de Raad derhalve de
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geloofsbrieven van dhr. Frédéric WAUCQUEZ, geldig te verklaren en zijn
aanstelling als lid van deze Raad toe te laten.
(Le Conseil adhère et prend l'arrêté y relatif. M. Frédéric WAUCQUEZ ne
participe pas à la délibération sur la vérification de ses pouvoirs.
De Raad stemt hiermee in en neemt het desbetreffende besluit. Dhr. Frédéric
WAUCQUEZ neemt geen deel aan de beraadslaging over het onderzoek van
zijn geloofsbrieven)
(La Présidente invite M. Frédéric WAUCQUEZ, présent dans la salle du
Conseil, à prêter le serment constitutionnel devant le Bourgmestre.
De Voorzitster nodigt dhr. Frédéric WAUCQUEZ, aanwezig in de Raadzaal, uit
om de grondwettelijke eed af te leggen in handen van de Burgemeester.
M. Frédéric WAUCQUEZ prête le serment suivant en français, suivi du
néerlandais :
Dhr. Frédéric WAUCQUEZ legt de volgende eed af in het Frans, gevolgd door
het Nederlands :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du Peuple
belge. »
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en
aan de wetten van het Belgische volk.")
Mme la présidente.- M. Frédéric WAUCQUEZ occupera la 49e place sur le
tableau.
Dhr. Frédéric WAUCQUEZ zal de 49e plaats innemen op de ranglijst.
(M. le Bourgmestre donne acte à M. Frédéric WAUCQUEZ de sa prestation de
serment et le déclare installé en qualité de Conseiller communal de la Ville de
Bruxelles, en remplacement de Mme Céline VIVIER, démissionnaire, dont
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il achèvera le mandat.
Dhr. Burgemeester verleent aan dhr. Frédéric WAUCQUEZ akte van zijn
eedaflegging en verklaart zijn aangesteld als Gemeenteraadslid, ter vervanging
van mevr. Céline VIVIER, ontslagnemend, voor de resterende duur van
haar mandaat)
Mme la présidente.- Le point 16 est retiré de l’ordre du jour à la demande des
services.
Het punt 16 wordt teruggetrokken van de agenda op vraag van de diensten.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 6 – Punt 6
M. Weytsman.- L'article 1er de la convention fixe le cadre de ce subside qui
passe par le plan stratégique de prévention et de sécurité. Je voudrais reprendre
chacun des points et peut-être faire l'évaluation de ce qui a été fait, de ce qui va
être fait avec ce million d'euros.
D'abord, un centre de crise d'urgence pour les consommateurs de drogues
interpellés par les services de police (dispositifs communaux et réseau
sociomédical). J'essaie de savoir exactement, Monsieur le Bourgmestre, ce
qu'on va financer avec cela. Je sais ce qui existe déjà, notamment du côté de la
rue de Stalingrad. Est-ce qu'on finance de nouvelles initiatives avec ce million
supplémentaire ?
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On parle d’un centre d'hébergement bas seuil, de courte durée, pour
toxicomanes.
M. le bourgmestre.- Cela vise tout Stephenson. Il s’agit d’un subside récurrent
pour le premier centre Transit à Stephenson. Ce n'est pas un nouveau projet. Ce
sont les montants récurrents prévus par la Région pour le plan de prévention et
de sécurité.
M. Weytsman.- Je suis un peu étonné, d'autant plus qu'une des critiques que je
formule à l’égard de ces salles de consommation de drogue, c'est qu'il n'y a pas
de soutien social ou psychologique qui vise à sortir les personnes de l’assuétude
ou à les réintégrer socialement ou socioéconomiquement.
Or, dans cet article premier, figure l'accompagnement des usagers de drogues
parmi les démarches nécessaires. Dans la salle de consommation à moindre
risque que j'ai visitée, ils nous ont bien expliqué qu'il y avait juste un bas seuil et
pas de tel accompagnement. Le million d’euros ne concerne que la
consommation de drogues.
M. le bourgmestre.- Je sais que cela vous fait rire d'appeler ce centre « salle de
consommation de drogues ». Vous ressemblez à votre président de parti quand
vous faites cela, ce qui vous dessert.
M. Weytsman.- Vous paraissez de mauvaise humeur depuis le début. Il s’agit
bien d’une salle de consommation de drogue à moindre risque.
M. le bourgmestre.- Je sors d'un débat où votre représentante disait combien
elle défendait ce genre de système, mais soit. Ici, il s’agit de la salle Stephenson,
un lieu d'hébergement qui existe depuis plus de 20 ans. Cela passe par les
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budgets des contrats de sécurité. Donc, cela n'a rien à voir avec la salle de
consommation à moindre risque, qui est un autre budget que financent le CPAS
et la Ville de Bruxelles. Ceci est le projet d'origine.
M. Weytsman.- Je ne connais pas bien ce projet. On soutient le projet de salle
de consommation à moindre risque, mais on souhaite une trajectoire sanitaire et
sociale qui vise à sortir de l’assuétude et à réintégrer les gens. C’est notre
position depuis le début, mais je respecte la vôtre.
Si c'est un autre centre, ma question est d'autant plus pertinente. Dans ce centre
de crise et d'urgence, j'aimerais connaître ce qui est réalisé et le nombre de
personnes qui ont été aidées. Je vous demande de nous expliquer à quoi sert ce
million d'euros et surtout ce qu'on en a fait au cours des années précédentes,
puisque vous semblez dire que c'est un subside récurrent.
M. le bourgmestre.- Il y a plus d'une vingtaine d'années, la police de Bruxelles
et la Ville de Bruxelles, dans le cadre du contrat de sécurité, ont créé un centre
qui s'appelle Transit. Dans un bâtiment de la Ville ou du CPAS, je ne sais plus,
situé rue Stephenson (à la limite de Schaerbeek et Bruxelles, un peu plus loin
que le quartier nord), s'est ouvert un centre d'hébergement et d'accueil de public
bas seuil. C'est cela, la base du travail de Transit.
Depuis 2002-2003, la Région bruxelloise et le fédéral octroient aux communes
des budgets, notamment pour le financement de Transit. En gros, les communes
servent de « boîtes aux lettres ». Elles reçoivent des budgets qu’elles reversent à
Transit pour booster ce centre. Ce n'est plus la Ville toute seule qui finance ce
centre d'hébergement. Je vous renvoie au rapport d'activité de Transit. Vous
aurez tous les chiffres : nombre de personnes qui sont hébergées, nombre de
travailleurs, etc. Tout est dans le rapport qui est déposé chaque année ici et que
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M. le secrétaire peut vous faire parvenir. Je n'ai pas tous les chiffres ici, puisque
c'est un point récurrent et je vous avoue que je ne suis pas allé dans le détail. Le
rapport est assez clair.
C'est un projet qui est suivi depuis près de 25 ans et qui se concentre surtout sur
l'hébergement et le suivi psychologique et social des personnes qui sont
amenées à fréquenter le centre Transit. La salle de consommation est en quelque
sorte la poursuite du projet Transit. Nous devrions ouvrir une deuxième salle de
consommation dans le quartier Yser. On espère que ce sera pour cette année,
mais ce sera plutôt à l'initiative de la Région. Pour le reste, je vous renvoie au
rapport d'activité de l'ASBL Transit.
M. Weytsman.- L'ASBL Transit, je la connais. Si je comprends ce que vous me
dites, nous la finançons en partie. Ce qu'on reprend là, ce sont les missions de
l'ASBL Transit. Et ce million d’euros s'additionne éventuellement aux moyens
d'autres communes pour financer cette ASBL. Ce qui est repris ici à l'article 1er,
ce sont les missions de l'ASBL sur le territoire de la Ville de Bruxelles que nous
finançons en partie. Je vous demandais de faire l'évaluation de chacune de ces
missions, vu le million que nous donnons.
Le rapport d'activité couvre l'ensemble de l'ASBL et de ses moyens. Je
demandais de les ventiler. Cette ASBL ne travaille pas que sur le territoire de la
Ville de Bruxelles. Elle accueille des toxicomanes d'un peu partout.
M. le bourgmestre.- C'est exact. Dans le centre de la rue Stephenson, on ne
demande pas aux gens leur domicile, ni d'où ils viennent ou de quel CPAS.
Toutes les communes financent Transit.
L’ASBL mène peut-être des missions de conseil auprès des travailleurs qui vont
en aider d'autres, mais a priori, il y a le centre de la rue Stephenson, une salle de
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consommation à moindre risque et deux autres salles qui ouvriront à l'avenue du
Port et dans le quartier Yser.
M. Weytsman.- Où serait implantée la salle de consommation dans le quartier
Yser ?
M. le bourgmestre.- Je ne connais pas l'adresse exacte, mais ce sera près de la
station Ribaucourt, à Molenbeek.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 9 – Punt 9
M. Bauwens.- Monsieur l'Échevin, je ne remets pas en cause le fait qu'il faille
des balayeuses. Vu l'état de la ville, je pense d’ailleurs qu'il en faudrait encore
plus. Donc, le débat ne porte pas sur cet élément.
Si j'ai bien compris, la Ville va acheter une balayeuse, mais on va quand même
sous-traiter son usage et son entretien. Est-ce que j'ai bien compris ce point ?
Madame Jellab, cela me rappelle une de nos premières discussions en début de
législature sur le même point. Je mets en cause une pratique populaire à la Ville,
qui consiste à externaliser pas mal de services pourtant permanents dont on
pourrait faire des services publics, comme le nettoyage de la maison communale
ou le balayage des rues de Bruxelles. Ce sont des services nécessaires,
récurrents, réguliers, et on peut parfaitement en faire des services publics.
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Ma critique consiste à dire que vous faites souvent le contraire. À nouveau,
vous faites appel à des services externes pour entretenir et pour conduire le
matériel de la Ville. Il y a quatre ou cinq ans, en 2019, vous disiez que vous
n’étiez pas prête pour le débat. Maintenant, êtes-vous prête à en débattre et à
changer d’attitude ?
Mme Jellab, échevine.- Nous avons déjà eu cette discussion il y a deux ou trois
ans, au moment où nous avons rationalisé ces marchés. C'est une pratique qui
existe déjà depuis plus de 20 ans à la Ville de Bruxelles. Je comprends vos
questions, évidemment, mais il faut savoir que les chauffeurs permis C, c'est
aussi un métier en pénurie. On a extrêmement de difficulté à trouver des
chauffeurs. Je pense que l'échevine du personnel pourra le confirmer.
C'est une pratique qui nous aide. Elle est plutôt efficace. En cas de maladie d'un
chauffeur, la société peut facilement faire appel à un remplaçant intérim, ce qui
est beaucoup plus compliqué à la Ville. En cas de panne ou d’entretien de la
machine, l'entreprise dispose tout de suite de véhicules de réserve, ce que nous
n'avons pas. Elle peut effectuer les réparations de façon beaucoup plus rapide
qu’à la Ville, où toute réparation implique des étapes à respecter (passage en
Collège, au Conseil…). Cela prend énormément de temps. Pour l'instant, c'est
ce qu'il y a de plus efficace. La propreté, c'est un domaine où on ne peut pas
traîner et attendre des semaines avant d'avoir des chauffeurs ou des machines
fonctionnelles. Donc, oui, nous fonctionnons de cette façon-là.
M. Bauwens.- Vous tenez un discours bleu, libéral. Vous dites qu'on rationalise
depuis 20 ans. Je pensais qu'avec des écologistes dans la majorité, vous diriez :
« On va faire cela autrement et on va défendre le service public. » Vous
défendez une politique libérale sans que les libéraux soient dans la majorité. Ce
n'est pas un discours électoral, c'est la vérité.
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Vous dites qu'il faut rationaliser et que, parce que le service public n'est pas
capable de nettoyer les rues, il faut déléguer cela à une société externe. Or,
depuis cinq ans, la ville n’est pas plus propre. On ne peut pas dire que cela ait
fonctionné. Cela n'a jamais fonctionné. En plus, vous ne parlez pas des
conditions de travail des gens dans les boîtes privées. Or on les connaît ! Des
films montrent très bien les conditions de travail dans des entreprises comme
celle-là. Les Uber et Amazon, les services à deux minutes, ils ne sont jamais
meilleurs pour les travailleurs. Jamais ! Et c’est encore pire pour les femmes, en
règle générale. Les écologistes nous disent qu'ils font comme la Ville fait depuis
20 ans : elle privatise. Si c’est cela votre bilan, il est très triste.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Punten 12 en 14
M. Bauwens.- Madame L’Échevine, merci pour le rapport et le plan. J'ai deux
questions ou remarques. On a déjà discuté du prix de l'accueil et vous y avez
partiellement répondu. Le problème n’est pas là. Le plan parle de rendre plus
visibles les prix, mais il ne parle pas de les faire descendre. Cela rejoint le débat
sur la gratuité de l'enseignement. Je voudrais plus de détails sur le nombre
d'enfants, le taux de satisfaction, les écoles concernées, etc. J'aimerais en
disposer, peut-être plus tard par écrit.
Mme Hariche, échevine.- Ce sera, pour ainsi dire, quasi impossible de
répondre à cette question. En fait, la Commission communale de l'accueil est
composée des écoles de la Ville de Bruxelles, d'associations dépendant
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directement de la Ville de Bruxelles, mais aussi d'autres associations qui
peuvent y adhérer pour bénéficier de subventions de l'ONE. Je peux vous
donner tous les chiffres. En fait, ils se retrouvent dans le rapport d'activité de
Jeunesse à Bruxelles. Là, c'est vraiment très précis : nombre d'enfants, nombre
de journées où ces enfants sont accueillis, prix...
Je vous l'ai dit la fois passée, nous avons décidé d’abaisser le tarif à 2 € par jour
pour le tout venant, soit 10 € par semaine, et à 1 € par jour pour les personnes
qui éprouvent des difficultés. On a déjà parlé des activités extrascolaires dans
les écoles, donc je n'y reviens pas. Pour les chiffres de toutes les institutions de
la Ville de Bruxelles ou dépendant de la Ville de Bruxelles, il n’y a aucun
problème. Par contre, un chiffre global est quasi impossible à donner.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 16 – Punt 16
M. Wauters.- C'est une façon de rendre cela public et de savoir que cela existe.
On en a parlé en section, Monsieur Dhondt, mais je pense que c'est important.
Qu'est-ce que c'est, le Green Deal ? C'est tout ce qu'on appelle la voiture
partagée, les flottes de voitures partagées qui se trouvent un peu partout en
Région bruxelloise et à la Ville de Bruxelles aussi. Vous avez parlé vous-même
d’« élargir l'assiette », de rendre cela plus populaire grâce à des ambassadeurs.
Tout ça va dans le bon sens, quoi qu'il en soit. Sociologiquement, c'est très
précieux aujourd'hui.
Il s’agit de s'ouvrir aux familles, aux personnes plus âgées, aux gens qui ont
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parfois plus de difficultés ou qui croient que ça va leur coûter plus cher. Donc,
communiquer de l'information à ce sujet est évidemment une très bonne chose.
Les familles, mais aussi les personnes âgées ont souvent un animal de
compagnie et ces flottes interdisent tout simplement de l’emmener, ce que l’on
peut faire dans une petite voiture. Ma mère pourrait très bien emmener son chat
ou son chien chez le vétérinaire. Nous trouvons intéressant qu'une partie de la
flotte soit « animal friendly ». Sinon, cela risquerait de poser problème pour
l'« élargissement de l'assiette ».
M. Dhondt, échevin.-  Effectivement, on parle ici d'une convention sur le car
sharing inclusif visant à rechercher d'autres publics, à montrer que le car sharing
peut être une vraie solution de mobilité pour beaucoup plus de gens, beaucoup
plus de Bruxellois. Une quarantaine d'associations ont signé cette charte. En
matière de car sharing, la Ville de Bruxelles a augmenté de 12 le nombre de
stations depuis le début de la législature. On compte désormais 45 stations de
car sharing fixes. On a augmenté la flotte de 100 voitures. On offre désormais
215 voitures aux Bruxellois et aux visiteurs sur le territoire de la Ville de
Bruxelles.
On veut non seulement continuer d’élargir l’offre, mais aussi élargir le public.
On va mettre en place des ambassadeurs. On va travailler avec les CPAS, les
seniors, les locataires sociaux pour aller chercher d'autres publics qui peuvent
aussi profiter de cette offre. C'est un service public, après tout. On va étudier la
possibilité d’intégrer les emplacements d'autopartage dans les parkings des
bâtiments publics équipés, de créer des emplacements près des ensembles de
logements publics dépourvus de parking.
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Pour le moment, la question de l’élargissement ne figure pas dans les différentes
actions, mais je trouve que votre suggestion mérite d'être étudiée. Je vais
proposer d'intégrer la possibilité d'emmener des animaux domestiques dans les
voitures de car sharing.
M. Wauters.- Vous avez employé un mot qui m’interpelle, à savoir le mot
inclusivité. C'est une bonne idée. Je vous remercie d'avance.
Dossiers de M. l’échevin Maingain
Dossiers van de schepen Maingain
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 20 – Punt 20
M. Waucquez.- Sur son site web, la Mission locale pour l'emploi indique
qu'elle a pour mission de permettre la recherche d'emploi ainsi que le
recrutement de nouveaux collaborateurs. Au cours de l'année 2023, combien
d'entreprises ont été contactées par la Mission locale pour l'emploi ? Quel est le
pourcentage de celles-ci par rapport au tissu économique ? À combien de
personnes a-t-elle permis de trouver un emploi ?
M. Maingain, échevin.- Merci, Monsieur le Conseiller, de me faire l'honneur de
votre première question. Cela me permet aussi de parler de la Mission locale
pour l'emploi qui fait l'objet de cette convention de financement et qui essaie de
mener un travail le plus proche possible des chercheurs d'emploi et des
structures économiques de notre ville. Je tiens d'ailleurs à signaler que l'année
passée, pour la deuxième fois de son histoire (sachant qu'il y a eu les années
Covid, la première étant 2019, année de mon entrée en fonction), la Mission
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locale a atteint les objectifs fixés par l'ordonnance régionale. Je crois que c'est
important de le souligner et de le rappeler.
Il s’agit effectivement d’une des nouvelles politiques mises en place au sein de
la Mission locale, à savoir la présence d’un prospecteur économique amené à
rencontrer les entreprises présentes sur le territoire. Cette politique lancée dès
que je suis arrivé, en 2019, visait à aller chercher un certain nombre
d'entreprises pour faire du matching entre nos chercheurs d'emploi accompagnés
par la Mission locale et les entreprises présentes sur le territoire. Je dois
reconnaître que son démarrage a été compliqué, je ne vais pas mentir, pour des
questions de ressources humaines, malheureusement. La première personne qui
avait été embauchée a très vite demandé un congé de maladie de longue durée
avant de démissionner en février 2023. Donc, la première année, la mise en
place de cette politique n'a pas pu être réalisée par manque de personnel. La
personne qui a repris la fonction est entrée en fonction en mai 2023. Donc, on
doit évaluer son travail sur la base d'une demi-année.
Vous m'interrogez sur l'année 2023. Je tiens à préciser que les chiffres que je
vais vous donner couvrent une période allant de juin à décembre. La Mission
locale a organisé cinq Job Days spécialisés : deux éditions sur la question des
caristes (un métier en pénurie), une édition sur la question de la vente et deux
sur les métiers du nettoyage. Cela a permis à plus de 10 employeurs d'être
présents et de rencontrer 50 candidats. Pour plus de la moitié d'entre eux, cela a
débouché sur des contrats. Parallèlement, la Mission a prospecté plus de 92
employeurs présents sur le territoire de la ville avec, au total, 130 postes à
pourvoir, dont 50 correspondaient aux profils présents dans sa base de données,
ce qui a permis à une vingtaine de chercheurs d'emploi de signer un contrat.
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M. Waucquez.- Je m'étonne un peu de ce nombre très faible, même sur une
demi-année. Bruxelles est la commune qui emploie sur son territoire le plus
grand nombre de travailleurs, mais elle compte également le plus grand nombre
de demandeurs d'emploi de la Région. Pour pallier ce problème, Monsieur
l’Échevin, ne faudrait-il pas que la Mission pour l'emploi agisse de manière
nettement plus proactive dans ses contacts avec les employeurs et leur propose
les fonctions qui correspondent à leurs besoins (jeunes, seniors, article 60,
personnes porteuses d'un handicap). L'objectif est qu'il y ait un seul
intermédiaire entre pouvoirs publics et employeurs. La Mission locale pour
l'emploi pourrait aussi les assister dans leurs démarches auprès des autres
administrations, lesquelles sont assez complexes. Elle devrait se fixer un
objectif à chaque exercice afin que l’on puisse vérifier s’il a été atteint.
M. Maingain, échevin.- C'est votre première intervention dans cette assemblée.
Je vais vous donner un conseil : écoutez la réponse. Vous m'interrogez sur la
question de la personne qui fait de la prospection économique. Vous me lisez
une réponse qui a, certainement, été soigneusement préparée. Il existe une
ordonnance régionale qui fixe des objectifs pour la Mission locale. Pour la
deuxième fois de son histoire, elle a atteint ses objectifs régionaux. Il y a eu la
crise du Covid, mais pendant cette période, je me suis battu pour garder la
Mission locale ouverte.
On mène d'autres politiques de contact et d'organisation avec les article 60. Il
existe un rapport d'activité. Il y a certainement moyen de faire mieux. Je ne suis
pas encore satisfait du taux d'emploi en Région bruxelloise et certainement pas à
la Ville, malgré le fait que la situation a progressé sous cette mandature de
manière plus significative qu'en Wallonie, où le MR est au pouvoir. Écoutez ce
qu'on vous dit. La Mission locale fait du bon boulot. On peut toujours faire
mieux, je suis d'accord. La prospection auprès des acteurs économiques du
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territoire est une nouvelle politique que j'ai mise en place et qui donne des
résultats encourageants. Je vous ai cité le nombre de contrats. On va
certainement l'amplifier. En tout cas, c'est ce que je souhaite.
Point 21- Punt 21
M. Wauters.- Depuis très longtemps, de gros problèmes surgissent autour des
terrasses. Régulièrement, cela ressort dans les journaux ou entre commerçants,
essentiellement dans l'hypercentre. L’harmonisation sera-t-elle observée sur le
terrain ? Un de mes chevaux de bataille, c'est la qualité de vie. Or des personnes
malvoyantes sont confrontées à une série d'obstacles. Clairement, il y a moyen
de se casser la figure ! Je sais que c'est une problématique très difficile à
appréhender en tant qu’échevin du commerce. En même temps, les avenants et
les conventions sont utiles à condition qu’ils aient un effet réel sur le terrain.
Comment cela sera-t-il contrôlé ?
M. Maingain.- Monsieur le Conseiller, je suis d'accord avec vous. Cette
harmonisation des terrasses de la zone piétonne, on a eu le malheur de la lancer
dans la première année de Covid. Ce n'était pas le moment de demander aux
commerçants de respecter un règlement alors qu'ils étaient en pleine période
Covid. Un certain nombre d'acteurs ont malgré tout joué le jeu et commandé des
bacs à fleurs harmonisés.
Il s’agissait d’un partenariat avec la Fédération Horeca de Bruxelles. Un subside
venait compenser une partie de l'investissement. Le problème est que peu
d'acteurs sont entrés dans la démarche. Entre-temps, l’inflation est passée par là
et les prix ont explosé. L'avenant qui vous est proposé ici vise à adapter le
subside qu'on alloue aux acteurs économiques pour tenir compte de l'inflation et
leur permettre d’entrer dans le mécanisme. Cela fait un petit temps qu'on est
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sortis de la période Covid et on aimerait qu'un maximum d'acteurs entrent dans
la dynamique et respecte le règlement qu'on a voté tous ensemble.
Il ne me paraissait pas juste de leur faire payer le décalage et l'inflation sans
compensation. Donc, l'avenant adapte le partenariat avec la Fédération pour
permettre à un maximum d'acteurs de commander le matériel et, ainsi, aboutir à
une harmonisation réelle sur le terrain. C'est la volonté, en tout cas, de mon
échevinat et de ce Collège.
M. Wauters.- Merci, Monsieur l’Échevin, pour vos réponses qui vont dans le
bon sens. Cet avenant est positif. Si on veut un résultat pour nos chalands et nos
commerçants, il faut faire comprendre aux commerçants que l'horeca est positif
pour eux. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir de quels outils nous disposons. On
peut influencer, donner une impulsion, mais ce qui m'intéresse de la part du
Collège, c’est de savoir s’il reste dans l’intention ou s’il vise le concret. Quels
outils met-il en place pour ce faire ?
M. Maingain.- On a un service horeca qui est sur le terrain pour contrôler. Au
début, c'était « pédagogique ». On disait aux gens : « On sait qu'on sort du
Covid, mais il y a un règlement. Merci de le respecter. Il y a un partenariat avec
la Fédération. » À un moment, on va devoir passer aux sanctions. On a déjà
infligé des sanctions, y compris pour des terrasses de la zone piétonne qui ne
respectaient pas les dimensions ou des commerçants qui ne voulaient pas
s'engager dans la politique d'harmonisation.
Dossiers de M. l’échevin El Ktibi
Dossiers van de schepen El Ktibi
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van de schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 23 – Punt 23
Mme Buggenhout.- Madame l’Échevine, je suis un peu surprise. J’étais
présente au drink des aînés que M. le bourgmestre a offert à tous les aînés de la
Ville de Bruxelles. Or la Ville invite tous les aînés au Cirque royal, le 10 mars,
pour la représentation du Carnaval des animaux. Je suis très étonnée de
retrouver la convention sous votre couvert. Je pensais que c'était sous le couvert
de M. le bourgmestre. Il s’agit de 50.000 € pour une seule représentation. Dans
la convention, il est bien indiqué qu’il s’agit d’établir un partenariat avec la
Ville pour octroyer des places gratuites aux usagers des maisons de quartier et
de la Ville de Bruxelles (720 places gratuites à ce moment-là). Il y a toujours
quelqu'un qui les paie...
Lorsque j'interroge le bourgmestre sur d'autres partenariats (festivals ou autres),
on me répond souvent - je trouve cela tout à fait logique - que ce sont des
partenariats de logistique. Autrement dit, la Ville vient en aide pour les
montages et tout ce qui concerne le matériel. Ici, cela vise non seulement
l’affichage, mais aussi l'achat de places. Un montant de 50.000 €, je trouve cela
considérable, d'autant plus que ce spectacle n'a pas besoin d'aide, vu son succès.
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L'objectif est d'offrir aux seniors de la Ville de Bruxelles 720 places.
Je suis très dubitative quand je comptabilise le nombre d'événements festifs,
dont certains sont non récurrents, prévus pour les aînés et peut-être d'autres, en
période électorale. J'aimerais bien savoir, Madame l’Échevine et Monsieur le
Bourgmestre, quelles sont les règles en vigueur au sein du Collège de la Ville de
Bruxelles, et les limites de la promotion de son image politique et financière en
période électorale. N'oublions pas que vous êtes candidats et que depuis le
10 février, nous sommes dans une période où les finances doivent être
contrôlées.
Mme Houba, échevine.- C'est un plaisir de vous retrouver toutes et tous. Je
précise quand même que je ne suis pas candidate. Du coup, je ne me sens pas
tout à fait concernée par cette remarque. Il s’agit ici d’une collaboration
importante. Ce sont des liens qu'on essaie de renforcer. En matière
d’accessibilité à la culture, les Bruxelloises et les Bruxellois ne se sentent pas
toujours légitimes, que ce soit pour visiter nos musées ou fréquenter nos centres
culturels.
En collaboration avec le bourgmestre, notre idée est de lancer de telles
collaborations pour aller chercher les gens. Comme je le dis toujours : « Si les
gens ne vont pas à la culture, il faut que la culture aille aux gens. » Ici, l'idée est
de renforcer le lien avec la culture et son accessibilité en passant par les maisons
de quartier, qui sont des institutions de la Ville que vous connaissez bien. Il
s’agit de permettre à 720 personnes d'assister à ce spectacle de manière gratuite.
Dans le même temps, ce subside permet de soutenir la création, puisque soutenir
de tels spectacles permet aussi de diminuer leur prix de manière générale pour
l’ensemble du public. Je ne parle évidemment pas de cette représentation-ci,
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mais de toutes les autres. L'idée est vraiment de soutenir un spectacle belge avec
des artistes belges et d'allier accessibilité à la culture et soutien à la création.
M. le bourgmestre.- Pour le drink, mon nom n'apparaît nulle part. Même dans
le Brusseleir, je ne peux plus signer... C'est M. Léonard qui le fait. Le Collège a
prévenu toutes les ASBL de ce qu'elles pouvaient faire et ne pas faire. On essaie
d'être dans les clous à tout point de vue sur le fait que nos noms n’apparaissent
pas. Toutefois, vous ne m'empêcherez pas d'être au drink, Madame Buggenhout.
Vous êtes d'ailleurs tous conviés. On peut quand même encore rencontrer les
gens ! En tout cas, il n'y aura pas mon nom sur les places, sur une affiche, sur
une invitation, etc. Je reste néanmoins président des maisons de quartier. C'est
mon mandat de bourgmestre, mais on a enlevé mon nom sur toutes les
invitations. J'ai expressément demandé aux maisons de quartier d'y veiller.
Mme Buggenhout.- J'espère que la prudence sera de mise. Au drink des aînés,
vous les avez invités. C'est pour cela que j'ai été étonnée de voir, ici, que c'était
sous le couvert de l'échevinat. Je vous signale qu'on est en période électorale.
Ce n'est pas un événement récurrent. Il est gratuit, donc la prudence s'impose.
J'ose espérer que des limites ont été bien fixées au niveau du Collège. On n'a
jamais assisté et annoncé autant de spectacles qu'avant les élections.
M. le bourgmestre.- Madame Buggenhout, vous m'avez reproché, à un moment
donné, de ne pas en faire assez pour les seniors. Maintenant, vous me reprochez
d'en faire trop. C'est magnifique ! Je suis allé à Binche avec les seniors. Je n'ai
pas publié d'affiches. On a rempli trois cars. Je peux vous dire qu'ils étaient
heureux et ravis. Ils ont reçu un sandwich. On n'a pas fait de dîner
gargantuesque. Ils ont été reçus par la commune de Binche. Ils ont reçu un drink
et ils sont revenus dans des cars de la Ville de Bruxelles. Je remercie
M. Hellings de les avoir mis à disposition.
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On va signer bientôt une convention avec le Théâtre de poche pour permettre à
des seniors d'assister à des représentations. Il n'y aura pas mon nom. Il n'y aura
pas le nom de Mme Houba. C'est ce qu'on a fait avec le cinéma Palace. On a
organisé un concert - je pense que vous y étiez, d'ailleurs - à Bozar. C'était
magnifique. On prépare cela depuis un an. On organise des concerts dans les
maisons de repos. On ne va pas tout arrêter. Simplement, on ne met plus nos
noms sur les invitations, comme le prévoit le règlement. Donc, on respecte la
règle, mais on ne va pas arrêter nos politiques parce qu'on est en période
électorale. Ces événements sont prévus depuis longtemps. On va aussi organiser
un bal des seniors en avril.
Mme Buggenhout.- Cela, c'est récurrent. Il n'y a aucun problème.
M. le bourgmestre.- Oui, mais c'est la Ville qui organise, ou un chapitre 12, en
l'occurrence les maisons de quartier avec un subside.
M. Coomans de Brachène.- Je m'excuse, mais ce spectacle n'est pas organisé
par la Ville. Il y a plusieurs représentations prévues au Cirque royal. La Ville de
Bruxelles a décidé de donner 50.000 € pour s'octroyer 720 places.
M. le bourgmestre.- Non !
M. Coomans de Brachène.- Des places qui seront allègrement octroyées, en
période de campagne électorale, à des personnes que vous choisirez.
M. le bourgmestre.- Si vous voulez, je vais demander au Parlement. L'idée
était d'aider la production d'un artiste belge, Luc Petit, que tout le monde
connaît. Il est venu nous voir en disant qu’il voulait monter un grand spectacle.
Nous avons répondu que nous acceptions de l’aider, mais comme à chaque fois,
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on a demandé que des personnes qui n'ont pas accès à ce genre de spectacle
puissent y assister. Cela, on le fait tout le temps ! C'est comme cela qu’on
compense notre aide. On n'a pas acheté un spectacle. Ce n'est pas du tout la
même chose. On a aidé à la production et on a demandé une compensation sous
la forme de places. Je demanderai au Secrétaire communal de vérifier auprès de
la commission des Dépenses s'il y a le moindre problème et on le lèvera, le cas
échéant.
Je le répète, il n'y a mon nom nulle part, ni sur les invitations, ni sur un carton,
ni projeté. On ne va pas arrêter les activités pendant six mois. On va continuer,
cette année, à donner des places de théâtre. Il y a d'autres organisations que je
vous ai expliquées. On va signer une nouvelle convention avec le Théâtre de
poche pour l’aider, parce qu'il est venu nous demander un budget
complémentaire, mais on voudrait, avec ma collègue Delphine Houba, qu’il
invite des publics qui, d’habitude, ne viennent pas au théâtre. C'est ce qu'on fait
tout le temps. On a inauguré ensemble le nouveau foyer du Théâtre des
tanneurs, qui a déjà conclu une convention avec le CPAS et qui nous a demandé
s’il ne pourrait pas l'étendre avec les maisons de quartier. On a répondu
favorablement. On est en train de travailler sur cette convention.
On considère que l'accès à la culture, c'est fondamental. Ce sont des publics qui
n'iraient pas au théâtre sans cela. Ceux qui ont vu le concert à Bozar le
comprendront. Croire que le fait d’aller voir un spectacle où nous sommes
présents déterminera leur vote, c'est avoir peu de considération pour nos seniors.
Par ailleurs, il n'y a pas que les seniors qui viennent. Ils sont accompagnés de
leurs petits-enfants qui, eux, ne votent pas, jusqu'à preuve du contraire. Je pense
que vous leur faites et nous faites un mauvais procès. Je répète qu'il n'y aura
aucune mention de nos noms sur quoi que ce soit, mais on va vérifier ce point.
Je ne veux pas prendre de risque par rapport à cela.
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(Discussion de procédure)
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 26 – Punt 26
M. Bauwens.- Il s'agit apparemment d'un contrat ou d'une convention qui court
du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2024. Donc, la période de cette convention
est largement derrière nous. Quel bilan en tirez-vous ? Est-ce qu'on a pu
accueillir plus de sans-abri ? On le sait tous, il y a un très grand problème.
J'espère qu’aux deux tiers du projet, vous pourrez nous présenter un bilan
chiffré qui soit positif.
Si je comprends bien, il s'agit d'environ 200.000 €. À quoi a servi ce montant ?
L’éternel débat qui anime toutes les associations est celui du housing first. Est-
ce dans ce cadre que vous avez travaillé, ou avez-vous soutenu d'autres projets
pour aider les milliers de sans-abri sur notre territoire ?
Mme Mutyebele, échevine.- C'est une convention qui a été conclue avec la
Région, qui nous subventionne par l'intermédiaire de la ministre du Logement,
Mme Ben Hamou, pour loger certaines jeunes personnes. Nous avions une
convention pour rénover quatre studios. Trois ont déjà été rénovés (rue de la
Comtesse de Flandre, avenue du Fusain, rue de la Samaritaine), mais on a eu un
petit problème avec le chantier à l'avenue de la Flèche. On repasse devant le
Conseil pour prolonger la durée de la convention et pouvoir ainsi terminer le
chantier. La présente convention vise juste quatre logements. Je pense qu'on a
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fait ce qu'on devait faire. On travaille avec Step Forward et le Refuge, qui nous
aident pour loger nos jeunes.
M. Bauwens.- Vous parlez de loger des jeunes. Est-ce que vous pouvez me dire
quel public vous touchez et combien de gens sont aidés par ce projet ?
Mme Mutyebele, échevine.- Cette convention vise quatre flats pour des
personnes issues de la communauté LGBTQIA+ qui ont moins de 25 ans et qui
sont dans une situation de sans-abrisme ou sans logis. Spécifiquement, ce sont
quatre personnes qui sont aidées dans le cadre de cette convention.
Point 28 – Punt 28
Mme Nyanga-Lumbala.- Ce centre culturel congolais créé à l'aube des
élections, cela ressemble à un camouflage, parce qu'on ne sait pas qui gère
réellement ce lieu. Est-ce l'échevine de la culture ou l’échevine du patrimoine et
de l'égalité des chances ? L'année passée, on a octroyé 50.000 € à Brufête et
aujourd'hui, on alloue 70.000 € à la Régie foncière. D'après les informations que
j'ai pu obtenir, les statuts de ce centre culturel n'existent pas encore. Or on y a
déjà engagé des personnes. Est-ce qu'il y a eu appel d’offres ? Est-ce que la
procédure a été respectée ? Pour le moment, il n'y a pas encore de statuts. Dès
lors, sur quelle base fonctionnez-vous ?
Mme Mutyebele, échevine.- Ce centre culturel est géré par un comité de suivi
qui est constitué du cabinet de l'échevine de la culture ainsi que de mon cabinet,
dans le cadre de mes compétences pour l'égalité des chances. Le subside dont
vous parlez est une opération qui a été validée au budget 2023. Lors de ce
Conseil communal, votre groupe avait déjà posé la question et on vous avait
répondu. Ce subside est un subside d'investissement que la Ville verse à la
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Régie pour la rénovation du bâtiment.
En effet, comme vous le savez, l'objectif premier de la Régie n'est pas de
rénover des centres culturels ni de construire des salles de sport, mais de temps
en temps, comme cela a été le cas pour le projet de construction de la salle de
sport Fontainas, la Régie vient en appui. Parfois, quand il faut construire une
crèche, elle vient également en soutien. Ce bâtiment appartient à la Régie
foncière. Il était vide depuis des années. Le centre culturel le loue. Donc, le
service de la culture est locataire de la Régie.
Dans le cadre de l'inauguration du Centre culturel congolais ouvert aux cultures
africaines, la Ville, par l'intermédiaire du département du patrimoine public,
verse un subside à la Régie pour rénover le bâtiment. Il n'y a pas d'ASBL propre
qui s'appellerait centre culturel congolais, parce que le Centre culturel congolais
ouvert aux cultures africaines exerce ses compétences par l'intermédiaire de
l'ASBL Brufête, dont la présidente est l'échevine de la culture.
Bien sûr, pour engager les personnes, il y a eu un appel à candidatures. Je pense
que ce point est passé au conseil d'administration de Brufête. Quand le conseil
d'administration de Brufête a voté les profils de fonction, ceux-ci ont été
ouverts. Plusieurs candidats ont été sélectionnés sur la base de cet appel à
candidatures.
Mme Nyanga-Lumbala.- Vous dites que vous avez créé un centre culturel
congolais, mais comment se fait-il qu'il n'y ait pas de statuts ? Les subsides sont
donc alloués via Brufête.
Mme Mutyebele, échevine.- Je comprends votre question. Elle est légitime. Ma
collègue Mme Hariche me dit que le centre Tour à plomb n'a pas de statut
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propre non plus. C'est un centre culturel. Le Centre culturel congolais ouvert
aux cultures africaines est un centre congolais qui appartient à la Ville et qui est
géré par le département de la culture. La directrice générale de ce centre est
Mme Anne Vandenbulcke, directrice générale de la culture. C'est un centre
culturel de la Ville. Sa programmation est également gérée par la Ville.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 30 – Punt 30
M. Coomans de Brachène.- Je n'ai malheureusement pas pu être présent en
section, et sur le SharePoint de la Ville, le document est indisponible. Donc, je
ne sais pas exactement quelles sont les modifications concernées et je voulais
simplement avoir plus de précisions à cet égard. Ce PPAS n'est pas si ancien. Je
voulais savoir quelles étaient les modifications principales qui ont justifié ces
modifications. Je pense que ce PPAS date du début des années 2000. Il n'est pas
si ancien et il a déjà fait ses preuves.
M. le bourgmestre.- Plusieurs bâtiments à valeur patrimoniale particulière ont
trouvé des destinations éventuelles avec la modification du PPAS, qui leur
permettront d'être enfin rénovés et de ne plus rester inoccupés. C'est un peu
l'objectif de cette adoption. Voilà pourquoi on a travaillé sur cette modification.
M. Coomans de Brachène.- Est-ce qu'on peut avoir un peu plus de détails sur
les bâtiments concernés ? Le PPAS visait surtout à préserver la valeur
commerciale liée à l'activité des antiquaires, parce qu'on savait que les
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antiquaires étaient appelés à disparaître si on ne les protégeait pas face à la
concurrence de l’horeca.
M. le bourgmestre.- On ne touche pas à l'horeca.
Pour le détail du PPAS, je vous propose de vous répondre par écrit.
Point 31 – Punt 31
M. Bauwens.- Le petit chemin concerné est-il le fameux chemin d'accès dont
on parle à chaque fois dans le dossier Neo ? Si Neo veut créer un grand
shopping center, est-ce que ce sera le chemin d'accès dont on parle depuis des
années ?
M. le bourgmestre.- Oui.
M. Bauwens.- Alors, on va voter contre. La Ville n’a pas besoin d’un shopping
center qui attirera une telle quantité de voitures. C'est vraiment problématique.
M. le bourgmestre.- Vous n'aimez pas Docks ? C'est pourtant très populaire.
M. Bauwens.- On parle d'un chemin et d'un shopping center que vous voulez
construire sur Neo, et non de Docks. Je sais le nombre énorme de voitures que
cela va attirer. Le quartier est très inquiet.
M. le bourgmestre.- L’objectif est justement que les voitures ne traversent pas
le quartier Verregat, grâce à la voie de liaison qui passe par le parking C et
connecte le ring directement au futur shopping et aux logements.
Cela s’inscrit effectivement dans le cadre du projet Neo.
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M. Bauwens.- On a une autre vision de la ville, Monsieur le Bourgmestre, on le
sait.
M. le bourgmestre.- En effet, je confirme qu’on a une autre vision de la ville.
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. WEYTSMAN concernant les travaux de la place de la
Vieille Halle aux Blés
M. Weytsman.- Ma question a été rédigée avant que ne commencent les
travaux parce que je pensais qu'on allait la mettre à l'agenda du précédent
Conseil communal. Je vous demandais de quels travaux il s’agissait et à quelle
concertation ils avaient donné lieu. Les commerçants m'ont dit qu'ils avaient été
pris de court.
Je crois que vous prévoyez trois phases pour ces travaux et que, pour chacune,
le planning est de trois semaines. Je voulais savoir dans quelle mesure on
pouvait mettre tout en œuvre, avant le début des travaux, pour que cela soit le
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moins impactant pour les commerçants. Ils étaient un peu inquiets et un peu
contrariés aussi, parce que vous décidez de commencer les travaux au moment
où la belle saison va débuter. Pourquoi ce choix ?
M. l'échevin Maingain s'est inquiété du fait que l'ordonnance ne permettait pas
de dédommager ces commerçants. On a déjà eu des échanges à ce sujet.
L'ordonnance ne le permet pas, mais je laisse à la majorité miroir le soin de
modifier ladite ordonnance. Le groupe MR soutiendra cette initiative. Toujours
est-il que nous avons la possibilité de soutenir ces commerçants, comme on le
fait pour les commerçants de Stalingrad ou de Lemonnier, puisque très
clairement, ces travaux impactent fortement leur chiffre d'affaires. Dans quelle
mesure est-ce que la Ville de Bruxelles pourrait les dédommager ?
Les riverains et les commerçants ont-ils été consultés ?
C'est peut-être le moment de réfléchir à la rue de l'Étuve. Les commerçants, à
plusieurs reprises, sont venus ici proposer un projet qui consiste à créer une
boucle venant de Manneken Pis pour rendre cette rue plus attractive, peut-être
plus lumineuse, avec des fresques, un travail sur le revêtement, des luminaires,
le tout pour inciter les touristes à remonter par la place pour admirer la statue de
Jacques Brel.
M. Dhondt, échevin.- Il y a deux semaines, les travaux de réparation ont
commencé sur la place de la Vieille Halle aux Blés. Il s'agit de réparations et
non d’un aménagement façade à façade. Ces travaux sont nécessaires, car le
revêtement de la chaussée était en très mauvais état. À plusieurs endroits, des
pavés s'affaissaient, manquaient ou se détachaient. Le revêtement en pavés sera
refait à l'identique avec des pavés sciés. Nous créons ainsi une surface moins
glissante et plus confortable pour les piétons et les cyclistes, vu que depuis le
lancement de Good Move à l'été 2022, la place de la Vieille Halle aux Blés est
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devenue une zone piétonne.
Lors des travaux en cours, l'ancienne bande de stationnement entre la place de la
Vieille Halle aux Blés et la place Saint-Jean sera remplacée par trois arbres,
donc un espace vert, des arceaux à vélos et un prolongement du trottoir. Le
chantier est découpé en trois phases qui se succèdent afin de réduire les zones
de travaux et minimiser leur impact. On va vraiment prendre en compte
l’impact de ce chantier. On ne touche pas au trottoir, ce qui est déjà très
important.
Chacune des trois phases permet de garantir à tout moment l'accès aux garages
et les livraisons dans les meilleures conditions possible, compte tenu du
chantier. Les commerces restent accessibles en permanence, étant donné que les
trottoirs ne sont pas impactés par les travaux. Ces derniers ont été programmés
le plus tôt possible en hiver, donc durant la saison basse pour les terrasses, mais
bien après les Plaisirs d'hiver. Nous avons estimé la durée du chantier à deux ou
trois mois pour tenir compte des interruptions qui pourraient survenir du fait des
intempéries. La durée effective nécessaire à la finalisation du chantier est
estimée à huit semaines par l'entrepreneur. Je viens d'avoir un retour de
l'entrepreneur. Le chantier avance très vite et on vise plutôt la fin mars pour le
finaliser.
La période d'hiver est compliquée et on a donc commencé au plus vite. C'est à
la demande des riverains, des commerçants et des comités de quartier que ces
travaux ont été programmés. Étant donné qu'il s'agit de travaux de réparation et
non d'aménagement de façade à façade, il n'y a pas de permis d'urbanisme
requis et il n'y a pas eu de processus intense de participation. Mais comme je
viens de l'expliquer, on a eu des retours et des contacts avec les commerçants et
les riverains sur place. Le 16 janvier, j'ai moi-même fait le tour des
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commerçants pour leur expliquer les travaux. Je les ai notamment informés du
phasage, de l'impact et de la durée des travaux. Ils ont également reçu l'adresse
mail et le numéro de téléphone des responsables du chantier au cas où ils
auraient d'autres questions à poser ou en cas de problème pendant le chantier
(accessibilité, livraisons, etc.). J'insiste à nouveau sur le fait qu'il n'y aura pas de
travaux sur le trottoir et que les commerces resteront accessibles à tout moment.
Je suis partant pour intégrer les zones piétonnes dans l'ordonnance, parce que
c'est cela qui bloque, mais on ne parle pas ici d'un chantier très impactant. Le
trottoir n'est pas touché. Si un commerçant veut déjà installer sa terrasse, il peut
le faire. Il n'y a pas d'impact sur le trottoir. On a vraiment imaginé le projet de
réparation de manière à minimiser les impacts sur les commerçants.
M. Weytsman.- S’agissant du manque d'information et de concertation, vous
dites vous-même que vous êtes allé prévenir les commerçants une semaine
avant le début des travaux. Une semaine avant le début des travaux ! De
mémoire, les travaux ont commencé le 24 ou le 25, sauf erreur de ma part.
Le chantier n'est pas très invasif, selon vous, mais je ne comprends pas très bien
en quoi il consiste. On ne touche pas au trottoir. Dès lors, s’agit-il d’une remise
à niveau, de réparations qui vont durer des mois ?
Je sais que l'ordonnance ne permet pas cela. Comme elle est d'ailleurs assez
complexe, elle ne permet pas non plus que la circulation soit tout à fait fermée.
C'est le cas des commerçants de Lemonnier, qui subissent les modifications
liées aux travaux du métro. Mais cela, on le sait, et c'est d'ailleurs pour cela que
M. Maingain a prévu quelques soutiens ou dédommagements compensatoires
pour ces commerçants. Ce que je vous demande, c'est si la Ville va les
dédommager comme elle le fait pour d'autres commerces qui sont confrontés
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exactement aux mêmes difficultés.
M. Dhondt, échevin.- Je n'ai pas répondu à la suggestion de lier la rue de
l'Étuve et la place. C'est à l'étude. Pour le reste, j'ai répondu à toutes les
questions.
Tout est refait à l'identique. Les seules nouveautés sont l'espace vert et les pavés
sciés.
M. Weytsman.- Je me permets, au nom du groupe MR, de demander au Collège
de se pencher sur un dédommagement possible des commerçants, correspondant
aux trois mois de chantier, comme prévu dans l'ordonnance.
Vraag van mevr. DEBAETS betreffende de toekomst van de middenberm
tussen de Hallepoort en de Ninoofsepoort
Mevrouw Debaets.- Meneer Dhondt, ik hoef u natuurlijk niet uit te leggen dat
er tot voor kort een lopend openbaar onderzoek was over het Gemeentelijk Plan
voor Duurzame Ontwikkeling. Maar wat mij en velen, en zeker mensen die
wonen in de buurt van de Hallepoort en de Ninoofsepoort, niet aangenaam
verrast heeft, is dat de middenberm, de beruchte middenberm waar al zoveel
over gesproken is, niet opgenomen is. Maar dat was oorspronkelijk wel het
plan, want als je naar het stadsvernieuwingscontract Heyvaert-Poincaré kijkt,
werd daar zelfs expliciet aangegeven dat die middenberm moest heringericht
worden. Dat voorstel is later echter jammer genoeg geschrapt. De
buurtbewoners en ikzelf denken echt dat dat een gemiste kans is, omdat daar
toch veel meer mee kan gedaan worden dan wat er nu mee gebeurd. Dat stuk
heeft potentieel om daar wat verbinding te brengen, om daar een mooie groene
ruimte van te maken. Alles is beter dan de toestand zoals die vandaag is. Want
wat is de toestand vandaag? Dat is een paar weken per jaar een zeer luidruchtige
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Zuidfoor waarvoor mensen trouwens diep in de portemonnee moeten tasten om
de geluidsnormen toch te laten respecteren. Illegale parking. Geen groen.
Overlast. Vuil, vies enzoverder. Dus ga ik over tot de concrete vragen. Bevestigt
u dat? Ik neem aan van wel, het is immers niet voorzien, niet opgenomen in de
plannen. Maar dan vooral: waarom? Wat ligt daarvan aan de basis? En wat
voorziet u dan wel met die strook, met die middenberm? Blijft alles bij het
oude? Is daar een status quo, ook de komende jaren? Dankt u gewoon: we gaan
daar de Zuidfoor laten plaatsvinden en voor de rest blijft dat een stort en illegale
parking? Heel jammer, natuurlijk. En in welke mate worden de adviezen van de
buurtbewoners gehoord? Nogmaals: die mensen vragen niet veel. Als u met hen
in gesprek gaat,  vragen ze gewoon dat die illegale parking verdwijnt. Zij
vragen wat groen – het zou prachtig zijn als u kijkt naar het succes van het
nieuwe park aan de Ninoofsepoort. Op mooie dagen is dat overbevolkt. Je zou
dat perfect via een verticaal tracé kunnen doortrekken tot aan de Hallepoort. Het
is een van de armste wijken van de Stad, daar waar net het meeste groen en
openbare ruimte nodig is, want het is er ook zeer dichtbevolkt! Mensen en
kinderen hebben daar geen eigen tuin. Al die redenen samen maken dat het toch
wel onbegrijpelijk is en ik ben heel erg benieuwd naar uw motivatie, maar
vooral wat u dan eigenlijk wél plant te doen met dat stukje openbare ruimte.
De heer Dhondt, schepen.- Mevrouw Debaets, even om te contextualiseren: het
is een gewestweg. Verder ga ik het antwoord lezen, voorbereid door het kabinet
van mevrouw Maes. Zoals besproken in aanwezigheid van buurtbewoners op de
overlegcommissie rond het Gemeentelijk Plan voor Duurzame Ontwikkeling,
stelt het plan wel degelijk een visie en een aantal ambities voorop voor de
herontwikkeling van de kleine ring tussen de Hallepoort en de Ninoofsepoort,
en dit tegen 2050. Concreet wordt de zone expliciet opgenomen in het groene
netwerk, waarbij de creatie van een groene continuïteit op de middenberm
wordt voorgesteld. De zone wordt ook opgenomen in het fietsnetwerk, waarbij
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het Plus Velo-netwerk van het Good Move-plan werd overgenomen. En
tenslotte wordt ze ook geïntegreerd in het voetgangersnetwerk, waarbij de gratie
van een stedelijke boulevard wordt voorgesteld met aanduiding van kruispunten
die dienen aangepakt te worden ten gunste van actieve mobiliteit. Ik denk dat
dat belangrijk is als kader. Het klopt dat de zone in de huidige versie van het
GPDO niet werd opgenomen in de prioritaire interventiegebieden tegen 2030.
Dit om verschillende redenen. De nadruk voor de ontwikkelingsstrategie van de
Vijfhoek ligt voornamelijk op het verbeteren van de verbindingen tussen de
boven- en benedenstad, waaronder ook de as die de Ninoofsepoort via de wijk
Anneessens en het Poelaertplein met de Naamsepoort verbindt. Daarenboven
werd ook in overweging genomen dat de betreffende zone op de kleine ring
reeds getackeld wordt door Gewestelijke initiatieven via het
stadsvernieuwingscontract 5, Heyvaert-Poincaré. Dit gedeelte van de kleine ring
ondergaat verder ook aanzienlijke werken in het kader van de bouw van de
nieuwe metrolijn. Momenteel bestudeert Brussel Mobiliteit de herinrichting van
het kruispunt tussen de kleine ring en de Lemonnierlaan en wordt er meer
algemeen nagedacht over de toekomst van de middenberm bij afroep van de
werken. De tijdens het openbaar onderzoek en het overlegcomité geformuleerde
opmerkingen over dit deel van de kleine ring zullen natuurlijk worden
meegenomen en dan zal intern worden bestudeerd hoe een aangepast GPDO aan
de bezorgdheden van de wijk kan tegemoetkomen. Dus we hebben het hier over
een wijziging van het GPDO dat in openbaar onderzoek is en nog niet definitief
is. Ik hoop zo op uw vraag beantwoord te hebben. En nogmaals: het is dus een
gewestweg.
Mevrouw Debaets.- De bezorgdheid is nog niet helemaal weggenomen, want u
verwijst naar het Gewest, maar het is natuurlijk wel een gemeentelijk plan voor
duurzame ontwikkeling. Uiteraard ben ik voor de initiatieven die u opsomt, het
verbeteren van de mobiliteit, meer aandacht voor fietsers en voetgangers, maar
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daar gaat het niet over. Heel concreet gaat het over die middenberm die nu
onderbenut is. Ik kan alleen nog maar eens herhalen: het is een stort, het is
hoofdstadonwaardig en met dat stuk zou je veel meer kunnen doen, je zou daar
een ontmoetingsplek kunnen maken voor de bewoners, zorgen dat kinderen daar
veilig kunnen spelen, dat mensen uit verschillende bevolkingsgroepen elkaar
ontmoeten enzovoort. Het sterkt eigenlijk een beetje mijn aanvoelen – en dat is
niet specifiek naar u gericht, maar naar de Burgemeester en heel het College: er
worden miljoenen geinvesteerd vanuit het College om bezoekers en toeristen
aan te trekken. En daar is niets mis mee; de economie moet draaien. Maar hier
wonen ook mensen. En dat vergeet u eigenlijk keer op keer. U klopt zich fier op
de borst met bezoekersaantallen van kerstmarkten en de Zuidfoor, allemaal goed
en wel, maar de mensen die daar wonen in een van de armste – ik herhaal: een
van de armste – wijken van het land: ze hebben geen openbare ruimte, ze
hebben weinig levenskwaliteit. Hoe komt het dan dat dat niet initieel in het plan
zit?
De heer Dhondt, schepen.- Het staat in het plan, hoor, mevrouw Debaets. Het
gaat over een fasering, we zitten met een grote werf. Het staat in het plan. Ik
heb het letterlijk gezegd in het antwoord van mevrouw Maes.
Mevrouw Debaets.- Reden te meer! U verwijst naar de metrowerken. Dat zijn
zware werken met overlast voor heel wat mensen. Reden te meer om net die
buurten daarrond wel goed te voorzien van onder andere groen. Het is een
beetje vreemd dat ik iemand van Groen moet overtuigen om meer groen in de
Stad aan te leggen... Ik hoop alleen dat u geluisterd heeft naar de mensen die u
zijn komen vinden. Ook de mensen die u hebben aangeschreven, die dat
ongetwijfeld nog gaan doen. Om rekening met hen te houden. Want die mensen
wonen daar, zij weten wat goed is voor de buurt. Dus ik hoop dat dat geen loze
woorden blijven, maar dat dat wordt bijgestuurd. Ik dank u.
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Question de Mme LOULAJI concernant l'éclairage des rues à Neder-Over-
Heembeek pendant les travaux du tram
Mme Loulaji.- J’ai eu l’occasion d’emprunter la rue de Heembeek vers 18h30.
J'ai été vraiment choquée de voir l'état de la voirie, qui est impraticable. Le pire,
c'est qu'elle était sombre. Il n'y a pas de lumière et à 18h30, il fait noir. On était
avec deux jeunes filles. Je ne sais pas comment font les riverains du quartier.
Avec les travaux qui commencent dès le début de la rue jusqu'en haut, c'est le
noir complet. Je vous jure qu'on a éclairé le chemin avec nos téléphones. Les
jeunes filles ont eu peur. Elles ont même accéléré le pas, et je comprends leur
état. Moi, j'étais là par hasard, mais pour les gens qui font ce parcours tous les
jours, ce ne doit pas être facile. Et je ne parle même pas des gens qui sont dans
l'incapacité de marcher parce que les pavés sont dans un état lamentable.
Je ne comprends pas pourquoi vous faites ces travaux sur toute la rue. Il fallait
intervenir moitié par moitié, côté droit, puis côté gauche, pour laisser la
possibilité aux gens de passer du côté droit ou du côté gauche. Du coup, les
gens font d’énormes détours, et ceux qui n'ont pas de voiture et empruntent les
transports en commun sont perdus.
Tout ce qu’il se passe dans ce quartier devient pire qu’à Anneessens et
Lemonnier. Les gens sont un peu dans les oubliettes. Je ne sais pas combien de
temps cela va durer. J'espère que vous allez résoudre ce problème pour les
riverains, parce qu’ils souffrent. Il faudra y aller pour voir l'état des rues et leur
situation.
M. Dhondt, échevin.- Le chantier du tram dans la rue de Heembeek est
organisé par tronçons. La rue de Heembeek, dans sa partie haute entre Zavelput
et Pâturage, est presque terminée. C’est une question de jours, comme le
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bourgmestre l'a annoncé au Conseil précédent. Sibelga installe cette semaine
l'éclairage public définitif. Il faut savoir que dans tout chantier de façade à
façade, l'éclairage fixe est enlevé et un éclairage de chantier temporaire est
installé par l'entrepreneur. Souvent - c'est également le cas dans la rue de
Heembeek -, cet éclairage temporaire est installé avec un générateur qui,
malheureusement, fait du bruit. L'ombudsman a déjà reçu plusieurs plaintes à ce
sujet et a constaté que, malheureusement, les riverains avaient quelquefois
coupé ces générateurs parce qu'ils généraient trop de bruit.
Les travaux à hauteur de l’angle Ancre-Heembeek ont eu un impact
considérable à cause de la sous-station électrique présente à cet endroit, qui a
nécessité un bétonnage des micropieux. Les travaux sur ce tronçon entre Croix
du Feu et le Delhaize avancent bien et seront terminés début mars, y compris
l'éclairage définitif. Je pense que c'est une bonne nouvelle.
Il ne restera que l'arrêt au carrefour avec la rue de l'Ancre. Ces travaux-là sont
prévus pour le mois de mai. La zone entre le Delhaize et Pâturage est
programmée pour les mois de mars et avril. On fait tout pour installer un
éclairage convenable et définitif au plus vite.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant l'enquête publique sur
l'aménagement de l’A12
Mme Buggenhout.- Monsieur l'Échevin, l'aménagement du dernier tronçon de
l’A12 sur l'avenue Van Praet, avec la fermeture de l'avenue des Croix du Feu, a
déclenché un véritable séisme dans les quartiers avoisinant ces deux voiries.
L'enquête publique en cours offre l'opportunité de se rendre sur place et de
poser oralement des questions à l'agent désigné à cet effet. Cette démarche
nécessite de prendre rendez-vous exclusivement par téléphone au numéro
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2792211, qui signale, quand on l’appelle, une erreur. On se demande s'il est
défectueux. Et les mails envoyés à cet effet restent malheureusement sans
réponse. Des démarches semblables ont été faites à partir du bâtiment Brucity et
ont débouché sur les mêmes résultats. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?
Il est impossible aux citoyens d'avoir accès à l'information par le biais de leur
maison communale. Avoir des réponses sur place est important pour les
citoyens, car les plans de ce réaménagement sur OpenPermits sont illisibles et
incompréhensibles pour de nombreuses personnes. Les riverains ne sont
absolument pas rassurés par ces réaménagements. Ils subissent de graves
conséquences dans les quartiers qui longent l'avenue des Croix du Feu, où la
circulation n'a jamais été aussi dense, avec des bouchons qui se créent en début
de matinée et en fin d'après-midi. Des bus, des camions et autres semi-
remorques passent désormais dans ces rues qui ne sont pas adaptées à un tel
transit. De nombreux conducteurs cherchent des voies moins encombrées et
autres raccourcis en pénétrant à l'intérieur des quartiers qui longent l'avenue des
Croix du Feu, ce qui transforme l'avenue de l'Amarante et l'avenue des Pagodes
en voies de transit pour les voitures, les nombreux bus, camions et autres semi-
remorques.
Dès lors, parallèlement à ces réaménagements, la Ville prévoit-elle un plan de
mobilité à l'intérieur des quartiers qui longent l'avenue des Croix du Feu, vu
l'absence d’un tel plan dans le projet modifié qui sera présenté en commission
de concertation dans quelques jours ?
Le projet annonce vouloir restructurer et requalifier l'axe au profit de
l'amélioration du cadre de vie des habitants de Neder-Over-Heembeek /
Mutsaert, et renforcer la mobilité douce. Or le cadre de vie des habitants s'est
détérioré. La mobilité douce a disparu au profit d'une mobilité intensive de
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transit. En plus, les habitants passent des heures pour sortir de chez eux et
regagner leur domicile. Les élus qui ont porté ces projets n'ont pas pensé aux
conséquences de tels aménagements sur les habitants. Je vous le redemande
donc : qu'a prévu la Ville de Bruxelles pour éviter aux habitants des quartiers
jouxtant les axes réaménagés de subir une telle détérioration de leur qualité de
vie ?
M. Dhondt, échevin.- Concernant l'enquête publique, comme indiqué sur les
affiches rouges, les documents sont en ligne sur OpenPermits et peuvent
également être consultés au guichet de Brucity sans prise de rendez-vous. Les
personnes qui le souhaitent peuvent prendre rendez-vous pour consulter les
plans et poser des questions. Elles sont reçues à un guichet thématique par le
technicien qui a instruit la demande de permis. La procédure habituelle a été
suivie. Les documents peuvent être consultés sur les écrans à l'accueil, au rez-
de-chaussée, pendant les heures d'ouverture de Brucity. Nous n'avons plus de
version papier des dossiers depuis plusieurs années. Vendredi dernier, il n'était
pas possible de joindre notre service l'après-midi, car exceptionnellement, en
raison de maladies et de vacances, personne n'était présent à notre accueil. Un
message a été transmis pour inviter les citoyens à rappeler ce lundi.
Par rapport aux permis modificatifs pour lesquels l'enquête publique est en
cours, il y a deux éléments très importants dans cette modification. D’abord, on
élargit la bretelle de raccord (initialement prévue assez étroite) de manière à
éviter un blocage en cas de panne de véhicule. Je pense que c'est un élément très
important. La Région a mené des discussions avec la communauté portuaire.
Ensuite, on en a parlé avant la séance, on adapte l'infrastructure à la possible
mise en place de la bande réversible sur Van Praet. Je pense que c'est aussi
quelque chose de très important. On sait effectivement que le chantier est
vraiment compliqué pour les personnes de Haren et de Neder-Over-Heembeek.
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Vous me parlez également des problèmes de circulation. Comme vous le savez,
ces problèmes sont liés aux différents incidents et chantiers dans le nord de
Bruxelles : travaux du tram qui coupent la circulation sur Croix du Feu,
effondrement sur le quai Monnoyer et fermeture du pont de Buda. Début
janvier, les différents services compétents se sont attelés à améliorer la fluidité
locale par l'installation de feux de signalisation, la création d'un site propre pour
les bus ou encore la réouverture des rampes d'accès entre le quai des Usines et
le boulevard Lambermont. On a réuni tout le monde pour trouver des solutions.
On a tout de suite vu l'impact positif des différentes mesures. Nous continuons
le monitoring du trafic dans la zone et mettons la pression sur le Port, Bruxelles
Mobilité, Sibelga, etc. pour une exécution des différents travaux dans les
meilleurs délais.
Vous me demandez si, dans la situation future, un plan de circulation adapté est
prévu pour Neder-Over-Heembeek. Le Collège a décidé de prévoir uniquement
les changements de circulation nécessaires pour l'arrivée du tram. Il s'agit déjà
d'un grand changement pour les habitants. Si nécessaire, il faudra laisser un
certain temps d'adaptation. On est encore dans une phase de chantier avec
plusieurs étapes de modification. Il faut laisser un certain temps d'adaptation
après la fin du chantier. Le prochain Collège pourra bien sûr étudier des mesures
supplémentaires contre le trafic de transit en dialogue avec le quartier. J'espère
avoir répondu à toutes vos questions.
Mme Buggenhout.- D'abord, les personnes que j'ai rencontrées sont venues ici,
à la Ville, et même avec l'aide des personnes qui étaient de faction, elles ne sont
pas arrivées à consulter quoi que ce soit. On leur a bien dit qu’il fallait ou
téléphoner ou prendre rendez-vous par mail. Et par mail, on ne répond pas. Vous
me dites que c'était fermé vendredi. Or l'enquête se termine jeudi. Je suis allée
sur le site d’OpenPermits. Ce n'est pas facile et si vous n'avez pas d’ordinateur
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puissant qui charge tous les fichiers, ce n'est pas évident. Je peux comprendre
que tout le monde ne soit pas à même de le faire. Donc, pour les aider ici à la
Ville de Bruxelles, je crois que ce ne serait pas mal de faire un geste, quitte à ce
qu'ils puissent consulter les documents un petit peu plus tard que le 22 février.
J’en viens au trafic de transit. Sur le quai le long du canal, je ne sais pas quand
tout cela va être réparé, mais on est partis pour un petit temps. Au pont de Buda,
c'est à croire qu'ils mettent deux boulons par jour, parce que ça n'avance pas
beaucoup. On nous avait déjà dit qu’il serait en fonction au mois d'avril. On
parle désormais du mois de juin, voire plus tard. Est-ce que la Ville ne peut pas
mettre ces voies qui sont devenues de véritables autoroutes de transit (avenue
des Pagodes, avenue de l'Amarante, etc.) en zones locales de circulation ? Les
automobilistes ont pris le pli. Ils ont trouvé un autre chemin, puisque tout est
bouché à partir du rond-point du Tilleul. Aidons les citoyens et essayons
d’instaurer des circulations locales, au moins pendant les travaux, pour qu’ils
prennent leur mal en patience (sur l'avenue Van Praet, et non dans les rues
résidentielles).
De grâce, aidons les citoyens à retrouver un peu de calme. Sans compter que
l'avenue des Pagodes compte des écoles. Il est très compliqué d’y circuler aux
heures scolaires, que ce soit le matin ou l'après-midi.
M. Dhondt, échevin.- S’agissant du cas spécifique de la personne qui s’est
présentée au Brucity, on va bien étudier la question, mais sachez que vous
pouvez toujours venir ici pour consulter les documents sans rendez-vous et sur
un ordinateur assez puissant. Si vous voulez être aidée pour lire les plans, alors
il faut prendre rendez-vous. On a réparé la ligne téléphonique. Concernant vos
suggestions de mobilité, un monitoring est en cours et on va bien sûr étudier les
améliorations possibles.
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Questions de MM. WAUTERS, WEYTSMAN, COULIBALY et
MAIMOUNI concernant les événements tragiques et violents dans le
quartier des Marolles du côté de la porte de Hal
M. Wauters.- Il est intéressant de voir que la plupart des questions
d’aujourd'hui concernent la qualité de vie. Et vous allez voir que dans ma
question,  le fil conducteur, c'est aussi la qualité de vie des habitants, des
Bruxelloises et des Bruxellois.
Le quartier des Marolles, du côté de la porte de Hal, mais aussi du côté
d'Anneessens, est le théâtre d'une insécurité grandissante. Il y a peu, nous
parlions ici des problèmes autour des stations de métro et des gares.
Aujourd'hui, nous parlons de règlements de compte, de fusillades, de blessés et
même de morts. Les habitants de ces quartiers ont peur et se calfeutrent chez
eux. Ce n'est pas une vie pour ces familles qui hésitent à traverser un parc et à
conduire leurs enfants à l'école. J'ai entendu des choses assez incroyables. On
peut évidemment parler ici de grand banditisme, Monsieur le Bourgmestre, et
on est bien d'accord là-dessus. Mais on ne peut plus se cacher derrière des
chiffres, des statistiques et les responsabilités d’autrui.
Il faut savoir ce qu'on fait, mais il faut aussi savoir où on veut aller. Les
Bruxelloises et les Bruxellois s'inquiètent à juste titre et se sentent pris en otage
dans leurs quartiers. Les autorités publiques ne peuvent délaisser ces quartiers
ou faire l'autruche avec de beaux discours. C'est fini ! Il est temps de passer à
l'action, de stopper l'impunité. J'ai lu un article de presse qui disait : « La peur
doit changer de camp. » Mais ce sont des paroles. Nous voulons des actes.
Je ne cesse de parler ici de qualité de vie. Nous savons tous et toutes qu'il faut
apporter une réponse préventive, proactive à ces tensions et faits de violence
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graves qui pourrissent la vie de nos concitoyennes et nos concitoyens. Au
niveau national, Les Engagés demandent de procéder en urgence à l'engagement
de 3.600 policiers et 250 magistrats. Il y a un plan en quatre points dont on peut
parler.
Évidemment, cette addition de faits graves, fusillades, règlements de compte
entre bandes, coups de feu et coups de couteau a un impact énorme sur nos vies
de tous les jours. Notre Ville, qui fait déjà beaucoup, a aussi le devoir d'être sans
faille aux côtés de ses habitants pour garantir leur qualité de vie. Elle ne peut
évidemment rester sans réponse.
Que pouvez-vous nous dire des faits qui ont eu lieu, au-delà du secret de
l'instruction ?
Concernant la police locale, Bravvo et l'accompagnement des familles, la Ville
a-t-elle mis au point ou renforcé différentes actions de terrain très concrètes ?
J'ai envie d'être très concret là-dessus, parce que c'est la vie de tous les jours qui
compte.
Prévoyez-vous d'autres actions pour redorer le blason de ces quartiers qui
souffrent déjà de travaux incessants, d’insécurité, de malpropreté, d’un déclin
du commerce ?
M. Weytsman.- On a déjà eu l'occasion, Monsieur le Bourgmestre, de vous
interpeller à plusieurs reprises sur ce sujet. Je pense que la situation est en train
de déraper et on perd le contrôle de ces incidents qui sont devenus des faits de
violence extrême, avec désormais des meurtres et des fusillades. Je veux
rappeler qu’on produit une tonne de cocaïne par semaine à Bruxelles. Ces
chiffres sont gravissimes. Dans notre pays, le business de la drogue, c'est 60
milliards, soit neuf fois le budget de la Région bruxelloise et 24 fois celui de la
Justice ! On croule sous les signalements.
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Je ne dis pas que la situation est facile, Monsieur le Bourgmestre, mais
reconnaissez qu'on vous interpelle depuis plusieurs mois. D'abord, je vous
interpelle depuis plus de deux ans sur Yser, qui vit vraiment une situation
compliquée. On a connu ce problème à Bockstael, on l’a connu il y a quelques
années déjà à Anneessens, mais cela va de mal en pis. Et maintenant, c'est dans
les Marolles et à la porte de Hal. Je suis allé voir la situation à la porte de Hal.
Pour moi, c'est un état de non-droit parce que, quand je vais à la porte de Hal, je
vois des trafiquants et des gens qui font la file. Je les ai vus de mes propres yeux
se livrer à leurs trafics. Plusieurs enseignants m'ont dit d’aller voir sur place.
J'étais vraiment choqué.
Je vous ai écouté au journal télévisé. Franchement, ce que vous avez dit, j'aurais
pu le dire. Je trouve que c'était parfait. C'était plutôt, d'ailleurs, un discours de
droite. Vous avez dit « Il faut que la peur change de camp » - je l'ai déjà dit 100
fois -, « Vider les quartiers de ceux qui le gangrènent » - je trouve cela très
bien - et « Il faut une répression plus forte ». Vous pourriez mener la liste MR
aux prochaines élections, parce que c'est exactement ce que je vous demande
depuis longtemps.
Par contre, je vous dis aussi depuis longtemps qu'il faut plus de présence
policière. Longtemps, vous avez voulu m'expliquer que je n’avais rien compris,
qu’il fallait des mesures sociales. Oui, il faut des mesures sociales, mais il faut
de la présence policière. Dans votre dernière interview, vous avez dit que vous
alliez renforcer la présence policière. Donc, j'aimerais savoir dans quelle mesure
la présence policière de la Ville de Bruxelles a été renforcée en appui,
évidemment, avec le fédéral.
Vous avez dit que vous aviez libéré des moyens. Or, lors de la dernière
discussion budgétaire, je vous ai demandé de combien de moyens vous aviez
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besoin. Je pense que le MR vous soutiendra s'il faut augmenter la dotation à la
zone de police ou si on doit réorienter vers davantage de sécurité une partie des
142 millions liés à notre statut de capitale. Je vous l'avais dit, je vous l'avais
demandé. Donc, dites-moi combien de policiers supplémentaires ont été
mobilisés et les moyens qui ont été libérés. Vous avez dit que vous aviez
augmenté le nombre d'effectifs dans ces quartiers. Dans quelle mesure ?
M. Coulibaly.- Chers collègues, vous conviendrez avec moi que la situation est
plus que préoccupante. Ici, depuis un certain temps, c'est la violence partout.
Avant, certaines communes étaient stigmatisées, mais aujourd'hui, je me
demande s'il y a encore une commune à Bruxelles qui soit en sécurité. Cela
devient plus que grave. Avant-hier, une fusillade dans les Marolles et aussi une
attaque à l'arme blanche, puis Saint-Gilles, où il y a eu une fusillade avec des
blessés. Hier, si on en croit la presse, il y a encore eu une fusillade à Anderlecht.
Cela devient une toile d'araignée qui ne cesse de s'étendre. Donc, il n'y a aucune
commune de Bruxelles qui soit en sécurité, et cela devient vraiment
préoccupant.
C'est le moment de dire merci au personnel soignant, à notre police, à nos
ambulanciers, aux pompiers et également aux personnes de bonne volonté qui
ont promptement donné de l'aide pour secourir les personnes qui étaient
blessées ou en détresse. Sans leur contribution, le bilan d’un mort et plusieurs
blessés (sans oublier la population, nous y compris, qui vit dans une peur
généralisée) aurait été certainement plus lourd.
Est-il encore nécessaire de préciser que la sécurité n'est pas un thème de
droite ?La droite n'a jamais pu apporter de réponse idoine à la violence et à la
criminalité organisée liées au trafic de drogue. On en veut pour preuve la faillite
de War On Drugs à Anvers. On voit également comme la police fédérale peine à
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obtenir les moyens nécessaires pour faire face au trafic de drogue et démanteler
les cartels. Les mêmes partis de droite n'ont de cesse de demander de durcir la
politique de répression et de lutte contre la criminalité. Il suffit de regarder dans
le rétroviseur et vous comprendrez que ce sont ces mêmes partis qui ont fait
fortune sur le dos de la police.
Mais l'heure n'est pas à la polémique. L'heure est à la recherche de solutions.
Franchement, la question de l'insécurité dans la capitale de l'Europe qu’est
Bruxelles est peut-être en train de nous échapper. Dans la population, la peur est
vraiment grande. Quant à la police, on se demande où en est la task force créée
en collaboration avec la police fédérale pour combattre le trafic et démanteler
les cartels de la drogue.
De quels moyens la Ville de Bruxelles a-t-elle réellement besoin pour répondre
favorablement aux attentes de la police et donner satisfaction aux nombreuses
sollicitations de la police ? Que faites-vous pour obtenir ces moyens et les
mettre à disposition ?
Nous pensons que pour lutter efficacement contre la criminalité de la rue, il faut
aussi faire face à la question du sans-abrisme. Le projet Housing First devait
permettre, au niveau de la Ville, de protéger des victimes potentielles, des
personnes qu'on recrute facilement parce qu'elles vivent dans la rue. Ce sont des
personnes faibles que les trafiquants utilisent.
À quel niveau d'avancement en est la lutte contre l'insécurité autour de la gare
du Midi ? En été, des déclarations ont été faites à ce niveau. Or les riverains et
les associations de terrain constatent que les attentes sont loin d'être satisfaites.
Je demande que des efforts supplémentaires soient faits et qu'on permette aux
populations qui nous regardent, à ceux qui sont dans le besoin et à nous-mêmes
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de vivre en sécurité.
M. Maimouni.- J'ai entendu hier que la peur devait changer de camp. J'ai
l'impression que cette peur, effectivement, a changé de camp. Elle se retrouve
désormais au sein de la majorité, qui craint de perdre les élections. C'est plutôt
cette peur-là que je ressens. Ce que je constate, c’est plus le résultat d'un échec
politique qui donne naissance à cette insécurité grandissante dans les quartiers
bruxellois.
Monsieur le Bourgmestre, vous avez dit que vous aviez effectué une opération
de police ayant mené à 90 arrestations, dont 20 personnes déférées au parquet.
Sans jouer sur les mots, je suis ravi que vous ayez débarrassé les Marolles de
cette mauvaise herbe. Mais pourquoi vous êtes-vous arrêté ? Pourquoi ? Quand
on enlève une mauvaise herbe et qu'on ne continue pas d’entretenir le jardin,
elle repousse de manière beaucoup plus sauvage et abondante. C'est exactement
ce qu’il s'est passé. Pourquoi avez-vous stoppé ces efforts ?
Dans votre corps de police, quel le nombre de policiers que vous avez mobilisés
dans la lutte contre ce crime ? Comme je vous l'ai dit au début de mon
interpellation, c'est le résultat d'un échec politique. Vous croyez que ces jeunes
ont envie de vendre de la drogue ? Ils le font tout simplement parce qu'ils ne se
voient aucune perspective d'avenir ; parce que, quand on fait la balance entre le
bien et le mal, l’appât du gain entre en jeu. Ces jeunes vivent dans des quartiers
ghettoïsés, sales, précaires.
Monsieur Close, ces cinq dernières années, on a placé la capitale de l'Europe sur
le podium des villes les plus embouteillées et les plus sales d'Europe. Et elle
monte dans le palmarès des capitales les plus dangereuses d'Europe. Quel est
votre projet ? De nouveaux Jeux olympiques ?
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M. le bourgmestre.- Je voudrais dire au Conseil combien on peut être fiers de
la police de Bruxelles. Je peux vous dire que, tous les jours, j'ai un briefing avec
le commissaire en chef et ses équipes. Honnêtement, ils sont tous
particulièrement motivés. Nous avons des équipes qui ont toujours des solutions
et des propositions pour agir. La police est, évidemment, fortement mobilisée
ces derniers jours (même si, vous l'avez tous souligné, beaucoup de faits ne se
se sont pas produits sur notre territoire), en parfaite collaboration et intelligence
avec les autres zones de police. Que ce soit pour des événements majeurs ou
pour ces faits-là, il y a une parfaite collaboration entre les zones de police, plus
particulièrement la zone Midi. C’est aussi le cas avec le parquet, que je veux
remercier pour son travail et sa disponibilité, même si on peut regretter qu’il n'y
ait pas encore de procureur du Roi autre que faisant fonction. Le procureur du
Roi et ses équipes font un boulot extraordinaire.
Depuis quelques années, ce sont 100 inspecteurs (sans doute en faudrait-il plus)
supplémentaires qui ont été recrutés par la zone de police. Dans les faits, c’est
en 2022-2023 qu'il y a eu une volonté de prise de territoire dans le quartier des
Marolles. La police a procédé à une série d'interpellations. L'idée que j'ai
proposée aussi à la zone Midi et aux autres zones est de travailler de la même
façon avec un magistrat de référence sur ces territoires qui exigent bel et bien
une présence accrue de la police (recherche locale, patrouilles de proximité,
INT).
Quand ces équipes ne sont pas occupées par d'autres manifestations, elles
doivent être orientées vers ces quartiers. Cela signifie des passages réguliers,
une présence policière en uniforme visible, des actions coups de poing
judiciaires, la mise en place d'une interaction large impliquant tous les services,
le tout pour que les points de vente soient en permanence sous intervention
policière. Cela inclut la fermeture des lieux de deal. Il y a deux semaines, j'ai
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fait fermer deux cafés identifiés comme vendant de la drogue. Le but de cette
méthode est d'arrêter les dealers de rue en masse et, ensuite, de mener un travail
d'enquête en profondeur afin de démanteler les réseaux et mettre fin au trafic de
drogue.
Cela ne vous aura pas échappé, nous avons été interpellés par le procureur Van
Leeuw sur la problématique du réseau Sky ECC. Nous avons été la première
zone du pays à répondre en détachant des policiers vers la police judiciaire
fédérale, dont certains membres de cette majorité savent qu'elle a été
complètement dépiautée il y a quelques années. Nous ne cessons, non pas de
recruter dans les zones - les bourgmestres ont fait leur boulot -, mais de pourvoir
en personnels la police fédérale qui, entre 2014 et 2019, a été fortement
amputée. Pour le moment, on aide la police judiciaire à faire son travail. Ce
n'est pas moi qui le dis. Il suffit de lire les interviews, Monsieur Weytsman, du
patron de la PJ dans la presse, qui explique bien d'où il vient et où il doit aller.
Ce sont donc les polices locales et la Région bruxelloise - le gouvernement de
Rudi Vervoort a investi 10 millions par an - qui renforcent la police judiciaire
fédérale. Il faut quand même se rendre compte de ce que la Région a fait dans le
cadre de cette politique. En 2023, pour des faits liés à la drogue, nous avons
arrêté 411 personnes ; 258 ont été mises à la disposition du parquet ; 63 ont été
placées sous mandat.
Mais ce n'est pas tout. On le sait, on a eu beaucoup de problèmes avec des
personnes qui n'avaient pas de titre de séjour sur notre territoire. Qu'est-ce qu'on
a fait ? Jouer au ping-pong en disant que cela incombait au fédéral ? Pas du tout.
On a monté un projet. Ce projet s'appelle High Trouble. Il s’agit d’un projet
pilote pour toute la Belgique visant des personnes mêlées au trafic de drogue
alors qu’elles ne doivent pas se trouver sur notre territoire. Ainsi, 67 personnes
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ont été éloignées du territoire par le biais de ce programme. Ce sont des
personnes qui ont été prises pour trafic de drogue, qui n'avaient pas de titre de
séjour et qui ont été éloignées par l'Office des étrangers, faisant suite à l'action
de la police de Bruxelles. Il s’agit bien là de chiffres extrêmement précis.
En plus de cela, notre zone participe aux réunions organisées par le parquet pour
faire le point avec un magistrat référent. Les autres polices bruxelloises, je vous
l'ai dit, ont également travaillé sur le sujet avec la nouvelle commissaire
nationale « drogues ». Notre zone de police représente la Région bruxelloise
dans la mise en place du plan national drogue.
Pour les actions de ces derniers jours, l'enquête est en cours, vous vous en
doutez. Je ne vais évidemment pas commenter cette lutte de territoire entre
bandes rivales, mais vous dire qu'avec mes collègues notamment de Saint-
Gilles, Anderlecht et Schaerbeek, on a décidé que la police irait partout et
continuerait à tout mettre en œuvre pour juguler ce phénomène. Je puis vous
dire que depuis le 11 février, dans le cadre de la lutte contre ces hotspots sur la
Ville de Bruxelles, il y a eu six arrestations et cinq mises à disposition du
parquet. Cela prouve que la recherche locale est à tout point de vue mobilisée.
On parle donc de quelques jours, puisque nous sommes le 19, mais on continue
ce travail. La recherche locale a aussi été renforcée de cinq agents pour mener
son travail d'enquête en profondeur.
Monsieur Coulibaly, on est toujours à la disposition de la zone Midi. Comme la
gare du Midi est en dehors de notre territoire, on travaille sur la gare Centrale.
Trois gares sont fréquentées par énormément de monde, dont la gare du Nord.
Quand la zone de police Nord a eu besoin de nous pour des problèmes à la gare
du Nord, on est allés l'aider. Quant à la gare du Midi, on a participé aux actions,
mais celles-ci sont commandées par les bourgmestres d'Anderlecht et de Saint-
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Gilles. Nous travaillons principalement sur la gare Centrale qui, pour l'instant,
est plutôt préservée, même si elle connaît des problématiques sociales
complexes. Madame Vivier a parlé de la façon dont des actions sont menées
également par des collectifs.
Voilà ce qu’il en est de l'aspect répressif. Le débat d’aujourd’hui ne portait pas
sur les aspects sociaux et sociosanitaires liés à la drogue. Notre police ne chôme
pas, loin de là. Elle est particulièrement motivée. Elle n’abandonne aucun
territoire et on peut dire qu'elle est efficace. Certes, le travail est loin d'être
terminé, mais la détermination reste totale.
M. Wauters.- Merci pour vos explications. Je pense qu’elles auront répondu à
une série de nos questions. En fait, ce que j'essaie de mettre en évidence, c'est la
qualité de vie des gens. Quand je me promène à Anneessens, Stalingrad ou porte
de Hal, je veux pouvoir, comme citoyen bruxellois, « vivre ». Nous savons
qu'une série de Bruxellois, d'associations comme Bravvo et autres sont aussi sur
le terrain. Effectivement, le travail de la police est important. Un élément qui est
en filigrane de ce que vous avez dit, c'est qu'on est aussi face à un problème
fédéral, au-delà des zones de police. Vous faites votre boulot en tant que
bourgmestre.
Nos questions visent à savoir concrètement ce qu’il en est de la présence
policière. La présence du bleu est importante, comme celle de tous les acteurs
possibles et imaginables de la prévention. Je peux être d’accord avec
M. Coulibaly. En amont, les mesures ne sont pas suffisantes. Ces cartels
parviennent à recruter d'une manière ou d'une autre. Donc, il faut voir la
situation de façon globale. C'est bien dans ce sens que je posais la question. Les
Engagés proposaient une réunion du Cores. Je ne sais pas si elle a eu lieu. Ce
serait intéressant de le savoir. J'entends vos échanges avec les autorités
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régionales. Vous avez parlé du renforcement de la présence policière. Tout cela,
c'est bien, mais qu’en est-il du Cores ?
Est-ce notre rôle à nous, Ville de Bruxelles, d’accompagner toutes ces politiques
régionales et fédérales ? Car face au grand banditisme et à des gens qui se
promènent avec des kalachnikovs, ce n'est pas avec une matraque qu'on va
régler le problème. Il faudra le régler autrement. Je ne vous jette pas la pierre. Je
dis seulement qu'à un moment donné, il faut faire le bilan et se dire que la lutte
doit être globale. Ce qui m'intéresse, c'est qu'on puisse vivre dans cette Ville,
rien de plus.
M. Weytsman.- Vous faites bien de commencer par remercier les policiers, que
nous rencontrons aussi. Certains nous disent qu'ils sont parfois déforcés sur le
terrain parce qu'ils manquent de personnes. D'où mes questions, parce qu'à Yser,
la situation est vraiment compliquée. Je vous ai interpellé à quatre reprises et je
vous ai dit que la chose positive était que la présence des policiers apaisait les
tensions.
Pour la porte de Hal, je vous ai relayé ma propre expérience et je vous en parle
ici, mais je n'en ai pas fait état sur les réseaux sociaux ni dans la presse.
Toutefois, ce que j'y ai vu était inimaginable ! Des gens, devant moi sur un petit
étal, étaient en train de dealer avec d’autres qui faisaient la file, tout cela devant
des familles qui passaient par là. Et la police n'était pas présente. Le lieu se
trouve à la frontière de deux zones de police. C'est peut-être compliqué, mais il
s’agit là d’un exemple. Dans les Marolles, la situation est compliquée. À
Bockstael, c'est compliqué aussi pendant la nuit.
Les chiffres cités ne sont pas ceux que je vous ai demandés. L'objectif n'est pas
de se lancer dans une guerre des chiffres. L'objectif, c'est d'essayer de contrôler
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votre action politique. Monsieur le Bourgmestre, vous dites qu’on n'a jamais
autant investi, mais ce n'est pas vrai. La dotation à la zone de police n'a pas
fortement augmenté ces dernières années. Peut-être nous direz-vous que vous
êtes limité dans vos choix, mais je vous l’ai dit, le groupe MR vous soutiendra.
Vous avez dit au journal télévisé qu’on avait libéré des moyens supplémentaires.
Mais quels moyens supplémentaires ? Je vous pose la question. Vous ne me
répondez pas. Vous dites : « On a plus de présence policière visible. »
M. le bourgmestre.- J'ai dit « 100 inspecteurs supplémentaires ».
M. Weytsman.- Est-ce que ce sont vraiment 100 inspecteurs en plus depuis le
début de cette législature ou 100 inspecteurs qui ont été remplacés ?
M. le bourgmestre.- En plus.
M. Weytsman.- Mon collègue me dit que ce n'est pas le cas. Mais je vous laisse
en débattre à la zone de police.
M. le bourgmestre.- Je vous donne un conseil : croyez-moi plus que
M. Coomans quand il s’agit de chiffres.
M. Weytsman.- Je crois d'abord M. Coomans et, surtout, je vois la situation sur
le terrain. Reconnaissons-le et faites preuve de modestie en disant que ça ne va
pas. La situation est grave dans beaucoup de quartiers. Vous n'êtes pas le seul
responsable, mais vous êtes en première ligne, comme nous, et on doit y
répondre. Vous dites qu'il n'y a jamais eu autant de policiers visibles. Mais allez
donc voir dans les quartiers Yser, porte de Hal, Marolles et Bockstael s’il y a
tant de policiers visibles.
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La question est de savoir si vous voulez en faire une priorité. Il faut nous
expliquer comment on va endiguer cela. J'ai l'impression que mois après mois,
semaine après semaine, vous nous racontez tout le temps la même chose. Et
dans les faits, cela ne fonctionne pas. Donc, je vous repose la question. De quels
moyens avez-vous besoin pour que cela fonctionne sur le terrain en termes de
présence policière renforcée, de visibilité de la police ou de commissariats
mobiles ?
Je crois au social, mais aussi à la répression. Vous dites qu'il faut être plus
ferme. Vous l'illustrez dans vos propos. C'est en cela que vous pourriez tout à
fait être un bon candidat MR. Mais dans la réalité, sur le terrain, ça ne suit pas.
Ce n'est pas vous faire affront que de vous le dire. Je vous demande de nous
expliquer comment, concrètement, on peut endiguer ce phénomène.
M. Coulibaly.- On remercie le bourgmestre pour tout le travail qui est fait. J’ai
posé une question sur le sans-abrisme. Ce n'est pas la première fois qu'on en
parle dans cette salle. Il y a trop de personnes qui sont à la rue. Il y a trop de
sans-papiers qui n'ont franchement pas de solution. En outre, les organisations
professionnelles du secteur n'arrivent pas à couvrir tous les besoins. Ces
personnes qui sont dans la rue, même si elles sont initialement de bonnes
personnes, finissent par devenir vulnérables. C'est pourquoi le PTB a soulevé la
question des projets du genre Housing First pour venir en appoint aux
organisations comme le Samusocial qui font du beau boulot en la matière.
Le bourgmestre a parlé de 100 inspecteurs au niveau communal. Je souhaiterais
qu'au niveau fédéral, les chiffres soient aussi revus à la hausse. Selon la presse,
le fédéral aurait recruté seulement 8 magistrats, 5 juristes et 70 inspecteurs. Par
les temps qui courent, je trouve cela insignifiant. Si, au niveau communal, des
efforts sont faits, ils devraient être doubles, voire davantage au niveau fédéral
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pour que les corps de police puissent agir avec efficacité sur le terrain.
Nous proposons que la commune travaille davantage avec les organisations
syndicales de la police. Le sous-effectif et les problèmes corporatistes ressortent
de leur analyse de la situation. Si vous échangez déjà avec elles, c’est tant
mieux. Si ce n'est pas le cas, nous demandons qu'un travail collégial soit mené
de sorte que la situation qui, selon la presse, est hors de contrôle puisse être
contrôlée. Comme vous l'avez dit dans votre déclaration, la peur va changer de
camp. On vous prend au mot, mais pour que la peur change de camp, il faut
vraiment qu'il y ait des actions sur le terrain et on sait pouvoir vous faire
confiance.
M. Maimouni.- Monsieur Close, est-ce que vous me boudez ? Visiblement,
vous n'avez répondu à aucune de mes questions. Je vous ai demandé quel était
l'effectif de police et quel était le ratio dédié à la lutte contre la criminalité liée
aux stupéfiants. Je vous ai demandé aussi quel plan socioprofessionnel était
dédié à cette jeunesse qui commet ces actes de délinquance. Visiblement, vous
traitez les symptômes, mais pas la maladie. Ils vont  en prison, c'est bien, mais
qu'est-ce qu’il leur arrive quand ils en sortent ? C'est en prison qu'ils vont, pas à
l'ULB. Qu'est-ce qui est fait pour les réintégrer et les réinsérer dans la société ?
J'attends toujours une réponse.
Hier, vous avez répondu avec beaucoup d'aplomb au présentateur du JT que
vous assumiez. Assumer veut dire payer le prix en contrepartie. Ce n'est pas
vous qui assumez, Monsieur Close, ce sont les habitants. Ma grand-mère habite
dans les Marolles depuis 1967 et c'est la première fois de sa vie qu'elle a peur de
se balader dans son propre quartier ! Est-ce que vous trouvez ça normal ? Je
vous ai posé ces questions par écrit. Je vous demande quel est le ratio de votre
effectif de police dédié à la sécurité et à la lutte contre la criminalité liée aux
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stupéfiant. C'est bien beau d'avoir des bikers pour dresser des PV toute la
journée pour des infractions mineures, mais il faut savoir fixer les priorités.
Pour moi, la priorité, c'est la haute criminalité.
Question de Mme NYANGA-LUMBALA concernant les exclusions ou refus
d'inscription d'élèves dans les établissements scolaires de la Ville
Mme Nyanga-Lumbala.- Chers collègues, il ressort de l'édition du 24 janvier
2024 de La Libre que le nombre d'exclusions scolaires est reparti à la hausse.
Les dernières statistiques de la direction générale de l'enseignement obligatoire
en comptent 2.050 pour l'année scolaire 2022-2023, ce qui représente 25 % de
plus que l'année précédente. On enregistre aussi 1.318 refus de réinscription et
on note globalement une aggravation des dossiers.
Encore plus préoccupant, il y a une explosion de procédures d'exclusion en fin
d'année ou durant les examens, ce qui met en péril l'avenir des jeunes concernés
et inquiète leurs parents. Pour l'année scolaire 2022-2023, Madame l'Échevine,
pourriez-vous nous communiquer le taux d'élèves de l'enseignement de la Ville
de Bruxelles écartés de leur établissement pour raison disciplinaire ?
Quel est le taux de non réinscrits ?
Quelle est la moyenne d'âge des jeunes concernés ?
Avez-vous identifié les principaux motifs d'exclusion ?
Quels sont les dispositifs mis en place pour lutter efficacement contre ce fléau
qui hypothèque l'avenir d'une partie de la jeunesse bruxelloise ?
Mme Hariche, échevine.- Pour l'année 2022-2023, nos établissements scolaires
secondaires comptabilisaient une population totale de 9.282 élèves. Au cours de
cette année, dans l'enseignement francophone, une exclusion a été prononcée, ce
qui correspond à 0,01 %. À l'issue de l'année scolaire, 66 refus de réinscription
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ont été notifiés (0,7 %). Dans l'enseignement néerlandophone - ma collègue
Maes n'est pas là aujourd'hui, car elle est souffrante -, 14 élèves ont été exclus
définitivement. Les exclusions et les refus de réinscription concernent
majoritairement des élèves du premier degré (entre 12 et 14 ans) et, dans une
moindre mesure, du deuxième degré (entre 14 et 16 ans). Cela est normal, car
c’est souvent lié à des faits de discipline. Je vais y revenir.
Nous veillons à permettre aux élèves ainsi sanctionnés de s'inscrire dans un
autre établissement de la Ville, donc du même pouvoir organisateur. Et bien
évidemment, une série de dispositifs sont mis en place. En effet, nous
distinguons toujours le volet disciplinaire du volet pédagogique. Donc, aucun
élève n'est renvoyé pour une question de résultats, mais bien pour des questions
de discipline. Souvent, les questions de discipline sont liées à des incivilités
lourdes et répétées, à de la violence physique et verbale, à des menaces à
l'encontre des membres du personnel ou d'autres élèves, au cyberharcèlement
(apparu ces dernières années), au non-respect du contrat de discipline (résultat
d'un problème de comportement l'année précédente). Ce sont les motifs des
exclusions et des refus de réinscription.
Les chiffres dont je viens de vous faire part sont donc dérisoires au regard de
notre population scolaire totale. Cela résulte de la lutte contre l'exclusion
scolaire pour des faits disciplinaires mais mineurs. C'est une des grandes
préoccupations de nos équipes pédagogiques et dirigeantes. Concrètement,
chacune de nos écoles a inscrit, dans son plan de pilotage, un objectif lié à la
prévention et à la prise en charge des discriminations et des violences, qui se
traduit notamment, selon les établissements, par la création de cellules
antiharcèlement, d'aménagements d'espaces de rencontre, d'invitations des
élèves régulièrement absents au conseil d'école, et j'en passe.
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En plus des éducateurs dans les écoles, il y a les médiateurs de la Fédération
Wallonie-Bruxelles, qui peuvent être appelés en renfort, et ceux de Bravvo,
ainsi que les membres du centre PMS qui contribuent à la création d'un
environnement qui soit propice à l'épanouissement et, donc, à faire diminuer les
violences diverses et variées. Des affiches avec des numéros d'urgence sont
distribuées et posées au sein des établissements. Les victimes sont invitées à
s'identifier, à se faire connaître, à sortir de l'anonymat.
Nous activons par ailleurs, régulièrement, six dispositifs que je n'ai pas le temps
de vous exposer ici, mais qui se complètent bien et reflètent l'engagement
continu de la Ville à créer un environnement éducatif inclusif.
J'espère que les chiffres que je vous ai donnés sont de nature à vous rassurer.
Mme Nyanga-Lumbala.- Les chiffres dérisoires n'existent pas quand il s'agit
de nos enfants. Est-ce que vous associez les parents dans toutes les décisions
que vous prenez et dans toutes ces procédures ? Ce sont des enfants mineurs.
Est-ce que vous vérifiez si ces enfants ont été admis dans les autres écoles ?
Ce n'est pas du tout humain. Je suis sûre qu'il y a des problèmes aussi au niveau
des parents. Certains parents souffrent de précarité intellectuelle. Je vous parle
en tant que membre d'une association. Il ne faut jamais voir que la précarité
socio-économique. Il y a aussi la précarité intellectuelle. Il y a des parents qui
ne savent ni lire ni écrire. Ce sont les enfants qui les accompagnent dans les
démarches administratives. Avec des parents comme cela, les enfants
deviennent des enfants rois à partir de 8 ans déjà.
Est-ce qu'il n'y a pas moyen d'aider ces parents à apprendre à lire et à écrire
pour pouvoir s'impliquer dans la scolarité de leurs enfants ? Quand j'étais encore
au CPAS, j'ai constaté que des personnes ne savaient ni lire ni écrire, et pas
seulement des personnes d'origine étrangère. Il y a aussi des Belges du « quart-
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monde ». Je ne sais pas ce que nous, les politiques, et la Ville envisageons pour
cette catégorie de personnes. Il s'agit de l'avenir de nos enfants. Si les parents ne
sont pas accompagnés, on obtiendra ce type de résultat. Qu'est-ce qu'on fait
dans nos associations et au CPAS pour orienter tous les parents qui ne savent ni
lire ni écrire vers des structures qui peuvent les aider et les accompagner ?
Mme Hariche, échevine.- Les éléments que vous venez d’énoncer ne faisaient
pas partie de la question initiale, mais il est bien sûr que les parents sont
associés, puisque les enfants sont mineurs. On tente le plus possible de les faire
venir dans les établissements. La semaine passée encore, j’ai inauguré un espace
parents à l'école Steyls. Les associations de parents se développent et on les aide
à se mettre en place.
Visiblement, je n'ai pas été bien comprise. Les rares enfants qui sont exclus de
nos établissements scolaires le sont pour des faits lourds. Systématiquement, on
trouve une solution dans un autre établissement en demandant à ce que ces
enfants soient aidés et encadrés par les médiateurs scolaires de Bravvo (Nota
Bene, etc.). Je vous donnerai la liste. Vous pourrez ainsi la communiquer aux
familles qui sont en détresse.
Mme Nyanga-Lumbala.- Madame l’Échevine, il n'y en a pas assez ! Les places
sont limitées.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant l'ancien site de Solvay à
Neder-Over-Heembeek
Mme Buggenhout.- Monsieur le Bourgmestre, il y a un peu plus d'un an (le 16
janvier 2023), je vous interrogeais sur l'avenir du site Solvay à l'heure où le
départ de l'entreprise était programmé trois mois plus tard. Vous nous aviez
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répondu que vous étiez en discussion très active avec les propriétaires du site et
que vous envisagiez le développement d'équipements collectifs, de laboratoires
médicaux, un rachat du site et j'en passe. Aujourd'hui, de nombreux
Heembeekois s'interrogent sur la destinée de ce site abandonné par l'entreprise
et qui offrait, encore il y a un an, environ 900 emplois. Alors qu'aucun projet ni
aucune concertation ne sont proposés aux habitants, à l'inverse de tous les
projets de construction qui font l'objet d'une communication institutionnelle,
pourriez-vous nous donner de plus amples informations sur le sort réservé à ce
site emblématique de Neder-Over-Heembeek ?
M. le bourgmestre.- Je me permets de vous reprendre quand vous dites que
l'entreprise a abandonné le site. Il y a encore beaucoup d'activités sur ce site.
Tout le monde n'est pas parti. Il y a encore l'entreprise Ineos. Rappelons quand
même un élément important, à savoir que Syensqo s'est installée à Haren. On a
réussi, notamment grâce au contact particulier que nous entretenons avec cette
entreprise historique et fleuron belge qu'est l'entreprise Solvay, à la maintenir
sur le territoire de la Ville de Bruxelles. Nous serons d'ailleurs très nombreux à
assister à l'inauguration du siège de Syensqo, qui est le nouveau nom de sa
branche spécialisée dans les activités chimiques en développement.
S’agissant du site de Solvay, dès le moment de la délocalisation, j'ai pris contact
avec ma collègue de l'urbanisme, M. Hellings et l'entreprise pour savoir ce qu’il
allait se passer. Je peux rassurer les Heembeekois : il y a bien un développement
en perspective de l'aveu même de l'entreprise, grâce notamment à l'arrivée du
tram 10 qui va permettre d'en déployer le potentiel. Je sais que cela ne vous fait
pas plaisir, car on sait que vous êtes contre le tram. Nous continuons de
défendre l’idée de ce tram, car c'est une vraie opportunité pour Neder. Et
l'histoire nous donnera raison, Madame Buggenhout. On vous y verra, peut-être
un jour, dans ce tram. Je prendrai une photo, si vous le permettez…
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On est en discussion avec Citydev, les gens de Solvay et d'autres sociétés afin
de réfléchir à l'ensemble du site, qui devra remplir plusieurs missions. D'abord,
poursuivre sa mission industrielle. Il est important que l'emploi soit conservé sur
ce site. C'est bien l'intention des propriétaires du lieu. Il s’agira sans doute
d’activités de recherche et peut-être de logements, pourquoi pas ? Il s’agira
surtout d'ouvrir le site sur Heembeek. M. Hellings a déjà obtenu que le parking
puisse être mutualisé lors de grands événements au stade Mandela, et c'est une
bonne chose pour les riverains.
Cette fois, on a conclu un accord pour pouvoir ouvrir le site et le reconnecter à
l'ensemble de Neder-Over-Heembeek. Donc, je suis très optimiste. J'ai encore
eu, il y a trois semaines, une réunion avec les responsables du lieu. J'en aurai
encore au cours des semaines qui viennent. Honnêtement, on est partis pour un
redéploiement extrêmement positif sur ce territoire urbain qui est amené à se
développer encore plus que quand Solvay était seule sur le site. Il n'est d'ailleurs
pas exclu qu'une partie de Solvay reste sur le site et que tous les services
n'aillent pas à Haren. Cela dépendra de Solvay.
Donc, je ne suis pas du tout inquiet. On est loin d'avoir une friche. On va y
assister à un gros développement, ce qui est tout bénéfice pour les emplois à
Neder-Over-Heembeek, pour les équipements collectifs, pour la recherche en
Région bruxelloise et dans tout le pays et, peut-être, pour le logement. Donc, les
nouvelles sont très positives. Tout ce qu'on a entendu nous incite à dire qu'on
aura un très beau développement sur ce site qui, je le rappelle, est loin d'avoir
été abandonné par l'entreprise. Si on avait plus de partenaires comme
l'entreprise Solvay, nous serions vraiment ravis, à la Ville de Bruxelles,
tellement le dialogue est permanent et fructueux.
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Mme Buggenhout.- Si j'entends bien ce que vous dites, Solvay n'a pas vendu le
site. L'année passée, on parlait pourtant de vente.
Qu'est-ce qu'on entend par mission industrielle ?
M. le bourgmestre.- Pour le moment, il y a des laboratoires Solvay qui
produisent. L’idée est de conserver des unités de production comme elle en a
actuellement. Ineos travaille aussi sur la production chimique. Une firme
pharmaceutique, c'est vrai, est partie. Il est possible que Solvay s'associe. Par
exemple, Citydev est intéressée à discuter au développement industriel d'une
partie du site.
Il y a d'autres opérateurs qui pourraient être intéressés, mais Solvay
continuerait, a priori, d’y jouer un rôle. Est-ce que le site va être fractionné pour
que chacun y développe ses activités ? C'est possible, mais on resterait dans le
même domaine du chimique ou du pharmaceutique. Bien entendu, si quelqu'un
travaille sur la mécanique des fluides, on ne va pas le rejeter. Solvay travaille
sur l'hydrogène avec le professeur Piccard. Si Solvay a un projet innovant, je ne
vais pas le lui refuser. Notre volonté est d’avoir un site qui développe de la
recherche, mais également de l'industrie.
Mme Buggenhout.- Est-ce que vous avez une idée du nombre de personnes qui
travaillent encore sur ce site ? Vous avez dit que tout le monde n'avait pas quitté
les lieux.
M. le bourgmestre.- Je vous répondrai par écrit. Ineos ne dépend pas de
Solvay. Elle y est toujours. Je préfère vous répondre par écrit parce que je ne
connais pas les chiffres exacts.
Mme Buggenhout.- Quel sera le rôle de la Ville dans ce gros développement ?
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M. le bourgmestre.- Il sera majeur, comme d'habitude. On est l'interlocuteur de
Solvay et des autres. Ils viennent nous voir pour en parler. Comme d'habitude,
on est un levier très actif et ils n'imaginent pas faire quelque chose sans nous.
Tout passe par nous, grosso modo.
Mme Buggenhout.- On est bien d'accord, ce sera toujours sous la direction de
Solvay, puisqu'elle reste propriétaire ? C'est elle qui déploiera des missions
industrielles, de recherche et autres. Solvay propose à la Ville, mais elle reste un
acteur du terrain.
M. le bourgmestre.- Non, Madame Buggenhout. Je pense que vous ne
connaissez pas bien les développements industriels. Quand une industrie se
développe, elle peut s'associer. Par exemple, Ineos n'a rien à voir avec Solvay.
Elle est en fait locataire. Mais il y avait un biotope. Quand Citydev développe
des « business parks », par exemple, plusieurs entreprises peuvent s'y installer.
Qui va rester ? Je ne sais pas vous le dire. C'est de cela qu'on est en train de
discuter. On a mis tous les opérateurs autour de la table. Ils trouvent que c'est un
site qu'il faut développer, qui a du potentiel. Les universités pourraient être
associées, aussi. Elles ont été contactées. Ce site a un potentiel parce qu'il est
très bien desservi et il le sera encore mieux avec l'arrivée du tram. Donc, tout le
monde voit l’avenir positivement : les développeurs, les occupants actuels et
Citydev.
Citydev est un bras armé de la Région et des communes, puisque beaucoup de
communes siègent dans son conseil d’administration. Cette structure fonctionne
bien et permet le développement de beaucoup d’industries tout le long de
l'avenue de Béjar. Donc, on a là un biotope industriel et un développement
d'emplois qui fonctionnent bien. L'idée est de le faire fructifier.
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Question de M. BAUWENS concernant les frais de voyages scolaires dans
les écoles de la Ville
M. Bauwens.- Madame l’Échevine, je reviens vers vous sur les frais scolaires,
qui sont un débat important. J'ai été interpellé par plusieurs parents, la semaine
passée, parce que c'est le grand moment des inscriptions dans les écoles. Vous le
savez mieux que moi. Une personne me disait : « L'école de la Ville où j'ai été
m'a présenté les frais scolaires pour les six années de secondaire : 171 € pour un
voyage en première année, 80 en deuxième, 190 pour la troisième et ainsi de
suite, pour arriver quand même à une somme de 1.520 € pour les six années
d'enseignement secondaire. » Cela veut dire que pour des parents qui ont
plusieurs enfants, il ne faut pas se mentir, c'est une grosse somme. Donc, la
personne en question me disait : « Suite à ce débat-là, j'ai discuté avec mon mari
pour savoir si on pouvait se permettre une telle école. »
De telles situations révèlent un problème en matière d'ascension sociale et de
rôle émancipateur de l'enseignement. On en arrive à ce que les parents ne
peuvent pas se permettre n’importe quelle école. C'est aussi ce qui se dit dans
les rues de Bruxelles. J'ai été enseignant et, effectivement, toutes les écoles ne
sont pas accessibles à tout le monde. Ce qui veut dire que l'équité n'est plus là
où elle devrait. Il n'y a pas que moi qui le dis. La Ligue des familles n’adresse
pas que des félicitations, elle exprime aussi des inquiétudes, et je pense qu'on
les partage.
La vraie gratuité de l'enseignement reste un combat pour l’égalité des droits à
l'école. Un parent sur quatre, pour pouvoir payer les frais d'école, doit
économiser sur d'autres frais de la famille. Un parent sur dix dit devoir mendier
de l'argent auprès de la famille pour payer les factures d'école. Avec le PTB, on
a fait une tournée devant les portes d'école et les parents disent souvent que les
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frais représentent un gros stress. Vu que vous êtes en poste depuis 25 ans, ou un
peu moins, et que le PS se dit en faveur d’un enseignement gratuit, je voudrais
vous demander quel est votre plan pour arriver à cela à court et à long termes.
Après un quart de siècle, je pense qu'on devrait y être.
Mme Hariche, échevine.- J'ai reçu un courrier de félicitations de la part de la
Ligue des familles, mais je ne m'étendrai pas là-dessus. Le coût des voyages
scolaires et, plus largement, les frais scolaires mobilisent notre attention depuis
de nombreuses années, raison pour laquelle nous déployons des moyens
supplémentaires, chaque année, pour tendre vers la gratuité. En effet, vous avez
malheureusement raison, nous n'y sommes pas encore.
Néanmoins, les fournitures, les piscines, les repas, les ordinateurs et j'en passe,
tout cela est déjà fourni. Estimant que les voyages scolaires jouent un rôle
crucial dans l'éducation des élèves, offrant des opportunités uniques
d'apprentissage et de développement personnel, il nous semble important de les
maintenir, mais nous avons aussi veillé à ce qu'ils soient le plus accessibles
possible. Pour information, bien que non systématiques, ces voyages sont
généralement organisés pour les troisièmes et les sixièmes années. C'est pour
cela que je suis étonnée des chiffres que vous avez cités. J'aimerais vraiment
savoir de quel établissement il s'agit.
M. Bauwens.- Ce n'est pas la première fois que je vous étonne avec une
information sur vos écoles.
Mme Hariche, échevine.- Oui, nos écoles sont très nombreuses. Il y en a plus
de 100. C'est cela aussi qui est bien en démocratie : quand quelqu'un a une
information qui ne correspond pas à ce qui est dit ici, vous pouvez évidemment
venir en parler.
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La moyenne des dépenses pour un cursus complet, c'est-à-dire six ans, est de
820 €. Notre consigne est évidemment claire : les voyages scolaires doivent
d'abord présenter un réel intérêt pédagogique et social, et être accessibles à tous.
Pour cela, au regard du nombre d'écoles qui se rendent vers une même
destination, nous avons négocié avec des agences de voyages pour obtenir les
prix les plus bas possible. Un catalogue est remis à chacune des directions.
Nous ne multiplions pas les voyages scolaires. Nous permettons aux parents
d'échelonner le paiement.
Bien sûr, des mécanismes de solidarité existent au sein de l'établissement, qui
peuvent intervenir pour les familles qui sont en difficulté. La démarche se fait
en toute discrétion auprès du chef d'établissement. Dans les écoles ayant un
public avec un indice socio-économique faible, l'école prend en charge la toute
grande partie de ces frais, voire le tout. Pour rappel, les montants maximums ont
été fixés dans l'enseignement fondamental francophone comme néerlandophone.
Le taux de participation doit être d’au moins 90 %. Pour que cela ait un sens, il
faut qu'un maximum d'enfants y participent. Ce taux minimum de 90 % est une
balise qui permet de garantir la participation du plus grand nombre.
Enfin, le CPAS de la Ville de Bruxelles intervient via son opération « sac à
dos ». Il peut mettre à la disposition 250 € par an et par enfant pour les familles
qui bénéficient du RIS ou ont des ressources faibles. M. Zian m’a confirmé que
pour l'année scolaire passée, 430 élèves avaient bénéficié de ce soutien.
Comme vous le voyez, tout est mis en place pour que ces voyages, qui
fournissent certainement un apport pédagogique et sont source
d'épanouissement, de cohésion et d'enrichissement, soient à la portée de tous
nos élèves.
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M. Bauwens.- Merci pour les chiffres, mais j'entends quand même qu’il s’agit
de 820 € par an, pour une école gratuite…
Mme Hariche, échevine.- Non, pas par an ! Pour les six ans. Par cursus.
M. Bauwens.- Oui, pour le cursus. Dans la réalité, même si j'entends que l'école
est gratuite, on en est encore très loin, même si j'applaudis à chaque initiative
que vous prenez pour diminuer les frais. Si on fait le total de ce que les parents
doivent encore payer, avec le stress et les inégalités qui en découlent, on n'y est
pas encore. Sur ce plan-là, il y a encore beaucoup à faire.
Vous n'avez pas répondu à la vraie question : quel est votre plan pour atteindre
une réelle gratuité ? Vous nous avez énuméré quelques chiffres intéressants,
dont je salue certains, mais à quand la gratuité ? Cela fait de longues années que
vous êtes en poste. Où en est l’objectif de la gratuité ? Je n'ai pas entendu votre
plan. Est-ce qu'on devra encore attendre 25 ans ?
Devant les portes de l'école et sur le compte en banque des gens, il y a une crise
sociale. Chaque euro que la famille doit dépenser à l'école est un euro qui n'est
pas donné au dentiste, par exemple, qui coûte aussi cher. J'avais espéré qu'après
25 ans, le bilan aurait été meilleur.
Question de M. WEYTSMAN concernant les conséquences de la hausse de
la taxe d'occupation temporaire de voirie sur les Bruxellois
M. Weytsman.- J'en profite pour dire qu'en accord avec Mme l’échevine, ma
question sur les parcs est transformée en question écrite.
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Monsieur le Bourgmestre, face aux contraintes financières que rencontrent
toutes les communes, la Ville s'est retrouvée dans une situation délicate.
L’équilibre budgétaire que vous nous avez présenté en 2024 est précaire. Dans
cette optique, le Collège PS-Ecolo-DéFI a opté pour une augmentation des
taxes, une décision que j'ai à plusieurs reprises dit regretter. Ainsi, je souhaite
faire le point avec vous sur les conséquences de l'augmentation de la taxe
d'occupation temporaire des voiries. Deux éléments me préoccupent en
particulier et cela illustre assez bien l'adage « trop d'impôt tue l'impôt ».
Premièrement, les recettes perçues en 2023 ont nettement déçu par rapport aux
prévisions budgétaires. Alors que les comptes de 2022 tablaient sur des recettes
de l'ordre de 8 millions €, les budgets pour 2023 et 2024 tablaient sur 12,7
millions. Est-ce que vous pouvez m'informer des recettes perçues au compte
2023 ? Il semble qu’elles se situent autour de 9 millions €. En fait, on a déjà eu
cet échange à plusieurs reprises dans le cadre du budget. Vous avez multiplié, de
mémoire, par 2,5 le montant de cette recette. Selon mes informations, on
constate un ralentissement de l'activité. Cela est particulièrement préoccupant,
parce que c'est aussi une activité qui participe à la réussite de nos objectifs
climatiques.
Pourriez-vous également me fournir les données sur le nombre de chantiers
entrepris avant et après l'application de cette taxe ? Je vous l'avais demandé à
l’époque et vous aviez dit que vous me les enverriez.
Deuxièmement, j'ai entendu parler de plusieurs plaintes et demandes de
remboursement (ou, en tout cas, de participation ou de contribution de la Ville)
liées au montant jugé excessif de cette taxe. À titre personnel, je vous ai déjà
relayé deux plaintes de commerçants du Pentagone et du quartier De Wand qui
se sont vu taxer pour plus de 20.000 €. Je sais que d'autres plaintes ont été
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déposées. Je voudrais connaître le nombre de plaintes reçues. De quelle manière
envisagez-vous de répondre à ces plaintes et demandes lorsque la taxe est
vraiment élevée et qu'elle n'est pas de la responsabilité des parties qui doivent la
payer ? Avez-vous eu l'occasion de rencontrer des représentants du secteur de la
construction pour discuter de cette problématique ?
M. le bourgmestre.- Le taux de 0,88 €/m² en 2022 a été augmenté à partir du
1er juillet 2022, car il était inférieur à la moyenne des taux pratiqués dans les
autres communes de la Région. Il était resté historiquement bas par rapport à
l'ensemble des autres communes bruxelloises. Le Conseil communal a adopté
un nouveau règlement-taxes relatif à l'occupation temporaire de la voirie
publique, faisant passer le taux à 2 €/m² par jour en 2022.
Le fait est que les chantiers avec occupation temporaire de la voirie sont de
nature à perturber la tranquillité publique, la mobilité et la propreté. Ils ont
notamment une incidence sur la vie économique, puisque qu’ils se transforment
parfois en dépôts et ont tendance à ne pas avancer.
Quelles sont les recettes pour 2023 ? Les droits nets constatés aux comptes des
quatre années précédentes sont les suivants : en 2019, 5,5 millions € ; en 2020,
4,9 millions ; en 2021, 5,7 millions ; en 2022, 8,2 millions. L'augmentation
propre remarquée au compte 2022 s'explique par le changement de taux au
1er juillet 2022. À ce jour, nous attendons les données du département des
espaces publics et verts en vue d'enrôler le quatrième trimestre de l'exercice
2023. Nous pouvons déjà vous informer du fait que pour les trois premiers
trimestres, nous en sommes à 6,7 millions €.
Je rappelle que l'objectif de la taxe est de diminuer les jours d'emprise. Donc, il
est normal qu'à un moment donné, les chiffres s'équilibrent. Cette taxe est
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enrôlée sur la base des données collectées par le département espaces publics et
verts, faisant suite aux demandes Osiris effectuées dans le cadre des chantiers
par les maîtres d'ouvrage ou les entrepreneurs. Les chantiers font, ensuite,
l'objet d'un constat sur place par un agent assermenté du département concerné.
À la fin de chaque trimestre, le département des espaces publics et verts remet
au département du budget et des finances un listing des dossiers à enrôler. Nous
avons donc, à ce jour, une vue parcellaire sur l'exercice 2023, étant entendu que
le quatrième trimestre 2023 n'a pas encore pu être complètement enrôlé.
Concernant le nombre de chantiers entrepris avant et après l'application de cette
taxe, je vous communiquerai le texte de ma réponse.
S’agissant des réclamations fiscales, chaque redevable peut, dans un délai de
trois mois et trois jours suivant l'envoi de son avertissement-extrait de rôle,
déposer une réclamation. Lors de l'examen de ladite réclamation, les agents
analysent les arguments avancés par le redevable et consultent l'entièreté du
dossier pour chaque chantier. Actuellement, nous constatons une légère
augmentation du nombre de réclamations pour l'exercice 2022. Il ne nous est
pas encore possible de nous prononcer définitivement pour l'exercice 2023.
Néanmoins, le nombre de réclamations reçues s'explique essentiellement par
l'application des cas d'exonération repris au règlement-taxes, tandis que les
accueils partiels concernent essentiellement des erreurs liées au nombre de jours
de chantier ou aux mètres carrés occupés par ledit chantier. Le nombre de
réclamations était de 230 pour l'exercice 2021, 277 pour l'exercice 2022 et, à ce
stade, 160 pour l'exercice 2023.
M. Weytsman.- Vous m'avez donné des chiffres, mais je vous demandais la
confirmation pour 2023. J’évalue le montant à 9 millions. C'est moins que
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prévu, puisque vous l’aviez budgétisé à 12,7 millions €. Les chiffres d’avant et
d’après sont fondamentaux. Le nombre de chantiers, c'est le cœur de ma
question.
M. le bourgmestre.- En 2021, 2.500 dossiers, en 2022, 2.347 et en 2023, 2.123.
Donc, il y a moins de chantiers et on a plus de revenus.
M. Weytsman.- Il y a moins de chantiers, mais pas beaucoup moins, je le
reconnais. La taxe ne rentre pas plus, puisque vous l’avez multipliée par 2,5.
Donc, il y a moins de chantiers. Vous oubliez que tout le monde n'a pas la
capacité de gérer les jours d’occupation.
Par ailleurs, il y a beaucoup de plaintes émanant de gens qui rénovent ou isolent
leur façade. Je vous ai cité des cas extrêmes de façades classées, mais j'en
connais d'autres. Parfois, des travaux sur des immeubles complets se retrouvent
bloqués pendant des mois parce qu'on a identifié un problème sur la façade ou
pour une difficulté avec l’entrepreneur. Et ce sont des particuliers qui paient
cela. Ce ne sont pas les entrepreneurs qui paient. La totalité des taxes sont
adressées aux particuliers, à des gens qui vivent sur notre territoire, qui veulent
embellir ou, pour des raisons environnementales et de lutte contre le
réchauffement climatique, isoler davantage leur bien. Et donc, 9 millions, ce
sont 4 millions de moins que les 12,7 millions que vous aviez budgétisés.
Je vous demande de faire attention. À plusieurs reprises, je vous ai demandé
d'extraire de cette augmentation de taxe tous les travaux liés au réchauffement
climatique ou à l'isolation du bâti. Vous m'aviez dit que vous pouviez l’entendre,
mais je ne vois toujours rien venir.
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Quant aux plaintes, des gens vous ont dit que c'était beaucoup trop, 20.000 €,
30.000 €, 40.000 €. Je n'exagère pas. Je connais quelqu'un qui a dû payer
40.000 € de taxes. C'est énorme ! Qu'est-ce qu'on fait avec ces gens ? J'ai cru
comprendre que votre cabinet les avait écoutés. Qu'est-ce qu'on va faire
concrètement ?
Question de M. WAUTERS concernant la sécurité et les inquiétudes
légitimes des riverains à la suite d'une enquête publique prévoyant la
possible arrivée d'un nouvel opérateur de broyage de carcasses de voitures
avenue de Vilvorde
M. Wauters.- Il y a peu, en Wallonie, la ministre de l'Environnement était mise
en cause, car des entreprises de broyage de métaux étaient soupçonnées de
relâcher d'importantes quantités de poussière cancérogène dans l'air. À
Bruxelles, ce sont des milliers de tonnes de ferrailles qui sont recyclées chaque
année le long du canal, avenue de Vilvorde, tout près de chez moi. Je crois qu'il
y a une ou deux sociétés implantées avenue de Vilvorde. Je ne fais pas de
mystère, je trouve que c'est une excellente chose. J'imagine le nombre de
camions qui seraient nécessaires si on n'utilisait pas la voie d'eau. C'est très
bien, que le broyage soit acheminé par voie d'eau, évitant ainsi ces milliers de
camions sur une route déjà congestionnée.
Nous savons que des broyeurs à métaux sont déjà présents dans notre quartier,
notamment au bassin Vergote. Ils causent parfois des nuisances sonores, voire
des bruits d’explosion lors des broyages. Les riverains se posent des questions
légitimes sur l'impact d’un potentiel nouvel opérateur. À la lumière de ce qui a
été dénoncé en Wallonie, ils veulent pouvoir objectiver les effets sur la qualité
de leur environnement. Où en est l'enquête publique ? Quelle est la position de
la Ville à ce propos ?
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Lors du broyage, il y aurait des explosions. Ces explosions semblent provoquer
des vibrations et peuvent endommager des carreaux ou autres. Qu'en est-il ?
Peut-on résoudre ce problème pour toutes les entreprises de broyage de métaux,
d'une manière ou d'une autre ? Les entreprises bruxelloises disent utiliser une
autre technologie. Pourriez-vous nous dire laquelle, et cela, pour une meilleure
compréhension des riverains ? Parler d'études de sol, c'est très bien, mais à un
moment donné, il faut être concret pour que les gens comprennent, à
commencer par moi. Quelles sont les normes environnementales en
vigueur ?Quand et, surtout, comment sont-elles appliquées ?
M. le bourgmestre.- Je vais vous donner les informations, mais la concertation
a lieu demain. Je ne peux pas me positionner plus qu’en vous disant ce que l'on
sait aujourd'hui.
L'enquête publique s'est déroulée du 10 janvier au 8 février et a suscité des
réactions qui portaient principalement sur les nuisances sonores, la pollution
atmosphérique, la pollution de l'eau, la mobilité et les charrois de camions, les
broyeurs à métaux, l'impact sur les riverains, la nouvelle école ZIR 4, la faune et
la flore du parc Meudon, la cohérence avec les objectifs du plan directeur du
territoire canal.
La commission a lieu demain et les autorités délivrantes de permis sont
urban.brussels et Bruxelles Environnement. Par ailleurs, le projet ne prévoit pas
de broyeur de métaux. Il s'agit ici d'un centre principalement de tri. Les clients
amènent des déchets métalliques ou des déchets électriques et électroniques qui
sont démantelés, triés sur place et renvoyés dans des filières de réemploi et de
recyclage dans des usines de fonderie. Le démantèlement se fait à la main ou
avec des cisailles et non avec des machines.
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C'est un site complémentaire du premier site de tri de l'exploitant dit
Dobbelberg, mais sans les processus de recyclage sur place de plastiques ou de
cuivre. Des échanges sont prévus entre les deux sites pour que chaque déchet
soit traité au bon endroit. Le réemploi concerne les poutres de construction en
acier.
Il va de soi que l'exploitant doit répondre à plusieurs conditions et contrôles
dans ses processus et pour le bâtiment où se trouvent ses installations. Les
normes correspondent à la dernière version du Brudalex. Elles soumettent
l'exploitant à l'obligation de formation à la gestion spécifique des déchets,
donnée par Bruxelles Environnement, à l’obligation de réaliser et d'appliquer un
système de gestion de qualité qui se base sur le principe de l'analyse des risques,
de la gestion intégrale de la chaîne et de la traçabilité de l'autocontrôle, à
l'obligation de respecter les conditions d'exploitation du permis d'environnement
en termes de normes de bruit, de contrôles périodiques et de procédures, à
l'obligation de fournir des rapports périodiques à Bruxelles Environnement. Ce
sera Bruxelles Environnement, en tant qu'autorité compétente, qui veillera à ce
que les normes de bruit et de pollution soient respectées.
M. Wauters.- Ainsi, je sais quand a lieu cette commission de concertation. Vous
avez fait état du permis tel qu'il pourrait être délivré pour une entreprise qui
ferait du tri. Je pense que c'est assez nouveau. Du moment qu'on utilise la voie
d'eau pour ce qui doit être évacué, cela me convient. Le tri et la récupération
sont essentiels. J'entends qu’il s’agit d’un tri à la main. Cela voudrait dire que
les explosions et les pollutions seront plus rares ou n'existeront plus, tout
simplement. J'aurais préféré qu'on en parle, dans la mesure où le broyage existe
depuis pas mal de temps. Comme je l'ai dit en introduction, c’est une excellente
chose que cela se fasse par voie d'eau plutôt que par camion.
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Tous les éléments que vous avez soulevés, notamment les pollutions sonores,
atmosphériques et du sol, doivent être étudiés par la Ville, puisqu'il s'agit de son
territoire, au-delà de Bruxelles Environnement. Je trouverais utile, pour les
citoyens, de faire connaître ces normes et de ne pas les cacher derrière un titre
ronflant qu'on ne comprend pas.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant la prolifération des
déjections canines sur la voie publique à Neder-Over-Heembeek
Mme Buggenhout.- Madame l'Échevine, cela concerne le peu de voies
publiques qu’il nous reste à Neder-Over-Heembeek, parce que, pour le moment,
tout est en chantier. Depuis quelque temps, il est très fréquent de voir à Neder-
Over-Heembeek les trottoirs, les places et les parcs (où jouent des enfants...)
jonchés de déjections canines qui détériorent l'environnement. Ces actes
d'incivilité se multipliant en toute impunité, j'aimerais savoir ce que la Ville met
en place comme mesure de prévention et de sanction envers les propriétaires des
chiens en question afin de combattre ce fléau.
On me répétait pas plus tard qu'hier que l'absence de poubelles jouait un très
grand rôle, parce que les personnes qui descendent du tram ou promènent leur
chien n'ont plus l'occasion de jeter leurs déchets. On m'a envoyé plein de photos
où l’on voit les petits sacs de déjections ou d'autres détritus sur les trottoirs.
On enlève les poubelles, soit, mais pourquoi ne pas prévoir, par exemple, des
poubelles avec un plus petit entonnoir où on pourrait déposer un petit sac de
déjections. Je comprends qu'on enlève les poubelles publiques parce que les
gens les utilisent comme poubelles de ménage.
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Mme Jellab, échevine.- Tout d'abord, permettez-moi de rappeler ce qui est
prévu dans le règlement général de police. Le maître ou le gardien d’un animal
est tenu de ramasser de manière adéquate les déjections sur l'espace public, à
l'exception des endroits spécialement prévus et aménagés à cet effet. Il est aussi
tenu de disposer en tout temps d'un sac destiné au ramassage. En pratique, le
service propreté constate sur l'ensemble du territoire une diminution assez
importante du nombre de déjections canines sur les trottoirs depuis une dizaine
d'années, mais néanmoins, il est vrai que ce phénomène est en recrudescence
dans certains endroits bien précis. Il est difficile d'expliquer ce phénomène, que
nous espérons temporaire.
Pour lutter contre ce phénomène, le service de la propreté publique a installé,
comme vous le savez, des canisites. Il en existe actuellement 61 sur le territoire
de la Ville. Ces canisites sont nettoyés régulièrement par les agents de la
propreté publique. Le service a aussi récemment installé, notamment pas loin de
chez vous, Madame Buggenhout, 10 poubelles sur l'ensemble du territoire
destinées aux crottes de chien. C'est nouveau. Il s'agit pour l'instant d'un test,
mais ces dispositifs pourraient être multipliés s'ils se révèlent utiles. Ce sont des
poubelles très particulières. Il y en a une sur le sentier du Verger, à côté du
canisite. Elles présentent une ouverture très petite destinée uniquement aux
petits sachets de crottes.
Le service propreté travaille également à la sensibilisation des propriétaires de
chiens. À titre d'exemple, la dernière campagne de communication du service a
abordé cette problématique avec une affiche très spécifique pour les déjections
canines. On dispose par ailleurs de différents moyens de sensibilisation dans ce
cadre : distribution de flyers, sensibilisation des propriétaires de chiens dans le
cadre d'actions ciblées, apposition de pochoirs sur les trottoirs rappelant
l'interdiction d'abandonner les déjections canines de son animal.
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En 2023, le service propreté a reçu 32 plaintes pour des problèmes de déjections
à des endroits spécifiques. Quand c'est possible, les plaintes aboutissent à des
médiations avec les propriétaires des chiens. Douze actions de sensibilisation
spécifique aux déjections canines ont eu lieu sur l'ensemble du territoire. Et je
peux déjà vous annoncer que nous prévoyons des actions pochoirs à Neder-
Over-Heembeek dans les semaines qui arrivent.
Quant à la question des sanctions, il est évidemment très difficile de verbaliser
ce type de comportement dans la mesure où les personnes inciviques doivent
être prises en flagrant délit. Des contacts ont néanmoins été pris entre le service
propreté et la police locale de Neder-Over-Heembeek pour discuter de cette
problématique et des actions qui peuvent être mises en place.
Mme Buggenhout.- J'entends qu'on déploie des poubelles à crottes. J'aimerais
qu’à part le sentier du Verger, elles se multiplient aussi près des parcs, parce que
certains confondent parc pour enfants et parc pour animaux.
S’agissant des poubelles à crottes, y a-t-il un reclyclage ?
Mme Jellab, échevine.- C'est composté. Plus les ouvertures des poubelles sont
grandes, plus les gens rajoutent de déchets ménagers. Vous savez qu'on a
procédé à la rationalisation des poubelles publiques, et je l'assume
complètement. Les poubelles publiques ne sont pas destinées à collecter les
déchets ménagers. La Ville se retrouve à évacuer des tonnes et des tonnes de
déchets ménagers, ce qui relève normalement de la responsabilité de Bruxelles
Propreté.
J'entends aussi que pour les propriétaires de chiens, c'est compliqué. À Neder-
Over-Heembeek et à terme sur l'ensemble du territoire, on n'aura plus qu'un sac
blanc par semaine. Je peux entendre que garder des crottes de chiens dans son
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sac blanc pendant une semaine, cela va être un petit peu compliqué. C'est pour
cela que ces poubelles à crottes sont en phase de test. On espère qu'elles seront
bien utilisées et que les gens seront disciplinés. On est d'accord sur le fait que
c'est d'abord une question d'incivilité. Ce ne sont pas les chiens qui sont
problématiques, mais les propriétaires.
Mme Buggenhout.- Vous évoquiez la difficulté de verbaliser. Je me réfère à un
reportage sur la ville de Béziers. Je ne dis pas qu'on doive en arriver à de telles
mesures, qui sont peut-être un peu fortes, mais la ville de Béziers à constaté une
baisse de 50 % des déjections sur l’espace public. Elle offre une analyse de
l'ADN gratuite aux propriétaires de chiens. Si le chien n'a pas son passeport
ADN, c'est 32 € d'amende. Si des policiers analysent l'ADN dans des crottes sur
le trottoir et identifient le chien, c'est 132 € d'amende. C’est de la répression,
bien entendu. Essayons d'abord le système des poubelles.
On m'a expliqué que beaucoup de gens qui descendent du tram et veulent  jeter
leur canette ou leur emballage de sandwich ne trouvent pas de poubelles pour le
faire.
Mme Jellab, échevine.- À proximité des arrêts, il y a toujours des poubelles.
Mme Buggenhout.- Oui, pour le moment. Ne parlons pas des arrêts de tram à
Neder-Over-Heembeek, puisqu'ils sont constamment déplacés. N’est-il pas
possible de réduire l'ouverture des poubelles, comme dans les parcs
d'attractions, pour les petits déchets. À Neder, cela fait quelque temps qu'on ne
sort plus qu'une poubelle par semaine. Il faut habiter une maison pour pouvoir
faire soi-même son tri. En appartement, c'est compliqué.
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Un peu d'imagination et la multiplication des poubelles à crottes seraient
bienvenues à Neder-Over-Heembeek. On a supprimé des canisettes à Neder,
dont deux dans le centre.
Question de M. WEYTSMAN concernant la tolérance relative aux chiens
en liberté dans le parc d'Egmont
M. Weytsman.- Ma question fait effectivement une bonne connexion avec nos
débats précédents. Monsieur le Bourgmestre, je souhaiterais attirer votre
attention sur une problématique récente concernant les chiens en liberté dans le
parc d'Egmont. Récemment, j'ai rencontré un comité d'habitants, dont une
représentante ici présente, des quartiers environnants. Il m'a fait part de ses
inquiétudes. Ces résidents ont longtemps bénéficié d'une tolérance quant à la
promenade de leurs chiens en liberté dans le parc d'Egmont, conformément à
une pratique établie depuis plusieurs années, selon eux. Or cette tolérance
semble avoir été remise en question ces dernières semaines, avec des sanctions
assez sévères pouvant s'élever jusqu'à 300 € infligées par les forces de l'ordre.
Pourquoi ce changement soudain dans l'application du règlement de
police ?Avez-vous reçu des plaintes justifiant cette nouvelle politique ?
Combien d'amendes ont été infligées jusqu'à présent ? Combien récemment ?
Quel est le montant des sanctions ? Certains me parlent de 150 €, d'autres de
300.
Les habitants que j'ai rencontrés privilégient évidemment la tolérance, sous
réserve que les chiens et leurs propriétaires adoptent un comportement
respectueux envers les autres utilisateurs du parc. C'est le cas, du moins, des
gens que j'ai rencontrés. Pourquoi ne pas en revenir à cette tolérance encadrée ?
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Ne pourrions-nous pas envisager un compromis définissant des plages horaires
spécifiques pour les promeneurs de chiens sans laisse, à l'instar de ce qu’il se
pratique dans d'autres communes ? Quelle autre solution pourrions-nous
explorer afin de garantir une cohabitation harmonieuse dans l'utilisation de ce
parc ?
M. le bourgmestre.- Comme vous le savez, la Ville de Bruxelles a obtenu le
label « Commune amie des animaux ». Ce label est décerné par la Région de
Bruxelles-Capitale pour des initiatives en faveur du bien-être animal. Dans ce
cadre, la Ville a développé un réseau de canisites et d’espaces pour chiens. En
effet, nous sommes d'avis de prévoir des endroits spécifiques clôturés pour les
chiens et de garder en priorité les espaces verts pour les familles et les enfants.
Notre règlement général de police suit cette logique selon laquelle les animaux
doivent être maintenus en laisse, et interdit d'introduire tout animal dans les
aires de jeux.
Les bikers ont effectué des passages réguliers parce qu'ils ont noté un afflux
plus massif que d'habitude dans le parc d'Egmont, apparemment. Ils ont constaté
à plusieurs reprises que les chiens n'étaient pas tenus en laisse. Ils ont, dans un
premier temps, privilégié une approche préventive et informative à l'égard des
maîtres peu respectueux en les exhortant à respecter les réglementations en
vigueur.
Entre-temps, une phase répressive a été mise en place et d'ores et déjà, quatre
procès-verbaux ont été dressés. Les services de police sont intervenus pour
donner suite à des plaintes émanant de riverains qui désiraient passer un
moment tranquille dans ces lieux, mais aussi à la demande de Bravvo et de
jardiniers qui, face à ce problème, ont tenté de dissuader des maîtres de chiens
peu respectueux, sans trop de succès, et ont manqué de se faire mordre.
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Pour le moment, une seule SAC a été infligée en 2023 sur la base d'un PV pour
infraction à l'article 110 du Règlement général de police. L'amende était de 75 €.
Elle n'a pas été contestée et a été payée. Voilà ce que je peux vous dire sur cette
affaire.
M. Weytsman.- En fait, il y a deux difficultés. La première est que, dans le
quartier, il n'y a pas beaucoup d'espaces de liberté. J'ai évolué sur la question
des endroits clôturés. Je l'ai déjà dit en début de législature, quand j'étais
président des logements sociaux. On en a créé au Foyer laekenois, à mon
initiative d'ailleurs, et je trouvais que ce n'était pas un grand succès, parce que
ces espaces sont souvent petits. Les maîtres qui y vont ne sont souvent pas en
capacité de rappeler leur chien. Au square Gutenberg, l’espace pour chiens ne
ressemble plus à rien et c'est le cas dans beaucoup de quartiers. Donc, je
privilégie plutôt ce que fait Bruxelles Environnement, à savoir placer trois ou
quatre piquets à des endroits où les chiens peuvent être laissés en liberté.
Évidemment, il relève de la responsabilité du maître de s'assurer que son chien
obéit à son appel. À ces endroits-là - je ne sais pas s'ils sont mieux entretenus -,
il y a moins de trous. Cela ressemble plus à un parc classique. Par ailleurs, il n'y
a pas grand-chose dans ce quartier.
M. le bourgmestre.- On nous dit que c’est l’afflux de gens d'autres quartiers
qui a entraîné les plaintes des riverains. Apparemment, c'est devenu un lieu de
rendez-vous relativement massif. Je ne suis pas allé voir sur place. C'est ce que
nous disent nos équipes. Ce sont nos équipes qui ouvrent et ferment le parc.
C’est l’un des seuls parcs que nous ouvrons et fermons. Il y a eu un afflux
soudain. Ce ne sont pas quatre ou cinq riverains qui viennent promener leur
chien. Ils se retrouvent parfois en très grand nombre. C'est surtout cela qui pose
problème, à mon avis.
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Dans un petit parc comme le parc d'Egmont, cela devient un vrai problème
d'absorption. Il est assez fréquenté parce que, comme vous le dites, il n'y a pas
beaucoup d'espaces verts dans cette zone. Je pense qu'il y a eu plus de plaintes
parce qu'il y a plus de propriétaires qui y lâchent leur chien. C’est ce que j'ai
compris des travailleurs de la Ville qui nous ont relayé le problème.
M. Weytsman.- Je suis convaincu qu'un peu partout dans les espaces verts, il y
a eu plus de rencontres entre propriétaires d’animaux pendant la crise du Covid.
J'entends ce que vous dites, mais ce n'est pas l'expérience que j'en ai. Je n'ai
rencontré que sept ou huit propriétaires, qui n’habitent pas très loin, par
exemple au début de l'avenue Louise.
J'entends qu’il faut faire respecter le règlement de police. Une tolérance reste
une tolérance, pour autant que tout se passe bien. Je ne fais certainement pas
appel à vous pour trouver un espace à grillager. Je vous ai donné mon point de
vue sur ces espaces clôturés. Mais peut-être pourrait-on essayer d'être innovants.
C'est ce que proposent les propriétaires. D'autres communes le font en fixant des
horaires, par exemple entre 18h et 20h en hiver, quand le parc est peu utilisé. Je
soumets cette idée au Collège. Les propriétaires y seraient très favorables. Je
crois qu'ils sont soucieux, parce qu'ils habitent le quartier, de trouver cet
équilibre.
Il est évident, pour moi, qu'on ne doit pas laisser son chien en liberté dans les
espaces verts un dimanche, en été, de midi à 17h, parce qu’on doit pouvoir
profiter de ces espaces verts. Ce n'est pas noir ou blanc. Il y a peut-être une
possibilité, que je laisse à la discrétion du Collège, de trouver une solution pour
éviter que ces personnes ne continuent à recevoir des amendes. Par ailleurs,
vous m'avez dit qu'il n'y avait eu qu'une seule amende.
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M. le bourgmestre.- Oui, en 2023. Il y a eu quatre PV faisant suite au récent
contrôle. Ces PV donnent lieu à des SAC qui peuvent être contestées. Donc, je
ne sais pas encore ce qu’il va se passer.
Actualiteitsvragen van mevr. AMPE en van de heer WEYTSMAN over
subsidies voor de vzw The Friends of Brussels
Questions d’actualité de Mme AMPE et M. WEYTSMAN concernant des
subsides à l’ASBL The Friends of Brussels
Mevrouw Ampe.- Ik heb een vraag over het stopzetten van de subsidies aan de
organisatie The Friends of Brussels. Dat is een organisatie die opgericht is door
een gemeenteraadslid van de PS, hier aanwezig, en die een imam heeft
uitgenodigd in het Brussels Parlement. Die imam heeft daar koranverzen zitten
citeren, onder andere een soera die oproept tot het doden van de Joden. het is
enorm shockerend dat dit mogelijk is in het Brussels Parlement en daarom zou
ik willen vragen dat de organisatie die dit heeft mogelijk gemaakt, blijkbaar op
uitnodiging van een PS-ondervoorzitter van het Brussels Parlement, Hasan
Koyuncu, niet langer gesubsidieerd wordt. Tenzij dat mijn informatie fout is.
Maar volgens de informatie die ik kreeg zou The Friends of Brussels toch 2.940
euro gekregen hebben in de voorbije drie jaar, dus ik hoop dat u mij kan zeggen
dat deze informatie niet klopt, want ik vind het absoluut niet kunnen dat er steun
wordt gegeven aan een organisatie die zoiets organiseert. Dank u.
M. Weytsman.- Cela s'est passé au Parlement régional, et non dans cette
assemblée. On a quand même tous été émus. D'ailleurs, je lisais dans la presse
que des réunions s’étaient tenues au Parlement et que ce dernier allait prendre
des dispositions et apporter des modifications réglementaires.
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On organise tous des visites du Parlement. Je suis parlementaire et j'en ai déjà
organisé. Je présume qu'on organise aussi des visites de cette assemblée. Pour
ma part, j'en ai organisé une. Monsieur le Bourgmestre, je voudrais simplement
m'assurer qu'on rappelle le règlement, que ce règlement soit respectueux d'une
certaine forme de neutralité et qu'on n'ait pas ce type d'expression au sein de
notre assemblée. Je vous interpelle directement pour savoir quel est le règlement
en application à la Ville de Bruxelles.
De heer Hellings, schepen.- Beste mevrouw Ampe, ik wil van de gelegenheid
gebruikmaken om te bevestigen dat de Stad Brussel de vzw The Friends of
Brussels steunt. Zoals vermeld in de vraag, kan ik bevestigen dat de Stad deze
futsalclub, die interessant sociaal en sportief werk verricht voor jongeren in
onze volkswijken sinds 2021, op mijn initiatief subsidieert. Daarnaast geven we
aan The Friends of Brussels speeluren in de sporthal van Laken. Ik ben heel fier
dat deze club jongeren helpt om aan sport te doen. We werken dus regelmatig
samen met deze vzw, waarvan het hoofdkantoor gevestigd is in de Pijlstraat in
onze Gemeente. Verwar deze club niet met een andere vzw, mevrouw Ampe, die
Friends of Brussels heet en waarvan het hoofdkantoor in de Zuidstraat is
gevestigd. Friends of Brussels, zonder "the", dus. Een eenvoudige controle op
de Kruispuntbank van Ondernemingen had u dat kunnen leren. Als schepen van
Klimaat en Sport financier ik de vzw op de Zuidstraat dus niet. In tegenstelling
tot wat u dit weekend op X, ex-Twitter, schreef, en om uw exacte woorden te
gebruiken: geen enkel "geld van de Stad Brussel werd gebruikt om de imam uit
te nodigen en predikingen uit te voeren in het Brussels Parlement". Uw
uitspraken waren ongegrond, vals en bovenal kwaadwillig. Ik verwacht dan ook
dat u uw excuses nu aanbiedt aan de betreffende sportclub The Friends of
Brussels.
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M. le bourgmestre.- Monsieur Weytsman, hormis les réunions du Conseil
communal ou de groupes, on a voté, le 15 janvier, un point 6 sur l'utilisation des
salles du Brucity par les associations. Il est clair que les activités qui se
déroulent dans les salles de réunion ne peuvent en aucun cas contrevenir aux
objectifs de la Ville de Bruxelles. Sont interdites les activités dont le caractère
et/ou le contenu portent atteinte à l'ordre public ou aux bonnes mœurs. En aucun
cas les salles de réunion ne pourront être utilisées à des fins politiques (sauf ce
que nous faisons aujourd'hui, bien entendu), idéologiques ou religieuses. Le
règlement est assez clair.
Mevrouw Ampe.- Dank u wel, meneer de Schepen, om de verwarring uit de
wereld te helpen. Ik heb mij gebaseerd op foute informatie. Sorry.
M. Weytsman.- On doit tous être particulièrement vigilants quand on accueille
ce type de rencontres, surtout parce qu’elles donnent parfois lieu à des
expressions auxquelles on n'est pas associés nous-mêmes. Il est bon de rappeler
le règlement encadrant l'utilisation de cette assemblée. C'est ce qu’il vient d'être
fait au Parlement régional bruxellois.
Si je comprends bien, une modification du règlement est attendue pour garantir
que de telles visites ne donnent pas lieu à des prêches, pour le dire simplement,
quelle qu’en soit l'origine.
M. le bourgmestre.- Je veux être clair. Au titre de responsable des cultes, je
rencontre constamment des représentants de ces cultes dans le cadre de ma
fonction. Des gens diront que j’ai rencontré un représentant de l'Église
catholique, un protestant, un imam, un rabbin, etc., mais cela m'arrive tout le
temps, et c'est normal. C'est mon job en tant que responsable des cultes. Cela
vaut aussi pour les fabriques d'église ou tout financement. Une cérémonie
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religieuse ne peut pas avoir lieu dans ce bâtiment.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Lundi 11 mars 2024
- à 13h30 : sections ordinaires
- à 17h : premier comité secret avec un dossier disciplinaire
- à 17h30 : séance publique suivie d’un second comité secret.
Mme la présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 21h.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u.