Bruxelles-Ville — Monday, 13 October 2025
📄 Download official report (PDF) →
City Council Meeting — 2025-10-13
Source: Official PDF
Page 1 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 13 octobre 2025
Openbare vergadering van maandag 13 oktober 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h15 sous la présidence de M. Alain
Courtois, Président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u15 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
M. Zian.
M. le Président.- Conformément à l'article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
Communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 22/09/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
22/09/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 120, 121, 124 à 129,
132 à 138, 141, 143 et 144 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
09/10/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Page 2 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 120, 121,
124 tot 129, 132 tot 138, 141, 143 en 144, vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 09/10/2025.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 109 à 119,
122, 123, 130, 131, 139, 140, 142 et 147 à 168 repris au supplément à cet ordre
du jour, daté du 09/10/2025, ainsi que le point 169 repris à l'addendum à
ce supplément.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 109 tot 119, 122, 123, 130, 131, 139, 140, 142 en 147 tot 168 vermeld
in het bijvoegsel bij de agenda dd. 09/10/2025, en met het punt 169 vermeld in
het addendum aan het bijvoegsel.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications - Mededelingen
Communication de décisions prises par l'autorité de tutelle - Mededeling
van beslissingen van de toezichthoudende overheid
M. le Président.- J’informe les membres du Conseil communal de la lettre
ministérielle du 24/09/2025 approuvant le compte 2024 de la Régie foncière des
propriétés communales adopté par le Conseil communal en sa séance du
23/06/2025.
Ik stel de leden van de Gemeenteraad in kennis van de Ministeriële brief van
24/09/2025 houdende de goedkeuring van de rekenig 2024 van de Grondregie
aangenomen door de Gemeenteraad in zitting van 23/06/2025.
Pris acte
Akte genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
Page 3 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance des comptes et du rapport de gestion annuel 2024 de l'asbl BME.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
rekeningen en het jaarverslag 2024 van de vzw BME.
Pris pour information
Kennis genomen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance du bilan 2023/2024 de l'asbl Entreprendre Bruxelles.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de balans
2023/2024 van de vzw Ondernemen Brussel.
Pris pour information.
Pris pour information
Kennis genomen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in de
rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van de volgende
verenigingen :
- Schola ulb asbl, au 31/12/2023 et au 31/12/2024, Schola ulb vzw, op
31/12/2023 en op 31/12/2024 ;
- Les Nouveaux Disparus asbl, au 31/12/2023 et au 31/12/2024, Les Nouveaux
Disparus vzw, op 31/12/2023 en op 31/12/2024 ;
- Brussels By Night Federation en abrégé BBNF asbl, au 31/12/2024, Brussels
By Night Federation en abrégé BBNF vzw, op 31/12/2024 ;
Page 4 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
- La Maison de la Littérature de Jeunesse Le Wolf asbl, au 31/12/2024, La
Maison de la Littérature de Jeunesse Le Wolf vzw, op 31/12/2024 ;
- Ferme du Parc Maximilien asbl, au 31/12/2024 ;
- Pro Velo asbl, au 31/12/2024, Pro Velo vzw, op 31/12/2024 ;
- Musée juif de Belgique asbl, au 31/12/2024, Joods Museum van België vzw,
op 31/12/2024 ;
- Refuge Bruxelles asbl , au 31/12/2024, Refuge Bruxelles vzw, op 31/12/2024 ;
- Womenpreneur asbl, au 31/12/2024, Womenpreneur vzw, op 31/12/2024.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales - Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint. Elle a été
complétée par une question d'actualité de M. BAUWENS relative à l'annonce
du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de supprimer la gratuité
des fournitures scolaires.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform. Het werd
aangevuld met een actualiteitsvraag van dhr. BAUWENS betreffende de
aankondiging van de regering van de Franse Gemeenschap om de gratis
schoolbenodigdheden af te schaffen.
Communication de service - Dienst mededeling
Page 5 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
M. le Président.- Le point 35 de l'ordre du jour sera abordé en comité secret.
Het punt 35 van de agenda zal in besloten vergadering worden besproken.
Le point 155 de l'ordre est retiré à la demande des services.
Het punt 155 van de agenda wordt ingetrokken op vraag van de diensten.
Pris pour information
Kennis genomen
Remise de la médaille d’honneur de la Ville de Bruxelles à MM. Julien
Vande Weyer, Théo Vandevelde et Nassim Taik
M. le Bourgmestre.- On a prévenu les chefs de groupe qui, je l’imagine, auront
aussi envie de dire un petit mot. Vous le savez, on est tous très attachés à nos
institutions. Parmi nos institutions - cela dépasse le clivage entre majorité et
opposition -, il y a nos hôpitaux publics. On a eu l’occasion de le dire pendant la
crise du Covid et on s’en rend compte tous les jours : les personnels de nos
hôpitaux font un métier incroyable.
Ils soignent tout le monde et avec la même excellence, et ils font un métier
d’autant plus incroyable qu’ils sont de plus en plus exposés. Malgré les mesures
que nous prenons, ils décident de soigner tout le monde et, parfois, cela a des
conséquences sur leur intégrité physique et morale. Il s’agit aussi d’injures de la
part de personnes parfois totalement et parfois pas du tout conscientes de leurs
actes. Toujours est-il que les personnels des hôpitaux ne doivent pas être les
victimes de la solidarité dont ils font preuve dans leur métier.
Nous avons proposé - je remercie le Conseil de l’avoir accepté - de recevoir
Page 6 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Julien Vande Weyer, Théo Vandevelde, infirmiers, et Nassim Taik, gardien de
sécurité de l’hôpital Saint-Pierre, parce qu’ils ont subi une agression absolument
incroyable qui nous a tous choqués et qui a beaucoup choqué leurs collègues,
qui ont exprimé directement leur solidarité. Cela a été un choc. Le service des
urgences de Saint-Pierre donne l’impression d’une espèce de sanctuaire de la
médecine, de l’aide sociale, de la prise en charge et de la bienveillance. Malgré
cela, ce métier est devenu un métier à risque, ce qui est inacceptable. En les
recevant ici, nous honorons Julien Vande Weyer et Théo Vandevelde, ainsi que
Nassim Taik pour son courage. Théo Vandevelde nous a dit qu’il considérait les
équipes de sécurité comme faisant partie du service des urgences de Saint-
Pierre.
Je rappelle que les urgences de Saint-Pierre, ce sont plus de 80.000 passages par
an. C’est énorme ! Cela doit être le premier service de garde du pays. Bravo,
Monsieur Nassim Taik, d’avoir réagi si vite, parce qu’on ne sait pas ce qu’il se
serait passé si vous ne l’aviez pas fait avec sang-froid.
Votre courage et votre solidarité, vous l’exercez tous les jours et à travers vous,
nous saluons toutes ces personnes dont on ne connaît pas toujours le nom ni le
visage, qui soignent toute la population dans les hôpitaux en général, dans nos
hôpitaux de proximité, nos hôpitaux publics. Dans ces lieux, excellence et
accessibilité aux soins ne sont pas deux mots contraires, mais bien l’expression
d’une philosophie.
Dans ce Conseil, on doit voter des garanties pour nos hôpitaux et, je dois le dire,
cela se fait majorité et opposition. De temps en temps, on peut avoir des
discussions tranchées, mais quand il y a ce genre de débat, on est unis parce
qu’on connaît votre boulot.
L’ensemble des membres du Conseil a souhaité vous recevoir pour vous
Page 7 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
remercier et vous dire aussi que c’est à nous de prendre des mesures concrètes.
Avec votre direction et Christophe Soil, on réfléchit à remodeler les urgences.
Vous avez tout de suite eu la force de dire qu’on n’allait pas installer un portique
d’aéroport au service des urgences, que ce n’était pas envisageable. On avait
déjà deux gardiens présents et M. Taik est intervenu tout de suite.
En même temps, cela doit nous interroger sur la santé mentale dans notre
société, qui se dégrade. On a affaire à des cas de plus en plus lourds, pour
lesquels on ne trouve pas de solution. On demande parfois à l’hôpital de mettre
un emplâtre sur des problèmes sociaux qui ne dépendent pas toujours de lui et
pour lesquels il n’a pas non plus la solution.
Vous êtes toujours là, malgré ce qu’il s’est passé. C’est impressionnant parce
que ce n’est pas simple à vivre. Personne ne peut se mettre à votre place,
d’ailleurs. La Ville, fondateur de ces hôpitaux, continue à en être le principal
soutien. Il est important de l’évoquer dans ce Conseil, au-delà de nos débats
démocratiques, et de vous rendre hommage.
Le procureur du Roi a décidé d’une procédure particulière pour laquelle le CHU
Saint-Pierre va mener un projet pilote. Les insultes, les coups et les pressions
psychologiques ne sont pas acceptables. Une procédure simplifiée permettra au
moins de déposer une plainte comme personne lésée, que le parquet s’engagera
à poursuivre. La suite, ce peut être convoquer la personne pour lui demander si
elle se rend compte de ce qu’elle a fait, par exemple injurier quelqu’un qui
essayait de la soigner, simplement parce qu’elle a dû attendre une heure du fait
d’un cas plus compliqué.
Il est important de rappeler que vous n’êtes pas les punching-balls de la société.
Page 8 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Vous êtes là pour aider les gens. Cela nous semblait extrêmement important de
vous recevoir ici. Vous êtes à nouveau debout, mais ces faits ont dû être
extrêmement traumatisants et on ne souhaite à personne de les vivre. Nous vous
honorons pour cela, mais nous voulons également honorer toute la profession,
nos hôpitaux et tous les personnels de soins qui font un travail incroyable. Nos
sociétés ne seraient pas seulement vacillantes, elles s’écrouleraient, si vous
n’étiez pas là pour offrir à notre population ce qu’elle mérite, à savoir la
meilleure santé possible. On voulait vous remercier pour cela.
(Applaudissements sur tous les bancs)
M. Weytsman.- Comme M. le bourgmestre l’a dit, nous sommes très honorés
d’être ici devant vous, le Collège, les membres du Conseil communal, majorité
et opposition, pour saluer un acte de bravoure. Dans une société qu’on dit
parfois fracturée et repliée sur elle-même, c’est impressionnant, c’est inspirant,
c’est bouleversant de savoir qu’au quotidien et dans ces situations de bravoure,
certains laissent un peu d’eux-mêmes pour assurer la sécurité ou la liberté
d’autres.
En vous regardant, M. Taik, cher Nassim, je souhaite, au nom de mon groupe,
mais aussi certainement de l’ensemble du Conseil communal, vous dire merci.
Peut-être, comme vous l’avez dit, cela vous semblait naturel, mais toujours est-
il que cela reste un acte qu’on peut qualifier d’héroïque. Vous avez décidé de
sauver la vie d’autres personnes, celles de Julien Vande Weyer et de Théo
Vandevelde. Ce soir, ce que je souhaite vous dire, c’est qu’on est fiers. On est
fiers de vous remettre cette médaille à tous les trois parce qu’à travers vous, ce
sont les valeurs de courage et de solidarité qu’on va essayer de faire briller
aujourd’hui au sein de notre capitale.
Ce drame qui est arrivé à l’hôpital Saint-Pierre doit nous rappeler avec force
Page 9 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
que vous êtes cette première ligne, la première ligne humaine, médecins,
infirmiers, policiers, pompiers, enseignants, facteurs, qui affronte chaque jour ce
genre d’actes et doit parfois travailler dans des conditions difficiles. Votre
engagement mérite tout notre respect, mais aussi des actes, des engagements et
des actions concrètes. C’est ce que nous essayons de faire au sein de ce Conseil
communal et dans cette majorité.
Bien avant ce gravissime incident, nous étions en train de réfléchir au CPAS,
avec la direction de l’hôpital Saint-Pierre, au réaménagement des urgences,
notamment. Nous allons continuer dans cette direction pour faire en sorte que
votre travail puisse être mené dans de meilleures conditions pour venir en aide,
comme vous le faites au quotidien, aux personnes les plus vulnérables de notre
société. Encore un grand merci à vous trois.
(Applaudissements)
M. Hellings.- C’est l’entièreté du Conseil qui salue votre acte de courage et de
bravoure. Depuis l’opposition, nous reconnaissons aussi ce que vous avez posé
comme acte pour sauver vos collègues, pour sauver l’hôpital public. Au sein de
ce Conseil, on vote des budgets pour faire en sorte que la médecine publique
soit accessible à tous. Il faut continuer à le faire. Il faut qu’on vous écoute pour
savoir ce qu’il faut changer dans les processus de sécurité, pour faire en sorte
que ce qu’il vous est arrivé n’arrive plus jamais.
Il faut aussi qu’on travaille, de façon plus générale, à faire en sorte que vous
ayez à gérer moins de cas pénibles de personnes à problématiques de santé
mentale, en particulier. Or on sait que le niveau de santé mentale a faibli depuis
la crise de la Covid.
Pour cela, merci. Merci aussi de continuer à travailler au CHU Saint-Pierre,
Page 10 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
parce que votre métier n’est pas facile et vous avez démontré qu’on pouvait le
faire avec grand courage et avec beaucoup de fierté.
(Applaudissements)
M. Bauwens.- On dit toujours, au PTB, que « seul le peuple sauve le peuple ».
Vous en êtes la preuve. Ce sont les gens de terrain qui soignent au jour le jour,
qui font le travail d’infirmier, de médecin, d’agent de sécurité, de nettoyeur, tout
le personnel de l’hôpital Saint-Pierre, l’hôpital public, qu’on doit saluer ce soir.
On fait partie de ce groupe qui vous salue, vous rend hommage et dit que « seul
le peuple sauve le peuple ».
Pendant la crise du Covid, tout le monde a applaudi ceux qui sauvaient le
peuple, les éboueurs, les travailleurs, les personnels de santé, etc. Vous méritez
un gouvernement et une commune qui font plus que saluer et qui donnent les
moyens nécessaires aux personnels pour qu’ils bénéficient des conditions de
travail dont ils ont besoin pour bien soigner les gens. C’est pour cela aussi
qu’on continue à s’engager au Conseil communal.
(Applaudissements)
M. Maimouni.- Avant toute chose, je tenais à vous définir par un seul mot. Ce
mot, c’est héros. Car la distinction entre une personne lambda qui fait son
travail et un héros, c’est qu’un héros a la capacité de faire passer la sécurité des
autres avant la sienne, chose que de moins en moins de personnes ont le courage
de faire. Je tenais à le saluer.
Je tenais aussi à saluer votre sang-froid, votre détermination. Je sais ce que
Page 11 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
c’est, en tant qu’ancien agent de sécurité, de devoir gérer la frustration, le
désarroi et la colère des gens, de se sentir impuissant face à de telles réactions.
M. le bourgmestre l’a souligné, nous faisons face à une montée de la maladie
mentale. Je tiens aussi à rappeler que, si notre société est malade, c’est parce
qu’en tant que politiques, majorité comme opposition, nous avons, d’une
certaine manière, failli à nos devoirs. Si la société est de plus en plus mal et que
des personnalités comme les vôtres doivent faire preuve d’un tel courage, cela
signifie que nous devons nous remettre en question.
Je pense qu’il est important d’ouvrir le débat et d’envisager, par exemple, une
antenne de police dans tous nos hôpitaux sur le territoire de la Ville, avec la
présence a minima de deux agents de police. Je ne vais pas vous le rappeler, très
régulièrement, des inspecteurs sont présents sur place pour « des vues et
soignées », comme on les appelle, face à des crises hystériques et psychiatriques
majeures. Ce débat devrait voir le jour prochainement, car il aurait tout son
sens. Encore une fois, au nom de la Team Fouad Ahidar, je tenais à vous saluer
et à vous dire bravo.
(Applaudissements)
M. Moussa Diallo.- Je voudrais simplement vous dire merci, car il n’y a pas
d’expression plus illustrative de notre satisfaction face à ce que vous avez fait.
Je voudrais aussi vous dire merci parce qu’à trois, vous personnifiez une
jeunesse bruxelloise qui, dans sa diversité, ose assumer une telle responsabilité.
Cela inspirera les jeunes quant au sens des responsabilités.
Bravo ! Vous êtes Bruxelles, vous êtes à l’image de Bruxelles. Vous avez fait du
Page 12 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
bien, que vous en soyez remerciés pour l’éternité.
(Applaudissements)
M. Vande Weyer.- Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les élus,
chers collègues, cette médaille de reconnaissance est un honneur qu’on reçoit
avec énormément d’émotion, mais c’est avant tout au nom de toute l’équipe des
urgences du CHU Saint-Pierre que je me tiens ici devant vous.
Car ce qu’il s’est passé ce jour-là, je ne l’ai pas vécu seul. Je l’ai traversé
entouré d’infirmiers, de médecins, d’agents d’accueil, d’agents de sécurité, de
collègues qui, malgré la peur, ont continué à faire ce qu’ils font chaque jour :
protéger, soigner et accueillir.
Cet événement nous a rappelé une réalité que beaucoup connaissent. Nos
urgences sont en première ligne à la fois médicalement et socialement. Chaque
jour, nous accueillons des centaines de personnes dans un espace qui n’a plus la
taille ni les moyens d’assumer la charge humaine et logistique qu’on lui confie.
Nous avons besoin d’investir, dans la sécurité bien sûr, pour protéger le
personnel et les patients, mais aussi dans les infrastructures, afin de permettre
un accueil digne et sûr pour tous. Nous continuons à avoir besoin de votre
soutien sur ce sujet.
Merci, Monsieur le Bourgmestre, d’avoir éclairci le fait qu’on puisse avoir des
bâtiments, prochainement, de la Ville de Bruxelles. À l’approche de la période
hivernale, je voudrais également attirer l’attention du Conseil communal sur un
enjeu qui me tient particulièrement à cœur en tant qu’assistant social, celui du
grand froid. Nous ne pouvons pas collectivement accepter que des personnes
soient remises à la rue par des températures négatives. C’est une responsabilité
Page 13 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
morale, mais aussi politique, de ne laisser personne dehors.
Comme chaque année, l’hôpital prendra sa part de responsabilité, mais vous
devez donner les moyens aux institutions compétentes d’assurer un accueil
digne pour tout un chacun.
Je voudrais aussi prendre un moment pour remercier ma famille, mes amis, mes
enfants et ma compagne Fanny, qui m’a supporté tout au long de cette terrible
aventure, et mes collègues ici présents à mes côtés qui, au quotidien, sont
toujours à leur poste. Leur soutien, leur patience et leur amour m’ont
énormément aidé à traverser cette période difficile. Ils ont été là dans les
moments d’inquiétude et de doute, et continuent à l’être au quotidien.
Enfin, je voudrais rendre hommage à tous les travailleurs hospitaliers,
infirmiers, médecins, aides, agents, assistants sociaux, brancardiers, personnel
administratif, personnel d’entretien. Leur courage ne se voit pas toujours, mais
il se vit chaque jour. C’est ce courage quotidien, discret et collectif qui mérite
avant tout d’être reconnu.
Merci pour cette distinction et, surtout, merci à ceux et celles qui, chaque jour,
font tenir debout un hôpital public universitaire et une certaine idée de
l’humanité.
(Ovation debout)
(Staande ovatie)
M. le Président.- Merci, Monsieur Vande Weyer, pour vos paroles. J’espère
qu’elles seront entendues là où il le faut. Entre-temps, on va procéder à la
distribution de la remise des médailles par le Bourgmestre.
Page 14 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
(Il est procédé à la remise de la médaille d’honneur de la Ville de Bruxelles à
MM. Julien Vande Weyer, Théo Vandevelde et Nassim Taik)
M. Bauwens.- Cette cérémonie me permet de rebondir sur le fait qu’on a
introduit une question sur le plan grand froid, qui nous a été refusée sous
prétexte que cela relève du CPAS. Cela m’étonne, parce qu’ici-même, au
Conseil communal, on présente le plan grand froid comme un point essentiel de
la lutte contre la précarité.
M. le Président.- La question n’était pas à l’ordre du jour. Les personnes qui
doivent y répondre n’ont pas eu le temps de préparer leur réponse. Je vous
suggère de remettre cette question au 17 novembre, date du prochain Conseil.
M. Bauwens.- Le problème est plus global. Il y a deux autres questions qui ont
aussi été refusées et je trouve que cela devient problématique, parce que ce n’est
pas la première fois. Il y a une question de mon collègue Al Khayari sur des
problèmes de logement, de compréhension de factures, de problèmes de service
dans les logements du Foyer laekenois. On nous dit que cela relève du conseil
d’administration. On a posé une question sur les éventuels logements sociaux
prévus à Tour & Taxis, et on nous a dit de nous adresser à « certaines
instances ». Je trouve qu’il y a une tendance exagérée à ne pas vouloir mener les
débats sensibles en public, au Conseil communal.
Le débat sur le grand froid, il n’y avait aucune raison de le refuser, mais
vraiment aucune, parce que dans l’actualité, cela concerne bien plus que le
CPAS. On le voit dans les métros, dans les hôpitaux, dans les rues, il y a de la
pauvreté partout. Dire que c’est une question qui relève uniquement du CPAS
est injustifié.
Page 15 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Les factures de logement, c’est une problématique répandue. Chaque fois que je
rencontre des gens des logements sociaux et du Foyer, ils me disent qu’ils
n’arrivent pas à recevoir des réponses, qu’ils ont des problèmes de facture,
qu’ils ne comprennent pas, qu’il y a de l’humidité, etc. Et quand on veut mener
ce débat ici, on nous le refuse.
On ne veut pas mener de débats gênants devant les caméras. Ce n’est pas la
première fois et je veux éviter que cela ne se reproduise.
M. le Président.- Monsieur Bauwens, on a compris votre argumentation et j’y
suis sensible.
M. Maimouni.- Je voudrais souligner la pertinence du point de M. Bauwens.
Appelons un chat un chat : il s’agit d’une censure démocratique. Ce n’est pas la
première fois, effectivement. J’ai demandé à ce Conseil où était la version
complète et non tronquée du Conseil communal du mois de juin. Il m’a été
confirmé par le service technique qu’elle existait. Je ne comprends pas qu’elle
ne soit pas à nouveau « uploadée » sur le site de la Ville de Bruxelles. J’aimerais
avoir une réponse claire sur ce point. Je vous remercie.
M. Bauwens.- Pourrais-je aussi recevoir une réponse aux deux autres questions
refusées ?
M. le Président.- On va travailler dans l’ordre. Les questions viennent après
l’agenda qui nous est soumis. On y reviendra tout à l’heure. Je vais suivre
l’agenda normalement, si vous le permettez, parce que j’aime faire les choses
dans l’ordre.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Page 16 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 7 – Punt 7
Mevrouw Stoops.- Dit punt gaat over een klein treintje van 8 personen dat 25
km/u kan gaan en dat privatief ingezet wordt voor Jeux d’Hiver. Het wordt
nergens anders voor gebruikt – als ik het goed heb – dan voor de dancing in het
Ter Kamerenbos. Ik neem aan dat dat wel iets te maken heeft met recht op de
nacht – en misdaadpreventie en dies meer. Ik vroeg mij af in hoeverre dat de
interpretatie van de wegcoderegels daarin opgenomen is en ik bekeek ook nog
eventjes een punt dat we op 18 september behandeld hebben, punt 8. Daar was
tijdelijke ordonnantie van de politie voor mobiliteitsregels waarbij een
studiebureau ook alternatieve tabellen moest bestuderen met meerdere criteria
om verschillende vervoerswijzes te vergemakkelijken. Ik vroeg mij gewoon af:
als andere uitbaters of andere personen of wie dan ook in de Stad zulke
aanvragen doen, hoe u en uw College daarmee omgaan. Is dat eenmalig of
wordt dat verder ingezet? Ik stel mij daar wel vragen bij. Dank u wel.
M. le Bourgmestre.- Du fait de l’ordonnance sur le bois, on doit trouver une
qualification pour une espèce de petite voiturette de golf qui a été mise en
service. Vous savez qu’il y a eu des viols dans le Bois de la Cambre. On a
heureusement arrêté les auteurs et je remercie la police de Bruxelles qui a fait
un travail incroyable avec le parquet dans ce dossier.
Pour protéger, notamment, de très jeunes filles, on a discuté avec les exploitants
des Jeux d’hiver sur la façon de sécuriser les choses la nuit. Ils ont pris à leur
charge la surveillance des points où les gens se retrouvaient (parking, transports
Page 17 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
en commun, avenue Lloyd George). Entre les Jeux d’hiver et l’entrée du bois,
avenue Lloyd George, une sorte de voiturette de golf à huit places transporte les
clients pour leur éviter de faire de mauvaises rencontres, en plus des rondes de
la police. Je le répète, on a arrêté les auteurs des faits et c’est une bonne chose,
mais dans l’urgence, on a mis ce dispositif en place.
Pour régulariser la présence de ce véhicule dans le bois, où il n’y a pas de
circulation automobile à ce moment-là, il faut recourir à un dispositif de
circulation routière qui existe, à savoir le train touristique. Ce n’est pas un train
touristique, mais cette voiturette mise en service depuis les faits sécurise
beaucoup les choses et on souhaite la maintenir. Ici, on officialise son utilisation
pour les exploitants. Je répète qu’elle est totalement à la charge de ces derniers.
Mevrouw Stoops.- Ik wil de Burgemeester bedanken voor zijn antwoord, maar
ik snap ook wel dat je dan snel moet zijn. En als wij een aantal zaken zoals
toeristentreintjes al in ons wetgevend kader hebben, dat we dan ook misschien
nu gaan moeten bekijken hoe we andere dispositieven invoeren zodat we wel
een kat een kat kunnen noemen. Ik ben ook al blij dat die kaders inderdaad
gemaakt zijn, het zullen ook niet de eerste en de laatste zijn. Dus dat er zaken
gebeuren die vrouwen en meisjes en eigenlijk iedereen een veilig nachtleven
kunnen doen beleven; dat is goed. Maar we moeten wel kijken hoe we daarmee
omgaan.
Points 8 et 10 – Punten 8 en 10
M. Hellings.- Le point 8 vise une avance de trésorerie pour Brugmann. Nous
allons évidemment la voter. Le point 10 concerne une caution pour un prêt du
LHUB, le laboratoire de nos hôpitaux publics, à hauteur d’un million d’euros
auprès de la banque Belfius.
Page 18 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
J’aurais voulu savoir quel était le montant total des avances de trésorerie de la
Ville de Bruxelles, comme celle qu’elle accorde à juste titre à Brugmann. Il faut
pouvoir payer les salaires.
Ensuite, j’aurais aimé connaître le montant total des cautions apportées, comme
ici pour le LHUB. Cela a-t-il un impact sur le taux des emprunts à court terme,
sachant que la Ville de Bruxelles, au-delà de garantir sa propre dette, doit
garantir celle des autres ? J’aurais aimé savoir à quel taux la Ville emprunte
actuellement à court terme.
M. le Bourgmestre.- Les taux actuels sont les suivants :: un mois, 2,316 % ; 2
mois, 2,387 % ; 3 mois, 2,450 % ; 6 mois, 2,533 %. Évidemment, le fait que
nous nous portons caution améliore la façon dont les hôpitaux ou leurs satellites
peuvent emprunter. Nous avons garanti des emprunts à long terme pour plus de
738 millions, nos avances de trésorerie sont de 74 millions et les garanties pour
des avances de trésorerie sont de 62,5 millions. Cela n’a pas d’impact négatif, si
ce n’est que cela nous expose. En termes de trésorerie, c’est ce qui est le plus
compliqué. On est en train d’y travailler parce que les crédits à court terme ont
un peu diminué dans les hôpitaux, donc on doit avancer plus (CPAS et Ville)
que par le passé.
On continue de jouer notre rôle d’actionnaire ou, plutôt, de pouvoir gestionnaire
pour les hôpitaux. Voilà très précisément où on en est.
M. Hellings.- Merci pour ces informations. Il est très important de financer nos
services publics et nos hôpitaux en particulier. Je le répète, nous voterons ces
deux points. Il est important de constater que si on se porte garant d’institutions
publiques, cela abaisse notre note aux yeux des banques. Il est indispensable,
Page 19 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
dans ce cadre, de continuer d’envisager la création d’une banque de la Ville de
Bruxelles - non pas une banque publique, mais un système de prêt coordonné
entre les différentes institutions- pour prêter selon une méthode rapide et
efficace aux services publics, surtout parce que votre partenaire de majorité
envisage la privatisation d’une part importante de la banque des communes.
Il est indispensable de réfléchir à une banque de la commune pour pallier cette
future privatisation. Belfius ne doit pas être privatisée, car c’est Belfius qui vous
aide à remplir les caisses d’institutions parallèles comme les hôpitaux, qui
garantissent un service au public. Sans argent public, il n’y a pas moyen de
garantir un service public. Il faut créer cette banque de la Ville de Bruxelles
pour permettre des prêts plus faciles à nos institutions parallèles.
Point 9 – Punt 9
M. Bauwens.- Le point 19 vise l’octroi de 250.000 € au KVS. Vous avez
annoncé, en début de législature, que vous alliez couper dans les budgets de la
culture, dont celui du KVS. Le montant de 940.000 € a été réduit à 640.000 €.
On me signale que suite à cela, une série de mesures doivent être prises par le
KVS. Les membres du PTB anciennement présents au conseil d’administration
me demandent si les 250.000 € dont question sont octroyés maintenant ou s’il
s’agit d’une partie des 640.000 € qui ont été inscrits.
Qu’en est-il des engagements de la Ville dans la culture ? Maintenant que la
première année est écoulée, quand est-il prévu d’augmenter le montant du
soutien de la Ville de Bruxelles au KVS ?
M. le Bourgmestre.- Il est vrai qu’on divise en deux parties le subside de
Page 20 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
manière structurelle. Le KVS va recevoir les deux subsides, mais on a diminué
notre intervention en demandant au KVS de puiser dans ses réserves, tout
comme on l’a demandé au Théâtre du Parc. On a appliqué la même mesure aux
deux théâtres.
On réfléchit avec eux pour que cela n’affecte pas leur programmation future,
mais on ne va pas nier ce qui est une réalité budgétaire. Ce ne sera pas plus de
300.000 € économisés. Ils ne vont pas recevoir que 250.000 €. Je pense que cela
oscillera entre 250.000 € et 300.000 €, si je ne me trompe pas. D’ici à la fin de
la séance, je vous donnerai les chiffres exacts.
M. Bauwens.- Quand vous avez annoncé la coupe budgétaire pour le KVS,
vous avez dit que dans un an, on reverrait la situation. Un an après l’installation
de la nouvelle majorité, ce subside sera-t-il revu à la hausse, et quand ?
M. le Bourgmestre.- Je ne vais pas répondre maintenant sur nos intentions
budgétaires. Je ne répondrai sur aucun point à ce stade, puisqu’on est en pleine
discussion sur le budget.
Point 20 – Punt 20
M. Hellings.- Il s’agit d’un subside complémentaire de 100.000 € octroyé à
Brufête, qui accueille le Centre culturel congolais. Il s’agit d’une somme
importante, puisque le montant de base octroyé à Brufête pour le Centre culturel
congolais était, au budget 2025, de 220.000 €, soit une augmentation d’un tiers.
En section, j’ai posé la question de savoir pourquoi. Vos équipes m’ont répondu
que le nombre d’équivalents temps plein avait été mal estimé. J’entends bien et
je mets cela en parallèle avec le financement d’autres structures qui rendent un
Page 21 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
service au public, comme les Bains de Bruxelles qui se sont vu retirer 500.000 €
de dotation pour trois piscines.
Ici, il s’agit d’un Centre culturel qui joue un rôle important pour la culture
congolaise à Bruxelles, mais qui est relativement modeste si on le compare à
d’autres institutions comme les Bains de Bruxelles. Les Bains de Bruxelles ne
se voient pas attribuer de montant complémentaire pour financer le service
public, malgré 10 % de fréquentation en plus. On ne peut pas dire la même
chose pour les événements du Centre culturel congolais, en tout cas en matière
de fréquentation.
Or il manque cinq équivalents temps plein aux Bains de Bruxelles pour assurer
parfaitement la charge de l’ASBL. Est-ce que vous envisagez d’accorder à
d’autres ASBL culturelles, sportives ou autres, comme vous le faites pour le
Centre culturel congolais, une augmentation des subsides dans les mois qui
viennent ?
M. le Bourgmestre.- En appliquant cette augmentation, on arrive au même
montant que l’année passée, mais dans d’autres postes. Le subside égalité des
chances et le subside de la Régie pour la location sont passés en culture. Le
budget global du Centre culturel reste identique. Il est même en légère
diminution (2 %). On a procédé à des diminutions un peu partout, et cela vaut
aussi pour le Centre culturel congolais. Cette enveloppe est ajoutée parce que
les autres départements qui aidaient au financement du Centre culturel ne le font
plus. On a tout regroupé pour une question de lisibilité.
M. Hellings.- Le Centre culturel congolais a parfaitement le droit d’être financé
à une hauteur décente, je n’en disconviens pas, mais il y a deux poids, deux
mesures. Les moyens des Bains de Bruxelles ont diminué de façon drastique, à
Page 22 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
tel point que leur conseil d’administration va faire appel au marché bancaire
pour financer un prêt de 500.000 €, précisément le montant que cette nouvelle
majorité a retiré de la dotation de l’année précédente.
Je vous invite à refinancer de la même manière toute une série d’ASBL qui
rendent un service au public. Les trois piscines de la Ville de Bruxelles
accueillent des milliers de personnes. Elles ont autant le droit à la décence
budgétaire que le Centre culturel congolais.
Je constate à nouveau, Monsieur le Bourgmestre, à quel point les échevins et
échevines MR de ce Collège défendent mal leur budget, particulièrement en
matière de sport.
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 123 - Punt 123
M. Hellings.- Il s’agit d’un marché de services pour l’entretien de la pelouse du
stade Roi Baudouin. C’est un marché régulier et utile. Il s’agit d’un montant
significatif, mais qui court sur cinq ans. Il est donc tout à fait normal qu’il soit
de 2,5 millions €.
Il ne s’agit pas de la rénovation du terrain, mais de l’entretien. Est-ce que vous
envisagez, dans les mois ou les années qui viennent - puisque le stade n’est pas
très utilisé, ce serait intéressant que ce soit dans les mois qui viennent -, une
rénovation en profondeur du terrain, en particulier de son système de drainage ?
Page 23 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Je vous pose cette question parce que le marché d’entretien de la pelouse, entre
2012 et 2023, a fait l’objet de fraudes qui ont été constatées par le service des
sports il y a maintenant un an et demi. Il s’agit d’être particulièrement vigilants
dans l’application de ce marché. J’ai obtenu beaucoup d’informations en section
sur les mécanismes et clauses prévus dans l’actuel cahier des charges pour
détecter et empêcher qu’une nouvelle fraude ne se reproduise. J’aurais voulu
savoir si vous envisagiez, pour contrer les effets de cette fraude, une rénovation
en profondeur du terrain.
Est-ce que vous allez faire assumer cette rénovation en profondeur du terrain
par la partie fraudeuse, à savoir l’entreprise qui, entre 2012 et 2023, a entretenu
le terrain du stade Roi Baudouin tellement mal qu’aujourd’hui, il est dans un
piteux état ?
Mme Frelinx, échevine.- On se dirige vers un remplacement de la pelouse
actuelle par une pelouse hybride. Nous n’avons pas ajouté de clause relative à
une fraude, puisqu’il s’agit là d’une infraction.
M. Hellings.- C’est important, Madame Frelinx, parce qu’une entreprise s’est
enrichie pendant plusieurs années sur le dos de la Ville de Bruxelles. Il faudra
veiller à faire en sorte, lorsque vous attribuerez le marché, qu’il ne revienne pas
à une entreprise que la Ville de Bruxelles a attaquée en justice parce qu’elle
avait constaté une fraude.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Page 24 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 36 – Punt 36
Mme De Marte.- Madame Hariche, je vous remercie pour la présentation du
rapport annuel des ressources humaines, qui est très complet et riche en
informations. Il me tient à cœur de souligner les tendances positives de ces
dernières années, notamment le passage progressif de nombreux membres du
personnel de la catégorie D à la catégorie C. C’est le signe d’une volonté de la
majorité progressiste du mandat précédent d’améliorer la reconnaissance
statutaire et la valorisation du personnel communal, une orientation qu’Ecolo-
Groen a fortement influencée sous la mandature précédente.
Est-ce que l’actuelle majorité a l’intention de poursuivre dans cette voie que
nous jugeons positive ?
J’aimerais poser d’autres questions sur le rapport et les perspectives pour les
prochaines années. Un point qui m’a interpellée est celui de l’ancienneté des
employés qui partent de la Ville. Vous détaillez que 40 % des départs sont le fait
d’employés qui ont moins de cinq ans d’ancienneté. Cela me semble être un
pourcentage assez élevé. Pourquoi les employés ne restent-ils pas ?
Si vous avez fait une évaluation des causes, quelles sont les catégories les plus
affectées et quelles mesures sont envisagées pour augmenter la fidélisation des
employés et faire de la Ville un employeur plus compétitif ?
Le rapport mentionne 252 entrées en service et 264 départs en 2024. Est-ce que
Page 25 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
vous pouvez préciser la répartition de ces chiffres par métier, notamment pour
les jardiniers, les nettoyeuses et nettoyeurs, et les puéricultrices, qui constituent
une part essentielle du personnel de terrain ?
Sur la pyramide des âges, on sait que la tranche d’âge la plus élevée se situe
parmi les ouvriers, particulièrement les hommes de 51 à 60 ans. Quelles
mesures la Ville envisage-t-elle pour anticiper les nombreux futurs départs à la
retraite dans ces catégories ? Là aussi, comme Ecolo-Groen a tenté de le faire
sous la mandature précédente, il faut s’assurer qu’il y a une bonne préparation à
ce type de départ et que les services de la Ville continuent d’employer assez
d’ouvriers, notamment dans les métiers du jardinage et du nettoyage.
Combien d’ouvriers ont été remplacés en 2024 et 2025 ? Qu’en est-il des
promesses électorales d’augmenter le nombre d’ouvriers, notamment pour le
nettoyage des rues, un sujet qui me tient particulièrement à cœur ?
J’en viens aux perspectives de recrutements. Le rapport évoque des efforts de
We Are Brussels et la production de vidéos pour attirer des candidats aux
métiers en pénurie, comme les jardiniers et ouvriers qualifiés. Pouvez-vous nous
indiquer combien de nouveaux recrutements sont prévus dans ces métiers pour
les prochaines années et comment la Ville entend garantir l’attractivité de ces
fonctions, souvent pénibles, mais indispensables au bon fonctionnement de nos
services publics ?
Mme Hariche, échevine.- Je ne suis pas sûre d’avoir noté toutes les questions,
car elles étaient extrêmement nombreuses. Je regrette que vous n’ayez pas pris
la peine de me les faire parvenir plus tôt. Vous avez parlé du passage du niveau
D au niveau C, mais j’ai cru comprendre que c’était quelque chose qui vous
agréait. Ce n’est donc pas une véritable question.
Page 26 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Vous avez parlé de l’ancienneté et des départs. Vous avez cité le chiffre de 40 %
de gens qui partent avec moins de cinq ans d’ancienneté, mais sur le total des
gens qui quittent la Ville de Bruxelles, c’est un nombre relativement minime. Je
regrette vraiment de ne pas avoir reçu les questions plus tôt, parce que cela
m’aurait permis de faire les calculs et de démontrer que peu de gens nous
quittent dans les cinq ans. Ce sont effectivement 40 % des gens qui partent, en
ce compris les gens qui partent à la retraite et autres.
Vous avez parlé du taux d’absentéisme, notamment des puéricultrices, si j’ai
bien compris.
Mme De Marte.- Non. Au total, il y a 252 nouvelles entrées en service et 264
départs cette année, selon votre rapport. Je voudrais avoir le détail par catégorie.
Combien de puéricultrices ou puériculteurs, jardiniers et nettoyeurs de rue sont
partis et combien sont rentrés.
M. le Président.- Madame l’Échevine, ne pouvez-vous pas répondre par écrit ?
Mme Hariche, échevine.- Vous pensez bien que je ne pourrai pas vous répondre
en séance. Par contre, je peux vous dire que le nombre de puéricultrices est lié
au taux d’encadrement imposé par l’ONE. Effectivement, le nombre de
recrutements de puéricultrices est lié au nombre d’enfants. Par contre, pour ce
qui est des espaces verts, je ne vais pas inventer de réponse. Je ne pourrais pas
vous répondre au pied levé.
M. le Président.- Est-ce que vous êtes d’accord que l’on transmette les
informations par écrit, Madame De Marte ?
Vous recevrez les réponses écrites de l’échevine et vous pourrez ensuite
Page 27 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
réintroduire vos demandes quand vous le voudrez.
Mme Hariche, échevine.- Sur la pyramide des âges et le recrutement des
métiers en pénurie, encore une fois, je ne pourrai pas vous dire en séance ce
qu’il en est. Si j’avais reçu vos questions un peu plus tôt, ne fût-ce qu’en début
d’après-midi, j’aurais pu vous répondre de manière complète.
M. le Président.- Les questions auraient pu être posées en section. C’est à cela
que servent les sections. Poser des questions aussi précises en séance, cela pose
problème. Il faut que tout le monde comprenne. Je comprends les uns, je
comprends les autres.
Mme De Marte.- Je serai très contente d’avoir les réponses par écrit. On sera
très attentifs à ces chiffres et à ce que la Ville fera dans les prochaines années.
On a entendu énormément de promesses pendant la campagne électorale. On
voit les projets que cette majorité veut mettre en place. J’ai notamment constaté
un très gros budget pour la verdurisation et la débétonisation de la Ville, dans
les compétences de Mme l’échevine Maes. Pour nous, il est bienvenu, mais on
veut savoir quels sont les plans élaborés pour maintenir ces espaces propres et
garantir qu’il y ait assez d’employés dans les services de nettoyage de la Ville
pour assurer leur propreté. On veut connaître les perspectives.
Je mettrai par écrit mes questions relatives à un rapport qui était à l’ordre du
jour, que j’ai pris le temps de lire et qui était très riche en informations.
Mme Hariche, échevine.- J’aimerais préciser que ce rapport n’est absolument
pas une projection. Ce sont des chiffres de 2024. Ces nombreux chiffres
extrêmement intéressants montrent la tendance de la Ville dans toute une série
de domaines qui concernent les membres du personnel. Ne faites pas semblant
Page 28 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
de croire que ce rapport est une projection. C’est la situation en 2024.
Vous pouvez poser toutes les questions que vous voudrez, j’y répondrai bien
volontiers, mais le faire en séance ressemble à une tentative de me déstabilise,
et ça ne fonctionne pas !.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 131 – Punt 131
Mevrouw Stoops.- Een punt over 2 miljoen euro voor vergroening en
ontharding. Sowieso: dat vinden wij super! Ik heb vragen omdat er nergens
gespecificeerd wordt voor welke projecten, op welke plaatsen. En laat ons toch
ook in het gedacht houden dat we initiatieven zien waar burgers ook meedoen;
tegelwippen. Er zijn zelfs heelder tegelwipperskampioenschappen. Ik ben wel
benieuwd of de vertalers dat vertaald krijgen. Het tegelwippen is bijna een sport
geworden, zeker in Nederland, waarbij de tegels in de straat uitgehaald worden
om te kunnen vergroenen. Bij Brussel Plant, een gewestelijk programma om
Brussel samen met Brusselaars te vergroenen en ontharden waren enkele
gelukkige collectieven van Brussel Stad. Ik hoop dan ook heel fel dat zij er dan
nog bij zijn om binnen dit budget zaken gedaan te krijgen. Want waar burgers
zelf helpen ontharden en vergroenen wordt de betrokkenheid van de buurt een
sine qua non om zich die buurt te gaan toe-eigenen en er respectvol mee om te
gaan. Ook dat, zulke projecten waar Brusselaars zelf een belangrijke rol in
Page 29 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
hebben, kan helpen voor een meer propere Stad, voor een Stad waar mensen
elkaar kennen en dus in verbinding met elkaar staan. Mijn vragen zijn: wat zijn
jullie van plan of kunnen wij extra elementen krijgen om zeker te zijn dat u de
volle 2 miljoen gaat gebruiken?
Mevrouw Maes, schepen.- Heel erg bedankt voor de vraag. Dat is een punt dat
mij ook heel na aan het hart ligt. Om het wat te verduidelijken, het is eigenlijk
een opvolging van de projecten die de vorige legislatuur al zijn gestart, namelijk
een vergroeningsproject in Laken en in de Europese wijk. Dat is iets wat heel
goed heeft gewerkt, waar je op kleine hoekjes en kantjes van pleinen en straten
met ingrepen heel snel voor ontharding en vergroening kan zorgen. Iets wat,
denk ik, ook voor de buurten en bewoners als succesvol en aangenaam wordt
ervaren, en ook noodzakelijk is. Wij krijgen ook vanuit andere buurten dan
Laken en de Europese wijk de vraag om meer te vergroenen, en vandaar dit
punt: omdat ook in de Vijfhoek heel veel nood is aan vergroening en ontharden.
Ik ben een absolute fan van tegelwippen – daar ben ik weer, excuses voor de
vertalers. Zowel als het gaat om het idee van tegelwippen als de ideeën die
ontstaan zijn binnen Brussel Plant is er wel één voorwaarde voor vergroenen
binnen een stedelijke omgeving; namelijk dat het moet kunnen. Dat is wat we in
Laken en in de Europese wijk gedaan hebben de vorige legislatuur en wat we
hier ook doen. De eerste stap in dit plan is zien waar je kan ontharden, waar je
kan vergroenen, want u weet waarschijnlijk net als ik, dat de ondergrond van
een dichtbebouwde stad zoals die van ons vol nutsleidingen en andere zaken ligt
en dat je dus niet zomaar elke tegel kan wippen. Het is heel belangrijk om te
gaan analyseren waar het kan en daar – waar het kan en ook in samenspraak met
de buurt – zoveel mogelijk te gaan vergroenen en daarom staat dit punt op de
agenda. Dank u wel.
Mevrouw Stoops.- Ja, dank u wel. Natuurlijk, maar op een gegeven moment
Page 30 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
zei men ook dat het Brouckèreplein niet begroeid kon worden, maar dat is dan
wel gelukt. Ik denk dus wel dat we met een open mind moeten kijken. Ik ben
blij dat dat allemaal gebeurt, maar kan ik ervan uitgaan dat de Brussel Plant-
laureaten opgevolgd worden door u? Nee, die worden niet opgevolgd.
Mevrouw Maes, schepen.- Dat heb ik niet gezegd.
Mevrouw Stoops.- Maar dat was mijn eerste vraag: worden de laureaten
opgevolgd?
Mevrouw Maes, schepen.- Dat zijn gewestelijke subsidies, dit gaat over het
stadsproject. Dat is het antwoord.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 39 – Punt 39
M. Hellings.- Il s'agit d'un rapport d'évaluation 2025 pour un contrat de gestion
qui date de 2020. La sécurité informatique d'i-CITY, donc de la Ville de
Bruxelles, est un élément extrêmement important. La Ville de Bruxelles a fait
l'objet de plusieurs tentatives de phishing et autres attaques informatiques. Cela
touche tous les Bruxellois et j'attire l'attention sur l'article 15 de votre contrat de
gestion, qui parle de gouvernance et de sécurité des données.
À ce titre, l'annexe 2 intitulée « Catalogue des services » (p. 33) mentionne qu’il
Page 31 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
s’agit d’un document confidentiel. Or tout le monde peut le lire et il mentionne
le nom des agents et les dossiers sur lesquels ils ou elles travaillent. Il faudrait
éviter de mettre en ligne des données aussi sensibles. Cela pourraient intéresser
des personnes qui voudraient du mal à i-CITY et, à travers elle, à la Ville de
Bruxelles.
Mme Buggenhout, échevine.- Je remercie M. Hellings pour cette question.
Nous allons vérifier ce point. J'ose espérer que ce n'est pas dramatique.
Vous êtes bien conscient du fait que ce contrat de gestion avait pour objectif
d'organiser le mode de fonctionnement entre la Ville de Bruxelles et i-CITY afin
que cette dernière atteigne effectivement les objectifs de transformation digitale
prévus. L'objectif était de numériser l'administration, améliorer les services
publics, assurer la sécurité des données et réduire la fracture numérique.
Ce contrat de gestion courait jusqu'en 2025. Nous sommes occupés à en rédiger
un nouveau pour les cinq prochaines années. Nous tenons compte des
recommandations qui ont été faites, à savoir poursuivre les efforts en matière de
transparence, de qualité, de coût et de délai, renforcer le suivi et amplifier
l'accompagnement au changement.
S’agissant d'i-CITY, la sécurité et la cybersécurité seront au cœur de nos
préoccupations et des budgets y consacrés.
M. Hellings.- Il y a clairement un problème de sécurité, puisque vous mettez en
ligne des données qui sont de nature confidentielle. On peut tout à fait parler des
agents et de la sécurité des données sensibles en section ou ailleurs. Donc, il y a
un problème.
Page 32 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Point 138 – Punt 138
Mme De Marte.- J’ai une question à poser à Mme Buggenhout sur le marché
des objets personnalisables. De quoi s’agit-il exactement ? De gadgets ? À
quelle destination ? Respectent-ils un cahier des charges assez strict pour ce qui
est de leur production, etc.
Mme Buggenhout, échevine.- Ce service concerne tous les départements. Il
s’agit d’un marché de fournitures d'articles personnalisables (porte-clés en
bambou, mugs, gourdes, pailles en acier inoxydable réutilisables, crayons à
planter contenant une capsule de semences, tours de cou avec enrouleur zip et
porte-badge, chasubles de sécurité avec bandes réfléchissantes) qui sont
généralement distribués lors des activités mises en place par la Ville de
Bruxelles.
Tout dépend du type d'activité. Par exemple, nous avons reçu les nouveaux
Bruxellois inscrits à la Ville de Bruxelles. Ils ont reçu un petit sac avec un mug
et un crayon. Pour d'autres activités plus sportives, ce seront probablement des
chasubles de sécurité, etc. C'est un marché de l'ordre de 170.000 € une fois
reconductible après 12 mois.
Mme De Marte.- C'est un budget assez important pour des gadgets, à un
moment où on fait des économies sur beaucoup de choses. On risque, avec ce
type d'opérations, de produire des biens qui ne sont pas forcément les plus utiles
ni les plus adéquats sur le plan environnemental. Je suis sûre que vous garderez
ces éléments à l’esprit lorsque seront produits ces articles.
Page 33 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van de schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 140 - Punt 140
(Mme Jellab fait entendre sur son smartphone quelques accords de cor de
chasse)
Mme Jellab.- Monsieur le Président, excusez-moi pour ce petit moment de
légèreté dans ce monde un peu compliqué, mais je voulais interroger l'échevine
sur le point 140 relatif à la mise à disposition d'un terrain de la Ville pour la
chasse au petit gibier. Après la chasse aux chômeurs, la chasse au petit gibier.
Inutile de vous dire que ce point laisse les écologistes pantois. D'abord, on ne
savait pas que la Ville avait un terrain à Zemst, à environ 25 km d'ici. Ensuite,
ce terrain jouxte un bois classé Natura 2000. La Ville va accorder une
autorisation pour y permettre la chasse au petit gibier. C'est assez paradoxal,
sachant qu’en Région bruxelloise, on protège tous les mammifères et tous les
oiseaux. Par contre, en Flandre, ce n'est pas le cas. Alors, allons-y gaiement et
autorisons la chasse.
Ce que je voulais aussi rappeler, c'est que la Ville, du temps où j'étais échevine
Page 34 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
du bien-être animal, a obtenu plusieurs années de suite le label de Ville amie des
animaux. Les animaux, ce ne sont pas que les chiens et les chats domestiques. À
l'heure de l'extinction des espèces, de l'éthique environnementale et surtout du
bien-être animal, on ne comprend pas ce que la Ville fait.
Je suis très interpellée, Madame l'Échevine du bien-être animal. Je ne
comprends pas comment vous avez pu autoriser ce point. L’ASBL Natuurpunt,
qui correspond un peu à l'ASBL Natagora du côté francophone, réalise un
travail exceptionnel en matière de protection de l'environnement et de la
biodiversité, et elle est intéressée par ce terrain de 15 hectares. Visiblement,
vous n'avez pas envie de le vendre. J'entends aussi qu'il y a deux parcelles sur
les dix qui sont polluées et qu'il faut dépolluer. De là à autoriser la chasse…
C'est complètement incompréhensible
Madame l'Échevine, je sais que vous êtes très attentive à l'environnement. Vous
êtes probablement l'échevine la plus écologiste que je connaisse dans ce Collège
et vous avez toujours soutenu nos combats et nos politiques, en tout cas sous la
législature précédente.
Je m'interroge aussi sur le fait que vous donnez cette autorisation à un exploitant
forestier, un spécialiste du déboisement. Je suis assez inquiète. Que va-t-il faire
sur ce terrain ? Est-ce qu'il va l'utiliser à des fins privées ? Comment allez-vous
effectuer le contrôle ? Il faudra un cadastre d'entrée sérieux établi avec des
professionnels, car, une fois qu'il aura l'autorisation, qui contrôlera ce qu'il
fera ?
Pourquoi ne vendez-vous pas ce terrain ?
Mme Houba, échevine.- Merci, Madame Jellab, pour vos questions bien
légitimes sur un point qui m'a fait tiquer aussi, je ne vais pas vous le cacher. Ces
Page 35 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
terrains sont mis à disposition depuis 1985 par la Ville. Ce n'est pas du tout
récent et ce n’est pas sur mon initiative. Je rejoins bien sûr votre analyse sur le
bien-être animal et la question de la chasse.
Pourquoi est-il compliqué de vendre ce terrain ? Parce qu’étant situé en Flandre,
les conditions de vente nécessitent énormément d'études extrêmement coûteuses
sur l'état de pollution du sol. Vous connaissez notre situation budgétaire. On
n'est pas contre la vente, ni pour le maintien des activités de chasse, pour le dire
clairement.
Mme Jellab.- Merci pour vos réponses. Il est vrai que cela a été mis en place
bien avant vous, mais la convention est arrivée à échéance en 2024. Vous aviez
donc la possibilité de ne pas la reconduire. On repart avec une convention à
durée indéterminée et on ne sait pas si on est repartis pour 5, 10 ou 25 ans. Je
trouve cela dommage.
Je le dis encore une fois, il y a une zone Natura 2000 juste à côté. C'est quoi une
zone Natura 2000 ? C'est un endroit où on préserve tous les animaux, dont les
oiseaux. Nous sommes en période de migration. Les oiseaux font souvent escale
près d’étangs comme celui-là. Pensez-vous qu'un canard fera la différence entre
la zone de chasse et la zone protégée ? C’est inacceptable.
Je vous demande à nouveau d'éviter la polémique et de faire en sorte, pourquoi
pas, de dépolluer. J'entends que ce terrain vaut plus ou moins 250.000 €. Est-ce
que la dépollution coûte trop cher ? Il faut faire la balance. Est-ce que cela
rapporte encore à la Ville ? Cette personne va payer 311 € par an pour 15
hectares. Je trouve que cela mérite beaucoup plus et que la Ville pourrait en tirer
davantage.
Page 36 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Dossiers de M. l’échevin Ben Abdelmoumen
Dossiers van de schepen Ben Abdelmoumen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van de schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 63 – Punt 63
Mevrouw Stoops.- Mijn vraag is eigenlijk heel kort. Ik lees van alles:
reglement van participatie, maximaal 10.000 euro per project... maar ik zie niet
over hoeveel projecten het maximaal gaat, wat het totaalbudget is, en dan vooral
de hamvraag: gaat u nog een participatief budget opzetten? Dank U.
De heer Ceulemans, schepen.- Bedankt voor uw vraag. Het is eigenlijk in de
eerste plaats een transparantieproject, want vroegere schepenen – en zeker ook
mijn voorganger – hadden een bepaald budget die men naar believen kon
verdelen aan entiteiten die daarom vroegen – wat absoluut geen probleem is.
Maar ik kies ervoor om daarvor een appel à projets te lanceren, want ik vind dat
dit een beter gebruik is van publieke middelen. Dat is de reden waarom ik
daarvoor een eerder bescheiden participatiebudget vrijmaak. Dat is een totaal
van 33.000 euro. Op uw andere vraag, komt er nog een participatiebudget in de
wijken: dat zal ook afhangen van de budgetonderhandelingen, dus daar kan ik
op dit moment nog niet op antwoorden.
Page 37 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Mevrouw Stoops.- Ik ben in shock, want er was wel een reglement. Ik weet ten
eerste niet waar u het haalt dat er geen transparantie was; het was heel duidelijk.
Het is ook een van de eerste grote zaken die Ecolo-Groen altijd heel belangrijk
heeft gevonden. Ik zou heel graag willen dat u mij nog eens zegt waar u het
haalt dat dat er nog niet was.
U zegt maximaal 35.000 euro en men kan projecten indienen voor maximaal
10.000 euro: dus dan is dat een reglement voor misschien 3 projecten.
De heer Ceulemans, schepen.- Het gaat voor 2 jaar, en niet voor 1 jaar:
maximaal 10.000 euro. Als er nu een groot project de hoogvlieger is en dat
blijkt dan een fantastisch project te zijn, dan gaan we dat zeker ondersteunen.
Maar het is niet de bedoeling om dit aan 3 projecten te gaan besteden. Het is
meer dan dat.
Aangaande uw vraag naar transparantie: ik heb niet gezegd dat het
ontransparant was, absoluut niet. Ik kies er gewoon voor om het beschikbare
budget om te zetten in een projectoproep, omdat ik dat een nog transparantere
manier vind van het besteden.
Mevrouw Stoops.- Jawel, u heeft daarnet een beschuldiging geuit. U zegt dat
uw burgerparticipatie gaat over 35.000 euro op 2 jaar, terwijl er bij ons in één
jaar 1,5 miljoen euro was voor Laken voor het burgerbudget.
De heer Ceulemans, schepen.- Ik ga nog één ding zeggen: dit is geen budget
participatief, daar gaat het niet over. Dit is een bedrag waarover ik vandaag
beschik, dat ik wil gebruiken om een specifiek appel à projets te lanceren. In de
onderhandelingen van de budgetten ga ik zien of er nog ruimte is. Het is
alleszins mijn wens om nog een echt burgerparticipatief project te kunnen
lanceren, maar het is wel zeker zo dat budgetten van 1,5 miljoen euro, die
Page 38 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
vorige legislatuur bijvoorbeeld werden gespendeerd in het budget van Laken,
wel zeker moeilijk worden. Daar ga ik niet onnozel over doen.
Mevrouw Stoops.- 35.000..., daar kan dan nog een stuk van af.
De heer Ceulemans, schepen.- Dat is niet op dezelfde lijn, dat is niet te
vergelijken met elkaar.
Vote
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
M. Bauwens.- Une question de M. Al Khayari sur les factures dans les
logements sociaux et une question de M. Benzaouia sur le nombre de logements
sociaux à Tour & Taxis ont été refusées. Je ne trouve pas normal que des
questions d’intérêt général ne soient pas discutées en public. Je ne comprends
pas cette démarche.
M. le Bourgmestre.- Le PTB compte un représentant au bureau du Logement
bruxellois. Le Conseil communal ne peut pas se substituer au conseil
d’administration sur des faits de gestion quotidienne. Une question générale sur
Page 39 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
ce qui est envisagé pour améliorer le dialogue entre un gestionnaire de
logements sociaux et ses locataires, on peut l’entendre, mais pas sur des détails,
sauf si la Ville est impliquée parce qu’elle a dû fermer un immeuble. On ne va
pas devenir la chambre de recours des conseils d’administration d’entités qui
ont leur autorité juridique propre.
On peut répondre à des choses générales sur le logement social, mais on ne peut
pas être le substitut du conseil d’administration. Il faut trouver le bon équilibre.
M. le Président.- Nous sommes en train d’élaborer un nouveau règlement
d’ordre intérieur pour notre Conseil. On peut mettre ces questions à l’ordre du
jour de la réunion.
Question de M. MAIMOUNI concernant une demande d'informations sur
les procédures judiciaires impliquant la Ville de Bruxelles et ses
établissements paracommunaux au cours des cinq dernières années
M. Maimouni.- Bonjour, Monsieur le Bourgmestre, chers membres du Collège
et chers Conseillers. J’ai appris à travers différents syndicats que la Ville de
Bruxelles perdait presque systématiquement (plus de 75 %) ses recours au
Conseil d’État ou autres.
Le département juridique émet-il un avis avant d’engager de telles poursuites ?
On me rapporte aussi que le Collège décide systématiquement d’ester en justice
de manière à gagner du temps, ce qui génère des frais exorbitants. Après une
procédure perdue par la Ville, pourquoi interjeter presque systématiquement
appel ? Quelles en sont les motivations ?
Comment se fait-il que ce soit quasiment toujours le même cabinet d’avocats
Page 40 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
qui représente la Ville de Bruxelles, alors qu’il perd très souvent ses procès ?
J’aimerais connaître le coût de toutes ces procédures et savoir pourquoi la Ville
privilégie un cabinet par rapport aux autres.
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, toutes les informations relatives
aux actions en justice sont accessibles aux Conseillers communaux. En effet,
toute décision d’action en justice, d’appel d’un jugement-arrêt ou de pourvoi en
cassation passe nécessairement par une délibération du Conseil communal
inscrite à l’ordre du jour. Vous disposez donc, via ces documents, d’une vue
d’ensemble sur l’évolution du contentieux de la Ville et des motifs invoqués.
Pour l’année 2025, la Ville de Bruxelles a lancé huit actions en justice et dix en
appel. Par contre, elle a été assignée 222 fois en tant que partie défenderesse. Il
est important de préciser que la réalité judiciaire ne se résume pas à des
statistiques simples de victoire ou de défaite. En effet, les jugements ne sont que
rarement tout blancs ou tout noirs.
Plusieurs cas de figure se présentent. Un tribunal peut donner raison à la Ville
sur certains aspects d’un dossier et considérer que d’autres points sont à
corriger. Dans certains contentieux de type sanction administrative, la Ville
obtient gain de cause, mais la personne poursuivie bénéficie d’un sursis. Nous
avons donc raison sur le principe, mais l’exécution est différée. Dans le
domaine fiscal, il arrive qu’un juge annule un calcul précis de taxe tout en
confirmant la légalité et la solidité de notre règlement, ce qui est essentiel pour
la Ville.
Ces nuances font qu’il est pratiquement impossible d’établir un pourcentage
clair et fiable des dossiers gagnés et perdus. Par ailleurs, la Ville fait appel à un
grand nombre de cabinets d’avocats, chacun spécialisé dans un domaine
Page 41 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
particulier.
Pour l’année 2025, le montant de 1.250.000 € apparaît assez limité au regard du
budget total de notre Ville, qui frôle 1,2 milliard. En ce qui concerne la
désignation des bureaux d’avocats, j’attire votre attention sur le fait que l’article
28, paragraphe 1, 4°, de la loi du 17 juin 2016 relative aux marchés publics
exclut de son champ d’application les services suivants : la représentation légale
d’un client dans le cadre d’un arbitrage et la conciliation d’une procédure
devant les juridictions et les autorités publiques. Pour le reste, je pense avoir
répondu à l’ensemble des questions.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, je vous ai transmis cette question il y
a plus d’un mois. Je demandais une rétrospective des cinq dernières années de
telle manière à avoir une moyenne plus précise et exhaustive. Vous me parlez de
1.250.000 €. Ce que je veux vous rappeler, Monsieur Close, c’est qu’il existe en
droit ce qu’on appelle le conflit d’intérêts. Or il me revient que très souvent,
c’est le cabinet Uyttendaele qui est choisi. M. Uyttendaele est lui-même
membre du Parti socialiste, marié avec l’ancienne présidente de la fédération du
Parti socialiste et ayant, dans ses rangs, un ancien député du Parti socialiste.
Nous avons là un tiercé gagnant de ce qu’on appelle un conflit d’intérêts.
En plus de cela, c’est de la camaraderie à géométrie variante, parce que c’est la
même personne qui insulte publiquement dans les journaux votre président de
parti en le traitant de fossoyeur de la laïcité, de communautariste et d’autres
noms d’oiseaux. Je ne comprends pas que cette personne engrange des millions
d’euros sur le dos du contribuable.
D’ailleurs, pas plus tard qu’il y a quelques mois, vous avez été condamné, ainsi
que la Ville de Bruxelles et la police, parce que vous pratiquiez la technique de
la nasse. Il existe en la matière une réglementation européenne. Pourquoi
Page 42 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
dépenser encore des milliers d’euros en procédure, sachant que vous en
connaissez déjà l’issue ?
Comment se fait-il que ce soit systématiquement le même cabinet qui, devant le
Conseil d’État, représente la Ville de Bruxelles et que celle-ci perde ses procès ?
Tout cela me laisse pantois.
Monsieur Close, je constate à travers les réseaux sociaux que vous procédez à
une refonte de votre parti. À mes heures perdues, je me suis amusé à redéfinir la
ligne éditoriale du Parti socialiste de la Ville de Bruxelles sans condamner les
autres et je me suis amusé à faire un logo.
(Remarque du Président sur le temps de parole)
J’aimerais avoir, Monsieur Close, une réponse claire de la situation sur cinq
ans : budgets dépensés, cabinets d’avocats désignés, motifs invoqués… Est-ce
que c’est possible ? Pourrais-je la recevoir par écrit ?
Pourrais-je connaître par écrit le nombre de procès intentés contre ou par la
Ville de Bruxelles ? Sur ceux-là, combien ont été gagnés, combien ont été
perdus et combien cela a coûté ?
Question de Mme JELLAB concernant l'état des lieux des mesures mises
en place par la Ville (CPAS) pour accompagner les personnes arrivant en
fin de droit au chômage, notamment en matière d'information et d'accueil
Mme Jellab.- La limitation dans le temps du droit au chômage se concrétise,
hélas. Le groupe Ecolo-Groen ne peut que réitérer son indignation et sa colère
devant cette mesure brutale et inefficace mise en place par le gouvernement
Arizona. Une mesure qui n’a pas vocation à accompagner ni à aider, mais à
Page 43 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
exclure et à répondre à une vieille demande du patronat, et qui s’inscrit
clairement dans la dérégulation du droit du travail.
Mi-septembre, une première vague de courriers d’information ont été envoyés
aux personnes qui perdront leur droit le 1er janvier 2026. Nous imaginons leur
désarroi et leur inquiétude face à un futur qui s’annonce malheureusement
encore plus difficile. Ce ne sont pas moins de 8.000 Bruxellois, donc des gens
qui habitent notre territoire, qui sont concernés par cette fin de droit.
Une étude récente de Brulocalis montre que près de 4.700 personnes pourraient
prétendre à un revenu d’intégration sociale auprès du CPAS, donc deux fois plus
que les premières estimations. Ce sont nos habitants que nous côtoyons dans
nos quartiers. De nombreux sont désemparés et attendent plus d’informations
sur les démarches à entreprendre et sur leurs droits.
Or nous apprenons que le CPAS n’organisera pas de séance d’information avant
janvier pour expliciter les conséquences de la réforme et qu’il renvoie les
personnes concernées vers la Ville.
À l’instar d’autres communes, avez-vous prévu des sessions d’information dans
tous les quartiers ? Avez-vous un calendrier à nous présenter ? De quels outils
de communication disposez-vous pour toucher un maximum de personnes
impactées par cette réforme ?
Monsieur le Président du CPAS, comment réagissez-vous à ce chiffre de 4.700
personnes concernées ? Avez-vous réévalué vos besoins pour accueillir, dans les
meilleures conditions, les nouveaux demandeurs et demandeuses, sachant que
vous êtes en discussion sur le budget ?
M. Weytsman, président du CPAS.- Je vous remercie, Monsieur le Président. Je
Page 44 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
vais répondre en mon nom et au nom de M. Wauters. J’espère que vous serez
clément pour le timing.
Dès le 1er janvier 2026, certains Bruxellois perdront leur allocation après plus
de vingt années de chômage. À cet égard, nous avons appris récemment que le
gouvernement bruxellois avait décidé de ne plus suivre les personnes au
chômage depuis plus de deux ans. Ces demandeurs d’emploi avaient un ou deux
contacts par an avec Actiris. Cela veut dire que ce sont des personnes qui,
pendant dix ans, ont été laissées de côté. Vous utilisez le terme brutal, je parle
d’un constat assez glaçant.
Cette réforme permettra donc de corriger cela et de ne laisser personne au bord
du chemin. Elle ne doit pas être perçue comme une sanction, mais comme une
opportunité, l’occasion de mettre toutes nos énergies au service de la formation,
de l’emploi et de l’émancipation sociale. Concrètement, vous l’avez dit, plus de
8.000 allocataires, selon le dernier chiffre de l’ONEM, domiciliés sur le
territoire de la Ville de Bruxelles sortiront du régime de sécurité sociale lié au
chômage d’ici à la mi-2027, dont 80 % avant juillet 2026.
Face à ce défi inédit, un plan d’action global sera tout prochainement présenté
au Conseil de l’action sociale avec trois objectifs : orienter les personnes vers
l’emploi, l’information ou l’indemnité maladie, notamment celles qui sont
totalement inaptes au travail, et organiser l’accueil de première ligne pour
garantir un accompagnement adapté et digne. L’objectif est de recevoir chaque
personne toutes les cinq ou six semaines, et non une ou deux fois par an,
Madame Jellab, et de déployer des actions de prévention, d’information,
d’orientation et de recours aux droits, pour que nul ne soit laissé sans réponse ni
soutien.
Page 45 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Le CPAS, contrairement à ce que vous avez dit, va organiser avec la Ville de
Bruxelles plusieurs sessions d’information : sept sessions d’information à
destination des professionnels du réseau social-santé, six séances à destination
des habitants dans les maisons de quartier et sept séances à destination des
locataires des logements sociaux.
En parallèle, la Ville, via la Centrale de l’emploi, la Mission locale de l’emploi
et l’AELE, prévoit des événements de job matching et job dating, des
formations dans les métiers en pénurie et un circuit d’accompagnement
coordonné pour éviter les doublons. Nous avons un calendrier précis :
- mi-octobre, lancement de la communication ciblée et des rencontres de
proximité au sein de la Ville, organisées par la Ville et le CPAS ;
- fin octobre, distribution d’un flyer explicatif avec nos services ;
- début novembre, lancement des premières séances d’information du CPAS ;
- début novembre également, lancement des job matching et job dating.
Pour toucher un maximum de personnes, nous avons mis en place une stratégie
de communication sur plusieurs canaux : séances d’information, pages web
dédiées, flyers multilingues, permanences d’information, collaborations avec
Actiris et communications via les canaux de la Ville.
Concernant le chiffre de 4.700 de la Fédération bruxelloise des CPAS, un chiffre
bien connu et ancien, le CPAS estime réaliste d’organiser nos dispositifs pour
3.500 personnes, soit une hausse de 60 personnes par rapport aux estimations
initiales de mai 2025.
Cela implique la mise en place d’un nouveau plan d’action concret et
progressif :
Page 46 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
- ouverture d’une nouvelle antenne fin novembre ;
- recrutement anticipé de travailleurs sociaux. Je peux déjà vous dire que nous
avons engagé 30 AS supplémentaires uniquement dans le cadre de la réforme de
l’Arizona et nous engagerons des agents d’insertion ;
- renforcement des dispositifs d’accompagnement budgétaire et professionnel ;
- effort particulier dans la formation continue du personnel.
Mme Jellab.- Contrairement à ce que vous dites, vous aviez annoncé en
Conseil de l’action sociale qu’il n’y aurait pas de séance d’information à partir
de janvier. C’est pour cela que je suis intervenue ici, au Conseil communal.
Je suis très heureuse d’entendre qu’il y a une synergie avec l’échevin des
affaires économiques et de l’emploi et que vous prévoyez des rencontres à partir
de la mi-octobre, mais nous sommes déjà à la mi-octobre. Je pense que c’est très
tard pour les gens qui sont en grande panique face à ce qu’il va leur arriver.
Je ne sais pas si vous en connaissez, mais moi, je suis entourée de gens, dans ma
famille, parmi mes proches et mes amis - souvent des personnes qui ont plus de
50 ans - qui sont totalement paniqués et qui se demandent comment ils vont
payer leur loyer. Ce qu’il va arriver en janvier est un drame social. Je ne sais pas
quel terme il faut utiliser. J’espère que vous prenez vraiment conscience de cette
mesure qui va être extrêmement douloureuse pour énormément de gens.
On a parlé du grand froid. On aura encore plus de personnes qui seront à la rue
dans quelques mois, car le gros des exclus le seront en mars-avril. Évidemment,
nous espérons qu’elles pourront être remises à l’emploi. Selon les statistiques, la
majorité des gens qui sont en chômage de longue durée sont des personnes à
très faible bagage scolaire et peu formées.
Page 47 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Je voudrais aussi attirer votre attention sur la discrimination liée à l’âge. C’est
une réalité, les gens de plus de 50 ans ne trouvent pas d’emploi parce qu’on est
dans une société de jeunisme. À partir de 50 ans, on n’est plus bon à rien. On ne
sait plus s’adapter... Il y a aussi la discrimination par rapport aux origines. Il faut
savoir que les personnes d’origine africaine, subsaharienne ou maghrébine,
éprouvent beaucoup plus de difficulté à trouver un emploi. Je ne sais pas
comment vous allez faire pour leur redonner confiance.
De grâce, prenez conscience de l’urgence et saisissez votre bâton de pèlerin
pour toucher un maximum de personnes. Je peux vous dire que nous serons tous
dans la rue demain et j’espère qu’il y aura énormément de monde pour dénoncer
ces mesures immondes.
M. Wauters.- Monsieur le Président, je suis heureux que le président du CPAS
ait répondu à des questions ici. C’est une sorte de jurisprudence et je veux que
cela soit noté.
Question de M. TEMIZ concernant l'entretien des espaces verts et de la
végétation spontanée
M. Temiz.- Madame l’Échevine, de nombreux habitants nous interpellent sur
l’état des espaces verts et de la végétation spontanée dans nos rues et quartiers.
On observe de plus en plus d’herbes folles sur les trottoirs, de buissons non
taillés, de talus non tondus et de broussailles laissées à l’abandon.
Si certains y voient un retour du végétal en ville, il faut néanmoins souligner les
conséquences négatives de ce manque d’entretien. Ces zones mal entretenues
favorisent l’accumulation des déchets, la prolifération des rats et d’insectes, et
Page 48 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
créent des problèmes de propreté. Elles entraînent également un rétrécissement
des trottoirs et encombrent le passage des piétons et des personnes à mobilité
réduite, réduisant la visibilité et renforçant le sentiment d’insécurité et de laissé
à l’abandon.
Quelle est la politique de la Ville en matière de gestion et d’entretien des
espaces verts et de la végétation sauvage ?
Existe-t-il une stratégie claire pour distinguer la végétation favorable à la
biodiversité de celles qui posent un problème d’hygiène et de sécurité ?
Quelles actions concrètes sont prévues pour répondre aux plaintes des citoyens
concernant les buissons non tondus, les herbes folles et les zones envahies ?
Enfin, envisagez-vous une campagne de communication afin d’expliquer aux
habitants la ligne politique suivie en matière d’entretien et de verdissement
urbain ?
Mme Frelinx, échevine.- S’agissant de votre première question sur la politique
de la commune en matière de gestion et d’entretien des espaces verts et de la
végétation sauvage, le service des espaces verts entretient les espaces verts
publics communaux aménagés comme tels, c’est-à-dire les parcs, les parterres,
les alignements de voirie. Il n’intervient aucunement sur les zones minéralisées
et envahies de végétation spontanée faute d’entretien, ni sur la végétation issue
de terrains privés. Toutes les questions relatives aux zones minéralisées et
envahies de végétation doivent être redirigées vers le service ou l’échevinat de
la propreté publique.
Quant aux constats de végétation privée débordant sur l’espace public, ils
doivent être en théorie transmis pour suite au service des finances. En pratique,
nos collègues des finances nous ont fait savoir qu’ils n’avaient plus assez de
moyens à disposition pour assurer ce type de mission. Enfin, conformément au
Page 49 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
règlement général de police, chaque habitant est responsable de son trottoir et
du désherbage de celui-ci.
Est-ce qu’il y a une stratégie claire pour distinguer la végétation favorable à la
biodiversité de celle qui pose des problèmes d’hygiène et de sécurité ? Dans les
parcs, cette distinction est opérée au cas par cas. Certaines zones sont
volontairement gérées de manière à laisser la nature reprendre ses droits, alors
que d’autres le sont de manière plus intensive. Cette distinction est établie
principalement sur les usages. L’entretien horticole des aires de jeux et des
terrains ludo-sportifs est, par exemple, plus intensif pour permettre aux usagers
de profiter pleinement des infrastructures.
Au sein d’un parc, certaines zones sont tondues plus régulièrement, car elles
sont prisées pour les pique-niques et les rassemblements en été. Par contre,
d’autres espaces ne sont fauchés que quelques fois par an pour permettre à la
biodiversité de se développer sans gêner les usagers qui ont d’autres parties des
parcs à leur disposition. Il est important de noter que la végétation ne génère
jamais de problèmes d’hygiène. Ce sont les personnes inciviques qui jettent
leurs déchets dans la végétation qui engendrent certaines nuisances.
Enfin, la sécurité est toujours prioritaire dans les espaces verts et au sein des
alignements de voirie. Si celle-ci est menacée, les mesures nécessaires sont
toujours prises, et ce, avant toute autre considération.
Quelles actions concrètes sont prévues pour répondre aux plaintes des citoyens
concernant les buissons non tondus, les herbes folles et les zones envahies ? Si
les buissons non taillés se trouvent dans un espace géré par le service des
espaces verts, ils sont inspectés et une taille sera réalisée si nécessaire.
Page 50 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Envisagez-vous une campagne de communication afin d’expliquer aux habitants
la ligne politique poursuivie en matière d’entretien et de verdissement urbain ?
Le service des espaces verts a placé, dans de nombreux parcs, des panneaux
indiquant une gestion différenciée. Aucune autre campagne d’information n’est
actuellement planifiée, mais nous prévoyons de redéployer cette communication
une fois le plan de gestion achevé. Je vous remercie.
M. Temiz.- Merci, Madame l’Échevine. Je ne parlais pas des espaces privés,
mais plutôt des espaces publics. Vous l’avez remarqué, je pense qu’il y a un vrai
problème d’entretien de ces espaces. Effectivement, des déchets sont versés par
des personnes privées, mais l’entretien, c’est la commune qui devrait le faire.
J’ai posé, il y a quelques semaines, une question sur l’élagage des arbres. Je
voudrais savoir où nous en sommes dans ce domaine. Je n’ai rien remarqué aux
endroits que j’avais signalés.
Mme Frelinx, échevine.- Je vais vérifier et je vous répondrai par écrit, si cela
vous convient.
Questions de Mme MAOUANE et MM. BAUWENS et MAIMOUNI
concernant les actions de la police aux manifestations en soutien à la
population palestinienne
Mme Maouane.- Monsieur le Bourgmestre, le 2 octobre dernier, des centaines
de manifestants et manifestantes se sont rassemblés pour protester contre
l’arrestation illégale d’une flottille qui était en route pour Gaza et qui essayait
de casser le blocus imposé illégalement par Israël. Ces citoyens et citoyennes
ont été violemment réprimés alors qu’ils manifestaient pacifiquement à
Bruxelles.
Page 51 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
On a vu des images et elles sont glaçantes : des policiers qui gazent des
manifestants en fuite, des personnes à terre rouées de coups, des citoyens
humiliés, blessés, terrorisés. Amnesty International, qui n’est pas un parti
politique, dénonce une dispersion illégitime et un usage totalement
disproportionné de la force. Depuis, on a reçu plusieurs témoignages qui
s’ajoutent aux images. Deux témoignages m’ont profondément marquée et je
me permets de les partager avec vous.
Le premier est celui d’un homme italien de plus de 65 ans qui a été invité à un
événement du Parti vert européen. C’est mon estimée collègue Benedetta De
Marte qui a recueilli son témoignage. Il dit qu’il se trouvait par hasard place du
Luxembourg. En voyant un jeune se faire frapper, il a tenté de s’interposer.
Résultat : des coups à la bouche, des coups à la tête. Il n’a pu s’enfuir que grâce
à l’intervention d’un passant. Cet homme choqué ne comprend toujours pas ce
qu’il a vécu dans une ville qu’il pensait être celle du droit et de la démocratie.
Le deuxième témoignage est celui d’un jeune de 28 ans, employé au Forum
européen de la jeunesse, qui participait à la manifestation de manière totalement
pacifique. Quand la police est intervenue, sans avertissement, il a commencé à
filmer. Un policier s’est alors délibérément acharné sur lui. Résultat : cinq
points de suture et une plainte déposée, mais on lui a déjà fait comprendre que
sans numéro d’identification visible - le policier n’avait pas de matricule -, ce
serait un coup d’épée dans l’eau.
Je vous parle de ces faits, Monsieur le Bourgmestre, parce qu’ils se sont
produits ici, dans notre ville qu’on aime tant - devant le Parlement européen,
berceau symbolique de notre démocratie européenne -, dans notre commune, à
Bruxelles, ville « antifasciste ». Je mets les guillemets parce qu’on dirait que
Page 52 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
c’est un concept qui vous est étranger et parce que la presse européenne, mais
aussi la presse italienne et belge, se sont intéressées à ce qu’il s’est passé. On
s’interroge là-bas sur ce qu’il se passe ici, dans la capitale de l’Europe.
J’ai quelques questions très précises, Monsieur le Bourgmestre.
Qui a donné l’ordre de disperser la manifestation pacifique du 2 octobre ? À
quel moment et sur quelle base légale ?
Pourquoi voit-on sur les images des policiers sans matricule ? C’est une
infraction.
Pourquoi user de gaz lacrymogène et de canons à eau contre des manifestants en
fuite qui ne représentaient aucune menace ?
Quelle garantie concrète pouvez-vous nous donner, Monsieur le Bourgmestre,
que cette répression cesse immédiatement, que le droit de manifester soit enfin
respecté et que la police bruxelloise, votre police, agisse dans le cadre de la
légalité, de la proportionnalité et de la transparence ?
M. Bauwens.- Monsieur le Président, lors de la même manifestation en soutien
à la Global Sumud Flotilla, interceptée de façon illégale par Israël dans les eaux
internationales, il y a eu cette fameuse mobilisation devant le ministère des
Affaires étrangères. Les manifestants sont venus à la Bourse, puis ils se sont
dirigés vers le quartier du Luxembourg.
C’est là ou en chemin que les problèmes ont commencé. La police, qui était
présente depuis le début avec un dispositif anti-émeutes lourd, a procédé à des
agressions et des actes de violence assez choquants que je n’avais pas vus
depuis longtemps à la Ville de Bruxelles ou même ailleurs. Comme ma collègue
Mme Maouane, je vais vous faire part de quelques témoignages de gens que j’ai
moi-même rencontrés.
Page 53 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Je les cite : « La violence était physique. Trois policiers en civil m’ont agressé,
l’un d’eux m’écrasant la gorge avec son genou (cela nous rappelle des scènes
vues aux États-Unis). J’ai des blessures au cou, au genou droit, au poignet
gauche et à l’index . (…) La violence était également psychologique. Avant de
me « libérer », c’est-à-dire de me pousser à coups de pied en direction de la
manifestation, l’un d’eux, avec sa matraque sur mon cou, m’a dit qu’il allait me
trancher la gorge. »
Autre témoignage publié dans Bruzz : « Nous étions sur la place du
Luxembourg avec un groupe de 50 à 100 manifestants. La police a demandé de
quitter les lieux. On est restés parce qu’on a le droit de manifester, mais la
police a utilisé des canons à eau, elle nous a aspergé avec du gaz et nous a
frappés au moment où on quittait les lieux. » Il y a beaucoup de témoignages
comme ceux-là.
Je cite l’article d’Amnesty International, concernant la soirée du 2 : « Nous
avons constaté le recours par la police à une force inutile et illégale sur la place
du Luxembourg. La manifestation se déroulait pacifiquement lorsque la police a
chargé et a fait usage de canons à eau, etc. »
Alexis Deswaef, président d’honneur de la Ligue des droits humains, dit : « Le
droit de manifester à Bruxelles est mis en péril. Quand est-ce que votre police
cessera de recourir à la violence contre les manifestants ? »
C’est interpellant parce que ce n’est pas la première fois que votre police fait
usage de la force, et pas uniquement contre les manifestants pro-Palestine. Elle
a d’ailleurs été condamnée pour usage illégal de la technique de la nasse. Vous
avez répondu : « Je suis condamné, mais on va quand même continuer cette
Page 54 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
technique. » Il y a un problème d’application des droits démocratiques et de
répression contre les manifestations.
Est-ce que vous allez intervenir et garantir le droit de manifester à Bruxelles ?
Est-ce que vous allez exiger que la police de votre zone cesse les violences et
les intimidations ?
Est-ce que vous allez ouvrir une enquête interne sur ce qu’il s’est passé ce soir-
là ?
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, ce 2 octobre, ils étaient plus de
4.000. J’étais moi-même présent au début de la manifestation et à la fin, où j’ai
rencontré mes camarades du PTB et d’Ecolo. Effectivement, la tension était
électrique, mais elle émanait des forces de l’ordre. Je tiens à vous rappeler,
Monsieur le Bourgmestre, que vous êtes le chef de la police. Les policiers sont
comme des musiciens et vous en êtes le chef d’orchestre. C’est vous qui faites
en sorte que la musique sonne juste ou faux.
Intervenir avec des canons à eau, bloquer des rues, encercler les gens… La
technique de la nasse est strictement interdite par le droit européen. Vous avez
été, comme l’a dit mon confrère, condamné pour cela. Vous êtes censé donner
l’exemple dans votre manière de gérer vos effectifs en conformité avec la loi.
Asperger les gens de gaz lacrymogène - il y avait des femmes et des enfants -,
bloquer les rues, ne leur laisser aucune issue, tout cela n’a fait qu’accentuer le
vent de panique générale, de stress et d’anxiété qu’ont vécu des manifestants
venus dénoncer les actes illégaux que commet Israël vis-à-vis du droit
humanitaire dont devraient bénéficier les Gazaouis.
Je ne comprends pas, Monsieur Close. Ce n’est pas la première, ni la deuxième,
ni la troisième intervention des membres de l’opposition concernant des
Page 55 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
violences policières. Pourquoi ne pas venir sur place, lors d’une manifestation,
en tant que chef de la police ? On observe les choses avec ses yeux, pas avec ses
oreilles. En plus, vous pourriez en profiter pour dire que vous soutenez le
peuple palestinien.
M. le Bourgmestre.- Mesdames et Messieurs les Conseillers, le droit de
manifester pacifiquement est effectivement un droit fondamental dans une
société démocratique. Nos forces de police gèrent plus de 1.200 manifestations
par an, soit plus de trois par jour.
Depuis octobre 2023, plus de 500 manifestations liées à la situation en Palestine
ont eu lieu dans notre Ville. La grande majorité de ces rassemblements se sont
déroulés dans le respect des règles, en dialogue avec la police, et ont permis à
des milliers de personnes de manifester leur solidarité de manière pacifique et
visible. Nous saluons les nombreuses organisations qui, dans ce cadre,
collaborent activement avec les autorités en introduisant une demande
d’autorisation et en maintenant le dialogue pour garantir la sécurité de toutes et
tous.
Mais ce droit s’accompagne toujours d’une responsabilité collective, à savoir
respecter les règles qui permettent à la manifestation de se tenir sans mettre en
danger les passants, les habitants, les commerçants et les autres activités qui se
déroulent simultanément dans l’espace public.
Concernant le 2 octobre 2025, je vais vous répéter, Madame Maouane, ce que le
ministre Quintin vous a répondu la semaine passée, puisque lui-même a pris ses
renseignements chez nous.
Vers 16h, environ 4.000 personnes ont participé à une manifestation spontanée
devant le ministère des Affaires étrangères à Bruxelles. Aucune demande
Page 56 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
préalable n’avait été introduite, ce que l’on peut comprendre vu l’émotion
suscitée par l’arraisonnement de la flottille. La police a pris contact avec les
responsables afin de négocier un scénario sécurisé. Un accord a été trouvé pour
organiser une marche vers la place du Luxembourg face au Parlement européen.
Pendant plusieurs heures, ce rassemblement s’est déroulé dans un esprit de
collaboration, à l’exception d’un petit groupe plus radical qui est
immédiatement allé au contact des policiers devant le barrage protégeant le
Parlement européen, en lançant des projectiles et en taguant certains bâtiments.
Il convient de rappeler la nécessité de sécuriser le périmètre Safe Place du
Parlement européen, indispensable au bon fonctionnement démocratique de
l’institution, au même titre d’ailleurs que la zone neutre existant entre le Palais
royal et le Parlement fédéral.
Peu avant 18h45, c’est-à-dire plus de 2 heures 45 après le début du mouvement,
les organisateurs ont appelé les participants à se disperser. Plus de 3.600
personnes l’ont fait dans le calme. Ensuite, le groupe s’est divisé et vers 19h30,
donc plus de 3 heures et demie après le début de la manifestation, quelques
centaines de participants se sont dirigés vers la Bourse. Ce faisant, ils se sont
rendus dans les tunnels, ont bloqué la circulation, ont à nouveau causé des
dégâts et, de ce fait, ont créé une situation très dangereuse pour eux-mêmes et
les autres usagers de l’espace public.
Nos services de police ont dû fermer temporairement plusieurs voiries et tunnels
afin de garantir la sécurité des autres usagers de la route. Au cours de ce
déplacement, divers projectiles ont été lancés sur nos services de police et des
dégâts ont été causés dans le tunnel de la porte de Namur. Plusieurs bâtiments
ont été recouverts de graffitis. Afin de maintenir l’ordre public, en effet, du gaz
lacrymogène a été utilisé. Entre-temps, 100 à 150 personnes continuaient sans
Page 57 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
concertation à bloquer la place du Luxembourg, perturbant gravement la
mobilité, en particulier les transports en commun.
Vers 20h, donc 4 heures après le début de la manifestation, un groupe s’est
reformé à la Bourse, toujours sans concertation, pour rejoindre la Petite
ceinture. Nous avons décidé, à ce moment-là, de mettre fin à ce cortège
sauvage. Nous avons tenté de les stopper, mais cela a eu comme conséquence
des jets de projectiles vers la police. À l’aide de patrouilles réactives, nous
avons fini par disperser ce groupe. Ensuite - il était déjà près de 22h, soit 6
heures après le début de la manifestation -, nous avons demandé au groupe de la
place du Luxembourg de libérer l’endroit, ce qui a, à nouveau, eu pour
conséquence des jets de projectiles qui mettaient en danger les clients des
terrasses bondées, ainsi que nos forces de l’ordre.
La décision a été prise, à ce moment-là, de disperser le groupe. Les services de
police ont dû intervenir en utilisant des moyens proportionnés strictement
prévus par la loi afin de rétablir l’ordre et protéger les participants ainsi que le
public. Le calme a été rétabli partout vers 23h. Quatre personnes ont été arrêtées
judiciairement et mises à la disposition du procureur du Roi, entre autres pour
rébellion armée.
Nous continuerons à défendre le droit de manifester, mais nous continuerons
aussi à exiger que ce droit s’exerce dans le respect du cadre légal et du bien-être
collectif. C’est la seule manière de faire cohabiter la liberté d’expression, la
solidarité et la sécurité dans notre Ville.
Mme Maouane.- Merci, Monsieur le Bourgmestre, pour vos réponses. J’ai en
effet interrogé le ministre Quintin, mais il ne pouvait me donner que des
réponses lacunaires puisqu’il s’agissait de la police locale qui est sous votre
Page 58 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
responsabilité.
J’ai cité deux témoignages, les collègues en ont cité d’autres, et on pourrait en
citer encore des dizaines et des dizaines. J’ai encore vu hier, à la Bourse
justement, Habiba, une maman de près de 60 ans, qui a levé les mains en disant
« je suis pacifique » et qui s’est fait taper et gazer par la police, votre police.
Vous le savez, en démocratie, le droit de manifester est un droit fondamental.
C’est un point sur lequel je vous interroge régulièrement, parce que ce n’est pas
une faveur qu’un bourgmestre accorde, c’est un droit fondamental garanti par le
droit international. On a les images, et beaucoup étaient présents sur place, donc
vos justifications ne sont pas convaincantes.
Vous avancez souvent les mêmes réponses, les mêmes arguments : maintien de
l’ordre, absence d’autorisation, etc. Mais ici encore, on était sur place, on a les
images, et les images sont glaçantes. Il n’y avait quasiment plus personne sur la
place du Luxembourg. À la Bourse, les policiers ont chargé sans porter de
matricule apparent. Vous n’avez pas répondu sur ce point. Pourquoi vos
policiers sont-ils en infraction ?
Pourquoi, alors que vous avez été condamné personnellement ainsi que la Ville
de Bruxelles et l’État belge, continuez-vous à violer le droit ? C’est cela qui
m’inquiète. Je ne suis pas juriste, vous l’êtes. Vous avez cet avantage. Pourquoi
ne respectez-vous pas le droit ? Pourquoi des manifestants se font-ils
régulièrement taper dessus par votre police, laquelle en tire une espèce
d’immunité qui est inacceptable ?
Je suis d’accord avec vous, la police doit être irréprochable et elle doit être
respectée. Mais pour être respectée, elle doit être respectable et elle ne peut pas
commettre d’abus. Malheureusement, force est de constater que depuis le
Page 59 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
changement de majorité, le changement de doctrine est flagrant.
M. Bauwens a dit que cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu de telles
violences sur le territoire de la Ville de Bruxelles. Peut-être est-ce dû au fait
qu’il y avait des écologistes qui agissaient comme garde-fous dans votre
Collège, Monsieur le Bourgmestre.
Aujourd’hui, avec un collège MR/Engagés/PS, vous donnez libre cours à une
violence policière qui n’est pas acceptable en démocratie. Pourquoi des
policiers étaient-ils sans matricule apparent et pourquoi ne respectez-vous pas le
droit alors que vous avez été condamné ? Je n’ai pas encore reçu de réponse,
Monsieur le Bourgmestre.
M. Bauwens.- Il n’y a pas eu de réponse sur l’accumulation des violences
contre le mouvement pour la Palestine. Vous dites que pour les plus de 500
manifestations qui ont eu lieu, il n’y a presque pas eu de répression. Or cela fait
presque deux ans que les organisations concernées signalent un problème de
répression contre le mouvement pro-palestinien. Cela devient récurrent, au point
que même Amnesty a indiqué, après cette soirée, qu’il y avait un problème de
violence injustifiée et illégale de la part de votre police contre ce mouvement.
Votre police s’est fait condamner par la justice, car elle a agi plusieurs fois de
façon illégale en arrêtant des gens par la technique de la nasse. Et quand on
vous interpelle sur ce point, vous dites que malgré la condamnation, votre
police continuera d’appliquer cette technique. Il y a danger pour le droit
démocratique. Il y a eu condamnation et vous, comme Bourgmestre, vous dites
que vous n’en tiendrez pas compte.
Il y a une droitisation de la société. Il n’y a pas que Trump aux États-Unis.
Même en Belgique, on voit une percée de la droite, de l’extrême droite, du
discours et des idées de droite. Et dans le même temps, il y a un génocide. De
Page 60 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
plus en plus de gens vont dire qu’ils ne sont pas d’accord.
Monsieur le bourgmestre, vous devez choisir. Pour l’instant, je suis très inquiet
de vos choix. Il y a des lois contre les casseurs. Un gouvernement, entre autres à
votre demande, a voulu réprimer le droit de manifester. On veut garantir que les
associations aient le droit de manifester et de s’exprimer. Elles revendiquent une
démocratie que vous mettez en danger par la répression qui est en train de
s’accentuer.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, je vais reprendre vos propres mots :
« Place du Luxembourg, une petite partie des manifestants se sont mis à taguer
les murs et à jeter des projectiles. » Une petite partie, mais des centaines
d’agents des forces de l’ordre étaient là. Est-ce qu’ils ne pouvaient pas tout
simplement isoler les casseurs et les perturbateurs, au lieu de balancer du gaz
lacrymogène sur des femmes et des enfants, et sortir les canons à eau ? Est-ce
que ce n’était pas possible, Monsieur le Bourgmestre ?
Comment se fait-il que parmi les blessés, il y ait une majorité de manifestants ?
Pouvez-vous me dire combien de policiers ont été blessés ? Cela, je ne l’ai lu
nulle part dans la presse. Il existe, en droit, ce qu’on appelle la légitime défense
(articles 416 et 417), qui exige trois conditions : légitimité, égalité et
proportionnalité. Est-ce que de jeunes gamins face à des policiers armés, munis
de boucliers, casques et matraques, ont créé un tel vent de panique parmi les
policiers que ces derniers ont dû donner la charge ?
Monsieur le Bourgmestre, je vous l’ai dit, vous êtes le chef d’orchestre, vous
êtes le chef de meute, vous êtes le chef de la police. Vous avez été condamné
pour cela et vous persistez. Dans nos quartiers, de plus en plus de jeunes ne
respectent plus les forces de l’ordre. Ce type d’agissement accentue ce manque
de respect. Nous avons un rôle de médiateurs. Il s’agit de faire en sorte que les
Page 61 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
citoyens se sentent en sécurité devant les forces de l’ordre, et non en danger.
Nous devons montrer l’exemple de telle manière qu’une jeunesse bruxelloise
sans pères ni repères considère que la police est là pour eux et non contre eux.
Cela n’est possible qu’à travers vos actions, lesquelles sont actuellement
inexistantes.
On parle d’une vingtaine de manifestations où des violences policières ont été
commises en moins d’un an. Vous trouvez cela normal ? Je vous ai demandé à
de nombreuses reprises la ventilation de vos effectifs et je n’ai jamais eu la
réponse. D’ailleurs, Monsieur le Président, vous devriez sommer le bourgmestre
de répondre à cette question posée en Conseil communal.
Monsieur le Bourgmestre, je vous en supplie, montrez l’exemple !
Question de Mme MALCIKAN relative aux mesures concrètes que la Ville
entend mettre en œuvre pour renforcer l’inclusion des enfants à besoins
spécifiques
Mme Malçikan.- Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs, chers
membres du Collège, chers Conseillers et Conseillères, de nombreux parents
d’enfants à besoins spécifiques expriment leur inquiétude quant à l’accueil qui
leur est réservé dans nos écoles communales et nos structures de la petite
enfance. S’ils reconnaissent les efforts réalisés par la Ville en matière
d’inclusion, ils constatent encore un manque de moyens humains et matériels :
manque d’accompagnement individualisé, difficulté d’accessibilité des
infrastructures, absence de formation spécifique pour une partie du personnel
encadrant.
Or l’inclusion, dès le plus jeune âge, est un levier essentiel pour l’égalité des
Page 62 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
chances et le bien-être de nos enfants. Dans ce contexte, pouvez-vous nous
indiquer, Madame l’Échevine, quelles mesures concrètes la Ville veut mettre en
œuvre pour renforcer l’inclusion des enfants à besoins spécifiques ?
Plus particulièrement, quels moyens humains supplémentaires seront mobilisés
pour leur accompagnement ?
Quelles formations spécifiques sont prévues pour le personnel et dans quel délai
la Ville envisage-t-elle d’améliorer l’accessibilité matérielle et pédagogique de
nos structures ?
Il y a plusieurs questions et s’il faut y répondre par écrit, ce sera un honneur de
lire vos réponses, Madame l’Échevine.
Mme Hariche, échevine.- En effet, les questions sont nombreuses et je ne
pourrai malheureusement pas répondre de manière circonstanciée, mais je vais
quand même essayer de vous donner certaines réponses.
Depuis de nombreuses années, la Ville de Bruxelles travaille à l’inclusion des
enfants à besoins spécifiques au sein des différentes structures. Il n’y a pas que
l’école. Vous avez cité l’école et les crèches, mais il y a aussi tout ce qui se fait
en matière de jeunesse pendant les vacances.
Notre principale volonté est d’avoir des enfants qui puissent s’épanouir et
s’émanciper. Comme cela a été indiqué dans le programme de politique de cette
législature, nous entendons poursuivre sur cette voie et adapter notre offre en
fonction des besoins de la population.
En matière d’enseignement, par exemple, au vu de l’augmentation du nombre
d’enfants présentant des troubles autistiques, nous avons étendu notre offre en
Page 63 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
ouvrant des classes supplémentaires dans l’enseignement spécialisé de type 2.
Le centre pédagogique Parc Astrid accueille désormais des enfants en
maternelle et en primaire souffrant de tels troubles autistiques. Nous avons
ouvert également une antenne pour ces mêmes troubles dans le quartier
Anneessens, puisque l’école Parc Astrid se trouve à Laeken. Nous avons
également ouvert une annexe de l’école maternelle des Pagodes en 2024, une
antenne inclusive nommée Shirin Ebadi, qui accueille également des enfants du
type 2, mais avec des enfants de l'enseignement ordinaires.
Nous comptons élargir notre offre d’enseignement sur la base des expériences
actuellement menées. Quand cela est possible, nous privilégions l’inclusion
dans l’enseignement ordinaire et pour ce faire, plusieurs mesures concrètes sont
déjà en œuvre depuis plusieurs années.
En matière de structures d’accompagnement, nous avons créé le pôle territorial
Alexis Sluys, qui est chargé de l’accompagnement renforcé des élèves à besoins
spécifiques. Il y a là 37 intervenants qui peuvent soutenir les équipes et donner
des pistes de solutions aux problèmes qui sont rencontrés.
En matière de formation de notre personnel, cet enjeu fait partie intégrante de la
formation initiale de nos enseignants à la Haute École Francisco Ferrer. Il y a
des modules spécifiques sur les besoins éducatifs particuliers. Les
aménagements raisonnables et les pratiques inclusives sont intégrés dans le
parcours de nos étudiants. Nous organisons également de la formation continue
pour ceux qui ne sont pas sortis de notre Haute École et des Midis de la santé
pour aborder les différents troubles avec nos équipes, en présence de
spécialistes. L’an dernier, une campagne spécifique a été menée pour favoriser
l’implémentation d’aménagements universels dans toutes les classes.
Page 64 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
En matière d’accessibilité, la Ville dispose d’un plan d’action Bruxelles
Inclusive qui prévoit des investissements ciblés pour améliorer l’accessibilité
physique des bâtiments scolaires et des crèches en lien avec notre projet
éducatif.
En ce qui concerne nos crèches, elles sont inclusives et accueillent tous les
enfants sans aucune distinction. Le personnel reçoit également des formations
pour que l’accueil se fasse dans de bonnes conditions. Les formations portent
essentiellement sur l’accueil des enfants en situation de handicap en crèche par
(ASBL FRAJE), avec des ateliers de sensibilisation à la surdité (ASBL
Triangle), aux bébés vulnérables, bébés à risque (ASBL Air Libre) et autres.
En ce qui concerne l’accueil extrascolaire organisé par le service jeunesse, tout
notre personnel d’animation a été formé et nous tentons de lui apporter des
formations supplémentaires en fonction des besoins des enfants.
Quant aux activités organisées durant les vacances, elles accueillent également
tous les enfants. Nous avons mis en place, depuis l’été dernier, une formation
spécifique pour les moniteurs de vacances. Les équipes sont renforcées pour
permettre un encadrement sûr et de qualité.
Nous venons de constituer des malles pédagogiques pour accueillir les enfants à
besoins spécifiques sur la base de celles qui ont été réalisées par l’ONE. Il est à
noter que nous observons une hausse significative du nombre d’enfants à
besoins spécifiques dans nos différents établissements.
Enfin, notre cellule ATL (activités durant le temps libre) développe également
des formations en la matière pour nos auxiliaires d’éducation.
Page 65 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
En conclusion, on peut dire que la Ville est inclusive et que les moyens humains
sont renforcés. Il existe une coordination interservices, laquelle est absolument
indispensable et doit être solide, et une formation continue du personnel.
Mme Malçikan.- Je vous remercie pour vos explications. Je crois que nous
partageons toutes et tous la volonté de progresser en matière d’inclusion.
J’insiste toutefois sur la nécessité d’évaluer l’impact de ces mesures sur la
réalité de terrain. Merci beaucoup, Madame l’Échevine.
Question de M. BENZAOUIA relative au projet immobilier porte de
Ninove
M. Benzaouia.- Je voudrais attirer votre attention sur un projet qui fait
beaucoup réagir chez nous et dans les communes voisines. C’est le projet
immobilier prévu à la porte de Ninove. Beaucoup de critiques ont été exprimées
et plus de 130 remarques ont été déposées pendant l’enquête publique. En voici
quelques-unes :
- « On n’est pas sûrs qu’il y aura vraiment des logements sociaux. »
- « Il n’y a pas assez de grands logements pour les familles. »
- « Les logements étudiants sont mal placés, loin des universités et peut-être
trop chers. »
- « Il y a trop de bâtiments et ils sont trop hauts. »
- « Le quartier risque d’être étouffé. »
- « La circulation pourrait devenir encore plus compliquée qu’elle ne l’est
maintenant. »
Est-ce que la Ville est prête à écouter les remarques des habitants, des
associations et des communes concernées comme Molenbeek ?
Page 66 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
En tant que membre de la commission de concertation, est-ce que la Ville peut
demander une refonte du projet pour qu’il réponde vraiment aux besoins de
logements accessibles et de services publics utiles ?
Lors de la commission du 14 octobre, quelle sera la position de la Ville ?
Va-t-elle soutenir un projet très contesté ou écouter les habitants et les
associations ?
Mme Maes, échevine.- Monsieur Benzaouia, merci pour cette question au sujet
du projet à la porte de Ninove. C’est effectivement un projet sensible pour le
quartier, dans un secteur en pleine transformation où plusieurs projets de
développement existent des deux côtés du canal. La question de la densité
urbaine est réelle et chaque nouveau projet suscite de fortes attentes en matière
de qualité urbaine, de mobilité et de mixité.
Je rappelle d’abord que le projet se situe sur le territoire de Molenbeek-Saint-
Jean et que l’autorité délivrante est le fonctionnaire délégué de la Région
bruxelloise. La Ville de Bruxelles a été consultée à titre d’avis en raison des
incidences du projet sur son territoire, notamment en matière de mobilité, de
paysages urbains et d’espaces publics autour du canal.
Le PAD porte de Ninove, actuellement en deuxième lecture au niveau régional,
constitue le cadre de référence. Il définit les orientations en matière de gabarit,
de programmation et d’espaces publics. La Ville s’est montrée positive à l’égard
de ce projet de PAD lors de l’enquête publique en 2023, saluant la volonté de
requalifier un espace longtemps délaissé et en quête d’une identité depuis les
travaux du canal dans les années 1940.
Page 67 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
La Ville a toutefois souligné plusieurs points d’attention : la cohérence avec le
programme du RCU 5, la mise en valeur des pavillons d’octroi, la bonne
articulation avec les espaces scolaires et le parc de la Petite Senne, ainsi qu’une
gestion intégrée des eaux pluviales.
Dans ce contexte, la priorité de la Ville est de veiller à ce que ce projet respecte
le cadre urbain et paysager du quartier au niveau des gabarits, de la mobilité, de
la programmation et de l'espace public. Le Collège de la Ville a rendu son avis
sur le projet le 9 octobre dernier. Il s'agit d'un avis favorable sous conditions, à
la fois constructif et exigeant :
- la Ville demande une réduction significative des hauteurs et des volumes afin
de préserver la lisibilité du site, la lumière naturelle et la transition avec les
bâtiments existants, dont les pavillons d'octroi classés ;
- la Ville plaide pour une réévaluation du nombre de places de stationnement et
une meilleure intégration des aménagements cyclables et piétons afin de ne pas
aggraver la pression automobile sur le quartier ;
- la Ville demande la suppression des logements étudiants au profit de
logements familiaux classiques et la création d'un équipement collectif majeur
réellement utile à la population du quartier ;
- la Ville insiste sur la présence d’espaces extérieurs plus généreux, végétalisés,
conviviaux, et sur une meilleure gestion des eaux pluviales et de la biodiversité.
En résumé, la Ville ne soutient pas le projet en l'état, mais elle formule un avis
exigeant et constructif pour encourager un développement plus équilibré, plus
vert et plus utile aux habitants, tout en favorisant la requalification d'une friche
Page 68 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
privée aujourd'hui à l'abandon.
M. Benzaouia.- Je vous remercie, Madame l'Échevine, pour votre réponse qui
me rassure en grande partie. La position du Collège dans ce dossier sensible est
rassurante.
Le PAD n’a pas encore été approuvé. Il est en troisième lecture. On ne peut
donc pas considérer ce projet en fonction d'un PAD qui n'est pas encore
approuvé par la Région. Le PAD est problématique, comme la position de
l'ancien Collège sur ce plan.
Question de Mme CHAUFOUREAU concernant le manque de propreté
dans le quartier Lemonnier-Anneessens
Mme Chaufoureau.- Monsieur l'Échevin de la propreté, Mesdames et
Messieurs les membres du Collège. En septembre, nous avons réalisé une
enquête parmi les habitants du quartier Lemonnier / Anneessens. Nous avons
questionné les commerçants du boulevard Lemonnier et les habitants des rues
de la Caserne, Bodeghem, des Foulons, etc. pour leur demander leur avis sur la
propreté du quartier.
Pendant plusieurs soirées, nous sommes partis en équipes d'une dizaine de
personnes pour discuter avec les habitants. Le constat était fort : les gens se
plaignent de la malpropreté dans le quartier.
Premièrement, il y a un problème avec les encombrants. Chaque jour, on est
confrontés à de gros déchets dans nos rues, des matelas, des débris de travaux,
des sacs de ciment, des frigos. Chaque matin, quand on part au travail, le soir,
quand on revient de l'école avec nos enfants, les trottoirs sont infestés
Page 69 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
d'encombrants. J'ai d'ailleurs, hier encore, utilisé notre application FixMyStreet
pour prendre une petite photo. C'est constant, tous les jours.
On se demande dès lors quelle solution ont les gens pour jeter leurs
encombrants. Ils ont droit à seulement un ramassage gratuit par an de 3 m³, pour
lequel la liste d'attente peut aller jusqu'à deux semaines. Quand les 3 m³ sont
dépassés, il faut se rendre dans un recypark qui est loin, ou profiter d’un
conteneur qui vient environ deux fois par an dans le quartier. C'est trop peu. Une
grande partie des Bruxellois n'ont pas de voiture et vivent dans 30 mètres carrés.
Il leur est impossible de garder chez eux un frigo ou un canapé usagé pendant
des semaines ou des mois.
Par ailleurs, il y avait auparavant plusieurs balayeurs de rue dans notre quartier.
Maintenant, nous voyons qu'un balayeur fait souvent sa tournée seul. Gérer la
propreté, nettoyer les rues, c'est une charge considérable. La Ville a besoin de
beaucoup plus de personnel pour rester propre. Nous avons aussi besoin de gens
qui sensibilisent, en lien avec les quartiers, pour intervenir là où il le faut.
Diminuer le personnel de propreté ou passer par des firmes privées amènera
encore plus de saleté.
Est-il prévu d'organiser des collectes d'encombrants plus régulières et
accessibles, par exemple un service qui passerait régulièrement toutes les deux
ou quatre semaines dans les rues et qui serait accessible aussi aux gens qui n'ont
pas de voiture ? C'est ce qu’il se passe dans plusieurs villes d’Europe.
Il y a une diminution du nombre de balayeurs dans notre quartier. On a appris
qu’il avait diminué dans d'autres quartiers également. Pourtant, l’accord de
majorité prévoit d'augmenter le nombre d'agentes et d'agents de propreté à
déployer dans les quartiers.
Page 70 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Est-ce que vous pouvez nous donner un état des lieux ? Combien d'agentes et
agents supplémentaires ont-ils été engagés depuis le début de cette majorité et
où sont-ils déployés ?
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- La situation que vous décrivez ne nous est
pas inconnue. Les premières personnes à se plaindre de la malpropreté des
différents quartiers, notamment Lemonnier et Anneessens, sont nos agents du
service propreté qui, chaque jour, travaillent d'arrache-pied pour garantir un
quartier propre aux habitants.
Concernant votre question sur le personnel, l'équipe du quartier Anneessens-
Lemonnier compte actuellement douze agents, appuyés par une balayeuse
mécanique quotidienne et un médiateur propreté très actif, notamment auprès
des commerçants. L'équipe bénéficie aussi du soutien d'agents mobilisés sur le
chantier Toots Thielemans, qui effectuent des mises à zéro quotidiennes dans le
périmètre du chantier. À l'échelle de la Ville, le service propreté reste stable.
Depuis janvier 2025, 13 départs ont été compensés par 17 nouvelles entrées,
dont 10 jeunes en stage first, en partenariat avec Actiris.
Notre accord de majorité prévoit d'augmenter les collectes d’encombrants et je
vous confirme que nous y travaillons activement. Je tiens toutefois à rappeler
que la Ville de Bruxelles offre déjà un service particulièrement complet à ses
habitantes et habitants. Deux grandes collectes d'encombrants sont organisées
chaque année via les recyparks mobiles dans les quartiers.
En plus, la Ville propose un service d'enlèvement à domicile totalement gratuit,
distinct de celui de Bruxelles Propreté que vous avez cité. Concrètement, cela
représente jusqu'à 9 m³ d'encombrants que chaque ménage peut déposer
gratuitement chaque année : 5 m³ directement à domicile, entre nos services et
Page 71 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
ceux de la Région, et 4 m³ via nos deux campagnes de collectes annuelles, au
plus près de nos concitoyens. Pour vous donner un ordre de grandeur, 9 m³
correspond à 200 sacs-poubelles de 50 litres, une camionnette de
déménagement remplie ou encore quatre canapés de trois places. Tout cela
gratuitement, je le répète.
Par ailleurs, pour reprendre votre exemple, les vendeurs d'électroménagers ont
l'obligation de reprendre les vieux frigos quand ils livrent un nouveau.
Enfin, dans le cadre de nos collectes d'encombrants annuelles, nous avons
entamé une collaboration avec ma collègue Mme Hariche, via les centres de
jeunes de Bravvo. Leur équipe participe désormais à ces journées en aidant les
habitants qui ne peuvent pas se déplacer à évacuer leurs encombrants.
Ainsi, contrairement à ce que vous avancez, je considère que le dispositif
communal est exemplaire à l'échelle régionale. Cela ne veut pas dire que nous
devons nous reposer sur nos lauriers, bien évidemment. Depuis le début de
l'année 2025, nos équipes ont déjà collecté 221 tonnes d'encombrants à
domicile. La campagne de printemps a permis à elle seule de collecter 444
tonnes en deux semaines et celle du mois d'octobre, qui vient tout juste de se
terminer, a déjà permis de ramasser 14 tonnes rien que sur le site de la rue du
Vautour.
Chaque semaine, la Ville organise environ 90 enlèvements d'encombrants à
domicile et nous travaillons à doubler cette capacité dans les prochains mois,
grâce notamment à l'arrivée d'un nouveau véhicule spécialisé.
Je me permets d'ailleurs une petite comparaison. Dans le programme du PTB de
Molenbeek, il est écrit : « On pourrait prendre exemple sur la Ville de Bruxelles,
qui offre déjà ce service à ses résidents. » Et ce service ne figure pas dans
Page 72 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
l'accord de majorité molenbeekois.
Enfin, vous le savez peut-être, nous avons relancé les comités propreté dans les
quartiers du territoire de la Ville de Bruxelles. Celui du quartier Lemonnier-
Anneessens se réunira demain à 19h à la Bourse. Tout le monde est bienvenu. Je
vous remercie pour votre attention.
Mme Chaufoureau.- Je veux remercier et saluer nos agents communaux qui,
tous les jours, nettoient nos rues. Vous avez parlé, au tout début de votre
réponse, de passages quotidiens. Est-ce une fois par jour ?
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- De ce côté, c'est 7 jours sur 7 pour le
nettoiement de l'espace public et la vidange des poubelles. Dans certaines zones,
c'est même parfois deux fois par jour. On a aussi des équipes de sensibilisation,
de médiation et de verbalisation qui sont très souvent sur le terrain.
Mme Chaufoureau.- Comment est-ce que nos citoyens peuvent les contacter ?
Est-ce qu'il y a des campagnes de publicité sur le sujet ?
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Parallèlement à la documentation distribuée
dans les boîtes aux lettres, on a relancé récemment les comités propreté pour
aller directement au contact des citoyens. La semaine passée, c’étaient ceux de
Schuman, Louise, Buanderie. Demain, ce sera au tour du comité Bourse.
Comme vous l'avez dit, il y a également l’application FixMyStreet, un très bon
outil qui nous aide beaucoup. Nous aussi, on est très présents sur le terrain.
Comme aimait à le répéter ma collègue Zoubida Jellab, Bruxelles n'est pas sale,
elle est salie. Je peux le confirmer. FixMyStreet nous aide à répondre
directement à la demande dans les 24 ou 48 heures, en fonction de la charge de
Page 73 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
travail. Outre FixMyStreet, vous trouverez les coordonnées de nos médiateurs et
du numéro de téléphone vert sur le site de la Ville de Bruxelles. Mon cabinet est
disponible, ainsi que notre administration et moi-même.
Vraag van mevr. STOOPS, Gemeenteraadslid betreffende de stand van
zaken i.v.m. de problematiek van straatraces, geluidsoverlast en
handhavingsmaatregelen aan het Poelaertplein en op het Heizelplateau
Mevrouw Stoops.- Het laatste weekend van september werden er drie auto's en
een motor in beslag genomen in het kader van een actie tegen rodeorijders, heel
goed. De brede lanen onder en rond het Atomium op het Heizelplateau vormen
al jaren het decor voor carmeetings en rodeorijders. Het gevolg is
geluidsoverlast en gevaarlijke verkeerssituaties. De omwonenden lijden er al
jaren onder en hielden in juni een tweede protestactie in pyjama. Het belang
hiervan werd door de Gemeenteraad onderkend en er werd ook een motie
geluidsvervuiling aangenomen. Ondertussen krijg ik meer en meer meldingen
over straatracers aan het Poelaertplein. Elke avond komen motards samen aan
het reuzenrad met opgevoerde en extra luide motors en trikes... en ze scheuren
over het Louizaplein naar Stefania, dan richting Naamsepoort. En ik hoor
daarenboven dat het op de avonden dat er last is aan Poelaert, tegelijk ook bingo
is rond en onder het Atomium. Het is gevaarlijk, intimiderend, het verhoogt het
stressgehalte van menig buurtbewoners en het verstoort de slaap van velen. En
losse maatregelen zoals betonblokken, verkeersremmers, punctuele
politieacties... blijken dus onvoldoende om de geluidsoverlast in te dammen. We
ontberen vooralsnog een globaal plan.
Mijn vragen wat betreft Poelaert: staan naast de rodeoproblematiek op de Heizel
die straatracers aan Poelaert ook op uw radar? Zijn hier reeds gerichte acties
gevoerd? Zijn de overlastplegers bekend? En gaat het over dezelfde
motorbendes? En heeft de politie de samenhang tussen beide kunnen
Page 74 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
vaststellen? En wat betreft Heizel, de motie geluidsvervuiling en de
afzonderlijke maatregelen? Brengt de politie de mate van overlast ook objectief
in kaart? En stemt deze daar een gerichte handhavingsmaatregeling op af? Kan
men bijvoorbeeld de geluidsflitspalen hiervoor wel reeds inzetten zoals ze dat in
Gent doen? Onze politiezone heeft een convenant met het Gewest om gerichte
acties te doen tegenover geluidsoverlast. Heeft u, zoals de motie u vroeg,
aangedrongen bij het Gewest om de verdere samenwerking te concretiseren
tussen Brussel Mobiliteit, de politie en de technische keuringscentra? En staan
er reeds controledagen op de planning? De Heizel afsluiten en toegankelijk
houden voor de actoren van de Heizel is perfect combineerbaar. Dat toont de
proefafsluiting van de Eeuwfeestlaan van 8 uur 's avonds tot 5 uur 's morgens.
Heeft u reeds een politieadvies om deze maatregel te verduurzamen? Want
buurtbewoners stellen vast dat wanneer die afsluiting niet gebeurt omwille van
evenementen, dat de geluidsoverlast door asociaal rijgedrag onmiddellijk
toeneemt. Worden op zulke tijdstippen controles en de politieaanwezigheid
opgevoerd? En hoelang worden die voertuigen nu in beslag genomen? En tot
hoelang zou u als Burgemeester maximaal kunnen vragen om deze voertuigen
in beslag te nemen? Maar dus de globale en meest prangende vraag: heeft u een
globaal plan tegen dit gevaarlijk, hinderlijk en asociaal gedrag? En wat is de
tijdslijn van het uitvoeren van de maatregelen uit het juni-meerderheidsakkoord
2024 -2030, die de strijd tegen stedelijke staatraces versterken? Hartelijk dank
voor uw antwoorden.
De Burgemeester.- Geluidsoverlast door motoren blijft een aandachtspunt van
de politie, zowel op het Heizelplateau als in andere delen van de Stad. In de
omgeving van het Poelaertplein en de Guldenvlieslaan gaat het minder om
straatraces, maar eerder om pure geluidsoverlast door motoren en andere
voertuigen die zich op zomerse avonden komen tonen. Op 25 juli 2025 heb ik
gevraagd aan de Brusselse minister van Mobiliteit om de samenwerking tegen
Page 75 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
geluidsoverlast te versterken. We hebben vervolgens bijna wekelijks gerichte
controles gedaan op lawaaierige motoren tijdens de weekendavonden in
augustus en september, voornamelijk in de sector Poelaert-Guldenvlieslaan.
Motoren werden daarbij uit het verkeer gehaald op en rond Poelaert, maar ook
in de tunnels van de kleine ring. Tot op heden kon niet worden vastgesteld dat
georganiseerde motorbendes verantwoordelijk zijn voor de geluidsoverlast. Een
directe link tussen deze groepen en geluidsoverlast op het Poelaertplein en op
het Heizelplateau kon niet worden aangetoond.
Net als in Gent is Mobiel Brussel gestart met proefprojecten met zogenoemde
lawaaidisplays. Die tonen bestuurders of hun voertuig te veel lawaai maakt. Het
proefproject moet uiteindelijk leiden tot het invoeren van lawaaiflitspalen die
overtreders automatisch bekeuren. De technologie moet echter nog verder getest
en gesimplificeerd worden voordat effectieve verbalisering mogelijk wordt. Ook
is er bijkomende regelgeving nodig om dit juridisch mogelijk te maken. Dat is
in Gent niet anders. Wat het Heizelplateau betreft, blijft de politie voorstander
van de huidige regeling met gerichte fysieke afsluitingen, ze behouden enerzijds
de bereikbaarheid voor onze economische actoren, maar maken het anderzijds
onmogelijk om rondjes te rijden. Daarnaast voert de politie regelmatig controles
uit die vaak leiden tot gerechtelijke of administratieve inbeslagnames van
voertuigen. De administratieve inbeslagname van een voertuig loopt tot op de
eerstvolgende werkdag na verloop van een periode van 24 uur. Er kan ook
beslist worden door mijzelf om de inbeslagname te verlengen tot de overtreder
is gehoord en dan is het meestal een week. Ik deed dit 22 keer in 2025. In geval
van gerechtelijke inbeslagname is de procureur des konings bevoegd voor de
teruggave van het voertuig. Ik dank u.
Mevrouw Stoops.- Alle zaken die we al kunnen doen zijn natuurlijk goed. Die
lawaaiflitspalen: als het over automatisch verbaliseren gaat, kan dat nu nog niet,
we hebben nog Europese richtlijnen nodig enzoverder. Maar in Gent gebruiken
Page 76 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
ze die om de overlast in kaart te brengen, dus om te weten waar het allemaal
loopt, niet om rechtstreeks boetes uit te delen, maar om dan de politie gericht in
te laten zetten. Wat gaan we waar doen: en dan heb je een globaal plan om alles
aan te pakken. Ik heb het gevoel dat dat bij ons nu nog niet echt volledig is. Ik
zou heel graag willen weten, want daar hebt u niet op geantwoord, wat de uitrol
is van de hele passage in jullie meerderheidsakkoord om dat globaal plan op te
stellen en ook alle bewoners daarvan op de hoogte te stellen. Ik denk dat het wel
goed is om lang genoeg die wagens dan in beslag te nemen, want als dat om 24
uur gaat, dan is de voorbeeldfunctie wel iets kleiner dan dat ze 3 weken zonder
moeten. Dank u wel, wij blijven dit opvolgen.
Question de Mme JELLAB concernant la problématique de la fermeture
du chemin du Keelbeek et de la suppression de la plaine de jeux au
Belvédère
Mme Jellab.- Je souhaite relayer au Collège quelques questions émanant des
habitants de Haren. Ils ont vu plusieurs aménagements menés par la Ville qui
bouleversent leur quotidien sans qu’ils en aient été informés au préalable, ni
même a posteriori. De nombreux questionnements suscitent chez les habitants,
comme vous l'imaginez bien, un sentiment encore plus marqué d'insécurité. Je
le rappelle, la grande majorité des riverains n'étaient pas favorables à
l'implantation de la prison à cet endroit, et Ecolo-Groen non plus.
La Ville a fermé le seul chemin à proximité de la prison, le chemin du Keelbeek,
et supprimé la plaine de jeux au Belvédère. Pouvez-vous nous en expliquer les
raisons ? Quand comptez-vous rouvrir ce chemin que de nombreux Harenois et
Harenoises, piétons, piétonnes et cyclistes, empruntaient de manière sécurisée
au quotidien ?
Page 77 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Quand comptez-vous réinstaller la plaine de jeux ? Ou prévoyez-vous son
déplacement à proximité ?
M. le Bourgmestre.- D'abord, je veux rappeler que j'ai défendu le projet de
prison auprès des Harenois. Je pense qu'une démocratie se juge aussi à la façon
dont elle traite ses prisonniers. La manière dont les prisonniers sont traités dans
les prisons de Forest et de Saint-Gilles, qui existent encore, est absolument
scandaleuse. Tout le monde dit que chaque Région doit prendre sa part.
L’objectif était de mener une politique pénitentiaire un peu différente de ce
qu'on avait connu par le passé, raison pour laquelle j'ai défendu la prison de
Haren. Tout qui a visité les prisons de Forest et de Saint-Gilles sait combien les
conditions de détention y sont complètement inhumaines.
Dans le cadre de la prison, on a négocié des compensations qui ne sont pas
encore complètement mises en œuvre, puisqu'il reste à aménager le parc à côté.
Des mesures provisoires, notamment la fermeture du chemin, ont été prises
après une visite sur le terrain du procureur du Roi, de moi-même et des services
de police.
Vous savez que tous les soirs, des gens se font livrer différentes « choses » dans
la prison. Des personnes que l'on met hors d'état de nuire en les incarcérant,
liées au trafic et au grand banditisme, se retrouvent à commanditer les mêmes
trafics grâce aux livraisons qu'ils reçoivent la nuit. La pose de barrières Heras ne
va pas tout résoudre, évidemment. J'ai participé moi-même à une réunion avec
la ministre de la Justice pour lui expliquer qu’il était surréaliste que la Ville soit
amenée à adopter de telles mesures. J'ai demandé qu'il y ait une zone
d'exclusion des drones, comme c'est le cas pour l'OTAN, qui est juste à côté. Il y
a moyen de mettre en place un brouillage pour empêcher les drones de passer.
Page 78 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Je l'ai dit dans la presse, si c'est pour mettre des militaires à Bruxelles, qu'on les
mette autour de la prison, pas dans des quartiers où leur efficacité sera
extrêmement limitée, et cela, pour soulager la police qui doit intervenir
quasiment tous les soirs dans cette zone. L'idée, c'est la sécurisation.
J'ai également rencontré des riverains dont les jardins servent à certains pour
jeter, à l’aide de catapultes, des GSM ou d’autres choses au-dessus des murs de
la prison. Je suis allé voir ces riverains avec le procureur du Roi. Cette
fermeture n'est pas définitive, mais on attend la compensation liée au parc,
lequel n’est toujours pas refait.
On va suivre ce dossier de très près, car il y a urgence. On est confrontés, à
Bruxelles, à de graves problèmes de violences et de trafics, notamment par des
personnes qui ont été depuis déplacées de la prison de Haren vers d'autres
prisons en Belgique. Cette mesure m’a été demandée par le procureur du Roi.
Je suis allé voir l'aire de jeux. Ma collègue Florence Frelinx m'a envoyé une
photo en me disant qu’elle comprenait pourquoi je voulais la déplacer.
Franchement, je ne crois pas qu'il y ait jamais eu un enfant à la plaine de jeux du
Belvédère. Il était ridicule de créer une aire de jeux à cet endroit. C'est la Régie
des bâtiments qui a pris cette initiative. On l'a déplacée. Elle servait aussi à
catapulter des livraisons dans la prison. Elle était placée à un endroit où aucun
parent ne se serait jamais rendu. En plus, elle permettait aux gens d'échapper
aux services de police quand on savait qu'il y avait eu un largage.
On va la déplacer à un autre endroit bien plus accessible. Mettre une balançoire
devant un mur de prison avec vue sur l'intérieur et un toboggan qui arrive juste
en bas sur ce chemin, cela n'a pas de sens. Ce sont bien des mesures provisoires.
Ce réaménagement est important. Il faut exiger du fédéral qu’il exécute les
Page 79 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
compensations pour la prison, à savoir l'aménagement des espaces verts. Je
compte bien suivre ce dossier de près.
Mme Jellab.- Merci, Monsieur le Bourgmestre, pour vos réponses. Il est
extrêmement interpellant d'entendre que les abords de la prison n'ont pas été
suffisamment sécurisés, d’autant plus qu'elle est intégrée dans un quartier
d'habitants. J'entends qu'on fait du bricolage autour avec des barrières Nadar.
C'est compliqué et ça coûte à la Ville. Il y a aussi la question des compensations
qui tardent. Pourtant, cette prison est ouverte depuis quelques années. Il faut
peut-être mettre la pression pour recevoir ces compensations.
On ne va pas revenir sur la politique carcérale, mais il y a beaucoup de choses à
en dire. On sait combien c'est dur. Dans les prisons, il y a une surpopulation de
2.000 à 3.000 personnes par rapport à leur capacité d'accueil. On sait aussi qu'il
y a des gens qui dorment à même le sol. C'est extrêmement compliqué.
Quoi qu’il en soit, les Harenois se sentent, encore une fois, trahis par rapport à
cette prison. En outre, on leur retire des acquis, comme ce chemin sécurisé qu'ils
utilisaient au quotidien. On les renvoie sur la chaussée de Haecht, qui est moins
sécurisée pour les cyclistes, notamment.
Je n'ai jamais soutenu la création d’une plaine de jeux à cet endroit. C'était une
demande assez étrange. L’école toute proche est une école secondaire, il me
semble. Je suis rassurée d’entendre que vous allez peut-être déplacer cette
plaine de jeux. Si c'est le cas, je vous invite à y installer un street workout,
comme le demandent les habitants.
Vous n'avez pas répondu sur le timing. Vous dites que c'est provisoire, mais j'ai
entendu parler d'une période d’un an. Or un an, ce n'est pas provisoire. Le
Page 80 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
provisoire, c'est un jour, un mois, deux mois, mais en un an, les comportements
des habitants changent. Ils veulent savoir s’ils pourront à nouveau emprunter ce
sentier dans un délai assez court. Si ce n’est pas le cas, on doit vraiment
envisager des alternatives.
M. le Bourgmestre.- Le délai maximum est d’un an. J'ai tenu une réunion avec
la ministre de la Justice. Je ne m’explique pas cette situation, je vous l'avoue.
Selon le commissaire en chef, les largages ont lieu dans la cour où les
prisonniers se rendent quelques heures par jour. Je n'ai toujours pas compris ce
qui empêchait de nettoyer la cour avant de l'ouvrir aux prisonniers. Cela reste
une vraie interrogation. J’ai demandé à la ministre de la Justice, au-delà des
mesures dont j'ai reconnu moi-même qu'elles étaient un pis-aller, ce qu'on
attendait pour brouiller les signaux des drones et procéder à une fouille de la
cour avant que les prisonniers y aient accès. Cela reste une vraie question. On
va peut-être poser la question au Parlement fédéral pour savoir ce qu’il se passe
dans cette prison. Je peux vous dire que cela m'interpelle aussi.
M. le Président.- Vous reconnaîtrez, Monsieur le Bourgmestre, que j'étais l’un
des grands opposants d’une prison à cet endroit. Je n'ai pas été écouté. Je ne suis
jamais écouté et c'est cela, mon problème !
(Rires)
Question de M. MAIMOUNI concernant les places de rechargement pour
les véhicules électriques
M. Maimouni.- Madame Maes, je vous interpelle sur une problématique
récurrente et visible. Vous devez savoir que la majorité des bornes de
rechargement se trouvent du côté droit de la chaussée alors que l'embout pour
les recharges est du côté gauche. C'est ce qu'on appelle une belge histoire dans
Page 81 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
le jargon.
Il existe effectivement quelques véhicules électriques, en général de marques
américaines ou anglophones, qui ont leur borne de rechargement du côté droit.
Par contre, les véhicules hybrides ont quasiment tous leur embout de recharge
du côté gauche pour des raisons de sécurité, car il ne peut pas se trouver à
proximité du réservoir d'essence. On en compte 710.000, contre 250.000
électriques, ce qui fait un ratio de trois. Les véhicules électriques des marques
japonaises ont systématiquement leur borne de rechargement du côté gauche.
Cela cause des accidents avec les autres véhicules et les cyclistes.
Serait-il possible d'envisager le vote d’un règlement d'ordre communal
disposant que les véhicules ayant leur chargeur du côté gauche ne peuvent se
charger qu'à gauche et inversement ?
Mme Maes, échevine.- Merci beaucoup pour votre question, Monsieur
Maimouni. Il est important de préciser que l'implantation des bornes de recharge
publiques relève de la compétence de Sibelga, qui planifie leur localisation en
fonction d'un ensemble de critères techniques et urbanistiques. Cela vise surtout
la disponibilité du réseau électrique, mais également des contraintes propres à
l'espace public, telles que la présence de terrasses, d'entrées carrossables, de
mobiliers urbains ou de façades classées. La Ville donne son accord pour les
emplacements proposés par Sibelga sur la base de ses études ou à la suite de
demandes formulées par les usagers.
Concernant l'observation selon laquelle la majorité des bornes sont installées du
côté droit des places de stationnement, cela s'explique principalement par le fait
que le stationnement à droite est la norme sur la grande majorité du territoire.
Le stationnement à gauche n'est autorisé que dans les rues à sens unique.
Page 82 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Enfin, cela ne devrait pas poser de problème pratique, car les câbles de recharge
sont conçus pour être suffisamment longs afin d'atteindre le point de recharge,
quel que soit le côté du véhicule. Nous restons attentifs à cette question et à
l'évolution des besoins des usagers dans l'espace public.
M. Maimouni.- Je tenais juste à vous rappeler que dans le plan Good Move,
que vous avez soutenu avec véhémence et dont la paternité revient à votre
ancienne ministre de la Mobilité, la majorité des rues sont ou deviendront à sens
unique.
J'entends les arguments que vous avancez concernant les entrées de voies
carrossables, terrasses et autres, ainsi que les avis de Sibelga, mais nous ne
sommes pas là pour faire faire des économies à Sibelga ou à Electrabel. À partir
du moment où cela peut présenter un danger, même minime, pour les usagers de
la voie publique, je pense que les droits de ceux-ci prévalent sur les avis de
Sibelga. Est-ce qu'on ne peut pas envisager de demander à Sibelga de revoir sa
copie ?
On en est à plus de 80 % d’embouts de recharge du côté gauche. Comme je
vous l'ai dit en aparté, cela pose problème en cas d'accident, car on ne sait pas si
c'est la faute de la Ville ou si cela doit être considéré comme un obstacle à
éviter. Cela crée aussi des problèmes en matière de responsabilité.
Vraag van mevr. STOOPS betreffende een verbod voor tweewielers op de
Anspachlaan
Mevrouw Stoops.- Mevrouw Maes, in juni 2015, dat is al lang geleden, werd
na een maandenlange burgeractie van Picnic The Streets de Anspachlaan tussen
de Bisschopsstraat en het Fontainasplein autovrij gemaakt. Zo ontstond een
Page 83 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
aangename omgeving om te kuieren maar ook een heel belangrijke fiets-as door
het centrum die door heel veel fietsers uit het volledige Gewest gebruikt wordt.
De nood aan dergelijke ruimte bleek en blijkt enorm groot en op veel momenten
is het zo druk dat er tussen de vele voetgangers weinig plaats overblijft voor
tweewielers. We zien op die momenten ook tweewielers die hun snelheid niet
aanpassen in al die drukte. Toch besliste u in het najaar van ’24 een mogelijke
alternatieve fietsroute, de Zwarte Lievevrouwstraat, opnieuw open te stellen
voor autoverkeer. Daarenboven werd de Bisschopsstraat een onleesbare
doorsteek met bussen, fietsen in twee richtingen tot over een gedeeld voetpad en
nu beslist u om de hele piétonnier tussen de Bisschopsstraat en Fontainas vanaf
2026 te verbieden voor tweewielers en dat – naar wat ik lees – op elk moment
van de dag. Zonder garantie ook op een alternatieve veilige fiets-as. Hierdoor
creëert u een enorme barrière voor fietsers centraal in de Stad. Terwijl de
piétonnier initieel een enorme stap vooruit was, ook voor fietsers, dreigt hij nu
fietsen in onze Stad veel moeilijker te maken. Die boodschap kon wel tellen om
de Week van de Mobiliteit in te gaan.
Dus graag stel ik u volgende vragen. De wegcode stelt dat fietsers, steppen, de
snelheid moeten aanpassen. In praktijk is dat voor de deelsteps reeds naar
stapvoets, dus 6 km/u, gebracht. Een kleine minderheid van steppers en fietsers
zorgt voor een onveilige situatie, vindt u ook dat deze maatregel
disproportioneel is en vooral de fietsers zal bestraffen die zich wel aan de regels
houden? Andere vraag, geldt het fietsverbod 24/24 of enkel op bepaalde
momenten? Fietsers weren de as Lakensestraat omdat die vol bussen, camions
en autoverkeer zit. Zonder veilig alternatief is dit een pestmaatregel tegen de
fietsers. In welke mate kan de as Lakensestraat, de Zwarte Lievevrouwstraat,
Arteveldestraat, Anderlechtsesteenweg de rol van de Anspachlaan als veilige
fiets-as overnemen? Zal het autoverkeer opnieuw geweerd worden? Wanneer
zal u de zeer gevaarlijke busbaan aan de Bisschopsstraat omvormen tot een
fietspad zodat deze deel van de oplossing wordt en de voetgangerszone voor een
Page 84 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
stuk organisch ontlast? De fietsverenigingen en fietsers zijn, naar wat wij horen,
tegen deze maatregel. Wat was het resultaat van het overleg met hen? Met welke
fietsverenigingen zoals stond in het artikel in Bruzz, werkt u samen om
alternatieve routes uit te denken? Heel wat leveranciers zijn overgeschakeld op
cargobikes voor de leveringen in de voetgangerszone. Gaat u hen een
uitzondering geven zodat zij ook overdag kunnen leveren en werken? Als
laatste, op welke manier betrekt u fietsers, wandelaars en andere gebruikers van
voetgangerszones, bijvoorbeeld de velofietser, bij de plannen? Dank u wel voor
uw antwoorden.
Mevrouw Maes, schepen.- Met de komst van de herfst kan ik uiteraard een
nieuwe vraag van u verwachten over het toekomstige verbod op tweewielers. Ik
had er al eentje in de lente en in de zomer, dus dat maakt de seizoenen rond. Ik
dank u voor uw aanhoudende interesse in dit thema. Vooraleer ik nu inga op uw
vraag, wil ik even de aandacht vestigen op het woord voetganger in
voetgangerszone, want die lijkt haast niet te bestaan in uw vraag. Wist u dat er
via een recente studie van Vias werd aangetoond dat 1 op de 5 ongevallen
tussen voetgangers en fietsers, 2 op de 5 ongevallen tussen voetgangers en
steppers zich voordoen in voetgangerszones? Dit zou de plek moeten zijn waar
zij zonder compromis veilig en vrij de Stad kunnen verkennen, maar dat is dus
spijtig genoeg niet het geval.
U vraagt of de toekomstige maatregel niet disproportioneel is en diegenen zal
bestraffen die zich wel aan de regels houden. De regels zijn duidelijk; 6 km/u
voor alle tweewielers in de voetgangerszone. Dit blijkt een uiterst moeilijk
gegeven om te respecteren door alle gebruikers andere dan de voetgangers.
U zegt dat slechts een kleine minderheid van steppers en fietsers een onveilige
situatie creëert, dit is een subjectieve analyse en staat haaks op wat de politie
ons toelicht. Zij refereren aan een meerderheid van tweewielers die sneller dan 6
km/u rijdt.
Page 85 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
U vraagt op welke tijdstippen dit verbod van kracht zal zijn: dit werd al
opgenomen en zou u dus moeten hebben gelezen in het meerderheidsakkoord,
en loopt van 11 uur ’s ochtends tot 4 uur ’s nachts.
U stelt ook de vraag of ook de as Lakensestraat, Zwarte Lievevrouwstraat, de
Arteveldestraat, de Anderlechtsesteenweg de rol van veilige fiets-as zal
overnemen en het autoverkeer er zal geweerd worden. De Stad bouwt haar visie
uit om deze as comfortabeler en competitiever te maken voor tweewielers.
U vraagt wanneer de busbaan op de Bisschopsstraat zal omgevormd worden tot
een fietspad. Ik begrijp de vraag misschien niet helemaal goed, maar vraagt u
om de ruimte voor de bus weg te nemen om plaats te geven aan de fietsers en de
bus dus naar de gewone autorijstrook te verplaatsen? Dus een fietspad creëren
en de bus met de auto’s op de rijstrook? Dat is de vraag? In de Bisschopsstraat.
Begrijp ik de vraag goed? Ik wil gewoon weten of dit de juiste interpretatie van
uw vraag is. Maar ik zal antwoorden en u kan reageren. Bent u er zich van
bewust dat al die busgebruikers ruimtelijk de efficiëntste vervoerwijze zijn op
deze as? Ik ben niet bereid om het concurrentieel voordeel van de bussen en hun
groot aantal passagiers weg te geven ten opzichte van het autoverkeer in de
Bisschopsstraat.
Dan vraagt u ook of ik in overleg ben met fietsverenigingen en of ik met hen
samenwerk voor de alternatieve fiets-as. Ik heb verschillende fietsverenigingen
ontmoet en ik heb ook de Commissie Actieve Modi benut om deze discussie
levendig te houden. Commissie Actieve Modi is een feedbackmoment waar
allerlei verenigingen die actieve modi vertegenwoordigen hun opmerkingen
kunnen geven over het mobiliteits- en openbare ruimtebeleid van de Stad.
U vraagt mij ook of er een uitzondering gaat komen voor de fietslogistiek en
bedrijven, dat is momenteel niet de bedoeling. Ze hebben nog steeds een
voordeel boven traditionele leveringen, aangezien zij te allen tijde tot de bredere
voetgangerszone toegang hebben.
Ten slotte vraagt u op welke manier ik stakeholders betrek bij onze plannen en
Page 86 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
onderzoek. Enerzijds is er die Commissie Actieve Modi om uit te wisselen met
wandel- en fietsverenigingen en anderzijds zullen wij in het kader van onze
communicatiecampagne een mapping uitvoeren van plaatselijke stakeholders
om hen zo te betrekken bij de aanpassingen.
Ook kaartte u in uw vraag een beslissing aan van mij omtrent de heropening
voor het autoverkeer in de Zwarte Lievevrouwstraat in 2024. Dit was helemaal
geen beslissing maar slechts het einde van een werf. Er is op deze specifieke
plek tot hiertoe niets aan het circulatieplan gewijzigd.
Om af te sluiten moet ik even nog dit verduidelijken, het verbod zal ingaan in de
loop van 2026 en niet vanaf 1 januari 2026 zoals al meermaals verkeerdelijk is
gepubliceerd in de pers, daar wil ik heel duidelijk over zijn. Dus niet 1
januari ’26, maar in de loop van ’26. Dank u wel.
Mevrouw Stoops.- Ik begrijp dus dat u geen alternatieve as aan het ontwikkelen
bent voor een echte veilige fiets-as. Zoals dan in de krant verkeerdelijk stond
dat het begon 1 januari, staat ook verkeerdelijk dat u overleg heeft gepleegd
voor uw plan met de fietsers. Dat stond ook in de krant, maar dat klopt dus ook
niet. Tot 4 uur ’s nachts: u kijkt de kat uit de boom omtrent wat de echte noden
zijn. Tot 4 uur ’s nachts... daar wandelen veel minder mensen om 4 uur ’s
nachts, natuurlijk, dan op de ontzettend drukke momenten. Ondertussen zoeken
fietsers al een andere weg, waar ze veel meer gevaar ervaren door hoe het is
ingedeeld! U bent een plan aan het zoeken waarbij u er inderdaad vanuit gaat
dat gedeeld gebruik gevaarlijk kan zijn. Wat de Bisschopsstraat betreft, daar
waar de bussen staan – u gaat mij niet horen zeggen dat we de bussen moeten
weigeren, dat was absoluut niet de bedoeling –, maar door hoe het nu is
aangeduid, heb je een gemengd gebruik tussen voetgangers en fietsers met die
bussen. Het stopt ineens aan een bloembak, het is gewoon onleesbaar. Daar
moet een veel soepelere doorgang komen en op dit moment zie ik het niet
anders dan een pestmaatregel. Dank u wel.
Page 87 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Question de M. MAIMOUNI concernant un acte de vandalisme à l'Hôtel de
Ville
M. Maimouni.- J'ai appris par un agent de sécurité de l'Hôtel de Ville que des
bureaux avaient été vandalisés et saccagés. J'apprends aussi que vous avez fait
l'objet d'insultes et de menaces. Je tiens à le rappeler, ce sont des choses que je
ne cautionne pas. Je pars du principe que les désaccords avec les acteurs
politiques doivent s'exprimer de manière démocratique, à travers une
manifestation ou une grève, ou en donnant la parole, comme nous le faisons
régulièrement, aux citoyens.
Pouvez-vous nous expliquer les circonstances de ce regrettable incident qui s'est
déroulé dans notre magnifique Hôtel de Ville, Monsieur le Bourgmestre ?
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, les services de police sont
intervenus le 15 septembre 2025 à 6h49 au sein de l'Hôtel de Ville pour
constater et acter des faits qualifiés de dégradation par escalade dans le bureau
du directeur de BME. Un procès-verbal a été dressé et transmis au procureur du
Roi, qui a requis un juge d'instruction. Une instruction est donc en cours pour
identifier les auteurs. Le secret de l'enquête judiciaire nous empêche cependant
de vous dévoiler plus de renseignements, vous vous en doutez. Je suis désolé de
ne pas pouvoir être plus précis.
M. Maimouni.- Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu’il s'est passé et
quels sont les dégâts ? Je ne veux pas m'immiscer dans une affaire judiciaire,
mais quels ont été les dégâts constatés ? Est-ce qu'il y a eu vol ? Est-ce qu'il y a
eu dégradation ?
Page 88 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
M. le Bourgmestre.- Les auteurs sont entrés par effraction et ont laissé une
inscription sur un cadre-photo.
M. Maimouni.- Je tiens à rappeler, Monsieur le Bourgmestre, que malgré tous
les différends qui nous opposent quant à nos lignes politiques, je ne cautionnerai
jamais le moindre acte de violence, dégradation ou menace, quel qu'il soit. Je
tenais à le répéter.
M. le Président.- Monsieur Maimouni, nous prenons acte de cette déclaration
solennelle, qui sera effectivement reprise au procès-verbal.
Question de M. MAIMOUNI concernant l'annulation du report de la LEZ
(zone de basses émissions) et ses effets sur les commerçants
M. Maimouni.- Monsieur l'Échevin, il y a quelques mois, la majorité au
Parlement bruxellois a décrété un report de deux ans de la LEZ.
(Remarque de M. Hellings)
(Colloque)
Les véhicules concernés par la LEZ sont 600.000 en Belgique. On estime que le
trafic de transit représente 20 % de ces véhicules, donc plus de 120.000, pour
44.000 véhicules bruxellois. Ces 120.000 véhicules n'auront plus le droit de
pénétrer en Région de Bruxelles-Capitale, ce qui aura un impact majeur et direct
sur nos entreprises locales.
Je tiens à vous rappeler, Monsieur l'Échevin, que nos commerçants et nos
entrepreneurs souffrent. Les faillites ne cessent d'augmenter. Nous n’avons
constaté jusqu'à présent aucune clause d’arrêt. Je tiens à rappeler que les
commerçants sont le poumon économique de notre Ville et de notre Région. Ces
gens souffrent. Je pense qu'il est inutile de vous rappeler, puisque vous êtes
Page 89 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
vous-même commerçant, l’angoisse persistante et récurrente du commerçant ne
sachant pas si, demain, il pourra faire sa caisse, payer son loyer, ses charges
sociales, son personnel et ses fournisseurs. Cette angoisse est générale parmi les
entrepreneurs de la Ville de Bruxelles.
Cette catastrophe qui arrive à grands pas doit être traitée en amont. Faisons
preuve de prévention. N'attendons pas systématiquement de subir les
conséquences avant de réagir. Avez-vous envisagé d'agir de manière proactive
pour sauvegarder notre économie locale ? On parle bien de 120.000 véhicules
de transit !
Prenons l’exemple d’une personne qui habite Vilvorde et décide de sortir
manger un steak-frites. Au lieu d’aller au Sablon ou place Sainte-Catherine, elle
fera le choix d’aller à Anvers, Machelen ou Malines. Ce sont ces personnes que
nous devons protéger. Ce sont les personnes qui habitent Rhode-Saint-Genèse
ou Waterloo et qui traversaient Bruxelles pour venir faire du shopping,
notamment.
M. Wauters, échevin.- Monsieur le Conseiller, je vous remercie pour votre
question un peu particulière. En vous écoutant, je me rends compte que le terme
« transit » que vous utilisez n’a pas le sens que je lui donne.
M. Maimouni.- Monsieur l’Échevin, excusez-moi. S’il y a eu mauvaise
interprétation, pourrait-on reporter la question afin que vous puissiez faire vos
recherches. Par respect pour nos commerçants, je vous laisse le temps de réagir
à la bonne interprétation de mon intervention.
M. Wauters, échevin.- Si vous voulez reporter la question, cela ne pose aucun
problème. Elle relève du niveau régional, mais elle aborde des réalités que nous
Page 90 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
sommes nombreux à vivre et j’y répondrai volontiers.
Le trafic de transit, selon moi, ne vise pas les personnes qui viennent à
Bruxelles pour y consommer. Un véhicule de transit désignerait plutôt un
camion venant des Pays-Bas qui passerait par Bruxelles pour aller à Paris.
M. le Président.- Monsieur l’Échevin, M. Maimouni vous propose de reporter
la question, ce que nous allons faire.
M. Maimouni.- Dans ses statistiques, Bruxelles Mobilité considère comme
véhicule de transit tout véhicule de non-résident bruxellois. C’est ainsi que les
véhicules de transit sont référencés.
Question d'actualité
Actualiteitsvraag
Question d'actualité de M. BAUWENS relative à l'annonce du
gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de supprimer la
gratuité des fournitures scolaires
M. Bauwens.- Madame l’Échevine, le gouvernement de la Fédération Wallonie-
Bruxelles (Communauté française), donc le MR et Les Engagés, vient
d’annoncer, vendredi passé, que la gratuité des fournitures scolaires serait
supprimée en primaire. Cela veut dire que les écoles et les communes ne
recevront plus de moyens pour organiser et acheter du matériel scolaire pour
tous les élèves, comme c’est le cas maintenant. Il s’agissait d’un projet dont
vous étiez fière, et je trouve que vous aviez tout à fait raison.
Page 91 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Cela aura évidemment un grand impact sur les élèves, qui ne bénéficieront plus
de la gratuité, sur les parents, qui vont devoir payer, et sur la Ville, qui va devoir
prendre des décisions pour les directions d’école. Ces dernières devront
sélectionner les élèves en difficulté, si j’ai bien compris la ministre-présidente
Mme Degryse.
Pour évaluer l’impact de cette décision pour une Ville comme Bruxelles, est-ce
que vous pouvez nous indiquer le nombre d’écoles où vous donnez actuellement
des fournitures gratuites ? Combien d’élèves sont concernés et reçoivent ce
matériel scolaire ?
Quel est le montant des subsides pour fournitures scolaires que la Ville reçoit de
la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui seront sans doute supprimés ? Combien
coûterait le maintien de la gratuité des fournitures scolaires à Bruxelles, par
année scolaire (première, deuxième, troisième) ?
Je vous remercie de répondre à cette question d’actualité qui n’était pas prévue.
Je n’attends pas de réponse à l’euro près, mais je veux pouvoir vérifier le
discours du MR et des Engagés, selon lequel il n’y aura pas de report de charge
sur le budget des communes. Selon moi, il y aura bel et bien un tel report de
charge.
Mme Hariche, échevine.- La question a été introduite tardivement, mais on a
des éléments de réponse pour ce qui est du passé, et peut-être pas pour l’avenir...
La Ville de Bruxelles fournit sur fonds propres des kits scolaires à près de 8.000
élèves du primaire fréquentant ses 23 écoles ordinaires et ses 5 centres
pédagogiques, et cela, depuis 2022. Le coût annuel tourne autour de 370.000
euros. Nous poursuivrons ce soutien indispensable à toutes les familles.
Page 92 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Le subside de la Fédération Wallonie-Bruxelles couvre actuellement des
fournitures pour les écoles et les équipes pédagogiques, et finance des activités.
Il est de 283.763 euros pour le maternel et 303.820 euros pour les trois années
du primaire, puisque les subventions de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont
allouées jusqu’en troisième primaire.
D’après nos informations - ce sont sans doute les mêmes que celles dont vous
disposez et elles n’ont pas encore fait l’objet d’une communication officielle
aux pouvoirs organisateurs -, le mécanisme de subside actuel ne changerait pas
au niveau du maternel. Par contre, pour le primaire, le subside pour la gratuité
ainsi que les subsides pour les repas seront intégrés aux subsides de
fonctionnement général de l’établissement. Toutefois, nous n’en connaissons
pas encore l’impact sur nos écoles et le mode de financement n’a pas encore été
annoncé. Nous espérons vivement, au vu de l’indice socioéconomique de nos
écoles, que nous ne serons pas trop fortement impactés par la réduction globale
de l’enveloppe de la Fédération Wallonie-Bruxelles dévolue jusqu’ici à ces
dispositifs.
La ministre semble vouloir orienter des moyens restants vers les élèves les plus
précarisés. Je ne vous cache pas que nous nous inquiétons du changement de
fonctionnement, qui semble passer d’un dispositif global et universel, par école,
à une analyse de la situation individuelle de chaque élève. Cela demanderait
sans doute un travail important aux directions et créerait surtout des disparités
au sein d’un même établissement, avec le risque de stigmatiser une catégorie de
la population.
Notre accord de majorité prévoit expressément le maintien et l’élargissement
des mesures de gratuité. La volonté de la Ville est bien de poursuivre en ce sens.
Sans connaître l’impact exact de ces annonces, il m’est évidemment difficile
Page 93 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
d’en dire plus aujourd’hui.
M. Bauwens.- Merci pour vos réponses. J’ai très bien compris la
communication de la ministre-présidente et de la Fédération Wallonie-
Bruxelles. Effectivement, une partie des moyens seraient intégrés dans les frais
de fonctionnement, mais ils vont diminuer. Cela représente, à mon avis, plus ou
moins la moitié du montant des subsides, ce qui veut dire que pour les
fournitures scolaires, les villes auront moins d’argent. Vous parlez de 300.000
euros pour le primaire, ce qui veut dire 150.000 euros de plus à charge de la
Ville. L’avenir nous le dira.
Je partage votre inquiétude quant à l’individualisation des dossiers. Les
directions vont devoir juger au cas par cas si tel élève est précarisé ou non. Sur
base de quels éléments, on ne le sait pas. On va stigmatiser et créer une
surcharge de travail pour les directions. Or le MR affirme dans ses
communications que c’est justement le contraire. Selon lui, on va diminuer la
charge de travail.
Je vous ai posé la question parce que le gouvernement prétend qu’il aidera les
écoles. Or on peut prévoir une surcharge financière pour la Ville de Bruxelles
d’au moins 150.000 euros par an, ce qui est considérable, une surcharge de
travail et, surtout, un manque d’aide pour les élèves précarisés de notre Ville. Je
vous remercie beaucoup pour vos réponses.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Page 94 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
Prochaines séances
Lundi 17 novembre 2025
à 13h30 : sections ordinaires.
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h41.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u41.