1000 — Bruxelles-Ville — Meetings
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|---|---|
| Council page | https://www.brussels.be/city-council |
| 📄 Meeting minutes | https://www.brussels.be/complete-reports-public-meetings-city-council?field_date_document_value=2025 |
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- ✅ Monday, 19 May 2025 — 📄 PDF
- ✅ Tuesday, 22 April 2025 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 17 March 2025 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 17 February 2025 — 📄 PDF
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- ✅ Wednesday, 11 December 2024 — 📄 PDF
- ✅ Sunday, 1 December 2024 — 📄 PDF
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- ✅ Monday, 4 November 2024 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 9 September 2024 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 1 July 2024 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 24 June 2024 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 27 May 2024 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 22 April 2024 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 25 March 2024 — 📄 PDF
- ✅ Monday, 11 March 2024 — 📄 PDF
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City Council Meeting — 2025-10-13
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 13 octobre 2025
Openbare vergadering van maandag 13 oktober 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h15 sous la présidence de M. Alain
Courtois, Président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u15 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
M. Zian.
M. le Président.- Conformément à l'article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
Communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 22/09/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
22/09/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 120, 121, 124 à 129,
132 à 138, 141, 143 et 144 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
09/10/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
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Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 120, 121,
124 tot 129, 132 tot 138, 141, 143 en 144, vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 09/10/2025.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 109 à 119,
122, 123, 130, 131, 139, 140, 142 et 147 à 168 repris au supplément à cet ordre
du jour, daté du 09/10/2025, ainsi que le point 169 repris à l'addendum à
ce supplément.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 109 tot 119, 122, 123, 130, 131, 139, 140, 142 en 147 tot 168 vermeld
in het bijvoegsel bij de agenda dd. 09/10/2025, en met het punt 169 vermeld in
het addendum aan het bijvoegsel.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications - Mededelingen
Communication de décisions prises par l'autorité de tutelle - Mededeling
van beslissingen van de toezichthoudende overheid
M. le Président.- J’informe les membres du Conseil communal de la lettre
ministérielle du 24/09/2025 approuvant le compte 2024 de la Régie foncière des
propriétés communales adopté par le Conseil communal en sa séance du
23/06/2025.
Ik stel de leden van de Gemeenteraad in kennis van de Ministeriële brief van
24/09/2025 houdende de goedkeuring van de rekenig 2024 van de Grondregie
aangenomen door de Gemeenteraad in zitting van 23/06/2025.
Pris acte
Akte genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
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Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance des comptes et du rapport de gestion annuel 2024 de l'asbl BME.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
rekeningen en het jaarverslag 2024 van de vzw BME.
Pris pour information
Kennis genomen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance du bilan 2023/2024 de l'asbl Entreprendre Bruxelles.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de balans
2023/2024 van de vzw Ondernemen Brussel.
Pris pour information.
Pris pour information
Kennis genomen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in de
rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van de volgende
verenigingen :
- Schola ulb asbl, au 31/12/2023 et au 31/12/2024, Schola ulb vzw, op
31/12/2023 en op 31/12/2024 ;
- Les Nouveaux Disparus asbl, au 31/12/2023 et au 31/12/2024, Les Nouveaux
Disparus vzw, op 31/12/2023 en op 31/12/2024 ;
- Brussels By Night Federation en abrégé BBNF asbl, au 31/12/2024, Brussels
By Night Federation en abrégé BBNF vzw, op 31/12/2024 ;
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- La Maison de la Littérature de Jeunesse Le Wolf asbl, au 31/12/2024, La
Maison de la Littérature de Jeunesse Le Wolf vzw, op 31/12/2024 ;
- Ferme du Parc Maximilien asbl, au 31/12/2024 ;
- Pro Velo asbl, au 31/12/2024, Pro Velo vzw, op 31/12/2024 ;
- Musée juif de Belgique asbl, au 31/12/2024, Joods Museum van België vzw,
op 31/12/2024 ;
- Refuge Bruxelles asbl , au 31/12/2024, Refuge Bruxelles vzw, op 31/12/2024 ;
- Womenpreneur asbl, au 31/12/2024, Womenpreneur vzw, op 31/12/2024.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales - Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint. Elle a été
complétée par une question d'actualité de M. BAUWENS relative à l'annonce
du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de supprimer la gratuité
des fournitures scolaires.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform. Het werd
aangevuld met een actualiteitsvraag van dhr. BAUWENS betreffende de
aankondiging van de regering van de Franse Gemeenschap om de gratis
schoolbenodigdheden af te schaffen.
Communication de service - Dienst mededeling
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M. le Président.- Le point 35 de l'ordre du jour sera abordé en comité secret.
Het punt 35 van de agenda zal in besloten vergadering worden besproken.
Le point 155 de l'ordre est retiré à la demande des services.
Het punt 155 van de agenda wordt ingetrokken op vraag van de diensten.
Pris pour information
Kennis genomen
Remise de la médaille d’honneur de la Ville de Bruxelles à MM. Julien
Vande Weyer, Théo Vandevelde et Nassim Taik
M. le Bourgmestre.- On a prévenu les chefs de groupe qui, je l’imagine, auront
aussi envie de dire un petit mot. Vous le savez, on est tous très attachés à nos
institutions. Parmi nos institutions - cela dépasse le clivage entre majorité et
opposition -, il y a nos hôpitaux publics. On a eu l’occasion de le dire pendant la
crise du Covid et on s’en rend compte tous les jours : les personnels de nos
hôpitaux font un métier incroyable.
Ils soignent tout le monde et avec la même excellence, et ils font un métier
d’autant plus incroyable qu’ils sont de plus en plus exposés. Malgré les mesures
que nous prenons, ils décident de soigner tout le monde et, parfois, cela a des
conséquences sur leur intégrité physique et morale. Il s’agit aussi d’injures de la
part de personnes parfois totalement et parfois pas du tout conscientes de leurs
actes. Toujours est-il que les personnels des hôpitaux ne doivent pas être les
victimes de la solidarité dont ils font preuve dans leur métier.
Nous avons proposé - je remercie le Conseil de l’avoir accepté - de recevoir
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Julien Vande Weyer, Théo Vandevelde, infirmiers, et Nassim Taik, gardien de
sécurité de l’hôpital Saint-Pierre, parce qu’ils ont subi une agression absolument
incroyable qui nous a tous choqués et qui a beaucoup choqué leurs collègues,
qui ont exprimé directement leur solidarité. Cela a été un choc. Le service des
urgences de Saint-Pierre donne l’impression d’une espèce de sanctuaire de la
médecine, de l’aide sociale, de la prise en charge et de la bienveillance. Malgré
cela, ce métier est devenu un métier à risque, ce qui est inacceptable. En les
recevant ici, nous honorons Julien Vande Weyer et Théo Vandevelde, ainsi que
Nassim Taik pour son courage. Théo Vandevelde nous a dit qu’il considérait les
équipes de sécurité comme faisant partie du service des urgences de Saint-
Pierre.
Je rappelle que les urgences de Saint-Pierre, ce sont plus de 80.000 passages par
an. C’est énorme ! Cela doit être le premier service de garde du pays. Bravo,
Monsieur Nassim Taik, d’avoir réagi si vite, parce qu’on ne sait pas ce qu’il se
serait passé si vous ne l’aviez pas fait avec sang-froid.
Votre courage et votre solidarité, vous l’exercez tous les jours et à travers vous,
nous saluons toutes ces personnes dont on ne connaît pas toujours le nom ni le
visage, qui soignent toute la population dans les hôpitaux en général, dans nos
hôpitaux de proximité, nos hôpitaux publics. Dans ces lieux, excellence et
accessibilité aux soins ne sont pas deux mots contraires, mais bien l’expression
d’une philosophie.
Dans ce Conseil, on doit voter des garanties pour nos hôpitaux et, je dois le dire,
cela se fait majorité et opposition. De temps en temps, on peut avoir des
discussions tranchées, mais quand il y a ce genre de débat, on est unis parce
qu’on connaît votre boulot.
L’ensemble des membres du Conseil a souhaité vous recevoir pour vous
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remercier et vous dire aussi que c’est à nous de prendre des mesures concrètes.
Avec votre direction et Christophe Soil, on réfléchit à remodeler les urgences.
Vous avez tout de suite eu la force de dire qu’on n’allait pas installer un portique
d’aéroport au service des urgences, que ce n’était pas envisageable. On avait
déjà deux gardiens présents et M. Taik est intervenu tout de suite.
En même temps, cela doit nous interroger sur la santé mentale dans notre
société, qui se dégrade. On a affaire à des cas de plus en plus lourds, pour
lesquels on ne trouve pas de solution. On demande parfois à l’hôpital de mettre
un emplâtre sur des problèmes sociaux qui ne dépendent pas toujours de lui et
pour lesquels il n’a pas non plus la solution.
Vous êtes toujours là, malgré ce qu’il s’est passé. C’est impressionnant parce
que ce n’est pas simple à vivre. Personne ne peut se mettre à votre place,
d’ailleurs. La Ville, fondateur de ces hôpitaux, continue à en être le principal
soutien. Il est important de l’évoquer dans ce Conseil, au-delà de nos débats
démocratiques, et de vous rendre hommage.
Le procureur du Roi a décidé d’une procédure particulière pour laquelle le CHU
Saint-Pierre va mener un projet pilote. Les insultes, les coups et les pressions
psychologiques ne sont pas acceptables. Une procédure simplifiée permettra au
moins de déposer une plainte comme personne lésée, que le parquet s’engagera
à poursuivre. La suite, ce peut être convoquer la personne pour lui demander si
elle se rend compte de ce qu’elle a fait, par exemple injurier quelqu’un qui
essayait de la soigner, simplement parce qu’elle a dû attendre une heure du fait
d’un cas plus compliqué.
Il est important de rappeler que vous n’êtes pas les punching-balls de la société.
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Vous êtes là pour aider les gens. Cela nous semblait extrêmement important de
vous recevoir ici. Vous êtes à nouveau debout, mais ces faits ont dû être
extrêmement traumatisants et on ne souhaite à personne de les vivre. Nous vous
honorons pour cela, mais nous voulons également honorer toute la profession,
nos hôpitaux et tous les personnels de soins qui font un travail incroyable. Nos
sociétés ne seraient pas seulement vacillantes, elles s’écrouleraient, si vous
n’étiez pas là pour offrir à notre population ce qu’elle mérite, à savoir la
meilleure santé possible. On voulait vous remercier pour cela.
(Applaudissements sur tous les bancs)
M. Weytsman.- Comme M. le bourgmestre l’a dit, nous sommes très honorés
d’être ici devant vous, le Collège, les membres du Conseil communal, majorité
et opposition, pour saluer un acte de bravoure. Dans une société qu’on dit
parfois fracturée et repliée sur elle-même, c’est impressionnant, c’est inspirant,
c’est bouleversant de savoir qu’au quotidien et dans ces situations de bravoure,
certains laissent un peu d’eux-mêmes pour assurer la sécurité ou la liberté
d’autres.
En vous regardant, M. Taik, cher Nassim, je souhaite, au nom de mon groupe,
mais aussi certainement de l’ensemble du Conseil communal, vous dire merci.
Peut-être, comme vous l’avez dit, cela vous semblait naturel, mais toujours est-
il que cela reste un acte qu’on peut qualifier d’héroïque. Vous avez décidé de
sauver la vie d’autres personnes, celles de Julien Vande Weyer et de Théo
Vandevelde. Ce soir, ce que je souhaite vous dire, c’est qu’on est fiers. On est
fiers de vous remettre cette médaille à tous les trois parce qu’à travers vous, ce
sont les valeurs de courage et de solidarité qu’on va essayer de faire briller
aujourd’hui au sein de notre capitale.
Ce drame qui est arrivé à l’hôpital Saint-Pierre doit nous rappeler avec force
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que vous êtes cette première ligne, la première ligne humaine, médecins,
infirmiers, policiers, pompiers, enseignants, facteurs, qui affronte chaque jour ce
genre d’actes et doit parfois travailler dans des conditions difficiles. Votre
engagement mérite tout notre respect, mais aussi des actes, des engagements et
des actions concrètes. C’est ce que nous essayons de faire au sein de ce Conseil
communal et dans cette majorité.
Bien avant ce gravissime incident, nous étions en train de réfléchir au CPAS,
avec la direction de l’hôpital Saint-Pierre, au réaménagement des urgences,
notamment. Nous allons continuer dans cette direction pour faire en sorte que
votre travail puisse être mené dans de meilleures conditions pour venir en aide,
comme vous le faites au quotidien, aux personnes les plus vulnérables de notre
société. Encore un grand merci à vous trois.
(Applaudissements)
M. Hellings.- C’est l’entièreté du Conseil qui salue votre acte de courage et de
bravoure. Depuis l’opposition, nous reconnaissons aussi ce que vous avez posé
comme acte pour sauver vos collègues, pour sauver l’hôpital public. Au sein de
ce Conseil, on vote des budgets pour faire en sorte que la médecine publique
soit accessible à tous. Il faut continuer à le faire. Il faut qu’on vous écoute pour
savoir ce qu’il faut changer dans les processus de sécurité, pour faire en sorte
que ce qu’il vous est arrivé n’arrive plus jamais.
Il faut aussi qu’on travaille, de façon plus générale, à faire en sorte que vous
ayez à gérer moins de cas pénibles de personnes à problématiques de santé
mentale, en particulier. Or on sait que le niveau de santé mentale a faibli depuis
la crise de la Covid.
Pour cela, merci. Merci aussi de continuer à travailler au CHU Saint-Pierre,
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parce que votre métier n’est pas facile et vous avez démontré qu’on pouvait le
faire avec grand courage et avec beaucoup de fierté.
(Applaudissements)
M. Bauwens.- On dit toujours, au PTB, que « seul le peuple sauve le peuple ».
Vous en êtes la preuve. Ce sont les gens de terrain qui soignent au jour le jour,
qui font le travail d’infirmier, de médecin, d’agent de sécurité, de nettoyeur, tout
le personnel de l’hôpital Saint-Pierre, l’hôpital public, qu’on doit saluer ce soir.
On fait partie de ce groupe qui vous salue, vous rend hommage et dit que « seul
le peuple sauve le peuple ».
Pendant la crise du Covid, tout le monde a applaudi ceux qui sauvaient le
peuple, les éboueurs, les travailleurs, les personnels de santé, etc. Vous méritez
un gouvernement et une commune qui font plus que saluer et qui donnent les
moyens nécessaires aux personnels pour qu’ils bénéficient des conditions de
travail dont ils ont besoin pour bien soigner les gens. C’est pour cela aussi
qu’on continue à s’engager au Conseil communal.
(Applaudissements)
M. Maimouni.- Avant toute chose, je tenais à vous définir par un seul mot. Ce
mot, c’est héros. Car la distinction entre une personne lambda qui fait son
travail et un héros, c’est qu’un héros a la capacité de faire passer la sécurité des
autres avant la sienne, chose que de moins en moins de personnes ont le courage
de faire. Je tenais à le saluer.
Je tenais aussi à saluer votre sang-froid, votre détermination. Je sais ce que
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c’est, en tant qu’ancien agent de sécurité, de devoir gérer la frustration, le
désarroi et la colère des gens, de se sentir impuissant face à de telles réactions.
M. le bourgmestre l’a souligné, nous faisons face à une montée de la maladie
mentale. Je tiens aussi à rappeler que, si notre société est malade, c’est parce
qu’en tant que politiques, majorité comme opposition, nous avons, d’une
certaine manière, failli à nos devoirs. Si la société est de plus en plus mal et que
des personnalités comme les vôtres doivent faire preuve d’un tel courage, cela
signifie que nous devons nous remettre en question.
Je pense qu’il est important d’ouvrir le débat et d’envisager, par exemple, une
antenne de police dans tous nos hôpitaux sur le territoire de la Ville, avec la
présence a minima de deux agents de police. Je ne vais pas vous le rappeler, très
régulièrement, des inspecteurs sont présents sur place pour « des vues et
soignées », comme on les appelle, face à des crises hystériques et psychiatriques
majeures. Ce débat devrait voir le jour prochainement, car il aurait tout son
sens. Encore une fois, au nom de la Team Fouad Ahidar, je tenais à vous saluer
et à vous dire bravo.
(Applaudissements)
M. Moussa Diallo.- Je voudrais simplement vous dire merci, car il n’y a pas
d’expression plus illustrative de notre satisfaction face à ce que vous avez fait.
Je voudrais aussi vous dire merci parce qu’à trois, vous personnifiez une
jeunesse bruxelloise qui, dans sa diversité, ose assumer une telle responsabilité.
Cela inspirera les jeunes quant au sens des responsabilités.
Bravo ! Vous êtes Bruxelles, vous êtes à l’image de Bruxelles. Vous avez fait du
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bien, que vous en soyez remerciés pour l’éternité.
(Applaudissements)
M. Vande Weyer.- Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les élus,
chers collègues, cette médaille de reconnaissance est un honneur qu’on reçoit
avec énormément d’émotion, mais c’est avant tout au nom de toute l’équipe des
urgences du CHU Saint-Pierre que je me tiens ici devant vous.
Car ce qu’il s’est passé ce jour-là, je ne l’ai pas vécu seul. Je l’ai traversé
entouré d’infirmiers, de médecins, d’agents d’accueil, d’agents de sécurité, de
collègues qui, malgré la peur, ont continué à faire ce qu’ils font chaque jour :
protéger, soigner et accueillir.
Cet événement nous a rappelé une réalité que beaucoup connaissent. Nos
urgences sont en première ligne à la fois médicalement et socialement. Chaque
jour, nous accueillons des centaines de personnes dans un espace qui n’a plus la
taille ni les moyens d’assumer la charge humaine et logistique qu’on lui confie.
Nous avons besoin d’investir, dans la sécurité bien sûr, pour protéger le
personnel et les patients, mais aussi dans les infrastructures, afin de permettre
un accueil digne et sûr pour tous. Nous continuons à avoir besoin de votre
soutien sur ce sujet.
Merci, Monsieur le Bourgmestre, d’avoir éclairci le fait qu’on puisse avoir des
bâtiments, prochainement, de la Ville de Bruxelles. À l’approche de la période
hivernale, je voudrais également attirer l’attention du Conseil communal sur un
enjeu qui me tient particulièrement à cœur en tant qu’assistant social, celui du
grand froid. Nous ne pouvons pas collectivement accepter que des personnes
soient remises à la rue par des températures négatives. C’est une responsabilité
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morale, mais aussi politique, de ne laisser personne dehors.
Comme chaque année, l’hôpital prendra sa part de responsabilité, mais vous
devez donner les moyens aux institutions compétentes d’assurer un accueil
digne pour tout un chacun.
Je voudrais aussi prendre un moment pour remercier ma famille, mes amis, mes
enfants et ma compagne Fanny, qui m’a supporté tout au long de cette terrible
aventure, et mes collègues ici présents à mes côtés qui, au quotidien, sont
toujours à leur poste. Leur soutien, leur patience et leur amour m’ont
énormément aidé à traverser cette période difficile. Ils ont été là dans les
moments d’inquiétude et de doute, et continuent à l’être au quotidien.
Enfin, je voudrais rendre hommage à tous les travailleurs hospitaliers,
infirmiers, médecins, aides, agents, assistants sociaux, brancardiers, personnel
administratif, personnel d’entretien. Leur courage ne se voit pas toujours, mais
il se vit chaque jour. C’est ce courage quotidien, discret et collectif qui mérite
avant tout d’être reconnu.
Merci pour cette distinction et, surtout, merci à ceux et celles qui, chaque jour,
font tenir debout un hôpital public universitaire et une certaine idée de
l’humanité.
(Ovation debout)
(Staande ovatie)
M. le Président.- Merci, Monsieur Vande Weyer, pour vos paroles. J’espère
qu’elles seront entendues là où il le faut. Entre-temps, on va procéder à la
distribution de la remise des médailles par le Bourgmestre.
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(Il est procédé à la remise de la médaille d’honneur de la Ville de Bruxelles à
MM. Julien Vande Weyer, Théo Vandevelde et Nassim Taik)
M. Bauwens.- Cette cérémonie me permet de rebondir sur le fait qu’on a
introduit une question sur le plan grand froid, qui nous a été refusée sous
prétexte que cela relève du CPAS. Cela m’étonne, parce qu’ici-même, au
Conseil communal, on présente le plan grand froid comme un point essentiel de
la lutte contre la précarité.
M. le Président.- La question n’était pas à l’ordre du jour. Les personnes qui
doivent y répondre n’ont pas eu le temps de préparer leur réponse. Je vous
suggère de remettre cette question au 17 novembre, date du prochain Conseil.
M. Bauwens.- Le problème est plus global. Il y a deux autres questions qui ont
aussi été refusées et je trouve que cela devient problématique, parce que ce n’est
pas la première fois. Il y a une question de mon collègue Al Khayari sur des
problèmes de logement, de compréhension de factures, de problèmes de service
dans les logements du Foyer laekenois. On nous dit que cela relève du conseil
d’administration. On a posé une question sur les éventuels logements sociaux
prévus à Tour & Taxis, et on nous a dit de nous adresser à « certaines
instances ». Je trouve qu’il y a une tendance exagérée à ne pas vouloir mener les
débats sensibles en public, au Conseil communal.
Le débat sur le grand froid, il n’y avait aucune raison de le refuser, mais
vraiment aucune, parce que dans l’actualité, cela concerne bien plus que le
CPAS. On le voit dans les métros, dans les hôpitaux, dans les rues, il y a de la
pauvreté partout. Dire que c’est une question qui relève uniquement du CPAS
est injustifié.
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Les factures de logement, c’est une problématique répandue. Chaque fois que je
rencontre des gens des logements sociaux et du Foyer, ils me disent qu’ils
n’arrivent pas à recevoir des réponses, qu’ils ont des problèmes de facture,
qu’ils ne comprennent pas, qu’il y a de l’humidité, etc. Et quand on veut mener
ce débat ici, on nous le refuse.
On ne veut pas mener de débats gênants devant les caméras. Ce n’est pas la
première fois et je veux éviter que cela ne se reproduise.
M. le Président.- Monsieur Bauwens, on a compris votre argumentation et j’y
suis sensible.
M. Maimouni.- Je voudrais souligner la pertinence du point de M. Bauwens.
Appelons un chat un chat : il s’agit d’une censure démocratique. Ce n’est pas la
première fois, effectivement. J’ai demandé à ce Conseil où était la version
complète et non tronquée du Conseil communal du mois de juin. Il m’a été
confirmé par le service technique qu’elle existait. Je ne comprends pas qu’elle
ne soit pas à nouveau « uploadée » sur le site de la Ville de Bruxelles. J’aimerais
avoir une réponse claire sur ce point. Je vous remercie.
M. Bauwens.- Pourrais-je aussi recevoir une réponse aux deux autres questions
refusées ?
M. le Président.- On va travailler dans l’ordre. Les questions viennent après
l’agenda qui nous est soumis. On y reviendra tout à l’heure. Je vais suivre
l’agenda normalement, si vous le permettez, parce que j’aime faire les choses
dans l’ordre.
Dossiers de M. le Bourgmestre
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Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 7 – Punt 7
Mevrouw Stoops.- Dit punt gaat over een klein treintje van 8 personen dat 25
km/u kan gaan en dat privatief ingezet wordt voor Jeux d’Hiver. Het wordt
nergens anders voor gebruikt – als ik het goed heb – dan voor de dancing in het
Ter Kamerenbos. Ik neem aan dat dat wel iets te maken heeft met recht op de
nacht – en misdaadpreventie en dies meer. Ik vroeg mij af in hoeverre dat de
interpretatie van de wegcoderegels daarin opgenomen is en ik bekeek ook nog
eventjes een punt dat we op 18 september behandeld hebben, punt 8. Daar was
tijdelijke ordonnantie van de politie voor mobiliteitsregels waarbij een
studiebureau ook alternatieve tabellen moest bestuderen met meerdere criteria
om verschillende vervoerswijzes te vergemakkelijken. Ik vroeg mij gewoon af:
als andere uitbaters of andere personen of wie dan ook in de Stad zulke
aanvragen doen, hoe u en uw College daarmee omgaan. Is dat eenmalig of
wordt dat verder ingezet? Ik stel mij daar wel vragen bij. Dank u wel.
M. le Bourgmestre.- Du fait de l’ordonnance sur le bois, on doit trouver une
qualification pour une espèce de petite voiturette de golf qui a été mise en
service. Vous savez qu’il y a eu des viols dans le Bois de la Cambre. On a
heureusement arrêté les auteurs et je remercie la police de Bruxelles qui a fait
un travail incroyable avec le parquet dans ce dossier.
Pour protéger, notamment, de très jeunes filles, on a discuté avec les exploitants
des Jeux d’hiver sur la façon de sécuriser les choses la nuit. Ils ont pris à leur
charge la surveillance des points où les gens se retrouvaient (parking, transports
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en commun, avenue Lloyd George). Entre les Jeux d’hiver et l’entrée du bois,
avenue Lloyd George, une sorte de voiturette de golf à huit places transporte les
clients pour leur éviter de faire de mauvaises rencontres, en plus des rondes de
la police. Je le répète, on a arrêté les auteurs des faits et c’est une bonne chose,
mais dans l’urgence, on a mis ce dispositif en place.
Pour régulariser la présence de ce véhicule dans le bois, où il n’y a pas de
circulation automobile à ce moment-là, il faut recourir à un dispositif de
circulation routière qui existe, à savoir le train touristique. Ce n’est pas un train
touristique, mais cette voiturette mise en service depuis les faits sécurise
beaucoup les choses et on souhaite la maintenir. Ici, on officialise son utilisation
pour les exploitants. Je répète qu’elle est totalement à la charge de ces derniers.
Mevrouw Stoops.- Ik wil de Burgemeester bedanken voor zijn antwoord, maar
ik snap ook wel dat je dan snel moet zijn. En als wij een aantal zaken zoals
toeristentreintjes al in ons wetgevend kader hebben, dat we dan ook misschien
nu gaan moeten bekijken hoe we andere dispositieven invoeren zodat we wel
een kat een kat kunnen noemen. Ik ben ook al blij dat die kaders inderdaad
gemaakt zijn, het zullen ook niet de eerste en de laatste zijn. Dus dat er zaken
gebeuren die vrouwen en meisjes en eigenlijk iedereen een veilig nachtleven
kunnen doen beleven; dat is goed. Maar we moeten wel kijken hoe we daarmee
omgaan.
Points 8 et 10 – Punten 8 en 10
M. Hellings.- Le point 8 vise une avance de trésorerie pour Brugmann. Nous
allons évidemment la voter. Le point 10 concerne une caution pour un prêt du
LHUB, le laboratoire de nos hôpitaux publics, à hauteur d’un million d’euros
auprès de la banque Belfius.
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J’aurais voulu savoir quel était le montant total des avances de trésorerie de la
Ville de Bruxelles, comme celle qu’elle accorde à juste titre à Brugmann. Il faut
pouvoir payer les salaires.
Ensuite, j’aurais aimé connaître le montant total des cautions apportées, comme
ici pour le LHUB. Cela a-t-il un impact sur le taux des emprunts à court terme,
sachant que la Ville de Bruxelles, au-delà de garantir sa propre dette, doit
garantir celle des autres ? J’aurais aimé savoir à quel taux la Ville emprunte
actuellement à court terme.
M. le Bourgmestre.- Les taux actuels sont les suivants :: un mois, 2,316 % ; 2
mois, 2,387 % ; 3 mois, 2,450 % ; 6 mois, 2,533 %. Évidemment, le fait que
nous nous portons caution améliore la façon dont les hôpitaux ou leurs satellites
peuvent emprunter. Nous avons garanti des emprunts à long terme pour plus de
738 millions, nos avances de trésorerie sont de 74 millions et les garanties pour
des avances de trésorerie sont de 62,5 millions. Cela n’a pas d’impact négatif, si
ce n’est que cela nous expose. En termes de trésorerie, c’est ce qui est le plus
compliqué. On est en train d’y travailler parce que les crédits à court terme ont
un peu diminué dans les hôpitaux, donc on doit avancer plus (CPAS et Ville)
que par le passé.
On continue de jouer notre rôle d’actionnaire ou, plutôt, de pouvoir gestionnaire
pour les hôpitaux. Voilà très précisément où on en est.
M. Hellings.- Merci pour ces informations. Il est très important de financer nos
services publics et nos hôpitaux en particulier. Je le répète, nous voterons ces
deux points. Il est important de constater que si on se porte garant d’institutions
publiques, cela abaisse notre note aux yeux des banques. Il est indispensable,
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dans ce cadre, de continuer d’envisager la création d’une banque de la Ville de
Bruxelles - non pas une banque publique, mais un système de prêt coordonné
entre les différentes institutions- pour prêter selon une méthode rapide et
efficace aux services publics, surtout parce que votre partenaire de majorité
envisage la privatisation d’une part importante de la banque des communes.
Il est indispensable de réfléchir à une banque de la commune pour pallier cette
future privatisation. Belfius ne doit pas être privatisée, car c’est Belfius qui vous
aide à remplir les caisses d’institutions parallèles comme les hôpitaux, qui
garantissent un service au public. Sans argent public, il n’y a pas moyen de
garantir un service public. Il faut créer cette banque de la Ville de Bruxelles
pour permettre des prêts plus faciles à nos institutions parallèles.
Point 9 – Punt 9
M. Bauwens.- Le point 19 vise l’octroi de 250.000 € au KVS. Vous avez
annoncé, en début de législature, que vous alliez couper dans les budgets de la
culture, dont celui du KVS. Le montant de 940.000 € a été réduit à 640.000 €.
On me signale que suite à cela, une série de mesures doivent être prises par le
KVS. Les membres du PTB anciennement présents au conseil d’administration
me demandent si les 250.000 € dont question sont octroyés maintenant ou s’il
s’agit d’une partie des 640.000 € qui ont été inscrits.
Qu’en est-il des engagements de la Ville dans la culture ? Maintenant que la
première année est écoulée, quand est-il prévu d’augmenter le montant du
soutien de la Ville de Bruxelles au KVS ?
M. le Bourgmestre.- Il est vrai qu’on divise en deux parties le subside de
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manière structurelle. Le KVS va recevoir les deux subsides, mais on a diminué
notre intervention en demandant au KVS de puiser dans ses réserves, tout
comme on l’a demandé au Théâtre du Parc. On a appliqué la même mesure aux
deux théâtres.
On réfléchit avec eux pour que cela n’affecte pas leur programmation future,
mais on ne va pas nier ce qui est une réalité budgétaire. Ce ne sera pas plus de
300.000 € économisés. Ils ne vont pas recevoir que 250.000 €. Je pense que cela
oscillera entre 250.000 € et 300.000 €, si je ne me trompe pas. D’ici à la fin de
la séance, je vous donnerai les chiffres exacts.
M. Bauwens.- Quand vous avez annoncé la coupe budgétaire pour le KVS,
vous avez dit que dans un an, on reverrait la situation. Un an après l’installation
de la nouvelle majorité, ce subside sera-t-il revu à la hausse, et quand ?
M. le Bourgmestre.- Je ne vais pas répondre maintenant sur nos intentions
budgétaires. Je ne répondrai sur aucun point à ce stade, puisqu’on est en pleine
discussion sur le budget.
Point 20 – Punt 20
M. Hellings.- Il s’agit d’un subside complémentaire de 100.000 € octroyé à
Brufête, qui accueille le Centre culturel congolais. Il s’agit d’une somme
importante, puisque le montant de base octroyé à Brufête pour le Centre culturel
congolais était, au budget 2025, de 220.000 €, soit une augmentation d’un tiers.
En section, j’ai posé la question de savoir pourquoi. Vos équipes m’ont répondu
que le nombre d’équivalents temps plein avait été mal estimé. J’entends bien et
je mets cela en parallèle avec le financement d’autres structures qui rendent un
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service au public, comme les Bains de Bruxelles qui se sont vu retirer 500.000 €
de dotation pour trois piscines.
Ici, il s’agit d’un Centre culturel qui joue un rôle important pour la culture
congolaise à Bruxelles, mais qui est relativement modeste si on le compare à
d’autres institutions comme les Bains de Bruxelles. Les Bains de Bruxelles ne
se voient pas attribuer de montant complémentaire pour financer le service
public, malgré 10 % de fréquentation en plus. On ne peut pas dire la même
chose pour les événements du Centre culturel congolais, en tout cas en matière
de fréquentation.
Or il manque cinq équivalents temps plein aux Bains de Bruxelles pour assurer
parfaitement la charge de l’ASBL. Est-ce que vous envisagez d’accorder à
d’autres ASBL culturelles, sportives ou autres, comme vous le faites pour le
Centre culturel congolais, une augmentation des subsides dans les mois qui
viennent ?
M. le Bourgmestre.- En appliquant cette augmentation, on arrive au même
montant que l’année passée, mais dans d’autres postes. Le subside égalité des
chances et le subside de la Régie pour la location sont passés en culture. Le
budget global du Centre culturel reste identique. Il est même en légère
diminution (2 %). On a procédé à des diminutions un peu partout, et cela vaut
aussi pour le Centre culturel congolais. Cette enveloppe est ajoutée parce que
les autres départements qui aidaient au financement du Centre culturel ne le font
plus. On a tout regroupé pour une question de lisibilité.
M. Hellings.- Le Centre culturel congolais a parfaitement le droit d’être financé
à une hauteur décente, je n’en disconviens pas, mais il y a deux poids, deux
mesures. Les moyens des Bains de Bruxelles ont diminué de façon drastique, à
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tel point que leur conseil d’administration va faire appel au marché bancaire
pour financer un prêt de 500.000 €, précisément le montant que cette nouvelle
majorité a retiré de la dotation de l’année précédente.
Je vous invite à refinancer de la même manière toute une série d’ASBL qui
rendent un service au public. Les trois piscines de la Ville de Bruxelles
accueillent des milliers de personnes. Elles ont autant le droit à la décence
budgétaire que le Centre culturel congolais.
Je constate à nouveau, Monsieur le Bourgmestre, à quel point les échevins et
échevines MR de ce Collège défendent mal leur budget, particulièrement en
matière de sport.
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 123 - Punt 123
M. Hellings.- Il s’agit d’un marché de services pour l’entretien de la pelouse du
stade Roi Baudouin. C’est un marché régulier et utile. Il s’agit d’un montant
significatif, mais qui court sur cinq ans. Il est donc tout à fait normal qu’il soit
de 2,5 millions €.
Il ne s’agit pas de la rénovation du terrain, mais de l’entretien. Est-ce que vous
envisagez, dans les mois ou les années qui viennent - puisque le stade n’est pas
très utilisé, ce serait intéressant que ce soit dans les mois qui viennent -, une
rénovation en profondeur du terrain, en particulier de son système de drainage ?
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Je vous pose cette question parce que le marché d’entretien de la pelouse, entre
2012 et 2023, a fait l’objet de fraudes qui ont été constatées par le service des
sports il y a maintenant un an et demi. Il s’agit d’être particulièrement vigilants
dans l’application de ce marché. J’ai obtenu beaucoup d’informations en section
sur les mécanismes et clauses prévus dans l’actuel cahier des charges pour
détecter et empêcher qu’une nouvelle fraude ne se reproduise. J’aurais voulu
savoir si vous envisagiez, pour contrer les effets de cette fraude, une rénovation
en profondeur du terrain.
Est-ce que vous allez faire assumer cette rénovation en profondeur du terrain
par la partie fraudeuse, à savoir l’entreprise qui, entre 2012 et 2023, a entretenu
le terrain du stade Roi Baudouin tellement mal qu’aujourd’hui, il est dans un
piteux état ?
Mme Frelinx, échevine.- On se dirige vers un remplacement de la pelouse
actuelle par une pelouse hybride. Nous n’avons pas ajouté de clause relative à
une fraude, puisqu’il s’agit là d’une infraction.
M. Hellings.- C’est important, Madame Frelinx, parce qu’une entreprise s’est
enrichie pendant plusieurs années sur le dos de la Ville de Bruxelles. Il faudra
veiller à faire en sorte, lorsque vous attribuerez le marché, qu’il ne revienne pas
à une entreprise que la Ville de Bruxelles a attaquée en justice parce qu’elle
avait constaté une fraude.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
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Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 36 – Punt 36
Mme De Marte.- Madame Hariche, je vous remercie pour la présentation du
rapport annuel des ressources humaines, qui est très complet et riche en
informations. Il me tient à cœur de souligner les tendances positives de ces
dernières années, notamment le passage progressif de nombreux membres du
personnel de la catégorie D à la catégorie C. C’est le signe d’une volonté de la
majorité progressiste du mandat précédent d’améliorer la reconnaissance
statutaire et la valorisation du personnel communal, une orientation qu’Ecolo-
Groen a fortement influencée sous la mandature précédente.
Est-ce que l’actuelle majorité a l’intention de poursuivre dans cette voie que
nous jugeons positive ?
J’aimerais poser d’autres questions sur le rapport et les perspectives pour les
prochaines années. Un point qui m’a interpellée est celui de l’ancienneté des
employés qui partent de la Ville. Vous détaillez que 40 % des départs sont le fait
d’employés qui ont moins de cinq ans d’ancienneté. Cela me semble être un
pourcentage assez élevé. Pourquoi les employés ne restent-ils pas ?
Si vous avez fait une évaluation des causes, quelles sont les catégories les plus
affectées et quelles mesures sont envisagées pour augmenter la fidélisation des
employés et faire de la Ville un employeur plus compétitif ?
Le rapport mentionne 252 entrées en service et 264 départs en 2024. Est-ce que
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vous pouvez préciser la répartition de ces chiffres par métier, notamment pour
les jardiniers, les nettoyeuses et nettoyeurs, et les puéricultrices, qui constituent
une part essentielle du personnel de terrain ?
Sur la pyramide des âges, on sait que la tranche d’âge la plus élevée se situe
parmi les ouvriers, particulièrement les hommes de 51 à 60 ans. Quelles
mesures la Ville envisage-t-elle pour anticiper les nombreux futurs départs à la
retraite dans ces catégories ? Là aussi, comme Ecolo-Groen a tenté de le faire
sous la mandature précédente, il faut s’assurer qu’il y a une bonne préparation à
ce type de départ et que les services de la Ville continuent d’employer assez
d’ouvriers, notamment dans les métiers du jardinage et du nettoyage.
Combien d’ouvriers ont été remplacés en 2024 et 2025 ? Qu’en est-il des
promesses électorales d’augmenter le nombre d’ouvriers, notamment pour le
nettoyage des rues, un sujet qui me tient particulièrement à cœur ?
J’en viens aux perspectives de recrutements. Le rapport évoque des efforts de
We Are Brussels et la production de vidéos pour attirer des candidats aux
métiers en pénurie, comme les jardiniers et ouvriers qualifiés. Pouvez-vous nous
indiquer combien de nouveaux recrutements sont prévus dans ces métiers pour
les prochaines années et comment la Ville entend garantir l’attractivité de ces
fonctions, souvent pénibles, mais indispensables au bon fonctionnement de nos
services publics ?
Mme Hariche, échevine.- Je ne suis pas sûre d’avoir noté toutes les questions,
car elles étaient extrêmement nombreuses. Je regrette que vous n’ayez pas pris
la peine de me les faire parvenir plus tôt. Vous avez parlé du passage du niveau
D au niveau C, mais j’ai cru comprendre que c’était quelque chose qui vous
agréait. Ce n’est donc pas une véritable question.
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Vous avez parlé de l’ancienneté et des départs. Vous avez cité le chiffre de 40 %
de gens qui partent avec moins de cinq ans d’ancienneté, mais sur le total des
gens qui quittent la Ville de Bruxelles, c’est un nombre relativement minime. Je
regrette vraiment de ne pas avoir reçu les questions plus tôt, parce que cela
m’aurait permis de faire les calculs et de démontrer que peu de gens nous
quittent dans les cinq ans. Ce sont effectivement 40 % des gens qui partent, en
ce compris les gens qui partent à la retraite et autres.
Vous avez parlé du taux d’absentéisme, notamment des puéricultrices, si j’ai
bien compris.
Mme De Marte.- Non. Au total, il y a 252 nouvelles entrées en service et 264
départs cette année, selon votre rapport. Je voudrais avoir le détail par catégorie.
Combien de puéricultrices ou puériculteurs, jardiniers et nettoyeurs de rue sont
partis et combien sont rentrés.
M. le Président.- Madame l’Échevine, ne pouvez-vous pas répondre par écrit ?
Mme Hariche, échevine.- Vous pensez bien que je ne pourrai pas vous répondre
en séance. Par contre, je peux vous dire que le nombre de puéricultrices est lié
au taux d’encadrement imposé par l’ONE. Effectivement, le nombre de
recrutements de puéricultrices est lié au nombre d’enfants. Par contre, pour ce
qui est des espaces verts, je ne vais pas inventer de réponse. Je ne pourrais pas
vous répondre au pied levé.
M. le Président.- Est-ce que vous êtes d’accord que l’on transmette les
informations par écrit, Madame De Marte ?
Vous recevrez les réponses écrites de l’échevine et vous pourrez ensuite
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réintroduire vos demandes quand vous le voudrez.
Mme Hariche, échevine.- Sur la pyramide des âges et le recrutement des
métiers en pénurie, encore une fois, je ne pourrai pas vous dire en séance ce
qu’il en est. Si j’avais reçu vos questions un peu plus tôt, ne fût-ce qu’en début
d’après-midi, j’aurais pu vous répondre de manière complète.
M. le Président.- Les questions auraient pu être posées en section. C’est à cela
que servent les sections. Poser des questions aussi précises en séance, cela pose
problème. Il faut que tout le monde comprenne. Je comprends les uns, je
comprends les autres.
Mme De Marte.- Je serai très contente d’avoir les réponses par écrit. On sera
très attentifs à ces chiffres et à ce que la Ville fera dans les prochaines années.
On a entendu énormément de promesses pendant la campagne électorale. On
voit les projets que cette majorité veut mettre en place. J’ai notamment constaté
un très gros budget pour la verdurisation et la débétonisation de la Ville, dans
les compétences de Mme l’échevine Maes. Pour nous, il est bienvenu, mais on
veut savoir quels sont les plans élaborés pour maintenir ces espaces propres et
garantir qu’il y ait assez d’employés dans les services de nettoyage de la Ville
pour assurer leur propreté. On veut connaître les perspectives.
Je mettrai par écrit mes questions relatives à un rapport qui était à l’ordre du
jour, que j’ai pris le temps de lire et qui était très riche en informations.
Mme Hariche, échevine.- J’aimerais préciser que ce rapport n’est absolument
pas une projection. Ce sont des chiffres de 2024. Ces nombreux chiffres
extrêmement intéressants montrent la tendance de la Ville dans toute une série
de domaines qui concernent les membres du personnel. Ne faites pas semblant
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de croire que ce rapport est une projection. C’est la situation en 2024.
Vous pouvez poser toutes les questions que vous voudrez, j’y répondrai bien
volontiers, mais le faire en séance ressemble à une tentative de me déstabilise,
et ça ne fonctionne pas !.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 131 – Punt 131
Mevrouw Stoops.- Een punt over 2 miljoen euro voor vergroening en
ontharding. Sowieso: dat vinden wij super! Ik heb vragen omdat er nergens
gespecificeerd wordt voor welke projecten, op welke plaatsen. En laat ons toch
ook in het gedacht houden dat we initiatieven zien waar burgers ook meedoen;
tegelwippen. Er zijn zelfs heelder tegelwipperskampioenschappen. Ik ben wel
benieuwd of de vertalers dat vertaald krijgen. Het tegelwippen is bijna een sport
geworden, zeker in Nederland, waarbij de tegels in de straat uitgehaald worden
om te kunnen vergroenen. Bij Brussel Plant, een gewestelijk programma om
Brussel samen met Brusselaars te vergroenen en ontharden waren enkele
gelukkige collectieven van Brussel Stad. Ik hoop dan ook heel fel dat zij er dan
nog bij zijn om binnen dit budget zaken gedaan te krijgen. Want waar burgers
zelf helpen ontharden en vergroenen wordt de betrokkenheid van de buurt een
sine qua non om zich die buurt te gaan toe-eigenen en er respectvol mee om te
gaan. Ook dat, zulke projecten waar Brusselaars zelf een belangrijke rol in
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hebben, kan helpen voor een meer propere Stad, voor een Stad waar mensen
elkaar kennen en dus in verbinding met elkaar staan. Mijn vragen zijn: wat zijn
jullie van plan of kunnen wij extra elementen krijgen om zeker te zijn dat u de
volle 2 miljoen gaat gebruiken?
Mevrouw Maes, schepen.- Heel erg bedankt voor de vraag. Dat is een punt dat
mij ook heel na aan het hart ligt. Om het wat te verduidelijken, het is eigenlijk
een opvolging van de projecten die de vorige legislatuur al zijn gestart, namelijk
een vergroeningsproject in Laken en in de Europese wijk. Dat is iets wat heel
goed heeft gewerkt, waar je op kleine hoekjes en kantjes van pleinen en straten
met ingrepen heel snel voor ontharding en vergroening kan zorgen. Iets wat,
denk ik, ook voor de buurten en bewoners als succesvol en aangenaam wordt
ervaren, en ook noodzakelijk is. Wij krijgen ook vanuit andere buurten dan
Laken en de Europese wijk de vraag om meer te vergroenen, en vandaar dit
punt: omdat ook in de Vijfhoek heel veel nood is aan vergroening en ontharden.
Ik ben een absolute fan van tegelwippen – daar ben ik weer, excuses voor de
vertalers. Zowel als het gaat om het idee van tegelwippen als de ideeën die
ontstaan zijn binnen Brussel Plant is er wel één voorwaarde voor vergroenen
binnen een stedelijke omgeving; namelijk dat het moet kunnen. Dat is wat we in
Laken en in de Europese wijk gedaan hebben de vorige legislatuur en wat we
hier ook doen. De eerste stap in dit plan is zien waar je kan ontharden, waar je
kan vergroenen, want u weet waarschijnlijk net als ik, dat de ondergrond van
een dichtbebouwde stad zoals die van ons vol nutsleidingen en andere zaken ligt
en dat je dus niet zomaar elke tegel kan wippen. Het is heel belangrijk om te
gaan analyseren waar het kan en daar – waar het kan en ook in samenspraak met
de buurt – zoveel mogelijk te gaan vergroenen en daarom staat dit punt op de
agenda. Dank u wel.
Mevrouw Stoops.- Ja, dank u wel. Natuurlijk, maar op een gegeven moment
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zei men ook dat het Brouckèreplein niet begroeid kon worden, maar dat is dan
wel gelukt. Ik denk dus wel dat we met een open mind moeten kijken. Ik ben
blij dat dat allemaal gebeurt, maar kan ik ervan uitgaan dat de Brussel Plant-
laureaten opgevolgd worden door u? Nee, die worden niet opgevolgd.
Mevrouw Maes, schepen.- Dat heb ik niet gezegd.
Mevrouw Stoops.- Maar dat was mijn eerste vraag: worden de laureaten
opgevolgd?
Mevrouw Maes, schepen.- Dat zijn gewestelijke subsidies, dit gaat over het
stadsproject. Dat is het antwoord.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 39 – Punt 39
M. Hellings.- Il s'agit d'un rapport d'évaluation 2025 pour un contrat de gestion
qui date de 2020. La sécurité informatique d'i-CITY, donc de la Ville de
Bruxelles, est un élément extrêmement important. La Ville de Bruxelles a fait
l'objet de plusieurs tentatives de phishing et autres attaques informatiques. Cela
touche tous les Bruxellois et j'attire l'attention sur l'article 15 de votre contrat de
gestion, qui parle de gouvernance et de sécurité des données.
À ce titre, l'annexe 2 intitulée « Catalogue des services » (p. 33) mentionne qu’il
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s’agit d’un document confidentiel. Or tout le monde peut le lire et il mentionne
le nom des agents et les dossiers sur lesquels ils ou elles travaillent. Il faudrait
éviter de mettre en ligne des données aussi sensibles. Cela pourraient intéresser
des personnes qui voudraient du mal à i-CITY et, à travers elle, à la Ville de
Bruxelles.
Mme Buggenhout, échevine.- Je remercie M. Hellings pour cette question.
Nous allons vérifier ce point. J'ose espérer que ce n'est pas dramatique.
Vous êtes bien conscient du fait que ce contrat de gestion avait pour objectif
d'organiser le mode de fonctionnement entre la Ville de Bruxelles et i-CITY afin
que cette dernière atteigne effectivement les objectifs de transformation digitale
prévus. L'objectif était de numériser l'administration, améliorer les services
publics, assurer la sécurité des données et réduire la fracture numérique.
Ce contrat de gestion courait jusqu'en 2025. Nous sommes occupés à en rédiger
un nouveau pour les cinq prochaines années. Nous tenons compte des
recommandations qui ont été faites, à savoir poursuivre les efforts en matière de
transparence, de qualité, de coût et de délai, renforcer le suivi et amplifier
l'accompagnement au changement.
S’agissant d'i-CITY, la sécurité et la cybersécurité seront au cœur de nos
préoccupations et des budgets y consacrés.
M. Hellings.- Il y a clairement un problème de sécurité, puisque vous mettez en
ligne des données qui sont de nature confidentielle. On peut tout à fait parler des
agents et de la sécurité des données sensibles en section ou ailleurs. Donc, il y a
un problème.
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Point 138 – Punt 138
Mme De Marte.- J’ai une question à poser à Mme Buggenhout sur le marché
des objets personnalisables. De quoi s’agit-il exactement ? De gadgets ? À
quelle destination ? Respectent-ils un cahier des charges assez strict pour ce qui
est de leur production, etc.
Mme Buggenhout, échevine.- Ce service concerne tous les départements. Il
s’agit d’un marché de fournitures d'articles personnalisables (porte-clés en
bambou, mugs, gourdes, pailles en acier inoxydable réutilisables, crayons à
planter contenant une capsule de semences, tours de cou avec enrouleur zip et
porte-badge, chasubles de sécurité avec bandes réfléchissantes) qui sont
généralement distribués lors des activités mises en place par la Ville de
Bruxelles.
Tout dépend du type d'activité. Par exemple, nous avons reçu les nouveaux
Bruxellois inscrits à la Ville de Bruxelles. Ils ont reçu un petit sac avec un mug
et un crayon. Pour d'autres activités plus sportives, ce seront probablement des
chasubles de sécurité, etc. C'est un marché de l'ordre de 170.000 € une fois
reconductible après 12 mois.
Mme De Marte.- C'est un budget assez important pour des gadgets, à un
moment où on fait des économies sur beaucoup de choses. On risque, avec ce
type d'opérations, de produire des biens qui ne sont pas forcément les plus utiles
ni les plus adéquats sur le plan environnemental. Je suis sûre que vous garderez
ces éléments à l’esprit lorsque seront produits ces articles.
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Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van de schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 140 - Punt 140
(Mme Jellab fait entendre sur son smartphone quelques accords de cor de
chasse)
Mme Jellab.- Monsieur le Président, excusez-moi pour ce petit moment de
légèreté dans ce monde un peu compliqué, mais je voulais interroger l'échevine
sur le point 140 relatif à la mise à disposition d'un terrain de la Ville pour la
chasse au petit gibier. Après la chasse aux chômeurs, la chasse au petit gibier.
Inutile de vous dire que ce point laisse les écologistes pantois. D'abord, on ne
savait pas que la Ville avait un terrain à Zemst, à environ 25 km d'ici. Ensuite,
ce terrain jouxte un bois classé Natura 2000. La Ville va accorder une
autorisation pour y permettre la chasse au petit gibier. C'est assez paradoxal,
sachant qu’en Région bruxelloise, on protège tous les mammifères et tous les
oiseaux. Par contre, en Flandre, ce n'est pas le cas. Alors, allons-y gaiement et
autorisons la chasse.
Ce que je voulais aussi rappeler, c'est que la Ville, du temps où j'étais échevine
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du bien-être animal, a obtenu plusieurs années de suite le label de Ville amie des
animaux. Les animaux, ce ne sont pas que les chiens et les chats domestiques. À
l'heure de l'extinction des espèces, de l'éthique environnementale et surtout du
bien-être animal, on ne comprend pas ce que la Ville fait.
Je suis très interpellée, Madame l'Échevine du bien-être animal. Je ne
comprends pas comment vous avez pu autoriser ce point. L’ASBL Natuurpunt,
qui correspond un peu à l'ASBL Natagora du côté francophone, réalise un
travail exceptionnel en matière de protection de l'environnement et de la
biodiversité, et elle est intéressée par ce terrain de 15 hectares. Visiblement,
vous n'avez pas envie de le vendre. J'entends aussi qu'il y a deux parcelles sur
les dix qui sont polluées et qu'il faut dépolluer. De là à autoriser la chasse…
C'est complètement incompréhensible
Madame l'Échevine, je sais que vous êtes très attentive à l'environnement. Vous
êtes probablement l'échevine la plus écologiste que je connaisse dans ce Collège
et vous avez toujours soutenu nos combats et nos politiques, en tout cas sous la
législature précédente.
Je m'interroge aussi sur le fait que vous donnez cette autorisation à un exploitant
forestier, un spécialiste du déboisement. Je suis assez inquiète. Que va-t-il faire
sur ce terrain ? Est-ce qu'il va l'utiliser à des fins privées ? Comment allez-vous
effectuer le contrôle ? Il faudra un cadastre d'entrée sérieux établi avec des
professionnels, car, une fois qu'il aura l'autorisation, qui contrôlera ce qu'il
fera ?
Pourquoi ne vendez-vous pas ce terrain ?
Mme Houba, échevine.- Merci, Madame Jellab, pour vos questions bien
légitimes sur un point qui m'a fait tiquer aussi, je ne vais pas vous le cacher. Ces
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terrains sont mis à disposition depuis 1985 par la Ville. Ce n'est pas du tout
récent et ce n’est pas sur mon initiative. Je rejoins bien sûr votre analyse sur le
bien-être animal et la question de la chasse.
Pourquoi est-il compliqué de vendre ce terrain ? Parce qu’étant situé en Flandre,
les conditions de vente nécessitent énormément d'études extrêmement coûteuses
sur l'état de pollution du sol. Vous connaissez notre situation budgétaire. On
n'est pas contre la vente, ni pour le maintien des activités de chasse, pour le dire
clairement.
Mme Jellab.- Merci pour vos réponses. Il est vrai que cela a été mis en place
bien avant vous, mais la convention est arrivée à échéance en 2024. Vous aviez
donc la possibilité de ne pas la reconduire. On repart avec une convention à
durée indéterminée et on ne sait pas si on est repartis pour 5, 10 ou 25 ans. Je
trouve cela dommage.
Je le dis encore une fois, il y a une zone Natura 2000 juste à côté. C'est quoi une
zone Natura 2000 ? C'est un endroit où on préserve tous les animaux, dont les
oiseaux. Nous sommes en période de migration. Les oiseaux font souvent escale
près d’étangs comme celui-là. Pensez-vous qu'un canard fera la différence entre
la zone de chasse et la zone protégée ? C’est inacceptable.
Je vous demande à nouveau d'éviter la polémique et de faire en sorte, pourquoi
pas, de dépolluer. J'entends que ce terrain vaut plus ou moins 250.000 €. Est-ce
que la dépollution coûte trop cher ? Il faut faire la balance. Est-ce que cela
rapporte encore à la Ville ? Cette personne va payer 311 € par an pour 15
hectares. Je trouve que cela mérite beaucoup plus et que la Ville pourrait en tirer
davantage.
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Dossiers de M. l’échevin Ben Abdelmoumen
Dossiers van de schepen Ben Abdelmoumen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van de schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 63 – Punt 63
Mevrouw Stoops.- Mijn vraag is eigenlijk heel kort. Ik lees van alles:
reglement van participatie, maximaal 10.000 euro per project... maar ik zie niet
over hoeveel projecten het maximaal gaat, wat het totaalbudget is, en dan vooral
de hamvraag: gaat u nog een participatief budget opzetten? Dank U.
De heer Ceulemans, schepen.- Bedankt voor uw vraag. Het is eigenlijk in de
eerste plaats een transparantieproject, want vroegere schepenen – en zeker ook
mijn voorganger – hadden een bepaald budget die men naar believen kon
verdelen aan entiteiten die daarom vroegen – wat absoluut geen probleem is.
Maar ik kies ervoor om daarvor een appel à projets te lanceren, want ik vind dat
dit een beter gebruik is van publieke middelen. Dat is de reden waarom ik
daarvoor een eerder bescheiden participatiebudget vrijmaak. Dat is een totaal
van 33.000 euro. Op uw andere vraag, komt er nog een participatiebudget in de
wijken: dat zal ook afhangen van de budgetonderhandelingen, dus daar kan ik
op dit moment nog niet op antwoorden.
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Mevrouw Stoops.- Ik ben in shock, want er was wel een reglement. Ik weet ten
eerste niet waar u het haalt dat er geen transparantie was; het was heel duidelijk.
Het is ook een van de eerste grote zaken die Ecolo-Groen altijd heel belangrijk
heeft gevonden. Ik zou heel graag willen dat u mij nog eens zegt waar u het
haalt dat dat er nog niet was.
U zegt maximaal 35.000 euro en men kan projecten indienen voor maximaal
10.000 euro: dus dan is dat een reglement voor misschien 3 projecten.
De heer Ceulemans, schepen.- Het gaat voor 2 jaar, en niet voor 1 jaar:
maximaal 10.000 euro. Als er nu een groot project de hoogvlieger is en dat
blijkt dan een fantastisch project te zijn, dan gaan we dat zeker ondersteunen.
Maar het is niet de bedoeling om dit aan 3 projecten te gaan besteden. Het is
meer dan dat.
Aangaande uw vraag naar transparantie: ik heb niet gezegd dat het
ontransparant was, absoluut niet. Ik kies er gewoon voor om het beschikbare
budget om te zetten in een projectoproep, omdat ik dat een nog transparantere
manier vind van het besteden.
Mevrouw Stoops.- Jawel, u heeft daarnet een beschuldiging geuit. U zegt dat
uw burgerparticipatie gaat over 35.000 euro op 2 jaar, terwijl er bij ons in één
jaar 1,5 miljoen euro was voor Laken voor het burgerbudget.
De heer Ceulemans, schepen.- Ik ga nog één ding zeggen: dit is geen budget
participatief, daar gaat het niet over. Dit is een bedrag waarover ik vandaag
beschik, dat ik wil gebruiken om een specifiek appel à projets te lanceren. In de
onderhandelingen van de budgetten ga ik zien of er nog ruimte is. Het is
alleszins mijn wens om nog een echt burgerparticipatief project te kunnen
lanceren, maar het is wel zeker zo dat budgetten van 1,5 miljoen euro, die
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vorige legislatuur bijvoorbeeld werden gespendeerd in het budget van Laken,
wel zeker moeilijk worden. Daar ga ik niet onnozel over doen.
Mevrouw Stoops.- 35.000..., daar kan dan nog een stuk van af.
De heer Ceulemans, schepen.- Dat is niet op dezelfde lijn, dat is niet te
vergelijken met elkaar.
Vote
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
M. Bauwens.- Une question de M. Al Khayari sur les factures dans les
logements sociaux et une question de M. Benzaouia sur le nombre de logements
sociaux à Tour & Taxis ont été refusées. Je ne trouve pas normal que des
questions d’intérêt général ne soient pas discutées en public. Je ne comprends
pas cette démarche.
M. le Bourgmestre.- Le PTB compte un représentant au bureau du Logement
bruxellois. Le Conseil communal ne peut pas se substituer au conseil
d’administration sur des faits de gestion quotidienne. Une question générale sur
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ce qui est envisagé pour améliorer le dialogue entre un gestionnaire de
logements sociaux et ses locataires, on peut l’entendre, mais pas sur des détails,
sauf si la Ville est impliquée parce qu’elle a dû fermer un immeuble. On ne va
pas devenir la chambre de recours des conseils d’administration d’entités qui
ont leur autorité juridique propre.
On peut répondre à des choses générales sur le logement social, mais on ne peut
pas être le substitut du conseil d’administration. Il faut trouver le bon équilibre.
M. le Président.- Nous sommes en train d’élaborer un nouveau règlement
d’ordre intérieur pour notre Conseil. On peut mettre ces questions à l’ordre du
jour de la réunion.
Question de M. MAIMOUNI concernant une demande d'informations sur
les procédures judiciaires impliquant la Ville de Bruxelles et ses
établissements paracommunaux au cours des cinq dernières années
M. Maimouni.- Bonjour, Monsieur le Bourgmestre, chers membres du Collège
et chers Conseillers. J’ai appris à travers différents syndicats que la Ville de
Bruxelles perdait presque systématiquement (plus de 75 %) ses recours au
Conseil d’État ou autres.
Le département juridique émet-il un avis avant d’engager de telles poursuites ?
On me rapporte aussi que le Collège décide systématiquement d’ester en justice
de manière à gagner du temps, ce qui génère des frais exorbitants. Après une
procédure perdue par la Ville, pourquoi interjeter presque systématiquement
appel ? Quelles en sont les motivations ?
Comment se fait-il que ce soit quasiment toujours le même cabinet d’avocats
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qui représente la Ville de Bruxelles, alors qu’il perd très souvent ses procès ?
J’aimerais connaître le coût de toutes ces procédures et savoir pourquoi la Ville
privilégie un cabinet par rapport aux autres.
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, toutes les informations relatives
aux actions en justice sont accessibles aux Conseillers communaux. En effet,
toute décision d’action en justice, d’appel d’un jugement-arrêt ou de pourvoi en
cassation passe nécessairement par une délibération du Conseil communal
inscrite à l’ordre du jour. Vous disposez donc, via ces documents, d’une vue
d’ensemble sur l’évolution du contentieux de la Ville et des motifs invoqués.
Pour l’année 2025, la Ville de Bruxelles a lancé huit actions en justice et dix en
appel. Par contre, elle a été assignée 222 fois en tant que partie défenderesse. Il
est important de préciser que la réalité judiciaire ne se résume pas à des
statistiques simples de victoire ou de défaite. En effet, les jugements ne sont que
rarement tout blancs ou tout noirs.
Plusieurs cas de figure se présentent. Un tribunal peut donner raison à la Ville
sur certains aspects d’un dossier et considérer que d’autres points sont à
corriger. Dans certains contentieux de type sanction administrative, la Ville
obtient gain de cause, mais la personne poursuivie bénéficie d’un sursis. Nous
avons donc raison sur le principe, mais l’exécution est différée. Dans le
domaine fiscal, il arrive qu’un juge annule un calcul précis de taxe tout en
confirmant la légalité et la solidité de notre règlement, ce qui est essentiel pour
la Ville.
Ces nuances font qu’il est pratiquement impossible d’établir un pourcentage
clair et fiable des dossiers gagnés et perdus. Par ailleurs, la Ville fait appel à un
grand nombre de cabinets d’avocats, chacun spécialisé dans un domaine
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particulier.
Pour l’année 2025, le montant de 1.250.000 € apparaît assez limité au regard du
budget total de notre Ville, qui frôle 1,2 milliard. En ce qui concerne la
désignation des bureaux d’avocats, j’attire votre attention sur le fait que l’article
28, paragraphe 1, 4°, de la loi du 17 juin 2016 relative aux marchés publics
exclut de son champ d’application les services suivants : la représentation légale
d’un client dans le cadre d’un arbitrage et la conciliation d’une procédure
devant les juridictions et les autorités publiques. Pour le reste, je pense avoir
répondu à l’ensemble des questions.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, je vous ai transmis cette question il y
a plus d’un mois. Je demandais une rétrospective des cinq dernières années de
telle manière à avoir une moyenne plus précise et exhaustive. Vous me parlez de
1.250.000 €. Ce que je veux vous rappeler, Monsieur Close, c’est qu’il existe en
droit ce qu’on appelle le conflit d’intérêts. Or il me revient que très souvent,
c’est le cabinet Uyttendaele qui est choisi. M. Uyttendaele est lui-même
membre du Parti socialiste, marié avec l’ancienne présidente de la fédération du
Parti socialiste et ayant, dans ses rangs, un ancien député du Parti socialiste.
Nous avons là un tiercé gagnant de ce qu’on appelle un conflit d’intérêts.
En plus de cela, c’est de la camaraderie à géométrie variante, parce que c’est la
même personne qui insulte publiquement dans les journaux votre président de
parti en le traitant de fossoyeur de la laïcité, de communautariste et d’autres
noms d’oiseaux. Je ne comprends pas que cette personne engrange des millions
d’euros sur le dos du contribuable.
D’ailleurs, pas plus tard qu’il y a quelques mois, vous avez été condamné, ainsi
que la Ville de Bruxelles et la police, parce que vous pratiquiez la technique de
la nasse. Il existe en la matière une réglementation européenne. Pourquoi
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dépenser encore des milliers d’euros en procédure, sachant que vous en
connaissez déjà l’issue ?
Comment se fait-il que ce soit systématiquement le même cabinet qui, devant le
Conseil d’État, représente la Ville de Bruxelles et que celle-ci perde ses procès ?
Tout cela me laisse pantois.
Monsieur Close, je constate à travers les réseaux sociaux que vous procédez à
une refonte de votre parti. À mes heures perdues, je me suis amusé à redéfinir la
ligne éditoriale du Parti socialiste de la Ville de Bruxelles sans condamner les
autres et je me suis amusé à faire un logo.
(Remarque du Président sur le temps de parole)
J’aimerais avoir, Monsieur Close, une réponse claire de la situation sur cinq
ans : budgets dépensés, cabinets d’avocats désignés, motifs invoqués… Est-ce
que c’est possible ? Pourrais-je la recevoir par écrit ?
Pourrais-je connaître par écrit le nombre de procès intentés contre ou par la
Ville de Bruxelles ? Sur ceux-là, combien ont été gagnés, combien ont été
perdus et combien cela a coûté ?
Question de Mme JELLAB concernant l'état des lieux des mesures mises
en place par la Ville (CPAS) pour accompagner les personnes arrivant en
fin de droit au chômage, notamment en matière d'information et d'accueil
Mme Jellab.- La limitation dans le temps du droit au chômage se concrétise,
hélas. Le groupe Ecolo-Groen ne peut que réitérer son indignation et sa colère
devant cette mesure brutale et inefficace mise en place par le gouvernement
Arizona. Une mesure qui n’a pas vocation à accompagner ni à aider, mais à
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exclure et à répondre à une vieille demande du patronat, et qui s’inscrit
clairement dans la dérégulation du droit du travail.
Mi-septembre, une première vague de courriers d’information ont été envoyés
aux personnes qui perdront leur droit le 1er janvier 2026. Nous imaginons leur
désarroi et leur inquiétude face à un futur qui s’annonce malheureusement
encore plus difficile. Ce ne sont pas moins de 8.000 Bruxellois, donc des gens
qui habitent notre territoire, qui sont concernés par cette fin de droit.
Une étude récente de Brulocalis montre que près de 4.700 personnes pourraient
prétendre à un revenu d’intégration sociale auprès du CPAS, donc deux fois plus
que les premières estimations. Ce sont nos habitants que nous côtoyons dans
nos quartiers. De nombreux sont désemparés et attendent plus d’informations
sur les démarches à entreprendre et sur leurs droits.
Or nous apprenons que le CPAS n’organisera pas de séance d’information avant
janvier pour expliciter les conséquences de la réforme et qu’il renvoie les
personnes concernées vers la Ville.
À l’instar d’autres communes, avez-vous prévu des sessions d’information dans
tous les quartiers ? Avez-vous un calendrier à nous présenter ? De quels outils
de communication disposez-vous pour toucher un maximum de personnes
impactées par cette réforme ?
Monsieur le Président du CPAS, comment réagissez-vous à ce chiffre de 4.700
personnes concernées ? Avez-vous réévalué vos besoins pour accueillir, dans les
meilleures conditions, les nouveaux demandeurs et demandeuses, sachant que
vous êtes en discussion sur le budget ?
M. Weytsman, président du CPAS.- Je vous remercie, Monsieur le Président. Je
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vais répondre en mon nom et au nom de M. Wauters. J’espère que vous serez
clément pour le timing.
Dès le 1er janvier 2026, certains Bruxellois perdront leur allocation après plus
de vingt années de chômage. À cet égard, nous avons appris récemment que le
gouvernement bruxellois avait décidé de ne plus suivre les personnes au
chômage depuis plus de deux ans. Ces demandeurs d’emploi avaient un ou deux
contacts par an avec Actiris. Cela veut dire que ce sont des personnes qui,
pendant dix ans, ont été laissées de côté. Vous utilisez le terme brutal, je parle
d’un constat assez glaçant.
Cette réforme permettra donc de corriger cela et de ne laisser personne au bord
du chemin. Elle ne doit pas être perçue comme une sanction, mais comme une
opportunité, l’occasion de mettre toutes nos énergies au service de la formation,
de l’emploi et de l’émancipation sociale. Concrètement, vous l’avez dit, plus de
8.000 allocataires, selon le dernier chiffre de l’ONEM, domiciliés sur le
territoire de la Ville de Bruxelles sortiront du régime de sécurité sociale lié au
chômage d’ici à la mi-2027, dont 80 % avant juillet 2026.
Face à ce défi inédit, un plan d’action global sera tout prochainement présenté
au Conseil de l’action sociale avec trois objectifs : orienter les personnes vers
l’emploi, l’information ou l’indemnité maladie, notamment celles qui sont
totalement inaptes au travail, et organiser l’accueil de première ligne pour
garantir un accompagnement adapté et digne. L’objectif est de recevoir chaque
personne toutes les cinq ou six semaines, et non une ou deux fois par an,
Madame Jellab, et de déployer des actions de prévention, d’information,
d’orientation et de recours aux droits, pour que nul ne soit laissé sans réponse ni
soutien.
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Le CPAS, contrairement à ce que vous avez dit, va organiser avec la Ville de
Bruxelles plusieurs sessions d’information : sept sessions d’information à
destination des professionnels du réseau social-santé, six séances à destination
des habitants dans les maisons de quartier et sept séances à destination des
locataires des logements sociaux.
En parallèle, la Ville, via la Centrale de l’emploi, la Mission locale de l’emploi
et l’AELE, prévoit des événements de job matching et job dating, des
formations dans les métiers en pénurie et un circuit d’accompagnement
coordonné pour éviter les doublons. Nous avons un calendrier précis :
- mi-octobre, lancement de la communication ciblée et des rencontres de
proximité au sein de la Ville, organisées par la Ville et le CPAS ;
- fin octobre, distribution d’un flyer explicatif avec nos services ;
- début novembre, lancement des premières séances d’information du CPAS ;
- début novembre également, lancement des job matching et job dating.
Pour toucher un maximum de personnes, nous avons mis en place une stratégie
de communication sur plusieurs canaux : séances d’information, pages web
dédiées, flyers multilingues, permanences d’information, collaborations avec
Actiris et communications via les canaux de la Ville.
Concernant le chiffre de 4.700 de la Fédération bruxelloise des CPAS, un chiffre
bien connu et ancien, le CPAS estime réaliste d’organiser nos dispositifs pour
3.500 personnes, soit une hausse de 60 personnes par rapport aux estimations
initiales de mai 2025.
Cela implique la mise en place d’un nouveau plan d’action concret et
progressif :
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- ouverture d’une nouvelle antenne fin novembre ;
- recrutement anticipé de travailleurs sociaux. Je peux déjà vous dire que nous
avons engagé 30 AS supplémentaires uniquement dans le cadre de la réforme de
l’Arizona et nous engagerons des agents d’insertion ;
- renforcement des dispositifs d’accompagnement budgétaire et professionnel ;
- effort particulier dans la formation continue du personnel.
Mme Jellab.- Contrairement à ce que vous dites, vous aviez annoncé en
Conseil de l’action sociale qu’il n’y aurait pas de séance d’information à partir
de janvier. C’est pour cela que je suis intervenue ici, au Conseil communal.
Je suis très heureuse d’entendre qu’il y a une synergie avec l’échevin des
affaires économiques et de l’emploi et que vous prévoyez des rencontres à partir
de la mi-octobre, mais nous sommes déjà à la mi-octobre. Je pense que c’est très
tard pour les gens qui sont en grande panique face à ce qu’il va leur arriver.
Je ne sais pas si vous en connaissez, mais moi, je suis entourée de gens, dans ma
famille, parmi mes proches et mes amis - souvent des personnes qui ont plus de
50 ans - qui sont totalement paniqués et qui se demandent comment ils vont
payer leur loyer. Ce qu’il va arriver en janvier est un drame social. Je ne sais pas
quel terme il faut utiliser. J’espère que vous prenez vraiment conscience de cette
mesure qui va être extrêmement douloureuse pour énormément de gens.
On a parlé du grand froid. On aura encore plus de personnes qui seront à la rue
dans quelques mois, car le gros des exclus le seront en mars-avril. Évidemment,
nous espérons qu’elles pourront être remises à l’emploi. Selon les statistiques, la
majorité des gens qui sont en chômage de longue durée sont des personnes à
très faible bagage scolaire et peu formées.
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Je voudrais aussi attirer votre attention sur la discrimination liée à l’âge. C’est
une réalité, les gens de plus de 50 ans ne trouvent pas d’emploi parce qu’on est
dans une société de jeunisme. À partir de 50 ans, on n’est plus bon à rien. On ne
sait plus s’adapter... Il y a aussi la discrimination par rapport aux origines. Il faut
savoir que les personnes d’origine africaine, subsaharienne ou maghrébine,
éprouvent beaucoup plus de difficulté à trouver un emploi. Je ne sais pas
comment vous allez faire pour leur redonner confiance.
De grâce, prenez conscience de l’urgence et saisissez votre bâton de pèlerin
pour toucher un maximum de personnes. Je peux vous dire que nous serons tous
dans la rue demain et j’espère qu’il y aura énormément de monde pour dénoncer
ces mesures immondes.
M. Wauters.- Monsieur le Président, je suis heureux que le président du CPAS
ait répondu à des questions ici. C’est une sorte de jurisprudence et je veux que
cela soit noté.
Question de M. TEMIZ concernant l'entretien des espaces verts et de la
végétation spontanée
M. Temiz.- Madame l’Échevine, de nombreux habitants nous interpellent sur
l’état des espaces verts et de la végétation spontanée dans nos rues et quartiers.
On observe de plus en plus d’herbes folles sur les trottoirs, de buissons non
taillés, de talus non tondus et de broussailles laissées à l’abandon.
Si certains y voient un retour du végétal en ville, il faut néanmoins souligner les
conséquences négatives de ce manque d’entretien. Ces zones mal entretenues
favorisent l’accumulation des déchets, la prolifération des rats et d’insectes, et
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créent des problèmes de propreté. Elles entraînent également un rétrécissement
des trottoirs et encombrent le passage des piétons et des personnes à mobilité
réduite, réduisant la visibilité et renforçant le sentiment d’insécurité et de laissé
à l’abandon.
Quelle est la politique de la Ville en matière de gestion et d’entretien des
espaces verts et de la végétation sauvage ?
Existe-t-il une stratégie claire pour distinguer la végétation favorable à la
biodiversité de celles qui posent un problème d’hygiène et de sécurité ?
Quelles actions concrètes sont prévues pour répondre aux plaintes des citoyens
concernant les buissons non tondus, les herbes folles et les zones envahies ?
Enfin, envisagez-vous une campagne de communication afin d’expliquer aux
habitants la ligne politique suivie en matière d’entretien et de verdissement
urbain ?
Mme Frelinx, échevine.- S’agissant de votre première question sur la politique
de la commune en matière de gestion et d’entretien des espaces verts et de la
végétation sauvage, le service des espaces verts entretient les espaces verts
publics communaux aménagés comme tels, c’est-à-dire les parcs, les parterres,
les alignements de voirie. Il n’intervient aucunement sur les zones minéralisées
et envahies de végétation spontanée faute d’entretien, ni sur la végétation issue
de terrains privés. Toutes les questions relatives aux zones minéralisées et
envahies de végétation doivent être redirigées vers le service ou l’échevinat de
la propreté publique.
Quant aux constats de végétation privée débordant sur l’espace public, ils
doivent être en théorie transmis pour suite au service des finances. En pratique,
nos collègues des finances nous ont fait savoir qu’ils n’avaient plus assez de
moyens à disposition pour assurer ce type de mission. Enfin, conformément au
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règlement général de police, chaque habitant est responsable de son trottoir et
du désherbage de celui-ci.
Est-ce qu’il y a une stratégie claire pour distinguer la végétation favorable à la
biodiversité de celle qui pose des problèmes d’hygiène et de sécurité ? Dans les
parcs, cette distinction est opérée au cas par cas. Certaines zones sont
volontairement gérées de manière à laisser la nature reprendre ses droits, alors
que d’autres le sont de manière plus intensive. Cette distinction est établie
principalement sur les usages. L’entretien horticole des aires de jeux et des
terrains ludo-sportifs est, par exemple, plus intensif pour permettre aux usagers
de profiter pleinement des infrastructures.
Au sein d’un parc, certaines zones sont tondues plus régulièrement, car elles
sont prisées pour les pique-niques et les rassemblements en été. Par contre,
d’autres espaces ne sont fauchés que quelques fois par an pour permettre à la
biodiversité de se développer sans gêner les usagers qui ont d’autres parties des
parcs à leur disposition. Il est important de noter que la végétation ne génère
jamais de problèmes d’hygiène. Ce sont les personnes inciviques qui jettent
leurs déchets dans la végétation qui engendrent certaines nuisances.
Enfin, la sécurité est toujours prioritaire dans les espaces verts et au sein des
alignements de voirie. Si celle-ci est menacée, les mesures nécessaires sont
toujours prises, et ce, avant toute autre considération.
Quelles actions concrètes sont prévues pour répondre aux plaintes des citoyens
concernant les buissons non tondus, les herbes folles et les zones envahies ? Si
les buissons non taillés se trouvent dans un espace géré par le service des
espaces verts, ils sont inspectés et une taille sera réalisée si nécessaire.
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Envisagez-vous une campagne de communication afin d’expliquer aux habitants
la ligne politique poursuivie en matière d’entretien et de verdissement urbain ?
Le service des espaces verts a placé, dans de nombreux parcs, des panneaux
indiquant une gestion différenciée. Aucune autre campagne d’information n’est
actuellement planifiée, mais nous prévoyons de redéployer cette communication
une fois le plan de gestion achevé. Je vous remercie.
M. Temiz.- Merci, Madame l’Échevine. Je ne parlais pas des espaces privés,
mais plutôt des espaces publics. Vous l’avez remarqué, je pense qu’il y a un vrai
problème d’entretien de ces espaces. Effectivement, des déchets sont versés par
des personnes privées, mais l’entretien, c’est la commune qui devrait le faire.
J’ai posé, il y a quelques semaines, une question sur l’élagage des arbres. Je
voudrais savoir où nous en sommes dans ce domaine. Je n’ai rien remarqué aux
endroits que j’avais signalés.
Mme Frelinx, échevine.- Je vais vérifier et je vous répondrai par écrit, si cela
vous convient.
Questions de Mme MAOUANE et MM. BAUWENS et MAIMOUNI
concernant les actions de la police aux manifestations en soutien à la
population palestinienne
Mme Maouane.- Monsieur le Bourgmestre, le 2 octobre dernier, des centaines
de manifestants et manifestantes se sont rassemblés pour protester contre
l’arrestation illégale d’une flottille qui était en route pour Gaza et qui essayait
de casser le blocus imposé illégalement par Israël. Ces citoyens et citoyennes
ont été violemment réprimés alors qu’ils manifestaient pacifiquement à
Bruxelles.
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On a vu des images et elles sont glaçantes : des policiers qui gazent des
manifestants en fuite, des personnes à terre rouées de coups, des citoyens
humiliés, blessés, terrorisés. Amnesty International, qui n’est pas un parti
politique, dénonce une dispersion illégitime et un usage totalement
disproportionné de la force. Depuis, on a reçu plusieurs témoignages qui
s’ajoutent aux images. Deux témoignages m’ont profondément marquée et je
me permets de les partager avec vous.
Le premier est celui d’un homme italien de plus de 65 ans qui a été invité à un
événement du Parti vert européen. C’est mon estimée collègue Benedetta De
Marte qui a recueilli son témoignage. Il dit qu’il se trouvait par hasard place du
Luxembourg. En voyant un jeune se faire frapper, il a tenté de s’interposer.
Résultat : des coups à la bouche, des coups à la tête. Il n’a pu s’enfuir que grâce
à l’intervention d’un passant. Cet homme choqué ne comprend toujours pas ce
qu’il a vécu dans une ville qu’il pensait être celle du droit et de la démocratie.
Le deuxième témoignage est celui d’un jeune de 28 ans, employé au Forum
européen de la jeunesse, qui participait à la manifestation de manière totalement
pacifique. Quand la police est intervenue, sans avertissement, il a commencé à
filmer. Un policier s’est alors délibérément acharné sur lui. Résultat : cinq
points de suture et une plainte déposée, mais on lui a déjà fait comprendre que
sans numéro d’identification visible - le policier n’avait pas de matricule -, ce
serait un coup d’épée dans l’eau.
Je vous parle de ces faits, Monsieur le Bourgmestre, parce qu’ils se sont
produits ici, dans notre ville qu’on aime tant - devant le Parlement européen,
berceau symbolique de notre démocratie européenne -, dans notre commune, à
Bruxelles, ville « antifasciste ». Je mets les guillemets parce qu’on dirait que
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c’est un concept qui vous est étranger et parce que la presse européenne, mais
aussi la presse italienne et belge, se sont intéressées à ce qu’il s’est passé. On
s’interroge là-bas sur ce qu’il se passe ici, dans la capitale de l’Europe.
J’ai quelques questions très précises, Monsieur le Bourgmestre.
Qui a donné l’ordre de disperser la manifestation pacifique du 2 octobre ? À
quel moment et sur quelle base légale ?
Pourquoi voit-on sur les images des policiers sans matricule ? C’est une
infraction.
Pourquoi user de gaz lacrymogène et de canons à eau contre des manifestants en
fuite qui ne représentaient aucune menace ?
Quelle garantie concrète pouvez-vous nous donner, Monsieur le Bourgmestre,
que cette répression cesse immédiatement, que le droit de manifester soit enfin
respecté et que la police bruxelloise, votre police, agisse dans le cadre de la
légalité, de la proportionnalité et de la transparence ?
M. Bauwens.- Monsieur le Président, lors de la même manifestation en soutien
à la Global Sumud Flotilla, interceptée de façon illégale par Israël dans les eaux
internationales, il y a eu cette fameuse mobilisation devant le ministère des
Affaires étrangères. Les manifestants sont venus à la Bourse, puis ils se sont
dirigés vers le quartier du Luxembourg.
C’est là ou en chemin que les problèmes ont commencé. La police, qui était
présente depuis le début avec un dispositif anti-émeutes lourd, a procédé à des
agressions et des actes de violence assez choquants que je n’avais pas vus
depuis longtemps à la Ville de Bruxelles ou même ailleurs. Comme ma collègue
Mme Maouane, je vais vous faire part de quelques témoignages de gens que j’ai
moi-même rencontrés.
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Je les cite : « La violence était physique. Trois policiers en civil m’ont agressé,
l’un d’eux m’écrasant la gorge avec son genou (cela nous rappelle des scènes
vues aux États-Unis). J’ai des blessures au cou, au genou droit, au poignet
gauche et à l’index . (…) La violence était également psychologique. Avant de
me « libérer », c’est-à-dire de me pousser à coups de pied en direction de la
manifestation, l’un d’eux, avec sa matraque sur mon cou, m’a dit qu’il allait me
trancher la gorge. »
Autre témoignage publié dans Bruzz : « Nous étions sur la place du
Luxembourg avec un groupe de 50 à 100 manifestants. La police a demandé de
quitter les lieux. On est restés parce qu’on a le droit de manifester, mais la
police a utilisé des canons à eau, elle nous a aspergé avec du gaz et nous a
frappés au moment où on quittait les lieux. » Il y a beaucoup de témoignages
comme ceux-là.
Je cite l’article d’Amnesty International, concernant la soirée du 2 : « Nous
avons constaté le recours par la police à une force inutile et illégale sur la place
du Luxembourg. La manifestation se déroulait pacifiquement lorsque la police a
chargé et a fait usage de canons à eau, etc. »
Alexis Deswaef, président d’honneur de la Ligue des droits humains, dit : « Le
droit de manifester à Bruxelles est mis en péril. Quand est-ce que votre police
cessera de recourir à la violence contre les manifestants ? »
C’est interpellant parce que ce n’est pas la première fois que votre police fait
usage de la force, et pas uniquement contre les manifestants pro-Palestine. Elle
a d’ailleurs été condamnée pour usage illégal de la technique de la nasse. Vous
avez répondu : « Je suis condamné, mais on va quand même continuer cette
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technique. » Il y a un problème d’application des droits démocratiques et de
répression contre les manifestations.
Est-ce que vous allez intervenir et garantir le droit de manifester à Bruxelles ?
Est-ce que vous allez exiger que la police de votre zone cesse les violences et
les intimidations ?
Est-ce que vous allez ouvrir une enquête interne sur ce qu’il s’est passé ce soir-
là ?
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, ce 2 octobre, ils étaient plus de
4.000. J’étais moi-même présent au début de la manifestation et à la fin, où j’ai
rencontré mes camarades du PTB et d’Ecolo. Effectivement, la tension était
électrique, mais elle émanait des forces de l’ordre. Je tiens à vous rappeler,
Monsieur le Bourgmestre, que vous êtes le chef de la police. Les policiers sont
comme des musiciens et vous en êtes le chef d’orchestre. C’est vous qui faites
en sorte que la musique sonne juste ou faux.
Intervenir avec des canons à eau, bloquer des rues, encercler les gens… La
technique de la nasse est strictement interdite par le droit européen. Vous avez
été, comme l’a dit mon confrère, condamné pour cela. Vous êtes censé donner
l’exemple dans votre manière de gérer vos effectifs en conformité avec la loi.
Asperger les gens de gaz lacrymogène - il y avait des femmes et des enfants -,
bloquer les rues, ne leur laisser aucune issue, tout cela n’a fait qu’accentuer le
vent de panique générale, de stress et d’anxiété qu’ont vécu des manifestants
venus dénoncer les actes illégaux que commet Israël vis-à-vis du droit
humanitaire dont devraient bénéficier les Gazaouis.
Je ne comprends pas, Monsieur Close. Ce n’est pas la première, ni la deuxième,
ni la troisième intervention des membres de l’opposition concernant des
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violences policières. Pourquoi ne pas venir sur place, lors d’une manifestation,
en tant que chef de la police ? On observe les choses avec ses yeux, pas avec ses
oreilles. En plus, vous pourriez en profiter pour dire que vous soutenez le
peuple palestinien.
M. le Bourgmestre.- Mesdames et Messieurs les Conseillers, le droit de
manifester pacifiquement est effectivement un droit fondamental dans une
société démocratique. Nos forces de police gèrent plus de 1.200 manifestations
par an, soit plus de trois par jour.
Depuis octobre 2023, plus de 500 manifestations liées à la situation en Palestine
ont eu lieu dans notre Ville. La grande majorité de ces rassemblements se sont
déroulés dans le respect des règles, en dialogue avec la police, et ont permis à
des milliers de personnes de manifester leur solidarité de manière pacifique et
visible. Nous saluons les nombreuses organisations qui, dans ce cadre,
collaborent activement avec les autorités en introduisant une demande
d’autorisation et en maintenant le dialogue pour garantir la sécurité de toutes et
tous.
Mais ce droit s’accompagne toujours d’une responsabilité collective, à savoir
respecter les règles qui permettent à la manifestation de se tenir sans mettre en
danger les passants, les habitants, les commerçants et les autres activités qui se
déroulent simultanément dans l’espace public.
Concernant le 2 octobre 2025, je vais vous répéter, Madame Maouane, ce que le
ministre Quintin vous a répondu la semaine passée, puisque lui-même a pris ses
renseignements chez nous.
Vers 16h, environ 4.000 personnes ont participé à une manifestation spontanée
devant le ministère des Affaires étrangères à Bruxelles. Aucune demande
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préalable n’avait été introduite, ce que l’on peut comprendre vu l’émotion
suscitée par l’arraisonnement de la flottille. La police a pris contact avec les
responsables afin de négocier un scénario sécurisé. Un accord a été trouvé pour
organiser une marche vers la place du Luxembourg face au Parlement européen.
Pendant plusieurs heures, ce rassemblement s’est déroulé dans un esprit de
collaboration, à l’exception d’un petit groupe plus radical qui est
immédiatement allé au contact des policiers devant le barrage protégeant le
Parlement européen, en lançant des projectiles et en taguant certains bâtiments.
Il convient de rappeler la nécessité de sécuriser le périmètre Safe Place du
Parlement européen, indispensable au bon fonctionnement démocratique de
l’institution, au même titre d’ailleurs que la zone neutre existant entre le Palais
royal et le Parlement fédéral.
Peu avant 18h45, c’est-à-dire plus de 2 heures 45 après le début du mouvement,
les organisateurs ont appelé les participants à se disperser. Plus de 3.600
personnes l’ont fait dans le calme. Ensuite, le groupe s’est divisé et vers 19h30,
donc plus de 3 heures et demie après le début de la manifestation, quelques
centaines de participants se sont dirigés vers la Bourse. Ce faisant, ils se sont
rendus dans les tunnels, ont bloqué la circulation, ont à nouveau causé des
dégâts et, de ce fait, ont créé une situation très dangereuse pour eux-mêmes et
les autres usagers de l’espace public.
Nos services de police ont dû fermer temporairement plusieurs voiries et tunnels
afin de garantir la sécurité des autres usagers de la route. Au cours de ce
déplacement, divers projectiles ont été lancés sur nos services de police et des
dégâts ont été causés dans le tunnel de la porte de Namur. Plusieurs bâtiments
ont été recouverts de graffitis. Afin de maintenir l’ordre public, en effet, du gaz
lacrymogène a été utilisé. Entre-temps, 100 à 150 personnes continuaient sans
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concertation à bloquer la place du Luxembourg, perturbant gravement la
mobilité, en particulier les transports en commun.
Vers 20h, donc 4 heures après le début de la manifestation, un groupe s’est
reformé à la Bourse, toujours sans concertation, pour rejoindre la Petite
ceinture. Nous avons décidé, à ce moment-là, de mettre fin à ce cortège
sauvage. Nous avons tenté de les stopper, mais cela a eu comme conséquence
des jets de projectiles vers la police. À l’aide de patrouilles réactives, nous
avons fini par disperser ce groupe. Ensuite - il était déjà près de 22h, soit 6
heures après le début de la manifestation -, nous avons demandé au groupe de la
place du Luxembourg de libérer l’endroit, ce qui a, à nouveau, eu pour
conséquence des jets de projectiles qui mettaient en danger les clients des
terrasses bondées, ainsi que nos forces de l’ordre.
La décision a été prise, à ce moment-là, de disperser le groupe. Les services de
police ont dû intervenir en utilisant des moyens proportionnés strictement
prévus par la loi afin de rétablir l’ordre et protéger les participants ainsi que le
public. Le calme a été rétabli partout vers 23h. Quatre personnes ont été arrêtées
judiciairement et mises à la disposition du procureur du Roi, entre autres pour
rébellion armée.
Nous continuerons à défendre le droit de manifester, mais nous continuerons
aussi à exiger que ce droit s’exerce dans le respect du cadre légal et du bien-être
collectif. C’est la seule manière de faire cohabiter la liberté d’expression, la
solidarité et la sécurité dans notre Ville.
Mme Maouane.- Merci, Monsieur le Bourgmestre, pour vos réponses. J’ai en
effet interrogé le ministre Quintin, mais il ne pouvait me donner que des
réponses lacunaires puisqu’il s’agissait de la police locale qui est sous votre
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responsabilité.
J’ai cité deux témoignages, les collègues en ont cité d’autres, et on pourrait en
citer encore des dizaines et des dizaines. J’ai encore vu hier, à la Bourse
justement, Habiba, une maman de près de 60 ans, qui a levé les mains en disant
« je suis pacifique » et qui s’est fait taper et gazer par la police, votre police.
Vous le savez, en démocratie, le droit de manifester est un droit fondamental.
C’est un point sur lequel je vous interroge régulièrement, parce que ce n’est pas
une faveur qu’un bourgmestre accorde, c’est un droit fondamental garanti par le
droit international. On a les images, et beaucoup étaient présents sur place, donc
vos justifications ne sont pas convaincantes.
Vous avancez souvent les mêmes réponses, les mêmes arguments : maintien de
l’ordre, absence d’autorisation, etc. Mais ici encore, on était sur place, on a les
images, et les images sont glaçantes. Il n’y avait quasiment plus personne sur la
place du Luxembourg. À la Bourse, les policiers ont chargé sans porter de
matricule apparent. Vous n’avez pas répondu sur ce point. Pourquoi vos
policiers sont-ils en infraction ?
Pourquoi, alors que vous avez été condamné personnellement ainsi que la Ville
de Bruxelles et l’État belge, continuez-vous à violer le droit ? C’est cela qui
m’inquiète. Je ne suis pas juriste, vous l’êtes. Vous avez cet avantage. Pourquoi
ne respectez-vous pas le droit ? Pourquoi des manifestants se font-ils
régulièrement taper dessus par votre police, laquelle en tire une espèce
d’immunité qui est inacceptable ?
Je suis d’accord avec vous, la police doit être irréprochable et elle doit être
respectée. Mais pour être respectée, elle doit être respectable et elle ne peut pas
commettre d’abus. Malheureusement, force est de constater que depuis le
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changement de majorité, le changement de doctrine est flagrant.
M. Bauwens a dit que cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu de telles
violences sur le territoire de la Ville de Bruxelles. Peut-être est-ce dû au fait
qu’il y avait des écologistes qui agissaient comme garde-fous dans votre
Collège, Monsieur le Bourgmestre.
Aujourd’hui, avec un collège MR/Engagés/PS, vous donnez libre cours à une
violence policière qui n’est pas acceptable en démocratie. Pourquoi des
policiers étaient-ils sans matricule apparent et pourquoi ne respectez-vous pas le
droit alors que vous avez été condamné ? Je n’ai pas encore reçu de réponse,
Monsieur le Bourgmestre.
M. Bauwens.- Il n’y a pas eu de réponse sur l’accumulation des violences
contre le mouvement pour la Palestine. Vous dites que pour les plus de 500
manifestations qui ont eu lieu, il n’y a presque pas eu de répression. Or cela fait
presque deux ans que les organisations concernées signalent un problème de
répression contre le mouvement pro-palestinien. Cela devient récurrent, au point
que même Amnesty a indiqué, après cette soirée, qu’il y avait un problème de
violence injustifiée et illégale de la part de votre police contre ce mouvement.
Votre police s’est fait condamner par la justice, car elle a agi plusieurs fois de
façon illégale en arrêtant des gens par la technique de la nasse. Et quand on
vous interpelle sur ce point, vous dites que malgré la condamnation, votre
police continuera d’appliquer cette technique. Il y a danger pour le droit
démocratique. Il y a eu condamnation et vous, comme Bourgmestre, vous dites
que vous n’en tiendrez pas compte.
Il y a une droitisation de la société. Il n’y a pas que Trump aux États-Unis.
Même en Belgique, on voit une percée de la droite, de l’extrême droite, du
discours et des idées de droite. Et dans le même temps, il y a un génocide. De
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plus en plus de gens vont dire qu’ils ne sont pas d’accord.
Monsieur le bourgmestre, vous devez choisir. Pour l’instant, je suis très inquiet
de vos choix. Il y a des lois contre les casseurs. Un gouvernement, entre autres à
votre demande, a voulu réprimer le droit de manifester. On veut garantir que les
associations aient le droit de manifester et de s’exprimer. Elles revendiquent une
démocratie que vous mettez en danger par la répression qui est en train de
s’accentuer.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, je vais reprendre vos propres mots :
« Place du Luxembourg, une petite partie des manifestants se sont mis à taguer
les murs et à jeter des projectiles. » Une petite partie, mais des centaines
d’agents des forces de l’ordre étaient là. Est-ce qu’ils ne pouvaient pas tout
simplement isoler les casseurs et les perturbateurs, au lieu de balancer du gaz
lacrymogène sur des femmes et des enfants, et sortir les canons à eau ? Est-ce
que ce n’était pas possible, Monsieur le Bourgmestre ?
Comment se fait-il que parmi les blessés, il y ait une majorité de manifestants ?
Pouvez-vous me dire combien de policiers ont été blessés ? Cela, je ne l’ai lu
nulle part dans la presse. Il existe, en droit, ce qu’on appelle la légitime défense
(articles 416 et 417), qui exige trois conditions : légitimité, égalité et
proportionnalité. Est-ce que de jeunes gamins face à des policiers armés, munis
de boucliers, casques et matraques, ont créé un tel vent de panique parmi les
policiers que ces derniers ont dû donner la charge ?
Monsieur le Bourgmestre, je vous l’ai dit, vous êtes le chef d’orchestre, vous
êtes le chef de meute, vous êtes le chef de la police. Vous avez été condamné
pour cela et vous persistez. Dans nos quartiers, de plus en plus de jeunes ne
respectent plus les forces de l’ordre. Ce type d’agissement accentue ce manque
de respect. Nous avons un rôle de médiateurs. Il s’agit de faire en sorte que les
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citoyens se sentent en sécurité devant les forces de l’ordre, et non en danger.
Nous devons montrer l’exemple de telle manière qu’une jeunesse bruxelloise
sans pères ni repères considère que la police est là pour eux et non contre eux.
Cela n’est possible qu’à travers vos actions, lesquelles sont actuellement
inexistantes.
On parle d’une vingtaine de manifestations où des violences policières ont été
commises en moins d’un an. Vous trouvez cela normal ? Je vous ai demandé à
de nombreuses reprises la ventilation de vos effectifs et je n’ai jamais eu la
réponse. D’ailleurs, Monsieur le Président, vous devriez sommer le bourgmestre
de répondre à cette question posée en Conseil communal.
Monsieur le Bourgmestre, je vous en supplie, montrez l’exemple !
Question de Mme MALCIKAN relative aux mesures concrètes que la Ville
entend mettre en œuvre pour renforcer l’inclusion des enfants à besoins
spécifiques
Mme Malçikan.- Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs, chers
membres du Collège, chers Conseillers et Conseillères, de nombreux parents
d’enfants à besoins spécifiques expriment leur inquiétude quant à l’accueil qui
leur est réservé dans nos écoles communales et nos structures de la petite
enfance. S’ils reconnaissent les efforts réalisés par la Ville en matière
d’inclusion, ils constatent encore un manque de moyens humains et matériels :
manque d’accompagnement individualisé, difficulté d’accessibilité des
infrastructures, absence de formation spécifique pour une partie du personnel
encadrant.
Or l’inclusion, dès le plus jeune âge, est un levier essentiel pour l’égalité des
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chances et le bien-être de nos enfants. Dans ce contexte, pouvez-vous nous
indiquer, Madame l’Échevine, quelles mesures concrètes la Ville veut mettre en
œuvre pour renforcer l’inclusion des enfants à besoins spécifiques ?
Plus particulièrement, quels moyens humains supplémentaires seront mobilisés
pour leur accompagnement ?
Quelles formations spécifiques sont prévues pour le personnel et dans quel délai
la Ville envisage-t-elle d’améliorer l’accessibilité matérielle et pédagogique de
nos structures ?
Il y a plusieurs questions et s’il faut y répondre par écrit, ce sera un honneur de
lire vos réponses, Madame l’Échevine.
Mme Hariche, échevine.- En effet, les questions sont nombreuses et je ne
pourrai malheureusement pas répondre de manière circonstanciée, mais je vais
quand même essayer de vous donner certaines réponses.
Depuis de nombreuses années, la Ville de Bruxelles travaille à l’inclusion des
enfants à besoins spécifiques au sein des différentes structures. Il n’y a pas que
l’école. Vous avez cité l’école et les crèches, mais il y a aussi tout ce qui se fait
en matière de jeunesse pendant les vacances.
Notre principale volonté est d’avoir des enfants qui puissent s’épanouir et
s’émanciper. Comme cela a été indiqué dans le programme de politique de cette
législature, nous entendons poursuivre sur cette voie et adapter notre offre en
fonction des besoins de la population.
En matière d’enseignement, par exemple, au vu de l’augmentation du nombre
d’enfants présentant des troubles autistiques, nous avons étendu notre offre en
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ouvrant des classes supplémentaires dans l’enseignement spécialisé de type 2.
Le centre pédagogique Parc Astrid accueille désormais des enfants en
maternelle et en primaire souffrant de tels troubles autistiques. Nous avons
ouvert également une antenne pour ces mêmes troubles dans le quartier
Anneessens, puisque l’école Parc Astrid se trouve à Laeken. Nous avons
également ouvert une annexe de l’école maternelle des Pagodes en 2024, une
antenne inclusive nommée Shirin Ebadi, qui accueille également des enfants du
type 2, mais avec des enfants de l'enseignement ordinaires.
Nous comptons élargir notre offre d’enseignement sur la base des expériences
actuellement menées. Quand cela est possible, nous privilégions l’inclusion
dans l’enseignement ordinaire et pour ce faire, plusieurs mesures concrètes sont
déjà en œuvre depuis plusieurs années.
En matière de structures d’accompagnement, nous avons créé le pôle territorial
Alexis Sluys, qui est chargé de l’accompagnement renforcé des élèves à besoins
spécifiques. Il y a là 37 intervenants qui peuvent soutenir les équipes et donner
des pistes de solutions aux problèmes qui sont rencontrés.
En matière de formation de notre personnel, cet enjeu fait partie intégrante de la
formation initiale de nos enseignants à la Haute École Francisco Ferrer. Il y a
des modules spécifiques sur les besoins éducatifs particuliers. Les
aménagements raisonnables et les pratiques inclusives sont intégrés dans le
parcours de nos étudiants. Nous organisons également de la formation continue
pour ceux qui ne sont pas sortis de notre Haute École et des Midis de la santé
pour aborder les différents troubles avec nos équipes, en présence de
spécialistes. L’an dernier, une campagne spécifique a été menée pour favoriser
l’implémentation d’aménagements universels dans toutes les classes.
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En matière d’accessibilité, la Ville dispose d’un plan d’action Bruxelles
Inclusive qui prévoit des investissements ciblés pour améliorer l’accessibilité
physique des bâtiments scolaires et des crèches en lien avec notre projet
éducatif.
En ce qui concerne nos crèches, elles sont inclusives et accueillent tous les
enfants sans aucune distinction. Le personnel reçoit également des formations
pour que l’accueil se fasse dans de bonnes conditions. Les formations portent
essentiellement sur l’accueil des enfants en situation de handicap en crèche par
(ASBL FRAJE), avec des ateliers de sensibilisation à la surdité (ASBL
Triangle), aux bébés vulnérables, bébés à risque (ASBL Air Libre) et autres.
En ce qui concerne l’accueil extrascolaire organisé par le service jeunesse, tout
notre personnel d’animation a été formé et nous tentons de lui apporter des
formations supplémentaires en fonction des besoins des enfants.
Quant aux activités organisées durant les vacances, elles accueillent également
tous les enfants. Nous avons mis en place, depuis l’été dernier, une formation
spécifique pour les moniteurs de vacances. Les équipes sont renforcées pour
permettre un encadrement sûr et de qualité.
Nous venons de constituer des malles pédagogiques pour accueillir les enfants à
besoins spécifiques sur la base de celles qui ont été réalisées par l’ONE. Il est à
noter que nous observons une hausse significative du nombre d’enfants à
besoins spécifiques dans nos différents établissements.
Enfin, notre cellule ATL (activités durant le temps libre) développe également
des formations en la matière pour nos auxiliaires d’éducation.
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En conclusion, on peut dire que la Ville est inclusive et que les moyens humains
sont renforcés. Il existe une coordination interservices, laquelle est absolument
indispensable et doit être solide, et une formation continue du personnel.
Mme Malçikan.- Je vous remercie pour vos explications. Je crois que nous
partageons toutes et tous la volonté de progresser en matière d’inclusion.
J’insiste toutefois sur la nécessité d’évaluer l’impact de ces mesures sur la
réalité de terrain. Merci beaucoup, Madame l’Échevine.
Question de M. BENZAOUIA relative au projet immobilier porte de
Ninove
M. Benzaouia.- Je voudrais attirer votre attention sur un projet qui fait
beaucoup réagir chez nous et dans les communes voisines. C’est le projet
immobilier prévu à la porte de Ninove. Beaucoup de critiques ont été exprimées
et plus de 130 remarques ont été déposées pendant l’enquête publique. En voici
quelques-unes :
- « On n’est pas sûrs qu’il y aura vraiment des logements sociaux. »
- « Il n’y a pas assez de grands logements pour les familles. »
- « Les logements étudiants sont mal placés, loin des universités et peut-être
trop chers. »
- « Il y a trop de bâtiments et ils sont trop hauts. »
- « Le quartier risque d’être étouffé. »
- « La circulation pourrait devenir encore plus compliquée qu’elle ne l’est
maintenant. »
Est-ce que la Ville est prête à écouter les remarques des habitants, des
associations et des communes concernées comme Molenbeek ?
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En tant que membre de la commission de concertation, est-ce que la Ville peut
demander une refonte du projet pour qu’il réponde vraiment aux besoins de
logements accessibles et de services publics utiles ?
Lors de la commission du 14 octobre, quelle sera la position de la Ville ?
Va-t-elle soutenir un projet très contesté ou écouter les habitants et les
associations ?
Mme Maes, échevine.- Monsieur Benzaouia, merci pour cette question au sujet
du projet à la porte de Ninove. C’est effectivement un projet sensible pour le
quartier, dans un secteur en pleine transformation où plusieurs projets de
développement existent des deux côtés du canal. La question de la densité
urbaine est réelle et chaque nouveau projet suscite de fortes attentes en matière
de qualité urbaine, de mobilité et de mixité.
Je rappelle d’abord que le projet se situe sur le territoire de Molenbeek-Saint-
Jean et que l’autorité délivrante est le fonctionnaire délégué de la Région
bruxelloise. La Ville de Bruxelles a été consultée à titre d’avis en raison des
incidences du projet sur son territoire, notamment en matière de mobilité, de
paysages urbains et d’espaces publics autour du canal.
Le PAD porte de Ninove, actuellement en deuxième lecture au niveau régional,
constitue le cadre de référence. Il définit les orientations en matière de gabarit,
de programmation et d’espaces publics. La Ville s’est montrée positive à l’égard
de ce projet de PAD lors de l’enquête publique en 2023, saluant la volonté de
requalifier un espace longtemps délaissé et en quête d’une identité depuis les
travaux du canal dans les années 1940.
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La Ville a toutefois souligné plusieurs points d’attention : la cohérence avec le
programme du RCU 5, la mise en valeur des pavillons d’octroi, la bonne
articulation avec les espaces scolaires et le parc de la Petite Senne, ainsi qu’une
gestion intégrée des eaux pluviales.
Dans ce contexte, la priorité de la Ville est de veiller à ce que ce projet respecte
le cadre urbain et paysager du quartier au niveau des gabarits, de la mobilité, de
la programmation et de l'espace public. Le Collège de la Ville a rendu son avis
sur le projet le 9 octobre dernier. Il s'agit d'un avis favorable sous conditions, à
la fois constructif et exigeant :
- la Ville demande une réduction significative des hauteurs et des volumes afin
de préserver la lisibilité du site, la lumière naturelle et la transition avec les
bâtiments existants, dont les pavillons d'octroi classés ;
- la Ville plaide pour une réévaluation du nombre de places de stationnement et
une meilleure intégration des aménagements cyclables et piétons afin de ne pas
aggraver la pression automobile sur le quartier ;
- la Ville demande la suppression des logements étudiants au profit de
logements familiaux classiques et la création d'un équipement collectif majeur
réellement utile à la population du quartier ;
- la Ville insiste sur la présence d’espaces extérieurs plus généreux, végétalisés,
conviviaux, et sur une meilleure gestion des eaux pluviales et de la biodiversité.
En résumé, la Ville ne soutient pas le projet en l'état, mais elle formule un avis
exigeant et constructif pour encourager un développement plus équilibré, plus
vert et plus utile aux habitants, tout en favorisant la requalification d'une friche
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privée aujourd'hui à l'abandon.
M. Benzaouia.- Je vous remercie, Madame l'Échevine, pour votre réponse qui
me rassure en grande partie. La position du Collège dans ce dossier sensible est
rassurante.
Le PAD n’a pas encore été approuvé. Il est en troisième lecture. On ne peut
donc pas considérer ce projet en fonction d'un PAD qui n'est pas encore
approuvé par la Région. Le PAD est problématique, comme la position de
l'ancien Collège sur ce plan.
Question de Mme CHAUFOUREAU concernant le manque de propreté
dans le quartier Lemonnier-Anneessens
Mme Chaufoureau.- Monsieur l'Échevin de la propreté, Mesdames et
Messieurs les membres du Collège. En septembre, nous avons réalisé une
enquête parmi les habitants du quartier Lemonnier / Anneessens. Nous avons
questionné les commerçants du boulevard Lemonnier et les habitants des rues
de la Caserne, Bodeghem, des Foulons, etc. pour leur demander leur avis sur la
propreté du quartier.
Pendant plusieurs soirées, nous sommes partis en équipes d'une dizaine de
personnes pour discuter avec les habitants. Le constat était fort : les gens se
plaignent de la malpropreté dans le quartier.
Premièrement, il y a un problème avec les encombrants. Chaque jour, on est
confrontés à de gros déchets dans nos rues, des matelas, des débris de travaux,
des sacs de ciment, des frigos. Chaque matin, quand on part au travail, le soir,
quand on revient de l'école avec nos enfants, les trottoirs sont infestés
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d'encombrants. J'ai d'ailleurs, hier encore, utilisé notre application FixMyStreet
pour prendre une petite photo. C'est constant, tous les jours.
On se demande dès lors quelle solution ont les gens pour jeter leurs
encombrants. Ils ont droit à seulement un ramassage gratuit par an de 3 m³, pour
lequel la liste d'attente peut aller jusqu'à deux semaines. Quand les 3 m³ sont
dépassés, il faut se rendre dans un recypark qui est loin, ou profiter d’un
conteneur qui vient environ deux fois par an dans le quartier. C'est trop peu. Une
grande partie des Bruxellois n'ont pas de voiture et vivent dans 30 mètres carrés.
Il leur est impossible de garder chez eux un frigo ou un canapé usagé pendant
des semaines ou des mois.
Par ailleurs, il y avait auparavant plusieurs balayeurs de rue dans notre quartier.
Maintenant, nous voyons qu'un balayeur fait souvent sa tournée seul. Gérer la
propreté, nettoyer les rues, c'est une charge considérable. La Ville a besoin de
beaucoup plus de personnel pour rester propre. Nous avons aussi besoin de gens
qui sensibilisent, en lien avec les quartiers, pour intervenir là où il le faut.
Diminuer le personnel de propreté ou passer par des firmes privées amènera
encore plus de saleté.
Est-il prévu d'organiser des collectes d'encombrants plus régulières et
accessibles, par exemple un service qui passerait régulièrement toutes les deux
ou quatre semaines dans les rues et qui serait accessible aussi aux gens qui n'ont
pas de voiture ? C'est ce qu’il se passe dans plusieurs villes d’Europe.
Il y a une diminution du nombre de balayeurs dans notre quartier. On a appris
qu’il avait diminué dans d'autres quartiers également. Pourtant, l’accord de
majorité prévoit d'augmenter le nombre d'agentes et d'agents de propreté à
déployer dans les quartiers.
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Est-ce que vous pouvez nous donner un état des lieux ? Combien d'agentes et
agents supplémentaires ont-ils été engagés depuis le début de cette majorité et
où sont-ils déployés ?
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- La situation que vous décrivez ne nous est
pas inconnue. Les premières personnes à se plaindre de la malpropreté des
différents quartiers, notamment Lemonnier et Anneessens, sont nos agents du
service propreté qui, chaque jour, travaillent d'arrache-pied pour garantir un
quartier propre aux habitants.
Concernant votre question sur le personnel, l'équipe du quartier Anneessens-
Lemonnier compte actuellement douze agents, appuyés par une balayeuse
mécanique quotidienne et un médiateur propreté très actif, notamment auprès
des commerçants. L'équipe bénéficie aussi du soutien d'agents mobilisés sur le
chantier Toots Thielemans, qui effectuent des mises à zéro quotidiennes dans le
périmètre du chantier. À l'échelle de la Ville, le service propreté reste stable.
Depuis janvier 2025, 13 départs ont été compensés par 17 nouvelles entrées,
dont 10 jeunes en stage first, en partenariat avec Actiris.
Notre accord de majorité prévoit d'augmenter les collectes d’encombrants et je
vous confirme que nous y travaillons activement. Je tiens toutefois à rappeler
que la Ville de Bruxelles offre déjà un service particulièrement complet à ses
habitantes et habitants. Deux grandes collectes d'encombrants sont organisées
chaque année via les recyparks mobiles dans les quartiers.
En plus, la Ville propose un service d'enlèvement à domicile totalement gratuit,
distinct de celui de Bruxelles Propreté que vous avez cité. Concrètement, cela
représente jusqu'à 9 m³ d'encombrants que chaque ménage peut déposer
gratuitement chaque année : 5 m³ directement à domicile, entre nos services et
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ceux de la Région, et 4 m³ via nos deux campagnes de collectes annuelles, au
plus près de nos concitoyens. Pour vous donner un ordre de grandeur, 9 m³
correspond à 200 sacs-poubelles de 50 litres, une camionnette de
déménagement remplie ou encore quatre canapés de trois places. Tout cela
gratuitement, je le répète.
Par ailleurs, pour reprendre votre exemple, les vendeurs d'électroménagers ont
l'obligation de reprendre les vieux frigos quand ils livrent un nouveau.
Enfin, dans le cadre de nos collectes d'encombrants annuelles, nous avons
entamé une collaboration avec ma collègue Mme Hariche, via les centres de
jeunes de Bravvo. Leur équipe participe désormais à ces journées en aidant les
habitants qui ne peuvent pas se déplacer à évacuer leurs encombrants.
Ainsi, contrairement à ce que vous avancez, je considère que le dispositif
communal est exemplaire à l'échelle régionale. Cela ne veut pas dire que nous
devons nous reposer sur nos lauriers, bien évidemment. Depuis le début de
l'année 2025, nos équipes ont déjà collecté 221 tonnes d'encombrants à
domicile. La campagne de printemps a permis à elle seule de collecter 444
tonnes en deux semaines et celle du mois d'octobre, qui vient tout juste de se
terminer, a déjà permis de ramasser 14 tonnes rien que sur le site de la rue du
Vautour.
Chaque semaine, la Ville organise environ 90 enlèvements d'encombrants à
domicile et nous travaillons à doubler cette capacité dans les prochains mois,
grâce notamment à l'arrivée d'un nouveau véhicule spécialisé.
Je me permets d'ailleurs une petite comparaison. Dans le programme du PTB de
Molenbeek, il est écrit : « On pourrait prendre exemple sur la Ville de Bruxelles,
qui offre déjà ce service à ses résidents. » Et ce service ne figure pas dans
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l'accord de majorité molenbeekois.
Enfin, vous le savez peut-être, nous avons relancé les comités propreté dans les
quartiers du territoire de la Ville de Bruxelles. Celui du quartier Lemonnier-
Anneessens se réunira demain à 19h à la Bourse. Tout le monde est bienvenu. Je
vous remercie pour votre attention.
Mme Chaufoureau.- Je veux remercier et saluer nos agents communaux qui,
tous les jours, nettoient nos rues. Vous avez parlé, au tout début de votre
réponse, de passages quotidiens. Est-ce une fois par jour ?
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- De ce côté, c'est 7 jours sur 7 pour le
nettoiement de l'espace public et la vidange des poubelles. Dans certaines zones,
c'est même parfois deux fois par jour. On a aussi des équipes de sensibilisation,
de médiation et de verbalisation qui sont très souvent sur le terrain.
Mme Chaufoureau.- Comment est-ce que nos citoyens peuvent les contacter ?
Est-ce qu'il y a des campagnes de publicité sur le sujet ?
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Parallèlement à la documentation distribuée
dans les boîtes aux lettres, on a relancé récemment les comités propreté pour
aller directement au contact des citoyens. La semaine passée, c’étaient ceux de
Schuman, Louise, Buanderie. Demain, ce sera au tour du comité Bourse.
Comme vous l'avez dit, il y a également l’application FixMyStreet, un très bon
outil qui nous aide beaucoup. Nous aussi, on est très présents sur le terrain.
Comme aimait à le répéter ma collègue Zoubida Jellab, Bruxelles n'est pas sale,
elle est salie. Je peux le confirmer. FixMyStreet nous aide à répondre
directement à la demande dans les 24 ou 48 heures, en fonction de la charge de
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travail. Outre FixMyStreet, vous trouverez les coordonnées de nos médiateurs et
du numéro de téléphone vert sur le site de la Ville de Bruxelles. Mon cabinet est
disponible, ainsi que notre administration et moi-même.
Vraag van mevr. STOOPS, Gemeenteraadslid betreffende de stand van
zaken i.v.m. de problematiek van straatraces, geluidsoverlast en
handhavingsmaatregelen aan het Poelaertplein en op het Heizelplateau
Mevrouw Stoops.- Het laatste weekend van september werden er drie auto's en
een motor in beslag genomen in het kader van een actie tegen rodeorijders, heel
goed. De brede lanen onder en rond het Atomium op het Heizelplateau vormen
al jaren het decor voor carmeetings en rodeorijders. Het gevolg is
geluidsoverlast en gevaarlijke verkeerssituaties. De omwonenden lijden er al
jaren onder en hielden in juni een tweede protestactie in pyjama. Het belang
hiervan werd door de Gemeenteraad onderkend en er werd ook een motie
geluidsvervuiling aangenomen. Ondertussen krijg ik meer en meer meldingen
over straatracers aan het Poelaertplein. Elke avond komen motards samen aan
het reuzenrad met opgevoerde en extra luide motors en trikes... en ze scheuren
over het Louizaplein naar Stefania, dan richting Naamsepoort. En ik hoor
daarenboven dat het op de avonden dat er last is aan Poelaert, tegelijk ook bingo
is rond en onder het Atomium. Het is gevaarlijk, intimiderend, het verhoogt het
stressgehalte van menig buurtbewoners en het verstoort de slaap van velen. En
losse maatregelen zoals betonblokken, verkeersremmers, punctuele
politieacties... blijken dus onvoldoende om de geluidsoverlast in te dammen. We
ontberen vooralsnog een globaal plan.
Mijn vragen wat betreft Poelaert: staan naast de rodeoproblematiek op de Heizel
die straatracers aan Poelaert ook op uw radar? Zijn hier reeds gerichte acties
gevoerd? Zijn de overlastplegers bekend? En gaat het over dezelfde
motorbendes? En heeft de politie de samenhang tussen beide kunnen
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vaststellen? En wat betreft Heizel, de motie geluidsvervuiling en de
afzonderlijke maatregelen? Brengt de politie de mate van overlast ook objectief
in kaart? En stemt deze daar een gerichte handhavingsmaatregeling op af? Kan
men bijvoorbeeld de geluidsflitspalen hiervoor wel reeds inzetten zoals ze dat in
Gent doen? Onze politiezone heeft een convenant met het Gewest om gerichte
acties te doen tegenover geluidsoverlast. Heeft u, zoals de motie u vroeg,
aangedrongen bij het Gewest om de verdere samenwerking te concretiseren
tussen Brussel Mobiliteit, de politie en de technische keuringscentra? En staan
er reeds controledagen op de planning? De Heizel afsluiten en toegankelijk
houden voor de actoren van de Heizel is perfect combineerbaar. Dat toont de
proefafsluiting van de Eeuwfeestlaan van 8 uur 's avonds tot 5 uur 's morgens.
Heeft u reeds een politieadvies om deze maatregel te verduurzamen? Want
buurtbewoners stellen vast dat wanneer die afsluiting niet gebeurt omwille van
evenementen, dat de geluidsoverlast door asociaal rijgedrag onmiddellijk
toeneemt. Worden op zulke tijdstippen controles en de politieaanwezigheid
opgevoerd? En hoelang worden die voertuigen nu in beslag genomen? En tot
hoelang zou u als Burgemeester maximaal kunnen vragen om deze voertuigen
in beslag te nemen? Maar dus de globale en meest prangende vraag: heeft u een
globaal plan tegen dit gevaarlijk, hinderlijk en asociaal gedrag? En wat is de
tijdslijn van het uitvoeren van de maatregelen uit het juni-meerderheidsakkoord
2024 -2030, die de strijd tegen stedelijke staatraces versterken? Hartelijk dank
voor uw antwoorden.
De Burgemeester.- Geluidsoverlast door motoren blijft een aandachtspunt van
de politie, zowel op het Heizelplateau als in andere delen van de Stad. In de
omgeving van het Poelaertplein en de Guldenvlieslaan gaat het minder om
straatraces, maar eerder om pure geluidsoverlast door motoren en andere
voertuigen die zich op zomerse avonden komen tonen. Op 25 juli 2025 heb ik
gevraagd aan de Brusselse minister van Mobiliteit om de samenwerking tegen
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geluidsoverlast te versterken. We hebben vervolgens bijna wekelijks gerichte
controles gedaan op lawaaierige motoren tijdens de weekendavonden in
augustus en september, voornamelijk in de sector Poelaert-Guldenvlieslaan.
Motoren werden daarbij uit het verkeer gehaald op en rond Poelaert, maar ook
in de tunnels van de kleine ring. Tot op heden kon niet worden vastgesteld dat
georganiseerde motorbendes verantwoordelijk zijn voor de geluidsoverlast. Een
directe link tussen deze groepen en geluidsoverlast op het Poelaertplein en op
het Heizelplateau kon niet worden aangetoond.
Net als in Gent is Mobiel Brussel gestart met proefprojecten met zogenoemde
lawaaidisplays. Die tonen bestuurders of hun voertuig te veel lawaai maakt. Het
proefproject moet uiteindelijk leiden tot het invoeren van lawaaiflitspalen die
overtreders automatisch bekeuren. De technologie moet echter nog verder getest
en gesimplificeerd worden voordat effectieve verbalisering mogelijk wordt. Ook
is er bijkomende regelgeving nodig om dit juridisch mogelijk te maken. Dat is
in Gent niet anders. Wat het Heizelplateau betreft, blijft de politie voorstander
van de huidige regeling met gerichte fysieke afsluitingen, ze behouden enerzijds
de bereikbaarheid voor onze economische actoren, maar maken het anderzijds
onmogelijk om rondjes te rijden. Daarnaast voert de politie regelmatig controles
uit die vaak leiden tot gerechtelijke of administratieve inbeslagnames van
voertuigen. De administratieve inbeslagname van een voertuig loopt tot op de
eerstvolgende werkdag na verloop van een periode van 24 uur. Er kan ook
beslist worden door mijzelf om de inbeslagname te verlengen tot de overtreder
is gehoord en dan is het meestal een week. Ik deed dit 22 keer in 2025. In geval
van gerechtelijke inbeslagname is de procureur des konings bevoegd voor de
teruggave van het voertuig. Ik dank u.
Mevrouw Stoops.- Alle zaken die we al kunnen doen zijn natuurlijk goed. Die
lawaaiflitspalen: als het over automatisch verbaliseren gaat, kan dat nu nog niet,
we hebben nog Europese richtlijnen nodig enzoverder. Maar in Gent gebruiken
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ze die om de overlast in kaart te brengen, dus om te weten waar het allemaal
loopt, niet om rechtstreeks boetes uit te delen, maar om dan de politie gericht in
te laten zetten. Wat gaan we waar doen: en dan heb je een globaal plan om alles
aan te pakken. Ik heb het gevoel dat dat bij ons nu nog niet echt volledig is. Ik
zou heel graag willen weten, want daar hebt u niet op geantwoord, wat de uitrol
is van de hele passage in jullie meerderheidsakkoord om dat globaal plan op te
stellen en ook alle bewoners daarvan op de hoogte te stellen. Ik denk dat het wel
goed is om lang genoeg die wagens dan in beslag te nemen, want als dat om 24
uur gaat, dan is de voorbeeldfunctie wel iets kleiner dan dat ze 3 weken zonder
moeten. Dank u wel, wij blijven dit opvolgen.
Question de Mme JELLAB concernant la problématique de la fermeture
du chemin du Keelbeek et de la suppression de la plaine de jeux au
Belvédère
Mme Jellab.- Je souhaite relayer au Collège quelques questions émanant des
habitants de Haren. Ils ont vu plusieurs aménagements menés par la Ville qui
bouleversent leur quotidien sans qu’ils en aient été informés au préalable, ni
même a posteriori. De nombreux questionnements suscitent chez les habitants,
comme vous l'imaginez bien, un sentiment encore plus marqué d'insécurité. Je
le rappelle, la grande majorité des riverains n'étaient pas favorables à
l'implantation de la prison à cet endroit, et Ecolo-Groen non plus.
La Ville a fermé le seul chemin à proximité de la prison, le chemin du Keelbeek,
et supprimé la plaine de jeux au Belvédère. Pouvez-vous nous en expliquer les
raisons ? Quand comptez-vous rouvrir ce chemin que de nombreux Harenois et
Harenoises, piétons, piétonnes et cyclistes, empruntaient de manière sécurisée
au quotidien ?
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Quand comptez-vous réinstaller la plaine de jeux ? Ou prévoyez-vous son
déplacement à proximité ?
M. le Bourgmestre.- D'abord, je veux rappeler que j'ai défendu le projet de
prison auprès des Harenois. Je pense qu'une démocratie se juge aussi à la façon
dont elle traite ses prisonniers. La manière dont les prisonniers sont traités dans
les prisons de Forest et de Saint-Gilles, qui existent encore, est absolument
scandaleuse. Tout le monde dit que chaque Région doit prendre sa part.
L’objectif était de mener une politique pénitentiaire un peu différente de ce
qu'on avait connu par le passé, raison pour laquelle j'ai défendu la prison de
Haren. Tout qui a visité les prisons de Forest et de Saint-Gilles sait combien les
conditions de détention y sont complètement inhumaines.
Dans le cadre de la prison, on a négocié des compensations qui ne sont pas
encore complètement mises en œuvre, puisqu'il reste à aménager le parc à côté.
Des mesures provisoires, notamment la fermeture du chemin, ont été prises
après une visite sur le terrain du procureur du Roi, de moi-même et des services
de police.
Vous savez que tous les soirs, des gens se font livrer différentes « choses » dans
la prison. Des personnes que l'on met hors d'état de nuire en les incarcérant,
liées au trafic et au grand banditisme, se retrouvent à commanditer les mêmes
trafics grâce aux livraisons qu'ils reçoivent la nuit. La pose de barrières Heras ne
va pas tout résoudre, évidemment. J'ai participé moi-même à une réunion avec
la ministre de la Justice pour lui expliquer qu’il était surréaliste que la Ville soit
amenée à adopter de telles mesures. J'ai demandé qu'il y ait une zone
d'exclusion des drones, comme c'est le cas pour l'OTAN, qui est juste à côté. Il y
a moyen de mettre en place un brouillage pour empêcher les drones de passer.
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Je l'ai dit dans la presse, si c'est pour mettre des militaires à Bruxelles, qu'on les
mette autour de la prison, pas dans des quartiers où leur efficacité sera
extrêmement limitée, et cela, pour soulager la police qui doit intervenir
quasiment tous les soirs dans cette zone. L'idée, c'est la sécurisation.
J'ai également rencontré des riverains dont les jardins servent à certains pour
jeter, à l’aide de catapultes, des GSM ou d’autres choses au-dessus des murs de
la prison. Je suis allé voir ces riverains avec le procureur du Roi. Cette
fermeture n'est pas définitive, mais on attend la compensation liée au parc,
lequel n’est toujours pas refait.
On va suivre ce dossier de très près, car il y a urgence. On est confrontés, à
Bruxelles, à de graves problèmes de violences et de trafics, notamment par des
personnes qui ont été depuis déplacées de la prison de Haren vers d'autres
prisons en Belgique. Cette mesure m’a été demandée par le procureur du Roi.
Je suis allé voir l'aire de jeux. Ma collègue Florence Frelinx m'a envoyé une
photo en me disant qu’elle comprenait pourquoi je voulais la déplacer.
Franchement, je ne crois pas qu'il y ait jamais eu un enfant à la plaine de jeux du
Belvédère. Il était ridicule de créer une aire de jeux à cet endroit. C'est la Régie
des bâtiments qui a pris cette initiative. On l'a déplacée. Elle servait aussi à
catapulter des livraisons dans la prison. Elle était placée à un endroit où aucun
parent ne se serait jamais rendu. En plus, elle permettait aux gens d'échapper
aux services de police quand on savait qu'il y avait eu un largage.
On va la déplacer à un autre endroit bien plus accessible. Mettre une balançoire
devant un mur de prison avec vue sur l'intérieur et un toboggan qui arrive juste
en bas sur ce chemin, cela n'a pas de sens. Ce sont bien des mesures provisoires.
Ce réaménagement est important. Il faut exiger du fédéral qu’il exécute les
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compensations pour la prison, à savoir l'aménagement des espaces verts. Je
compte bien suivre ce dossier de près.
Mme Jellab.- Merci, Monsieur le Bourgmestre, pour vos réponses. Il est
extrêmement interpellant d'entendre que les abords de la prison n'ont pas été
suffisamment sécurisés, d’autant plus qu'elle est intégrée dans un quartier
d'habitants. J'entends qu'on fait du bricolage autour avec des barrières Nadar.
C'est compliqué et ça coûte à la Ville. Il y a aussi la question des compensations
qui tardent. Pourtant, cette prison est ouverte depuis quelques années. Il faut
peut-être mettre la pression pour recevoir ces compensations.
On ne va pas revenir sur la politique carcérale, mais il y a beaucoup de choses à
en dire. On sait combien c'est dur. Dans les prisons, il y a une surpopulation de
2.000 à 3.000 personnes par rapport à leur capacité d'accueil. On sait aussi qu'il
y a des gens qui dorment à même le sol. C'est extrêmement compliqué.
Quoi qu’il en soit, les Harenois se sentent, encore une fois, trahis par rapport à
cette prison. En outre, on leur retire des acquis, comme ce chemin sécurisé qu'ils
utilisaient au quotidien. On les renvoie sur la chaussée de Haecht, qui est moins
sécurisée pour les cyclistes, notamment.
Je n'ai jamais soutenu la création d’une plaine de jeux à cet endroit. C'était une
demande assez étrange. L’école toute proche est une école secondaire, il me
semble. Je suis rassurée d’entendre que vous allez peut-être déplacer cette
plaine de jeux. Si c'est le cas, je vous invite à y installer un street workout,
comme le demandent les habitants.
Vous n'avez pas répondu sur le timing. Vous dites que c'est provisoire, mais j'ai
entendu parler d'une période d’un an. Or un an, ce n'est pas provisoire. Le
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provisoire, c'est un jour, un mois, deux mois, mais en un an, les comportements
des habitants changent. Ils veulent savoir s’ils pourront à nouveau emprunter ce
sentier dans un délai assez court. Si ce n’est pas le cas, on doit vraiment
envisager des alternatives.
M. le Bourgmestre.- Le délai maximum est d’un an. J'ai tenu une réunion avec
la ministre de la Justice. Je ne m’explique pas cette situation, je vous l'avoue.
Selon le commissaire en chef, les largages ont lieu dans la cour où les
prisonniers se rendent quelques heures par jour. Je n'ai toujours pas compris ce
qui empêchait de nettoyer la cour avant de l'ouvrir aux prisonniers. Cela reste
une vraie interrogation. J’ai demandé à la ministre de la Justice, au-delà des
mesures dont j'ai reconnu moi-même qu'elles étaient un pis-aller, ce qu'on
attendait pour brouiller les signaux des drones et procéder à une fouille de la
cour avant que les prisonniers y aient accès. Cela reste une vraie question. On
va peut-être poser la question au Parlement fédéral pour savoir ce qu’il se passe
dans cette prison. Je peux vous dire que cela m'interpelle aussi.
M. le Président.- Vous reconnaîtrez, Monsieur le Bourgmestre, que j'étais l’un
des grands opposants d’une prison à cet endroit. Je n'ai pas été écouté. Je ne suis
jamais écouté et c'est cela, mon problème !
(Rires)
Question de M. MAIMOUNI concernant les places de rechargement pour
les véhicules électriques
M. Maimouni.- Madame Maes, je vous interpelle sur une problématique
récurrente et visible. Vous devez savoir que la majorité des bornes de
rechargement se trouvent du côté droit de la chaussée alors que l'embout pour
les recharges est du côté gauche. C'est ce qu'on appelle une belge histoire dans
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le jargon.
Il existe effectivement quelques véhicules électriques, en général de marques
américaines ou anglophones, qui ont leur borne de rechargement du côté droit.
Par contre, les véhicules hybrides ont quasiment tous leur embout de recharge
du côté gauche pour des raisons de sécurité, car il ne peut pas se trouver à
proximité du réservoir d'essence. On en compte 710.000, contre 250.000
électriques, ce qui fait un ratio de trois. Les véhicules électriques des marques
japonaises ont systématiquement leur borne de rechargement du côté gauche.
Cela cause des accidents avec les autres véhicules et les cyclistes.
Serait-il possible d'envisager le vote d’un règlement d'ordre communal
disposant que les véhicules ayant leur chargeur du côté gauche ne peuvent se
charger qu'à gauche et inversement ?
Mme Maes, échevine.- Merci beaucoup pour votre question, Monsieur
Maimouni. Il est important de préciser que l'implantation des bornes de recharge
publiques relève de la compétence de Sibelga, qui planifie leur localisation en
fonction d'un ensemble de critères techniques et urbanistiques. Cela vise surtout
la disponibilité du réseau électrique, mais également des contraintes propres à
l'espace public, telles que la présence de terrasses, d'entrées carrossables, de
mobiliers urbains ou de façades classées. La Ville donne son accord pour les
emplacements proposés par Sibelga sur la base de ses études ou à la suite de
demandes formulées par les usagers.
Concernant l'observation selon laquelle la majorité des bornes sont installées du
côté droit des places de stationnement, cela s'explique principalement par le fait
que le stationnement à droite est la norme sur la grande majorité du territoire.
Le stationnement à gauche n'est autorisé que dans les rues à sens unique.
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Enfin, cela ne devrait pas poser de problème pratique, car les câbles de recharge
sont conçus pour être suffisamment longs afin d'atteindre le point de recharge,
quel que soit le côté du véhicule. Nous restons attentifs à cette question et à
l'évolution des besoins des usagers dans l'espace public.
M. Maimouni.- Je tenais juste à vous rappeler que dans le plan Good Move,
que vous avez soutenu avec véhémence et dont la paternité revient à votre
ancienne ministre de la Mobilité, la majorité des rues sont ou deviendront à sens
unique.
J'entends les arguments que vous avancez concernant les entrées de voies
carrossables, terrasses et autres, ainsi que les avis de Sibelga, mais nous ne
sommes pas là pour faire faire des économies à Sibelga ou à Electrabel. À partir
du moment où cela peut présenter un danger, même minime, pour les usagers de
la voie publique, je pense que les droits de ceux-ci prévalent sur les avis de
Sibelga. Est-ce qu'on ne peut pas envisager de demander à Sibelga de revoir sa
copie ?
On en est à plus de 80 % d’embouts de recharge du côté gauche. Comme je
vous l'ai dit en aparté, cela pose problème en cas d'accident, car on ne sait pas si
c'est la faute de la Ville ou si cela doit être considéré comme un obstacle à
éviter. Cela crée aussi des problèmes en matière de responsabilité.
Vraag van mevr. STOOPS betreffende een verbod voor tweewielers op de
Anspachlaan
Mevrouw Stoops.- Mevrouw Maes, in juni 2015, dat is al lang geleden, werd
na een maandenlange burgeractie van Picnic The Streets de Anspachlaan tussen
de Bisschopsstraat en het Fontainasplein autovrij gemaakt. Zo ontstond een
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aangename omgeving om te kuieren maar ook een heel belangrijke fiets-as door
het centrum die door heel veel fietsers uit het volledige Gewest gebruikt wordt.
De nood aan dergelijke ruimte bleek en blijkt enorm groot en op veel momenten
is het zo druk dat er tussen de vele voetgangers weinig plaats overblijft voor
tweewielers. We zien op die momenten ook tweewielers die hun snelheid niet
aanpassen in al die drukte. Toch besliste u in het najaar van ’24 een mogelijke
alternatieve fietsroute, de Zwarte Lievevrouwstraat, opnieuw open te stellen
voor autoverkeer. Daarenboven werd de Bisschopsstraat een onleesbare
doorsteek met bussen, fietsen in twee richtingen tot over een gedeeld voetpad en
nu beslist u om de hele piétonnier tussen de Bisschopsstraat en Fontainas vanaf
2026 te verbieden voor tweewielers en dat – naar wat ik lees – op elk moment
van de dag. Zonder garantie ook op een alternatieve veilige fiets-as. Hierdoor
creëert u een enorme barrière voor fietsers centraal in de Stad. Terwijl de
piétonnier initieel een enorme stap vooruit was, ook voor fietsers, dreigt hij nu
fietsen in onze Stad veel moeilijker te maken. Die boodschap kon wel tellen om
de Week van de Mobiliteit in te gaan.
Dus graag stel ik u volgende vragen. De wegcode stelt dat fietsers, steppen, de
snelheid moeten aanpassen. In praktijk is dat voor de deelsteps reeds naar
stapvoets, dus 6 km/u, gebracht. Een kleine minderheid van steppers en fietsers
zorgt voor een onveilige situatie, vindt u ook dat deze maatregel
disproportioneel is en vooral de fietsers zal bestraffen die zich wel aan de regels
houden? Andere vraag, geldt het fietsverbod 24/24 of enkel op bepaalde
momenten? Fietsers weren de as Lakensestraat omdat die vol bussen, camions
en autoverkeer zit. Zonder veilig alternatief is dit een pestmaatregel tegen de
fietsers. In welke mate kan de as Lakensestraat, de Zwarte Lievevrouwstraat,
Arteveldestraat, Anderlechtsesteenweg de rol van de Anspachlaan als veilige
fiets-as overnemen? Zal het autoverkeer opnieuw geweerd worden? Wanneer
zal u de zeer gevaarlijke busbaan aan de Bisschopsstraat omvormen tot een
fietspad zodat deze deel van de oplossing wordt en de voetgangerszone voor een
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stuk organisch ontlast? De fietsverenigingen en fietsers zijn, naar wat wij horen,
tegen deze maatregel. Wat was het resultaat van het overleg met hen? Met welke
fietsverenigingen zoals stond in het artikel in Bruzz, werkt u samen om
alternatieve routes uit te denken? Heel wat leveranciers zijn overgeschakeld op
cargobikes voor de leveringen in de voetgangerszone. Gaat u hen een
uitzondering geven zodat zij ook overdag kunnen leveren en werken? Als
laatste, op welke manier betrekt u fietsers, wandelaars en andere gebruikers van
voetgangerszones, bijvoorbeeld de velofietser, bij de plannen? Dank u wel voor
uw antwoorden.
Mevrouw Maes, schepen.- Met de komst van de herfst kan ik uiteraard een
nieuwe vraag van u verwachten over het toekomstige verbod op tweewielers. Ik
had er al eentje in de lente en in de zomer, dus dat maakt de seizoenen rond. Ik
dank u voor uw aanhoudende interesse in dit thema. Vooraleer ik nu inga op uw
vraag, wil ik even de aandacht vestigen op het woord voetganger in
voetgangerszone, want die lijkt haast niet te bestaan in uw vraag. Wist u dat er
via een recente studie van Vias werd aangetoond dat 1 op de 5 ongevallen
tussen voetgangers en fietsers, 2 op de 5 ongevallen tussen voetgangers en
steppers zich voordoen in voetgangerszones? Dit zou de plek moeten zijn waar
zij zonder compromis veilig en vrij de Stad kunnen verkennen, maar dat is dus
spijtig genoeg niet het geval.
U vraagt of de toekomstige maatregel niet disproportioneel is en diegenen zal
bestraffen die zich wel aan de regels houden. De regels zijn duidelijk; 6 km/u
voor alle tweewielers in de voetgangerszone. Dit blijkt een uiterst moeilijk
gegeven om te respecteren door alle gebruikers andere dan de voetgangers.
U zegt dat slechts een kleine minderheid van steppers en fietsers een onveilige
situatie creëert, dit is een subjectieve analyse en staat haaks op wat de politie
ons toelicht. Zij refereren aan een meerderheid van tweewielers die sneller dan 6
km/u rijdt.
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U vraagt op welke tijdstippen dit verbod van kracht zal zijn: dit werd al
opgenomen en zou u dus moeten hebben gelezen in het meerderheidsakkoord,
en loopt van 11 uur ’s ochtends tot 4 uur ’s nachts.
U stelt ook de vraag of ook de as Lakensestraat, Zwarte Lievevrouwstraat, de
Arteveldestraat, de Anderlechtsesteenweg de rol van veilige fiets-as zal
overnemen en het autoverkeer er zal geweerd worden. De Stad bouwt haar visie
uit om deze as comfortabeler en competitiever te maken voor tweewielers.
U vraagt wanneer de busbaan op de Bisschopsstraat zal omgevormd worden tot
een fietspad. Ik begrijp de vraag misschien niet helemaal goed, maar vraagt u
om de ruimte voor de bus weg te nemen om plaats te geven aan de fietsers en de
bus dus naar de gewone autorijstrook te verplaatsen? Dus een fietspad creëren
en de bus met de auto’s op de rijstrook? Dat is de vraag? In de Bisschopsstraat.
Begrijp ik de vraag goed? Ik wil gewoon weten of dit de juiste interpretatie van
uw vraag is. Maar ik zal antwoorden en u kan reageren. Bent u er zich van
bewust dat al die busgebruikers ruimtelijk de efficiëntste vervoerwijze zijn op
deze as? Ik ben niet bereid om het concurrentieel voordeel van de bussen en hun
groot aantal passagiers weg te geven ten opzichte van het autoverkeer in de
Bisschopsstraat.
Dan vraagt u ook of ik in overleg ben met fietsverenigingen en of ik met hen
samenwerk voor de alternatieve fiets-as. Ik heb verschillende fietsverenigingen
ontmoet en ik heb ook de Commissie Actieve Modi benut om deze discussie
levendig te houden. Commissie Actieve Modi is een feedbackmoment waar
allerlei verenigingen die actieve modi vertegenwoordigen hun opmerkingen
kunnen geven over het mobiliteits- en openbare ruimtebeleid van de Stad.
U vraagt mij ook of er een uitzondering gaat komen voor de fietslogistiek en
bedrijven, dat is momenteel niet de bedoeling. Ze hebben nog steeds een
voordeel boven traditionele leveringen, aangezien zij te allen tijde tot de bredere
voetgangerszone toegang hebben.
Ten slotte vraagt u op welke manier ik stakeholders betrek bij onze plannen en
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onderzoek. Enerzijds is er die Commissie Actieve Modi om uit te wisselen met
wandel- en fietsverenigingen en anderzijds zullen wij in het kader van onze
communicatiecampagne een mapping uitvoeren van plaatselijke stakeholders
om hen zo te betrekken bij de aanpassingen.
Ook kaartte u in uw vraag een beslissing aan van mij omtrent de heropening
voor het autoverkeer in de Zwarte Lievevrouwstraat in 2024. Dit was helemaal
geen beslissing maar slechts het einde van een werf. Er is op deze specifieke
plek tot hiertoe niets aan het circulatieplan gewijzigd.
Om af te sluiten moet ik even nog dit verduidelijken, het verbod zal ingaan in de
loop van 2026 en niet vanaf 1 januari 2026 zoals al meermaals verkeerdelijk is
gepubliceerd in de pers, daar wil ik heel duidelijk over zijn. Dus niet 1
januari ’26, maar in de loop van ’26. Dank u wel.
Mevrouw Stoops.- Ik begrijp dus dat u geen alternatieve as aan het ontwikkelen
bent voor een echte veilige fiets-as. Zoals dan in de krant verkeerdelijk stond
dat het begon 1 januari, staat ook verkeerdelijk dat u overleg heeft gepleegd
voor uw plan met de fietsers. Dat stond ook in de krant, maar dat klopt dus ook
niet. Tot 4 uur ’s nachts: u kijkt de kat uit de boom omtrent wat de echte noden
zijn. Tot 4 uur ’s nachts... daar wandelen veel minder mensen om 4 uur ’s
nachts, natuurlijk, dan op de ontzettend drukke momenten. Ondertussen zoeken
fietsers al een andere weg, waar ze veel meer gevaar ervaren door hoe het is
ingedeeld! U bent een plan aan het zoeken waarbij u er inderdaad vanuit gaat
dat gedeeld gebruik gevaarlijk kan zijn. Wat de Bisschopsstraat betreft, daar
waar de bussen staan – u gaat mij niet horen zeggen dat we de bussen moeten
weigeren, dat was absoluut niet de bedoeling –, maar door hoe het nu is
aangeduid, heb je een gemengd gebruik tussen voetgangers en fietsers met die
bussen. Het stopt ineens aan een bloembak, het is gewoon onleesbaar. Daar
moet een veel soepelere doorgang komen en op dit moment zie ik het niet
anders dan een pestmaatregel. Dank u wel.
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Question de M. MAIMOUNI concernant un acte de vandalisme à l'Hôtel de
Ville
M. Maimouni.- J'ai appris par un agent de sécurité de l'Hôtel de Ville que des
bureaux avaient été vandalisés et saccagés. J'apprends aussi que vous avez fait
l'objet d'insultes et de menaces. Je tiens à le rappeler, ce sont des choses que je
ne cautionne pas. Je pars du principe que les désaccords avec les acteurs
politiques doivent s'exprimer de manière démocratique, à travers une
manifestation ou une grève, ou en donnant la parole, comme nous le faisons
régulièrement, aux citoyens.
Pouvez-vous nous expliquer les circonstances de ce regrettable incident qui s'est
déroulé dans notre magnifique Hôtel de Ville, Monsieur le Bourgmestre ?
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, les services de police sont
intervenus le 15 septembre 2025 à 6h49 au sein de l'Hôtel de Ville pour
constater et acter des faits qualifiés de dégradation par escalade dans le bureau
du directeur de BME. Un procès-verbal a été dressé et transmis au procureur du
Roi, qui a requis un juge d'instruction. Une instruction est donc en cours pour
identifier les auteurs. Le secret de l'enquête judiciaire nous empêche cependant
de vous dévoiler plus de renseignements, vous vous en doutez. Je suis désolé de
ne pas pouvoir être plus précis.
M. Maimouni.- Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu’il s'est passé et
quels sont les dégâts ? Je ne veux pas m'immiscer dans une affaire judiciaire,
mais quels ont été les dégâts constatés ? Est-ce qu'il y a eu vol ? Est-ce qu'il y a
eu dégradation ?
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M. le Bourgmestre.- Les auteurs sont entrés par effraction et ont laissé une
inscription sur un cadre-photo.
M. Maimouni.- Je tiens à rappeler, Monsieur le Bourgmestre, que malgré tous
les différends qui nous opposent quant à nos lignes politiques, je ne cautionnerai
jamais le moindre acte de violence, dégradation ou menace, quel qu'il soit. Je
tenais à le répéter.
M. le Président.- Monsieur Maimouni, nous prenons acte de cette déclaration
solennelle, qui sera effectivement reprise au procès-verbal.
Question de M. MAIMOUNI concernant l'annulation du report de la LEZ
(zone de basses émissions) et ses effets sur les commerçants
M. Maimouni.- Monsieur l'Échevin, il y a quelques mois, la majorité au
Parlement bruxellois a décrété un report de deux ans de la LEZ.
(Remarque de M. Hellings)
(Colloque)
Les véhicules concernés par la LEZ sont 600.000 en Belgique. On estime que le
trafic de transit représente 20 % de ces véhicules, donc plus de 120.000, pour
44.000 véhicules bruxellois. Ces 120.000 véhicules n'auront plus le droit de
pénétrer en Région de Bruxelles-Capitale, ce qui aura un impact majeur et direct
sur nos entreprises locales.
Je tiens à vous rappeler, Monsieur l'Échevin, que nos commerçants et nos
entrepreneurs souffrent. Les faillites ne cessent d'augmenter. Nous n’avons
constaté jusqu'à présent aucune clause d’arrêt. Je tiens à rappeler que les
commerçants sont le poumon économique de notre Ville et de notre Région. Ces
gens souffrent. Je pense qu'il est inutile de vous rappeler, puisque vous êtes
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vous-même commerçant, l’angoisse persistante et récurrente du commerçant ne
sachant pas si, demain, il pourra faire sa caisse, payer son loyer, ses charges
sociales, son personnel et ses fournisseurs. Cette angoisse est générale parmi les
entrepreneurs de la Ville de Bruxelles.
Cette catastrophe qui arrive à grands pas doit être traitée en amont. Faisons
preuve de prévention. N'attendons pas systématiquement de subir les
conséquences avant de réagir. Avez-vous envisagé d'agir de manière proactive
pour sauvegarder notre économie locale ? On parle bien de 120.000 véhicules
de transit !
Prenons l’exemple d’une personne qui habite Vilvorde et décide de sortir
manger un steak-frites. Au lieu d’aller au Sablon ou place Sainte-Catherine, elle
fera le choix d’aller à Anvers, Machelen ou Malines. Ce sont ces personnes que
nous devons protéger. Ce sont les personnes qui habitent Rhode-Saint-Genèse
ou Waterloo et qui traversaient Bruxelles pour venir faire du shopping,
notamment.
M. Wauters, échevin.- Monsieur le Conseiller, je vous remercie pour votre
question un peu particulière. En vous écoutant, je me rends compte que le terme
« transit » que vous utilisez n’a pas le sens que je lui donne.
M. Maimouni.- Monsieur l’Échevin, excusez-moi. S’il y a eu mauvaise
interprétation, pourrait-on reporter la question afin que vous puissiez faire vos
recherches. Par respect pour nos commerçants, je vous laisse le temps de réagir
à la bonne interprétation de mon intervention.
M. Wauters, échevin.- Si vous voulez reporter la question, cela ne pose aucun
problème. Elle relève du niveau régional, mais elle aborde des réalités que nous
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sommes nombreux à vivre et j’y répondrai volontiers.
Le trafic de transit, selon moi, ne vise pas les personnes qui viennent à
Bruxelles pour y consommer. Un véhicule de transit désignerait plutôt un
camion venant des Pays-Bas qui passerait par Bruxelles pour aller à Paris.
M. le Président.- Monsieur l’Échevin, M. Maimouni vous propose de reporter
la question, ce que nous allons faire.
M. Maimouni.- Dans ses statistiques, Bruxelles Mobilité considère comme
véhicule de transit tout véhicule de non-résident bruxellois. C’est ainsi que les
véhicules de transit sont référencés.
Question d'actualité
Actualiteitsvraag
Question d'actualité de M. BAUWENS relative à l'annonce du
gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de supprimer la
gratuité des fournitures scolaires
M. Bauwens.- Madame l’Échevine, le gouvernement de la Fédération Wallonie-
Bruxelles (Communauté française), donc le MR et Les Engagés, vient
d’annoncer, vendredi passé, que la gratuité des fournitures scolaires serait
supprimée en primaire. Cela veut dire que les écoles et les communes ne
recevront plus de moyens pour organiser et acheter du matériel scolaire pour
tous les élèves, comme c’est le cas maintenant. Il s’agissait d’un projet dont
vous étiez fière, et je trouve que vous aviez tout à fait raison.
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Cela aura évidemment un grand impact sur les élèves, qui ne bénéficieront plus
de la gratuité, sur les parents, qui vont devoir payer, et sur la Ville, qui va devoir
prendre des décisions pour les directions d’école. Ces dernières devront
sélectionner les élèves en difficulté, si j’ai bien compris la ministre-présidente
Mme Degryse.
Pour évaluer l’impact de cette décision pour une Ville comme Bruxelles, est-ce
que vous pouvez nous indiquer le nombre d’écoles où vous donnez actuellement
des fournitures gratuites ? Combien d’élèves sont concernés et reçoivent ce
matériel scolaire ?
Quel est le montant des subsides pour fournitures scolaires que la Ville reçoit de
la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui seront sans doute supprimés ? Combien
coûterait le maintien de la gratuité des fournitures scolaires à Bruxelles, par
année scolaire (première, deuxième, troisième) ?
Je vous remercie de répondre à cette question d’actualité qui n’était pas prévue.
Je n’attends pas de réponse à l’euro près, mais je veux pouvoir vérifier le
discours du MR et des Engagés, selon lequel il n’y aura pas de report de charge
sur le budget des communes. Selon moi, il y aura bel et bien un tel report de
charge.
Mme Hariche, échevine.- La question a été introduite tardivement, mais on a
des éléments de réponse pour ce qui est du passé, et peut-être pas pour l’avenir...
La Ville de Bruxelles fournit sur fonds propres des kits scolaires à près de 8.000
élèves du primaire fréquentant ses 23 écoles ordinaires et ses 5 centres
pédagogiques, et cela, depuis 2022. Le coût annuel tourne autour de 370.000
euros. Nous poursuivrons ce soutien indispensable à toutes les familles.
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Le subside de la Fédération Wallonie-Bruxelles couvre actuellement des
fournitures pour les écoles et les équipes pédagogiques, et finance des activités.
Il est de 283.763 euros pour le maternel et 303.820 euros pour les trois années
du primaire, puisque les subventions de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont
allouées jusqu’en troisième primaire.
D’après nos informations - ce sont sans doute les mêmes que celles dont vous
disposez et elles n’ont pas encore fait l’objet d’une communication officielle
aux pouvoirs organisateurs -, le mécanisme de subside actuel ne changerait pas
au niveau du maternel. Par contre, pour le primaire, le subside pour la gratuité
ainsi que les subsides pour les repas seront intégrés aux subsides de
fonctionnement général de l’établissement. Toutefois, nous n’en connaissons
pas encore l’impact sur nos écoles et le mode de financement n’a pas encore été
annoncé. Nous espérons vivement, au vu de l’indice socioéconomique de nos
écoles, que nous ne serons pas trop fortement impactés par la réduction globale
de l’enveloppe de la Fédération Wallonie-Bruxelles dévolue jusqu’ici à ces
dispositifs.
La ministre semble vouloir orienter des moyens restants vers les élèves les plus
précarisés. Je ne vous cache pas que nous nous inquiétons du changement de
fonctionnement, qui semble passer d’un dispositif global et universel, par école,
à une analyse de la situation individuelle de chaque élève. Cela demanderait
sans doute un travail important aux directions et créerait surtout des disparités
au sein d’un même établissement, avec le risque de stigmatiser une catégorie de
la population.
Notre accord de majorité prévoit expressément le maintien et l’élargissement
des mesures de gratuité. La volonté de la Ville est bien de poursuivre en ce sens.
Sans connaître l’impact exact de ces annonces, il m’est évidemment difficile
Page 93 sur 94 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 13/10/2025
d’en dire plus aujourd’hui.
M. Bauwens.- Merci pour vos réponses. J’ai très bien compris la
communication de la ministre-présidente et de la Fédération Wallonie-
Bruxelles. Effectivement, une partie des moyens seraient intégrés dans les frais
de fonctionnement, mais ils vont diminuer. Cela représente, à mon avis, plus ou
moins la moitié du montant des subsides, ce qui veut dire que pour les
fournitures scolaires, les villes auront moins d’argent. Vous parlez de 300.000
euros pour le primaire, ce qui veut dire 150.000 euros de plus à charge de la
Ville. L’avenir nous le dira.
Je partage votre inquiétude quant à l’individualisation des dossiers. Les
directions vont devoir juger au cas par cas si tel élève est précarisé ou non. Sur
base de quels éléments, on ne le sait pas. On va stigmatiser et créer une
surcharge de travail pour les directions. Or le MR affirme dans ses
communications que c’est justement le contraire. Selon lui, on va diminuer la
charge de travail.
Je vous ai posé la question parce que le gouvernement prétend qu’il aidera les
écoles. Or on peut prévoir une surcharge financière pour la Ville de Bruxelles
d’au moins 150.000 euros par an, ce qui est considérable, une surcharge de
travail et, surtout, un manque d’aide pour les élèves précarisés de notre Ville. Je
vous remercie beaucoup pour vos réponses.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
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Prochaines séances
Lundi 17 novembre 2025
à 13h30 : sections ordinaires.
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h41.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u41.
📄 2025-09-22 scrape
City Council Meeting — 2025-09-22
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 22 septembre 2025
Openbare vergadering van lundi 22 september 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h13 sous la présidence de M. Alain
Courtois, Président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u13 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
Excusés - Verontschuldigden :
M. le Président.- Chers collègues, nous allons commencer, mais j’ai d’abord
une petite rectification à faire – tout à fait anecdotique, mais pour moi elle ne
l’est pas : je me suis trompé, il y a quinze jours, sur la fameuse phrase disant :
« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai jusqu’au bout pour que
vous puissiez défendre cette idée. »
Ce n’est ni Beaumarchais, ni Voltaire, mais c’est une femme, je tenais à le
souligner. C’est une femme qui s’appelle Evelyn Hall, une Américaine, qui a dit
ça la toute première, cette phrase.
Par contre, quand j’ai dit la devise : « Sans la liberté de blâmer, il n’y a pas
d’éloge flatteur. » c’est bien de Beaumarchais. Ceci étant dit, pas de Churchill.
Comme ça, les choses sont claires pour tout le monde.
Je félicite cette femme qui a eu cette phrase magnifique – toujours les femmes !
Je vous remercie, madame Lalieux : vous avez toujours raison… souvent !
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Procès-verbal de la séance du 8 septembre 2025
Notulen van de zitting van 8 september 2025
M. le Président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 08/09/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
08/09/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l’ordre du jour les points 51, 52, 58 et 63 à 69
repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 18/09/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 51, 52, 58
en 63 tot 69 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 18/09/2025.
Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
M. le Président.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du jour
les points 41 à 50, 53 à 57, 59 à 62, 70 à 77 et 83 à 95 repris au supplément à cet
ordre du jour, daté du 18/09/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 41 tot 50, 53 tot 57, 59 tot 62, 70 tot 77 en 83 tot 95 vermeld in het
bijvoegsel bij de agenda dd. 18/09/2025.
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L’urgence est admise à l’unanimité.
De dringendheid wordt eenparig aangenomen.
Hommage
Eerbetoon
Décès d’un ancien Conseiller communal
Overlijden van een oud-Gemeenteraadslid
M. le Président.- Chers collègues, nous allons commencer ce Conseil
communal par un hommage à un de nos collègues dont j’ai pu, aussi, apprécier
la carrure, l’intelligence et le respect des autres.
J’informe les membres du Conseil du décès de M. Michel Van Roye, ancien
conseiller communal et ancien échevin de la Ville de Bruxelles, couronné
Officier de l’Ordre de Léopold, né le 16/09/1951 à Etterbeek et décédé à l’âge
de 73 ans.
M. Van Roye, élu sur la liste Ecolo, a été installé en 1982 et membre de ce
Conseil communal jusqu’en 2000.
Il est devenu le premier échevin écologiste en 1988, chargé de la propreté et de
la participation, et en 1994, chargé de la propreté, la participation et les travaux
publics jusqu’en 2000.
Il était membre du parlement régional bruxellois du 12/01/2001 jusqu’au
13/06/2004, en remplacement de M. Philippe Debry.
Il est décédé à Woluwe-Saint-Lambert le 18/07/2025.
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M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Alors, c’est vrai que Michel,
Michel Van Roye, fait partie à la fois… eh bien, comme étant le premier
échevin du groupe Ecolo (?) à être rentré à la Ville de Bruxelles, mais aussi dans
son action dans la défense urbaine.
Je pense que c’est vraiment une personne, un militant en permanence de la
Ville. Moi, je l’ai toujours défini comme ça, que ce soit… Je ne l’ai pas connu
comme échevin, mais je sais le combat qu’il avait. Je pense qu’il avait
notamment, on ne le sait pas, mais c’est le premier à avoir installé la tradition
des fresques murales de bande dessinée.
Alors, pourquoi je dis ça ? Eh bien, parce qu’à l’époque, il me l’avait
longuement expliqué : la première fresque murale qui a été installée, c’est celle
près du Plattesteen, qui avait été faite pour empêcher l’installation d’un panneau
publicitaire. Et il avait demandé à un ami proche de faire rapidement une
fresque pour pouvoir dire : « Non, on ne peut plus mettre un panneau là-bas. »
Et maintenant, on en est à près d’une centaine, à mon avis, si on compte les
fresques bédé plus les fresques d’art urbain.
Mais c’est vrai que c’est dans sa deuxième partie de vie politique, pas
simplement comme député régional ni comme échevin, mais (inaudible) investi,
notamment dans le quartier des Arts que, dans le cadre de ma carrière politique,
j’ai le plus connu Michel Van Roye et c’est vrai que c’était (?) un défenseur
infatigable : je pense qu’une de ses dernières réalisations, c’est la place Royale
où il a beaucoup, beaucoup œuvré pour cela et je sais qu’il a dit à ses amis du
quartier des Arts qu’un de ses grands combats aussi, s’il avait pu encore être là,
ça aurait été le Sablon. Il avait beaucoup à cœur de finir ce chemin de la Ville
qui a été entamé dans les années 1990 et de le terminer, aussi, par cette place.
Page 5 sur 87 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/09/2025
Et donc je pense que… à la fois aussi son combat dans les Marolles, son combat
dans différents endroits, mais c’était surtout quelqu’un qui avait un contact
extrêmement facile. Il était un pont entre les personnes, quelqu’un qui était
capable d’installer, justement, du dialogue.
De ne pas lâcher, non plus, parce qu’il avait un combat acharné. Il revenait, avec
ses débats sur l’urbanité, en permanence, vous voir et vous dire : « Tiens, on a
ce projet-là. Tiens, on voudrait avancer là-bas. » Et il a réussi à faire le pont,
justement, parfois entre des milieux qui ne se fréquentaient pas.
Je pense que c’est ça aussi qui était important chez Michel, que ce soit comme
échevin ou comme député, mais aussi comme membre du secteur (?) associatif.
Et donc il fait partie, vraiment, de ces personnes – alors, j’ai du mal à vous
parler de lui au passé parce que j’ai toujours son visage… Et c’est vrai qu’on
savait qu’il avait cette maladie, mais on a toujours ce secret d’espoir que
l’individu va gagner son combat. Je crois vraiment que jusqu’au bout, il était là-
bas.
Je pense aussi à son combat qu’il a pu mener, aussi avec Jean-Pierre Buyle : je
l’ai croisé à (?) la Fondation Poelaert, au (?) palais de justice.
C’était ce mélange entre le patrimoine et l’urbanité en général.
Et donc, dans la vision que j’ai du visage de Michel, je l’ai déjà dit, c’est la
personne qui trace des ponts, qui construit des ponts et qui fait avancer la ville
avec un point de vue qui n’est jamais un point de vue obtus, mais justement
ouvert et avec également une détermination. Et donc c’est vrai qu’il s’agit d’un
acteur urbain qui a laissé beaucoup de gens orphelins – je veux le dire,
vraiment – dans les associations dans lesquelles (?) il était et il avait une place
évidemment très particulière à la Ville de Bruxelles avec laquelle il était en
perpétuel dialogue – ça a été un vrai militant urbain.
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Raison pour laquelle on a voulu transmettre aussi à sa famille, qui, parfois, (?)
n’a pas toujours conscience de ce qu’a pu être son combat, parce que le combat
d’un père, le combat de quelqu’un de sa famille, le combat d’un ami,
évidemment, on n’en voit toujours qu’une partie – et heureusement, on est
préservé, parfois, de tout ce qui peut faire, justement, le quotidien de certains.
Quand je dis : « heureusement, on est préservé », parce que parfois, ce sont des
combats acharnés, même si je le redis : Michel était quelqu’un de grand
dialogue. Je pense évidemment très fort à sa famille.
À sa famille politique aussi, évidemment, et je sais que Benoît va certainement
dire un mot. Ç’a été quelqu’un qui a marqué Bruxelles dans tous les milieux,
principalement dans l’urbanisme, évidemment, et dans le patrimoine, mais tout
le monde connaissait Michel Van Roye, tout le monde savait son engagement
qui a dépassé de loin le cadre de sa carrière politique.
Voilà pourquoi on perd un grand défenseur de… Bruxelles, en fait, tout
simplement de Bruxelles, et qui aura marqué – je le dis, vraiment – de sa
« patte » de très (?) nombreux combats. Et c’est sans doute le principal héritage
qu’il peut nous laisser, c’est d’avoir justement montré que c’est à force
d’obstination et de détermination que l’on continue à protéger et à modifier la
ville.
Voilà, monsieur le Président, ce que je voulais dire en mémoire de Michel.
M. Hellings.- Merci, monsieur le Président et merci, monsieur le Bourgmestre,
cher Philippe, pour ces mots apaisants pour la famille écologiste, mais aussi
pour Bruxelles.
Michel a eu – je parle sous le contrôle de son fils qui est dans la salle – quatre
maisons différentes sur le territoire de la Ville de Bruxelles, mais toujours sur le
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territoire de la Ville de Bruxelles. Des maisons qu’il n’a jamais vraiment
terminées, un peu comme le travail qui est le vôtre aujourd’hui, chers membres
du Collège et chers membres du Conseil.
La ville est un travail qui n’est jamais terminé.
Michel était un amoureux du patrimoine bruxellois, de Bruxelles, mais aussi de
ses habitants, parce qu’il ne faut jamais oublier le travail social qu’il a effectué
dans les Marolles à travers ses engagements citoyens.
Michel Van Roye était le porteur de pleins de transformations de la ville :
l’interdiction de la publicité, les grands encarts publicitaires qui barraient la vue
des habitants des logements au-dessus des maisons qui étaient laissées à
l’abandon. C’est aussi le porteur du « vert Van Roye », monsieur Coomans, le
vert foncé qui est aujourd’hui dans tout le mobilier urbain : c’est lui qui l’a
proposé.
C’est surtout un acteur du changement de la ville et il faut changer la ville
différemment. Et Mme Jellab me disait dans l’oreille : « Michel, c’était la
politique de la douceur. » Aujourd’hui, dans un monde qui valorise le clash, la
violence, le buzz, Michel n’était pas tout à fait à sa place dans notre monde
politique actuel (?). Parce que Michel, c’était la politique de la douceur, mais
une politique efficace !
Si on prend le simple dossier sur lequel il était occupé, à titre bénévole et à titre
de militant de la ville, comme secrétaire général du quartier des Arts, à savoir le
Sablon, il n’y a pas de meilleur exemple parce qu’il sait comment la ville se
transforme, mais aussi à quel point c’est difficile de transformer la ville. Il avait
demandé à la ville de Bruxelles, il avait obtenu de la part du Collège précédent
un subside pour pouvoir mettre autour de la table tous les acteurs du Sablon,
habitants, commerçants, Collège, mais aussi police et autres acteurs pour
pouvoir faire une proposition à ce Collège, à votre nouveau Collège, de
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transformation de la place du Sablon.
En hommage à Michel Van Roye, on doit pouvoir, majorité et opposition, se
positionner sur cette proposition qui vous arrivera, chers membres du Collège,
sur la table.
Politique de la douceur qui est agréable, mais qui est aussi efficace. Michel a
toujours été à nos côtés, Zoubida, Bart, Arnaud et moi, comme échevins
écologistes successeurs de ce premier échevin écologiste de la Région
bruxelloise. Il a toujours été à nos côtés pour nous conseiller, nous guider et
nous soutenir.
Et Michel était un homme avec beaucoup de belles manières, mais il avait aussi
un « twist » et un esprit différent. C’est ainsi qu’il nous a invités à écrire sur son
cercueil, dans cette très belle église Notre-Dame du Sablon où il a eu cette belle
cérémonie en hommage de son parcours et de l’homme qu’il était. Et j’ai écrit
sur son cercueil : « Merci, Michel, pour Bruxelles ! »
Donc merci, Michel !
(Applaudissements.)
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie, monsieur le Président. Je tiens
d’abord à remercier le Bourgmestre ainsi que M. Hellings pour ces mots très
touchants et très justes.
J’ai eu le plaisir de connaître, ainsi que mon estimé collègue Bertin Mampaka,
Michel Van Roye quand nous étions encore de très jeunes conseillers
communaux. Je dirais presque qu’il m’a un peu initié à la politique puisqu’en
1998, j’ai commencé à suivre le Conseil communal de façon assidue. Je n’étais
pas encore élu, mais il avait toujours cette bienveillance – c’est ce que disait très
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bien M. Hellings. Cette gentillesse qu’on ne retrouve parfois plus en politique,
elle était partout en lui. C’est très rare, c’est beaucoup trop rare de retrouver
cette bienveillance !
J’ai eu le plaisir de le croiser sur de très nombreux dossiers, monsieur le
Bourgmestre, vous l’avez dit : de la place Royale notamment, mais il a fait
également la place des Palais où je l’ai longuement vu, la place du Trône où
aujourd’hui, une partie du résultat c’est grâce à lui, l’axe royal où il a beaucoup
travaillé également, le Sablon (on l’a déjà dit), mais également les fresques BD :
il est le père des fresques BD. Ça a également été le cas pour la place Jean
Jacobs ou, encore moins connu, sur la place des Martyrs, sur lesquels il a
beaucoup travaillé.
Et c’est vrai que dans ses fonctions, il a toujours voulu le bien de Bruxelles, que
ce soit comme échevin, comme député, mais également dans ses fonctions de
secrétaire général du quartier des Arts. On se côtoyait beaucoup de ce côté
puisque j’avais le plaisir d’y siéger à l’époque.
Et il faut reconnaître sa patte, parce qu’une bonne partie de ce qui a été réalisé
ces dernières années par cette association, c’est grâce à lui !
C’est avec beaucoup d’émotions que nous le voyons partir, mais il reste dans
nos cœurs, il reste dans nos esprits et je pense qu’on peut le dire ici aujourd’hui
avec une certaine fierté : nous ne l’oublierons pas.
Bruxelles ne l’oubliera pas, parce qu’il a fait beaucoup de bien à cette ville.
Merci à lui encore.
(Applaudissements.)
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M. Wauters, échevin.- Je serai très rapide. Je n’ai malheureusement pas eu
l’occasion d’être aux funérailles de Michel, que je connaissais assez bien.
Vous avez parlé à juste titre du quartier des Arts, des Marolles et d’une série de
combats efficaces et importants pour la Ville de Bruxelles, les Bruxelloises et
les Bruxellois. Et moi, à l’époque, j’étais tout jeune, actif dans mon quartier et
ce qui m’a frappé – et peut-être qui a joué, il y a deux, trois personnes qui ont
fait en sorte qu’aujourd’hui, je suis où je suis : c’est lui, c’est Michel Van Roye,
et aussi Guy Levacq –, ce sont des personnes qui travaillaient en confiance avec
les habitantes et les habitants.
C’est ce que j’ai vécu à Laeken – je te regarde, Zoubida, parce que tu le sais : on
a vraiment travaillé en concertation, on se sentait acteur avec lui et je pense que
ça a profondément ancré mon engagement politique, en fait.
Alors oui, il était « écolo », c’est vrai, et parfois, on se taquinait. Mais on se
taquinait l’un l’autre parce que, après, je suis rentré dans mon parti, et… mais
toujours avec bienveillance, avec une ouverture d’esprit que je trouve
essentielle – ça a été d’ailleurs dit, je crois, par Benoît (?) : cette volonté de se
parler, d’avoir des idées qu’on défend et de le faire avec beaucoup de respect
pour les uns et les autres.
Donc, ces initiatives citoyennes, il les a soutenues et aujourd’hui, c’est encore
mon « guideline ».
Je n’ai pas eu l’occasion d’être à cette cérémonie, je voulais vraiment le
remercier, en fait : Michel, merci !
Voilà.
(Applaudissements.)
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M. le Président.- Je vous propose de nous lever pour une minute de silence, s’il
vous plaît.
(Le Conseil communal tout entier, debout, observe une minute de silence)
(De gemeenteraad neemt staande een minuut stilte in acht)
Communications
Mededelingen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- Royal Excelsior Sports Club 1904 asbl, au 31/12/2024 ;
- Royal Excelsior Sports Club 1904 vzw, op 31/12/2024 ;
- Palais de Charles Quint asbl, au 31/12/2024 ;
- Paleis van Keizer Karel vzw, op 31/12/2024 ;
- Werk Centrale de l’Emploi asbl, au 31/12/2024 ;
- Werk Centrale de l’Emploi vzw, op 31/12/2024.
Pris pour information.
Kennis genomen.
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Questions orales
Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
À la demande des services, le point 47 à l’ordre du jour est modifié. Il convient
de retirer le subside à l’asbl Boomclap Nation.
Op vraag van de diensten wordt het agendapunt 47 gewijzigd. De toelage aan de
vzw Boomclap Nation dient ingetrokken te worden.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 1 - Punt 1
M. Bauwens.- Monsieur le Bourgmestre, je voulais interpeller sur l’interdiction
d’alcool. On a déjà eu plusieurs échanges là-dessus, vous savez que je suis
sceptique vis-à-vis des solutions que la Ville propose à une nuisance véridique.
(Inaudible) qu’effectivement, il y a des nuisances : il y a des nuisances de
personnes en état d’ébriété, il y a des boissons ; il y a des problèmes avec ça, je
suis tout à fait d’accord et très conscient du problème, qui doit être résolu.
Par contre, j’ai deux questions que je vais quand même répéter : c’est que, d’un
côté, les différentes personnes de terrain avec qui je suis en contact me disent
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– je l’ai lu aussi dans votre texte – qu’une interdiction générale ne résoudrait pas
le problème des personnes confrontées à ce (?) problème et donc, en fait, que
c’est assez limité et que tant qu’on a ce problème qui se pose et qui, à mon avis,
va empirer (?).
Vu les mesures que le gouvernement (?) Arizona prévoit au niveau de la (?)
pauvreté, le non-accompagnement, etc., ça veut dire que les problèmes dans les
rues vont augmenter et que donc, donner une amende de 500 €, moi, j’ai déjà
discuté avec plusieurs personnes qui m’ont montré leurs amendes en disant :
« Je ne pourrai jamais payer ça ! »
Et donc, à mon avis, ce n’est pas une solution et ça (?) repousse le problème là
où il n’y a pas cette interdiction-là.
Et de l’autre côté, une interdiction généralisée touche aussi les jeunes qui se
trouvent sur un banc place Sainte-Catherine avec une canette qu’ils ont aussi
achetée et qui peuvent aussi attraper cet amende-là. Et donc, une interdiction
générale pour résoudre un problème réel n’est à mon avis pas la bonne solution
– et ce n’est pas uniquement moi qui le dis.
Et donc ça, c’est une question qu’on a déjà posée et sur laquelle je n’ai pas eu la
réponse et où la pratique montre que le problème persiste, vu qu’on le voit
encore dans les rues : on voit les canettes, on voit le problème.
Et votre texte le (?) dit lui-même : on voit que le nombre de plaintes ou en tout
cas de « trucs » ne diminue pas.
Donc je vous pose la question : est-ce qu’une interdiction générale va résoudre
le problème ?
Et pourquoi pas, alors, investir dans (?) des solutions plus ciblées (?) qui visent
les problèmes qui causent les problèmes au lieu de toucher aussi toute une
population qui n’est pas concernée ?
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M. Elhadj Diallo.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre,
dans l’accord de majorité, la réglementation spéciale concernant la
consommation d’alcool dans les espaces publics est bel et bien prévue.
Et cette mesure vise à prévenir les nuisances dans les espaces publics.
Cet accord, on le sait, n’est pas nouveau et nous sommes tous conscients des
nuisances qui se produisent encore régulièrement dans la zone désignée. C’est
pourquoi nous avons prévu, dans notre accord, de spécifiquement mettre
l’accent sur la communication à ce sujet : nous renforcerons la clarté, la
transparence et l’information.
Cela est également inclus dans la prolongation ici proposée.
Monsieur le Bourgmestre, comment comptez-vous, encore une fois, mettre
l’aspect de la communication sur ce sujet, pour qu’on puisse véritablement
travailler là-dessus et au quotidien ?
Merci des efforts qui sont déjà envisagés et qui seront faits. Merci bien.
M. le Bourgmestre.- Peut-être sur la communication d’abord et puis sur le
fond. Sur la communication, pour répondre à M. Diallo, eh bien à (?) chaque
entrée de zone se trouve un panneau, mais nous allons reprendre également les
communications avec des folders, avec des affiches.
Travailler dans les hôtels aussi, pour les touristes qui ne seraient pas au courant.
Mais la zone est de plus en plus connue.
Mais vous avez raison, monsieur Diallo : il faut continuer cette communication.
Donc, je dis qu’(?)au-delà des panneaux, on va reprendre un travail de
sensibilisation, évidemment, comme prévu dans l’accord de majorité, je l’ai dit :
avec la distribution, la pose d’affiches dans les night shops, des folders et dans
les hôtels.
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Par rapport à l’interpellation de M. Bauwens, on n’a jamais pensé que c’était la
solution miracle. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a même d’autres programmes
assez importants : on est la seule zone du pays à avoir développé, par exemple,
le projet (?) EMUT, qui travaille sur les personnes « bas-seuil », qui sont en
problème d’errance mentale.
La police est associée aux hôpitaux Brugmann et Saint-Pierre pour travailler sur
ces publics-là.
Je pense que personne ne peut nier l’énorme travail du CPAS de Bruxelles, qui
concentre à lui seul toute une partie de la gestion de l’extrême pauvreté par
rapport à cela. Mais il fallait trouver un équilibre aussi par rapport à certains
quartiers où la situation devenait dramatique.
On peut toujours passer par la médiation pour des personnes qui n’auraient
peut-être pas les moyens.
Par contre, il y en a d’autres qui créent des nuisances et oui, ils ont affaire, en
effet, parfois, à l’obligation de (?) payer une amende pour ne pas avoir respecté
les mesures qui sont prises là.
Donc ce n’est pas un règlement isolé de toute politique sociale : justement, il
s’intègre dans un contexte général et qui permet aussi à la police d’agir.
Et je vous rappelle aussi, monsieur Bauwens, que nous sommes la seule zone de
police à avoir une brigade spécialisée dans les publics « bas-seuil » : elle
s’appelle la brigade Herscham – je suppose que vous la connaissez ? Elle
travaille aussi sur ces publics-là.
Donc c’est un dispositif général, que j’assume, que j’ai pris il y a maintenant
quelques années, que l’on reconduit d’année en année parce qu’il a en effet une
effectivité sur le terrain qui permet d’apaiser aussi certains quartiers.
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Et de plus en plus, les politiques urbaines, ça n’est pas « blanc ou noir » : c’est
la conjonction de différentes politiques qui permet de résoudre et d’améliorer
l’habitabilité.
Ce dispositif fait partie, justement, d’une intégration, d’un plus grand
« process » qui relève également des politiques sociales, mais parfois aussi de
politiques plus répressives, parce qu’on a besoin de faire respecter certaines
règles, d’où la présence de ce règlement. Je le répète, il est d’ailleurs demandé
grandement par énormément d’habitants qu’il soit appliqué, voilà pourquoi on
vous propose de le reconduire.
Je vous remercie.
M. Bauwens.- Oui, parce que je n’ai pas eu la réponse sur le fait que… en fait,
ici, on a une loi, une prolongation d’une décision qui concerne quand même une
grande partie de la ville et qui touche énormément de gens, potentiellement.
Donc, on répète ici qu’il y a effectivement des nuisances : le bourgmestre le
reconnaît, tous les partis ici présents et les habitants le reconnaissent.
Le problème, c’est pourquoi faire une réglementation généralisée sur une partie
à mon avis quand même considérable de la ville pour viser un problème qui est
beaucoup plus spécifique et qui est aussi utilisé dans le débat sur la place
Sainte-Catherine ?
Et d’autres gens disent justement : « On veut s’installer sur le banc avec notre
canette qu’on a aussi achetée et ne pas être sur une terrasse juste à côté ; où là,
on peut boire de l’alcool, mais sur le banc public, on ne le peut pas. »
Et donc cette généralisation est problématique, parce que ça fait d’un problème
réel, avec des nuisances réelles, une réglementation qui, potentiellement, touche
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90 % de personnes qui ne sont pas concernées par le problème.
Et ça, c’est une dérive que moi, je ne trouve pas acceptable !
M. Elhadj Diallo.- Juste une courte réplique pour dire merci pour les
engagements, de passer par une communication accrue pour en venir à bout et
saluer aussi ma collègue Mathilde Vermeire, qui y est aussi très attentive.
Merci.
Point 44 - Punt 44
M. Hellings.- Ça concerne un dossier sportif, monsieur le Bourgmestre – donc
probablement que ma question s’adresse plutôt à Mme la première échevine : ça
concerne le tournoi européen de tennis qui va être organisé à Brussels Expo,
donc au Palais 12 (l’« ING Arena », pour prendre les termes corrects).
Et donc, j’ai appris en section que la Ville de Bruxelles allait non pas subsidier
Tennium, qui est l’organisateur du tournoi de tennis, mais subsidier Brussels
Expo afin de pouvoir donner dix jours de location, à raison de 40.000 € par jour,
à l’ING Arena pour accueillir ce tournoi de tennis.
Vous confirmez bien que c’est 400.000 € qui vont être payés, de loyer, de la
Ville de Bruxelles vers Brussels Expo, pour accueillir ce tournoi de tennis ?
M. le Bourgmestre.- Oui. Mais donc, comme ça vous a été expliqué en section,
ce n’est pas directement Tennium qui est subventionné : on travaille sur les
bâtiments.
On a trouvé… on a discuté avec Brussels Expo – c’est normal, ça dépend de
nous aussi –, vous savez qu’ils ont besoin d’entretien et on a dit : « Tiens, mais
est-ce qu’on peut prendre en charge certains travaux ? »
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Comme vous le savez, 100 % des recettes de Brussels Expo sont investies dans
l’entretien des bâtiments. Et donc, en effet, Tennium reçoit une mise à
disposition et la Ville, plutôt que de subventionner Tennium, a pris en charge
certains travaux de Brussels Expo.
C’est en effet l’explication que vous venez de donner.
M. Hellings.- Mais oui, il s’agit de 400.000 €. Quatre cents mille euros, c’est
précisément le montant de l’aide au sport, tel que prévu au budget 2024.
Elle a été réduite d’un quart.
Aujourd’hui, on paye plus cher pour un tournoi de tennis au Palais 12 que pour
les milliers de chèques sports octroyés aujourd’hui à toutes les familles
bruxelloises.
Et aujourd’hui, il va falloir expliquer à ces familles bruxelloises qu’on consacre
plus d’argent pour un tournoi de tennis qu’aux chèques sports qui permettent à
des enfants de pratiquer un sport dans un club de nos quartiers, dans nos
installations, au bénéfice de la santé et de la cohésion sociale de nos quartiers.
Et ça, je trouve que c’est vraiment un changement radical de politique sportive
qui est dommageable.
M. le Bourgmestre.- Eh bien, vous savez, monsieur Hellings, ensemble, on a
fait un grand départ du Tour de France à 10 millions d’euros : ça correspond à
près de vingt années (?) de chèques sports, ensemble…
M. Hellings.- Et ensemble, on a aussi fait fois trois le nombre… le montant des
chèques sports, monsieur le Bourgmestre !
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M. le Bourgmestre.- Oui, mais donc… Je veux dire, à un moment donné, vous
pouvez comparer, mais je vous ai dit qu’ici on ne subventionnait pas Tennium,
qui est franchement un bel événement, moi, je le revendique – je… après, vous
aurez le dernier mot : vous êtes conseiller communal, c’est normal, je vais juste
terminer.
Je pense aussi que de pouvoir attirer des grands événements d’envergure… pour
avoir été aussi sportif, on a besoin de rencontrer des sportifs de haut niveau. On
a besoin d’avoir aussi des grands tournois.
Et pour que des enfants s’inscrivent dans des clubs sportifs, ils doivent pouvoir
admirer.
Parce qu’alors, on peut comparer combien nous coûte le stade par rapport aux
Diables rouges : vous le savez bien, c’est compliqué, le stade, pour l’instant – le
dossier, vous l’avez géré, nous le gérons, il est compliqué.
Si on rapporte ça à ce que l’on peut investir pour les clubs, on va aussi « tomber
de sa chaise ».
Vous le savez, quand on essaye d’attirer pour 2030 (on l’a fait aussi ensemble)
le grand championnat du monde de vélo, ça coûte beaucoup d’argent, mais c’est
ce qui donne aussi de l’intérêt, qui fait que la R.EV Brussels Cycling Academy
(?), qu’on a développée ensemble, pour l’instant avec l’échevine et avec vous,
eh bien elle développe aujourd’hui des champions : on a aujourd’hui le
champion de Belgique des (?) moins de 17 ans qui est dans cette (?) académie
de Remco Evenepoel.
Donc c’est vrai qu’il y a toujours ce débat sur les grands événements, mais il
faut reconnaître que… voilà : on n’a plus… c’est le seul tournoi ATP qui existe
en Belgique, on a eu l’opportunité de l’attirer – c’est une vraie question,
d’attirer ce tournoi ou pas à Bruxelles, ça coûte de l’argent, mais je vous le dis :
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on a trouvé une astuce budgétaire qui permet de renforcer de façon pérenne des
travaux intérieurs plutôt que de subventionner le tournoi.
Parce que c’est ça qu’il faut se dire : ce ne sont pas les mêmes budgets.
Alors, vous allez me dire : « Quatre cents mille euros, c’est 400.000 € ! » Mais
vous savez bien que non, vous avez été à la manœuvre aussi.
Ici, on investit dans « les briques » pour que l’infrastructure soit pérenne et en
échange, on fait une mise à disposition : ce n’est pas tout à fait la même chose
que de faire le chèque à la société qui organise.
Mais de nouveau, moi, j’assume : attirer des grands tournois comme ça, c’est
intéressant.
Après, on ne va pas nier qu’on a eu beaucoup de difficultés à boucler notre
budget. Parce que, comme d’autres pouvoirs publics, on est dans la difficulté
– comme toutes les communes à Bruxelles, d’ailleurs, et comme la Région
bruxelloise – et que cette majorité a fait le choix de continuer à garder un
budget à l’équilibre.
Ça n’est pas simple… Et en même temps, vous le savez bien, on est une des
dernières communes à avoir des chèques sports – tant mieux et défendons-les !
Il faudra un jour peut-être se reposer la question pour relancer les chèques
sports à un autre niveau de pouvoir, ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant,
malheureusement. Mais en effet, là, je vous rejoins : ils sont très utiles !
Mais attention : à comparer des pommes et des poires, par moments, on ne fait
pas une bonne salade de fruits !
Voilà.
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M. le Président.- Monsieur Hellings, je vais vous donner la parole, sans dire
que je souscris évidemment à ce qui vient d’être dit.
Quant aux chèques sports, modestement, j’étais à l’origine de cela au
parlement…
M. Mampaka.- On y était à deux !
M. le Président.- … et je suis content que ça continue.
M. Mampaka.- Toi au parlement, moi à la Ville.
(Inaudible.)
M. Hellings.- En tout cas, une chose est sûre, monsieur le Bourgmestre : quand
on est en période de difficulté budgétaire, il faut faire des choix. Et vos choix,
ils sont très clairs : vous diminuez de 400.000 à 300.000 € les chèques sports, ce
qui, concrètement, entre dans le budget des ménages de nos quartiers populaires
pour pouvoir inscrire un enfant à une activité sportive au palais du Midi – ah
non, non ! dans les autres activités du palais du Midi… –, dans toutes les
infrastructures sportives de la Ville, dans les clubs de natation.
C’est extrêmement concret ! Ça donne 100 € à une famille pour pouvoir, tout
simplement, faire quelque chose que, autrement, l’enfant ne ferait pas.
Et vous avez fait un choix de soutenir un tournoi de tennis qui n’est pas le Tour
de France – ce n’est pas Roland Garros qui déménage à Bruxelles, c’est un
tournoi de tennis certes intéressant, mais qui n’est pas le Tour de France !
Évidemment qu’il faut le Tour de France à Bruxelles ! Et, monsieur Courtois, je
vous félicite de l’avoir obtenu et je nous félicite de l’avoir organisé !
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Il faut les championnats du monde cycliste ! Comme, aujourd’hui, Remco vient
de le démontrer de façon éclatante, c’est une façon pour beaucoup de jeunes de
mettre le pied à l’étrier.
Mais ici, vous avez fait un choix qui est au détriment… Vous avez fait des
économies sur les enfants alors que vous investissez dans des briques.
Et je pense que ces briques ne sont pas justifiées budgétairement !
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 6 - Punt 6
Mevrouw Stoops.- Punt 6 gaat over de dringende reparatie van fontein De
Brouckère. Dat is niet op het Brouckèreplein, dat weet u, dat is in de
Palfijnstraat in Laken.
Ik heb het al een paar keer gevraagd aan uw collega Maes die vroeger over de
fontein waakte, maar uiteindelijk is het nu in uw bevoegdheid gekomen. Er zijn
nog andere fonteinen in Laken die al heel erg lang stuk zijn. Ik vroeg mij af
waarom net deze fontein zo ongelooflijk dringend is om te repareren.
Hoelang sleept dit eigenlijk al aan? De speelfontein van Place du Juste in de
Tivoliwijk in Laken is al maanden kapot dus heel de zomer lang hebben de
kinderen daar niet kunnen spelen en het blijft maar aanslepen.
Binnenkort zitten we in de winter, dan hoeft het weer niet. Maar ik wilde ook
wel vragen of u mij kon zeggen op welke manier dringende interventies worden
voorzien?
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Kunnen wij misschien een lijst krijgen met de fonteinen die nog ter reparatie
staan bij uw diensten?
Dank u wel.
De Voorzitter.- Dank uw wel, mevrouw. Ik heb liever "defect" dan "kapot".
Mme Frelinx, échevine.- Oui, je vous remercie, madame la conseillère. Alors
ici, il s’agit d’une réparation urgente. Je suppose que les autres n’ont pas été
répertoriées comme urgentes et qu’elles ne sont pas encore faites pour cela.
Maintenant, si vous souhaitez une liste avec toutes les fontaines qui restent à
réparer, je peux vous évidemment vous la (?) communiquer, parce que… voilà :
je n’ai pas la réponse maintenant.
Ou si vous voulez, je peux essayer de voir avec les services et vous la donner
tout à l’heure ?
Mevrouw Stoops.- Op dit moment gaat het niet meer zo heet zijn dat het urgent
is voor al de kleine kinderen om in de fontein te spelen, maar het ligt natuurlijk
aan de definitie van urgent en wat dan de manieren of criteria zijn om te zien
wat we eerst aanpakken en wat later.
Ik denk dat voor de leefbaarheid van de Stad de urgentie om te kunnen spelen in
een speelfontein soms onwaarschijnlijk hoog is.
Dank u wel.
Point 51 - Punt 51
Mevrouw Stoops.- Ik weet eigenlijk niet goed wat ik lees en ik snap niet goed
wat ik lees, want in de campagne ging MR 100 personen aanwerven bij de
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groendienst, maar nu zien we enkel ontslagen en gaan jullie blijkbaar het
onderhoud van Ter Kamerenbos privatiseren. Voor PS en MR was het
ontoelaatbaar om het onderhoud over te hevelen aan Leefmilieu Brussel, ook al
hebben zij het aangrenzende Zoniënwoud en bestieren zij dat goed.
Maar het privatiseren en het uithollen van het beroep van tuinier wordt hier nu
wel omarmd. In plaats van dat beroep, dat eigenlijk de toekomst is voor de
leefbaarheid van ons Brussel, te versterken en te valoriseren, die expertise
binnen onze eigen diensten te houden, krijgen we nu een privatisatie. Dat is toch
wat ik lees.
Het is een marché voor het Ter Kamerenbos, maar ook voor enkele pocket
parks. Ook dat is niet zo duidelijk: sommige wel, sommige niet.
Zou u dat ook kunnen uitleggen?
De vorige Gemeenteraad hadden we het nog over de fantastische weggetjes van
Haren bij mevrouw Maes en hier krijgen we ze al terug: kilometers onderhoud
geprivatiseerd en dat alles voor 100.000 euro. Als u weet dat Ter Kamerenbos
alleen al in de jaren 90 onderhouden werd door 40 personen, en we ondertussen
aan 8 personen zitten – ja, dan weet u ook wat nodig is: personeel.
En nu staat Ter Kameren hier ter discussie, maar wij hoorden ook al in de
gangen waaien dat het Warandepark eraan staat te komen.
Kan u bevestigen dat ook het Warandepark in een nieuwe marché public zal
gegoten worden, om dat onderhoud ook af te staan?
Mme Frelinx, échevine.- Je vous remercie, madame la conseillère. Alors
effectivement, ça concerne la privatisation de l’entretien de certains postes.
Okay ? Pour venir en soutien au service.
Et donc ici, c’est en fonction des besoins spécifiques.
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Et donc, si vous regardez dans les annexes, c’est pour l’entretien du bois de la
Cambre et pour l’entretien horticole de certains espaces verts. Donc, vous avez
là-dedans : la coupe, l’élagage de certains arbres, l’évacuation des déchets ; et
en fonction des besoins.
Voilà. C’est tout ce que ça concerne ici, hein ?
Mevrouw Stoops.- Dat is inderdaad het werk van de tuiniers. Ik hoor u zeggen
dat het enkel om Ter Kamerenbos draait, dat had in de jaren 1990 veertig
personen om het onderhoud te doen. Nu heeft u een marché van 100.000 euro.
Waar gaat dat dan naartoe?
En is het heel het Ter Kamerenbos of is het maar een heel klein stukje Ter
Kamerenbos?
Het is mij absoluut niet duidelijk of dit de mensen ten goede komt. Ik dacht dat
u had gezegd in de verkiezingen om mensen te gaan aanwerven, mensen op te
leiden, het beroep terug krachtig te maken, het eergevoel dat bij een job komt
kijken terug te geven...
Dat is op dit moment niet het geval. We zien enkel mensen vertrekken op de
dienst en nu komt het onderhoud uit de privé.
Mme Frelinx, échevine.- Alors, je voudrais être claire : on ne remplace pas les
agents, hein ? Ça vient en soutien aux agents.
Et donc effectivement, c’est pour tout le bois de la Cambre, pour des besoins
spécifiques. Voilà.
Mevrouw Stoops.- Ja, maar…
(…)
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De Voorzitter.- De schepen heeft geantwoord.
Mevrouw Stoops.- Maar ik wil toch nog zeggen dat als er aangekondigd wordt
– en als de diensten dan ook geloven – dat ze hulp gaan krijgen, dan heeft u niet
alleen uw kiezers, maar ook het personeel bedrogen.
Dank u wel.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 59 - Punt 59
Mme Lewalle.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, le PTB
partage évidemment avec vous l’importance de pallier de toute urgence la (?)
pénurie des enseignants et vous rejoint dans l’idée qu’il faille former ces futurs
enseignants.
En effet, ce serait évidemment totalement stupide de penser qu’on va résoudre
le problème uniquement en remplissant des trous. Il faut évidemment offrir à
nos enfants ce qu’ils sont en droit d’avoir, à savoir des enseignants formés ou
« adéquats », comme on entend quelquefois ce terme. Et c’est précisément sur
ce point que je voudrais avoir quelques petites précisions.
Qui aura accès à cette formation ?
Est-ce qu’il y aura des prérequis indispensables ?
Je lis dans la convention qu’il s’agira d’une formation accélérée. C’est-à-dire ?
Quel va être approximativement son contenu ?
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Et plus précisément, est-ce qu’il y aura des stages encadrés ? On sait que c’est
extrêmement important pour les futurs enseignants.
Est-ce que vous confirmez que cette formation accélérée donnera un titre requis,
donc qui va aboutir à une nomination ?
Est-ce que vous savez combien de temps va durer cette formation et donc quand
nous verrons ces nouveaux professeurs en classe ?
Je lis que le projet va concerner vingt personnes. Est-ce que c’est suffisant ?
Et, en fait, quelle est l’ampleur de cette
pénurie ?
Je le répète, nous saluons votre projet, mais une des questions de fond demeure :
qu’est-ce que l’on fait pour s’attaquer aux causes de cette pénurie ?
Les hautes écoles pédagogiques enregistrent un taux d’inscription en baisse
parfois sévère. Est-ce que c’est le cas de la Haute École Francisco Ferrer ? Et si
c’est le cas, est-ce que vous avez des pistes pour inverser cette tendance ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Mme Hariche, échevine.- Alors, il y a beaucoup de questions dans votre
intervention.
Peut-être juste dire qu’il s’agit d’une convention qui n’est qu’une des actions
parmi d’autres de notre plan pour lutter contre la pénurie d’enseignants.
Il y a toute une série d’autres actions qui sont menées et qui aident,
évidemment, l’instruction publique de la Ville de Bruxelles à recruter.
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Ce projet « prof demain » permet une obtention des titres attendus pour
enseigner dans l’enseignement secondaire, notamment en Langues
germaniques, en Sciences ou en Mathématiques. C’est une formation à temps
partiel et en horaire adapté, tout en exerçant les fonctions d'enseignant à temps
partiel également (à minima un contrat à mi-temps) dans les écoles secondaires
de la Ville de Bruxelles.
Ces formations sont accessibles à des candidats qui ont un diplôme et/ou une
expérience professionnelle valorisable pour la matière à dispenser. Ce type de
formation s’adresse à tous les travailleurs, techniciens, employés, cadres qui
souhaitent se reconvertir et leur permet de découvrir de nouvelles perspectives
tout en combinant vie professionnelle et nouveau cursus. Les candidats
sélectionnés ont un certain nombre de compétences, mais ils doivent améliorer
la maîtrise des pédagogies et la transmission des compétences.
Donc il y a un mi-temps de formation et puis il y a un autre mi-temps de travail
sous Contrat de travail effectué au sein de nos établissements,
Le partenaire Actiris maintient une allocation pour le mi-temps où le candidat
étudie s’il est dans les conditions pour percevoir une allocation.
L’autre partenaire, Bruxelles Formation, verse aux participants une allocation de
deux euros par journée de cours qui permet de financer les droits d’inscriptions.
Pour ce qui est de la durée de la formation, le programme est étalé sur quatre
années en théorie mais variable dépendamment de potentielles dispenses.
Je crois avoir répondu à toutes vos questions. Si vous souhaitez plus
d’informations sur notre plan antipénurie, introduisez une question écrite, parce
qu’il se décline en de nombreuses actions. Je peux évidemment revenir dessus
dans les semaines qui viennent.
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Voilà. J’espère avoir répondu à toutes vos questions.
M. le Président.- Madame Lewalle, vous souhaitez répondre ?
Mme Lewalle.- Non. C’était ma première intervention parmi vous, donc je vais
m’en tenir sagement à la première étape et remercier Mme l’échevine (rire).
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 11 - Punt 11
M. Benzaouia.- Merci, monsieur le Président. C’est un point qui annonce
l’abrogation de cinq plans particuliers d’affectation du sol (PPAS).
Il n’y a pas très longtemps, j’avais posé une question et j’ai utilisé le terme
« avalanche d’abrogations de PPAS », ce que l’échevine a réfuté.
Voilà : maintenant, en une seule fois, on a l’abrogation de cinq PPAS.
Je repose la même question : comment expliquer un mouvement de cette taille ?
Il faut des explications pour qu’on comprenne pourquoi on doit abroger autant
de PPAS.
Qu’est-ce qu’il y a derrière ? Merci.
Mevrouw Stoops.- Ik weet dat mevrouw Maes bezig is met het proper maken
van een hoop PPAS-en die er al zijn, Bijzondere Bestemmingsplannen – die
overheidsopdracht voor de diensten, in het kader van de procedure tot een totale
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opheffing. Dat wil zeggen dat we terugvallen op de gewestelijke normen.
Ik ben ook wel heel nieuwsgierig: het zijn er 5, effectief. Wat zijn uw precieze
redenen en wat kunnen we verwachten op die plekken?
Zijn er zaken die niet konden omdat die PPAS er was?
Mevrouw Maes, schepen.- Dank u wel, meneer de Voorzitter. Monsieur le
conseiller, je n’ai jamais réfuté qu’il y avait une (?) avalanche d’abrogations de
PPAS. Bien au contraire, il y a une liste de 63 PPAS qui sont ou déjà abrogés,
ou en cours d’analyse pour abrogation possible. Cette liste fait aussi partie du
plan communal de développement durable (PCDD) qui a été voté par ce
Conseil.
Et la raison, comme Mme Stoops l’a dit, c’est de nettoyer, en quelque sorte, de
simplifier administrativement aussi toutes les procédures d’urbanisme et de ne
plus avoir ces PPAS s’ils ont été atteints ou s’ils sont devenus obsolètes.
Et c’est ce qu’on fait depuis la législature précédente : ma prédécesseure,
Mme Persoons, en a déjà abrogé beaucoup et on continue à faire cet exercice.
Donc, je n’ai jamais réfuté une « avalanche », hein ? – parce que, en même
temps, 63, ce n’est pas une avalanche non plus, mais voilà : pour répondre à
votre question.
Om op uw vraag te antwoorden, mevrouw Stoops, zal ik ze even overlopen. Dus
wat het BBP Abrikozenboom huizenblok 42 G betreft, dat ligt tussen de
Valkstraat, Hoogstraat, Montserratstraat en Abrikozenboomstraat, werd
goedgekeurd op 24 januari 1969 om de uitbreiding mogelijk te maken van een
verpleeghuis dat beschouwd wordt als een instelling van openbaar nut en om de
rest van de bestaande woningen, winkels en ambachtelijke activiteiten te
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behouden.
Dat is gebeurd: dat is dus niet meer nodig.
Het volgende, het BBP van de wijk Wolstraat, gelegen tussen het Jan
Jacobsplein, de Vierarmenstraat, de Zesellenstraat en de Wolstraat, goedgekeurd
in maart 1956 voor woningen, kantoren en/of voorzieningen. Het definieerde de
fysieke en esthetische kenmerken van de gebouwen en voorziet in een
herinrichting van de wegen.
Ook daar zijn we tot het beoogde effect geraakt, om het zo te zeggen.
Het BBP Marollen, gelegen tussen de Waterloolaan, de Dumonceaustraat, de
Wolstraat, Montserratstraat en de de Wynantsstraat werd op 10 oktober 1974
goedgekeurd voor de bouw van voornamelijk woningen met sociale en
gezondheidsvoorzieningen met winkels op de begane grond.
Het plan voorzag ook in een herziening van de rooilijnen, definieerde fysieke en
esthetische kenmerken van de gebouwen en legde twee openbare tuinen aan
binnen de blokken.
Hierbij zijn er dus ofwel stukken uitgevoerd ofwel stukken niet meer actueel.
Dan zitten we aan het voorlaatste, résidence Palace BBP. Oorspronkelijk had het
betrekking op het gebied tussen de Belliardstraat, de Wetstraat, de
Froissartstraat, de Pascalestraat, de Etterbeeksesteenweg, de spoorlijn en de
Schumanrotonde en werd goedgekeurd in juni 1993.
Het doel daar was om het gebied tussen de Ministerraad te ontwikkelen,
rooilijnen en afschaffingen, het Jean Rayplein en Justus Lipsiusstraat aan te
leggen, het Van Maerlantklooster en de Salazarkapel te behouden, woningen
langs de Etterbeeksesteenweg te beschermen en te ontwikkelen, kantoren langs
de Belliardstraat te beperken en tot slot commerciële ontwikkeling langs de
Etterbeeksesteenweg mogelijk te maken. Het werd al gedeeltelijk opgeheven op
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30 maart 2006 voor drie gebieden die niet waren gebouwd of ontwikkeld als
gevolg van nieuwe projecten, waarvan de uitvoering werd bemoeilijkt door de
voorschriften van het BBP, waardoor het onmogelijk werd om de juiste
ontwikkeling van het gebied in deze context te respecteren.
De tweede gedeeltelijke opheffing werd goedgekeurd op 18 februari 2016 voor
het deel dat vervangen werd door het BBP Belliard-Etterbeek.
U ziet dat dit het laatste stukje is dat niet meer nodig was, dat ook op de schop
gaat.
En dan het laatste is het BBP van de Modelwijk gelegen tussen de Houba De
Strooperlaan, de Citroenboomlaan, de Generaal de Ceunincklaan, de
Dikkebeuklaan, de Romeinsesteenweg en de Romeinseoprit, goedgekeurd op
10 september 1968 met het oog op het bepalen van de inplanting van woningen,
op onbebouwde percelen en het bieden van een kader voor de esthetiek van de
gebouwen.
Het werd al gewijzigd op 18 december 1992 voor het deel dat onder BBP
Modelwijk valt, een deel dat opgeheven werd in 2007 vanwege een te grote
dichtheid en een gebrek aan verbanden met de structuur met het oorspronkelijk
BP wat betreft de inplantingen en de bouwprofielen.
Dus u ziet eigenlijk, in de vijf gevallen, dat ze al deels opgeheven waren voor
twee van de vijf, en dat het vooral plannen betreft die in uitvoering zijn gebracht
of niet meer van actualiteit zijn.
Dat is exact wat wij beogen met die reeks van 63 BBP’s die we willen
afschaffen.
En zoals u correct hebt gezegd, blijkt uit de analyse voordat dit hier op de
Gemeenteraad komt, dat de gewestelijke regelgevingen voldoende kader geven
om verder in die wijk aan de slag te gaan.
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Dank u wel.
M. Benzaouia.- Très brièvement, madame l’échevine, vous savez comme moi
que c’est le PPAS qui fixe ce qui est permis de faire ou pas en urbanisme. Donc,
supprimer autant de PPAS, ça pose des questions.
Et je m’attendais à une réponse qui pourrait m’éclairer et éclairer l’opinion
publique : pourquoi et comment on va faire, par après, quand tous ces PPAS
vont sauter.
Je n’ai pas eu de réponse.
Mevrouw Maes, schepen.- Comme vous l’avez entendu quand j’ai fait la liste
pour Mme Stoops, tous les cinq sont plus anciens que le règlement régional
d’urbanisme (RRU).
Et donc, vous me posez la question : comment est-ce qu’on va faire à l’avenir
pour ces quartiers-là ? Eh bien, selon les règles du RRU.
Voilà.
Mevrouw Stoops.- Ik wil mevrouw de schepen danken en eigenlijk wou ik
graag naar haar secties komen, want het zijn heel technische vragen, maar dat is
mij vrijdag niet gelukt. Dus daarom dat ik ze toch niet niet wilde vragen...
Mevrouw Maes, schepen.- Een kleine tussenkomst nog, gewoon voor de
duidelijkheid: ik heb het daarstraks gehad over 63 – dat is met diegene van de
vorige legislatuur meegerekend. Het is dus niet dat er nog 63 komen. Het is de
lijst met 63 af te schaffen BBP’s, en we zijn en cours de route. We zijn
onderweg.
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Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Points 12 et 14 - Punten 12 en 14
M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Madame Buggenhout, ce n’est pas
pour rien que la section du parti (?) libéral est de ce côté-là. C’est que vous avez
– j’interviens sur le même ton que précédemment –, c’est qu’on a ici encore des
mesures pour privatiser le service public.
Donc, on va ici privatiser l’enlèvement des déchets : des déchets qui
proviennent de beaucoup de bâtiments communaux et, pour une très grande
partie, des déchets classiques, mais pas des déchets hyper-dangereux,
compliqués à traiter. On parle ici d’enlèvement de déchets assez « ordinaires »,
si je peux utiliser ce mot.
Et pour cela, pour une période de 12 mois, 24 mois, on va privatiser ce service
et dépenser plus d’argent. Parce que la seule solution quand on privatise des
choses, c’est qu’on paye plus, parce qu’une firme privée travaille toujours pour
les bénéfices des actionnaires – c’est toujours comme ça.
Et donc d’un côté, on a un gouvernement qui coupe et qui nous promet – cn tout
cas votre parti –, qui nous promet : « Nous, on est le parti des gens qui
travaillent ! » Donc vous fragilisez le travail public pour renvoyer les gens dans
des statuts plus précaires dans le service privé (ça vaut (?) pour le point 12, le
point 14 et le point 51 qu’on vient de mentionner).
Et donc, c’est une politique du MR libéral qui dit que le travail privé, c’est
mieux, tandis qu’on sait très souvent qu’il s’agit de contrats moins bien que le
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service public et que vous êtes en train de déconstruire le service public.
Ça, c’est la politique que le MR est en train de mener, tout en disant : « Nous,
on va vous donner plus d’argent, on va vous donner un meilleur contrat, on va
vous donner 500 € en plus ! »
Et en même temps, on pousse les gens dans la précarité. C’est ça que vous êtes
en train de faire ! Et il faut m’expliquer pourquoi est-ce que nettoyer, vider les
poubelles du centre-ville n’est pas possible à faire (?) par un service public.
Je ne comprends pas ça.
Mme Buggenhout, échevine.- Ce ne sont pas les poubelles du centre-ville, ce
sont les bâtiments.
Et je voudrais vous préciser que ça a toujours existé et que ce n’est pas une
mesure du MR qui est apparue tout à coup.
En fait, nous récoltons tout, donc ce qui est… tous les déchets, y compris les
déchets dangereux et ce sont des firmes qui sont toujours venues les rechercher
pour les traiter de façon convenable, ce qui n’est pas du ressort de la Ville de
Bruxelles.
Et donc ces marchés ont toujours été d’application, bien avant nous.
M. Bauwens.- J’ai dit, dans le point 14, comme on parle de « vidange de
poubelles la nuit dans l’hyper-centre ».
Je suis désolé, vous me dites que ce n’est pas dans l’hyper-centre, tandis que
dans le point 14, je lis « vidange de poubelles dans l’hyper-centre ».
Donc vous ne répondez pas à la question : vous dites que je n’ai pas compris et
je lis le texte qui m’est soumis.
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Mme Buggenhout, échevine.- Excusez-moi, mais ici, c’était le point 12.
M. le Président.- Point 12, hein ? Vous avez dit 12.
M. Bauwens.- Oui, au début, il fallait bien… Mais dans ma question, j’ai dit
qu’on parle du point 12 et du point 14 – j’ai été très clair là-dessus. Très très
clair !
M. le Président.- Non, non, vous n’avez pas été clair.
Mais ce n’est pas grave.
Mme Buggenhout, échevine.- Alors, pour le point 14, il s’agit effectivement
des vidanges en soirée. Du samedi soir… donc du vendredi soir et du samedi
soir, après 19h !
Mais je vais céder la parole à M. Ben Abdelmoumen (?).
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Monsieur Bauwens, concernant le point 14.
Donc ici, on ne remplace personne. Il faut savoir que le soir, nos agents ne
travaillent pas et donc, à certaines périodes ponctuelles, notamment le mois de
décembre et l’été, on a décidé de renforcer le nettoyage via une firme privée
pour soutenir nos agents.
Comme ça, le lendemain, lorsque nos agents arrivent sur leur poste de travail,
eh bien ils trouvent les poubelles vides – ou en tout cas, je l’espère.
C’est une année test, il y aura bien évidemment une évaluation. Et c’est ce qui
leur permet aussi d’avoir plus de temps pour se déployer ailleurs.
M. le Président.- Ce sont les vidanges qu’on ramasse sur les bancs de la
place (?) Sainte-Catherine, entre autres.
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M. Bauwens.- C’est pour ça que ça s’appelle « vidange de poubelles » ?
M. le Président.- C’est ça.
Alors, on passe au point 13.
M. Bauwens.- Je voudrais quand même juste réagir à la réponse de
M. Ben Abdelmoumen.
Moi, je préférerais… Parce qu’on parle d’aller chercher des déchets, donc, la
liste, elle est très longue : on parle d’aller chercher les déchets au stade Roi
Baudouin, de centres sportifs, etc. On parle de papier…
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Quel point, 12 ou 14 ? Parce que 14, c’est
l’hyper-centre, c’est une partie de la ville…
M. Bauwens.- Oui, dans l’hyper-centre. Mais alors là, je trouve…
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Rien à voir avec le roi Baudouin !
M. Bauwens.- Je ne peux pas imaginer qu’une firme privée travaille mieux et
avec de meilleurs… Je n’en connais pas…
(…)
Des firmes privées qui donnent de meilleurs contrats, convenables, qu’un
service public. Parce que quand moi, je discute…
(…)
Vous avez répondu, donc je trouve que je peux aussi avoir une réponse.
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Quand je discute avec le personnel de nettoyage – et de la Ville et de la
Région –, c’est justement ça, leur crainte. C’est que, entre autres, le MR, avant
les élections, qui va visiter Bruxelles Propreté et qui va dire : « Avec nous, on
va privatiser la moitié de la "boîte", ici ! »
Et donc, d’un parti socialiste, j’attends un rempart contre ça. J’attends qu’on
donne des marchés publics à des services publics pour renforcer des contrats
convenables et ne pas aller dans le discours du MR qui dit qu’avec le privé, tout
va mieux.
Parce que le MR, au gouvernement régional, une fois installé, ça va être ça : ils
vont privatiser les services de propreté.
Et donc c’est (?) à nous de défendre le service public, parce que ça défend
mieux les travailleurs.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Je suis complètement d’accord avec vous !
Ici, il n’y a pas de privatisation des vidanges. Comme je vous l’ai dit, c’est un
soutien, une mesure de soutien, pour…
M. Bauwens.- Par une firme privée.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Eh bien, il n’y a pas de service public qui le
fait le soir.
Si vous trouvez un service public, envoyez-le moi et on le rajoute.
Point 13 - Punt 13
Mevrouw Goyvaerts.- Het gaat over de aankoop van originele onderdelen en
het uitvoeren van herstellingen van voertuigen met alle soorten motoren van
Volvo en andere. Hoewel een aantal partijen geprobeerd heeft om de uitbreiding
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van de Lage Emissiezone, de LEZ, uit te stellen in het Brussels parlement – ik
zal hier geen namen noemen – heeft het Grondwettelijk Hof deze beslissing 2
weken geleden gelukkig tegengehouden. Het heeft bevestigd dat de uitbreiding
van de LEZ noodzakelijk is om de gezondheid van alle Brusselaars te
waarborgen.
Dit betekent wel dat enkele voertuigen van de Stad Brussel binnenkort niet meer
mogen rondrijden op het grondgebied, vooral enkele vrachtwagens en
camionettes.
De vorige schepen is daarom begonnen met het initiatief om het wagenpark
structureel te vervangen en dus voor te bereiden op de uitbreiding van de Lage
Emissiezone. Aangezien vooral vrachtwagens en camionettes duur zijn, wordt
dit in fases uitgevoerd om in de begroting in te passen.
Vandaar mijn vraag: hebt u dit plan verdergezet en propere en
milieuvriendelijke wagens al op tijd besteld?
Was dat budget voorzien in de begroting van 2025 of hebt u deze bestellingen
en de vervangingen van de meest vervuilende camionettes en vrachtwagens
uitgesteld?
Bedankt.
Mme Buggenhout, échevine.- Je vous remercie, madame, pour votre question.
Pour les points 13 et 15, ce sont évidemment des véhicules utilitaires :
remplacement de pièces de véhicules utilitaires.
Quand nous avons l’occasion de pouvoir acheter des véhicules électriques non
polluants, nous le faisons et nous poursuivons la politique qui avait été menée
– donc, par M. Hellings, d’ailleurs – dans l’achat d’un parc automobile
beaucoup plus propre.
Donc nous le faisons, mais ici, ce sont des pièces de réparation, et qui
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s’estiment là à 20.000 € pour des véhicules utilitaires de la marque Volvo – et
l’autre 40.000 € (?). Donc, vous comprenez bien que quand vous avez quelque
chose qui est en panne, eh bien automatiquement, on fait appel pour les réparer.
Alors, il est un fait certain que vu nos capacités budgétaires, nous avons reporté
une partie de ces achats de nouveaux véhicules dans le budget 2026.
Donc nous avons réparti, mais nous procédons toujours de la même façon et
nous essayons de rendre notre parc le plus propre possible – quand c’est
possible et quand les véhicules existent.
Voilà.
Mevrouw Goyvaerts.- Bevestigt u dan dat het wagenpark proper genoeg gaat
zijn tegen 1 januari 2026, voor de nieuwe regels van de emissiezone, dat de Stad
Brussel geen boetes zal krijgen?
Gaan alle wagens op tijd vervangen zijn?
Mme Buggenhout, échevine.- Je le (?) confirme.
Point 62 - Punt 62
M. Benzaouia.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, il s’agit
dans ce point d’une question de transformation digitale, une convention entre la
Ville et la Région.
Je ne sais pas comment vous répondez à la contradiction : dans le texte, le
service juridique pointe une anomalie, mais vous proposez de voter la
convention malgré celle-ci (?).
Je vais vous la (?) lire : « Considérant que l’article 8 de la convention paraît
contradictoire pour le service juridique de la Ville (...) », mais la Région propose
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quand même de le voter.
Comment vous répondez à cela : comment voter quelque chose dont (?) le
service juridique dit qu’il y a un problème juridique ?
Merci.
Mme Buggenhout, échevine.- Donc ici, il s’agit bien d’une convention entre la
Ville et la Région de Bruxelles-Capitale, avec un subside… donc, ici, c’est la
signature de la convention, l’article 62, et qui porte sur un subside FEDER de
4 millions d’euros (?) qui sont donc destinés au développement de nouveaux
outils numériques et pour laquelle la Ville a été désignée.
Et jusqu’à présent, il n’y a pas de contradiction : ce subside est bien octroyé à la
Ville et je ne vois pas en quoi…
(…)
Voilà. On me souffle à l’oreille que le service juridique avait simplement signalé
que c’était un peu flou dans la convention, mais nous n’avons pas le choix : si
nous voulons bénéficier des 4 millions offerts par la Région pour le
développement de nouveaux outils informatiques, nous devons la signer.
C’est une convention type qui est proposée à toutes les communes.
M. Benzaouia.- C’est juste que… Je suis quand même étonné, en fait. Donc, on
peut passer outre les rapports des services juridiques ?
Je n’arrive plus à suivre… mais tant mieux !
C’est à vous d’en (?) assumer toute la responsabilité.
M. le Président.- Ça va aller, rassurez-vous !
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Point 20 - Punt 20
Mevrouw Stoops.- Beste mevrouw de schepen, ik zie heel veel aankopen van
IT en mijn eerste bedenking is dan altijd: wat gebeurt er met het oude materiaal?
In het klimaatplan staat natuurlijk ook dat we gaan inzetten op het hergebruiken
van deze zaken. Op dit moment is er een groot probleem voor de
Nederlandstalige scholen in Brussel die zonder budget zitten voor computers, en
in sommige wijken is dat zeer hard binnengekomen.
De vraag is nu: wat gebeurt er met het oud materieel, is er een overzicht of
transparantie of een systeem om hier aanvragen voor te doen voor scholen, voor
organisaties?
Ook voor scholen van andere netten, niet enkel de gemeentescholen?
Wat gebeurt er met het IT-materiaal dat we niet meer nodig hebben nu nieuw
materiaal aangekocht wordt?
Dank u wel.
Mme Buggenhout, échevine.- Merci, madame Stoops. Nous avons donc bien
des conventions de recyclage avec trois asbl et, automatiquement, le matériel
informatique, il ne va pas à la poubelle, il est toujours recyclé.
Et nous aidons ces asbl, justement, à le récupérer.
Mevrouw Stoops.- Dank u wel voor uw antwoord.
Drie VZW’s. Welke VZW’s zijn dat?
Mme Buggenhout, échevine.- On peut peut-être vous répondre par écrit ? Ou
autrement, je vous les cite : il s’agit de (Inaudible)…
Mais on vous les détaillera par écrit. D’accord ?
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Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van dhr. schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 75 – Punt 75
Mevrouw Stoops.- Ik zie hier dat Major Lazer – en dat is de Seven Shelters,
dat is eigenlijk de vzw die vasthangt aan Hangar – 13.000 euro krijgt, deze keer.
Ik heb vorige keer ook al de vraag gesteld voor transparantie naar het toekennen
van budgetten aan verschillende spelers in het nachtleven en aanverwanten.
Hier zien we dan weer 10.000 euro naar die Seven Shelters gaan, dat zijn
structuren gerelateerd aan heel grote commerciële spelers. Tussen ’23 en ’24
kreeg Seven Shelters bijvoorbeeld aan subsidies 75.000 euro.
Hoe kunnen we zeker zijn dat er een evenwicht blijft tussen die kleine
onafhankelijke spelers en vzw’s die gewoon een doorgeelfluik zijn van
commerciële grootgewichten in de sector.
Dan vraag ik mij af, als het zo regelmatig gebeurt, of wij dan geen openbare
aanbesteding moeten doen.
Dank u.
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Mevrouw Houba, schepen.- Dit was een gratis evenement: de bedoeling hier
van de subsidie is een kleine steun aan de organisatoren te geven omdat het
gratis was, maar om de kosten voor het publiek te verminderen.
Het was een groot event, het is een manier om het gratis te houden en toch een
kleine steun aan de organisatoren te geven.
Mevrouw Stoops.- Mevrouw, het wordt heel erg geapprecieerd dat u in het
Nederlands antwoordt, zeker.
Maar – en ik zal ook op op die nagel blijven kloppen – er gaat alweer 10.000
euro naar die grote spelers.
Er komen meer en meer festivals, die zijn soms gratis, soms niet gratis: we
moeten gaan bekijken hoe we hier een balans maken van wie de spelers zijn die
het aanbod in onze Stad kunnen brengen.
Dossiers de M. l’échevin Ben Abdelmoumen
Dossiers van dhr. schepen Ben Abdelmoumen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van dhr. schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 76 - Punt 76
Mevrouw Stoops.- Dit is eigenlijk zelfs geen vraag, meneer de schepen, meer
een echt hoeramomentje.
Ik ben enorm fan van de Energy Communities, ik denk ook echt dat dat de
toekomst is. Ik zie dat de Europese subsidies nu over de partners verdeeld zullen
worden. Ik ben heel blij dat we dit beleid verderzetten.
Ik zal wel nog eens een vraag stellen in de nabije toekomst over hoewe daar
serieus mee verdergaan, want in ons klimaatplan van vorige legislatuur hebben
we heel veel zaken ingezet die hierop kunnen voortborduren.
En ik zou graag willen weten wat er nog allemaal in uw pijp zit: als u al een
puntje van de sluier kan oplichten, is dat natuurlijk ook altijd meegenomen.
De heer Ceulemans, schepen.- Bedankt voor uw geen-vraag! Maar alleszins
bedankt voor de bloemen, ik heb ze ontvangen. Inderdaad, het beleid effectieve
energiegemeenschappen opzetten is absoluut heel belangrijk voor de
energietransitie.
De reden waarom het nu op de agenda staat, is dat Elsene nu ook mee instapt in
de boot samen met Brussel-Stad en Schaarbeek. Er staat wel heel wat te
gebeuren.
Merci voor de bloemen, ik heb ze ontvangen, dank u.
Mevrouw Stoops.- Ecolo-Groen is heel blij dat haar energiebeleid verdergezet
wordt, dank u.
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Point 26 - Punt 26
Mevrouw Bonnier.- Ik zie dat u een nieuwe editie van de projectoproep de
Stadsmakers heeft gelanceerd.
U bent daarnaast ook bezig met de opmaak van een nieuw cultuurbeleidsplan.
Kunt u wat meer informatie geven over het doel van de Stadsmakers 2025? Ik
zie bijvoorbeeld dat er ook projecten gefinancierd zijn in het kader van 850 jaar
van Neder-Over-Heembeek.
Bedankt.
De heer Ceulemans, schepen.- Inderdaad zijn we bezig met een nieuw
cultuurbeleidsplan. Daarin zit een groot luik en dat heet de Stadsmakers.
Voor deze editie zijn er 41 vragen geweest, wat bijzonder veel is, en daar
hebben we natuurlijk een goede selectie in gemaakt om ons Nederlandstalig
socio-cultureel weefsel te kunnen versterken en ook bruikbaar te kunnen maken
voor elke Brusselaar. Dat is het nut van dat cultuurbeleidsplan.
Voor 850 jaar Neder-Over-Heembeek is het toch wel belangrijk om uit te
stippelen dat dat eigenlijk een heel bottom-upverhaal is dat door een aantal
lokale actoren effectief op de agenda gezet is.
Het is heel bijzonder en heel fijn dat de cultuurdienst van burgemeester Philippe
Close daar 100 % achterstaat en dat er heel wat fijns staat te gebeuren in de
komende weken.
Van 29 september tot 12 oktober kunnen we gaan feesten in Neder-Over-
Heembeek voor 850 jaar Neder-Over-Heembeek.
Vote(s)
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M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. BAUWENS concernant l’utilisation de softwares d’origine
israélienne
M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre, voici (?)
quand même un petit rappel – pas nécessaire, mais important – pour voir
l’ampleur du débat : c’est qu’on est quand même déjà confronté à (?) un
génocide qui est en train de se perpétrer contre le peuple palestinien depuis deux
ans.
Avec des crimes de guerre, quand même ! Allez ! Je ne dis pas que… vous le
savez autant que moi : on tire sur des civils qui vont chercher de la nourriture,
on tire sur des hôpitaux. Il y a plein de crimes de guerre qui ont été documentés
par l’Organisation des Nations unies et d’autres services.
Et il y a deux ans, on a voté ici, à la commune de Bruxelles, ce que moi,
j’appelle une « motion boycott » : une motion qui veut éviter qu’on achète des
produits qui sont liés aux services d’occupation en Palestine, donc avec le
gouvernement israélien.
Et j’avais introduit la question il y a deux semaines, mais vous trouviez cela
trop tôt. Mais je suppose qu’aujourd’hui, vous allez être mieux en capacité de
Page 48 sur 87 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/09/2025
répondre.
Et donc, on voit quand même dans la presse qu’on a encore, en Région
bruxelloise, à la Ville de Bruxelles, des contrats, entre autres avec des firmes qui
collaborent et qui, en fait, émanent des territoires occupés, qui émanent d’Israël,
dont entre autres la firme BriefCam, qui a été créée par l’université de (?)
Jérusalem, l’université israélienne, et qui est utilisée pour avoir… pour suivre,
via vidéosurveillance, des civils dans les rues, qui utilisent aussi la possibilité
technique de recourir à la reconnaissance faciale et qui, en France, dans la ville
de Grenoble, a été condamnée – donc pour ne plus être utilisée.
L’ex-ministre de l’intérieur Annelies Verlinden, du CD&V, a effectivement
déclaré (?) qu’en Belgique, ce programme est utilisé par les forces de police.
Et selon nos sources, il est fort probable que la police de Bruxelles l’utilise aussi
– en tout cas, sur le site de BriefCam eux-mêmes, leur propre site, ils se vantent
(je le lis en anglais) : que le gouvernement régional a décidé d’utiliser ces
investissements de vidéo et de les centraliser dans une plateforme singulière qui
utilise ce système-là, dans le métro, à la police bruxelloise et à Bruxelles
Mobilité. Donc qui est sans doute – je suppose que vous allez le confirmer –
aussi utilisée par la police bruxelloise.
On a le logiciel Cellebrite qui est utilisé aussi pour hacker des GSM – utilisation
assez controversée. Mais donc, dans ce cadre-là, après (?) deux ans de génocide,
dans le cadre du boycott qu’on a voté ici il y a deux ans, mes questions sont
assez simples :
Est-ce que vous confirmez qu’il existe, au sein des entités de Bruxelles-ville,
des contrats en cours avec des sociétés comme BriefCam, (Inaudible), Radwin,
Cellebrite ou d’autres sociétés israéliennes ?
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Quelles mesures est-ce que vous allez prendre ou est-ce que vous avez pris déjà
pour sortir de ces marchés avec Israël et empêcher de nouveaux contrats ?
Et puis quel monitoring est-ce que vous avez fait ou est-ce que vous allez faire
pour éviter qu’à (?) l’avenir, on se retrouve encore dans cette situation tant que
l’État d’Israël occupe, tant que l’État d’Israël est en train de commettre un
génocide contre le peuple palestinien ?
Je sais que j’ai aussi posé une question écrite, donc je n’attends pas de vous ici
(sauf si vous le faites) une réponse hyper-détaillée.
Si on est dans ce cadre, je vous remercie déjà pour vos réponses.
Mme Buggenhout, échevine.- Avant de céder la parole à M. le Bourgmestre, je
dois (?) signaler que moi, au niveau de l’informatique de la Ville, aucune de ces
quatre firmes que vous avez citées : BriefCam, (Inaudible), Radwin et
Cellebrite n’est connue de la centrale d’achat.
Et au niveau de i-City, on n’utilise ni ne fournit ces logiciels et on ne détient
aucun contrat avec les sociétés mentionnées par vous-même, monsieur
Bauwens.
Et nous n’avons, nous, aucun produit de surveillance, comme des caméras, qui
ont fait l’objet de marchés publics auprès de ces firmes.
Je rappelle de manière générale que i-City applique scrupuleusement les règles
et directives relatives à la passation des marchés publics.
Ça, c’en est pour la Ville de Bruxelles à proprement parler.
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Donc, je propose à
M. Bauwens de répondre pour la zone de police.
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On aura un (?) conseil de police (?) demain, mais je vais vous répondre
maintenant sur tout. Ce sera plus simple que de reposer la question demain – et
plus transparent, je trouve.
En effet, Mme Buggenhout l’a dit : la Ville de Bruxelles n’a pas de contrat en
cours avec les sociétés citées, mais ce n’est pas la même chose pour les zones de
police. Il est en effet correct que les zones de police utilisent des logiciels
permettant l’analyse d’extraction d’images et de téléphonie dans la lutte contre
la grande criminalité, une tâche essentielle de la police au vu du nombre
d’enquêtes et de l’impact de celles-ci, notamment sur des grosses affaires,
comme l’exemple récent de l’affaire Sky ECC, dont le procès se tient pour
l’instant au Justitia.
On verra les différents éléments de procédure, mais tout le monde voit bien ce
qu’est le procès Sky ECC. Eh bien c’est notamment à travers certains de ces
programmes qu’on a pu démanteler des réseaux.
Il est fondamental d’être équipé avec des programmes efficaces afin d’être
cohérent en termes de lutte contre le développement (?), entre autres, de la lutte
menée contre le trafic de drogue.
Notre zone de police, comme la majorité des zones de police, a dès lors souscrit
à l’accord-cadre « focus élargi » qui vise une coopération interzonale, qui
répond aux objectifs et besoins communs des zones de police locales.
Par exemple : les six zones de police bruxelloises, les grandes zones de police
telles qu’Anvers, Gand ou Malines, mais également au moins quarante autres
zones flamandes et quelques zones wallonnes ayant un service de recherche
local important ont recours à ces programmes : ceux que vous citez – je vais
rentrer dans le détail après.
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Vu l’efficacité du système et le manque d’alternatives efficientes (qualité et
prix), les services de la police fédérale y ont aussi recours via leur propre
procédure de marché – donc il y a une procédure de marché entre zones et il y a
une procédure fédérale.
Dans l’arrêté présenté au conseil de police du 19 décembre 2023, il a été
clairement indiqué que la zone souhaitait doter (?) son service judiciaire d’un
système d’extraction et d’analyse de données téléphoniques : 3 licences UFED,
4 PC et extensions vers UFED Premium, avec licence supplémentaire afin
d’exploiter de façon optimale les contenus des smartphones (iPhone compris) de
dernière génération, et ce, sans limite de nombre car les licences XRY utilisées
ne permettaient pas ces exploitations.
Vous savez que le problème Sky ECC, le procès a été dû grâce au fait qu’on ait
pu extraire les données de ces téléphones.
Eu égard au nombre de smartphones saisis et de leur capacité d’exploitation via
le Regional Computer Crime Unit qui (?) devenait problématique vu les délais,
ces licences permettaient d’être autonome en termes d’exploitation de ces
appareils. Ça, c’est pourquoi nous les avons utilisées.
Alors, quelles sont les licences ?
Pour information, la firme Cellebrite, qui livre ces licences, a bien été créée par
des ingénieurs israéliens en 1999, mais est depuis 2007 propriété de la firme
japonaise Sun Corporation (le service commercial et le support sont localisés
aux États-Unis).
Il n’existe pour l’instant aucune autre alternative valable à UFED – je ne
connais pas tous les logiciels, mais je veux être précis –, et ce, même en
logiciels open source. La zone a choisi UFED pour son rapport qualité-prix,
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mais aussi parce qu’il est utilisé par l’ensemble des services de police belge.
Je rappelle que l’idée, c’est évidemment que les zones de police puissent
correspondre entre elles.
L’outil BriefCam, dont vous avez parlé, est d’utilisation limitée et ne concerne
que l’exploitation des images de caméras zonales. Il n’y a pas d’utilisation pour
les analyses d’images prises par les équipes « focus » lors de manifestations, ni
des images dans le cadre d’unités d’observation.
Ce logiciel était prévu dans le cadre d’un cahier des charges en plan caméra
adopté par le conseil de police en date du 11 septembre 2018 et attribué par le
collège de police en date du 7 octobre 2019.
Ceci étant, pour ces firmes, nous sommes prêts à recourir à d’autres sociétés
pour autant que la qualité de leurs produits soit équivalente et que les coûts liés
au changement ne soient pas démesurés. Elles soulèvent également un débat
plus large sur l’achat d’outils israéliens par l’ensemble des zones de police
belge et la police fédérale, débat auquel nous participerons et nous nous
engagerons : nous ferons respecter la motion votée en mars 2024, tout en
veillant à ce qu’il n’y ait aucun impact négatif sur la sécurité de notre ville alors
que nous faisons déjà face à des défis majeurs.
J’espère avoir été complet dans ma réponse.
M. Bauwens.- C’est (?) une réponse qui me plaît partiellement, en disant qu’on
a beaucoup de données. Donc merci beaucoup.
Est-ce que je peux aussi vous demander de nous envoyer ça par écrit ? Parce
que comme vous, je ne connais pas tous les termes.
Vous confirmez quand même que d’un côté… Donc, Cellebrite, je sais qu’il y a
effectivement aussi a des succursales qui ont changé de nom, donc il faut
vérifier si on n’a pas maintenant des contrats avec la nouvelle société Cellebrite.
Page 53 sur 87 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/09/2025
Ça, c’est une chose.
Autre chose, le débat sur les contrats « limités » de BriefCam : c’est que dans la
presse, ce n’est pas aussi limité que ça. Donc il faut voir, et je vais voir les
réponses que vous allez donner pour voir quelle est l’ampleur de l’utilisation (et
je parle bien de la zone qui nous concerne, je ne parle pas des autres zones de
police). Ça, c’est le débat, ici.
Autre chose, c’est que je ne suis pas d’accord avec le fait de dire qu’(?)on va
utiliser une autre solution tant que c’est possible et que ça ne met pas en danger
notre ville.
Je suis d’accord avec le fait de ne pas mettre en danger notre ville et de ne pas
dire aujourd’hui que dès demain (?) on va supprimer tout ça. De l’autre côté, je
trouve que l’ambition doit être renversée et dire : « On veut avoir une ville en
sécurité, mais on ne veut pas que ça soit aux dépens de toutes les vies qui sont
en train d’être perdues en Palestine.
Parce que c’est ça, aussi, le « truc » : c’est qu’on est quand même dans un autre
débat et on ne peut pas dire : « Ah ! Si c’est éventuellement possible pour faire
ça, on va le remplacer.
Ici, je trouve que, partout dans le monde… Donc, avant-hier, j’étais au concert
au Heysel, où Zwangere Guy a dit « Nous, on peut apporter notre petite pierre à
l’édifice (?). » et la petite pierre que la Ville de Bruxelles peut amener ici, c’est
envoyer un signal à Israël en disant qu’(?)on n’accepte plus ça et qu’(?)on va
tout faire pour faire en sorte de ne pas collaborer (?) avec l’occupation. Et qu’on
ne collaborera pas avec le génocide.
Et je trouve que ça, c’est un autre ton – et je trouve que c’est aussi à vous de le
dire –, c’est un autre ton de dire : « Si on trouve une alternative, on va le
faire. » Je trouve qu’on pourrait (?) dire à Israël : « Nous, on va chercher une
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alternative. » Et alors on le fera.
Parce que ça, c’est autre chose. Parce qu’il y a quand même débat sur le fait (?)
qu’après deux ans de génocide, je trouve qu’on peut changer de ton et dire :
« Okay, oui : il y a des contrats, oui : on n’était pas au courant de tout, mais oui :
maintenant est venu le moment de dire qu’(?)on va arrêter cette collaboration. »
Parce que minimum 60.000 morts, dont trois quarts sont des femmes et des
enfants…
Donc je ne dois pas vous faire la photo, je ne dois pas le faire, mais s’il n’y a
pas d’urgence maintenant, je ne sais pas où elle est !
Et tout ça en soulignant le fait que je soutiens vos propos disant qu’il y a des
problèmes et il y a l’utilité. En fait, ces programmes sont, hélas… Et d’ailleurs,
ce n’est pas pour rien que ce sont des programmes israéliens qui sont très
performants.
Parce que comment ça se fait qu’ils deviennent tellement performants ? C’est
parce qu’ils sont entre autres utilisés pour occuper, pour tuer des gens – c’est
vraiment comme ça que les programmes israéliens sont développés !
Et donc on ne peut pas dire que (?), hélas, ce sont les meilleurs. Non : ce sont
les meilleurs parce que !
Et donc, pour cette même raison, on ne peut pas faire ça : je ne suis pas content
avec le ton de dire : « si possible » ! Je serais uniquement content avec le fait (?)
de dire que la Ville a l’ambition d’arrêter chaque contrat qu’on a – punt aan de
lijn!
(Applaudissements sur les bancs du PTB.)
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Question de M. SATTI concernant la clarification de la notion de
« stationnement » en cas de présence du conducteur dans le
véhicule
M. Satti.- Bonjour, monsieur le Bourgmestre, chers collègues. Plusieurs
citoyens m’ont fait part de leur incompréhension concernant le stationnement.
Ils estiment injuste de recevoir une amende alors qu’ils sont toujours assis dans
leur véhicule, parfois juste en attente.
Pourriez-vous me clarifier s’il est effectivement considéré comme du
stationnement lorsqu’on est présent dans la voiture ? Et si oui, quelle
explication pouvons-nous donner aux citoyens pour mieux comprendre cette
règle ?
Merci.
Mevrouw Maes, schepen.- Dank u, meneer de Voorzitter. Merci beaucoup,
monsieur Satti et merci pour votre question concernant la distinction entre
« stationnement » et « arrêt », qui revient régulièrement de la part des citoyens.
Elle est tout à fait légitime, tant la perception qu’ont les automobilistes de cette
règle peut différer de son application concrète.
Pour clarifier, le simple fait d’être présent dans un véhicule à l’arrêt n’exclut pas
qu’il soit considéré comme étant en stationnement : selon l’article 2 du Code de
la route, un véhicule « à l’arrêt » est un véhicule immobilisé le temps
strictement nécessaire à l’embarquement ou au débarquement de personnes ou
de choses.
Au-delà de ce temps, on parle de « stationnement », même si le moteur est en
marche ou si le conducteur est à bord du véhicule.
Page 56 sur 87 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/09/2025
Autrement dit, attendre dans sa voiture, par exemple devant une école ou un
cabinet médical, sans opération d’embarquement ou de déchargement immédiat,
est assimilé à du stationnement.
Il faut donc, le cas échéant, se conformer aux règles de stationnement en
vigueur, prise de tickets, disques, etc., même pour une courte durée.
Nous comprenons que les notions de stationnement et d’arrêt puissent prêter à
confusion pour les usagers, c’est pourquoi nous nous efforçons de communiquer
de la façon la plus claire possible afin d’éviter toute mauvaise interprétation.
C’est pourquoi, dans les décisions rendues par nos services, dans un souci de
clarté et d’information à l’égard des contrevenants, il est clairement stipulé, et je
cite : « Considérant que le simple fait d’être dans son véhicule n’a pas pour effet
que le véhicule soit considéré comme à l’arrêt, encore faut-il qu’il y ait un
chargement ou un déchargement de choses ou de personnes. »
Je vous remercie encore pour votre interpellation qui contribue à une meilleure
information aux citoyens.
Merci beaucoup.
M. Satti.- Merci beaucoup, c’est (?) parfait.
Question de Mme MOUSSAOUI concernant un créneau de fréquentation
dans nos piscines pour les personnes en situation de surpoids
Mme Moussaoui.- Merci beaucoup, cher Président, monsieur le Bourgmestre,
chers collègues. Madame l’échevine – chère Florence, puisqu’on a eu l’occasion
de se voir dans d’autres assemblées –, je voulais aujourd’hui vous interpeller
par rapport à la fréquentation de nos piscines par les personnes en surpoids et
donc, afin de leur faciliter l’accessibilité.
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À ce propos, d’ailleurs, je voulais féliciter la commune de Ixelles, par son
Bourgmestre, M. Romain De Reusme, ainsi que son échevin des sports, qui ont
donc eu cette superbe idée de collaborer et de travailler avec l’asbl Fat friendly
qui a initié ce projet. Projet qui, en fait, offre un créneau en dehors des heures
d’ouverture de leur piscine et qui permet donc à ces personnes de nager en toute
sécurité et de se sentir bien.
Inutile, madame l’échevine, chers collègues, de vous rappeler le bien-être que la
natation apporte à ces personnes. Elle offre bien évidemment des bienfaits tant
physiques que psychologiques, comme toute une série de choses dont la
réduction du stress, l’anxiété, mais surtout – et ça, c’est super important ! –,
améliore l’estime et la confiance en soi.
Une des raisons, d’ailleurs, qui fait que ces personnes ne fréquentent pas la
piscine est ce regard de l’autre, ce regard qui ne cesse justement de les hanter.
Ce regard, évidemment, ne doit pas être un obstacle !
On l’aura compris, la natation peut vraiment être vecteur de nombreux bienfaits
et de prise de conscience. Ce serait un espace qui serait défini pour que ces
personnes se sentent en sécurité et qu’elle puisse reprendre ou prendre une
activité sportive qu’elles puissent faire avec du plaisir.
Ceci m’amène, madame l’échevine, à vous poser quelques questions :
Seriez-vous prête à proposer ce créneau (inaudible) ou à libérer un « espace-
temps » en dehors des heures d’ouverture de l’une de nos piscines – et pourquoi
pas, d’ailleurs, dans nos trois piscines de la Ville ?
Pourriez-vous également nous dire si les cabines de nos piscines sont adaptées,
d’ailleurs, pour les personnes en surpoids ?
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Voilà. Et je vous remercie, bien évidemment, des réponses que vous pourrez
apporter à mes questions.
Mme Frelinx, échevine.- Je vous remercie, madame Moussaoui, madame la
conseillère communale. Je vous remercie pour votre question et pour votre
engagement en faveur de l’inclusion et du bien-être des personnes en surpoids.
À ce jour, nous n’avons pas encore été contactés par une association souhaitant
organiser des cours spécifiquement destinés aux personnes en surpoids.
Par ailleurs, de nombreuses associations partenaires organisent des activités
spécifiques dans nos bassins qui nécessitent leur privatisation.
Ces activités se déroulent en semaine, généralement de 20h30 à 21h30 et le
week-end de 17h à 19h, hors vacances scolaires. Elles représentent déjà
25 heures hebdomadaires et mobilisent entièrement notre personnel, tant pour la
surveillance que pour le nettoyage et la remise en état des installations.
Dans ce contexte, il est difficile d’envisager l’ajout de nouveaux créneaux
horaires sans affecter la qualité du service ou le temps d’ouverture au public.
La demande soulève également un certain nombre de questions. Limiter l’accès
à une catégorie de personnes sur la base de leur poids, même dans une optique
de soutien, pourrait involontairement créer un effet de stigmatisation.
Déterminer un seuil poids ou d’indice de masse corporelle (IMC) soulève des
questions complexes :
- Comment fixer ce seuil de manière juste et non discriminatoire ?
- Qu’en est-il d’une personne qui se sent en souffrance psychologique liée à son
poids, mais qui ne répond pas aux critères retenus ?
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- Comment éviter que ce dispositif ne crée paradoxalement une distinction
visible entre les usagers et renforce le sentiment d’exclusion ?
Ces questions n’appellent pas de réponse simple et méritent une réflexion
approfondie pour éviter de renforcer la problématique soulevée.
Concernant les cabines, nos piscines disposent d’espaces individuels et
collectifs de tailles variées, qui semblent être adaptées à toutes les
morphologies. Je vous assure toutefois que nous allons procéder à ces
vérifications au cours des prochains jours afin de garantir à chacun un confort
optimal et une accessibilité garantie.
Je vous remercie pour votre attention.
Mme Moussaoui.- Merci beaucoup, madame l’échevine, par rapport aux
vérifications que vous allez faire.
Et puisque vous parlez de partenaires, si on pouvait avoir la liste des
partenaires, si vous l’avez, voilà : ce serait bien qu’on puisse les communiquer
justement aux personnes intéressées.
Merci beaucoup.
Question de Mme MAOUANE concernant les manifestations devant la
Bourse et les arrestations ciblées
Mme Maouane.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre, avant
de commencer, je voudrais prendre quinze secondes pour rendre hommage à
Semira Adamu, qui a été tué lors d’une expulsion il y a de ça vingt-six ans.
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Et avoir aussi une pensée émue pour toutes les personnes qui ont perdu la vie à
cause de violences policières, notamment Mawda, Fabian, Sourour, Christophe,
Amine, Sabrina, Adel, Ouassim, Mehdi… et beaucoup d’autres – la liste est trop
longue pour que je puisse tous et toutes les citer.
Et je ne voulais pas ouvrir ce débat sans avoir un mot pour celles et ceux qui ne
sont plus là aujourd’hui.
Pour revenir au présent, depuis plusieurs semaines, monsieur le Bourgmestre,
des participantes et des participants au rassemblement quotidien contre le
génocide à Gaza, perpétré par Israël, se réunissent devant la Bourse et
dénoncent un durcissement, depuis quelques semaines, des pratiques policières.
Là où la police encadrait, parfois exfiltrait certains individus, elle semble
aujourd’hui cibler directement les Palestiniens présents.
Alors, résultat : on a des arrestations qui semblent arbitraires, qui fragilisent leur
parcours d’intégration ou qui les envoient directement en centres fermés.
Je veux citer ici quatre noms de militants palestiniens qui ont été récemment
arrêtés et dont les noms sont scandés tous les soirs à Bourse :
Fathi, Anas, Hamouda et Hussam.
Des témoignages qu’on a pu lire dans la presse parlent également (?) d’un
« profond sentiment de stigmatisation ». Des citoyens bruxellois et citoyennes
bruxelloises qui, depuis près de deux ans, chantent et manifestent pacifiquement
expliquent être désormais catégorisés comme radicaux.
J’ai quelques questions, monsieur le Bourgmestre :
Quelles consignes ont été données de votre part à la police locale pour
l’encadrement de ces rassemblements ?
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On a déjà eu l’occasion d’en discuter quelquefois ici.
Est-ce que vous êtes au courant d’arrestations ciblées de Palestiniens ?
Est-ce que vous pouvez nous en dire plus, si vous avez des éléments ?
Quelles garanties donnez-vous, pour que personne ne soit ciblé à cause de son
origine ou de son engagement politique ?
Enfin, comment vous assurez que la liberté d’expression (qui vous est chère), la
liberté de manifestation (qui l’est tout autant, je l’espère), que les droits
fondamentaux soient respectés dans l’espace public de notre commune – qui est
une commune antifasciste, comme chacun et chacune le sait, puisqu’on l’a voté
ici ?
Merci de vos réponses.
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Madame la Conseillère, nos
forces de police gèrent plus de 1.200 manifestations par an, soit plus de trois par
jour.
Depuis octobre 2023, plus de 500 manifestations liées à la situation en Palestine
ont eu lieu dans notre ville.
La police de Bruxelles-Capitale-Ixelles gère toutes les manifestations sur le
même principe de la gestion négociée de l’espace public, ce qui garantit le droit
au rassemblement et la liberté d’expression.
Malheureusement, c’est vrai que pour les manifestations journalières à la
Bourse, les organisateurs refusent toute négociation et malgré ça, nous les
gérons dans la même philosophie : en effet, les interventions sont faites en cas
d’incident.
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Plusieurs personnes impliquées dans ces incidents – violences, menaces, jusqu’à
des bagarres entre manifestants eux-mêmes, voire même une tentative de
meurtre le 24 août – et connues pour certains faits délinquants ont été identifiées
et arrêtées.
Et je tiens à certifier qu’évidemment, leur origine, la nationalité ou les
convictions des personnes arrêtées ne jouent aucun rôle dans ces arrestations.
Je vous remercie.
Mme Maouane.- Oui. J’allais dire merci pour la réponse, mais… merci pour le
rappel des chiffres, merci pour le rappel théorique ; mais vous ne répondez pas
vraiment aux questions que je vous ai adressées :
Est-ce que vous êtes au courant d’arrestations ciblées ? Quelles consignes ont
été données ?
Comment on assure que la liberté d’expression et de manifestation soit
respectée ?
Je comprends que vous ne puissiez pas tout dévoiler, évidemment. Mais ici, je
reste largement sur ma faim, puisque je ne suis pas rassurée sur les prochaines
manifestations qui se passent – je sais qu’elles se passent régulièrement, tous les
soirs, à la Bourse.
Parfois, je vois certains et certaines y passer. Je trouve que c’est super d’y
passer, mais j’aimerais quand même avoir l’assurance, et ils et elles aimeraient
avoir l’assurance que ce n’est pas parce qu’on manifeste comme Palestiniens
qu’ils pourront être arrêtés.
Et en ce sens, les quatre camarades qui sont arrêtés, les quatre Palestiniens qui
sont sous les verrous ou en centre fermé n’ont toujours pas de nouvelles et ils
ont été arrêtés par la police locale.
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Moi, je reste un peu – c’est un euphémisme, monsieur le Bourgmestre – sur ma
faim, puisque je n’ai pas reçu de réponse satisfaisante à mes questions.
J’ai déposé la même question au ministre de l’intérieur. J’espère avoir
davantage de réponses, mais ici, puisque ça concerne également la police locale,
ce n’est pas satisfaisant, ni éclairant !
Vraag van mevr. STOOPS betreffende elektrische (paarden-)koetsen
Mevrouw Stoops.- Na deze belangrijke vraag van mevrouw Maouane lijkt het
bijna ongepast om hier een vraag over te stellen. We zijn nog steeds opgetogen
dat we in Brussel de vorige legislatuur beslisten om niet langer paarden te
gebruiken voor de koetstochten door Brussel.
Brussel pionierde met elektrische koetsen voor toerisme en dat bleek een win-
win. Op deze manier kon de traditie om toeristen met een koets Brussel te laten
ontdekken ook zonder het gepaarde dierenleed worden voortgezet.
Bijkomend voordeel is dat koetsen nu ook veel minder lawaai maken, dat is zeer
goed voor de geluidsoverlast, en dat er naast de oude, ook nieuwe parcours
kwamen op plekken die voor de paarden niet haalbaar waren.
Er werd gerekend toen op 15.000 toeristen per jaar en in andere steden kan men
hier een voorbeeld aan nemen.
In Brugge, een andere Belgische stad die veel toeristen ontvangt, worden
paarden nog steeds ingezet. Ik hoop dat mijn vragen en vooral uw antwoorden
hen kan overtuigen om deze praktijk die uitdagingen met zich meebrengt voor
dierenwelzijn, aan te pakken.
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Dus mijn vragen: Wordt er evenveel gebruik gemaakt van elektrische koetsen
als de koetsen met paarden vroeger?
Hoeveel koetsen rijden er momenteel? Heeft u hier cijfers van?
Heeft u zicht op het globale economische aspect? Hoe ligt de balans tussen de
opbrengsten en de kosten van investeringen, onderhoud van die elektrische
koetsen enerzijds en de paardenkoetsen en de verzorging van de paarden
anderzijds.
De voormalige paardenbeheerder kreeg de uitbating via een openbare
aanbesteding. Betaalt hij aan de Stad?
Hoe en wanneer wordt deze exploitatie geëvalueerd?
Nu heeft Brussel één exploitant. In Brugge rijden er ook zelfstandigen, ik vraag
mij ook af, worden er andere vormen bekeken, waar het niet echt een monopolie
is?
En wanneer loopt die exploitatie-overeenkomst af?
En dan nog misschien een laatste vraagje: wat gebeurde er met de paarden toen
er overgeschakeld werd op die elektrische koetsen?
Hartelijk dank.
De heer Wauters, schepen.- Ja zeker. Madame la conseillère, beste mevrouw
Stoops, dank u voor uw vraag. Uw oorspronkelijke tekst was gericht aan een
collega, Florence Frelinx, die bevoegd is voor dierenwelzijn, maar ik zal
antwoorden aangezien de koetsen onder mijn bevoegdheid vallen, namelijk de
economische zaken. Wat betreft de frequentie van het gebruik van de elektrische
koetsen in vergelijking met het verleden is het antwoord ja. Het gebruik is zeer
gelijkaardig.
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De uitbater beschikt over een vergunning voor drie koetsen en het traject duurt
ongeveer dertig minuten.
L’investissement de départ pour les calèches électriques est effectivement plus
coûteux, puisque cela représente ongeveer 80.000 euro per koets.
Néanmoins, l’entretien journalier génère un coût moindre, évidemment, pour les
chevaux, où il fallait compter un budget maréchal-ferrant, dierenarts, l’abri, la
nourriture, la paille… enfin les soins en général. Mais après, il y a aussi
l’électricité qu’il faut acheter, qu’il faut payer.
Wat de rentabiliteit van het uitbaten betreft, moet men dit op langere termijn
bekijken. We beschikken nog niet over voldoende gegevens, maar voor hem is
de overgang geslaagd.
Hij ontvangt zelfs aanvragen uit het buitenland. Ook mijn eigen kabinet werd
gecontacteerd om zijn gegevens door te geven aan een tussenpersoon van de
stad Milaan. Donc oui, des personnes de Milan nous ont demandé des éléments,
justement pour essayer de voir ce qu’ils allaient faire chez eux – je trouve ça
intéressant.
In 2023 heeft de vroeger paardenuitbater zich gemoderniseerd en de overstap
gemaakt naar elektrische koetsen. Na een openbaar oproep werd de markt dat
jaar toegewezen.
La redevance est de 3.519 € par an. La convention a été conclue pour une durée
de cinq ans, donc tot 2028. Ensuite, elle sera renouvelable ieder jaar, donc par
an.
Op dit moment voorzien we geen andere formule, want is er geen vraag vanuit
de paardenuitbater.
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Wat de paarden betreft, zijn ze alle als het ware met pensioen. Vandaag genieten
ze van hun rust in de Belgische Ardennen bij nieuwe eigenaars.
Dank u voor uw belangstelling.
Mevrouw Stoops.- Dank u wel. De koetsier poetst de postkoets, maar dan met
paarden. Dat is een serieuze Nederlandstalige tongbreker, maar hartelijk dank
ook voor uw Nederlands. Ik apprecieer het enorm.
Maar naast dierenwelzijn is er natuurlijk ook het economische luik. De uitbater
geeft dan een redevance, 3.500 euro per jaar, maar als u nog meer specifieke
cijfers zou hebben, ben ik altijd geïnteresseerd om die cijfers te hebben.
Want bijvoorbeeld in Brugge: op het einde van het jaar stoppen de conventies
die ze hebben met iedere individuele paardenkoetsier. Ze hebben daar veel meer
mensen die dat doen. Dat is niet één persoon die al die wagens heeft.
Het zou heel interessant zijn voor de stad Brugge om te kijken wat ze verder
kunnen doen, wat ze kunnen leren van wat wij hier doen. Ik ben ook wel heel
erg benieuwd hoe we dat ook een klein beetje kunnen uitbreiden, dat het niet
enkel één uitbater is.
Ik heb uw antwoorden gehoord, maar ze zijn nog niet heel volledig ten aanzien
van wat andere steden er effectief mee kunnen doen. Ik hoop dat buiten Milaan
ook Brugge tot bij u komt en dat wij kunnen vragen aan de uitbater om de
cijfers op een serieuze manier aan ons te bezorgen zodat wij het beleid mee
kunnen voeren.
En wat de paarden betreft: dierenvrienden zeggen vaak dat als je ze gaat
vervangen, ze dan naar het slachthuis gaan. Maar dit is dus een heel
verwarmende boodschap aan alle dierenvrienden: ze zijn gewoon op goed
pensioen in de Ardennen kunnen gaan. Dat is ook een mogelijkheid.
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Question de Mme LEWALLE concernant la situation des travailleurs ALE
à la Ville, affectés dans les écoles et impactés par les mesures
du gouvernement Arizona en matière de chômage
Mme Lewalle.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, vous savez
comme moi que les mesures de la coalition (?) Arizona ne vont pas se limiter à
impacter l’échelon (?) fédéral, mais vont aussi impacter d’autres niveaux de
pouvoir. Notamment la Ville de Bruxelles et, forcément, votre cabinet.
C’est le cas, pour ce qui m’occupe aujourd’hui, des mesures de limitation du
chômage dans le temps : ces mesures vont percuter de face les travailleurs ALE.
Pour rappel, ces travailleurs, travailleuses ALE sont inscrits comme demandeurs
d’emploi et effectuent un travail essentiel en échange d’une petite indemnité
supplémentaire – petite mais ô combien essentielle pour eux !
Pourtant, quand on prend la peine de les écouter quelques minutes, ce n’est pas
directement de cette petite indemnité dont ils parlent, mais ils parlent
spontanément de la fierté qu’ils ont de ce qu’ils font. Ils parlent de la fierté
d’assurer la sécurité dans nos quartiers. Ils parlent de leur fierté
de se lever tôt le matin pour assurer la sécurité de nos enfants devant les écoles
et ils parlent de la fierté des liens conviviaux, amicaux, affectueux qu’ils lient
avec les enfants qu’ils gardent sur le temps de midi.
C’est pour ces travailleurs, travailleuses, que je suis très inquiète aujourd’hui.
En effet, ils seront tous exclus du droit aux allocations après deux ans de
chômage – beaucoup viennent d’ailleurs déjà de recevoir leur lettre d’exclusion.
Pour eux, c’est double peine puisqu’ils vont perdre à la fois leur indemnité de
chômage, mais aussi leurs liens sociaux.
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En Wallonie, il faut savoir que 47 % des travailleurs ALE ont plus de 55 ans. Et
54 % sont des femmes.
Donc on voit que prioritairement, ces mesures vont impacter les femmes et les
travailleurs âgés, qui auront bien du mal à trouver un emploi.
Mais je ne suis pas inquiète que pour eux, je suis aussi inquiète pour le
fonctionnement de vos écoles : les travailleurs (?) ALE sont actuellement
essentiels pour l’accueil, la garderie, la surveillance. Sans eux, les
établissements scolaires vont devoir trouver d’autres solutions, vont devoir se
réorganiser.
Et peut-être – c’est ma troisième inquiétude – que cela va entraîner une hausse
des coûts pour les parents qui, dans l’école gratuite qu’est la nôtre, vont devoir
quand même ouvrir leur portefeuille un peu plus grand.
Voilà. C’est donc avec toutes ces inquiétudes que je me permets de vous
adresser quelques questions :
Est-ce que vous pouvez nous donner une vue de la situation à Bruxelles ?
Combien de travailleurs ALE travaillent-ils pour Bruxelles-ville ?
Pour votre cabinet, quel va être l’impact de ces mesures, sachant que l’accueil
matin et midi est très souvent assuré par eux ?
Est-ce que vous avez une idée du nombre de contrats ALE concernés et du
nombre d’écoles qui vont être mises en difficulté ?
Est-ce qu’il y a des mesures qui vont être prises pour accompagner ceux qui ont
aidé le fonctionnement jusqu’à aujourd’hui à se réorganiser eux aussi ?
Est-ce qu’il y a des mesures qui sont à l’ordre du jour pour venir en aide aux
écoles qui vont se retrouver en difficulté ?
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Et enfin, est-ce que vous pensez qu’il y aura un impact sur le prix de la garderie
pour les parents ?
Je vous remercie pour vos réponses.
M. le Président.- Merci, madame. Vous avez…
La prochaine fois, synthétisez un peu (?) votre question vu le temps.
M. Wauters, échevin.- Madame la conseillère, madame Lewalle, je vais
commencer par répondre, je laisserai le complément à ma collègue Faouzia
Hariche en ce qui concerne, éventuellement, l’instruction publique.
Alors, vous avez raison, l’agence locale pour l’emploi (ALE) de Bruxelles, joue
un rôle essentiel, effectivement, sur le territoire de notre Ville, et ce, afin de
réaliser des activités qui sont parfois – ou souvent – très peu couvertes ou trop
peu couvertes par les circuits classiques du travail.
Ces missions concernent notamment les services de la propreté, par exemple, ou
alors, via les titres services, les aides ménagères pour les particuliers résidant en
Région bruxelloise et dans la périphérie.
En ce qui me concerne, donc en tant qu’échevin en charge de l’emploi, ma
priorité est de m’assurer que la réforme, justement, de l’État (?) fédéral se fasse
de manière la plus accompagnée possible et qu’aucun travailleur, travailleuse
ALE – puisque c’est la question que vous posez –, ne soit laissé au bord du
chemin. D’ailleurs, à la Ville de Bruxelles, nous avons pris (?) le plus possible
les devants, puisque nous avons préparé et travaillé sur cette question – mais pas
que les ALE – depuis avant les vacances. On l’a, d’ailleurs, exprimé récemment
avec le président du CPAS.
Donc, à ce stade, l’impact exact à la Ville de Bruxelles reste vraiment difficile à
quantifier étant donné que les fins de droits ne se feront que par vagues et que
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nous ne pouvons pas, nous, savoir la situation particulière de chacun. C’est pour
ça qu’il faut se préparer, justement. C’est pour ça que nous essayons de préparer
cela au mieux.
Donc, aujourd’hui, aucune donnée détaillée ne nous a été transmise, donc nous
continuons néanmoins à travailler activement pour obtenir ces informations et
donc anticiper le plus possible les besoins de la meilleure manière possible.
Alors, de façon très concrète et pragmatique, avec le CPAS et avec les services
de la Ville, donc de l’emploi et la formation, nous suivons la situation de près
afin d’identifier, dans la mesure de nos moyens, les ajustements possibles et
nécessaires pour soutenir les différents services.
Nous sommes d’ailleurs constamment en contact avec la Région, avec Actiris,
pour identifier les solutions les plus adaptées. L’objectif est donc
d’accompagner les travailleurs et les travailleuses ALE touchés, de proposer des
alternatives et de faciliter la continuité des services, notamment dans tous les
services et, peut-être, nous verrons avec Mme Hariche si c’est le cas dans les
écoles – je parle bien de la Ville de Bruxelles parce qu’il peut y avoir d’autres
niveaux d’enseignement qui utilisent des travailleurs (?) ALE ; ça, nous le
verrons.
En résumé, je peux vous assurer du fait que nous prenons évidemment très au
sérieux la situation des travailleuses et travailleurs ALE et nous continuerons de
mobiliser tous les moyens disponibles pour les soutenir, garantir le bon
fonctionnement des services essentiels, aussi, et leur garantir l’information la
plus complète possible, qui pour l’instant, pose un peu de problèmes (rire) au vu
des retours que j’ai au niveau de la Région.
Je vous remercie pour votre attention, madame.
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Mme Hariche, échevine.- Oui, alors je voudrais dire à Mme Lewalle que je
partage complètement son émoi par rapport au personnel ALE.
Pour notre part, nous ne faisons pas appel à des travailleurs ALE pour
l’encadrement des enfants : nous recrutons du personnel qualifié que nous
continuons évidemment à former tout au long de leur carrière.
Les mesures du gouvernement Arizona n’auront donc aucun impact sur nos
écoles, mais il en va différemment pour les écoles du réseau libre – mais je ne
saurais pas vousdire l’impact que ça risque d’avoir sur elles, puisqu’elles sont
totalement autonomes.
Je tiens aussi à rappeler que la participation aux frais que nous demandons aux
parents pour la garderie – et je propose d’ailleurs de ne plus utiliser cet horrible
mot qui est assez péjoratif : on ne « garde » pas les enfants, on les accueille et
on fait des activités ; mais, j’en conviens, beaucoup de gens appellent encore ça
la « garderie » aujourd’hui –, donc l’accueil du matin et du midi, sont les plus
bas de la Région bruxelloise. Quant à l’accueil qui se fait le soir et le mercredi
après-midi, il est lui complètement gratuit pour les familles, et est financé et
rentre dans le cadre de l’Accueil temps libre (ATL) .
Voilà. J’espère avoir répondu clairement à votre question et s’il y avait d’autres
éléments que vous voudriez connaître, je me tiens à votre disposition.
Mme Lewalle.- Merci, madame l’échevine. J’entends que vous ne travaillez pas
avec des ALE pour ce qu’on va encore appeler aujourd’hui (mais c’est la
dernière fois) les « garderies ».
(…)
L’accueil. Mais alors quel est le statut de ces travailleurs ?
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Mme Hariche, échevine.- Ce sont soit des contractuels soit des statutaires. Et,
comme dans l’enseignement, lorsque des statutaires quittent ou partent à la
pension, les contractuels entrent en stage de nomination.
On parle bien ici des auxiliaires d’éducation en maternel et en primaire.
En secondaire, c’est différent, puisque les éducateurs sont financés par la
Fédération Wallonie Bruxelles.
Mme Lewalle.- Je peux encore faire un petit ajout, monsieur le Président ?
M. le Président.- Rapidement, madame.
Mme Lewalle.- Je suis désolée. Je vais m’améliorer, mais après (?) 42 ans
d’enseignement, je suis toujours formatée sur 50 minutes !
(Rires.)
Je voudrais quand même souligner qu’il est dommage – si ce n’est pas chez
nous, c’est ailleurs, mais ça nous concerne quand même –, que des
travailleurs (?) ALE vont perdre leur statut.
Et je relève quand même un paradoxe au sein du MR : au CPAS, le président
David Weytsman défend avec beaucoup de justesse – et il le fait d’ailleurs très
bien, ça, je le lui concède –, il défend la valeur des « articles 60 » et il explique
qu’il est vraiment important de re-sociabiliser des gens qui sont restés trop
longtemps dans l’ombre. Et ce n’est d’ailleurs pas simple comme travail pour
ces équipes. Et donc je trouve un peu paradoxal que dans le même temps, son
parti désociabilise des travailleurs.
Merci.
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Question de Mme MALÇIKAN concernant la sécurité des piétons face aux
trottinettes électriques
Mme Malçikan.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre,
mesdames et messieurs, chers membres du Collège, chers conseillers et
conseillères, comme vous le savez je siège désormais comme conseillère
indépendante (?), par ma propre volonté et de mon propre gré.
Je viens aujourd’hui vous relayer l’inquiétude très vive de plusieurs habitants, et
en particulier celle d’un citoyen, même de deux citoyens, qui m’ont écrit
récemment.
Ils décrivent la (?) peur quotidienne qu’ils ressentent avec leur famille face aux
trottinettes électriques qui circulent à toute vitesse sur les trottoirs du boulevard
de Nieuport.
L’épouse de l’un d’entre eux (?) a même été heurtée en sortant de leur
appartement. L’auteur a pris la fuite et les blessures qu’elle a subies continuent
de peser.
Ce témoignage n’est pas un cas isolé. Il illustre un sentiment d’insécurité
croissant car ces engins, souvent silencieux et parfois débridés, surgissent…
(Panne de microphone.)
La police elle-même a confirmé l’ampleur du problème : lors d’un contrôle, en
mai, 70 % des engins étaient en infraction, certains capables de rouler à plus de
100 km/h.
Ces chiffres sont alarmants et ils ne peuvent pas nous laisser indifférents. Je
vous pose donc les questions suivantes :
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Quelles mesures concrètes la Ville peut-elle prendre pour faire respecter
l’interdiction des trotinettes sur les trottoirs ?
Comment renforcer les contrôles contre les engins débridés et dangereux ?
Enfin, le Collège est-il prêt à plaider, avec la Région, pour des solutions plus
structurelles, comme une meilleure identification des engins, des sanctions
renforcées ou des aménagements physiques qui empêchent leur usage abusif sur
nos trottoirs ?
Je vous remercie d’avance pour vos réponses, mais surtout pour l’attention
portée à ce sujet qui touche directement à la vie quotidienne et la sécurité de nos
habitants.
Mme Maes, échevine.- Merci, madame Malçikan, pour votre question et votre
interpellation qui relayent à juste titre une inquiétude croissante parmi les
habitants.
Vous faites bien de porter ce sujet au débat public.
La sécurité des piétons et plus largement la bonne cohabitation entre usagers de
l’espace public est une priorité que la Ville prend très au sérieux.
Les risques liés aux trottinettes électriques, en particulier lorsqu’elles sont
utilisées de manière inappropriée, sont bien identifiés par l’ensemble des
autorités compétentes, tant au niveau régional que local.
Depuis juillet 2022, de nouvelles règles sont entrées en vigueur : les trottinettes
électriques sont assimilées aux cyclistes dans le Code de la route, ce qui
implique l’interdiction de circuler sur les trottoirs. Elles doivent emprunter les
pistes cyclables ou, à défaut, la chaussée, selon les articles 7 et 9 du Code de la
route.
Nous constatons que le problème relève largement de comportements inciviques
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qu’il faut aborder à deux niveaux : en amont, par la sensibilisation, l’éducation
et l’information ; en aval, par le contrôle et les sanctions.
À ce titre, seule la police est habilitée à intervenir et à verbaliser les
contrevenants, notamment en cas de circulation sur les trottoirs ou d’usage
d’engins débridés. Nous souhaitons d’ailleurs mettre en avant l’engagement
actif de notre zone de police, pleinement mobilisée sur cette problématique.
Les opérations de contrôle ciblées sont régulièrement menées avec saisie
d’engins non conformes et verbalisation de comportements dangereux.
Ces actions, souvent relayées par la presse, ont également un effet préventif.
L’homologation des radars de vitesse pour trottinettes reste un point d’attention
en cours d’évaluation au niveau fédéral.
Enfin, la vente d’engins non conformes en ligne ou dans certains commerces
constitue un problème majeur.
À ce titre, un magasin a récemment été fermé avec l’appui de la justice et un
autre, à Ixelles, fait actuellement l’objet d’un suivi actif.
S’agissant des aménagements physiques qui pourraient orienter les usages, il
n’est pas envisageable de restreindre l’accès aux trottoirx par des dispositifs
physiques, ceux-ci devant rester accessibles et confortables pour l’ensemble des
piétons, dont (?) en particulier les personnes à mobilité réduite.
Cela dit, certaines décisions ont déjà été prises pour mieux garantir la sécurité
des piétons, notamment dans les zones sensibles. L’accord de majorité prévoit
l’interdiction des deux roues, vélo et trottinette dans le piétonnier du boulevard
Anspach en réponse aux difficultés de cohabitation constatées. Cette mesure
entrera en vigueur au courant de l’année 2026.
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Concernant les trottinettes partagées, la Ville entretient un dialogue permanent
avec Bruxelles Mobilité, qui est compétente pour encadrer les opérateurs. Le
service « mobilité » communal transmet régulièrement les plaintes des citoyens
à la Région, qui veille au respect des conditions d’agrément.
Des initiatives concrètes sont également en cours pour réduire le nombre
d’engins en circulation et limiter les nuisances dans l’espace public.
Les opérateurs, de leur côté, sont invités à renforcer la responsabilisation des
utilisateurs via des messages de prévention et un meilleur encadrement des
usages.
À plus long terme, des mesures structurelles devront être envisagées. Nous
continuerons à soutenir activement les initiatives prises par la Région pour
mieux encadrer le phénomène, comme nous l’avons toujours fait.
Enfin, au niveau fédéral, des pistes sont actuellement à l’étude, notamment celle
d’imposer une immatriculation obligatoire pour ces engins afin de faciliter leur
identification et leur contrôle.
Aucune décision définitive n’a encore été prise, mais nous suivons ce dossier
avec attention.
Soyez assurée de notre vigilance continue sur cette problématique et de notre
volonté d’agir concrètement pour garantir un espace public sûr, accessible et
apaisé pour tous les citoyens.
Merci beaucoup.
Mme Malçikan.- Merci, madame l’échevine, pour vos éléments de réponse,
mais je me permets d’insister sur ce point essentiel.
La sécurité des piétons doit être absolue, car les habitants attendent des résultats
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rapides et tangibles.
Je vous remercie.
Question de M. COOMANS de BRACHÈNE relative aux nuisances
sonores causées par la Fiesta Latina au bois de la Cambre
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie, monsieur le Président. Monsieur
le Bourgmestre, depuis plusieurs années, la Fiesta Latina s’est installée au bois
de la Cambre.
Malheureusement, loin d’être un simple moment festif, cet événement a une fois
encore entraîné des nuisances considérables et a été un véritable enfer pour les
habitants des quartiers environnants. La situation est devenue intenable !
Le bois de la Cambre n’est pas un simple terrain vague, ni une plaine de
festivals. Il s’agit d’un espace vert classé – en zone Natura 2000, d’ailleurs –,
dont la vocation première est la détente, le calme et la préservation de la
biodiversité.
Or, pendant trois jours, ce lieu a été transformé en boîte de nuit à ciel ouvert :
pas moins de huit systèmes de sonorisation distincts se faisaient concurrence,
générant une cacophonie insupportable dont l’onde sonore s’est propagée
jusqu’à la place Flagey.
Les nuisances ne se limitaient pas au bruit : des dizaines de camionnettes et
voitures ont stationné illégalement dans les allées et jusque sur les pelouses, au
mépris des consignes de toute réglementation et au détriment de la qualité
écologique du site.
À cela s’ajoute un paradoxe pour le moins surprenant : alors que le site est
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privatisé et que l’entrée est fixée à 20 € par personne, les organisateurs
bénéficient pourtant du matériel mis gracieusement à disposition par la Ville de
Bruxelles.
En d’autres termes, ceci génère des bénéfices privés sur le dos des habitants qui,
eux, voient leur qualité de vie fortement dégradée.
Dans d’autres communes ou d’autres pays, des événements similaires ont été
déplacés dans des lieux plus adaptés, mais ici, on persiste à faire peser sur un
site protégé et sur les habitants le coût environnemental et social de cette fête.
Alors mes questions sont toutes simples :
Comment le Collège peut-il autoriser, évidemment, un tel événement dans un
site classé et protégé en zone Natura 2000 ?
Deuxièmement, quelles mesures concrètes comptez-vous prendre pour mettre
fin aux excès sonores et au stationnement illégal constatés lors de l’édition 2025
(mais c’était un peu le cas pour les éditions précédentes, malheureusement) de
la Fiesta Latina ?
Et enfin, est-il normal que du matériel communal soit mis à disposition
gratuitement d’un organisateur qui privatise l’espace public et fait payer 20 €
l’entrée pour générer du profit, alors même que les habitants en subissent les
nuisances ?
D’avance, je vous remercie pour vos réponses.
Mme Houba, échevine.- Merci, monsieur le conseiller, pour votre question.
Depuis de nombreuses années, la Ville de Bruxelles encadre et suit de près
l’organisation d’événements au bois de la Cambre.
L’objectif est de trouver un équilibre entre, d’une part, une ville dynamique et
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attractive – c’est important –, et d’autre part le respect des riveraines et des
riverains, ainsi que la préservation du bois et la limitation de l’impact de ces
activités sur son environnement.
Dans ce sens, nous limitons les événements musicaux à un seul événement par
mois au bois de la Cambre. Tous les événements organisés au Bois de la
Cambre bénéficient de l’accompagnement du service des espaces verts de la
Ville, sous la responsabilité de ma collègue Florence Frelinx, afin d’adapter les
infrastructures et dispositifs proposés par les organisateur-rices aux réalités
spécifiques de ce site naturel et protégé.
Avant toute autorisation, une série de documents sont demandés et analysés (?),
des conditions particulières sont ensuite imposées par les services compétents,
qu’il s’agisse de la mobilité, de la protection des espaces verts, des horaires ou
encore de la sécurité.
Des réunions interdisciplinaires sont systématiquement tenues et des visites de
terrain, une fois le montage de l’événement fini, peuvent être réalisées pour
ajuster encore certains dispositifs, si nécessaire.
L’événement Fiesta Latina a fait l’objet du même suivi rigoureux que tout autre
événement s’organisant sur notre territoire. Pour l’édition 2025, des mesures
renforcées ont été imposées, réduction des horaires, mise en place d’une jauge
limitée, dispositif spécifique en matière de mobilité – tant pour les riveraines et
les riverains que pour les autres personnes qui fréquentent le bois de la Cambre.
Alors, pour information, la police a recensé quelques appels sur le week-end,
tandis que le service « tranquillité publique » n’a jusqu’à présent reçu aucune
plainte relative à cet événement.
S’agissant de la tranquillité publique, l’« organisateur-rice » est tenu d’informer
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les riveraines et les riverains à l’aide d’un toutes-boîtes distribué en amont de
l’événement, en détaillant les modalités pratiques et en leur transmettant un
point de contact direct.
De plus, l’organisation a l’obligation de mesurer, en tout temps, la puissance du
son diffusé sur l’événement, afin de vérifier que celui-ci ne dépasse jamais les
limites autorisées par l’arrêté régional en la matière.
Nous attendons encore le retour de la police concernant le nombre de procès-
verbaux dressés pour stationnement, comme vous le demandiez.
Concernant le matériel communal, Fiesta Latina, comme tout autre événement
se déroulant sur le territoire de la Ville, a le droit de demander un prêt de
matériel qui est laissé à l’appréciation du service concerné et du matériel
disponible au moment de l’événement. C’est mon collègue Didier Wauters qui
est compétent pour cette matière, n’hésitez pas à vous adresser à lui si vous avez
besoin de plus de précisions sur ce point.
Je conclurai en précisant que la Ville de Bruxelles travaille au quotidien pour
améliorer et trouver le juste équilibre entre l’organisation d’événements qui
contribuent positivement au dynamisme de la ville, le respect des riveraines et
riverains, de la tranquillité publique, et la préservation de zones uniques comme
celle qu’est le bois de la Cambre.
Merci.
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie, monsieur le Président. Merci,
madame l’échevine, pour cette réponse constructive et pleine de sens, mais qui
masque mal la situation telle qu’elle s’est passée sur le terrain.
Je ne veux pas critiquer parce que je sais que c’est difficile, évidemment, de
gérer l’entièreté des événements.
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Quand j’entends qu’il n’y a aucune plainte, je peux l’entendre. Néanmoins, moi,
je m’occupe maintenant du comité de quartier Roosevelt et je ne compte plus le
nombre de plaintes que j’ai eu de ce côté-là. Et c’est la même chose de l’autre
côté, du côté Vert Chasseur, qui a été extrêmement impacté.
Sur les deux quartiers, logiquement, qui sont les plus proches puisqu’ils sont
vraiment presque enclavés le long du bois, les plaintes ont été innombrables !
Et croyez bien que… Je fais un peu « vieux con » en disant ça, pourtant j’ai été
un grand fêtard, je l’assume, mais je sais aussi que quand je fais la fête, j’essaye
de le faire en respectant aussi le voisinage, quand je peux, et ici, je crains que ça
n’ait pas été le cas. Même en journée – même en journée ! –, huit sonos.
Huit sonos concomitantes ! Et j’ai fait le tour, je me suis dis : « Mais ce n’est
pas possible, il y a vraiment une surenchère ! » J’ai du mal à savoir comment on
le calcule, ça.
Alors j’entends que vous n’ayez pas de plaintes, okay. J’en suis surpris, parce
que je peux vous montrer les messages que je reçois et je sais que vous ne
pouvez pas tout gérer.
Vraiment, mais je le dis de façon constructive : s’il vous plaît, soyons prudents,
parce que j’ai l’impression que… voilà, les riverains, moi j’en connais ici qui
m’ont dit (ça fait déjà plusieurs années pour certains), ils savent que le week-
end de la Fiesta Latina, ils déménagent carrément de chez eux. Ils disent :
« C’est tellement l’enfer, mes enfants ne savent tellement pas dormir que je
préfère partir. »
C’est quand même un peu étrange… Ce n’est peut-être pas comme ça qu’on
doit gérer le bon équilibre entre la nécessité de faire des événements publics
– j’en suis conscient – et, néanmoins, la nécessité de respecter les riverains, qui
sont aussi… eh bien, voilà : ceux à qui on doit aussi d’être ici.
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Ce sont ceux qui votent pour nous, qui payent des impôts, qui font le nécessaire.
Donc je vous encourage, en tout cas, pour la suite, à faire attention à la
puissance du son et aussi au respect – je peux vous montrer des dizaines de
photos, malheureusement, de véhicules garés n’importe comment et vraiment…
c’est presque insultant !
Je trouve que c’est triste, parce qu’on paye, finalement, pour détruire notre
propre parc. Je trouve qu’on mérite mieux que ça. !
Je vous remercie.
Vraag van mevrouw STOOPS betreffende de structurele en duurzame
manieren om infrastructurele basisvoorzieningen voor kunstenaars te
garanderen
Mevrouw Stoops.- Mevrouw de schepen, het gaat over de structurele en
duurzame manier om infrastructurele basisvoorzieningen voor kunstenaars te
garanderen. Brussel is een internationale kunstenaarshub door onze centrale
ligging en de betaalbare levensomstandigheden inclusief die werkplek.
Maar die betaalbaarheid en beschikbaarheid van werkplekken staat enorm onder
druk. Als kunstenaars zich geen werkplek meer kunnen veroorloven, zullen zij
ook niet meer naar Brussel komen, laat staan blijven.
Dat heeft een heel grote impact op de aantrekkelijkheid van onze Stad, nog
meer dan honderden events. Een tachtigtal kunstenaars die tijdelijke ruimte
huurden in het Palmerstongebouw in de Ambiorixwijk, ze huurden dat van Pali
Pali, moeten dat pand nu voortijdig verlaten. Dat stond ook in Bruzz.
Dat zijn natuurlijk de risico’s van het huren in die tijdelijke bezetting, maar het
voedt de discussie nogmaals over de zeer precaire werkplekken van Brusselse
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kunstenaars.
Het lijkt een belangrijke opdracht voor het beleid om te zoeken naar structurele
en duurzame manieren om deze infrastructurele basisvoorzieningen voor
kunstenaars te garanderen en dat door middel van een gecoördineerd beleid.
Want dat Gemeentes belangrijke hefbomen hebben, dat erkent het Brussels
Artistic Network, BARN, die u als beleidsmaker enkele maanden geleden een
memorandum bezorgd heeft met heel veel beleidsadviezen.
In dat kader stel ik u graag de volgende vragen. Heeft u samengezeten met de
gestrande kunstenaars?
We lezen dat Pali Pali mee op zoek gaat naar een nieuwe locatie, is Brussel Stad
ook mee op zoek?
Welke inspanningen doet Stad Brussel op gebied van het faciliteren van
werkruimte voor kunstenaars en kunstwerkers?
Wat zijn de partners van tijdelijk gebruik van de Stad Brussel? Zijn dit enkel de
commerciële, zoals Pali Pali en Entrakt of zijn er ook non-profitorganisaties die
ook inzetten op die sociale en maatschappelijke meerwaarde?
Hoe wordt dat beslist en geëvalueerd?
Wordt er buiten tijdelijk gebruik ook werk gemaakt van meer duurzame,
langdurige projecten?
Wordt er een actieplan voor werkruimtes in de lopende herzieningen van het
gemeentelijk cultuurbeleidsplan voorzien?
Dat is dan voor meneer Frederik Ceulemans. De nood stopt niet bij de grenzen
van Brussel: staan er uitwisselingsmomenten op til zoals het Cubelconetwerk
om met elkaar af te stemmen en van elkaar te leren?
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Hoe kan al het werk dat u rond leegstand doet verbonden worden met de zorg
voor onze kunstenaars? Vorige Gemeenteraad hebben wij de specifieke focus bij
de Bloomberg Foundation gezien, dat ons financiert tot het participeren in het
leegstandsbeleid.
Mevrouw Maes, schepen.- Beste mevrouw Stoops, bedankt voor uw vraag die
een heel belangrijk onderwerp belicht, namelijk de steun en begeleiding die een
stad kan bieden aan kunstenaars in hun creatieproces.
Wij mogen niet enkel inzetten op presentatie, maar ook op werkruimte voor
makers in de stad moeten we blijven inzetten.
Wat de kunstenaars betreft in het gebouw in de Palmerstonstraat, zijn de
diensten beschikbaar om samen met de betrokken partijen, waaronder Pali Pali,
te bekijken wat mogelijke oplossingen zouden kunnen zijn.
De Stad Brussel heeft vandaag geen specifiek programma voor het creëren of
beheren van permanente ruimtes voor kunstenaars. We sluiten echter wel
tijdelijk overeenkomsten af wanneer dat mogelijk is, zoals in het De
Lignegebouw met het Resetproject.
We hebben bijvoorbeeld ook ingeschreven in onze overeenkomst met
Vlaanderen dat in het Amerikaans Theater repetitieruimtes moeten voorzien
worden voor Brusselse artiesten.
We spelen ook een zeer actieve rol bij het vinden van een nieuwe locatie voor
het kunstenaarscollectief Au Kalme in Laken. Het voormalig medisch centrum
van de Stad in de Fransmanstraat is vandaag een levendige thuishaven voor
kunstenaars met een grote binnentuin en moestuin waar ook de buurtbewoners
toegang toe hebben, en waar we een mooie samenwerking tussen de
Nederlandstalige scholen en het kunstenaarscollectief hebben opgezet.
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We fungeren ook als facilitator wanneer de private sector creatieve ruimtes wil
ontwikkelen, denk bijvoorbeeld aan het Tempelstudio’s project in Tour & Taxis,
dat repetitieruimtes, concertzalen en ook muzieklessen zal huisvesten.
Sommige gebouwen zoals het Vanderborghtgebouw, worden ook ter
beschikking gesteld, bijvoorbeeld voor tentoonstellingen van studenten van La
Cambre.
Daarnaast sluiten we partnerschappen af met verenigingen en onze culturele
centra om de beschikbaarheid van creatieruimtes, kunstenaarsresidenties en
verblijfsmogelijkheden te bevorderen, zoals bij de Brigittines, la Maison de la
Création, en het Koninklijk Theater.
De Centrale biedt ook aan lokale Brusselse kunstenaars de mogelijkheid om te
reageren op een tweejaarlijkse projectoproep waarmee zij een installatie kunnen
creëren voor het raam van de Centrale.
We ondersteunen vooral ook de artistieke creatie via een subsidiëringsbeleid dat
talrijke projecten en structuren begeleidt, inclusief diegene die de toegang tot
werkruimtes bevorderen.
Dat is het geval met het Théâtre des Riches-Claires, die residenties voor
artiesten mogelijk maken.
Ik ben het tot slot volledig met u eens wat betreft uw suggestie om met de
Bloomberg Foundation samen te werken, zoals u weet heeft de Stad al een
relatie met de stichting opgebouwd en onlangs werd een overeenkomst door de
Gemeenteraad aangenomen.
Ook al had deze overeenkomst hoofdzakelijk betrekking op chrono-urbanisme,
het uw welbekende gemengde gebruik van een gebouw met een specifieke
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functie, maar we zouden deze samen absoluut kunnen uitbreiden naar de
kunstsector met een toekomstige projectoproep.
Zoals u zeker ook weet heeft mijn collega Ans Persoons binnen haar
gemeenschapsbevoegdheden van de VGC belangrijk werk verricht met het plan
Atelier. De afgelopen legislatuur heeft ze zo een 400-tal kunstenaars er een plek
kunnen geven.
Maar u heeft gelijk, in het kader van de discussie over ons cultureel beleid op
gemeentelijk niveau zouden we de kwestie van de ondersteuning van de
arbeidsomstandigheden van de kunstenaars kunnen integreren in samenwerking
met de gefedereerde entiteiten en de andere Gemeenten.
U bent het ongetwijfeld met mij eens: kunstenaars vormen het kloppende hart
van onze Stad en we moeten hen blijvend ondersteunen.
Mevrouw Stoops.- Ik ben er natuurlijk volledig mee eens dat ze het kloppend
hart zijn, we moeten zien dat we ook buiten het investeren in steen die
Brusselaars ondersteunen.
Ik hoor heel veel goede praktijken, het zijn goede voorbeelden, maar ik voel
soms nog een klein beetje te veel plic ploc en dit is zeker niet naar jou gericht,
mevrouw de schepen.
Het gaat om het feit dat we hier in de Stad een beleid voeren voor heel veel
verschillende culturen, ook voor verschillende talen. En we zien dat wat er
gebeurd is op bijvoorbeeld VGC-niveau enkel voor de Nederlandstalige
community is.
Het feit dat BARN zo hard oproept om een algemeen globaal plan, en dat we
echt al die verschillende bevoegdheden samenpakken – daar zijn nog heel wat
Page 87 sur 87 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/09/2025
stappen te zetten. Maar heel goed dat u Bloomberg mee naar de artiesten loodst.
Dank u.
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaine séance
Volgende zitting
Vendredi 10 octobre 2025
- à partir de 14h : sections ordinaires.
Lundi 13 octobre 2025
- à partir de 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 19h45.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 19u45.
📄 2025-09-08 scrape
City Council Meeting — 2025-09-08
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 8 septembre 2025
Openbare vergadering van maandag 8 septembrer 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h07 sous la présidence de M. Alain
Courtois, président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u07 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, voorzitter.
Excusées – Verontschuldigden : Mmes Bakri, Jellab, De Marte et Chaufoureau.
M. le Président.- Conformément à l'article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 23/06/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
23/06/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 144 à 146 et 155 à
157 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 04/09/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 144 tot 146
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en 155 tot 157, vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 04/09/2025.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 141 à 143,
147 à 154, 158 et 159 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
04/09/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 141 tot 143, 147 tot 154, 158 en 159 vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 04/09/2025.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications - Mededelingen
M. le Président.- Mme Ayse MALCIKAN, conseillère communale, informe le
Conseil communal qu'elle siégera dès ce jour comme indépendante.
Mevr. Ayse MALCIKAN, Gemeenteraadslid, stelt de Raad in kennis dat vanaf
heden ze in de Gemeenteraad als onafhankelijk zal zetelen.
Pris acte
Akte genomen
Communication de décisions prises par l'autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
M. le Président.- J’informe les membres du Conseil communal de la lettre
ministérielle du 26/08/2025 approuvant le budget 2025 adopté par le Conseil
communal en sa séance du 23/06/2025.
Ik stel de leden van de Gemeenteraad in kennis van de ministeriële brief van
26/08/2025 houdende de goedkeuring van de begroting 2025 van de Stad
aangenomen door de Gemeenteraad in zitting van 23/06/2025.
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Pris acte
Akte genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance du rapport annuel 2024 de l'asbl SoBru.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van het
jaarverslag 2024 van de vzw SoBru.
Pris pour information
Kennis genomen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance des comptes et du rapport annuel 2024 de l'asbl Bains de
Bruxelles.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
rekeningen en het jaarverslag 2024 van de vzw Brusselse Zwem-en
Badinrichtingen.
Pris pour information
Kennis genomen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
Dhr. Voorzitter nodigt de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in
de rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van de
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volgende verenigingen :
- Interpôle asbl, au 31/12/2024, Interpôle vzw, op 31/12/2024 ;
- PROSPORT Bruxelles-Brussel vzw, au 31/12/2024, PROSPORT Bruxelles-
Brussel asbl, op 31/12/2024 ;
- Théâtre Royal du Parc Fondation d'utilité publique, au 30/06/2024, Théâtre
Royal du Parc Stichting van openbaar nut, op 30/06/2024 ;
- SOBRU asbl, au 31/12/2024, SOBRU vzw, op 31/12/2024 ;
- Peymey Diffusion en abrégé P.M. asbl, au 31/12/2024, Peymey Diffusion en
abrégé P.M. vzw, op 31/12/2024 ;
- Bains de Bruxelles asbl, au 31/12/2024, Brusselse Zwem- en Badinrichtigen
vzw, op 31/12/2024 ;
- Rizome Bxl asbl, au 31/12/2024, "Rizome Bxl" vzw, op 31/12/2024 ;
- Entraide Bruxelles asbl, au 31/12/2024, "Entraide Bruxelles" vzw, op
31/12/2024 ;
- L'Architecture qui Dégenre asbl, au 31/12/2024, L'architecture qui dégenre
vzw, op 31/12/2024 ;
- Bruxelles Enseignement asbl, au 31/12/2024, "Bruxelles Enseignement" vzw,
op 31/12/2024 ;
- Rock the City! asbl, au 31/12/2024, Rock the City! vzw, op 31/12/2024 ;
- Transit asbl, au 31/12/2024, Transit vzw, op 31/12/2024 ;
- "Onderwijs Brussel" asbl, au 31/12/2024, Onderwijs Brussel vzw, op
31/12/2024 ;
- Riches-Claires asbl, au 31/12/2024, Rijkeklaren vzw, op 31/12/2024 ;
- Parc des Expositions de Bruxelles, au 30/06/2023 et 30/06/2024,
Tentoonstellingspark van Brussel, op 30/06/2023 en 30/06/2024 ;
- Les Cuisines Bruxelloises association de droit public, au 31/12/2024, De
Brusselse keukens publiekrechtelijke vereniging, op 31/12/2024 ;
- La Montagne Magique, Théâtre des Jeunes de la Ville de Bruxelles asbl, au
31/12/2024, "La Montagne magique, Théâtre des jeunes de la Ville de
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Bruxelles" vzw, op 31/12/2024 ;
- Le Renouveau du Quartier Grand-Place en abrégé R.Q.G.P. asbl, aux
31/12/2023 et 31/12/2024, "Le Renouveau du Quartier Grand Place" in afgekort
R.Q.G.P. vzw, op 31/12/2023 en 31/12/2024 ;
- Brussels Major Events, en abrégé BME asbl, au 31/12/2024, Brussels Major
Events, in afgekort BME vzw, op 31/12/2024 ;
- Entreprendre Bruxelles asbl, au 31/12/2024, Ondernemen Brussel vzw, op
31/12/2024 ;
- Centre Bruxellois de la Mode et du Design asbl, au 31/12/2024, Brussels
Centrum voor Mode en Design vzw, op 31/12/2024 ;
- Brufête asbl, au 31/12/2024, Brufeest vzw, op 31/12/2024 ;
- Centre Culturel Bruegel asbl, au 31/12/2024, "Centre Culturel Bruegel" vzw,
op 31/12/2024 ;
- Quartier Saint-Jacques asbl, au 31/12/2024, Sint Jacobswijk vzw, op
31/12/2024 ;
- Jazz Projects asbl, au 30/06/2024, Jazz Projects vzw, op 30/06/2024 ;
- La Mission Locale pour l'Emploi de Bruxelles Ville asbl, au 31/12/2024, "La
mission locale pour l'Emploi de Bruxelles Ville" vzw, op 31/12/2024 ;
- Royal Aera Excelsior de Bruxelles (R.A.E.B.) asbl, au 30/06/2024, Royal Aera
Excelsior de Bruxelles (R.A.E.B.) vzw, op 30/06/2024 ;
- Brussels Basketball asbl, au 31/12/2024, Brussels Basketball vzw, op
31/12/2024 ;
- Habitat et Rénovation asbl, au 31/12/2024, "Habitat et Rénovation" vzw, op
31/12/2024 ;
- Maison du Spectacle La Bellone asbl, au 31/12/2024, "Maison du Spectacle La
Bellone" vzw, op 31/12/2024 ;
Brulabo scrl, au 31/12/2024, Brulabo cvba, op 31/12/2024 ;
- Bruxelles Musées Expositions asbl, au 31/12/2024 ;
- Centre culturel de Bruxelles Nord - Maison de la création, au 31/12/2024,
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"Centre culturel de Bruxelles Nord - Maison de la création", op 31/12/2024 ;
- Centre Culturel Maghrébin - Espace Magh asbl, au 31/12/2024, "Centre
Culturel Maghrébin - Espace Magh" vzw, op 31/12/2024 ;
- Les Brigittines asbl, au 31/12/2024, "Les Brigittines" vzw, op 31/12/2024.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales - Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Interpellation citoyenne – Burgerinterpellatie
Demande d'interpellation introduite par Mme Stephanie RICHANI
relative aux manifestations pacifiques devant la Bourse
Mme Richani.- Merci, Monsieur le Président. Chers membres du Collège,
nous, citoyens et citoyennes, interpellons le Conseil communal pour demander
des explications concernant le harcèlement policier envers les militants et
militantes pour la libération de la Palestine et contre le génocide.
Depuis plusieurs mois, des rassemblements quotidiens ont lieu devant la
Bourse. Il s'agit d'une initiative citoyenne qui rassemble des personnes
indignées par le génocide commis par le régime israélien à l'encontre du peuple
palestinien. Ces mobilisations, qui ont repris avec force après la violation du
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cessez-le-feu par Israël à la mi-mars 2025, visent à dénoncer le génocide en
cours, la complicité de la Belgique et de l'Union européenne dans ce génocide et
la colonisation sioniste, et à exiger la libération de la Palestine.
Ces manifestations pacifiques, qui rassemblent souvent des familles avec de
jeunes enfants, sont la cible d'un harcèlement policier croissant en fréquence et
en intensité :
- arrestations arbitraires et non motivées : il arrive que des personnes passent
plusieurs heures en garde à vue sans savoir pour quelle raison et sans recevoir le
moindre document ;
- usage de la technique de la nasse, alors qu'une décision récente du tribunal de
première instance de Bruxelles en a interdit l'usage lors des manifestations ;
- usage régulier de gaz lacrymogène, même envers de jeunes enfants, dont un
bébé de 7 mois ;
- violences physiques, verbales et psychologiques ;
- intimidation : plusieurs personnes ont été menacées d'être arrêtées si elles
revenaient à la Bourse ;
- insultes sexistes et racistes.
Tout cela est régulièrement dénoncé par les collectifs et les personnes présentes
sur place.
Les rassemblements quotidiens à la Bourse ne constituent pas une atteinte à la
sécurité nationale ou à l'ordre public. Les restrictions imposées et les violences
infligées sont abusives et portent atteinte aux libertés fondamentales telles que
le droit à manifester et à l'intégrité des personnes.
En l'occurrence, c'est la police qui provoque le trouble en empêchant la liberté
d'expression, en agressant et en insultant les personnes réunies pacifiquement
pour dénoncer un génocide. La responsabilité de la Ville de Bruxelles dans ces
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attaques aux libertés fondamentales est manifeste. Nous avons donc plusieurs
questions à adresser au Collège.
Est-ce que ces rassemblements font l'objet d'une interdiction officielle ? Si oui,
est-ce qu'un acte administratif a été publié ? Quel est-il ? Comment pouvons-
nous le consulter ?
Est-ce que ces rassemblements font l'objet d'instructions spécifiques, entre
autres concernant l'usage de la force et la privation de liberté ? Le cas échéant,
est-ce qu'un acte administratif a été publié ? Quel est-il ? Comment pouvons-
nous le consulter ?
Est-ce que le port de signes de solidarité avec le peuple palestinien (keffieh,
drapeau, etc.) fait l'objet d'une interdiction ? Si c'est le cas, est-ce qu'un acte
administratif a été publié ? Quel est-il ? Comment pouvons-nous le consulter ?
Nous vous posons la question, car il arrive régulièrement que des policiers de la
zone interdisent le port du keffieh ou même de pin’s à l'effigie du drapeau
palestinien. Lorsqu'ils sont interrogés sur la base légale de cette interdiction, les
policiers invoquent un protocole, mais sans fournir de référence précise à un
texte de loi ou un arrêté communal spécifique. Certains policiers ont affirmé
qu'il s'agissait d'une consigne venant directement du bourgmestre.
Des enquêtes disciplinaires ont-elles été ouvertes suite à ces nombreux
incidents ? Avez-vous prévu de sanctionner les policiers et les policières
responsables des violences commises à l'égard des manifestants ?
Je vous remercie pour vos réponses.
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M. le Bourgmestre.- Madame Richani, le droit de manifester pacifiquement est
un droit fondamental dans une société démocratique. Il fait partie des
fondements de la liberté d'expression et de ce que nous considérons comme
essentiel dans notre vivre ensemble. À Bruxelles, ville ouverte et capitale
internationale, ce droit a une valeur particulière. Il permet à chacun d'exprimer
sa voix, ses préoccupations, ses colères et ses solidarités.
Nos forces de police gèrent plus de 1.200 manifestations par an, soit plus de 3
par jour. Depuis octobre 2023, plus de 500 manifestations liées à la situation en
Palestine ont eu lieu dans notre ville. Cela témoigne de l'émotion et de
l'engagement que ce drame suscite ici aussi auprès de nombreux citoyens. La
grande majorité de ces rassemblements, qui ont lieu sur la place de Brouckère,
sur la place de l'Albertine ou encore à la gare Centrale, se sont déroulés dans le
respect des règles, en dialogue avec la police, et ont permis à des milliers de
personnes de manifester leur solidarité de manière pacifique et visible. J'en veux
pour preuve le fait que, hier encore, plus de 70.000 personnes ont défilé sans
aucun incident dans tout Bruxelles.
Nous saluons les nombreuses organisations qui, dans ce cadre, collaborent
activement avec les autorités en introduisant une demande d'autorisation et en
maintenant le dialogue pour garantir la sécurité de toutes et tous.
Nous devons aussi être clairs. La Ville de Bruxelles défend le droit de
manifester, pour toutes les causes, mais ce droit s'accompagne toujours d'une
responsabilité collective : respecter les règles qui permettent à la manifestation
de se tenir sans mettre en danger les passants, les habitants, les commerçants et
les autres activités qui se déroulent simultanément dans l'espace public.
Page 10 sur 83 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 08/09/2025
Les faits parlent d'eux-mêmes : entre le 12 avril et le 24 août, ces
rassemblements devant la Bourse ont donné lieu à 32 incidents, allant de
violences et menaces envers des passants ou des clients d'établissements horeca
jusqu'à des bagarres entre manifestants eux-mêmes dont, le 24 août, un incident
au couteau. Ces dérives, même si elles ne concernent qu'une petite partie des
participants, mettent en péril la sécurité et abîment l'image d'un mouvement qui
se revendique pacifique.
Notre rôle est aussi d'assurer un équilibre et de protéger le droit de manifester, y
compris pour une cause aussi légitime et sensible que la solidarité avec le
peuple palestinien, tout en garantissant la sécurité et la liberté de tous les autres
usagers de l'espace public. Nous continuerons à défendre le droit de manifester,
mais nous continuerons aussi à exiger que ce droit s'exerce dans le respect du
cadre légal et du bien-être collectif. C'est la seule manière de faire vivre
ensemble la liberté d'expression, la solidarité et la sécurité dans notre ville.
Je vous remercie.
Mme Richani.- Pour commencer, on regrette que vous n'ayez pas répondu
directement à nos questions, surtout sur l'interdiction officielle et la violence
policière. Que des manifestations, qui sont des droits fondamentaux, soient
autorisées ou non ne justifie en rien l’usage d’une violence disproportionnée. Ce
sont les autorités qui ont la responsabilité de garantir leur déroulement
pacifique, ce qui n'est pas le cas.
Ces rassemblements ont posé problème uniquement lorsqu'il y a eu des
provocations extérieures. La majorité des violences et abus de la police se sont
produits alors que les rassemblements se tenaient dans le plus grand calme. Peu
importe la justification de la sécurité, la violence policière contre des
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manifestants pacifiques enfreint les droits fondamentaux, et cela ne doit pas être
accepté, peu importe les circonstances.
Quant à l'agression que vous avez mentionnée, elle s’est produite en dehors du
cadre d’une manifestation paisible qui s'était bien déroulée. L’invoquer ne peut
servir de justification aux violences policières. Comme vous l'avez dit, il y a eu
500 manifestations organisées ces deux dernières années et un incident isolé ne
signifie pas que tous les manifestants doivent être condamnés.
M. Bauwens.- J'ai introduit, avant midi, une question d'actualité faisant suite à
un article de presse concernant les marchés publics conclus avec des firmes
israéliennes par la zone de police de Bruxelles, notamment. Elle a été refusée
avec pour argument que j'ai envoyé en début de semaine une question écrite sur
le même sujet, ce qui est exact. Toutefois, ma question d'actualité fait écho à un
article de presse récent paru dans Le Soir. Je ne comprends pas pourquoi ma
question d'actualité a été refusée.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Bauwens, l'idée était de vous laisser poser votre
question, mais je n'avais pas le temps, en une après-midi, de vérifier tous les
marchés. Il est normal que vous posiez cette question, mais on ne pouvait pas
matériellement y répondre. Il y a quelques programmes informatiques. Je ne
pouvais pas préparer de réponse, en une après-midi, à une question
extrêmement large sur l'ensemble des marchés et les éventuelles connexions
avec d’autres sociétés.
J'ai donc suggéré qu'on la pose au prochain Conseil pour que je puisse y
répondre de façon étayée, s’agissant d’une question très technique. On va
évidemment répondre à votre question. On l’a reçue à midi. Il est difficile, pour
une question aussi complexe, de préparer une réponse détaillée en trois ou
Page 12 sur 83 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 08/09/2025
quatre heures.
M. Bauwens.- Je comprends. C'est aussi pour cela que ma question d'actualité
n'était pas aussi détaillée. Je ne demandais pas une liste précise des contrats.
En revanche, j’ai introduit une question écrite où je pose des questions assez
explicites pour avoir des réponses très claires et pointues sur lesdits contrats. Il
n’y a aucun problème, je comprends que cela prenne du temps.
Dans la question d'actualité, je vous demande si vous avez connaissance de
l'existence de contrats, quel est votre planning et ce que vous prévoyez dans
l'avenir pour sortir de ces contrats. C'est la question que je pose.
Enfin, en lien avec la motion que le Conseil a votée avant les élections sur le
boycott, quel type de monitoring prévoyez-vous ? Je ne demande pas de réponse
précise aujourd'hui, mais je pose la question : est-ce que ces marchés existent ?
Est-ce qu'à la commune, il y a déjà eu une discussion pour en sortir et les
prévenir ? J'attends avec impatience la réponse écrite.
M. le Président.- On vous a compris. Le bourgmestre suggère que ce soit traité
le 22 septembre.
M. Maimouni.- Comment se fait-il que le débat ait été délibérément censuré
lors du dernier Conseil communal, et en vertu de quoi ?
M. le Président.- Ce n'est pas clair. Un boycott du procès-verbal du Conseil
communal n'est pas possible. Vous l'avez approuvé. Parlez-vous d’un boycott
des images prises par les caméras ?
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M. Maimouni.- Le Conseil communal est filmé, c'est une séance publique. Il
est filmé du début à la fin, jusqu'à l’ouverture du Comité secret. Lors du débat
houleux qui a eu lieu entre vous, moi-même et M. Ben Abdelmoumen, cette
séquence a été coupée et les vidéos ont repris juste après. Je voudrais savoir
pourquoi vous avez décidé de couper dans l’enregistrement d’une séance
publique.
M. le Président.- Je vous remercie pour votre question. Je vais vous répondre,
parce qu'il n'y a aucune intention malveillance que ce soit. Je vous donne la
réponse de l'administration.
Pour le streaming du 23 juin, l'enregistrement a été interrompu suite à un
problème technique. On a dû couper les micros parce que le débat partait en
vrille. Et en coupant les micros, on a coupé le streaming. Sur le site internet, il
n'y a que la première partie. Voilà l'explication technique, Monsieur Maimouni,
et je n'en ai pas d'autre. Il n'y a aucune intention malveillante de qui que ce soit.
M. Maimouni.- J'ai parlé au téléphone avec le service technique. Il me dit qu'il
est en possession du streaming et des bandes passantes du début à la fin. Peut-
on l’uploader à nouveau sur le site de la Ville de Bruxelles et sur le lien
Facebook ?
M. le Président.- On va vérifier.
M. Maimouni.- J'ai introduit dans les délais impartis une proposition de motion
où je demande, en solidarité avec le peuple gazaoui, de hisser le drapeau
palestinien tel que cela a été fait dans plusieurs communes comme Anderlecht,
Schaerbeek, Jette et Molenbeek.
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La réponse a été : « Votre projet de motion (inaudible), car son objet ne relève
pas de la compétence communale au sens de l'article 117 de la nouvelle loi
communale. » Pouvez-vous m'expliquer pourquoi, il y a quelques mois ou un
an, en campagne électorale, on a voté pour hisser le drapeau pour la paix, le
drapeau LGBT ou encore le drapeau ukrainien ? Visiblement, pour certaines
personnes, le sort des Ukrainiens est beaucoup plus sensible que celui des
Palestiniens. On a voté pour hisser les couleurs des Ouïghours. En réalité, il
s’agissait ni plus ni moins de mettre le PTB dans l'embarras parce qu'on sait
royalement, de vous à moi, que vous vous moquez du sort des Ouïghours. Vous
vous en moquez complètement, Monsieur Close.
D'ailleurs, Monsieur Close, j'attire votre attention sur le fait que, visiblement,
vous avez trouvé une nouvelle vocation d'influenceur. J'ai pu parcourir votre
réseau social, Facebook et autres, où je n'ai vu, bizarrement, aucune vidéo au
cours des douze derniers mois en soutien aux Gazaouis. C'est vraiment bizarre.
M. le Président.- Monsieur Maimouni, vous avez posé une question. Tenez-
vous à cette question et revenons au débat.
M. Maimouni.- Pourquoi dire que ce n'est pas une compétence communale ? Je
vous fais une démonstration empirique : on a traité le même sujet pour les
Palestiniens, la communauté LGBT, les Ouïghours, le drapeau de la paix.
Comment se fait-il qu'aujourd'hui, du jour au lendemain, ce ne soit plus une
compétence communale ? Qui d'autre que la commune a la compétence de
déterminer si, oui ou non, on hisse le drapeau palestinien ?
M. le Président.- J’entends que votre motion a été transformée en question
orale.
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M. Maimouni.- Le problème, Monsieur le Président, est qu’une question orale
ne permet pas aux autres partis concernés d'intervenir et de donner leur opinion.
Avec une question orale, vous censurez le débat démocratique.
Ce point sera traité au moment des questions orales.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 4 – Punt 4
M. Hellings.- Il s'agit de l'adhésion du CPAS d'Auderghem aux Cuisines
bruxelloises. Je m'adresse plutôt à la présidente des Cuisines. C'est un élément
important, puisque c'est un CPAS supplémentaire qui rejoint l'association des
CPAS, des communes et des hôpitaux publics de la Région bruxelloise pour
bénéficier d'un service, à savoir la fourniture de repas. C'est important de voir
qu'une commune et un pouvoir public supplémentaires rejoignent la dynamique
publique des Cuisines bruxelloises, puisque ces CPAS et maisons de repos ne
trouvent pas un tel service sur le marché privé.
À l'heure où le partenaire libéral de ce Collège privatise à tout-va des banques
publiques ou d'autres structures, il est intéressant de voir qu'une commune
rejoint la structure publique pour enfin faire bénéficier ses résidents en maison
de repos de repas de bonne qualité, équilibrés et bon marché. C'est ce que
Molenbeek a fait dans le passé, c'est ce que Jette a fait, c'est ce qu'Evere a fait et
c'est ce qu’Ixelles a fait.
Page 16 sur 83 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 08/09/2025
Il est important de soutenir cet outil public que sont les Cuisines bruxelloises
pour continuer d’offrir ces repas. C'est aussi une façon de durabiliser les repas,
ce que le privé ne ferait pas. Aujourd'hui, si toutes les crèches de la Ville de
Bruxelles bénéficient de légumes et de fruits frais, c'est parce que les pouvoirs
publics avaient l'outil en main, les Cuisines bruxelloises, pour durabiliser le
dispositif. Le privé ne le fera pas. Si Ixelles a rejoint les Cuisines bruxelloises,
c'est parce que par marché public, il n'obtenait pas le service durabilisé de repas
scolaires bio dans ses écoles. En rejoignant les Cuisines bruxelloises il y a deux
ans, Ixelles bénéficie, dans ses écoles, de repas bio.
Tout cela pour vous dire, cher Collège, que nous sommes ce que l'on mange. Il
faut continuer à manger sain et équilibré, et les Cuisines le permettent. On
votera avec enthousiasme le point 4 qui vise à faire adhérer le CPAS de la
commune d'Auderghem aux Cuisines bruxelloises.
Point 17 – Punt 17
M. Hellings.- Il s'agit du subside fédéral qui est transféré à la Ville de Bruxelles,
qui ensuite le transfère à Transit. Est-ce bel et bien pour le financement du
centre de consommation à moindre risque ?
M. le Bourgmestre.- Non. Depuis maintenant une vingtaine d'années, il n'y a
que la Ville qui subventionne Transit via son contrat de sécurité. Maintenant,
tout le monde touche une subvention du fédéral. On est une espèce de boîte aux
lettres. La Ville sert de banque à Transit. Il s’agit ici de l'activité historique de
Transit (hébergement, encadrement) à la rue Stephenson. La partie salle de
consommation à moindre risque est financée par la Ville, le CPAS et la Région
bruxelloise. Il s’agit en l’espèce du subside structurel aux activités historiques
de Transit.
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M. Hellings, échevin.- Envisagez-vous de continuer à financer Transit pour le
centre de consommation à moindre risque ?
M. le Bourgmestre.- Cela figure dans notre raccord de majorité.
M. Hellings.- Très bien. Il est bon de savoir que le partenaire libéral continuera
de soutenir ce centre essentiel pour la sécurité des usagers, mais aussi des
riverains.
Point 18 – Punt 18
M. Hellings.- Après les fleurs, le pot... C'est à propos du Théâtre américain. Il
s'agit de la convention entre la Flandre et la Ville de Bruxelles. C'est un projet
intéressant que nous avons soutenu lorsque nous étions partenaires de majorité.
J'ai une simple question à vous poser : est-ce qu'il y a eu un deal, à l’époque,
entre le ministre-président flamand et vous-même concernant le Théâtre
américain (qui sera géré à terme par la Flandre avec un projet culturel
intéressant) et l'élargissement du ring de Bruxelles ?
M. le Bourgmestre.- Non, ces deux dossiers n’étaient pas liés. On a parlé du
ring avec le gouvernement flamand, je ne voudrais pas qu'on se méprenne. J'ai
parlé de plein de dossiers avec M. Jambon à l'époque, mais ils ne sont pas liés.
S’agissant du débat sur le ring, on a conclu un énorme accord avec la
Werkvennootschap également, qui gère le dossier, mais cela n'a rien à voir avec
le Théâtre américain.
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Point 5 à 12 – Punten 5 tot 12
Mevrouw Stoops.- Deze punten gaan allemaal over bewakingsactiviteiten van
open airs in de Stad Brussel. ’t Is goed dat onze Stad leeft, het is een evidentie
dat er bewaking is, maar bij deze punten zie je wel drie keer Hangar, vier keer
BOAF terugkomen. Die hebben, als ik het goed weet, mooie chiffres d’affaires.
Een vraag is: betalen zij huur aan de stad? Est-ce qu'il y a un loyer ? En ook
doet dat mij de vraag stellen op welke manier de Stad garanties of
mogelijkheden geeft.
Paient-ils un loyer ?
Afin de garantir que l'attribution des dates et des emplacements se fasse sur la
base de critères objectifs et soit ouverte aux représentants d'associations affiliées
et non affiliées à la Brussels by Night Federation. envisagez-vous de créer un
outil pour que les organisateurs indépendants puissent facilement consulter
l'ensemble des appels à projets, dispositifs et calendriers d'occupation de
l'espace public ?
Est-ce que vous envisagez, pour maintenir un équilibre entre les commerciaux
et les indépendants, la création d'une commission pluraliste et indépendante
chargée de superviser l'attribution de ces subsides et des autorisations ?
M. le Bourgmestre.- Je veux vraiment remercier toutes ces organisations qui,
tout l'été, ont fait vibrer la jeunesse bruxelloise. C'était vraiment fantastique
partout ! Tous ceux qui ont eu l'occasion d'aller dans ces open airs ont pu voir ce
qu'était Bruxelles. Un grand merci à la Fédération de la nuit qui s'est créée
pendant la crise du Covid et qui essaie de fédérer les gens autour de cette
initiative.
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Il ne faut pas obligatoirement être membre de la Fédération de la nuit pour
postuler. N'importe qui peut demander un open air, un espace. Un comité de
gestion, qui existe depuis plus de 25 ans à la Ville, étudie chaque demande.
Dans le cas du Festival Open Air, avec six open airs en même temps, une
sélection a été faite. Pour la première fois, il y a eu un événement open air de
tendance latino. Il a connu un succès incroyable à de Brouckère et a montré une
diversité culturelle vraiment fantastique.
Il n'y a pas de distinction entre indépendants et commerciaux. Je trouve que
c'est une appellation un peu bizarre pour des collectifs qui essaient de faire vivre
la Ville. Le vrai problème, Madame la Conseillère, ce sont les dix-huit autres
communes. La Ville de Bruxelles mène une politique très attractive et très
ouverte par rapport aux open airs et j'essaie de convaincre mes collègues de
faire la même chose. Je dois dire qu'à Saint-Gilles, cela commence à prendre,
mais n'hésitez pas, dans les communes où votre parti est représenté, à ouvrir les
portes, car la jeunesse est en demande d’événements.
Je pense que c’est gérable quand cela s'arrête à 22 ou 23h. Ce n'est pas toujours
au même endroit. Vous avez raison, il y a de plus en plus de demandes, mais la
ville ne peut pas tout absorber.
On essaie de trouver un juste équilibre. Je vous encourage à prendre votre bâton
de pèlerin de députée régionale pour essayer de convaincre, par exemple
Bruxelles Environnement, d'accepter dans les parcs un peu plus d'événements.
Pour l'instant, beaucoup de choses sont refusées, certaines sont acceptées. On
essaie de travailler avec eux en bonne intelligence. Il y a quelques endroits dans
d'autres communes bruxelloises où il serait intéressant d'offrir à la jeunesse des
lieux récréatifs. C'est cela qui fait la dynamique de notre commune.
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Pour le reste, tout est absolument transparent et tout le monde peut postuler à la
Ville de Bruxelles, mais il est vrai qu'on veille à un certain équilibre. On doit
d'abord remercier tous ces collectifs d'avoir animé autant la ville tout cet été.
Mevrouw Stoops.- Ik denk wel dat het evenwicht een beetje zoek is en
natuurlijk zijn er andere Gemeentes, maar wij hebben ook een speciale
Gemeente. Wij hebben Haren, we hebben Neder-Over-Heembeek, wij hebben
ook wel echt nog ruimte om het een klein beetje te verdelen. Want effectief,
sinds dat wij niet meer in het bestuur zijn, is het toch een beetje openbaar voor
de open airs... Ik ben blij dat de Stad leeft, absoluut, maar als het heel vaak
dezelfde punten zijn, dezelfde mensen die er ook last van hebben… maar dat
was mijn vraag niet. Mijn vraag was: hoe kunnen andere organisaties beter op
de hoogte gebracht worden van de criteria, van de subsidies: omdat je het
gemakkelijker op je radar hebt als je geassocieerd bent, als je dezelfde mensen
in de raden van bestuur hebt… Dus het gaat echt over hoe we het nog meer
kunnen opentrekken zodat we een heel breed en gebalanceerd aanbod hebben
zoals u ook wenst, en dat weet ik zeker.
Point 22 – Punt 22
Mevrouw Stoops.- Pixar en Frida Kahlo, op zich hebben zij weinig te maken
met de Stad Brussel, ze worden wel overspoeld door toeristen. Ik heb ook
gehoord, meneer de Burgemeester, dat u het ook absurd vindt om te zien
hoeveel mensen daarnaartoe komen. Het heeft echt wel een heel groot succes,
dus dat wil ik zeker niet in vraag stellen. Maar als ik lees wat wij nu moeten
goedkeuren, vroeg ik mij gewoon af – en het spijt mij dat ik het niet in de
secties heb kunnen doen, maar ik was niet aanwezig – maar daar staat dat er
1.500 gratis kaartjes worden gegeven aan de Stad Brussel. Ik zag echter niets
van huurgelden. Is dat alles? Of wat is de overeenkomst met Pixar en Frida
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Kahlo (die hebben maar 500 ticketjes te geven aan de Stad Brussel). Ik zie er
niets verder over in de documenten die we kunnen bekijken. Die expo’s werken
als zot en ik vroeg mij af of de Stad daar ook voor een deel van kan profiteren.
Moeten zij huur betalen; hoe zit dat?
M. le Bourgmestre.- Cette convention porte sur l'exonération visant les
candélabres. Ils ne paient pas de taxes. On pose les bâches sur les poteaux de
signalisation, les poteaux d'éclairage au bord des routes. Pour le reste, ils paient
la location et le reste à Bruxelles Expo.
Il faut reconnaître que cela a été un succès magnifique, avec plus de 300.000
entrées et 40 % des visiteurs qui venaient de l'étranger. C'est un succès
incroyable. Ce ne sont pas des subsides, mais une exonération sur l'affichage,
comme nous le faisons pour les salles de concert. Nous avons supprimé la taxe
sur les concerts il y a une dizaine d'années. Il y a aussi les bénéfices générés par
les concerts. Cela nous permet d'attirer de grandes expositions qui ont un succès
formidable et qui donnent une dynamique très positive à Bruxelles. Je vous
remercie.
Mevrouw Stoops.- Als het effectief gaat over de reclame daarvan in de
openbare ruimte, dat die ingewisseld wordt tegen 1.500 gratis ticketjes die jullie
kunnen verdelen onder de mensen die voor de Stad werken; tot daaraan toe. Ik
ben blij dat ik weet dat er ook nog een andere conventie is die dan huur en
andere zaken opbrengt. Dus ja, we volgen mee op.
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Point 26 – Punt 26
Mevrouw Stoops.- Fame. Als feministe weet ik dat er heel veel organisaties
bottom-up al heel veel mooie dingen doen en de Stad is met Fame begonnen om
geld te stoppen in een nieuw platform dat ze met les Riches-Claires eigenlijk
uitvoeren. Die keuze had toen ook kunnen zijn om de bottom-up initiatieven te
verenigen en zo te ondersteunen. Maar die keuze is gemaakt, daar ga ik mij nu
niet te veel vragen over stellen – maar die keuze had anders kunnen zijn. Ik ga
het niet over die keuze hebben, maar het gaat nu over toch 106.000 euro die wij
extra geven aan Riches-Claires om dit project te doen, terwijl wij eigenlijk in
een lopend jaar 300.000 euro besparen op lopende beloftes aan de KVS. Dat
zijn grote bedragen, ik vroeg mij af of u dat bedrag een klein beetje meer kon
duiden, vooral over hoelang dat gaat lopen, want dat zijn projectmiddelen – of
wordt daarnaar gekeken hoe de Riches-Claires dat in zijn lopende zaken kan
oppakken? Hoe bent u van plan om verder te gaan met dit project? Dankjewel.
Mevrouw Houba, schepen.- Ik ben niet perfect tweetalig, maar ik zal het in het
Nederlands proberen. Wat Fame betreft; dat is een festival rond kunst van de
minoriteiten De bedoeling was om een plaats te geven in de agenda van de stad
Brussel voor levende kunst, omdat er voor de rest er al veel andere evenementen
bestaan zoals Pink Screens, Journées du Matrimoine enz. Hier was het echt een
initiatief van de Riches-Claires, maar in samenwerking met veel andere
culturele plekken. De bedoeling is een evenement in de hele S tad te hebben
gedurende een tiental dagen. Voor de budgettaire vraag: hier had het festival al
een kleine subsidie gekregen voor het jaar. We waren bezig met de
begrotingsonderhandelingen. Dit is een toevoeging. In totaal krijgt het festival
dit jaar minder dan vorig jaar omdat iedereen... Ja, u kent de budgettaire
toestand in de Stad. Is dat duidelijk voor u?
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Mevrouw Stoops.- Ja, nu ben ik wel heel benieuwd naar hoeveel ze in totaal
krijgen natuurlijk, want ik dacht dat dit, die 106.000, het budget was voor Fame;
dan hebben ze veel meer. Dat ten eerste. Voor het overige blijf ik een feministe
– en feministen zijn ook voor de 99 % feminist: het gaat niet alleen over
vrouwen, het gaat inderdaad over andere minderheden, dus ik ben blij dat dit
gebeurt. Ik vraag mij soms wel af hoe die keuzes gemaakt worden, en zeker ook
hoe structureel. Als zoiets zo structureel blijft – want het is het derde of het
vierde jaar al, als ik mij niet vergishoe zit het dan met de grotere pot van
subsidiekrijgers als Franstalige theaters t.a.v. het Nederlandstalig theater, dat
ook heel hard heeft moeten inleveren? Dat was mijn pleidooi eigenlijk. Hoeveel
krijgen ze dan alles samen?
Mevrouw Houba, schepen.- In totaal voor dit jaar heeft Fame 255.000 euro
gekregen.
Point 15 – Punt 15
M. Temiz.- N'ayant pas été présent en section, Monsieur le Bourgmestre, j'ai
quelques questions concernant ce point. Quel type de mesures judiciaires sont
concernées par ce point ?
La convention couvre combien d'années ? Est-ce qu’elle est renouvelable
chaque année ?
Combien de personnes seront engagées ? Quelle est la part de la Ville et celle de
l'État fédéral prises en considération par ce subventionnement ?
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, SEMJA veut dire Service
d'encadrement des mesures judiciaires alternatives. C'est une vraie demande du
procureur du Roi, que toutes les communes s'en dotent. On est en train de
travailler avec nos collègues des autres communes pour booster ce service, car
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les mesures judiciaires alternatives sont un bon moyen d’éviter les sanctions
trop lourdes susceptibles de désocialiser quelqu'un qui aurait commis une
infraction ou un délit.
Le SEMJA de Bruxelles traite plus ou moins 400 dossiers par an. Cette
convention court sur six mois. Elle est renouvelable et sera donc renouvelée
dans les six mois. Ce service est spécialisé dans les affaires plus complexes, les
récidivistes, les dossiers sociaux lourds. On a 45 lieux de prestation. Je ne les
connais pas par cœur. Dans les 20 SEMJA de la Région, 1.689 dossiers sont
attribués. Cela dit, on doit quand même signaler que 472 dossiers n'avaient pas
été attribués au 31/12. Vous savez qu'ils sont attribués par les maisons de justice.
On est en train de mettre en place un groupe de travail avec le procureur du Roi,
la Fédération Wallonie-Bruxelles - c'est d'elle que dépend la Maison de justice
de Bruxelles - et les communes pour booster l'effectivité de ces SEMJA afin
qu'ils puissent concerner plus de personnes et que les peines soient exécutées
plus rapidement.
M. Temiz.- Quel est le montant de la subvention ?
M. le Bourgmestre.- Je sais qu'il y a trois ETP qui y travaillent, mais je ne
connais pas le montant par cœur. Je vous le communiquerai par écrit.
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 43 – Punt 43
M. Hellings.- Il est proposé de renommer l’École fondamentale du canal
« École fondamentale Rosa Parks ». C'est une excellente idée. C'est un bel
hommage qu'on rend à une militante des droits humains et des droits des
minorités en particulier.
Est-ce que ce changement de nom est le résultat d'un processus participatif qui a
impliqué le personnel et les enfants, mais aussi les riverains et les associations
de quartier ? Je pense à Chicago back. Si oui, est-ce qu'il est prévu, dans le
projet pédagogique de l'école, d’intégrer des formations ou un processus de
participation interne pour faire comprendre aux enfants de cette école
importante dans un quartier populaire de Bruxelles qui était Rosa Parks ?
Mme Hariche, échevine.- En effet, cela a fait l'objet d'une longue réflexion et
de propositions de la part de l'équipe pédagogique qui a émis le souhait et a
même déjà commencé d’utiliser, pédagogiquement parlant, le nom de
l'établissement. Et cela continuera, bien entendu. Par contre, il n'y a pas eu de
consultation des associations. On estimait que c'était plutôt lié à la vie de l'école
et on était ravis de voir cette proposition nous arriver.
M. Hellings.- Nous voterons le point.
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Point 44 – Punt 44
Mme Vermeire.- Je suis très contente de lire ce point concernant
l’aménagement de plusieurs places pour vélos, trottinettes, etc. Dans les
documents, on ne sait pas de quelle école il s’agit.
Mme Hariche, échevine.- Il s'agit de plusieurs écoles : La Clé des Champs, la
maternelle Magnolia, la maternelle Reine Astrid, Koningin Astrid
Kleuterschool, Shirin Ebadi et Kakelbont.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 50 – Punt 50
M. Benzaouia.- Merci, Monsieur le Président. Je voulais savoir ce qu'il en était
du pourcentage de logements sociaux prévus par les règles et que l'abrogation
du PPAS va faire sauter. Qu'est-ce que la Ville a à nous dire sur ce point ? Est-ce
qu'on aura un pourcentage de logements sociaux par après ou cela est-il tombé
dans les oubliettes ?
Mme Maes, échevine.- Merci, Monsieur le Conseiller, pour votre question.
L'abrogation du PPAS en soi ne règle pas le dossier des logements. Lors de la
commission de concertation, perspective.brussels a exprimé la volonté de
maintenir la réalisation d’au moins 30 % de logements sociaux et/ou
conventionnés au sein du périmètre du PPAS (abrogé ou voté). Cette ambition
sera relayée lors de l'instruction de chaque demande de permis dans le
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périmètre.
Pour ce faire, perspective.brussels suggère que 30 % du développement
résidentiel fassent l'objet d'un droit de préférence selon le principe de la cascade
accordé aux opérateurs immobiliers publics, au sens de l'article 2.4 du Code
bruxellois du logement, et aux opérateurs privés actifs dans le secteur du
logement à finalité sociale et disposant d'un agrément régional. Ces opérateurs
disposeront d'un délai de maximum six mois pour se porter acquéreur des
logements aux conditions proposées.
Ce délai débutera au moment où les permis nécessaires seront purgés de tout
recours. Si, dans le délai imparti, les conditions proposées ne conviennent à
aucun des opérateurs, les logements pourront être proposés à d'autres acquéreurs
à des conditions qui ne pourront jamais être inférieures à celles proposées
initialement. Cela est repris dans l'avis de la commission de concertation.
De plus, le Cobat modifié de 2024 instaure le principe d'un droit de préférence
de 30 % de logements à finalité sociale dans chaque projet de logement de plus
de 3.500 m² de superficie de plancher pour les opérateurs immobiliers publics.
Cela pourra compenser la perte de l'imposition réglementaire d'intégrer 30 % de
logements sociaux et/ou conventionnés à tout futur projet de développement.
M. Benzaouia.- Je ne peux que m'étonner, encore une fois. C’est
perspective.brussels qui semble conduire la gestion du logement, et non la Ville.
Or ce sont les élus qui défendent les intérêts de la population. Vous le dites dans
l’accord de majorité du Collège, mais dans les faits, vous ne le faites pas.
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Point 150 – Punt 150
Mevrouw Stoops.- De Harense paden. Het besluit van de Raad heeft betrekking
op de verbindingen die die paden allemaal moeten maken – het verwijderen van
de minder belangrijke. Op zich lijkt mij dat een heel goed idee. Ik hoor van
mensen uit Haren dat er op het huidige pad van de Keelbeek, dat langs de Ark
loopt, al auto’s oprijden en dat achter de Agora heel wat illegaal afval gedumpt
wordt. In de plannen zien we ook dat het pad tegenover de bibliotheek
bijvoorbeeld heel erg breed is, wat fantastisch is voor mensen met een beperkte
mobiliteit of voor jonge gezinnen met buggy’s. Het is heel goed dat die ruimte
gecreëerd wordt. De vrees leeft wel een beetje dat, als die paden zo breed zijn
zonder dat er de juiste bescherming is, auto’s er een gewoonte van gaan maken
om het ook te gebruiken en dat het tot overlast voor illegale stortplaatsen zou
kunnen leiden. Dus mijn vraag is: hoe ga je daarmee om in de plannen die
komen? Wordt dat al voorzien? Ook hoorde men iets waaien dat er op 15
september een burgertreffen was, maar daar vond men niet de juiste informatie
over. Mijn vraag daaromtrent: is dat een publiek event? Op welke manier bent u
van plan om dat dan nog beter kenbaar te maken, zodat men weet dat men
welkom is? Dank u.
Mevrouw Maes, schepen.- Het punt gaat hier wel over de atlas van wegen en
paden in Haren. Die wegen en paden in Haren maken essentieel deel uit van de
identiteit van Haren en moeten daarom ook gevaloriseerd worden, daarvoor
dient die atlas ook. Stuk voor stuk, zoals u zelf aangaf, proberen we die in ere te
herstellen waar het nodig is, of tenminste te onderhouden. Ik hoor uw
opmerking en we zullen dat zeker in het oog houden. Ik denk dat we, als er echt
problematische punten zijn, met kleine ingrepen ervoor kunnen zorgen dat ze
gebruikt worden door de mensen die ze moeten gebruiken en niet door
gemotoriseerd verkeer. Het klopt inderdaad dat er op 15 september – ik ga
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checken in mijn agenda om zeker te zijn – in GC De Linde een
informatiebijeenkomst is voor alle geïnteresseerde Harenaren en niet-Harenaren
over specifiek deze wegen en paden. Wij hebben dat normaal gezien gebust in
Haren, maar ik hoor uw opmerking en we zullen zo snel mogelijk kijken hoe dat
we nog breder kunnen verspreiden. Dank u wel.
Mevrouw Stoops.- Ik ben blij dat het op uw agenda staat, en dat het ook op de
agenda van de Harenaars zal staan.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 55 - Punt 55
Mevrouw Goyvaerts.- Een vraag over punt de aanbesteding over de installatie
van waterfonteinen en het leveren van verbruiksproducten. Het is niet helemaal
duidelijk over wat soort drankfonteinen en verbruiksproducten het gaat. Gaat
het over waterfonteinen met waterbidons? In de vorige legislatuur werd dit net
afgeschaft, aangezien het om wegwerpproducten gaat, drinkfonteinen met water
in bidons en bovendien duizenden plastieken wegwerpbekers… Tijdens de
vorige legislatuur werd in de plaats daarvan in alle gebouwen in de Stad
fonteinen op vaste plaatsen ingevoerd, aangesloten op de waterleiding. Er
werden bovendien tot twee keer toe drinkflessen uitgedeeld aan het personeel,
zodat wegwerpbekers vermeden kunnen worden. Vandaar mijn vragen: voorziet
deze aanbesteding bekers uit plastic voor eenmalig gebruik? Wat voor type
drinkfonteinen worden voorzien? Waar worden deze drinkfonteinen
geïnstalleerd en waarom werd hiervoor gekozen? Gelinkt daaraan, bijkomende
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vraag aan meneer Ceulemans, als schepen voor klimaat: in het klimaatplan
lezen we bij de strategische doelstellingen ‘zero-waste strategie bij alle
activiteiten van de Stad’ en dat de Stad er zich toe verbindt dat elke nieuwe
aanbesteding gericht moet zijn op een zero-waste beleid. Hoe past deze
aanbesteding binnen dat beleid? Dank u wel.
Mme Buggenhout.- Effectivement, c'est un marché public ayant pour objet la
location et l'entretien des fontaines à eau consommable dans les écoles. Quatre
opérateurs économiques ont été consultés. L'objectif est d'avoir des cartouches
au gaz, de relier ces fontaines à la conduite d'eau de ville et de distribuer de
l'eau fraîche et tempérée. Il n'y a pas de gobelets prévus ici, mais la hauteur des
dispositifs prévoit un espace pouvant accueillir des gourdes. L'objectif est
d'avoir des gourdes de minimum 25 cm de haut.
Mme Goyvaert.- Merci beaucoup pour votre réponse. Il est bon que la Ville
continue dans ce sens.
Point 154 – Punt 154
M. Bauwens.- Si j'ai bien compris, une procédure est lancée pour faire d'i-CITY
une ASBL. Dans la note, on évoque le fait d'instaurer un conseil
d'administration, etc. Est-ce que vous pouvez clarifier le statut à venir de cette
structure de la Ville ?
Mme Buggenhout, échevine.- I-CITY est une ASBL depuis le début. On ne
change absolument rien. Cela reste une ASBL qui compte un conseil
d'administration depuis de nombreuses années. La seule modification, c'est la
possibilité pour le président, actuellement l'échevine ou l'échevin de
l'informatique, de désigner un représentant. Cela ne signifie absolument pas que
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nous abandonnions tout contrôle sur i-CITY, puisque i-CITY reste également
chapeauté par le Département de stratégie et de transformation digitale relevant
des compétences de l'échevin de l'informatique.
M. Bauwens.- Je suis assez sceptique face à cette habitude bruxelloise de
transformer des structures en ASBL en créant des entités complètement à part.
Vous pouvez chapeauter la structure, mais pour nous, cela rend le contrôle
démocratique beaucoup plus compliqué. En règle générale, le droit du travail,
notamment, est différent pour une ASBL et une commune. Pour nous, cela
complique vraiment les choses. En matière de transparence, je ne trouve pas que
ce soit le bon chemin à suivre. On a un désaccord politique là-dessus.
Mme Buggenhout, échevine.- Cela fait plus d'une quinzaine d'années que i-
CITY a le statut d’ASBL. Par ailleurs, le conseil d'administration est composé
de membres de cette assemblée. Donc, il y a un contrôle démocratique qui se
fait à travers son conseil d'administration.
Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van de schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Ben Abdelmoumen
Dossiers van de schepen Ben Abdelmoumen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van de schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Vote
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Motion – Motie
Voorstel van motie ingediend door de groep ECOLO-GROEN betreffende
een verbod op routinepatrouilles met gemotoriseerde politievoertuigen in
parken en voetgangerszones en voor strikte proportionaliteitsregels bij
achtervolgingen in Brussel Stad door het korps van de Politiezone Brussel
HOOFDSTAD Elsene
Mevrouw Stoops.- Collega’s, college, op 2 juni is er een Brussels kind
overleden, en ikzelf zal het nooit vergeten, want 2 juni was ook de dag waarop
ik zelf moeder werd. Wanneer een kind overlijdt is het altijd een drama.
Wanneer een kind overlijdt ten gevolge van een aanrijding met de politie – de
politie die instaat voor onze veiligheid – is dat eigenlijk een collectief falen. Ik
wil dan ook na drie maanden, en eigenlijk iedere dag van het jaar, mijn
verontwaardiging en mijn diep medeleven uitdrukken met de familie en de
naasten van de elfjarige Fabian en van alle kinderen wier leven te vroeg en te
bruut ontnomen wordt. De kleine Fabian is gestorven in een park dat niet op ons
grondgebied ligt, maar u weet jammer genoeg allemaal dat dit ook in onze
voetgangerszone en parken had kunnen gebeuren. Plekken waar we graag onze
kinderen eens losser durven laten, waar mensen met beperkingen rust kunnen
vinden. We zien bij onze politiezone dezelfde modaliteiten bij patrouilles, dus
ook wij moeten ons de vraag stellen hoe zoiets nooit meer kan gebeuren. Besef;
de pijn en verontwaardiging van de Brusselaars gaat niet liggen. Iedere
maandag roepen solidaire moeders op tot wakes, er is een aanvraag ingediend
bij Leefmilieu Brussel voor een permanent gedenkteken voor Fabian. Elk park
en iedere voetgangerszone waar kinderen spelen en mensen van alle leeftijd
samenkomen, is een plek waar herinneringen worden gemaakt. Wij kunnen als
bestuur sturing geven aan het soort herinneringen. We kunnen samen voor
veiligere en aangename speelplekken zorgen. We zien dat er nu al patrouilles te
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paard zijn in het Elisabethpark, maar de wagens mogen ook nog steeds
patrouilleren. Ze rijden traag, zegt het bestuur, maar ze rijden traag tot er een
moment is waarbij men denkt snel te moeten gaan, met zoals we zagen
desastreuze gevolgen. Maar nogmaals, ik geloof oprecht dat we samen voor
veiligere en aangename plekken kunnen zorgen. De huidige veiligheidscrisis
indachtig, waarbij mensen zelf beslissingen kunnen nemen hun kinderen niet
meer buiten te laten spelen, moeten we toch op zijn minst samen werk maken
van zaken waarvan we wel controle in handen hebben.
Monsieur le Bourgmestre, vous avez à cœur le bon fonctionnement de la police
bruxelloise et vous êtes très attaché à la police de proximité. C'est pourquoi
nous espérons pouvoir compter sur votre soutien pour appuyer les mesures
concrètes proposées dans cette motion, à savoir mettre fin, sur le territoire
bruxellois, aux patrouilles de routine avec des véhicules de police motorisés
dans les parcs et les autres zones piétonnes et vertes, et renforcer les formes
douces de présence policière dans les espaces verts et les zones piétonnes.
En de andere vragen van de motie zoals het versterken van de kindertoets bij
politiewerk, zal ik hier nu niet punt per punt aanbrengen. Het spreekt voor zich
dat de bijgevoegde deadlines aangepast kunnen worden doordat deze motie
ingediend werd voor de zomerperiode. Dus, dames en heren, collega’s, ik hoop
op een brede steun voor de Brusselaars, voor Fabian. De exemplariteit van ons
korps kan niet enkel andere korpsen, maar vooral heel veel burgers inspireren.
Wij staan natuurlijk open voor meer ondertekeningen of amendementen. Dank u
wel.
De Burgemeester.- Mevrouw Stoops, zoals u weet is verkeersveiligheid al
jarenlang een prioriteit van onze zone. Het recente drama waarbij de kleine
Fabian het leven verloor, herinnert ons daar op een bijzonder tragische manier
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aan. We willen onze oprechte deelneming betuigen aan zijn ouders en familie.
Hun verdriet raakt ons diep. Dit ongeval versterkt onze vastberadenheid om te
blijven werken aan een veilig openbaar domein. In datzelfde perspectief blijft de
politiezone Brussel Hoofdstad Elsene een uitgesproken voorstander van
fietspatrouilles die voor ons essentieel zijn in de grootstedelijke context. Onze
zone was een pionier op dat vlak en gelooft sterk in het belang van zachte
vormen van politieaanwezigheid in groene ruimtes en voetgangerszones. Een zo
groot mogelijke toename van het aantal patrouilles en interventies op de fiets
sluit dan ook aan bij hun wens om zich aan te passen aan de omgeving waar
mensen wonen, werken en leven.
Parken en voetgangerszones kunnen echter niet eenzijdig als ontmoetingsruimte
worden beschouwd en miskent het feit dat er zich daar ook ernstige feiten
voordoen. Denk aan drugshandel, diefstallen, zedenfeiten of agressie. De politie
moet vrij kunnen bepalen welk middel gepast is op basis van risico-inschatting.
Voor patrouille, bikers, canine, combi enzovoort. Een beperking van deze keuze
verzwakt zowel de slagkracht als de responstijd. Het riskeert ook een
kunstmatige scheiding te creëren tussen parken, voetgangerszones en de rest
van het grondgebied. Politieploegen opereren vandaag flexibel, en locatie-
onafhankelijk. Als bevoegdheden gekoppeld worden aan een type zone, dreigt
versnippering, onduidelijkheid over wie waarvoor bevoegd is, en verlies aan
efficiëntie in snel evoluerende situatie waarin zonegrenzen vervangen. Politie
moet blijven functioneren als een geheel met gedeelde verantwoordelijkheid
voor het volledig openbaar domein. Waar vandaag uit noodzaak al opdelingen
bestaan zoals autosnelweg- of spoorwegpolitie is de tendens net om een
dergelijke fragmentatie af te bouwen in plaats van een nieuwe op te richten.
De stad evolueert, ook richting vervoering, autoluwe assen, en dat zal zich
ongetwijfeld voortzetten. Dat betekent dat het aandeel van het openbaar domein
waarop deze beperkingen zullen gelden, blijft groeien. De maatregelen zouden
op termijn de werking van de politie ernstig in het gedrang kunnen brengen. Wat
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de regelgeving en richtlijnen betreft, zijn kernprincipes als proportionaliteit,
subsidiariteit, legitimiteit en opportuniteit vastgelegd voor het gebruik van
voertuigen. De werkgroep over achtervolging en interceptie wordt momenteel
federaal georganiseerd. Binnen onze zone worden gerichte opleidingen voorzien
per type voertuig en hier wordt bekeken waar bijkomende initiatieven kunnen
genomen worden. Structurele verbeteringen aan de vorming zelf kunnen zeker,
maar worden best op federaal niveau aangepakt. Verkeersveiligheid blijft voor
ons een prioriteit. De zone is ook van plan om nieuwe interventieconcepten te
blijven ontwikkelen die passen bij onze stedelijke omgeving en voldoen aan de
legitieme verwachtingen van de bevolking voor een betrouwbare, snelle,
toegankelijke, efficiënte en zichtbare politie. Voor de redenen die ik hierboven
aanhaalde, stelt het college voor om deze motie niet te stemmen.
Mme Bonnier.- Chers collègues, je voudrais commencer cette intervention en
exprimant notre profonde émotion et, plus encore, notre compassion envers la
famille et les proches de Fabian. Ce drame au parc Élisabeth nous a toutes et
tous bouleversés. Une vie perdue dans de telles circonstances est toujours une
tragédie inacceptable. Chaque enfant a le droit de grandir et de jouer dans des
espaces publics sûrs. Chaque parent doit pouvoir avoir confiance en ce que ses
enfants sont à l'abri dans nos parcs.
Je tiens également à exprimer tout mon soutien aux policiers qui, malgré les
difficultés et les pressions dans de telles circonstances, exercent chaque jour
leur mission avec professionnalisme et engagement au service de la sécurité
publique et de la protection de chacun d'entre nous. C'est donc avec beaucoup
de gravité et de respect que nous abordons aujourd'hui cette motion.
Nous comprenons l'idée qu'il faille tirer des leçons, apprendre, améliorer nos
pratiques, mais - c'est là toute la responsabilité politique que nous devons
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assumer - nous ne pouvons pas répondre à un drame par une interdiction
générale qui, bien qu'animée des meilleures intentions, risque de produire l'effet
inverse de celui recherché. Car la sécurité de nos concitoyens, enfants compris,
exige que la police puisse garder une capacité d'action complète. Un parc n'est
pas seulement un lieu de promenade ou de détente. Malheureusement, il peut
être aussi le lieu de trafics, de délits, d'agressions.
Limiter les moyens d'intervention des forces de l'ordre, c'est courir le risque de
créer des zones blanches de sécurité, des espaces où la présence policière se
réduira, où la réactivité sera affaiblie, surtout la nuit, là où aucune patrouille à
vélo n'est présente. Les habitants ne comprendraient pas que, sous prétexte de
protéger symboliquement les parcs, on les prive en réalité d'une protection
réelle. Nous nous devons de refuser les injonctions simplistes ou généralisantes
et de préférer l'intelligence de la nuance, l'évaluation au cas par cas, le
discernement.
C'est surtout faire confiance à nos policiers qui, au quotidien, évaluent les
situations et choisissent leurs moyens d'action sur la base du principe de
proportionnalité. D'ailleurs, des règles existent déjà : la déontologie, le cadre
fédéral sur les poursuites et interceptions, la formation spécifique par type de
véhicule... Plutôt que d'interdire, il faut garantir que ces règles soient connues,
appliquées, évaluées et, le cas échéant, renforcées.
Oui, il faut former davantage. Oui, il faut améliorer la transparence. Oui, il faut
que chaque intervention respecte la vie humaine. Mais cela passe par le suivi,
pas par l'interdiction. Nous devons travailler main dans la main avec la police et
non pas contre elle. Parler de solutions plutôt que de sanctions. Mobiliser
l'innovation, qu'il s'agisse de brigades à vélo, de nouveaux outils de mobilité ou
d’un usage ciblé des véhicules électriques, plutôt qu'opposer mobilité douce à
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mobilité motorisée.
Chers collègues, nous nous devons de refuser les faux clivages. Ici, nous devons
refuser de choisir entre sécurité publique et respect de la vie humaine. Les deux
doivent rester des priorités indissociables. C'est pourquoi mon groupe ne
soutiendra pas une interdiction générale des patrouilles motorisées dans les
parcs et les zones piétonnes.
Par contre, nous soutenons l'idée d'un dialogue renforcé avec les services de
police, d'une transparence accrue, d'une formation renforcée pour garantir que
ce drame ne se répète pas et que la sécurité de tous, particulièrement de nos
enfants, soit toujours au cœur de l'action publique. Nous devons aux familles,
nous devons à Fabian, non pas un slogan, non pas une illusion de sécurité, mais
une véritable sécurité.
Avant de terminer, je me permets de rappeler aux auteurs de la motion qu'une
résolution a été adoptée au Parlement bruxellois pour renforcer les liens entre
citoyens et police, déjà après une course poursuite mortelle. Ecolo-Groen faisait
partie de la majorité régionale, mais aucune suite n’a été réservée au texte. Ma
collègue et voisine, Aline Godfrin, au titre de présidente de la Commission, a
proposé, après le décès de Fabian, d'en faire un suivi. Ces travaux auront lieu
prochainement au Parlement bruxellois. Je vous invite donc à collaborer et à
soutenir ce travail. Je vous remercie pour votre attention.
M. Bauwens.- Le cas dramatique de Fabian n'est pas un cas isolé. Il y a eu
d'autres morts suite à des interventions policières à Bruxelles et dans d'autres
communes : Sabrina et Ouassim, Mawda, Mehdi, Adil, Imad, Christophe, Amin,
Fabian, Jidel, Adam. Ce sont tous des victimes. Dire qu'on parle de cas isolés,
que les règles n'existent pas, qu’il ne faut pas d'interdiction générale… La
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réalité nous a rattrapés.
Le débat qu'on doit avoir n'est pas un débat sur l'interdiction générale. Le débat
qu'on doit avoir est celui des poursuites qui doivent être permises et de la
proportionnalité des interventions, tout cela en tenant compte du danger qu'on
crée pour le public, et pas uniquement dans les parcs, mais partout. Beaucoup de
victimes sont tombées justement parce que les règles ne sont pas claires du tout
au niveau des courses poursuites. À partir de quand sont-elles permises ?
Qu'est-ce qui ne devrait pas pouvoir se faire ? Il y a beaucoup d'exemples où le
danger était réel, comme dans les cas de Fabian, Ouassim, Sabrina et d’autres. Il
y a des dangers causés par des courses poursuites parce qu'il y a un manque de
clarté des règles.
C'est pour cela qu'on a déposé une proposition de loi au fédéral. On va aller
jusqu'au bout. Il faut un débat tant pour protéger le public que pour garantir le
bon travail des policiers. Tant qu'il n'y aura pas de règles claires, on donnera
l’impression de critiquer des policiers qui font bien leur boulot. Or ce n'est pas
le cas. La plupart des policiers font bien leur boulot et une partie des victimes
sont tombées, justement, par manque de clarté de la part de la direction.
C'est à cela qu'il faut répondre. Balayer le débat sur les parcs d'un revers de
main et dire qu’il y a aussi du trafic, etc., je trouve cela moralement injuste vis-
à-vis de Fabian et des autres victimes de violences policières.
Mevrouw Vermeire.- Ik wil eerst en vooral Groen bedanken voor de snelheid
en de directheid van hun reactie en om dit ook op Brussels niveau te willen
aanpakken. Ik denk dat het iets is waar nood aan is en waarnaar geluisterd moet
worden. Ik ben echter ook gerustgesteld dat de feiten nu eindelijk ook op
federaal niveau de dringendheid, de aandacht hebben doen bevestigen, van in
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welke dringende mate dit moet aangepakt worden. Dus ik zou vanuit onze groep
voorstellen om te wachten tot het federaal niveau een nieuw kader voorstelt. We
moeten wel zeker weten dat daar al de punten die hier worden aangehaald
moeten veranderen: dit moet op federaal niveau aangepakt worden en als dat
niet voldoende is, dan zou ik er hier graag op terugkomen.
M. Maimouni.- Comme M. Bauwens, je suis assez partagé sur cette motion. Je
pense qu'elle devrait être jointe à une proposition que le bourgmestre avait
accepté d'analyser sur les caméras embarquées.
Pour répondre à M. Bauwens, il y a une règle claire concernant les courses
poursuites : elles doivent être interrompues à partir du moment où elles
représentent un danger pour soi-même ou les usagers de la voie publique. Le
problème, c'est que nous n'avons pas accès aux images pour savoir si, lors de
ladite poursuite, les policiers mettaient en péril ou non la vie d'autrui.
Concernant les parcs, je trouve l’idée judicieuse de jour. On pourrait décider,
dans un premier temps, que les patrouilles de police ne puissent pas patrouiller
par exemple de 6h à 22h, quand les parcs sont fortement occupés, afin
d'optimiser leurs patrouilles et leurs rondes la nuit. Je pense que le pragmatisme
voudrait qu'ils continuent de patrouiller en voiture de telle manière à couvrir un
périmètre plus large.
Si le Conseil me le permet, j'aimerais introduire un amendement disant que les
véhicules de police n'ont pas accès aux parcs et piétonniers de 6h à 22h ou de 6h
à minuit, mais que de minuit à 6h du matin, ils y ont accès pour couvrir un
périmètre plus large.
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Mevrouw Stoops.- Collega’s, ik ben teleurgesteld dat er geen wil is om samen
hierrond te werken. Er komt nu op het einde een amendement van meneer
Maimouni. Er zijn natuurlijk nog manieren om te kijken naar hoe we wel verder
kunnen gaan, ten minste ook op een aantal punten. Ik hoor de Burgemeester
zeggen dat we de beslissing en de keuze vrij moeten kunnen laten, want dan heb
je slagkracht. Maar dat kan ook een vreselijke slagkracht zijn. De reactiviteit
van patrouilles is, volgens mijn collega’s van de MR, groot. We weten nu, met
heel veel eenrichtingsstraten, dat de flexibiliteit die onze patrouilles op fietsen
hebben, enorm groot is. Ook ’s nachts kan je met de fiets rijden.
Anderen roepen op om er federaal of gewestelijk op te wachten: ik hoor en voel
veel paraplu’s opengaan. Ik denk: wat je nu kan doen, kan je al doen. Misschien
kan je nog niet alles doen, maar als ik eventjes terugkom naar de tekst; daar zijn
stukken in, waarbij we gewoon vragen om een grondige inventarisatie en
evaluatie van de interne regelgeving en richtlijnen voor te bereiden en te
bepalen hoe dringende interventies met prioritaire voertuigen uit te voeren. Dus
dat gaat over proportioneel onderzoek, hoe kunnen we daarmee aan de slag. Dit
is een punt waarbij we vragen om een grondige inventarisatie en evaluatie van
de interne regelgeving en richtlijnen rond de kindertoets; hoe kan je daartegen
zijn? Dan ook nog op punt 6, bijvoorbeeld: we vragen dat er een mogelijkheid
komt waarbij burgers ook meldingen kunnen doen van het niet-respecteren van
verkeersregels voor bestuurders van politievoertuigen of onaangepast gedrag.
Hoe kan je daar tegen zijn, als je de participatie hoog in het vaandel draagt?
Maar onze schepen van participatie is eventjes weg, ik hoop dat het daarna
opgepakt wordt. Ik vind het heel erg jammer dat we niet verder kunnen gaan,
dus misschien nog een laatste oproep: als jullie dit willen wegstemmen, kunnen
jullie misschien met een eigen tekst komen waarop wij constructief kunnen
verderwerken, want elke stap die we kunnen zetten, moeten we nemen. Het is
geen slogan, want wij zijn hier met de “solutions” op die punten die u allemaal
niet aanhaalt. Jullie blijven hangen bij de kwestie van in een park te rijden of
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niet, maar het gaat verder. En echt waar, ik vind het heel jammer dat er niet een
klein beetje meer fantasie is voor het betere leven van al onze Brusselaars.
M. Maimouni.- Monsieur le Président, j'ai émis, lors de mon intervention, le
souhait de déposer un amendement que je suis occupé à rédiger. Je vous
demande de me laisser le temps de le communiquer afin qu'on puisse le
soumettre au vote, tel que le prévoit le règlement d’ordre intérieur.
(La séance est suspendue)
(La séance est reprise)
Amendement n° 1 déposé par M. Maimouni
M. Maimouni.- Ayant eu cette conversation avec plusieurs policiers, ils me
disent que, dans l'ensemble, ils comprennent ma proposition d'interdire les
véhicules motorisés dans les parcs et dans les bois de 6h à 22h. Mais pour leur
permettre de sécuriser et de patrouiller de manière optimale et rapide le soir, ils
souhaiteraient que ces véhicules soient autorisés de 22h à 6 h.
Votes
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement n° 1
déposé par M. Mainouni.
Le Collège propose de voter non.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Rejeté.
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Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble de la proposition de
motion.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Rejetée.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. BAUWENS concernant l'avenir du Stade Roi Baudouin
M. Bauwens.- Madame l'Échevine du Sport, je vous interroge parce qu'on est
inquiets, sans doute comme vous, quant à l'avenir du stade du Heysel. Après le
dernier Mémorial Van Damme, très peu d'événements sont programmés dans ce
stade qui, jadis, s'appelait stade du Centenaire.
Je crois que vous avez tout à fait raison de dire que la Ville n’a pas assez de
moyens et éprouve des difficultés à faire l'entretien et tous les travaux
nécessaires pour garder un stade de qualité à même d’accueillir un grand
événement mondial comme le Mémorial, les matches des Diables Rouges,
d’autres manifestations sportives, des clubs sportifs, des événements musicaux,
etc. À part la Ville de Bruxelles, très peu d'instances promettent un avenir
glorieux à ce stade que j'appelle un stade national.
Madame l'Échevine, nous craignons que le stade du Heysel ne subisse le même
triste sort que la seule piscine en plein air qu'on avait à la Ville, à savoir Océade.
Est-ce que ce stade est en danger comme la piscine Océade ? Est-ce qu’il va
disparaître pour ne faire place à rien, comme l'ancien emplacement d’Océade ?
Ou pour faire place à un projet comme Neo, qui n'est pas encore très avancé et
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prévoit surtout des logements chers et très peu d'avenir sportif ? On est très
inquiets.
Quelles actions la Ville a-t-elle menées récemment pour garantir l’avenir du
stade ?
Est-ce qu'il y a des négociations en cours avec d'autres autorités pour partager
les coûts de rénovation ?
Est-ce que la Ville prévoit de consulter les clubs, les associations et les habitants
pour réfléchir ensemble à l'avenir du site ?
Est-ce que d'autres pistes moins coûteuses sont envisagées pour maintenir une
activité sportive et culturelle sur place ?
Quelles garanties pouvez-vous donner quant à la sauvegarde de ce lieu chargé
d'histoire ?
Mme Frelinx, échevine.- Merci, Monsieur Bauwens, pour vos questions. Je
vais y répondre en les prenant dans l'ordre.
Quelles actions la Ville a-t-elle menées récemment pour garantir un avenir au
stade ? Le stade Roi Baudouin est un lieu emblématique et unique en Belgique,
avec ses 50.000 places. Il accueille chaque année plus d'un million de
spectateurs, non seulement pour le sport, mais aussi pour des concerts et grands
événements. Sa rénovation est donc indispensable si l'on veut continuer à y
organiser les plus grandes rencontres.
Le stade répond à une demande qui dépasse les simples besoins de la Ville. C'est
un chantier complexe et coûteux qui demande du temps et de la préparation.
C'est pourquoi une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage a été lancée afin
d'aider la Ville à analyser toutes les options et définir une ligne claire. Le bureau
d'études qui a été désigné travaille actuellement sur ces questions afin que nous
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puissions proposer des solutions concrètes pour assurer l'avenir du stade.
Quant à l'agenda 2026, il se remplit déjà avec deux matches de football, un
grand concert en juin et, surtout, le Mémorial Van Damme, qui fêtera sa 50e
édition et accueillera la finale de la Diamond League. Il est indiscutable que le
stade a besoin d'une rénovation, mais aussi qu'il reste attractif.
Y a-t-il des négociations en cours avec d'autres autorités pour partager les coûts
de rénovation ? L'étude en cours va nous donner une estimation budgétaire plus
précise. À partir de là, nous pourrons réfléchir aux différentes sources de
financement. Comme je l'ai dit, le stade dépasse largement les besoins de la
seule Ville de Bruxelles. De premiers contacts ont eu lieu avec d'autres niveaux
de pouvoir, mais sans gouvernement régional en place, il est encore trop tôt
pour obtenir des décisions concrètes. Par ailleurs, nous avons aussi ouvert le
dialogue avec l'Union belge de football. L'idée est que personne ne porte seul un
projet d'une telle ampleur. Nous voulons donc explorer toutes les pistes, y
compris les partenariats public-privé.
La Ville prévoit-elle de consulter les clubs, associations et habitants pour
réfléchir ensemble à l'avenir du site ? Nous allons informer l'ensemble des
acteurs une fois toutes les options identifiées et les scénarios privilégiés retenus.
Pour ce faire, nous devons disposer de toutes les données de l'étude en cours.
D'autres pistes moins coûteuses sont-elles envisagées pour maintenir une
activité sportive et culturelle sur place ? C'est précisément l'un des objectifs de
l'étude, qui nous dira quelles options sont réalistes en fonction des coûts.
L'ambition est de pérenniser le stade et de garder sa polyvalence. Aujourd'hui, il
accueille à la fois des événements sportifs et extrasportifs, et je souhaite que ce
caractère multimodal soit conservé.
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Quelles garanties pouvez-vous donner quant à la sauvegarde de ce lieu chargé
d'histoire ? La meilleure garantie, c'est justement cette étude. Elle a pour but de
planifier les interventions nécessaires pour préserver à la fois le patrimoine du
stade et la diversité des événements qui s'y déroulent. Notre volonté est claire :
assurer l'avenir du stade Roi Baudoin dans toutes ses dimensions. Je vous
remercie.
M. Bauwens.- J'entends beaucoup trop souvent que les choses sont encore à
l'étude. L'agenda actuel que vous nous indiquez, soit deux matches et le
Mémorial Van Damme, est insuffisant, même si je me réjouis que ces
événements soient organisés au stade. L’avenir du stade et sa survie sont à
l’étude, et cela m'inquiète très fort.
Ce qui m’inquiète surtout, c’est le passage au partenariat public-privé. La
solution proposée quand il y a un manque d'argent à un niveau et que les autres
niveaux n'interviennent pas, c'est d’annoncer que le privé va prendre le relais.
Le stade national passe dans les mains du commerce, ce qui veut dire que les
matches de l'équipe nationale belge vont devenir les matches de telle ou telle
autre marque commerciale. Cela veut aussi dire que le Mémorial Van Damme
ne sera plus le Mémorial Van Damme.
On a eu raison de poser la question. C'est un dossier qu'on va devoir suivre
parce que si c'est vers cela qu'on va, c'est fort inquiétant. Ce qui est
complètement absent de votre réponse, c’est la garantie pour les clubs locaux.
Beaucoup de clubs de Bruxelles qui s'y entraînent actuellement sont désormais
en danger.
M. le Président.- Merci, Monsieur Bauwens. Nous allons tous suivre ce dossier
avec grande attention.
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Question de M. BENZAOUIA concernant l'état du dossier de la galerie
Bortier
M. Benzaouia.- En novembre 2024, la galerie Bortier, joyau du patrimoine
bruxellois connu pour ses bouquinistes, inaugurait un nouveau concept présenté
comme une alliance entre les nourritures du corps et de l'esprit. Une
transformation annoncée comme concertée entre la Ville et la Régie foncière,
mais sans les libraires pourtant directement concernés, et cela malgré une
pétition de plus de 13.000 signataires demandant simplement un dialogue.
Par ailleurs, plusieurs plaintes ont révélé qu'aucune demande de permis n'avait
été déposée pour le changement d'affectation des espaces au profit du secteur
horeca déjà surreprésenté dans notre centre historique. Ce n'est que récemment
qu'une demande de régularisation a été introduite, avec un avis défavorable de
la CRMS pour atteinte au patrimoine et ambiance jugée incompatible avec le
lieu.
Sans surprise, le concept semble en difficulté : deux enseignes ont quitté la
galerie fin juin et une autre est fermée pour congé prolongé.
Quelle procédure a conduit au choix de la S.A Choux de Bruxelles, absente lors
de l'appel à manifestation d'intérêt en 2020 ?
Le projet a-t-il bénéficié de fonds publics ou d'avantages locatifs ?
Pourquoi autoriser des transformations sans permis complet ?
Une régularisation avait-elle été promise d'avance ? La demande de
régularisation sera-t-elle traitée avec rigueur malgré le fait accompli ?
Que penser d'un permis et d'un projet manifestement en échec ? Ne faudrait-il
pas revoir le projet en relançant un processus réellement participatif à la hauteur
de la valeur patrimoniale de la galerie Bortier ?
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Les projets liés à notre patrimoine méritent transparence, rigueur et vision
d'intérêt public. Je vous remercie pour vos réponses.
Mme Houba, échevine.- Monsieur le Conseiller, je vous remercie pour votre
question. En préalable, je voudrais rassurer les personnes qui s'inquiètent de la
santé économique du projet, dont certaines s'y intéressent subitement.
Tout va très bien. Dans la gestion de ce type de projet, il est normal et même
anticipé d'avoir un turnover afin de garder une activité renouvelée. Dès lors, les
deux enseignes qui ont quitté la galerie sont déjà rouvertes et tout aussi
qualitatives.
Pour ce qui concerne la procédure, permettez-moi de vous apporter quelques
éclaircissements sur les raisons qui ont conduit à la sélection de la S.A. Choux
de Bruxelles. Tout d'abord, il est essentiel de rappeler que la procédure de
sélection utilisée pour la mise en location de cellules commerciales de la galerie
Bortier est identique à celle appliquée pour toutes les autres locations des
espaces commerciaux à la Régie foncière.
Cette procédure est transparente et accessible à tout le monde : annonces
publiées sur plusieurs canaux, notamment Immoweb et le site officiel de la
Ville, affichages publics à travers Bruxelles Entreprendre... Cette procédure
garantit une large diffusion et une égalité des chances pour toutes les
candidatures potentielles.
Je précise ici que nous ne sommes pas dans le cadre de procédures de marchés
publics. En ce qui concerne plus spécifiquement la galerie Bortier, la Régie
foncière a diffusé un appel à manifestation d'intérêt pour l'exploitation des
espaces disponibles le 18 janvier 2022 et l'a clôturé le 7 mars 2022. La Régie
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foncière, à l'époque, a reçu six dossiers dans le délai imparti, mais aucun ne
répondait aux objectifs de l'appel, qui a donc dû être clôturé malgré les
compléments sollicités auprès de deux candidats.
Pour ce qui est de la sélection de la S.A. Choux de Bruxelles, il est vrai que
cette société n'a pas participé à l'appel à manifestation d'intérêt lancé en 2022,
mais elle répondait bien aux critères de l'appel. Il est aussi important de
souligner que la situation de la galerie Bortier était critique à cette époque. Elle
était en grande partie vide et risquait de disparaître progressivement. Face à
cette urgence, il était impératif de trouver des solutions pour redynamiser cet
espace emblématique. La S.A. Choux de Bruxelles s'est présentée comme un
acteur engagé et capable de redonner vie à la galerie. Son projet a été jugé
pertinent et aligné avec les objectifs de revitalisation fixés. La décision de lui
confier la gestion des cellules vides de la galerie a été prise dans l'intérêt général
afin de préserver et de valoriser cet héritage culturel et commercial.
Je comprends que cette situation puisse susciter des interrogations, mais je tiens
à réaffirmer que toutes les décisions ont été prises dans le respect des
procédures en vigueur avec pour objectif principal de sauvegarder la galerie
Bortier pour les générations futures. Le repreneur a bénéficié d'une exonération
de loyer de 10 mois afin d'effectuer les travaux nécessaires. Le loyer a connu
une augmentation progressive entre la première année (2024) et la deuxième
année (2025). En 2026, le locataire paiera l'entièreté du loyer.
Enfin, concernant les travaux, dans les baux de type commercial, il est
effectivement courant que le locataire fasse, à sa charge et sous sa
responsabilité, les adaptations nécessaires pour l'exploitation de son commerce.
Je précise qu'il est stipulé dans le bail que les locaux sont affectés à du
commerce de détail et non pas à de l'horeca. Il faut aussi savoir que la
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réglementation sur les affectations a été modifiée entre la signature du bail et
l'ouverture du commerce. C'est une des raisons qui ont amené à établir une
demande de régularisation à travers une demande de permis, une procédure tout
à fait commune. Dès lors, c'est à la Région de se prononcer sur le dossier.
De mon point de vue, je tiens à être plutôt rassurante. La situation commerciale
et patrimoniale est désormais au centre de toutes les attentions. Tous les efforts,
y compris des personnes qui portent le projet, convergent vers la galerie et ses
intérêts. Je vous remercie.
M. Benzaouia.- Si j'ai bien compris, la société Choux de Bruxelles a conclu un
contrat en dehors du cadre de l'appel à manifestation. Elle n'y a pas participé et
après la clôture, elle a obtenu le marché. Qu’est-ce qui a permis à cette société
anonyme de se voir attribuer le lieu ?
Qu'est-ce qui justifie le cadeau de 10 mois de loyer réduit ? Est-ce une pratique
courante ? Est-ce qu'il y a une règle qui encadre ce genre de cadeau ? Où est la
plus-value ? Qu'est-ce que ce projet apporte à la Ville et à ses habitants ?
Question de M. MAIMOUNI concernant la solidarité avec le peuple
palestinien
M. Maimouni.- Monsieur le Président, Monsieur le Bourgmestre, avant tout, je
tenais à rappeler qu’il s’agissait initialement d’une motion visant à marquer
notre solidarité face à la barbarie que vit actuellement le peuple gazaoui.
D'ailleurs, pas plus tard qu'hier, plus de 120.000 personnes ont manifesté et
marché pacifiquement sur le territoire de la Ville de Bruxelles pour marquer leur
solidarité.
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À cet égard, pour nous, acteurs politiques et élus de la Ville de Bruxelles - je
tiens à rappeler qu’elle est la capitale de la Belgique et aussi de l'Europe -, il est
essentiel de manifester notre solidarité, de hisser le drapeau palestinien et de le
mettre en berne chaque soir face aux tueries, face au génocide que vivent les
Palestiniens, face à cette infamie. Ce sont des femmes et des enfants qui sont
affamés tous les jours. Pareils actes de barbarie ont été condamnés à de
multiples reprises par des ONG, les Nations unies et le droit international.
Je ne comprends pas, Monsieur le Bourgmestre. Refuser mon texte en tant que
motion, c'est empêcher le débat démocratique. Le fait que ce soit une question
empêche le PTB, Ecolo, le MR ou d’autres de participer au débat. Je ne
comprends pas. On me dit que la Ville de Bruxelles, au titre de commune, n'est
pas compétente. Mais comment se fait-il qu'elle l'était quand il s'agissait de
hisser le drapeau ukrainien ? Je suis par ailleurs solidaire des Ukrainiens face
aux crimes qu'ils subissent des Russes, solidaire avec les membres de la
communauté LGBT dans leurs revendications d'exprimer et de vivre leur
sexualité comme bon leur semble.
Vous l’avez fait avec le drapeau pour la paix. C'est une motion que nous avons
votée ici, mais le hasard (peut-être la campagne électorale) donnait un terreau
plus favorable à son adoption.
Je ne comprends pas, Monsieur le Bourgmestre, pourquoi vous nous empêchez
d'avoir ce débat ? C'est important. D’ailleurs, je tiens à rappeler que plusieurs
communes l'ont fait. Mettez votre ego de côté. Ce n'est pas parce que cela vient
de moi, c'est pour l'intérêt commun que je dépose cette motion. La refuser et la
transformer en question empêche le débat.
M. le Président.- Monsieur Maimouni, on a compris votre démarche.
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M. le Bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, vous le savez, comme beaucoup
de Belges, je ne peux rester indifférent aux milliers de victimes civiles, aux
familles disséminées, aux enfants qui grandissent dans les décombres, privés
d'eau, de nourriture, de soins et d'avenir. Je tiens à réitérer ma pleine solidarité
avec les populations civiles palestiniennes qui paient un prix insoutenable dans
ce conflit.
C'est précisément pour cette raison que, dès novembre 2023, notre Conseil
communal a adopté une motion forte et claire, une motion dénonçant avec
fermeté les bombardements disproportionnés et le siège de Gaza par l'armée
israélienne, une motion qui appelait à un cessez-le-feu immédiat, à la libération
de tous les otages et au respect du droit international humanitaire, et qui
exprimait déjà notre solidarité avec les populations civiles.
C'est également pour cette raison que l'année dernière, avec l'appui de Ludivine
Dedonder, à l'époque ministre de la Défense, et de Caroline Gennez, à l'époque
ministre de la Coopération au développement, nous avons mobilisé des milliers
de citoyennes et de citoyens de toute la Belgique pour collecter de la nourriture,
des médicaments et des produits de première nécessité au palais 1 de Bruxelles
Expo. Résultat : plus de 1.660 palettes de dons envoyées par avion militaire et
conteneurs maritimes vers Gaza au bénéfice direct des civils pris dans cette
tragédie.
Cette motion, votée par une large majorité, et nos actions, en collaboration avec
l'ancien gouvernement fédéral, portent la voie officielle de la Ville de Bruxelles.
C'est pourquoi je crois qu'il n'est ni opportun ni responsable de voter, à chaque
étape dramatique de ce conflit, une nouvelle motion qui reprendrait en grande
partie les mêmes éléments. Nous devons préserver la force et la solennité de
notre parole collective, sans tomber dans une logique de répétition ou de
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surenchère qui risquerait de fragiliser la crédibilité et la portée de la motion déjà
votée.
Je comprends que les événements récents suscitent colère et indignation. Je
partage cette indignation, mais notre rôle en tant qu'élus communaux est de
rappeler nos valeurs universelles : la paix, la dignité, la justice, la protection des
droits humains partout dans le monde. C'est ce que nous avons fait en 2023 et
cette position reste la parole officielle, institutionnelle et immuable de la Ville
de Bruxelles. Je vous remercie.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, c'est une ignominie, en effet, mais je
ne vous entends pas dire que le gouvernement d'extrême droite israélien
commet un génocide. Ce n'est pas un conflit, c'est un génocide. Je ne vous
l'entends pas dire.
M. le Bourgmestre.- C'est un génocide, Monsieur.
M. Maimouni.- Merci. Comment se fait-il alors que vous parliez de
décrédibiliser les symboles forts vis-à-vis de ce génocide, de cette infamie et
cette ignominie que vit le peuple gazaoui ? En revanche, il y a quelques
semaines, votre parti politique a brandi sur sa façade le drapeau palestinien. A-t-
il perdu de sa crédibilité ? Est-ce que la commune d'Anderlecht, en le faisant, a
perdu de sa crédibilité ? Est-ce que les communes de Schaerbeek, de Jette et
Evere, en le faisant, ont perdu de leur crédibilité ? Par crainte de perdre votre
crédibilité et à force de vouloir plaire à tout le monde, vous allez finir par ne
plaire à personne, Monsieur le Bourgmestre. Vous en avez fait un art.
Vous n'avez pas mobilisé ces centaines de milliers de tonnes de denrées
alimentaires. Ce sont les associations qui l’ont fait. Ce n'est pas parce que vous
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vous êtes pris en photo en campagne électorale avec un tee-shirt que vous l'avez
fait. Arrêtez ! Passez à l'action ! Brandissons et hissons le drapeau palestinien,
nous ici, Conseil communal de la Ville de Bruxelles, capitale de la Belgique et
de l'Europe, ne vous en déplaise. Arrêtez de parler dans le vent, Monsieur le
Bourgmestre, et passez à l'action !
M. le Président.- J’ai clairement dit tout à l'heure que je n'aimais pas les
attaques ad hominem.
Question de Mme Godfrin concernant la hausse de la criminalité dans le
centre-ville et l'inquiétude des riverains
Question jointe de M. Maimouni concernant la sécurité
Mme Godfrin.- Monsieur le Bourgmestre, j'ai pleine confiance en vous pour
que vous ne me donniez pas une réponse qui ne serait que du vent. Je sais que
vous êtes toujours très attentif à bien répondre aux questions qui vous sont
posées. En l'occurrence, c'est une question très importante à mes yeux, à savoir
la hausse de la criminalité dans le centre-ville et l'inquiétude profonde des
riverains.
De nombreux habitants et commerçants du centre-ville sont inquiets. Ils
s'inquiètent de la hausse de la criminalité cet été. Est-ce une perception ? En
tout cas, beaucoup relatent des vols de sacs et de GSM, des arrachages de
chaînes, des vols à l'étalage, des agressions physiques, une augmentation
singulière des points de deal, mais aussi des rassemblements de consommateurs
de crack. C'est notamment le cas au square de la Putterie, où des tentes ont
même été installées.
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La Ville de Bruxelles n'est pas la seule commune à être confrontée à ces
problèmes. Dans un baromètre publié par Eurostat, la Région bruxelloise se
hisse, très tristement, à la première place sur le podium des capitales
européennes en matière de criminalité.
Beaucoup d'autres spots sont touchés. Le centre-ville de Bruxelles a plusieurs
particularités. C'est à la fois une zone touristique qui attire donc les pickpockets
et un grand centre urbain qui concentre les personnes en errance, lesquelles
consomment souvent de grandes quantités d'alcool ou de crack. Le défi est plus
difficile à relever, il est vrai, avec des problématiques qui s'additionnent et se
superposent.
Cependant, les habitants et les commerçants - je vis aussi dans le centre-ville et
je le constate - font état d'un nouveau paramètre très inquiétant, à savoir que les
agressions et les vols se généralisent en pleine journée. Il semble qu'un shift
dans le mode opératoire des criminels se soit opéré, avec des conséquences
directes pour l'image de Bruxelles, son capital touristique et, bien sûr, la qualité
de vie des riverains.
Lundi passé, une fusillade a éclaté dans l'hypercentre rue Van Artevelde, au coin
de Dansaert, en début de soirée, à une heure où les restaurants sont encore
ouverts. L'auteur a pris la fuite à trottinette, un homme a reçu une balle en
pleine tête et une balle perdue s'est logée dans la vitrine d'un restaurant. Je peux
vous dire que tout le quartier Dansaert est sous le choc.
Multiplication des points de deal et de livraison dans l'hypercentre - c'est déjà le
cas dans d'autres communes -, livraisons à moto, faux Deliveroo, tout cela
augmente les risques de fusillades liées à la guerre des gangs pour garder le
contrôle d’un territoire. Face aux multiples problèmes de sécurité qui sont
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montés très vite en puissance dans le centre-ville, j'aimerais vous poser quelques
questions.
Les statistiques dont vous disposez corroborent-elles le sentiment des riverains
d’une augmentation de la criminalité dans le centre-ville cet été ?
Les brigades d'intervention qui patrouillent en uniforme à pied sont importantes
pour la prévention. Les agents en civil et à trottinette, dont les équipes ont été
renforcées, participent d'une bonne stratégie. Est-ce que vous disposez de
chiffres encourageants relatifs à leur efficacité sur le terrain ?
Combien de caméras de surveillance mobiles sont-elles mises à la disposition
par la Région pour renforcer les caméras de la zone de police ? Sont-elles toutes
opérationnelles ?
En ce qui concerne les personnes présentes illégalement sur le territoire qui ont,
parfois, déjà reçu plusieurs ordres de quitter le territoire, quelles collaborations
la Ville et la zone de police ont-elles avec les autorités et les services
compétents au fédéral pour les centres fermés en vue de les y placer et
d'expulser les criminels une fois qu'ils sont jugés ?
Quelles informations pouvez-vous communiquer sur la fusillade qui a éclaté
lundi soir et le suivi qui y a été réservé ?
Le 28 août dernier, la Région a prolongé, jusqu'en mars 2026, un arrêté
important qui permet aux communes de prendre des mesures de police
administratives spécifiques. Comment la Ville en fait-elle usage ?
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Comment peut-on impliquer davantage les citoyens et les commerçants dans
une stratégie de vigilance et de reporting ? Il existe déjà plusieurs PLP, mais
pas encore dans le centre-ville. Je pense aussi aux PLPI spécifiques pour le
commerce.
Enfin, je voulais vous demander si vous êtes favorable à la proposition de
redéploiement temporaire de l'armée dans nos rues en soutien à la police,
compte tenu de l'urgence sécuritaire, comme proposé par le ministre de
l'Intérieur Bernard Quintin. Votre collègue bourgmestre de Charleroi s'est dit
favorable à des patrouilles mixtes policiers / militaires. Pendant les attentats,
cette mesure avait eu un impact immédiat sur la baisse de la criminalité.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, j'ai posé la question à de nombreuses
reprises, sans jamais avoir de réponse, de la ventilation des forces de l'ordre. Par
exemple, sur 1.000 policiers, nous avons 50 policiers à la brigade des
stupéfiants, 50 policiers à la brigade anti-agression, etc. Cette ventilation me
semble importante à connaître pour savoir si, oui ou non, vous mettez les
effectifs suffisants au bon endroit.
Concernant cette crise, nous sommes passés à un niveau de criminalité sans
précédent. J'ai dû, ici même, venir avec un gilet pare-balles pour attirer votre
attention en désespoir de cause et en guise d’électrochoc. Visiblement, cela n'a
pas eu d’effet. Il faudra peut-être que je vienne avec un fourgon blindé ou un
char.
Je ne comprends pas, Monsieur le Bourgmestre, comment il se fait que la
situation ne fait qu’empirer. Cet été, j'étais au Brésil en vacances avec mon fils.
Je me suis baladé dans les favelas de Rocinha, la plus grande favela au monde.
Je m'y suis senti plus en sécurité qu'à Bruxelles, dans un pays industrialisé
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occidental. Je ne comprends pas, Monsieur le Bourgmestre, comment on peut en
arriver à une situation aussi dramatique.
En revanche, comme un message d'espoir, on vous voit souvent danser sur les
réseaux sociaux. C'est la guerre, on se ramasse des coups de couteau, et on
danse... C'est une criminalité sans précédent. On se ramasse des coups de
couteau au centre-ville, à quelques centaines de mètres du commissariat, mais
vous, Monsieur le Bourgmestre, vous dansez. Je ne comprends pas. Pouvez-
vous me répondre, s'il vous plaît, avec des chiffres précis ?
M. le Bourgmestre.- Madame Godfrin, je vous jure que je vais relayer votre
question auprès du ministre de l'Intérieur Quintin, parce que beaucoup des
questions que vous me posez relèvent de ses compétences. Il y a beaucoup de
choses qui dépendent d'un ministre de votre parti et du gouvernement dont vous
faites partie.
Les expulsions de criminels relève purement de votre responsabilité. Il n'y a
aucune compétence communale. Mme Buggenhout, qui gère le bureau des
étrangers, n'a rien à dire sur les expulsions. Adressez vos questions au bon
niveau. Sur les faits dont question, je vais répondre, mais faire comme si vous
débarquiez et que votre parti n'avait rien à y voir, c'est un peu spécial.
On constate qu'entre 2024 et 2025, tous les faits tels que vols dans véhicule et
habitation, vols à la tire, dégradations et vols de vélo ont diminué. Par contre,
les violences physiques sur la voie publique et le trafic de stupéfiants sont des
points d’attention auxquels nous sommes extrêmement vigilants. Je m'excuse,
Monsieur le Président, mais ma réponse va prendre un peu de temps.
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Soyons clair, chaque fait est un fait de trop. Voici les faits enregistrés
officiellement :
- dégradations : on est passé de 172 faits à 149
- violences physiques : de 135 à 158
- vols à la tire : de 356 à 245
- vols avec violence : de 302 à 183
- vols en entreprise : de 80 à 75
- vols en habitation : de 81 à 42
- vols dans véhicule : de 435 à 317
- vols de vélo : de 119 à 115
- stupéfiants : de 460 à 520.
Pourquoi de tels chiffres ? Nous avons la chance à Bruxelles d'avoir un
excellent procureur du Roi qui a décidé de prendre les choses en main, que je
rencontre quasiment toutes les semaines, avec lequel j'ai un dialogue permanent
et qui a décidé que la réponse pénale devait être forte.
De janvier à ce jour, Monsieur Maimouni, 6.845 auteurs présumés d'infraction
pénale ont été déférés au parquet sur l'ensemble des six zones de police. Les
services de police, tant en civil qu'en tenue, présents de jour comme de nuit sur
le territoire de la Ville, s'inscrivent dans cette nouvelle politique de constat
infractionnel avec avis systématique du parquet. Je le répète, avec avis
systématique à la demande du procureur du Roi.
Cette mesure est totalement soutenue par les policiers. Il en résulte que le
nombre d'arrestations dans le courant de l'été 2025 au centre-ville a augmenté
de 322 %. Cette proactivité policière, en concertation étroite avec les magistrats
du parquet, tend à expliquer cette baisse de la criminalité.
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À titre d'exemple, le nombre de vols à la tire, les fameux pickpockets, est en
chute libre, car ces faits sont à présent systématiquement poursuivis. Il y avait
une certaine latitude. Nous avons un groupe qui s'appelle les trekkers, des gens
extrêmement efficaces spécialisés dans les vols à la tire et les pickpockets. La
recherche locale à elle seule, pour 2025, engrange à ce jour les résultats
suivants :
- arrestations : 887
- arrestations « Salduz » : 4.732
- mises à disposition : 248
- renvoi vers l'Office des étrangers et les centres fermés : 343
- mandats d'écrou : 68
- perquisitions : 108
- saisies de voiture : 31
- saisies d'armes : 25.
Mes services en uniforme, la BTI, Int et Trafic multiplient les actions de
sécurisation visibles, notamment dans le centre-ville, afin de lutter contre les
nuisances diverses qui troublent la qualité de vie des habitants (salissures,
consommation d'alcool sur l'espace public, tapage nocturne, usage de
stupéfiants...).
La zone de police est en contact étroit avec l'Office des étrangers. Elle a désigné
une personne de référence spécifiquement dédiée à la coopération avec mes
services. M. le procureur du Roi dispose également de deux fonctionnaires de
l'Office des étrangers collaborant aux mêmes fins. C'est le fameux programme
dont j’ai parlé (High Trouble), pour lequel nous sommes zone pilote pour le
pays.
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Notre service Herscham, qui travaille particulièrement avec les sans-abri, sert de
lien entre nos services d'aide aux sans-abri et les problèmes de criminalité. Il
vient en aide aux plus démunis tout en cadrant l'excès de nuisances. Beaucoup
de commerçants et de comités connaissent ce service Herscham.
La zone de police compte plus de 400 caméras et nous continuons d’en installer.
Outre la participation ponctuelle de mes services de proximité aux réunions
citoyennes, je suis favorable à la création de PLP, pour peu qu'ils traduisent une
volonté citoyenne émergeant de l'un ou l'autre quartier. Nous en avons déjà créé
plusieurs.
L'incident de tir du 2 septembre relève du secret de l'enquête judiciaire en cours,
et je ne peux que vous lire la communication du parquet. Chaque fois qu'on me
pose une question sur une affaire judiciaire, je ne peux faire que cela. Quelles
que soient les informations, c'est le parquet qui a la main sur le dossier et c'est
bien normal. La voici : « Ce lundi 1er septembre, aux alentours de 22h50, une
fusillade a eu lieu dans la rue Van Artevelde dans le centre de Bruxelles. Une
personne a été grièvement blessée. Il s'agit d'un homme âgé de 19 ans qui a été
transporté à l'hôpital dans un état critique. Sur place, la police a retrouvé quatre
douilles et constaté un impact sur la façade d'un restaurant. Le suspect aurait
pris la fuite en trottinette. Le parquet a été informé et s'est rendu sur les lieux.
Un médecin légiste a été requis pour constater les blessures de la victime. Le
laboratoire de la police fédérale judiciaire, ainsi qu'un expert en balistique, se
sont également rendus sur place pour effectuer les constatations. Le parquet a
ouvert une enquête pour tentative d'assassinat. »
Dans le cadre de l'ordonnance du ministre-président prolongée le 28 juillet
2025, en concertation avec les autorités tant administratives que judiciaires,
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différents hotspots ont été fixés afin de lutter activement contre le narcotrafic.
La police de Bruxelles intervient dans toutes les zones. Je veux le répéter, parce
qu'une espèce de légende nous fait croire que les policiers ne seraient
compétents que dans leur zone. Cela vaut partout où on appelle nos brigades
spécialisées (zone Ouest, zone Nord, zone Midi, notamment au square Jacques
Franck).
C'est une grosse action de la police de Bruxelles, en concertation avec mon
collègue Jean Spinette, que nous avons lancée l'année passée. Nous sommes
présents partout. Grâce à cette politique et aux poursuites systématiques du
parquet, on commence à voir les premiers résultats, même si le travail n'est pas
achevé.
S’agissant des militaires, je pense qu'ils doivent être déployés à plusieurs
endroits. D’abord, le port d'Anvers, où nous sommes dans une situation de non-
droit, hors de contrôle. Toute la cocaïne qui entre en Europe, quasiment, transite
par le port d'Anvers. Lui-même reconnaît qu'il ne peut plus contrôler la
situation. Les dockers et les douaniers sont menacés. Le racket est généralisé,
comme les menaces contre les familles. Il faut déployer l'armée dans le port
d'Anvers. Je sais que cela perturbe le trafic international, mais il faut avoir le
courage de dire qu'il faut envoyer l'armée dans le port d'Anvers.
Ensuite, autour de la prison de Haren. J'y ai passé une après-midi entière avec le
procureur du Roi pour comprendre toutes les failles. On livre dans la prison,
par-dessus les murs avec des élastiques ou des drones, des téléphones et des
dürüms. Les gens commandent des dürüms et on leur livre par drone ! Ce peut
être aussi de la cocaïne ou du haschich. Ce n'est pas possible ! Je ne peux pas
être responsable de ce qu’il se passe à l'intérieur de la prison. J'envoie des
patrouilles. On va commander des barrières Heras pour clôturer une deuxième
enceinte autour de la prison. Il faut des patrouilles militaires. Les policiers ont
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une responsabilité d'enquête que ne peuvent pas avoir les militaires. Il faut
déployer l'armée autour de la prison de Haren pour la sécuriser.
Enfin, il y a les postes fixes tenus par des policiers, par exemple les ambassades.
Si on peut dégager de la capacité policière pour qu'elle vienne dans les quartiers,
n'hésitons pas à déployer l'armée qui peut se charger de ces postes fixes.
Voilà pour vous répondre très concrètement. Je ne crois pas trop aux patrouilles
mixtes, parce qu'un militaire dans un quartier, je ne vois pas très bien en quoi il
peut être utile en termes de soutien. Dégageons de la capacité policière. Je le
répète, si on doit faire appel à l'armée, c'est parce qu'on n'engage pas assez de
policiers. Que le fédéral n'hésite pas à engager plus de policiers. Nous serons
preneurs pour les prendre à notre service.
M. le Président.- En tant qu'ancien du parquet, je confirme qu’il est
effectivement rare qu’un procureur du Roi soit à ce point sur le terrain.
Mme Godfrin.- On appuie tous, évidemment, la position très courageuse du
procureur du Roi. Le ministre de l'Intérieur est pleinement mobilisé. Il a déjà
pris des mesures très concrètes pour renforcer sérieusement la sécurité à
Bruxelles, notamment grâce à des caméras NPR supplémentaires qui seront
entièrement connectées. Il prévoit également 20 millions € pour renforcer les
caméras dans les grandes villes. Il y a des choses qui se mettent petit à petit en
place et un refinancement structurel a été annoncé. La police judiciaire aussi a
été renforcée.
Je ne voulais pas nécessairement parler du bilan. Il y en a déjà un au fédéral,
après neuf mois, et je pense qu'on peut s'en réjouir. Je suis contente d'entendre
que vous êtes tout aussi mobilisé que le ministre de l’Intérieur en matière de
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sécurité, puisque vous avez mis beaucoup d'énergie dans votre réponse.
Contrairement à certains collègues, je n'aime pas trop opposer les niveaux de
pouvoir et les monter les uns contre les autres en matière de sécurité. Je pense
que la sécurité est singulièrement l'affaire de tous. Bruxelles fait face à de
graves problèmes de sécurité et n'est aveugle que celui qui ne veut pas voir. Je
crois que les citoyens sont contents d'avoir des réponses au Conseil communal
par rapport à ce qu’il se passe dans les rues.
Chacun, à chaque niveau de pouvoir - sauf évidemment la Région, où il n'y a
pas de gouvernement - doit multiplier les efforts. La crise du crack, c'est un
cancer, une épidémie. Si tout le monde ne travaille pas dans le même sens, il n'y
aura pas de remède efficace. C'est la réalité.
Je pense qu'il faut rester très prudent. Je vais conclure avec les chiffres de la
criminalité. Beaucoup de Bruxellois ne portent malheureusement plus plainte.
Vous l'avez dit, il y a une distinction à faire. Les violences physiques ont
augmenté, ainsi que les faits liés à la drogue. On sait dans quelle situation se
trouve Bruxelles. J'entends qu'il y a des renvois vers les centres fermés. Je pense
que ma question n'était pas idiote et je vous remercie pour la réponse.
M. Maimouni.- Malheureusement, je n'ai toujours pas reçu de réponse. Ma
question était simple : pourriez-vous me fournir des chiffres par service et
quelle est la ventilation des effectifs ?
Le bourgmestre préfère répondre avec des chiffres en noyant les six zones de
police et nous dire que les faits de pickpockets sont en baisse. Moi, je préfère
perdre mon portefeuille que perdre la vie, Monsieur le Bourgmestre.
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Je préfère les actions concrètes. Je préférerais que vous ayez le courage de dire
que sur le territoire de la Ville de Bruxelles, il n'y aura plus de manifestations
tant qu'on n'aura pas de renfort du fédéral. Les services qui encadrent les
manifestations serviront à garantir la sécurité dans la rue. Voilà ce que je
souhaite.
Monsieur le Bourgmestre, c'est la quatrième fois que je vous pose la question.
Ce que vous ne dites pas non plus, c'est que les SAC, légitimes dans l'ensemble,
et les PV routiers ont explosé. Quelles sont vos priorités ? Garantir la sécurité
des Bruxellois ou remplir les caisses de la Ville ? Mais ce n'est pas grave,
Monsieur le Bourgmestre, continuez à danser.
Question de Mme BONNIER concernant les mesures concrètes pour
améliorer la situation des habitants du quartier Alhambra face aux
problèmes de prostitution de rue, de traite des êtres humains et de
nuisances
Mme Bonnier.- Monsieur le Bourgmestre, comme chaque été, le quartier
Alhambra fait face à de nombreuses nuisances liées à la prostitution de rue, au
trafic de drogue et à la traite des êtres humains. Cette année encore, malgré la
présence policière accrue, les habitants du quartier doivent composer avec des
groupes de prostitué(e)s et de toxicomanes qui occupent l'espace public, laissent
des déchets, provoquent des disputes et collaborent parfois avec des dealers.
La tension persiste, notamment autour du studio 2000 dans la rue Van Gaver,
tandis que la prostitution de rue chinoise et la traite humaine continuent de se
développer dans le quartier, souvent de façon plus discrète, mais tout aussi
inquiétante.
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Malgré l'adoption de nouveaux règlements communaux et la fermeture de
certains hôtels de prostitution, les mesures prises semblent avoir un impact
limité. La prostitution de rue n'a pas disparu et continue de peser sur la vie
locale, en particulier pour les femmes et les familles du quartier, alors même
que la majorité communale est favorable à une solution structurée, comme la
Villa Tinto, afin d'encadrer le travail du sexe et de lutter fermement contre la
prostitution de rue.
Quelles nouvelles initiatives concrètes la Ville de Bruxelles compte-t-elle
prendre rapidement pour garantir la sécurité des habitants et des habitantes, et
limiter les nuisances dans le quartier Alhambra, notamment autour du studio
2000 et dans les rues les plus exposées ?
Où en est exactement la coordination régionale, même si je suppose que
l'absence de gouvernement n’aide pas à avancer dans de tels projets ?
Où en est exactement l'étude sur l'ouverture de la Villa Tinto à Bruxelles
évoquée dans l'accord de majorité ? Quand peut-on espérer des avancées réelles
dans ce dossier ?
Quelles mesures comptez-vous prendre et mettre en place pour que la
prostitution de rue cesse définitivement dans l'espace public résidentiel, même
si je sais que tout n'est pas entre vos mains ni relève de vos compétences, et qu'il
y a plusieurs niveaux de pouvoir en charge de ces matières ?
Au nom des habitants du quartier, je vous remercie pour votre réponse et
l'attention que vous portez à leur demande et à nos demandes.
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M. le Bourgmestre.- Madame la Conseillère, je tiens à souligner que le quartier
Alhambra est, depuis plusieurs années, un quartier prioritaire. Je rencontre
personnellement et régulièrement le comité de quartier avec la police, le proxi
Dansaert et la DPI Centre, mais aussi les services de propriété et d'urbanisme.
Vous l'avez souligné, on a enregistré de grandes avancées, notamment le fait que
certains hôtels ont fermé, ce qui a permis d’améliorer la situation.
Les incivilités et nuisances dans le quartier émanent d'un public mixte et
plusieurs problématiques se croisent, notamment la toxicomanie autour de la
station de métro. La police en civil intensifie sa présence discrète afin de déceler
les points de deal et en arrêter les auteurs dans plusieurs quartiers de la ville,
dont le quartier Alhambra.
J'ai fait fermer plusieurs appartements et cafés administrativement. On travaille
en symbiose avec le parquet pour faire mal là où il le faut face aux différents
trafics. On a fait fermer des cafés et des appartements. La proactivité policière
dans le quartier Alhambra, pour les deux derniers mois de juillet et août, a
débouché sur 11 arrestations judiciaires, 10 mises à disposition du parquet et 4
placements sous mandat d'arrêt.
La brigade de recherche est active dans le quartier et va au contact des
prostituées afin de détecter et gérer les situations d'exploitation. Deux dossiers
judiciaires de fond sont en cours pour des faits de traite des êtres humains dans
le quartier.
Concernant l'urbanisme, le studio 2000 est en effet un dossier complexe. Je n'ai
pas dit que le dialogue était complètement rompu avec le propriétaire, mais des
acheteurs se sont présentés. On espère la même issue qu'avec le studio Europe, à
savoir qu’une autre activité s’y développe. Si l'hôtel de passe disparaît, cela
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devrait restreindre les nuisances alentour. Quant à la Villa Tinto (en dehors du
territoire de la Ville), on devra attendre l'installation d'un gouvernement
bruxellois pour remettre ce dossier à l'ordre du jour.
Mme Bonnier.- Je vous remercie parce que les habitants ne cessent de dire que
le dialogue est permanent avec vous, vos services et le cabinet. Pour cela, on
vous remercie.
Je sais que c'est compliqué, mais progresser sur la fermeture du studio 2000
permettrait de nettement améliorer la situation dans le quartier. En effet, les
nuisances, déchets et autres générés à cet endroit constituent un élément
perturbateur pour toutes les familles du quartier. Je m’attendais à votre réponse
sur la Villa Tinto, mais je continuerai à revenir sur ce sujet.
Je vous remercie encore une fois pour votre réponse et toute l'attention que vous
portez à cette problématique.
Question de M. BAUWENS concernant la pollution sonore dans la Ville de
Bruxelles
M. Bauwens.- Cet été, j'ai entendu beaucoup de gens se plaindre du fait que
dans le centre-ville et d'autres zones de la ville, il y avait trop de bruit. Pendant
que je signais une pétition dans le centre-ville, j'ai lu dans Bruzz et d'autres
journaux que plusieurs comités de quartier interpellaient la commune en disant
qu'il y avait trop de bruit et que la ville devenait invivable à cause de cela.
Cela pose plusieurs problèmes. Tout d'abord, malgré le Noise Monitoring, on
constate un manque de contrôle du bruit. Que compte faire la commune pour
combler ce manque d’objectivation du bruit ? Les gens se plaignent à juste titre.
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Dans le centre-ville, autour de la zone Lemonnier et avec la Foire du Midi, il y a
trop de bruit. La pression sonore devient vraiment difficile à vivre. Les habitants
et les commerçants vous lancent un appel assez clair, à savoir qu'il y a trop
d'événements bruyants à la Ville de Bruxelles.
Les habitants qui le peuvent fuient la ville. Ils déménagent, tout simplement, et
les commerçants du centre-ville se plaignent du fait que la clientèle baisse parce
qu'il y a trop de bruit.
Par ailleurs, j'ai l'impression que la Ville poursuit sa politique. Le projet de
piétonnier visait à lutter contre la pollution. Or, entre-temps, la pollution de l’air
est remplacée par une sorte de pollution sonore, ce que j'appelle une pollution
événementielle.
Quelles mesures allez-vous prendre ? Dans les zones impactées par les
événements qui font beaucoup de bruit, qu’allez-vous faire pour objectiver ce
bruit ?
Dans les zones temporairement affectées par le bruit, comme la place de
Brouckère quand elle est louée pour des événements privés, des mesures du
niveau sonore sont-elles réalisées ? Le week-end passé encore, dans plusieurs
rues autour de la place de Brouckère, il était particulièrement difficile de vivre
avec les fenêtres ouvertes ou de profiter d’une terrasse.
Des rencontres sont-elles organisées avec les riverains qui se plaignent, les
comités de commerçants et les comités d'habitants des quartiers alentour ?
Quelle concertation existe en matière de nuisance sonore et d’événements
bruyants ?
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Mme Houba.- La Ville de Bruxelles a toujours attaché une grande importance à
son attractivité économique et culturelle, ainsi qu'à la quiétude de ses habitantes
et habitants. Les grands événements organisés sur notre territoire participent à la
vitalité économique, touristique et culturelle de la capitale, à son ouverture sur
le monde et au dynamisme de nos quartiers. Ils ne peuvent néanmoins pas se
faire au détriment du droit au repos et à la qualité de vie des riveraines et
riverains.
L'enjeu quotidien pour la Ville est donc de trouver un équilibre entre
dynamisme et sérénité, et ce n'est certainement pas un équilibre facile à trouver.
La mesure du bruit, à laquelle vous faisiez référence, relève de la Région. En ce
sens, la Ville veille au strict respect de l'ordonnance régionale régie par arrêté,
qui fixe, de manière claire depuis 2017, les conditions de diffusion du son
amplifié dans les établissements ouverts au public. Tous les organisateurs
d'événements qui diffusent du son amplifié ont l'obligation de mesurer les
décibels émis lors de leurs événements et de respecter les limites imposées par
la Région. Cela fait partie des conditions obligatoires stipulées dans toutes les
autorisations d'événement délivrées par le Collège.
Une attention toute particulière est portée aux événements avec amplification
sonore, tant pour le contrôle du volume que pour le respect strict des horaires.
C'est dans ce cadre que, pour la Foire du Midi, les foraines et forains diffusant
de la musique amplifiée sont obligés d'être équipés d'un sonomètre.
À cela s'ajoutent les conditions strictes de la Ville. Je pense notamment au
règlement spécifique des kermesses, qui va plus loin que la législation régionale
en matière de diffusion de musique. Citons la limitation du nombre
d’événements à certains endroits (par exemple, un par mois entre mai et
septembre) ou encore l'imposition de distribuer des toutes-boîtes dans le quartier
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concerné par l'événement. Ceux-ci doivent mentionner un numéro de contact
permettant aux habitants et commerces du quartier de signaler rapidement et
directement à l’organisateur toute gêne occasionnée. Ce service constitue un
point de contact direct pour les habitantes, les habitants et les commerces. Il est
à leur écoute et chaque plainte formulée est traitée avec sérieux et rigueur.
Le service tranquillité publique et événements de la Ville de Bruxelles travaille
spécifiquement sur l’enjeu des nuisances sonores en localisant
systématiquement les plaintes reçues afin d'avoir une vue d'ensemble des
événements et des éventuelles nuisances provoquées, et cela, pour mieux
répartir et rationaliser les événements organisés dans l’espace public, dont la
demande ne cesse de croître.
Le bourgmestre rappelait tout à l'heure l'existence de dix-huit autres communes
en Région bruxelloise. Je tiens à préciser que le projet régional auquel vous
faites référence, la plateforme Noise Monitoring, qui permet de suivre en temps
réel les niveaux de bruit enregistrés par 22 stations de mesure, répertorie
uniquement les nuisances spécifiques liées aux trafics aérien, ferroviaire et
routier, et non celles liées aux événements.
Prenons l’exemple du Brussels Open Air Festival qui s'est tenu il y a quelques
jours. Des milliers de personnes ont participé à cet événement que nous avons
réparti en cinq lieux. Sur les toutes-boîtes, il y avait un numéro de contact que
les personnes pouvaient joindre. On a veillé à ce que soit respectée l'ordonnance
régionale en matière d'amplification sonore. L'événement s'est bien terminé à
22h, soit l’heure autorisée. Il y a eu quelques plaintes, mais très peu. Tout cela
est répertorié et suivi. On est toujours à l'écoute et disponibles au niveau des
différents services de la Ville.
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En conclusion, il est essentiel de rappeler que les événements de toutes sortes
jouent un rôle majeur dans la vie et l'identité de Bruxelles. Ils renforcent son
rayonnement international, son attractivité économique et son dynamisme
culturel. N'oublions pas que tous ces événements et l'impact culturel qu'ils
peuvent avoir, ce sont aussi des emplois non délocalisables, et nous y sommes
très attachés. Cet atout ne peut se concevoir que dans le respect de la tranquillité
et du bien-être de toutes et tous, et cela restera toujours une priorité pour nous.
M. Bauwens.- C’est un débat sur le bruit et on est dans un dialogue de sourds,
apparemment... D'un côté, vous avez tout à fait raison de dire que le Noise
Monitoring enregistre surtout le bruit des avions et de la circulation, et non pas
celui des événements. C'était justement l'objet de ma question. Les habitants, les
signataires de la pétition, les auteurs de la lettre ouverte demandent de vraies
mesures du bruit dans la ville. Vous dites que c'est de la compétence de la
Région. Ce faisant, vous ouvrez votre parapluie en disant que le bruit, ce n’est
pas nous, mais la Région.
De l'autre côté, vous confirmez le problème que nous soulevons. Vous avez
clairement dit que le rayonnement touristique et international des événements
était plus important que les plaintes des comités et des habitants.
(Remarque de Mme Houba)
Si, vous l'avez dit, vous pouvez revoir la vidéo. C'est la conclusion que vous
avez tirée. Vous avez aussi affirmé qu'il y avait très peu de plaintes. C'est tout à
fait le contraire de ce que j'ai entendu pendant deux mois. Pendant deux mois,
les gens m'ont dit qu’ils devenaient fous, dans cette ville. Vous dites qu'on
mesure le bruit des avions, mais on ne mesure pas le bruit généré dans le centre-
ville pendant tout l'été.
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Les commerçants et les habitants sont d'accord sur l’organisation d’événements,
mais ils veulent en débattre. Les commerçants disent que le niveau de bruit
chasse leur clientèle. C'est ce que les commerçants du centre-ville vous diront
lors de leur prochaine rencontre avec le bourgmestre. Le vrai débat consiste à
définir la ville que l’on veut : une ville événementielle qui chasse les gens ou
une ville qui tient compte des gens qui y habitent et y travaillent ? J’en entends
beaucoup dire que trop, c’est trop.
M. le Bourgmestre.- J'entends beaucoup de jeunes heureux de pouvoir enfin
faire la fête dans cette ville. Une jeunesse que vous ne voyez pas, que vous ne
voulez pas voir, qui est contente que la ville vive et qui a aussi le droit de faire
la fête. Je suis content de les défendre et on travaille bien avec Mme Houba
dans ce domaine. Il y a toujours moyen de trouver un bon équilibre, par
exemple en organisant des événements qui prennent fin plus tôt. On défend le
fait que notre ville est « jeunes admis », Monsieur Bauwens.
Mme Vermeire.- De manière objective, serait-il possible de vérifier que les
toutes-boîtes soient correctement distribués ?
M. le Président.- Nous vérifierons ce point.
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Question de M. BENZAOUIA visant à obtenir un ensemble d'informations
relatives au patrimoine immobilier appartenant à la Ville de Bruxelles et à
certaines de ses entités publiques
M. le Président.- M. Weytsman nous a quittés. Il aurait sans doute pu donner
des informations sur le CPAS, mais Mme Houba est là pour le reste.
M. Benzaouia.- Le 23 mai déjà, j'ai soumis une demande écrite au Collège
visant à obtenir un ensemble d'informations relatives au patrimoine immobilier
de plusieurs entités de la Ville de Bruxelles (Régie foncière, Foyer bruxellois,
Foyer Laekenois et CPAS), ainsi que quelques informations complémentaires.
Jusqu'à présent, je n'ai reçu aucune réponse, ce qui justifie ma question orale.
Pour quelle raison ma demande du 23 mai n'a-t-elle pas reçu de réponse ? Dans
quel délai précis puis-je espérer recevoir les informations sollicitées ? La Ville
s'engage-t-elle à fournir ces données de manière complète dans un format
exploitable ?
Toutes ces informations sont indispensables pour disposer d'une vision claire et
objective de l'offre actuelle en logements publics, leur répartition sur le
territoire, leur typologie et leur potentiel usage social. Elles constituent
également un outil essentiel pour analyser les besoins en logement dans notre
commune et orienter les politiques publiques en conséquence. Je vous remercie
pour vos réponses.
Mme Houba, échevine.- Merci, Monsieur le Conseiller, pour votre question.
S’agissant des données relatives à la Régie foncière, je pense qu'on vous les a
déjà envoyées par mail lors du débat sur le budget. Les informations que vous
recherchez se trouvent aux pages 119 à 165 pour ce qui concerne les logements
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et aux pages 167 à 170 pour ce qui concerne les surfaces commerciales dans le
budget de la Régie foncière.
Ce document a été transmis avec l'ordre du jour du Conseil communal du 23
juin 2025, soit le 13 juin 2025. Le projet de budget a été discuté le 23 juin. Le
document complet est toujours disponible sur la plateforme SharePoint dans les
annexes du point 75 de l'ordre du jour, et les informations dont la Ville disposait
sont en votre possession depuis le 13 juin. Je pensais que vous aviez reçu ces
informations, mais je suis désolée s'il y a eu mauvaise compréhension sur ce
point.
Pour les autres demandes, les assemblées vous ont adressé un mail indiquant
que la Ville de Bruxelles n'était pas en possession des informations demandées
concernant le Foyer bruxellois, le Foyer laekenois et le CPAS de la Ville de
Bruxelles (qui sont des entités indépendantes) et d'autres entités. De ce fait, il
vous appartient de demander à chaque organisme les renseignements que vous
souhaitez, soit en tant que citoyen, soit par le biais de vos représentants au sein
desdites instances, par exemple M. Dubuquoy et Mme Lewalle au CPAS. Vous
pouvez vous adresser à des représentants de ces instances pour demander des
informations.
M. Benzaouia.- Je suis très étonné. D'abord, il y a une erreur dans votre
réponse. Dans le budget qu'on a reçu de la Régie foncière, ce volet n'existe pas.
Je l’ai reçu de l'administration. Est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un qui gère le
volet logement, ou est-il éparpillé de cette façon ? N’y a-t-il pas un représentant
politique qui a la compétence sur le logement, Monsieur le Bourgmestre ?
Il faut avoir un peu de courage politique et répondre aux questions. Il y a un
manque de transparence. Il s’agit de données publiques auxquelles tout le
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monde devrait avoir accès. On les demande et on nous renvoie ici et là. Je ne
comprends pas pourquoi. Que se passe-t-il ? Qu'est-ce qu'il y a derrière ce grand
silence, ce manque de transparence dans l'accès à l'information ?
Si même un conseiller communal éprouve des difficultés à accéder à ces
documents, comment peut-on analyser la situation du logement public et en
discuter en connaissance de cause ? Ces documents ne figurent pas sur la
plateforme SharePoint, en tout cas pour la Régie foncière. Le logement social
n'est pas de votre compétence ?
Mme Houba, échevine.- La structure politique et administrative de la Belgique
est ce qu’elle est. On peut en reparler après si vous voulez, mais cela risque de
durer longtemps. Je suis responsable de la Régie foncière au niveau de la Ville
de Bruxelles. Je conçois que ce soit un peu complexe, mais l'objectif n'est pas
de vous noyer ou de vous perdre dans des explications. Je suis responsable
uniquement pour ce qui relève de mes compétences. Voulez-vous qu'on vous
imprime ces pages afin que vous puissiez repartir en leur possession ?
M. Benzaouia.- Je préfère une version électronique.
M. le Président.- Ce sera envoyé en version électronique.
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Question de M. MAIMOUNI relative aux procédures d’aide dans les écoles
de la Ville lors de la canicule
M. Maimouni.- Madame Hariche, il m'est revenu de différents plaignants,
instituteurs, professeurs ou parents d'élèves, qu'aucun plan d'action n'avait été
mis en place lors de la canicule. Je tiens à rappeler que c'était durant une période
d'examen. Il m'a été communiqué un mail envoyé par vos services, qui
comportait deux volets pour les métiers à charge lourde et légère (en deçà et au-
delà de 30 degrés).
Je tiens à vous rappeler, Madame Hariche, que cet article de loi concerne la
pénibilité du travail et que les enfants ne sont pas concernés. Des enfants de 6 à
12 ans se retrouvent dans une classe où il fait 30 degrés. Ce n'est pas normal.
Pouvez-vous m'expliquer pourquoi, malgré les données communiquées au
préalable par la météo, il faisait plus de 25 degrés dans des classes de 25-30
élèves ?
Mme Hariche, échevine.- Contrairement à ce qui vous a été rapporté, le
département de l'instruction publique n'est pas resté inactif à l'annonce des
fortes chaleurs qui se répètent désormais d'année en année. En dehors même de
l'épisode de juin, il est de plus en plus fréquent de constater qu'il y a des
phénomènes caniculaires. Ils nous préoccupent bien évidemment, puisqu'ils
impactent nos équipes et aussi nos élèves, raison pour laquelle nous avons
investi massivement dans la rénovation des bâtiments, les plus anciens en
particulier, avec une attention sur l'isolation. En collaboration avec les cellules
énergie, le plan de rénovation a établi la liste des bâtiments les plus énergivores
et, donc, moins bien isolés. Et c’est par ceux-là que nous avons commencé :
isolation des toitures, remplacement des châssis, isolation thermique...
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Sous la législature précédente, ce ne sont pas moins de 30 millions € qui ont été
investis et, au budget 2025, nous avons encore 4 millions inscrits pour ce faire.
Il s'agit, vous vous en doutez, d'une entreprise de longue haleine. L'instruction
publique a énormément de bâtiments, dont beaucoup d'une autre époque.
En juin 2025, comme chaque année, on a rappelé à l'ensemble des directions les
normes et les mesures à appliquer en cas de forte chaleur. Ces dispositions sont
conformes aux prescrits du SPF Emploi, mais aussi du SICPPT et de la
Fédération Wallonie-Bruxelles. En cas de dépassement des seuils, des consignes
claires sont données : protéger les élèves et les travailleurs de l'exposition
directe au soleil, limiter les activités à l’extérieur et en plein soleil en particulier,
garantir l'accès à de l'eau potable et fraîche, installer des dispositifs de
ventilation artificielle dans un délai de 48 heures.
Nous avons distribué dans les établissements scolaires énormément de
ventilateurs pour les aider à avoir un air un peu plus frais. Ils doivent veiller à
aérer les bâtiments et, lorsque les conditions persistent et avec l'avis du service
de santé au travail, aménager des temps de repos qui doivent être adaptés. Le
matériel nécessaire, qu'il s'agisse de ventilateurs, de tentures et autres, est mis à
la disposition des écoles dès qu’elles en formulent la demande. Nos directions -
je les en remercie chaleureusement - anticipent aussi de façon pragmatique ces
épisodes annuels de chaleur en mettant en œuvre les différentes
recommandations que je vous ai citées.
Vous l'aurez compris, ces mesures, conjointement à des investissements
colossaux, permettent d'assurer la sécurité et la santé de nos élèves et de notre
personnel dans le respect des normes légales. Je dois encore vous préciser que
nous avons convenu, avec les organisations syndicales, de nous rencontrer pour
voir si des choses pouvaient être faites de manière à répondre aux besoins de
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chacun des utilisateurs des écoles.
M. Maimouni.- Madame Hariche, je tiens juste à vous signaler que des enfants
ont eu des malaises, mais de cela, je ne vous ai pas entendue parler. Je ne vous
ai pas entendue dire que vous aviez distribué des bouteilles d'eau. Vous me
parlez de ventilateurs. Je tiens à vous signaler qu'au-delà d'un seuil d'humidité
de 80 %, un ventilateur a l'effet contraire, parce qu’il rebrasse l'air chaud qui est
déjà dans la pièce.
Qu'avez-vous à dire concernant les élèves et personnels qui ont fait des
malaises ? Est-ce que vous trouvez normal et convenable que des enfants de 6 à
12 ans soient enfermés dans des classes surchauffées ? J’entends le problème de
vétusté des bâtiments de la Ville de Bruxelles, mais n'aurait-il pas été plus
responsable de prévenir les parents en leur disant que ce jour-là, il n'y aurait pas
école ?
J'ai déposé une question concernant le département juridique de la Ville de
Bruxelles, sous la tutelle de M. Close, mais elle n'est pas à l'ordre du jour. Je
l'apprends à l'instant avec stupéfaction.
M. le Président.- On ne répond pas aux questions portant sur les statistiques.
M. Maimouni.- Ma question ne porte pas sur les statistiques, mais sur les coûts.
Je tiens à vous rappeler que l'argent public n'est pas le nôtre. On en est
responsables. J'apprends que la Ville de Bruxelles perd trois quarts de ses
procès, et malgré les avis du département juridique, elle continue d’interjeter
appel.
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M. le Président.- Monsieur Maimouni, j’étudierai personnellement cette affaire
pour la prochaine réunion.
Question de M. MAIMOUNI concernant les déclarations du Bourgmestre
sur les réseaux sociaux d’une décision de justice d’un pays tiers
M. le Président.- Je répète ce que j'ai dit tout au début : je ne tolère pas les
attaques personnelles.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, j'ai été contacté par des dizaines de
personnes qui ont été choquées par votre déclaration sur votre page officielle, en
tant que bourgmestre de la Ville de Bruxelles, relative à une décision de justice
d'un État souverain, en l’occurrence le Maroc.
Par ailleurs, je tiens à rappeler que vous avez fait le même type de déclaration il
y a quelques mois concernant le maire d'Istanbul après son arrestation, mais je
ne vous ai pas entendu réagir quand, quelques semaines plus tard, des vidéos
ont donné des preuves irréfutables de faits de corruption. Je ne vous ai pas
entendu dire : « Je me suis trompé. »
Je tiens aussi à vous rappeler que la Turquie et le Maroc sont des pays
souverains et démocratiques, et que votre parole a un effet d'écho, en tant que
bourgmestre. D'ailleurs, elle ne vous appartient pas, comme la mienne ne
m'appartient pas en tant qu'élu. Remettre en question une décision de justice...
Ce qui est cocasse, c'est que vous commencez votre déclaration en disant : « Je
ne veux pas m’ingérer dans cette situation. » Or une déclaration est de facto une
ingérence.
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M. le Bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, je sais combien la sensibilité de ce
sujet peut toucher des citoyennes et des citoyens d'origine marocaine à
Bruxelles, et je comprends que certains aient pu être choqués. Le slogan porté
par Ibtissame Lachgar est provocateur, voire inutilement blessant, je l'entends.
Ce que j'ai voulu exprimer dans mon message, c'est une inquiétude face à
l'extrême gravité des conséquences qu'encourt cette militante : deux ans et demi
de prison pour une photo sur les réseaux sociaux qui revendique le droit pour
chacune et chacun d'aimer librement, quelle que soit son orientation sexuelle, et
défend les personnes LGBT+ partout dans le monde.
Je me suis exprimé sur mes réseaux sociaux en tant que bourgmestre de la Ville
de Bruxelles, capitale européenne des libertés, ville de solidarité et d'inclusion.
Une ville où nous défendons la liberté d'expression, la liberté de culte, la liberté
de conscience, la liberté de genre.
C'est cette identité que je représente et que je tiens à protéger. Mon engagement
a toujours été constant et clair : je défends les droits humains partout où ils
peuvent être menacés, et je le ferai pour chaque combat où la liberté d'un
individu ou d'un peuple est remise en cause. Je n'ai donc pas varié d'un iota. Ma
boussole, ce sont les libertés fondamentales, celles qui nous permettent de vivre
ensemble, même quand nous ne sommes pas d'accord, celles qui permettent à
une démocratie de tenir debout.
C'est le même esprit qui m'anime quand je vois des centaines de milliers de
citoyens et de citoyennes descendre dans les rues en Turquie pour défendre
Ekrem Imamoglu, maire d'Istanbul, condamné dans un procès qui a été perçu
par une partie de la population comme politique. Et ce ne sont pas mes mots qui
le qualifient ainsi. Des organisations comme Amnesty International, le Conseil
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de l'Europe, le Comité européen des régions ou encore le réseau Eurocities ont
dénoncé cette arrestation. Je ne peux rester sourd à ces élans de soutien, d'autant
moins quand il s'agit d'un collègue maire que j'ai eu l'occasion de fréquenter.
Voilà pourquoi je continuerai avec la même mesure, le même calme et la même
sérénité, chaque fois que nécessaire, à dire ma solidarité envers celles et ceux
qui voient leur liberté d'expression condamnée ou étouffée, et cela, au nom des
principes universels que la Ville de Bruxelles incarne et dont je resterai le
garant. Je vous remercie.
M. Maimouni.- Monsieur le Président, j'ai posé la question par écrit au
bourgmestre. J’y faisais état de cette déclaration, mais aussi de celle évoquant le
maire d'Istanbul. Pourquoi son incarcération est-elle problématique ? Est-ce tout
simplement parce que c'est un opposant à M. Erdogan, que vous n’aimez
visiblement pas ? Ou tout simplement parce que vous vouliez faire le buzz ? Je
ne comprends pas.
Ici, je vous parle de deux sujets distincts. Je parle du fait de faire des
déclarations et de s’ingérer délibérément dans des décisions souveraines. En
quelle qualité vous permettez-vous de remettre en cause des décisions de
justice ? Je peux comprendre votre solidarité et votre indignation, mais vous
n'avez pas le droit de remettre en question les décisions de justice d'un pays
souverain.
Par contre, critiquer le gouvernement d'extrême droite israélien qui a été
condamné par le droit international, cela, je peux l'entendre. Le fait de remettre
en cause une décisions du royaume du Maroc a blessé énormément de
personnes qui m'ont dit : « Mais de quoi se mêle-t-il ? », « Est-ce qu'il ne
pourrait pas s'occuper de sa ville, de la criminalité grandissante, des poubelles
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qu'on retrouve partout, des bouchons qu'il y a partout ? » Vous n'avez rien
d'autre à faire que de remettre en cause une décision de justice.
M. le Président.- Je remercie Mme la Secrétaire communale pour sa première
séance en fonction.
(Applaudissements)
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Vendredi 19 septembre 2025
à 13h30 : sections ordinaires.
Lundi 22 septembre 2025
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h26.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u26.
📄 2025-06-23 scrape
City Council Meeting — 2025-06-23
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 23 juin 2025
Openbare vergadering van maandag 23 juni 2025
Première séance publique
Eerste openbare zitting
La première séance publique est ouverte à 16h19 sous la présidence de M. Alain
Courtois, Président.
De eerste openbare vergadering wordt geopend om 16u19 onder voorzitterschap
van dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
Excusés - Verontschuldigden : Mme Chaufoureau et M. Haddach.
Procès-verbal de la séance du 2 juin 2025
Notulen van de zitting van 2 juni 2025
M. le Président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 02/06/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
02/06/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l’ordre du jour les points 182, 185, 197 à 200,
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202, 204 et 211 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 19/06/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 182, 185,
197 tot 200, 202, 204 en 211 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda
dd. 19/06/2025.
Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
M. le Président.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du jour
les points 175 à 181, 183, 184, 186 à 196, 201, 203, 205 à 210 et 213 à 242
repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 19/06/2025, ainsi que les points
243 et 244 repris à l’addendum à ce supplément.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 175 tot 181, 183, 184, 186 tot 196, 201, 203, 205 tot 210 en 213 tot
242 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 19/06/2025, en met het
punten 243 en 244 vermeld in het addendum aan het bijvoegsel.
L’urgence est admise à l’unanimité.
De dringendheid wordt eenparig aangenomen.
Communications
Mededelingen
Communication des services
Mededeling van de diensten
Les points 53, 106, 110, 216, 218, 219, 220, 222 et 223 de l’ordre du jour sont
retirés, ainsi que le point 124.
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De punten 53, 106, 110, 216, 218, 219, 220, 222 en 223 van de agenda zijn
ingetrokken, alsook het punt 124.
Communication sur la transparence des rémunérations
Mededeling over de transparantie van bezoldigingen
Rapport annuel sur l’exercice 2024
Jaarverslag over het dienstjaar 2024
M. le Président.- J’informe le Conseil que le secrétaire communal a établi, en
exécution de l’article 7, § 1 de l’ordonnance conjointe du 14/12/2017 à la
Région de Bruxelles-Capitale et à la Commission communautaire commune sur
la transparence des rémunérations et avantages des mandataires publics
bruxellois le rapport annuel 2024.
Ik stel de Raad in kennis dat de Stadssecretaris het jaarverslag 2024 heeft
opgesteld, in toepassing van artikel 7, § 1 van de gezamenlijke ordonnantie van
14/12/2017 van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en de Gemeenschappelijke
Gemeenschapscommissie betreffende de transparantie van de bezoldigingen en
voordelen van de Brusselse openbare mandatarissen.
Ce rapport sera publié au plus tard le 30/06/2025 sur le site de la Ville et annexé
aux comptes de la Ville.
Het verslag zal ten laatste op 30/06/2025 gepubliceerd worden op de website
van de Stad en als bijlage toegevoegd worden bij de rekeningen.
Pris pour information.
Kennis genomen.
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Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- Koninklijke Vlaamse Schouwburg asbl, au 31/12/2024 ;
- Koninklijke Vlaamse Schouwburg vzw, op 31/12/2024 ;
- Ommegang Brussels Events asbl, au 31/12/2024 ;
- Ommegang Brussels Events vzw, op 31/12/2024 ;
- Transit asbl, au 31/12/2023 ;
- Transit vzw, op 31/12/2023 ;
- Association Sportif Brussels City asbl, au 31/12/2023 ;
- Association Sportif Brussels City vzw, op 31/12/2023.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Questions écrites
Schriftelijke vragen
M. le Président.- Le feuilleton n° 1 du Bulletin des questions et réponses de
2025 est mis à disposition sur la plateforme SharePoint et sur le site internet.
Het feuilleton nr. 1 van het Bulletin van Vragen en Antwoorden van 2025 werd
ter beschikking gesteld via het SharePoint platform en op de website.
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Questions orales
Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Interpellations citoyennes
Burgerinterpellaties
Demande d’interpellation introduite par M. Joaquín DE SANTOS
BARBOSA, au nom de la Coop’Haute 51, concernant le droit au logement
dans nos villes
M. De Santos Barbosa.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le
Bourgmestre, mesdames et messieurs les échevins et échevines, mesdames et
messieurs les conseillers et conseillères communaux et communales, chers
voisins, chères voisines, chers soutiens, je vous parle aujourd’hui au nom des
locataires du 51, rue Haute qui ont constitué un collectif qu’on a appelé
Coop’Haute 51, tout simplement parce qu’au cœur de Bruxelles, il y a un
quartier chargé d’histoire qui est en train de perdre ce qui fait sa singularité, une
vie de proximité, une richesse humaine née du mélange des générations, des
cultures et des parcours.
Ce quartier, ce sont les Marolles, ce lieu de mémoire, ce lieu de vie qui risque
de devenir un décor vide privé de celles et ceux qui lui donnent âme.
Pourquoi ? Parce que, lentement et méthodiquement, il est vidé de ses habitants
et habitantes historiques à cause de l’envol des loyers, à cause de l’envol des
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valeurs immobilières. Ils sont remplacés par des façades aseptisées, des
appartements de luxe et des locations Airbnb.
Et tout cela pourquoi ? Pour quelques points de rendement supplémentaires
dans des bilans optimisés, pour satisfaire l’appétit insatiable d’investisseurs qui
ne voient dans une rue que son potentiel de plus-value, dans un immeuble que
sa rentabilité, dans une famille que des charges locatives à évacuer.
C’est la réalité que nous vivons, nous, locataires du 51, rue Haute, mais nous
avons décidé de répondre en créant un projet innovant : la Coop’Haute 51, une
coopérative portée par nous, les locataires nous-mêmes, qui cherche à sauver les
vingt logements à loyer abordable que nous occupons.
En effet, face à la vente de nos logements par son propriétaire (un fonds
d’investissement luxembourgeois) nous nous sommes mobilisés pour tenter de
racheter notre immeuble. Réunir nos forces, réunir nos moyens dans une
coopérative, voilà la solution que nous envisageons pour sauver nos logements.
Ce projet existe, il est crédible, il est prêt. Il a un seul défaut : il ne rapporte pas
assez aux yeux de ceux qui n’ont pour boussole que la marge nette – dont,
notamment, le propriétaire actuel.
Mais il offre aux autorités publiques une opportunité : donner un signal clair,
soutenir cette initiative, c’est montrer que le droit au logement ne reste pas lettre
morte en Ville de Bruxelles ; c’est prouver que la politique peut agir pour
l’intérêt général.
Est-ce trop demander que de vivre dignement là où l’on a toujours vécu ?
Pour d’autres, dans les Marolles, il est malheureusement déjà trop tard. Ainsi,
comme vous le savez peut-être, 19 locataires des rues de Nancy et Saint-
Ghislain ont récemment dû quitter leurs logements – ou sont sous la menace de
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bientôt devoir le faire –, suite à la vente de ces logements par un promoteur
immobilier dont l’objectif est de les rénover et de les vendre au prix fort.
Mais ce qui se joue dans les Marolles dépasse notre quartier, c’est la question
fondamentale du droit au logement dans nos villes.
Une Ville qui expulse sa population n’est pas une Ville qui évolue, c’est une
Ville qui trahit ses habitantes et habitants. C’est pour ça que nous, habitantes et
habitants des Marolles, nous disons : « Stop ! »
Stop à la gentrification rampante. Stop aux expulsions déguisées sous forme
d’optimisation financière. Stop aux Airbnb qui vampirisent nos quartiers et les
vident de leur âme.
Stop à une Ville qui sacrifie les plus vulnérables sur l’autel du marché !
Nous ne sommes pas les seuls à le dire : nous avons fait circuler une carte
blanche qui a obtenu plus de 500 signatures (580 à la date d’aujourd’hui) et le
soutien de plus de trente-deux associations et collectifs.
Cette carte blanche sera publiée prochainement.
Pourquoi est-ce que nous sommes là aujourd’hui ? Parce que la gentrification
est le résultat d’opérations de promotion immobilière agressive. Seuls les
pouvoirs publics ont la capacité de pouvoir les freiner. Donc, nous prenons la
parole aujourd’hui, car le soutien des pouvoirs publics est indispensable afin de
mener à bien notre projet de rachat collectif de nos logements sous forme de
coopérative.
C’est pour ça que nous demandons instamment que la Ville nous soutienne, en
agissant en tant qu’intermédiaire auprès du propriétaire afin de négocier le prix
de vente. En utilisant les mécanismes juridiques à sa disposition, que ce soit le
droit de préemption ou d’autres mécanismes.
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En apportant un soutien financier direct, comme en prenant des parts dans la
coopérative, en finançant l’achat du tréfonds, en achetant un ou plusieurs
logements.
En apportant un soutien financier indirect, un prêt à un taux favorable ou un
cautionnement d’un emprunt bancaire.
Nous sommes bien conscients de la situation budgétaire délicate dans laquelle
se trouve la Ville. Néanmoins, nous sommes convaincus que la Ville se doit
d’agir afin de permettre aux Bruxellois et Bruxelloises de pouvoir continuer à
habiter dans leurs quartiers.
Vous allez examiner, plus tard aujourd’hui, le nouveau budget pour cette année.
Nous espérons que dans ce budget, le logement pourra prendre place comme
une nécessité fondamentale et la priorité politique absolue qu’il se doit d’être !
Nous vous demandons donc aujourd’hui, en particulier à l’aune de l’examen du
budget que vous ferez plus tard, si la Ville de Bruxelles s’engage à donner un
signal politique fort en soutenant notre projet, ainsi que toutes celles et ceux qui
se battent pour leur droit à rester en ville.
Nous vous remercions pour votre attention.
Mme Houba, échevine.- Mesdames et messieurs, bonjour. Merci monsieur,
cher habitant, pour votre interpellation.
La Ville de Bruxelles accorde une priorité absolue à la question du logement.
Garantir l’accès à un logement abordable, de qualité et durable pour toutes et
tous, c’est clairement au cœur de notre action politique.
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L’accord de majorité 2024-2030 renforce cette ambition à travers plusieurs
engagements concrets : renforcer la protection des locataires, développer le
logement public et abordable, favoriser l’accession à la propriété pour les
ménages à revenus modestes, ainsi que préserver la mixité sociale dans nos
quartiers.
La Ville continue à augmenter l’offre de logements publics, notamment via la
Régie foncière et les agences immobilières sociales (AIS).
Par exemple dans les Marolles, la Régie a construit plus de 340 logements, avec
un loyer moyen de 627 € hors charges.
À cela s’ajoutent deux projets en cours : un rue Haute, avec huit logements, et
un rue des Renards, avec la réhabilitation de quatre logements et un commerce.
Sans oublier la quinzaine de terrains qui ont été donnés en emphytéose au
Logement bruxellois, qui gère plus de 1.593 logements dans les Marolles dont
le loyer moyen, hors charges, est de 347 €.
La Ville poursuit également le travail, avec ma collègue Anaïs Maes en charge
de l’urbanisme, concernant le renforcement des contrôles sur les locations de
courte durée – notamment de type Airbnb – afin d’éviter que ces logements
soient détournés vers le tourisme, comme vous le signaliez.
Ce phénomène accentue bien sûr la pression sur les loyers et nous y mettons
activement un frein.
La protection des locataires constitue un axe majeur de notre action. Avec les
associations de terrains, la Ville renforce ses dispositifs d’accompagnement
pour prévenir les expulsions, aider les personnes et garantir leur maintien dans
leur quartier.
Plus spécifiquement, concernant la situation de la rue Haute, 51, je tiens
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vraiment à saluer la mobilisation exemplaire dont vous faites preuve en
imaginant une solution durable et solidaire à travers la création d’une
coopérative !
Votre projet de rachat porté par les locataires du 51 rue Haute m’est bien connu,
avec la ventilation par rapport à l’accord collectif estimé, le prêt bancaire sur
25 ans, les prêts « proxi » et les obligations, et la levée de fonds visée qui
s’élève à 1,8 million d’euros avec un prix proposé grosso modo de 4,4 millions,
mais face à un prix demandé par le propriétaire qui reste aux alentours de
5,6 millions – si mes informations sont bonnes.
Donc il reste un gap de plus d’un million d’euros.
Le blocage aujourd’hui réside entre l’écart de ce que les « coopérateurs.ices »
peuvent apporter et les exigences du propriétaire.
Malgré les démarches entreprises, le propriétaire reste inflexible, ce qui
empêche de tout avancer dans les négociations.
Concernant les leviers publics, la Région – toujours en affaires courantes – et la
Ville ne peuvent à ce stade assumer le rachat du bâtiment dans son entièreté.
Vous l’avez signalé aussi, la situation budgétaire de la Ville a nécessité des
arbitrages difficiles et ne permet pas un engagement direct d’achat dans ce
dossier – raison pour laquelle la discussion a été portée sur le rachat du tréfonds,
qui dépend de la fiabilité financière de l’ensemble du dossier. Et pour avancer,
je sais qu’il avait été évoqué de lancer déjà la récolte de fonds.
Pour ce qui concerne plus spécifiquement un soutien financier indirect, que
vous soulignez aussi, tel qu’un prêt à taux favorable, la Ville et la Région
empruntent malheureusement à un taux moins favorable que ceux proposés aux
emprunteurs (?) privés pour le moment. Donc, je ne pense pas que ce soit une
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piste intéressante à suivre pour vous.
Maintenant, je pense qu’on est d’accord pour dire que le modèle coopératif est
une piste d’avenir incontournable pour répondre à la crise du logement. Nous
restons en tout cas disponibles pour faciliter les mises en relation avec des
partenaires financiers, publics ou privés (banques coopératives, fondations,
microcrédits), soutenir, évidemment, le modèle coopératif au niveau politique
régional et fédéral, encourager une reconnaissance juridique plus forte du
logement coopératif en tant que forme d’intérêt général et étudier aussi la
faisabilité d’un mécanisme local de soutien au tréfonds.
Je suis d’accord avec vous : le droit au logement ne peut être subordonné à la
rentabilité privée. C’est un droit fondamental, que la Ville entend continuer à
défendre et soutenir « comme on peut » les dynamiques collectives comme
Coop’Haute 51 pour une ville plus juste, plus solidaire et plus humaine.
Et je réaffirme évidemment notre volonté politique : on n’a pas envie d’être une
ville qui exclut et on souhaite faire le maximum pour être aux côtés des
personnes qui luttent pour leur quartier.
Comme vous l’avez dit, le budget de la Ville va être voté ce soir au Conseil
communal. Moi, ce que je peux vous proposer, c’est de continuer à examiner la
faisabilité budgétaire de notre côté.
Je comprends l’urgence et je mesure votre situation, donc je ne peux que vous
encourager à lancer sans tarder la levée de fonds, puisque c’est une initiative
que vous pouvez prendre de votre côté – donc, vraiment, je vous encourage à la
lancer, et si on peut vous aider dans ces démarches, on est bien sûr disponible.
On reste donc en contact et à votre disposition dans le combat que vous menez.
Merci.
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M. De Santos Barbosa.- Merci, madame l’échevine. Nous saluons donc votre
volonté de nous soutenir à la fois dans les contacts avec des institutions
financières, dans la mise en place d’une levée de fonds et d’étudier la faisabilité
de la mise en place d’un mécanisme pour le rachat du tréfonds.
Nous espérons que nous pourrons progresser ensemble sur ces deux questions
très prochainement, car comme vous l’avez dit, il y a urgence pour nous.
Malheureusement, des logements ont déjà été mis en vente, donc si on n’a pas
un signal fort émis vers le propriétaire, malheureusement le projet pourrait ne
plus être réalisable, bientôt.
Nous nous permettons toutefois d’insister sur la possibilité que la Ville prenne
contact avec le fonds d’investissement propriétaire pour manifester que ce
projet lui semble prioritaire et que c’est une priorité pour la Ville, car nous
estimons que cela peut tout de même contribuer à faire évoluer quelque peu le
rapport de négociation avec le propriétaire.
Donc, nous espérons que nous pourrons faire un suivi en ce sens avec vos
services et que nous pourrons prochainement nous rencontrer, pouvoir échanger
là-dessus et travailler ensemble pour concrétiser ce projet, au nom du droit au
logement et du droit à la ville de toutes les Bruxelloises et tous les Bruxellois.
Merci.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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M. Bauwens.- J’ai une question sur l’ordre du jour, d’abord. On avait rentré ce
que nous appelons une motion pour interpeller le gouvernement Arizona qui
nous a été refusée, entre autres avec la phrase (?) que ça ne concerne pas une
compétence communale, et je trouve ça assez problématique, parce que tout
d’abord, évidemment, la conséquence de la mesure qu’on remet en question
dans la motion – on parle de la restriction de durée du chômage et donc de
l’exclusion, donc évidemment que ça va concerner la commune, parce que tous
ces gens-là vont arriver dans la commune.
Je ne vois donc pas en quoi le point ne concerne pas la commune.
Deuxièmement, on a encore eu une discussion – en février, je crois – sur une
motion « Congo » – d’ailleurs à juste titre – et je ne vois pas pourquoi une
motion qui interpelle le gouvernement fédéral sur une décision qui va fort
impacter la commune, on ne pourrait pas la traiter ici.
Je ne vois vraiment pas le problème.
En plus, si on va voir chez Brulocalis, qui gère quand même aussi la façon de
fonctionner des communes, un des objectifs d’une motion peut être d’interpeller
un niveau de pouvoir plus haut et différent que la commune.
Donc, je ne vois aucune raison et vous ne citez d’ailleurs pas le règlement, parce
que dans le règlement d’ordre intérieur, ce n’est pas cité qu’on ne pouvait pas
déposer cette motion.
Donc, je ne vois pas pourquoi elle est refusée, je ne le vois tout simplement pas.
Politiquement, je vois évidemment le point fragile dans cette majorité avec un
PS/MR. Je vois très bien le « truc », mais ça ne doit pas empêcher la démocratie
d’avoir lieu.
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Donc, refuser une motion sur ce plan-là est tout à fait injustifié !
Je demande donc de changer cette décision.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Bauwens a un peu résumé. Moi, je pense qu’on
a déjà fait un premier débat sur les conséquences « CPAS » et on est prêts à en
refaire un lors du budget du CPAS.
Mettre des motions pour des motions, vous connaissez le résultat : le PS n’est
pas pour cette mesure, le MR et les Engagés sont pour cette mesure ; ce n’est
pas ça qui va faire avancer les choses.
Donc, à part faire un petit coup politique – ce que vous voulez faire et qui fait
qu’on va devoir réécrire une motion en édulcorant… Nous, on a proposé de
faire un débat sur les conséquences.
On connaît la position du PTB, on connaît la position du PS, on connaît la
position des personnes dans ce Conseil. Nous, on a simplement dit que dans le
cadre du budget du CPAS, c’était là qu’il fallait avoir le débat sur les
conséquences ici – et j’imagine, dans le cadre de ce débat, que vous allez
réaffirmer votre position sur ce que vous pensez de cette mesure fédérale.
Après, le reste, voilà ! Si c’est juste faire une posture, eh bien, on l’a vu, hein ? :
vous ne venez même pas aux sections sur le compte et le budget, le PTB, qui
sont quand même des actes importants.
On trouve que c’est plus intéressant de débattre sur les conséquences que ça
aura. Pour le reste, la position du PS est connue, la position du MR et des
Engagés est connue.
Ici, vous faites un « coup » que vous avez envie de faire, mais je crois que c’est
plus intéressant qu’on travaille sur les conséquences qui vont être là, sachant
que nous avons tous nos positions et qu’elles n’ont pas changé, ni pour le PS, ni
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pour le MR, ni pour les Engagés.
M. le Président.- J’ajoute à cela que tout à l’heure, nous y reviendrons dans le
débat. Voilà, merci beaucoup.
M. Bauwens.- Non ! Je suppose que je peux quand même répliquer suite à la
réponse ?
M. le Président.- Vous pouvez répliquer.
Répliquez, meneer Bauwens !
M. Bauwens.- Je trouve que tout d’abord, ce n’est pas le premier débat qu’on
refuse ici. Même chose quand on pose des questions sur le CPAS : c’est le huis
clos, il y a des secrets, des choses sur lesquelles on ne veut pas discuter.
C’est un autre point, mais c’est quand même le point sur jusqu’où va la
démocratie.
Mais ici, si vous dites que c’est un moment où le PTB veut faire connaître sa
position, on vient de faire deux séances au parlement régional où votre parti
s’est battu contre cette législature, contre cette exclusion du chômage.
Et donc, là, apparemment, on a un PS qui veut mener le débat politique quand
c’est dans votre intérêt.
Par contre, quand ça ne vous arrange pas, ça devient une position politique de
dire : « On n’est pas d’accord avec le message et le coup médiatique que le PTB
pourrait en faire, donc on va la barrer et on va juste terminer le débat par la voix
du président. »
Je ne suis vraiment pas d’accord !
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J’espère que cette phrase que vous venez de dire, Monsieur Close, est telle
quelle dans le rapport, que c’est parce que vous trouvez que le PTB « fait du
show », veut marquer son point. Et que ce n’est pas dans votre intérêt, que vous
n’êtes pas d’accord et que c’est pour ça que vous refusez la motion.
J’espère que c’est comme ça, vraiment. Parce que c’est uniquement…
Il n’y a rien dans le règlement d’ordre intérieur, rien ! Aucune lettre qui vous
permet de refuser notre motion – aucune ! Donc, de toute façon, ça doit être
connu.
De l’autre côté, je vais voir jusqu’où je peux porter ça parce que je pense qu’ici,
il y a un vrai problème de démocratie. C’est qu’en refusant cette motion, c’est
antidémocratique, je suis désolé !
M. le Président.- Dank je wel, meneer Bauwens. En tous les cas, de toute
façon, tout est noté. Tout ce qui est dit ici est noté et fait partie du procès-verbal.
Point 176 - Punt 176
M. Bauwens.- J’aimerais bien savoir, suite à ça, quelle est l’argumentation pour
que le président du CPAS touche autant qu’un échevin.
Vous connaissez la position, aussi, du PTB : c’est qu’on trouve que le
bourgmestre et les échevins touchent trop et qu’il faut diviser ce point…
M. le Bourgmestre.- Moins que vous ! Moins que vous au parlement fédéral.
M. Bauwens.- Je sais que…
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M. le Bourgmestre.- Vous ne le dites jamais ça., hein ? (Rire…)
M. Bauwens.- Je sais que c’est l’argument que…
M. le Bourgmestre.- … qu’on gagne moins que vous à la Région. Ça, vous ne
le dites pas, hein ? monsieur Bauwens (rire).
M. Bauwens.- Je vais répondre là-dessus, si vous…
M. le Bourgmestre.- Ça, vous ne le dites pas, hein ? Moins que vous !
M. Bauwens.- … si vous me laissez la parole…
M. le Président.- Allez !
M. Bauwens.- … Je vais répondre là-dessus si vous arrêtez de me couper
– quand même, hein ?!
M. le Bourgmestre.- Allez-y, monsieur Bauwens !
M. Bauwens.- Et puis, il y a aussi un point sur des avantages au niveau des
voitures, etc. et est-ce qu’on peut disposer – ce point me permet aussi de poser
la question –, est-ce qu’on peut disposer de la liste de tous les avantages de
M. le directeur du CPAS – si c’est sur le site, alors mettez le lien dans les
réponses, ça serait « cool » – et aussi des autres échevins, d’ailleurs.
Et aussi au niveau des emplacements de parking, etc. – c’est un point qui est
parfois flou et qui peut intéresser le débat, vu qu’on parle aussi de parking,
aujourd’hui.
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Et alors, pour répondre à votre question et à votre boutade comme quoi : « Vous
gagnez plus… »
M. le Bourgmestre.- Que moi. (Rire.) C’est la vérité.
M. Bauwens.- … sur moi qui gagne plus que vous : vous savez très bien que les
élus du PTB vivent avec un salaire moyen, et donc je vis avec un salaire que je
peux montrer…
M. le Bourgmestre.- On connaît la formule…
M. le Président.- On connaît la formule !
M. Bauwens.- … 2.360 €…
M. le Bourgmestre.- Mais vous touchez quand-même plus que nous.
M. le Président.- On connaît la formule, monsieur Bauwens !
Hein ? Ne venez pas…
Ça fait des années qu’on connaît cette formule – et c’est fantastique, cette
formule !
Bon, allez ! Qu’est-ce qu’il y a d’autre ?
(Brouhaha.)
Allez ! On avance, on avance ! On n’a pas que ça à faire.
M. le Bourgmestre.- Si si, mais j’en…
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M. le Président.- Allez, c’est bon !
Mme El Bakri.- Ce n’est pas la question sur laquelle vous êtes en force pour
vraiment vous profiler. (Rire.)
À votre place… un peu de modestie sur cette question. Vous pouvez nous
reprocher énormément de choses, mais pas ça…
M. le Président.- C’est bon, on arrête, s’il vous plaît ! Merci.
Et on retient la suggestion de M. Bauwens de mettre sur le site tout ce qui est…
tous les avantages, etc.
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 183 - Punt 183
M. Hellings.- C’est sur les nouveaux statuts de l’asbl Bains de Bruxelles : en
gros, qu’est-ce qui change par rapport aux statuts précédents. Il y avait…
Je n’ai pas été regarder les anciens statuts et les nouveaux, donc qu’est-ce qui
change, en gros ?
Mme Frelinx, échevine.- J’ai simplement ouvert la possibilité de me faire
remplacer. C’est tout.
M. Hellings.- Très bien, merci.
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Point 9 - Punt 9
M. Hellings.- Il s’agit d’un subside à Brussels Major Events (BME) de
100.000 €. Ça recouvre quelle activité de BME – puisqu’il n’est pas mentionné
à quoi va servir le subside ?
(Discussion sur une question de procédure.)
Donc, le subside de BME est un subside de fonctionnement, mais qui sert à quel
événement sportif, sachant que le point 63 – qui est un point chez M. le
Bourgmestre, je pense – est un subside « culture » ou « événement » qui, lui,
détaille ce à quoi va servir le subside de plus d’un million ?
Donc, à quoi va servir le subside de 100.000 € ? Est-ce que c’est le BXL Tour
ou d’autres choses ? D’autres événements que vous prévoyez pour l’été, par
exemple en sport dans l’espace public ?
Mme Frelinx, échevine.- Je vous remercie – vous avez presque répondu à ma
place (rire) : ce sont les événements sportifs qui sont organisés par le BME, en
ce compris le BXL Tour et le Quai (?) d’été.
Point 184 - Punt 184
M. Bauwens.- Je vois qu’avec les nouveaux tarifs des salles de sport, vous
prévoyez une augmentation de 40 % des recettes, qui passent de 300.000 et
quelque (?) à 522.000 €, et je trouve qu’une augmentation – je sais que le
document explique que ça n’a plus été augmenté depuis 2016, etc. – mais si
pour (?) moi, mon loyer augmentait en un an de 40 % et qu’on me dit qu’il y
avait des arriérés d’indexation, je ne serais pas d’accord.
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Donc, j’ai un peu peur que cette augmentation de prix… d’un côté je vois qu’il
y a certains choix de la Ville qui sont faits pour faire augmenter les recettes de
la Ville, mais j’ai un peu peur que d’un autre côté, ça mette le couteau sur les
clubs et les gens, parce que ça veut dire que ça va se répercuter sur le prix
que (?) payent les gens pour faire du sport à la Ville de Bruxelles.
C’est déjà assez compliqué pour des gens d’avoir accès au sport, de payer le
sport. On sait que les familles ont des difficultés à inscrire leur fils à un club de
sport, de football, etc. – on le sait, on connaît les prix.
Et donc, très souvent, la Ville joue un deuxième rôle dans ce cadre-là et une
augmentation de 40 %, je trouve ça dangereux !
On ne peut pas accepter ce point.
Donc, si on suit la même augmentation de prix, comme appliqué partout dans le
budget, ce qui veut dire 2,5 % par an – ce qui est une indexation prudente –,
c’est tout à fait autre chose que 40 %, madame Frelinx.
Et donc, vous êtes échevine du sport et une de vos premières mesures, c’est
presque de doubler la recette de sport. Moi, ça m’inquiète !
Mme Frelinx, échevine.- Je vous remercie. Effectivement, vous l’avez vu, on a
décidé de reprendre cette situation à la base, parce que ce qui nous a paru
anormal, c’était de maintenir des tarifs aussi bas – on était la dernière commune
qui pratiquait des tarifs aussi bas et les tarifs n’avaient plus été changés depuis
2016.
Vous aurez peut-être vu aussi qu’on va mettre ce plan en vigueur en septembre
2026. Comme ça, ça nous laisse un an pour voir avec les clubs comment ça se
passe et aux clubs pour (?) s’adapter au mieux.
Donc, ce dont on s’est rendu compte, c’est que les prix étaient devenus
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tellement dérisoires que vous aviez des salles qui revenaient, pour une location
d’une heure par semaine pour une saison, à moins de 50 cents de l’heure. Et du
coup, il y avait des salles qui finalement étaient réservées par principe et qui
n’étaient pas utilisées. On a donc voulu mettre fin à ça, justement, dans un souci
d’équité, pour que tout le monde puisse avoir accès de manière normale à des
salles de sport.
On a maintenu, d’ailleurs, la gratuité pour le handisport et des tarifs très
préférentiels pour les Bruxellois, pour les jeunes et pour les seniors.
M. Bauwens.- Voilà ! Je pense que je vais commencer un dictionnaire du
langage du MR. Non mais vraiment, parce que… on augmente le prix pour que
ce (?) soit plus accessible pour ceux qui en ont besoin !
Donc, oui, mais il faut vraiment une fois le présenter aux gens et expliquer
comment, en
augmentant le prix de quelque chose, on le rend plus accessible pour quelqu’un
qui a peu de moyens !
Parce que c’est ça, quand même : une salle de sport de la Ville n’est pas une
discothèque ni un cinéma commercial, etc. Le but du sport, c’est quand même
de donner accès à ceux qui ont besoin – laissez-moi terminer ma phrase,
madame Frelinx ! – c’est quand même de donner accès au sport. Et ici, on dit
que pour mieux donner accès à tout le monde, on va augmenter le prix.
Et donc, tout le discours de votre parti, de dire qu’on n’a pas de nouvelles taxes,
tout le temps on voit qu’il y a des nouvelles taxes qui tombent.
Et vous faites la même technique partout, c’est de dire : « On a une nouvelle
taxe, mais ne vous inquiétez pas, ce n’est que dans un an. » comme ça on peut
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bien se rendre compte que dans un an, on va payer cher.
Ça, c’est la technique du MR, partout : on augmente le prix, mais on va le faire
doucement, et dans un an vous payez vollenbak. C’est ça, le problème.
Mme Frelinx, échevine.- Non, vous me faites dire ce que je n’ai pas dit : je
vous dis qu’on était la dernière commune à pratiquer des tarifs aussi faibles.
Donc, on s’est basé sur les tarifs communaux des autres communes avec des
infrastructures similaires – si je vous laisse terminer, laissez-moi terminer
aussi ! – et on a baissé de 10 %.
On a maintenu des tarifs avantageux pour les jeunes, pour les seniors, pour le
handisport.
Et je vous dis que les jeunes, notamment, n’avaient plus accès à certaines salles
de sport parce que le tarif était tellement dérisoire qu’il y avait des salles qui
étaient bloquées pour ne pas être utilisées.
Donc, en revoyant ça on permet simplement que les salles soient utilisées de
manière équitable, par tous !
Je vous remercie.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 203 - Punt 203
M. Bauwens.- Est-ce que vous pouvez juste expliquer, madame Buggenhout, le
quoi du comment, dans le sens… Qu’est-ce que ces programmes…
Je ne comprends pas très bien qu’un programme puisse (?) nous aider à engager
des gens… Est-ce que c’est des programmes pour évaluer des candidatures ?
Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? C’est du know-how dont la Ville ne
dispose pas comme grand employeur ?
Mme Buggenhout, échevine.- Monsieur Bauwens, comme vous savez, c’est un
dossier d’« Achats et Facilities », donc c’est un marché qui a été conclu pour
l’échevine des ressources humaines.
Je vais céder la parole à Madame Hariche.
Mme Hariche, échevine.- Donc, ça n’est évidemment pas pour recruter, mais
pour nous aider au recrutement.
Donc, ça couvre les tests Hudson, qui sont passés par tous les membres du
personnel pressentis et les assessments, qui sont évidemment des outils précieux
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pour nous aider à recruter les meilleures personnes en fonction des différents
emplois.
M. Bauwens.- Je suis parfois aussi content d’une réponse.
Merci, madame.
Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van dhr. schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 243 - Punt 243
M. Wauters, échevin.- Si je peux me permettre, monsieur le Président, vous
avez reçu sur vos bancs un addendum. Donc, le point 53 est remplacé par le
point 243 pour une raison assez simple, c’est que dans l’article 31, il pouvait y
avoir une mauvaise interprétation des décisions qui ont été prises avec les
forains, les riverains et Bruxelles Environnement.
Et donc, je précise le changement, parce que j’ai quand même dû le faire
quelques fois ces derniers jours, donc c’est la moindre des choses que ce soit le
cas ici, au Conseil. La version qui parle, dans le point 31, des nuisances sonores
– je le lis, c’est très court (vous l’avez reçu, normalement, tous et toutes) :
« À aucun moment les sources sonores, haut-parleurs, amplificateurs vocaux,
systèmes électroniques, fonctionnement des jeux d’attraction, bruits d’origine
mécanique, de chocs, de percussions, d’explosions, ne peuvent produire des
niveaux acoustiques dépassant 90 décibels, et ce jusqu’à 22h » – donc toute la
journée.
« Et à partir de 22h, la musique amplifiée plus forte que 75 décibels est
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effectivement interdite. Toutefois, … » – et c’est expliqué dans les considérants
dans le point, après les conseils que nous avons suivis de Bruxelles
Environnement – « … à partir de 22h, la musique amplifiée plus forte que
75 décibels est interdite, mais pour les sons, signaux brefs de départ et d’arrêt de
certaines attractions qui nécessitent de devoir s’harnacher ou s’attacher et qui
durent quelques secondes, il y aura une tolérance jusqu’à 78 décibels. »
Je précise que ce n’est pas pour ça que les 78 décibels seront atteints, mais
simplement, dans les explications techniques que nous avons reçues, il est bien
expliqué qu’il faut que dans un son général qui a une certaine intensité, ces
sons-là puissent ressortir, en termes de sécurité.
Et donc, c’est la raison pour laquelle ces décisions ont été prises et je tenais
absolument à ce que le point soit clair et compréhensible. Et peut-être que dans
la première version, ça donnait des interprétations différentes.
Je tiens à ajouter – comme ça je complète l’information – que des attractions
trop bruyantes ont été tout simplement refusées et que, dans l’amplification des
musiques et autres, il a été clairement demandé que les baffles soient orientés
vers l’intérieur de l’attraction et non pas vers l’extérieur, l’objectif étant de
trouver un chemin pour à la fois permettre à la Foire du Midi, qui existe depuis
140 ans, d’exister, et à la fois la légitime demande des riverains, qui veulent
aussi vivre de manière sereine.
Merci.
Mevrouw Stoops.- Het foorreglement is heel belangrijk. Het is niet enkel de
droom van ieder kind om naar de foor te gaan, zelfs van die van mij, maar ook
wel de slapeloze nachten van vele andere kinderen, vijf weken aan een stuk.
Ik ken het dossier vrij goed, net zoals uw collega Bianca Debaets en ik raad u
aan om haar interventies van de vorige legislatuur er nog eens op na te slaan.
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Ik besef wel heel goed dat de zoektocht naar een evenwichtig evenement voor
deze historische jaarlijkse hoogmis heel complex is. Het gaat niet enkel over de
balans tussen feest en plezier met geluidsvervuiling en andere overlast die
impact heeft op het dagelijks leven van vele bewoners.
We zien ook dat de noden van een grote kermis en het vrijwaren van de
binnenwerf voor die zomerse week plezier de stedelijke ontwikkeling van de
buurt tegenhoudt en het o zo nodig potentieel voor het sociale weefsel daar in
de buurt voor de rest van het jaar ontzegd wordt.
Ik wil schepen Wauters vooreerst ook bedanken dat hij de moeite nam om als
schepen van handel twee vergaderingen te beleggen. In de tweede vergadering
werden de bewoners en de forains samengebracht. Dat was moedig want het
water bleek nog steeds heel erg diep.
Wel was het jammer dat de Burgemeester en de schepen van Urbanisme niet
aanwezig waren, want zo werd de complexiteit van het gehele probleem steeds
een beetje in de hoek geduwd.
Ik had eigenlijk heel veel dat ik hierover wilde zeggen. Maar ik heb maar twee
minuten dus ik ga direct naar de vragen.
Welke 10 metingen en controles aan de attracties zal de Stad dit jaar doen?
En zal hier echt bij iedere overtreding, zoals schepen Wauters aankondigde,
beboet worden?
Hoe hoog zullen die boetes zijn en voor welke graad overtreding?
Blijft de grens van 75 dB na 22.00u? Blijft die voor alle andere geluidsbronnen
75?
Dus je kunt een boete krijgen als je boven de 75 dB gaat? Tenminste als het niet
is om uw gespen vast te klikken, maar die heb ik nog nooit aan 78 dB gehoord.
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Een andere vraag: ik zie in het reglement bij de geluidsbronnen dat er eigenlijk
nergens gewag gemaakt wordt van het gillen van de klanten zelf. Dus het gillen
over de daken met die heel hoge attracties... De houders van de standplaats
mogen – en ik citeer – ’niet schreeuwen of kabaal maken om de aandacht van
het publiek op zich te trekken’.
Maar eigenlijk mogen de mensen dus schreeuwen zoveel als ze willen…
Heeft de Stad foorkramers ontraden om die attracties op te zetten en hebben
jullie dit soort kraamlocatie voorzien die zo ver mogelijk van de gevels
verwijderd is?
Is er besproken geweest dat de openingsuren voor dat soort lawaaierige kramen
beperkt zou kunnen worden tot maximaal 22.00u?
Ik heb gehoord bij het Gewest dat er, na de inbreuk die Leefmilieu Brussel had
vastgesteld, een benchmark moest gebeuren en hieruit bleek dat andere steden
strengere maatregelen hebben.
Zouden we ook als Gemeenteraad die benchmark kunnen krijgen, zou u ons dat
kunnen bezorgen?
Volgens het reglement kan de foor nog twee weken na 15 augustus open blijven,
dus de foor eindigt dan nu op de avond voor de rentrée scolaire van het
Franstalige net.
Waarom staat het zo in het reglement en zou dat niet beter aangepast worden?
Want als die kindjes allemaal naar school moeten gaan na nog een hele avond
tot 01.00u, de laatste avond, die ook heel erg gegadigd is... Het is dus eigenlijk
heel jammer dat de burgers zelf hun vragen niet meer kunnen stellen omdat ons
reglement geen uitzonderingen toestaat voor een laatste Gemeenteraad voor de
zomer, en dat er nog geen actuele burgerinterpellaties voorzien worden.
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Dus ja, ik denk dat dat misschien ook wel een belangrijke vorm van participatie
is die we zouden moeten voorzien. Voorziet u een echt participatief traject met
alle verschillende gebruikers, aanbieders en mandatarissen rond de vele
betrokken bevoegdheden en beleidsniveaus om te werken aan een foor en een
publieke ruimte van de toekomst?
En tot slot: hoe ziet u de rol van de Dienst Participatie hier ook in?
M. Wauters, échevin.- Merci, madame la conseillère, pour vos questions.
Effectivement, vous savez de quoi il s’agit puisque vous étiez connectée aux
réunions que nous avons organisées, que j’ai voulu organiser en amont pour
entamer des dialogues constructifs.
Et alors, on peut revoir un parcours citoyen, ce sont des analyses qu’on peut
faire. Moi, en tout cas, je voulais mettre en place une discussion qui permette de
voir ensemble un chemin à trouver. C’est l’objet de ces réunions et l’intention.
Alors, il y avait beaucoup de questions…
Oui, des sonomètres sur les attractions qui font du bruit, ils ont déjà leurs
sonomètres. Ils doivent être en fonction et utilisés.
S’ils dépassent les normes telles qu’elles sont prévues, ils auront des sanctions
administratives communales – ce qu’on appelle des « SAC ».
Il y a une série de choses techniques que je peux vous envoyer par courrier
après, parce que j’avoue que je ne sais pas les montants exacts, mais je pense
que les SAC sont limitées, d’une certaine manière.
Par ailleurs, Bruxelles Environnement aussi (?), effectue des contrôles. Ce serait
une sorte d’amende, mais alors de Bruxelles Environnement.
Donc ce sont deux éléments différents : il y a des SAC, d’un côté, qui sont alors
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contrôlés par nos services, ici à la Ville, et puis il y a Bruxelles Environnement
d’une part.
Alors, les cris, eh bien oui… je ne sais pas trop quoi répondre à cette question.
Les cris, je ne sais pas répondre à cette question – les cris, ce sont des cris...
c’est difficile !
On peut peut-être dire aux gens… je ne sais pas, essayer de faire un effort, mais
je ne sais pas quoi répondre à cette question, parce que c’est humain et je ne sais
pas quoi vous dire.
Le benchmarking, oui, nous l’avons effectué avec les grandes foires du pays. On
s’est aligné – je prends les exemples de Liège, d’Anvers et d’autres endroits.
Oui, 75 décibels, effectivement – hors ces deux secondes de signalement de
départ ou d’arrêt de certaines attractions, je le précise.
Et donc, oui, tout cela sera effectivement contrôlé et évalué, puisque l’objectif,
c’est, de mieux en mieux et chaque année, de pouvoir se concerter et construire
la Ville ensemble.
Et je tiens à précciser – et ça, on verra peut-être avec mon collègue Frederik
Ceulemans un trajet citoyen là-dessus –, mais j’insiste très fort parce que je l’ai
vécu et ça m’a fort étonné (je viens moi-même de l’associatif, depuis mon
adolescence), j’ai été étonné du manque de solidarité entre riverains (rire) et
j’aurais voulu qu’ils puissent parler ensemble et avoir peut-être plus de poids
aussi dans la discussion. Ça m’a un petit peu vraiment étonné !
Mais voilà, ça fait un peu plus de six mois que je suis échevin, je découvre aussi
ça. C’est un travail compliqué, mais à la fois, je ne désespère pas et je suis, je
reste positif pour faire évoluer les choses dans le bon sens, et pour les riverains
et aussi pour les forains – dont c’est, je le rappelle, leur gagne-pain –, et aussi
pour beaucoup de Bruxelloises et Bruxellois qui, n’ayant pas l’occasion de
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quitter notre ville pour aller très loin, ont ce plaisir de vivre la Foire du Midi.
J’en connais qui disaient : « On l’attend chaque année ! »
C’est compliqué de trouver ce chemin. Ensemble, nous pouvons le trouver – en
tout cas, c’est mon intention !
Je vous remercie pour votre question.
Mevrouw Stoops.- Roepen is menselijk, maar ik ga niet te hard roepen. Maar er
wordt minder geroepen bij de pêche à canards dan bij sommige andere
attracties. Ik heb niemand daar al zo hard horen brullen dat je twee straten
verder kunt horen over de daken.
De Zuidfoor is een belangrijke historische tarditie, maar onderging ook een
historische transitie: van een volksfeest met moules parquées naar een pretpark
op verplaatsing.
Het is de Gemeente die dit evenement organiseert, het zijn niet de
kermisexploitanten of de regio, dus ik had eigenlijk gehoopt dat er nog iets meer
in dat kermisregelement zou staan.
Maar ik ben al blij dat die 75 dB behouden wordt na 22.00u. Maar overdag is
het zeker ook geen niet te onderschatten, voor mensen die thuiswerken,
bijvoorbeeld.
Ik wil vooral weten hoe we er weer voor iedereen een feest van kunnen maken
dat zijn plek heeft in een dichtbevolkte buurt.
Mme Mutyebele.- C’est à propos d’un (?) subside de 15.000 € octroyé à l’asbl
Mode-in.Brussels pour l’organisation des (?) Brussels Fashion Sales (?). Je
voulais savoir qui était cette asbl ?
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J’ai vu, au point 42, que vous accompagnez le Centre Bruxellois de la Mode et
du Design (?) pour le « MAD Parcours Edition Downtown 2025 » pour
revitaliser les commerces. En l’occurrence, c’est une compétence du MAD d’un
peu coordonner tout ce qui est mode, etc., sur la ville.
Est-ce que cette association est en contact avec le MAD ?
Je trouve que ce serait bien de faire le pont et avoir un peu d’infos :
Qui sont-ils ? Où est-ce qu’ils vont organiser leurs activités ?
Ce serait bien, vu qu’ils sont subventionnés par vous, de faire le lien avec le
MAD.
Je peux avoir aussi une réponse écrite, sans problème.
Merci.
M. Wauters, échevin.- Madame Mutyebele, merci pour votre question.
Effectivement, il y a toute une série de subsides – parce qu’on va arriver à voter
le budget – qui sont arrivés, donc ça fait beaucoup de choses.
Effectivement, je pense – mais je vous donnerai la réponse par écrit – qu’il y a
effectivement un lien. Ça me semble logique, puisque partout, dans toutes les
politiques que je soutiens, j’essaye la transversalité partout.
Ça me semble logique, mais je vous promets de revenir vraiment très
précisément. Je viens de demander derrière moi : on pense que oui, mais on va
aller vérifier parce que c’est la logique qu’on a mise dans toutes nos réflexions.
Merci à vous.
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Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 60 - Punt 60
M. Bauwens.- C’était juste une question d’information. Il s’agit d’un bâtiment
qu’on appelle dans le quartier l’« ancien secrétariat de la police motorisée » – de
"zwaantjes centrale", comme on dit en néerlandais, je pense.
Qu’est-ce qui va se passer avec ce bâtiment, se demandent Bruno Bauwens et le
quartier ?
Mme Houba, échevine.- Cher monsieur Bauwens, cher quartier (rire).
Pour votre question par rapport au dossier « Palais-Usines », on a lancé l’idée
de lancer un marché d’étude pluridisciplinaire pour l’exécution de minimum
60 logements, des locaux pour activités économiques et des équipements, ainsi
que des aménagements paysagers.
L’idée, c’est que le Conseil communal a déjà approuvé le cahier spécial des
charges en 2021. La réception du permis d’urbanisme a eu lieu en avril de cette
année-ci.
Vous connaissez l’actualité concernant les fusions des zones de police, il y a un
retard important pris par la police dans son déménagement.
Vu l’importance et la priorité que nous donnons aux logements, notre volonté
est de scinder le projet Palais, donc la phase « Palais » et la phase « Usines »,
pour déjà avancer sur les travaux et mettre fin au plus vite à cette situation.
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L’idée est d’avancer sur la phase Usines, qui concerne les équipements.
J’espère avoir bien répondu à votre question.
M. Bauwens.- Ça veut dire que ça sera des logements de la Régie foncière (?),
c’est ça ?
Mme Houba, échevine.- Il y aura bien, à terme, parmi les différentes volées du
projet, des logements construits et gérés par la Régie. Tout à fait !
Dossiers de M. l’échevin Ben Abdelmoumen
Dossiers van dhr. schepen Ben Abdelmoumen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van dhr. schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. TEMIZ concernant l’élagage des arbres sur le territoire de
la Ville de Bruxelles
M. Temiz.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, je me permets
d’attirer votre attention sur une série de désagréments liés à l’élagage insuffisant
ou mal planifié des arbres présents sur le domaine public.
De nombreux habitants nous interpellent, en effet, au sujet de plusieurs types de
nuisances :
- Des branches passent, entravent parfois la circulation des parents avec (?)
poussettes.
- Des difficultés concrètes lors des déménagements ou d’interventions
techniques, particulièrement dans les rues étroites ou densément peuplées.
- Un manque de luminosité dans certains logements aggravés par une végétation
non maîtrisée et, de plus en plus fréquemment, des branches qui viennent
toucher directement les façades des habitations, causant des salissures, des
dégradations ou obstruant les ouvertures.
À cela, s’ajoute une impression d’imprévisibilité dans la gestion de l’élagage.
Certains quartiers semblent oubliés pendant de longues périodes, alors que
d’autres bénéficient d’interventions régulières.
Les habitants peinent à comprendre la logique du calendrier d’élagage ou à
obtenir une réponse rapide lorsqu’un arbre cause un réel inconfort.
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Je suis bien conscient, madame l’échevine, que ces opérations doivent respecter
des contraintes environnementales strictes, notamment pour la protection de la
biodiversité pendant les périodes de nidification, et que l’équilibre entre confort
des habitants et préservation des arbres est délicat.
Cela dit, madame l’échevine, j’aimerais vous poser quelques questions.
Quels sont actuellement les critères utilisés pour planifier les campagnes
d’élagage dans les différents quartiers de la Ville ?
Une cartographie des zones prioritaires est-elle disponible pour les citoyens ?
Existe-t-il une procédure de signalement simplifié permettant d’intervenir
rapidement en cas de branches touchant des façades ou générant un risque ?
Est-il envisageable de mettre en place un système de coordination, par exemple
lors des déménagements annoncés, pour permettre un élagage ponctuel facilitant
ces opérations ?
Enfin, la commune pourrait-elle envisager une meilleure communication autour
des périodes d’élagage, afin que les citoyens, sachant à quoi s’attendre, puissent
participer plus efficacement à l’entretien de leur cadre de vie ?
Je vous remercie des réponses que vous apporterez, madame l’échevine.
Mme Frelinx, échevine.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le conseiller
communal, je vous remercie pour votre question qui soulève un enjeu important
et requiert parfois un jeu d’équilibriste : celui de concilier le confort quotidien
des habitants avec la nécessaire préservation de nos espaces verts.
Tout d’abord, permettez-moi de vous rappeler la doctrine qui est soutenue
depuis plusieurs années par le service des espaces verts : lorsqu’un arbre est
bien adapté à son environnement, un élagage systématique n’est ni utile ni
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souhaitable.
En effet, les couronnes d’arbres constituent un écosystème à part entière. Elles
abritent oiseaux, insectes, écureuils et participent activement à la biodiversité
urbaine.
Les couronnes des arbres jouent également un rôle important dans la régulation
de la chaleur, notamment dans les périodes de forte chaleur que nous
connaissons pour le moment.
Un élagage excessif ou mal réalisé peut, au contraire, fragiliser l’arbre, favoriser
l’apparition de maladies ou encore provoquer des rejets cassants et poser des
questions de sécurité.
Des branches fragilisées présentent un risque plus important de tomber sur la
voie publique, ce qui nécessiterait encore davantage d’élagage.
Pour toutes ces raisons, il convient d’être précautionneux dans l’élagage des
arbres et se limiter aux interventions pleinement justifiées.
Je reviens ensuite sur vos questions précises :
Premièrement, quels sont les critères des élagages ? En règle générale, le service
des espaces verts intervient uniquement dans certains cas, à savoir lorsqu’un
arbre présente un danger ou lorsqu’il touche des façades ou des fenêtres, ou
encore lorsqu’il gêne la circulation – notamment pour les véhicules hauts,
comme les bus ou les camions.
Des exceptions sont possibles lorsqu’elles sont dûment justifiées par une
situation particulière, mais elles ne peuvent devenir la règle.
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Deux : une cartographie prioritaire est-elle disponible ? Au vu de ces critères, il
n’existe pas de zone dite prioritaire et l’élagage n’est pas géré à partir d’une
carte consultable par le public.
Comme exposé, la gestion de l’élagage est basée sur l’évolution des arbres au
sein de leur environnement.
Cela dit, avec mon collègue Frederik Ceulemans, nous travaillons à renforcer
notre politique de gestion durable via le plan Canopée, qui prévoit notamment la
cartographie des arbres remarquables, rares ou historiques, afin de mieux
protéger notre patrimoine naturel.
Troisièmement, quelle est la procédure de signalement ? Les citoyens peuvent, à
tout moment, signaler une gêne ou un danger via l’adresse e-mail :
espacesverts@brucity.be.
Ces signalements sont examinés avec attention et les équipes interviennent
lorsqu’une action est justifiée. Aussi, mon cabinet est toujours disponible pour
toutes les demandes des citoyens. Ils ne doivent pas hésiter à nous contacter à
l’adresse générique du cabinet.
Quatrième question : est-il possible de coordonner l’élagage et les
déménagements ? Nous comprenons bien les contraintes qui sont liées aux
déménagements, mais il est difficilement envisageable d’élaguer un arbre pour
permettre l’installation d’un lift.
La taille d’un arbre doit s’effectuer à une certaine période, en fonction du type
d’arbre et de son intégration dans le quartier. Les déménageurs doivent donc
adapter leur matériel aux conditions existantes.
Plus généralement, il n’est pas possible d’intervenir sur toutes les demandes
liées à des besoins logistiques.
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Cinquièmement, sur la communication – c’est votre dernière question.
Lorsqu’une opération d’élagage de grande ampleur est planifiée, les riverains
concernés reçoivent un toutes-boîtes détaillant les dates du chantier, les raisons
de l’intervention, ainsi que les coordonnées du service.
Cela dit, nous restons évidemment à l’écoute des riverains pour améliorer la
transparence et la prévisibilité de ces opérations, l’objectif étant très clairement
d’éviter au maximum l’effet contraignant qui en découle.
Enfin, je me permets de souligner que notre volonté est de s’inscrire dans
l’accord de majorité et celui-ci fait de la protection des arbres remarquables et
de la préservation des espaces verts un axe stratégique majeur.
Je vous remercie.
M. Temiz.- Madame l’échevine, merci des réponses àpportées. Néanmoins,
j’attire votre attention sur quelques points :
Effectivement, vous avez tout à fait raison, et je l’ai souligné, je suis également
touché par le fait de (?) respecter les contraintes environnementales.
Néanmoins, parfois, comme vous l’avez dit, certaines branches touchent
vraiment les façades et ça crée des salissures, des mouches et ça dérange
l’habitation.
Également, j’ai eu quelques retours depuis que j’ai déposé cette question.
Parfois, des propriétaires de panneaux photovoltaïques se plaignent aussi de ne
pas avoir le jour parce que la branche est trop haute. Ça crée également une
coupure de jour sur les panneaux solaires.
Je voudrais attirer votre attention sur le fait qu’il faudrait peut-être y (?)
travailler.
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Et une dernière question : est-ce que la Ville a assez d’élagueurs, justement,
pour pérenniser et apporter des réponses sur la question ?
Une réponse écrite, c’est bon. Merci.
Question de M. BENZAOUIA concernant l’annulation de l’enquête
publique concernant le projet de salle de sport temporaire sur le site du
stade Vander Putten
M. Benzaouia.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, nous avons
constaté que l’enquête publique concernant le projet de salle de sport temporaire
sur le site du Vander Putten, annoncé conjointement par la Ville de Bruxelles et
la commune d’Anderlecht, a été annulée.
Nous souhaiterions donc savoir pour quelles raisons précises cette enquête,
initialement prévue du 4 juin au 3 juillet 2025, a été retirée, sans justification
apparente. Cette annulation signifie-t-elle l’abandon définitif du projet de salle
de sport temporaire ou s’agit-il d’un simple report ?
Nous notons par ailleurs que la Ville de Bruxelles a officiellement renoncé au
projet de salle temporaire au stade Vander Putten, destiné à accueillir
provisoirement les clubs expropriés du palais du Midi.
À ce sujet, la presse a rapporté des propos attribués à Mme l’échevine Florence
Frelinx, selon laquelle « Dix millions pour du temporaire, c’est inacceptable ! »
ce qui aurait motivé l’abandon du projet.
Nous souhaiterions savoir si cette position est partagée par l’ensemble du
Collège communal.
Merci pour vos réponses.
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Mme Frelinx, échevine.- Je vous remercie, monsieur le Président. Monsieur le
Conseiller communal, je vous remercie pour votre question. Vous faites
référence à l’enquête publique initialement annoncée du 4 juin au 3 juillet 2025
concernant le projet de salle de sport temporaire sur le site du stade Vander
Putten.
Ce projet avait été initié lors de la précédente législature et une demande de
permis d’urbanisme avait effectivement été introduite par la Régie foncière
avec, pour objectif, de relocaliser les clubs sportifs dans le cadre des travaux
prévus au palais du Midi.
Une première version du projet a été soumise à enquête publique et a suscité de
nombreuses réactions de la part des riverains.
À la suite de cette consultation, la commission de concertation et Urban.brussels
ont demandé à la Ville de revoir le projet. La Régie foncière a dès lors modifié
la proposition et transmis une nouvelle version pour instruction, ce qui
prévoyait l’organisation d’une seconde enquête publique, cette fois en lien
également avec la commune d’Anderlecht.
Avant même le lancement de cette nouvelle enquête, le Collège a revu sa
position et décidé de renoncer à la construction de cette salle temporaire. Cette
décision repose à la fois sur la mise en œuvre de solutions alternatives
permettant de relocaliser les clubs dans des infrastructures sportives existantes
et sur la volonté d’avancer vers des solutions plus durables.
Je ne pouvais personnellement me résoudre à engager près de 10 millions
d’euros dans l’installation temporaire d’une tente en plastique pour quelques
années. Une telle dépense est injustifiable eu égard aux alternatives identifiées.
Nous avons fait le choix de la responsabilité et de la rigueur plutôt que celui de
la facilité. L’argent de la STIB est de l’argent public. Nous l’utiliserons avec
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parcimonie afin de développer la mise en place d’infrastructures définitives.
Le retrait de la demande de permis d’urbanisme a été formellement entériné lors
du Collège du 12 juin. La procédure administrative de retrait a été assurée par la
Régie foncière.
L’enquête publique annoncée n’a donc, in fine, pas été lancée.
J’espère que ces éléments répondent à vos interrogations.
Je vous remercie.
M. Benzaouia.- Merci, madame l’échevine. Je m’attendais à une réponse de
Mme l’échevine de l’urbanisme, je me retrouve avec une réponse de votre part
– ce n’est pas un problème.
J’entends que le projet de salle temporaire est définitivement enterré, c’est ce
que vous confirmez et c’est une décision du Collège.
Il n’empêche que l’enquête publique a été lancée et elle a été retirée.
Il y a quelque chose que vous n’expliquez pas. Je ne suis pas satisfait de toute la
réponse, parce qu’il y a eu une enquête quand même.
Mme Maes, échevine.- L’enquête publique a été en ligne pendant trois jours,
parce qu’on a des délais à respecter. Si, entre-temps, le demandeur du permis
d’urbanisme retire sa demande, pourquoi est-ce qu’on laisserait courir
l’enquête ?
Je ne comprends pas vraiment où est le problème dans la situation.
(…)
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Où est le problème qu’une enquête publique soit lancée si le demandeur retire
son projet ?
M. Temiz.- Je vous explique en deux mots : un projet qui a été officiellement
abandonné, quelques semaines après, une enquête est lancée.
Tout le monde s’étonne : les riverains, les associations… tout le monde !
Mme Maes, échevine.- Mais non ! C’est l’inverse : quand il a été abandonné,
on a arrêté l’enquête publique.
M. Temiz.- Il y a un problème dans la manière dont vous travaillez.
M. le Président.- Je pense qu’on travaille à l’endroit !
Question de M. AL KHAYARI concernant une situation dangereuse sur un
trottoir à Neder-over-Heembeek
M. Al Khayari.- Bonjour, monsieur le Président, mes chers collègues. Madame
l’échevine, je souhaite attirer votre attention sur la situation préoccupante de la
rue Philippe Vander Elst, et particulièrement entre les numéros 7 et 16.
Tout d’abord, je tiens à souligner que les travaux pour accueillir le
tram 10 sont largement bien accueillis par les habitants du quartier.
Cette nouvelle ligne de transport public représente un progrès important pour la
mobilité locale. Cependant, ces aménagements ont profondément modifié
l’espace public.
Malheureusement, certaines conséquences posent aujourd’hui problème.
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Depuis la fin des travaux, la rue ne comporte plus de trottoirs clairement
délimités. Cela a conduit à un stationnement anarchique, des voitures se garent
désormais sur les accotements, parfois même devant les portes d’habitation,
empêchant le passage des véhicules de service – dont camions ambulants,
services de propreté – et générant des blocages fréquents.
À certaines heures, dès 7h du matin, des klaxons s’enchaînent, ce qui devient
insupportable pour les riverains.
Par ailleurs, les riverains se plaignent régulièrement des nuisances sonores,
tapage nocturne et diurne, ainsi que des incivilités : canettes abandonnées,
mégots de cigarettes jetés au sol ou sur les appuis de fenêtres.
Face à cette situation frustrante et potentiellement dangereuse, les habitants
demandent des mesures simples, notamment l’installation de piquets anti-
stationnement pour empêcher les véhicules de se garer devant les entrées et pour
restaurer un minimum de sécurité piétonne.
Je vous demande donc :
Que peut la Ville pour rendre cette rue à nouveau praticable et sûre pour les
piétons ?
Est-il possible d’intervenir rapidement pour empêcher le stationnement illégal,
notamment via l’installation de dispositifs physiques simples ?
La Ville compte-t-elle mettre en place une présence accrue pour limiter les
incivilités ?
Je vous remercie.
Mme Maes, échevine.- Merci, monsieur le Président. Merci pour votre
question, monsieur Al Khayari. Je vous remercie pour votre message et pour
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avoir pris le temps de nous faire part des problèmes rencontrés dans cette rue
Philippe Vander Elst.
Je suis heureuse d’entendre que les habitants et les habitantes accueillent
favorablement l’arrivée du tram 10 qui constitue, en effet, une avancée
importante pour la mobilité dans le quartier.
La rue Philippe Vander Elst, comme d’autres portions du tracé du tram 10, a été
aménagée en zone de rencontre. Un espace partagé, censé favoriser la
cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes.
Dans ce cadre, la pause généralisée de potelets n’était pas prévue car elle va à
l’encontre de l’esprit même de cet aménagement.
Cela dit, nous devons constater avec vous que ce modèle ne fonctionne pas
comme nous l’avions attendu. Nous partageons l’avis que des ajustements sont
nécessaires.
À la demande de nos services, quelques potelets ont déjà été placés au bas de la
rue et nous avons demandé à la STIB et à nos services de planifier un balisage
complémentaire dans les meilleurs délais pour améliorer la lisibilité de l’espace
public.
Par ailleurs, nous avons demandé à la zone de police d’intensifier les contrôles
et de verbaliser les comportements de stationnement illégal et sauvage. Nous
étudions activement les endroits les plus problématiques pour intervenir de
manière ciblée.
Et concernant les incivilités, surtout avec l’action de mon collègue
M. Ben Abdelmoumen, nos équipes de terrain nous informent qu’il ne s’agit pas
d’une rue particulièrement problématique.
Depuis janvier 2020, vingt-neuf interventions spécifiques de nos équipes de
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médiation et de verbalisation ont eu lieu, principalement à l’angle de la rue des
Bons Enfants, où se trouvait auparavant un « cani-site ». Depuis le
réaménagement de cette place, la situation s’est nettement améliorée.
Cela étant, nous avons demandé aux brigadiers responsables du secteur de rester
attentifs à l’évolution de la situation dans les prochains mois.
Je vous assure que la sécurité et la qualité de vie dans nos quartiers restent une
priorité pour ce Collège.
Merci beaucoup.
Question de M. BENZAOUIA concernant le choix de la Ville d’abroger le
plan particulier d’affectation du sol (PPAS) Pacheco
M. Benzaouia.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, le
9 décembre 2022, le Conseil d’État a prononcé l’annulation du permis
d’urbanisme fondé sur le PPAS Pachéco.
Cette décision constitue une victoire historique pour les habitants et les
associations. Elle confirme ce que nombre de Bruxellois dénoncent depuis des
années : la Ville de Bruxelles a conçu un plan réglementaire sur mesure pour
satisfaire les intérêts des promoteurs immobiliers au détriment de l’intérêt
général.
Dans son arrêt, le Conseil d’État est clair : le PPAS Pachéco, tel qu’adopté, ne
respecte pas une condition essentielle imposée par la Région dans l’arrêté du
29 juin 2007, à savoir la préservation des vues depuis la colonne du Congrès et
l’Esplanade.
Loin de corriger ce manquement ou de repenser le projet à la lumière de cet
arrêt, la Ville propose aujourd’hui d’abroger purement et simplement le PPAS,
tout en sollicitant également du gouvernement régional l’abrogation de l’arrêté
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de 2007 qui fixait les balises.
Plutôt que de tirer les leçons d’un processus vicié, de réparer ce qui peut l’être
ou de relancer une véritable concertation urbaine, la Ville préfère tourner la
page sans assumer les responsabilités de ce plan raté !
Mes questions sont donc :
Pourquoi la Ville choisit-elle d’abroger le PPAS au lieu de le réviser à la lumière
des constats très clairs du Conseil d’État ?
Comment la Ville justifie-t-elle le fait de demander également l’abrogation de
l’arrêté de 2007, alors même qu’il visait à encadrer un urbanisme respectueux
du patrimoine et du paysage urbain ?
Merci pour vos réponses.
Mme Maes, échevine.- Merci, monsieur le Président. Dankje, monsieur
Benzaouia ; je vous remercie pour votre question. Le Conseil d’État a
effectivement annulé un permis fondé sur le PPAS Pachéco en pointant
notamment des problématiques de vue.
La Ville a pleinement pris acte de cet arrêt et plutôt que de tenter de corriger un
plan vieux de plus de quinze ans, nous avons décidé de lancer une procédure
d’abrogation du PPAS.
Cette procédure d’abrogation a permis d’analyser plusieurs scénarios avec une
évaluation des impacts environnementaux. Elle a été accompagnée par les
administrations régionales.
Il en ressort qu’une abrogation est préférable à une simple modification.
Pourquoi ? D’abord, le cadre urbanistique est aujourd’hui garanti par le
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Règlement régional d’urbanisme (RRU), qui est plus strict que les gabarits
prévus dans le PPAS. Le plan régional d’affectation du sol (PRAS) et, plus
spécifiquement, les prescriptions de la zone d’intérêt régional (ZIR) 11
imposent déjà qu’au moins 35 % de la zone soient destinés au logement et
exigent une amélioration de la perméabilité piétonne et cyclable, et les qualités
vertes.
La volonté de préserver la perspective de vue est désormais reprise dans le plan
communal de développement durable (PCDD).
En ce qui concerne l’arrêté régional de 2007, l’abrogation du PPAS Pachéco
rend l’arrêté de 2007 implicitement caduc. La Ville a demandé son abrogation
explicite afin d’éviter toute ambiguïté juridique liée à l’évolution des
procédures, de manière à clarifier définitivement la situation et à sécuriser
l’ensemble du processus.
Mais surtout, ce que nous voulons aujourd’hui, c’est répondre aux vrais enjeux
du quartier : le site du Poliscenter Brussels (RAC) a besoin d’un nouvel élan. Il
peut devenir un levier pour redonner vie au boulevard Pachéco, reconnecter la
ville haute à la ville basse et accueillir de nouveaux habitants dans un quartier
qui, depuis les grands travaux de la jonction des années 1950, n’a toujours pas
retrouvé son équilibre.
L’objectif est clair : repartir sur des bases stables avec une vision d’avenir
partagée et cohérente.
Merci beaucoup.
M. Benzaouia.- Oui, très vite. Je ne trouve pas qu’un PPAS de quinzze ans est
« vieux ». On ne partage pas votre avis là-dessus.
Il y a des PPAS qui datent des années… – vous le savez très bien.
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En fait, vous contournez mes questions en voulant affirmer que l’arrêté régional
que vous demandez à la Région de supprimer sera caduc de facto. Alors
pourquoi demandez-vous à la Région de le « faire sauter » ? Je ne sais pas.
Je ne crois pas… Vous ne répondez pas à mes questions, de cette manière-là.
M. le Président.- Je pense quand même que la réponse était claire. Voilà.
Question de M. MAIMOUNI concernant le dépôt refusé d’une motion
relative à l’intégration de « dashcams » dans l’équipement des voitures de
police (?)
M. Maimouni.- La question est la suivante : c’est que, premièrement, j’ai
déposé une motion concernant cette dite question et je ne comprends pas
qu’ayant des précédents dans cette commune…
Je pense que c’est toujours ici, au Conseil communal, que nous avons voté les
bodycams. C’est ici, au Conseil communal, que nous avons voté l’autorisation
des drones de police sur le territoire de la Ville de Bruxelles.
Et là, à la suite de tragiques événements, comme notamment la mort d’un jeune
homme de 29 ans, celle d’un garçon de 8 ans, à Ganshoren et de 9 ans à Anvers,
j’ai déposé une motion allant dans cette même lignée, demandant que la Ville de
Bruxelles statue, et donc demande de facto à la commune avec laquelle nous
partageons la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles et au collège de police
tout simplement l’imposition de « dashcams », de caméras embarquées sur tous
les véhicules de police.
Cela permettrait de protéger les forces de l’ordre d’accusations qui ne devraient
pas avoir lieu, si besoin, de responsabiliser les interventions des patrouilles de
police et de pouvoir permettre d’avoir des images légales – la loi « caméras » de
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2007 (?) permet que les images d’une dashcam soient reconnues en tant que
preuve – qui puissent justement servir à la transparence, à la bonne gouvernance
et aux actions de nos forces de police.
Donc, je ne comprends pas, monsieur le Bourgmeste, que subitement, d’un
« tour de passe-passe », vous refusiez cette motion qui pourrait permettre
d’avoir beaucoup de transparence.
Ça peut aider tout le monde, ça évitera justement que certains policiers – et je
dis bien « certains », pour ne pas généraliser – jouent aux cow-boys derrière un
véhicule de police avec le « bitonal », et ça peut aussi permettre de protéger les
policiers quand ils font une intervention dans le cadre de la loi et avoir des
images concernant les diverses infractions commises.
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. J’allais vous dire, monsieur
Maimouni, que je trouve que votre question est pertinente. Je dis juste que le
problème de la motion aujourd’hui, c’est que suite à votre interpellation il y a
un mois, j’ai demandé au commissaire en chef d’étudier ça, parce que je
trouvais que votre remarque était justifiée et qu’en effet, on pouvait peut-être,
grâce à cela…
Ce n’est donc pas du tout un problème budgétaire, vous avez raison. Ce n’est
pas une question de coût, c’est qu’on est normés.
Vous citez la loi de 2007, mais le fait d’interroger l’Organe de contrôle de
l’information policière (COC), si vous prenez l’exemple des drones ou encore
plus des bodycams, ça a mis un processus – ce qui est un peu normal, comme
autorité –, pour le valider.
Et donc, très clairement – pour rendre à César ce qui est à César – suite à votre
interpellation il y a un mois, j’ai interrogé le commissaire en chef et je lui ai
demandé d’obtenir les éléments, et il est en cours d’interrogation sur les
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différents organes pour savoir si on peut le mettre dans les véhicules de police.
Je suis plutôt favorable, mais je suis aussi un légaliste et donc j’attends ce
retour.
Donc, je vous propose simplement de vous donner rendez-vous un peu après la
rentrée, le temps qu’on ait pu étudier cela.
Si demain on devait s’y opposer pour une question ou une autre, je vous
propose de réintroduire votre motion qui (inaudible) les uns et les autres, mais à
titre personnel, si c’est permis légalement après le passage devant le COC – et
je peux vous dire que le passage devant le COC n’est pas toujours une
sinécure !
Évidemment, je crois que ce serait plutôt sain que les voitures soient équipées,
ce qui nous permettra en effet de, parfois, voir exactement ce qui s’est passé,
comme nous avons mis des caméras aussi dans les cellules, sur les bodycams,
dans la Ville… plus de 500 caméras.
Je n’y suis donc pas opposé, mais il y a juste cette étape, donc laissez-nous un
peu de temps par rapport à votre interpellation.
Je voulais vous répondre officiellement que je trouvais que c’était une bonne
idée, une bonne suggestion. Je suis capable de le dire, mais il faut maintenant
nous laisser le temps de l’étudier.
Je vous propose de nous donner rendez-vous en octobre ou novembre, avec les
conclusions que nous aurons reçues des autorités supérieures.
M. Maimouni.- Je salue votre initiative d’emboîter le pas, monsieur le
Bourgmestre.
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Peut-on considérer, par conséquent, qu’un délai de six mois serait nécessaire
pour avoir une réponse ?
M. le Bourgmestre.- Je pense que c’est raisonnable.
M. le Président.- La première séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 17h42.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 17u42.
CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du dimanche 23 juin 2025
Openbare vergadering van zondag 23 juni 2025
Deuxième séance publique
Tweede openbare zitting
La deuxième séance publique est ouverte à ..h (?) sous la présidence de M.
Alain Courtois, Président.
De tweede openbare vergadering wordt geopend om ..u (?) onder
voorzitterschap van dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
Excusés - Verontschuldigden : Mme Chaufoureau et M. Haddach.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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M. le Bourgmestre.- Oui, merci, monsieur le Président. Chers conseillers, bien
évidemment, je voudrais le faire en début de séance parce qu’on ne sait pas à
quelle heure on va terminer.
Évidemment, je voudrais rendre hommage à notre secrétaire communal qui ne
s’attendait pas à ce qu’on le fasse au début, ni à la fin – oui, un peu quand
même, Dirk.
Mais voilà : vous savez que Dirk prend sa retraite, bien méritée, et je voudrais
vraiment, au nom du Collège – mais j’imagine que plusieurs personnes
interviendront –, dire combien ça a été agréable de travailler toutes ces années,
puisque je l’ai (?) d’abord connu comme échevin du personnel et lui comme
directeur des ressources humaines et puis comme secrétaire communal.
Dire combien les secrétaires communaux – et je pense que tout le monde en est
bien conscient, la majorité et l’opposition –, combien ils aident à faire
fonctionner notre institution démocratique et également notre service public.
C’est important, parce que je dis ça souvent en riant quand on accueille nos
nouveaux engagés avec Faouzia Hariche, on se dit : « Dans le fond, nous on ne
fait que passer ; les vrais patrons ce sont ces secrétaires communaux. »
Mais par moments, en effet, ils prennent leur retraite et je disais ça avec un peu
d’humour, mais c’est vrai qu’ils assurent cette stabilité, notamment après les
élections. La continuité du service public, c’est quand même une donnée très
très importante.
Et Dirk, je voudrais vraiment te dire combien tu as incarné ça.
D’abord, je n’oublie pas qu’une des grandes actions était toute la réforme du
statut du personnel, sur lequel tu as beaucoup travaillé et qui a permis, vraiment,
d’avancer par rapport à toutes ces personnes, aujourd’hui, qui travaillent auprès
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de notre service public.
Tout ce que tu as pu mettre en place… Alors, tu as toujours – et ça c’est bien ! –
un sentiment de frustration de ne pas avoir pu faire plus, comme tu nous l’as
encore dit quand tu as présenté tous les indicateurs de performance que tu as
faits avec ton service et les différents services que tu nous as présentés au
Collège, jeudi. Et je pense que cette insatisfaction, ou plutôt cette frustration est
plutôt un moteur chez toi.
Moi, je l’ai ressenti comme tel : la volonté de vouloir avancer, d’être « tourné
solutions », d’avoir toujours une oreille attentive, justement, sur le fait de
« rester zen », de ne pas s’énerver, mais de trouver des solutions.
De faire travailler l’ensemble, aussi, parce que notre administration, elle a
hautement évolué. Je dois dire, d’ailleurs, que le poste de secrétaire communal
aussi a hautement évolué : ça n’a pas toujours été à ce niveau-là – je me
souviens, il y a très très longtemps, ce n’était pas tout à fait comme ça.
Et de dire combien – et c’est un message qu’à travers toi, je veux passer à tous
les fonctionnaires –, et je trouve que chaque fois, aussi, on le sent : majorité,
opposition, les conseillers communaux remercient les services. Et c’est
important et je sais qu’ils ne le font pas simplement comme une formule de
style, mais parce que ce sont vraiment les personnes qui nous permettent
d’exercer notre rôle.
D’ailleurs, que l’on soit dans la majorité ou l’opposition, qu’on soit conseiller
communal ou membre du Collège, sans vous et sans le secrétaire communal,
nous n’y arriverions pas : notre service public ne tournerait pas.
Alors je veux te souhaiter plein de choses à faire, et que tu t’embêtes très vite
pour nous dire que tu veux bien revenir nous aider sur des dossiers où on
n’arrive pas à trouver de solution (rire), mais d’abord prendre un peu de temps
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pour toi, avec Bert, évidemment, mais je crois que c’est aussi important, parce
que tu as donné, vraiment, jour et nuit.
Tu nous l’as beaucoup expliqué, hein ? qu’il y a aussi toutes ces
tâches qu’on ne voit pas, du secrétaire communal, tous ces e-mails qui rentrent,
toutes ces réponses, ces « dispatches » qu’il faut faire – bon, Émilie, on ne te l’a
pas dit au début, mais tu vas voir : c’est quelque chose (rire) ! Tu vas voir tous
les « coups de fil » des conseillers communaux, des gens qui n’ont pas compris :
« Est-ce que c’est bien ça, l’accord ? »
Mais voilà. C’est vraiment important et je trouve qu’on peut vraiment être
content et fier, et je sais que les conseillers communaux – je le répète – nous le
disent souvent : d’avoir une administration à la Ville de Bruxelles qui est
vraiment dévouée pour ses citoyens, qui est en perpétuelle amélioration et
honnêtement, si la Ville de Bruxelles est ce qu’elle est, on vous le doit
énormément, on vous le doit principalement !
Alors certes, on a des impulsions qui viennent du monde politique, mais je le
répète : la continuité du service public, elle dépend de son administration et tu
l’as incarnée vraiment pendant tant d’années, puisque maintenant ça fera… dix-
huit ans – c’est ça, hein ? En 2009, que tu es arrivé ?
M. Leonard, secrétaire communal.- 2011.
M. le Bourgmestre.- 2011 – pardon, j’ai cru que tu étais arrivé en 2009 ! –
2011 que tu es arrivé parmi nous.
Donc voilà/ bon vent à toi, de toute façon. Bon dernier Conseil !
L’opposition a promis de faire très court, pour qu’on puisse prendre un verre
très vite, tous ensemble. (Rire.)
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C’était pour rire, c’était mon rire ! Je peux essayer, hein ? Bruno.
Voilà, c’était important qu’on le fasse au début, parce qu’à la fin on va tous être
fatigués et ça va passer un peu vite, et je trouvais important aussi de pouvoir
dire ces choses-là, des choses de remerciement.
On aura encore l’occasion, évidemment, de le dire tous ensemble dans d’autres
moments, mais ici dans cette salle, qui est dans le fond la salle qui t’a désigné à
ce poste – parce que le secrétaire communal, contrairement aux autres
directeurs, ça passe ici –, c’est aussi ici que je trouve qu’on doit te rendre
d’abord cet hommage.
Merci Dirk !
(Applaudissements soutenus.)
M. Hellings.- Merci, monsieur le Président. Cher Dirk, je voulais te dire que
pour avoir participé, avec mes collègues d’(?)Ecolo-Groen, les collègues
socialistes et les collègues de (?) DéFI à ta nomination, c’était une évidence !
Et ce n’était pas évident d’ « entrer dans les chaussures » d’un certain Luc
Symoens, qui incarnait comme personne la Ville de Bruxelles, mais tu l’as
incarnée.
Tu es ce qu’on appelle en anglais un « decent man ». C’est quelqu’un
d’extrêmement respectable, toujours là pour défendre le personnel, le statut
– que tu connais par cœur – et défendre les valeurs qui sont défendues par la
Ville de Bruxelles.
Ta porte était toujours ouverte. Pour la majorité, pour l’opposition et aussi pour
les citoyens et les citoyennes.
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Maintenant, tu as du temps à consacrer à tes proches. À Bert, ton mari, en
premier, et aussi à la nature, que je sais que tu aimes beaucoup. Continue à
entretenir la nature à Bruxelles, pas seulement dans le sud de la France : on
compte sur toi ! Tu as probablement… tu es le laekenois avec le plus beau
jardin…
Et la plus belle maison !
Tu étais un Bruxellois, tu étais un habitant de la ville et tu connaissais bien les
enjeux de cette Ville, donc merci pour tout, et profite !
(Applaudissements.)
M. Bauwens.- Tout à l’heure, j’ai demandé à Dirk (et je l’ai demandé plus ou
moins à chaque Conseil communal) : « Dirk, est-ce que c’est maintenant, le
dernier Conseil communal ? » Et il a dit : « Oui, vandaag is het echt de laatste
keer! »
Je voulais quand même exprimer au nom du PTB notre remerciement, parce
qu’en toi – si on peut se tutoyer, parce qu’à partir de maintenant, tu es
pensionné, ou à partir de tout à l’heure, et donc on peut peut-être utiliser aussi
d’autres formules. Donc, pour nous, pour moi, tu as quand même aussi incarné
d’un côté un aspect très correct envers l’opposition – et envers tous les membres
du Collège, pas uniquement envers nous.
On sait que tu as encore demandé tout à l’heure : « Oui, Bruno quand je te
refuse une motion, ça ne vient pas de moi, hein ? »
(Rires.)
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On le sait bien, Dirk ! Tu peux prendre ta pension avec « la main sur le cœur »,
on ne te reproche rien. La lutte qu’on mène ici est une lutte politique et donc pas
avec le secrétaire communal – il l’a vraiment dit ; véridiquement !
Et donc, tu as incarné quand même cet esprit de démocratie que j’apprécie
beaucoup.
Tu es quelqu’un qui a un très grand cœur pour Bruxelles. Ça, c’est clair ! Et je
trouve que c’est vraiment important d’avoir quelqu’un – Allez ! je pense qu’on
est tous, ici –, mais tu as vraiment très bien incarné ça.
Et je soupçonne aussi en toi quelqu’un qui a le cœur qui penche quand même un
petit peu à gauche, parce que toutes tes remarques pendant et après me font
quand même penser que tu es d’accord de prendre une pension un peu plus tôt
qu’à 67 ans (?). Parce qu’il y a quand même des factions (?) politiques, ici, dans
le Conseil communal, qui ne te souhaiteraient peut-être pas la pension
aujourd’hui – et je dis ça en forme de « rigolade », évidemment, parce que
sinon, il y a peut-être encore quelqu’un qui va me (?) faire un procès !
Je voulais (rire) vraiment te remercier et je suis d’accord aussi avec les
remarques de M. Hellings. Quand tu es arrivé on s’est dit : « Outch ! Remplacer
M. Symoens, quelle tâche ! »
Et tu as fait ça à ta façon ; tu as fait ça très bien !
Je suis très content d’avoir pu travailler avec toi, avec vous.
Évidemment, on est certain que la personne qui va te succéder va faire ça bien
aussi, mais tu vas quand même un peu nous manquer, je pense.
(Applaudissements.)
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M. le Président.- Alors, moi je vais dire quelque chose, Dirk, avant… mag ik
nog iets zeggen, avant tes remerciements personnels ?
Je t’ai connu comme chef du personnel – « ressources humaines », on dit
maintenant (?), pardon alstublieft! – et là, j’avais déjà constaté ta rigueur et, je
dirais, ton empathie pour chacun et chacune. C’est vrai, ça a été dit : majorité,
opposition, citoyens.
Tu étais vraiment déjà bien à cette place-là (?) et puis il y a eu cette
transformation du statut du personnel que tu as assumée.
Je quitte – dans des circonstances spéciales – ici et je reviens, et tu es secrétaire
communal. Et comme tout le monde, je dirais tu as succédé à un monument
comme secrétaire communal, c’est-à-dire quelqu’un, comme l’a dit Philippe, à
qui on donnait et on donne toujours les dossiers compliqués pour essayer de les
résoudre.
Et je te retrouve comme secrétaire communal et puis ici à côté de moi, quelques
séances, et je vois toujours cette rigueur, cette objectivité.
De temps en temps, c’est vrai qu’il doit travailler un peu pour la majorité,
hein?Bon, un peu plus. Mais rigueur, objectivité en ook, ja: deftigheid ! Cette
distinction naturelle que tu as.
Bien ! Alors maintenant, tu vas retourner… tu vas aller vers le sud, que je
connais bien – pas loin de chez… d’une région que je connais bien. N’oublie
jamais qu’il n’y a que trois mots, là : « armagnac », « foie gras » et « rugby ».
Bon ! Donc, je te souhaite vraiment, dans cet environnement-là, une pension
magnifique !
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Vraiment, je te remercie du parcours et de la trajectoire que tu as faits pour la
Ville de Bruxelles, et je te souhaite le meilleur !
Et effectivement, si tu peux revenir de temps en temps de là-bas pour nous
aider, ce serait pas mal.
Bravo, en tout cas !
(Applaudissements.)
M. Leonard, secrétaire communal.- Merci pour tous les gentils mots de ce soir.
C’est une période courte, trois ans comme secrétaire communal, après une
période des quinze ans de Luc, notre ami et notre collègue, mais c’était quand
même une période intense et je remercie vraiment tout le monde pour la
confiance que vous m’avez donnée, dans la majorité, le Collège, l’opposition,
jusqu’à présent.
Et donc, je ne vais pas rester trop longtemps, parce qu’il y a encore du
« boulot » à faire sur le budget 2025 – j’ai vérifié hier encore : le budget 2023,
ça a pris sept heures de discussions, encore à l’hôtel de Ville…
(Commentaire inaudible.)
… L’année passée, c’était cinq heures et donc je suis sûr que maintenant ça sera
beaucoup mieux encore, beaucoup plus court que prévu.
Bon ! Je vous remercie aussi pour la discipline relative au Conseil, quand même
aussi – donc, comparé aux autres communes, (inaudible), c’est quand même
beaucoup plus discipliné que certaines autres communes. Mais n’oubliez pas
que je suis quand même habitant de la ville, donc je peux quand même toujours
revenir pour des interpellations citoyennes, tous les mois, par exemple, …
(Rires.)
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… donc ça me donne maintenant l’occasion de venir avec des interpellations au
Collège comme habitant de la ville. Parce que s’il est vrai que je quitte
partiellement pour la France, mais je reste quand même domicilié encore à
Laeken – où j’habite déjà depuis trente ans, maintenant.
Je suis né à Bruxelles, je resterai toujours Bruxellois, et donc ça sera le cas.
Ce qui est important, le plus important, c’est qu’il y a un travail d’équipe. Ce
n’est pas que moi qui suis important ici, c’est vraiment les assemblées, avec
Stéphanie et son équipe – qui sont présents ici, au-dessus et à côté aussi.
C’est une équipe formidable et qui fait vraiment 90 % du « boulot ». Donc
voilà : ce sont eux qu’on doit remercier, surtout, pour la continuité et sur tout ce
qu’ils font, parce qu’ils font vraiment la préparation du Conseil, du Collège et le
suivi par après aussi. Donc voilà, vraiment merci à tout le monde !
Et Émilie, évidemment, beaucoup de succès – même avec les mots
décourageants, peut-être, du bourgmestre, tantôt, mais c’est un beau métier !
Qui demande beaucoup d’efforts, c’est vrai, mais c’est un très beau métier et
donc vraiment merci à tous et bonne « suite ».
Et vous allez me voir aussi dans le public, par après – sûrement !
(Applaudissements soutenus.)
M. le Bourgmestre.- Je ne vais pas apprendre les règles du rugby à Dirk – je
veux bien le faire, mais ça prend un peu de temps – ct je ne sais pas si c’est de
l’armagnac et du foie gras, mais on a quand même un petit présent.
Comme on sait que c’est quand même quelqu’un qui aime un peu… voilà
quelques plaisirs bruxellois – bruxellois et belges, en fait, en général – pour déjà
commencer et te remercier, même si on aura l’occasion encore de faire d’autres
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cadeaux, mais voilà : on voulait t’offrir déjà ce panier garni pour que tu puisses
l’emporter et déjà bien en profiter.
Tu n’es pas obligé de le partager ce soir pendant le budget, hein ? tu peux le
garder !
(Rires.)
M. Leonard, secrétaire communal.- Il y a des assiettes de prévues.
M. le Bourgmestre.- Bien sûr ! Il y a des assiettes après, hein ? ne vous
inquiétez pas ! Mais merci encore, et de la part de toute l’équipe par rapport à
ça.
(Applaudissements.)
M. le Président.- Maintenant, Dirk, je vais te dire officiellement que si jamais
tu reviens avec des interpellations citoyennes, tous les mots qui ont été dits, je
ne sais pas si on va les…
M. Leonard, secrétaire communal.- Je respecterai le temps de parole !
M. le Président.- Ah, tu vas respecter le temps de parole ? Bon !
Allez ! Merci beaucoup, en tout cas.
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Point 68 - Punt 68
Tutelle sur le Mont-de-Piété
Comptes et rapport de gestion 2024
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur les comptes 2024
du Mont-de-Piété.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Point 69 - Punt 69
Tutelle sur le Mont-de-Piété
Modification budgétaire n° 1/2025
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur la modification
budgétaire.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptée, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Point 70 - Punt 70
Tutelle sur le Mont-de-Piété
Budget 2024 du Mont-de-Piété
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le budget.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adopté, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Point 70 - Punt 70
Tutelle spéciale sur le CPAS
Budget de l’exercice 2025 du CPAS
M. Weytsman : Je vous remercie, monsieur le Président. Chers collègues, avant
tout, merci à chaque département.
(…)
Le budget du CPAS… Parfait !
Mesdames et messieurs, chers collègues, je voudrais avant tout remercier
chaque acteur du CPAS de la Ville de Bruxelles, qu’il s’agissent d’(?)assistants
sociaux, aides à domicile, agents administratifs, éducateurs, médiateurs,
ouvriers, gestionnaires de budget, coordinateurs d’« articles 60 », psychologues,
personnel de crèches, d’hôpitaux, de maisons de repos, de centres de jour, du
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home Juliette Herman.
Toutes et tous s’engagent évidemment chaque jour au service des plus fragiles.
Ils et elles accompagnent des milliers de personnes dans des parcours de vie
souvent cabossés. Ils offrent des droits, écoutent sans juger, construisent des
solutions concrètes et personnalisées. Ils assurent la continuité des soins, le lien
avec les familles, l’accès à un logement digne, à une alimentation suffisante, à
une place en crèche, à une aide pour vieillir à domicile, à une formation, à un
emploi, à un revenu de survie quand il n’y a plus rien.
Ils sont là dans les urgences sociales comme dans le travail de fond. Ils sont le
visage humain d’une institution publique qui agit et dans une ville aussi diverse,
aussi exigeante, aussi dure.
Parfois, leur mission est tout sauf simple, mais ils la remplissent avec
engagement et souvent avec discrétion.
Devant vous toutes et tous, je souhaite, au nom du Conseil de la Ville de
Bruxelles, leur dire merci.
Aujourd’hui, je vous présente donc le budget 2025 du CPAS de la Ville de
Bruxelles. Ce budget se veut résolument tourné vers l’essentiel : aider, former,
accompagner et viser l’autonomie, notamment par le travail.
C’est un budget à l’équilibre, d’un montant total de 461,6 millions d’euros, dont
105 millions d’euros proviennent de la dotation de la Ville de Bruxelles – soit
une augmentation de 3,5 % par rapport à 2024 – et 53 millions sont consacrés à
des projets d’investissement.
Dans un contexte budgétaire particulièrement exigeant, ce budget incarne une
vision responsable de l’action sociale, une solidarité qui émancipe et
responsabilise.
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En 2025, nous mobilisons 190 millions d’euros de dépenses de redistribution.
Le CPAS vient d’ailleurs en aide à plus ou moins 26.000 personnes sur l’année.
200 millions de dépenses de personnel, ça représente plus ou moins
3.200 personnes au sein du CPAS – soit l’équivalent de 2.613 équivalents temps
plein (ETP), avec notamment 800 mises à l’emploi via l’article 60.
Ce sont les objectifs 2025.
Les priorités de ce budget sont structurées autour de quatre axes stratégiques :
Accompagner 50 % de personnes en plus vers l’emploi, renforcer le soutien aux
familles monoparentales et aux jeunes pour les rendre plus autonomes,
développer un accompagnement spécifique pour les indépendants, améliorer la
gouvernance et la mutualisation entre Ville et CPAS.
Notre vision 2025 est celle d’un CPAS acteur, accélérateur d’autonomie, cela
passe par des accompagnements personnalisés, en encourageant la formation et
le retour à l’emploi.
Pour maintenir ce cap, nous avons fait des choix budgétaires assumés. Nous
réalisons un effort budgétaire initial de 26 millions d’euros, basé sur des
mesures concrètes et ciblées :
- réorganisation interne ;
- accélération de la mutualisation des services entre la Ville et le CPAS ;
- effort de plus de deux millions d’euros sur les charges en personnel ;
- rationalisation de certaines aides sociales complémentaires ;
- suppression de projets d’économie sociale peu efficaces ;
- et valorisation active du patrimoine immobilier.
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Priorité numéro un : l’emploi et l’insertion socio-professionnelle sont et restent
le premier levier d’émancipation.
Le CPAS soutient sa politique par de l’emploi, par la création de tremplins vers
des emplois durables et d’insertion.
Vous le savez, j’ai déjà annoncé pour l’année 2025 800 emplois, notamment via
les articles 60.
Emploi par le soutien à son économie sociale et durable, porteuse de sens et
d’impact, avec de « super » projets d’économie sociale qui existent depuis
longtemps : l’Usine du Linge, La Régie, DREAM, CYCLUP, avec une
rationalisation ciblée si nécessaire.
Emploi par le renforcement de notre partenariat public – Actiris, JobYourself,
Bruxelles Formation – et le secteur privé prêt à s’engager.
Emploi par la mobilisation d’un demi-million d’euros pour renforcer
notamment les antennes sociales, qui devront faire face – j’y reviendrai dans
une autre présentation, monsieur le Président – notamment, évidemment, à la
réforme fédérale.
Emploi par le budget de 300.000 € de subsides formation via Actiris, orientation
vers les métiers en pénurie : horeca, soins, logistique, construction, petite
enfance.
Emploi et formation par la création d’une plateforme d’emplois en ligne pour
les bénéficiaires.
Et emploi par des campagnes de communication et forums emplois.
Priorité numéro deux. Une attention particulière est donnée à certains publics
cibles : les « mamans solo », les jeunes et les indépendants.
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Nous savons que soutenir une maman seule, c’est donner un avenir à ses
enfants. Et dans un CPAS qui fait des politiques de soutien à la parentalité une
de ses priorités, on sait de quoi on parle !
Nous pérenniserons, nous améliorerons, nous étendrons le programme
MIRIAM, qui permet un accompagnement social intensif des mamans solo
– personnalisé par une référente dédiée.
En parallèle, nous renforçons la lutte contre les violences intrafamiliales, avec le
projet MAYA, l’hébergement d’urgence et la formation des travailleurs sociaux.
Priorité aussi à l’autonomie des jeunes et des étudiants : plus de 2.800 étudiants
ont été accompagnés en 2024 – c’est une augmentation de 46 % par rapport à
2019.
Nous allons encore un pas plus loin : plus de formations proposées, un
accompagnement psychologique renforcé, des aides à l’orientation des études et
des carrières – c’était un point important pour moi –, des ateliers concrets pour
apprendre à gérer un budget et organiser son quotidien.
Une nouvelle application dédiée sera lancée pour guider les jeunes vers les bons
services de manière simple et directe.
Le CPAS investit aussi dans le logement étudiant : de nouveaux kots étudiants
dans notre programme, vu la grosse demande sur le marché. Partenariats élargis
avec l’Agence immobilière sociale étudiante, soutien au développement (parce
que ça existe déjà), du blocus résidentiel dans les maisons de repos.
Et j’ai aussi demandé de renforcer l’accès aux maisons de quartier et celles
d’études pendant les périodes d’examen. Nous voulons que chaque jeune qui
pousse la porte du CPAS trouve un projet, un avenir, une autonomie.
Ensuite, les indépendants, qui occupent une place stratégique dans ce budget. La
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cellule qui leur est dédiée est renforcée et de nouvelles politiques sont lancées.
Dans un contexte économique incertain, le CPAS fera de leur soutien aussi une
priorité à la fois sociale et économique. Renforcement de la cellule dédiée,
création des « maisons des jeunes entrepreneurs », où seront proposés du
mentorat, des formations et des espaces de coworking. Partenariat renforcé et
aide avec Hub.brussels, Crédal, JobYouself et UCM, formation en transition
professionnelle et le relancement du projet Passerelles, destiné aux personnes
qui souhaitent relancer une activité ou créer leur propre emploi après une
période de fragilité.
L’objectif est clair : soutenir les indépendants en difficulté qui se lancent, ou en
reconversion, dans une logique de relance active, de responsabilisation et
d’autonomie.
Parce que soutenir les indépendants, c’est aussi soutenir et parier sur l’effort,
l’initiative, la prise de risque et la création de valeur pour notre économie
locale.
Priorité numéro 3 : une gouvernance moderne et un service efficace. En la
matière, le CPAS prévoit plusieurs mesures structurantes :
- Le déploiement d’un nouvel outil d’informatique centré sur l’usager, une
administration encore davantage centralisée, plus proche des quartiers.
Notamment, on investira dans l’ouverture d’une nouvelle antenne dans le nord
de Bruxelles en 2025 – et peut-être une deuxième fin 2025 ou début 2026 –,
l’objectif étant trois nouvelles antennes sous cette législature.
- Le renforcement des équipes grâce au coaching, à la formation continue et à
un « baromètre RH » pour mieux piloter la gestion du personnel.
- La mutualisation des services supports avec la Ville – RH, IT, finances,
centrales d’achats, services juridiques – l’objectif étant de renforcer l’efficience
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tout en garantissant l’autonomie fonctionnelle du CPAS. C’est important, et
vous savez ma volonté de respecter ce faisant la loi et assurer – c’est une
évidence et ça a déjà été souligné – la confidentialité stricte des données
sociales.
À côté de ces quatre grandes priorités stratégiques, d’autres mesures ciblées
sont prévues. Tout d’abord, un patrimoine au service de notre mission sociale.
L’accès à la propriété pour les publics précarisés est un levier puissant
d’émancipation.
Notre accord de majorité prévoit que dans tous les nouveaux projets de
construction, nous veillerons à ce (?) que la moitié des logements publics soit à
finalité acquisitive.
De plus, nous lancerons un grand plan de transition vers la propriété pour les
locataires des logements publics, y compris le CPAS – c’est à ce titre que je me
permets de le rappeler.
En 2025 donc, le CPAS se prépare à lancer une politique foncière et
immobilière ambitieuse :
- politique d’accès à la propriété via la location avec option d’achat ;
- investissement dans la rénovation énergétique massive des bâtiments pour
réduire les charges et atteindre nos
objectifs environnementaux ;
- lutte contre la vacance et réactivation des 72 logements de transit ;
- valorisation des biens hors de Bruxelles pour financer l’action sociale et ses
plans d’investissement ;
- poursuite des investissements dans la mise aux normes architecturales de nos
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maisons de repos.
Pour ses aînés, le CPAS de la Ville de Bruxelles soutient le maintien à domicile,
renforcé par les services mutualisés avec la Ville et la fusion des services d’aide
à domicile pour améliorer la coordination et l’offre d’aide à domicile, la lutte
contre l’isolement numérique et ses 19 maisons de quartier, évidemment, avec
son financement de 6,3 millions d’euros en 2025.
Le CPAS de la Ville de Bruxelles n’oublie certainement pas les personnes en
situation de handicap : inclusion culturelle, citoyenne, sportive. Création de
parcours intégrés santé-handicap, étude d’une structure CPAS-Ville pour les
personnes en situation de handicap vieillissantes.
Le CPAS de la Ville adopte une stratégie volontariste pour lutter contre le sans-
abrisme : déploiement du Housing First, hébergement pour femmes et lutte
renforcée contre la traite des êtres humains.
Chers collègues, en 2025, nous ne voulons pas simplement répondre à
l’urgence, nous construisons aussi l’avenir. Un avenir où chaque Bruxelloise et
chaque Bruxellois, accompagné par le CPAS, retrouve sa place dans la société,
sa dignité et son pouvoir d’agir.
Ça nécessite de l’audace, de l’exigence, de la responsabilité partagée entre les
bénéficiaires, les travailleurs sociaux et l’ensemble des acteurs publics.
Avec ce budget, notre ambition est simple, mais forte : faire du CPAS de la Ville
de Bruxelles un véritable moteur d’émancipation sociale. Chaque action menée,
chaque euro engagé a un seul but, permettre à chacune et chacun de mener une
vie digne, une vie conforme à la dignité humaine.
Je vous remercie pour votre attention.
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Mme Jellab.- Merci, monsieur le Président. Mesdames et messieurs, je souhaite
tout d’abord remercier l’administration pour le gros travail de présentation du
budget et la qualité des documents qui nous ont été remis.
Nous discutons donc aujourd’hui d’un budget pour un trimestre, finalement
– puisque, sachant qu’après le vote de ce soir, il faudra encore la validation de la
tutelle qui prendra certainement encore trois mois – et donc d’(?)un budget à
n’engager qu’à partir du mois d’octobre.
On ne peut que le regretter.
Nous savons que le CPAS est depuis plusieurs années dans la tourmente
budgétaire. Le sous-financement est le nœud du problème, et il est structurel.
Le gouvernement fédéral ne finance pas les communes à hauteur des défis et
passe la facture aux communes.
Les gouvernements successifs aussi – auxquels, depuis près de vingt-cinq ans,
vos partis ont largement participé et le MR sans discontinuer depuis vingt-cinq
ans, n’ont pas réussi à faire reculer la pauvreté. Ils n’ont cessé de détricoter la
solidarité – pourtant le ciment de notre État – et les droits sociaux en limitant
l’accès au chômage, l’indemnité de maladie ou les pensions.
Dans notre pays, on dit qu’il y a près de deux millions de personnes qui sont
exposées à des risques de pauvreté et d’exclusion sociale, soit un Belge sur cinq
– c’est énorme !
Un enfant sur quatre – et vous le rappelez souvent, monsieur Weytsman –, vit
dans une famille où il n’y a pas de revenu du travail. L’aide alimentaire ne cesse
d’augmenter.
Nous en sommes là et c’est extrêmement grave ! Vaincre la pauvreté est une
question de justice sociale : chacune et chacun, comme vous venez de le dire, a
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le droit de vivre une vie digne, libre et en sécurité.
Le gouvernement Arizona nous a promis des larmes et du sang et il tient bien sa
promesse. Pas un jour ne passe sans une nouvelle mesure qui aggrave la
situation des plus vulnérables dans notre pays.
Les femmes et les enfants sont les plus grands perdants, évidemment.
J’ai beaucoup de compassion pour vous, monsieur le président du CPAS :
comment vivez-vous cette situation un peu schizophrénique, entre votre parti,
qui (?) taille profondément dans la solidarité, et vous qui allez tenter de
colmater l’hémorragie au niveau local ?
Vous avez « du pain sur la planche », en tout cas, car contrairement à ce que
vous affirmez dans votre rapport – vous prétendez pouvoir sortir les gens de la
pauvreté – nous pensons qu’il est illusoire de croire que seul le CPAS y arrivera
si vos politiques fédérales, et probablement régionales, vont toujours dans les
sens contraires.
Nous sommes très inquiets pour l’avenir du CPAS de la Ville !
Le nombre de bénéficiaires a explosé, le nombre d’aides sociales a explosé (les
gens qui demandent des interventions pour des factures d’énergie, pour le loyer,
pour l’école, pour des soins de santé).
Le nombre de jeunes demandeurs, comme vous venez de le dire, de moins de
25 ans, ne cesse d’augmenter aussi. J’entends le chiffre de 2.800.
Les familles monoparentales se retrouvent aussi dans des grandes difficultés.
Les pensions ridicules et indignes, sans parler du nombre de sans-abri – dont le
chiffre donne le tournis : près de 8.000 personnes, les amis !–, dorment à la rue,
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dont un grand nombre victime de la crise de l’accueil des migrants.
Les conséquences de la limitation des allocations de chômage dans le temps
sont à notre avis sous-estimées. Quand on entend la dernière mesure d’il y a
deux ou trois jours, qui supprime encore l’allègement fiscal pour les chômeurs,
en moyenne on parle d’une perte de 200 € par mois, ce qui est énorme !
Nous sommes très inquiets pour les finances du CPAS, car vu (?) le soutien que
le fédéral a promis dans le cadre de la limitation des allocations de chômage, la
promesse n’est pas à la hauteur de la tragédie sociale qui se prépare :
234 millions d’euros (?) en 2026, pour 581 CPAS.
C’est de l’ordre de la charité – faites le calcul : 234 millions divisé par 581,
c’est plus ou moins 400.000 € (?).
Nous craignons que la somme de toutes ces contraintes pèsent sur les ressources
du CPAS et amènent des baisses dans l’octroi ou diminutions des aides. Nous le
constatons avec la suppression de la carte santé, par exemple.
Dans la législature précédente, sous M. Zian, tous les bénéficiaires pouvaient en
profiter. J’entends qu’ici, ce ne sera plus le cas.
En ce qui concerne votre budget, nous regrettons l’augmentation insuffisante du
transfert de la Ville.
Désolée, mais là, vous avez un peu mal négocié : quand je vois que la police
voit sa dotation augmenter de 19 millions d’euros, l’asbl Bravvo d’1 million,
Brussels Expo de 5 millions et que (?) le CPAS, qui va devoir vivre des
moments extrêmement difficiles, et aussi pour son personnel, table sur (?) une
augmentation de 3,5 millions, soit (?) une augmentation de 3,5 %.
C’est largement insuffisant !
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Nous vous sentons bien seul dans ces défis qui vous attendent. Lutter contre la
pauvreté est un projet collégial, qui nécessite tout le monde « sur le pont ».
Évidemment, vous êtes aussi, dans vos projets, dans la continuité des projets qui
ont été déjà lancés, comme la mutualisation des services – ressources humaines,
IT, imprimerie, etc. – et je pense que c’est une très bonne chose.
Nous saluons aussi :
- Le souhait de valoriser les barèmes des travailleurs sociaux : c’est important et
j’espère que ce n’est pas juste une promesse en l’air.
- Le projet de création de lieux de répit pour les aidants proches me touche
aussi.
- L’ouverture d’une antenne de quartier, je pense que c’est important – toujours
dans ce projet de ville à dix minutes.
- Le fait de vouloir lutter contre le vide locatif, évidemment, et de rénover par
exemple les 36 logements de transit – qui sont hors d’usage aujourd’hui, ça ne
va pas !
- Lutter contre le sans-abrisme aussi. Et on le sait, que lutter contre le sans-
abrisme passe d’abord et avant tout par l’accès au logement. Et dans ce cadre,
nous regrettons que 11,5 millions seront prélevés sur le fonds d’investissement
pour le financement des emprunts.
Est-ce que cela signifie qu’une vente de l’immobilier va aller au remboursement
de la dette au lieu d’investir dans la rénovation du parc immobilier, l’isolation
du bâti – vous savez que c’est une urgence – ou tout simplement la création de
logements ? Quel genre de bâtiment comptez-vous vendre, sachant que la vente
de logements doit être compensée par l’acquisition d’autres logements ? Nous
serons particulièrement attentifs aux acheteurs, aux promoteurs immobiliers, et
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à l’affectation de ces bâtiments.
Nous constatons une économie de 2 millions d’euros sur les dépenses du
personnel : c’est plus ou moins 40 ETP. Allez-vous licencier, alors qu’il va
falloir engager du personnel pour préparer l’arrivée et l’accueil digne de ce
nombre de – je pense – 2.000 personnes qui seront exclues du chômage ?
Alors, à l’instar de la politique de la Ville et de la Régie foncière, vous allez
donner la possibilité aux « key workers » pour l’accès au marché locatif public.
Alors qui sont ces key workers ? Ce n’est pas très clair.
Il est question d’abandonner le projet de l’allée des Moutons à Neder-over-
Heembeek, projet destiné à un habitat communautaire et intergénérationnel qui
mêle en même temps personnes âgées et mamans solo. C’est un projet qui était
budgétisé dans le cadre du contrat de quartier Versailles.
Pourquoi cet abandon ? Quid de l’affectation du terrain ?
Vous souhaitez ouvrir une maison des jeunes entrepreneurs ? On ne comprend
pas trop… D’autres, comme le centre d’entreprise Dansaert et d’autres
organismes régionaux ont déjà cette mission.
Est-ce bien le rôle du CPAS ? N’est-ce pas là se perdre dans un nouveau projet ?
Vous comptez fusionner, par contre, l’asbl Service d’aide aux seniors bruxellois,
le service d’aide à domicile du CPAS, avec les maisons de quartier. Je pense que
c’est une bonne chose.
Avez-vous mené une étude sur l’affectation du personnel, éventuellement, et
sur la possibilité d’accueil dans les maisons de quartier ?
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Dans le cadre de l’accession à la propriété, par contre, nous pensons que c’est
juste une mesure symbolique qui me semble bien compliquée et même
périlleuse à mettre en place – encore un projet qui ne nous semble pas urgent.
Par ailleurs, c’est privatiser aussi du logement public : des logements qui ont été
construits avec l’argent du contribuable, donc nous sommes très dubitatifs par
rapport à ça.
Et puis alors aussi, dans votre rapport, je constate qu’il n’y a aucune référence
aux cellules (?) des travailleurs du sexe et des personnes qui vivent des
assuétudes.
Ce sont pour nous des cellules qui sont extrêmement importantes !
Et j’avais relevé aussi l’augmentation de salaire pour vous, mais on a eu
l’explication tout à l’heure.
Merci beaucoup.
M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Parler du CPAS et de Bruxelles,
c’est quand même aussi parler du fait qu’un enfant sur deux vit sous le seuil de
la pauvreté – je crois que c’est vous-même qui le dites.
À Bruxelles, entre 2008 et 2024, on est passé de 1.700 à 9.777 personnes sans-
abri – des personnes sans toit.
Les indicateurs de santé mentale sont dans le rouge. Les maisons de personnes
âgées du CPAS nous parlent de problématiques qu’ils ne savent plus gérer.
Donc, on a une série d’indicateurs de détresse et de pauvreté dans notre capitale
qui doit nous faire réfléchir à agir pour les résoudre.
Et que décide le MR, le libéralisme, qui est maintenant au poste de
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commandement du plus grand CPAS de Belgique ? Ce n’est pas uniquement
d’économiser, mais aussi de tout simplement dire qu’on va agrandir le groupe
de personnes qui auront besoin d’aide du CPAS. Qu’on va accélérer le
processus de destruction, parce que la décision qui nous « tombe dessus », par le
gouvernement fédéral, d’exclusion du chômage après deux ans, c’est
exactement ça.
Donc, ça veut dire que des gens qui n’ont pas réussi à trouver un emploi stable,
des gens qui ont 55 ans ou des gens qui ont travaillé pendant une grande partie
de leur vie seront « jetés », expulsés du chômage.
En fait, vous mettez fin (?) au système de solidarité qui nous est cher en
Belgique. Et donc, selon des chiffres de vous-mêmes, mais aussi des bureaux
d’études, on parle de 7.000 personnes à Bruxelles-Ville qui vont être expulsées
du chômage – 7.000 ! –, dont une partie va trouver du travail. Pour (?) une autre
partie, ce n’est même pas clair ce qui va leur arriver et 20 à 30 % pourraient
retrouver un travail.
Et pour, justement, résoudre le problème de ces 7.000 personnes (?) et pour
trouver un travail pour ces 2.000 à 3.000 personnes, vous dites que vous avez
déjà la solution. Qu’il ne faut pas s’inquiéter et que vous avez 500.000 € pour
l’embauche de nouveaux assistants sociaux (?) (AS).
Mais quand je dis ça au personnel du CPAS – parce que oui : on est en contact
avec eux –, ils nous disent une chose : 500.000 € pour résoudre les problèmes
qui vont arriver, pour résoudre un « tsunami » qui nous arrive, c’est juste
impossible !
Déjà maintenant, on est sous pression. Déjà maintenant, on est en sous-effectif.
Déjà maintenant, il y a des bâtiments dans lesquels il ne convient (?) plus de
travailler pour les assistants sociaux. Déjà maintenant, il n’y a pas assez de
place pour mettre les gens.
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Donc, venir dire que 500.000 € est une solution, tandis que d’autres services
– un peu plus sérieux que vous, et plus ambitieux – disent (?) que pour toute la
Région bruxelloise, on aurait besoin de 90 à 120 millions.
Ils disent aussi que pour 2026, l’année qui nous attend, on anticipe 16 millions
d’augmentation de budget, à charge exclusive du CPAS, pour cette seule raison
(?) : l’exclusion du chômage après deux ans.
Je ne parle pas encore des besoins qui sont créés par le nombre montant, chaque
année, de « sans-abri », pour lesquels notre Ville et notre système, en fait
– notre système capitaliste –, ne trouvent pas de solutions.
Évidemment, un libéral qui veut trouver une solution (?) pour le capitalisme qui
met les gens dans la rue, je n’attends pas ça de vous, monsieur Weytsman.
Par contre, ce qui nous pose un problème, c’est la politique que vous voulez
mener, en tout cas ouvertement : c’est de dire : « l’article 60 »…
Pas de remarque sur l’article 60 en soi, mais on voit le nombre d’« articles 60 »
augmenter. Et surtout, le fait que vous regardiez le marché du privé pour mettre
au travail des gens avec l’article 60. Ce qui veut dire…
Parce qu’on pourrait dire : « Eh bien oui, ils vont trouver un travail. » Mais sous
quelles conditions ?!
Ils vont trouver un travail chez un employeur qui est très content de pouvoir (?)
utiliser un emploi subsidié et pour qui, donc, ça sera très bon marché de mettre
au travail quelqu’un d’autre, et après l’année ou l’année et demie – ou je ne sais
pas combien de temps peut encore durer l’article 60 –, il va l’échanger pour un
autre.
Et donc, l’article 60 se retrouve au chômage ou dans la précarité, ou les deux, et
dans un grand problème pour lequel, en fait, on ne trouve pas la solution.
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Et c’est ça, le problème qu’on est en train de dénoncer (?) : c’est qu’en fait, le
MR, qui nous a toujours dit : « Nous, on va valoriser le travail ! » Toutes (?) les
personnes qui veulent travailler et qui méritent notre respect, en fait, vous les
« jetez » dans un contrat précaire, un « Uber-job » – sponsorisé par la Ville, en
plus !
Alors, autre chose qui nous pose un problème, c’est justement ce problème de
personnel : ma collègue d’Ecolo l’a dit, avec le fait qu’arrivent sur Bruxelles
7.000 exclus du chômage et (?) en plus le problème de sans-abrisme, de
personnes (?) sans toit qu’on ne sait pas résoudre, vous dites : « Un : avec les
500.000 €, ... » – si on fait le calcul, je pense qu’on peut engager une dizaine de
personnes avec 500.000 € – « … on va pouvoir résoudre le problème. »
C’est évidemment du mensonge pur et dur !
Donc, si on veut vraiment aider les gens, ça veut dire qu’on doit engager plus de
gens. Ça veut dire qu’on doit avoir des accompagnants, ça veut dire qu’on doit
les former, ces gens-là. Qu’on doit leur offrir une chance pour un vrai avenir et
pas, comme j’ai dit tout à l’heure, un contrat précaire – parce que c’est ça que
vous êtes en train de faire, avec le MR !
Et puis un autre point… un autre point sur lequel… dont (?), peut-être,
aujourd’hui, on peut parler…
(…)
M. le Président.- Allez-y, monsieur Bauwens.
M. Bauwens.- Non, mais… Je sais bien, mais c’est par politesse que je vous
attends. Ce n’est rien d’autre, hein ?
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Voilà. Donc, un autre point qui nous inquiète, c’est tout le débat sur les
logements, sur les terrains et sur les propriétés publiques.
Vous l’avez dit encore tout à l’heure : c’est que votre ambition, c’est de vendre
la moitié des logements publics !
Dans la campagne électorale – bon, j’étais avec vous à une radio –, vous dites :
« Nous, on veut moins de bâtiments publics. » Vous le dites ouvertement !
J’ai en (?) ma possession un document où on voit clairement un bâtiment (?) du
CPAS de Bruxelles qui est en train d’être vendu à un promoteur privé – c’est le
cas : c’est le cas du terrain de Hoogveld.
Et quand on veut vous poser une question au conseil du CPAS, on n’a pas la
réponse, et quand on veut poser la question ici, sur la vente de terrain, c’est :
« Ah, ce n’est pas vrai, c’est du "fake news" ! »
J’ai le document, je veux bien le mettre sur Twitter après pour montrer (?)
qu’effectivement, votre volonté, à chaque fois, c’est de dire (d’ailleurs, Mme
Buggenhout, ici, au Conseil même, en débat avec M. Close, l’a dit) : « Nous
voulons moins de bâtiments publics ! »
Et puis, quand on vous interpelle là-dessus, vous dites (?) : « Hein ? C’est peut-
être pour l’année 2026 ! »
Il faut être très clair : l’ambition du MR – qu’on va tout faire pour stopper –,
c’est de vendre des terrains publics. Et c’est du quick win, mais c’est une perte
pour l’avenir.
Parce que sur ces terrains publics que vous allez vendre, ça veut dire qu’il y a
des promoteurs qui vont vendre du logement chic et cher, comme à Tour &
Taxis, et que les Bruxellois qui en ont besoin, ils n’y (?) auront pas accès !
Et donc, un budget qui ne répond pas à tous ces défis-là et qui donne du « fake
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news » et des « fake » solutions, on ne pourra pas l’approuver !
M. Azaoum.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le président (rire) du
CPAS, je tiens d’abord à vous remercier pour la présentation claire et
ambitieuse du budget du CPAS que vous nous avez présenté il y a quelques
minutes.
Ce budget témoigne d’une volonté forte de répondre aux défis sociaux actuels.
Personnellement, je me réjouis tout particulièrement de l’orientation proactive
du CPAS, qui place l’autonomie des personnes au cœur de son action.
Les quatre axes stratégiques que vous avez présentés tout à l’heure reflètent un
engagement cohérent en faveur d’une solidarité qui émancipe et, aussi, qui
responsabilise.
Mes collègues, ici, l’ont évoqué : la réforme… la future réforme majeure du
chômage qui se profile à l’horizon. Dans ce cadre-là, la limitation dans le temps
des allocations de chômage entrera en vigueur en janvier 2026.
Selon les chiffres de l’ONEM, près de (?) 7.825 personnes perdront leurs droits
aux allocations durant les deux premières années, et environ un tiers d’entre
elles pourraient rentrer au CPAS, notamment à la Ville de Bruxelles.
Vous l’avez souligné, cette réforme doit être une opportunité d’insertion et non
une sanction sociale et je m’inscris totalement dans cette stratégie d’insertion
sociale et socioprofessionnelle.
J’ai deux questions à ce sujet :
Vous avez évoqué plusieurs pistes, tout à l’heure, lors de votre présentation. La
première c’est que,
face à l’augmentation des nouveaux bénéficiaires due à la réforme du chômage,
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comment votre institution place-t-elle concrètement l’emploi au cœur de son
action ? Et notamment, comment mettre les gens à l’emploi ?
Et la (?) deuxième question, c’est quelles initiatives concrètes sont mises en
œuvre pour renforcer l’insertion professionnelle et comment vous allez faire la
coordination avec les différents partenaires de l’emploi dans la Région
bruxelloise ?
Merci.
M. Elhadj Diallo.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le président du
CPAS, le budget que vous venez de proposer pour le plus grand CPAS du pays
reflète effectivement une prise de responsabilité dans l’allocation qui va être
faite de 500.000 € pour le recrutement d’assistants sociaux dès septembre, de
manière anticipative, pour faire face à l’impact de la réforme du chômage, et (?)
est à saluer.
C’est bien beau de dire qu’une mesure est une petite mesure, mais il vaut mieux
qu’il y ait une petite mesure en lieu et place de pas de mesure du tout !
Vous avez mis (?) clairement une communication ambitieuse, claire, orientée à
la fois vers les bénéficiaires, mais aussi vers le monde des entreprises et de tous
les autres services publics de notre commune.
Le CPAS – faut-il le rappeler ? – c’est la première source de revenus pour
bien… pour bon (?) nombre de nos concitoyens et c’est un service qui doit être
traité avec respect, avec hauteur et avec dignité !
Il ne s’agit pas simplement de chiffres, il ne s’agit pas simplement d’un service
public : c’est un service qui s’occupe des gens et il doit être traité comme tel !
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Le budget qui affiche une ambition sur l’insertion… Encore une fois, le CPAS :
Centre public d’aide (?) sociale, doit être vu comme une étape, non pas comme
une finalité ! Donc, mettre l’accent sur l’insertion professionnelle, mettre
l’accent sur les formations, mettre l’accent sur les possibilités
d’accompagnement des gens pour qu’ils puissent s’en sortir par (?) eux-mêmes,
c’est la vocation de tout responsable politique.
L’ambition est affichée : le cap d’insertion est de 800 emplois en 2025, de 1.000
en 2026 et de 2.000 à l’horizon 2030, et la poursuite et le renforcement des
projets structurants, comme MIRIAM pour les femmes en difficulté.
Chers amis, chers collègues, le CPAS, encore une fois, doit rester un levier
d’émancipation sociale et une garantie de dignité !
À cet effet, le budget qui nous est proposé, on le soutiendra.
Merci de votre attention.
M. Weytsman.- (Rire.) Je vais répondre, effectivement : j’ai noté chacun des
points, donc je vais répondre point par point.
D’abord, merci, hein ? Merci pour vos interventions et merci, pour ceux qui me
le souhaitaient, merci pour le souhait de bon travail.
Bon ! Certains dénoncent quand-même des politiques (rire) qu’eux-mêmes ont
mises en place – que ce soit à la Ville de Bruxelles ou au gouvernement
fédéral – ces dernières années, mais je vais essayer d’avoir des réponses les plus
factuelles possible et les moins polémiques possible.
Alors, les cartes santé ne sont pas retirées – c’est une « fake news », je ne sais
pas où vous avez lu ça, mais c’est une erreur.
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Notre accord de majorité à la Ville de Bruxelles concernant les maisons des
jeunes entrepreneurs prévoit que les maisons des jeunes entrepreneurs se
développent du côté de Be-Here et du côté des Tanneurs : ce sont deux
institutions qui dépendent du CPAS.
Alors, c’est vrai, vous avez raison : le CPAS de la Ville de Bruxelles fait
beaucoup, beaucoup de choses ; il ne fait pas que de l’aide sociale. C’est pour
ça, d’ailleurs, qu’on dit souvent (?) que c’est le plus grand CPAS du pays. Alors,
ce n’est pas le plus grand CPAS du pays en termes d’aide sociale, hein ?
J’entendais, et c’est juste, que Charleroi a encore plus de « revenus d’intégration
sociale » – je ne sais pas si c’est un bon étalon, mais en tout cas (rire), c’est un
étalon – mais il y a… on fait beaucoup d’autres choses, et parmi lesquelles, eh
bien on gère aussi ces institutions, et c’est dans ce cadre-là aussi – en
partenariat, d’ailleurs, avec les services de l’emploi de la Ville de Bruxelles,
qu’on va développer ces maisons des jeunes entrepreneurs dont je pourrai
revenir vous parler une fois.
L’allée des Moutons… Vous avez quelques problèmes avec les chiffres, hein ?
Parce que l’allée des Moutons… comme 128 millions, 242 millions divisé par
125… Enfin bon ! Vous vous trompez un peu dans les chiffres, mais vous
oubliez toujours une partie.
L’allée des Moutons, c’est vrai que c’était 2 millions d’euros dans le cadre du
contrat de quartier, mais c’est aussi 6 millions à charge du CPAS.
Donc, 6 millions à charge du CPAS, nous avons décidé ensemble de réorienter
les 2 millions d’euros – vers un projet, d’ailleurs, que vous devriez
aimer, parce qu’il s’agissait de renforcer notamment le maillage vert dans la
jonction du quartier…
(…)
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… du quartier Versailles, qui en a bien besoin – merci !
Alors, il y a une référence aux travailleurs du sexe – je le sais, parce que c’est
moi-même qui l’ai écrit. Donc, c’est moi qui ai écrit les vingt premières pages
de la note de politique générale, et donc, vous le voyez, on explique qu’on
soutient la cellule – on ne la renforce pas, mais on soutient la cellule.
Il y a aussi une référence très concrète, notamment, à la drogue, puisque
j’explique à quel point, fidèlement à l’accord de majorité, le CPAS de la Ville de
Bruxelles va développer, notamment – et on y réfléchit pour le moment avec des
experts, parce que ce n’est pas facile ! –, des campagnes de communication
utiles dans le cadre de (?) la gestion de la drogue ou des assuétudes. C’est
repris, vraiment – c’est même repris dans les vingt-cinq premières pages ; je le
sais parce que c’est moi qui l’ai écrit.
Alors… Bon ! Pour le reste, je vais très bien en termes de schizophrénie, parce
que j’ai moi-même milité – j’y crois, franchement, alors on peut être en
désaccord, mais j’ai moi-même milité pour la limitation du chômage à deux ans
dans le temps, alors il peut y avoir différents arguments, mais sincèrement,
quand je vois tout le travail que font nos AS au quotidien, toutes les cinq
semaines, pour aider, pour accompagner… Sincèrement, quand vous êtes un
chômeur de longue durée chez Actiris, que vous avez des problèmes de
logement, des problèmes d’assuétude, des problèmes psycho-sociaux, etc.,
quelle est l’aide qui est apportée ?
Donc, je trouve sincèrement que, pour autant que ce soit bien accompagné,
qu’on ait réussi la réforme au sein du CPAS, sincèrement, eh bien ces
« oubliés »-là, ils seront accueillis chez nous.
Alors, ça pose plein de défis – je ne sais pas, monsieur le Président, si on a un
débat, finalement, sur la réforme de l’« Arizona » ou pas ? Si ce n’est pas le cas,
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je fais les deux en même temps.
M. le Président.- Ce (?) sera tout à l’heure.
M. Weytsman.- Ça pose plein de défis – vous avez raison de le dire et je vais y
revenir –, ça ne va pas être facile à gérer, mais je trouve qu’individuellement,
pour celles et ceux qui auront la chance d’être dirigés vers le CPAS, je trouve
plutôt que c’est une opportunité individuelle et, je le dis : tenant compte
notamment du travail extraordinaire qui est fait dans les antennes et ce n’est pas
par hasard si dès mon arrivée en fonction, le 3 février, j’ai décidé de travailler
principalement sur ce point !
J’ai visité toutes les antennes et je pense que je visite la dernière demain. J’ai
discuté avec les AS, j’ai discuté avec le département « emploi » pour voir,
justement, comment on pouvait améliorer encore cet accueil.
Alors, c’est un peu dérangeant, parce que le… Allez ! Ce qui ne va pas, c’est
que le PTB ne pose pas de questions, d’ailleurs, au Conseil de l’Action sociale
(CAS) (?) – parce que s’il pose des questions, je réponds : il n’y a rien auquel je
ne réponds pas au Conseil, mais il ne vient même pas aux séances techniques
(rire) où j’ai présenté le budget du CPAS où, s’il était venu, il aurait compris ce
que c’est que les 500.000 €.
D’abord, je dois vous dire, quand même, un élément politique…
M. Bauwens.- Je voulais vous répondre, parce qu’en général on ne peut pas
répondre, mais on était au conseil du CPAS quand le budget a été présenté, donc
on était bien présents pour écouter le budget…
M. Weytsman.- Mais vous n’étiez pas là dans la section réunie…
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M. Bauwens.- … mais bon, voilà : chaque fois, on vous demande…
Mme El Bakri.- Les sections réunies sont à huis clos…
M. Weytsman.- Vous n’étiez pas là…
M. le Président.- Vous n’étiez pas là et en section réunie non plus !
Mme El Bakri.- … et se déroulent pendant les heures de travail, monsieur
David Weytsman…
M. le Président.- C’est bon !
M. Weytsman.- Vous posez des questions, et ce que je veux dire par là…
Mme El Bakri.- Vous parlez beaucoup de travail, mais vous n’avez pas l’air de
savoir ce que ça veut dire dans la réalité !
M. Weytsman.- Je… Vous posez des questions…
Mme El Bakri.- Il y a des gens qui « bossent » pendant (?) les heures de
travail !
M. le Président.- Madame El Bakri, vous n’avez pas la parole !
Mme El Bakri.- Non mais, allez ! Il faut arrêter, hein ?!
M. Weytsman.- Vous posez…
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M. le Président.- Monsieur Weytsman, vous avez pas la parole !
M. Weytsman.- Vous posez des qu…
Mme El Bakri.- C’est un débat stérile ! …
M. Weytsman.- Vous posez…
M. le Président.- C’est bon, madame El Bakri !
Mme El Bakri.- … On ne va pas nous répéter ça pendant six ans, hein ? Ho !
M. Weytsman.- Mais vous n’étiez pas là ! Vous n’étiez pas là, excusez-moi !
Vous n’étiez pas là aux sections réunies…
Mme El Bakri.- Désolée de travailler ! Désolée d’avoir un contrat de
38 heures, monsieur David Weytsman.
M. Weytsman.- Manifestement…
Mme El Bakri.- On vient faire des leçons aux gens ?! Que les gens doivent
travailler ? Allez, dis !
M. Weytsman.- Mais, vous posez des questions ! Si je me permets de dire que
vous n’êtes pas là… Manifestement, ça ne vous intéressait pas le budget du
CPAS, puisque vous n’étiez pas là en commission technique !
(…)
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Mais non, vous n’étiez pas là ! Vous n’étiez pas là, excusez-moi !
Alors, comme vous n’étiez pas là… Si vous aviez été là – c’était le but de ma
remarque –, vous auriez compris ce que c’est que ces 50.000… 500.000 € !
D’abord, premièrement, je tiens à dire que le CPAS de la Ville de Bruxelles,
contrairement aux CPAS où le PTB siège, à savoir à Forest et à Molenbeek-
Saint-Jean, anticipe budgétairement par le budget 2025, hein ?! Vous n’anticipez
pas dans les majorités et j’ai décidé d’anticiper ça depuis le début. J’ai dit :
« Attention, il ne faut pas commencer à postposer au 1er janvier 2026, il faut que
les équipes soient prêtes. »
Et donc, nous prévoyons 500.000 € sur trois mois. Vous faites multiplier par
quatre et il y aura, effectivement, des investissements plus importants.
Et pourquoi je les prévois pour trois mois – enfin, d’ailleurs, on peut dépenser
plus, si on peut les dépenser davantage (?) –, c’est parce que je veux pouvoir
engager directement des AS à la sortie de l’école.
Tout ça pour ça : on a prévu un budget !
Donc oui, il y a des efforts sur tous les départements, je l’ai déjà dit, qui sont
organisés comme à la Ville de Bruxelles – exactement, d’ailleurs, dans la même
proportion que ceux que vous avez décidés (je regarde les « écolos ») sous la
législature précédente –, mais pas dans les antennes.
Et dans les antennes, au contraire, on essaye d’engager directement, pour les
questions que vous aviez évoquées – et je tiens à dire que nous, au moins, on
anticipe, contrairement au CPAS de Forest et au CPAS de Molenbeek-Saint-
Jean.
Alors, si vous aviez été là, j’aurais un peu réexpliqué, effectivement, la réforme,
parce que j’ai aussi présenté la réforme de la coalition (?) Arizona et les
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conséquences sur le budget de la Ville de Bruxelles. Et là non plus, vous aviez
décidé, sauf erreur de ma part, de ne pas poser de questions. (?)
Le coût brut de cette réforme est aux alentours de 45 à 68 millions d’euros.
Alors, évidemment, dans ces 45 à 68 millions d’euros, il y a une grande partie
qui est déjà payée par le gouvernement (?) fédéral, puisqu’on sait évidemment
qu’il y a 70 % d’intervention au niveau des « revenus d’intégration sociale »
(RIS).
Le coût net qui est estimé dans l’étude qui a été présentée est de l’ordre de 16 à
24 millions d’euros. Évidemment, c’est toutes choses égales par ailleurs,
puisqu’on est en train, nous-mêmes, de réformer un peu le CPAS, d’alléger les
charges sur les AS, de revoir nos processus en interne pour qu’on puisse faire un
peu mieux avec un peu moins.
À cet égard, je crois que je suis porteur, quand même, de bonnes nouvelles,
puisque le gouvernement fédéral a annoncé que pour 2025, il débloquera un
budget de 26 millions d’euros.
Donc, 26 millions d’euros… Une règle de trois – j’espère ne pas me tromper, on
verra bien si je me trompe, mais ce (?) que tout le département m’explique, c’est
plus ou moins que le CPAS de la Ville de Bruxelles représente 5 % des CPAS de
la Ville.
Donc, si vous prenez 26 millions d’euros multipliés par 5 % (?), c’est même
plus que le demi-million que j’ai prévu et en toute honnêteté, au moment où j’ai
prévu le demi-million, je ne savais pas qu’il allait y avoir un soutien du
gouvernement fédéral même pour l’année 2026… 2025 ! – pour l’année 2025.
Pour l’année 2026, vous l’avez dit, le Kern a déjà débloqué 243 millions
d’euros. Faites 5 % sur (?) 243 millions d’euros : vous verrez déjà le soutien
supplémentaire en plus de l’intervention.
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Pour les années (?) 2027, 2028 et 2029, il s’agit de 243 millions, 302 millions et
342 millions d’euros (?) supplémentaires aux différences CPAS du pays – vous
avez raison. Dès lors, normalement, donc, pour les nouveaux ayants droit dès
janvier 2026, le système passera – comme je l’avais d’ailleurs demandé – d’un
soutien de 70 % du risque à 80 % du risque !
En plus, pour ceux qui auront un projet individualisé d’intégration sociale
(PIIS), et c’est bien l’objectif, évidemment, de mettre tout le monde au PIIS –
donc un soutien individuel, hein ? pour le faire le plus simple possible –, il y
aura une augmentation, encore, de 15 %.
Donc 70 % (?) qui passent à 80, plus 10 % (?) qui passent à 15 %, donc vous
voyez le soutien qui est quand même assez important. Et il faudra… Et en
plus… Le gouvernement fédéral prévoit de revaloriser en plus le forfait
d’accompagnement lié à la gestion administrative des dossiers bloqués depuis
2016 – ce forfait était bloqué depuis 2016.
Est-ce que c’est assez ? On le verra bien. Est-ce que ça permet de, tout de suite,
d’anticiper la réforme dès 2025 et de s’assurer effectivement, comme vous
l’avez dit, d’avoir des engagements supplémentaires et d’avoir des antennes
supplémentaires avec l’objectif formation-emploi ? Je pense effectivement que
oui.
Alors, est-ce que l’objectif de l’accord de majorité est de vendre la moitié du
patrimoine de logement public ? La réponse est non.
Moi-même, en campagne électorale, j’ai toujours dit – toujours dit en campagne
électorale ! – qu’il faudra évidemment chaque fois compenser : quand un
logement est vendu, il doit y avoir une compensation – si vous ne me croyez
pas, monsieur Bauwens (je peux le comprendre), relisez la loi : j’avais déjà lu la
loi avant de parler en campagne électorale, puisqu’il faut qu’il y ait une
compensation.
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Alors,
j’entends les critiques sur les articles 60. Je peux comprendre la crainte, le fait
de dire : « Attention, ouvrir les articles 60 au privé, c’est un peu les (?) brader
sur le marché de l’emploi ! »
Je pense sincèrement que c’est méconnaître le mécanisme de l’article (?) 60.
Ça nécessite beaucoup d’interventions, ça nécessite un vrai soutien : ce sont des
personnes qui travaillent quatre jours par semaine, qui sont formées un
cinquième jour, qui nécessitent vraiment un soutien, qui sont très éloignées du
marché de l’emploi et ça ne fonctionne pas toujours.
Et d’ailleurs, il y a des autorités publiques et des départements, parfois, de cette
humble institution qui disent à quel point – et même du CPAS –, à quel point
c’est parfois difficile de travailler avec des contrats d’insertion, parce que non
seulement ils doivent mener leur « boulot » quotidien, mais en plus aider et
accompagner.
Alors oui, c’est vrai qu’en ouvrant les portes du CPAS aux commerçants et aux
entreprises, il y a une volonté de ma part aussi de soutenir l’économie locale
– vous (inaudible) dire, parce que moi, je suis plutôt transparent –, mais ça ne se
fait pas dans n’importe quelles conditions. Et ça permettra aussi de s’assurer à la
fin – et c’est un travail sur lequel je vais travailler dans les prochains mois –,
que les personnes puissent être engagées.
Parce qu’aujourd’hui, ce n’est (?) faire offense à personne que de dire que dans
les différentes institutions publiques, tout le monde est mit sous pression
budgétairement – que ce soit ici ou à la Région, ou au niveau (?) fédéral. Donc
on sait très bien que les capacités d’engagement, à la fin de la période
d’article 60, sont très limitées dans le secteur (?) public et donc je m’inspire – et
je me permets d’en citer un – de bonnes pratiques, comme au (?) CPAS de
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Liège, qui non seulement ouvre depuis plusieurs années la porte au privé, mais,
aussi, dit à ce monde privé : « Attention, il faut avoir des mécanismes avec
vous, des partenariats, pour s’assurer qu’une partie… » – et moi, la plus
importante possible « … de ces articles 60 soit engagée à la fin par ces
entreprises et obtienne un « job » durable, comme, d’ailleurs, nous le rappelle la
loi de 1976.
Alors peut-être, je l’ai expliqué, il y a trois éléments. Moi, j’aime me fixer des
objectifs chiffrés. Après, on pourra me critiquer si je n’y arrive pas, je
comprends tout à fait. Quand je suis arrivé, il y avait 560 articles 60 prévus.
J’en (?) ai fixé 800 pour l’année 2025, 1.000 pour l’année 2026 et 2.000 pour
l’année 2030.
Ça nécessite une grosse réorganisation en interne, les équipes derrière moi (rire)
me disent : « Est-ce qu’on va y arriver ? » En tout cas, c’est l’objectif que je
fixe. Je tiens à dire que même si on arrive à mettre 2.000 personnes en article
60, il y en aura encore 3.000 à 4.000 (?) qui seront en attente, qui seront aidées.
Et l’objectif, ce n’est (?) pas de remettre des gens en article (?) 60 : l’objectif,
c’est de (?) tout de suite les aider pour leur trouver un boulot stable et le plus
durable possible.
Ça se fait soit en passant par le contrat d’insertion, soit en les orientant, comme
on le fait déjà depuis plusieurs années – et l’ancien du président du CPAS le
faisait déjà très bien –, soit en les orientant le plus rapidement possible vers des
emplois durables.
Je pense, monsieur le Président, que j’ai répondu ce faisant à toutes les
questions.
Mme Jellab.- Oui, merci, monsieur le Président. Je (?) n’ai pas reçu de réponse
à toutes mes questions et donc, pour revenir à la carte santé, il est quand même
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question… Donc, si j’ai bien compris, cette carte santé était attribuée à tous les
bénéficiaires et vous voulez revoir, en fait, et la conditionner aux revenus du
RIS (?), visiblement.
Donc tout le monde n’aura pas la carte santé, comme aujourd’hui : vous voulez
diminuer le nombre ?
Ça, c’est une chose. Vous n’avez pas répondu non plus par rapport aux
11,5 millions d’euros (?) du fonds d’investissement qui va rembourser la dette.
Donc, je vous ai demandé pourquoi ne (?) pas rénover, pourquoi ne (?) pas
construire du logement ?
Et alors, excusez-moi, mais vous avez dit que vous avez écrit les vingt
premières pages. Mais franchement, relisez les vingt premières pages : vous ne
faites mention nulle part ni des travailleurs du sexe, ni des personnes qui ont des
problèmes d’assuétude !
Donc voilà : j’ai bien lu votre rapport.
Ça, c’étaient les deux choses, et alors il y avait la question, aussi, sur la fusion
de l’asbl d’aide au seniors bruxellois avec le service du CPAS et les maisons de
quartier : comment est-ce que vous voyez ça ?
M.Weytsman.- Pour la carte santé, vous êtes mal informée : donc,
l’automatisme, aujourd’hui ,qui est prévu dans les critères, c’est pour les
personnes qui ont le revenu d’intégration.
Le cas de figure et les dérogations possibles, c’est pour des ayants droit qui
n’ont pas le revenu d’intégration.
Donc pour le moment, on examinera dans les prochaines semaines, prochains
mois, les nouveaux critères, mais il n’y a pas de nouvelle approche qui est
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développée.
Pour les 11,5 millions, vous avez raison de le dire. Donc d’une part, il n’y a pas
une volonté de faire des ventes supplémentaires que celles qui auraient pu être
prévues naturellement, mais il y a une affectation, effectivement, de ces moyens
pour faire face notamment aux difficultés et au fait, aussi, des difficultés de la
Ville de Bruxelles, qui ne pouvait (?) pas avoir une augmentation de la dotation
aussi substantielle que celle qui était prévue au moment où je suis arrivé, mais il
y a aussi la volonté de renforcer le fonds dès 2026-2027 pour, comme je l’ai dit,
vous présenter le plus vite possible un plan d’investissement assez important,
notamment dans l’isolation du bâti.
Et votre dernière question… excusez-moi ?
(…)
Ah, oui ! Eh bien, la fusion, je vous renvoie vers l’accord de majorité et, peut-
être, vers M. le Bourgmestre, s’il souhaite en parler – je n’y ai, en toute
transparence, pas encore travaillé, sur cette question-là.
Et les travailleurs du sexe, franchement, l’assuétude, il y a tout un paragraphe
sur la question de la gestion de la drogue et sur les travailleurs du sexe, on a une
vraie volonté de soutenir, effectivement, cette cellule, qui est composée de deux
personnes.
Merci.
M. Bauwens.- Je peux juste encore répondre rapidement – oui : je suis toujours
rapide !
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Allez ! Sur l’article 60, il y a un peu un raisonnement de… un
« cirkelredenering » qui a lieu ici, c’est que vous dites : « Je veux envoyer les
articles 60 vers le secteur (?) privé parce qu’en fait, dans le public, je n’ai aucun
engagement sur le fait (?) que ces gens seront engagés après la fin de leur
contrat "article 60". »
Vous avez dit que vous voyez que : « Dans le public, ça ne marche pas, et donc
c’est pour ça que je veux me diriger vers le privé » – ça, on peut peut-être
rebobiner, mais c’est ce que vous avez dit !
Et donc en fait, pourquoi est-ce que ces gens ont un article 60 ? C’est parce
qu’ils ne trouvent pas de « boulot » dans le (?) privé. Et donc en fait, parce
qu’ils n’ont pas de boulot dans le privé, ils ont besoin du CPAS, ils ont besoin
d’un article 60, ils ont besoin d’un service public.
Et vous dites : « Ah non ! C’est parce qu’ils ne trouvent pas dans le privé qu’on
va les renvoyer au privé, mais avec des contrats plus précaires. »
Donc, on voit dans votre raisonnement « article 60 » qu’en fait, la seule chose
que vous faites, c’est fragiliser les gens déjà fragiles pour les mettre dans les
mains du privé qui va plus facilement travailler avec eux pour des coûts moins
chers pour le privé pour, après, les rendre au public – complètement
déconnectés !
Et donc le problème… Et donc le raisonnement que vous faites dans le cercle ne
tient pas compte, justement, du fait (?) que le marché privé, il réfléchit aux
bénéfices et le marché public a une autre mission.
Et donc, vous allez aggraver le problème !
Ça, c’est une chose. Puis, sur le terrain et les logements publics, même chose :
c’est que je vous ai posé des questions – je vous ai posé déjà à multiples reprises
la question sur le terrain Hoogveld, terrain du CPAS, où j’ai un rapport qui dit
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que (?) le terrain est en vente et où vous dites : « Je ne vais pas vendre la moitié
des terrains de Bruxelles. »
La question c’est : est-ce que vous avez l’intention de vendre du terrain public ?
Parce que je pense que ce sont des quick-wins, qui vont se venger contre les
finances de la Ville.
Puis pour finir, il faut une fois finir avec le riddle, comme on dit en anglais, de
« vous n’étiez pas là », etc. (?)
Quand vous avez présenté le budget au CPAS, on était là, on a posé des
questions !
Quand on a voulu poser la même question que je pose finalement maintenant,
vous avez dit : « Oh, c’est le huis clos ! On ne peut pas discuter sur (?) le terrain
du CPAS. »
(...)
Si ! On peut même… je peux rechercher les images, ça a été dit ici.
Quand, tout à l’heure, il y a quelques heures, j’ai déposé une motion pour
discuter justement des conséquences, c’est : « Ah ! On ne va pas discuter de
ça. »
Et après, vous venez chaque fois dire : « Ah ! Le PTB n’a pas compris. Le PTB
ne veut pas poser de questions. » Et chaque fois…
(…)
Laissez-moi terminer, monsieur Weytsman !
Chaque fois qu’on pose des questions, on n’a pas la réponse !
Et puis – je termine…
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M. le Président.- Oui, terminez !
M. Bauwens.- … sur les chiffres, vous dites : « Ah, monsieur Bauwens, vous ne
savez pas calculer parce que c’est 500.000 € et c’est fois quatre. »
Mais 500.000 X 4 (?), ça fait deux millions. Et les deux millions d’euros (?),
c’est toujours « vachement » moins que les 12 à 16 millions dont tout le monde
dit que ça sera nécessaire.
Donc c’est bien beau de dire : « Vous ne comprenez pas. » mais vous donnez de
mauvaises données, vous donnez de faux arguments, des fake news et puis vous
pouvez dire : « Ah ! Le PTB, vous ne comprenez rien. Le PTB, vous ne voulez
pas poser de questions. Le PTB n’est pas présent. » tandis que chaque fois
qu’on est ici, on est au Conseil, on pose les questions et on n’a pas les
réponses !
C’est pour ça qu’on est là, monsieur Weytsman : c’est aussi ça, la démocratie.
Ça peut ne (?) pas vous plaire, peut-être, que la discussion sur le terrain de la
Ville n’ait pas de réponse et que vous allez dire à un moment au public : « Oui,
on va brader le territoire de la Ville. Oui, on va brader des maisons de la Ville de
Bruxelles, on va les donner au privé. »
Un jour, vous allez devoir le dire ! Et puis, dans quelques années, vous allez
devoir montrer que (?) les articles 60, ils reviennent au CPAS parce que le privé
les a « pressés comme des citrons » !
Ça, c’est la politique du MR. Et ça peut faire mal qu’on critique ? Tant mieux !
M. le Président.- Allez ! On va passer au vote.
(…)
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Monsieur Weytsman ! Je pense que…
(Commentaire inaudible.)
Mais voilà : le « jeu de ping-pong », on connaît maintenant, c’est bon !
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le budget.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adopté par 30 voix contre 14.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 74 - Punt 74
Compte 2024 de la Régie foncière des propriétés communales
Compte, bilan et compte de résultat 2024
Mme Houba, échevine.- Chers conseillères, chers conseillers, chers collègues.
Le budget 2025 de la Régie foncière de la Ville de Bruxelles s’inscrit dans un
contexte financier exigeant, mais il porte avec force une ambition claire :
défendre le droit au logement.
Ce budget n’est pas un simple exercice comptable, c’est une déclaration
d’intention politique : il reflète une volonté ferme de poursuivre les
Page 101 sur 229 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 23/06/2025
investissements publics pour rénover, construire et maintenir un bâti locatif
exemplaire. Il affirme notre refus de laisser le marché seul décider qui peut
habiter en ville.
Plus que jamais, la Ville de Bruxelles choisit de placer la justice sociale au cœur
de ses priorités budgétaires. Nous continuons à investir massivement dans le
logement public, parce que nous croyons qu’une ville inclusive, solidaire et
durable se construit d’abord par ses murs et surtout par les vies qu’ils abritent.
Le budget 2025 est une nouvelle fois à l’équilibre, avec un boni de 68.213 €,
malgré une croissance des principaux postes des dépenses courantes, en grande
partie due à l’augmentation des coûts de l’énergie et des matières premières, ou
encore des taux d’intérêt.
Ainsi, l’ensemble des dépenses frôlera les 62 millions d’euros (?) et reste
maîtrisé.
Les dépenses courantes augmentent de 10 % par rapport à 2023, notamment
dû (?) à la hausse des coûts de l’énergie, aux taxes, aux travaux d’entretien des
bâtiments et aux charges financières liées aux intérêts sur les emprunts. Ces
dépenses seront soutenues par une croissance identique des recettes courantes,
reflet des efforts de gestion menés ces dernières années.
Cette croissance ne résulte pas d’un enrichissement sur le dos des locataires,
mais bien d’une bonne gestion du parc existant, de la mise en location de
nouveaux biens, de la réduction des délais de remise en location après un départ
et d’une diminution des temps des (?) travaux de rénovation.
Ces moyens permettront à la Régie non seulement de poursuivre l’entretien et la
rénovation de son parc, mais aussi de concrétiser de nouveaux projets
structurants au service des Bruxelloises et des Bruxellois.
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Les investissements prévus en 2025 s’élèvent à 43,7 millions d’euros, dont
15 millions pour la construction de nouveaux logements et 12 millions pour la
rénovation du bâti existant.
J’attire d’ailleurs votre attention sur le fait (?) que la moyenne PEB
(performance énergétique des bâtiments) des biens de la Régie est meilleure
qu’en Région bruxelloise. En effet, à la Régie, 40 % de ces biens se situent entre
un PEB A et C, contre 15 % pour la région bruxelloise.
Comme vous pouvez donc le voir, la performance environnementale, la question
énergétique et le confort de vie restent des piliers de la politique
d’investissement de la Régie, parce qu’à la Ville, nous sommes convaincus que
la construction de logements est un levier pour s’inscrire dans les objectifs de
lutte contre le réchauffement climatique, tout en permettant aux citoyennes et
aux citoyens de boucler la fin du mois en luttant contre la crise du logement
actuelle.
D’ailleurs, la Régie poursuit son plan « mon logement, ma ville » et travaillera
sur vingt-sept projets durant toute la législature.
En 2025, ce sont les logements suivants qui ont déjà abouti :
- rue de la Senne, où tout est déjà loué, il y a quinze logements ;
- rue des Renards : quatre logements ;
- et petite rue des Bouchers : deux (?) logements.
La Régie poursuivra également en 2025 la mise en œuvre de six chantiers et
l’étude de onze projets.
Ces investissements seront par ailleurs soutenus par une série d’emprunts, à
hauteur de 35 millions d’euros (?) qui, et ce, malgré la hausse des taux d’intérêt,
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restent tout à fait maîtrisés, puisque notre taux d’endettement, qui s’élève à
29,6 %, reste stable – et je rappelle que le plafond fixé par la loi est de 65 % de
taux d’endettement : nous continuons donc à rester bien en deçà.
Plus spécifiquement, concernant l’indexation des loyers pratiquée par la Régie
foncière – j’anticipe ici d’éventuelles questions –, je tiens à rappeler très
clairement ce qui a été expliqué lors du Conseil communal du 19 mai 2025 :
L’indexation est strictement encadrée par l’ordonnance régionale bruxelloise du
27 juillet 2017 relative au bail d’habitation. Elle s’applique une fois par an à la
date anniversaire du contrat de bail et selon une formule précise, définie par la
législation régionale.
Il ne peut donc y avoir ni double indexation ni adaptation abusive des loyers.
Pour 2025, les prédictions sont autour des 2 %, ce qui est bas – et plutôt une
bonne nouvelle pour nos locataires.
Nous appliquons les règles avec rigueur et transparence. Il n’est pas question ici
d’accroître artificiellement les recettes sur le dos des locataires !
Par ailleurs, grâce au travail de la secrétaire d’État Nawal Ben Hamou, ce sont,
en 2025, 959 ménages qui bénéficient à la Région de la socialisation des loyers.
Et plus particulièrement sur le montant des loyers, la Régie applique la grille
régionale et elle n’y déroge jamais !
Le prix moyen à la Régie est :
- pour un studio : 635 € par mois ;
- pour un appartement une chambre : 719 € ;
- pour deux chambres : 857 € ;
- et pour trois chambres : 985 €.
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Par exemple – on le disait tout à l’heure en réponse à l’interpellation
citoyenne –, la Régie a construit dans les Marolles plus de 340 logements, dont
le loyer moyen est de 627 €, hors charges.
Ainsi, la Régie démontre toujours plus la pertinence de son action dans la lutte
contre la crise du logement à Bruxelles.
J’en profite aussi pour donner un bref mot sur les comptes 2024, pour souligner
qu’ils sont à l’équilibre.
Je tiens d’ailleurs une fois de plus, en guise de conclusion, (?) à remercier toutes
les travailleuses et les travailleurs de la Régie foncière qui, quotidiennement, se
battent et contribuent au succès de l’institution dans un contexte budgétaire qui,
comme vous le savez, est très compliqué.
Merci de votre écoute.
Mme Jellab.- Merci, monsieur le Président. J’avais une petite question
concernant la socialisation des loyers. Pour nous, c’était un beau projet et je
remercierai encore Mme la secrétaire d’État pour ce projet, qui était un des
projets phares de la législature précédente.
C’est un projet qui est quand même subsidié : la socialisation est quand même
subsidiée à 100 % par la Région. Or, on sait que c’est gelé, ici, en 2025. Et
donc, ça pose un problème pour l’avenir, puisqu’on sait que le MR ne soutient
pas cette mesure.
Au niveau de la Ville non plus, le MR n’a pas soutenu ce projet quand on l’a
voté ici, au niveau du conseil communal.
Et donc, aujourd’hui, c’est près de 5 millions d’euros – à charge de la Régie
foncière, si on est bien d’accord.
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Mais comment est-ce que vous allez pérenniser cette mesure ? Parce que les
habitants en ont profité, je pense, deux années de suite.
Là, cette année-ci, bon ! vous le prenez à votre charge, mais c’est aussi à charge
de la Régie. Comment est-ce qu’on va faire pour que les habitants puissent
quand même se projeter dans l’avenir et ne pas être dans cette angoisse de se
dire : « Bah ! On ne sait pas trop où on va, peut-être que nos loyers vont
réaugmenter. » puisqu’on sait que la moyenne, je pense que ça va entre 400 € et
500 € de moins pour les familles.
Et donc, là, on se retrouve devant une incertitude.
Alors, je ne sais pas trop comment ça se passe au niveau régional, s’il y a de
nouveau des accords et des pourparlers entre le PS et le MR, mais en tout cas,
j’espère que le PS va continuer à se battre pour que cette mesure perdure.
Et comment est-ce que, dans le futur, vous allez faire pour que ces 5 millions, si
ça devait s’arrêter net, quand même compenser ces 5 millions d’euros (?) ?
Mme El Bakri.- Oui, juste un petit mot, quand même. J’ai trouvé ça assez osé,
la petite remarque sur les PEB. Parce qu’on peut aussi prendre les chiffres dans
l’autre sens : si vous prenez l’ensemble des PEB qui sont inférieurs à D, on
arrive quand même à 39 %.
Alors, vous allez me répondre : « Oui, mais 18 % pour lesquels on n’a pas les
"infos". » mais, mauvaise nouvelle : à Bruxelles, quand on n’a pas de PEB, c’est
sûrement que ce n’est pas un A, ni un B, ni un C, donc les chiffres sont quand
même à prendre « avec des pincettes ».
Mais donc, quelques remarques, ici, sur le budget des comptes de la Régie :
Premièrement, on regrette quand même que la présentation dans le budget
soit (?) morcelée. Effectivement, vous présentez vos objectifs « plan 2030 »,
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mais avec – bon ! très « chouette » – un détail pour les 27 projets.
Par contre, pour connaître l’objectif total, donc l’ambition que vous y mettez en
termes de création totale de logements, eh bien c’est à nous de rassembler toutes
les pièces du puzzle – je me suis quand même posé la question, si c’était fait
exprès ou si c’est un oubli, d’avoir un total noir sur blanc.
Et cela dit en passant, c’est une remarque, en fait, qui vaut pour l’ensemble du
patrimoine de logements de la Ville, parce que pour avoir une vraie vision, on
est obligé de recouper soi-même les informations sur le parc immobilier de la
Régie, le parc immobilier du CPAS, le parc immobilier du Logement bruxellois
ou du Logement laekenois, et donc c’est difficile de ne pas interpréter cela
comme un manque de transparence ou en tout cas un manque de cohérence pour
avoir cette vision d’ensemble.
Et d’ailleurs, je rappelle qu’il y a plusieurs semaines, voire plusieurs mois, mon
collègue Mohamed Benzaouia a posé, justement, une question et on attend
toujours la réponse pour avoir cette liste. Pour avoir, en fait, une liste unique.
Alors, sur le budget en tant que tel, le problème, c’est que le budget,
premièrement, ne répond pas à l’urgence des Bruxellois en termes de manque et
de besoin de logements.
Mais ce qui nous marque aussi, c’est qu’au final, il n’y a que 30 % du total des
logements qui bénéficient de l’encadrement des loyers, mais l’autre majorité des
locataires – donc les 70 % –, eux, subissent de plein fouet l’indexation de 7,3 %
d’augmentation de loyer.
Il ne faut pas avoir fait « Solvay », une augmentation de 7,3 % sur un…
(…)
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Oui, (rire) ce qui n’est pas mon cas ! Mais quand même, quelques chiffres...
Pour faire simple, du coup – pour tous les gens qui, comme moi, n’ont pas fait
Solvay (rire) –, si vous prenez un loyer de 1.000 €, une augmentation de 7,3 %,
ça vous fait 73 € d’augmentation par mois ; 73 € d’augmentation par mois – là,
attention, on prend sa calculatrice sur un an : donc, fois douze, ça fait 876 €.
Et donc, 876 €, quand on a un salaire de monsieur et madame tout le monde,
c’est quand même un sacré budget !
Ça veut dire soit une semaine de vacances, soit l’inscription à un club de sport
qui doit passer à la trappe. Donc au final…
(…)
Il n’y a pas, il n’y a plus… (rire) c’est ça… mais c’est ça ! Pas de club de sport,
pas de facture. Pas de facture, on peut aller chercher l’argent dans les loyers et
« la boucle est bouclée » !
Non, mais plus sérieusement, ça veut dire, oui : des dépenses, en fait, en termes
de loisirs, etc. sur lesquels il faut faire une croix.
Parce que tout l’argent qui est consacré au loyer, tout l’argent qui part dans les
loyers, c’est de l’argent qu’on va devoir économiser ailleurs.
En plus, soit il y a un problème de calcul dans votre budget, soit il y a quelque
chose que j’ai « loupé », mais donc, dans les budgets, vous dites que
l’indexation des loyers ne touche que 1.000 locataires. Mais encore une fois, j’ai
repris ma calculatrice : si on fait 70 % de 3.800, on arrive normalement à 2.600.
Et donc je ne comprends pas d’où vient la différence de chiffre – mais encore
une fois, c’est possible que ce soit moi qui ai loupé quelque chose…
Soit il nous manque une information – et j’espère que c’est le cas –, soit il y a
vraiment une sous-estimation, eh bien de la situation, en fait, et du problème du
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logement à Bruxelles qui touche la majorité des Bruxellois. D’autant plus dans
une situation où vous êtes en majorité avec un parti qui a bloqué, donc qui nous
impose un blocage des salaires.
Je viens quand même rajouter que l’accord interprofessionnel (?)(AIP) vient
d’échouer il y a deux semaines de ça, et donc encore une fois, on repart pour un
blocage salarial – donc ça veut dire 0 % d’augmentation en dehors de
l’indexation. Et d’un gouvernement, en plus, qui n’a pris aucune mesure pour
faire baisser les prix ou limiter l’augmentation des prix des produits (?) de
première nécessité, ou l’envol des prix de l’énergie, du gaz et de l’électricité.
Ensuite, alors ça, j’ai l’impression que c’est quand même nouveau, mais j’ai eu
du mal à comprendre la plus-value de l’axe marketing – si ce n’est de
transformer les « locataires » en « clients », comme vous le dites dans votre
budget.
Mais vous savez, à l’heure actuelle, eh bien vous mettez un logement abordable
sur le marché locatif, vous attendez une heure, vous avez une centaine de
candidats locataires qui viennent toquer à la porte ou qui prennent leur
téléphone, donc, on ne voit pas vraiment la nécessité d’une campagne marketing
autour des logements à mettre en location.
Et on ne retrouve d’ailleurs, à ce propos, aucun bilan financier non plus de ce
qu’on appelle votre gestion de type managérial. Peut-être parce que le retour à
des sociétés privées, ce qui est le cas quand même pour beaucoup de locataires
quand il y a un problème, etc., au final, eh bien ce sont des coûts qui leur
retombent dessus, qu’eux-mêmes doivent impacter.
Donc, pour vous, eh bien c’est un détail qui « passe au-dessus de votre tête » !
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Et, en guise de conclusion, l’important, c’est surtout que la Régie foncière
– allez ! vous le dites, hein ? vous le dites vous-même : c’est un opérateur
immobilier public qui doit garantir des logements abordables et maîtrisés, mais
que ça soit vraiment le cas dans les faits. Et donc, ça veut dire ne pas aller dans
une direction qui va à l’encontre du principe de service public pour aller coller à
une gestion commerciale, une gestion de marché, où vous définissez vous-
même les locataires comme des « clients » – une formule qui est très
malheureuse, mais surtout, qui nous inquiète sur le futur de la Régie foncière !
Et donc, il n’y a pas 1.500 pistes, j’ai envie de dire. Eh bien, premièrement… Si
on veut une Régie foncière qui remplit vraiment son rôle d’opérateur public,
premièrement, limiter l’indexation des loyers à maximum 2,5 % pour tous les
logements de la Régie.
Et deuxièmement, investir de manière ambitieuse dans la création de nouveaux
logements publics – et pourquoi pas via la taxation des promoteurs immobiliers
qui spéculent sur nos logements ?
Voilà une piste, si vous en cherchiez encore…
M. Maimouni.- En fait, j’aimerais poser une petite question concernant vos
comptes et vos calculs par rapport aux loyers, et notamment aussi par rapport à
l’indexation. Par exemple, il s’avère que l’ordonnance régionale fait que les
habitations ayant un PEB qui n’est pas bon ne sont pas indexées.
Or, il s’avère qu’il y a énormément d’appartements qui ne sont pas expertisés.
J’ai par exemple ici une expertise d’un PEB que j’ai fait faire moi-même pour
un citoyen, où le rendu est G, à la Ville de Bruxelles. Et en contrepartie, cette
personne s’est vue indexer son loyer.
Il n’y a jamais eu de PEB qui a été fait sur ce bien-là. Donc, comment, en fait,
sur quelle base vous vous focalisez pour vérifier les indexations ?
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Par exemple, je vais parler en connaissance de cause sur un immeuble que je
connais bien – c’est dans (?) la rue de la Buanderie, où habitent mes parents. Il
s’avère que la façade n’a pas été rénovée, les châssis ne sont pas rénovés. C’est
un PEB F – j’ai demandé une expertise, où la Régie n’a pas fait d’expertise
PEB.
Un PEB F, et on se retrouve avec un loyer, par exemple pour le même
appartement à 1.000 €, où vous rénovez juste les murs et le balatum, et vous le
mettez à 1.650 €.
D’ailleurs, il y a une autre ordonnance régionale, qu’avait déposée
Mme Ben Hamou, permettant d’encadrer les loyers. Et, en l’occurrence, il s’agit
de biens de la Régie foncière, qui se trouvent en fait avec un loyer qui est
complètement déconnecté de la réalité, qui est très élevé.
Donc, attendez-vous à avoir des recours en justice vis-à-vis des loyers surcotés
de votre part.
Et comment vous pouvez avoir un calcul exhaustif, clair, vis-à-vis de centaines
et de centaines de logements où il n’y a pas d’expertise PEB, où vous indexez
les loyers ?
Aujourd’hui, il y a un cadre légal qui permet à ces personnes de réviser leurs
loyers, donc qu’est-ce qu’ils…
(…)
Excusez-moi, madame Houba. Madame Houba ?
M. le Président.- Non non, mais… Elle se renseigne, hein ?
M. Maimouni.- Bien… (?) Donc, que comptez-vous faire quand il y aura des
centaines et des centaines de logements où les loyers seront révisés ?
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Donc, est-ce que vous avez prévu le coût vis-à-vis du budget, sur la Régie
foncière, ou pas ?
Mme Houba, échevine.- Alors, madame Jellab, pour revenir à votre question
sur la socialisation : donc, il y a aujourd’hui 959 cas de socialisation. Donc il y a
eu un gel à partir de l’année 2025, mais au 31 décembre 2024, ces 959 familles
sont toujours couvertes aujourd’hui.
C’est-à-dire qu’il y a eu un gel dans les nouvelles demandes, donc il n’y a pas
de nouvelles familles qui, depuis le 1er janvier 2025, bénéficient de la
socialisation – malheureusement ( ?), hein ? puisque c’est évidemment un
combat que nous portons avec cœur !
Mais donc, pour les 959 familles qui étaient déjà dans le cas au 31 décembre
2024, elles sont toujours couvertes par cette mesure de socialisation. Donc c’est
un gel qui concerne les nouvelles demandes.
Aucune dépense n’est à la charge de la Régie : tout provient de subsides
régionaux (?). Tout est en cours et tout suit par rapport à ça – et donc, je
remercie évidemment Nawal Ben…
(...)
Pardon ? Non, non : c’est le gel pour les nouvelles demandes. Donc si
aujourd’hui, vous êtes interpellés par une famille qui pourrait entrer dans les
conditions de la socialisation, malheureusement, ce ne sera pas possible.
Par contre, si vous êtes interpellés par une famille qui s’inquiète de la situation,
mais qui, en fait, était déjà couverte en 2024, elle le sera toujours.
Mme Jellab.- Pour 2025, la Région paye le subside ?
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Mme Houba, échevine.- Oui oui, tout à fait, tout à fait !
(Commentaire inaudible.)
Mme Houba, échevine.- Oui, comme les douzièmes provisoires (?) sont basés
sur le budget 2024… Enfin, voilà – évidemment, ici, nous avons la spécialiste !
–, donc c’est bien couvert. Ça n’a donc pas d’impact sur les loyers ; ça n’a pas
d’impact sur les finances de la Régie, puisque tout est bien couvert par la
Région pour toutes les socialisations en cours.
Donc voilà : le PS n’est certainement pas suspect sur la question, pour avoir
initié cette mesure, et j’appelle évidemment tous les partis à se mobiliser pour
permettre, dans le cadre des discussions concernant l’avenir de la Région
bruxelloise, évidemment, de soutenir cette mesure ambitieuse et sociale !
Madame El Bakri, donc, pour vos questions pour le PTB. Alors, concernant le
PEB, toutes les données sont réactualisées tous les cinq ans, donc il se peut que
les données sur lesquelles vous vous basez aujourd’hui ne soient pas le reflet de
la réalité. Donc là, peut-être qu’il faut… voilà : quand ce sera réactualisé, les
données seront plus fiables par rapport à ce qui est aujourd’hui…
(…)
Oui, mais… D’accord, mais le rapport, il se base sur les données qui sont
disponibles aujourd’hui.
M. Benzaouia.- Votre rapport ! Nous, on n’a rien produit.
Mme Houba, échevine.- Voilà. Donc, ça ne veut pas dire que les PEB sont
mauvais, mais il faut les réactualiser. Donc voilà : comme je vous le dis, ça se
fait tous les cinq ans.
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Par rapport au morcellement que vous soulignez pour les 27 projets, eh bien j’ai
pu détailler avec plus de précision ce qui concerne 2025. Pour la suite, il y a des
projets qui n’ont pas encore obtenu de permis d’urbanisme.
Et moi, je ne fais jamais de promesses, quel que soit le moment du temps en
politique, donc ici, voilà : je trouve que ce serait malhonnête par rapport à vous
et par rapport à la population bruxelloise de dire : « On va d’office faire ça, on
va d’office faire ça. ». Voilà ! On fait les budgets année par année, donc je peux
vous dire, aujourd’hui, l’engagement qu’on prend par rapport au budget 2025.
Pour les années qui viennent, donc, il y a… oui : une volonté de développer
27 projets. J’insisterai aussi sur le fait que ce n’est pas que du logement : c’est
beaucoup plus large, aussi. L’ambition est plus large, puisque l’idée, c’est
d’héberger aussi des crèches, des commerces, des infrastructures…
Donc, je rappelle juste (?) au passage que la Régie fait plus que du logement et
je rappelle (?) aussi, quand même, qu’on fait du logement moyen et pas du
logement social, ce qui explique aussi des différences, eh bien, par rapport aux
loyers, notamment.
Alors, peut-être juste pour vous inviter à ne pas confondre tout ce qui concerne
l’encadrement des loyers, donc le prix des loyers respecte la grille régionale
– comme je le disais tout à l’heure, on n’y déroge jamais ! –, mais il ne faut pas
confondre l’indexation, et les charges aussi.
Donc, par rapport à l’indexation, votre exemple de 7 % – « en mode »
catastrophe, fin du monde –, on n’en est pas là aujourd’hui, hein ? Donc, les
chiffres : par rapport à 2023, c’était 4 %; 2024, c’était 3 % et pour (?) 2025, les
estimations tournent autour de 2 %.
Et comme je le disais, c’est une excellente nouvelle pour nos locataires, parce
que oui, on est bien conscient – et consciente – de la situation socio-économique
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de la population bruxelloise et, de nouveau, je ne pense pas que c’est le PS qui
est suspect sur la question !
Par rapport à l’axe marketing, eh bien c’est parce que la Régie, comme je le
disais, ne fait pas que des logements, mais aussi du commerce. Et donc là,
évidemment, la notion de marketing est, me semble-t-il, tout à fait adéquate et a
trait, évidemment, à la question de la satisfaction.
Plus généralement, il y a des commerces, mais aussi des concessions, donc
l’activité de la Régie est large.
Et par rapport à la dernière question que vous aviez sur le bilan financier, donc
on vous a présenté les comptes. Comme je le disais, ils sont à l’équilibre, ce qui,
je pense, est le reflet d’une bonne gestion, malgré les conditions difficiles que
j’ai pu rappeler tout à l’heure.
Voilà, merci.
M. Maimouni.- Eh bien, en fait, elle n’a tout simplement pas répondu à ma
question !?
M. le Président.- Non, non ! Dans l’ordre, d’abord Mme El Bakri.
Mme El Bakri.- Oui. Rapidement (?), en trois points…
Mme Houba, échevine.- Pardon ! Je me rends compte, parce que c’était sur une
autre feuille… Donc, toutes mes excuses, monsieur Maimouni !
Donc, par rapport à l’indexation des loyers… donc les calculs diffèrent, en effet.
Donc si… voilà : je rappelle que le mécanisme d’indexation ne dépend pas de la
commune, hein ? donc ce n’est pas la Ville qui décide d’indexer ou de ne pas
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indexer : on applique l’indexation telle qu’elle est prévue de manière
réglementaire et donc le loyer de base est adapté annuellement, à la date
anniversaire de l’entrée en vigueur du contrat de bail, selon une formule qui est
de base, mais qui est adaptée dans le cas où le certificat PEB du logement serait
E, F ou G.
Dans ce cas-là, la Régie foncière applique, pour le calcul de l’indexation du
loyer, des facteurs de correction qui sont déterminés par Bruxelles Logement
– donc, de nouveau, pas par la Ville – et donc alors, la formule d’indexation
tient en compte le loyer de base, le nouvel indice (avec un facteur de correction
qui n’existe pas dans les PEB A, B, C et D), divisé par l’indice de base. Voilà.
Et donc oui, il faut (?) quand même dire aussi que (?) le parc de la Régie est
globalement en très bon état. Ceci dit, oui : il y a des logements qui nécessitent
encore clairement d’être rénovés et on en est tout à fait conscient, et donc c’est
pour ça que cette année, on a dégagé pour les rénovations une (?) enveloppe de
12 millions d’euros (?), qui est plus élevée que celle des années précédentes.
Parce que oui : c’est nécessaire de construire de nouveaux logements, mais
comme on le disait aussi – et j’en suis tout à fait consciente –, là où il le faut,
des rénovations doivent être faites, et donc c’est pour ça qu’on a aussi un plan
pluriannuel pour planifier toutes ces rénovations à l’échelle des années qui
viennent.
Donc, je vous rejoins là-dessus : il y a des besoins et j’en suis tout à fait
consciente !
J’espère avoir, avec ça, pu répondre à votre question.
Mme El Bakri.- Oui, rapidement, en trois points, donc :
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Sur les certificats PEB, je me base sur vos chiffres à vous, donc me dire que les
chiffres ne sont pas à jour… J’ai envie de dire : « Mais c’est votre "job" ! » alors
je vous « renvoie la balle » : moi, vous prenez des chiffres, je vous réplique
juste que votre interprétation m’a l’air un peu malheureuse.
Deuxièmement : ce que vous appelez vous-même le « morcellement » des
projets, eh bien je pense que ça va être compliqué de faire un bilan dans six ans
si, vous-même, vous n’avez pas un objectif chiffré en tête.
Et donc je vous repose la question : c’est quoi votre ambition en termes de
création de logements publics pour les six années à venir, ici à Bruxelles, sur la
Ville de Bruxelles ?
(...)
Est-ce que vous avez un chiffre en tête, ou pas ? C’est une question… Voilà :
c’est juste une question.
Et idem pour l’indexation : c’est dans votre budget et, en plus… allez ! je veux
dire que (?) là où les locataires ne sont pas protégés, c’est qu’on a des locataires
qui sont indexés deux fois par an à la Régie – donc je peux encore vous le dire
ici, un locataire qui m’a envoyé un message, il n’y a… pas plus tard qu’il y a
deux jours : 4 avril 2024, un loyer à 879 € qui est indexé le 4 mai 2024 à 905 €,
qui est réindexé, donc l’année l’après, le 4 février 2025, qui passe à 917 € et qui
est réindexé en mai 2025 pour passer à 941 €.
Alors vous pouvez dire non de la tête, mais les gens reçoivent (rire) des
indexations, ils sont obligés de les payer : qu’est-ce qu’on leur dit ? Qu’est-ce
qu’on leur répond ?
Qu’ils mentent ? Qu’ils ont mal lu la lettre ?
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Je leur propose de vous contacter, peut-être, pour résoudre le problème ?
Mais ça, c’est l’état des lieux : c’est ce que vivent les gens, les locataires, au
quotidien, dans la Régie.
M. Maimouni.- Madame Houba, franchement, j’aime beaucoup votre aplomb,
la manière dont vous me dites que les biens de la Régie foncière, dans leur
majorité, sont en bon état – vous avez dit ça le menton haut, le regard stable :
redoutable joueuse de poker, à mon avis !
Mais est-ce que vous avez déjà fait un tour dans les biens et les logements de la
Régie foncière ? Parce que je pense que pas mal d’entre nous l’ont fait.
Pour information, je parle de ce que je sais : moi, mes parents, ça fait vingt-cinq
ans qu’ils sont là, il n’y a jamais eu de contrôle PEB – s’il y en a un, s’il y en a
sur la rue de la Buanderie, numéro 3, j’aimerais bien les voir, mais ils n’existent
pas !
Pourtant, les indexations et la fixation des loyers – de manière complètement
aléatoire, parce que pour les mêmes biens dans les mêmes états, on voit des
différences de 200, 300, 500, 600 €… – donc j’aimerais bien comprendre !
J’aimerais bien comprendre : est-ce que vous fixez les loyers en jouant aux
fléchettes sur un mur ? Comment vous faites ?
Quand vous dites – quand vous avez l’aplomb de dire, le culot de dire – qu’ils
sont relativement dans un bon état ? Est-ce que vous avez fait un diagnostic de
l’état des biens de la Régie foncière ?
Eh bien, je ne sais pas, hein ? mais votre prédécesseure Mme Mutyebele
avait (?) justement dit qu’il y avait de gros investissements à faire, parce que ça
n’allait pas – c’est sorti de la bouche de votre consœur (?), d’une camarade à
vous, et là, vous venez quelques mois après pour dire l’exact contraire !?
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M. le Président.- Allez !
M. Maimouni.- Quand vous dites, madame Houba, que ce n’est pas vous qui
fixez les indexations, je tiens à vous rappeler qu’un autre de vos camarades qui
exerçait cette fonction, qui s’appelle Mohamed Ouriaghli, présent ici, a
plusieurs fois gelé l’indexation.
Donc comment se fait-il qu’il ait pu le faire et pas vous ?
M. le Président.- Allez, je pense qu’on peut passer au vote. Monsieur le
secrétaire ?
M. Maimouni.- Excusez-moi, monsieur le Président. J’ai juste une question :
est-ce qu’il y a un recours quelconque quand la majorité nous donne des
arguments et des chiffres qui sont factuellement faux et erronés ?
Est-ce qu’il n’y a pas un moment où on est sanctionné ? On n’a pas un devoir de
démocratie à respecter ?!
M. le Président.- La pratique fait qu’il y a un exposé, des questions, des
répliques et puis on passe au vote.
C’est le système parlementaire, voilà !
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le compte 2024.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adopté par 36 voix contre 8.
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le budget 2025.
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(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adopté par (?) voix contre (?).
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 71 - Punt 71
Comptes de la Ville pour l’exercice 2024
M. Hellings.- Merci, monsieur le Président. Donc, en section réunie où nous
étions présents – et fort actifs –, Mme Jellab et moi, on a posé la question sur la
répartition de ce qui est appelé par notre receveur les « non-valeurs, les litiges et
les prescriptions et les justifications d’enrôlement », j’aurais voulu savoir si
parmi les litiges qui ont été réglés par cette facture de 30 millions d’euros de
différence entre le budget prévu et les comptes, il y avait le règlement de
certains litiges, par exemple – litiges ou affaires en cours –, comme la fin du
contrat Donderberg, projet Hop ?
(…)
Non ? (Inaudible), le fait de casser le contrat avec le locataire de…
(…)
Non, ce n’est pas ça ? Donc, il ne s’agit pas de litiges liés à des projets.
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Et quels sont les litiges qui ont été réglés par le compte, alors ? Quels sont les
principaux litiges qui justifient…
M. le Bourgmestre.- Ce sont beaucoup des litiges fiscaux, par exemple – si ce
sont des litiges, hein ? le reste, c’est des non-valeurs…
C’est beaucoup de litiges fiscaux, comme ça peut arriver, parfois, en
« immeubles à l’abandon » ou « négligés ».
Ça peut être ça… mais il n’y a pas ces deux cas-là…
Je n’ai pas la liste, honnêtement, des litiges, hein ? Mais je peux la faire…
En toute (?) transparence, on peut la fournir. Donc, si vous la demandez…
M. Hellings.- Vous me l’aviez promis en section réunie. Je suis prêt à la
recevoir...
M. le Bourgmestre.- On peut fournir la liste des litiges fiscaux qui ont été
résolus par ça.
M. Hellings.- Bien. Et par rapport… Donc, on voit qu’il y a une différence
massive entre le résultat budgétaire en exercice propre en 2024 – comme il
l’était en 2016 et en 2018, d’ailleurs : c’est la même ampleur – et c’est
explicable par toute une série de non-valeurs et de litiges.
Est-ce que vous avez, en conséquence, prévu des réserves au budget 2025 pour
le règlement de litiges qui vont arriver, comme par exemple (Inaudible) (donc le
non-contrat pour la salle de sport, ici en bas), ou par exemple Donderberg ?
Et combien vous allez prévoir ? Parce que ça, ça va… vous allez négocier une
fin de contrat pour le Donderberg et c’est combien de millions ?
Et est-ce que vous avez prévu une réserve dans le budget 2025 ?
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Puisqu’on voit qu’aujourd’hui, le règlement des litiges, en cours d’année,
« plombe le compte ».
M. le Bourgmestre.- Donc, sur Donderberg oui, parce que c’est pris sur
l’engagement de l’époque, où on a engagé les montants.
Sur la salle, il n’y a encore rien comme litige…
(Commentaires inaudibles.)
M. le Bourgmestre.- On verra s’il y a un procès qui est prévu, mais on n’a pas
mis de montant.
Maintenant (je le dirai dans le budget), il faut avoir l’honnêteté de dire aussi que
ça a été un budget extrêmement complexe, qu’on a été rattrapé par une
conjoncture – comme toutes les communes bruxelloises, et ne parlons même pas
de la Région ! Il faut reconnaître que, que ce soit au compte… objectivement,
on n’a pas l’habitude d’avoir un compte qui, en fait, est en déficit, qui est
comblé par les réserves, les provisions et le cumulé – il faut être transparent par
rapport à ça.
Ce n’est pas quelque chose d’habituel : d’habitude, on a plutôt une bonne
nouvelle au compte, qui nous permet de réinjecter un peu.
Donc ça, c’est une situation qui est assez préoccupante pour la Ville – on ne le
nie pas –, d’où les difficultés qu’il y a eu, aussi, à monter le budget 2025, hein ?
Il faut être très transparent.
Enfin, je l’expliquerai et je l’ai dit en section.
M. le Président.- Bien. On reviendra là-dessus.
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M. Maimouni.- En fait, je voulais savoir si c’était bien dans les comptes que la
masse salariale, par exemple des cabinets, des « cabinettards » et des échevins,
était comprise ?
M. le Bourgmestre.- Évitons peut-être de les appeler « cabinettards » : ça fait
un peu, quand même, méprisant (rire).
Mais donc oui, évidemment, elle est dans la masse de personnel.
M. Maimouni.- Bien. Parce que j’ai posé une question en section, où j’ai
demandé une réponse simple, mais visiblement, on n’est pas capable de me
répondre à une question simple, donc je vais vous la poser, monsieur le
Bourgmestre :
J’ai demandé quels étaient la masse salariale et donc les coûts des échevins et
des membres de leur cabinet, et des frais annexes de la dernière législature par
rapport à la nouvelle. On m’a dit que (?) 2025… 2024, c’est 1,6 million,
6 millions et ainsi de suite.
J’ai dit : « Okay. » et j’ai posé la question suivante : serait-il possible d’avoir la
ventilation ? Serait-il possible de savoir si sur 2024, le mois de décembre, par
exemple, où était en exercice… la nouvelle législature en faisait partie, parce
qu’il faut pouvoir comparer le nouveau Collège et l’ancien.
Donc par conséquent, j’ai demandé les chiffres de 2023 pour avoir une
référence : on ne me les a pas donnés.
J’ai demandé d’avoir la ventilation pour savoir l’effectif, pour savoir le coût
poste par poste, de telle manière à pouvoir les différencier : on ne me l’a pas
communiqué. On m’a…
(…)
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J’ai les e-mails ici ! On m’a dit : « Oui, tout est regroupé dans les articles :
dépenses brutes, ONSS, précomptes. »
Or, ce n’est pas du tout ce que j’ai demandé, donc serait-il possible d’avoir une
ventilation exhaustive ?
Merci.
M. le Bourgmestre.- Oui. Donc, juste pour être précis, hein ? puisque vous
demandez de la précision, ici on est aux comptes. Donc en 2024, vous aurez la
dépense de l’ancienne majorité, puisque la nouvelle n’est installée que…
(…)
On fait le compte 2024 : ce n’est pas le budget 2025, pour l’instant.
Donc, en 2024, c’est l’ancienne majorité. Donc vous n’aurez dans le compte (on
peut vous le ventiler) que ce qu’ont coûté les cabinets en 2024.
Si vous voulez… Votre question, c’est de comparer à 2025 – c’est ce que j’ai
compris.
Donc moi, on me dit…
Ce qu’on vous a donné – je vais vous le lire, hein ? parce que, comme je vous
l’(?)ai dit en section, on a un échevin de moins, pour l’instant. Donc, a priori, le
coût du Collège est moindre, puisqu’il y a un échevin de moins – il ne faut pas
faire de longs calculs pour comprendre que le Collège coûte moins cher qu’en
2024.
Et alors, au compte…
M. Maimouni.- Mais, excusez-moi, mais il y a du personnel en plus. Parce que,
par exemple, l’échevinat de Mme Frelinx. Quand elle était chez M. Hellings,
c’était six collaborateurs, aujourd’hui, c’est onze. Donc…
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M. le Bourgmestre.- Mais aujourd’hui, ça fonctionne avec des points et pas
tous en plein temps.
Je vais vous donner les chiffres – comme ça, c’est clair : les chiffres ne mentent
pas !
- Échevins : compte 2024, 1.699.000 € (?) ; budget 2025, 1.595.000 € (?).
Mme Hariche.- Ça a été envoyé.
M. le Bourgmestre.- Et on vous les a envoyés !
Donc, c’est 100.000 € de moins.
Évidemment, puisque vous voulez faire toutes choses égales par ailleurs, il faut
évidemment déduire les index, hein ? L’indexation automatique des salaires
s’applique aussi au personnel des cabinets et aux échevins.
- Cabinets : compte 2024, 7.229.000 € (?) ; budget 2025, 6.676.000 € (?). Donc,
une différence négative, en 2025, de 552.663 €.
Est-ce que là, ça vous va ?
M. Maimouni.- Bien (?). Donc, si je comprends bien, selon les comptes 2024,
on est sur 1,7 million (1.699.000). Le budget est de 1,6 million...
M. le Bourgmestre.- Pour les échevins !
M. Maimouni.- Oui oui, des échevins, des échevins.
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Ce qui fait une différence approximative de 3,5 %, avec deux échevins de
moins. D’accord (?) ?
Donc, au niveau des cabinets, on est sur 7.229.000 et au budget 2025, on est à
6.676.000, ce qui fait un « delta » de 4 % – on est d’accord ?
Donc, par conséquent, monsieur le Bourgmestre, vu que nous demandons à tout
le monde de faire des efforts budgétaires, que ce soit au niveau des
fonctionnaires, au niveau du personnel de la voirie et autres, et ainsi de suite,
pour rester en équilibre et afin de montrer l’exemple, …
M. le Bourgmestre.- On fait le même effort.
M. Maimouni.- … on peut par conséquent considérer que les huit échevinats
actuels suffisent et qu’on n’a pas besoin d’en ouvrir un neuvième.
M. le Bourgmestre.- On fait le même effort que dans l’administration.
M. Maimouni.- Donc, si je comprends bien, nous n’avons pas besoin d’ouvrir
un neuvième échevinat.
M. le Bourgmestre.- Je vous laisse dans vos déclarations.
M. Maimouni.- Non, mais je vous pose la question, monsieur le Bourgmestre.
Parce que cet échevinat…
M. le Bourgmestre.- Oui. Mais on fera ce qu’on voudra !
M. Maimouni.- Non non, monsieur le Bourgmestre,…
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M. le Bourgmestre.- Vous m’avez posé (?) une question.
M. Maimouni.- … vous ne faites pas ce que vous voulez : vous faites ce que la
loi a (?) édicté.
M. le Bourgmestre.- Oui, et la loi me permet d’en avoir un de plus !
M. Maimouni.- Merci, voilà ! La loi vous permet d’en ouvrir...
M. le Bourgmestre.- Dites ! Vous n’allez pas me donner des cours de droit ?!
Moi, j’ai fait le droit, monsieur Maimouni, quand même, hein ?!
M. Maimouni.- Comment ?
M. le Bourgmestre.- J’ai fait le droit, quand même (rire).
M. Maimouni.- Mais… Visiblement, c’est cinq ans de droit et tout le reste de
travers, comme disait Coluche !
M. le Bourgmestre.- Oooh, Bravo !
M. le Président.- Allez ! C’est bon ! On passe au vote.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, je vous pose une question simple…
M. le Président.- Non ! Merci, c’est bon !
M. le Bourgmestre.- Vous allez devoir encore vous excuser sur Facebook.
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M. le Président.- Allez ! On passe au vote. Hop !
M. Maimouni.- Elle est simple, la question que je vous pose, monsieur le
Bourgmestre.
M. le Président.- Oui, oui : la question est très simple ; la réponse a été donnée.
C’est terminé !
M. Maimouni.- Excusez-moi...
M. le Président.- Vous avez terminé
depuis déjà 1 minute 30, ici. Vous avez terminé !
M. Maimouni.- Okay, mais j’ai une autre question sur les comptes…
M. le Président.- Allez ! On y va : on vote !
M. Maimouni.- J’ai une autre question. Je peux poser une autre question ?
Vu que vous avez un devoir d’exemplarité, monsieur le Bourgmestre, et que
nous faisons tous des efforts considérables, en tout cas les personnes qui sont
assujetties à le plus d’efforts – parce que, en bas, (inaudible) sont des
fonctionnaires et à mon avis, ça souffre !
Comment se fait-il, alors, que vous n’ayez pas ouvert ces échevinats et que vous
ayez déjà, par conséquent, attribué trois contrats de travail sur un neuvième
échevinat, avec les anciennes collaboratrices et chef de (?) cabinet de madame
Lalieux ?
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M. le Bourgmestre.- Mais non…
M. Maimouni.- Où leurs contrats de travail commencent à partir du 1er juillet.
Donc, vous n’avez pas ouvert de neuvième échevinat, vos cabinets sont
complets, vous devez montrer l’exemple…
M. le Bourgmestre.- Monsieur Maimouni, vous devez arrêter…
M. Maimouni.- Je ne citerai pas de noms, monsieur le Bourgmestre. Je vous
pose la question.
M. le Bourgmestre.- Donc, à un moment donné, il ne faut pas vous convaincre.
Je sais que vous êtes un adepte de la vérité révélée, mais donc, ce n’est pas
parce que vous dites quelque chose que c’est vrai.
Donc, là, vous vous trompez…
M. Maimouni.- La réciproque est vraie.
M. le Bourgmestre.- Je le répète officiellement…
M. Maimouni.- Donc, vous attestez aujourd’hui que…
M. le Bourgmestre.- Vous ne me laissez pas parler…
M. Maimouni.- … les anciennes collaboratrices de madame Lalieux…
M. le Bourgmestre.- Vous savez, vous devez apprendre (inaudible) à laisser
parler les gens.
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M. Maimouni.- Je vous en prie.
M. le Bourgmestre.- Je vous ai laissé parler, je vous réponds. Donc, nous
avons…
(Brouhaha.)
… Dans les postes, donc, je répète que nous respectons évidemment la loi et les
mêmes règles dans l’administration, et que les personnes qui sont recrutées sont
recrutées dans le cadre des cabinets. Point.
Je ne sais pas ce que vous cherchez comme polémique, …
M. le Président.- Voilà. On en reste là.
M. le Bourgmestre.- … mais ce n’est pas juste.
M. le Président.- On en reste là !
M. Maimouni.- J’en prends bonne note.
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur les comptes 2024
de la Ville.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés par (?) voix contre (?).
M. le Président.- Je voudrais quand même dire que j’ai été très surpris…
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Lors de la réunion que nous avons eue vendredi après-midi, il n’y avait que
17 participants. Ça m’a beaucoup surpris parce que je me disais : ou bien c’est
opzettelijk gedaan, volontairement, mais il ne faut pas venir aujourd’hui pour
commencer à poser des questions « technico-techniques », hein ?
Il faut être présent au moment où on fait une séance spéciale – même une
séance qui n’était pas nécessairement physique, qui était aussi par Teams.
Donc ça, j’insiste pour le rappeler avant toute intervention. Il y a des moments
où il faut être logique : je pense – objectivement –, qu’il y a une volonté de
transparence de la majorité. On peut la considérer comme pas suffisamment
transparente, on peut dire tout ça.
Mais en tous les cas, il y avait volontairement une réunion vendredi après-midi
et j’ai constaté que, ik heb vastgesteld dat er maar 17 personen aanwezig waren,
ik was een beetje teleurgesteld.
Bien !
Oui. Tout le monde était là, sauf… Bon ! c’est comme ça, et je salue – il l’a
répété tout à l’heure – le fait (?) que vous étiez deux « écolos » à être présents à
cette séance.
Là-dessus, je donne la parole à M. le Bourgmestre pour sa présentation.
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Budget de la Ville pour l’exercice 2024
Présentation par le Bourgmestre
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Mesdames et messieurs les
membres du Conseil. Moment symbolique, évidemment, que l’adoption de ce
budget – qui n’a pas été une sinécure, c’est vrai ! – et on vous présente ce
budget 2025 à l’équilibre, le fruit d’un travail rigoureux et collectif.
Ce premier budget de législature est d’ailleurs marqué par la lucidité. Deze
begroting weerspiegelt ook een betrokken bestuur, dat er is voor iedereen,
zonder uitzondering.
Nous avons maintenu nos priorités. Elles sont claires : l’enseignement, le
logement, les espaces publics, la sécurité, la propreté, la culture, le soutien aux
familles et aux plus fragiles, le sport ; toutes ces matières qui font la Ville de
Bruxelles.
Ce budget est celui d’une Ville qui croit dans sa population, qui veut que chaque
enfant ait les mêmes chances de réussir, que chaque famille puisse vivre
dignement, que chaque quartier soit un lieu de vie agréable, un lieu de
rencontres.
En termes de recettes, nous avons dû travailler, en effet, à aligner une série de
taxes sur, notamment, des taxes qui existaient dans d’autres communes
bruxelloises.
En termes de dépenses, nous avons mené un travail d’arbitrage minutieux, dans
un esprit de responsabilité. Ce travail a été fait ligne par ligne afin de contenir
nos dépenses de fonctionnement.
Nos dépenses de personnel sont maîtrisées, tout en garantissant le bon
fonctionnement des services. Nous tenons à le redire ici : nous assumons notre
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rôle de deuxième plus gros employeur public de la Région, avec plus de
9.000 collaboratrices – uniquement pour la Ville de Bruxelles – et
collaborateurs, sans compter la police, le CPAS, nos hôpitaux et toutes les
structures qui dépendent de la Ville de Bruxelles : nous atteignons près de
20.000 personnes.
Et cela, c’est un choix de service à la population, un choix en faveur de la
défense du service public pour garantir une présence humaine dans chaque
administration, dans chaque école, dans chaque quartier.
En matière de sécurité, la dotation de la zone de police est portée à
154,5 millions d’euros, soit près de 19 millions de plus qu’en 2024 (auxquels il
faut rajouter, évidemment, la part ixelloise). Nous voulons une présence
renforcée, une police de proximité, accessible, formée à l’accueil des victimes.
Mais je le dis clairement : l’effort ne peut plus reposer uniquement sur les
épaules des communes ! Les autres niveaux de pouvoir doivent aussi prendre
leurs responsabilités pour renforcer les équipes sur le terrain et leurs moyens.
Nous soutenons aussi notre CPAS – nous venons d’en parler –, qui reçoit
105,3 millions d’euros de dotation, ce qui lui permettra d’assurer un soutien
essentiel aux seniors, aux plus précarisés et un accompagnement vers la
formation et à l’emploi.
L’instruction publique demeure une priorité stratégique pour la Ville de
Bruxelles. Nous faisons le choix de miser sur l’école, sur l’émancipation, sur la
réussite de chaque enfant, sans exception.
Toutes les mesures de gratuité sont maintenues. Les dispositifs de soutien
scolaire sont renforcés et nous investissons massivement : plus de 28 millions
d’euros au budget extraordinaire seront consacrés à l’amélioration du bâti
scolaire, à l’équipement, à la qualité des infrastructures, mais aussi à la
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performance énergétique.
Deux projets majeurs illustrent cette ambition : l’inauguration du site Waterside
en septembre, qui accueillera les écoles actuellement situées dans le palais du
Midi, et la rénovation en profondeur de l’Institut De Mot-Couvreur, qui offrira
non seulement de meilleures conditions d’apprentissage, mais aussi des espaces
partagés avec le quartier, et aussi notre volonté de continuer à mettre en avant
les filières professionnelles et techniques.
Du qualifiant – désolé, je parle (inaudible) : du qualifiant.
Langs de kanten van het Nederlandstalig onderwijs blijven we strijden tegen het
lerarentekort en zorgen we voor kwaliteitsvol en inclusief onderwijs.
We investeren 3,5 miljoen euro in de heropbouw van de Droomboomschool,
volgens aangepaste plannen en het onderhouden van bestaande scholen, want
een stad die in haar toekomst gelooft begint altijd met investeren in haar
onderwijs.
En matière de logement, nous poursuivons une politique volontariste : depuis
vingt ans, nous avons construit plus de 2.600 logements publics. Et aujourd’hui,
nous entamons une nouvelle phase, plus stratégique encore : plus de 12 millions
d’euros seront investis dans la rénovation de notre patrimoine.
Notre objectif est clair, ma collègue Delphine Houba en a parlé : logements de
qualité, accessibles et durables, avec des écoles, des crèches, des équipements
publics, des espaces verts. Avec une attention particulière aux personnes âgées,
aux familles nombreuses, aux jeunes en quête d’autonomie.
C’est une vision cohérente de la ville, une ville pour toutes et tous ! Nous
voulons construire, rénover, verduriser et inclure, parce que vivre dans un bon
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logement, c’est vivre dignement.
In de publieke ruimte investeren we meer dan 8 miljoen euro om onze wijken te
transformeren, veiliger en aantrekkelijker te maken. 2 miljoen euro gaat naar
schoolomgevingen, want een kind dat veilig te voet naar school kan gaan, zet al
een stap richting emancipatie.
We willen ook tegemoet komen aan de bezorgdheden van de ouders.
Wat mobiliteit betreft, passen we de parkeertarieven aan volgende gewestelijke
ordonnantie, zodat er beter wordt ingespeeld op de vragen van de bewoners naar
beschikbare parkeerplaatsen.
We voegen ook nieuwe parkeertijden in, aangepast aan de realiteit van elke wijk
en we verdubbelen het aantal bezoekerskaarten zodat inwoners hun familie
gemakkelijker kunnen ontvangen.
Ja, het is mogelijk om mobiliteit, levenskwaliteit en sociale verbondenheid met
elkaar te verzoenen.
La Ville de Bruxelles poursuit également sa politique de rénovation urbaine et
d’(?)amélioration concrète du cadre de vie, avec une approche résolument
participative. À travers les contrats de quartier, nous soutenons des projets
portés par et pour les habitantes et les habitants.
En 2025, des projets emblématiques avanceront, comme le réaménagement du
parc Maximilien dans le quartier Nord ou la transformation du quartier
Versailles, à Neder-over-Heembeek.
Par ailleurs, nous renforçons notre lutte contre les incivilités avec des camions,
des « gloutons », des équipes mobiles, des toilettes publiques, en plus d’une task
force dératisation, des comités propreté dans les quartiers, parce qu’on ne peut
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pas accepter que quelques comportements de certains inciviques abîment le
« vivre-ensemble » de toute une ville.
Nous continuons à soutenir la culture : une culture populaire, engagée, diverse,
qui reflète le vrai visage de Bruxelles. Une culture dans les quartiers, qui porte
la voix des artistes bruxellois, qui les soutient et leur permet de se développer
pour faire rayonner notre ville ailleurs.
Nous investissons dans nos centres culturels, qui sont bien plus que des lieux
d’activité. Ce sont des outils essentiels de proximité, de rencontre et de
médiation culturelle. Ces espaces permettent à la culture de vivre au cŒur des
quartiers, de se construire avec les habitants, de refléter la diversité de Bruxelles
dans toute sa richesse.
La Ville poursuit également ses efforts pour améliorer l’accès aux
infrastructures sportives et encourager la pratique pour toutes et tous, quel que
soit l’âge, le quartier ou le niveau. Le sport, c’est à la fois un vecteur de santé,
de cohésion sociale et d’émancipation, et nous voulons qu’il soit accessible à
chacune et chacun.
Sous cette législature, un projet emblématique franchira une étape décisive :
c’est le lancement tant attendu du chantier du parc des sports au Heysel. Les
travaux ont déjà débuté avec l’inauguration du terrain de hockey provisoire
permettant de maintenir les activités sportives le temps des travaux.
Notre objectif est de doter la ville d’un pôle sportif ambitieux et moderne,
puisque c’est près de 40 millions d’euros qui seront investis uniquement pour le
sport dans cette partie de la ville.
En matière de jeunesse, nous soutenons des projets qui encouragent
l’autonomie, la citoyenneté, l’inclusion. L’offre d’activité est maintenue et
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renforcée, avec un tarif accessible.
En 2025, nous mènerons à bien la rénovation du centre de vacances de
Mariakerke et la salle de la Jeunesse : lieu essentiel de rencontre, de culture et
de vie collective.
Parce que Bruxelles croit en sa jeunesse et lui donne les moyens de s’exprimer,
de se construire et de prendre pleinement sa place dans la ville.
En 2025, nous renforçons aussi nos actions pour l’égalité des chances, contre le
racisme, l’antisémitisme, les violences sexistes, les discriminations.
Nous gardons un budget solide pour agir, pour financer des campagnes, des
actions citoyennes, pour défendre les droits fondamentaux.
Op het vlak van handel zetten we de dynamiek voort met de uitvoering van het
commercieel ontwikkelingsplan in alle 25 wijken van de Stad.
Onze handelaars ondersteunen is leven brengen in onze straten, pleinen en
ontmoetingsplaatsen.
Et enfin, nous n’oublions pas ce qui fait la joie de vivre de Bruxelles : ses
événements, ses festivals, ses rassemblements populaires – Quai d’été, Brussels
Dance Festival, Plaisirs d’hiver, et de nouveaux projets pensés pour faire vivre
notre ville.
Parce que nous voulons une ville qui célèbre, une ville des souvenirs communs !
Alors oui, il a fallu faire des efforts compliqués, difficiles. Oui, les ressources
sont moindres. Mais nous tenons bon ! Nous veillons à tenir une trajectoire
budgétaire responsable pour permettre à notre ville de continuer à avoir les
moyens de se développer, d’attirer toujours plus d’habitants, toujours plus de
commerces, toujours plus de vie.
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Parce que nous avons une vision, une direction et un projet. Parce que nous
savons que Bruxelles est une ville qui attire, qui bouge, qui grandit. Une ville de
plus de 184 nationalités, de plus de 104 langues, de milliers de parcours
différents.
Et c’est précisément cette diversité, cette énergie, cette jeunesse que nous
voulons accompagner.
Je vous remercie.
(M. Ouriaghli, vice-président, prend la présidence de la séance.)
Discussion générale
M. Bauwens.- Je voudrais quand même d’abord remercier tous ceux qui ont fait
ce budget. Ils nous l’ont présenté aussi ici, dans les bureaux de la maison
communale. Quand la caisse avec tous les budgets est arrivée au siège pour
nous le donner, on a pu constater que c’était un travail assez miraculeux!
Je pense qu’effectivement, M. le Bourgmestre a (?) raison : c’était un travail
dur, intense et je voudrais quand même les féliciter pour la qualité du
travail, pour la qualité des documents qu’ils nous ont donnés, donc je voulais
quand même faire (?) savoir que si ce soir on a des remarques, des critiques, des
inquiétudes, ce n’est certainement pas envers les services, mais plutôt d’ordre
politique.
Je veux vraiment les remercier – mais je crois qu’on est tous d’accord là-
dessus !
Et puis, aussi, en réponse à la remarque de M. le Président (qui est en pause),
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sur le (?) fait que la réunion d’information n’a pas attiré tout le monde, c’est
qu’il y a aussi un autre problème : on (?) est, chaque année, surpris que la
conférence de presse avec le budget décidé a lieu une semaine avant ce Conseil
communal et donc ça pose pour moi un problème. Pas uniquement...
À quoi sert le débat si en fait, le budget est présenté tel quel ? Et donc tout est
décidé, c’est « dans la boîte » – et de toute façon, ce que dit l’opposition ne
nous intéresse pas parce que c’est déjà présenté tel quel à la presse.
Je trouve ça vraiment un « truc »…
Donc peut-être qu’il y a aussi un problème sur ce plan-là, c’est qu’on ne prend
pas très au sérieux le travail de l’opposition et de la vérification si, dans la
presse, on dit déjà les vérités telles que vous voulez les entendre.
Mais c’est peut-être parce que vous voulez mener une guerre de la
communication – dans laquelle on joue aussi, mais donc, je fais la contre-
remarque.
Et puis, suite à ça, j’ai quand même deux, trois remarques sur le budget – mais
je répète : tout mon respect pour le fait de l’avoir confectionné !
Et donc, tout comme vous, monsieur le Bourgmestre, je vous comprends et je
vous soutiens dans votre remarque comme quoi (?) la chose importante qui
ressort de ce budget, c’est qu’il y a une diminution de recettes qui viennent du
niveau (?) fédéral et de la Région. En fait, l’augmentation de la dotation ne suit
pas l’inflation – la même inflation qui est partout utilisée dans le budget : ce
qu’on appelle cette inflation « prudente » de 2,5 %.
Si la dotation fédérale et régionale suivait la même augmentation de 2,5 %, on
aurait 5 millions d’euros (?) en plus par an – la première année, évidemment. Et
les années suivantes, c’est un montant qui, à mon avis, monte encore.
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Effectivement, le gouvernement (?) fédéral et le régional sont en train
d’asphyxier les communes. Dans ce cadre-là, je pense que vous avez un travail
que pour (?) une partie, on peut vraiment soutenir. Mais je le dis aussi parce
qu’il y a dans le gouvernement fédéral un parti comme le MR, qui dit qu’avec
eux, il y aura zéro nouvelle taxe.
Ils le disent à chaque fois, à (?) toutes les sauces, dans chaque réunion : il n’y
aura pas de nouvelles taxes !
Par contre, ce qu’ils oublient chaque fois de dire, c’est qu’ils sont en train de
tellement étrangler les communes qu’effectivement, dans les communes, il y a
des nouvelles taxes qui font suite à cette politique.
Dire qu’il n’y a pas de nouvelles taxes avec le parti libéral au pouvoir, eh bien
c’est en fait une « fake news » – pour ne pas utiliser un autre mot…
Parce que 5 millions par an, vous le savez mieux que moi, c’est à mon avis une
centaine de balayeurs ! On en a parlé avant les élections communales : vous
disiez : « Je veux engager cent balayeurs en plus dans ma Ville. »
Eh bien, au jour d’aujourd’hui, ce n’est pas possible et c’est, entre autres, suite
au fait que l’État (?) fédéral ne nous donne pas assez de dotation.
C’est aussi du personnel de la crèche qu’on ne peut pas engager. C’est du
personnel au guichet qu’on ne peut pas engager, c’est du personnel communal
qu’on ne peut pas engager.
Et donc effectivement, suite à ces coupes, suite à cette dotation qui ne suit pas le
coût de la vie, c’est la Ville qui doit compenser. Et donc effectivement, la Ville a
dû décider une augmentation de taxes, parce que la part des taxes communales,
dans le budget global, monte de 10 % à 12,40 % en 2025. Donc c’est suite à ces
mesures fédérales et régionales, suite à cette diminution de dotations, qu’il y
aura bien de nouvelles taxes dans notre commune. Et ça, c’est un problème !
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Donc, dans ce choix de taxes communales – c’est peut-être rare que le PTB
donne des compliments, mais ici, on veut en donner un –, dans l’augmentation
des taxes communales, il y a une grande partie des choix qu’on soutient : les
taxes que vous augmentez sur les surfaces du bureau, par exemple, et les taxes
qui vont chercher des meublés, logements garnis ou des Airbnb, etc., ce sont des
taxes qu’on peut soutenir vraiment fort, parce que je pense qu’effectivement, il
y a une tendance, dans cette augmentation des taxes communales, qui fait porter
le poids par des plus grandes épaules et pas des petites.
Donc ça, c’est important à souligner.
Par contre, il y a d’autres taxes qu’on trouve… qui sont insuffisantes, comme
l’augmentation des taxes sur les parkings ou le fait qu’elles n’augmentent pas
assez selon nous sur les banques ou les appareils bancaires, qui n’augmentent
pas assez. Donc ça, ce sont des problèmes, je trouve, qu’on veut souligner.
Et puis, il y a – et là, je regarde quand même Mme Maes. Parce que madame
Maes, comme échevine de la mobilité, vous êtes rentrée en force dans le jeu :
vous avez tout de suite instauré une grande nouvelle taxe, ou en tout cas une
augmentation de taxe – c’est presque un doublement du prix de stationnement.
Stationner, avant, coûtait, par exemple pour quatre heures : 11 € ; maintenant, ça
va coûter 20,40 €. Stationner deux heures : de 5 € à 9,20 €.
Donc on parle d’un quasi-doublement du prix des parkings. Je sais que ce n’est
pas dans le chapitre « Taxes » ; selon moi, c’est une nouvelle taxe.
Donc, il y a évidemment le MR qui dit dans de chouettes visuels : « Hourra !
Vous pourrez dorénavant vous garer pendant vingt minutes gratuitement dans le
centre-ville, c’est cinq minutes gratuites en plus ! » mais il faut, une fois, me
dire, pour faire une course à Bruxelles ou même aller dans une toilette
publique : comment vous vous en sortez, en vingt minutes, sans devoir payer ?
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Ça, c’est du rêve – et de vous, et de M. Weytsman et du MR –, de dire qu’en
vingt minutes, on peut aller soutenir les commerces locaux gratuitement. C’est
juste impossible !
La seule chose qu’on pourra faire, effectivement, c’est…
Et donc, tous les commerçants le disent, avec seulement (?) vingt minutes
gratuites, vous êtes en train de suffoquer le commerce local, les boulangeries,
les boucheries, les épiceries, etc. et les gens vont effectivement descendre dans
des grands centres commerciaux, qui ont déjà assez d’argent.
Avant (je parle des années précédentes), chaque fois qu’on augmentait le prix du
parking, on nous disait : « C’est pour avoir moins de voitures en ville. » – ce
que le PTB soutient. « C’est pour avoir un meilleur climat. » – c’est ce que le
PTB soutient.
Mais quand on va voir la réalité sur le terrain, c’est que Bruxelles est dans le
Top 5 européen des villes embouteillées, dans le Top 10 mondial des villes
embouteillées et à Bruxelles, on dépense plus ou moins entre septante et cent
heures dans les embouteillages, donc augmenter le prix du parking ne diminue
pas la circulation de voitures.
Et vous-même, madame Maes, vous avez été très honnête, je vous remercie : la
vraie raison pour laquelle on augmente le prix du parking, c’est parce que la
Ville doit renflouer ses caisses – en néerlandais : "We moeten de stadskas
spijzen."
Et donc ça, c’est la vraie raison. Et donc encore une fois, quand le MR nous dit :
« Avec nous, il n’y aura pas de nouvelles taxes. » eh bien si, il y aura une
nouvelle taxe !
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Et donc le problème, c’est qu’effectivement, le plus choquant, quand on regarde
les chiffres entre 2021 et 2025, la recette pour la Ville aura monté de 9 millions
par an à 35 millions par an – et là, il y a la vraie raison.
Et ça, c’est la taxe que je critique, que le PTB critique : c’est punir les gens pour
avoir de l’argent en plus avec – et je cite les mots de Mme Maes : « aucun
objectif de diminuer la circulation ». Aucun ! Je ne l’ai lu dans aucun plan, je ne
l’ai lu dans aucun communiqué de presse. C’était très clair : on a besoin
d’argent ! Et c’est pour ça qu’on fait augmenter.
Et donc, tout le « tralala » de dire qu’il n’y aura pas de nouvelles taxes : si, il y
aura une nouvelle taxe.
Oui, oui, madame, c’est le cas. Mais allez le dire aux commerçants !
Donc, tout de suite après l’annonce, les commerçants contactent le PTB pour
dire : « Si… et les indépendants aussi, qui disent : « J’ai des clients à Bruxelles,
j’ai des clients en centre-ville. Avec ce tarif-là, c’est la moitié, un quart de mon
budget, ou en tout cas de ce que je gagne avec des clients. Si ça continue
comme ça, je quitte Bruxelles ! »
Et ce n’est pas la seule, et vous l’avez entendu partout. Ce n’est pas moi qui
l’invente, ce sont les commerçants dans leur association qui vous contactent et
qui disent : « Ça,c’est un prix qui va étrangler les commerces bruxellois ! »
Et donc c’est ça, le problème : vous voulez plus d’argent et vous tuez le
commerce, et vous allez le chercher dans la poche des gens.
Et puis une dernière inquiétude, c’est au niveau du personnel de la Ville. Donc
là, il y a… On voit dans le budget une légère augmentation au niveau des
salaires qui sont dépensés pour le personnel de la Ville, mais déjà sous pression,
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qui suit à peine ou trop peu l’indexation, ce qui veut dire que déjà là, il y a une
pression.
Dans la presse, j’entends M. le Bourgmestre dire que chaque départ sera évalué
pour voir si on pourra le remplacer. J’entends M. Weytsman dire la même chose.
Et donc on voit déjà – et ça, je crois que vous le savez aussi –, il y a une
inquiétude et on sait d’où elle vient : ce n’est effectivement pas parce que les
villes reçoivent trop peu d’argent du niveau (?) fédéral, comme je l’ai dit avant,
et du régional, mais il y a une pression sur le personnel.
Il y a une inquiétude. Vous le savez mieux que moi : il y a des actions, il y a une
gronde. Il y a beaucoup de services qui disent déjà depuis des années : les
malades de longue durée ne sont pas remplacés, les départs ne sont remplacés.
Donc il y a une pression qui monte, puis il y a encore la mutualisation des
services du CPAS et de la Ville qui fait peur à tout le monde. Aux personnes qui
disent : « Ouais ! Qui dit mutualiser, qui dit fusionner, ça veut dire plus de
travail, souvent avec moins de personnel ! » – c’est une règle générale dans le
monde du travail.
Donc il y a cette pression, que vous confirmez, parce que quand vous dites, avec
M. Weytsman, chaque départ à la pension ne donne pas lieu à un nouvel
engagement, donc ça veut dire qu’on a très peur, avec les budgets actuels.
On a très peur pour cette pression de travail pour le personnel de la Ville, au
niveau des balayeurs, etc. et de tous les autres services, que vous connaissez
mieux que moi.
Et donc là, j’y reviens, il faudrait… Je vous soutiens dans votre appel au niveau
fédéral et au niveau régional pour renflouer les caisses, on vous soutient dans
certaines taxes que vous augmentez.
On n’est pas d’accord, on va refuser les taxes comme la taxe « parking » ou des
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taxes qui vont chercher l’argent chez les gens.
Voilà. Ça, ce sont les remarques principales du PTB.
(M. Courtois, président, reprend la présidence de la séance.)
Mme Maouane.- Monsieur le Président, je vais vous parler de sport.
M. le Président.- Ah ! c’est bien.
Mme Maouane.- C’est bien, ça. Vous aimez bien, hein ? Eh bien voilà… Ça
tombe bien : ça nous fait un point commun !
Ce n’est pas le cas du budget 2025, malheureusement, j’ai l’impression. Parce
que, disons-le clairement : pour nous, ce budget est une espèce de retour en
arrière. C’est un coup de frein, après des années d’efforts pour rendre le sport
plus accessible, plus populaire, plus inclusif.
Et alors, madame l’échevine des sports, je vous pose la question franchement :
quelles sont vos priorités ? Parce que dans ce budget, on voit surtout ce que
vous avez choisi, comme projet, d’abandonner, plutôt que de voir ce sur quoi
vous avez investi, puisque – je vais prendre un exemple : sur les horaires élargis
des piscines, qui permettent à des familles, à des travailleuses et à des jeunes
d’avoir accès à ces infrastructures après l’école ou le « boulot », on voit que ce
sont des horaires qui sont coupés, on voit que le subside aux Bains de Bruxelles
passe de 2,7 millions à 2,5 millions d’euros (?) alors que le coût du personnel
augmente automatiquement avec l’index, et c’est bien normal.
Alors concrètement, pour m’aider à mieux comprendre le choix que vous
comptez faire, est-ce que vous allez réduire les horaires d’accès aux piscines ou
est-ce que vous allez plutôt augmenter les tarifs ? Dans les deux cas, pour nous,
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ce n’est pas une bonne option.
Une autre ligne rouge que vous semblez franchir, ce sont les chèques sports.
Parce que moi, j’ai souvenir – peut-être que vous aussi, madame l’échevine ? –
d’une vidéo de vos collègues en campagne électorale qui accusaient Benoît
Hellings de ne pas avoir indexé les chèques sport.
C’est intéressant, parce que quand on analyse, justement, les chiffres, on voit
clairement que sous l’impulsion de Benoît Hellings, les chèques sont passés de
170.000 € à 400.000 € : sous votre houlette, malheureusement, vous les réduisez
de 25 % : on passe à 300.000 €, ce qui est pour nous un désengagement pur et
simple vis-à-vis des familles des quartiers populaires. Alors quelles solutions
concrètes vous proposez pour qu’elles puissent continuer à inscrire leurs enfants
au sport ?
Un autre exemple révélateur, c’est la question des clubs sportifs, puisqu’on
passe à moins 14 % sur les aides globales et jusqu’à moins 42 % pour un club
d’athlétisme comme l’Excelsior, qui est le plus titré du pays – et c’est tout à son
honneur et à notre honneur –, qui est situé au cœur du Heysel, avec plus de
mille athlètes.
Comment vous pouvez expliquer cette coupe aussi brutale ?
Enfin, j’ai cherché dans le budget – avec l’aide de Benoît Hellings, je dois bien
l’avouer –, je n’ai pas trouvé de trace du sponsoring du futur European Open, ce
tournoi ATP que vous avez pourtant annoncé fièrement en grande pompe pour
octobre. Est-ce qu’il est financé ? Où ça, pour combien et selon quels critères ?
J’ai noté également une diminution des frais de fonctionnement qui passent de
134,4 à 126,8 millions d’euros. Parmi ces frais de fonctionnement, on a des frais
de gardiennage qui sont concernés.
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Est-ce que vous pouvez nous indiquer combien est prévu (?) en frais de
gardiennage à l’échelle de toute la Ville ?
Et ça nous interpelle d’autant plus qu’il y a eu un choix politique qui a été fait
de « splitter », justement, les activités du palais du Midi, de les éclater sur une
quinzaine d’implantations. Ça implique qu’il y ait de nouvelles contraintes,
notamment en matière de gestion de groupes d’enfants. Or qui dit multiplication
des sites, dit aussi multiplication des besoins d’encadrement, de sécurité et de
coordination. Dès lors, compte tenu de cette forte diminution annoncée des frais
de fonctionnement, comment vous prévoyez de fonctionner malgré tout ?
Est-ce que vous pensez engager davantage de gardiens externes pour assurer la
sécurité et l’encadrement de ces différents sites ? Et si oui, avec quel budget ?
Voilà mes questions, madame l’échevine, parce qu’on partage l’objectif que le
sport n’est pas un luxe et qu’il doit profiter à un maximum d’habitantes et
d’habitants.
C’est un levier de santé, un levier de cohésion sociale, un levier d’égalité – je
sais que vous le pensez aussi. Et ce que vous proposez, malheureusement, ne va
pas dans cette direction, alors j’attends vos réponses avec beaucoup
d’impatience en espérant que vous arriverez à me rassurer.
Merci à vous.
Mme Jellab.- Merci, monsieur le Président. Moi, je voulais intervenir… Enfin,
je n’ai pas de question, en fait : je voudrais juste exprimer ici un petit peu ma
colère par rapport aux subsides à la ferme du parc Maximilien.
Donc, c’est vrai que j’avais interrogé Mme l’échevine, vendredi, sur la
diminution importante de ce subside, qui passe de 350.000 à 225.000 €, donc
soit une baisse de 125.000 €.
C’est énorme, pour une petite structure ! On parle ici d’une asbl de la Ville de
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Bruxelles. C’est une asbl de la Ville de Bruxelles, qui a fait ses preuves !
Et donc, pour moi, c’est extrêmement choquant de voir que cette structure, eh
bien aujourd’hui, elle ne sait pas comment elle va évoluer dans les mois qui
viennent.
Même dans la période la plus compliquée que nous avons vécue ici, au niveau
de la Ville, pendant la période du covid où on a dû faire tous des efforts, on n’a
jamais diminué aussi drastiquement : ici, c’est une perte de 35 % de son
subside !
Alors, c’est une petite structure – peut-être que vous ne connaissez pas encore
bien la ferme ? –, mais qui fait un travail extraordinaire dans un quartier
difficile, déstructuré ! Qui fait des animations pour les enfants de ces quartiers-
là, qui crée des stages, aussi, pendant les vacances, travaille avec les projets
Accueil Temps Libre (ATL) dans le cadre du contrat de quartier, travaille avec
les écoles…
Et donc aujourd’hui, vous leur demandez quoi : de licencier du personnel ?!
C’est une petite structure de neuf personnes – neuf personnes ! Et donc, vous
leur enlevez le plus gros de leur budget, donc moi, j’ai peur que vous
démotiviez cette équipe, que vous démotiviez cette direction qui est là depuis
quatre ans et qui fait un travail extraordinaire ! Qui a redynamisé cette ferme,
qui a modernisé sa gestion.
Donc je pense que vous devriez vraiment vous pencher sur la ferme et voir
comment vous pouvez les aider, parce que là, ça ne va pas du tout !
Moi, je suis extrêmement en colère. Je ne comprends pas : alors qu’il y a des
asbl de la Ville qui voient leurs subsides augmenter à coups de millions, ici,
125.000 !
On retire 125.000 € à une petite structure, je trouve ça extrêmement grave !
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Mme Goyvaerts.- J’ai deux questions pour M. Ceulemans. Een vraag over
participatie. U stelde in uw beleidsvoorstel heel ambitieuze doelen voor de
versterking van participatie en van burgers. Ik citeer uit het
meerderheidsakkoord: ’de burgerparticipatie zal gebaseerd zijn op de actieve
betrokkenheid van burgers bij het leven van de Stad waardoor we partners
worden in de ontwikkeling en de evaluatie van het overheidsbeleid.’
Tijdens de vorige legislatuur was er een participatiebudget van 1 miljoen euro
per wijk, waarbij een wijkraad zelf kon beslissen waar dit budget naartoe ging.
Dat zien we niet meer terug in het huidige budget. Is dat wijkraadbudget
verdwenen, waar zijn die miljoenen naartoe?
Daarnaast is het budget voor het organiseren van evenementen en buurtfeesten
verlaagd van 44.500 euro naar 32.450 euro. Zullen burgers zelf evenementen
kunnen organiseren en dus ’partners worden in de ontwikkeling van het
overheidsbeleid?’
Met een verlaging van 27%: hoe gaat u deze ambities nog kunnen
verwezenlijken? Welke projecten worden nog gefinancierd en welke worden
geschrapt?
Een andere vraag, nu, over klimaat, uw andere verantwoordelijkheid. Ook uw
klimaatplan was ambitieus: u gaf aan dat u de 400 acties uit het klimaatplan dat
ontwikkeld werd door mijn collega Benoit Hellings verder wou uitvoeren, maar
hier zien we dat de subsidies aan instellingen en gezinnen voor de oproep voor
klimaatprojecten verlaagd worden van 495.000 euro naar 284.000 euro.
Hoe gaat u dan deze plannen realiseren met die 42% besparing op
projectsubsidies?
Wat zal geschrapt worden en op welke manier wordt het vervangen?
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Daarnaast kreeg mijn collega meneer Hellings een antwoord op een technische
vraag die hij vorige week al stelde, over de stijging van de elektriciteitsfactuur
van 6 miljoen naar 7,6 miljoen en de verlaging van de gasfactuur van 7 miljoen
naar 5 miljoen.
Uit de uitleg bleek dat die werd gebaseerd op schattingen van kliksystemen met
Sibelga en dus niet op maatregelen in verband met energiebesparende
maatregelen die de Stad uitvoert.
Worden er dus geen aanvullende maatregelen genomen om energie te besparen,
zoals collega Hellings wel deed tijdens de vorige legislatuur?
Worden de maatregelen die hij al invoerde behouden, worden die verhoogd?
Et puis j’ai une question pour Mme Buggenhout sur le budget d’achat pour les
marchés publics. Une petite question : appliquez-vous toujours les termes de la
motion sur les marchés publics pour le respect des droits humains, sociaux et
environnementaux ?
Et plus spécifiquement, est-ce que la Ville de Bruxelles n’achète rien qui vient
des entreprises israéliennes ? Et est-ce que la charte des achats durables est
toujours d’application ?
En dan nog een kleine laatste vraag aan mevrouw Maes over de Droomboom.
We horen dat de Stad veel investeert in onderwijs, waar we als Groen ook
enorm blij mee zijn. Dit jaar wordt er al 900.000 euro voorzien, en volgend jaar
maar liefst 2 miljoen euro.
Er waren hierover vooral wel veel bezorgdheden voor de wijk, want de
mobiliteitsaspecten rond de grootte van de school zouden weleens een enorme
druk kunnen zetten. Dus, wordt dit enorm grote project nog gewijzigd, zeker als
het nu al van start gaat, en volgend jaar?
Komen er nog participatiemomenten in de buurt?
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En in de begroting zien we geen subsidies vanuit de VGC: zijn er geen subsidies
voorzien of wat is daarmee gebeurd?
Dank u wel.
Mme De Marte.- Oui, monsieur le Président, merci. J’ai une question surtout
pour l’échevin Ben (?) Abdelmoumen concernant les moyens qui seront mis à
disposition dans ce budget pour la propreté de la ville.
Dans l’accord de majorité, la majorité a fait de la propreté un élément essentiel
de son programme. Donc, dans l’accord de majorité, il était (?) écrit : « La
propreté, élément essentiel du bien-être et de l’embellissement de la ville, sera
une priorité. Un redéploiement des poubelles publiques, y compris enterrées,
ainsi que l’engagement de nouvelles équipes de nettoyage accompagneront ces
efforts. »
Vous y annoncez également vouloir intensifier le nettoyage des rues, notamment
en augmentant le nombre d’agentes et d’agents de propreté à déployer dans les
quartiers et dans les espaces verts, où les besoins sont les plus criants.
Alors, j’ai les questions suivantes…
M. le Bourgmestre.- Pardon, on n’a pas bien compris la première question…
C’est sur les ressources humaines ?
Je m’excuse d’interrompre, c’est juste pour comprendre.
Mme Hariche, échevine.- Mais… j’ai compris « propriété », donc je vous
avoue que je n’ai pas écouté…
M. le Président.- Non, les questions sont adressées à l’échevin des finances,
j’ai compris.
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Mme De Marte.- Oui.
M. le Bourgmestre.- Je n’ai pas bien compris, c’est pour ça.
Mme De Marte.- « Propreté », « propreté publique ».
M. le Président.- Ah, « propreté » ! Voilà, c’est ça : propreté. J’avais bien
compris !
Mme De Marte.- Je ne parle pas assez bien français pour cette assemblée…
M. le Bourgmestre.- Non non ! Je ne voudrais pas que vous croyiez… Parce
que moi, (inaudible). C’est pour ça.
C’était juste pour être sûr.
Mme De Marte.- (Rire.) Je vais essayer en néerlandais…
M. le Bourgmestre.- Non, mais c’est juste pour être sûr. Ce n’est pas du tout…
Ce n’était pas une attaque du tout !
M. le Président.- Moi, j’avais bien compris que la question était posée à
l’échevin des finances.
Continuez, madame ! Please!
Mme De Marte.- … Les questions suivantes :
Donc, la première question : est-ce que les agents de propreté qui partent à la
retraite en 2025 seront-ils tous remplacés ?
La deuxième : combien de nouvelles équipes de nettoyage prévoyez-vous de
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recruter, compte tenu des moyens budgétaires limités que vous avez vous-même
soulignés ?
La Ville se dirige vers une multiplication d’événements, ce qui augmente
fortement la charge de travail pour les services de propreté.
Prévoyez-vous d’engager des agents supplémentaires spécifiquement pour cette
surcharge événementielle ?
Enfin, concernant les poubelles enterrées, pouvez-vous nous dire combien vous
comptez en installer en 2025 ? Et dans quels quartiers ces installations seront-
elles prévues ?
Une autre dimension sur laquelle je voudrais attirer votre attention est celle des
toilettes publiques, un autre service public qui est sous la pression d’une ville de
plus en plus
fréquentée, pas seulement par ses habitants, mais aussi par de nombreux
touristes.
Comme vous le savez, les toilettes publiques sont un outil essentiel pour
contraster la précarité hygiénique, et elles peuvent être aussi un outil important
pour contraster les inégalités des gens dans l’espace public.
Dans les mandats précédents, comme vous le savez, Ecolo-Groen a mis un fort
accent là-dessus, notamment par le plan Toilettes de Mme Jellab, qui a installé
six nouvelles toilettes publiques et créé un réseau de plus de quatre-vingts
toilettes accueillantes.
L’accord de majorité prévoit la mise à disposition de toilettes publiques auto-
nettoyantes, et les renforcements des partenariats avec le secteur de l’(?)horeca,
via un forfait annuel pour les établissements « toilettes accueillantes ».
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Dans le cadre du budget, j’aimerais bien savoir si vous avez inscrit dans le
budget une enveloppe spécifique pour ces forfaits aux commerçants partenaires
des réseaux de toilettes accueillantes ? Combien de toilettes publiques auto-
nettoyantes vous prévoyez d’installer concrètement cette année et dans quels
quartiers ?
Et si les agents de la Ville seront mobilisés pour les nettoyer au moins deux fois
par jour ?
Donc, déjà, ça, ce sont donc mes questions pour M. l’échevin
Ben Abdelmoumen. Et après, j’ai une petite remarque pour vous, monsieur le
Bourgmestre, parce qu’en regardant le budget… Bon, déjà en regardant l’accord
de majorité, moi, j’ai été frappée par l’ambition internationale de la Ville de
Bruxelles comme capitale européenne.
J’étais vraiment très ravie de voir un « focus » sur la coopération internationale,
partenariat avec les diasporas, soutien renforcé aux ONG, à l’aide humanitaire
d’urgence, une approche axée sur l’égalité des genres et les droits humains…
Plein de mots qui m’avaient fait croire qu’il y avait une ambition vraiment très
importante de la Ville et de cette majorité pour faire de Bruxelles la capitale
internationale et européenne qu’elle mérite d’être.
Et après, je suis allée regarder le budget et j’ai vu qu’à l’entrée (?) « Relations
avec l’étranger », vous avez coupé le budget par rapport à l’année passée de
25 %. Donc voilà : déjà, c’était un budget minuscule – c’était quelque chose
comme 690.000 €, ou quelque chose comme ça – et il a été coupé de 25 % !
Donc, je me demande quel est votre approche (?) là-dessus ?
Qu’est-ce que vous comptez faire pour maintenir l’ambition que vous avez dit
avoir, comme ville internationale et capitale européenne pour Bruxelles ?
Et comment vous comptez, surtout, soutenir le secteur, justement, de la
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solidarité internationale ?
Merci beaucoup.
M. le Président.- Merci… grazie.
Alors, monsieur Maimouni ?
M. Hellings.- Monsieur le Président, j’aimerais poser quelques questions.
M. le Président.- Pardon, excusez-moi. C’est parce que le tour était…
C’est vous qui clôturez, c’est ça ?
M. Hellings.- Voilà, par des questions.
M. le Président.- D’accord, allez-y !
M. Hellings.- Voilà. Alors…
C’est une équipe fantastique, monsieur le Président – je suis très chanceux !
M. le Président.- Oui, j’ai vu : une « dream team ».
M. Hellings.- Voilà. Vous le voyez, hein ?
Donc, je voulais poser la question à M. le Bourgmestre : on en parlait tout à
l’heure, il y a un dédit à payer à Jacques Delens pour la non-réalisation du projet
Hop , au Donderberg, qui est…
Est-il prévu dans une réserve au budget 2025 ? Voilà. Et pour combien ?
Où ça se trouve, en fait, dans le budget ? Je ne l’ai pas trouvé. Donc, si vous
pouvez m’indiquer quel est le montant du dédit et où ça se trouve dans la
réserve – ou ailleurs ?
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Alors, j’aurais aimé savoir – ça, je vous pose la question, monsieur le
Bourgmestre ou madame la première échevine – où se trouvent les 18 millions
d’euros (?) de dédommagements payés par la STIB pour partir du palais du
Midi. Où se trouvent-ils ?
J’avais constitué, je pense, un article budgétaire en réserve : où se trouvent ces
18 millions ? Ou alors, où se trouve le 1,8 million qui était disponible dès
signature de la convention entre la STIB et la Ville le 9 septembre 2024 ?
Où se trouve cet argent et à quoi a-t-il été affecté, puisqu’aujourd’hui, vous
pouvez mobiliser 18 millions d’argent régional pour le budget de la Ville ?
Moi, je l’avais affecté à deux implantations : le stade Vander Putten et le
bâtiment (Inaudible). Vous avez décidé d’en faire autrement, mais où est donc
cet argent ? Dans le budget, je ne l’ai pas trouvé, donc…
Alors, vous avez prévu de renoncer aux travaux de rénovation patrimoniaux et
sportifs des Bains du centre en 2025, mais il reste 1 million d’euros inscrit au
budget extraordinaire 2025.
À quoi va-t-il servir, ce million d’euros ?
Et où sont partis les 9 millions d’euros restants de la réserve que j’avais
constituée en 2024 et a été postposée en 2025 – une réserve qui était composée
de 10.840.678 €, prévus pour rénover ces Bains du centre ?
Et je me pose une question : où est cet argent dans votre budget 2025 et où sont,
en particulier, les 6 millions qui étaient prévus au budget « Fonds régional
bruxellois de refinancement des trésoreries communales (FRBRTC) » - je crois
que c’est le mot ? Où ça se trouve dans le budget ?
Et pourquoi, alors que vous avez abandonné le projet de rénovation des Bains
du centre – rénovation patrimoniale et sportive, je précise –, vous avez quand
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même prévu dans le plan d’investissement 2024-2030 une dépense, en 2026, de
18,5 millions d’euros, alors que vous prétendez que vous n’allez pas investir
dans la rénovation des Bains du centre parce que ça coûte trop cher.
Mais… donc, vous prévoyez 18 millions d’euros – vous dites que 16 millions
d’euros, c’est trop cher, mais vous prévoyez 18 millions d’euros dans le plan
d’investissement 2026.
Je ne sais pas… C’est dire le contraire de ce que vous venez de dire – vous allez
m’éclairer, hein ?
Alors, par rapport à la taxe sur l’occupation de voirie : elle diminue, monsieur le
Bourgmestre, dans le budget 2025, de 12 à 10 millions d’euros. Donc, c’est une
taxe que nous avions instaurée pour, justement, aller capter les plus-values des
promoteurs immobiliers qui, à juste titre, investissent beaucoup dans notre ville,
créent du logement – malheureusement inabordable pour beaucoup de
Bruxellois, mais quand même, ils occupent la voirie et c’est pour ça que nous
avions décidé d’instaurer cette taxe d’occupation de voirie et d’augmenter son
montant.
Pourquoi est-ce qu’on passe de 12 millions prévus au budget 2024 à 10 millions
au budget 2025 ? Est-ce que vous avez modifié le règlement ? Est-ce que le
« règlement taxe » est modifié, on modifie le taux ? Ou alors, c’est
simplement…
(…)
Oui, je parle de l’occupation…
Voilà ! Est-ce que vous avez modifié le règlement taxe ? Je n’ai pas analysé tous
les règlements taxe, donc peut-être que vous allez m’expliquer ? Et…
Ou alors, est-ce simplement que vous ne parvenez pas à capter autant de
millions ?
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Et enfin, j’ai deux dernières questions : vous prévoyez 5,5 millions d’euros (?)
supplémentaires au budget extraordinaire, affectés à Brussels Expo en 2025, qui
servent à une étude, une étude plus globale pour le réaménagement complet de
Brussels Expo – alors, il s’agit d’une étude d’architecte, mais c’est une étude.
La structure est à 100 % communale, elle a été subsidiée à une hauteur totale
(j’ai calculé) de 27 millions entre 2020, où la crise du covid-19 a (?) modifié
substantiellement le core business de Brussels Expo, et (?) 2025 – ça veut dire
que (?) 27 millions d’argent communal seront partis vers les caisses de Brussels
Expo.
Je pense qu’à ce niveau d’investissement public, madame Frelinx, vous qui êtes
avocate, vous serez d’accord avec moi que le management de Brussels Expo
doit respecter les termes de la loi sur les marchés publics, qui s’appliquent à
toutes les structures financées par le public comme les Bains de Bruxelles,
comme la Bourse, comme Prosport, comme Bravvo – comme toutes les
structures publiques.
Je pense que maintenant, avec 27 millions d’euros d’argent de la Ville de
Bruxelles, Brussels Expo est bel et bien une structure publique qui doit faire des
marchés publics !
Et enfin, j’ai une question, monsieur le Bourgmestre : je n’ai pas trouvé – mais
je peux m’être perdu dans le budget – le subside pour Transit, pour le maintien
du centre de consommation à moindre risque de la rue de Woeringen.
C’est un projet auquel nous, les écologistes, tenons énormément !
Il faut évidemment l’adapter, il faut l’évaluer, mais c’est un projet intéressant
qui permet de garantir la sécurité des riverains et la sécurité des consommateurs
de drogue aujourd’hui, qui doivent être traités comme des personnes malades et
pas comme des personnes « à problèmes » – je pense que ce projet est porteur.
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Est-ce que vous prévoyez le maintien d’un subside communal pour ce projet ?
Si oui, à quelle hauteur ? Et où se trouve-t-il dans le budget ?
Merci beaucoup.
M. Maimouni.- Oui. Bonjour, monsieur le Bourgmestre. Je voulais savoir si
vous avez exploré toutes les possibilités d’avoir des recettes supplémentaires ?
Si oui, j’ai par exemple une idée qui m’est venue à l’esprit.
Vous savez que je suis producteur d’événements, j’en vois de plus en plus sur le
territoire de la Ville, et ça me réjouit !
Par contre, je vois que ces événements sur le territoire de la Ville de Bruxelles
ne rapportent aucunes recettes, sachant qu’on parle d’événements sur la voie
publique, payants – à des organismes privés.
Moi, par exemple, en l’occurrence, j’ai organisé il n’y a pas plus tard que quinze
jours un événement à l’ING Arena où j’étais ravi de payer une location. J’étais
ravi de rétrocéder une commission sur les droits de bouchon sur le bar, sur les
tickets, et ainsi de suite.
Donc, par conséquent, à partir du moment où ces événements-là, sur le territoire
de la Ville de Bruxelles, sur la voie publique, sont payants… Je ne parle pas des
événements gratuits : les événements gratuits sont des initiatives qu’il faut
laisser à la disponibilité des citoyens.
Par exemple, j’ai fait un calcul assez « vulgaire » sur l’année scolaire 2024-
2025, avec les événements qu’il y a eu place des Palais, les événements qu’il y
aura sur la place Poelaert, au Cinquantenaire et ainsi de suite, ou bien au
boulevard du Centenaire, une entreprise comme celle de Hangar a généré plus
ou moins 85.000 billets. Okay ? Et ce n’est pas fini…
On parle de billets qui vont de 49 € à 450 €.
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C’est bien, j’encourage ces initiatives. Mais par exemple, (inaudible) à Brussels
Expo, quand je vends un billet à, par exemple, 49 € : je rétrocède 18 % à la
salle, je rétrocède 8 % à la billetterie et je rétrocède, s’il y a un bar, 4,50 € de
droits de bouchon.
Partant du principe… Avec un panier moyen de 72 €, si je dois faire
85.000 billets vendus fois 75 € (?), ça fait 6,4 millions. Si on prend 25 %, on est
à 1,8 million par an – au minimum : donc là, je suis en scénario bas. Par
exemple, une entreprise comme Hangar est passée, depuis que vous leur avez
donné la possibilité, de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires à 5 millions
– grâce à vous.
Donc, vu que nous avons la possibilité de créer des nouvelles recettes – j’ai été
vérifier : par exemple à Gand, si vous voulez organiser un événement sur la voie
publique, si c’est gratuit, c’est autorisé ; si c’est payant, vous payez –, donc
peut-on partir du principe qu’afin d’être juste… Parce que, in fine, c’est le
personnel de la Ville de Bruxelles (la voirie et autres), qui doit aller nettoyer les
déchets…
M. le Président.- Quelle est votre question, monsieur ?
M. Maimouni.- Je demande si cette possibilité-là de nouvelles recettes peut-
être envisagée ?
M. Ouriaghli
.- Merci, monsieur le Président. Je reviendrai plutôt dans la discussion générale,
hein ? comme on a convenu.
Monsieur le Bourgmestre, mesdames et messieurs les échevins, chers collègues,
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au nom du groupe PS, je vous remercie pour votre présentation. Nous sommes
heureux de nous retrouver pour ce rendez-vous démocratique essentiel.
Commençons par rappeler le chemin parcouru :
La précédente législature a été marquée par une série de crises majeures :
pandémie de covid-19, flambée des prix de l’énergie, inflation record, tensions
géopolitiques.
Ces chocs ont mis à mal nos équilibres financiers tout en appelant à davantage
d’investissements publics.
Entre 2020 et 2022, la Ville a assumé des déficits tout en jouant pleinement son
rôle de bouclier social. En 2023, l’équilibre a été rétabli et pour 2025, un budget
en boni d’un peu plus de 55.000 €, sans hausse de taxes ni réduction de l’emploi
public, nous est présenté.
Ce n’est pas une mince affaire : dans un contexte budgétaire tendu, l’essentiel a
été préservé. Et pour nous, socialistes, l’essentiel, ce sont les droits
fondamentaux, le service public au cœur de la ville et la justice sociale en actes.
Le budget 2025 en est une expression concrète.
Prenons l’instruction publique : premier poste budgétaire, près de 30 % des
dépenses totales. Le Collège y maintient la gratuité scolaire, soutient les élèves
les plus vulnérables et les équipes éducatives.
Plusieurs millions sont aussi investis pour rénover et agrandir nos écoles.
Éduquer, c’est émanciper : aux côtés de notre échevine, nous continuerons à
nous battre pour une école publique de qualité, gratuite, inclusive et ambitieuse
dans chaque quartier.
Autre pilier que mon groupe souhaite souligner, c’est le logement. Dans une
capitale où les loyers explosent et où de trop nombreux ménages peinent à se
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loger dignement, la Ville agit : plus de 2.600 logements publics ont été créés par
la Régie foncière et des milliers d’autres par le CPAS, depuis plus de quinze
ans.
En 2025, un quatrième plan « logement » combinera production et rénovation
durable.
Le logement est un levier d’égalité que nous ne cesserons jamais de défendre,
quel que soit le niveau de pouvoir où les socialistes siégeront.
Par ailleurs, la propreté, souvent perçue comme secondaire, est un marqueur
social fort. En 2025, plus d’un million d’euros supplémentaire y est consacré :
renforts sur le terrain, nouveaux matériels, locaux pour le personnel, lutte contre
la prolifération des nuisibles – on constate à ce sujet, d’ailleurs, déjà des
résultats positifs, notamment à la Cité Modèle.
C’est du concret, pour une ville plus vivable.
Enfin, la dernière priorité phare que nous souhaitons aborder est la sécurité.
Pour mon groupe, elle doit se traduire par une présence humaine de proximité,
bienveillante et non discriminante.
Une dotation supplémentaire de 19 millions d’euros à la zone de police de
Bruxelles-Capitale–Ixelles permettra de renforcer les équipes, d’améliorer
l’accueil des victimes et de garantir une police respectueuse des droits.
Nous refusons toute approche brutale ou stigmatisante. Nous voulons une
sécurité qui protège sans exclure, qui rassure sans oppresser.
Chers collègues, il fallait faire des choix, fixer des priorités, orienter chaque
euro vers l’intérêt général. La confection de ce budget n’a pas été simple, la
pleine stabilité budgétaire demandera encore du temps, mais cette rigueur ne
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nous fera jamais renoncer à nos valeurs : nous savons ce que nous défendons.
Nous avons les moyens de faire de Bruxelles une ville accessible et
accueillante, pour toutes et tous et en soutenant la classe moyenne, les jeunes,
les aînés, les personnes handicapées, les familles et les ménages les plus
modestes !
Je ne serai pas beaucoup plus long : il va sans dire que mon groupe soutiendra
ce budget.
Je vous en remercie.
M. Weytsman.- Oui, je vous remercie, monsieur le Président. Nous serons trois
à intervenir.
Chers collègues, avant tout, merci à chaque département mobilisé, car au vu des
efforts demandés dans ce budget 2025, chacun a accepté de revoir ses pratiques
pour maintenir un service de qualité. Et dans le contexte budgétaire, ça a déjà
été dit : « difficile » que connaissent d’ailleurs tous les niveaux de pouvoir
– toutes les communes, mais aussi les niveaux régional et fédéral –, parvenir à
l’équilibre était un véritable défi, mais pour notre majorité, c’était une priorité :
gérer l’argent public avec rigueur, c’est un devoir, et c’est aussi un devoir
envers les contribuables.
La situation financière de la Ville est sérieuse. Je l’avais dit pendant la
campagne, mais en arrivant au Collège, j’ai découvert l’ampleur du problème !
On le mesure d’ailleurs assez bien à un chiffre, aujourd’hui, et même
M. Hellings semblait étonné : un déficit de 30,8 millions d’euros dans les
comptes 2024.
Pour mémoire, évidemment, en 2024, c’était une année où les libéraux n’étaient
pas aux commandes.
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Cela doit changer, cela va changer ! Pour construire ce budget 2025, il a fallu
trouver plus de 100 millions d’euros à la Ville de Bruxelles.
Mais nous avons choisi de faire face, pas de subir : chaque membre du Collège
a consenti à des efforts historiques ! Nous avons décidé de réduire notre train de
vie, pas la qualité des services publics – pas la qualité des services publics !
Derrière chaque euro engagé, il y aura désormais une exigence : être utile,
mesuré et tourné vers le citoyen et les entreprises !
Ce que nous démontrerons ces prochaines années, c’est qu’un pouvoir public
peut faire mieux avec moins.
C’est cela, la bonne gestion, c’est cela, la rigueur. Et oui : c’est un budget
rigoureux.
Chers collègues, je l’ai dit : l’exercice n’était pas simple. Les efforts à devoir
réaliser à la Ville de Bruxelles étaient de 100 millions d’euros et les efforts au
CPAS de 25 millions. Si on additionne ces deux entités, 60 % des efforts ont été
réalisés en baisse, sans toucher la qualité des services publics – et j’insiste –,
20 % par une hausse des recettes et 20 % par des opérations one-shot et/ou
comptables.
L’effort principal porte donc sur les dépenses. Quelques exemples :
Nous diminuons les frais de fonctionnement de la Ville. Cela signifie
concrètement une réduction du fonctionnement administratif, technique, des
bâtiments, des loyers, des véhicules. Trois exemples :
- les honoraires et indemnités pour les études, travaux et expertises baissent de
33 %;
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- nous mutualisons, ça a déjà été dit à plusieurs reprises, les services
transversaux entre la Ville et le CPAS pour réduire les doublons et les coûts,
notamment du personnel ;
- et nous intensifions la maîtrise des factures de gaz et d’électricité grâce à des
investissements ciblés, portés notamment par l’échevin Frederik Ceulemans.
L’objectif est double : accélérer la neutralité carbone et alléger les dépenses
d’énergie.
Nous diminuons aussi les dépenses de transferts et de subsides. D’ailleurs, vos
questions légitimes illustrent ces différentes diminutions. Des efforts importants
sont consentis par le CPAS, comme ça a été démontré, mais aussi par les
départements sport, jeunesse et culture.
Malgré cela, nous avons bien négocié, parce qu’une augmentation de près de
19 millions d’euros (?) pour la zone de police est prévue.
La sécurité première des libertés reste une priorité absolue pour le Collège : il
est prévu de ramener plus de « bleu » en rue, de renforcer l’accueil des victimes
et d’installer de nouvelles caméras de surveillance.
D’ailleurs, en 2025, le Collège a déjà lancé une phase test d’utilisation des
drones pour appuyer le travail de nos policiers.
Côté personnel de la Ville de Bruxelles, nous avons décidé de passer chaque
nouvel engagement à la loupe, en intensifiant les efforts déjà consentis par le
Collège précédent. Cela nous permet de contenir le budget des ressources
humaines dans tous les départements.
Malgré des non-remplacements, les services aux citoyens sont maintenus, par
exemple l’ouverture des guichets en soirée une fois par semaine et le maintien
de toutes les antennes décentralisées, comme souhaité par l’échevine
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Buggenhout.
Le nombre de consultants chez i-CITY a encore diminué – il n’a d’ailleurs
jamais été aussi bas.
Il est normal aussi que cette rigueur s’applique aux cabinets (Ville et CPAS) :
dans leur ensemble, les frais de fonctionnement, de représentation et le
personnel diminuent dans la même proportion que pour le personnel de la Ville
de Bruxelles.
Bref, vous l’avez compris, les efforts sont réels et nécessaires. Malgré les
difficultés et malgré ce rapport « 60-20-20 », nous n’avons pas cédé à la facilité
d’instaurer de nouvelles taxes !
Au contraire, nous avons décidé de supprimer six – petites – taxes, certes, mais
nous avons décidé de les supprimer :
- la taxe sur les établissements bancaires ;
- la taxe sur les salles de vente ;
- la taxe sur la mise à disposition d’appareils de télécommunication ;
- la taxe sur les morts – que je trouvais complètement « dingue » depuis
l’opposition, je l’avais déjà dit à plusieurs reprises : donc la taxe sur
l’exhumation, la taxe sur la location d’un caveau d’attente et la taxe sur le
séjour à la morgue ou au dépôt mortuaire.
Bonnes nouvelles également en matière de mobilité : comme mon groupe s’y
était engagé en campagne, les horodateurs seront désormais gratuits dès 19h au
lieu de 21h dans tous les quartiers, sauf (à ce stade encore) dans certains
quartiers commerçants, notamment l’avenue Louise, le quartier Verregat et le
Pentagone.
Nous avons aussi allongé le temps de stationnement gratuit à vingt minutes.
C’est un début, mais nous voulions répondre à une demande claire des habitants
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et des clients.
Seules quatre communes bruxelloises sur les dix-neuf proposaient jusqu’à
présent un parking de plus de quinze minutes gratuit. Nous serons donc la
cinquième.
C’était aussi important, évidemment, pour les libéraux d’être parmi les
communes qui offrent le plus de flexibilité pour les parkings. Pour faire de
petites courses, récupérer les enfants à l’école ou passer à la pharmacie.
Nous avons aussi doublé le nombre de tickets visiteurs gratuits pour pouvoir
plus facilement recevoir des proches chez soi : ceux-ci passent donc de
10 tickets gratuits à 20 tickets gratuits. Le Collège prévoit aussi des budgets
conséquents pour l’entretien et la sécurisation des voiries.
Bref, un acte de plus pour la sécurité routière, c’est important – fondamental
aussi pour le respect des piétons et la beauté dans la ville !
Dans un tout autre registre, l’enseignement, le plus gros budget de la Ville de
Bruxelles, est et restera une priorité absolue, essentielle pour ce Collège
PS/MR+/Engagés. Et je me réjouis, d’ailleurs, que le Collège prévoie
28 millions d’euros (?) au budget extraordinaire pour continuer ses
investissements dans le bâti scolaire et l’équipement.
Notre ligne n’a pas changé : un enseignement qui prône la réussite, l’innovation,
l’émancipation : nous maintenons les gratuités pour les enfants dans un contexte
budgétaire compliqué et renforçons le soutien scolaire, et continuons à lutter
contre la pénurie des enseignants.
Sur le terrain de la propreté publique, notre Collège passe à l’action ! Du
nouveau matériel est en cours d’acquisition pour nos équipes : camions,
aspirateurs, équipements adaptés.
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Nous nous donnons les moyens d’agir : une task force anti-dératisation a été
lancée – je m’étais d’ailleurs battu depuis l’opposition : il est temps que la
problématique des rats soit enfin prise à bras le corps ! C’est désormais chose
faite : merci à M. l’échevin.
J’ai également demandé de relancer les « comités propreté » (que les « écolos »
avaient laissé tomber). Je remercie aussi M. l’échevin en charge qui relance ces
outils de participation citoyenne.
Car la propreté, ce n’est pas une affaire d’idéologie : c’est une affaire d’ordre,
de respect et d’efficacité !
Autre enjeu clé pour moi : la mobilisation de la police sur le terrain de
l’environnement et de la propreté. Il faut des contrôles, il faut des amendes, il
faut qu’elles soient appliquées.
La tolérance zéro, ce n’est pas un slogan : c’est une méthode ! Et ce programme
est désormais lancé.
En termes de végétalisation de l’espace public, l’objectif du Collège est clair :
protéger nos espaces verts actuels et végétaliser partout où cela sera possible.
Des investissements sont prévus pour embellir les quartiers : c’est ainsi que
l’échevin Frederik Ceulemans travaille sur un plan ambitieux de plantation
d’arbres, en collaboration avec la première échevine en charge des espaces
verts, Florence Frelinx.
Nous voulons plus de nature et plus de beau en ville !
Le Collège reste concentré également sur la petite enfance et la jeunesse. Très
concrètement, trois crèches seront rénovées.
En matière de jeunesse : la Ville investit dans des projets visant l’émancipation,
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l’autonomie et la citoyenneté.
Nous devons traiter la jeunesse comme l’avenir de notre société. Je pourrais
citer encore bien plus d’exemples de ces belles avancées, mais je sais que ma
collègue Floriane y viendra plus en détail.
Avant de conclure, je me permets de répondre à certaines remarques entendues
par mes collègues de l’opposition :
D’abord, je comprends évidemment les critiques de l’opposition, c’est le jeu.
Mais je vais quand même les remettre dans un certain contexte : aucune des
communes où le PTB est au pouvoir en Région bruxelloise n’a adopté son
budget – aucune ! Pire, même : Molenbeek-Saint-Jean n’a pas de budget, mais a
néanmoins souhaité voter des taxes en plus – sans budget !
Les communes, d’ailleurs, dirigées par les libéraux, elles, ont toutes adopté leur
budget : Watermael-Boitsfort, Etterbeek et Uccle, et maintenant la Ville de
Bruxelles.
Sachez d’ailleurs qu’à Molenbeek-Saint-Jean, par exemple, vos collègues ont
augmenté massivement les taxes, sans même de budget – ce qui est absolument
« dingue » !
Une hausse de taxes de plus de 95 % sur les bureaux de moins de 100 mètres
carrés (alors que nous avons prévu de les exonérer pour les 125 premiers mètres
carrés, ce qui est une augmentation) et une hausse (?), à Molenbeek-Saint-Jean,
de plus de 450 % pour les bureaux de plus de 1.000 mètres carrés.
La taxe sur les documents administratifs, à Molenbeek-Saint-Jean, augmente de
36 %.
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En agissant de la sorte, vous faites peser une fiscalité plus lourde sur les
familles, chers amis ou « camarades » du PTB.
À Forest, PTB-Ecolo, c’est le « jackpot» ! Sans budget approuvé néanmoins, le
Collège a déjà maintenu l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IPP) le
plus haut de la Région, avec le précompte immobilier (PRI) le deuxième plus
haut de la Région. Et avec Ecolo, le Collège de Berchem-Sainte-Agathe, où
vous êtes aussi en majorité, a augmenté son PRI.
Pour conclure, on ne redresse pas un budget avec des discours, mais avec des
décisions !
Et les décisions que nous avons prises reflètent nos valeurs : responsabilité,
gestion rigoureuse dans les budgets, ouverture à l’innovation et respect des
contribuables. Avec un objectif clair : une ville plus efficace, plus belle, plus
propre et plus sûre !
Je vous remercie.
Mme Bonnier.- Je prends la parole devant vous aujourd’hui avec la conviction
profonde que la Ville de Bruxelles – sous l’impulsion de son bourgmestre, de
ses échevins et de son président de CPAS –, avance, innove et construit l’avenir
avec lucidité et détermination !
Commençons avec une petite citation de Winston Churchill, qui disait : « Il n’y
a rien de négatif dans le changement si c’est dans la bonne direction. » Et c’est
bien dans la bonne direction que nous allons.
Je commencerai par évoquer le patrimoine et la rénovation : grâce à Florence
Frelinx, première échevine en charge du patrimoine, une nouvelle dynamique de
rénovation et d’entretien est engagée.
Le remplacement des drapeaux de l’œuvre de Buren n’est qu’un début. La
restauration des statues du Parc royal et le plan pluriannuel de nos fontaines
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témoignent d’une volonté claire : transmettre un patrimoine vivant, respecté et
admiré.
Et comme l’a souligné Florence Frelinx récemment : préserver notre
patrimoine, c’est aussi investir dans la mémoire collective, dans ce qui fait la
beauté et la fierté de Bruxelles.
Ce travail de fond, c’est aussi l’engagement de maintenir notre patrimoine
ouvert, accessible, vivant, pour tous les Bruxellois et les visiteurs. En ce qui
concerne la rénovation urbaine, comme le rappelle souvent l’échevin Frederik
Ceulemans, il poursuit une politique d’investissements responsable, orientée
vers les résultats concrets pour les Bruxellois. Des projets comme le
réaménagement du parc Maximilien ou le déménagement de la ferme dans le
quartier Nord illustrent sa volonté d’offrir un cadre de vie de qualité.
Grâce à la rénovation urbaine, il mobilise les moyens publics de manière ciblée
pour répondre efficacement aux besoins des Bruxellois : rénovation
d’infrastructures, création d’équipements utiles et soutien à la vie locale.
Pour le climat, de l’action concrète. Frederik Ceulemans, échevin du climat, le
prouve : l’écologie n’est pas un slogan, mais une action.
Avec l’appel à projets « plan climat » et ses 500.000 €, la Ville soutient les
citoyens, les associations et les entreprises qui bâtissent la résilience de demain.
Chaque euro investi est un pas de plus vers une Bruxelles neutre en carbone.
Et comme il le rappelle souvent, notre priorité est d’agir – et d’agir avec les
Bruxellois – pour une ville plus verte, pour une ville plus durable et pour une
ville plus résiliente !
Concernant les seniors, grâce à Clémentine Buggenhout, je me réjouis
également autour de la compétence « senior » qui est de retour au sein du
Collège, qui permet de lancer de nouvelles initiatives valorisant les aînés actifs
dans notre ville et de compléter ainsi l’offre existante, afin que chaque senior
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puisse continuer à s’impliquer pleinement dans la vie bruxelloise.
En ce qui concerne le sport, l’ambition est de rassembler : sous l’impulsion de
Florence Frelinx, échevine des sports, le parc des sports du Heysel va enfin voir
le jour – après des années d’attente, nous passons à la vitesse supérieure. Car le
sport, c’est le lien, la santé et la fierté collective !
Ce projet attendu par tant de Bruxellois est la preuve que l’on peut dépasser les
blocages et avancer ensemble vers des réalisations concrètes : un « focus » est
également mis sur le sport pour tous et dans tous les quartiers.
Cela passera notamment par le prolongement des grands événements sportifs
aux quatre coins de Bruxelles.
L’innovation n’est pas en reste : Bruxelles, une Ville intelligente et humaine.
Clémentine Buggenhout, échevine des technologies de l’information et de la
communication, incarne cette modernité : malgré les contraintes, 2,8 millions
d’euros pour la cybersécurité, 1 million pour l’intelligence artificielle : nous
modernisons l’administration, nous protégeons les données et nous préparons
l’avenir.
Grâce à des projets européens comme RESPONSE, Bruxelles devient le
laboratoire urbain, durable et connecté.
Mais la technologie n’est pas une fin en soi : c’est un levier pour une
administration plus humaine, plus proche, plus efficace. Et comme le dit
Clémentine Buggenhout très souvent, la digitalisation de nos démarches permet
de mieux répondre aux attentes des citoyennes et des citoyens, tout en
diminuant nos coûts de fonctionnement – c’est la preuve que l’innovation au
service de l’humain est une priorité du MR à la Ville de Bruxelles !
Cette modernisation se fait tout en maintenant une approche omnicanale : les
services et les informations restent accessibles à toutes et tous, que ce soit au
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guichet, par téléphone, par e-mail ou par courrier.
Enfin, concernant les espaces verts, on agit pour le bien-être de tous. Face aux
défis des espaces verts, Florence Frelinx met une phase de test en externalisant
une partie du nettoyage du bois de la Cambre cet été.
L’objectif est clair : soutenir nos équipes et améliorer la qualité de nos parcs
pour tous. Comme exprimé par la première échevine, cette phase de test a
vocation de permettre d’évaluer le procédé afin de l’étendre dans les années à
venir en privatisant l’entretien de plusieurs espaces verts à Bruxelles.
Externaliser une partie de la gestion de nos espaces verts permettra de garantir à
tous des espaces verts propres, agréables et bien entretenus.
Enfin, les affaires citoyennes, c’est la simplification du service de chacun.
Clementine Buggenhout poursuit la « digitalisation », non pour complexifier,
mais pour rapprocher : moins de paperasse, plus de proximité, plus d’efficacité !
Nos services évoluent, s’adaptent et répondent enfin aux attentes des Bruxellois.
La modernisation de l’état civil, la simplification des démarches, c’est la preuve
que l’administration peut être à la fois performante et accessible.
La participation citoyenne doit-elle être au cœur de l’action politique ? Sous
l’impulsion de Frederik Ceulemans, les rencontres du Collège « À Vous
Bruxelles » ont été lancées avec succès : déjà sept réunions organisées dans les
quartiers, avec une forte mobilisation des habitants, et trois autres prévues dès la
rentrée.
Ces rencontres permettent un dialogue direct, transparent, sur les priorités du
Collège et l’accord de majorité. Cette dynamique participative se prolonge
également avec la volonté de renforcer la digitalisation des outils de
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participation.
En conclusion, et en hommage à Alain Courtois, je citerai une phrase du film Le
président : « On ne gouverne pas avec des idées, on gouverne avec des
hommes. »
Aujourd’hui, au sein du Collège, ce sont des femmes et des hommes engagés,
compétents, portés par des valeurs, qui gouvernent et transforment Bruxelles.
Chers collègues, ce budget n’est pas une dépense, c’est un investissement dans
la ville que nous aimons ! Et ensemble, continuons à oser innover, à protéger et
à servir Bruxelles.
Et je vais maintenant passer la parole à Aline Godfrin pour son intervention
politique sur le stationnement.
Mme Godfrin.- Merci, chers collègues. Je voulais revenir, effectivement, plus
précisément sur la politique de stationnement menée par la Ville et je voulais
saluer dans ce cadre et dans le cadre du budget la décision du Collège de mettre
fin, dans tous les quartiers résidentiels de la ville, au paiement du parking entre
19h et 21h.
C’est une bonne nouvelle pour les habitants de la ville, qui étaient quelque part
pénalisés par cette politique de stationnement payant jusqu’à une heure très
tardive.
Je pense en particulier aux personnes âgées ou aux personnes malades, qui ont
besoin de recevoir de la visite régulièrement à leur domicile. Ces habitants de la
ville seront désormais moins isolés de leur famille et de leurs amis qu’ils ne
l’étaient jusqu’à aujourd’hui, et ceci grâce à la majorité.
Je m’en réjouis, c’est le premier point que je voulais souligner.
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Le deuxième point concerne la décision relative à l’alignement des tarifs de
stationnement sur les nouveaux tarifs régionaux. Cet alignement a pour
conséquence, c’est vrai, une augmentation des tarifs.
Alors bien sûr, la Ville a pris sa décision dans le cadre régional, qui est-ce qu’il
est aujourd’hui : pour rappel, le MR s’était vivement opposé en 2022 au
parlement bruxellois à cette hausse générale des tarifs de stationnement adoptée
par le gouvernement bruxellois et son impact…
S’il vous plaît! Vous pouvez un peu vous… Non, je ne sais pas le bruit, ce n’est
pas très agréable. On vous a écouté…
Mais c’est vous que j’entends, monsieur Hellings. Voilà : c’est vous que
j’entends – peut-être que mon oreille gauche fonctionne mieux que l’oreille
droite.
Donc, je le disais, cet alignement a pour conséquence une augmentation des
tarifs. Alors bien sûr, la Ville a pris sa décision dans le cadre régional, qui est-ce
qu’il est aujourd’hui et pour rappel, le MR s’était vivement opposé en 2022 au
parlement bruxellois à cette hausse générale des tarifs de stationnement adoptée
par le gouvernement bruxellois et à son impact sur le pouvoir d’achat, déjà très
fragilisé, des Bruxellois.
On pourrait imaginer faire évoluer ce cadre, pour rendre de l’oxygène à la
population, mais cela nécessiterait d’abord – ou plutôt enfin – un gouvernement,
une majorité régionale de plein exercice.
On le dit souvent : un Bruxellois sur deux n’a pas de voiture. C’est vrai, mais
presque un Bruxellois sur deux vit sous le seuil de pauvreté ou risque d’y
basculer !
La pauvreté et le risque de pauvreté frappent 40 % des Bruxellois – précisément
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40 %. Ils faut donc en permanence veiller à concilier dans nos politiques les
objectifs en matière de mobilité durable et la nécessité de préserver le pouvoir
d’achat fragile des Bruxellois. C’est un équilibre qu’il faut poursuivre et c’est ce
que le Collège a fait dans le cadre du budget qui nous est proposé.
Troisièmement, pour soutenir davantage les commerces, les premières minutes
de stationnement gratuites passent de quinze à vingt minutes. Cette extension de
la gratuité va dans le bon sens.
Mais malgré cette gratuité, les commerçants s’inquiètent de l’impact de la
hausse des tarifs de stationnement. Ils ont exprimé leurs inquiétudes dans la
presse par la voix, notamment, de la fédération patronale interprofessionnelle
SDI (Syndicat des indépendants et des PME).
Il est vrai que les commerces bruxellois ont subi, comme de nombreux
indépendants, ces dernières années, plusieurs crises successives. D’abord la
crise du covid, puis la hausse des tarifs de l’énergie et, bien sûr, l’impact du
commerce en ligne.
Dans ce contexte, il est particulièrement important que la majorité continue à
prêter une oreille attentive, comme elle le fait déjà, aux commerçants qui font
vivre la ville, qui la rendent attractive et qui contribuent à créer des emplois de
qualité.
Dans le cadre du monitoring de la santé du commerce, il serait d’ailleurs
intéressant de regarder combien de clients utilisent aujourd’hui les quinze
minutes gratuites pour voir si, dans quelque temps, l’extension à vingt minutes
aura eu un impact positif sur le commerce et si cette extension est suffisante ou
suffisamment adaptée.
Je pense, par exemple, aux magasins de mobilier – il y en a quelques-uns dans
le Pentagone : c’est typiquement le genre d’achat volumineux qui nécessite
encore l’utilisation d’une voiture et qui pourrait dépasser les vingt minutes pour
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le chargement. Je sais que le Collège restera à l’écoute et restera attentif.
Alors, chers collègues, la politique est un exercice d’équilibre permanent. Si
l’équilibre n’est pas toujours facile à trouver, c’est bien souvent dans l’équilibre
qu’on forge les meilleures politiques ! Et je crois que l’ « équilibre » est le mot
qui représente bien, qui caractérise bien notre majorité à la Ville de Bruxelles.
Je forme d’ailleurs le vœu – et comme je le sais, c’est beaucoup de collègues
qui siègent aussi au Parlement bruxellois –, que l’on trouve un équilibre
similaire à la Région pour l’ensemble des Bruxellois qui attendent toujours, un
an après les élections, un gouvernement à la hauteur des enjeux. Puisse la ville
servir d’inspiration et d’exemple !
Je conclurai en disant que l’on peut vraiment féliciter le Collège de la Ville
d’avoir présenté aujourd’hui un budget à l’équilibre, d’autant plus quand on
voit, dans d’autres communes bruxelloises avec d’autres choix politiques, l’état
de délabrement budgétaire et financier.
C’est le cas par exemple à la commune de Molenbeek-Saint-Jean : sans grande
surprise, une commune où le PTB est en majorité et où vous creusez le déficit.
Vous faites de l’opposition, ici, mais regardez d’abord dans votre propre jardin
avant de jeter une pierre dans le jardin des autres ! À Molenbeek-Saint-Jean, où
vous êtes en majorité, monsieur Bauwens (mais je pense qu’il a quitté la salle),
la gratuité pour les clients des commerces n’a pas été étendue, comme on vient
de le faire ici, à la Ville. Alors, Molenbeek-Saint-Jean appliquera aussi
désormais les mêmes tarifs qu’à la Ville, mais vous n’avez pas pensé aux
commerces, là-bas.
Comment croire que vous auriez pensé aux commercex de la Ville, ici ? Vous
n’êtes pas crédibles ! D’ailleurs, heureusement que vous n’êtes pas au pouvoir
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ici, à la Ville, parce que je vous ai écoutés attentivement – mais M. Bauwens
n’est plus là, vous lui passerez le mot : je vous ai écouté attentivement et vous
avez dit que les habitants de la ville ne payaient pas assez de taxes.
Et donc on sait maintenant à quelle sauce ils auraient été mangés avec le PTB :
ils auraient été mangés à la « sauce Taxes » et pas à la sauce Dallas. Et ça, c’est
quand même beaucoup moins bon !
Voilà : j’en ai terminé. Merci pour votre attention.
(Applaudissements.)
M. Elhadj Diallo.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre,
chers membres du Collège, chers collègues conseillers communaux, je tiens à
remercier les équipes de la commune pour le travail remarquable effectué.
En premier lieu, le receveur et toute son équipe.
Le réalisé 2024 affiche un déficit, principalement en raison des corrections sur
des droits constatés.
La présentation et le vote du budget sont des étapes importantes pour notre
commune : un budget représente des orientations politiques traduites en données
financières.
Dans un contexte international turbulent, avec la Région bruxelloise toujours en
affaires courantes une année après les élections, la Ville de Bruxelles a élaboré
un budget rigoureux, ambitieux et équilibré, reflétant les objectifs des trois
groupes politiques du Collège actuel.
La gestion des finances publiques demande responsabilité, vision et précision
dans les choix effectués. Des décisions ont été prises pour présenter un budget
équilibré, avec un léger excédent, conformément au principe de ne dépenser que
ce qui est disponible.
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Les efforts demandés aux différents services étaient nécessaires, tout en assurant
les missions principales. Des décisions ont été prises pour présenter un budget,
les efforts demandés en tout ont nécessité près de 100 millions d’euros,
100 millions d’euros ont été économisés sur un budget de 1,1 milliard.
La Ville annonce une réduction de 33 % des honoraires liés aux études
commanditées.
Des mutualisations sont mises en place entre la Ville et le CPAS, notamment
pour les fonctions transversales, telles que la logistique et l’informatique.
Le logement public bénéficiera de 12 millions d’euros pour la rénovation en lien
avec le plan « les oubliés du climat ». Une nouvelle crèche de 56 places sera
inaugurée à Neder-over-Heembeek, dans la ZIR numéro 4.
La Ville poursuit aussi la rénovation de son patrimoine et la sécurisation des
abords des écoles, avec un budget de 2 millions d’euros, et une ambition de
verdurisation, dotée de 8,15 millions d’euros.
Enfin, les horodateurs s’éteindront désormais à 19h dans les
quartiers résidentiels, sauf dans les zones du Pentagone, de Louise et du Heysel.
Les dépenses ordinaires dépassent 1,1 milliard d’euros, avec plus de la moitié
dédiée aux frais de personnel, soit environ 500 millions d’euros – il faut noter
que la Ville de Bruxelles reste le deuxième employeur public de la Région, avec
plus de 9.000 collaborateurs.
Les frais de fonctionnement sont limités à 11,6 %, tandis que les dépenses de
transfert s’élèvent à 358 millions d’euros, dont 154,5 millions pour l’« agent de
police » et 105,3 millions pour le CPAS.
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La taxe exonérée sur les 125 premiers mètres carrés dans le commerce soulage
les indépendants et les petites et moyennes entreprises. Avec l’accord des
partenaires majoritaires, l’échevinat du commerce de M. Didier Wauters (?) va
harmoniser les mesures pour accompagner les décisions fédérales concernant
les demandeurs d’emploi, notamment les populations vulnérables comme les
mamans solo et les jeunes.
Pour le plus grand CPAS du pays, des mesures anticipatives ont été prises – il
faut le saluer, il faut le féliciter – afin de gérer les impacts futurs de la réforme
du chômage actuellement en discussion au niveau fédéral.
Cela inclut l’allocation de 500.000 € pour le recrutement, dès septembre, de
nouveaux assistants sociaux.
Cette réforme, et particulièrement l’exclusion des chômeurs de longue durée dès
2026, aura un impact important sur notre CPAS, c’est une « vérité ».
Mais notre objectif est de préparer notre CPAS à faire face à ces défis. C’est de
faire en sorte que notre CPAS soit en mesure de réagir, non pas dans l’urgence,
mais de manière responsable pour gérer cette situation : c’est ce que nous
essayons de faire, c’est ce qu’on va faire.
Mon groupe, Les Engagés-CD&V votera favorablement pour ce budget visant à
faire de la Ville de Bruxelles une commune plus juste, une commune tolérante,
une commune inclusive qui… D’ailleurs, ceci aussi doit être souligné et félicité,
parce que la Ville de Bruxelles est l’une des rares communes à afficher une
ambition qui va au-delà du chiffre recommandé par la Région en matière
d’emploi de personnes à mobilité réduite (PMR).
Aussi, nous voulons que cette commune soit une commune solidaire, une
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commune ouverte au monde, tout en restant une commune sûre !
Voilà l’ambition de ce budget et, comme on le dit, nous choisissons de ne pas
attendre : nous avons choisi d’agir avec ambition, avec soin et en pensant aux
générations futures !
Il faudrait, pour terminer mon intervention – il faut et il faudrait – que les
responsables politiques que nous sommes comprennent encore une fois que
Bruxelles fait partie de la Belgique, la Belgique fait partie de l’Europe et
l’Europe fait partie du monde : nous n’avons pas une commune qui n’a pas une
incidence, ou qui n’est pas sous incidence des grands événements mondiaux. Il
est important que nous agissions en responsables – c’est ce que nous allons faire
et c’est ce que nous essayons de faire !
Je passe la parole à ma collègue Mathilde Vermeire pour la version néerlandaise
de notre intervention.
Je vous remercie.
Mevrouw Vermeire.- Beste collega’s, ik ga er toch ook wat nieuws aan
toevoegen. Het budget dat hier vandaag ter goedkeuring voorligt, vraagt
onmiskenbaar aanzienlijke inspanningen van elke functie en elk departement
binnen onze stadsadministratie.
Et dans un contexte où notre Ville est confrontée aux conséquences de
décisions, ou de l’absence de décisions, prises au niveau fédéral et régional, ce
budget fait preuve d’une gouvernance responsable, d’une gestion responsable et
surtout d’une vision claire pour l’avenir.
Wij investeren doelgericht in de leefbaarheid van onze wijken, in onze jongeren,
in duurzame publieke huisvesting en in de versterking van onze publieke
diensten.
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Deze investeringen zijn geen luxe, maar een noodzaak om Brussel weerbaar en
veerkrachtig te maken voor de uitdagingen van morgen.
In het bijzonder wil ik het belang onderstrepen van de structuren voor
werkgelegenheid en jobkansen binnen onze Stad. Hoewel het misschien een
gedeelde bevoegdheid is tussen verschillende bestuursniveaus, nemen wij als
Stad onze verantwoordelijkheid op en blijven de middelen van werkgelegenheid
in onze Stad gevrijwaard.
De middelen specifiek voor Bruxelles Entreprendre en Mes Missions Locales
maken plaats voor economische activiteiten binnen onze Stad.
Daarnaast wil ik de link leggen tussen de prioriteiten die naar boven komen in
het budget en de beleidsverklaring die aan de basis ligt van deze meerderheid.
Eerst en vooral de veiligheid van de Stad: de middelen voor het departement
Openbare Orde en Veiligheid stijgen van 162 naar 181 miljoen. Dit is niet alleen
een significante stijging in absolute cijfers maar ook relatief in het aandeel van
de middelen van de Stad.
Wat mobiliteit betreft, erkennen we dat de beslissingen om de tarieven van
straatparkeren te verhogen geen gemakkelijke was. Toch is deze stap op een
doordachte en verantwoordelijke manier gezet, in overeenstemming met de
tarieven van parkeergarages in de omliggende Gemeentes.
Het doel is duidelijk. Meer ruimte creëren voor zachte mobiliteit en zo
bijdragen aan een leefbare ruimte en een toegankelijke stad voor iedereen via
een budgettaire maatregel.
De inkomsten als gevolg van deze parkeerhervorming gaan dan ook omhoog
van 25 naar 34 miljoen.
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Op vlak van netheid zal er dit jaar geïnvesteerd en getest worden, met externe
bedrijven. De dichte samenwerking tussen de schepen van Handel, van Groene
Ruimte en van Netheid is van essentieel belang in dit budget – il reste
néanmoins de la marge pour des améliorations dans les années à venir.
En matière de bilinguisme, l’accord reste actuellement insuffisant : le statu quo
dans notre ville est insuffisant et des investissements supplémentaires dans la
formation linguistique sont nécessaires pour rendre notre ville véritablement
bilingue.
Les mesures actuelles pourraient également s’avérer insuffisantes en matière de
propriété. Pour l’attractivité de Bruxelles, il est crucial de tirer les leçons des
mesures qu’on va prendre cette année et qu’on a prises dans le passé, tel que
dans le piétonnier, afin de procéder à des investissements supplémentaires si
nécessaire.
En als derde werkpunt voor de komende jaren zou ik ook even willen verwijzen
naar de ambitie van onze meerderheid voor transparantie naar de burgers toe. En
ik denk dat het budget dat we hier gaan goedkeuren een mooi voorbeeld
daarvan kan zijn.
Als conclusie wil ik het College feliciteren met het voorleggen van een
evenwichtig en ambitieus budget en als eerste begroting van deze nieuwe
legislatuur zet het plan onze Stad resoluut op het juiste spoor met visie,
verantwoordelijkheid en daadkracht.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, je voulais revenir, en fait, sur
l’augmentation des taxes « horodateurs », parce que j’ai cru comprendre que ça
rapportait une trentaine de millions d’euros supplémentaires.
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J’ai aimé…
Comment ?
Eh bien, selon les déclarations de M. Ben Abdelmoumen sur (?) BX1, ce matin,
ce sont 30 millions en plus !
M. le Bourgmestre.- Oui : de recettes, mais pas supplémentaires.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- La recette globale : la recette globale.
M. le Bourgmestre.- Vous avez dit « supplémentaires » – par rapport aux autres
budgets.
M. le Président.- Ça n’a pas été augmenté de 30 millions par rapport à…
M. le Bourgmestre.- Ça n’a pas été augmenté de (inaudible)…
M. le Président.- … au passé, hein ? Il faut un peu lire !
M. Maimouni.- En parlant de sémantique…
(Brouhaha.)
M. le Président.- Allez ! Allez-y ! Allez-y !
M. Maimouni.- Bon, soit… J’ai aimé la métaphore qui disait qu’« on a éliminé
toute la graisse et on a laissé les muscles », mais je tenais à rappeler que la
graisse a plusieurs utilités : comme protéger les organes, comme ressources
énergétiques et comme couche épidermique pour le froid…
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M. Ben Abdelmoumen, échevin.- De votre part, je peux l’entendre.
M. Maimouni.- Comment ?
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- De votre part, je peux l’entendre !
M. Maimouni.- Oui, mais évidemment ! Et il y a un problème à ça ?!
(Inaudible)…
M. le Président.- Quelle est votre question ?!
Allez-y !
M. Maimouni.- La question est la suivante : c’est que, au niveau du commerce,
on se retrouve avec de plus en plus, en fait, de personnes qui ne veulent plus
venir au centre de Bruxelles…
M. le Président.- Oui ?!
M. Maimouni.- ... parce qu’ils ne trouvent plus de stationnement et…
M. le Président.- C’est exact. Donc ?
M. Maimouni.- Donc, vous le confirmez, et il se trouve que les horodateurs
sont de plus en plus chers. Est-ce qu’on ne pourrait pas faire un effort pour
continuer à ramener du monde consommer à Bruxelles – et pas de le faire fuir
en périphérie ?
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Est-ce que c’était le bon calcul d’augmenter les taxes des horodateurs au lieu de
trouver d’autres alternatives et d’autres campagnes de sensibilisation ?
Parce que M. l’échevin du commerce, à qui j’ai posé une question il y a six
mois concernant l’état catastrophique et le nombre de faillites grandissant et
croissant sur le territoire de la Ville de Bruxelles – je tiens à signaler qu’il y en a
eu encore quatorze la semaine dernière sur le territoire de la Ville – et, jusqu’à
preuve du contraire, je n’ai entendu et vu aucun plan d’action pour aider nos
commerçants, qui sont le poumon économique de notre ville !
Donc, avez-vous des alternatives à cela ?
M. le Bourgmestre.- Madame Maes répondra, mais quand même, pour être très
franc, ce que fait la Ville sur les horodateurs, c’est aligné sur le tarif régional
voté au parlement régional par votre leader, monsieur Maimouni : monsieur
Ahidar a voté le tarif régional.
(Inaudible)…
Mais je ne vous comprends pas, monsieur Close. Parce que visiblement, quand
ça vous arrange, vous ne suivez pas la Région…
M. le Bourgmestre.- Ah ! Tout d’un coup, vous êtes mal à l’aise !
M. Maimouni.- Mais pas du tout ! …
M. le Bourgmestre.- Vous êtes mal à l’aise !
M. le Président.- Allez ! La parole est au Bourgmestre !
M. Maimouni.- Je ne suis pas mal à l’aise ! …
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M. le Président.- La parole est au Bourgmestre, merci !
M. le Bourgmestre.- Quand ça nous arrange, on suit d’un côté, c’est vrai.
M. Maimouni.- Mais… Monsieur Close…
M. le Bourgmestre.- Quand ça nous arrange, la ville, on suit d’un côté…
M. Maimouni.- Quand ça vous arrange…
M. le Président.- Allez-y, monsieur le Bourgmestre !
M. Maimouni.- Vous savez, il y a ce qu’on appelle le débat démocratique…
M. le Président.- Allez-y !!
M. le Bourgmestre.- J’ai suivi…
M. Maimouni.- La position…
M. le Bourgmestre.- … les tarifs de M. Ahidar. Voilà !
M. Maimouni.- Comment ?
M. le Bourgmestre.- J’ai suivi les tarifs de M. Ahidar.
M. le Président.- Allez ! Monsieur le Bourgmestre. Allez-y !!
M. Maimouni.- (Inaudible)…
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M. le Bourgmestre.- (Inaudible)…
M. le Président.- Allez ! Monsieur le Bourgmestre. Allez-y, monsieur le
Bourgmestre !!
M. le Bourgmestre.- Je réponds, parce que…
M. Maimouni.- Oui, mais… monsieur Close, ...
M. le Bourgmestre.- Vous devez respecter…
M. Maimouni.- … j’aimerais alors que vous suiviez toutes les mesures de la
Team Ahidar ! Ce serait…
M. le Président.- La parole est au bourgmestre !
M. Maimouni.- Ce serait…
M. le Président.- Monsieur Maimouni ! C’est bon !
M. Maimouni.- Ce serait un plaisir…
M. le Bourgmestre.- Vous êtes mal à l’aise, hein ? (Inaudible) (rire) !
M. Maimouni.- Pas du tout !
M. le Président.- C’est bon ! C’est bon !
M. le Bourgmestre.- Les horodateurs, …
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M. le Président.- On y va : on suit le bourgmestre.
M. le Bourgmestre.- … on suit ce que M. Ahidar a voté à la Région.
Alors, sur le PTB et les différentes taxes, M. Ben Abdelmoumen va
évidemment vous répondre.
Par contre, madame De Marte, sur la politique internationale : alors c’est vrai
qu’il y a une partie qui est mise ici, dans la cellule, il y a encore une partie dans
le budget « extra » qui est prévue.
C’est notamment à travers ces budgets extras qu’on a travaillé avec la Fondation
Saint-Pierre sur l’aide à l’Ukraine et l’aide au Congo - et on continuera à le
faire, aussi par ces moyens-là, puisqu’on achète du matériel, notamment à
Panzi, par rapport à ça. Et le reste, sur l’aide internationale, c’est aussi quand on
va à l’étranger.
Et le reste, sur l’aide internationale, c’est aussi quand on va à l’étranger : ce
matin, j’étais encore aux 10 ans de la COP 21 à la mairie de Paris, avec une
quarantaine de maires du monde entier. Eh bien là, ça n’a… Bon, il y a le coût
d’une chambre d’hôtel et d’un billet de train, mais ce n’est pas ça qui coûte
cher.
Par contre, la symbolique d’avoir échangé avec des experts du Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), avec des architectes, avec
des politiques pour inscrire la Ville de Bruxelles dans les différentes démarches,
qui sont d’ailleurs des démarches dans la longue durée, ce n’est pas ça qui se
représente comme un coût.
On a une cellule internationale de cinq personnes. Ça pourrait être plus, ça
pourrait être moins, mais c’est déjà pas mal, honnêtement – on n’avait pas eu ça
par le passé –, qui fait d’ailleurs un boulot extraordinaire, qui est vraiment
partout.
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On essaie de travailler notre position, vous l’avez vu, notamment dans les
relations qu’on a avec la Commission européenne : on a reçu la Commission
européenne sortante, on a reçu maintenant, à l’hôtel de Ville toute la
Commission européenne nouvellement installée – ce qui n’était jamais arrivé,
on essaye de développer. On va recevoir des groupes politiques aussi. N’hésitez
pas vous, d’ailleurs, aussi à nous relayer des choses qui peuvent exister par
rapport au Parlement européen – on en est évidemment très, très preneur !
Et je le redis, sur la solidarité internationale, eh bien oui : on a fait un effort
budgétaire aussi (?), on ne va pas le nier, comme on l’a fait dans tous les
secteurs.
Ça ne nous a pas fait plaisir de faire des efforts en sport, ça ne nous a pas fait
plaisir de faire des efforts en culture. On l’admet, on l’assume, parce qu’on a
voulu aussi présenter un budget responsable et à l’équilibre : on a fait des efforts
en recettes, on a fait des efforts en dépenses et elles se retrouvent un peu
partout. On espère une conjoncture qui revienne à d’autres chiffres pour 2026
et, je l’ai dit en entrée, on ne va pas se cacher : le budget 2025 est un budget
extrêmement difficile.
Mais on continue à soutenir ces budgets-là, je pense d’ailleurs qu’on est une des
seules communes de cette Région à avoir des budgets pareils pour la solidarité
internationale.
M. Hellings me demandait, sur le Donderberg : c’est 4,112 millions d’euros, le
dédit, et ils sont pris en fait de l’engagement budgétaire du budget 2013. Donc
après, c’est un effet de trésorerie, quand on va devoir les liquider, mais c’est
pour ça qu’on ne les voit pas réapparaître : ils sont dans l’engagement initial du
budget 2013.
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La taxe sur l’occupation de voirie, M. Ben Abdelmoumen va répondre.
Sur les 5,5 millions d’euros (?) de Brussels Expo, eh bien, il ne faut pas tout
mélanger : ça va être 5,5 millions qui vont être mis dans l’infrastructure.
Donc dans les 27 millions, quand même… La période du covid-19,
reconnaissons qu’(?)on a subventionné aussi des salaires, hein ? Vous étiez au
pouvoir avec nous. Pour, aussi, que les gens puissent garder une partie de leur
emploi et essayer de sauver l’activité.
Cet argent, ici – et ce n’est pas la dernière fois, sans doute, que ça arrivera –,
c’est pour investir dans les bâtiments, dans la rénovation. Et principalement,
vous le savez, dans les bâtiments qui ne sont pas classés, mais qui ont une
valeur patrimoniale. La cour d’honneur, vous avez vu qu’on a dû mettre des
bâches « trompe-l’œil » pour les protéger : l’idée est justement de consolider
ces bâtiments qui n’ont pas une exploitation directe dans le revenu commercial
de Brussels Expo, mais qui sont plus du patrimoine. Et donc c’est un peu
normal, puisque ce sont nos bâtiments (nous n’avons toujours pas transféré les
droits réels), que nous intervenions.
Donc c’est 5,5 millions, parce qu’il n’y a peut-être mis que « étude », mais ce
n’est en fait pas (?) de l’argent pour de l’étude : l’étude, elle est faite. C’est pour
vraiment refaire les bâtiments 10, 4, 2, je pense (en tous cas, le 10 et le 2, je suis
quasi-certain) des palais.
La salle de consommation, c’est dans le budget de Bravvo. On a bien maintenu
le même budget et c’est dans le budget de Bravvo.
J’ai répondu à M. Maimouni sur les horodateurs, mais Mme Maes va sûrement
répondre plus en avant sur les différentes questions.
Sur les événements, oui : c’est un choix politique, c’est vrai. Avant, on avait
tendance à un peu subventionner les événements. Vous le savez bien, puisqu’on
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s’est, notamment, aussi croisé là-dessus : c’était le Brussels Summer
Festival (BSF), qui coûtait un gros budget.
Aujourd’hui, on n’a plus besoin de subventionner les événements. Donc, on n’a
plus besoin de travailler là-dessus.
C’est vrai qu’il y a une part de subvention, votre raisonnement est juste. Quand
on libère de l’espace public, eh bien oui : quelque part, on ne doit pas payer.
Mais là, on n’a pas les mêmes infrastructures que quand on le fait dans une
salle.
Vous êtes aussi organisateur de spectacle. Eh bien, si vous le faites au Cirque
Royal, à la Madeleine ou à l’ING Arena, vous avez des infrastructures qui sont
mises à disposition – en espace public, il faut tout prévoir !
Et c’est vrai que c’est un risque financier qui est pris, mais on y a vu aussi une
opportunité. Un : ça fait, vous le savez, depuis des années, depuis vingt ans
qu’on travaille à développer l’événementiel urbain, et… ce (?) qui nous permet
de travailler avec des événements qui pour l’instant ne touchent aucun subside
et qui sont rentables, pour la plupart – je l’espère en tout cas pour eux.
On l’a vu, en tout cas, pour certains concerts en plein air – on a déjà des
demandes pour l’année prochaine.
C’est vrai que je m’inspirais plutôt de l’exemple de Louvain, à l’époque. Je me
souviens des premiers concerts de Prince qui avaient eu lieu là-bas, ou de
Leonard Cohen. Ici, on a, vous le savez : Neil Young lundi, puis Jean-Michel
Jarre et puis on aura Kraftwerk. On va faire un peu le bilan après l’été.
On a les festivals Hangar qui fonctionnent très bien, avec aussi des images pour
Bruxelles qui, en termes de marketing urbain, sont extrêmement intéressantes,
hein ? Quand vous avez un DJ comme Anima qui fait ce qu’il fait devant
l’Atomium – c’est la première fois qu’il ne fonctionnait pas avec ses écrans,
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puisque souvent, il y a des projections assez importantes, en s’appuyant sur la
visibilité de l’Atomium –, eh bien c’est vrai que ça fait des millions de vues et
que c’est aussi intéressant pour la destination.
Donc pour l’instant, on a fait le choix, en tout cas, de ne pas taxer, tout comme
les festivals : un festival comme Couleur café non seulement n’est pas taxé,
mais est subventionné, or il occupe de l’espace public aussi.
C’est aussi un choix qui est fait, par rapport à ça : vous savez que c’est un
festival qui était en grosse souffrance à la fin, les dernières années sur Tour &
Taxis.
On s’est battu – notamment, à l’époque, je me souviens, avec Fadila Laanan qui
avait la culture et Rudi Vervoort comme ministre-président, et avec la Ville de
Bruxelles – pour sauver le festival Couleur café. Et maintenant qu’il est au pied
de l’Atomium, au parc d’Osseghem, il faut reconnaître que c’est un vrai gros
succès !
Eh bien oui, il continue à être non seulement subsidié, on subsidie aussi en
partie les espaces verts pour remettre les pelouses en état, mais voilà : c’est un
festival qui donne une « couleur » particulière à Bruxelles. Le jeu de mots est
peut-être facile, mais c’est vrai que ce week-end, ça positionne Bruxelles.
Mettre une taxe, pour l’instant, sur les festivals et les événements, ce n’est pas
faux comme raisonnement, mais politiquement, en tout cas, ce n’est pas une
voie qu’on a empruntée. Je ne dis pas qu’on ne le fera jamais, mais pour
l’instant, en tout cas, on essaye de faire sans, parce qu’on a cette animation
urbaine qui fait qu’on peut réallouer des subsides, notamment, dans la culture de
proximité.
Vous verrez que dans le budget, on n’a pas touché aux centrex culturelx ou à des
espaces comme La Montagne magique, qui ont vraiment une vocation de
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médiation culturelle et de proximité assez importante.
Voilà, je pense, pour ce qui était des questions qui me reviennent directement,
sachant que tout ce qui est taxes, c’est Anas Ben Abdelmoumen qui va y
répondre.
Mme Frelinx, échevine.- Je vous remercie, monsieur le Président, et je
remercie les collègues pour leurs questions.
Alors, je rebondirai sur ce que M. le Bourgmestre vient de dire, évidemment : je
vous rappelle qu’on a dû trouver 100 millions d’euros (?) et donc l’exercice n’a
pas été simple. Effectivement, vous pointez toutes sortes de diminutions dans le
budget, mais voilà : j’assume le choix et l’exercice difficile.
Pour répondre à vos questions précises, je vais faire dans l’ordre :
Donc, les horaires des piscines ne bougent pas. Les tarifs dans les piscines :
actuellement, les tarifs sont inférieurs à la majorité des piscines communales et
il n’y a pas d’augmentation des prix qui est prévue actuellement.
Au niveau des chèques sport, donc il y a 300.000 € qui sont prévus au budget
2025 – on n’a pas eu le choix que de diminuer le montant vu la situation
budgétaire compliquée. Donc on a été contraint de faire moins et, pour pouvoir
aider plus de familles, nous sommes en réflexion pour, éventuellement l’année
prochaine, diminuer le montant du chèque sport à 70 ou 80 €.
Pour les clubs, à ma demande, l’administration a appelé les clubs un à un pour
leur expliquer la situation, leur expliquer qu’il allait falloir faire des efforts, et
tous les clubs ont compris – je les remercie, d’ailleurs ; je profite de ce moment
pour les remercier : les clubs vont dans notre sens de vouloir soutenir les plus
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petits clubs.
Et vous avez cité l’Excelsior, madame Maouane, et ce sont eux qui ont
précisément accepté de faire l’effort le plus important, ce pour quoi je les
remercie.
Question suivante : le sponsoring de l’ATP Tennis : on va évidemment soutenir
l’ATP et donc on est occupé à discuter avec le palais des expositions pour
permettre la mise à disposition des palais.
Pour le gardiennage, je vous rappelle que les clubs vont aller dans des écoles et
que les écoles ont des concierges qui vont pouvoir assurer le rôle de gardien.
Mais quoi qu’il en soit, si nous devions exposer des frais supplémentaires de
gardiennage – c’est peut-être drôle, mais c’est comme ça –, je vous rappelle que
nous avons économisé 7 millions d’euros (?) avec la suppression de l’option
« Poissonniers ».
Le point sur la ferme Maximilien. Donc, je le répète, j’assume évidemment le
choix difficile, mais la ferme, comme beaucoup d’autres, doit s’adapter : elle
doit diminuer ses dépenses et augmenter ses recettes.
Je le répète : nous soutenons le projet de réaménagement du quartier en
maintenant le projet de Ferme urbaine et nous donnons ici la chance à la ferme
de pouvoir repenser son projet pour mieux intégrer la nouvelle structure d’ici
quelques années – je rappelle par ailleurs que le subside avait été fortement
augmenté ces dernières années.
L’enveloppe de la STIB de 1,8 million d’euros (?) : 900.000 € sont prévus à
l’« extra » pour l’acquisition d’un bâtiment de la rue Saint-Ghislain et 900.000 €
qui sont inscrits à l’ordinaire pour la mise en route, que la STIB libérera petit à
petit, sur présentation des frais qui seront engagés.
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Pour la question sur les Bains de Bruxelles. Donc, la provision de 10,5 millions
d’euros, forcément – je n’ai pas tout à fait compris la question –, elle est
maintenue parce qu’elle n’a pas été dépensée, tout simplement.
Et le surplus est principalement constitué par le financement de la Région, que
nous avons bon espoir de pouvoir prolonger : nous en avons fait la demande.
Et je me permets ici de souligner que si vous aviez accouché de ce projet
pendant les cinq années pendant lesquelles vous l’aviez porté, nous ne devrions
même pas parler de ça aujourd’hui. Et donc je le répète : l’objectif n’est
évidemment pas de tout utiliser et l’ambition est bien de rénover les Bains,
simplement pas à n’importe quel prix.
Voilà. Je vous remercie, je pense avoir répondu à toutes les questions.
Mme Hariche, échevine.- En fait, Mme De Marte a demandé ce qu’il en était
concernant le recrutement du personnel pour la propreté – j’ai bien entendu.
Donc, nous avons, évidemment de manière responsable, convenu que chaque
recrutement qui aura lieu, que ce soit un départ, que ce soit un licenciement ou
même un remplacement, sera « passé au peigne fin ».
Nous avons en plus – on y a fait référence tout à l’heure, lors de l’hommage à
M. Leonard –, nous avons en plus, aujourd’hui, un outil de gestion et de suivi
stratégique qui est doté d’indicateurs clés de performance qui est évidemment
un instrument de gestion précieux dont l’intérêt est essentiel, puisqu’il permet
de piloter de manière structurée, de manière objective, et il nous aidera
évidemment bien à la décision, notamment par rapport au recrutement.
Nous voulons également développer les compétences de nos managers avec un
plan « leadership » qui vise à instituer et à faire vivre une vision commune du
management à la Ville, basé sur cinq principes : inspirer, communiquer, prendre
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soin, motiver et organiser.
Et évidemment, ces cinq principes auront indéniablement un effet sur le
développement du bien-être et nous permettront de diminuer sensiblement les
absences – voilà en quoi cela peut être utile.
Alors, par rapport au service propreté à proprement parler – à titre d’exemple,
puisque c’est ce service-là que vous avez visé –, nous avons, cette année, dans
la logique que je viens de vous énoncer, remplacé six agents.
Mme Buggenhout, échevine.- Oui. Une toute petite question (rire), avec une
toute petite réponse, puisqu’en fait, en termes de marchés publics, absolument
rien n’a changé, madame Goyvaerts, dans le respect des droits humains, des
produits israéliens ou la charte des achats durables.
Tout ce qui a été décidé dans la législature précédente est d’application dans
cette législature-ci. Voilà.
Mme Maes, échevine.- Je ne vais pas m’éterniser parce qu’en fait, j’ai entendu
deux grandes questions, la première concernant les horodateurs – qui a été
posée par M. Bauwens et par M. Maimouni, à la fin.
Monsieur Bauwens, vous parliez d’une nouvelle taxe. Je ne choisis pas
d’appeler ça une « nouvelle taxe » : c’est un alignement de tarifs à ce que la
Région a décidé.
Il faut accepter le fait que les tarifs de la Ville de Bruxelles étaient très bas,
comparés aux autres communes, comme, par exemple – mais je ne vais pas
« pousser Bobonne » – la commune de Molenbeek-Saint-Jean.
Je vous entends – tous deux, d’ailleurs – être… avoir un peu peur pour les
commerçants et…
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Plusieurs choses : On a, en effet, monté les minutes gratuites à vingt minutes.
Vous pouvez trouver ça peu ou pas assez, mais je vous entendais aussi dire que
le shopping local est très important.
La plupart des gens qui font du shopping local, ce sont des riverains. Et pour les
riverains, les prix des cartes riverains montent un tout petit peu, mais pas…
Attendez la fin de ma réponse, s’il vous plaît ! Merci.
Les riverains, ils ont des cartes riverain, qui ne montent presque pas – à peine !
Et n’oublions pas que – et j’ai entendu Mme Vermeire y faire allusion –, il y a
énormément de parkings souterrains à Bruxelles qui ne sont pas remplis et qui
ont des prix très comparables aux nouveaux tarifs. Et si on fait un peu de
recherches, ils peuvent même être plus bas, surtout pour de longues périodes.
Donc j’incite les gens à les utiliser : ça crée plus de place dans l’espace public
pour le stationnement des riverains, ou pour de l’espace public tout court.
Alors, la diminution du nombre de voitures dans l’espace public est bien
entendu le but. Dans une des interviews que j’ai entendues dans la presse, il y
avait une dame qui était interviewée et qui disait... on lui demandait : « Qu’est-
ce que vous allez faire maintenant que les tarifs ont monté ? » et elle disait :
« Ah ! Mais je vais prendre le vélo. »
Eh bien fantastique ! C’est ce qu’on veut !
La pression est haute et ce qu’il faut aussi que vous sachiez, parce qu’en fait, vu
qu’on n’est pas la première commune qui a décidé de cette hausse de tarifs (on
est même dans les derniers de la classe), quand on regarde les autres communes
qui sont déjà à ce niveau de tarifs, on voit qu’il n’y a pas moins de visiteurs
dans ces communes qui vont vers les commerces, il y en a même plus !
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Mais non ! Je ne dis pas…
Dans une analyse qui a été faite par Unizo (en français : Union des classes
moyennes - UCM), on a examiné les raisons pour lesquelles des clients qui
viennent en voiture se garent ou ne se garent pas. Et l’aspect le plus important
est la proximité aux commerces, non le prix – donc ce n’est pas un argument.
Bon ! Et en fin de compte, c’est ce que j’ai noté de la part de M. Bauwens. Je
vous cite : « Nous défendons les commerçants. » Je l’entends. Nous défendons
aussi les riverains ! Et c’est la raison pour laquelle, pour créer un équilibre, on a
aussi travaillé les horaires, comme vous l’avez déjà entendu, les horaires dans
les quartiers résidentiels.
On a doublé le nombre de cartes de visiteurs gratuits, et le tout parce que dans
les quartiers résidentiels – vous avez sûrement déjà entendu des riverains de ces
quartiers-là –, cet horaire qui allait jusqu’à 21h, ça dérangeait. Et donc, c’est là
où on a cherché l’équilibre.
En espérant avoir répondu à toutes vos questions dans ce contexte-là, ik ga over
naar de vraag over de Droomboomschool. U heeft verschillende elementen
aangeraakt, en dat zijn ook allemaal elementen die van belang zijn en die ook in
het meerderheidsakkoord stonden. Elke vraag die u stelde wijst terug naar de
elementen in het meerderheidsakkoord stonden over de Droomboomschool.
Vooraleer ik uitleg geef over al die elementen: de absolute basisidee is dat die
Droomboomschool er moet en zal komen. Voor de mensen die die school
kennen is het niet meer aan te zien dat kinderen en leerkrachten in die
omstandigheden les krijgen en geven. Dat is de basis. Punt.
We hebben in het meerderheidsakkoord afgesproken dat we zowel het aantal
leerlingen als de bouwvolumes van het vorige project gingen herzien. Het is
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volop aan de gang om het hele project in die zin te herzien en bijkomend
– omdat dat ook een grote angst van de buurt was – zijn we volop het
mobiliteitsaspect aan het onderzoeken en het veel breder aan te kijken in het
kader van een schoolwerking.
U had ook een vraag over de subsidies. Ik moet even duidelijk maken dat het
budget voor de werken zelf al tijdens de vorige legislatuur werd vastgelegd:
zowel de subsidies die van verschillende bronnen komen als het budget van de
Stad.
Het budget van dit jaar is een provisie voor de extra erelonen die gaan nodig
zijn, aangezien het project moet herzien worden, en voor de mobiliteitsstudie.
U had nog een vraag over participatie. Vanzelfsprekend gaan we met het
nieuwe, of beter gezegd, aangepaste project terug naar de buurt.
Aangezien het project ook architecturaal aangepast wordt, zal het stuk
participatie van het openbaar onderzoek en de overlegcommissie ook aan bod
komen.
Dank u wel.
M. Wauters, échevin.- Merci, monsieur le Président. Ça va être très rapide et
c’est symbolique, je trouve, et positivement symbolique, puisque Mme Anaïs
Maes, finalement (rire), a déjà donné une série d’indications par rapport à
l’interpellation que j’ai reçue concernant l’accessibilité de la ville – ça prouve
bien, que ce soit dans la confection du projet de majorité, comme dans le travail
que nous avons effectué ensemble sur le budget, eh bien ça veut dire qu’on est
bien aligné.
Alors, je ne vais pas revenir sur tous les éléments parce que, vraiment, ils ont
été bien expliqués.
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Effectivement, les riverains qui vont dans des commerces de proximité, eh bien
ils ont une carte de riverain, donc, quelque part, le problème ne se pose pas
vraiment pour eux – je parle en termes de commerces.
Oui, alignement sur les tarifs de Parking.brussels, c’est vrai : nous restons la
ville, la métropole ou la capitale européenne, une des capitales les moins chères
dans ce domaine.
On a pensé à augmenter cette gratuité à vingt minutes, et je pense qu’on peut
imaginer et réfléchir ensemble (je crois que ça a été évoqué par ma collègue
Aline Godfrin (?), tout à l’heure) sur la possibilité de le modifier ça – en
fonction du succès, hein ? -, d’évaluer le succès de cette mesure.
Évidemment, la diminution de 21h à 19h, sauf le Pentagone, mais je me permets
de rappeler que le Pentagone est la zone la plus irriguée en transports en
commun, que ce soit de la STIB, évidemment, mais également de la SNCB, la
gare Bruxelles-Central.
Il n’y a pas beaucoup de villes comme ça. Peut-être à Anvers aussi. En fait, on
est à deux pas du cœur même de la ville. Et donc je pense que c’est une
solution.
Et puis, dernier élément que Mme Maes a également cité, c’est qu’en réalité,
comment dire, le parking souterrain est abondant et donc, comme en voirie le
parking est rare, eh bien il est cher, effectivement.
Et, d’une certaine manière, dans les parkings souterrains – qui ont encore de la
place : je l’ai constaté plus d’une fois –, et je l’ai dit, d’ailleurs, à des clients, à
l’époque, quand je travaillais comme indépendant, eh bien je disais : « Profitez-
en, parce qu’en plus, c’est sécurisé, vous êtes à l’aise, vous désengorgez
l’espace public. » et donc ça peut être une solution.
Ça, c’est pour l’aspect accès. Pour ce qui est attractivité, parce que c’est
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essentiel pour moi, eh bien oui : lors de l’élaboration de ce budget, nous avons
préservé les outils du développement commercial, mais aussi l’aspect
économique (je vais parler plutôt du commerce) avec Bruxelles Entreprendre,
avec les services « commerce » de la Ville de Bruxelles, avec aussi BME, une
volonté, malgré qu’il faille calmer le budget, mais de travailler ensemble pour
être plus efficients et je vous assure qu’en six mois, je vois déjà des résultats.
Et nous reviendrons d’ailleurs très prochainement, puisque le Collège doit
encore se prononcer, sur des quartiers prioritaires, des quartiers commerciaux
prioritaires, dans lesquels nous allons agir de manière transversale, une fois
encore, avec la sécurité, l’urbanisme, la mobilité, la propreté – on travaille déjà
beaucoup ensemble, Anas Ben Abdelmoumen (?) et moi, parce qu’on se rend
compte qu’on ne résout pas le problème en prenant un élément séparé des
autres.
Et donc, voilà : ce sont tous ces éléments-là qui, à mon avis, vont dans le sens
pour vous répondre par rapport à l’attractivité.
Et l’accessibilité, ça avait été répondu en grande partie par ma collègue Anaïs
Maes. Je « plussoie » : je suis assez d’accord avec son analyse et je pense que si
des ajustements (?) étaient à faire, eh bien nous évaluerons ça de manière très
pragmatique.
Je vous remercie.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Merci, monsieur le Président. Je vais
commencer par répondre aux questions de Mme De Marte.
Donc, par rapport à la propreté, vous avez remarqué que le budget ordinaire a
sensiblement augmenté. On a investi également plus d’1,5 million d’euros (?)
pour tout ce qui est matériel, donc trois camions à benne et cinq aspirateurs de
rue.
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On continue également à rénover les locaux pour le bien-être de nos agents et
également pour leur organisation.
Et on augmente de 20 % le budget alloué à la dératisation, en parallèle à la task
force qui a déjà été créée avec l’ensemble des acteurs liés de près ou de loin.
Et six remplacements, mais comme a dit Mme Hariche, elle vous fournira les
détails. Et à côté de ça, on collabore également avec le CPAS pour recruter un
maximum d’« articles 60 » – je ne sais pas si c’est clair pour le personnel.
Il y avait également une question par rapport au réseau de toilettes
accueillantes…
Ça va se faire de manière ciblée, au cas par cas.
Par rapport au budget demandé concernant le réseau de toilettes accueillantes,
on a alloué un budget de 60.000 €.
On va installer deux toilettes autonettoyantes en 2025.
Par rapport à la question de M. Hellings concernant le règlement taxe
« occupation temporaire de la voie publique (OTVP) », donc, vous avez raison :
il y a une baisse de recette de 2 millions d’euros, parce que le règlement taxe
fonctionne bien, et donc les entrepreneurs respectent mieux les voiries.
Il n’y a eu aucune modification (c’était aussi votre question).
De manière générale, par rapport aux questions « taxes » qui avaient été posées
par M. Bauwens, eh bien tout d’abord, je salue votre honnêteté intellectuelle,
parce que vous avez bien ciblé le cas : on a essayé d’explorer un maximum de
niches fiscales où il y avait encore de la marge à récupérer. Et donc on a voulu
toucher les épaules les plus larges.
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En tout cas, en partie, vous avez dit que vous étiez d’accord avec nous.
Par rapport à la suppression de la taxe liée aux banques, je vous le concède, ce
n’est pas un cadeau fiscal qu’on a voulu faire aux banques, mais c’était plutôt
un moyen pour lutter contre la fracture numérique au sein des quartiers et
espérer qu’avec ce geste, elles puissent mettre en place un certain nombre
d’automates. Voilà, c’est un espoir : on n’a pas de moyens plus contraignants,
mais donc on a essayé pour le moment avec cela.
Donc ce n’est vraiment pas un cadeau fiscal et en plus de ça, la recette qu’on
perd est assez marginale par rapport à l’ensemble du budget ordinaire de notre
budget à la Ville.
Et alors, à côté des taxes que vous aviez mises en lumière, il y a également des
incitants plus positifs, notamment le soutien au tissu économique local. Ici, je
fais référence à l’exonération complète du règlement taxe sur les enseignes dans
le cadre de la première année d’activité.
Et la seconde mesure, également, que je peux citer, c’est l’exonération du
règlement taxe relatif aux surfaces de bureaux pour les bureaux de moins de
125 mètres carrés.
C’était tout pour moi.
M. Ceulemans, échevin.- Merci, monsieur le Président. Je vais répondre à ces
deux questions de Mme Goyvaerts.
Ik ga het misschien toch ook nog eens herhalen: het was inderdaad een heel
moeilijke budgettaire oefening. De Stad Brussel haalt haar broeksriem aan,
maar blijft wel bouwen aan een duurzame toekomst. Dat wil ook zeggen dat er
bij elk departement en bij elke uitgavepost effectief is aan gesleuteld en dat er
een aantal besparingen zijn doorgevoerd.
Maar als je het vergelijkt met de grote ordes, denk ik wel dat we kunnen
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onderlijnen dat we blijven investeren en evolueren naar die duurzame stad.
Misschien eerst en vooral over dat participatiebudget: op dit moment ben ik
bezig te evalueren en aan het bekijken wat de voorbije jaren gewerkt heeft en
wat niet, en hoe we nieuwe participatietrajecten kunnen presenteren en
uitwerken.
Dus het klopt wel dat er 2025 niet heel veel meer op de planning staan, behalve
de grote rencontres die we aan het doen zijn met het College. Die zijn nu bezig
en in september worden er nog drie georganiseerd en dit vraagt nogal wat
mankracht. Er is dus die grote reeks van burgerontmoetingen en een aantal
kleinere participatietrajecten, bijvoorbeeld degene die ik ook met Didier heb
gedaan intussen rond de Quai des péniches en anderen. De juiste term daarvoor
is tegenwoordig trouwens Canal District...
Maar om toch even te antwoorden over het participatiebudget: ook in de
voorbije legislatuur werd het tijdens het jaar ingeschreven bij de extra’s en was
het geen budget dat in de gewone oefening stond.
Wat ik daarmee ga doen? De kans is inderdaad groot dat we het
participatiebudget zoals we het nu kennen niet meer zullen terugzien en dat er
iets anders voor in de plaats komt. Ik ben inspiratie aan te halen bij Amsterdam,
Rotterdam, Gent, Antwerpen, noem maar op, om een vervanging daarvoor te
kunnen uitwerken.
Maar effectief: het miljoen dat om de 2 à 3 jaar per wijk wordt uitgedeeld – en
we zijn ondertussen aan 3 of 4 wijken geraakt, niet verder – zal inderdaad niet
meer terugkomen.
Wat mag je dan wel nog verwachten? Het buurtfeest, daar is inderdaad een
kleine reductie naar 45.000, dat klopt inderdaad.
En wat kan ik nog antwoorden? Ik moet wel zeggen: we hebben misschien voor
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2024 het budget voor participatie naar beneden bijgeschaald, maar dat blijft
altijd meer dan 2023. In 2023 werd minder geïnvesteerd in participatie dan
vandaag in 2025.
Voor klimaat… Klimaatoproep blijft wel degelijk 500.000 euro, dus dat wordt
niet bijgeschaald. De Klimaatoproep is tegenwoordig bezig tot 30 september, dit
jaar zijn er ook bedrijven of kleine kmo’s of ondernemers die mogen
deelnemen, maar het budget blijft op 500.000 euro, zoals Mme Meunier
trouwens al heeft gezegd.
Er is effectief een verdeling tussen twee lijnen. In het ordinaire is er 250 000
euro en omdat we ook de kans geven om bedrijven te laten deelnemen zien we
dat nu meer als een investering voor de andere 250.000 euro. Het potje blijft wat
het is.
Wat betreft de daling van de elektriciteitsfactuur van 7 naar 5 miljoen. Sowieso
is energie een bijzonder belangrijk item in deze legislatuur. De
elektriciteitsfactuur binnen de verschillende departementen zoals de Grondregie,
eigen gebouwen, OBP Florence enz. wordt naar beneden bijgeschaald, dat is de
bedoeling.
Daar speelt het administratieklimaat een ondersteunende rol: een
kenniscentrum, zal ik maar zeggen, die begeleiding geeft over hoe er te geraken.
De effectieve uitvoering van de klimaatplannen ligt bij de schepen, maar die
wordt zeker door ons mee opgevolgd.
De premies voor de huishoudens, 80.000 plus 250.000 euro blijven ook bestaan,
dus daar wordt ook niet echt aan gesleuteld.
De subsidiestromen waar mensen nog kunnen op teren om interventies te doen,
thuis, voor risico’s voor overstromingen of dergelijke blijven bestaan. De
ondersteuning voor geïntegreerd waterbeleid of waterhuishouding blijft ook op
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250.000€.
Voor de rest, met elektriciteit, energie, is het belangrijk om te zeggen dat we
blijven investeren in dat eerste ’positive energy district’ en die ’réseau chaleur’
die wordt uitgewerkt, dus ik denk niet dat we kunnen zeggen dat we daar een
stap achteruit zetten, integendeel.
Is dat goed? Merci.
M. Hellings.- Merci beaucoup au Collège d’avoir répondu à nos nombreuses
questions. Je vais intervenir seul en réplique, au nom de tous les membres de
mon groupe, que je remercie d’avoir analysé votre exercice budgétaire.
Et je voudrais d’emblée remercier les services qui ont, en effet, rendu un travail
impeccable au service des Bruxellois ! Merci à tous les agents de la Ville de
Bruxelles d’avoir réalisé ce budget qui est difficile, c’est vrai.
Vous dites : « C’est un budget difficile, c’est un budget compliqué. » C’est
d’abord et avant tout un budget difficile à établir pour vous, membres de la
majorité : jamais, dans l’histoire récente de notre ville, un budget n’a été
présenté fin juin !
Socialistes et libéraux se sont « chamaillés » dans les coulisses durant des mois
pour accoucher d’un tableau des horreurs ! C’est la conséquence première d’une
majorité qui n’a pas de colonne vertébrale politique, tant vos projets de ville
sont plus que différents : ils sont contradictoires.
Cette incohérence se voit à toutes les lignes et celle-ci a une conséquence : ce
budget est surtout dur. Il n’est pas seulement difficile, il est dur avec les
citoyens et les associations de nos quartiers !
J’articulerai mon intervention sur trois thèmes : 1 : vos reculs ; 2 : la trahison
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progressiste ; et 3 : le retour de la mauvaise gouvernance.
1. La toute première décision que la majorité progressiste précédente avait prise,
c’était de financer les deux sociétés de logements sociaux de la Ville pour
isoler : isoler les logements sociaux.
Au budget 2024, nous avions prévu 8 millions d’euros pour continuer à isoler
un total de quasiment 8.000 logements sociaux et publics.
Les libéraux sont arrivés et on a diminué ce budget de 37 % pour 2025. On voit
là leur volonté de mettre un cran d’arrêt à une politique sociale et climatique
ambitieuse, initiée il y a six ans par les écologistes et les socialistes.
Mais on voit surtout la matérialisation – je cite Mme Buggenhout –, de votre
aversion, vous, les libéraux, pour le logement public.
Les socialistes parlaient en 2018 de plan des « oubliés du climat » – je n’ai
jamais aimé cette expression. Les socialistes, ici, ont désormais oublié le climat,
et surtout, surtout les milliers de locataires qui vivent dans des « passoires »
énergétiques publiques à la facture d’énergie impayable !
Mme Maouane a fait le constat, tout à l’heure, de la baisse substantielle des
subsides :
- aux Bains de Bruxelles : - 7,5 %;
- aux clubs sportifs : - 14 %;
- et, surtout, à l’aide au sport : - 25 %.
Nous avions, en six ans, augmenté tous ces postes pour offrir plus de services,
plus d’aide aux Bruxellois. Le MR de Mme Frelinx les diminue tous.
Drastiquement. Dramatiquement ! Un recul net.
Et on a appris aujourd’hui que vous modifiez les tarifs pour les salles, donc
c’est la double peine : non seulement ils vont recevoir moins de subsides, mais
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en plus, ils vont devoir payer plus cher pour occuper les salles publiques dans
lesquelles on effectue du sport. La double peine !
Que dire du budget climat, à l’ordinaire, de M. Ceulemans, qui fond aussi vite
que la calotte glaciaire ? Mme Goyvaerts a montré que le poste des subsides
climatiques, qui aide à faire en sorte que les 400 actions du plan climat, que
nous avons voté ici, soient concrètement mises en œuvre par les citoyens et les
entreprises.
Diminution de 42 %: vous gardez les objectifs, mais vous supprimez les moyens
pour les mettre en œuvre – le recul est impressionnant, pour une politique qui
avait connu un boost inédit ces six dernières années !
Il faut faire des économies, dites-vous. Mais fallait-il les faire là ? 5,6 millions
vont être donnés à Brussels Expo cette année, en plus des 22 millions déjà
transférés depuis 2020 et la crise du covid-19, pour une structure dont le core
business a pratiquement disparu – je parle des grands salons : Salon de l’Auto,
Batibouw – et pour laquelle un seul vague avant-projet, estimé à plus de
300 millions d’euros a déjà été payé, puisqu’il existe, ce projet, mais il est
difficile à mettre en œuvre. Trois cent millions !
Les libéraux se sont fait avoir « comme des bleus » dans la négociation : vous
avez peut-être « plus de bleu » en rue, mais il n’y avait pas beaucoup de
« bleus » dans le Collège !
Et, mesdames les conseillères du MR, c’est en Collège qu’il faut intervenir pour
défendre les projets ET les budgets des bleus, pas en Conseil. Là, c’est trop
tard !
Alors, je disais que les bleus se sont complètement fait avoir. Vous avez laissé
tomber le financement de projets totalement voulus par les habitants (j’y
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reviendrai), des projets qui étaient prêts, qui étaient financés (je parle des Bains
du centre) et dont ils ont désormais la responsabilité.
Vous avez définancé ces projets au profit de projets coûteux, abstraits,
absolument pas aboutis, et surtout qui ne sont pas au service immédiat des
citoyens Bruxellois : je pense à Brussels Expo.
2. La trahison de la gauche. Vous prévoyez une augmentation au CPAS de
3,5 millions d’euros ; à (?) la police : 20 millions d’euros !
Est-ce que le rôle des élus MR est de prendre la tête de départements entiers, qui
jouent un rôle social et de solidarité essentiel (je pense au CPAS), pour les
définancer ?
Est-ce que c’est votre rôle de définancer les départements dont vous avez la
charge ? C’est vrai pour le climat, c’est vrai pour le sport, c’est vrai pour le
CPAS.
La zone de police et le CPAS ont chacune plus ou moins 3.000 membres du
personnel. Elles sont confrontées, ces deux institutions indispensables pour la
sécurité et le bien-être social des Bruxellois, aux mêmes augmentations du coût
de la main-d’œuvre : c’est l’indexation et la responsabilisation de pension.
Ces structures ont le même nombre d’employés, quasiment, et pourtant l’(?)une
reçoit 20 millions en plus, l’autre n’en reçoit que 3,5.
Et le CPAS, lui, va devoir faire face à commencer à engager du personnel
complémentaire pour prendre en charge les milliers de personnes exclues du
chômage par la faute du MR, qui mène une croisade idéologique au niveau
fédéral, avec les conséquences que l’on sait et que l’on a analysées dans une
étude que vous avez présentée, monsieur le président du CPAS.
La police reçoit non pas deux fois plus que le CPAS, mais cinq fois plus, alors
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que le CPAS doit s’apprêter à un « tsunami » social et doit engager une
septantaine de personnes à l’horizon 2026.
Comment, avec ces moyens ?!
Ce qu’a découvert Mme Jellab, en matière de « dé-socialisation » des logements
sociaux, est une gifle aux progressistes !
Alors évidemment, 2025 sera probablement payé par la Région. Mais
aujourd’hui, des personnes qui peuvent recevoir un logement social et le prix
d’un logement social dans le logement public de la Ville de Bruxelles ne
peuvent pas intégrer la socialisation des logements.
Vous, les socialistes, avez trahi la gauche. Et elle s’en souviendra !
Qui payera la facture de vos renoncements ? Pas la Région, en 2026.
Qui ?! Espérons que ce ne soient pas les 959 locataires concernés à la Régie
foncière et les 576 du CPAS !
Que dire du budget culturel ? On n’en a pas parlé, mais les subsides à nos
institutions culturelles locales passent de 12 millions d’euros (?) en 2024 à
10,3 millions en 2025, soit une diminution de 17 %.
Quelle trahison pour le monde culturel et nos artistes qui sont si présentes et si
présents (?) dans notre commune !
Quel recul progressiste ! Ils sont abandonnés.
3. Enfin, le retour de la mauvaise gouvernance. Entre 2018 et 2024, un large
processus participatif avait permis de voir éclore des beaux projets dans le cadre
de trois contrats de quartier, portés par Arnaud Pinxteren.
On pense à la rénovation des Bains du centre pour les Marolles : ce n’est pas
moi qui ai un jour décidé qu’on allait rénover les Bains du centre, ce sont les
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Marolliennes et les Marolliens, qui se sont réunis des dizaines de fois au sein
des Bains du centre et qui ont décidé que le point focal du contrat de quartier
Marolles, c’était la rénovation des Bains du centre, le fait qu’on rénove un
patrimoine sportif et social exceptionnel sur la place du Jeu de Balle, pour
permettre – et Mme Frelinx rit, c’est triste… –, pour permettre aux Marolliens
de pouvoir avoir accès à ces espaces sportifs et associatifs.
C’est pour ça qu’il fallait rénover les Bains du centre, dans le cadre du contrat
de quartier : c’est parce que les Bruxelloises et les Bruxellois le voulaient !
Idem pour l’atelier Bois et Métal : c’était le résultat du contrat de quartier
Jonction. Des dizaines de réunions ont déterminé les besoins du quartier.
Et aujourd’hui, cet atelier Bois et Métal est délaissé par les associations, pour
laisser place au club que Mme Frelinx veut placer à la place de gens qui jouent
un rôle social essentiel dans les Marolles !
Enfin, le contrat de quartier Versailles, arraché « avec les dents » par
M. Pinxteren pour construire – c’est vrai, aux frais du CPAS – du logement
encadré avenue des Moutons. Là encore, renoncement…
C’était un (?) processus participatif intensif, intense mené avec les habitants qui
a fait que ces projets ont été financés et choisis par le Collège précédent – pas
parce que c’était une lubie d’échevin !
Et vous, libéraux, abandonnez cette technique parce que vous ne faites pas
confiance aux citoyens, vous n’écoutez pas les citoyens !
Ce sont des habitants mobilisés, encadrés par toute l’équipe de la participation.
Ce sont des dizaines d’ateliers participatifs et d’heures passées à cogiter sur les
besoins sociaux, économiques, écologiques et sécuritaires de nos quartiers
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populaires.
Vous abandonnez tous ces projets.
Parallèlement, les grands projets qui ne se font pas et dont il faudra un jour
payer les dédits – je pense à :
- Hop : 4 millions d’euros (?) ;
- Neo : 12 millions ;
- Eurostadium : 10 millions.
Il n’y a pas de réserve constituée dans le budget – à part pour le Donderberg,
M. le Bourgmestre m’a répondu –, et donc les mauvaises nouvelles sont à
prévoir au compte 2025.
Je rappelle que tous ces projets que je viens de citer ont été décidés sur la
précédente majorité précédant la majorité progressiste : c’est le PS et le MR qui,
lors de la majorité « précédente-précédente », a décidé de ces projets qui,
aujourd’hui, vont coûter aux Bruxellois – en dédits !
Et on parle de dizaines de millions !
La majorité MR et Engagés nous avait assuré, lors de la présentation de l’accord
de majorité, que certes il n’y avait pas de paragraphe consacré à la gouvernance,
mais que celle-ci serait – d’abord et avant tout – la gouvernance budgétaire.
Quel changement de gouvernance, en effet : le budget des ressources humaines
est passé de 318 millions d’euros (?) en 2024 à 328 millions, avec indexation et
prise en charge de la responsabilisation de pension, qui mangent ces marges
d’augmentation – donc le budget augmente, mais l’indexation et la
responsabilisation de pensions mangent cette marge !
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Il n’y a donc pas d’engagement de personnel pour la propreté – Mme l’échevine
vient de le dire : il y a eu six remplacements, pas d’engagement
complémentaire. Alors que les besoins sont là : de nombreux événements voient
le jour et ces événements créent de la saleté.
Il faut engager du personnel « propreté » !
Vous aviez proposé, en campagne, socialistes et libéraux, cent agents propreté.
Vous en remplacez six. (Inaudible.)
Alors, le problème, c’est qu’il n’y a pas eu d’engagement ; il n’y aura pas
d’engagements. Sauf pour vos cabinets et la haute administration.
Je m’adresse ici aux 3.500 membres du personnel :
Vous, qui faites le corps de cette Ville, vos nouveaux patrons – le Collège –, ont
mis sept mois pour établir un budget. Et vous avez été bloqués dans votre
travail, puisqu’aucune décision n’a été prise pour renforcer vos moyens
d’action.
Ils n’ont pas engagé de personnel pour remplacer vos collègues partis à la
retraite, ou engagé de nouveaux collègues pour prendre en compte ces nouveaux
besoins dont je parlais tout à l’heure.
Et dans une ville qui est en croissance démographique, où les événements se
multiplient, le travail ne manque pas : il augmente. Or en décembre 2024, ce
nouveau Collège a modifié le règlement qui s’applique aux engagements du
personnel des cabinets.
Ils ont instauré un système de points extrêmement complexe qui, de facto,
augmente le nombre de membres de cabinets, donc grève l’enveloppe
budgétaire dévolue aux ressources humaines et préempte le budget.
Exemples : Mme Frelinx compte onze personnes dans son cabinet. Mon cabinet,
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dans sa position, était composé de six personnes.
Et alors vous avez augmenté, monsieur le président du CPAS, le barème de
votre cheffe de cabinet : elle passe de A6 à A9 – du coup, à une voiture de
société.
Tout ça est payé par le budget communal.
Et puis, alors que la Ville n’est plus en mesure d’engager du personnel, car le
budget des ressources humaines explose par l’indexation et la responsabilisation
de pension, le Collège décide de nommer un secrétaire communal adjoint en
plus, avec l’un des grades administratifs les plus élevés.
Alors qu’en situation de boni budgétaire, ces sept dernières années, la Ville s’en
est passé.
Nous n’avons pas besoin d’un secrétaire communal adjoint – surtout en période
de disette budgétaire !
La nouvelle majorité a préempté il y a des mois – pour ses proches – les moyens
que la Ville a dévolus aux ressources humaines. À votre détriment : vous, les
agents de la Ville de Bruxelles, vous, les nettoyeurs, vous, les chauffeurs, vous,
les agents constatateurs, vous, les puéricultrices !
Combien de balayeurs peut-on engager à la place d’un seul secrétaire communal
adjoint ?
Combien de puéricultrices auraient pu être engagées à la place des cinq
membres de cabinet supplémentaires de la première échevine ?
Parallèlement, combien d’agents pour nettoyer nos rues et s’occuper de nos
enfants auraient pu être engagés par les centaines de milliers d’euros dépensés
pour ces voitures de société, dont le budget a augmenté de 37 % ?
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Sous Ecolo-Groen, le règlement stationnement était une politique de mobilité,
qui visait à éviter le parking « ventouse » provenant des communes limitrophes.
C’est la raison pour laquelle M. Dhondt avait décidé d’appliquer les horaires
jusqu’à 21h : c’était pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’appel d’air des
communes limitrophes de la ville de Bruxelles qui viennent se garer
gratuitement dans la ville.
Et l’objectif des politiques de stationnement était de promouvoir le parking hors
voirie pour libérer l’espace public de la voiture individuelle, au bénéfice des
entreprises : des terrasses ont vu le jour sur des places de parking – au bénéfice
de l’horeca et, surtout, des citoyens qui récupèrent de l’espace public.
Sous le MR et le PS, et Vooruit, les politiques de stationnement n’ont qu’une
seule visée. Et la visée est fiscale : faire entrer un maximum d’argent dans les
caisses communales. C’est tout !
Monsieur Weytsman, vous nous accusiez, il y a quelques années, de « racket »
quand M. Dhondt allait chercher 25 millions d’euros (?), en 2024, en recettes
parking. Vous prévoyez aujourd’hui 34 millions, soit 35 % d’augmentation de la
fiscalité automobile !
Plus qu’au racket, vos électeurs, monsieur Weytsman, vont hurler au hold up !
Vous ne vous appelez pas M. Weytsman : vous vous appelez « M. Weyts-ment !
Gonflement artificiel de recettes : autre problème…
M. Mampaka.- On n’a pas entendu !
M. le Président.- Allez ! Continuez, monsieur Hellings !
M. Hellings.- Alors, autre problème de gouvernance budgétaire : le Collège
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« maquille », en fait, le budget, pour flouer la tutelle et, surtout, les Bruxellois !
Vous prétendez pouvoir aller chercher 34 millions d’euros (?) en stationnement,
vous prétendez aller chercher 142 millions en taxe « bureau » et le Collège se
prévaut de la disparition de certaines taxes : appareils télécoms, distributeurs de
billets, caveaux d’attente, salles de vente ou exhumation – en fait, vous arrêtez
de « taxer les morts », monsieur Weytsman, mais que faites-vous des vivants ?
C’est anecdotique : toutes ces taxes que vous avez supprimées, c’est aux
alentours de 100.000 €… Cent mille euros – c’est « de la poudre aux yeux » !
Et puis, la dette explose : on n’en a pas parlé dans le débat, mais les intérêts
payés par la Ville pour ses emprunts à long et, surtout, court terme explosent !
Il faut d’urgence – d’urgence ! - convertir les emprunts à court terme en
emprunts à long terme.
Une équipe spécialisée dans la gestion de dette doit pouvoir « prendre le taureau
par les cornes » : il faut engager du personnel, il faut se mettre à table avec des
experts pour transformer cette dette. Il y a urgence !
Ce n’est pas encore fait, il faut le faire.
À long terme, les dépenses d’emprunts sont passées à 94 millions d’euros (?) et
à court terme, à 18 millions. Soit une augmentation généralisée de 20 % par
rapport à 2024.
Ça s’emballe ! On le sait, depuis quelques mois, la Ville de Bruxelles est à deux
doigts de la crise de liquidité et dépend du bon vouloir de la banque des
communes, Belfius, pour renflouer ses fonds de caisse – banque Belfius que les
libéraux veulent privatiser !
Et ce budget artificiel ne sera de (?) nature à rassurer ni les banques, ni la
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tutelle : le budget de la Ville ne peut pas dépendre des marchés financiers et
vous vous jetez tout droit dans les dents de ce monstre de la finance pour faire
dépendre des services publics aux Bruxellois.
Le boni cumulé, nous n’en avons pas parlé ici, est passé de 29 millions à 3,5
millions d’euros (?). Donc, seulement 3 millions séparent la Ville de Bruxelles
d’une mise sous tutelle régionale : si la Ville connaît le même dérapage
budgétaire au compte 2025 que celui qui était constaté aujourd’hui en 2024, la
Ville est sous tutelle !
Et jamais ce n’est arrivé !
Nous en sommes là… Les libéraux ont fait reculer toutes les politiques
climatiques et sociales initiées par les écologistes il y a six ans.
Les socialistes ont trahi leurs électeurs progressistes en définançant les
politiques sociales et le logement public.
Les Engagés ? Eh bien, je ne sais pas ce qu’ils ont fait…
Mais tous ont fait en sorte que les vieux démons de la mauvaise gouvernance
reviennent : ce budget est difforme, ce budget est déséquilibré et nos finances
publiques communales sont malades !
C’est un budget rigoureux, dites-vous ? Oui : « rigoureux », comme un hiver
sans fin ! Et ce nouveau Collège n’a pas prodigué les soins médicaux adéquats
durant les sept longs mois de gestation : soins faits de fiscalité juste, qui porte
sur les épaules les plus larges, d’investissements raisonnés dans les services
publics, d’engagement de personnel pour remplir les missions de base qu’une
Ville doit apporter à ses habitantes et à ses habitants.
Non. Ce collège se comporte en clinique privée de chirurgie esthétique : les
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graisses budgétaires sont ponctionnées aux mauvais endroits, le social et
l’environnement, pour être injectées dans d’autres parties « bling-bling »,
l’événementiel et le superflu : des parties bling-bling du corps humain qu’est
notre administration !
Non. Votre budget n’est pas beau, comme vous le présentiez lors de notre
dernier Conseil : il est artificiel, il est « moche » !
Moche, surtout, pour les conséquences sociales pour tous nos habitants et nos
habitantes.
C’est la raison pour laquelle le groupe Ecolo-Groen votera contre.
(Applaudissements sur les bancs d’Ecolo-Groen.)
(Commentaire de M. Mampaka.)
M. le Président.- Allez, monsieur Maimouni. Allez-y, sinon, je vous retire la
parole.
M. Maimouni.- On me la prend, la parole : c’est ça le problème !
Bon, soit… Je voulais réagir, monsieur le Bourgmestre : je ne comprends pas
votre choix politique, parce que vous avez fait, justement, référence au Brussels
Summer Festival, qui avait été créé via Mario Campo (?) – paix à son âme ! – et
sous votre impulsion. Mais le but du Brussels Summer Festival était de créer
une dynamique événementielle au cœur de la capitale, avec une accessibilité à
des concerts de qualité pour 5 à 10 €.
Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, monsieur le Bourgmestre. Vous me parlez,
justement, en tant qu’organisateur d’événements ? Oui : il y a un « delta », plus
ou moins, entre un événement indoor et outdoor, de 20 % sur la technique
qu’on aurait pu imputer.
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Moi, quand je loue, par exemple, l’ING Arena pour faire un spectacle, je paye
2,50 € par chaise. Je paye un droit de bouchon, il y a des tickets au Cirque
royal…
M. le Président.- Oui. Ça, vous l’avez déjà dit tout à l’heure.
M. Maimouni.- Toutes ces choses-là, justement, monsieur le Bourgmestre, que
vous ne voulez pas répercuter à ces dites personnes.
Donc, ça, c’est un point. Après, concernant l’augmentation des horodateurs et le
manque d’assistance à nos commerçants – à nos commerçants !
Monsieur l’échevin, j’ai été voir toutes les associations de commerçants sur le
territoire de la Ville de Bruxelles, dont la moitié ne vous a encore jamais vus
aujourd’hui, ne vous a encore jamais rencontrés aujourd’hui – et ne vous
inquiétez pas : je viendrai avec une interpellation et une pétition signées par
eux-mêmes à la rentrée !
Après, j’ai eu un doute concernant ce que j’aurais pu entendre de l’(?)échevin
des finances ce matin à la radio – donc, à BX1, à la télé – d’ailleurs, j’apprécie
votre remarque sur mon surpoids. J’espère qu’elle ne visait que moi et que vous
n’en faisiez pas une généralité, en tant que progressiste socialiste, vis-à-vis de
toutes les personnes en surpoids. Mais bon : sachant que j’aime donner les
coups, je n’ai pas peur de les encaisser !
Mais j’aimerais juste aussi réagir…
(M. Maimouni fait entendre un extrait d’interview enregistrée :)
« - Interviewer : (...) rapporter beaucoup à la Ville, le fait de les aligner sur
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ceux de Parking.brussels, de l’ensemble de la Région ?
- M. Ben Abdelmoumen : Donc, c’est vrai que ça nous rapporte plus d’une
trentaine de millions d’euros supplémentaires. »
C’est vous qui l’avez dit, monsieur l’échevin : 30 millions d’euros
supplémentaires ! Donc jusqu’à preuve du contraire, je ne suis pas atteint de
folie ou de démence.
Il m’arrive de faire des erreurs, mais je les reconnais !
Monsieur, laissez-moi la parole…
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Mais je vous ai expliqué que je faisais
allusion à la recette globale, donc arrêtez de faire l’innocent !
M. Maimouni.- Laissez-moi la parole ! Ayez l’amabilité de me laisser terminer.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Je vous réponds directement !
M. Maimouni.- Vous aurez votre temps de réplique, si vous voulez !
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Je vous réponds maintenant !
M. Maimouni.- Monsieur le Président, est-ce que vous pouvez remettre à
l’ordre ce gentil échevin qui manque de courtoisie ?
M. le Président.- Hélà ! Doucement. Doucement, monsieur Maimouni.
Doucement !
Pas avec moi, hein ? Pas avec moi !
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M. Maimouni.- Comment ça, pas avec vous ?
M. le Président.- (Criant.) Ça, je peux vous le dire !
M. Maimouni.- Mais… comment ça, pas avec vous ?
(Criant.) Ça veut dire (inaudible)…
M. le Président.- (Criant.) Le respect des gens…
M. Maimouni.- … (Criant.) … Montrez-m’en, justement (inaudible) ! Parce
qu’il...
M. le Président.- … (Criant.) c’est le respect des gens !
M. Maimouni.- … (Criant.) est hors de question que je me laisse mettre à
l’amende par qui que ce soit !
M. le Président.- (Criant.) Alors je vous retire la parole !
Monsieur Bauwens, vous souhaitez intervenir ?
M. Maimouni.- … (Criant.) Monsieur ! Monsieur l’échevin, monsieur le
Président. Il y a un Conseil ! Il y a un Conseil communal, avec un règlement
d’ordre intérieur et je vous le demande, de respecter les règles édictées !
M. le Président.- (Criant.) Eh bien, vous ne les respectez pas, vous-même !
M. Maimouni.- Je ne me ferai pas mettre à l’amende, monsieur !
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M. Maimouni.- … de la Ville de Bruxelles, aujourd’hui, n’a été impacté par
cette hausse des horodateurs.
Moi, quand je me « balade » chez les commerçants, et je rejoins pour une fois
– pour une fois ! – M. Dhondt et M. Hellings concernant, justement, les mesures
qui ont été prises pour éviter les effets « ventouse » des communes avoisinantes
jusqu’à 21h, mais les commerçants souffrent.
Les commerçants souffrent et ils nous le disent !
Ce n’est pas parce qu’on n’est pas cher qu’on doit devenir plus cher. Justement,
continuons sur cette lancée-là !
Ou bien trouvons des alternatives pour nos commerçants – il n’y en a aucune !
Je ne sais pas, moi : des bons de réduction que la Ville pourrait imprimer ou
scanner ou autre, mais trouvons des alternatives. Nos commerçants souffrent,
madame : il faut trouver des solutions !
Alors, c’est bien beau de vous voir « jouer du «ping-pong » : « Oui, vous, ici. »
« Nous, PTB » et ainsi de suite ! Je tiens aussi à vous rappeler que vous siégez,
Vooruit, avec le PTB à Molenbeek-Saint-Jean, donc, je trouve ça un peu
cocasse. Mais je ne vois pas de solution aujourd’hui.
On parle de 100 millions ! Vous savez quel est le slogan aujourd’hui concernant
ce budget ? C’est à la Ville de Bruxelles : on doit économiser 100 millions
d’euros ! C’est-à-dire que – et je reviens…
En fait, monsieur Hellings, vous vous êtes trompé : ce n’est pas « cent » agents
de plus, c’est « sans » : S-A-N-S. Je crois que vous avez mal compris le concept
vis-à-vis du nombre de membres de (?) personnel que vous allez engager : c’est
« sans » : without.
Et j’aimerais savoir comment vous allez faire ? Vous demandez au personnel
communal qui souffre, qui est en souffrance – d’ailleurs, vous avez subi un arrêt
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de travail il n’y a pas plus que quelques semaines, de leur demander de faire
plus avec moins – voilà ce à quoi est résumé aujourd’hui le budget de la Ville de
Bruxelles : nous allons demander de faire plus avec moins.
Donc…
Mon cœur va très bien, madame Hariche, ne vous inquiétez pas. Je me ferais du
mouron pour le… mais non, vous ne vous inquiétez pas ! C’est gentil de vous
soucier de ma santé.
Donc, comment, aujourd’hui, avec des burn-out et des arrêts maladie qui sont
en explosion, vous comptez en fait résoudre ce problème, en n’augmentant pas
le nombre du (?) personnel à la Ville de Bruxelles, en diminuant le service rendu
à la population ? C’est juste malhonnête.
Et vous parlez de 100 millions !Cent millions, sur un budget d’un milliard, c’est
10 %. L’indexation, vous l’avez dit tout à l’heure, est de 2 %.
Et en fait, c’est la résultante, systématiquement, budget après budget, de
« mettre la poussière sous le tapis » : on se retrouve aujourd’hui à 10 millions.
Et si je suis les comptes à l’année prochaine, ça ne sera pas 100 millions qu’il
faudra économiser, mais ça sera 120 millions, puisque c’est un effet « boule de
neige ».
M. le Président.- M. Bauwens ? Pas de réplique ?
Alors, nous passons aux votes.
Mme Godfrin.- J’avais une courte réplique…
M. le Président.- Non, non.
Allez ! On appelle les gens pour venir voter !
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Mme Godfrin.- Mais… Le temps qu’ils reviennent pour voter ?
M. le Président.- Non, non, madame. Non, voilà !
Mme Godfrin.- Mais je peux remercier, tout de même (inaudible).
M. le Président.- Est-ce qu’on peut rappeler ceux qui ont quitté la salle, s’il
vous plaît ?
Mme Vermeire.- Monsieur, en attendant que tout le monde revienne, je propose
qu’on laisse Aline Godfrin (?) faire sa réplique (?), non ?
M. le Président.- Non, non, merci. Non !
Mme Vermeire.- Mais je ne comprends pas pourquoi ! Tout le monde a le
temps de faire une réplique – ça fonctionne pour tout le monde…
M. le Président.- Non, non. C’est moi qui suis la « police » de l’assemblée et…
Mme Vermeire.- Mais il n’y a aucune raison !
M. le Président.- … je dis qu’on passe aux votes. Point !
Mme Vermeire.- Mais il n’y a aucune raison pour ne pas laisser faire une
réplique – ça fonctionne pour tout le monde…
M. le Président.- Allez, non ! Il n’y a pas de réplique… pas de réplique.
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Mme Godfrin.- Bon, eh bien je remercie quand même l’échevin du commerce
pour son ouverture à ma proposition de tout à l’heure. Voilà : ce n’était pas très
long.
M. Bauwens.- Juste avant de voter, peut-être une remarque : on nous a critiqués
sur le fait qu’on n’était pas présent aux sections, mais pendant les débats ici, il y
en a qui sont en train de manger, ce que je trouve aussi impoli.
M. le Président.- Oui, je trouve ça un peu spécial, mais c’est comme ça…
Alors, où est Clémentine Buggenhout?
La moindre des choses, c’est le respect de l’assemblée, ici, et de venir voter
quand on doit venir voter et suivre au moins les débats – c’est tout ce que je
demande !
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le budget 2025 de
la Ville.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés par 32 voix contre 12.
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur la liste des
transferts.
(Il est procédé au vote nominatif.)
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M. le Président.- Adoptés par 32 voix contre 12.
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur la dotation
communale à la zone de police.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés par (?) voix contre (?).
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur la liste des taxes.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés par 31 voix contre (?). Il y a (?) abstentions.
M. Maimouni.- Monsieur le Président, j’ai justement une remarque à faire
avant l’introduction du comité secret.
M. le Président.- Pourquoi, une remarque ? Qu’est-ce que vous avez encore à
dire, monsieur Maimouni ?!
M. Maimouni.- Tout simplement, que tous les points qui avaient été négociés,
tous les mandats qui avaient été négociés avec les partenaires de l’opposition…
M. le Président.- Ah oui ! Comité secret. C’est votre...
M. Maimouni.- Vous me laissez juste terminer ?!
M. le Président.- Mais je sais ce que c’est.
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M. Maimouni.- Ce n’est pas ça. C’est que j’ai eu une note de mon avocat qui
dit que selon la nouvelle réglementation communale – donc je demande au
secrétaire de vérifier –, selon l’article 120, paragraphe 2 de la nouvelle loi
communale : Le Conseil communal nomme les membres de toutes les
commissions concernant l’administration de la commune et des représentants du
Conseil communal et dans les intercommunales, et dans les autres personnes
morales dont la commune est membre. Il peut les retirer, ces mandats, selon la
loi du 11/07/1994.
Donc : « Lorsqu’il s’agit de désigner des membres présentés par la majorité,
d’une part, et de l’opposition d’autre part, il ne s’agit pas de porter
appréciation sur leurs titres émérites, de sorte qu’il me paraît pouvoir être
soutenu que ces points soient traités en séance publique. »
Donc, selon…
M. le Président.- Eh bien vous allez transmettre ça à M. le secrétaire, qui
vérifiera tout ça.
M. Maimouni.- Eh bien, qu’il le vérifie maintenant : je viens de donner l’article
de loi.
M. le Président.- Non, non. Ça demande attention… Ça demande attention.
M. Maimouni.- Au contraire, monsieur le Président : ça fait en sorte que…
M. le Président.- Non, non ! Ça demande une étude.
M. Maimouni.- … que la nomination des mandats soit nulle et non avenue.
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Alors ?
M. le Président.- Okay. Alors, monsieur le secrétaire, vous allez recevoir la
note de M. Maimouni…
M. Maimouni.- Okay. Et pouvez-vous alors me dire comment se fait-il que tous
les mandats de la Team Fouad Ahidar, quasiment dans leur intégralité, n’ont pas
été mis à l’ordre du jour, alors qu’ils ont été mis dans les mêmes délais impartis
qu’Ecolo ?
Ceux d’Ecolo y figurent et pas les nôtres : c’est ce qu’on appelle un déni de
démocratie, monsieur le Président !
M. le Président.- Oui, ce sont des dénis de démocratie… Oui !
Je vous remercie. La séance publique est terminée.
M. Maimouni.- Je demande au secrétaire communal de répondre…
M. le Président.- Je remercie les services…
M. Maimouni.- … Il est dans l’obligation légale de répondre !
M. le Président.- … de rester si tard – et j’espère qu’ils ont reçu à manger,
quand même !
M. le Bourgmestre.- Merci au service des finances.
M. le Président.- Merci à tout le monde, la séance publique est terminée.
Nous commenterons en comité secret.
La séance publique est levée.
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(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
- La deuxième séance publique est levée à ..h (?).
- De tweede openbare zitting wordt opgeheven te ..u (?).
📄 2025-06-02 scrape
City Council Meeting — 2025-06-02
Source: Official PDF
Page 1 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 2 juin 2025
Openbare vergadering van maandag 2 juni 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h05 sous la présidence de M. Alain
Courtois, Président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u05 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
Excusés - Verontschuldigden : M. Coulibaly et Mme Chaufoureau.
Procès-verbal de la séance du 19 mai 2025
Notulen van de zitting van 19 mai 2025
M. le Président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 19/05/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
19/05/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l’ordre du jour les points 32 à 40 repris au
Page 2 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
supplément à cet ordre du jour, daté du 28/05/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 32 tot 40
vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 28/05/2025.
Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
M. le Président.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du jour
les points 30, 31 et 41 à 74 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
28/05/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 30, 31 en 41 tot 74 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda
dd. 28/05/2025.
L’urgence est admise à l’unanimité.
De dringendheid wordt eenparig aangenomen.
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Communications
Mededelingen
Communication relative à une motion adoptée par le Conseil communal
Mededeling betreffende een motie aangenomen door de Gemeenteraad
Réponses de M. le premier ministre et de Mme la ministre-présidente Degryse à
la motion du Conseil communal du 17/02/2025 demandant le respect de
l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) et le
retrait des troupes rwandaises et leurs supplétifs du M23 des provinces de l’est
de la RDC.
Antwoorden van dhr. Eerste Minister en van mevr. de Minister-President
Degryse op de motie van de Gemeenteraad van 17/02/2025 waarin wordt
gevraagd om de territoriale integriteit van de Democratische Republiek
Congo (DRC) te respecteren en de Rwandese troepen en hun aanhangers van
de M23 uit de oostelijke provincies van de DRC terug te trekken.
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance du courrier du 11/04/2025 de M. le premier ministre Bart De
Wever et du courrier du 28/04/2025 de Mme la ministre-présidente de la
Fédération Wallonie-Bruxelles Élisabeth Degryse concernant la motion du
Conseil communal du 17/02/2025 demandant le respect de l’intégrité territoriale
de la République démocratique du Congo et le retrait des troupes rwandaises et
leurs supplétifs du M23 des provinces de l’est de la RDC.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de brief
dd. 11/04/2025 van dhr. Eerste Minister Bart De Wever en van de brief
dd. 28/04/2025 van mevr. de Minister-President van de "Fédération
Wallonie-Bruxelles" Élisabeth Degryse betreffende de motie van de
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Gemeenteraad van 17/02/2025 waarin wordt gevraagd om de territoriale
integriteit van de Democratische Republiek Congo te respecteren en de
Rwandese troepen en hun aanhangers van de M23 uit de oostelijke provincies
van de DRC terug te trekken.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- Marché des antiquaires du Sablon asbl, au 31/12/2023 ;
- "Marché des antiquaires du Sablon" vzw, op 31/12/2023 ;
- Back In The Dayz asbl, au 31/12/2023 ;
- Back In The Dayz vzw, op 31/12/2023 ;
- Foire du Livre de Bruxelles asbl, au 30/06/2023 ;
- "Foire du Livre de Bruxelles" vzw, op 30/06/2023.
Pris pour information.
Kennis genomen.
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Questions orales
Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Elle a été complétée par une question d’actualité de Mme Jellab relative au
dossier administratif de la présence de deux stands d’une marque qui distribue
gratuitement du lait végétal dans le bois de la Cambre.
Het werd aangevuld met een actualiteitsvraag van mevr. Jellab betreffende het
administratieve dossier over de aanwezigheid van twee stands van een merk dat
gratis plantaardige melk uitdeelt in het Ter Kamerenbos.
Mme El Bakri.- J’avais quand même deux remarques avant de commencer
l’ordre du jour, parce qu’on a deux questions qui ont été refusées et on est un
peu étonné.
La première, c’était une question qui était adressée à M. Weystman en tant que
président du CPAS. Et la deuxième, posée (?) par mon collègue, qui était
adressée à l’échevine du logement.
Je vais peut-être me prononcer sur le premier refus et puis je donnerai la parole
à mon collègue.
Ce qu’on ne comprend pas, c’est ce qui nous a été répondu concernant la vente
de biens immobiliers par le CPAS. C’est qu’on ne peut pas interpeller ici
M. Weystman en sa qualité de président du CPAS, parce qu’il ne fait pas partie
du Collège.
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C’est un peu « le serpent qui se mord la queue »…
Et on se demande si ça va durer pendant six ans, dans le sens où il y a quand
même une nuance : M. Weystman participe quand même à certaines réunions du
Collège et il y aurait quelque chose de quand même profondément
antidémocratique et illogique si pendant six ans on ne peut pas interpeller un
Conseiller communal qui est maintenant président du CPAS.
Et ici se pose une question quand même cruciale : on va quand même brader des
logements de la Ville pour des montants assez importants – on parle de
7 millions d’euros (?) pour l’année passée et de 20 millions pour l’année
prochaine – et on nous répond qu’en fait, on doit systématiquement passer par
nos conseillers au (?) CPAS.
C’est une chose qu’on a faite.
D’une part, on n’a pas reçu de réponse à cette question (?), mais deuxièmement,
il y a forcément le problème que tout le monde reconnaît : que les réunions sont
à huis clos, ce qui n’est pas le cas ici et donc, notre objectif – vous pensez
bien ! – en tant que membres de l’opposition, c’est d’en faire un débat public et
de pouvoir en discuter ici.
Je ne sais pas si je suis la seule à trouver ça problématique dans les sièges de
l’opposition, mais on va quand même avoir un énorme souci démocratique.
Ça nous paraît complètement un non-sens. Je ne sais pas comment on va
résoudre la chose.
M. le Président .- Madame El Bakri, l’article 65 de la loi communale est clair.
Et, par ailleurs, je répète que ce qui vous a déjà été répondu est qu’il vous est
loisible, au Conseil de l’action sociale, de poser vos questions.
Page 7 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
C’est l’endroit.
Mme El Bakri.- Et donc, ça veut dire que la majorité assume que certaines
questions ne seront pas soumises au débat démocratique, …
M. le Président .- Nous assumons pleinement.
Mme El Bakri.- … mais restent en huis clos ?
M. le Président .- Voilà.
Mme El Bakri.- C’est ce que j’entends.
M. Maimouni .- Excusez-moi, monsieur le Président. Nous qui n’avons pas de
siège au Conseil de l’action sociale (?) et qui avons été élus, est-ce qu’on n’a
pas le droit de poser des questions, alors ?
Comment on fait ?
(…)
Je vous pose une question : on n’a pas de représentant au sein du Conseil (?) de
l’action sociale, donc comment fait-on pour interpeller le président du CPAS ?
M. le Président .- C’est… comment dirais-je…
C’est le résultat de la démocratie. C’est comme ça.
M. Benzaouia.- Merci. En fait, j’avais posé une question qui concerne une
question de logement, une expulsion conséquente dans le quartier des Marolles,
une question qui n’a pas de rapport direct avec une autre question que j’ai posée
auparavant.
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Et la réponse que j’ai reçue, c’est que ma question est irrecevable parce que,
dans un Conseil communal du 22 avril, j’ai posé une question ayant le même
contenu – ce qui est faux, archi-faux !
Ma première question concernait un bâtiment où il y a des gens, des habitants
qui se sont constitués en coopérative et qui essayent d’acheter le bâtiment, et ils
ont des difficultés.
J’ai relayé leurs revendications et j’ai eu une réponse (qui ne m’a pas satisfait,
mais quand même, j’ai eu une réponse).
Et là, je pose une question sur d’autres bâtiments, pas très loin du précédent,
concernant (?) des gens, des habitants – des locataires fragiles, des personnes
âgées – qui sont en train d’être éjectées de leur logement et on me dit que c’est
le même contenu.
Ce n’est pas vrai. C’est presque de l’ordre de l’obstruction de la part du
Collège !
Ma question : qui fait obstruction à cette question et pourquoi cette lecture qui
ne tient pas debout – sur aucune ligne, en fait ?
Ça pose des questions démocratiques.
Est-ce que vous voulez qu’on débatte ici ou vous voulez qu’on soit des
marionnettes et qu’on fasse semblant ?
Ce n’est pas notre rôle, en tout cas.
M. le Président .- Non, pas de marionnettes avec moi, monsieur.
Mais je vais vous dire : l’article 68 du règlement est clair, alors, c’est le même
objet. On estime que vous êtes dans le délai des trois mois, c’est l’interprétation
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du Collège.
Donc, ça veut dire qu’au mois de septembre, vous allez pouvoir poser aisément
votre question et l’étendre à tout ce que vous voudrez, mais maintenant, vous
êtes hors délai…
M. Benzaouia .- Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas le même objet, monsieur le
Président.
M. le Président .- … pour proposer le même objet de la question.
C’est l’interprétation du Collège. C’est votre interprétation.
M. Benzaouia .- Ce n’est pas vrai, hein !
M. le Président .- C’est votre interprétation, nous en avons une autre.
M. Benzaouia .- Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas le même… Ce sont deux
situations différentes : j’ai expliqué que les deux situations n’ont aucun lien.
Il n’y a aucun lien entre les deux !
M. le Président .- Oui, vous avez expliqué et je vous ai donné la réponse du
Collège et son interprétation…
M. Benzaouia .- Et ? C’est comme ça ?!
M. le Président .- Et c’est comme ça.
Mais vous reposerez sans doute cette question au mois de septembre.
Page 10 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
M. Benzaouia .- C’est le fait accompli, de votre part.
Le Collège impose le fait accompli aux élus ? Ce n’est pas acceptable !
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Tutelle spéciale sur le CPAS - Comptes 2024
Bijzonder toezicht op het OCMW - Rekeningen
2024
Point 1 - Punt 1
Délibération n° 48 du Conseil de l’action sociale du 14/05/2025 arrêtant les
comptes de l’exercice 2024 du CPAS.
Beraadslaging nr. 48 van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn van 14/05/2025
waarbij de rekeningen van het OCMW van het dienstjaar 2024 aangenomen
wordt.
M. Weytsman, président du CPAS.- Merci, monsieur le Président. Mesdames et
messieurs, chers collègues, ik stel u vandaag de jaarrekening 2024 van het
OCMW van de Stad Brussel voor.
Je le précise d’emblée : ces comptes concernent l’année écoulée, donc une
période entièrement antérieure à ma prise de fonction à la présidence du CPAS,
le 3 février 2025. Je vous les présente donc avec un regard objectif, neutre, mais
avec la volonté de tirer collectivement les bons enseignements.
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In 2024 gaf het OCMW iets meer dan 442 miljoen euro uit voor al zijn taken:
sociale hulp, economische projecten, gezondheid, huisvesting, ingeleiding,
werk …
Daartegenover stonden ongeveer 439 miljoen euro aan inkomsten.
Dat betekent dat het OCMW het jaar afsloot met een tekort van iets meer dan 3
miljoen euro. Ce qui signifie que le CPAS a terminé l’exercice avec un déficit
d’un peu plus de 3 millions d’euros.
Ce déficit d’exploitation est ensuite partiellement atténué par les résultats des
exercices précédents. En effet, des corrections comptables sur des créances
anciennes – donc des recettes abandonnées, mais aussi des engagements de
dépenses annulées, permettent de récupérer environ 1,2 million d’euros.
Ce montant réduit le déficit, mais ne l’efface pas.
Au final, donc, le résultat global de l’exercice 2024 est négatif d’environ
1,75 million d’euros, une première pour le CPAS de la Ville de Bruxelles.
C’est ce chiffre qui résume la situation budgétaire de l’année passée.
J’insiste sur le fait que ce déficit ne remet évidemment pas en cause la légitimité
des politiques sociales menées, mais il nous rappelle une chose simple : les
ressources du CPAS et de la Ville de Bruxelles ne sont pas illimitées, et une
institution sociale, aussi essentielle soit-elle, ne peut durablement avoir un
déficit, fonctionner en déficit.
Qui plus est lorsque les caisses ont été vidées.
Un autre élément important, souvent technique, mais révélateur, est la provision
pour créances incertaines – autrement dit, la somme que nous mettons de côté
en provision de ce que nous risquons de ne pas pouvoir récupérer.
Page 12 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
Cette provision est passée de 6,1 millions d’euros fin 2023 à près de 7,8
millions fin 2024. Cela représente une hausse d’environ 1,65 million à récupérer
auprès de la Ville de Bruxelles.
Cette évolution traduit une prudence accrue – légale, mais quand même une
prudence accrue –, mais aussi un signal d’alerte sur la robustesse de certaines de
nos recettes.
En résumé, en 2024, les dépenses ont légèrement dépassé les recettes, et si
l’équilibre a pu être maintenu sur le plan d’investissement, les chiffres nous
rappellent la nécessité de maîtriser davantage nos engagements et de retrouver
des marges de manœuvre.
Je ne souhaite pas, évidemment, commenter ici les choix politiques de l’année
passée, mais je pense que chacun reconnaîtra que certaines décisions ont été
prises sans dispositif d’équilibrage suffisant – mais ce n’est pas un reproche,
c’est un constat.
Ces comptes 2024 montrent à quel point ce modèle a atteint ses limites. Nous ne
pouvons pas continuer à financer des dépenses structurelles, croissantes
– d’ailleurs de plus en plus importantes –, sans nous poser la question de leur
efficacité et de leur soutenabilité.
C’est pourquoi, dès le budget 2025, j’entends initier un véritable plan de
maîtrise des dépenses, y compris les dépenses sociales, pour éviter que ce
déficit ne devienne structurel.
Il ne s’agit pas de tout remettre en cause, mais d’opérer un recentrage sur ce qui
fonctionne vraiment, de réduire les dépenses là où elles sont devenues
automatiques et de mettre fin à certaines habitudes de gestion qui ne sont pas
tenables. Nous devons absolument éviter l’effet boule de neige : chaque année
Page 13 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
qui passe avec un déficit fragilise davantage notre capacité à agir.
Il est donc de notre responsabilité de préserver l’avenir du CPAS et de la Ville
de Bruxelles par un pilotage budgétaire plus rigoureux au service de celles et
ceux qui en ont vraiment besoin, tel que défini dans notre accord de majorité.
Merci beaucoup pour votre attention.
Mme El Bakri.- Merci. Le calendrier fait bien les choses : du coup, on parle
des comptes du CPAS maintenant et donc, avec un peu de chance, je vais quand
même obtenir une réponse à ma question (?).
Donc effectivement, dans le budget, on parlait de 22 millions que vous espérez
récupérer via la vente de biens immobiliers en 2026. C’est un montant qui nous
interpelle, forcément, parce que ce n’est pas un montant des moindres.
Le problème, c’est qu’on n’a toujours pas la liste de ces biens immobiliers qui
seraient en vente.
Et donc la question, c’est : est-ce que le projet qui se situe à Molenbeek-Saint-
Jean, PROJECTLINES Hoogveld, qui appartient au CPAS de la Ville de
Bruxelles, va effectivement être vendu ?
Pour nous, c’est un non-sens étant donné la crise sociale, la crise du logement
qui est à Bruxelles.
On sait que vendre un projet pareil de biens publics ne va faire qu’augmenter
l’accès aux logements abordables et aux logements de qualité et, surtout, ça
pose aussi une question au final : qu’est-ce que la majorité fait avec les biens
qui appartiennent au collectif, qui appartiennent à la population, qui
appartiennent aux Bruxellois et aux Bruxelloises ?
Parce qu’en faisant ça, ça veut dire que vous signez pour un appauvrissement du
collectif, parce que ce sont des logements qu’on ne pourra plus utiliser pour
Page 14 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
loger des familles dans le besoin.
Et donc, ça soulève aussi une question, forcément, à l’heure actuelle, avec les
mesures du gouvernement Arizona – dont le MR fait partie – avec les
2.000 personnes supplémentaires qui vont toquer à la porte de notre CPAS.
Et donc, ma question, c’est, premièrement, est-ce que vous confirmez que la
vente du site Hoogveld fait partie de votre plan de vente immobilière ?
Et deuxièmement, combien de biens appartenant au CPAS sont concernés et est-
ce qu’on pourrait avoir cette liste ?
Je vous remercie pour vos réponses.
M. le Président.- Merci, madame El Bakri. Il y a un adage qui dit : « Quand on
ne peut pas rentrer par la porte, on revient par la fenêtre. »
Mme El Bakri.- Oui, mais il y en a un autre qui dit : « Vous nous avez un peu
forcé la main ! »
M. Weytsman, président du CPAS.- Je vous remercie, mais cette question,
évidemment, pour que celles et ceux qui nous écoutent comprennent bien, ne
concerne pas du tout les comptes 2024.
Par contre, pour réexpliquer ce que j’ai eu l’occasion d’expliquer au Conseil de
l'Action Sociale (CAS), ce chiffre de 22 millions d’euros n’a jamais été présenté
nulle part, ce chiffre de 22 millions d’euros a été juste cité à un moment donné
au Conseil, dans certaines pistes.
Je regrette d’ailleurs, monsieur le Président, que les conseillers du PTB ne
respectent pas l’engagement qu’ils ont pris en ne dévoilant pas notamment nos
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travaux qui sont à huis clos. Ils ne sont pas à huis clos uniquement parce que la
loi le prévoit, ils sont à huis clos parce qu’on parle de cas individuels, et c’est
assez grave !
Mais je vais me permettre de répondre sur la philosophie : ce qui est prévu,
effectivement, c’est de vendre certains biens qui ne sont pas situés sur le
territoire de la Ville de Bruxelles, pour pouvoir le plus rapidement possible
investir dans l’isolation du bâti, dans la rénovation du bâti des biens qui sont
situés sur le territoire de la Ville de Bruxelles et participer au quatrième plan
logement, tel que défini dans notre accord de majorité, en construisant de
nouveaux logements (également des logements du CPAS) avec une moitié
– comme c’est prévu dans notre accord de majorité – locatifs et une moitié
acquisitifs.
Par ailleurs, madame El Bakri, ce n’est pas parce que c’est vendu que c’est
perdu : ça peut aussi être vendu à d’autres entreprises qui ont aussi une mission
sociale ou à d’autres sociétés immobilières de service public (SISP), qui ont
également une mission sociale.
Voilà ce que j’aurais pu répondre, monsieur le Président – ça a été largement
expliqué au CPAS.
M. Maimouni.- Je voudrais juste réagir et demander au président du CPAS
pourquoi ne pas utiliser cette éventuelle capitalisation de 20 millions d’euros
pour faire levier et emprunter selon la règle de trois bancaire et soulever
60 millions qui pourraient aider à rénover et mettre à jour les logements occupés
sans perdre ces 20 millions.
Parce qu’une fois que c’est vendu, c’est perdu. Tandis que les 20 millions
d’euros, si on fait une hypothèque dessus et qu’on les soulève en levier, ça peut
en ramener 60.
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M. Weytsman, président du CPAS.- Je me permets juste de préciser…
M. le Président.- Je rappelle que l’on parle des comptes, ici.
M. Weytsman, président du CPAS.- Je me permets de préciser, monsieur le
Président, que ce chiffre de 20 millions n’est pas du tout un chiffre qui doit être
discuté pour le moment.
Le seul chiffre qui sera présenté dans le budget 2025 est bien en-deça et,
d’ailleurs, n’est pas du tout une initiative du président. C’est juste que n’importe
quel bon gestionnaire vend et achète, et construit par ailleurs.
Une partie du patrimoine est en très mauvais état. Je ne sais pas ce que les
« écolos » ont fait sous la législature précédente, mais on ne peut pas dire que
les bâtiments du CPAS ont bénéficié, malheureusement, des oubliés du climat.
Je trouvais que c’était une très chouette initiative, mais qui n’a pas été menée au
sein du CPAS.
Et donc on est face, d’une part, à une partie du bâti qui est dans un tel état que
c’est très compliqué de pouvoir même le rénover. Et d’autre part, on a toute
l’autre partie du bâti qui nécessite des investissements massifs et pour lequel il
faut absolument des effets de levier.
Et d’ailleurs, l’« effet de levier », tel que présenté par M. le conseiller, est une
des pistes qui est sur la table pour qu’on puisse, le plus rapidement possible,
venir au Collège – et au sein du CPAS, avant – présenter un plan stratégique de
plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements sur les dix prochaines
années.
M. Maimouni.- Excusez-moi, monsieur le Président. Karine Lalieux et Khalid
Zian étaient « écolos » ?
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Mme El Bakri.- Très rapidement. On est bien aise d’entendre que ce chiffre
n’est apparemment qu’une rumeur.
On attend qu’il y ait confirmation.
Après, sur le huis clos – je le dis tout de suite, parce que ça peut durer pendant
six ans, ce petit jeu –, on ne va pas se laisser impressionner par le détournement
de l’interprétation du huis clos.
Le huis clos, ça sert pour les dossiers personnels. Ici, il est question d’une
question politique, et donc je sais que la vision démocratique du MR est très
restreinte et très limitée – on le voit avec ce qu’ils essayent de nous faire
« gober » au niveau fédéral (?) –, mais on ne va pas se laisser impressionner par
ce genre de mise en garde sur le huis clos !
Vous détournez le huis clos à des fins antidémocratiques et pour faire un « effet
soupape » sur des questions politiques…
M. Weytsman, président du CPAS.- C’est vraiment faux !
C’est la loi, monsieur le Président.
Mme El Bakri.- … qui concernent l’ensemble de la population bruxelloise…
M. Weytsman, président du CPAS.- Moi, je suis pour la transparence et je veux
bien répondre à toutes vos questions, mais vous ne respectez pas la loi.
Mme El Bakri.- … (inaudible) …
M. le Président.- Stop ! S’il vous plaît. madame El Bakri. C’est bon, vous
l’avez dit.
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Mme El Bakri.- Je rappelle juste que M. Weystman a des comptes à rendre !
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur les comptes 2024
du CPAS de la Ville de Bruxelles.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés.
Point 2 - Punt 2
Octroi d’un titre honorifique
Toekenning van een eretitel
M. le Président.- Nous devons à présent octroyer, à sa demande, le titre
honorifique de ses anciennes fonctions d’échevin à M. Ahmed El Ktibi, ayant
exercé ce mandat pendant au moins 10 ans.
M. le Président.- Adopté.
(Applaudissements.)
(Commentaire de M. Mampaka.)
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Points 8, 9 et 10 - Punten 8, 9 en 10
Mme De Marte.- Madame Maes, bonjour. Ma question concerne effectivement
l’abrogation des deux plans particuliers d’affectation du sol (PPAS) , aux points
9 et 10, qui concernent donc le quartier européen.
J’ai vu que la Ville a reçu les avis positifs de la Région et de Bruxelles
Environnement pour l’abrogation de ces deux PPAS, mais je voulais plutôt vous
demander des éclaircissements sur quels sont les objectifs de la Ville en
abrogeant les PPAS ?
Et quelle est votre vision, plus généralement (?), pour le futur du quartier
européen ?
C’est un quartier qui vit déjà une phase de grandes transformations aujourd’hui,
mais où les enjeux et les défis sont encore très nombreux et importants.
Est-ce que vous prévoyez que des futurs PPAS ou les plans régionaux
d’affectation du sol (PRAS) permettront de répondre aux enjeux du quartier
européen comme les logements chers, les logements vides, les locations à très
court terme, le besoin croissant d’espaces verts, culturels, sociaux, sportifs
supplémentaires et la lutte contre les bourreaux sauvages ?
Merci beaucoup.
Page 20 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
Mme Maes, échevine.- Merci beaucoup, madame la conseillère.
La raison pour laquelle on abroge des PPAS – et ici, c’est une mise à l’enquête
publique, on n’est pas encore à l’abrogation définitive –, mais la raison pour
laquelle on abroge des PPAS, c’est parce que ou bien ils sont obsolètes, ou bien
ils ont été exécutés.
Et l’idée d’abroger des PPAS, on l’a déjà fait dans la législature précédente et
on continuera à le faire. Ici, c’est par souci de simplification administrative.
Bien entendu, ça ne veut pas dire qu’il n’y a plus de réglementation dans le
périmètre du PPAS ou des PPAS dont on parle.
Et, bien entendu, la Ville et moi-même, nous avons une vision pour le quartier
européen, une vision très claire. Et en ce qui concerne la réglementation, on a le
règlement régional d’urbanisme (RRU) et il y a aussi une vision partagée pour
le quartier européen.
Et vous l’avez bien dit, le quartier européen est un quartier qui est en
transformation, tout à fait, et ce qui est très important pour nous, c’est que c’est
un quartier qui deviendra – et qui l’est déjà un peu, mais qui doit encore évoluer
là-dedans –, un quartier mixte.
On n’est pas intéressé par un quartier où il n’y a que du bureau. C’est pour ça
qu’on a une vision très claire pour faire de ce quartier un quartier mixte, qu’on a
aussi des guidelines pour des grands projets de rénovation qui intègrent aussi du
logement et qui intègrent des équipements et du commerce.
Et surtout, aussi avec des rez qui sont activés, qui sont ouverts, parce que ça
rend un quartier beaucoup plus viable.
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Vous verrez aussi, dans notre accord de majorité et dans les projets que je mène,
qu’on fait ça en parallèle avec une verdurisation de l’espace public, ce qui
rendra ce quartier encore beaucoup plus agréable.
Merci beaucoup.
M. Benzaouia .- Oui. En fait, je voulais poser une question sur le même sujet :
l’avalanche des abrogations, des projets d’abrogation de PPAS, surtout dans ce
quartier-là. Les points 8, 9 et 10, et une question précise sur le PPAS Nord-Est,
(point 9).
Pour nous, en tout cas, ça pose des questions assez claires : pourquoi abroger
maintenant un PPAS qui correspond parfaitement à l’occupation actuelle ?
Et on sait que c’est la Commission européenne qui est là et qui est sûrement à la
manœuvre. Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a derrière, en fait ?
Cette abrogation, il y a sûrement un projet derrière, et il y a aussi un lien avec la
révision du RRU.
Est-ce que ce n’est pas en lien avec la révision du RRU ? Qu’on prépare le
terrain ?
On doit savoir pourquoi on abroge autant de PPAS à (?) une telle vitesse ?
Je ne sais pas, est-ce qu’auparavant, dans les autres législatures, il y avait autant
d’abrogations successives que cette fois-ci ?
Mme Maes, échevine.- Monsieur le conseiller, ça fait quelques mois qu’on est
dans la nouvelle législature, mais si vous regardez les ordres du jour de la
législature précédente, vous allez voir qu’on a abrogé énormément de PPAS
– par souci de simplification administrative.
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Vous savez que notre pays et notre ville sont régulés par maintes régulations, et
ce n’est pas intéressant : ça rend plus difficiles tous les processus urbanistiques
et autres.
C’est pourquoi on a voulu simplifier les choses et c’est la raison pour laquelle
on abroge des PPAS qui sont devenus obsolètes ou qui ont été exécutés.
Il n’y a pas d’autres projets ou plans derrière ça, et le RRU est toujours là pour
bien cadrer toutes les demandes de permis.
Voilà. Merci beaucoup.
Mme De Marte.- Merci, madame l’échevine. Je comprends absolument la
situation administrative et, effectivement, le fait que le RRU va de quelque
manière remplacer, même si je pense évidemment qu’il faut poser une attention
particulière au fait que si le RRU va être réformé, il faudra voir quelles sont les
propositions qui vont rentrer au sein de ce RRU.
Nous, de notre côté, nous allons être attentifs à votre vision du quartier, parce
que c’est bien de dire qu’il va y avoir du logement, mais ça dépend de quel
logement on est en train de parler.
On sait aussi quels sont les problèmes concernant les logements dans le quartier
européen et le fait qu’il y a beaucoup de logements... en fait, ça existe déjà, mais
il y a beaucoup de logements qui sont loués à très court terme, par exemple, et
qui ne répondent pas effectivement aux attentes des personnes qui voudraient
s’installer aussi dans le quartier européen à plus long terme.
Quels logements ? Est-ce qu’il y aura des logements sociaux ?
Quel type de commerces ?
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Quel type d’espace des collectivités, s’il y a effectivement une verdurisation qui
ne va pas être juste une verdurisation de façade, comme rue Joseph (?) II ou
rue (?) de la Loi.
Voilà. Donc, on sera très attentif pendant la législature et on a beaucoup
d’attentes sur le type de vision que vous proposerez pour le quartiers européen
dans les prochaines années.
Merci.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ben Abdelmoumen
Dossiers van dhr. schepen Ben Abdelmoumen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van dhr. schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 45 - Punt 45
Mme El Bakri.- Donc, il est question d’une modification de programme
concernant le contrat de quartier durable Versailles et si je comprends bien les
pièces jointes, d’un côté, on parle d’une modification budgétaire de 8 millions
d’euros (?).
Donc, tel que je le comprends, il y a 8 millions qui sont retirés, dont 2 millions
de subsides.
Et quand on va voir l’autre pièce jointe – attention : spoiler ! (rire) – où est-ce
qu’on fait des économies ? C’est sur des projets immobiliers.
Donc, ça nous inquiète un peu, parce que ça veut dire qu’ici, encore une fois, là
où on « retire des billes », c’est sur la question du logement, sur la question du
coût de l’accès au logement, du droit au logement.
Donc, il y a plusieurs projets qui sont concernés et en gros, c’est mis en pause et
on ne sait pas pour combien de temps – ce n’est pas mentionné, je pense.
On parle de l’habitat intergénérationnel, mais aussi du « grand équipement
Versailles ». Du coup, je voudrais avoir plus d’informations là-dessus (c’est
dans les pièces jointes au point).
M. Ceulemans, échevin.- Merci pour votre question. Effectivement, on a fait
une réestimation de ce projet qui rentre dans le contrat de quartier durable
Versailles.
Juste à titre informatif, la période de modification du programme s’étend du
7 juin au 8 juin (?) 2025, donc c’est pour ça qu’on va vraiment évoluer.
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Et donc ici, juste pour mettre un peu le contexte sur la bonne cause (?), le grand
équipement ne sera pas mis en pause – je ne sais pas pourquoi vous dites ça,
mais bon…
Ce que j’ai trouvé, depuis quelques mois (datant de décembre), sur mon bureau,
c’est quand même un bon projet, qui est le contrat de quartier Versailles – très
nécessaire pour le quartier !
Je pense qu’on est tous bien d’accord sur le fait qu’on doit investir ce qu’on
peut, mais aussi le maximum sur ce terrain, qui est depuis quelques années un
quartier un peu tendu.
Donc, avec le périmètre du contrat de quartier durable, c’est bien le moment de
valoriser le talent des ressources et de soutenir les habitants pour vivre dans un
quartier qui est beaucoup mieux aujourd’hui.
Mais depuis la précédente législature – et c’est normal, ce n’est pas pour pointer
du (?) doigt –, les ambitions ont augmenté, donc on a ajouté une couche.
Et aujourd’hui, on constate que sur notre exercice budgétaire, cette couche n’est
plus possible.
Juste pour rappeler que vous parlez de 8 millions de subsides par la Région : ça,
ce n’est pas le cas…
(...)
Comment ?
Mme El Bakri.- Moi, ce que j’ai lu dans votre document, c’est 2 millions…
2.9 (?) de subsides sur les 8 millions.
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M. Ceulemans, échevin.- Oui, effectivement. Donc, on a ici un constat qu’on
veut… qu’on doit changer ce contrat de quartier et de mettre nos balises sur la
priorité – qu’on veut même souligner.
Donc, dans une situation budgétaire assez faible, moi, j’ai deux options :
- Soit revoir chaque élément à la baisse, et ça signifie qu’aucune priorité ne
serait réellement traitée de manière satisfaisante et concrète.
- Ou bien – et ça, c’est le choix que j’ai fait – on réévalue le projet et on va
identifier les priorités fortes qui maintiennent un niveau d’ambition élevé et
pourraient réellement transformer le quartier.
Et ça, ce qu’on a fait, ça veut dire notamment la coulée verte, l’activation des
dalles et le projet socio-économique, et certainement aussi le grand équipement.
Il n’y a aucune subvention ou subside par la Région qu’on va perdre : on va
juste redépenser ou remettre notre « puzzle » de façon à (?) bien souligner nos
priorités urbaines sur… site.
Et puis la deuxième question, ça j’ai oublié…
Mme El Bakri.- Mais vous avez répondu au début, je pense. C’était « Ça veut
dire quoi : "mise en pause" ? Et jusqu’à quand ? » et vous avez répondu… en
juin…
M. Ceulemans, échevin.- Eh bien donc, ici aussi, ça concerne aussi le CPAS,
comme vous savez : les 2,8 millions d’euros (?) étaient une subvention de la
Région et le CPAS devait ajouter 6 millions pour le projet. À ce moment-ci, ils
ne (?) trouvaient pas dans le délai qu’on doit mettre en avant – pour rappel (?),
la date butoir est le 7 juin, donc dans (?) quelques jours.
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Dans ce délai, c’était impossible de trouver ces 6 millions, et ça, c’est aussi la
raison pour laquelle on a réévalué le projet et qu’on a mis nos priorités, qui sont
le grand équipement, la coulée verte et les dalles, sur le terrain (?) même,
comme priorités.
Mme El Bakri.- Premièrement, au temps pour moi : j’ai confondu le grand
équipement et l’équipement collectif – mais c’est aussi pas toujours très clair
entre 1.1.a. et 1.1.b –, mais ce que vous confirmez, en tout cas, c’est la mise en
pause, voire, dans la manière dont vous le présentez, carrément l’annulation de
l’immeuble, qui comprenait une trentaine de logements pour personnes âgées et
familles monoparentales. Donc, c’est l’habitat groupé.
M. Ceulemans, échevin.- Eh bien ça, c’est maintenant à voir, parce que le délai,
de nouveau, c’est le 7 juin, et c’est impossible pour le CPAS (et pour la Ville
non plus) de trouver le budget pour investir autant dans un projet pour le
moment.
Alors effectivement, on doit rechercher une autre manière de trouver des
moyens ou des budgets dans les années qui viennent, mais ça ne sera pas pour
demain, ça, c’est sûr.
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. TEMIZ concernant la prolifération de rats
M. Temiz.- Une toute petite question adressée à l’échevin en question.
Il me remonte souvent ces derniers mois une prolifération des rats dans les
espaces verts, dans les habitations, dans les rues, dans énormément de chantiers.
Je voulais savoir si M. l’échevin avait une politique de dératisation, mais
surtout, dans sa politique anticipative, s’il a un comité qui s’occupe des
quartiers, qui fait des visites dans les habitations ?
Je voulais avoir une réponse par rapport à cette demande qui remonte plusieurs
fois.
Merci.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Monsieur le conseiller communal, merci
pour votre question qui me permet effectivement de revenir sur une initiative
que je considère comme historique pour notre ville.
D’abord, il faut être lucide : la présence des rats en ville est une réalité ancienne
et structurelle.
Depuis janvier, la Ville de Bruxelles a lancé 517 nouvelles actions de
dératisation sur son territoire – 80 % de ces interventions ont eu lieu à Laeken,
Neder-over-Heembeek et dans le Pentagone.
Je souhaite désormais aller plus loin en renforçant la coordination avec les
autres acteurs publics impliqués dans cette lutte. Jusqu’à récemment, chacun
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agissait un peu dans son coin.
La dératisation ne peut plus être une réponse isolée ou purement communale.
C’est pourquoi nous avons mis une task force de dératisation qui rassemble pour
la première fois la Ville de Bruxelles avec des partenaires comme la STIB,
VIVAQUA, Infrabel, Bruxelles Propreté, le Port de Bruxelles, Bruxelles
Environnement et les sociétés de logement public.
Cette initiative part d’un constat simple : chacun détient un peu une pièce du
puzzle. En réunissant nos constats, nos outils et nos interventions, nous pouvons
construire une stratégie commune, coordonnée et donc plus efficace.
Il s’agit d’endiguer le phénomène, de réduire fortement leur présence là où ils
posent problème et surtout d’agir durablement sur les causes plutôt que de
simplement traiter les conséquences.
Cette nouvelle dynamique s’est déjà concrétisée par une première réunion qui
s’est tenue le 27 mai dernier. L’ensemble des partenaires était présent.
Nous avons établi un état des lieux précis, identifié les zones d’intervention
prioritaires, partagé les bonnes pratiques et commencé à définir les priorités
communes.
Nous continuerons ce travail dans les prochaines semaines. Il s’agit d’un
engagement fort pour la salubrité publique, mais aussi d’un signal clair à nos
concitoyens : la propreté et le bien-être urbain sont l’affaire de tous et nous
agissons collectivement pour faire avancer les choses.
En parallèle de cette task force, nos équipes restent pleinement mobilisées sur le
terrain. Chaque jour, elles interviennent aux côtés des citoyens, des
commerçants, pour identifier les nuisances, traiter les signalements et
sensibiliser aux bons gestes.
Page 30 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
Cette présence constante, conjuguée à une stratégie commune, nous permettra
d’apporter des résultats concrets et durables.
Merci pour votre attention.
M. Temiz.- Oui, une petite réplique, monsieur le Président : merci, monsieur
l’échevin, pour votre anticipation et votre initiative.
Vous parlez de « zones prioritaires ». serait-il possible de communiquer les
zones prioritaires ?
Et deuxièmement, beaucoup de privés doivent toujours appeler le service
« hygiène » de la Ville de Bruxelles pour prendre les mesures nécessaires ou
c’est anticipé avec les zones prioritaires ?
Merci.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- C’est une politique en plusieurs axes.
Dans un premier temps, lorsque des privés, des commerçants, recensent des
augmentations de rats dans leurs quartiers, dans leur commerce, ils peuvent
nous contacter via une adresse e-mail (je vous la transmettrai juste après).
À côté de ça, on essaye aussi d’anticiper sur des zones déjà identifiées, telles
que le parc de la Porte de Hal qui est géré par l’IBGE, mais sur le territoire de la
Ville de Bruxelles, d’où la mise en place de cette task force.
Il y a déjà des zones un peu connues, sur lesquelles on a déjà traité de manière
assez conséquente comme le site de la STIB à de Wand, le parc de la Porte de
Hal, l’avenue de la Reine.
Donc on a déjà identifié certaines zones, mais grâce à cette task force, on essaye
d’étoffer un peu nos différentes données.
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Vraag van mevr. STOOPS betreffende de stand van zaken i.v.m. de
schoolstraatprojecten
Mevrouw Stoops.- Op 23 mei vond in Brussel opnieuw het Street For Kids
evenement plaats. Ouders, kinderen, lokale verenigingen trokken de
schoolstraat op in verschillende gemeenten om te pleiten voor veilige, gezonde
en autoluwe school- en crèche omgevingen.
Die actie kreeg brede steun en dat is niet verwonderlijk. Want volgens onder
meer Les Chercheurs d’Air worden alle Brusselse basisscholen blootgesteld aan
stikstofdioxideconcentraties die boven de aanbevolen grenswaarden van de
WHO liggen.
Bij meer dan 100 scholen liggen die waarden zelfs 2 to 3 keer hoger dan de
WHO-drempel. En kinderen zijn extra kwetsbaar voor luchtvervuiling. Er is dus
dringend nood aan structurele maatregelen.
Schoolstraten zijn hierbij een logische en effectieve hefboom. Uit een recente
peiling van Les Chercheurs d’Air blijkt dat een ruime meerderheid van de
Brusselaars dit ook zo ziet. 72% van de respondenten is voorstander van
autovrije zones aan crèches en basisscholen. Bij mensen zonder auto loopt dat
zelf op tot 79%.
De steun voor groenere schoolomgevingen is nog groter: 84% van
ondervraagden staat daar positief tegenover.
Voormalig Schepen Bart D’Hondt was een grote voorvechter van veilige straten
en propere lucht, en zeker in de buurt van scholen. Hij ging zelfs naast het
organiseren van schoolstraten een stap verder met de allereerste schoolwijken.
Mijn vragen aan u:
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Heeft Stad Brussel aanvraag gedaan voor gewestelijke subsidies voor de
organisatie, inrichting en vergroening van schoolstraten?
Welke projecten zullen daarmee gefinancierd worden?
Worden de bestaande schoolstraatprojecten verdergezet?
Welke nieuwe schoolstraten werden opgestart, of is het College van plan op te
starten?
Is het College van plan om de organisatie van de schoolstraten uit te voeren
door de stadswachten van Bravo? En werden daarvoor extra middelen voorzien
in de begroting 2025?
En als laatste, staan er nog andere schoolwijken in de stelling?
Mevrouw Maes, schepen.- Dankuwel Meneer de Voorzitter, dankuwel
Mevrouw Stoops. De veiligheid en de leefbaarheid rond scholen is voor de Stad
een prioriteit, zoals u in het meerderheidsakkoord heeft kunnen lezen.
We hebben voor dit jaar, onder de bevoegdheid Openbare Werken, subsidies
aangevraagd en gekregen voor de beveiliging van schoolomgevingen. Die
werden in de Rogier van der Weydenstraat al uitgevoerd en de Arthur
Maesstraat in Haren wordt ook beveiligd.
De werken zullen deze zomer uitgevoerd worden.
We mogen ons echter niet blindstaren op deze specifieke subsidies of die van
het gewest. De Stad Brussel onderneemt vaak acties om schoolomgevingen
veiliger en aangenamer te maken.
Page 33 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
In samenwerking met onze Burgemeester voerde de politie bijvoorbeeld deze
morgen nog een geslaagde prikactie uit in de Sleutelstraat.
Daarnaast worden bijvoorbeeld ook preventieve snelheidsradars geplaatst en
markeringen onderhouden en/of verbeterd.
In het kader van verschillende schoolcontracten en wijkcontracten werken we
momentel aan de heraanleg van schoolomgevingen zoals de Molenbeekstraat,
de Donderbergstraat of de Papenveststraat.
Aangezien voor deze projecten een stedenbouwkundige vergunning verreist is,
duurt zo’n project wat langer. Maar we doen uiteraard het nodige om de
termijnen te respecteren en op die manier gewestelijke subsidies te vrijwaren.
Tenslotte lopen momenteel ook verschillende mobiliteitsstudies, sommige al
dan niet opgestart tijdens de vorige legislatuur om schoolwijken in te voeren,
waarbij de mobiliteit in een ruimere omgeving rond meerdere scholen globaal
wordt bestudeerd. Zoals Reper-Vreven, maar ook Tivoli en Wittouck.
Deze studies en evaluaties zijn lopende en van zodra de resultaten beschikbaar
zijn, zal ik deze aan het College voorleggen en overleg plegen met de betrokken
wijken.
Wat betreft de stadswachten van Bravo trachten wij hen zoveel mogelijk in te
zetten waar en wanneer mogelijk, maar hun missie staat niet louter in het teken
van schoolstraten. Hun beschikbaarheid dus ook niet.
Ook de schoolleiding en de ouders worden vaak en succesvol betrokken in de
dagdagelijkse organisatie van een schoolstraat.
Samengevat, de verkeersveiligheid van de jongste Brusselaars staat helemaal
bovenaan mijn prioriteitenlijst en ik zal daar met heel veel plezier telkens over
communiceren.
Page 34 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
Dankuwel.
Mevrouw Stoops.- Ik hoor heel graag dat er beveiliging gaat komen aan een
aantal scholen, maar beveiliging is nog niet echt een schoolstraat.
Ik hoor de Molenbeekstraat, dat is dan deel van Tivoli, Donderberg, Papenvest.
Heraanleg is inderdaad goed. Is dat een heraanleg om daar een schoolstraat van
te maken?
Dat is eigenlijk een vraag, want dat is mij niet erg duidelijk. Eigenlijk heb ik dus
gehoord dat er geen extra schoolstraten komen.
Question de Mme DE MARTE relative aux mesures en place pour
l’entretien des rues du quartier européen et l’aspect prévention
Mme De Marte.- Merci, monsieur le Président. C’est une question adressée à
M. l’échevin Ben Abdelmoumen.
Habitant le quartier européen, comme vous le savez, je constate, comme de
nombreux riverains, une réelle dégradation de la propreté de notre quartier dans
les derniers mois.
Ces constats soulèvent plusieurs interrogations concrètes que je souhaiterais
vous soumettre.
Déjà, comme vous le savez, malheureusement, le découpage des responsabilités
entre la Ville et la Région n’est pas toujours clair pour les citoyens. Donc, ce
n’est pas toujours facile de savoir où la dégradation se manifeste, disons. Mais
dans le quartier, en tout cas, il y a cette impression, alors qu’avant on ressentait
que l’entretien des rues communales était bien meilleur que celui des voiries
régionales.
Page 35 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
Aujourd’hui, la situation s’inverse un peu. Moi, je voudrais vous poser quelques
questions concernant les passages des balayeurs et, effectivement, savoir si…
M. le Président.- Silence, (?) s’il vous plaît !
Mme De Marte.- Oui, c’est très difficile… Déjà, je ne suis pas francophone
(rire). En plus, s’il y a tout ce bruit, ce n’est pas évident.
Merci beaucoup, monsieur le Président.
Donc, j’étais sur le nombre de passages des balayeurs : s’il a effectivement
diminué depuis le début de votre mandature par rapport à la précédente.
Combien d’éboueurs et de balayeurs sont actuellement affectés au quartier
européen ?
Quelle est la fréquence des passages des balayeurs en semaine ?
Est-ce que cette fréquence a été revue à la baisse récemment ?
Combien de balayeurs sont affectés spécifiquement à la section 10 de la rue
Jacques de Lalaing ?
Et je voudrais aussi savoir si vous allez, dans votre proposition budgétaire – qui,
j’espère, va se faire bientôt –, réussir à concrétiser votre engagement de la
campagne électorale d’engager cent balayeurs supplémentaires.
Cela nous tient à cœur, et donc nous voudrions savoir si cette promesse va se
concrétiser.
J’aimerais savoir aussi ce que vous prévoyez dans le volet prévention.
Votre prédécesseur, l’échevine Jellab, avait mis en place un livret reprenant les
règles d’or en matière de propreté.
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Est-ce que vous prévoyez une nouvelle diffusion de ce guide auprès des
habitants ou d’autres initiatives visant la sensibilisation et la prévention à
l’égard des commerces aussi ?
Merci pour votre attention.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Madame la conseillère communale, je vous
remercie pour votre question qui permet de mettre en lumière le quartier
européen.
Comme vous le faites remarquer, nos services ne sont pas en charge de toute la
zone. Notre section 10 se charge de la zone « quartier européen » correspondant
aux squares, rue entourant le square Ambiorix et le square Marguerite, les
squares en tant que tels étant nettoyés par les « espaces verts », gérés par ma
collègue Mme Frelinx.
L’autre partie du quartier européen est nettoyée par Bruxelles Propreté, que ce
soient les voiries régionales comme la rue de la Loi, le rond-point Schuman et la
rue Belliard, ainsi qu’un ensemble de voiries dites « supracommunales »,
comme les rues Stevin, Joseph II ou Montoyer, par exemple.
Cette section comprend onze ouvriers qui assurent le balayage de la zone du
lundi au vendredi ; les poubelles publiques y sont également vidangées chaque
jour du lundi au vendredi.
Des véhicules de ramassage de dépôts clandestins sillonnent la zone environ
deux jours par semaine, sur base des plaintes reçues.
Il n’y a pas eu, depuis la nouvelle législature, de diminution du personnel dans
cette section. Les moyens déployés restent donc constants.
C’est un quartier où l’implication citoyenne est très présente : j’ai déjà eu
Page 37 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
l’occasion de rencontrer et de remercier à plusieurs reprises les citoyens ou des
associations de quartiers qui m’ont fait part de leurs actions et de leurs
préoccupations.
L’immense majorité des personnes rencontrées soulignent le travail efficace des
équipes de la Ville, malheureusement trop peu respecté, il est encore vrai.
La particularité de ce quartier est qu’il y a beaucoup de citoyens qui sont de
passage, car ils travaillent aux institutions européennes et beaucoup d’étudiants
stagiaires. Il y a donc souvent un non-respect des règles de propreté par
méconnaissance des règles, notamment concernant les sorties de sacs aux
mauvaises heures.
Suite à ce constat, nous sommes donc en train de revoir nos flyers à l’aide de
pictogrammes pour une meilleure compréhension, accessibles à tous les
citoyens quelle que soit la langue qu’ils parlent, ainsi que les canaux et formats
de communication, digitalisation, vidéo.
Quand ces supports seront finalisés, nous mènerons une campagne de
sensibilisation en porte-à-porte et toutes-boîtes, accompagnée d’actions de
verbalisation – car je suis malheureusement convaincu que la sensibilisation
seule ne suffit pas.
En plus du passage régulier de nos équipes de verbalisation suite à des
signalements, plusieurs actions avec la police ont été organisées cette année, que
ce soit des opérations mixtes ou des enquêtes de quartier ciblées suite au
traitement d’images caméra que nous avons recueillies avec nos caméras
mobiles.
Depuis le début de l’année, environ nonante actions de sensibilisation et de
médiation ont été effectuées sur le territoire du quartier européen. Ce sont des
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actions sur mesure en fonction des problématiques spécifiques de certaines
rues : jours de sortie des poubelles, dépôts clandestins, mégots.
Par exemple, demain sera organisée une action de sensibilisation spécifique
pour les librairies du quartier (surtout pour celles qui servent de points de relais
pour les colis) afin d’éviter que les emballages en carton ne soient jetés après
réception du colis.
À côté des actions du service propreté, nous pouvons également compter,
comme je le disais, sur des citoyens engagés comme l’association Autour de
Marguerite qui participe et organise des « actions clean-up » régulières, mais
aussi sur des écoles qui participent avec nos agents à des actions de ramassage
de déchets et de sensibilisation à la propreté (la dernière ayant eu lieu le
13 mai).
Nous allons également y organiser, comme dans les autres quartiers de la ville,
des comités propretés, afin de mieux informer les citoyens et être à l’écoute de
leurs préoccupations et problématiques propres aux quartiers et proposer des
solutions adaptées.
Concernant votre dernière question, les décisions du gouvernement fédéral et
l’incertitude qui pèse au niveau du gouvernement bruxellois ne favorisent pas
pour le moment une conjoncture favorable à ce niveau.
Merci pour votre attention.
Mme De Marte.- Merci, monsieur le Président. Merci beaucoup pour tous les
détails, monsieur l’échevin.
J’apprécie évidemment votre volonté de garder l’équipe du quartier européen
bien équipée, comme vous l’avez dit, et aussi toutes les actions de
sensibilisation.
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Et on est d’accord aussi… et Madame Jellab, dans la précédente mandature,
avait fait des verbalisations accrues un des principes sur (?) lesquels appuyer sa
politique, qui a extrêmement bien marché, au moins pour ce qui concerne le
quartier européen.
On voit vraiment une dégradation dans les derniers mois. Donc malgré toute la
bonne volonté et sûrement les bonnes actions que vous êtes en train de mener, y
compris avec, comme vous l’avez dit, la société civile et les comités de citoyens
engagés, on voit une vraie dégradation dans le quartier pendant les derniers
mois.
C’est sûr qu’il y a une densité aussi du quartier qui continue à croître, donc pour
moi, il est important de penser dans le futur et je suis un peu déçue d’entendre
ce que vous dites concernant le prochain budget qui n’est pas forcément
favorable à l’embauche (?) de plus d’ouvriers, parce que je pense que la
densification de notre ville en général, pas seulement dans le quartier européen,
mériterait effectivement qu’il y ait un budget accru pour la propreté à la Ville de
Bruxelles.
Mais on va suivre dans les prochains mois, et surtout avec le budget, ce qu’il va
se passer.
Merci.
Vraag van mevr. STOOPS betreffende de toekomst van Piknik Elektronik
en consoorten
Mevrouw Stoops.- Onze Brusselse events draaien op volle toeren en vele major
events groeien en bloeien met hun voor- en nadelen. De Foor, de Pride, Winter-
en Zomerpret, de Jazzmarathon… maar mijn vraag gaat nu over de minor
events.
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Het lijkt wel of de weerstand tegenover de overload en de leefbaarheid in de
Stad door de vele major events de goodwill voor kleinere, minder commerciële
en sociale events de das omdoet en niet meer gesteund worden door het College.
Zo kom ik zeer specifiek bij Piknik Elektronik, een vzw die al achttien jaar ons
Brussels leven inpompt met vele gratis evenementen in de openbare ruimte. Ze
trekken duizenden mensen voor een evenement dat, zoals ze zelf stellen, een
echt laboratorium is voor inclusieve en duurzame cultuur.
Reeds geruime tijd wordt het verkrijgen van vergunningen ingewikkelder,
zeggen ze. Zoals een zeer late toestemming voor het event begin mei in Ter
Kamerenbos. Maar nu, met alle andere uitdagingen die ze moeten overwinnen,
staan ze aan de rand van de afgrond.
De Stad geeft hen te horen dat er te veel vraag is om iedereen tevreden te
stellen. Ik snap dat op emblematische plekken in de Stad de georganiseerde
events in tijd en duur beperkt moeten worden, om niet steeds dezelfde
Brusselaars overlast te bezorgen.
Een.spreiding van events en meer kleine initiatieven is iets waar Ecolo-Groen
altijd voor gepleit heeft. Maar Piknik Elektronik heeft als pioneer vele locaties
opnieuw hip gemaakt. Ze waren de inspiratie voor nieuwe commerciële spelers
die met grotere events afkwamen en nu Piknik Elektronik een doodsteek geven.
Dit soort burgerinitiatieven die met gratis events - voor iedereen toegankelijk
zonder drempels en gedragen door een community van vrijwilligers - de Stad al
jaren tot leven brengen, zouden volgens ons aangemoedigd moeten worden.
Wat zijn de criteria voor het toekennen van de vergunning van een evenement?
Voldeed de aanvraag van Piknik Elektronik daaraan?
Welke voorrangsregels hanteert u voor het toekennen van vergunningen?
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In hoeverre houdt u rekening met de geschiedenis van een event op een
bepaalde plek?
Hoeveel evenementen zijn er op het Poelaertplein en in het Ter Kamerenbos, de
twee laatst overgebleven locaties van Piknik Elektronik?
Verziet u locaties voor organisaties die niet op de gewenste plek hun evenement
kunnen organiseren, of heeft u een spreidingsplan voor events op het
grondgebied van de Stad Brussel en zal u Piknik Elektronik in de toekomst
opnieuw steunen?
Hartelijk bedankt voor uw antwoorden.
Mevrouw Houba, schepen.- Stad Brussel hecht veel belang aan het aanbieden
van een gevarieerd aanbod van culturele evenementen op haar grondgebied.
Een dynamische stad is een levende stad, maar die vitaliteit moet samengaan
met respect voor de openbare rust en de leefbaarheid van de wijken. Het vinden
van deze balans is een dagelijkse oefening, complex maar essentieel.
Piknik Elektronik is een gevestigde waarde in de culturele sector en is al
achttien jaar aanwezig in Brussel. Hun pioneersrol in de heropleving van
bepaalde openbare ruimtes wordt erkend.
De context is echter in de loop der jaren aanzienlijk veranderd. Het aantal
evenementen is toegenomen, er zijn nieuwe collectieven ontstaan en de eisen op
het gebied van veiligheid, mobiliteit en netheid zijn voor alle organisatoren
verhoogd.
Met betrekking tot het jaar 2025, zijn er door Piknik Elektronik verschillende
verzoeken ingediend. Er werden twee locaties toegekend, namelijk het Ter
Kamerenbos en het Jean Reyplein.
De organisator zelf besloot het evenement op het Jean Reyplein af te gelasten.
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Die vond de locatie niet relevant voor haar project, ook al had ze er in eerste
instantie om gevraagd.
Om een eerlijke verdeling van de openluchtevenementen over het grondgebied
te garanderen, werden aan elke aanvrager verschillende locaties toegewezen.
Ginette op het dalle administrative en het Poelaertplein, La Smash op het
Spanjeplein, Umi op het Poelaertplein, Brussel Brost Festival ook op het dalle
administrative, en voor Maatwerk en Fancy Foodwork is er een aanvraag die
nog steeds wordt geanalyseerd.
Zoals u kan zien, zijn dit geen organisatoren van grote evenementen.
Naar aanleiding van de opmerkingen van de organisator van Piknik Elektronik
werd op 23 april een vergadering gehouden om de mogelijkheden voor de
toekomst te bespreken. Tijdens deze vergadering werd hen de projectoproep
voor 30 augustus voorgelegd, in het kader van het Brussels Open Air festival,
dat op 22 april van dit jaar werd gepubliceerd.
Het Poelaertplein is één van de zes locaties in deze oproep. En dit proces
begeleid door een onafhankelijke jury stelt ons in staat om de geselecteerde
organisatoren te ondersteunen. Logistiek, veiligheid, netheid …
Helaas heeft Piknik Elektronik ervoor gekozen om niet mee te doen, terwijl alle
spelers die eveneens met locatiebeperkingen te maken hadden - zoals C12 en
Reset - wel van deze kans gebruik maakten.
Om te kunnen voldoen aan een steeds toenemende vraag naar organisatie van
openluchtevenementen, zal de Stad vanaf 2026 een jaarlijkse projectoproep
lanceren die specifiek gericht is op openluchtevenementen, met uitzondering
van festivals.
Alle aanvragen moeten op een gemeenschappelijke datum worden ingediend en
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worden gelijktijdig beoordeeld op basis van objectieve criteria en verwerkt door
een jury van deskundigen.
Deze aanpak streeft ernaar om de evenementen evenwichtig te verdelen over de
tijd en het gehele gebied.
Deze nieuwe modaliteiten zijn reeds aan Piknik Elektronik gecommuniceerd.
Tot slot, staan wij uiteraard nog steeds open voor de ondersteuning van
kwaliteitsvolle projecten in de toekomst onder leiding van geëngageerde
stakeholders, met respect voor het collectieve kader dat wij aan iedereen moeten
garanderen.
Concluderend wil de Stad maatschappelijke culturele en inclusieve initiatieven
blijven ondersteunen binnen een geharmoniseerd en rechtvaardig kader voor
alle belanghebbenden.
We zijn blij met de bijdrage van Piknik Elektronik aan het Brusselse leven en
staan klaar om organisaties te ondersteunen die deel willen uitmaken van deze
gedeelde dynamiek.
Bedankt.
Mevrouw Stoops.- Allereerst kan ik zeggen dat ik heel blij ben dat er
objectieve criteria komen en dat er een globaal plan is, dat het niet plik-plok is.
Want waar zij heel erg voor strijden is dat die publieke ruimte echt publiek
gehouden kan worden, dat die balans er echt moet komen tussen gratis en
betaalde events.
We hebben toch het gevoel dat de betalende events voorrang krijgen. Met
objectieven criteria zullen we hierop kunnen toezien.
Ik heb na het insturen van mijn vraag wel gelezen dat er een protest komt van
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Piknik Elektronik. Dus het zou, denk ik, heel goed zijn om toch zoveel mogelijk
te praten met de organisatoren om zeker te zijn dat jullie verstandhouding goed
wordt.
Dank u.
Vraag van mevrouw STOOPS betreffende de laattijdige informatie aan de
handelaars over de werken in de Vossenstraat, de aankondiging
van een informatieprotocol en de afschaffing dit jaar van de belasting op
terrassen
Mevrouw Stoops.- Een twintigtal handelaars protesteerde tegen de werken in
de Vossenstraat omdat ze hier pas op het laatste moment over werden
geïnformeerd.
Uit protest plaatsten de handelaars allemaal een affiche "à vendre" aan hun
raam.
De handelaars klagen niet om te klagen, want in hun aanklacht verwezen ze
zelfs constructief naar de werken in de Hoogstraat in 2019, uit de vorige
legislatuur, die zoals ze zeiden "étaient parfaitement supervisés par la Ville".
Ik herinner me nog de vaak terugkomende aanklachten van collega’s van MR
dat wij destijds geen rekening hielden met handelaars bij de organisatie van de
werven. En nu wordt één van die werven dus als een te volgen voorbeeld
gebruikt. Zo ziet u maar.
Na de klachten heeft u de werken naar het najaar doen verschuiven, want u
erkent dat zomermaanden belangrijk zijn voor horeca en lokale economie. We
vragen aan aannemers, zo zegt u, om meer rekening te houden met de eigenheid
van een wijk zoals de Marollen.
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Het is dus goed dat u een oplossing bood aan de handelaars. Maar volgens onze
informatie is de Stad al langer dan januari op de hoogte van die werken. Hoe
komt het dan dat u pas na de klachten deze visie ontplooide?
Brussel Stad kondigt ook aan dat ze de communicatie met bewoners en
handelaars wil verbeteren. Ook altijd een goed idee. Er komt een versterkt
informatieprotocol dat iedereen tijdig op de hoogte moet stellen van
toekomstige werken.
Hoe definieert u tijdig op de hoogte brengen?
Wanneer gaat dit protocol er komen?
Om de economische impact van andere werven in de buurt te verzachten,
schrapt de Stad dit jaar ook de belastingen op terrassen. Dat moet extra
ademruimte geven aan handelaars in onder meer de Spiegelstraat, de
Kapucijnenstraat en het Vossenplein.
Hoe heeft u deze perimeter bepaald?
Over hoeveel gederfde inkomsten voor de Stad gaat dit in het totaal?
Zal u dit precedent ook toepassen bij iedere andere werf waarbij ondernemers
klachten ondervinden en deze ook uiten?
Hartelijk dank voor uw antwoorden.
Mewrouw Maes, schepen.- Mevrouw Stoops, ik geef zo meteen het woord aan
meneer Wauters voor wat de terrassen betreft.
Even voor de duidelijkheid ik geef dit antwoord onder het hoedje Openbare
Werken, welteverstaan.
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Het klopt dat de Stad al enige tijd op de hoogte was van de geplande werken
van Vivaqua, maar de concrete communicatie naar de handelaars is echter pas
zeer laattijdig gebeurd, namelijk zes dagen voor de start van de werken. Iets wat
onder de verantwoordelijkheid van de nutsmaatschappij zelf valt.
De Stad betreurt dat deze communicatie zo laat gebeurd is en begrijpt de
frustratie bij de handelaars ten volle.
Het is echter zo dat alle werven die plaatsvinden binnen de Vijfhoek onder
gewestelijke hypercoõrdinatie vallen binnen het u welbekende Osiris-systeem.
Het is gezien de lange procedure zowel voor de Stad als voor de
nutsmaatschappijen heel moeilijk om te voorspellen wanneer een werf
definitieve toelating krijgt.
Daarenboven moet er ook rekening gehouden worden met de planning en
beschikbaarheden van de aannemers. Dit alles maakt tijdig communiceren heel
erg moeilijk.
Maar zodra we op de hoogte waren van die laattijdige communicatie voor de
Vossenstraat specifiek, hebben we onmiddellijk actie ondernomen om in overleg
met de betrokken diensten en Vivaqua een oplossing te zoeken die de hinder in
dit terrasjesseizoen maximaal beperkt.
U had het over een protocol. Het is niet zo dat er een reglementair protocol
komt, want er bestaat een gewestelijke ordonnantie en dat is het wetgevend
kader waarbinnen we te werk kunnen gaan.
Wat we wel volop aan het doen zijn is intern tussen de betrokken stadsdiensten
zoveel mogelijk overleggen en plannen uitwerken om situaties als deze in de
toekomst te vermijden, zodat we vanuit de stad eensgezind kunnen
communiceren en overleggen met alle externe partners zoals de
nutsmaatschappijen.
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Het doel blijft om voor grote en zeer impactvolle werven zo vroeg mogelijk te
communiceren naar bewoners, handelaars en gebruikers van de wijk. Wat we
niet kunnen doen, is voor elke werf, klein of groot, rekening houden met de
vragen en noden van bewoners en/of handelaars, want dan zouden er periodes
ontstaan waarin er nergens gewerkt kan worden.
Wat we wel willen doen, is lang genoeg vooruit kijken en zelf tijdig
communiceren of de nutsmaatschappijen daartoe aanzetten.
We streven naar een duidelijke communicatie naar bewoners, handelaars en
andere betrokkenen om zover mogelijk voor de start van de werken
duidelijkheid te brengen. Bij grotere of langdurige werven kunnen we
bijkomende communicatie op meerdere momenten, inclusief overlegmomenten
vooraf organiseren.
Nu geef ik graag het woord door aan mijn collega.
De heer Wauters, schepen.- U spreekt over de schrapping van de belasting op
terrassen. Dit gaat inderdaad ademruimte geven aan de handelaars, maar
eigenlijk betreft die enkel de horecazaken van de Vossenstraat, gezien de
werven van Vivaqua in het najaar, maar ook de nadien grote werven betreffende
de riolen van de straat.
Die gaan ook een grote negatieve impact veroorzaken.
Nous avons donc pris cette décision, car sur quelques mois à peine, des travaux
très lourds vont donc s’enchaîner dans cette rue : d’abord la distribution d’eau et
ensuite le travail sur les égouts qui, eux aussi, doivent être réparés.
Ce sera, hélas, synonyme d’un manque à gagner important.
En ce qui concerne la Ville, l’exonération des taxes des quelques terrasses,
parce la rue des Renards n’est pas énorme, représente un effort d’environ
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1.850 €.
Je rappelle ici que, de manière générale, les indemnisations liées au chantier
sont prévues et normalement financées par la Région, mais les critères sont
assez stricts, vous le savez. Cela ne concerne par exemple pas les rues
piétonnes, ce qui est le cas de la rue des Renards.
À ce stade, la Ville n’a pas prévu de reconduire ce type d’exonération à l’avenir,
vu les contraintes budgétaires que vous connaissez. Cela ne peut s’envisager
que de façon tout à fait exceptionnelle et surtout, en fonction de l’intensité de
l’impact vécu par les commerçants, notamment.
Mais, comme le pense ma collègue, avec qui nous avons déjà mis en place notre
modus operandi pour préempter le mieux possible les choses et pour
accompagner au mieux les choses, le plus important pour les commerçants, et
nous l’avons constaté tous les deux quand nous avons été les rencontrer sur
place, 48 heures après – parce que plus vite, je ne pouvais pas faire, avec
VIVAQUA notamment –, eh bien, au-delà d’un soutien financier, ce que les
gens demandent, et je trouve ça tout à fait normal, c’est d’être mieux informés,
impliqués dans un processus de décision.
Ils veulent évidemment être respectés et accompagnés par, notamment, mes
services « commerce » pour faire en sorte que l’impact soit le moins fort
possible. Et c’est ce que nous prévoyons de faire à l’avenir pour les chantiers
qui auraient un impact sur l’activité commerciale de la Ville.
Je vous remercie.
Mevrouw Stoops.- De communicatiefout ligt bij Vivaqua, maar ik vind dat er
toch ook een communicatiefout is vanuit het College. Als ik het Bruzz-artikel
lees, zijn er twee keer allemaal andere dingen gezegd en gequoot in wat ik nu
hoor in jullie antwoorden.
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Er staat: ’Er komt versterkt informatieprotocol dat iedereen tijdig op de hoogte
moet stellen van toekomstige werken.’ Nu hoor ik dat er geen protocol komt.
Ik wilde dus eigenlijk net vragen: Als de fout bij Vivaqua ligt, hoe zorgen jullie
ervoor dat Vivaqua (en anderen) beter communiceren?
Mensen willen effectief goed geïnformeerd zijn.
Bruzz heeft ons niet goed geïnformeerd. In Bruzz staat duidelijk dat het
afschaffen van de belasting extra ademruimte moet geven aan handelaars in
onder meer de Spiegelstraat, Kapucijnenstraat en het Vossenplein.
Daarom dat ik ook die vraag stel. Het staat er op die manier in.
Ik heb veel schrik dat u een precedent schept, terwijl we al met een budgettaire
crisis zitten, en dat alle andere handelaars gaan denken zoals Helmut Lotti het al
zong: ’waarom ik en niet een ander?’
Vraag van mevr. STOOPS betreffende de jaarlijkse campagne van de
"Maand van de voetganger"
Mevrouw Stoops.- De maand van de voetganger is een jaarlijkse campagne in
oktober die helemaal in het teken staat van stappen en behandelbare publieke
ruimte. En de S is en blijft de eerste letter van het STOP-principe, dat mijn
kinderen zelfs nu moeten leren voor het examen, waarbij men actieve mobiliteit
voorraan zet in de prioriteiten.
Te voet gaan raakt aan zoveel thema’s: gezondheid, sociale verbinding,
duurzaamheid, toegankelijkheid, levendige buurten...
Met dit initiatief vraagt de voetgangersbeweging aandacht voor het belang van
stappen, voor je gezondheid en voor bruisende en leefbare buurten, voor de
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obstakels waar veel voetgangers dagelijks mee te maken krijgen en de nood aan
een sterk en structureel voetgangersbeleid.
Te voet gaan is de meest duurzame en inclusieve vorm van verplaatsing, maar
slechts 4 op 10 mensen gaat graag te voet in de eigen gemeente. Slechte
voetpaden, obstakels, druk verkeer, te weinig groen en zitplekken, ontbreken
van voorzieningen op wandelafstand maken stappen vaak onaantrekkelijk en
soms zelfs onmogelijk.
Dat moet anders. Een voetpad zou een rode loper moeten zijn, in plaats van een
hindernissenparcours.
Bewandelbare steden en gemeenten zijn aantrekkelijker, socialer, duurzamer,
veiliger, gezonder en rechtvaardiger.
Met de maand van de voetganger wil men die boodschap kracht bijzetten. Als
we echt willen inzetten op leefbare steden en dorpen met gelijke
mobiliteitskansen voor iedereen, zeggen ze, moeten we beginnen bij de
voetganger, en dat vinden wij ook.
Zowel burgers, organisaties, verenigingen, maar ook besturen kunnen dus
meedoen.
Vandaar mijn vraag: de Brusselse gemeente Jette deed vorig jaar reeds mee met
een wandeling om trage wegen te ontdekken, en eentje om samen met de
Jettenaren een diagnose te maken van de staat van voetpaden en kruispunten.
Ik wilde vragen of u dit initiatief kent en of de Stad Brussel zich zal aansluiten
bij dit inclusief initiatief en eventueel extra acties zal opzetten voor voetgangers
in Brussel?
Mewrouw Maes, schepen.- Heel erg bedankt voor uw vraag. Ik stel vast dat we
er allebei van overtuigd zijn dat stappen heel wat voordelen biedt.
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Dat de S in STOP de eerste letter is, is me niet ontgaan en vormt dan ook de
kern van mijn mobiliteitsbeleid.
Ik dank u voor uw oproep over de maand van de voetganger. Ik kreeg net
vandaag de officiële uitnodiging, dus ik was op de hoogte.
Ik ben ervan overtuigd dat de projecten van heraanleg van openbare ruimten in
onze Stad perfect kaderen in dit initiatief en zowel tijdens de vorige als de
huidige legislatuur maak ik er een punt van om de voetganger centraal te stellen.
Dankuwel.
Mevrouw Stoops.- Worden wij dan ook partner als Stad van het initiatief?
U gaat dus hopelijk snel positief antwoorden op de uitnodiging!
Question d’actualité de Mme JELLAB relative au dossier administratif de
la présence de deux stands d’un marque qui distribue
gratuitement du lait végétal dans le bois de la Cambre
Mme Jellab.- Merci, monsieur le Président. C’est une petite question, mais j’ai
été interpellée par des promeneurs qui ont constaté vendredi et samedi dernier
l’installation de deux stands commerciaux pour la distribution de lait végétal.
Alors, je suis une adepte du lait végétal, mais ce n’est vraiment pas le lieu.
Et je pense aussi aux déchets que ça peut générer, évidemment, dans nos parcs.
Et donc, je voulais savoir s’il y avait eu accord du Collège pour ce genre de
vente dans nos espaces verts.
M. Wauters, échevin.- Voilà, c’est avec plaisir que je vous réponds, madame la
conseillère. Et donc, votre introduction me plaît d’autant plus que moi aussi, je
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trouve que pour la santé, ça peut être bien, le lait végétal, pour les gens qui ont
des problèmes de lactose ou d’allergies.
Mais effectivement, il n’en demeure pas moins que cette pratique s’apparente
clairement à de la publicité.
Ça relève en réalité plutôt des compétences de M. le Bourgmestre et de la
cellule « affichage », mais donc, voilà : je vous réponds au nom du Collège avec
plaisir.
Je peux vous confirmer que ces distributions n’ont, non seulement pas été
annoncées, pas sollicitées, et donc, elles n’ont pas été autorisées par la Ville
– pour toutes les raisons que vous avez dites, je suis tout à fait d’accord avec ça.
Très souvent, malheureusement – et ici, c’est vrai que c’est du lait végétal, donc
c’est un peu plus sympa que certaines boissons gazeuses ou autres, mais il s’agit
d’opérations sauvages menées sans aucune autorisation.
Et ceci dit, lorsque nos agents le constatent, des procès-verbaux sont dressés
avec à la clé des sanctions administratives communales en ce qui concerne le
commerce.
C’est, par ailleurs, aussi transmis au service des taxes – par rapport aux taxes
sur la publicité, notamment –, donc, comme vous le savez, dans l’espace public,
il y a des règles et il est important de les faire respecter.
Donc, voilà la réponse que je peux vous donner, mais vraiment, très sincèrement
– et très à l’aise, d’ailleurs.
Merci.
Mme Jellab.- Oui, mais donc, ici, les personnes n’ont pas été inquiétées, donc
Page 53 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 02/06/2025
je crains qu’elles risquent de revenir une prochaine fois.
Donc, il y a peut-être lieu de diligenter quand même une inspection, un agent, le
week-end, que ce soit au niveau des espaces verts ou de la police, pour éviter ce
genre de ventes sauvages, parce que les espaces verts, ce sont quand même un
bien commun et donc il faut les préserver.
M. Wauters, schepen.- Nous sommes d’accord là-dessus (rire).
(Discussion sur une question de procédure.)
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaine séance
Volgende zitting
Vendredi 20 juin 2025
- à partir de 14h : sections ordinaires.
Lundi 23 juin 2025
- à partir de 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 18h40.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 18u40.
📄 2025-05-19 scrape
City Council Meeting — 2025-05-19
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 19 mai 2025
Openbare vergadering van maandag 19 mei 2025
Séance publique
Openbare zitting
En l'absence de M. COURTOIS, Président du Conseil, et en application de
l'article 8 bis de la nouvelle loi communale, la séance est présidée par son
suppléant, soit M. Mohamed OURIAGHLI.
In afwezigheid van dhr. COURTOIS, Voorzitter van de Raad, en in toepassing
van het artikel 8 bis van de nieuwe gemeentewet, wordt de zitting voorgezeten
door zijn plaatsvervanger, nl. dhr. Mohamed OURIAGHLI.
M. le président.- M. COURTOIS, Président du Conseil, s'excuse de ne pouvoir
assister à la séance.
Dhr. COURTOIS, Voorzitter van de Raad, verontschuldigt zich de zitting niet te
kunnen bijwonen.
Excusés – Verontschuldigden : Mme El Bakri et M. Al Khayari.
M. le président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2, de la nouvelle loi
communale, et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 22 avril a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal 7 jours francs avant ce jour.
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Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
22/04/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 122 à 124 et 127 à
130 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 15/05/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 122 tot 124
en 127 tot 130, vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 15/05/2025.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 111 à 121,
125, 126, 131, 132 et 135 à 147 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
15/05/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 111 tot 121, 125, 126, 131, 132 en 135 tot 147 vermeld in het
bijvoegsel bij de agenda dd. 15/05/2025.
L'urgence est admise à l'unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
M. Bauwens.- J’ai une question sur l’ordre du jour. J’ai introduit une question
sur la répression policière ou, en tout cas, sur ce qu’il se passe avec les
manifestants propalestiniens sur ou devant les marches de la Bourse. Cette
question a été refusée, parce qu’il y a un mois, une question d’actualité a été
posée sur le même sujet. Or, entre-temps, beaucoup de nouveaux éléments sont
apparus, qui permettent de mener un tel débat.
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M. le président.- Le bourgmestre propose que nous ouvrions ce débat tout à
l’heure.
M. Bauwens.- Je vous remercie.
M. le président.- Mme Lotte Stoops souhaiterait prendre la parole concernant le
ROI.
Mevrouw Stoops.- Nu we een half jaar bezig zijn met de Gemeenteraad, deze
zitting, vroeg ik wanneer we werk zouden maken om ons intern reglement toch
eens wat op te frissen. Zeker nu dat de nieuwe gemeentewet echt voorziet dat
we een bemiddelingsrecht zouden kunnen invoeren voor de Brusselaars en dat
we deontologische codes en ethische regels zouden kunnen invoegen. Dus de
vraag is: kunnen we daar niet opnieuw een werkgroep voor voorzien waar
meerderheid en oppositie samen voor het goed bestuur van onze Stad kunnen
ijveren?
De heer Leonard, stadssecretaris.- Effectief, er is dus een ontwerp in de maak
met de assemblées, dus bij ons bij de vergaderingen, dat we nu nog aan het
bespreken zijn met de Voorzitter van de Gemeenteraad. De bedoeling is om het
voor de zomer toch nog te kunnen bespreken in de werkgroep die effectief
ontstaan was bij de vorige legislatuur en die we nu willen verderzetten en die
ook die elementen integreren van de nieuwe gemeentewet die veranderd zijn
ongeveer één jaar geleden, in februari 2024. Dus het ontwerp is in de maak, is
klaar, maar we gaan dat finaliseren met de Voorzitter van de Gemeenteraad, en
dan in principe de werkgroep terug samenroepen met de fractieleiders.
M. Maimouni.- J’ai déposé une motion la semaine dernière demandant tout
simplement que la Ville de Bruxelles puisse se prononcer sur l’arrestation de
Page 4 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 19/05/2025
Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant. À ma grande surprise, j’ai reçu un mail
ce midi que j’ai contesté, me disant que cette motion avait été retirée. Je ne
comprends pas ce retrait qui a été justifié par le fait que la Ville de Bruxelles ne
serait pas compétente en la matière. Mais si elle ne l’est pas en l’espèce, elle ne
l’est pas non plus, de facto, dans les dossiers des Ouïghours, du Rwanda ou de
l’Ukraine. Je vous demande, Monsieur le Bourgmestre, pourquoi avez-vous
refusé ma motion ?
Monsieur le Bourgmestre, pas plus tard que vendredi, vos confrères du Parti
socialiste à la Région ont déposé exactement le même texte, soutenu par la Team
Fouad Ahidar. Nous avons toute légitimité pour ouvrir un débat sur le sujet.
M. le bourgmestre.- Je veux bien répondre à une question, Monsieur
Maimouni, mais reconnaissez que l’application des décisions de la Cour pénale
internationale n’est pas vraiment une matière qui relève de la Ville de Bruxelles.
Si vous me demandez mon avis, oui, il faut poursuivre M. Netanyahou, pas de
problème.
En 2029, faites-vous élire au Parlement fédéral, et vous pourrez y poser toutes
les questions, mais ici, c’est le Conseil communal de la Ville de Bruxelles. Cette
affaire n’a rien à voir avec nous. Cette motion est juste irrecevable. Si vous
voulez faire votre show en prétendant qu’on protège le Premier ministre
israélien, libre à vous. On dit juste qu’au regard de notre ROI, cette motion est
irrecevable parce qu’elle ne relève pas du tout des matières qui concernent la
Ville de Bruxelles.
Pour le reste, mon parti adopte une position très claire. Le vôtre aussi, peut-être.
Je ne sais pas quel est votre parti, d’ailleurs.
Page 5 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 19/05/2025
M. Maimouni.- C’est la Team Fouad Ahidar, qui a remporté les élections avec
10 % des suffrages lors des dernières élections. Voilà le parti que je représente.
Je vous dirai tout simplement, Monsieur le Bourgmestre, que cette question a
plus que jamais sa place au sein de notre Conseil communal, d’autant plus
quand on voit les positions que vous adoptez face aux manifestants
propalestiniennes. Je ne comprends pas.
Subitement, la cause palestinienne a disparu, en même temps que les élections.
Ou, tout simplement, j’ai l’impression qu’après votre accord de majorité avec le
MR, vous êtes tenu en laisse par M. Bouchez, ou que vous avez simplement
perdu tout courage, Monsieur le Bourgmestre.
Et concernant mes vidéos, si j’avais voulu faire le buzz, j’aurais tout simplement
utilisé vos déclarations pour en faire un bêtisier.
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
- Kaaitheater asbl, au 31/12/2024, Kaaitheater vzw, op 31/12/2024 ;
- Cyclo asbl, au 31/12/2024, Cyclo vzw, op 31/12/2024 ;
- Habitat et Rénovation asbl, au 31/12/2023, "Habitat et Rénovation" vzw, op
31/12/2023 ;
- Géopolis asbl, au 31/12/2024, Géopolis vzw, op 31/12/2024 ;
- Nova asbl, au 31/12/2024, Nova vzw, op 31/12/2024.
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Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales
M. le président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint. Elle a été
complétée par une question d'actualité de Mme MAOUANE.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform. Ze werd
aangevuld met een actualiteitsvraag van mevr. MAOUANE.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le président.- Nous passons à la prestation de serment de la Secrétaire
communale, Mme Émilie Dupont. Je vous invite à prêter serment. Je vous en
prie.
(Mme Émilie Dupont prête le serment suivant en français, suivi du néerlandais :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du Peuple
belge »)
(Mevr. Émilie Dupont legt de volgende eed af in het Frans, gevolgd door het
Nederlands : "Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de
Grondwet en aan de wetten van het Belgische volk")
(Il est donné acte à Mme Émilie DUPONT de sa prestation de serment)
(Er wordt aan mevr. Émilie DUPONT akte verleend van haar eedaflegging)
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Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 3 – Punt 3
M. Hellings.- Il s’agit du déménagement du commissariat de Houba-Brugmann
qui va être déplacé pour permettre les travaux du parc des sports sur le site du
Heysel (Trademart). Vous nous proposez de voter un avenant au contrat de
location permettant d’intégrer des travaux nécessaires d’adaptation de l’espace
dans le Trademart pour accueillir un commissariat de police.
Il s’agit donc d’adapter le loyer pour faire en sorte que le propriétaire fasse des
travaux dans un bien que la Ville de Bruxelles (Néo) louera pour permettre de
créer le parc des sports et garder une présence policière dans le quartier du
Heysel, qui en a bien besoin.
M. le bourgmestre.- Afin de réaliser le parc des sports le long de l'avenue
Houba-de Strooper, il y avait lieu que la Ville acquière le commissariat local de
la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles situé en bas de la rue. Face à cette
nécessité, il a été décidé en son temps de relocaliser le commissariat dans une
partie des locaux du Palais des expositions. Toutefois, ces locaux n'étant pas
suffisants en superficie pour accueillir l'ensemble des services du commissariat,
la section mobilité Laeken pouvait trouver une relocalisation dans les bâtiments
de Bruxelles International Trademart. On louait 664 m², sachant que les
différentes entités du commissariat ne pouvaient pas se trouver loin l'une de
l'autre.
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La Ville s'est engagée à supporter les frais de la relocalisation étant donné
qu'elle acquiert le bâtiment et le site de l'ancien commissariat pour un euro
symbolique. Donc, en date du 26 juin 2024, le Conseil communal a conclu une
convention avec Bruxelles International Trademart pour une durée initiale de
neuf ans, mais il y a une forte possibilité que cette convention soit prolongée
pour héberger la section mobilité de la zone.
Il a été estimé que, selon l'exception à l'article 28, paragraphe 1, primo, de la loi
sur les marchés publics, les baux n’étaient pas soumis à la législation sur lesdits
marchés publics tant que les travaux nécessaires étaient accessoires au bail en
soi. Cette position de la Ville a été suivie par la tutelle de la Région étant donné
qu'aucune demande complémentaire, ni suspension, ni annulation de la décision
du Conseil communal du 26 avril 2024 n’était intervenue. La décision a donc
été approuvée en bonne et due forme au niveau de la Région.
Le point à l'agenda du Conseil communal du 19 mai concerne un addendum au
contrat de location de base dû à un léger dépassement de ce qui était budgétisé
au départ en matière de sécurisation et connexion en fibre optique des lieux, les
travaux nécessaires et dépenses pour ces deux derniers ayant été sous-estimés. Il
faut savoir que pour la liaison informatique, il y avait lieu de déconnecter la
fibre optique de l’ancien commissariat et de l'acheminer vers les nouvelles
implantations, étant donné que, pour des raisons de sécurité, les connexions
informatiques des services de police se font en boucle fermée. Telenet étant le
seul opérateur à gérer ces connexions pour l'ensemble des services de police, les
travaux ont donc été attribués et exécutés par cette société.
En ce qui concerne la sécurisation des lieux, les travaux ont été attribués et
exécutés par Securitas sur la base d'un marché-cadre de la zone de police. En
chiffres, le coût des aménagements tombant sous les dispositions de l'article 28,
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paragraphe 1, primo, et donc des dérogations prévues par la loi pour le bail, sont
de 304.000 € en plâtrerie, menuiserie intérieure, chauffage, sanitaire, électricité
et ventilation. Le coût incombant au locataire, mais avancé par Bruxelles
International Trademart, est de 83.000 €. Les coûts de sécurisation s’élèvent à
154.000 €. Le montant dont question représente 30 % du bail total.
M. Hellings.- Il s'agit d'une méthode particulièrement intéressante pour
permettre aux commissariats de police de déménager rapidement et dans les
meilleures conditions matérielles possible afin que les policiers puissent
effectuer leur travail. C'est exactement le mécanisme que nous avions prévu
ensemble, sous la précédente majorité, pour délocaliser une partie des activités
du Palais du Midi dans la rue des Poissonniers.
Or c’est ce que Mme Frelinx déclare « illégal » dans la presse de façon
notoirement injuste, puisqu'il s'agit bel et bien du même mécanisme que vous
appliquez ici pour le commissariat de police, à savoir faire réaliser les travaux
par le propriétaire et payer ces travaux au travers d'un loyer. Donc, Mme Frelinx
a tort.
Mme Frelinx, échevine.- Non, ce n'est pas la même chose, puisque dans le bail
de la rue des Poissonniers, il y avait deux opérations tout à fait distinctes. Le
montant des travaux était tellement important qu'on n'aurait jamais conclu le
bail si on n'avait pas pu réaliser ces travaux.
M. Hellings.- Quel était le pourcentage ?
Mme Frelinx, échevine.- Je ne sais plus.
M. Hellings.- Moins de 30 %.
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Mme Frelinx, échevine.- Pas du tout. C'était énorme et les travaux étaient
tellement particuliers qu'on n'aurait jamais conclu le bail si on n'avait pas pu
faire ces travaux. Ensuite, il y avait une remise des lieux en pristin état, ce qui
n'est pas le cas ici.
M. Hellings.- Vous n'êtes plus juriste, Madame Frelinx, vous êtes échevine des
Sports. Vous devez offrir la possibilité aux clubs de continuer à vivre et à faire
vivre nos quartiers, et c'est ce que vous n'avez pas fait.
Dossiers de Mme l'échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l'échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l'échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 14 – Punt 14
M. Bauwens.- Dans le dossier de « l'ancien Recyclart », quelles sont
exactement les intentions de la Ville ?
Qu'est-ce qui a changé et qui a fait que Recyclart a dû quitter les lieux parce que
sa présence représentait un danger pour la SNCB selon les pompiers ? En quoi
la Ville fera-t-elle mieux que Recyclart ? Est-ce qu’il n’est pas fort dommage
que Recyclart ait dû quitter le site, même si l’ASBL est, à mon avis, contente de
sa nouvelle localisation ?
Quels sont les plans de la Ville ?
En quoi la Ville fera-t-elle mieux en matière de sécurité ?
M. le bourgmestre.- On a regretté le départ de Recyclart, même si on pouvait
comprendre l'attitude de la SNCB. Il s’agit de l’axe Nord-Midi et si un jour, cela
prenait feu, quasiment tout le réseau ferroviaire belge se trouverait à l'arrêt.
Avant d’engager des travaux (qui seront importants) pour créer notamment une
nouvelle salle culturelle, on a mis longtemps à récupérer la propriété du lieu par
le biais d’un bail emphytéotique. Nous avons mis du temps parce qu'il a fallu
trouver les budgets et réfléchir au projet. Ce ne sera pas qu'un lieu de culture,
mais aussi un atelier de réparation de vélos avec des personnes qui pourraient y
être en formation.
En effet, Recyclart a fait, pendant des années, un super boulot à cet endroit. Je
pense, comme vous l'avez dit vous-même, que là où ils sont relogés, c'est un lieu
extrêmement intéressant, parce qu'il est aussi situé dans un quartier populaire où
ils ont pu se redévelopper. Il faut s’en réjouir.
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Plus de six ans plus tard, on a pu trouver un accord avec la SNCB. Je veux
vraiment remercier Mme Dutordoir et toutes ses équipes, car on a pu donner un
nouvel avenir à ce lieu. Ce n'était pas simple sur le plan technique. En effet, il
s’agit de créer « une boîte dans la boîte » pour préserver les voies de tout risque
d'incendie. Donc, c'était un dossier extrêmement complexe et on aurait dû, de
toute façon, interrompre les activités de Recyclart. On peut le regretter, mais
nous n’avions pas le choix.
En effet, je pense que Recyclart est bien là où elle est. Il ne faut surtout pas la
déplacer. Elle a un écosystème extrêmement intéressant à Molenbeek. Nous
souhaitons rétablir un lieu de culture dans le bas des Marolles, ce qui, à mon
avis, est bien pour tout le monde.
M. Bauwens.- Ma question ne portait pas sur le temps que cela a pris, mais
merci pour la réponse. Des lieux culturels comme Recyclart et le Magasin 4
sortent un peu de l'ordinaire. Ils font ce qu'on peut appeler de la subculture, de la
culture alternative, et ce sont souvent ces lieux-là qui sont délogés. La question
que je me pose est de savoir comment on peut réintégrer un travail de ce type-là
dans des lieux tels que le nouveau Recyclart que vous allez construire. Faute de
cela, il ne restera plus que des salles culturelles tenues par les médias
mainstream.
M. le bourgmestre.- J'imagine que le PTB défend des salles tenues par les
pouvoirs publics.
M. Bauwens.- Je ne suis pas en train de dire cela. Ce que je suis en train de dire,
c'est qu'il y a une subculture beaucoup plus fragile que la culture qui attend des
subsides et a de meilleurs liens politiques. La subculture, comme Recyclart et le
Magasin 4, est fragile et elle doit partir parce que les lieux sont récupérés. Ce
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qui m'inquiète, c'est de voir naître de gros projets comme Kanal et disparaître de
petits projets comme Recyclart. C'est cela qui m'inquiète et c'est pour cela qu'on
voudrait avoir des garanties quant au nouveau Recyclart. Je crains que cet
endroit ne devienne à nouveau un grand projet mégalomane, au lieu d’un projet
où les petites initiatives trouvent leur place. Sur ce point, on n'a pas encore de
réponse.
M. le bourgmestre.- Je pense, Monsieur Bauwens, qu'il ne faut jamais avoir
peur des pouvoirs publics et que le service culture de la Ville de Bruxelles fait
des choses extraordinaires. Il mène un formidable travail de médiation culturelle
partout où il est : Cité Culture dans la Cité modèle à Neder-Over-Heembeek et
Laeken, Riches-Claires, Bruegel... Je trouve qu'on a un service culture, à la Ville
de Bruxelles, dont on peut être fiers.
En fait, il fallait trouver un nouveau lieu pour Recyclart. On n'avait pas le choix,
pour les raisons de sécurité citées, et je suis très content que Recyclart ait pu
continuer son projet dans un autre quartier populaire.
S’agissant du Magasin 4, il est possible que vous connaissiez moins bien ce
dossier, mais demandez à n'importe quel responsable mon engagement
personnel pour le sauver, notamment avec ma collègue Delphine Houba. C’est
la Ville de Bruxelles, avec le Port de Bruxelles, qui s'est battue pour le sauver
quand il a dû déménager. Je veux remercier et saluer Charles Huygens qui nous
a aidés à l'époque, et Fadila Laanan qui nous a permis de remettre l'équipement.
Nous nous sommes battus avec Delphine Houba, mais aussi avec Karine
Lalieux et Rudi Vervoort, dans les contrats de développement urbain, pour
reconstruire le Magasin 4, qui est quasiment terminé, au coin de la rue
Dieudonné Lefèvre et de l'avenue du Port. On l'inaugurera en octobre ou
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novembre, et on va même vous présenter au budget de quoi équiper la salle, qui
sera toujours gérée par les bénévoles du Magasin 4. C'est dans la convention.
Donc, sans l'action de la Ville de Bruxelles, de son service culture et des acteurs
qui l’ont soutenu, le Magasin 4 aurait tout simplement disparu. Vous avez raison
de souligner qu’il existe une culture moins mainstream, mais dans le cas du
Magasin 4, reconnaissons quand même que c'est l'action de la Ville de Bruxelles
qui a fait qu’il est toujours debout, avec sa programmation éclectique et ses
concerts un peu différents qui sortent de ce qu'on peut entendre sur les radios
généralistes. Désormais, il aura une salle comme il n'en a jamais eu, qui sera
gérée par ses propres bénévoles.
Que la salle située à la gare de Bruxelles-Congrès soit gérée par le service
public est un bon signal pour préserver une programmation de qualité qui tienne
compte de l'ensemble des acteurs de la Ville.
Point 15 – Punt 15
M. Benzaouia.- Le Collège demande l'abrogation du PPAS Pacheco. Cette
initiative pose beaucoup de questions. Quand tout le monde demande d'abroger
un PPAS à Tour & Taxis, le Collège décide de le maintenir. Et juste à côté - ce
sont deux projets qui ont eu le même historique -, bizarrement, vous êtes en
train de demander une abrogation de ce PPAS. Vous savez très bien pourquoi :
parce que le PPAS pose problème aux promoteurs. Quand le PPAS est en faveur
du promoteur, on le garde. Quand il est en défaveur du promoteur, on l'abroge.
Ce n'est pas une manière de gérer la ville, selon moi.
Mme Maes, échevine.- Les situations du PPAS Pacheco et du PPAS Tour &
Taxis sont tout à fait différentes. À Tour & Taxis, des permis d’urbanisme ont
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été exécutés. Or, si on abrogeait un PPAS avec des permis exécutés, ces derniers
deviendraient nuls.
En l’espèce, la situation est exactement inverse. Il y avait un PPAS dont
l'approbation date de 2013. En 2019, le permis d'urbanisme, qui avait été
demandé et attribué, a été annulé par le Conseil d'État, justement parce qu'il y
avait des éléments qui étaient illégaux. Donc, le PPAS n'était pas exécutable.
Voici les éléments figurant dans l'arrêté du Conseil d'État :
- la perspective vers la basilique de Koekelberg est entravée par le bâtiment
Pechère ;
- la servitude de vue doit être interprétée comme limitant la hauteur potentielle
des bâtiments en zone A4 ;
- le gabarit et l'implantation du bâtiment Esplanade de la zone A3 pourraient
également être interprétés comme limitant la valorisation de cet espace
d'observation du panorama, avec pour conséquence l'impossibilité de la mise en
œuvre de ce même plan selon ses prescriptions littérales et graphiques.
On est dans un cas de figure complètement différent. Il faut se rendre compte
que si le développeur doit suivre les demandes du PPAS, on va toujours se
retrouver devant une annulation de permis d'urbanisme. Et la dernière chose que
le Collège et moi-même, en tant qu'échevine de l'urbanisme, souhaitons est que
cet endroit devienne un chancre pour des années et des années. D’où la décision
de demander l'abrogation du PPAS pour aller de l'avant.
En outre, vous savez très bien qu'il n'y a pas que la réglementation communale
qui a un impact sur les permis d'urbanisme. Il y a aussi la réglementation
régionale, et elle est claire. Le règlement régional d'urbanisme fixe des règles
suffisantes pour imposer des balises au développeur.
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M. Benzaouia.- Dans votre réponse, il manque des éléments très importants.
D'abord, le Collège demande à la Région d'abroger l'arrêté de 2007. C'est le seul
cadre contraignant pour le promoteur. On demande de l'abroger, donc d'ouvrir la
voie aux deux grosses boîtes de promotion immobilière pour qu’elles y fassent
ce qu'elles veulent. La seule manière de faire les choses convenablement est de
respecter la loi. Ici, la loi dérange, alors on va la changer.
Pour que tout le monde comprenne de quoi on parle, les cowboys ont accéléré le
mouvement. Ils ont construit énormément de bureaux, ils les ont remplis et puis,
ils n'arrivent plus à répondre aux exigences du PPAS qui prévoit 35 % de
logements. Ils ne peuvent plus le faire. Qu'ils reconvertissent une partie des
bureaux en logements, c'est l'une des solutions possibles.
Je trouve cela scandaleux. Malgré 270 réclamations demandant de revoir le
PPAS Tour & Taxis, le Collège a répondu qu’il le maintenait, mais ici, parce
qu'il y a une demande des promoteurs, le Collège accepte. Ce n'est pas comme
cela que les choses devraient se gérer, à mon sens.
Dossiers de Mme l'échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 20 – Punt 20
M. Bauwens.- Si j'ai bien compris, on discute d'un point relatif à une instance
de contrôle des malades de longue durée. C'est une pratique normale, je pense,
d'avoir une firme extérieure qui fait une partie de ce travail.
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J'ai toutefois été étonné par le montant prévu pour ce dossier. Vous dites : « On
va mieux contrôler et on va faire faire cela par une firme externe. » Est-ce que
votre service a déjà une idée des causes des absences de longue durée et des
maladies de longue durée elles-mêmes ? J'entends dire que dans les crèches,
parmi les balayeurs et dans l'instruction publique, il y a un grand nombre
d'absences de longue durée. Est-ce que vos services ont déjà envisagé une
politique permettant de réduire l’absentéisme ?
Pourriez-vous nous fournir des statistiques sur ce point, car il est essentiel de
savoir ce qu’il se passe dans notre Ville.
Par ailleurs, beaucoup de travailleurs et de syndicats se posent la question en
matière de personnel : dans le cadre des économies voulues par la Ville et celui
des coupes budgétaires que la Région et le Fédéral sont en train d’imposer, est-
ce que la Ville prévoit une réduction du personnel ? J'ai entendu que face à
l’inquiétude, certains envisagent des grèves ici-même au sein de la cité
administrative.
Donc, il y a des inquiétudes et j'aimerais avoir une réponse très claire. Est-ce
que vous prévoyez une réduction du cadre et comment allez-vous procéder ?
Mme Buggenhout.- Cela relève des compétences de Mme Hariche, mais je
voulais quand même vous signaler que le montant indiqué couvre quatre années.
Je cède la parole à Mme Hariche.
Mme Hariche, échevine.- L'échevine des ressources humaines, c'est moi, mais
nous travaillons en bonne intelligence lorsqu'il s'agit de passer des marchés, ce
qui relève de Mme Buggenhout.
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Je ne pourrai peut-être pas répondre à toutes vos questions, notamment celle-ci :
« Que fait-on pour éviter les maladies de longue durée ou même les maladies
répétées ? ». Quoi qu’il en soit, il y a une chose que je peux vous dire, c'est que
ce marché ne concerne absolument pas les personnes malades de longue durée,
mais bien les absences disparates qui désorganisent complètement les services.
Oui, il faut qu'on procède à des contrôles et qu'on permette à l'administration (la
médecine du travail) d'objectiver les raisons pour lesquelles un agent est absent.
Quant à votre autre question sur le cadre actuel, je ne saurais vous répondre,
pour la simple et bonne raison qu'on est en train de confectionner le budget. Tant
que je n'aurai pas les montants alloués aux recrutements, je ne pourrai
évidemment pas y répondre.
S’agissant des dispositifs mis en place, notamment ce qu'on appelle les
réintégrations pour les personnes dont le métier est devenu inadapté, des tas de
choses sont faites, mais je ne vais pas improviser une réponse. Je vous propose
de m’adresser une question écrite et vous aurez alors une réponse totalement
complète et détaillée.
M. Bauwens.- Je vais reformuler ma question. Ma question n'était pas de savoir
comment est le cadre actuel, mais de savoir si vous envisagiez une réduction de
personnel ? Cela nous ramène quand même à une réalité : certains départs, à la
Ville, ne sont déjà plus remplacés et des services sont sous pression. J'en ai
nommé quelques-uns et je peux en nommer d'autres. Donc, il y a un manque
criant de personnel.
Par ailleurs, les personnels présents ont très peur, parce qu'ils ne sont pas dupes.
Ils voient très bien qu'au niveau des communes, il y aura moins de rentrées de la
part du pouvoir fédéral. Le fait d'esquiver la question donne déjà une partie de la
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réponse. On va revenir là-dessus, sur la base de chiffres.
Vous dites que vous ne disposez pas de chiffres parce que vous êtes en train de
confectionner le budget. Cela fait quand même quelques mois qu'on attend ce
budget. On l'aura quand, ce budget de la Ville ? Cela devient un show de bonnes
promesses. On va faire ceci, on va faire cela, on promet d'engager des
personnels en plus au CPAS et dans le service propreté. On fait plein de
promesses, mais faute de tableaux budgétaires, cela devient pénible. On aura un
budget quand, Monsieur le Bourgmestre ?
M. le bourgmestre.- On espère le boucler avant la Région.
M. Bauwens.- Et vous m'accusez de faire le politicien...
Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van de schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l'échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 24 – Punt 24
Mme Jellab.- Le Collège nous propose ici une dépense supplémentaire de 2,5
millions d'euros pour un projet de construction de douze logements rue des
Vierges, impasse des Lunettes. Les riverains sont demandeurs depuis plusieurs
années de voir ce chancre évoluer. J'ai juste une petite question d’ordre
technique.
En 2023, vous aviez prévu un budget de 2.783.000 € sur la base de 2.500 € le
mètre carré pour la construction. On repart, deux ans après, sur la base de
4.800 € le mètre carré, ce qui me semble excessif. Même les projets sur Tour &
Taxis sont évalués à environ 3.500 € le mètre carré. Est-ce qu'on est toujours sur
le projet initial de douze logements, ou est-ce que vous avez augmenté le
nombre d’étages ? Je n'arrive pas à m’expliquer cette augmentation. On peut
invoquer l’augmentation du coût des matériaux, mais appliquer une telle
augmentation de 92 % en deux ans, cela me semble un petit peu excessif.
Comment ferez-vous pour proposer des logements accessibles aux Bruxellois ?
Car il va falloir rentrer dans vos frais.
Mme Houba, échevine.- Je partage tout à fait vos préoccupations et la demande
du voisinage quant à l'évolution de ces ruines. Nous sommes toujours sur un
projet de douze logements. On doit faire face à une situation tout à fait
regrettable. On avait désigné un bureau en 2009. Le marché de travaux - un
marché par procédure ouverte - a été lancé en 2023 et il a été adopté au Conseil
communal pour les montants que vous avez cités.
Le problème est qu'aucune offre n'a été déposée. On est confrontés à des projets
pour lesquels il est de plus en plus difficile de recevoir des offres de la part des
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entreprises, raison pour laquelle, le 2 octobre 2023, il a été approuvé la
passation d'un marché de travaux par procédure négociée sans publication
préalable pour permettre une négociation. On a réussi à recevoir une offre qui,
après négociation, s'élève à un montant élevé, je le reconnais tout à fait. C'est la
seule offre qu'on ait pu obtenir.
L'idée d'avancer, de faire évoluer le quartier et d'en finir avec cette ruine, telle
est notre option. On mettra tout en œuvre pour maintenir des logements à prix
abordable et pour répercuter le moins possible les coûts sur les loyers.
Mme Jellab.- Merci, Madame l'Échevine, pour vos réponses. J'ai le souvenir
que, rue de la Senne, on avait aussi éprouvé des difficultés à rentrer dans nos
frais. Il a fallu augmenter drastiquement les loyers qu'on proposait aux habitants.
Je crains qu’en l’espèce, vous n'y arriviez pas avec les tarifs proposés
habituellement. C'est très compliqué. Je comprends la situation. On est toujours
partants quand il faut construire du logement, mais je sais que ce n'est pas
toujours évident.
Qu’il n'y ait pas eu d'entrepreneur intéressé par ce projet est étonnant, car le
terrain est relativement grand. Est-ce qu'il faut vraiment poursuivre ce projet ?
Je trouve que ce n'est pas raisonnable. On n'a pas encore de vue sur le budget,
mais on imagine bien que les perspectives sont compliquées. Est-ce qu'il faut
vraiment persévérer dans un projet aussi coûteux pour douze logements ?
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van de schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Vote
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Vraag van mevr. GOYVAERTS betreffende het wijkcontract Jonction
Mevrouw Goyvaerts.- Beste schepen Wauters, ondertussen al enkele weken
geleden- want de vraag werd ingediend voor de vorige Gemeenteraad – lazen
we in Bruzz dat er twee organisaties plots te horen kregen dat ze moesten
vertrekken uit het gebouw Hout en Metaal, dat ontwikkeld werd in het kader
van het wijkcontract Jonction. Ondertussen hebben zij, denk ik, ook wel zelf via
mail laten weten hoe verontwaardigd en teleurgesteld ze zijn met hoe alles
gelopen is. Want de manier waarop dit gebeurde roept grote vragen op. Hoewel
we het natuurlijk goed vinden dat u duidelijkheid wil scheppen door een
coördinator aan te stellen, verbaast het ons om te horen dat, in afwachting
daarvan, de huidige bewoners zomaar aan de deur gezet worden, zonder uitleg,
zonder ondersteuning. Zeker aangezien de Marollenwijk een heel moeilijke wijk
is, waar er des te meer nood is aan sociale cohesie, aan het samenbrengen van
mensen. Zeker in een vaste, zichtbare plek. Na een lang, intens en participatief
proces, is er ondermeer aan de vzw Mérolutionnaires een plek toegekend - een
beweging vanuit vrouwen, moeders uit de wijk - met het expliciete doel ook om
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jongeren te ondersteunen en op te leiden. Hen deze plek op deze manier
ontnemen is echt een belediging voor het engagement en de tijd die zij hierin
hebben gestoken.
Bovendien is het gebouw gefinancierd door het Gewest, met als doel een
moeilijke wijk een nieuwe dynamiek te geven. Al twee jaar na de bouw de
bestemming plots veranderen, roept de vraag op of het project dan nog de
subsidies gaat behouden. Tenslotte, zoals in het artikel van Bruzz vermeld werd,
lijkt het erop dat het gebouw gebruikt zou worden om de getroffen sportclubs
uit het Zuidpaleis op te vangen, wat een beetje op een slechte stoelendans lijkt:
verenigingen die hun plaats op één plek verliezen, worden dan ergens anders
ondergebracht ten koste van andere verenigingen. De vraag is waar deze
verschuiving stopt.
Vandaar dus mijn vragen: Waarom komt de stad terug op de beslissingen om, na
dus een lang en participatief proces, die verenigingen geen plaats meer te geven
in het wijkcontract of in het gebouw? Wat is uw toekomstvisie voor dit gebouw,
Hout en Metaal? Is er nog plaats voor buurtinitiatieven die opgestart worden,
waaronder de Mérolutionnaires? Is er een alternatief voorzien voor hen, en is er
ondertussen een dialoog met hen opgestart? Kan de subsidiëring van het
wijkcontract door het Gewest behouden worden als de invulling plots
verandert? Hartelijk dank voor uw antwoorden.
M. Wauters, échevin.- J'ai remarqué que les questions ont changé par rapport à
celles auxquelles je vous réponds.
Maar in het algemeen gaat het in dezelfde richting. Ik dank u voor uw vragen en
ik ga zeker antwoorden, samen met mijn collega, Frederik CEULEMANS,
bevoegd voor de wijkcontracten. Vlak na mijn eedaflegging als schepen, heb ik
een heel ingewikkeld dossier ontdekt. Een dossier dat dagelijks door de
Werkcentrale van de stad in het kader van het wijkcontract Jonction beheerd
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werd.
À ce moment-là, lors de notre prestation de serment du 1er décembre, les quatre
occupants temporaires du bâtiment Bois et Métal identifiés étaient donc Cyclo,
les Mérolutionnaires bruxelloises, Bruxsart et On a la dalle, qui est le potager
sur le toit.
Que ce soit bien clair : il n'a jamais été question d'écarter les associations du
quartier, et singulièrement celles que je viens de citer, sans autre forme de
procès. Vous l'avez dit vous-même, pour l'interaction dans le quartier, c'est très
important. Toutefois, il est utile de comprendre qu’elles n’occupaient le
bâtiment Bois et Métal que de manière excessivement précaire. En effet, leur
convention d'occupation temporaire expirait le 8 octobre 2024, bien avant que je
n'entre en fonction. Depuis lors, aucune demande, si ce n'est celle de Cyclo, n'a
été introduite.
Au 1er mars, un coordinateur a été engagé au sein du département des affaires
économiques en vue de transférer rapidement la gestion du projet de la Centrale
de l'emploi vers la Ville. La Ville dispose désormais de la propriété pleine et
entière pour gérer ce bâtiment.
Tijdens de overgangsperiode werd de aanvraag van Cyclo door het College
aanvaard, en de vzw bleef tot maart 2025 onder toezicht van de Werkcentrale.
De vereniging "On a la Dalle" had vanaf het begin een voorlopige
overeenkomst die tot april 2029 geldig was. Op 1 maart werd binnen het
departement Economische Zaken van de Stad een projectcoordinator
aangenomen om het beheer van het project snel over te dragen naar de Stad,
zoals ik in het Frans al zei, die nu het volledige eigenaarschap heeft.
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Entre-temps, ma collègue Florence Frelinx nous a fait part, en Collège, de la
problématique du Palais du Midi, en particulier l'impossibilité de reloger tous
les clubs sportifs et l'urgence de leur trouver un lieu d'accueil temporaire. Ces
situations rapidement parvenues aux oreilles des Mérolutionnaires, notamment,
ont suscité un émoi certain et compréhensible. Rassurez-vous, je les ai
rencontrés de manière très constructive.
C'est la raison pour laquelle il a été décidé par le Collège, le 17 avril dernier, de
prolonger les conventions d'occupation des différentes associations jusqu'à la fin
juin de cette année, le but étant de ne pas interrompre leurs activités, en
particulier l'aide scolaire. C'était leur grande demande et elle était tout à fait
légitime à un moment très important pour les jeunes de ce quartier, puisqu'on
approche des examens.
Parallèlement à cette occupation temporaire, mes services et moi-même
travaillons activement à un plan d'occupation structuré, fort d'un appel à projets
futur, afin de garantir des activités conformes à la vocation initiale du lieu. Les
associations du quartier auront, bien entendu, toute leur place. Mon souhait est
de construire, avec les acteurs locaux, un avenir solide et porteur pour ce
bâtiment au service de Bruxelles et des Marolliens en particulier. Bois et Métal
doit devenir un lieu d'impact, un pôle de transformation économique, sociale et
environnementale.
En voor de rest laat ik het woord aan mijn collega, Frederik CEULEMANS,
bevoegd voor de wijkcontracten. Ik dank u.
De heer Ceulemans, schepen.- Ik wil hier misschien gewoon nog aan
toevoegen, inderdaad, dat het absoluut niet de bedoeling is om de
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oorspronkelijke toewijzing van dat gebouw nu op de helling te zetten.
Trouwens, de oorspronkelijke toewijzing van dat gebouw is ook niet
Mérolutionnaires, die zijn er ook op een tijdelijke manier in gezet. Dus op dat
vlak is er absoluut niets dat ons tegenhoudt om de oorspronkelijke doelen voor
de quartier, voor de buurt, en voor de ondersteuning van de sociale economie en
de ondersteuning van die Productive City die we daar effectief wel willen
verderzetten onder een vraagteken te plaatsen. Dat blijft wel effectief het
einddoel.
Maar inderdaad, ik denk dat we het hier de vorige keer ook al gezegd hebben en
dat Didier het net ook nog zei: we zitten gewoon echt in een urgente
crisissituatie en dan vind ik eigenlijk dat we hier blijk geven van een collegiale
beslissing die snel actie onderneemt, die snel een oplossing biedt voor een
urgent probleem, en dat is dat die sportclubs eigenlijk hun activiteiten niet meer
konden verderzetten. Door hen tijdelijk in Bois et Métal te zetten garanderen we
een continuïteit van hun werking, tijdelijk, met een duidelijke einddatum. Dat is
belangrijk. Ik weet dat mevrouw Frelinx ondertussen ook effectief aan een
oplossing aan het werken is die eigenlijk bijna klaar is, denk ik. Dus er is
effectief ook al een long-term oplossing, maar ik denk dat aan politiek doen
zeker ook korte termijn-oplossingen moet geven. Deze keer, voor één keer draai
ik het om: in plaats van lange termijn voorop te zetten, is het nu even de korte
termijn die vlug moet in orde gebracht worden. En door deze beslissing kunnen
we de werking voor die sportclubs laten doorgaan. En ook de minister-president
is hiervan schriftelijk op de hoogte gebracht. De houders van de het
wijkcontract zijn op de hoogte en ook hier moeten we misschien toch even
concluderen dat we snel gehandeld hebben voor een regionaal probleem, dat
natuurlijk niemand gewild heeft, dat begrijp ik wel. Maar we hebben een
regionaal probleem opgelost met een regionale oplossing.
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Mevrouw Goyvaerts.- Bedankt voor uw antwoorden. Dus als ik het goed
begrijp, mogen de Mérolutionnaires wel nog deels blijven tot juni. Dan blijft
ook de vraag wat er daarna mee gebeurt. Ik begrijp dat er een tijdelijke
oplossing gevonden moest worden, maar ik ga daar niet eeuwig op blijven
terugkomen: zoals meneer Hellings al eerder gezegd heeft, was er een andere
oplossing voor de sportclubs van het Zuidpaleis. Dit toont nog eens aan dat de
oplossingen die jullie hier als college voorstellen, neerkomen op verenigingen
die samen in één gebouw zaten en die zo ook een doel hadden, verspreid
worden over allerlei verschillende kleine locaties, die dan ook nog eens tot
resultaat hebben dat organisaties die al op die plek bestonden moeten
verdwijnen. Dit zet echt een kettingreactie in gang. Daarnaast zegt u ook dat het
doel van die Bois et Métal behouden blijft, terwijl sportclubs niet echt in lijn
zijn met wat er initieel voorzien werd. Het is een plek om jongeren op te leiden,
sportclubs vallen niet echt onder hetzelfde.
Wat u ook zei, meneer Wauters, Mérolutionnaires zat er misschien ook maar
tijdelijk in, maar zijn wel in lijn met de originele doelen van het project. En
sportclubs zijn dat niet helemaal. Dus we herhalen nog eens dat het jammer is
dat een beslissing over die clubs van het Zuidpaleis andere verenigingen treft.
En dat een goede oplossing die er was van tafel geveegd is, wat een heel
onbegrijpelijk antwoord geeft.
En ten slotte wil ik ook graag nog benadrukken dat Brussel meer en meer
geconfronteerd wordt met problemen inzake veiligheid, druggebruik
enzovoorts. Dit is een soort organisatie die er was op die plek die dat tegen ging,
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die daar preventief tegen werkte, die jongeren van straat oppikte en die hielp.
Het antwoord van de Stad is dat soort organisaties aan de kant zetten en
antwoorden met politiegeweld in de plaats.
Vraag van mevr. STOOPS betreffende het Becokaaiproject
Mevrouw Stoops.- Ik had deze vraag al ingediend – maar ik was net te laat, of
het had niet genoeg actualiteitwaarde – maar ik blijf het heel actueel vinden dat
wij geen zwemgelegenheden hebben. Dat blijft slecht nieuws voor de
Brusselaars, dat blijft accuut. Pool is Cool kondigde dus niet zonet, zoals ik
schreef, maar al een paar weken geleden aan om het enige openluchtzwembad
van Brussel te sluiten: Flow No More. Maar hun werk is natuurlijk altijd meer
een soort van activisme geweest. Want met hun installaties wilden ze vooral de
overheden activeren om werk te maken van openluchtzwemmen. En vorige
legislatuur werd reeds werk gemaakt van het bestuderen van mogelijke plekken
binnen Brussel-Stad. En ook werden er stappen gezet voor een studie rond een
zwembad en publieke ruimte aan de Becokaai. In jullie meerderheidsakkoord
geven jullie heel kort aan dat "de sportinfrastructuur gemoderniseerd wordt met
projecten zoals een nieuw openluchtzwembad aan de Becokaai". Dus mijn
vragen: Wat is de stand van zaken? Hebben jullie een tijdslijn hiervoor? Zal dit
zwembad geïntegreerd worden in de werking van les Bains de Bruxelles /
Baden van Brussel? Dankuwel. Voor de antwoorden die zullen komen, hopelijk.
Mevrouw Frelinx, schepen.- Ik dank u voor uw vraag. De sluiting van het
zwembad Flow betekent inderdaad slecht nieuws voor de Brusselaars. Tot nu
toe was dat het enige openluchtzwembad toegankelijk binnen het Brussels
Hoofdstedelijk Gewest. Ik bevestig u dat een onderzoeksproject overwogen
wordt onder de vlag van Beliris. Een aanbesteding zou worden uitgeschreven
met oog op een uitvoerbaarheidsmissie voor het inrichten van het openbaar
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domein. Deze missie zou het volgende inhouden: verlaging van de Akenkaai,
voltooiing van een openluchtzwembad, en, op basis van de resultaten van deze
studie, de uitwerking van een stedenbouwkundig masterplan. Deze studie werd
nog niet gelanceerd door Beliris.
J'ai également pris connaissance de la proposition examinée par mon
prédécesseur et largement relayée à l'époque dans la presse, qui portait sur la
construction d'un bassin de 350 mètres de long. Ce projet me semble irréaliste,
en particulier au regard de la situation budgétaire complexe dont nous héritons.
Une telle infrastructure, outre son coût important, poserait également des défis
écologiques non négligeables. A-t-on réellement besoin d'un bassin de 350
mètres ? Pour toutes ces raisons, il n'est pas responsable d'y donner suite en
l'état. Cela étant dit, notre volonté est claire, comme le réaffirme notre accord de
majorité : favoriser la création d'une nouvelle piscine en plein air sur le
territoire.
Een dergelijk project zal echter niet door de Stad of door de Brusselse
zwembaden kunnen gedragen worden. Ter herinnering: de Stad Brussel steunt
de vzw jaarlijks met meer dan 4 miljoen euro welke drie zwembadbassins
beheert. Vandaag is het voor ons niet mogelijk om een uitbreiding van deze
offerte te overwegen in hetzelfde beheerkader.
Nous explorons donc activement la piste d’un partenariat public-privé afin de
mettre en œuvre le projet de piscine à ciel ouvert. Plusieurs localisations sont à
l’étude, dont le quai Béco, le quai des Péniches ou encore le quai des Matériaux.
Sur la base d'une évaluation claire des besoins et dans une réflexion intégrant la
navigation sur le canal, la Ville cherchera un partenaire pour assurer le
financement, la gestion et l'entretien de cette future infrastructure.
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Ik ben nog niet in staat om u een precieze kalender te communiceren, maar ik
kan u verzekeren dat het werk aan de gang is. Ik hoop u binnenkort over
concrete vorderingen te mogen informeren. Ik dank u voor uw aandacht.
Mevrouw Stoops.- Hier kan ik enkel verongelijkte reactie op geven: ik hoor
hier privé, privé, privé… Wat ik weet van privé-zwembaden is dat je meestal 25
euro betaalt om daar binnen te mogen en als ik het goed begrijp - maar ik ga
heel uw antwoord nog eens heel rustig beluisteren - is die studie van Beliris die
eigenlijk al ingediend zou kunnen geweest zijn, teruggetrokken. Het is sowieso
belangrijk dat heel die zone zo snel mogelijk ontwikkeld wordt, want de
stadsontwikkeling werd mee opgenomen in de studie die Benoit Hellings vorige
legislatuur had opgesteld. Want een zwembad, een sport- en ontmoetingsplek
kan de boost geven die de sociale controle in die toch moeilijke wijk nodig
heeft. Met meer veiligheid tot gevolg.
Er zijn vele zwemgelegenheden nodig en ik denk dat eentje niet zal voorstaan,
maar deze, centraal, goed gelegen dicht bij het openbaar vervoer moet er
volgens ons zijn als dienstverlening aan de stedeling, ook in budgettair
moeilijke tijden. Want we hebben dit allemaal nodig. Iedereen heeft er altijd
helemaal voor gepleit. Als je nog eens gaat naar de website van Pool is Cool kan
je nalezen wat alle politieke partijen vinden van openbaar zwemwater. Vorige
verkiezingen waren ze allemaal voor, en nu gaan ze het aan de privé geven. Ik
vind het eigenlijk vrij schandalig. We hebben een studie gedaan met het geld
van de Brusselaars om te zien welke plekken strategisch het allerbeste waren.
Dat was Beco omwille van het openbaar vervoer. Daar gaan wij nu op een
gouden schaaltje de meest strategische plek aan een privé-ontwikkelaar geven.
Dat lijkt mij echt heel raar, want wij hebben er heel veel nodig. Dus laat die
privé-ontwikkelaren best nog wat zwembaden bouwen hier in Brussel, maar op
een andere plek. Ik ben een beetje verongelijkt dat we hier terug
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vertragingsmanoeuvers zien en dat we de Brusselaar weer niet gaan kunnen
geven wat we zomaar beloven.
Question de M. EGGERMONT concernant les débordements survenus lors
d'une manifestation d'extrême gauche le 01/05/2025
M. Eggermont.- En préambule à ma question, je souhaite préciser que je
condamne, tout comme mon groupe, les débordements d’extrême gauche que
j’évoque ici, comme les débordements d’extrême droite que mon collègue
Rachid Azaoum évoquera dans la question suivante. Cela me semble aller de
soi, mais je tenais à le préciser.
Monsieur le Bourgmestre, « les mots ont des conséquences ». Voilà un adage
que certains, au sein de ce Conseil communal, feraient bien d’intégrer. Le
1er mai, en marge des manifestations traditionnelles dans le cadre de la journée
du travail, notre capitale a été le théâtre d’une nouvelle démonstration du danger
de l’extrême gauche. Lors d’une manifestation de l’Alliance du 1er mai
révolutionnaire débutée à Saint-Gilles, qui a rassemblé 1.300 personnes selon la
police, des incidents et des actes de vandalisme ont eu lieu. Cela a justifié le
recours à l’arroseuse par la police bruxelloise. Suite à cela, les manifestants ont
lancé des projectiles en direction de nos policiers sur la place du Jeu de balle,
notamment des pavés et des bouteilles.
Chers collègues, ces actes ne sont pas anodins. Ils viennent une nouvelle fois
démontrer les modes d’action des extrêmes, qu’ils soient de gauche ou de
droite. Si l’immense majorité des rassemblements dans le cadre du 1er mai se
sont déroulés sans accroc, la radicalisation qui progresse dans certains
rassemblements d’extrême gauche doit nous alarmer. Après l’agression dont a
été victime notre président de parti, l’extrême gauche s’en prend ici à nos
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policiers ou encore aux mobiliers urbains.
Un point commun rassemble ces modes d’expression : la violence. Or, dans une
démocratie mature, la violence ne peut être considérée comme un mode
d’expression valable. Appliquée parfois sous couvert de la liberté d’expression,
pareille violence est en réalité la négation de cette liberté. À l’opposé de la
célèbre phrase d’Evelyn Beatrice Hall « Je désapprouve ce que vous dites, mais
je me battrai jusqu’à la mort pour votre droit à le dire », ce climat de violence
instauré et soutenu par le PTB tente de faire taire les voix discordantes par une
intimidation outrageuse.
Il serait temps que le PTB se positionne, enfin, clairement dans ce débat.
Comment peut-on justifier ou expliquer les violences commises à l’encontre de
notre police ? De notre côté, au MR+, nous condamnons sans ambiguïté ces
actes, comme le feront, j’espère, tous les groupes politiques présents dans ce
Conseil communal.
Je vous rejoins aussi, Monsieur le Bourgmestre, quand vous réclamez
régulièrement une justice plus sévère et efficace face à ce type de faits. Je l’ai
dit au début de mon intervention, les mots ont des conséquences. Il est temps de
montrer à la racaille que les actes en ont également.
Monsieur le Bourgmestre, quel bilan tire la police des débordements survenus le
1er mai ? Quelles dégradations exactes ont résulté de ces débordements ?
Disposez-vous d’une évaluation de leur coût ?
Combien de personnes ont-elles été arrêtées suite à ces débordements ?
La coordination entre les différentes zones de police concernées, ainsi qu’avec
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notre police fédérale, a-t-elle été positive ? Quel suivi allez-vous donner à ces
incidents ?
M. le bourgmestre.- Monsieur Eggermont, outre les nombreuses festivités
organisées ce jour-là, trois manifestations ont également eu lieu, dont l’une
organisée par la FGTB et l’autre par le PTB. Je tiens à dire que celle du PTB
s’est extrêmement bien passée. Il n’y a pas eu de débordement ni d’incident.
La troisième manifestation qui s’est passée l’après-midi nous a déjà posé
problème en d’autres occasions. Elle était organisée par l’Alliance du 1er mai
révolutionnaire, et non par le PTB. On avait anticipé les risques et mis en place
un dispositif particulièrement réactif qui nous a parfois été reproché, mais je
considère que c’est ce qu’il fallait faire.
Un premier incident a été la destruction d’une antenne de la mutualité Partena,
ex-mutuelle libérale, je crois. Ils ont vu le mot libéral et ils ont cassé la vitrine.
Les personnels de la mutualité Partena sont des gens tout à fait honorables qui
ne méritent pas d’être pris en chasse. En outre, les mutualités, en Belgique, sont
des services dont on peut être fiers. Ces premiers incidents sont survenus sur la
commune de Saint-Gilles.
J’ai immédiatement contacté mon collègue par téléphone. Qu’avons-nous fait ?
Une escorte policière immédiate. Si vous regardez les images, vous verrez des
couloirs de policiers qui escortent la manifestation et l’encadre complètement.
Elle a pu avoir lieu, on ne l’a pas interdite, on ne l’a pas disloquée, mais on a
empêché qu’il y ait plus d’incidents. Grâce à cette invention rapide, les dégâts et
incidents sur le territoire de la Ville sont restés extrêmement limités. On avait
eu, dans le passé, des voitures cassées et des tags un peu partout. Aucune
arrestation n’a dès lors été nécessaire.
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Ce dispositif était actionné en parfaite collaboration avec le bourgmestre de
Saint-Gilles et la zone de police Midi, et avec le soutien des arroseuses de la
police fédérale. Dès les incidents du tout début, on a mis en place ce dispositif
que nous avions anticipé. Cette même procédure sera appliquée en cas de future
manifestation présentant un niveau de risque similaire.
M. Bauwens.- Je voudrais prendre la parole parce que j’ai été cité. Cela me
donne un droit de réponse.
Je remercie le bourgmestre d’avoir spécifié ce que je voulais dire. On est un
parti de gauche, de gauche radicale, de gauche authentique. On a effectivement
organisé un meeting et une parade en partant de la place Anneessens, qui se sont
déroulés, selon nous et selon la Ville, sans le moindre incident.
Ce qu’apparemment, le MR ne veut pas comprendre, c’est qu’il y a une gauche
qui sait faire la fête aussi le 1er mai, jour de Fête du travail. C’est important.
Nous condamnons ces faits. Notre rassemblement était familial, festif, joyeux,
revendicatif et exempt de tout incident.
Le PTB a été accusé de violence erronément ou de mauvaise foi par le MR.
Dans tous les débats, on entend la même chose. Je trouve cela inacceptable,
pour un parti démocratique, de nous traiter de racaille. Le PTB ne se comporte
pas en racaille. D’ailleurs, on n’a jamais fait appel à la violence et certainement
pas dégradé une agence de mutuelle. Vous connaissez très bien la position du
PTB vis-à-vis des mutuelles et des syndicats. Ils sont indispensable dans notre
société, contrairement à ce que disent d’autres partis.
Dans les débats sur la violence, on traite l’extrême gauche de racaille ou autre,
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mais quand on parle de violence raciste, on dit qu’on est contre la violence de
tous les extrêmes. Dénoncer la violence raciste, c’est beaucoup plus dur pour le
MR.
M. Eggermont.- Je remercie le bourgmestre pour sa réponse. Monsieur
Bauwens, j’ai entamé mon intervention en précisant bien que je dénonçais les
violences des racailles d’extrême droite, je n’ai absolument aucun problème à le
dire. Je vous vois très loquace pour dénoncer le MR. J’aimerais que vous soyez
aussi loquace pour dénoncer les violences envers la police.
Monsieur Bauwens, est-ce que vous dénoncez les violences qui ont eu lieu dans
le cadre de cette manifestation ? Est-ce que vous cautionnez, oui ou non, que
des manifestants de votre bord politique détruisent la ville ?
M. Bauwens.- Lisez mon tweet où j’ai dénoncé les violences. Si vous ne savez
pas lire, j’en suis désolé. J’ai effectivement dénoncé les violences.
Question de M. AZAOUM, Mme MAOUANE et M. BAUWENS
concernant les violences des hooligans en marge de la finale de la Coupe de
Belgique et les débordements survenus les jours suivants au centre-ville
M. Azaoum.- Monsieur le Bourgmestre, chers collègues, le 4 mai dernier, notre
ville a été le théâtre de faits d'une extrême gravité. À Molenbeek tout d'abord, à
Jette et dans le centre, des habitants ont été pris pour cible lors d'agressions à
caractère raciste. Ces violences ont été perpétrées par des groupes de hooligans
se revendiquant comme supporters du Club de Bruges. Des commerces ont été
vandalisés, des slogans haineux ont été scandés. Il ne s'agissait pas de
débordements isolés, mais d’actes prémédités, coordonnés et, pour certains,
portés par une idéologie d'extrême droite qui visait clairement les valeurs que
notre Bruxelles incarne.
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Monsieur le Bourgmestre, je tiens tout d'abord à saluer votre réaction rapide et
vos prises de parole fermes pour condamner ces événements inacceptables.
Mais au-delà du symbole, les Bruxelloises et les Bruxellois attendent aussi des
actes, et de nombreuses questions se posent légitimement.
Comment ces groupes ont-ils pu se déplacer, se rassembler et cibler certains
quartiers, en particulier sans être interceptés ? À la lumière de votre analyse,
quels éléments ont pu faire défaut en matière de renseignement, de prévention
ou de coordination ?
Je rappelle que des outils existent, grâce notamment au renforcement de la loi
« football » par le pouvoir fédéral, avec des amendes alourdies, des interdictions
de stade prolongées et des sanctions renforcées contre les incitations à la haine.
Ces instruments doivent être pleinement mobilisés, et ce, à tous les niveaux de
pouvoir.
Dans les jours qui ont suivi, de nouvelles tensions ont émergé en plein centre-
ville autour de la Bourse. Ce qui devait être un moment de recueillement et de
dénonciation pacifique de la haine s'est malheureusement heurté à des scènes de
confrontation, notamment avec la police.
Dès lors, Monsieur le Bourgmestre, je me permets de vous adresser les
questions suivantes, dans un esprit de responsabilité évidemment partagé et de
dialogue constructif tel que nous le portons ensemble dans cette majorité.
Quelles mesures concrètes la Ville de Bruxelles entend-elle prendre, en
coordination avec la Région, le pouvoir fédéral et l'Union belge de football pour
éviter que de tels actes ne se reproduisent dans nos rues ?
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Comment la Ville évalue-t-elle la gestion des événements survenus autour de la
Bourse, tant sur le plan de l'ordre public qu’en matière de communication avec
les citoyens ?
Des ajustements sont-ils envisagés pour garantir à la fois la sécurité publique, la
liberté d'expression et le maintien du lien de confiance entre la police et la
population ?
Je suis convaincu que face à la haine, notre réponse doit être digne, collective et
résolue, et je sais que nous partageons cette exigence. Je vous remercie.
Mme Maouane.- Monsieur le Bourgmestre, ce qu'on a vu ce 4 mai dans les
rues de Bruxelles, à Molenbeek et à Jette restera gravé dans nos mémoires. Je
pense qu'on a été nombreuses et nombreux à être profondément choqués. Je le
redis, ce n'étaient pas des débordements classiques, ce n'étaient pas des
incidents isolés, c'étaient des ratonnades, des expéditions punitives qui ont été
menées par des groupes qui sont en lien avec l'extrême droite. Ces gens-là
étaient cagoulés, organisés, armés. Ils ont traversé la ville, ils ont frappé et
revendiqué leurs actes sur les réseaux sociaux. Ils ont pu laisser libre cours à
leur islamophobie avec une espèce d'impunité presque effrayante. Pendant ce
temps, beaucoup se demandaient où était la police, où était l'État de droit et où
étaient les autorités censées protéger la population.
Monsieur le Bourgmestre, en tant que chef de la zone de police de Bruxelles,
quelles consignes précises ont été données aux forces de l'ordre alors que ce
match était classé à haut risque ?
Quelle collaboration a été mise en place entre la police de la Ville de Bruxelles,
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la police brugeoise et la police fédérale ?
Comment des groupes ultraviolents ont-ils pu circuler librement dans nos
quartiers une fois arrivés à Sainte-Catherine et avoir traversé la ville ?
Comment cela a-t-il été géré par vos services ? Étiez-vous au courant ?
Comment ont-ils pu frapper en plein jour sans être immédiatement neutralisés ?
On savait que la Ville de Bruxelles recevait la finale - elle accueille de
nombreux grands événements. Pourtant, des familles, des enfants et des
habitants des quartiers populaires ont eu peur et ont été terrorisés par ce qu’il
s'est passé. On voit parfois des forces de l'ordre être mobilisées, des escadrons
de police être déployés pour des pancartes pro-Palestine, mais quand il y a des
bandes racistes qui frappent dans nos rues, il y a une certaine lenteur à réagir.
Mes questions sont claires : comment cela a-t-il été géré de votre côté et
comment peut-on rassurer la population face à ces débordements ?
M. Bauwens.- Monsieur le Bourgmestre - je sais que vous partagez mon avis -,
les images du 4 mai, ce sont des choses qu'on n’oubliera jamais. Ce qu’il s’est
passé est très choquant. Des hooligans qui frappent des gens en fonction de leur
origine supposée, qui font des saluts nazis, qui chantent : « On se retrouve dans
une ville de… ! », « Où sont les musulmans ? », « Retournez dans votre
pays ! », autant d’insultes qui ont été lancées ici, dans les rues de Molenbeek et
de Jette.
C'est une violence, parce que les mots ont leur importance. C'est une violence
qui n'est pas venue par hasard. On sait qu'en Belgique, un courant d'extrême
droite diffuse des messages de haine et des propos racistes à répétition. Mais il y
a aussi d'autres partis de droite qui propagent ou qui banalisent certaines idées
d'extrême droite, qui prétendent qu’avoir une maison au Maroc, c'est d'office
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une fraude, que les migrants marocains ou congolais n'apportent aucune plus-
value - ce n'est pas moi, mais d'autres partis qui le disent -, que les Berbères
sont une communauté très méfiante envers les autorités. Ce sont des idées qui
ne sont pas répandues par l'extrême droite, mais par d'autres partis de droite.
Les habitants de Molenbeek restent évidemment sous le choc. Dans l'article du
journal De Standaard, des victimes témoignent de violences gratuites, mais
surtout racistes. Elles se demandent comment elles seront protégées à l'avenir
pour que cela ne se reproduise pas.
Le fait que des bandes de hooligans d'extrême droite identifiables comme tels et
connus des services de police - peut-être pas les vôtres - puissent se balader
librement en ville pose question. Nous devons empêcher qu'ils n’entrent dans
nos quartiers. Il faut en tirer les leçons.
Comment expliquer l'absence d'encadrement policier ? Ils sont restés longtemps
dans les rues de Molenbeek en train de frapper et de commettre des violences
racistes. La police doit normalement les connaître. Comment se fait-il qu'ils
n'aient pas été arrêtés, ni avant de monter dans le train, ni à l'arrivée à la gare de
Bruxelles ?
Est-ce que la police ou les autorités étaient au courant de la présence de
hooligans d'extrême droite et de groupes ? Est-ce qu'il y avait des « spotters » ?
Est-ce qu'ils étaient présents et à partir de quand ? Qu'est-ce qu'ils ont signalé et
à partir de quand ? Quelles mesures ont été prises suite à ce qui a été signalé par
ces services et d'autres ? Quelles mesures ont été prises une fois qu'on savait
qu'un groupe de hooligans était en route vers et dans les rues de Molenbeek ?
La violence raciste de ce groupe d'extrême droite a également terni la réputation
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des supporters qui étaient présents pour profiter d'une finale de la Coupe. Vous
l'avez dit, tout le monde le dit, le foot doit être une fête. Les hooligans ont
également blessé d’autres supporters, même brugeois, qui étaient venus à
Bruxelles et qui ont été victimes de violences inacceptables et de représailles
après ce qu’il s'est passé dans les rues de Molenbeek.
Le PTB demande que les auteurs soient identifiés et condamnés. Pas d'impunité
pour cette violence raciste ! Nous demandons que les noyaux de hooligans
d'extrême droite soient dissous et que leurs membres soient exclus des matches.
Pour les matches de Coupe, il existe la solution des bus, en l'absence d'autres
mesures. Est-ce que vous y êtes plutôt favorables ou plutôt de l'avis de votre
commissaire ?
Comment allez-vous gérer les futurs matches de Coupe et les supporters qui
veulent venir faire la fête ? Comment protéger Molenbeek tout en maintenant
les matches ?
M. le bourgmestre.- Je vais être un tout petit peu plus long parce qu'il y a
beaucoup d'interpellations. Je l'ai exprimé à plusieurs reprises et je pense que
c'est important de le répéter, on condamne avec la plus grande fermeté les
violences racistes commises le 4 mai dernier. Ce sont des actes inacceptables et
intolérables. Pour frapper un commerçant de 72 ans, il faut être extrêmement
lâche. Je ne dis pas que les autres actes sont tolérables, mais là, c'est vraiment
l'acte d’un grand lâche, au-delà du racisme et de l'islamophobie.
Des pères et des mères de famille qui sont tabassés aussi violemment par des
hooligans racistes, c’est une véritable honte pour notre football et notre société.
Je souhaite que ces hooligans soient exclus des stades et je voudrais savoir si
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certains exclus de stade ont obtenu des billets, parce que j'ai des suspicions à ce
propos. Peut-être des exclus de stade (loi « football ») ont-ils quand même
réussi à acheter des billets auprès du Club de Bruges. Je souhaite que de lourdes
poursuites judiciaires soient entamées. J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec le
procureur du Roi, qui m'a dit que des procédures étaient en cours. Beaucoup
d'images sont, en effet, disponibles et cela ne doit pas être si compliqué
d'identifier certains qui sont connus comme étant des fauteurs de troubles.
La police était présente dans tous les quartiers à ce moment-là, et elle est là pour
toutes les habitantes et tous les habitants. Il faut dire que ce genre de matches
sont plus compliqués que d'autres. Pourquoi est-ce qu'on y arrive pour certains
matches et pas pour d’autres ? Parce que, en Coupe de Belgique, le stade est
divisé en deux : 20.000 supporters d'un côté et 20.000 supporters de l'autre. Le
bourgmestre d'Anderlecht a interdit au Club brugeois d'emmener des supporters
dimanche. Ce sont 2.000 ou 3.000 supporters sur un stade de 22.000 ou 23.000
présents, ce qui est complètement différent.
Monsieur Bauwens, il y avait près de 250 cars sur le parking C, en plus des
véhicules. Énormément de supporters brugeois sont venus en car et sont repartis
en car. Les préparatifs de la finale entre le Club de Bruges et Anderlecht ont été
minutieux et ont été effectués en collaboration avec le renfort d'autres zones de
police locales bruxelloises, de la police fédérale et des spotters du Club de
Bruges et d'Anderlecht. La cavalerie, la brigade canine, un important dispositif
de circulation et l'outil d'assistance sont venus en renfort avec des moyens
spéciaux aériens et trois arroseuses.
Il faut quand même dire que ce sont des centaines de policiers mobilisés pour ce
qui devrait être une fête. À un moment donné, la Pro League devra réagir. J'ai
prévenu les clubs de foot. Vous avez vu qu'à Liège, mon collègue Willy
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Demeyer a interdit les supporters visiteurs pour Standard-Charleroi. À
Anderlecht, c'est mon collègue, Fabrice Cumps, qui a interdit les supporters
brugeois. Je mets en garde le monde du foot face à ce qu’il pourrait arriver :
refuser les équipes visiteurs tant le coût sociétal (au-delà du coût physique, qui
est la priorité) est élevé pour nous tous, vu les moyens qu’il faut mobiliser pour
un match de foot.
Samedi soir, des supporters du Royal Sporting Club d'Anderlecht se sont donné
rendez-vous à la Bourse, dans le centre de Bruxelles. Au total, une centaine de
supporters se sont rassemblés, mais tout s'est déroulé dans une ambiance
relativement calme. Dans la nuit de samedi à dimanche, de premiers incidents
commençaient déjà, puisqu'un noyau dur du Club de Bruges est allé tirer des
feux d'artifice devant l'hôtel des joueurs d'Anderlecht situé à Rixensart, donc
bien en dehors du territoire de notre zone de police.
Dimanche matin, nous avons reçu de nouvelles informations concernant une
possible confrontation entre les noyaux durs des deux clubs. Celle-ci devait
avoir lieu dans le centre-ville de Bruxelles. Les mesures nécessaires ont été
immédiatement prises pour empêcher la confrontation. Quelque 400 supporters
d'Anderlecht s'étaient rassemblés sur la place de la Bourse, pendant qu'un
nombre similaire se trouvait aux alentours de la gare Centrale, où les premiers
incidents ont eu lieu.
Les deux groupes de supporters voulaient en venir aux mains, ce que
l'intervention des services de police a permis d'éviter. À partir de 12h30, les
supporters d'Anderlecht ont pris le métro en direction du plateau du Heysel,
sous escorte policière, où nous avons organisé, comme d'habitude, des villages
de supporters pour, justement, maintenir les gens dans d'autres dispositifs.
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Des supporters brugeois ont également pris le métro et c'est à ce moment-là
qu’a commencé le plus gros incident. Ils ont causé des dégâts importants à l'une
des rames, ce qui a empêché le métro de circuler pendant un temps assez long.
La rame a dû s'arrêter et c'est là qu'une cinquantaine de supporters ont quitté la
station de métro tandis que la police continuait à surveiller les 200 autres qui
étaient toujours dans la station. Ils se sont dirigés à pied vers leur stade Roi
Baudouin.
Ce faisant, ils ont longé le canal et la place de l’Yser en direction de
Molenbeek-Saint-Jean. Dès que nous avons constaté ce déplacement à pied,
nous avons réorienté nos troupes - je le répète, nous en avions déjà beaucoup
mobilisées au stade et dans la station - afin de les retrouver, ce qui a pris un
certain temps.
Dans la rue Vanderstichelen, de violents affrontements ont éclaté et nous avons
envoyé directement des forces de police. À ce moment-là, il était environ
15h30. C'est également le moment où d'autres incidents se produisaient au
plateau du Heysel. Simultanément, un incident avait également lieu dans la
station de métro Beekkant, où des supporters refusaient de changer de rame. Il
était aussi impératif de maintenir des forces de police dans le centre-ville pour
faire face à d'éventuelles confrontations.
Malheureusement, je vais le dire très simplement, cela a éclaté partout. J'étais
quasi en permanence dans le centre de commandement et on a dû gérer
plusieurs incidents en même temps. Au plateau du Heysel, le village de
supporters a fermé à 16h et les portes du stade ont été ouvertes. À ce moment-
là, des affrontements ont éclaté entre des groupes de supporters d'Anderlecht et
de Bruges, avenue Houba-de Strooper. Les deux groupes de supporters ont
également envahi la zone tampon, mettant le dispositif sous pression. Il a alors
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été décidé de dégager le carrefour de l'avenue Houba-de Strooper et de l'avenue
Impératrice Charlotte, notamment par l'entreprise du canon à eau et l'envoi de
gaz.
Pendant ce laps de temps, entre 16h et 18h, une partie des supporters du Club de
Bruges ont tenté en vain de forcer l'entrée Charlotte 2. Le match commençait à
18h. Pendant le match, en raison des incidents à Molenbeek-Saint-Jean, les
réseaux sociaux appelaient à une confrontation, principalement avec les
supporters du Club de Bruges. À la fin du match, un service de police a donc été
amené à intervenir également sur le plateau du Heysel face à des personnes
venues de Molenbeek et d'autres quartiers, tout en protégeant la Cité modèle,
puisque certains supporters brugeois ont voulu s’y rendre.
Vers 22h30, le calme est revenu. À la demande expresse du procureur du Roi,
une task force a été mise en place. Elle collaborera étroitement avec la police de
Bruges et la zone de police afin d'identifier tous les émeutiers. Au total, 61
arrestations administratives ont été effectuées. De plus, deux particuliers ont fait
l'objet d'une arrestation judiciaire pour coups et blessures. Ils ont été mis à la
disposition du parquet de Bruxelles.
Nous avons pris nos responsabilités, le 4 mai dernier, pour maintenir l'ordre
dans la capitale. J'attends à présent que le ministre de l'Intérieur et la ministre de
la Justice prennent les leurs dans le cadre des poursuites qui doivent être
rapidement engagées, que la Pro League et les clubs belges prennent ce
problème à bras-le-corps pour faire le ménage dans les tribunes et que le sport
redevienne apaisé et familial.
Au-delà des incidents racistes et islamophobes, cela fait longtemps que ces
camps de supporters entament également des chants purement antisémites. J'ai
d'ailleurs adressé un message au président du CCOJB m'étonnant de son silence.
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Ainsi, l’un des chants lancés dans toute la tribune de Bruges était, traduit en
français « Qui ne saute pas est un juif ». Pourquoi ? Parce qu'historiquement, il
y avait une grande communauté juive à Anderlecht. Souvenez-vous d'un des
joueurs de Bruges chantant avec des supporters « Plutôt mourir que d'être un
juif du Sporting ».
Je ne comprends pas pourquoi on ne sanctionne pas ces faits plus durement. Le
communiqué de cinq lignes du Club de Bruges ne me rassure pas. Je le répète,
c’est maintenant à la Pro league de prendre des décisions fermes, et si elle ne le
fait pas, de plus en plus de bourgmestres vont refuser les clubs visiteurs. Il faut
qu'elle en soit consciente. C'est à tous les niveaux qu'il faut se battre dans ce
domaine. Je rejoins l'ensemble des interventions.
Je veux redire que la police a vraiment été présente partout. J'étais en contact
avec mon collègue de Molenbeek. Je ne vais pas dire qu'à un moment donné, on
n'a pas été surpris par le fait que ces supporters dévient et se lancent dans ce que
Mme Maouane a qualifié de « ratonnade ». J'ai employé ce mot à la radio. Ce
terme est utilisé par l'extrême droite. Je l'utilise à dessein pour dire que le
véritable objectif était, non pas d'aller se battre contre d'autres supporters, mais
bien d’aller frapper dans ce qui est le Bruxelles multiculturel. Et c'est
évidemment contre cela que nous devrons toujours lutter.
Il faut ramener la paix dans le football et pour cela, il n’y a qu’une chose à
faire : exclure ces personnes qui n'ont rien à y faire et être beaucoup plus ferme
face à ces chants qui galvanisent le racisme, l'antisémitisme, la détestation de
l'autre. Des pays y sont arrivés. Un exemple très simple est celui de
l’Allemagne. Au rugby, tous les supporters sont mélangés, même dans des
matches serrés. Je suis allé voir mon fils jouer en France. Son équipe a gagné à
la dernière minute. Les supporters du club qu'on visitait ne s'en sont pas pris à
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nous pour autant. C'est donc possible. En Allemagne, dans des matches où les
supporters sont mélangés, ils ont réussi à régler le problème. Ces hooligans
doivent être mis à l’écart. Le foot doit rester une fête.
Nous devrons également travailler sur le rôle des parents en équipes d'âge. Je
veux rendre hommage à tous ces arbitres, tous ces entraîneurs qui essaient de
calmer le jeu. Il faut absolument que dans le monde du foot, on se calme. Dans
mon équipe, j'ai une joueuse du RWDM féminin. Elle m'explique les matches
qu'elle joue parfois en Flandre et les insultes islamophobes et racistes qu'elle
subit au bord du terrain. Pour une deuxième division de club féminin, c'est
absolument scandaleux ! Le foot belge doit se reprendre. Ce qu’il s'est passé,
c'est le sommet de l'iceberg. Ce n'est pas seulement dans ces matches-là que cela
arrive. On est trop tolérants dans ce domaine. Je le dis et je suis amateur de
football.
Mme Maouane.- Merci, Monsieur le Bourgmestre, pour vos réponses, votre
condamnation et le fait d’avoir repris le terme ratonnade. C'est effectivement un
terme fort et il est utilisé à dessein pour montrer et souligner un des vrais
problèmes, à savoir l'infiltration de l'extrême droite dans nos institutions, nos
parlements, nos paysages politico-médiatiques. Le président du parti socialiste
flamand qui dit : « Quand je me balade à Molenbeek, je ne me sens pas en
Belgique », un président de parti conservateur qui dénonce les fraudeurs belgo-
marocains, tout cela participe à créer un climat d'extrême droite. Cela montre
l'infiltration de l'extrême droite qui est partout, y compris dans le monde du
foot.
Vous l'avez souligné, des négociations doivent être ouvertes avec la Pro League
de manière beaucoup plus ferme et plus forte. Je pense que Benoit Hellings, qui
était en charge des sports, avait aussi fait en sorte que les matches à haut risque
se déroulent plus tôt. Cela permettrait d'avoir des supporters un peu moins
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imbibés d'alcool et, donc, avec un peu plus de maîtrise.
Des clubs antifascistes sont possibles à Bruxelles, comme l'Union Saint-
Gilloise - je sais que ce n'est pas Anderlecht et je supporte plutôt l'Union Saint-
Gilloise qui, j'espère, sera championne dans quelques jours. Il y a là une volonté
sportive. Il est donc possible de bloquer le racisme et l'extrême droite, qui
s'infiltrent un peu partout. On compte sur vous, Monsieur le Bourgmestre, pour
que les prochains événements, parce qu'il y en aura d'autres, soient extrêmement
bien monitorés et que les quartiers populaires n'aient plus à craindre pour leur
sécurité. Je le rappelle, ce sont des jeunes des quartiers qui ont dû faire barrage
de leur corps pour protéger leurs parents et cela, c'est inadmissible et
inacceptable.
M. Bauwens.- Je suis d'accord avec Mme Maouane. Le premier combat - je
pense qu'on le partage avec beaucoup ici, mais pas avec tout le monde -, c'est
effectivement d'éliminer cette tendance d'extrême droite dans le foot et partout
ailleurs. En l’espèce, c’est la fête du foot qui a été détruite par des groupes de
hooligans.
Le ministre fédéral Quintin a dit qu'il n'y avait pas de gold commander pendant
les interventions. Or j'ai compris de vos explications qu'il y avait bel et bien un
commandement unique. Le MR veut détourner le débat en disant que la police
est trop dispersée. Pour ne pas parler de racisme, il dit que c'était la faute de la
police à Bruxelles, qui était trop divisée. Peut-on dès lors officiellement acter
qu'il y avait un gold commander, que le problème n'était pas le manque d'unité
de commandement, mais plutôt des bandes racistes qui sont connues et qui ne
sont pas poursuivies en justice ?
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J'espère qu'on est aussi d'accord sur le fait que les matches devraient pouvoir
continuer avec la présence de supporters et que la plupart des mesures doivent
viser à éradiquer les noyaux racistes et fascistes qui sont connus, et cela, pour
sécuriser les matches et protéger tous les habitants de Molenbeek.
M. le bourgmestre.- Je confirme qu'il y avait bien un commandement unique à
Polbru et que j'y ai été une bonne partie du temps. Les deux centres de
commandement étaient d’ailleurs ouverts, dont le centre régional, pour toutes
les actions en dehors et dans le stade. Une coordination est organisée entre tous
les services. Tout le monde était mobilisé, depuis la STIB, les services de
secours, les zones de police, la police fédérale. Il n’est pas normal que pour un
match de foot, on doive mobiliser tant de moyens.
Je suis d'accord avec vous, Monsieur Bauwens, le problème vient d'abord de ces
supporters. Quand ils seront identifiés, j’aimerais savoir si, parmi ceux qui ont
obtenu des tickets, certains étaient interdits de stade. Si tel était le cas, ce serait
très grave, parce que les tickets sont donnés par les clubs. Je ne peux pas
l'affirmer maintenant, mais j'ai du mal à croire que certains n'étaient pas
identifiés. Je voudrais donc savoir comment ces personnes ont eu des tickets. Je
n'ai pas la réponse, mais ça fera partie de l'enquête que nous avons demandée.
J'espère que le procureur du Roi pourra faire la lumière sur ce point.
Question de Mme MALCIKAN concernant la prison de Haren
Mme Malcikan.- Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs, chers
membres du Collège, chers Conseillers, Conseillères. Je souhaite aujourd’hui
attirer votre attention sur une situation grave, préoccupante et profondément
injuste, celle de la prison de Haren située sur le territoire de la Ville de
Bruxelles.
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Lorsque cette prison a été inaugurée, on l’a présentée comme une réponse
moderne à la surpopulation carcérale. Pourtant, aujourd’hui, cette prison est
déjà saturée. Pire, le tribunal de première instance de Bruxelles a condamné
l’État belge à verser 2.000 € par jour par détenu en surnombre. Cela veut dire
que la justice elle-même reconnaît que les conditions de détention sont
inacceptables. Malgré les condamnations, ces décisions de justice ne sont pas
appliquées, des transferts de détenus ordonnés par les tribunaux ne sont pas
exécutés. Et pendant ce temps, les détenus restent entassés dans des conditions
contraires à la dignité humaine. C’est un véritable déni de justice.
La prison de Saint-Gilles, de son côté, continue à fonctionner, alors que les
conditions y ont été jugées inhumaines à plusieurs reprises. Là aussi, des
décisions ont été rendues. Là non plus, rien ne change. Face à l’inaction
persistante des autorités fédérales, plusieurs bourgmestres en Belgique ont déjà
pris des arrêtés communaux visant à limiter ou interdire temporairement de
nouvelles incarcérations sur le territoire de leur commune, invoquant des
raisons de sécurité publique et de respect des droits fondamentaux. Ce fut
notamment le cas à Gand, Huy, Mons, Forest et Saint-Gilles.
Est-ce que vous envisagez, vous aussi, de prendre un arrêté communal
interdisant temporairement toute nouvelle incarcération à Haren tant que les
conditions y restent contraires aux droits humains et que les décisions de justice
ne sont pas respectées ?
Depuis l’ouverture de la prison, vous êtes-vous rendu sur place comme vous en
avez le droit et même la responsabilité selon l’article 612 du Code d’instruction
criminelle, qui prévoit une mission d’inspection et de surveillance pour les
bourgmestres ?
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Vous avez, Monsieur le Bourgmestre, le pouvoir d’agir. Une telle mesure
relèverait de vos compétences en matière de sécurité et de santé publique, mais
surtout, ce serait un signal fort, un geste de justice, de dignité et d’humanité. Je
vous remercie pour votre attention.
M. le bourgmestre.- Lorsqu’on observe la situation des prisons belges,
d’importantes disparités apparaissent. La prison de Haren a été ouverte pour
remplacer, initialement, celles de Saint-Gilles et Forest. Je rappelle qu’à
l’époque, alors même que nous étions dans l’opposition au fédéral, nous avions
plaidé pour cela en disant que les conditions à Saint-Gilles et Forest, Forest en
particulier, étaient tellement scandaleuses qu’il fallait trouver une alternative.
Ce n’était pas facile à défendre parce que les Harenois ne voulaient pas de cette
prison, mais j’ai assumé. Mme Lalieux était encore députée fédérale. J’ai
rencontré les membres du gouvernement Michel pour leur dire qu’on
comprenait la nécessité d’une prison en Région bruxelloise et que Haren
donnait des gages de modernité face aux conditions désastreuses et inhumaines
que l’on pouvait rencontrer à Forest et Saint-Gilles.
Haren est un établissement neuf que j’ai eu l’occasion de visiter, mais qui
éprouve depuis son ouverture des difficultés majeures à recruter du personnel.
Toutes les fonctions sont concernées, mais la pénurie est particulièrement
criante pour les services de soins. On estime que la moitié des postes sont
vacants. Face à ce manque de personnel, la direction de la prison a elle-même
fixé un quota de détenus à ne pas dépasser. Lorsque ce seuil est atteint, les
nouveaux arrivants sont dirigés vers d’autres établissements pénitentiaires.
Pour votre autre question concernant l’article 612 du Code d’instruction
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criminelle en vigueur depuis 1808, il faut souligner qu’il existe des mécanismes
de surveillance plus efficaces que la simple visite d’un bourgmestre. Je le
répète, je suis déjà allé à la prison et la police de Bruxelles s’y rend tous les
jours, toutes les nuits, même.
Depuis 2024, le SPF Justice a instauré un Conseil pénitentiaire dans le cadre de
la loi du 23 mars 2019 relative à l’organisation des services pénitentiaires et au
statut du personnel, tel que modifié par la loi du 6 décembre 2022 visant à
rendre la justice plus humaine, plus rapide et plus répressive. Ce Conseil a pour
objectif de donner des avis sur la politique pénitentiaire et d’examiner les
problèmes complexes auxquels le système pénitentiaire est confronté. Il peut
formuler des recommandations de sa propre initiative ou à la demande du
ministre de la Justice ou du président du Comité de direction du SPF Justice.
De plus, d’autres instances de contrôle existent, comme le Conseil central de
surveillance pénitentiaire et les commissions de surveillance, afin d’exercer un
contrôle indépendant sur les prisons, le traitement réservé aux détenus et le
respect des règles en la matière.
Nous suivons ce dossier d’extrêmement près. Nous sommes en relation
permanente avec le SPF Justice. J’ai eu moi-même des réunions avec ce dernier
et avec le directeur de la prison. En effet, il est temps qu’il arrive à remplir le
cadre, car c’est là que réside le principal problème de la prison.
J’ai entendu un témoignage extrêmement poignant de Me Gallant à la radio,
expliquant combien ses clients ne recevaient pas de soins et étaient confrontés à
des douleurs inadmissibles. C’est absolument insupportable. On est en train de
réfléchir à la manière dont nos hôpitaux publics pourraient agir dans ce domaine
- l’hôpital Brugmann n’est pas très loin, avec son antenne schaerbeekoise Paul
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Brien - pour venir en aide et prodiguer des soins à des détenus qui, quels que
soient les faits qu’ils ont commis, ont droit à un traitement digne et humain. Je
vous remercie.
Question de Mme EL BAKRI concernant la démolition du Palais du Midi
suite à l’arrêt des travaux du métro 3
(En l’absence de Mme El Bakri, sa question est posée par M. Benzaouia)
M. Benzaouia.- La démolition du Palais du Midi serait, selon nous, un véritable
désastre urbanistique pour le quartier Stalingrad. Ce quartier en chantier depuis
2020 est promis à encore quinze années de perturbations. Au-delà de cette
réalité locale déjà très lourde à vivre, ce projet représente un gaspillage financier
massif. On parle de 400 millions € pour un projet dont la logique d’exploitation
de services publics s’effondre sans l’extension du métro vers le nord.
Une part importante de la majorité communale avait clairement exprimé, en
campagne électorale, son opposition à la démolition du Palais du Midi.
Pourtant, la Ville de Bruxelles a rendu un avis favorable au projet de démolition
tel que proposé par la STIB. Cet avis, qui va à l’encontre des conclusions
mêmes de l’étude d’incidences, suscite de très fortes inquiétudes parmi les
habitants et le monde associatif.
De plus, l’avis officiel de la Ville ne correspond pas à ce que certains membres
du Collège ont relayé sur les réseaux sociaux. M. David Weytsman parle
de « conditions strictes imposées par le Collège ». Mais quand on lit l’avis
rendu officiellement, ces conditions strictes, on ne les trouve nulle part.
Comment peut-on parler de préserver les équipements collectifs quand l’étude
d’incidences annonce une réduction de 46 % des surfaces sportives ? Le Collège
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est-il conscient du fait que cette même étude indique que la Ville ne prévoit
même pas de remplacer un hall multisport indispensable à la pratique des sports
collectifs ?
Pourquoi aucune obligation d’étudier des alternatives crédibles à la démolition
n’a-t-elle été prévue ? Où sont les garanties claires quant au financement
complet de la reconstruction par la STIB ?
Quant à la méthode, pourquoi la Ville n’a-t-elle pas rendu public son avis de
manière officielle ? Pourquoi l’a-t-elle communiqué en amont, de manière
informelle, à certains commerçants, avant même la réunion de la commission
elle-même ?
Les autres questions seront transformées en question écrite pour ne pas
rallonger le débat.
Mme Maes, échevine.- Je vous remercie pour cette interpellation sur un sujet
sensible et important.
Je commencerai par le relogement des clubs et associations. Contrairement à ce
qui a été affirmé, aucune activité ne sera abandonnée. Le jour même de votre
question, le 15 mai à 18h30, une réunion d’information s’est tenue à l’Hôtel de
Ville avec tous les clubs concernés. À cette occasion, des solutions concrètes
ont été présentées à l’ensemble des occupants. Les activités seront relocalisées
dans douze infrastructures sportives, dont neuf situées sur le territoire de la Ville
de Bruxelles et les trois autres, à proximité immédiate à Saint-Gilles et
Schaerbeek. Il ne s’agit en aucun cas d’un abandon des pratiques sportives, mais
bien d’un repositionnement temporaire et coordonné en attendant les
équipements définitifs.
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S’agissant des équipements collectifs, le nouveau Palais du Midi sera
entièrement dédié à ces fonctions, à l’exception du liseré et des commerces,
comme c’est le cas aujourd’hui. La Ville a commandé une étude
programmatique pour définir au mieux les besoins, et un bureau d’études sera
désigné pour affiner le projet de reconstruction.
Enfin, sur le processus de décision, je rappelle que la Ville n’est pas le maître
d’ouvrage du projet de métro 3, qui relève de la STIB et du gouvernement
régional. En tant que propriétaire du bâtiment, nous faisons tout notre possible
pour nous préparer au mieux à l’avenir. Cela signifie, même si le contexte
évolue, que nous devons anticiper et garantir que le quartier et ses usagers
puissent bénéficier d’un équipement public de qualité à long terme.
Le Collège a attendu la séance publique de la commission de concertation afin
de se prononcer sur le projet en toute connaissance de cause. Le Collège a
insisté, dans son avis, sur l’importance d’étudier les alternatives à la démolition
et sur la nécessité d’un financement clair et suffisant pour la reconstruction.
Dans l’avis définitif de la commission de concertation sur le projet de
démolition et reconstruction, la Ville a demandé, en plus des autres conditions
de l’avis majoritaire, de préserver la possibilité de reconstruire autant de mètres
carrés d’équipements et de commerces que dans la situation actuelle.
Nous restons disponibles pour un suivi transparent et participatif. La mise en
place du panel citoyen est toujours prévue après délivrance du permis pour
garantir une concertation utile et réaliste. Je vous remercie.
M. Benzaouia.- Je suis étonné par votre réponse. Que signifie « préserver la
possibilité de conserver » ?
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Mme Maes, échevine.- « Préserver la possibilité de reconstruire »
M. Benzaouia.- Cela veut dire quoi ? Je ne comprends pas. Pour moi, c'est une
banderole qui ne veut rien dire.
Vous n'avez pas répondu à propos de l'avis du Collège. Est-il public ou non ?
S'il n'est pas public, pourquoi ? Et pourquoi, dans ce cas-là, a-t-il été transmis à
des commerçants ? Un de vos collègues, membre du Collège, l'a envoyé aux
commerçants. De mon côté, je l’ai demandé par écrit. Vous avez reçu un mail.
J'ai demandé à avoir accès à ce document et, bizarrement, on m'a dit qu’il n’était
pas public, sans m'expliquer pourquoi. J'ai dû venir, abandonner mon travail et
passer une heure ici pour le consulter, en présence d’une autre personne devant
moi. Je trouve bizarre cette procédure qui consiste à ne pas rendre publics les
avis du Collège.
Question de Mme CHAUFOUREAU relative à l’engagement
supplémentaire de personnel au CPAS
Mme Chaufoureau.- Monsieur le Président du CPAS, au Conseil communal
précédent, vous nous avez répondu que pour accompagner les plus de 2.000
personnes qui viendront frapper à la porte du CPAS suite à leur exclusion du
chômage, vous aviez l'intention d'engager du personnel supplémentaire et de
demander de l'aide au gouvernement fédéral. Or ce dernier a annoncé qu'il
n'avait pas prévu d’allouer, pour le moment, une aide financière aux communes
pour gérer ces 2.000 arrivants supplémentaires au CPAS. Cette aide arrivera au
plus tôt après 2026.
Selon l’étude du CPAS, il s’agirait de 16 à 24 millions € à charge des finances
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communales. Comment la commune va-t-elle gérer cela financièrement ?
Lors de notre dernière interpellation, vous disiez également devoir engager 50
personnes au CPAS. Aujourd'hui, ce chiffre monte à 70, voire une centaine et
quatre nouvelles antennes. Allez-vous donc couper dans d'autres services,
comme c'est déjà le cas à Schaerbeek avec la fermeture du home Albert De
Latour ?
M. Weytsman, président du CPAS.- Je me permets d’inviter ma collègue à
prendre langue avec ses collègues au sein du Conseil de l'action sociale et à les
inciter à y poser ces excellentes questions quand ils ont l'occasion d'y siéger. Je
vous remercie, Madame la Conseillère, pour votre question, même si, une fois
de plus, vous semblez surtout avoir envie de susciter les peurs.
Oui, le gouvernement fédéral a confirmé que les premiers moyens structurels ne
seraient dégagés qu'à partir de 2026. Mais est-ce qu'on doit pour autant baisser
les bras ? Est-ce qu'on doit attendre ? Est-ce qu'on doit instrumentaliser encore
un peu plus les peurs ? Moi, je pense qu'au contraire, il faut être actif et proactif,
et c'est ce que j'essaie de faire avec l'ensemble des conseillers du CPAS.
Ce que vous appelez une vague de pauvreté peut être vu différemment. Moi, je
pense que c'est une réforme qui est nécessaire et qui, d'ailleurs, permettra de
remettre le travail au centre de l'action sociale et de notre société. Mais ce n'est
que mon avis personnel. Notre devoir, dans tous les cas, à nous, pouvoirs
locaux, est d'accompagner cette transition avec rigueur et ambition.
Nous avons anticipé l'arrivée de nouveaux publics au CPAS. Je reviendrai lors
du prochain Conseil communal pour vous présenter dans le détail l’étude qui a
déjà été soumise au Conseil de l'action sociale mercredi dernier, où vos
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représentants (en tout cas une de vos représentantes) siégeaient.
Oui, nous avons anticipé l'arrivée de ce public qui mérite un accompagnement,
des formations et, éventuellement, des propositions d'article 60. Selon nos
calculs, qui vous seront évidemment présentés en détail, il faudra engager du
personnel supplémentaire. Il y aura des mobilisations de personnels
supplémentaires, soit par engagement, soit par réorientation vers la première
ligne. C'est le choix que j'ai défendu et que je présenterai mercredi, quand nous
présenterons le budget 2025 en Conseil de l'action sociale.
Non, il n'est pas question de fermer des services essentiels, ni de toucher aux
maisons de repos ou d'autres mécanismes de solidarité, contrairement à ce qu'il
s'est pratiqué dans d'autres communes. Je pense notamment à Molenbeek, où
vous avez décidé de licencier des assistantes sociales. Je ne mènerai pas cette
politique, car je n'y suis pas favorable.
Ensuite, nous avons lancé un audit complet de nos structures, comme le prévoit
l'accord de majorité. On identifie les marges de manœuvre en rationalisant
certaines fonctions transversales, en mutualisant des services entre la Ville et le
CPAS, comme cela avait été entamé de façon marginale sous la législature
précédente, et on réévalue certains projets moins prioritaires. On essaie donc
d'optimiser les ressources, on cherche de nouveaux partenariats avec le secteur
économique et associatif, et on demande le soutien du pouvoir fédéral.
Concernant les article 60 et la remise à l'emploi de nos bénéficiaires les plus
déconnectés du monde de l'emploi, nous allons communiquer massivement sur
ces contrats d'insertion avec une priorité, à savoir ouvrir les portes du CPAS au
monde du privé et, ainsi, permettre d'avoir de nouveaux débouchés vers les
secteurs privés. C'est ce que je suis en train de mettre en œuvre. Nous avons
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déjà commencé la mise en relation de partenaires privés avec notre
administration en vue de remettre à l'emploi nos bénéficiaires, le tout avec un
objectif clair, à savoir la revalorisation socioprofessionnelle comme tremplin
vers l'émancipation.
Vous aurez l'occasion de m'interroger dans les prochains mois sur les objectifs
que je me suis fixés. Nous avions 560 emplois sous contrat d'insertion en 2024.
J'ai fixé le cap à 800 pour 2025, 1.000 pour 2026 et 2.000 pour 2030. Voilà un
objectif qui est clair et chiffré. Une collaboration plus étroite avec Actiris, le
VDAB, Bruxelles Formation et tous les autres acteurs de l'insertion
professionnelle publics et privés sera également mise sur pied.
Enfin, nous assumons un choix clair, celui de faire du CPAS un tremplin vers
l'émancipation. Pour cela, il faut de la volonté, de la proactivité et une
gouvernance claire.
Mme Chaufoureau.- Ne vous inquiétez pas, on discute bien avec nos
mandataires au CPAS. Ils nous ont d'ailleurs dit que, potentiellement, vous ne
sauriez pas non plus où héberger tous ces nouveaux agents engagés au CPAS.
Où est-ce que ces gens vont aller ? Dans quels bâtiments ? Est-ce que vous allez
en racheter ? Est-ce que vous allez en rénover ? Si oui, savez-vous lesquels et
où ?
Vous dites que le Conseil communal n'est peut-être pas l’endroit adéquat pour
parler de cela, mais le budget du CPAS est quand même lié à celui de la Ville de
Bruxelles.
M. Weytsman, président du CPAS.- Je n'ai pas entendu de questions, mais des
assertions mensongères. Je me permettrai de rappeler aux conseillers de l'action
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sociale qu'il y a quand même un huis clos à respecter et que, par ailleurs, mes
propos ont été mal rapportés. Je sais exactement ce qu'on va faire. Le budget
sera présenté demain et on y voit très clair. On a fixé un cap, on avance et nous
aurons l'occasion, Monsieur le Président, de présenter une étude très détaillée
sur différentes hypothèses concernant une réforme dont il faut encore que le
pouvoir fédéral définisse certains paramètres. Donc, on avance avec confiance
et proactivité.
Question de M. COULIBALY relative aux augmentations souvent
incompréhensibles des factures des logements de la Régie foncière
M. Coulibaly.- Souvenez-vous, sous la législature précédente, le groupe PTB
n'a eu de cesse de dénoncer la cherté du loyer à Bruxelles, notre belle capitale,
qui, malheureusement, s’en trouve inhabitable. Dans nos échanges précédents,
nous avons soulevé la question de l'indexation, qui était forte, comme l'une des
causes principales de la cherté des loyers, qui, à son tour, constitue pour nous
une des causes de la précarité et du phénomène de sans-abrisme à Bruxelles.
Jusqu'à présent, on n'a pas trouvé de solution. Le groupe PTB avait proposé de
diminuer l'index et de le bloquer à 2 % à la Régie foncière, de manière à
montrer l'exemple au privé, mais jusqu'ici, rien n'a été fait.
À notre grande surprise, nous avons reçu des témoignages de locataires de la
Régie qui ont été doublement indexés, à savoir que leur loyer a été indexé deux
fois pendant la même année civile. C'est incompréhensible pour eux et même
pour nous.
À cela s'ajoute la question du calcul et de la répartition des charges communes.
Les charges, quand elles viennent s'ajouter à l'index, faussent les calculs des
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ménages. Pour accéder à un logement de la Régie foncière, que je connais
personnellement, il y a des conditions auxquelles les candidats locataires sont
soumis. Et quand bien même ils remplissent ces conditions, quelques années
après, certains ménages se trouvent dans une situation de cessation de paiement,
tout simplement parce que, soit l'index fausse les calculs, soit les charges
augmentent de façon incompréhensible.
Une troisième chose qui est décriée et condamnée par les locataires et le PTB,
c'est le fait que quand les locataires s'adressent à la Régie foncière par écrit, ils
ne reçoivent pas de réponse.
En ce qui concerne l'indexation, quelle est la politique réelle d'indexation
appliquée à la Régie foncière ? Est-il normal qu'un appartement soit indexé
doublement dans la même année ?
Comment est calculée la répartition des charges communes ? Je pense que les
locataires ne sont pas bien informés à ce sujet.
Je terminerai par la question de la communication, que je souhaiterais voir
normalisée, car depuis que la Régie a quitté la place de Brouckère pour venir
s’installer ici, un maillon s’est rompu, à savoir celui de la communication. On
ne sait plus à qui s'adresser. Même au téléphone, cela laisse parfois à désirer.
Mme Houba, échevine.- Pour répondre à votre question concernant l'indexation
des loyers de la Régie Foncière, il convient de noter que le loyer de base est
adapté annuellement à la date d'anniversaire de l'entrée en vigueur du contrat de
bail, selon la formule suivante : loyer de base x nouvel indice indexé / indice de
base.
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Conformément à la législation régionale, l'indexation des loyers ne peut être
appliquée que si le certificat PEB a été communiqué au locataire et que le
contrat de bail est enregistré. Par ailleurs, pour les baux entrés en vigueur avant
le 14 octobre 2022 et lorsque le certificat PEB du logement est E, F ou G, la
Régie foncière applique, pour le calcul de l'indexation du loyer, les facteurs de
correction déterminés par Bruxelles Logement et la formule d'indexation
adaptée devient alors : loyer de base x nouvel indice x facteur de correction /
indice de base.
Concernant la double indexation que vous évoquez, aucune n'a été constatée.
Comme expliqué, les indexations ne s'appliquent qu'à la date anniversaire des
contrats de bail, tel que le prévoit la législation. En revanche, un ou une
locataire peut être confronté à différentes révisions au cours de l'année, telles
que le recalcul des provisions à la suite du décompte annuel des charges,
l'attribution ou le retrait d'une réduction (famille nombreuse) ou la socialisation
des loyers des logements publics. Toute indexation fait l'objet d'une notification
officielle envoyée au locataire selon la méthode de correspondance que la
personne a choisie, donc soit par courrier, soit par mail.
Concernant plus spécifiquement le mode de calcul des charges, il y a l'eau
chaude, l'eau froide, le chauffage pour les consommations propres, le chauffage
des parties communes, le ou la concierge, l'assurance, le nettoyage et l'entretien
des parties communes, l'ascenseur et l'électricité des parties communes. Les
décomptes annuels sont établis en toute transparence. Les montants par poste et
les modes de répartition y sont explicitement détaillés. Des courriers informatifs
relatifs à l'évolution des coûts de l'énergie ont été envoyés aux locataires en
décembre 2022 et janvier 2024, les invitant à adapter les provisions afin d'éviter
de mauvaises surprises lors du décompte annuel. La Régie foncière travaille
donc de manière proactive au bénéfice des locataires.
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Enfin, en ce qui concerne l'accompagnement des locataires, le service des
finances de la Régie foncière est disponible pour répondre aux questions des
locataires par mail, téléphone, courrier ou sur rendez-vous. Sauf cas
exceptionnel, les demandes sont traitées dans un délai maximal de cinq jours
ouvrables, avec un délai de réponse moyen de deux à trois jours ouvrables. Une
personne est spécifiquement dédiée à la gestion des demandes des locataires. Je
tiens d'ailleurs à préciser que toutes et tous les gestionnaires assurent également
la communication avec les locataires selon leur domaine de compétences.
M. Coulibaly.- Si je comprends bien, pour les locataires qui nous ont contactés
au sujet de la double indexation, il s’agit d’une erreur. Cela peut arriver. À qui
doivent-ils s'adresser pour la faire corriger ? Je ne pense pas qu’ils affirment
sans preuve avoir été indexés deux fois.
S’agissant de la cherté du loyer à Bruxelles, que compte faire la nouvelle
majorité ? Est-ce que vous avez un plan ou allez-vous vous inscrire dans la
continuité de l'ancienne majorité ?
Mme Houba, échevine.- Pour entrer en communication, il suffit de se rendre
sur le site de la Régie foncière. Vous y trouverez une série d’onglets. Le numéro
du call center est le 02/2794045 et le mail, regie@brucity.be. On peut aussi se
parler juste après. Ce que je veux dire, c'est que l’information est publique. Elle
est très facilement accessible et on est bien sûr disponibles pour faire le lien.
M. le président.- Votre dernière question sur la cherté est, selon moi, une
question davantage politique. On aura bientôt le débat sur le budget. Vous
pourrez poser votre question à ce moment-là, quand on aura une vue d'ensemble
de la politique de la Régie. La présentation du budget est prévue pour la fin du
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mois de juin.
Questions de MM. BAUWENS et MAIMOUNI relatives au décès d’un
homme en scooter percuté par une voiture de police dans les Marolles
M. Bauwens.- Monsieur le Bourgmestre, je vous interpelle concernant la mort
tragique d’un homme dans les Marolles dont j'ai entre-temps appris qu'on
connaissait son identité, ce qui a pris pas mal de temps. Au moins, cela
permettra aux proches de faire leur deuil et de traverser cette épreuve.
Avec mes collègues, on était dans le quartier juste après l'accident, le lendemain.
Beaucoup d'habitants du quartier se plaignent qu'en règle générale, les voitures
de police roulent trop vite dans des rues très étroites. Ils ont peur.
La bonne nouvelle est qu'une juge d’instruction est descendue sur les lieux de
l'accident. Les voitures de police disposent de boîtes noires. Est-ce que la boîte
noire du véhicule concerné a été récupérée pour savoir à quelle vitesse il roulait,
si le bitonal était allumé, etc. Ce n'est pas le premier accident de ce genre. On a
aussi eu l'accident avec Mehdi Bouda il y a six ans.
Les règles d’emploi des gyrophares et sirènes dans le cadre des poursuites à
Bruxelles ne sont pas toujours claires. Qu'est-ce qui est permis ? Qu'est-ce qui
est conseillé ? Quelles sont les directives données à la police pour les courses
poursuites dans les rues de Bruxelles ?
Quelles mesures allez-vous prendre en fonction des enregistrements de la boîte
noire ? Que va-t-il se passer ? On est plutôt en faveur d’une enquête
indépendante.
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Quelles mesures avez-vous prises, en tant que chef de la police, suite à
l'accident d'il y a six ans avec Mehdi Bouda et celui d'aujourd'hui pour ce qui
concerne les courses poursuites ?
M. Maimouni.- Avant toute chose, j'aimerais présenter à la famille mes plus
sincères condoléances pour cette mort tragique, car malheureusement, qu’il soit
en droit ou en tort, une douleur est une douleur.
Ce que je ne comprends pas, ce sont les circonstances. Il est dit que,
factuellement, le défunt a brûlé une priorité, mais beaucoup de personnes se
posent des questions concernant la vitesse. Rappelons qu’il s’agissait d’une
zone 30 et que, statistiquement, un accident avec un véhicule à 30 km/h
engendre très rarement un décès. C'est la raison pour laquelle la Région a
réglementé la vitesse à 30 km/h.
Ce n'est pas la première fois que des policiers roulent comme des cow-boys. Je
ne veux pas mettre tous les policiers dans le même panier, mais j'en ai
personnellement vu qui allumaient leurs gyrophares pour aller chercher des
pizzas. Je parle de cas factuels que j'ai vus de mes propres yeux.
En 2025, avec des appareils très simples qu'on appelle dashcams et qu'on trouve
à partir de 49 €, ces zones d'ombre n'existeraient plus. C'est simple, équipons
tous les véhicules de police de la Ville de Bruxelles de dashcams. Je ne
comprends pas qu'en 2025, on n'ait pas la présence d'esprit de le faire. On a déjà
eu un débat sur les bodycams qui, jusqu'à présent, n'ont pas vu le jour.
M. le bourgmestre.- Elles sont opérationnelles, les bodycams.
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M. Maimouni.- En tout cas, je vois énormément de policiers qui n’en portent
pas.
M. le bourgmestre.- Il y en a beaucoup.
M. Maimouni.- Oui, mais entre la théorie et la pratique, il y a une marge.
M. le bourgmestre.- Non, il y en a énormément, Monsieur Maimouni. Nous
avons été la première zone à les installer.
M. Maimouni.- C’est systématique ? Tous les policiers en portent ?
(Remarque de M. le bourgmestre)
Quasiment tous ? Je poserai la question au prochain Conseil communal pour en
connaître le nombre exact et demander à un organisme indépendant de le
vérifier, parce que je vois beaucoup de policiers sans bodycam. J’en vois
beaucoup, également, qui ne portent pas leur nominette pour qu'on ne puisse pas
les identifier.
Pourquoi cette absence de dashcams ? Cela permettrait de lever toute ambiguïté.
M. le bourgmestre.- Vous savez que je ne peux pas commenter les faits,
puisque le Code d'instruction criminelle, en ses articles 28.5 et 57, dispose que
l'enquête judiciaire est secrète. Je vous lirai d'abord le comité du Parquet et
répondrai ensuite aux questions relatives aux mesures : « Informé des faits, le
Parquet a requis un médecin légiste, un expert automobile et le laboratoire de la
police scientifique, qui sont tous descendus sur les lieux de l'accident,
accompagnés des magistrats de garde du Parquet (…). »
Comme M. Maimouni, et quelles qu'aient été les circonstances, je présente mes
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condoléances à la famille. On ne doit jamais mourir ainsi dans un accident, et
c'est bien la preuve que la route tue encore trop. Je reprends le communiqué du
Parquet :
« Selon les premiers éléments de l'enquête, le scooter, refusant la priorité de
droite, aurait malencontreusement heurté le véhicule de police. Par ailleurs, les
deux véhicules impliqués ne roulaient pas à une vitesse excessive et le véhicule
de police ne poursuivait pas ledit scooter qui venait d'une direction différente.
L'enquête, notamment par rapport à l'expert automobile requis, à l'analyse des
images de vidéosurveillance et à l'audition d'éventuels témoins, sera chargée de
déterminer les circonstances exactes des faits. Dans l'intérêt de l'enquête et par
respect envers les proches de la victime, le Parquet de Bruxelles ne fera pas
d'autres commentaires. »
Il m'est difficile de commenter les faits. J'entends, Monsieur Maimouni, votre
remarque sur les dashcams. Je vais me renseigner et vous répondre rapidement
sur ce qui peut être envisagé. Ce n'est pas une mauvaise idée. En effet, cela
permettrait peut-être, en plus des nombreuses caméras, d’aider le Parquet en cas
d'incident. Je vous communiquerai une réponse écrite sur cette question dans la
semaine. Quoi qu’il en soit, ce n'est pas un problème budgétaire. Je vais me
renseigner.
Il faut reconnaître qu'on reçoit beaucoup de plaintes de riverains concernant
l’emploi des sirènes. On a demandé aux policiers de les utiliser avec mesure,
mais l’inconvénient est que les gyrophares sont activés, mais pas toujours la
sirène. C'est un vrai débat sociétal, et cela vaut pour tous les véhicules. Dans le
quartier Saint-Jacques, les riverains ont demandé avec insistance qu’au départ
de la rue du Marché au Charbon, les sirènes soient utilisées avec parcimonie
après une certaine heure.
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Vous évoquez des gens qui vont chercher des pizzas avec la sirène allumée. Je
n'en ai pas connaissance. Le dispatching est chargé de vérifier cela, parce qu'on
a aussi reçu de nombreuses plaintes de riverains.
S’agissant de l'indépendance des enquêteurs, ce n'est jamais la zone concernée
qui enquête sur un fait incriminant une personne. C'est une autre zone qui prend
le relais. Je crois qu’en l’espèce, c'est la zone Midi qui enquête pour le Parquet.
Les policiers judiciaires travaillent évidemment pour le compte du procureur du
Roi, ce qui n'a rien à voir avec l'autorité disciplinaire. Ce n'est pas une enquête
qui est faite de façon interne.
Pour le reste, je pense qu'il y a des suggestions intéressantes dans ce que vous
avez formulé dans ce Conseil. On doit pouvoir les étudier, mais il faut dire que
les circonstances font parfois que de tels drames se produisent. Cela doit arriver
le moins possible. C'est une vie humaine qui est partie. Toutefois, je le répète, ce
n'était pas un problème de course poursuite, mais un accident de la circulation.
Il faudra qu'on regarde exactement ce que peut amener l'enquête, mais je retiens
les suggestions des deux membres du Conseil. Je les soumettrai au chef de corps
et j'essaierai de vous transmettre le plus rapidement possible les éléments de
réponse que je n'aurai pas pu communiquer aujourd'hui.
M. Bauwens.- La boîte noire a-t-elle été saisie ?
M. le bourgmestre.- Je ne saurais vous répondre. Je pense que oui, mais on
n'est pas du tout tenus au courant, ce que je comprends, puisqu'on est une
autorité administrative. C'est vraiment le Parquet qui est à la manœuvre, ce qui
est bien normal. J'imagine d’après son communiqué qu’il fait appel à l'ensemble
des éléments à sa disposition. Je suis désolé de ne pas pouvoir être plus précis,
mais je n'ai même pas l'information.
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M. Bauwens.- Pour les gyrophares, est-ce qu'il faut des directives plus claires ?
Je vous entends dire qu'il y a une zone grise qui est maintenue parce qu'il y a
des plaintes.
M. le bourgmestre.- Beaucoup de comités de quartier m'interpellent dans mes
réunions en disant : « Le bitonal, est-ce qu'il y a moyen de le mettre moins fort
ou plus fort ? » Je peux vous montrer des dizaines de PV que je reçois depuis
vingt ans, dans lesquels les gens s'en plaignent. C'est laissé à l'appréciation de
l'agent. Je rappelle d'ailleurs que, même s'il utilise le bitonal et les feux, il peut
être en tort. Il doit donc respecter, autant qu'il le peut, le Code de la route. Ce
n'est pas une cause d'excuse permanente.
C'est laissé à l'appréciation du chauffeur, mais cela peut avoir des conséquences
dramatiques. Vous avez cité le cas du jeune Mehdi Bouda. En l’espèce, la sirène
n'était pas activée, mais bien le gyrophare. Je ne veux pas non plus dire aux
policiers : « Dès que vous sortez, vous allumez le bitonal. » C'est déjà assez
compliqué à certains endroits et les comités de quartier sont assez vigilants sur
ce point. On peut les comprendre.
M. Maimouni.- En tout cas, je vous remercie de prendre ma remarque en
considération, en espérant qu'elle portera ses fruits.
Concernant votre remarque sur le bitonal, il y a un code 2 et un code 3. Le
code 3 permet aux patrouilles de police de déroger au Code de la route, donc
d'avoir la priorité. Par exemple, elles peuvent brûler un feu rouge, mais en
marquant l'arrêt. Ce que le code 2 leur permet, c'est seulement de manifester
leur présence. Donc, leur demander de les éteindre pour nuisance sonore ou
autre, c'est créer une confusion sur la voie publique au niveau du Code de la
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route.
Face à un véhicule de police avec seulement les gyrophares bleus allumés, je
n'ai aucune obligation de céder le passage. En revanche, s’il active le code 3 en
intervention, j'ai l'obligation de le laisser passer ou de faire attention. Là est la
différence. Je sais que cela dérange les voisins, mais en tant que légalistes,
appliquons la loi.
Question de M. HELLINGS concernant la situation en matière de paiement
des dépenses en l’absence de budget adopté pour l’année en cours
M. Hellings.- Monsieur le Bourgmestre, nous sommes le 19 mai et la Ville de
Bruxelles ne dispose toujours pas de budget pour l'année en cours. Jamais dans
l'histoire récente de notre commune, même durant la grave crise sanitaire, les
douzièmes provisoires n'auront été employés sur une si longue période.
Depuis l'installation de cette majorité contre nature, il y a maintenant plus de six
mois, votre Collège n'a pas pu financer et, donc, n'a pas pu lancer de quelconque
nouveau projet. Cette majorité est bloquée et bloque la Ville de Bruxelles.
De plus, nous avons appris, lors des conseils du 17 mars et du 22 avril dernier,
que la Ville de Bruxelles et des structures annexes comme la Bourse faisaient
face à une crise de liquidités inédite. Concrètement, des salaires et des
fournisseurs sont payés avec de l'argent avancé par la banque Belfius sous
forme d'avance de trésorerie, de l'argent que la Ville n'a pas dans ses caisses.
La tutelle régionale a-t-elle donné l'autorisation à la Ville de Bruxelles de faire
appel à ce mécanisme d'avance de trésorerie, tel que demandé lors du Conseil
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du 17 mars dernier ? Si oui, quand ?
La banque Belfius a-t-elle déjà avancé de l'argent ? Pour quel montant total à ce
jour et moyennant l'application de quel taux d'intérêt ? Quand ces avances de
trésorerie doivent-elles être remboursées à Belfius ?
Les factures des fournisseurs de biens et services de la Ville de Bruxelles
semblent être payées avec un retard croissant. À quel niveau s'élève le montant
total des factures de fournisseurs impayées à ce jour ? À quelle hauteur estimez-
vous la somme que la Ville de Bruxelles a payée ou paiera sous la forme
d'indemnités de retard pour cause de manque de liquidités ?
Lors des Conseils du 17 février et du 17 mars, vous avez obtenu le droit de
solliciter auprès de la tutelle régionale la libération de crédits extraordinaires
afin de payer des entreprises sur le budget 2025 - qui n'existe pas - pour des
travaux d'infrastructures en cours. La tutelle vous a-t-elle octroyé cette
autorisation ? Si oui, quand ? Quel est le montant total du budget extraordinaire
2025 (préempté, donc) qui a déjà été versé de la sorte ?
Pourriez-vous nous indiquer le montant total des factures de travaux impayées à
ces entreprises au-delà des échéances fixées ? À quelle hauteur estimez-vous la
somme que la Ville de Bruxelles a payée ou paiera sous la forme d'indemnités
de retard pour cause de manque de liquidités ?
Quand le Collège présentera-t-il enfin son budget ? M. le président vous a volé
la vedette en annonçant que ce serait fin juin. C'est fort tard. La majorité
précédente s'était entendue sur un budget en mars 2019, alors que les élections
avaient eu lieu en octobre 2018. J'attends donc ce budget avec grande
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impatience, parce que la meilleure façon de remplir les caisses et de les vider
pour payer des projets, du personnel et de l'activité, c'est d'avoir un budget.
M. le bourgmestre.- S’agissant de la première question sur l'autorisation de la
tutelle et le mécanisme d'avance de trésorerie, je vous donnerai le texte de ma
réponse, pour plus de simplicité.
Suite à la décision du Conseil communal du 17 février 2025 visant à solliciter
auprès de la banque Belfius la mise en place d'un système d'avance de
trésorerie, et ce, pour autant que le besoin de trésorerie le nécessite, l'autorité de
tutelle a donné son accord en date du 15 avril 2025.
Belfius a-t-elle déjà avancé de l'argent et pour quel montant total ? Le système
d'avance de trésorerie est une alternative et, donc, un outil de gestion
complémentaire du système utilisé actuellement visant l'émission de billets de
trésorerie dans le cadre de l'obtention de prêts à court terme. Le système a pour
but de faire face au paiement des dépenses ordinaires en attendant la perception
de taxes, dotations ou autres redevances reprises au budget de la Ville.
L'utilisation de ce système ne sera actionnée que dans la mesure où le besoin de
trésorerie le nécessite. Ce n'est donc qu'à partir du moment où un manque de
liquidités existe, engendré par le décalage entre la perception de recettes et le
paiement des dépenses récurrentes, que le système d'avance de trésorerie sera
utilisé. En outre, il ne sera utilisé que comme système alternatif au système
d'émission de billets de trésorerie. À ce jour, le système n'a pas été utilisé et,
donc, aucun montant n'a été demandé à la banque Belfius.
Concernant les factures de fournisseurs, statistiquement sur les trois dernières
années, nous pouvons vous affirmer que :
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- 16,30 % des factures sont payées en deçà du délai de 15 jours ;
- 32,96 % des factures sont payées dans un délai compris entre 16 et 30 jours ;
- 31,65 % des factures sont payées dans un délai de 31 et 60 jours.
Donc, globalement, 81 % des factures sont payées en deçà de 60 jours et 19 %
des factures sont payées au-delà de ce délai. Précisons que pour ces dernières, le
paiement a été retardé à la suite d'échanges pour des demandes de correction ou
de résolution d'un litige quant aux montants et prestations facturés.
Le processus de mise en liquidation des factures inclut l'intervention de tous les
départements de la Ville. Il vise à répondre aux actions de contrôle et de
vérification des prestations et des montants facturés par les fournisseurs et les
prestataires, aux actions de contrôle de régularité et financiers, et au paiement
proprement dit par le département budget et finances.
Ce processus administratif et de contrôle vise également à garantir les intérêts
d’égalité et financiers de la Ville. En outre, il est automatisé, ce qui permet de
faciliter le traitement de la mise en liquidation des factures et du contrôle requis,
de réduire les pertes de factures, d'objectiver les délais et d'assurer la traçabilité.
Répondre à votre question sur le montant des factures impayées à ce jour
n'aurait pas de sens, car cela ne correspond à aucune réalité.
Je vous communique que pour l'année 2024, par exemple, 125.000 € ont été
payés à titre d'intérêts de retard. Au vu du montant des factures, ce n'est pas une
grosse somme.
La Ville de Bruxelles a effectivement sollicité l'autorisation de disposer de
crédits urgents au budget extraordinaire de manière anticipée pour des projets
spécifiques, mais la Région n'a pas répondu favorablement à cette demande. Il
faut souligner que la Ville continue néanmoins de faire face à ses obligations
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contractuelles en mettant en paiement les factures dont elle est redevable, y
compris pour les projets d'investissement.
Quand le Collège présentera-t-il un budget ? En principe, au mois de juin.
Je vous remercie et je vous remettrai le texte de ma réponse.
M. Hellings.- Merci, Monsieur le Bourgmestre, pour vos réponses. Vous n'avez
pas précisé le taux auquel Belfius prêterait de l'argent sous la forme d'avances
de trésorerie. Vous m'avez précisé, lorsqu'on a pris la décision, que serait
appliqué le taux Euribor plus 5 %, mais quel serait ce taux ? J'entends que vous
n'y avez pas encore fait appel.
Le chiffre de 20 % de factures payées au-delà des 60 jours va à l’encontre de la
loi. Vos collègues libéraux sont bien au courant de cette règle selon laquelle la
Ville de Bruxelles doit payer ses factures dans les 60 jours. C'est une loi qui le
précise. Il faut que la Ville soit exemplaire en matière de paiement de ses
fournisseurs.
M. le bourgmestre.- Le taux est le taux Euribor et 5 points de base. Ce n'est pas
mal du tout. Quant au crédit de caisse, on n'y fait pas appel, parce que la banque
demande 6 %, ce qui est énorme.
J'ai dit que les factures qui n’étaient pas payées dans les 60 jours étaient celles
pour lesquelles il y avait contestation ou demande d'éclaircissement. Il est
normal qu'on ne les paie pas tout de suite puisqu'on est en discussion avec le
fournisseur.
M. Hellings.- Il est essentiel que la Ville de Bruxelles soit un client exemplaire,
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notamment pour sa réputation, puisque nous avons énormément de projets.
M. le bourgmestre.- 81 % des factures sont payées dans les 60 jours.
M. Hellings.- 20 % de factures impayées, c'est important pour la réputation de
la Ville de Bruxelles et sa solvabilité.
M. le bourgmestre.- La raison en est que nous contestons ces factures. Si je
payais une facture que je conteste, vous me le reprocheriez.
M. Hellings.- 20 % de factures contestées, c'est beaucoup. Il y a un problème
d'impayés.
Le refus de la tutelle de vous laisser dépenser le budget extraordinaire est un
vrai problème, puisque vous avez passé, pas plus tard qu'aujourd'hui, des points
qui prévoient le paiement de projets à l'extraordinaire. La Ville de Bruxelles
paie ses factures tardivement, n'a pas l'autorisation de préempter le budget 2025
et, donc, vit à crédit.
La seule variable d'ajustement, dans la gestion de cette crise de liquidités, c'est
l'appel que vous faites à la banque Belfius, qui est encore heureusement la
banque des communes, mais que votre partenaire de majorité veut privatiser.
J'attire votre attention, encore une fois, sur la nécessité d'avoir une banque
publique qui finance les projets publics. Ce n'est pas en privatisant Belfius que
vous allez parvenir à régler vos problèmes de liquidités et, surtout, à financer les
projets futurs que vous présenterez dans votre budget 2025. J’espère que vous
parviendrez à un accord entre MR+, Les Engagés et PS, une majorité contre
nature qui n'a toujours pas de budget. Ni le bourgmestre ni le président n’ont
l’air certains que le nouveau budget sera présenté avant la fin de l'été.
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Question de M. MAIMOUNI concernant le conseil d'administration de la
Bourse
M. Maimouni.- Après vérification, un siège au sein du conseil d'administration
de la Bourse revient à la Team Fouad Ahidar. En effet, comme le prévoient
clairement les statuts, la répartition se fait selon la clé D’Hondt et en fonction
des sièges gagnés lors des élections.
Or le siège qui devait revenir à la Team Fouad Ahidar a visiblement été octroyé
par erreur aux Engagés. Pourquoi, après que cette erreur a été signalée, la
rectification n'a-t-elle pas été faite ? Cela fait trois semaines que je pose la
question et je n'ai toujours pas de réponse.
M. le bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, les statuts de la Bourse prévoient
que son conseil d'administration est composé de 11 membres, dont 6 conseillers
communaux et 5 non-conseillers communaux. La répartition des sièges du
conseil d'administration réservés aux conseillers communaux est calculée selon
la clé D'Hondt.
L'objectif de l'application de cette clé est d'assurer une représentation
proportionnelle et, donc, de représenter fidèlement le poids respectif des
différentes forces en présence au Conseil communal. Dans ce cadre,
l'application de cette clé de répartition s'appliquant dans les faits à la
composition actuelle de notre Conseil communal, les six mandats politiques à la
Régie communale autonome de la Bourse sont attribués de la manière suivante :
2 PS-Vooruit, 2 MR+-Les Engagés, 1 Ecolo-Groen, 1 PTB-PVDA. Cela
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représente proportionnellement le poids actuel des groupes politiques qui
composent notre Conseil. Le mandat des Engagés a été attribué sur le quota du
MR, une technique que votre groupe utilise également en accord avec le MR
pour se voir attribuer des postes dans des conseils d'administration auxquels
vous n'aviez pas droit dans l'application stricte des règles. Je vous remercie.
M. Maimouni.- Dans la répartition des six sièges dévolus aux conseillers
communaux, selon la clé D'Hondt, la team Fouad Ahidar, avec cinq sièges aux
élections, a droit à un mandat. C'est l'avis de deux avocats constitutionnalistes et
spécialisés en droit administratif, et aussi celui des pouvoirs locaux.
Donc, soit vous reconnaissez votre erreur et l'incident est clos, soit on s'engage
dans des frais d’avocats inutiles. Or je pense que la Ville de Bruxelles a
suffisamment engraissé le cabinet Uyttendaele pour qu'on évite de continuer
dans cette direction.
(Remarque)
La Ville de Bruxelles a perdu plus de procès au cours des vingt dernières années
que dans toute l’histoire de la Belgique
Question de Mme DE MARTE concernant la conférence organisée le 21
mai prochain par le MCC Brussels, un lobby hongrois directement lié au
régime autoritaire de Viktor ORBAN
Mme De Marte.- Monsieur le Bourgmestre, samedi passé, nous avons célébré
une très belle Pride, avec une forte mobilisation. Nous avons pu, grâce à
l'accueil des organisateurs de la Pride ainsi qu'à l'invitation faite par les Verts
européens et le groupe Ecolo-Groen au maire de Budapest, manifester la
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solidarité de Bruxelles avec cette ville et sa communauté LGBTIQ+, comme je
l'ai évoqué lors du dernier Conseil communal. C'était un moment très fort et
nous sommes heureux et heureuses d'avoir pu envoyer ces messages.
Comme vous le savez, le régime d’Orban devient chaque jour plus autoritaire.
La semaine passée, une nouvelle législation a été adoptée, rendant la vie et les
financements de toutes les organisations critiques envers le gouvernement
encore plus difficiles.
Dans ce contexte, une conférence organisée par MCC Brussels, qui est
littéralement le think tank et le mégaphone d’Orban à Bruxelles, devait se tenir
à Bruxelles le 21 mai, donc dans deux jours. Ce n'était pas un simple débat
d'idées, mais un vrai rassemblement de l'extrême droite européenne, accueillant
des figures notoirement racistes, transphobes et islamophobes comme Alice
Cordier du collectif français Némésis ou Barbara Bonte du Vlaams Belang, qui
étaient invitées comme conférencières.
Face à la mobilisation citoyenne, à l'envoi de courriers, à des affiches et à des
alertes répétées, la chaîne hôtelière qui devait héberger l'événement a fini par
céder à la pression et l'événement a été annulé. Nous nous en réjouissons. Cette
victoire citoyenne est précieuse, mais elle ne doit pas nous faire baisser la garde.
Quelles démarches la Ville peut-elle entreprendre pour s'assurer que cet
événement ne sera pas relocalisé ailleurs sur le territoire communal ?
Comment garantir que la motion que l'on a votée à l'unanimité le 22 avril sur
l'initiative du groupe Ecolo-Groen, qui déclare Bruxelles ville antifasciste, ne
reste pas lettre morte, mais devienne une pratique quotidienne ? Est-ce que la
Ville, par exemple, envisage d'ouvrir un dialogue avec les grandes chaînes
hôtelières et d'autres acteurs privés pour qu'ils adoptent une politique claire de
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refus d'héberger ce type d'événement ?
Nous restons engagés pour que Bruxelles ne soit jamais une vitrine de l'extrême
droite européenne et nous vous invitons à faire de même. Je vous invite à agir
dans ce sens avec fermeté, clarté et sans attendre les prochains événements de
ce type de think tank.
M. le bourgmestre.- Madame De Marte, vous n'êtes pas sans savoir, du fait de
votre activité professionnelle, que malheureusement, l'extrême droite en Europe
progresse partout, y compris au Portugal. Tous les jours au Parlement européen,
il ne doit pas être très agréable pour vous de croiser ces personnes qui n'ont
qu'un discours de haine et d'exclusion.
Quand on a voté cette motion, le principe que nous avons mis en avant est celui
de ne jamais accepter d’événements d'extrême droite dans nos infrastructures ou
bâtiments communaux. Pendant longtemps, on a réussi à interdire des
manifestations d'extrême droite sur notre territoire. Ce n'était pas facile. Dans
les années 90, le bourgmestre libéral de Donnea avait réussi à empêcher
l'extrême droite de se réunir au Palais des congrès, mais le Conseil d'État avait
fait voler cette décision en éclats.
Je me dois aussi de respecter l'État de droit. Or le Conseil d’État a considéré
qu'on ne pouvait pas interdire la manifestation du Vlaams Belang sur le
territoire de la Ville. Je l'ai tenté, mais cela n'a pas été possible. Le Conseil
d'État a estimé que dans la balance liberté d'expression - ordre public, il fallait
choisir la liberté d'expression. Je le regrette, mais je respecte cette décision de
justice.
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Oui, nous avons des contacts avec le milieu hôtelier, mais vous avez remarqué
que dans la zone neutre, la Hongrie a ouvert la Maison de Hongrie au coin de la
rue Ducale et de la rue de la Loi, où elle a organisé la venue du président du
Rassemblement national dernièrement et où elle accueille de plus en plus de
manifestations avec des militants d'extrême droite.
Je le regrette comme vous, mais je ne peux pas non plus interdire les
manifestations, invitations et conférences qui se déroulent au sein du Parlement
européen. Je ne sais pas quel est le pouvoir du bureau du Parlement européen en
la matière, mais à mon avis, il doit être assez limité.
Que pouvons-nous faire ? Ce qu'on a fait vendredi, par exemple. On a reçu
M. Gergely Karácsony, avec lequel je suis en contact depuis très longtemps. Il
est maire de Budapest et l’un des principaux opposants à Orban. Il est aussi l’un
des fondateurs du Pact of Free Cities, dont la Ville de Bruxelles est membre.
Des représentants de Bruxelles iront à Budapest fin juin, dont Mme Houba, au
titre d’échevine de l’égalité des chances, pour soutenir les démocrates hongrois
dans le cadre de la Pride interdite de façon honteuse.
Madame De Marte, nous devons éviter l’affrontement. On met tout en place
pour essayer d'empêcher cela. Nous sommes la capitale de l'Europe et la
jurisprudence du Conseil d'État ne nous est pas favorable du tout. On essaie de
garantir le maximum de choses, mais nous ne faisons pas de procès d'intention.
On a rencontré le monde hôtelier pour le sensibiliser aux incidents que cela
pouvait provoquer, et nous continuerons à le faire.
Une mobilisation citoyenne respectable permet aussi que de telles personnes ne
soient pas sur notre territoire. Pour le reste, on a vu M. Orban prendre un verre
sur la Grand-Place et il participe évidemment à tous les sommets européens. Il a
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été élu et, malheureusement, réélu par le peuple hongrois. On peut le regretter,
continuer à sensibiliser et tout faire pour soutenir ceux qui veulent une Europe
différente, non pas une Europe d'exclusion, mais une Europe d'inclusion. Pour le
reste, on sera toujours à leurs côtés et on essaiera en permanence de défendre
ces valeurs.
Mme De Marte.- D’abord, je vous rassure, je ne siège pas au Parlement
européen. Je suis secrétaire générale du Parti vert européen. Cela ne veut pas
dire être députée européenne.
M. le bourgmestre.- J'ai dit que vous travailliez là-bas. Ce n'est pas là-bas que
vous travaillez ?
Mme De Marte.- Non, je travaille au bâtiment rue du Taciturne.
Ensuite, le maire de Budapest, c'est moi qui l'ai invité suite à la question que je
vous ai posée au dernier Conseil communal, lorsque je vous ai incité à exprimer
un maximum de solidarité envers Budapest. J'ai eu cette idée avec mes
collègues des Vert européens et ceux du Conseil communal. C'est pour cela qu'il
est venu. Il a passé une très bonne journée. Il était très content et je vous
remercie de l'avoir aussi rencontré.
Enfin, tous ceux qui m'ont écoutée poser ma question savent très bien que je ne
vous accuse de rien concernant la tenue de ces manifestations. Ce n'était pas le
propos. Le propos, c'est d'essayer d’apporter des solutions pratiques, justement
pour que cette motion votée sur la Ville antifasciste ne reste pas lettre morte.
Par exemple, on peut s'engager dans un dialogue constructif avec les acteurs
économiques de la Ville pour qu'ils soient sensibilisés à cette motion que le
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Conseil communal a appuyée de manière unanime. Eux aussi, ils peuvent
prendre des mesures et ne pas héberger ces événements pour lesquels ils sont
sûrement bien payés, mais pour lesquels aussi, ils reçoivent beaucoup de
mauvaise publicité. Donc, je pense que du point de vue économique, ils auraient
aussi intérêt à faire cela.
Pour conclure, je pense que le groupe Ecolo-Groen est très constructif dans ce
type d'engagement. On souhaiterait envisager ensemble plus de solutions pour
faire respecter la volonté unanime de ce Conseil communal de ne pas faire de
Bruxelles une vitrine pour l'extrême droite européenne.
Question d’actualité de M. Cellou DIALLO concernant l'état de la
situation de la gestion du dossier des Airbnb
M. Cellou Diallo.- L'action menée par votre service pour contrôler le respect
des règles relatives à la location temporaire d'un appartement ou d'une maison à
des touristes via la plateforme Airbnb est vraiment salutaire et encouragée. Elle
permet aux Bruxellois d'avoir accès à un logement permanent, tout en
maintenant une vie équilibrée et stable dans nos quartiers.
Tout récemment, la presse a rapporté que la Ville de Bruxelles avait mis sous
scellés un bâtiment entièrement dédié aux logements loués sur Airbnb et,
surtout, empêché ceux qui veulent transformer l’idée d'entraide en modèle de
business pour pratiquer une concurrence déloyale aux hôtels.
Pour rappel, il s'agit de mettre la plateforme Airbnb à la disposition des
propriétaires pour qu'ils louent leurs appartements ou leurs logements
temporaires à des touristes à condition de respecter les règles en matière de
fiscalité et de permis de location. En fait, c'est le non-respect de ces règles,
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après un dialogue avec votre service et le propriétaire, qui vous oblige en
dernier recours à apposer des scellés sur les bâtiments concernés.
Nous savons que ce n'est pas la première fois, car depuis la création de la cellule
de contrôle en 2020, plus de 500 logements ont été remis sur le marché du
logement. En octobre 2023, le tribunal a confirmé que la Ville de Bruxelles était
dans son droit.
Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face pour faire respecter les
règles par les sociétés spécialisées dans l'hébergement touristique non hôtelier et
les propriétaires qui refusent de collaborer malgré toutes les actions de scellage
des immeubles ?
Pouvez-vous expliquer brièvement les conditions à remplir pour mettre son
logement en location temporaire via la plateforme Airbnb et les étapes à suivre
pour être conforme à la loi ?
Vu la pénurie de logements à Bruxelles, la cellule de contrôle de la Ville de
Bruxelles, dont l'action permet de renforcer l'offre, a-t-elle les moyens
nécessaires pour sensibiliser les propriétaires et continuer efficacement à traquer
les pratiques illégales d'Airbnb ?
Mme Maes, échevine.- Monsieur le conseiller, je vous remercie pour vos
encouragements et pour l'intérêt que vous portez à ce dossier. Il s'agit, en effet,
d'un combat que nous menons avec conviction depuis plusieurs législatures, tant
ses enjeux sont essentiels pour garantir le droit au logement à Bruxelles et
préserver l'équilibre de nos quartiers.
S’agissant des difficultés rencontrées avec certains propriétaires, il s'agit plus
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particulièrement de grosses sociétés. L'action de la cellule de contrôle se heurte
parfois à des résistances importantes, souvent de la part de grosses sociétés
actives dans le secteur de l'hébergement touristique et disposant de ressources
juridiques importantes. Elles sont souvent très bien accompagnées par des
avocats spécialisés. Cela rend les procédures plus longues, en particulier en cas
de contentieux porté devant la justice.
Par exemple, il y a deux ans, les cinq plus grosses sociétés d'hébergement
touristique actives à Bruxelles se sont regroupées pour attaquer en justice
l'ordonnance régionale ainsi que la légitimité de l'attestation de conformité
urbanistique délivrée par la Ville de Bruxelles. Cette attestation, je le rappelle,
est nécessaire dans la constitution du dossier d'enregistrement d'un hébergement
touristique et vise à vérifier que l'usage du bien est conforme à son affectation
urbanistique. Or, dans de nombreux cas, ces sociétés exploitent illégalement des
logements à des fins touristiques sans disposer du permis d'urbanisme requis.
Plutôt que de se mettre en conformité, elles cherchent à remettre en cause
juridiquement l'existence même de cette attestation. Elles ont également tenté de
faire reconnaître l'hébergement touristique comme un usage de logement, ce qui
aurait vidé l'outil de tout son sens. Ces deux arguments ont heureusement été
rejetés par le tribunal en octobre 2023, confirmant la légitimité de l'action des
autorités publiques. Ce jugement est une victoire juridique importante pour
nous.
Plus globalement, on constate que les exploitants dissimulent volontairement les
adresses et les indices permettant d'identifier les logements qu'ils mettent en
location, ce qui rend la détection des infractions particulièrement complexe.
Aussi, les plateformes comme Airbnb ne collaborent pas ou très peu avec les
administrations communales et régionales pour faciliter l'identification des biens
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concernés, et cela, malgré les demandes répétées de transparence.
En outre, la grande majorité des hébergements touristiques en ligne sont
illégaux, ne respectent pas la procédure d'enregistrement obligatoire auprès de
Bruxelles Économie et Emploi, et opèrent dans la clandestinité en dehors de
tout cadre légal bruxellois. Pour être en conformité avec la réglementation
actuelle, un bien mis en location touristique doit, d'une part, être la résidence
principale du loueur et, d'autre part, ne pas être loué plus de 120 jours par an (ce
sera 90 jours dans la nouvelle ordonnance en préparation).
L'exploitant doit constituer un dossier auprès de l'organisme régional Bruxelles
Économie et Emploi, et obtenir deux documents de la commune : une
attestation de sécurité incendie et une attestation de conformité urbanistique.
C'est souvent ce dernier document qui pose problème.
Le modèle initial d'Airbnb, celui d'un logement occasionnel chez l'habitant, n'est
évidemment pas celui qui nous pose problème. Ce qui pose un réel souci, ce
sont les dérivés où des logements deviennent de véritables produits financiers,
parfois des immeubles entiers exploités illégalement sans présence permanente
d'habitants, et cela, au détriment du parc locatif résidentiel.
Quant aux moyens de contrôle, la création sous la précédente législature d'une
cellule dédiée au contrôle des hébergements touristiques a marqué un tournant.
Cette cellule Airbnb, composée actuellement de deux agentes à temps plein, a
permis de remettre plus de 500 logements sur le marché locatif depuis mai
2020. Je tiens encore à remercier cette cellule pour son engagement et son
travail assidu.
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Sa stratégie repose d'abord sur la sensibilisation et la conciliation : expliquer la
réglementation, proposer des solutions et donner le temps aux exploitants de se
mettre en ordre. Cette approche à l'amiable permet de régulariser rapidement
une situation et de remettre un bien sur le marché résidentiel.
Lorsque cette voie n'aboutit pas, en particulier avec les opérateurs récalcitrants
ou professionnels, une phase plus coercitive et juridique est engagée : procès-
verbaux, poursuites administratives et, en dernier recours, apposition de scellés.
Cette dernière mesure, bien que spectaculaire, est longue et énergivore, et ne
garantit pas un retour immédiat du bien sur le marché. Elle est donc réservée
aux cas les plus problématiques.
Notre posture reste néanmoins claire : protéger le droit au logement et lutter
contre la transformation de notre Ville en vitrine touristique au détriment de ses
habitants. Nous n'hésitons donc pas à nous montrer fermes face aux opérateurs
récalcitrants.
M. Cellou Diallo.- Je ne peux que remercier Mme Maes et toute son équipe. Je
l’encourage à continuer sur sa lancée.
Question d'actualité de Mme MAOUANE relative aux instructions données
à la police, son cadre d’intervention et les garanties mises en place pour le
respect de la liberté d’expression et de manifestation pendant des missions
comme la Brussels Pride ou des marches de collectifs propalestiniens
Question jointe de M. BAUWENS
Mme Maouane.- Ce samedi 17 mai avait lieu la Belgium Pride. Le même jour,
comme chaque soir, un rassemblement se tenait à la Bourse pour dénoncer le
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génocide en cours à Gaza. Lors de la Pride, il y a eu des débordements policiers.
Ce que certaines personnes vont retenir de cette journée, ce sont surtout les
fourgons, les charges, les gaz lacrymogènes, les arrestations et la peur.
Dans la foule, ce soir-là, il y avait des réfugiés, des enfants, des familles, des
personnes LGBTQIA+. Ces personnes chantaient, brandissaient des pancartes
comme « Queers for Palestine ». Ils demandaient justice pour la Palestine, et la
réponse de la Ville, malheureusement, ce fut la matraque. Je ne saurais pas dire
aujourd'hui, Monsieur le Bourgmestre, s'il s'agit d'un dérapage, parce que,
depuis des semaines, c'est le même scénario. Chaque soir, à la Bourse, il y a des
manifestations propalestiniennes ou, plutôt, des manifestations qui défendent le
droit international et qui dénoncent un génocide en cours. Ces manifestants et
manifestantes sont encerclés, intimidés, arrêtés, parfois au mépris total du droit.
Monsieur le Bourgmestre, je vous ai déjà interpellé, lors du dernier Conseil
communal, sur la technique de la nasse, qui est illégale. Elle a été condamnée
par la Cour européenne des droits de l'homme, contestée par les juristes, par les
syndicats et par les associations. Et ce ne sont pas seulement la Ville de
Bruxelles et l'État belge qui ont été condamnés. Vous aussi, vous avez été
condamné. Pourtant, vous assumez cette technique qui continue d’être utilisée.
C’est grave, Monsieur Close, parce que ce que vous défendez ici, ce n'est plus le
maintien de l'ordre, mais la criminalisation d'une cause politique. C'est une
rupture avec l'État de droit. Et pendant ce temps, votre président de parti,
M. Magnette, parle de génocide, de famine, de blocus. Il dit exactement ce
qu'on dit depuis des semaines et pendant que lui, au Parlement, dénonce les
faits, vous, ici, vous réprimez.
Ce deux poids deux mesures, Monsieur le Bourgmestre, est insoutenable. Quand
des groupes d'extrême droite défilent à Bruxelles, ils sont encadrés par la police.
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Mais ici, des mères de Gaza qui chantent pour la vie sont prises dans des nasses.
Quand on dénonce le pinkwashing, on est arrêté. Quand un réfugié ou un
militant LBGTQIA+ brandit un drapeau, il est plaqué au sol et menotté.
J'ai entendu des justifications dans les médias, et c'est sur cela que je vous
interroge ce soir. Je ne vois pas d'arrêté d'interdiction de manifestation qui ait
été notifié. Je ne vois pas de preuve de dégradation à la Bourse. Je ne vois pas
de base légale pour empêcher ces rassemblements et, même, pour empêcher
l'accès aux escaliers de la Bourse. C'est du jamais vu. J'ai l'impression qu'il y a
une instrumentalisation de la loi pour faire taire une mobilisation politique.
Monsieur le Bourgmestre, en tant que démocrate, je considère cela comme
inacceptable.
Je vais vous livrer deux témoignages parmi beaucoup d'autres. D’abord, celui de
Santiago, à propos du 17 mai lors de la Pride : « Je tenais un drapeau palestinien
que je venais d'emprunter à un ami, car je n'avais rien sur moi, que j'agitais dans
une main. J'avais encore des paillettes et de la peinture sur mon visage. Je me
retourne et je vois quatre ou cinq policiers anti-émeute à moins d'un mètre de
moi. J'essaie de me décaler et je me prends des coups avec un bouclier. Son
collègue me frappe avec son bouclier et me prend en sandwich. Un troisième,
puis un quatrième policier me foncent dessus et me matraquent plusieurs fois
dans les jambes, en me hurlant : « Bouge ! Dégage ! »
Ensuite, le témoignage de Charlotte, qui était avec sa fille de 6 ans dans la foule
et qui vient régulièrement le soir à la Bourse : « J'ai immensément peur de la
police et ce n'est pas normal en tant que citoyenne. »
Monsieur le Bourgmestre, sur quelle base légale vos agents ont-ils procédé aux
arrestations samedi soir et à d'autres reprises ?
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Qui a reçu noir sur blanc une interdiction de manifester, puisque, visiblement,
vous invoquez une telle interdiction ?
Est-ce que vous allez continuer à utiliser la technique de la nasse, qui a été
interdite et pour laquelle vous avez été condamné ?
Sur quelle base légale l'accès aux escaliers de la Bourse est-il interdit ?
Surtout, Monsieur le Bourgmestre, après avoir voté une motion « Bruxelles,
ville antifasciste », allez-vous garantir que Bruxelles reste une ville où l’on peut
manifester librement pour les droits humains sans devenir une cible policière ?
M. Bauwens.- Monsieur le Bourgmestre, depuis des mois, chaque soir, des
citoyens et des citoyennes se réunissent devant la Bourse de Bruxelles pour
exiger la fin du génocide en cours à Gaza, une cause qu'on soutient tous ici, ou
presque tous.
Ces mobilisations s'inscrivent dans le cadre fondamental de notre démocratie :
droit d'expression, droit de manifester, droit de se rassembler. Or, depuis
plusieurs semaines, les témoignages se multiplient et ce qu'ils décrivent est fort
inquiétant : usage de gaz lacrymogène, technique de la nasse, fouilles sans
raison apparente, arrestations arbitraires, violences physiques, et jusqu'à des
manifestants traînés violemment hors des marches et parfois étranglés, comme
l'attestent des images diffusées sur les réseaux sociaux.
Des personnes témoignent du fait que des gens sont traînés et poussés en bas
des escaliers, fouillés, arrêtés sans raison claire. D'autres expliquent que certains
se voient interdire, après leur libération, de participer à de futures
manifestations, ce qui est, à mon avis, une atteinte grave aux droits
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démocratiques.
Une manifestante m'a confié : « Souvent, ce sont les mêmes personnes qui sont
arrêtées, de jeunes Palestiniens qui vont mal psychologiquement à cause de tous
les proches qu'ils ont perdus pendant la guerre de Gaza, qui s'inquiètent en
permanence pour leurs familles sous les bombes, qui craignent de voir leurs
petits frères et sœurs mourir de faim. Ces arrestations et violences ne font
qu'ajouter de nouveaux traumatismes. » Des paroles pareilles, Monsieur le
Bourgmestre, devraient nous alerter, tous. Les jeunes en question ne méritent
pas la violence. Ils ont besoin d'autre chose : ils ont besoin d'aide.
Il devient de plus en plus clair que la police agit de manière disproportionnée et
que cette répression va croissante. Les images de la répression policière sur les
marches de la Bourse sont parfois choquantes. En plus de cela, Monsieur le
Bourgmestre, les marches de la Bourse sont ce qu’elles sont, à savoir un endroit
où les gens vont réagir et s'exprimer pour des causes qui leur tiennent à cœur.
Après les attentats aussi, c'était l'endroit où les gens se rassemblaient. Pour la
Palestine, c'est l'endroit où les gens viennent protester contre un génocide, parce
que génocide il y a.
Est-ce que vous allez intervenir ? Est-ce que vous allez garantir le droit de
manifester à Bruxelles ? Est-ce que vous allez exiger que la police de votre zone
cesse les violences et les intimidations ? Parce que, comme vous le dites
toujours, c'est vous, le responsable politique en la matière.
M. le bourgmestre.- Le droit de manifester pacifiquement est un droit
fondamental dans une société démocratique. C'est l'un des fondements de la
liberté d'expression dans notre société. C'est le cas au quotidien dans notre
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capitale, où nos forces de police gèrent plus de 1.200 manifestations chaque
année, soit plus de trois par jour.
Pour que les services de la zone de police puissent gérer un tel nombre d'actions
revendicatives, il faut respecter certaines règles. Je rappelle à certains
manifestants que le droit de manifester est garanti par la Constitution sous
couvert d'une autorisation administrative. C'est le texte fondamental belge qui le
dit. Il y a donc obligation d'introduire une demande de rassemblement. À la
suite de cette demande, il y a toujours un dialogue entre la police et le
demandeur pour organiser au mieux la manifestation. Le but est de trouver
ensemble un endroit qui, à la fois, donne la visibilité souhaitée au demandeur et
laisse l'espace public aussi disponible que possible pour les autres usagers de la
ville.
Depuis octobre 2023, nous avons enregistré, autorisé ou toléré 500
manifestations en faveur de la cause palestinienne ! Donc, avant de dire qu'on
réprime les manifestations pour la cause palestinienne, expliquez-moi comment
il y en a eu 500...
Chaque jour, des rassemblements ont lieu à Bruxelles. La plupart, organisés à
l'initiative d'organisations diverses, introduisent des demandes officielles auprès
de la police, et cela se passe extrêmement bien. Le meilleur exemple en est
l’Association belgo-palestinienne, qui a organisé huit manifestations avec des
dizaines de milliers de personnes sans quasiment le moindre incident, preuve
que c'est possible. Les organisateurs veillent rigoureusement à exclure les
perturbateurs et les slogans haineux ou incitant à la violence. Je pense que ce
n'est pas pour cela qu'on ne les entend pas.
De même, tous les vendredis, entre 50 et 100 personnes manifestent dans le
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calme sur la place de Brouckère, une manifestation qui est encadrée et
pacifique. Nous avons aussi connu des manifestations spontanées que j'ai
tolérées gare Centrale et place de l'Albertine, mais toujours dans un esprit de
dialogue avec la police.
En revanche, certains rassemblements à la Bourse posent davantage de
problèmes. À plusieurs reprises, les organisateurs ont refusé d'entrer en dialogue
avec la police, ce que nous regrettons. Des représentants de ce mouvement ont
été invités par mon cabinet à discuter avec nous et la police afin de convenir
ensemble d'un scénario acceptable pour tout le monde. C'est cela, gérer une
ville. Après une première rencontre sans suite concrète, la seconde a été annulée
par les représentants eux-mêmes, qui m’ont clairement exprimé par écrit leur
refus de toute négociation.
Contrairement aux autres rassemblements, ceux de la Bourse doivent compter
avec la présence d’une organisation dont les slogans sont extrêmement
problématiques. Je vais vous les faire écouter.
(Le bourgmestre diffuse sur son téléphone portable quelques extraits sonores
d’une manifestation)
Si vous ne comprenez pas bien, ils crient : « Hamas, Djihad et Hezbollah ! » Je
ne sais pas, Madame Maouane, si vous cautionnez le fait d’appeler au djihad
devant la Bourse, espace de liberté. De tels slogans sont intolérables ! Ils sont
d’ailleurs interdits. Je précise qu’ils ne sont pas scandés par les autres
participants. Je ne voudrais pas que l’on stigmatise ceux qui manifestent pour
une cause juste et réussissent à le faire sans créer d’incident.
Je rappelle ce que le djihad a causé comme morts et comme blessés à Bruxelles.
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Ce samedi s’est déroulée la Pride, avec des centaines de milliers de personnes.
Dès le vendredi, pendant le montage de la Pride à la Bourse, il y a eu des
perturbations. On a invité les personnes à aller plutôt manifester sur la place de
Brouckère. On était en plein le montage, il y avait des clarks, des camions et
toutes sortes de choses pour la Pride.
Le samedi, ce rassemblement a perturbé la scène musicale installée devant la
Bourse dans le cadre de la Brussels Pride. Selon les propres dires du Rainbow
Village (qui n'est pas la police de Bruxelles) cités par Bruzz, certains ont tenté
de monter sur le podium et des projectiles, dont des bouteilles en verre, ont été
jetés, blessant le DJ. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le responsable du Rainbow
Village. Tant qu'ils le gèrent en interne, nous n'intervenons pas, et c'est à la
demande des organisateurs que la police est intervenue face aux faits de
violence perpétrés contre les organisateurs du Rainbow Village. On a procédé à
six arrestations.
Jo Fobelets, que je ne connais pas et qui est membre de Groen, a lui-même
assisté à la scène. Il dénonce dans l'article des actes particulièrement violents, et
cela, alors que des centaines de milliers de personnes se rassemblaient dans le
centre-ville pour dénoncer les discriminations violentes encore subies par les
personnes LGBTQIA+ dans notre pays et dans le monde.
À un moment donné, donc, les organisateurs de la Pride ont subi des actes
violents. Il n'y a aucun problème à ce que des drapeaux palestiniens flottent
dans la Pride, mais quand on procède à des jets de bouteilles, qu'on envahit et
qu'on s'en prend physiquement à des organisateurs, quand ces derniers nous
demandent d'intervenir pour faire cesser les violences contre les organisateurs
du Rainbow Village, on intervient. C'est le rôle de la police. On ne doit pas
laisser les gens se faire casser la figure.
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Ces faits sont les derniers en date d'une longue série d'incidents perpétrés par
ces manifestants, dont des altercations avec des touristes et des passants. J'ai
répondu sur ce point à Mme Maouane il y a un mois. Nous avons recensé des
bagarres entre différents groupes de manifestants de la cause palestinienne et
des tentatives d'action contre des commerces avoisinants.
Ces infractions ont donné lieu, c'est vrai, à des interventions de nos services et
quand ceux-ci interviennent, il doivent dissoudre le rassemblement pour qu'il
n'y ait plus d'incidents. Je le rappelle, c'est notre boulot d'encadrer ce
rassemblement et de faire en sorte que les incidents cessent. Je vais être très
clair : je défendrai toujours le droit de manifester, pour preuve les
manifestations que nous autorisons, mais en même temps, je défendrai toujours,
aussi, l'ordre public.
Je n'accepterai pas qu'on prenne en otage l'espace public dans ma Ville. Ces
personnes, mêmes si la cause qu’elles défendent est légitime, n’ont pas le droit
de s'en prendre à l'intégrité physique d'autres ou de chanter des slogans qui ont
tué des dizaines de personnes en Belgique. C'est absolument inacceptable.
Ces gens doivent comprendre que nous devons gérer une ville et qu'ils ne
doivent pas prendre le centre-ville en otage. Je le répète, beaucoup de
manifestations se déroulent à la Bourse au lieu de la gare Centrale. Nous avons
proposé des alternatives. Entendre dire : « Si je ne peux pas manifester là, je ne
demande pas l'autorisation, je ne rentre pas en dialogue avec les autorités, je fais
ce que je veux où je veux et j'agresse les gens, même pendant la Pride », cela, je
ne l'accepterai jamais.
Mme Maouane.- Merci, Monsieur le Bourgmestre pour vos réponses.
Effectivement, 1.200 manifestations par an, ce n'est pas évident à gérer et je
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remercie toutes les forces de l’ordre pour leur travail.
Je perçois bien votre malaise et je vois bien ce que vous essayez de faire, à
savoir m’attribuer des propos que je n'ai pas tenus. La violence est condamnable
et il n'y a aucune ambiguïté là-dessus, je n'ai jamais dit le contraire. Je vous ai
entendu vous tortiller, mais je ne vous ai pas entendu répondre. Sur quelle base
légale interdisez-vous l'accès aux escaliers de la Bourse ? Sur quelle base légale
continuez-vous à utiliser la technique de la nasse qui a été interdite et pour
laquelle vous avez été condamné ? Ce ne sont pas des réponses, Monsieur le
Bourgmestre.
Alors que le drapeau de la Palestine flotte sur siège du Parti socialiste, vous ne
répondez pas à mes questions et vous continuez à censurer des manifestants qui
militent, qui dénoncent un génocide en cours. Je n'ai toujours pas reçu de
réponse à mes questions et je les repose : sur quelle base légale interdisez-vous
l'accès aux escaliers de la Bourse et pourquoi la technique de la nasse, qui est
illégale, continue-t-elle d’être utilisée ?
Ce que je dénonce aujourd'hui, Monsieur le Bourgmestre, c'est la violence avec
laquelle vos forces de l'ordre attaquent des manifestants pacifiques.
M. le bourgmestre.- Dénoncez-vous l'appel au djihad ?
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, vous commettez une énorme erreur.
Un djihad est un effort, et non un attentat terroriste. Le djihad est un effort. Je ne
peux pas tolérer de me laisser insulter en tant que musulman ! Le djihad est un
effort et rien d'autre. Ne faites pas d'amalgame, s'il vous plaît. Je vous invite à
vérifier vos informations.
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Mme Maouane.- Monsieur le Bourgmestre, il n'y a aucune ambiguïté. Je vous
le dis en vous regardant dans les yeux, en regardant tout le monde dans les
yeux : je dénonce la violence et les appels à la haine, quels qu'ils soient.
N'essayez pas de me faire dire ce que je n'ai jamais dit et ce que je ne dirai
jamais. C'est inacceptable et c'est un jeu auquel la droite m'a habituée, mais pas
vous !
Je pose à nouveaux mes questions :
Sur quelle base légale interdisez-vous l'accès aux escaliers de la Bourse ?
Sur quelle base légale continuez-vous à autoriser la technique de la nasse qui est
interdite ?
Pourquoi essayez-vous de me faire dire ce que je n'ai jamais dit ?
Voilà les vraies questions auxquelles vous n'avez pas répondu. Je comprends
votre malaise, Monsieur le Bourgmestre. Je le comprends totalement. Ce que je
dénonce, ce sont les violences que subissent des manifestants pacifiques. Quant
aux débordements, bien sûr que je les condamne ! Il n'y a aucun doute là-dessus.
Laisser croire le contraire, c'est inacceptable et c'est mesquin.
M. le bourgmestre.- Vous utilisez le terme « pacifique ». Or je vous ai cité ce
que des militants de la Pride ont dit quant aux agressions physiques qu'ils ont
subies.
Mme Maouane.- Vous n'avez pas répondu à mes questions, Monsieur le
Bourgmestre.
M. le bourgmestre.- Je vais répondre, mais jeter une bouteille en verre sur un
DJ, je ne pense pas que ce soit pacifique.
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Je le répète, j’ai demandé à la police de n'intervenir qu’à la demande des
organisateurs. Ce qui a été le cas, comme le relate l’article d’un journal qui n'est
pas la Pravda de la Ville de Bruxelles, mais Bruzz.
Mme Maouane.- Mes questions ne portaient pas uniquement sur le 17 mai,
mais aussi sur les autres événements. Sur la technique de la nasse, vous n'avez
toujours pas répondu, Monsieur le Bourgmestre, alors que vous avez été
condamné.
M. le bourgmestre.- Les escaliers de la Bourse ne sont pas interdits. Il n'y a pas
besoin d'interdire, puisqu'ils ne demandent pas d’autorisation. Est-ce que vous
trouvez normal que ce groupe considère qu'il est au-dessus de la Constitution et
qu'il n'a pas à demander d'autorisation ? Et cela, contrairement à tous ceux qui
militent avec justesse et force aussi pour la cause palestinienne, respectent la
Constitution belge et l'état de droit, et demandent l’autorisation de manifester.
Ces personnes considèrent qu'elles n'ont pas à le demander et, donc, je n'ai
même pas à l’interdire. Si elles ne demandent pas à venir manifester, la
manifestation n'est pas autorisée, c'est aussi simple que cela.
Mme Maouane.- Vous nous dites qu'une non-autorisation justifie une
intervention violente de la police ? Vous dites que ce n'est pas interdit. Ils n'ont
de facto pas accès aux escaliers de la Bourse.
M. Bauwens.- On a déjà interpellé le Collège sur ce point il y a un mois. La
question porte cette fois sur ce que j'appelle la répression disproportionnée sur
les escaliers de la Bourse. Vous dites vous-même, Monsieur le Bourgmestre,
qu'il y a beaucoup de manifestations, beaucoup d'événements qui ne sont pas
demandés et qui sont quand même tolérés. Ici, ce qu'on constate, c'est que la
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tolérance s'est arrêtée à un certain moment. On peut dire que c'est une affaire
compliquée, mais c'est aussi dans les affaires compliquées qu'on voit les
comportements et les choix qui sont opérés.
En l’espèce, je constate, et je ne suis pas le seul, que vous atteignez les limites
de la démocratie. Un jeune s’est presque fait étrangler parce qu'il était sur les
marches de la Bourse et applaudissait ce qu'il était en train de voir, sans même y
participer. Il y a des dizaines de témoignages. Focaliser le débat sur la Pride est
une mauvaise technique. On parle de dizaines de cas. Je n'ai jamais été tant
interpellé que cette année sur cette question.
D'un côté, il y a un génocide, une situation qu'on n'a jamais connue, qui suscite
beaucoup d'émotion et dans laquelle les gens sont désespérés. De l'autre côté, il
y a la manière de gérer cela.
Le PTB a toujours condamné la violence. La question est de savoir comment
une Ville respecte les droits démocratiques quand ils sont sous pression. En
l’espèce, on a assez de témoignages pour dire que les limites ont été dépassées.
Technique de la nasse, gaz lacrymogènes, violences verbales et physiques,
répression, tout cela va trop loin. C'est cela que nous dénonçons et c’est là que
se situe le débat.
M. le bourgmestre.- Monsieur Bauwens, on peut se retrouver là-dessus. Ce
groupe n'est pas très construit en termes d'organisation. J’ai dit à ses
représentants : « Venez, parlez avec nous. Trouvons une solution comme on l'a
trouvée pour le Mont des Arts, la gare Centrale ou le rond-point de l'Europe
pendant des mois. » La situation se crispe. Je ne suis pas aveugle. Il est clair que
la situation internationale, en particulier à Gaza et dans toute la Palestine,
contribue à cela.
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Je pense toutefois qu'il y a moyen d'établir un dialogue, et je regrette qu'il ne se
fasse pas. En même temps, je n'accepterai pas qu'on prenne en otage l'espace
public, qu'on agresse des gens. Je n'ai jamais dit qu’Ecolo et le PTB incitaient à
la violence. J'ai dit qu'on avait affaire à un groupe qui refusait le dialogue alors
que les autres l'acceptent. Quand on manifeste, c’est toujours dans une certaine
radicalité, mais on doit pouvoir trouver un équilibre qui fasse que des gens ne se
retrouvent pas agressés.
J'ai cité ce groupe parce qu'on m'a interpellé sur le 17 mai. J'aurais pu vous
parler des touristes qui se sont fait agresser et pour lesquels, à un moment
donné, on a dû intervenir. Je pense qu'il y a moyen de trouver un dialogue, une
place pour toutes les manifestations. Je peux comprendre que des manifestants
disent qu’ils n’ont rien à voir avec l'ABP. On a le droit, même en défendant la
même cause, d'avoir des sensibilités différentes.
Monsieur Bauwens et Madame Maouane, ce sont les seuls qui refusent de
discuter avec la police. Tout le monde se met, à un moment donné, à table pour
essayer de trouver un itinéraire, des dates, des moments. Comprenez, en plein
montage d’une manifestation comme la Pride, que c’est un peu compliqué. Il
faut aussi se mettre un peu du côté des autorités administratives. On doit
pouvoir gérer cette ville. Et ce n'est pas pour autant qu'il faut tenter de savoir
qui est le meilleur défenseur de la cause. Dans cette cause, je pense qu'on a
intérêt à être unis pour qu'un cessez-le-feu soit au plus vite instauré.
Mme Maouane.- Je vous remercie pour ces compléments de réponse et je vous
encourage vraiment à établir le dialogue. Je sais que ce n'est pas évident
d'engager un dialogue.
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Par contre, ce que je n'accepte pas, c'est que, quand vous parlez des cris du
Hamas, du Hezbollah et du djihad, vous n'interpellez pas M. Bauwens, vous
m'interpellez moi. Pourquoi ? Parce que je m'appelle Maouane ? Parce que j'ai
une prétendue religion ? Parce que j'ai des origines ?
M. le bourgmestre.- Mme Maouane, vous n'allez pas m'avoir sur le combat
contre le racisme. C’est lamentable.
Mme Maouane.- Vous m'avez citée nommément quand vous avez parlé des
chants du djihad, du Hamas et du Hezbollah. Pour quelle raison, Monsieur le
Bourgmestre ?
M. le bourgmestre.- Franchement, me faire ce procès à 54 ans, ce n'est pas
digne de vous. Je préfère oublier que vous avez dit cela.
Mme Maouane.- Je vous retourne le compliment, Monsieur le Bourgmestre.
C'est ce que vous avez fait. Je vous invite à regarder les images. C'est ce que
vous avez fait et c'est pour cela que je l'ai extrêmement mal pris.
M. Maimouni.- Monsieur le Président, est-ce que vous permettez que je
rebondisse en toute sérénité sur une énorme erreur du bourgmestre ?
M. le président.- Non. Deux personnes intervenaient dans le débat. On ne peut
pas ouvrir le débat à l’ensemble du Conseil. Je suis désolé, mais c'est ainsi que
cela fonctionne ici.
M. Maimouni.- Je ne peux pas accepter l'amalgame que le bourgmestre fait sur
le djihad.
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M. le président.- Vous êtes intervenu sur ce point.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Vendredi 30 mai juin 2025
à 14h : sections ordinaires.
Lundi 2 juin 2025
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h32.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u32.
📄 2025-04-22 scrape
City Council Meeting — 2025-04-22
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du mardi 22 avril 2025
Openbare vergadering van dinsdag 22 april 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h29 sous la présidence de M. Alain
Courtois, Président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u29 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
M. le Président.- Avant d’ouvrir la séance publique du Conseil communal, je
voulais quand même rappeler quelques éléments élémentaires de respect et de
politesse pour tout le monde. La séance, officiellement, commence à 17h. Nous
avons attendu jusqu’à 17h29.
La dernière fois, j’avais dit que je commencerais au plus tard à 17h15.
Je trouve particulièrement malsain… Ça fait plus d’un mois qu’on sait que cette
séance, aujourd’hui, un mardi après-midi, sera exceptionnelle. Et malgré cela, il
y a encore des collègues qui arrivent en retard.
Ça, je trouve que ce n’est pas acceptable dans une assemblée telle que la nôtre,
qui doit donner l’exemple – à la Ville de Bruxelles, en plus, dans le climat
politique actuel où chacun est scruté pas à pas !
Donc, je vous demande vraiment, la prochaine fois, d’arriver à l’heure ! Je vous
le demande. Merci.
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Excusés - Verontschuldigden : M. Zian, Mme El Bakri, Mevr. Goyvaerts et
M. Mohammad.
Procès-verbal de la séance du 17 mars 2025
Notulen van de zitting van 17 maart 2025
M. le Président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 17/03/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
17/03/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l’ordre du jour le point 99 repris au
supplément à cet ordre du jour, daté du 17/04/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met het punt 99 vermeld
in het bijvoegsel bij de agenda dd. 17/04/2025.
Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
M. le Président.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du jour
les points 90 à 98, 100 à 111 et 113 à 147 repris au supplément à cet ordre du
jour, daté du 17/04/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
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de punten 90 tot 98, 100 tot 111 en 113 tot 147 vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 17/04/2025.
L’urgence est admise à l’unanimité.
De dringendheid wordt eenparig aangenomen.
Communications
Mededelingen
Installation d’un suppléant
Installatie van een opvolger
1) Prendre acte de la démission de M. Soulaimane EL MOKADEM de ses
fonctions de conseiller communal.
Akte nemen van het ontslag van dhr. Soulaimane EL MOKADEM als
Gemeenteraadslid.
M. le Président.- Le 17/03/2025, M. Soulaimane EL MOKADEM a présenté sa
démission par courriel.
Je demande aux membres du Conseil communal de prendre officiellement acte
de cette démission.
Op 17/03/2025 heeft dhr. Soulaimane EL MOKADEM zijn ontslag bij e-mail
aangeboden.
Ik vraag aan de Raadsleden om officieel akte te nemen van dit ontslag.
Le Conseil communal prend acte de la démission de M. Soulaimane
EL MOKADEM de ses fonctions de conseiller communal.
De Gemeenteraad neemt akte van het ontslag van dhr. Soulaimane
EL MOKADEM als Gemeenteraadslid.
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Aujourd’hui il sera procédé à la vérification des pouvoirs et l’installation du
suppléant appelé à remplacer M. Soulaimane EL MOKADEM au Conseil
communal, à savoir : Mme Nicole LEWALLE.
Heden zal er overgegaan worden tot het onderzoek der geloofsbrieven en de
installatie van de opvolger die dhr. Soulaimane EL MOKADEM zal vervangen
in de Gemeenteraad, te weten : mevr. Nicole LEWALLE.
2) Vérification des pouvoirs, installation et prestation de serment de
Mme Nicole LEWALLE, 1ère suppléante de la liste PTB-PVDA, en qualité de
conseillère communale, en remplacement de M. Soulaimane EL MOKADEM,
démissionnaire.
Onderzoek der geloofsbrieven, installatie en eedaflegging van mevr. Nicole
LEWALLE, 1ste opvolger van de lijst PTB-PVDA, als Gemeenteraadslid, ter
vervanging dhr. Soulaimane EL MOKADEM, ontslagnemend.
Dhr. Voorzitter wordt aangesteld als verslaggever.
M. le Président est désigné comme rapporteur.
M. le Président.- Considérant que M. Soulaimane EL MOKADEM a été élu ?)
sur la liste n° 13 (PTB-PVDA) des élections communales du 13/10/2024 ;
Overwegende dat dhr. Soulaimane EL MOKADEM werd verkozen op de lijst
nr. 13 (PTB-PVDA) van de Gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024;
Considérant que le 1er suppléant du tableau des suppléants de la liste PTB-
PVDA, tel qu’établi après les élections, est Mme Nicole LEWALLE, née (?) à
Dison le 21/06/1958, domiciliée (?) à 1000 Bruxelles, boulevard Émile
Jacqmain 16 bte 083 et ayant obtenu 680 voix nominatives et 7.545 suffrages
attribués par dévolution, soit 8.225 voix au total lors des élections du
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13/10/2024 ;
Overwegende dat de 1ste opvolger van de tabel der opvolgers van de lijst PTB-
PVDA zoals vastgesteld na de verkiezingen mevr. Nicole LEWALLE is,
geboren te Dison op 21/06/1958 en wonende te 1000 Brussel, Émile
Jacqmainlaan 16 bus 083, en die bij de verkiezingen van 13/10/2024
680 voorkeurstemmen en 7.545 stemmen per devolutie, dus 8.225 stemmen in
totaal behaald heeft;
J’informe le Conseil qu’il ressort de la vérification des pouvoirs préalablement
effectuée que l’intéressée continue à remplir toutes les conditions d’éligibilité et
qu’elle ne se trouve pas dans un cas d’incompatibilité prévu par la loi. Dès lors,
je demande au Conseil de valider les pouvoirs de Mme Nicole LEWALLE et
d’autoriser son installation comme membre de cette assemblée.
Ik deel aan de Raad mee dat uit het voorafgaand onderzoek der geloofsbrieven
van betrokkene blijkt dat zij nog steeds voldoet aan alle
verkiesbaarheidsvoorwaarden en dat zij zich niet bevindt in een geval van
onverenigbaarheid voorzien bij wet. Ik verzoek de Raad derhalve de
geloofsbrieven van mevr. Nicole LEWALLE geldig te verklaren en haar
aanstelling als lid van deze Raad toe te laten.
Le Conseil adhère et prend l’arrêté y relatif.
De Raad stemt hiermee in en neemt het desbetreffende besluit.
M. le Président.- J’invite Mme Nicole LEWALLE à s’approcher en vue de
prêter le serment constitutionnel devant le Bourgmestre.
Ik nodig mevr. Nicole LEWALLE uit om naar voor te komen en de
grondwettelijke eed af te leggen voor de Burgemeester.
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Mme Lewalle.- Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois
du Peuple belge.
Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk.
M. le Bourgmestre donne acte à Mme Nicole LEWALLE de sa prestation
de serment et la (?) déclare installée (?) en qualité de conseillère
communale de la Ville de Bruxelles, en remplacement de M. Soulaimane
EL MOKADEM, démissionnaire, dont elle achèvera le mandat.
De Burgemeester verleent aan mevr. Nicole LEWALLE akte van zijn
eedaflegging en verklaart haar (?) aangesteld als Gemeenteraadslid, ter
vervanging van dhr. Soulaimane EL MOKADEM, ontslagnemend, voor
de resterende duur van zijn mandaat.
Mme Nicole LEWALLE occupera la 49ème
place sur le tableau de préséance.
Mevr. Nicole LEWALLE zal de 49ste plaats innemen op de
voorranglijst.
(Applaudissements.)
Communication relative au Conseil de l’action sociale
Mededeling betreffende de Raad van Maatschappelijke Welzijn
Démission de Mme Maëlle DELAPLANCHE - Installation de Mme Nicole
LEWALLE, 1ère suppléante.
Ontslag van mevr. Maëlle DELAPLANCHE - Installatie van mevr. Nicole
LEWALLE, 1ste opvolger.
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M. le Président.- J’informe les membres du Conseil de la démission de
Mme Maëlle DELAPLANCHE comme membre effectif du Conseil de l’Action
sociale avec effet au 19/02/2025.
Ik stel de leden van de Raad in kennis van het ontslag van mevr. Maëlle
DELAPLANCHE als effectief lid van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn,
met ingang van 19/02/2025.
Lors de l’élection des membres du Conseil de l’Action sociale, en date du
16/12/2024, le Conseil communal a proclamé Mme Maëlle DELAPLANCHE
élue comme membre effectif et a proclamé les suppléants amenés à remplacer
ce membre effectif dans l’ordre suivant :
Bij de verkiezing van de leden van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn op
16/12/2024 werd mevr. Maëlle DELAPLANCHE door de Gemeenteraad
verkozen als effectief lid en werden tot zijn opvolgers uitgeroepen om haar te
vervangen in volgende volgorde:
1. LEWALLE Nicole ;
2. BAUWENS Bruno.
C’est le premier suppléant qui était amené à remplacer Mme Maëlle
DELAPLANCHE, soit Mme LEWALLE Nicole.
De eerste beschikbare opvolger om mevr. Maëlle DELAPLANCHE te
vervangen is de 1ste opvolger, zijnde mevr. Nicole LEWALLE.
Mme LEWALLE Nicole a prêté serment devant le Bourgmestre
en présence du secrétaire communal ce mardi 08/04/2025 et a été installée au
Conseil de l’Action sociale le 09/04/2025.
Mevr. Nicole LEWALLE heeft op dinsdag 08/04/2025 de eed afgelegd in
handen van de Burgemeester in het bijzijn van dhr. Stadssecretaris met het oog
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op zijn installatie in de Raad voor Maatschappelijk Welzijn tijdens de zitting
van 09/04/2025.
Communication relative à une motion adoptée par le Conseil communal
Mededeling betreffende een motie aangenomen door de Gemeenteraad
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance du courrier du 01/04/2025 de M. le vice-premier ministre et
ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération
au développement Maxime PRÉVOT concernant son soutien à la motion du
Conseil communal du 17/02/2025 demandant le respect de l’intégrité territoriale
de la République Démocratique du Congo et le retrait des troupes rwandaises et
leurs supplétifs du M23 des Provinces de l’Est de la RDC.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in de brief
d.d. 01/04/2025 van dhr. Vice-Eersteminister en Minister van Buitenlandse
Zaken, Europese Zaken en Ontwikkelingssamenwerking Maxime PRÉVOT
betreffende zijn steun aan de motie van de Gemeenteraad van 17/02/2025
waarin wordt gevraagd om de territoriale integriteit van de Democratische
Republiek Congo te respecteren en de Rwandese troepen en hun aanhangers van
de M23 uit de oostelijke provincies van de DRC terug te trekken.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
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gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- Refuge Bruxelles asbl, au 31/12/2023 ;
- Refuge Bruxelles vzw, op 31/12/2023 ;
- Comensia sc, au 31/12/2023 ;
- Comensia cv, op 31/12/2023 ;
- Royal IV Brussels asbl, au 30/06/2024 ;
- Royal IV Brussels VZW, op 30/06/2024 ;
- Sporting Bruxelles FC asbl, au 30/06/2023 ;
- Sporting Bruxelles FC vzw, op 30/06/2023 ;
- Sporting Bruxelles FC asbl, au 30/06/2024 ;
- Sporting Bruxelles FC vzw, op 30/06/2024 ;
- Shopera asbl, au 31/12/2023 ;
- Shopera vzw, op 31/12/2023 ;
- BRISSI Brussel internationale solidariteit Bruxelles solidarité internationale en
abrégé BRISSI, au 31/12/2024 ;
- BRISSI Brussel internationale solidariteit Bruxelles solidarité internationale in
afgekort (?) BRISSI, op 31/12/2024.
Pris pour information.
Kennis genomen.
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Questions orales
Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Les questions de Mme Maouane et M. Bauwens sont jointes avec celle de
M. Maimouni
concernant la condamnation de la Ville pour les violences policières.
De vragen van mevr. Maouane en dhr. Bauwens worden samengevoegd met die
van dhr. Maimouni betreffende de veroordeling van de Stad voor politiegeweld.
Elles étaient complétées par des questions d’actualité de M. Maimouni
concernant le gel des travaux du métro et de Mme Maouane concernant les
rassemblements devant la Bourse en soutien à Gaza.
Interpellations citoyennes
Burgerinterpellaties
De heer De Bisschop.- Met steun van een paar ondertekenaars hebben we een
paar vragen voor de Gemeenteraad. We willen u wijzen op de
verantwoordelijkheden die u heeft in het project Lake Side, deel uitmakend van
het grotere ontwikkelingsproject op de site van Tour & Taxis.
Daar is nogal wat beweging rond onder Brusselaars en dat roept heel veel
vragen op, van dichte en verre buren van het project die in actie komen. Er is
een petitie ondertekend met meer dan 3.000 handtekeningen.
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Het buurtcomité aan de kant van Molenbeek in de maritieme wijk heeft elke
week van het openbaar onderzoek wandelingen georganiseerd, en het openbaar
onderzoek heeft vragen en opmerkingen met zich meegebracht. Er zijn brede
coalities die zich vormen door heel de Stad, niet alleen Brussel, met heel veel
vragen, vooral rond betaalbaar wonen.
Nextensa, de projectontwikkelaar, zegt dat er 24% betaalbare woningen zou
gerealiseerd worden.
Met enig cynisme zouden we kunnen zeggen dat 76% niet betaalbaar zal zijn.
Maar we zullen ons concentreren op die 24%: 10% zou bestaan uit sociale
woningen die door Nextensa te koop worden aangeboden aan een Brusselse
overheid.
Concreet zijn de vragen:
Wat is de prijs van die woningen? Aan welke prijs biedt Nextensa ze aan?
Welke Brusselse overheid gaat er op dat aanbod ingaan?
En zijn de budgetten voorhanden om die sociale woningen aan te kopen?
Wat gaat er gebeuren als die woningen toch niet verkocht worden aan een
Brusselse overheid?
Wat zal er met die sociale woningen gebeuren?
Duidelijkheid daarover is belangrijk.
In een eerdere fase van die ontwikkeling, namelijk Park Lane, werden
gelijkaardige beloftes gedaan, maar toen bleek geen enkele Brusselse overheid
in staat om een budget te produceren. Het resultaat: geen sociale woningen op
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Park Lane.
Dat is een fout die we dit keer liever niet zouden zien. Die nieuwe ontwikkeling
zal naast sociale en betaalbare woningen ook heel wat kantoren tellen. Daarbij
komt nogal wat mobiliteit kijken, en ook concreet hebben we daar vragen rond:
namelijk de zachte verbinding die er nu al is tussen de Picardstraat en de
Dieudonné Lefèvrestraat, die Nextensa Maritiem noemt.
Zal die zachte verbinding er blijven, of komt die weg ook open te staan, op
termijn, kort of lang, voor gemotoriseerd verkeer?
Welke aanbevelingen zal de Stad doen om het openbaar vervoer aan te passen
aan die nieuwe kantoorontwikkelingen en is er een mogelijkheid om een
vergunningsvoorwaarde op te nemen dat er een minimum aan parkeerplaatsen,
bijvoorbeeld 10,5%, wordt gereserveerd voor deelauto’s?
Meer woningen, meer kantoren zullen ook meer mensen naar de site brengen.
Die vele duizenden nieuwe gebruikers schieten voorzieningen te kort, afgaande
op de argumentatie van de projectontwikkelaar zal het niet moeilijk worden om
iets te drinken te vinden, maar ingrediënten voor een voedzame avondmaaltijd
zullen waarschijnlijk moeilijker te vinden zijn.
Kan er in die vergunning meer ruimte voor voorzieningen komen? Ruimtes voor
supermarkten, winkelinfrastructuur: die zijn absoluut nodig.
Ook voor culturele activiteiten ontbreekt ruimte, schoolinfrastructuur,
kinderopvang: kan daar nog meer voorzien worden in die ontwikkelingen?
Op die manier kan dat nieuwe te ontwikkelen stadsdeel zich ook inschrijven in
het verhaal van een toegankelijke 10-minuten stad.
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Het zou ook fijn zijn als toren B19 een beetje lager zou zijn, zodanig dat de
zichtlijnen vanuit Molenbeek op de Stad het open gevoel van de site bewaard
blijven.
Wat gaat er precies gebeuren met de stedenbouwkundige lasten?
Dat is de volgende vraag: mogen we suggereren om die niet alleen te gebruiken
voor projecten op het terrein van Tour & Taxis, maar ook voor projecten
rondom?
Concreet heeft het buurtcomité Maritiem, in Molenbeek dus, een lijst gemaakt
van investeringen die nodig zijn.
Kan u daar aandacht aan geven, kan u die projecten overwegen, zelfs al zitten
die buiten het grondgebied van de Stad Brussel?
Alles wat er in Tour & Taxis gebeurt heeft ook impact op de rest van de site.
Daarnaast denk ik dat we tijd moeten maken om terug te blikken op het
participatietraject dat gelopen is. Dat is geen foutloos parcours en terugblikken
kan hoop geven voor de toekomst.
Er zijn immers nog veel komende beslissingen te nemen. De vergunning voor
de Maritiemdreef, het overzicht op de realisatie van sociale woningen, het
overzicht op de realisatie van geconventioneerde woningen, de uitvoering van
de stedenbouwkundige lasten, de netheid en de veiligheid van de site, de netheid
en de veiligheid van de werven die er de volgende 10-15 jaar zullen zijn.
Dat zijn allemaal zaken waar bewoners rondom ook hun zeg zouden in kunnen
hebben en ook een bijdrage in kunnen leveren.
Mevrouw Maes, schepen.- Geachte heer De Bisschop, beste BRAL-
aanwezigen en buurtbewoners. Ik dank u voor uw interpellatie over het Lake
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Side-project op de site van Tour & Taxis en voor uw betrokkenheid bij de
ontwikkeling van onze Stad. Een betrokkenheid die ik ten volle deel, hetgeen u
kan lezen in het advies van de overlegcommissie dat gisteren gepubliceerd
werd.
We delen zeker uw grote aandacht voor betaalbaar wonen en hebben het signaal
van het openbaar onderzoek op dit punt duidelijk gehoord. Het bijzondere
bestemmingsplan legt op, inderdaad, dat 24% van woningen onder de marktprijs
dienen verkocht te worden.
Daarom bevat het project Lake Side ongeveer 185 geconventioneerde woningen
waarvan meer dan de helft aan 30% onder de marktprijs zullen verkocht
worden. We vragen in het advies van de overlegcommissie bovendien dat 25%
van de woningen drie slaapkamers hebben om het aanbod voor gezinnen te
vergroten.
Het project Lake Side is de laatste fase van een transformatie van 25 jaar van
een gesloten industrieel terrein tot een levendige gemengde stadswijk met
gerenoveerde en herbestemde gebouwen, kwalitatieve woningen en een publiek
van 9 hectare voor de hele buurt.
Vanuit mijn bevoegdheid Stedenbouw wil ik garant staan voor aangename en
kwalitatieve woningen, inclusief een buitenruimte voor elke woning. Maar
evenzeer voor een genereuze publieke ruimte die alle Brusselaars ten goede
komt.
Daarnaast is de betaalbaarheid van wonen absoluut een strijdpunt. In een
stedenbouwkundige vergunning leg je echter woningen op, niet het type
woningen.
De Stad doet uiteraard een oproep naar alle instanties die sociale woningen
ontwikkelen en beheren om deze kans te grijpen in het project Lake Side om zo
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de sociale dimensie van het project te versterken. Bij een worst case scenario
waarbij geen enkele publieke partner zich kan engageren voor woningen op de
site blijft het saldo aan betaalbare koopwoningen steeds gevrijwaard, waardoor
meerdere Brusselse gezinnen met een beperkter inkomen hun eerste woning in
deze nieuwe wijk kunnen kopen.
Het advies van de overlegcommissie vraagt vloeroppervlakte voor
voorzieningen, waar u het ook over had. Ze verdubbelen van 2,5 naar 5%, onder
meer door de gelijkvloerse kantoorruimte van het gebouw A20 naast het park te
bestemmen als voorziening.
Het saldo overstijgt zo de minima van het bijzondere bestemmingsplan.
We leggen ook voorwaarden op voor de ruimtelijke kwaliteit van de
voorzieningen. Zo moet de ruimte voor de crèche op 1 niveau grenzend aan een
buitenruimte voorzien worden. Er is ook een apart terrein voor
gemeenschapsvoorzieningen tussen het park en de Dieudonné Lefèvrestraat
waar de Stad, en dat staat ook in ons meerderheidsakkoord, twee scholen zal
realiseren. Het aanbod aan culturele voorzieningen in de wijk groeit op
organische wijze. In het Lake Side-project is eveneens een ruim aanbod van
3000 vierkante meter aan handelszaken voorzien van verschillende groottes
hetgeen overeenstemt met bijvoorbeeld een supermarkt, tien kleine
handelszaken en een aantal restaurants.
Voor de stedenbouwkundige lasten vraagt het College in haar advies om deze in
een geldsom uitbetaald te zien worden. De praktijk van lasten in natura te
besteden aan de verplichte geconventioneerde woningen wordt verlaten,
hetgeen een fundamentele koerswijziging is ten opzichte van voorgaande
vergunningen.
Zo kunnen we als overheid deze lasten maximaal inzetten als ondersteuning
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voor de publieke projecten in de nabije omgeving. De realisatie van sociale en
geconventioneerde woningen, van de twee scholen van de Stad en de aanleg van
de openbare ruimte in en rond het park. De inwoners en bezoekers van de hele
Maritiemwijk zullen hiervan gebruik kunnen maken.
De mobiliteitsprincipes op de site blijven gehandhaafd. Voor Lake Side betreedt
en verlaat alle gemotoriseerde verkeer de site via de Anna Bochdreef en de
Havenlaan. De Maritiemdreef zal de Anna Bochdreef met de Dieudonné
Lefèvrestraat verbinden.
Deze as is en blijft voorbehouden voor voetgangers, fietsers en bussen. Dit werd
allemaal bestudeerd in de effectenstudie van het project Lake Side.
Het advies van de overlegcommissie zet sterk in op het verbeteren van het
comfort en aantal fietsparkeerplaatsen, evenals op de verbetering van de
toegankelijkheid van de ondergrondse parkeergarage voor buurtbewoners, niet
enkel voor bewoners van de site zelf.
Alle parkeerplaatsen van het project Lake Side zijn ondergrondse
parkeerplaatsen. Het blijft mogelijk om in de toekomst parkeerplaatsen voor
gedeelde auto’s te voorzien als het nodig is, maar liefst bovengronds,
bijvoorbeeld op de Anna Bochdreef of tussen de Entrepôt Royal en de
Picardstraat, maar dit moet niet in een vergunning vermeld staan.
De Suzan Danielbrug zorgt voor de verbeterde ontsluiting van de wijk voor het
openbaar vervoer. De busverbindingen tussen het centrum en het westen van de
Stad zijn al verbeterd, maar de realisatie van de tramlijn tussen Belgica en in
eerste fase het Noordstation via de Picardstraat is absoluut een must, ook voor
dit Schepencollege.
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Wat betreft uw vraag over het participatietraject: de terreinen van Tour & Taxis
zijn sinds 2001 bestemd als een zone van gewestelijk belang, het zogenaamde
ZIR 6.
De krachtlijnen van de ontwikkeling van de site van Thurn en Tassis werden
vastgelegd in het richtschema van 2008, sinds jaar en dag publiek toegankelijk
op de website van Perspective. De visie werd verder wettelijk vertaald in het
bijzonder bestemmingsplan van 2017 en in alle omliggende projecten die
aantakken op het project zoals park L28 en de Suzan Danielbrug.
Hierbij werd de integratie van de verschillende projecten gecoördineerd door
Perspective.Brussels met constructieve medewerking van de Stad Brussel.
De ontwikkeling van de Tour & Taxis-site zelf is sindsdien in hoofdzaak een
privaat project. De ontwikkelaar is zodoende verantwoordelijk voor de
participatie, coördinatie en de conforme uitvoering van zijn project.
Gezien de schaal van het project gebeurt dit in meerdere fases. Urban Brussels
verzekert dat in elke fase de wettelijk vastgelegde stappen gevolgd worden. Bij
verschillende vergunningsaanvragen zijn er meerdere consultatiemomenten
geweest via de effectenstudies en openbare onderzoeken die alle hebben geleid
tot aanbevelingen en bijsturingen van het project, mede dankzij jullie actieve
betrokkenheid. Waarvoor dank.
En dan een paar specifieke vragen die ik graag nog beantwoord over
toekomstige projecten. De vergunning van de Maritiemdreef zal het onderwerp
zijn van een apart openbaar onderzoek.
Nextensa dient een overzicht van alle geconventioneerde woningen toe te
voegen aan de vergunningsaanvraag. De sociale woningen zullen het voorwerp
van onderhandelingen tussen de overheid en de ontwikkelaar zijn.
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De bestemming van de stedenbouwkundige lasten worden in de vergunning
geformaliseerd, hopelijk conform het voorstel van het College.
De Stad Brussel en de gemeente Molenbeek zijn verantwoordelijk voor de
netheid van de omliggende gemeentelijke wegenissen. Het park viel tot nu toe
nog altijd onder de verantwoordelijkheid van Nextensa.
Alle wegen op de site zullen privé blijven en dus door Nextensa onderhouden
worden, behalve de Parkdreef, de Maritiemdreef en de Anna Bochdreef die aan
de Stad zullen worden overgedragen.
De brandweerkazerne; dat betreft een gewestelijk project en voor het
werfverkeer wordt gestimuleerd om zoveel mogelijk het kanaal te gebruiken om
het verkeer op de straten te verminderen.
En de impact van de werf op de buurt werd eveneens bestudeerd in de
effectenstudie.
Hopende daarmee al uw vragen te hebben beantwoord, dankuwel.
De heer De Bisschop.- Dankuwel voor alle moeite die in dit dossier is gestoken
en het enorme onderbouwde advies van de commissie, dat we ondertussen ook
diagonaal gelezen hebben.
Het is een titanenwerk.
Uit uw antwoord nu maak ik omtrent de sociale woningen op dat de Stad
Brussel zich tevreden stelt met een simpele oproep om die op te kopen;
eigenlijk is dat niet voldoende.
Wat wij vroegen was een garantie dat die sociale woningen er zouden komen en
budgetten die vrijgemaakt zijn, vanuit de Stad Brussel, vanuit het Gewest,
vanuit een woningmaatschappij. We begrijpen dat een oproep het enige is dat
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zal gebeuren.
Wat het participatietraject betreft zou ik toch suggereren om in de
vergunningsaanvraag op te leggen aan Nextensa om een participatiemanager te
voorzien om alle toekomstige projecten in goede banen te leiden, samen met
alle betrokken actoren.
Verder stel ik vast en ben ik heel tevreden dat de Maritiemdreef een
voetgangerszone blijft, maar dat deelauto’s eigenlijk geen plek vinden in
ondergrondse garages lijkt mij een heel vreemd concept te zijn.
De stedenbouwkundige lasten die enkel in de Stad Brussel besteed zullen
worden, vind ik een jammere zaak aangezien Molenbeek zelf direct geaffecteerd
wordt door de ontwikkelingen op die site.
Het lijkt mij logisch dat de lasten die stedenbouwkundig voortvloeien uit dat
project ook in die omgeving worden voorzien. Gemeentegrenzen lijken mij daar
nu geen bezwaar in te mogen betekenen.
Maar ik dank u voor alle aandacht en de sérieux waarmee dit behandeld wordt.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 6 - Punt 6
M. Hellings.- Par rapport au point 6, monsieur le Bourgmestre – mais ça
s’adresse peut-être à Mme Buggenhout qui est en charge de l’imprimerie via
« Achats et facilités », je ne sais pas, mais il s’agit d’une convention de
collaboration entre la Ville et le CPAS pour mutualiser le service d’imprimerie
– ce qui est une bonne idée, mais j’ai plusieurs questions à cet égard.
Il est question de mutualiser d’autres services entre le CPAS et la Ville de
Bruxelles : je pense au parc automobile (?), aux ressources humaines – ce qui
est un gros morceau ! L’énergie, mais aussi le patrimoine – ce qui est aussi un
énorme morceau !
Pourquoi est-ce que vous présentez ici une collaboration sur l’imprimerie et pas
la « big picture » sur l’ensemble des services qu’on pourrait mutualiser au
niveau des deux institutions ?
Deuxième chose : il n’y a pas de clause environnementale (ou sociale,
d’ailleurs) par rapport à cette collaboration entre le CPAS et la Ville. On aurait
pu imaginer quee le CPAS demande par exemple l’usage d’encre naturelle ou de
papier recyclé.
Enfin, il n’y a pas de clause sur la gestion des données à caractère personnel
entre ce qui serait imprimé par l’imprimerie d’« Achats et facilités (?) » et le
CPAS par rapport, par exemple à des données à caractère personnel qui seraient
imprimées, justement.
Et donc, pourquoi est-ce que la Ville et le CPAS n’ont pas prévu une clause sur
cette gestion de données à caractère personnel ?
Merci.
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M. le Bourgmestre.- Oui, donc, en effet, et on peut rajouter aussi le domaine
informatique, sur lequel nos équipes collaborent pour trouver des ponts.
Vous savez que c’est un travail de longue haleine, et en fait, on passe dossier par
dossier, mais vous avez cité, à mon avis, l’ensemble des dossiers sur lesquels on
travaille de façon prioritaire pour regrouper nos services dans un but d’efficacité
et pour permettre aussi au CPAS de se concentrer sur ses missions premières
que sont l’aide (?) sociale par rapport à cela.
Et donc, c’est le premier dossier. Dès le 1er mai, ces deux services seront
communs – je pense que, comme vous l’avez souligné, c’est une belle avancée.
Alors, objectivement, c’est plutôt dans la convention générale de l’imprimerie,
puisqu’en fait, ils vont plutôt intégrer l’imprimerie de la Ville, qu’on doit revoir
pour les différentes mesures environnementales ou sociales.
Sur la dernière remarque, je vous avoue que… je regardais Mme (Inaudible), ça
nous a un peu échappé. Donc j’en tiens vraiment compte et on va un peu poser
la question par rapport à d’éventuelles données personnelles, puisque vous
savez que sur les données qu’est amené (?) à traiter le CPAS, via son comité
d’Action sociale, elles sont là, mais donc ça, je vous avoue que je ne peux pas
vous répondre tout de suite, mais qu’on va en tout cas poser la question – elle
me semble en effet pertinente –, de dire que « Attention : on ne fait pas
qu’imprimer des prospectus. Il peut y avoir, en effet, des données très
particulières qui doivent être protégées. »
Donc, on va reposer la question à l’imprimerie, mais j’imagine, puisqu’on
reprend… Le CPAS ne disparaît pas : lui connaît ces mesures et ce avec quoi il
faut travailler, j’imagine qu’ils vont expliquer à leurs collègues de la Ville la
façon dont ça va se procéder (?). Mais oui, on ne va pas attendre que tout le
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monde soit prêt pour avancer, donc, au fur et à mesure, on va passer les
conventions au Conseil communal, et puis on espère en effet que cette année, il
y en a encore plusieurs qui seront opérationnelles.
(...)
Et environnementales, mais ça ne m’étonne pas (on me souffle, hein?),
apparemment c’est déjà prévu à la Ville – j’imagine que vous le savez… (rire)
M. Hellings.- Oui oui, je le sais bien.
M. le Bourgmestre.- Et apparemment, sur le Règlement général sur la
protection des données (RGPD), ce serait ces mesures-là qui seraient intégrées
dans l’utilisation qui est faite, puisqu’en fait, c’est vraiment une équipe qui
rejoint une autre.
M. Hellings.- Donc, sous forme de réplique, monsieur le Président, c’est une
très bonne chose de rapprocher le CPAS de la Ville de Bruxelles, son
personnel ; d’avoir une gestion intégrée du service public. C’est excellent !
2. il y a une stratégie en matière d’achats durables qui s’applique aussi à
l’imprimerie, donc c’est heureux de voir le CPAS rejoindre cette stratégie
d’achats durables – et donc d’impression dururable.
Et enfin, j’espère qu’on pourra voir au budget 2025, mais probablement aussi
2026 et 2027, des économies d’échelle qui sont faites non pas sur le personnel,
mais sur l’achat de papier et tous les autres achats durables que la Ville peut
faire en matière… eh bien d’achats publics.
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Point 8 - Punt 8
M. Hellings.- Merci, monsieur le Président. Ça concerne un prêt d’1,5 million
d’euros que la régie communale autonome (?) Bourse-Beurs a contracté auprès
de Belfius pour payer non pas des projets muséaux, non pas des travaux, mais
pour payer salaires et fournisseurs.
Donc, on est évidemment dans un cas de (?) « crise de liquidité », visiblement, à
la régie Bourse pour une somme importante, je le (?) rappelle : 1,5 million
d’euros – monsieur Coomans de Brachène, ça doit vous parler !
Alors, la Ville se porte irrévocablement et inconditionnellement caution
solidaire de tous les montants qui seraient dus par la régie. C’est ce qui est
inscrit dans la convention qui est liée à ce (?) point.
Donc, j’ai pusieurs questions :
Comment va la régie Bourse ?
Qu’en est-il de sa fréquentation actuellement : est-ce qu’on a un problème de
fréquentation ?
Est-ce que, c’est la deuxième question, la Bourse connaît, comme la Ville, une
crise de trésorerie et de liquidité. Je vous rappelle que le mois passé, nous avons
demandé à la tutelle de pouvoir faire appel à des… un « remplissage de caisse »
par la banque Belfius.
Ici, il s’agit d’un prêt demandé par la régie Bourse pour payer des salaires et des
fournisseurs, et je rappelle ce qu’est une crise de liquidité : c’est ne pas avoir les
liquidités nécessaires pour pouvoir faire face à ses engagements – un contrat de
travail, un contrat de fourniture, c’est un engagement.
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Et ma deuxième question, c’est : où en est la demande effectuée auprès de la
tutelle pour une avance de trésorerie pour la Ville.
Est-ce que la tutelle a répondu ? Est-ce qu’on peut le faire ? Et quel est l’impact
que ça va avoir pour le contrat, ici, qui concerne la régie, si la Ville ne peut pas
faire appel à une avance de trésorerie ?
Merci.
M. Maimouni.- Monsieur le Président, (inaudible).
M. le Président.- Mais vous n’avez pas posé la question. Je m’excuse, on fait
l’ordre normal : M. Hellings pose une question au Bourgmestre.
Vous auriez pu vous insérer dans cette question ; vous ne l’avez pas fait tout de
suite, je demande (inaudible) répondre. Ici, je suis à la…
M. Maimouni.- Ça fait cinq minutes que je lève la main, hein ?!
M. le Bourgmestre.- Oui. Donc, en fait, attention : la ligne de crédit est
octroyée (?) par la régie. On ne donne qu’une caution, comme on le fait sur
toutes les institutions qui dépendent de nous.
Avoir une ligne de crédit « court terme », honnêtement, je ne connais pas
d’institution qui n’a pas ça. C’est vraiment une gestion de trésorerie assez
classique et sur laquelle (?), eh bien… les hôpitaux, ou que ce soient alors
différentes asbl, eh bien, généralement – souvent, en tout cas –, la Ville donne sa
caution par rapport à cela, qui garantit à la fois un taux d’intérêt plus bas et une
garantie pour les banques d’être sûres d’être remboursées.
Après, on peut faire un exposé, mais plutôt en section,sur où en est la régie de la
Bourse, mais – de toute façon, on intègre tout le monde, y compris
l’opposition – pour le moment, les chiffres, ça progresse bien en termes de
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visiteurs.
Et donc ici, attention : ce n’est (?) pas un prêt que contracte (?)…
Et alors, sur votre demande par rapport à la Région, eh bien pour le moment,
avec Belfius, notre crédit est tout sauf « ébranlé », hein ?
Donc, ils nous ont prévenu.
Et vous verrez d’ailleurs qu’à la Région, on a longtemps dit que c’était la
catastrophe… que la Région allait manquer de crédit. Il y a quinze jours, j’ai pu
voir... je n’ai pas dit que la situation était brillante à la Région, mais qu’en tout
cas il n’y avait pas d’ébranlement de crédit non plus à la Région.
C’est le cas aussi à la Ville : il n’y a absolument aucun ébranlement de crédit à
la Ville. Ce à quoi (?) nous devons réfléchir, c’est notre taux d’endettement, et
surtout, c’est vrai, notre exposition via nos billets de trésorerie, puisque il est (?)
quasi à 50/50 entre les avances de trésorerie que nous avons – et que nous avons
fait aussi pour nos hôpitaux, ou pour d’autres choses – , mais ici, je le répète : ce
n’est pas une avance de trésorerie, ce n’est vraiment qu’une caution.
On aurait pu passer par l’avance de trésorerie, ce n’est pas ce que nous demande
la régie communale autonome de la Bourse, c’est vraiment de garantir son prêt,
eh bien… qui lui permet évidemment, à sa banque, d’avoir des meilleurs taux et
une mailleure couverture.
M. Hellings.- Mais donc, on est bien d’accord, ce n’est pas la Ville qui avance,
à la régie Bourse, 1,5 million d’euros, c’est la régie qui emprunte à court terme
1,5 million d’euros auprès de Belfius pour pouvoir payer des salaires et des
fournisseurs.
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C’est sensiblement différent d’un prêt qu’on obtient de la banque Belfius pour
pouvoir faire des travaux, qui serait parfaitement légitime – en l’occurrence, le
bâtiment est neuf, donc ça ne se justifie pas.
Il y a donc un danger de voir se transformer une crise de liquidité en crise de
« solvabilité ». La crise de solvabilité (je reprends la formule que vous pouvez
trouver sur Wikipédia), ce n’est pas seulement une difficulté temporaire de
trésorerie, ce qui est le cas ici, mais parce qu’il existe un déficit structurel entre
recettes et dépenses.
D’évidence, il n’y a pas suffisamment de recettes à la Bourse, ce qui fait
qu’aujourd’hui, la Bourse est amenée à aller chercher sur le marché bancaire un
prêt « court terme » qui lui permet de payer son personnel et ses fournisseurs.
C’est donc inquiétant et je vous rejoins par rapport à cette demande : ayons une
section réunie.
Je sais que l’opposition est représentée au sein du conseil d’administration, il y
a eu une discussion en présence de l’opposition – Mme Stoops représente les
écologistes dans ce conseil, elle m’en a fait référence –, mais je pense que nous
devons avoir une discussion en section réunie sur les projets pour mettre à flot
ce beau projet, certes, mais qui connaît manifestement des crises de liquidité
importantes.
Et par rapport à la Ville de Bruxelles, j’espère que vous avez obtenu un beau
taux auprès de Belfius, parce que c’est clair qu’une chose est de financer avec
un prêt à court terme les salaires et les fournisseurs de la Bourse, mais (?) ce
serait beaucoup plus grave si nous n’obtenions pas un bon taux pour pouvoir
financer le personnel et les fournisseurs de la Ville de Bruxelles !
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Point 95 - Punt 95
M. Bauwens.- Merci pour mon tour, monsieur le Président. J’avais des
questions, monsieur le Bourgmestre, concernant l’achat ou la mise en œuvre de
drones par la police de Bruxelles-Capitale–Ixelles.
Ce qui n’est pas clair, dans le point que j’ai lu – et aussi parmi des gens dans la
police –, on se demandait le champ d’utilisation de ces drones, ici. Parce que
d’un côté, je comprends d’après (?) le texte qu’on parle vraiment d’actions
policières lors d’une manifestation ou autre, et je spécifie, tandis que plus loin
dans le texte, on parle quand même de : « prévenir, constater et déceler des
infractions ou incivilités sur la voie publique, etc. »
Et donc, l’usage des drones sur lesquels on nous demande de nous positionner
est légalement, quand même... Donc, je voudrais avoir des réponses très claires
sur quand est-ce qu’ils vont être utilisés, parce qu’au niveau de la législation sur
le fait (?) d’être filmé par des drones, la législation des drones est beaucoup
moins claire et donc demande un examen (?) juridique beaucoup plus
approfondi (?) s’ils vont être utilisés comme… je ne vais pas dire tous azimuts,
mais beaucoup plus fréquemment (?) que lors d’une intervention policière lors
d’une manifestation.
La même question se pose aussi un peu plus loin dans le texte, où on parle des
images qui vont être utilisées à titre éducatif – des choses pareilles.
Donc, en fait, au niveau de la loi et aussi au niveau du RGPD (?), au niveau de
la protection des données, etc., qu’est-ce qui va se passer et quelle loi gère
l’utilisation des drones hors intervention policière planifiée ?
Hormis le fait que des policiers demandent, en plus, des questions comme : « Si
ce n’était pas planifié, dans nos expériences, c’est plutôt compliqué de faire
décoller un drone à Bruxelles. »
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Autre question : c’est pourquoi est-ce que dans le plan – et ça, c’est vraiment la
question pas la plus importante, mais elle est là quand même : Pourquoi est-ce
qu’on confie le pilotage des drones à une firme extérieure dans une phase test ?
On peut encore l’accepter ou le comprendre, mais est-ce que c’est prévu, après
la phase test, de former alors nous-mêmes le personnel, vu que la police
fédérale le fait ?
On a l’expérience dans notre pays de le faire, et donc toutes ces questions-là
posent une question, mais donc, la question principale est : wat is de omlijning,
wat is het kader van het gebruik van die drones, die echt niet duidelijk is.
Le texte se contredit, je trouve, donc sur ce plan-là, j’avoue que le texte est très
compliqué à juger.
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Donc, monsieur le
conseiller, pour être très clair, il ne s’agit pas de faire tourner un drone 24 heures
sur 24, qui passe tout le temps en « standby » (?) tous les quartiers, comme on
pourrait le voir…
L’idée, c’est quoi ? C’est que, en fait, on utilise pour l’instant des drones de la
police fédérale, comme vous l’avez bien dit, et ici, c’est d’abord de tester – c’est
ce qu’on appelle le « proof of concept » – avec une autre zone de police (?), qui
est la zone Montgomery, de pouvoir avoir notre propre drone pour voir s’il a
une efficacité.
Donc l’idée, c’est par exemple.. eh bien, je viens d’avoir un message :
malheureusement, il y a un accident grave qui s’est passé à Laeken, et là, on
peut envoyer assez rapidement un drone pour surveiller la circulation et voir
comment ça se passe pendant que les premières équipes de police sont là, qui
permettent (?) d’avoir une vue d’ensemble.
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On peut avoir un gros incendie, on peut rapidement envoyer un drone. On peut
avoir, malheureusement, des coups de feu qui peuvent arriver : là aussi, ça peut
être intéressant de d’abord envoyer le drone.
Et donc, ce serait le drone géré par la police, évidemment !
Alors, aujourd’hui il y a une société, ce qui veut dire que la phase test, elle ne
coûte rien : on autorise, mais ce sont évidemment des policiers qui sont derrière
les caméras, qui voient les images, et elles sont conservées en expliquant. Et
sous le contrôle de l’Organe de contrôle de l’information policière, qui est
évidemment consulté sur la façon dont les données peuvent être utilisées,
comment elles sont récupérées, combien de temps elles sont gardées… c’est mis
dans la convention.
Mais donc, soyons clairs : ce (?) n’est pas… on ne va pas mettre dans le ciel de
Bruxelles des dizaines de drones qui, en permanence, surveillent les choses.
C’est plus, en intervention, à un moment donné, de pouvoir faire appel à ce
moyen, en dehors des systèmes de caméras – vous savez qu’on a 440 caméras
sur le territoire, et d’ailleurs, c’est une « grosse » demande des citoyens qu’on
équipe même plus de quartiers en caméras, on a beaucoup de gens qui nous le
demandent par rapport à ça, ça a une certaine efficacité.
Eh bien, le drone complète ça.
Mais il y aura… il y a un cadre extrêmement strict – et c’est normal en
Belgique – par rapport à l’utilisation des drones : qui peut avoir accès aux
images, comment elles sont diffusées.
Mais ici, on est dans une phase de test dont, évidemment, nous rendrons compte
au Conseil communal de… des conclusions de ce test que nous fera notamment
la police, je le répète : sous le contrôle de l’Organe de contrôle.
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Je peux vous dire que l’Organe de contrôle, il est extrêmement strict, hein ?!
Depuis des années, on essaye par exemple de partager des images entre la STIB,
entre Bruxelles Mobilité et les zones de police. Le blocage, il ne vient pas
(comme je l’entends parfois dans le parlement régional) d’une volonté de ne pas
vouloir partager : il vient de ce qu’il (?) y a un organe qui dit : « Attention : il y
a des choses que vous pouvez partager, d’autres pas. »
Et voilà ! La démocratie, c’est aussi les contre-pouvoirs. Il faut pouvoir aussi
entendre ça.
Mais donc, très clairement – et c’est mis dans l’arrêté, ici –, cet organe est
consulté et c’est sur cette base-là, évidemment, que le drone est utilisé.
Mais, je le répète : il est utilisé sur des interventions spécifiques commanditées
par la zone de police (?). Donc, quelle est la différence par rapport aux « drones
fédéraux », c’est que là, ils doivent être réservés – longtemps à l’avance –
souvent sur de grandes manifestations, pour gérer de l’ordre public, ce qui,
quand même, est beaucoup moins impactant : souvenez-vous des périodes où
l’hélicoptère tourne, avec tout ce que ça comporte comme nuisances et comme
excitation. Ces drones permettent en effet d’avoir des images très claires, de
mieux gérer l’ordre public.
M. Bauwens.- Merci pour la réponse, qui est quand même un peu clarifiante.
Je trouve qu’il y a quand même une grande « zone grise » entre ce que vous
dites – et avec lequel je peux vraiment être d’accord de dire okay, on intervient
dans le cadre très spécifique, comme selon les exemples que vous avez donné -
et le spectre que vous avez décrit (?) d’une ville où il y a des dizaines de drones
et qui iraient compléter les caméras qui sont déjà actives dans la Ville.
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Et je trouve que… est-ce qu’on ne peut pas alors dire qu’on doit améliorer le
texte qui nous est présenté ici, parce que le texte présenté ici, et par moi et par
plusieurs policiers, a été lu d’une façon où ce n’est pas clair.
Parce que le texte dit clairement : « On veut constater et déceler des infractions
ou incivilités sur la voie publique. »
Donc, si on lit le texte tel qu’il est présenté, c’est comme si on va chercher…
des gens qui crachent par terre ! Et je vais chercher loin l’exemple pour être
aussi clair sur le fait (?) qu’il faut des textes… Quand il s’agit de « caméra-
vigilance », je trouve qu’il faut être vraiment vigilant sur : est-ce qu’on est
vraiment dans le droit ? Est-ce qu’on ne devient pas… est-ce qu’on ne va pas
au-delà des lois et est-ce qu’on n’est pas en train d’instaurer un système où les
choses ne sont pas claires ?
Donc, à ce niveau-là, moi, je pourrais même proposer de dire : « Okay, mais
représentez un texte qui est beaucoup plus clair, qui lève (?) les zones grises.
Parce que et les policiers le disent, et j’ai aussi soumis le texte à un avocat qui
dit : « Mouais… ici, il y a quand même matière à débattre. »
Donc moi, je dirais plutôt, pour avoir un « truc » qui est clair et qu’on peut
même soutenir, eh bien postposons-le, clarifions le texte, parce que c’est un
débat qui mérite vraiment de l’attention (?) et d’aller vraiment dans le détail.
Et je trouve que c’est un peu… présenter le texte le jeudi soir, avec plein de
(inaudible) et des questions, quand même, sur la démocratie et les lois sur les
drones, etc. qui ne sont pas claires pour le voter ce soir, ça je trouve que c’est
quand même un peu aller trop vite.
Mais voilà. Ça, c’est mon opinion à moi.
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M. le Bourgmestre.- Une courte réplique, quand même, parce que c’est pour ça
qu’on fait un test ! Donc, le test, il est clairement mis « du 15 avril... » – Bon !
(Soupir ironique) On sera après… – « … au 30 octobre ». Donc il est court !
On est sur un test court, et qu’est-ce qu’on dit : « Considérant qu’une analyse
d’impact et des risques sera réalisée à l’issue de la période test… »
Cinq mois, ça paraît correct : ce n’est (?) ni trop long, ni trop court !
« … afin d’évaluer les aspects relatifs à la protection de la vie privée… » – c’est
écrit comme tel ! – « … ainsi que les avantages opérationnels, notamment
concernant les catégories de données à caractère personnel traitées, la
proportionnalité des moyens employés, l’objectif opérationnel à atteindre, la
durée de conservation des données nécessaires à ces objectifs (?) et
l’enregistrement et la conservation des données. »
Et on ajoute, deux paragraphes plus loin : « Considérant que l’Organe de
contrôle de l’information policière sera consulté. » – qui est un organe
complèment indépendant de la police !
Franchement, on a mis des barrières. Moi, je peux vous dire que je m’engage à
revenir au Conseil…
Parce que, à un moment donné, il faut bien passer par un test, hein ?! Il faut
quand même, à un moment donné, voir ce que c’est !
J’entends vos réserves, parce qu’en effet, il faut être prudent sur les utilisations
que l’on fait de ses images, même si je le dis : dans les caméras, on peut
considérer que, quand même, on les utilise… Je n’ai pas encore constaté
d’excès sur les caméras qui sont données – on se souvient qu’il y a eu de gros
débats dans les années nonante –, je considère que maintenant, cette technologie
est quand même plutôt maîtrisée, sachant que, je le répète : ce sont des policiers
qui sont derrière ces caméras.
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Qu’on refasse le point au mois de novembre, par exemple, ou au mois de
décembre, une fois qu’on a fini le test. Je rappelle qu’on n’achète pas ce
matériel. C’est un test de cinq mois. Après, on va évaluer notamment – et on le
redit dans l’arrêté – avec l’Organe de contrôle qui va nous dire : « Est-ce que
vous avez été plus loin que la loi, ou pas ; est-ce que ça a été un problème ou
pas ? »
Donc, j’entends vos remarques par rapport à la fin de l’arrêté, puisqu’on parle
bien de prévenir, parce qu’on dit les objectifs que l’on veut atteindre. Mais je
pense qu’on met des balises très fortes, et notamment la plus forte : c’est qu’on
verra si on continue l’expérience ou pas. Aujourd’hui, ce n’est pas une
décision… ce n’est pas un blanc-seing que donne le Conseil aujourd’hui. Il dit :
« Okay pour une phase test, mais on veut évaluer. »
M. Bauwens.- Juste pour la clarté du débat, parce que je sais que parfois les
choses prennent une tournure bizarre quand on pose des questions.
(...)
Non, je ne vous vise pas, mais je veux dire...
M. le Président.- Allez, au fait...
M. Bauwens.- Non, la question n’est pas : est-ce qu’on est… Je ne suis pas
contre les drones, tout comme je ne suis pas contre des caméras contre des
incivilités dans les rues, contre même (inaudible), etc.
Mais vu qu’on parle de caméras, je trouve qu’il ne faut pas de zones grises et il
y a trop de zones grises pour l’instant.
C’est tout, voilà. Mais…
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M. Maimouni.- Monsieur le Président, j’avais levé la main pour intervenir sur
les dossiers de M. le Bourgmestre, mais visiblement, vous ne m’avez pas vu.
Je me suis remanifesté pour pouvoir le faire, mais visiblement…
Jusqu’à preuve du contraire, toutes les caméras peuvent témoigner que j’avais
levé la main.
M. le Président.- Monsieur Maimouni, je vais vous dire : la procédure est très
simple.
Je vais vous donner la parole quand même, exceptionnellement, mais la
procédure est la suivante : quand je cite le nom des dossiers de l’échevin, on
demande les questions – c’est d’une simplicité et d’une démocratie totale !
Vous n’êtes pas intervenu, c’est dommage. Je vous conseille, la prochaine fois,
lorsqu’on cite le nom de l’échevin, tout de suite de lever votre main et de poser
votre question.
On n’a rien contre les questions et certainement rien contre les réponses. Donc,
monsieur Maimouni, qu’est-ce que vous vouliez comme dossier ? Numéro ?
M. Maimouni.- Le point (?) 8. Et aussi réagir vis-à-vis du point (?) relatif au
test pour le drone.
M. le Président.- Allez-y !
Point 8 - Punt 8
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, j’ai bien écouté votre réponse
concernant la caution de la Ville de Bruxelles pour ce prêt à court terme.
Mais à court terme, c’est quoi ? Un an, deux ans, cinq ans ?
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Ça, c’est déjà une chose.
Quelle est la situation financière actuelle de la Bourse, qui nous permet d’avoir
un minimum de garantie pour pouvoir rembourser ce prêt ?
Ça, c’est déjà une chose.
Et si, et seulement si – vu que jusqu’à preuve du contraire et aujourd’hui, la
Bourse donc le Beer Temple (?) se trouve en déficit alors qu’il aurait dû être en
boni déjà il y a deux ans –, est-ce qu’il y a des alternatives qui auraient vu le
jour ou qui sont en proposition ou en étude pour pouvoir maintenir le bâtiment
et le concept à flot ?
M. le Bourgmestre.- Je vais vérifier le délai, mais comme c’est une ligne de
crédit, à mon avis, c’est sans terme.
Le principe d’une ligne de crédit, c’est qu’elle est ouverte et tant que vous
n’atteignez pas (?), vous avez votre ligne qui est ouverte et votre prêt...
Enfin, c’est comme ça que je connais les lignes de crédit, mais on est en train de
vérifier…
Mais ce n’est pas un emprunt, hein ?
M. Maimouni.- Il est écrit « crédit court terme ».
M. le Bourgmestre.- Oui, oui, c’est ça. Mais donc, c’est ça le principe d’une
ligne de crédit à court terme : c’est en fait une espèce de « revolving », comme
on l’appelle, où vous l’alimentez en permanence selon que vous allez pêcher
dessus ou pas.
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C’est… eh bien oui, je ne peux pas dire autre chose qu’une ligne de crédit, donc
il n’y a pas de délai comme tel. Après, les taux peuvent être révisables, mais
vous avez une ligne de crédit.
Enfin, je ne sais pas le dire autrement…
M. Maimouni.- Ça, j’ai compris – je sais ce que c’est qu’une ligne de crédit,
monsieur le Bourgmestre.
Donc, ça veut dire qu’on se porte garant et caution ad vitam aeternam ?
M. le Bourgmestre.- Oui. Comme on l’est avec la régie. La régie, elle dépend
complètement de nous.
Si demain, la régie devait disparaître, nous sommes cautions de tous ses actes.
C’est le principe d’une régie.
M. Maimouni.- Ça, j’ai bien compris. Et quelle est la situation financière
actuelle du Beer Temple (?) ?
M. le Bourgmestre.- On remonte, honnêtement, en termes de visiteurs. On
n’est pas encore aux 300.000, mais on atteint à mon avis plutôt les 180.000 ou
190.000 sur base annuelle.
On a engagé un nouveau directeur, qui est l’ancien patron de l’Heineken
Experience, qui fait vraiment un super boulot avec les équipes.
Le bâtiment coûte un certain prix, mais reconnaissons qu’il est très bien
entretenu – ça aussi, c’est important : on avait voulu montrer qu’on était (?)
capable de ça aussi.
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Et donc on progresse, mais il faut toujours un peu de temps pour s’installer – on
le savait.
Mais je pense que les perspectives sont plutôt positives et je vais vous renvoyer
à la section réunie qu’on va faire à un moment donné pour parler de la Bourse,
comme ça on fera venir les gens de la Bourse pour que vous ayez toutes les
perspectives par rapport à cela.
Point 95 - Punt 95
M. Maimouni.- Concernant la deuxième question, il y a un aspect que
M. Bauwens avait mis en avant : supposons que durant la phase (?) test, la
police constate une infraction quelconque, est-ce que cette infraction sera reçue
comme preuve ou pas ?
Parce que le problème du drone, c’est qu’il est mobile. Moi, pour ma part, je
suis pour la présence de caméras 24 heures sur 24 et à un maximum d’endroits
possibles, parce que là où elles sont, en général, à travers le monde, c’est
beaucoup plus sécurisé.
Mais imaginons que la caméra capte une infraction, mais qu’elle ne capte que la
finalité d’une infraction. Par exemple, je me retrouve, moi, à mettre un coup de
poing à quelqu’un qui initialement m’avait tapé, ce qui est de la légitime
défense. Le problème, c’est que la personne qui m’a frappé n’a pas été filmée.
Qu’est-ce qui se passe dans ces cas-là ?
M. le Bourgmestre.- Monsieur Maimouni, moi, je ne suis pas juge. Je parle
sous le regard d’un substitut, mais ça, ce n’est pas moi qui pourrais répondre.
Je ne peux pas vous répondre.
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Sur le fait de savoir si ça constitue une preuve, généralement, j’ai envie de dire
oui. On peut l’utiliser, mais ça dépend d’un juge.
Ce n’est pas un bourgmestre, patron de la police administrative, qui peut vous
répondre.
Objectivement, l’utilisation de l’image, c’est les juges d’instruction et puis les
tribunaux correctionnels ou de police qui en décideront.
Je ne sais pas vous répondre.
M. le Président.- Voilà. Laissez au parquet ses prérogatives…
M. Maimouni.- Mais c’est justement ça, le principe de la phase (?) test.
Est-ce qu’on en fait un cas d’école et que cet incident-là puisse être étudié pour
voir si c’est pris en considération ou pas, ou si ces images sont de facto reprises
comme preuve ? C’est ça la question. Parce que si c’est une phase (?) test, on
peut partir du principe qu’il y a des défaillances.
M. le Bourgmestre.- Je répète : je connais mon rôle : mon rôle est la police
administrative, pas judiciaire.
M. le Président.- (Rire.) Oui !
M. le Bourgmestre.- Ces images peuvent être utilisées au niveau judiciaire,
mais votre question, il faut la poser au parquet et au juge.
Moi, je ne peux pas vous répondre.
M. le Président.- J’insiste sur la différence entre la responsabilité
administrative et judiciaire. Et ici, vous êtes en plein dedans. Voilà !
Mais… on peut en parler ailleurs, n’est-ce pas ?
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Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 18 - Punt 18
Mme De Marte.- Je vais être brève, parce que je ne suis pas... On est deux
femmes, donc on ne va pas prendre la parole 10.000 fois (rire) comme les
hommes avant nous.
C’est le point qui concerne le rétablissement du branchement d’une conduite
d’eau pour la fontaine située au square Marie-Louise.
Je me félicite, madame l’échevine Frelinx, que vous ayez à cœur le patrimoine
de nos squares dans le quartier européen.
En même temps, comme je l’ai déjà souligné dans mon intervention lors du
Conseil précédent, je considère qu’en ce qui concerne le square Marie-Louise, il
est dans un état plus général d’abandon que ce que les squares ont vécu dans les
dernières années et sur lequel je vous demande, en tant qu’échevine des espaces
verts, quels sont les projets, à part la réparation de la fontaine, pour ramener un
peu de propreté sur le square Marie-Louise, mais aussi la sécurité du square
Marie-Louise et aussi l’organisation peut-être d’activités pour rapprocher un
peu les citoyens, comme cela a été fait dans le cadre du square Ambiorix et du
square Marguerite.
Parce que ce square est, pour la partie basse du square européen, un square que
beaucoup de familles considèrent comme un espace de sociabilité et de partage,
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mais il est malheureusement un petit peu délaissé et, par rapport à ces deux
autres squares voisins, il a peut-être un peu moins d’espace de sociabilité que
les autres.
Donc je vous demande quels autres plans vous avez en vue de la requalification
de ce square dans les prochaines années ?
Merci.
Mme Frelinx, échevine.- Merci pour votre question, mais elle dépasse un petit
peu le cadre du point 18 en particulier.
Ce que je peux vous dire, c’est qu’actuellement, ce qu’on est en train de faire,
c’est qu’on va essayer de remettre du gazon là où, autour de l’étang, il y a pas
mal d’endroits où l’herbe est partie. On va remettre dans son état d’origine le
square Palmerston. Et puis, dans la plaine de jeux, au square Ambiorix, on va en
principe ajouter un module de jeux, parce qu’il y a beaucoup d’enfants qui
jouent là et il n’y a probablement pas assez de modules de jeux actuellement.
Voilà ce qui est dans le « pipeline » pour l’instant.
Mme De Marte.- Merci. Je vous invite à venir voir les squares, pour qu’on
puisse vraiment en apprécier aussi l’état un peu de délaissement, surtout des
dépôts clandestins, aussi parfois la sécurité la nuit parce que c’est un endroit
important pour le bas du quartier européen.
Je pense que ça vaut vraiment un investissement autre que celui sur le
patrimoine qui, évidemment, me paraît très important.
Les squares, tous les trois, sont un patrimoine très important de notre quartier,
mais ils méritent plus d’attention pour ce qui concerne aussi qu’est-ce qu’on en
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fait comme espace pour la citoyenneté, parce que c’est aussi un quartier très
multiculturel où il y a beaucoup d’habitants qui sont là de passage, mais qui
aimeraient bien avoir des espaces communs pour la sociabilité qui soient plus
accessibles, disons, et plus sécurisés aussi, parce que, la nuit (?), il y a un
problème de deal assez important.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van dhr. schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 107 - Punt 107
M. Hellings.- Bonjour, madame l’échevine. Il s’agit d’une prolongation
d’occupation par Interparking du parking Grand-Place en vertu d’un accord
entre la Ville, qui possède le parking, et Interparking qui l’exploite, pour (?)
pouvoir faire une série de travaux d’aménagement.
Il s’agit d’une convention « long terme » qui implique un loyer, de mémoire, de
9.000 € – 9.000 € par mois, je pense – ce qui est assez peu pour le parking le
plus rentable de toute la Belgique.
C’est vraiment « la zone », le parking Grand-Place, qui est le parking le plus
rentable de toute la Belgique ! Tout ça pour 9.000 € par mois. C’est très peu.
La Ville est propriétaire d’une multitude d’autres parkings. Elle n’est pas
gestionnaire : c’est généralement Interparking qui est gestionnaire, c’est une
tradition. Dès que vous soulevez un tapis, à la Ville de Bruxelles, vous trouvez
Interparking ou AG, c’est comme ça.
D’où mes questions.
La première : pourquoi est-ce que vous signez cette convention avec
Interparking sur le parking le plus important, le plus stratégique pour la
politique de mobilité, mais aussi pour les finances d’Interparking maintenant,
sans prévoir des conventions sur les autres parkings.
Je pense en particulier à la convention qui lie la Ville de Bruxelles et
Interparking (enfin qui liait la Ville de Bruxelles et Interparking) sur le parking
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Écuyer, qui est tout proche d’ici, et il n’y a plus de convention actuellement
entre la Ville de Bruxelles et Interparking par rapport à Écuyer – il y a même un
litige.
Pourquoi est-ce que vous n’avez pas profité de cette convention avec
Interparking sur le parking Grand-Place pour pouvoir vider le litige en cours par
rapport à l’exploitation du parking Écuyer ?
Et enfin, il y a une vieille tradition qui veut que la Ville de Bruxelles puisse
occuper le parking Grand-Place. Est-ce qu’il y a, dans cette convention, une
convention qui prévoit la mise à disposition de places de parking – je pense aux
conseils communaux – dans le parking Grand-Place, dans la convention que
vous soumettez ici au vote des conseillers communaux ?
Merci.
Mme Houba, échevine.- Merci, monsieur le conseiller, monsieur Hellings, pour
votre question sur le parking Putterie. La Ville de Bruxelles, qui est représentée
par la Régie foncière, a conclu un contrat de bail avec la SA Foncière du
Carrefour de l’Europe, qui est désormais la SA Interparking.
L’objet – et ça, c’est un point important par rapport à votre question – est situé
au boulevard de l’Impératrice à 1000 Bruxelles. L’accès se fait via le parking
Grand-Place. Ça comprend 63 emplacements, c’est dénommé le parking B.
Attention, ce n’est pas tout le parking Grand-Place : ici, ça ne concerne
vraiment qu’une petite partie du parking Grand-Place. C’est juste à l’entrée, il
n’y a vraiment que quelques places.
Ce contrat de bail avait été conclu pour une durée de 9 ans et s’éteint de plein
droit le 31 décembre 2026. Mais donc, tenant compte de cette demande de
prolongation d’Interparking, notamment pour amortir les investissements
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nécessaires qui avaient été utiles pour la mise en conformité du parking
concernant la délivrance du permis d’environnement (dont une ventilation et
une nouvelle sortie de secours) on a l’idée d’accorder une prolongation d’une
durée de dix ans et huit mois, qui est le temps estimé pour l’amortissement des
investissements que je viens de vous citer, donc jusqu’au 31 juillet 2037,
moyennant le paiement d’une redevance annuelle de 108.673,10 €, donc
payable en douze termes égaux de 9.056,10 €.
Et donc, ça n’a rien à voir avec le litige auquel vous faisiez référence.
M. Hellings.- Merci, madame l’échevine, pour vos précisions. Donc, j’entends
bien, c’est une partie du parking Grand-Place, non pas tout le parking Grand-
Place, donc c’est important.
Je pense qu’en effet, il vaut mieux louer à Interparking beaucoup plus cher que
9.000 € par mois, soit 112.000 € par an, donc c’est une chose.
Vous aviez cependant une opportunité en or de pouvoir négocier avec ces « durs
à cuire » d’Interparking – ce sont des durs à cuire ! –, de pouvoir négocier
d’autres prolongations de concessions, voire l’annulation, la fin de certaines
concessions.
Je pense qu’il y a assez de parkings privés hors voirie à Bruxelles gérés par
Interparking et qu’Écuyer est une opportunité pour la Ville de Bruxelles de
transformer cet espace stratégiquement bien situé en logements – en logements
publics ou en logements privés, ou les deux – abordables, parce qu’aujourd’hui,
il y a un besoin de logements et pas de parkings couverts comme un
Interparking.
Et vous aviez l’opportunité, parce qu’Interparking était demandeur, de pouvoir
prolonger ce petit bout de concession pour un parking qui est extrêmement
important pour eux – il est le plus rentable de tout le pays ! – pour pouvoir
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négocier la fin du litige avec la concession « Écuyer ».
Je pense que nous devrions un jour analyser toutes les concessions et leur durée
avec Interparking, parce que la Ville de Bruxelles est propriétaire d’énormément
de parkings stratégiques qui jouent un rôle dans la politique de mobilité à
Bruxelles, et il serait intéressant de pouvoir avoir une vue d’ensemble de toutes
les concessions, de leurs termes, de pouvoir reprendre en main publiquement
ces parkings hors voirie, qui sont un maillon essentiel à la fois de financement
public, puisque c’est loué à du privé pour que ce soit exploité, mais c’est
quelque chose qui revient dans les caisses de la Ville, au bénéfice de tous les
Bruxellois, mais aussi pour pouvoir mener nous-mêmes une politique de
parking hors voirie qui est intéressante pour les poumons et pour le portefeuille.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van dhr. schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 46 - Punt 46
M. Hellings.- Voilà, c’est le point 46, sur le plan climat (?).
Désolé, je ne prendrai pas l’habitude d’intervenir sur des points que j’avais
l’habitude de gérer lors de la majorité précédente, mais Mme Goyvaerts est
absente, donc je vais poser les questions que Mme Goyvaerts vous aurait
posées.
Donc, il s’agit d’un appel à projets « climat » qui est classique, que nous
lancions nous-mêmes sans budget. Le règlement n’a pas changé, c’est
maximum 40.000 €.
Ma question est toute simple :
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Quel budget global prévoyez-vous au budget 2025 ? Aux environs de combien
vous prévoyez ?
Et donc combien de projets vous pourriez soutenir au maximum, sachant que
c’est maximum 40.000 € de financement par projet qui serait retenu ?
Donc voilà, c’est une question toute simple.
M. Ceulemans, échevin.- Merci pour votre (?) question. Je vais commencer par
dire qu’il y a quand même quelques adaptations qu’on a prévues : cette fois-ci,
on a aussi une certaine nouveauté, et c’est l’intégration d’une thématique.
Et la thématique, cette fois-ci, c’est l’énergie : créer de l’énergie ensemble.
Donc tout ce qui sera rapporté par l’appel à projets sera toujours mis dans une
question de ce thème.
Sur votre question, en ce moment, on ne prévoit pas de montant global de
l’enveloppe, mais bien le montant maximum que vous avez déjà cité, auquel
peut prétendre chaque porteur de projets, de maximum 40.000 €.
En ce moment, je n’ai pas encore un chiffre ou un montant global qui pourrait
indiquer l’enveloppe maximum, mais comme vous le savez très bien, les
négociations budgétaires n’ont pas encore commencé.
Merci.
M. Hellings.- Merci, monsieur l’échevin du climat, pour votre réponse.
Nous serons très attentifs au moment du budget !
En 2018, il y avait 20.000 € au budget pour l’appel à projets qu’on appelait
« environnement » ou « développement durable » à l’époque.
C’est devenu plus ou moins 300.000 € en 2024. Donc si vous présentez une
enveloppe en dessous de 300.000 €, vous aurez une question du groupe Ecolo-
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Groen, évidemment !
M. le Président.- On ne serait pas surpris !
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Motions
Moties
Point 49 - Punt 49
Proposition de motion introduite par Mme JELLAB, au nom du groupe
Ecolo-Groen, concernant la déclaration de la Ville de Bruxelles comme
commune antifasciste et appartenant
à la « Coalition 8 mai ! »
Voorstel van motie ingediend door mevr. JELLAB, in naam van de fractie
Ecolo-Groen, betreffende de verklaring van de Stad Brussel als
antifascistische gemeente en deel uitmakend van de “8 mei-coalitie”
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Point 50 - Punt 50
Proposition de motion introduite par les groupes PS-Vooruit, MR+ et
Les Engagés-CD&V relative à la déclaration de la Ville de Bruxelles comme
commune appartenant à la « Coalition 8 mai ! », antifasciste, engagée dans
le devoir de mémoire et opposée aux idéologies racistes, antisémites,
xénophobes ou liberticides et dictatoriales.
Voorstel van motie ingediend door de fracties PS-Vooruit, MR+ en
Les Engagés-CD&V met betrekking tot de verklaring van de Stad Brussel
als gemeente die deel uitmaakt van de “8 mei-coalitie”, antifascistisch is,
zich inzet voor de herdenkingsplicht en gekant is tegen racistische,
antisemitische, xenofobe of vrijheidsvernietigende en dictatoriale
ideologieën
Mme Jellab.- Merci, monsieur le Président. Mesdames et messieurs, chers
membres du Conseil communal, dans quelques jours, le 8 mai, nous
commémorerons les 80 ans de la capitulation de l’Allemagne nazie et la victoire
des Alliés.
La fin d’une guerre effroyable !
Une date inscrite dans l’Histoire pour rendre hommage au courage de celles et
ceux qui ont risqué ou laissé leur vie dans l’enfer du nazisme.
Une date pour se souvenir ensemble des sacrifices consentis pour défendre la
liberté, la fraternité, la solidarité et la paix.
À l’initiative de la Coalition 8 mai, notre groupe vous propose de soutenir le
projet de fixer le 8 mai comme jour férié, un jour de mémoire et de victoire de
la démocratie sur le fascisme.
Nous vous proposons de déclarer la Ville de Bruxelles comme ville antifasciste.
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Nombre de victimes et de résistants de cette période doivent se retourner
aujourd’hui dans leurs tombes ! Car, oui, chers collègues, les idées de
l’extrême-droite reviennent en force.
Aux États-Unis, sous l’égide de Trump, mais aussi partout en Europe : Italie,
Pologne, Hongrie, Allemagne, Pays-Bas, Finlande, Slovaquie, Suède, Portugal,
Espagne et chez nous, les partis d’extrême-droite ont émergé partout et gagné en
popularité.
Soit ils gouvernent, soit ils sont soutenus depuis les bancs du parlement.
Tous ont comme moteur le conservatisme et la violence sociale, le rejet de
l’immigration, de la diversité, le rejet de la pensée critique, le nationalisme, le
mépris des plus vulnérables, la haine de l’autre, de la différence.
Les idées de l’extrême droite prennent racine quand les citoyens se sentent
abandonnés par l’État. Quand ils se sentent en détresse économique,
« galèrent » pour vivre, pour éduquer leurs enfants.
Quand le lien social s’effrite aussi, quand la violence devient institutionnelle,
quand certains veulent museler la culture et s’interrogent sur l’opportunité d’un
ministère de la Culture, il y a danger !
Quand les syndicats sont traités d’agitateurs et de « kékés avec une Cara Pils à
la main », il y a danger !
Quand on brise le cordon sanitaire et qu’on débat avec le président du Vlaams
Belang en direct sur une chaîne publique, il y a danger !
Quand on minimise le génocide du peuple palestinien devant les étudiants, il y a
danger de basculer dans le fascisme !
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Et les réseaux sociaux, malheureusement, amplifient et accélèrent le partage de
ces idées nauséabondes, profitant de la détresse des internautes, seuls devant
leurs écrans.
Mesdames et messieurs, oui, il y a un danger pour notre cohésion sociale, pour
nos droits, particulièrement ceux des plus vulnérables, et pour notre
démocratie !
La Ville de Bruxelles, de par sa diversité culturelle, son statut de capitale de
l’Europe, doit agir plus fermement et durablement contre toutes les dérives
fascistes et haineuses. Travailler sérieusement avec les associations, les
syndicats, le monde culturel sur cette thématique. Travailler davantage à
l’éducation, la mémoire – toutes les mémoires –, la citoyenneté.
La résistance ne se décrète pas : elle se prépare, elle s’organise, elle prépare un
plan d’action ambitieux.
Plus qu’une simple motion, nous voulons voir notre Ville s’ériger contre toutes
les haines, le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, l’antisémitisme, toutes les
discriminations : qu’elles soient sociales, religieuses, contre les orientations
sexuelles ou de genre.
Plus que jamais, nous, les élus du peuple, qui luttons au sein de partis
démocratiques, nous devons ouvrir les yeux et nous organiser avec
détermination et force pour bloquer les idées fascisantes. Être attentifs à nos
paroles qui se doivent d’être plus rassembleuses, plus fraternelles et inclusives.
(Applaudissements.)
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Discussion conjointe
M. Maimouni.- Je voulais juste déclarer que la TFA-BXL+ soutenait de
manière inconditionnelle cet amendement, car il est vrai que, de plus en plus,
aujourd’hui, les polarisations entre les individus se font.
On a pu le voir d’ailleurs récemment à travers des discours – émanant d’ailleurs
du président du Mouvement réformateur Georges-Louis Bouchez – stigmatisant
(?) la communauté belgo-marocaine en Belgique.
Et je voulais dire que l’islamophobie, en fait, devait et doit être caractérisée, au
même titre d’infraction que l’antisémitisme, la xénophobie et les idéologies
racistes, parce qu’on a l’impression – moi, étant de confession musulmane –, on
a l’impression qu’on a besoin de se justifier quand on nous tape dessus !
Et je pense que cet amendement, qui est déposé par Ecolo et qui est soutenu par
la Team Fouad Ahidar, a plus que jamais sa place dans la motion qui est
déposée.
Et j’invite tout un chacun à la soutenir de la même manière.
Je vous remercie.
M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Le 8 mai, c’est quand même une
date importante qu’il ne faut pas banaliser, donc c’est pour ça qu’on veut quand
même prendre le temps d’expliquer la ou les motions.
J’espère qu’Ecolo-Groen va maintenir la première motion, mais je peux déjà
dire que même s’ils ne le font pas, on aurait voté pour.
Le 8 mai 1945, c’est l’Allemagne nazie qui signe sa capitulation sans condition.
C’est la fin d’une guerre atroce et de la barbarie fasciste.
Des dizaines de millions de personnes ont été assassinées pendant la Seconde
Guerre mondiale parce qu’elles étaient juives, parce qu’elles étaient slaves,
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communistes, homosexuelles, syndicalistes, handicapées, chrétiennes
progressistes, etc.
En réaction à l’horreur du fascisme, la Déclaration universelle des droits de
l’homme a été rédigée et les systèmes de sécurité sociale se sont développés.
Le mouvement de décolonisation s’est renforcé et l’antisémitisme et le racisme
ont été désignés comme des idéologies criminelles, sources de violence et de
terreur.
C’est important de souligner ça lors d’un vote sur une motion qui veut appeler
Bruxelles « ville antifasciste » !
En parlant de l’extrême droite, je veux souligner qu’entre les deux motions,
dont (?) beaucoup d’entre nous disent qu’elles sont presque pareilles – et on
peut soutenir les deux motions –, que le mot « extrême-droite » apparaît, je
crois, huit fois dans la motion introduite par mes collègues d’Ecolo-Groen et
seulement une fois dans la nouvelle version. Donc, il y a dans notre société une
réticence à parler et à dénommer le danger de l’extrême-droitisation.
Et c’est pour ça que nous, on dit que les forces de droite et l’extrême-droite
montent dans le monde entier. On pense à Milei en Argentine, Meloni en Italie,
Orbán en Hongrie ou le Vlaams-Belang ici, en Belgique.
Donald Trump est devenu président des États-Unis une deuxième fois. Avec lui
arrive un réseau de milliardaires de droite au pouvoir, dont l’homme le plus
riche de la planète, Elon Musk, qui ont fait peser tout le poids de leur influence,
de leurs médias et de leur argent pour faire réélire Trump.
En retour…
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Et on peut écouter, parce que…
En retour, il promet des choses qu’on voit aussi apparaître ici, en Europe. En
retour, Trump leur promet un État autoritaire dans lequel les syndicats sont
affaiblis – un peu comme en Belgique, parfois.
La réglementation sociale et les lois environnementales sont progressivement
supprimées et les réductions d’impôts pour les très riches sont financées par des
coupes sombres dans les dépenses sociales – quelque chose qui ne me parle pas,
mais qui, à mon avis, est très proche de nous : notre pays ne fait pas exception !
La menace est bien réelle et s’inscrit dans un climat général de droitisation de la
société. La concertation sociale est détricotée petit à petit dans notre pays. La
pauvreté et l’exploitation s’aggravent. L’espace démocratique se rétrécit. Les
syndicats sont mis sous pression, de même que le droit de grève et le principe de
la séparation des pouvoirs sont mis à mal.
L’idéologie raciste de « nos gens d’abord » rencontre de plus en plus de succès.
Le racisme, le sexisme, l’homophobie ont « le vent en poupe », les droits
humains sont non seulement remis en question, mais même soumis à des
conditions.
Pendant ce temps, on ne cesse de couper dans les services sociaux et publics, ce
qui rend la vie des gens qui se trouvent déjà en bas de l’échelle sociale encore
plus dure.
L’extrême droite fait croire que scinder la Belgique ou discriminer les personnes
d’origine étrangère va résoudre tous leurs problèmes : les factures d’énergie qui
explosent, la pression au travail, la crise du logement.
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Pour l’establishment, le racisme constituent un beau cadeau ! Tandis que l’on
monte les gens les uns contre les autres, au sommet, les responsables ne sont pas
inquiétés.
C’est diviser pour mieux régner ! Diviser la classe travailleuse au profit des
intérêts des grandes entreprises et des plus riches.
Un tel climat d’extrémisme de droite peut-il mener au fascisme ? Nous ne
pouvons ni fermer les yeux ni rester les bras croisés.
C’est pour ça que la motion « Bruxelles, ville antifasciste » est importante.
Je préfère approuver la première version que la deuxième, mais je vais
approuver les deux versions.
Et pourquoi est-ce qu’elle est importante ? Parce qu’elle rend hommage à la
Résistance.
En Belgique, le Front de l’indépendance… – une petite leçon d’histoire et puis,
après, je terminerai – c’était la principale organisation de résistance pendant la
Seconde Guerre mondiale. Fondé en 1941 à l’initiative du Parti communiste de
Belgique de l’époque, il rassemblait des organisations de résistance de
différentes obédiences (?) politiques.
Il a notamment réussi l’exploit de parvenir à mettre en sécurité des milliers de
juifs, dont plus de 2.000 enfants.
Puis, un autre élément important :
Pourquoi soutenir la motion ? C’est faire en sorte que la tragédie ne se
reproduise plus jamais. Il est temps de sortir l’extrême-droite – et je le répète :
« l’extrême-droite », pour toutes les fois où elle a été supprimée de la motion –
de la normalité dans laquelle on l’a installée. De la démasquer et de la
combattre !
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Le fascisme a tout le temps mené aux pires crimes contre l’humanité, à
l’enfermement de syndicalistes, marxistes, socialistes, Roms, lesbiennes et gays,
personnes transgenres et tous les dissidents dans les camps de concentration.
Il est à l’origine du génocide de six millions de juifs, de l’assassinat de plus de
20 millions de personnes en Europe de l’Est et d’une guerre criminelle qui a
coûté la vie à 60 millions de personnes !
Et c’est pour ça qu’on va évidemment approuver la motion qui va appeler notre
ville une « ville antifasciste ».
Je vous remercie.
M. Ouriaghli.- Merci, monsieur le Président. Chers collègues, aujourd’hui, je
m’exprime pour défendre la motion du Collège, une motion porteuse d’un
message fort, bien au-delà d’une simple démarche politique.
Elle affirme haut et fort que la Ville de Bruxelles ne détournera jamais le regard
devant la haine ! Elle rappelle que l’antifascisme n’est pas une posture
intellectuelle, mais une ligne de résistance, une responsabilité historique, un
engagement de chaque instant.
Une responsabilité que mon groupe assume pleinement à travers cette motion.
Je tiens à saluer la motion portée par le groupe Ecolo-Groen. Leur texte part
d’une inquiétude légitime que nous partageons pleinement. Leur appel à
rejoindre la coalition du 8 mai est symboliquement fort.
Mais soyons clairs : l’antifascisme ne peut se contenter d’être un signal : il doit
être une stratégie, une stratégie lisible, cohérente et solide.
C’est ce que propose la motion portée par les partis de la majorité, construite
dans un esprit de responsabilité, d’universalité et d’ancrage institutionnel.
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L’extrême-droite progresse en voix, en influence, en banalisation. Elle avance
masquée sous des discours sécuritaires, identitaires, populistes. Elle manipule
les peurs, détourne les colères et attaque le socle même de notre vivre ensemble.
Nous ne pouvons pas nous contenter de slogans ou de postures fragiles. Nous
avons le devoir de consolider les fondations de notre démocratie sociale face à
ceux qui veulent la fragiliser.
Cette lutte antifasciste inclut le rejet de toutes les formes de haine, qu’elle
prenne la forme du racisme anti-musulman, anti-chrétien, antisémite, ou de
toute autre discrimination fondée sur la religion, l’origine ou l’identité.
Le texte qui vous est proposé à la co-signature ne se contente pas de déclarer : il
agit. La motion consacre la Ville de Bruxelles comme ville antifasciste, membre
de la coalition du 8 mai. Elle fait du 8 mai une date centrale de la mémoire
antifasciste en soutenant sa reconnaissance comme jour férié national.
Elle engage un travail structurel dans nos écoles, nos services, nos politiques
publiques. Elle renforce la formation des agents communaux pour garantir
l’exemplarité de l’administration dans la lutte contre les discriminations.
Elle active des partenariats avec la société civile dans une logique d’alerte, de
dialogue et de coconstruction.
Et elle protège les valeurs fondamentales : liberté d’expression, pluralisme, état
de droit.
Comme le disait Léon Blum : « Le fascisme, c’est la peur de la liberté. »
Nous refusons de lui laisser ce terrain ! Nous croyons en la puissance du contre-
discours, en l’éducation, en la présence forte de nos valeurs dans l’espace
public.
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Il ne s’agit pas de faire taire, mais de faire entendre plus fort. Pour nous,
socialistes, le devoir de mémoire n’est pas un simple rituel du passé. C’est une
vigilance active, une promesse faite à celles et ceux qui ont résisté au prix de
leur vie !
Se souvenir, c’est combattre l’oubli, l’ignorance, le révisionnisme. C’est refuser
l’indifférence face aux discriminations, défendre la dignité humaine dans tous
les combats du présent.
C’est pourquoi la reconnaissance du 8 mai comme journée nationale de la
mémoire antifasciste n’est pas un symbole creux : c’est une arme pacifique, une
manière de redonner chair et voix à celles et ceux qu’on a voulu faire taire.
En rejoignant la coalition du 8 mai, notre Ville affirme que la mémoire est un
moteur d’engagement. Ce devoir de mémoire alimente notre projet antifasciste.
Il nourrit notre vigilance, structure notre engagement institutionnel et fonde la
légitimité de nos politiques publiques.
Face à la montée des extrêmes, transmettre cette mémoire et la rendre vivante,
c’est affirmer que nos valeurs ne sont ni négociables ni oubliées.
Le texte proposé par la majorité assume un antifascisme institutionnel, structuré
et pérenne. Il irrigue les politiques publiques : éducation, formation des agents,
partenariat avec la société civile, transmission mémorielle, dialogue
intergénérationnel.
Il s’inscrit dans un cadre légal, en synergie avec le plan d’action contre le
racisme déjà adopté par notre Conseil.
Chers collègues, il ne s’agit pas ici uniquement de dire « non » à l’extrême-
droite. Il s’agit de dire « oui » à une société plus juste, plus égalitaire, plus
solidaire.
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Et cela ne se décrète pas : cela s’organise, cela se défend, cela se construit.
Nous, socialistes, savons que les droits ne sont jamais des acquis, qu’ils ont été
conquis dans la lutte, gagnés dans la douleur et qu’ils peuvent se perdre dans
l’indifférence.
Le 8 mai n’est pas une simple date historique, c’est une injonction à la vigilance
pour dire « non » à toutes les formes de fascisme contemporain.
Il ne s’agit pas ici de trancher entre deux visions, il s’agit de choisir la clarté, la
responsabilité et, surtout, l’unité. Et ce choix, c’est la motion de la majorité qui
le permet.
Elle est engagée, applicable et rassembleuse. Elle protège la mémoire sans
sacrifier les libertés et donne à notre Ville les outils nécessaires pour résister
intelligemment.
Je le dis en tant que socialiste et au nom de mon groupe, avec toute la fierté de
ce que notre mouvement a toujours porté dans les heures les plus sombres de
l’Histoire : nous ne laisserons jamais le terrain se refermer sur le repli, le mépris
et l’exclusion.
Nous opposerons à ces dérives une réponse claire : la force de la solidarité, le
courage de la justice sociale, la fidélité à la démocratie, la mémoire des luttes et
l’engagement de chaque jour.
Le fascisme ne se combat pas une fois l’an, il se combat chaque jour !
Aujourd’hui, nous avons l’occasion de poser un acte fort et collectif.
Je vous invite à vous rallier, toutes et tous, à notre texte.
Je vous remercie.
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Mme Bonnier.- Merci, monsieur le Président. Chers collègues, nous voici
aujourd’hui appelés à nous prononcer sur une motion importante.
Cette motion déposée par les groupes de la majorité vise à réaffirmer, avec
force, les valeurs fondamentales qui sont le socle de notre démocratie et de
notre vivre ensemble à Bruxelles.
Je tiens d’emblée à saluer le caractère inclusif, cohérent et équilibré de cette
motion. Là où certains se contentent de cibler un seul extrême, cette proposition
adopte une position de principe. Rejeter toutes les idéologies liberticides,
qu’elles proviennent de l’extrême-droite, de l’extrême-gauche ou d’ailleurs. Car
nous le savons, le totalitarisme ne porte pas qu’un seul visage : il se réinvente,
mute, infiltre parfois les discours publics sous des atouts séduisants.
Mais ses conséquences sont toujours les mêmes : la haine, l’oppression et la
violence.
Il est donc fondamental de condamner avec la même clarté tous les
extrémismes, sans hiérarchie ni aveuglement partisan. Le MR l’a toujours fait,
et cette motion incarne cette cohérence dans la défense des droits humains, du
pluralisme et de l’état de droit.
Car, au-delà de nos différences et de nos parcours individuels, le véritable
ciment de notre humanité réside dans la fraternité qui nous unit tous !
Cette motion appelle utilement les engagements internationaux de la Belgique,
les lois fondamentales de lutte contre la haine, mais aussi les actions concrètes
portées au niveau local : plans contre le racisme et l’antisémitisme,
sensibilisation des jeunes, formation de notre administration, vigilance accrue
contre les signaux de haine.
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Contrairement à d’autres initiatives qui tentent à instrumentaliser la mémoire à
des fins politiques, celle-ci honore véritablement le devoir de mémoire.
Elle nous invite à tirer les leçons du passé pour agir dans le présent. Elle fait de
la Ville de Bruxelles un rempart contre toutes les idéologies autoritaires, sans
distinction.
Enfin, cette motion ne se contente pas de principes, elle agit !
Elle propose des outils : cordon sanitaire médiatique, canal de signalement pour
la société civile, soutien actif au vivre ensemble, actions dans les écoles.
Elle ne se limite pas à de grandes déclarations, elle engage la Ville à agir au
quotidien. C’est cette approche lucide, inclusive et résolument démocratique
que nous défendons.
Bruxelles doit rester un lieu de liberté, de pluralisme, de tolérance, mais aussi de
fermeté face à ceux qui souhaitent la fracturer.
C’est pourquoi, monsieur le Président, chers collègues, le groupe MR
soutiendra sans réserve cette motion déposée par les groupes de la majorité, car
elle est à la hauteur des défis de notre époque.
Elle trace une ligne claire : zéro complaisance avec les discours de haine, d’où
qu’ils viennent !
Et elle rappelle que si la démocratie peut être fragile, elle est surtout forte
lorsque nous la défendons ensemble.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du MR.)
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M. Elhadj Diallo.- Merci, monsieur le Président. Chers collègues, la motion qui
est proposée par le Collège est une motion de responsabilité et d’humanité. Les
positions que nous devons défendre doivent être des positions fortes, mais aussi
apaisantes.
Les extrêmes seront combattus par notre hauteur et notre grandeur de voir
l’autre comme son égal.
Ce ne sont pas les appellations en soi qui changent véritablement la donne, mais
c’est plus notre action commune du quotidien. Nous croyons à la pensée de
Senghor, qui disait que le XXIe siècle est le siècle du donner et du recevoir, où
chacun de nous a apporté à la construction de l’universel.
Chacun de nous a sa part dans cette construction universelle. Pour y arriver,
c’est un combat de tous les jours, où chacun d’entre nous est interpellé par (?) sa
conscience.
Cette motion nous rappelle l’Histoire, mais aussi, elle nous interpelle sur notre
avenir que nous voulons construire. Construire ensemble un avenir
démocratique, un avenir libre et surtout un avenir humaniste.
Notre groupe, Les Engagés, soutient cette motion et appelle de tous ses vœux
pour que ce genre d’initiative se manifeste partout où la démocratie est un
symbole de gouvernance.
Merci de votre attention.
M. le Bourgmestre.- Mais, je voulais quand même dire un petit mot comme
bourgmestre de cette capitale, et pour souligner aussi la tradition de cette
capitale qui a toujours été en résistance depuis les Max, les Vandemeulebroek et
d’autres par rapport au fascisme.
Et je veux d’abord remercier Mme Jellab d’avoir déposé cette motion qui existe
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dans plusieurs communes, mais on a essayé de trouver évidemment un texte
important qui peut faire l’unanimité.
C’est vrai que, quand même, le plus important, c’est de pouvoir montrer ça.
Et pourquoi je dis ça ? Parce que, je le rappelle toujours : moi, j’étais jeune
militant – puisque M. Bauwens a parlé aussi du passé – en 1995. Et je me
souviens qu’en 1995, ils ne m’en voudront pas de le rappeler, il y en a encore
deux qui sont présents dans cette salle : il y a M. Ouriaghli et Mme Hariche, qui
étaient les premiers élus, avec M. Romdhani, personne d’« origine étrangère »
(je n’aime pas ce mot, mais c’était à l’époque comme ça qu’on disait), qui
étaient là. Et devant eux, il y avait sept fascistes, sept fascistes qui étaient là !
La législature d’après, il y en avait encore quatre, puis il y en avait deux.
Et en fait, ça fait vingt ans que, dans ce Conseil communal, il n’y a plus de
fascistes qui sont élus ! Je pense que c’est aussi important de le montrer quand
on voit, comme certains d’entre vous l’ont rappelé, combien les mouvements
populistes de plus en plus durs, qu’on croyait quand même disparus – parfois,
on « tombe de notre chaise » sur la façon dont les choses sont là ! –, et la
meilleure réponse qu’on ait pu faire, c’est ce qu’est ce Conseil communal.
Puisqu’à l’époque (j’en parlais avec Faouzia), une personne avait prêté serment
en faisant le salut nazi – les gens se souviendront, vous pouvez retrouver les
images, c’était quand même assez impressionnant ! – et en rappelant dans son
discours d’origine, devant « Ouri », Faouzia et Mahfoudh, que dans ce Conseil,
il y a des gens qui ne nous ressemblent pas.
Eh bien aujourd’hui, (rire) vous avez vu que ce Conseil est bien à l’image de ce
qu’est Bruxelles : il ressemble très très fort à Bruxelles et personne ne se
ressemble, et c’est pour ça qu’il est important.
Donc, rappeler ce combat, c’est un vrai engagement, ce n’est pas qu’un acte
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symbolique – hein ? Monsieur le Président du parlement. Qui l’eût cru ? (Rire.)
(...)
Tout à fait… (Rire.)
Je pense qu’au-delà de cela, c’est quand même une belle revanche qu’a pu
montrer Bruxelles et sur laquelle il ne faut pas céder, parce qu’on continue à
« basher » Bruxelles, on continue à dire : « Mais Bruxelles... », d’être montré...
Regardez encore les unes qu’on a eues d’une certaine presse en France, avec des
gens très, très bien intentionnés sur Bruxelles qui viennent nous donner la leçon
– on ne sait pas trop qui ils interrogent d’ailleurs, quelle est la représentativité
de ces personnes qu’ils interrogent, mais soit !
Et donc, pouvoir rappeler que ce Conseil communal, là-dessus, est engagé de
façon unanime.
Avec des nuances, il faut être clair aussi. Il y en a, et je vais parler deux
secondes de l’amendement, c’est aussi très symboliquement fort, et c’est
M. Bauwens qui l’a dit, de pouvoir se déclarer antifasciste à l’heure
d’aujourd’hui, ce n’est pas un acte anodin.
Vous avez vu cette mission parlementaire du parlement européen qui allait juste
pour observer, qui n’allait même pas pour juger la façon dont elle a été reçue en
Hongrie, elle est absolument hallucinante ! Et en effet, il n’y a pas un jour qui
passe sans qu’on tombe de sa chaise sur ce qu’on voit comme déclarations aux
États-Unis !
On a l’impression que la parole est complètement libérée par rapport à certaines
choses et donc rappeler ça, ce n’est pas un acte anodin.
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Alors, c’est vrai – madame Jellab, j’entends votre amendement, et honnêtement,
on s’y attendait – on a repris en fait comme définition le « racisme
antimusulman ».
On a tiré ce mot de la résolution du Conseil de l’Europe, qui a repris ça en 2022,
dans (?) une résolution qui parlait de la « sensibilisation à la lutte contre
l’islamophobie – qui est d’ailleurs devenue l’“islamophobie”, il y a une journée
de sensibilisation et de lutte au niveau de l’Organisation des Nations unies
(ONU) qui a été décrétée le 15 mars –, ou le racisme antimusulman en
Europe ».
Et alors, je n’ai pas envie... C’est repris plus loin en disant que :
« L’islamophobie ou le racisme antimusulman, les deux termes sont employés
indifféremment dans le présent document. » (dans le document du Conseil de
l’Europe).
On a trouvé un texte qui pouvait nous rassembler. J’entends, et en effet, le mot
« islamophobie » apparaît de plus en plus, mais ici, on voulait sortir d’un débat
sémantique. Le mot « antifasciste » est là, le « racisme antimusulman » est là, le
mot « extrême-droite » est dans la motion, et donc les choses sont extrêmement
claires.
J’espère qu’on pourra se retrouver là-dessus et qu’on pourra en effet – et j’ai
noté, d’ailleurs, que c’était l’intention des intervenants –, voter ce texte à
l’unanimité, car c’est important de montrer cette unanimité, parce que oui, nous
sommes un peu en résistance, parce que nous sommes la capitale de l’Europe.
Et la capitale de l’Europe, elle est plus regardée que d’autres, et on peut être très
fiers de ce qu’est aujourd’hui notre Conseil municipal, avec des gens d’un peu
partout. Et comme je dis, ce n’est pas très important de savoir d’où on vient,
mais plus ce qu’on fait ensemble, même si c’est important d’avoir ses racines.
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Mais je pense qu’ici on réaffirme quelque chose qui a marqué notre histoire, et
qui doit rappeler que là-dessus on est sans nuances, qu’on est clairement, pour
se positionner comme Ville antifasciste. Voilà pourquoi je vous propose, et le
Collège vous propose, comme l’ont dit les différents chefs de groupe, d’adopter
cette motion, tout en ne niant pas la maternité de la motion à Mme Jellab, mais
en y apportant les nuances qui devraient permettre à chacun de l’adopter et
d’avoir une position unanime de tout ce Conseil municipal.
Je vous remercie.
Amendements - Amendementen
M. le Président.- Merci, monsieur le Bourgmestre.
Donc, madame Jellab, la question est très simple : est-ce que vous maintenez
votre amendement ou est-ce que vous souscrivez à ce que vient de dire le
Bourgmestre pour voter à l’unanimité le texte proposé par le Collège ?
Groupe Ecolo-Groen
Mme Jellab.- Eh bien, monsieur le Président, je trouve assez étrange cette
résistance par rapport au terme « islamophobie ».
Alors évidemment, ce n’est pas spécialement pour nous qui luttons, nous, les
élus du peuple, mais c’est aussi pour les personnes qui se sentent concernées et
qui vivent ces discriminations, qui vivent ce racisme.
Je trouve que c’est dommage de ne pas entendre que le terme « islamophobie »
doit être reconnu. Alors, on parle d’antisémitisme, on parle de racisme, mais
l’islamophobie est une réalité.
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Monsieur le Bourgmestre le disait : regardez notre Conseil communal, il est à
l’image de notre ville et de la sociologie.
Et donc, en quoi est-ce que ça peut vous bloquer de rajouter ce terme-là ? Je
trouve ça assez étrange.
Alors évidemment, nous allons soutenir votre motion, puisqu’elle rejoint la
nôtre et donc elle n’est pas vraiment différente. Et, comme l’a dit M. le
Bourgmestre, nous parlons d’unité, mais je trouve cette résistance vraiment très
étrange.
Mais on peut voter. J’imagine qu’il y avait un vote prévu ?
M. le Président.- Il y avait un vote prévu, oui.
Donc on votera sur la motion de la majorité, alors.
Mme Jellab.- Sur l’amendement ?
M. le Président.- L’amendement aussi.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, je comprends l’approche que vous
mettez en avant, mais l’antisémitisme, en fait, veut dire tout simplement les
personnes qui ont un problème avec la communauté juive.
Je vous rejoins au niveau de la sémantique, et là où il est important de le
préciser, c’est qu’en droit, et dans les jurisprudences notamment européennes et
les différents procès qu’il y a à travers l’Europe, juridiquement, je partirais sur
le mot « antimusulmans ».
Parce que « islamophobie », je peux comprendre, mais ne peut-on pas,
symboliquement, en considérant la (?) réalité de la sociologie et des
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problématiques que l’on vit aujourd’hui, que ce soit en Belgique, en France ou
ailleurs, rajouter « idéologie raciste, antisémite et “antimusulmans” ». ?
M. le Bourgmestre.- On a mis « racisme antimusulman », hein ? C’est la page
2 : « Racisme envers les musulmans », on l’a mis.
Attention : on parle du racisme contre les musulmans, c’est pour ça que j’ai cité
le Conseil de l’Europe. On a mis le terme « racisme envers les musulmans », il
est dans le texte.
M. Maimouni.- D’accord, au temps pour moi !
Ce n’est pas ce que j’ai sous les yeux, c’est pour ça…
Mais donc, nous la soutenons.
Mme Jellab.- Si vous me permettez encore une petite remarque, vraiment, je
suis très attachée à ce que ce terme apparaisse.
Et je suis extrêmement touchée par ce qui s’est passé vis-à-vis de notre collègue
Ayşe Malçikan (?) lors de la célébration d’un mariage. Elle ne fait pas partie de
mon groupe, mais j’ai été extrêmement touchée de voir que cette personne n’a
pas pu célébrer un mariage, et je qualifie ça d’islamophobe uniquement, puisque
d’autres personnes ont pu le faire, d’autres personnes de l’opposition ont pu
célébrer ce jour-là, et pas elle.
Et donc, j’appelle vraiment ce Conseil communal à être attentif à ce terme !
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Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
déposé par le groupe Ecolo-Groen.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- L’amendement est rejeté par 31 voix contre.
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble de la
proposition introduite par les groupes PS-Vooruit, MR+ et Les Engagés-CD&V
ainsi amendée.
M. le Président.- Adoptée à l’unanimité.
(Applaudissements.)
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de Mme BONNIER relative aux possibilités d’extension et de
raccordement des bâtiments publics et particuliers au réseau de
chaleur qui utilise la chaleur résiduelle de l’incinérateur de Neder-over-
Heembeek
Mme Bonnier.- Merci, monsieur le Président. Monsieur l’échevin, dans le
cadre de la transition énergétique et de la réalisation des objectifs climatiques de
la Ville de Bruxelles à l’horizon 2030 et 2050, il est essentiel d’évaluer le
potentiel d’extension du réseau de chaleur urbain existant.
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Le domaine royal de Laeken, situé à proximité de l’incinérateur de Neder-over-
Heembeek, a franchi une étape importante en mai 2021, avec le lancement du
réseau de chaleur utilisant la chaleur résiduelle de l’incinérateur.
Ce dispositif permet une réduction annuelle de 2.300 tonnes de CO2 et couvre
près de 90 % des besoins en chauffage du domaine, pour une durée minimale de
25 ans. Ce réseau de chaleur fait partie d’un réseau plus large qui alimente
également le centre commercial Docks et Bruxelles Propreté.
Dans un contexte de fluctuation des prix de l’énergie et d’incertitudes
géopolitiques, l’autonomie énergétique devient un enjeu majeur.
Le plan climat de la Ville de Bruxelles fixe une vision ambitieuse pour 2050,
axée sur une politique énergétique exemplaire, la gestion durable des bâtiments
et le développement d’un réseau de chaleur urbain en collaboration avec
Bruxelles Énergie.
Depuis le dépôt de ma question, j’ai appris que le réseau de chaleur entre
aujourd’hui dans une seconde phase de développement : il passera de 6 à près
de 10 kilomètres avec pour objectif d’alimenter des infrastructures clés, comme
la piscine de Neder-over-Heembeek, la cité Versailles, plusieurs écoles et
crèches, ainsi que le futur quartier ZIR 4.
Une enquête publique vient de s’achever et l’objectif est de raccorder
progressivement les bâtiments d’ici 2030.
Un investissement estimé entre 13 et 15 millions d’euros est prévu pour cette
extension qui pourrait, à terme, doubler l’usage de la chaleur produite par
l’incinérateur en passant de 1 à 2 % de valorisation thermique.
Ce développement ambitieux représente une formidable opportunité de
décarbonation locale, d’autant plus que la chaleur résiduelle aujourd’hui en
grande partie gaspillée pourra être pleinement utilisée.
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Par ailleurs, des solutions hybrides sont prévues dans les bâtiments existants
déjà raccordés au gaz. Le réseau de chaleur agira en priorité et les installations
d’origine serviront de back-up.
Monsieur l’échevin, mes questions sont les suivantes :
La possibilité de raccorder d’autres bâtiments publics à ce réseau de chaleur a-t-
elle été étudiée ? Si oui, quels sont les bâtiments concernés et quels seraient les
délais de raccordement envisagés ?
Une étude de faisabilité technique et économique a-t-elle été réalisée ? Si oui,
quels sont les coûts estimés, les avantages attendus et les éventuelles contraintes
identifiées ?
Le raccordement des particuliers a-t-il été envisagé ou l’extension concerne-t-
elle exclusivement les bâtiments publics ?
Enfin, quel serait l’impact estimé d’une telle extension sur la consommation
d’énergie des bâtiments concernés et sur la réduction des émissions de CO2 ?
Je vous remercie pour vos réponses, monsieur l’échevin.
M. Ceulemans, échevin.- Madame la conseillère, je vous remercie pour votre
question. À mes yeux, le développement et la mise en œuvre du réseau de
chaleur urbain sont une réelle priorité de mon mandat et c’est bien contenu dans
notre accord de majorité. C’est une étape importante dans la transition vers une
ville durable.
Effectivement, comme vous l’avez bien indiqué, au début de cette année, les
travaux ont commencé pour l’extension du réseau de (?) chaleur à Neder-over-
Heembeek. Comme vous l’avez dit, elle est déjà accrochée au Palais Royal et
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à (?) Docks. Elle sera maintenant étendue via l’avenue de Versailles et la rue de
l’Ancre, à Neder-over-Heembeek.
Donc, à partir de 2027, plusieurs bâtiments publics de Neder-over-Heembeek
seront alimentés.
Pour répondre à vos questions concernant le raccord d’autres bâtiments publics,
effectivement, la possibilité de raccorder d’autres bâtiments publics au réseau de
chaleur existant via des extensions a été largement étudiée. De façon générale,
une étude de Resolia commandée par Bruxelles Environnement permet
d’évaluer les pistes de développement pertinentes pour l’exploitation de la
chaleur fatale depuis l’incinérateur.
Aussi, plusieurs scénarios d’extension vers le futur Positive Energy District du
quartier Nord, et pas que, ont également fait l’objet d’une étude. Finalement,
c’est une étude de la VUB qui a proposé cette piste de Neder-over-Heembeek,
considérée comme un « quick win », qui est désormais en chantier, en
collaboration avec Bruxelles Énergie et Sibelga.
Cela marque une étape majeure vers la décarbonation énergétique de la ville.
Les bâtiments concernés sont des bâtiments publics, comme vous l’avez déjà
indiqué. Il y a aussi la maison de repos Les Églantines qui va être accrochée et
quelques nouveaux bâtiments de logement de la Régie foncière, des stations
privées, ainsi que des logements sociaux, comme le périmètre Versailles.
Les dates de livraison se situent entre juin 2027 et janvier 2030, selon les
bâtiments. Concernant l’ajout des nouveaux bâtiments, rien n’empêche
techniquement le raccordement des nouveaux bâtiments situés dans les
environs, mais je n’ai pas encore de date spécifique à (?) vous communiquer sur
un éventuel élargissement.
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Pour répondre à votre question relative à l’étude de faisabilité technique et
économique, oui, de telles études ont été menées et sont désormais entérinées au
sein de l’accord entre la Ville et Bruxelles Énergie. Techniquement, le chantier a
été largement étudié par Sibelga et Bruxelles Énergie en dialogue avec la Ville
de Bruxelles.
Économiquement, il a été convenu que le projet soit réalisé à livre ouvert avec
Bruxelles Énergie, le principe consistant alors à payer le coût réel de
l’infrastructure tout en garantissant un pourcentage de rendement de 5 % au
projet – ce qui est assez faible, je pense.
Comme vous avez déjà bien indiqué, le coût de construction total est de
13 millions d’euros (?), sur lequel Bruxelles co-investit un montant de
1,6 million.
Le coût d’énergie dépend du montant de participation de la Ville, avec le
1,6 million. Ça sera notamment 107 € par mégawatt heure. Si la Ville choisissait
d’élever son investissement, ça pourrait baisser.
Le coût de raccordement est estimé à 3 millions d’euros (?) au total et le coût de
maintenance est fixé à 3 % de frais de raccordement par an.
Concernant votre question liée (?) au raccordement des particuliers, la réponse
est oui, mais pas pour demain. Ce sera probablement dans un système d’énergie
en communauté, donc un raccordement en groupe de plusieurs maisons
individuelles.
Je pense que c’est tout. Merci.
Mme Bonnier.- Je remercie monsieur l’échevin pour sa réponse et je m’en
réjouis !
Aujourd’hui, il me semble indispensable d’accorder une attention constante à la
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décarbonation dans tous les projets portés par la Ville de Bruxelles, et je l’ai
entendu dans votre réponse.
Nous devons réduire l’empreinte écologique de notre patrimoine public et faire
de Bruxelles un modèle d’exemplarité énergétique. Je sais qu’il y a beaucoup de
travail qui vous attend sur la planche, mais le travail continue.
Question de M. Elhadj DIALLO concernant la mise en œuvre des
engagements pris par la majorité en faveur d’une meilleure inclusion des
personnes en situation de handicap au sein des services et des emplois de la
Ville
M. Elhadj Diallo.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine Hariche,
dans le cadre de vos responsabilités en tant qu’échevine des ressources
humaines, vous jouez un rôle clé dans la mise en œuvre des engagements pris
par la majorité en faveur d’une meilleure inclusion des personnes porteuses de
handicap.
Pourriez-vous nous faire un état des lieux des actions déjà mises en place au
sein des services et des emplois de la Ville ?
Par ailleurs, quels sont les moyens et les adaptations supplémentaires qui sont
envisagés pour poursuivre cette dynamique et renforcer davantage l’inclusion ?
Merci de votre attention.
Mme Hariche, échevine.- En condensé, monsieur le Président, merci à
M. Diallo pour sa question.
L’objectif fixé par la Région en termes de personnel porteur d’un handicap est
de 2,5 %, ce qui représente à peu près 88,26 % équivalent temps plein à la Ville
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de Bruxelles. Et nous, nous souhaitons parvenir à 3 %.
Tenant compte du mode de calcul prévu par l’ordonnance régionale, qui inclut
également les marchés publics octroyés aux entreprises de travail adaptées, au
dernier recensement transmis à la Région en juin 2024, nous étions à 2,69 %,
soit 97 travailleurs (57 hommes et 40 femmes, pour être tout à fait précise), à la
Ville et l’équivalent de 2 équivalents temps plein (ETP) via les marchés aux
entreprises adaptées.
À la Ville, ces travailleurs sont principalement employés au sein des
départements espaces publics, espaces verts, instruction publique et affaires
citoyennes.
De nombreuses mesures sont évidemment mises en place pour favoriser encore
davantage les recrutements. Ils sont repris dans le plan diversité du département
des ressources humaines transmis à Actiris, le plan d’action handicap de la
Ville.
On y retrouve des mesures qui sont prises pour avoir plus de candidatures, donc
la communication, les partenaires, les job days, favoriser le recrutement avec
des priorités adaptation de la sélection et organiser une inclusion positive au
sein de nos services.
Ainsi, par exemple, afin de recevoir un plus grand nombre de candidatures, la
Ville a conclu des accords de collaboration avec des associations qui sont
spécialisées comme DiversiCom, Transition Insertion et Emino.
Les objectifs de recrutement de personnel en situation de handicap ont été fixés
à chaque département pour que tout le monde se sente impliqué. Toutes les
offres d’emploi sont envoyées aux organisations spécialisées dans l’insertion
socioprofessionnelle de personnes en situation de handicap et les Ressources
humaines participent bien sûr à leurs job days.
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La Ville met à disposition du candidat des outils adaptés lors des tests
informatisés et des entretiens.
Pour chaque mise à l’emploi, un trajet d’intégration totalement individualisé est
mis en place, en concertation avec la personne en situation de handicap qui est
recrutée, son responsable hiérarchique et les référents « ressources humaines ».
Comme vous le voyez, cette thématique nous tient fort à cœur et nous y
travaillons tous les jours avec divers partenaires pour parvenir aux objectifs que
nous nous sommes fixés.
Je vous remercie.
M. Elhadj Diallo.- Une (?) courte réplique : simplement dire un grand merci
parce que vos réponses dénotent effectivement l’ambition affichée dans ce
domaine.
De 2,5 %, nous nous affichons déjà près de 3 %. Je pense que c’est à féliciter (?)
et à encourager.
Merci beaucoup.
Question de M. MAIMOUNI, Mme MAOUANE et M. BAUWENS
concernant la condamnation de la Ville pour des violences policières
exercées sur des jeunes lors d’une manifestation qui a eu lieu le 24/01/2021
M. Bauwens.- Merci beaucoup. Monsieur le Bourgmestre, nous avons appris la
semaine passée que le parquet veut voir la zone de police de Bruxelles jugée
pour homicide involontaire dans l’affaire de Sourour Abouda.
Pour rappel, Sourour Abouda est morte le 12 janvier 2023 dans une cellule de
police surveillée par caméras.
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L’affaire Sourour, qui a profondément choqué, reste sans réponse claire et sans
responsabilité établie.
Ce n’est pas le premier cas qui nous inquiète actuellement aujourd’hui. En plus
de l’accusation pour homicide involontaire, la zone de police vient d’être
condamnée par le tribunal de première instance de Bruxelles pour leur gestion
de la manifestation du 24 janvier 2021. Pour utilisation de la nasse, arrestation
illégale, menottage illégal et conditions d’enfermement inhumaines et
dégradantes.
Ces cas précis de fonctionnement problématique (mais pas que ça), d’abus et de
pratiques illégales, ne peuvent rester sans mesure de votre part.
C’est le Bourgmestre qui est responsable politique de la police – d’ailleurs, c’est
ce que vous assumez chaque fois – et la police doit protéger les libertés
fondamentales (?), combattre les abus et les comportements illégaux et est
nécessaire pour protéger, premièrement, et les droits des citoyens et en même
temps protéger la plupart des policiers, qui font un travail correct et qui méritent
notre respect.
Quelles décisions ou mesures avez-vous prévues pour empêcher que ces
pratiques ne se reproduisent ?
Merci pour vos réponses.
M. le Bourgmestre.- Je fais juste Mme Abouda, d’abord, puisque les deux
autres questions concernent la condamnation du tribunal de première instance.
Je vais juste répondre sur Mme Abouda et le renvoi en correctionnelle. Ça va ?
(…)
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D’abord, évidemment, c’est un drame qui s’est passé là-bas. C’est une mère de
famille, en effet, qui est décédée, et, en effet, la chambre du conseil de Bruxelles
statuera prochainement sur le règlement de la procédure dans le cadre de
l’instruction menée, suite aux faits qui se sont déroulés en date du 12 janvier
2023 au sein du complexe cellulaire situé au RAC, à l’issue duquel
Mme Abouda est décédée.
Peut-être un petit rappel, parce que souvent, on dit : « C’est un commissariat où
beaucoup de gens meurent. » Ce n’est pas un commissariat, c’est un endroit où
les gens sont détenus. C’est sa fonction exclusive.
Notre zone de police devra répondre du réquisitoire du renvoi établi par le
ministère public.
Nous avons toujours veillé, dans chacune de ces missions, à respecter les droits
et libertés fondamentaux de chaque citoyen en toutes circonstances. Et je peux
vous dire que ce qui est né de ça, notamment, c’est la création avec l’hôpital
Brugmann et l’hôpital Saint-Pierre, des fameuses brigades IMUT (?)
– financées, d’ailleurs, par le ministre de la Santé Vandenbroucke, puisqu’en
effet, nous sommes confrontés de plus en plus (et je ne vais pas rentrer dans le
fond du dossier, vous le comprendrez, vu le renvoi) à des problématiques de
santé mentale sur lesquelles on demande à la police, dans le fond, de travailler
sur des missions qui ne sont pas les siennes (?).
Nous réfléchissons d’ailleurs à pouvoir détacher un médecin de façon
permanente dans ce centre de détention pour qu’il y ait une personne légalement
capable de pratiquer des soins, puisque souvent, on nous a reproché aussi de ne
pas emmener les gens pour des « vu et soigné ». Mais quand vous voyez le
nombre de milliers de personnes qui passent par ce centre, c’est quasi
impossible d’envoyer tout le monde dans ces gardes qui sont déjà largement
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débordées.
C’est 60.000 personnes aux urgences par an à l’hôpital Saint-Pierre.
Oui, nous avons pris des mesures, maintenant depuis plus d’un an, qui est donc
cette structure d’équipes mobiles de crise en santé mentale IMUT (?), qui
permet d’appeler des psychiatres, des responsables psychologues, des praticiens
ou (?) des soignants sur des zones d’intervention de la police – que ce soit,
d’ailleurs, au centre de rétention ou sur le terrain –, quelque chose qui va être
évalué très bientôt, mais qui fonctionne bien.
Pour le reste, vous comprendrez que, vu le renvoi, c’est compliqué pour moi de
répondre devant vous à une question qui est, pour le moment en tout cas, une
question purement judiciaire. Donc, c’est pour ça que je me suis contenté de
répondre uniquement sur les mesures qui ont été prises.
Oui, il y a une vraie sensibilisation du chef de corps et des différents policiers
qui ont maintenant l’aide de praticiens de soins qui sont, à mon avis, justement
extrêmement complémentaires par rapport à toutes ces problématiques,
notamment de santé mentale, que nous sommes obligés de gérer de plus en plus
sur le terrain.
Je vous remercie.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, le 14 mars, la Ville de Bruxelles, la
zone de police et… vous, vous avez été condamnés ?!
Je ne sais pas… c’est toujours « monsieur le Bourgmestre » qu’on dit ? Ou on
dit « Don » Close ou il faut embrasser la main quand on rentre… C’est quoi ?
Le protocole n’a pas changé, c’est bon ?
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Voilà. Le 24 janvier 2021, lors d’une manifestation, onze jeunes ont été
violemment tabassés par les forces de l’ordre et la Ville a été condamnée à leur
verser une indemnisation allant de 900 à 5.000 €.
Ces incidents sont regrettables et, malheureusement, lamentables !
Je sais qu’en tant que chef de la police, vous avez le rôle de « maître
d’orchestre », d’orchestrer et de faire en sorte que la musique sonne juste, mais
malheureusement, elle sonne de plus en plus faux…
J’aimerais savoir quelles sont les mesures qui ont été prises ou qui seront prises
pour éviter ce genre de débordements et de bavures.
Mais d’ailleurs, récemment, il n’y a pas plus (?) de 15 jours, ici, à la Bourse,
une manifestation pro-palestinienne s’est déroulée où a éclaté une bagarre.
D’ailleurs, les vidéos circulent sur les réseaux sociaux et on voit qu’entre le
début de la bagarre et l’intervention de la police, il a fallu cette fois-ci huit à
neuf minutes avant que la police intervienne, sachant que la rue du Marché au
Charbon est à 180 mètres – on est à moins d’une minute à pied, sans courir !
Déjà, je ne comprends pas. Soit ils se font tabasser, soit, quand ils se font
tabasser, on n’intervient pas. Mais j’aimerais savoir quel est le « process ».
Quelles sont les garanties que vous nous promettez afin de permettre que ce
genre de, je le répète : d’incidents lamentables ne se reproduisent plus sur notre
territoire ? Ou ailleurs, d’ailleurs.
Mme Maouane.- Merci, monsieur le Président, Monsieur le Bourgmestre, vous
le savez, le 14 mars dernier, la justice a condamné l’État belge, notre zone de
police et notre Bourgmestre pour des faits extrêmement graves qui se sont
produits lors d’un rassemblement qui était pacifique en janvier 2021.
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Le tribunal – et ce sont ses mots – dénonce « des arrestations arbitraires, l’usage
abusif de menottes, y compris sur des mineurs, l’absence de respect des droits
fondamentaux, des violences verbales et physiques et des conditions de
détention inhumaines. »
C’est un jugement qui est assez accablant et qui fait tache. Il pointe non
seulement l’illégalité de la technique de la nasse, mais aussi un cumul de
pratiques contraires aux droits humains les plus fondamentaux. Alors j’ai
quelques questions à vous adresser, car c’est un jugement qui est quand même
assez lourd et qui ne peut pas rester sans suite.
Est-ce que la technique de la nasse est toujours en usage à Bruxelles ?
Est-ce que vous comptez y mettre un terme de manière claire et définitive à la
lumière de cette condamnation ? Et si oui, par quelle autre méthode
d’encadrement voulez-vous la remplacer ou envisagez-vous de la remplacer –
toujours dans le respect, évidemment, du droit de manifester des libertés
fondamentales ?
Quelles directives ont été mises à jour depuis 2021 concernant les arrestations
administratives ?
Est-ce que ce jugement qui vous condamne changera la doctrine d’intervention
de la zone de police ?
Comment pouvez-vous garantir que les droits des personnes arrêtées soient
désormais pleinement respectés et que ces personnes ne subissent plus de
violence avant, pendant et après leur arrestation ?
Concernant l’usage des menottes, en particulier sur des mineurs, quelles
consignes claires ont été données pour éviter les abus ?
Comment on peut s’assurer que cet usage soit réellement justifié, strictement
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encadré et exceptionnel comme le prévoit la loi ?
Enfin, sur les lieux de détention utilisés aujourd’hui pour les arrestations
administratives – et le collègue Bauwens l’avait évoqué dans l’affaire de
Sourour –, est-ce que vous pouvez garantir que ces lieux respectent la dignité
humaine et les droits de l’enfant ?
Quelles améliorations concrètes comptez-vous apporter pour les mettre en place
à cet égard ?
Merci beaucoup pour vos réponses. Je ne doute pas que la réponse politique sera
forte : c’est ce que ce cas nécessite.
M. le Bourgmestre.- Merci, Monsieur le Président. Concernant le jugement que
le tribunal de première instance a prononcé en date du 14 mars, nous avons
décidé de porter l’examen de ce dossier devant la juridiction d’appel, dans la
mesure où, dans notre système judiciaire, le droit à un double degré de
juridiction reste un principe fondamental dont chacun dispose.
Les services de police œuvrent quotidiennement pour que les droits de chacun
soient respectés. Pour ce faire, nous menons de nombreuses réflexions visant à
l’amélioration perpétuelle de nos procédures en vue de tirer les leçons de
chaque enseignement.
À cette fin, je vous confirme que nous avons analysé chaque processus appliqué
lors des événements en question qui, pour rappel, se déroulaient dans une
période très particulière, puisque c’était la période du covid-19, durant laquelle
des mesures bien spécifiques étaient mises en place, notamment l’interdiction
de se réunir – quelque chose qui semble avoir été un peu oublié.
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Vous nous interpellez sur différents points.
- La technique du confinement utilisée dans le cadre de la gestion de l’ordre
public à l’occasion d’événements engendrant la présence de nombreuses
personnes : je peux vous confirmer qu’une réflexion a été menée par les
services de police en vue d’apporter certaines améliorations à cette méthode
permettant, d’une part, la gestion de la foule et d’autre part le rétablissement de
l’ordre public.
Cette procédure est maintenue et appliquée en fonction des circonstances de la
cause. Les services de police n’ont de cesse d’informer préalablement les
personnes présentes de la possibilité de quitter la zone fermée – le fameux
« préavis » – dès lors qu’ils ne sont pas impliqués dans les incidents.
- Le principe de l’arrestation administrative est consacré par l’article 31 de la loi
sur la fonction de police, qui énonce les conditions dans lesquelles une telle
arrestation peut être ordonnée. Les services de police n’ont de cesse de vouloir
améliorer les procédures existantes en vue de garantir la sécurité de chacun.
Aussi, je vous confirme que nous veillons à respecter scrupuleusement le cadre
légal qui s’impose en la matière, notamment en complétant les formalités
administratives nécessaires au traitement de chaque dossier.
- L’usage des menottes est un point sur lequel les services de police mènent une
réflexion rigoureuse quant à l’utilisation de celles-ci, d’un éventuel moyen
alternatif permettant de les remplacer, comme l’usage de menottes textiles, par
exemple. Toutefois, nous sommes tributaires d’impératifs liés au marché public
en cours au niveau de la police fédérale.
En outre, j’attire votre attention sur le fait que, récemment, la législation nous a
imposé des conditions supplémentaires à respecter quant au menottage de
personnes mineures (article 37 de la loi sur la fonction de police) et par
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conséquent, des formations pratiques et théoriques à l’attention des membres du
personnel sont organisées en interne de manière à maîtriser le cadre légal,
général et ses exceptions.
- En ce qui concerne les lieux de détention dont nous disposons lors
d’événements d’une telle ampleur, je vous confirme que nous utilisons les
cellules collectives du complexe cellulaire. Nous sommes gestionnaires au sein
du bâtiment RAC ainsi que le fameux CARPA appartenant à la police fédérale
– ce sont les fameuses casernes à Etterbeek – en cas d’arrestation massive.
Un projet de rénovation est actuellement mené par la Régie des bâtiments en
vue d’améliorer cet espace, nous n’avons de cesse de le demander.
Nous avons dit d’ailleurs que nous étions prêts à payer une partie de ces
rénovations, puisque nous sommes le principal utilisateur des casernes
d’Etterbeek – enfin, des casernes… des centres de détention.
Le tribunal nous a donné une certaine lecture de ces événements, sur laquelle
nous estimons que plusieurs réponses doivent encore être apportées.
Dans l’intervalle, je peux vous garantir que les services de police continueront à
exercer leurs missions au service de la population tout en veillant au respect du
cadre légal qui est le nôtre, évidemment.
Je vous remercie.
M. Bauwens.- On est déjà intervenus aussi en conseil de police, donc…
Je vous entends dire qu’on va en appel parce qu’on a le droit d’aller en appel.
Évidemment, on ne va pas contredire ça, mais le débat qu’on a mené – et qu’on
re-mène aujourd’hui –, c’est que, moi…
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D’un côté, je répète : ce que vous allez dire, certainement, c’est que la plupart
des manifestations à Bruxelles se passent bien.
Et je répète aussi ce que j’ai dit tout à l’heure : en fait, je trouve qu’il faut avoir
des principes plus stricts aussi pour protéger le travail de ceux qui font bien leur
travail. Et que, justement, là, je trouve qu’après une condamnation de la zone de
police, la réponse que vous donnez : « On va en appel parce qu’on a le droit, et
on va continuer à utiliser la technique de la nasse, parce qu’en fait, la loi n’est
pas claire. », tandis que vous venez d’être condamnés pour cette technique-là,
c’est donner le mauvais signal aussi aux policiers et aux citoyens.
Aux policiers qui font bien leur travail et aux citoyens qui exercent leur droit
démocratique de protester.
Donc, il y a une condamnation… Il y a un manque de loi au niveau de la
technique de la nasse. La zone de police vient d’être condamnée et vous dites :
« On va en appel parce qu’on peut aller en appel. »
Donc, moi, et je suis sûr qu’un grand nombre de policiers qui font bien leur
travail et un très grand nombre de jeunes qui ont été arrêtés ce jour-là aussi, on
aimerait (?) entendre autre chose : c’est d’avoir une police qui protège nos
droits démocratiques et que, pour l’instant, ce n’est pas ça que j’entends sur ces
cas-ci. Pour éviter le fait de dire que – parce que je sais qu’il y a des stéréotypes
qui vivent dans la presse et dans la tête de certaines personnes – « PTB, anti-
flics », je répète aussi que nos contacts dans la police et le syndicat de la police
nous disent : « Nous, on veut bien faire notre « boulot », et pour bien faire notre
boulot, il y a aussi un certain nombre de pratiques illégales qui viennent d’être
condamnées qui doivent disparaître. »
Et c’est ça qu’on veut entendre de votre bouche. Et pas le fait de dire : « On va
aller en appel. »
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Et donc, dans le cas de Sourour, l’autre question, la famille se pose la question,
et beaucoup de gens se posent la question : qu’est-ce qui s’est passé dans cette
cellule ?
Qu’est-ce qui s’est passé ? Je pèse mes mots parce que je ne veux pas non plus
dire des choses qu’on ne veut pas dire ici, mais le fait qu’elle a dû attendre aussi
longtemps, sans aide, la famille et aussi les droits démocratiques ont le droit de
savoir ce qui s’est passé.
Parce qu’il s’est passé quelque chose de mauvais, de mal ! Et c’est aussi pour ça
que maintenant, le parquet veut aller plus loin. Ça veut dire que ce n’est pas un
dossier léger.
La même chose pèse, je trouve, c’est de dire qu’on veut investiguer ce qui, dans
le cas de Sourour, s’est vraiment passé dans la cellule. Et donc, c’est la réponse
à cette question-là qu’on demande, pas ici évidemment, mais aussi de votre
bouche.
M. Maimouni.- Eh bien… Je rejoins très largement ce que dit M. Bauwens.
La procédure d’appel est un droit, effectivement, mais à être utilisée s’il y a une
ambiguïté.
Mais là, il n’y en a pas. Les choses sont claires. Les choses sont avérées.
Je pense que la justice, vu le symbole de condamner la Ville de Bruxelles, sa
police et son Bourgmestre, c’est quand même une responsabilité pour un juge
avant d’émettre son jugement.
Je ne comprends pas qu’on tire sur les procédures.
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D’ailleurs, il suffit de voir le nombre de procès que la Ville de Bruxelles perd :
elle en perd quasiment deux sur trois. C’est énorme !
Systématiquement, on va en appel – je tiens aussi à vous rappeler que ça a des
coûts : ça se résume à plusieurs centaines de milliers d’euros par an.
Et on a aussi une responsabilité en tant que garant de l’argent public.
Et après, je vous ai demandé quelles sont les mesures qui ont été prises ou qui
vont être prises pour que ce genre d’incidents ne se reproduise plus, notamment
sur un examen beaucoup plus approfondi sur le recrutement.
Parce que vous savez ce qu’on dit : « Donnez du pouvoir à un frustré, on en fait
un dictateur. » Et malheureusement, il y en a quelques-uns.
Je les vois moi-même. Moi-même, j’ai été plusieurs fois assujetti à des
contrôles, et il y a des procédures qui sont plus que limites. Et comme par
hasard, quand on dit : « Chut ! Je crois qu’il est conseiller communal. », la
posture du policier change.
Ce n’est pas ça qu’on veut. Dites-moi par exemple que voilà, on va installer des
body-cams sur les policiers, qu’on va travailler sur de meilleures gestions des
risques et de meilleures gestions du stress.
Ce sont des choses comme ça que je veux entendre, et pas entendre : « Oui, je
veux aller en appel. »
Mme Maouane.- Merci, monsieur le Président. Merci, monsieur le
Bourgmestre, pour vos réponses.
Il y a un point d’éclaircissement, par contre, sur la technique de la nasse qui a
été reconnue comme illégale, mais si je comprends bien votre réponse, vous
dites : « C’est une technique qui continuera à être utilisée, qui sera un peu
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modifiée, mais qui continuera à être utilisée, malgré le fait que c’est une
technique qui a été reconnue comme illégale. »
Est-ce que j’ai bien compris votre réponse ?
M. le Bourgmestre.- Elle est évaluée, et en fonction des circonstances, elle
pourrait être utilisée.
Mme Maouane.- C’est ça. Donc, une technique qui a été jugée illégale, mais
qui continuera à être utilisée.
Ce jugement qui entache, je l’ai dit, la Ville, l’État, ça ne doit pas seulement
mener à des réflexions et des évaluations. C’est normal qu’il y en ait, mais ça
doit surtout amener à un changement de doctrine, à un changement de pratique
concrète sur la manière d’intervenir.
Parce que j’ai parlé de la condamnation de l’État belge et de la zone de police,
mais, et ça n’arrive pas tous les jours, il y a une condamnation aussi du
Bourgmestre.
Et je n’ai pas envie que ça se reproduise une deuxième ou une troisième fois.
C’est pour ça qu’il faut changer concrètement les pratiques, pour éviter ça, et
c’est un jugement qui appelle une réponse politique forte.
Il en va de la crédibilité de nos institutions !
Tout à l’heure, ma collègue interviendra sur le fait qu’un journaliste a été arrêté.
Ici, on voit qu’une technique jugée illégale continue à être utilisée.
Monsieur le Bourgmestre, je veux que la police soit respectée, mais pour qu’elle
soit respectée, elle doit être respectable.
Donc, il faut une double tolérance zéro, notamment envers les violences qui
sont commises par des représentants des forces de l’ordre.
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Je suis assez inquiète par vos réponses, puisque sur l’illégalité d’une technique,
vous dites que ça va être évalué.
Il n’y a pas de changement de doctrine, il n’y a pas de changements concrets qui
vont être instaurés.
Je reste attentive et je ne manquerai pas de vous réinterroger là-dessus, mais je
continue à être assez inquiète, monsieur le Bourgmestre, pour ne rien vous
cacher…
Question de M. BENZAOUIA concernant les logements de la rue Haute
M. Benzaouia.- Merci. Le centre historique de Bruxelles, en particulier des
quartiers populaires comme les Marolles, est de plus en plus soumis aux effets
pervers de la « touristification » et de la spéculation immobilière, comme
l’illustre le cas des locataires du numéro 51, rue Haute.
L’explosion des logements de type Airbnb et la pression exercée par les
investisseurs internationaux entraînent une hausse des loyers, forçant de
nombreux habitants à quitter un quartier où ils ont bâti toute leur vie.
Face à cette réalité, nous souhaitons savoir plus précisément quelles mesures la
Ville de Bruxelles compte mettre en place pour protéger les habitants des
Marolles et d’autres quartiers populaires contre ces dynamiques de
gentrification et d’exil forcé.
La coopérative Coop’Haute 51 a tenté de racheter l’immeuble pour préserver
son caractère abordable, mais s’est heurtée aux exigences spéculatives du
propriétaire.
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La Ville peut-elle intervenir en facilitant ce type de démarche, par exemple en
soutenant financièrement ou logistiquement les habitants dans leur projet de
rachat collectif ?
La Ville prévoit-elle d’acquérir des immeubles stratégiques comme celui-ci, afin
de les transformer en logements accessibles et durables pour les Bruxellois ?
Quelles actions concrètes la Ville envisage-t-elle pour limiter l’impact des
plateformes de location de courte durée sur la crise du logement ?
Les habitants des Marolles et d’autres quartiers historiques méritent une
protection renforcée pour éviter que Bruxelles ne devienne une ville-musée
vidée de ses habitants.
Nous espérons que la ville prendra des engagements forts pour répondre à cette
urgence sociale.
Merci pour votre réponse.
Mme Houba, échevine.- J’ai une réponse bien précise. Monsieur le conseiller
communal, la Ville de Bruxelles accorde une priorité absolue à la question du
logement. Garantir un accès au logement abordable, de qualité et durable pour
toutes et tous est au cœur de notre action.
On le rappelle d’ailleurs dans l’accord de majorité 2024-2030 qui renforce cette
ambition avec plusieurs mesures visant à protéger les habitantes et les habitants
et à préserver la mixité sociale.
La Ville continue à s’engager et à augmenter l’offre de logements publics et
abordables. Ça passe notamment par la construction et la rénovation de
logements via la Régie foncière et les agences immobilières sociales. C’est dans
ce cadre que la Régie a construit dans les Marolles plus de 340 logements dont
le loyer moyen est de 627 €, hors charges.
Page 90 sur 153 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/04/2025
Et à cela s’ajoutent deux projets en cours rue Haute, avec huit logements dans le
cadre du contrat de quartier Marolles, et rue des Renards avec la réhabilitation
de quatre logements et un commerce. Sans oublier bien sûr la quinzaine de
terrains qui ont été donnés en emphytéose au Logement bruxellois, qui
comptent plus de 1.593 logements dans les Marolles dont le loyer moyen hors
charges est de 347 €.
La Ville poursuit également, avec le travail de ma collègue Anaïs Maes en
charge de l’urbanisme, le renforcement des contrôles sur les locations de courte
durée, notamment de type Airbnb, afin d’éviter que des logements initialement
destinés aux habitants et aux habitantes ne soient détournés vers le tourisme.
Ce phénomène accentue la pression sur les loyers et nous devons y mettre un
frein. Je salue son action dans ce sens.
La protection des locataires est un axe important. En collaboration avec les
associations de terrain, la Ville renforce les dispositifs d’accompagnement
social pour prévenir les expulsions, aider les personnes confrontées à des
hausses de loyer ou des pressions pour quitter leur logement et garantir leur
maintien dans le quartier.
Plus spécifiquement, le modèle coopératif est effectivement une piste
intéressante pour répondre à la pression immobilière et lutter contre la
spéculation.
Une coopérative est une entreprise qui répond à un but social. Comme vous le
savez sans doute, sa gouvernance est démocratique, notamment à travers le
principe « une personne une voix », et la limitation des dividendes versés aux
coopérateurs et coopératrices (?).
Dans une coopérative, la valeur de la part n’évolue pas avec le temps, elle reste
identique. Et dans le cas d’une coopérative immobilière, le maintien de la part à
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sa valeur initiale empêche donc toute spéculation. Lorsqu’un coopérateur ou
une coopératrice (?) souhaite quitter le bien et vendre ses parts, il récupère le
montant qui était investi, ni plus ni moins.
Et donc, des coopératives de logement existent déjà à Bruxelles. Elles sont
regroupées au niveau régional, au sein d’une Fédération des sociétés
coopératives de logement à Bruxelles (FESOCOLAB) (?). Afin de faciliter
l’accès au logement, elle déploie souvent des approches innovantes.
Par exemple, avec la coopérative Fair Ground Brussels, créée à l’initiative
d’une quinzaine d’opérateurs bruxellois, elle détient aujourd’hui une septantaine
de logements et elle dissocie la propriété du sol et du bâti. Donc, le sol – le
tréfonds – est transformé en bien commun de façon définitive à travers une
fondation.
C’est là que j’en viens au cas des locataires du 51, rue Haute, qui m’est bien
connu. Lorsque le propriétaire a annoncé sa volonté de vendre l’intégralité de
l’immeuble, les habitantes et les habitants se sont organisés et ont examiné la
possibilité d’acheter ensemble le bâtiment.
L’idée de créer une coopérative est apparue assez rapidement lors de leurs
échanges. À l’instar du modèle mis en œuvre par Fair Ground Brussels, les
futurs coopérateurs et coopératrices (?) ont envisagé une dissociation du
tréfonds et du bâti.
Les habitantes et les habitants se sont heurtés au refus du propriétaire. Ils
avaient estimé pouvoir réunir ensemble un montant de 160.000 € – je peux
revenir sur le détail, si vous le souhaitez, pour ne pas être plus longue.
Mais en clair, le montant total estimé pouvoir être récolté était, grosso modo, de
4,4 millions d’euros (?), alors que le propriétaire n’a pas souhaité descendre et
exige 5,6 millions – vous voyez évidemment l’écart.
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La proposition formulée par les habitantes et les habitants ne résout pas la
question non plus du financement du tréfonds et ne prévoit que très peu
d’investissements, que ce soit dans l’immédiat ou sur la durée de
remboursement du crédit hypothécaire.
Dans le cas présent, l’inflexibilité du propriétaire empêche toute avancée – je le
regrette évidemment. Il maintient son prix nettement supérieur à ce qu’il devrait
être accepté pour proposer l’achat par une coopérative et la viabilité
économique du projet.
Ceci étant, je suis persuadée que le modèle coopératif est une piste d’avenir en
matière d’accessibilité au logement. La Ville peut certainement accompagner
une réflexion sur le sujet et soutenir les porteurs de projets, par exemple en les
mettant en relation avec de potentiels financeurs.
On continue à suivre la question du 51, rue Haute à l’œil.
Merci.
Vraag van mevrouw GOYVAERTS betreffende het Lakeside-project op
Tour & Taxis
Mevrouw Stoops.- Omdat de burgers ook al de vraag hadden gesteld is het een
beetje onnozel om ze twee weken te laten wachten tot mevrouw Goyvaerts terug
beter is. Ik zou dus graag die vraag stellen over dat megalomane Lake Side-
project.
De vraag werd al besproken in de burgerinterpellatie, maar het toont nog eens
aan hoe breed gedragen de frustratie zit van de geëngageerde burgers en de
omwonenden van de wijk, want tijdens het openbaar onderzoek waren er niet
minder dan 270 bezwaarreacties ingediend tegen het project. Samen met de
petitie die al 3369 aantekeningen opleverde, toont het aan hoeveel ongerustheid
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er leeft binnen de wijk over dit project.
Reacties op de kritiek vatten zich samen als: er is nu eenmaal nood aan
woningen, en natuurlijk erkennen we de nood aan woningen en vinden we het
positief dat de Stad zich verder ontwikkelt. Bruss’Help maakte nog net bekend
dat Brussel ondertussen bijna 10.000 dak- en thuislozen telt.
Wat duidelijk is, is dat deze thuislozen niet geholpen worden met penthouses
van een miljoen euro. Als meer dan 30% procent van onze bevolking zoekt in
de slechts 10% van het segment betaalbare woningen, is het geen rocket science
waar de prioriteit moet liggen voor een overheid.
Het bestemmingsplan was nooit ambitieus, het voorontwerp van de ordonnantie
tot wijziging van de COBAT daarentegen wel en wil dat er 25% sociale
huisvesting wordt gebouwd in nieuwe grote ontwikkelingsprojecten, wat Lake
Side met meer dan 3500m2 vloeroppervlakte zeker is. Anderzijds toont het
verloop van het project aan hoe participatie ontbrak of naast zich neergelegd
werd tijdens het traject.
Zo kwam er na participatie in 2007 een projectontwerp met onder andere 20%
sociale woningen. Gone with the wind. Niet alleen grove verspilling van het
geld dat in het participatietraject gestoken werd, maar vooral nefast voor het
geloof van burgers in politiek. Als een breed gedragen en doordacht plan
zomaar weggegooid wordt, waarom zou je je als burger dan nog inzetten?
We stellen ons grote vragen bij de manier waarop het megalomane plan tot
stand kwam en hoe ondoordacht de invulling van het project lijkt. De gevolgen
hiervan zijn: geen gedragenheid door de buurt, veel zorgen en onrealistische
plannen.
Dat het project an sich kan niet meer teruggedraaid worden, erkent ook het
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wijkcomité, maar wel kan ervoor gezorgd worden dat er rekening gehouden
wordt met de zorgen van buurtbewoners.
Ik heb de volgende vragen: kunnen er voorwaarden opgelegd worden in de
vergunning, zodat de omwonenden beter betrokken en geïnformeerd worden
over het project en alles wat er nu nog gaat verlopen?
Welke initiatieven heeft de Stad Brussel genomen, om bewoners te informeren
over het project, los van de wettelijke verplichting in het kader van een
vergunningsaanvraag?
Is het mogelijk om in de vergunning een verplichting op te nemen om meer
sociale woningen te bouwen dan voorzien in de aanvraag?
Ziet het huidige bestuur een mogelijkheid om de gevraagde vergunning niet af
te leveren zodat de doelstellingen voor sociale woningen niet verhoogd worden?
En misschien nog een laatste vraag: hoe hebben groene ruimten,
groenwaterdoorlaatbaarheid en de verhoging van de bevolking in een zeer
dichtbevolkt deel van Brussel invloed op uw adviezen?
Andere vragen heeft u gelezen, het staat op de site.
Mevrouw Maes, schepen.- Dank u wel, mevrouw Stoops en bij afwezigheid
mevrouw Goyvaerts, voor de vragen. Sommige van de vragen zijn wel al
beantwoord tijdens de interpellatie, maar ik zal ze met plezier nog eens
herhalen.
De eerste vraag ging over de mogelijkheid om in een vergunning een
verplichting op te nemen om meer sociale woningen te bouwen dan voorzien.
Sociale woningen kunnen enkel, en dat weet u, door een publieke instantie
ingericht en dus ook gefinancierd worden, die zijn zodoende dus afhankelijk
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van de beschikbare budgetten en die worden bepaald door de Brusselse
regering. Dit betreft geen stedenbouwkundige, maar een financiële kwestie.
Hoe hebben de groene ruimten en waterdoorlaatbaarheid invloed op uw al dan
niet positieve advies?
Wel, als je kijkt naar de voorwaarden: het zijn er veel en de voorwaarden rond
water, huishouding, biodiversiteit en bijvoorbeeld ook de footprint van het
parkeren wegen zeer zwaar in het advies van de overlegcommissie. Dat kan u
nalezen.
Dan stelde u een vraag over voorwaarden die zouden kunnen opgelegd worden
in de vergunning zodat de bewoner meer betrokken en geïnformeerd zou
worden over het project. Het openbaar onderzoek heeft mede dankzij de inzet
van stadsverenigingen een zeer brede weerklank gevonden in de omliggende
wijken.
Dat is ook te zien aan het aantal reacties. Tijdens de werf zelf zal het aan de
ontwikkelaar en de aannemer zijn om te informeren en maatregelen te nemen
om de lasten zoveel mogelijk te beperken.
En als het gaat over de vraag welke initiatieven de Stad Brussel genomen heeft
om te informeren over het project, los van het wettelijk kader van een
vergunningsaanvraag: de bijzin is het probleem aan de vraag.
We hebben al onze wettelijke verplichtingen in het kader van de
vergunningsaanvraag nagekomen en ik denk dat je moeilijk van een Stad kan
verwachten dat zij de communicatie van een privéontwikkelaar op zich neemt.
Voor de rest heb ik tijdens uw mondelinge vraag geen andere vragen meer
gehoord.
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Mevrouw Stoops.- Ik herhaal misschien wat de burgerinterpellanten ook
zeggen. Er zijn geen enkele garanties voor sociale woningen: enkel een warme
oproep en met een warme oproep hebben de mensen nog geen warme haard en
helemaal geen warme Brusselse haard.
Ik denk dat je in vergunningen wel sociale woningen kan verplichten, want ik
herinner me een video van mevrouw Persoons en mevrouw Ben Hamou die heel
stellig waren dat de socialisten geen slogans hadden, maar daadkracht tonen en
dat elke grote ontwikkeling dankzij hen 25% sociale woningen zou krijgen.
Op dit moment denk ik toch eerder dat het campagneslogans waren en
onwaarschijnlijk weinig daadkracht laten zien.
Alleszins wordt het met het positieve advies toch wel duidelijk dat de Stad haar
verantwoordelijkheid niet neemt en zich verstopt achter de wettelijke procedure.
Mevrouw Maes, schepen.- Ik wil daar graag even op antwoorden. Mevrouw
Persoons en mevrouw Ben Hamou hebben wel degelijk geprobeerd, maar het
werd tegengehouden in het Parlement.
Mevrouw Stoops.- De video deed wel uitschijnen alsof het al zo was. Ik zal u
hem eens doorsturen.
Questions de Mmes MALÇIKAN et CHAUFOUREAU concernant
l’augmentation de demandes d’aide suite à l’exclusion de milliers de
Bruxellois du droit à l’allocation du chômage
Mme Malçikan.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre,
mesdames et messieurs, chers membres du Collège, chers conseillers,
conseillères, comme vous le savez, le 1er janvier 2026, des milliers de citoyens
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bruxellois perdront leurs droits aux allocations de chômage.
Cette réforme fédérale est présentée de prime abord comme une incitation au
retour à l’emploi, mais qui risque finalement de provoquer un choc social
massif dans notre ville. Derrière ces décisions, il y a des vies, il y a des familles,
des personnes âgées, proches de la retraite, des jeunes sans réseau, des femmes
seules.
Dans une ville où le taux de chômage reste élevé, il est évident que toutes et
tous ne retrouveront pas un emploi dans les délais.
À quelques mois de l’échéance, plusieurs questions urgentes restent en suspens.
Disposez-vous d’une estimation du nombre de Bruxellois qui perdront leurs
droits au 1er janvier 2026 ?
Lors du Conseil communal de février dernier, une motion avait été adoptée à
l’initiative de M. Weytsman, demandant la réalisation d’une étude sur les
conséquences de cette réforme sur le CPAS de la Ville de Bruxelles.
Où en est cette étude ? Quand sera-t-elle finalisée ?
Et surtout, quand sera-t-elle communiquée aux membres du Conseil
communal ?
Le CPAS est-il prêt à absorber ce transfert de charges ? Dispose-t-il des
ressources humaines et budgétaires nécessaires pour faire justement face à un
afflux potentiellement massif de nouvelles demandes ?
À ce jour, il est vrai que je n’ai retrouvé aucun document de programme, ni
note, qui expose la politique générale du CPAS pour cette législature.
Nous sommes à huit mois de la mise en œuvre de la réforme, c’est peu de temps
pour établir un budget, recruter et former du personnel, adapter aussi les
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procédures.
Ma troisième question, c’est quelles actions concrètes la Ville entend-elle mettre
en place dès aujourd’hui ?
Un nombre croissant de citoyens m’interpellent, inquiets face à l’incertitude.
Beaucoup savent qu’ils devront se tourner vers le CPAS. Pourtant, à ce jour, le
site internet du CPAS ne mentionne aucune information sur le sujet, pas même
un simple “nous y travaillons”.
Allons-nous mettre en place un accompagnement proactif, des campagnes
d’information, une simplification peut-être des démarches vers le CPAS ?
Car le risque est bien réel : des familles sans revenus pendant des semaines, des
exclusions pour impayés, des coupures d’électricité ou même des ruptures de
soins.
L’objectif ici est simple : éviter les ruptures de droits, de logements et de
dignité.
Ce sont nos citoyennes et citoyens, c’est notre responsabilité, c’est notre Ville !
Le compte à rebours est donc lancé et nous avons ici collectivement le devoir
d’anticiper.
Je vous remercie pour vos réponses.
Mme Chaufoureau.- Oui, je vais lire ma question en entie. Merci, monsieur le
Président.
En janvier 2026, plus de 100.000 chômeurs seront exclus du chômage, dont
27.000 dans la Région de Bruxelles et 5.000 à Bruxelles-Ville.
La capitale serait ainsi la Région la plus durement touchée du pays.
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Outre le fait que nous doutions que mettre les gens dans la précarité les pousse à
chercher du travail, nous pensons à nos CPAS bruxellois qui seront ceux sur qui
retomberont ces 5.000 personnes exclues.
Nos CPAS, qui luttent déjà contre la surcharge de travail – plus de 50 % en
15 ans – et la pénurie de personnel se retrouveront avec une déferlante de
nouveaux dossiers à gérer !
Les employés actuels font tout leur possible avec les ressources à leur
disposition, mais ils disent déjà eux-mêmes que tous les dossiers n’ont pas un
suivi personnalisé, par manque de moyens.
Nous parlons donc de milliers de dossiers supplémentaires, avec encore moins
de travailleurs sociaux pour les gérer, des conditions de travail dégradées, une
diminution de la qualité et de l’accompagnement de la population et un
allongement des délais.
Vous dites dans la presse que vous souhaitez que le gouvernement fédéral
finance à 90 % ces nouveaux besoins, mais vous n’aviez, aux dernières
nouvelles, aucune garantie que cela arrive. Les notes prévoient plus
généralement une compensation pour les CPAS, sans parvenir à chiffrer la
somme nécessaire – et pour couronner le tout, cette somme serait en fonction
des performances des CPAS et non pas de leurs besoins !
Cette réforme est très rapidement mise en place. Des lettres sont déjà envoyées
le 1er juillet aux bénéficiaires de plus de deux ans des allocations de chômage
pour les prévenir qu’en janvier 2026 ils en seront exclus.
Pourtant, rien n’est encore clair au niveau des aides budgétaires pour les CPAS.
Mes questions sont celles-ci : savez-vous exactement combien de personnes
seront impactées ?
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Avez-vous déjà chiffré combien coûterait l’arrivée des gens qui seront bientôt
exclus du chômage au CPAS, mais également à la commune ? Allez-vous
recevoir de l’aide du fédéral ?
Quand prévoyez-vous de nouveaux engagements au sein de nos CPAS ? S’il n’y
a pas de création de travail ni plus de personnel au CPAS pour faire le travail de
façon – je vous cite : « plus efficace qu’Actiris pour une remise à l’emploi »,
comment est-ce crédible de dire que vous allez trouver un travail pour ces
personnes ?
Merci pour vos réponses.
M. Weytsman, président du CPAS.- Merci, monsieur le Président.
Mesdames (?) les conseillères, je réponds volontiers, même si, selon l’article 63
de notre règlement d’ordre intérieur et l’article 84 bis de la nouvelle loi
communale, les questions liées au CPAS relèvent avant tout du Conseil de
l’action sociale.
Puisque la Team Fouad Ahidar ne siège pas au Conseil du CPAS et qu’une
motion a été votée, je répondrai en deux temps : sommairement ce soir et lors
du prochain Conseil communal, lorsque je ferai la présentation – ça répond déjà
à votre question – la présentation de l’étude.
Avant tout, je tiens à saluer le travail des équipes du CPAS de la Ville de
Bruxelles. Ce sont elles qui, chaque jour, assurent la continuité de l’aide avec
humanité et professionnalisme dans un contexte de pauvreté croissante depuis
plusieurs décennies.
La réforme fédérale dans ce cadre du chômage prévoit, en effet, pour le
1er janvier 2026, un changement assez important. Ce n’est pas un ajustement
technique, vous avez raison de le dire, mais le système actuel avec des
allocations de chômage sans réelle limite de temps a généré – il faut aussi s’en
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rendre compte – une situation particulière à Bruxelles, puisqu’en effet, 66 % des
chômeurs sont indemnisés depuis plus de deux ans. C’est ça, la réalité de la
Ville de Bruxelles.
Dans ce contexte, les principes de la réforme sont clairs :
1. Des allocations plus élevées au départ.
2. Une durée maximale d’indemnité limitée à deux ans – pour autant,
évidemment, qu’on ait moins de 55 ans avec une carrière longue, et une
responsabilité accrue des Régions.
On espère évidemment que le gouvernement bruxellois pourra activer cette
responsabilité le plus rapidement possible.
4. (?) Un encadrement renforcé des jeunes et des chômeurs temporaires.
5. Des compensations financières au CPAS – vous avez raison de le dire.
Sur le territoire de la Ville de Bruxelles, pour répondre à votre question, il y a
6.600 Bruxellois qui pourraient être potentiellement touchés par les limitations
des allocations de chômage. Ça représente 6 % des ménages.
Selon les capacités des employeurs à s’adapter, à l’état de santé des personnes et
aux revenus disponibles de leur ménage, une partie de ces personnes, un tiers
selon la plupart des études – je vous présenterai toutes les études, tout le monde
converge plus ou moins –, un tiers pourrait effectivement devoir dépendre du
CPAS dès le 1er janvier 2026 : ça représente plus ou moins 2.000 personnes.
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Il s’agit de chômeurs de longue durée, souvent très éloignés de l’emploi,
confrontés parfois à des problématiques de santé mentale, d’addiction, de
logement indigne ou simplement d’isolement social.
À ce stade, notre réponse à cette réforme s’inscrit déjà dans une anticipation
budgétaire et organisationnelle : dès septembre 2025, un plan de renforcement
progressif de certaines équipes du CPAS sera mis en œuvre, étalé sur 12 mois.
Nous estimons qu’il faudra au moins recruter 50 personnes supplémentaires
pour garantir un accompagnement de qualité dans des domaines essentiels, tels
que l’enquête sociale, la formation, l’emploi, la santé et le logement. Il s’agit
d’investir dans de bons profils afin de renforcer les compétences et d’améliorer
la qualité de l’accompagnement vers la formation et le marché de l’emploi.
Mais nous devons toutes et tous aussi nous interroger : aujourd’hui, dans le
système actuel, que propose-t-on à une personne au chômage depuis quatre ou
cinq ans inscrite chez Actiris, et qui parfois est inscrite chez Actiris depuis très
longtemps parce qu’elle a des troubles de santé mentale, des troubles
d’addiction ou des problèmes de logement ?
Je refuse de considérer ces publics comme oubliés ou perdus !
Le CPAS propose un accompagnement humain, individualisé, structuré – c’est
le cœur même, d’ailleurs, de notre mission.
Ce sera difficile, c’est vrai, mais vous avez raison et je pense qu’on doit être à la
hauteur de cela. Et vous avez raison aussi de souligner qu’il faut des
financements et j’ai déjà, à plusieurs reprises – que ce soit auprès du
gouvernement fédéral ou dans la presse –, dit à quel point ces financements sont
importants.
Il faut un soutien financier clair, à la hauteur des enjeux, un financement
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structurel, basé sur les besoins réels, proportionnel au nombre de personnes
accueillies et aux remises à l’emploi.
C’est dans l’intérêt de ces personnes, c’est dans l’intérêt des pouvoirs publics et
c’est dans l’intérêt des entreprises bruxelloises.
Je vous remercie.
Vraag van mevrouw STOOPS betreffende de Tivoliwijk en het Greenbizz-
project
Mevrouw Stoops.- De Tivoliwijk in Laken krijgt heel veel lof uit verschillende
stadsplanningshoeken, maar toch zien we dat er in deze nieuwe wijk, ingebed in
een oude, zeer dense en zeer jonge wijk, nog steeds te weinig speelruimte is.
Vorige legislatuur werd beslist door de groene schepen van sport om een terrein
van Citydev om te toveren tot een pumptrack, een oefen-, sport- en een
speelterrein voor fietsers.
Naast de sportieve doelstellingen sloot het pumptrack ook naadloos aan bij het
nieuwe fietsplan van de Stad Brussel, waarbij niet enkel werd gefocust op
mobiliteit maar ook op het spelend leren: de fiets leren kennen op positieve
manieren.
Op dit terrein zou naast Greenbizz 1 het volgende Greenbizz-project komen.
Omdat de wijk deze speelplek in haar hart heeft gestoken, werd door het Gewest
een plan ontwikkeld, die deze speel- en sportplek integreerde in het nieuwe
ontwerp.
Een mooi voorbeeld hoe tijdelijk gebruik ideeën kan geven voor een
permanente invulling, rekening houdend met de noden van de buurt.
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Daar staat Ecolo-Groen voor. Het ontwerp heeft volgens de informatie die
Citydev gaf nog een go nodig van de Stad Brussel.
Kan u ons inlichten over de positie van de Stad Brussel over dit project?
Kan u de inwoners van de Tivoliwijk, maar zeker ook de Brusselaars die van
ver speciaal tot Laken komen verzekeren dat het pumptrack zal ingebed worden
in het nieuw project en staan er nog andere projecten op til waar Brusselaars
spelend kunnen leren fietsen of deze fietssport kunnen beoefenen?
Dank u wel.
Mme Frelinx, échevine.- Merci, madame Stoops, je vous remercie pour votre
question. Citydev a en effet pour projet de construire une extension du projet
Greenbizz. L’emprise de celui-ci s’étend partiellement sur le site actuel du
pumptrack.
Dans le cadre de la réalisation de ce projet, la piste d’apprentissage ne pourra
pas être maintenue, mais la piste pour cyclistes aguerris sera, elle, maintenue.
Elle sera intégrée dans un grand espace public végétalisé qui sera financé par
Citydev.
La question de l’utilisation du pumptrack pendant le chantier reste encore en
suspens. Dans la mesure du possible, la Ville demandera à Citydev de veiller à
garantir l’accès au pumptrack par la rue Dieudonné Lefèvre, mais cela dépendra
probablement de la mise en œuvre du chantier.
Enfin, je vous confirme que nous allons étudier la possibilité d’étendre l’offre
de zones d’apprentissage au vélo, et en particulier les pumptracks, sur le
territoire de la Ville. Dans l’attente de propositions concrètes, nous avons
demandé à l’asbl Ride Your Future, qui exploite actuellement le pumptrack,
d’étudier la possibilité d’installer un pumptrack temporaire, par exemple au
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Bois de la Cambre.
Mevrouw Stoops.- Bois de la Cambre is een klein beetje ver van die dense wijk
met allemaal heel veel jonge kinderen die nood hebben aan spelen. En als ik het
mij goed herinner heeft schepen Pinxteren samen met schepen Hellings een
aantal nieuwe locaties proberen te zoeken in de buurt, omdat die noodzaak zo
groot is.
Dus ik zou heel graag insisteren dat er meer, samen met Ride Your Future,
wordt gekeken naar mogelijkheden in die wijk en niet naar een heel verre plek
waar zelfs die niet-nombreuze families niet naartoe komen.
Het is wel fijn dat een stukje wordt opgenomen, maar we hebben toch wel
ruimte nodig om te spelen.
Ik had wel gehoopt op een positief antwoord waarmee ik zelf blij kon zijn, maar
ik ben eigenlijk toch teleurgesteld.
Question de Mme DE MARTE relative à la Journée de l’Europe
Mme De Marte.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre, le
9 mai prochain, nous célébrons la Journée de l’Europe. Cette date revêt cette
année une importance toute particulière parce que, comme on l’a rappelé dans la
motion sur le 8 mai, elle s’est faite au lendemain du 80e anniversaire de la
victoire sur le nazisme et le fascisme, dont le projet européen est la réaction et
l’antidote.
Le 9 mai est donc un moment crucial et fondateur de notre histoire commune
moderne, des citoyens et citoyennes européens et de cette ville.
À l’heure où les valeurs démocratiques et européennes sont à nouveau mises à
l’épreuve et que les tentations autoritaires montent dans tellement de pays
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européens, il est essentiel que Bruxelles, capitale de l’Europe, marque cette
journée si importante avec la solennité et l’engagement qu’elle mérite.
Les institutions européennes prévoient, comme chaque année, des journées
portes ouvertes pour le 10 mai, mais je souhaiterais savoir quelles initiatives
spécifiques la Ville de Bruxelles entend mettre en place pour commémorer cette
date et pour rendre cette célébration visible, inclusive et accessible au plus
grand nombre.
Célébrer la Journée de l’Europe de manière forte et symbolique serait également
une occasion précieuse de renforcer les sentiments d’appartenance des dizaines
de milliers de citoyens non belges qui vivent ici et contribuent activement à la
vie de notre ville.
Monsieur le Bourgmestre, pouvez-vous nous préciser quels événements ou
initiatives la Ville soutient ou organise dans ce cadre ?
Merci beaucoup.
Mme Houba, échevine.- Madame la conseillère, madame De Marte, merci pour
votre question. Le 9 mai, Journée de l’Europe, est pour nous bien plus qu’une
simple commémoration : c’est une occasion de réaffirmer notre vision de
l’Europe, une Europe unie, indépendante et profondément démocratique. Une
Europe où la liberté, la diversité, la multiculturalité et le refus de toute forme de
totalitarisme sont des fondements non négociables.
Et cette vision, nous ne la portons pas uniquement dans les discours, mais nous
l’incarnons à travers des moments de partage, d’union et de visibilité pour
toutes et tous.
Et cette année, la Ville de Bruxelles organisera un événement symbolique et
ouvert à toutes et tous sur la Grand-Place, lieu emblématique de notre capitale
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– capitale de l’Europe aussi, d’ailleurs.
Ce moment gratuit et accessible prendra la forme d’une illumination spéciale de
la Grand-Place aux couleurs de l’Europe, d’une émission de la RTBF dans la
cour de l’hôtel de Ville (de 17h30 à 19h), d’un DJ set sur la Grand-Place en
début de soirée et l’ensemble sera accompagné d’un dispositif de rayonnement
communicationnel, grâce notamment à des partenariats avec des médias locaux.
C’est notre manière de rendre visible l’engagement européen de la Ville, de
permettre à tous les citoyens et citoyennes, y compris les dizaines de milliers
qui résident ici et qui sont non belges, de se sentir pleinement chez eux dans
cette célébration.
À la Ville, nous croyons profondément qu’à une époque où les valeurs
européennes sont mises à l’épreuve, les villes doivent être des phares.
En tant que capitale de l’Europe, Bruxelles assume cette responsabilité avec
force et conviction !
Mme De Marte.- Merci, madame l’échevine. Je suis extrêmement (?) rassurée
de savoir que vous avez prévu toutes ces activités qui vont évidemment dans la
bonne direction.
Je suis pourtant un peu surprise, parce que la communication au sujet de ces
célébrations n’est nulle part – du moins, moi, je n’ai pas pu la trouver.
Donc, je vous invite peut-être pour le futur à réfléchir à comment mieux faire
arriver l’importance du message auprès des citoyennes et des citoyens. Parce
que si, moi, conseillère communale, je n’arrive pas à trouver ces informations,
ça veut dire que ce n’est pas facile pour les citoyens, et notamment pour les
citoyens européens qui ne sont pas forcément les plus faciles à renseigner sur
les activités de la Ville.
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Et donc voilà, je vous invite aussi, pour 2026, à mieux réfléchir à comment on
peut vraiment incarner ces célébrations d’une manière plus inclusive et qui
arrive à tous les citoyens et les citoyennes.
Merci.
Question de M. MAIMOUNI concernant le retrait de la Ville du réseau X,
anciennement Twitter.
M. Maimouni.- Juste avant d’intervenir (?), monsieur le Président,
M. le secrétaire communal, la dernière fois que j’avais ramené quelqu’un, un
« community manager » pour mes réseaux sociaux…
Je me suis fait « allumer », ici – j’ai « bronzé » !
Mais visiblement, quand c’est pour des membres du Collège, « ça ne (?) peut
mal ».
Donc, soit c’est un règlement d’ordre communal pour tout le monde ou à
géométrie variable, j’aimerais le savoir.
Je le dis en toute gentillesse et délicatesse, parce que la dernière fois que j’ai
ramené un caméraman pour filmer, on m’a dit que je ne pouvais pas.
M. le Président.- Mais moi, je suis d’accord avec ça. Je ne vois pas... Parce que
je l’observe, et puis j’ai demandé à quelqu’un aussi qui prenait des photos.
Bon. À un moment donné, il faudra qu’on en discute dans le nouveau règlement
d’ordre intérieur.
Donc, on en rediscutera.
M. Maimouni.- Je vous remercie.
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Monsieur le Bourgmestre, j’ai appris dans la presse que vous avez pris
l’initiative de retirer la Ville de Bruxelles de la plateforme X, qui est jusqu’à
preuve du contraire l’un des réseaux sociaux les plus influents au monde pour
transmettre des informations.
D’autant plus dans notre secteur d’activité qui est la politique et la diffusion
d’informations.
Et je voulais savoir pourquoi vous avez pris cette initiative et au nom de quoi ?
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Président, monsieur le conseiller, je vous
remercie. Merci pour votre question qui témoigne de l’attention que vous portez
aux canaux de communication de la Ville.
Depuis plusieurs années, la Ville de Bruxelles utilise les réseaux sociaux pour
partager ses actualités et maintenir un dialogue direct avec les citoyens.
Cependant, l’évolution de la plateforme X a rendu cette mission de plus en plus
difficile.
Plusieurs éléments ont motivé notre service de communication à (?) se retirer le
10 février 2025 du réseau X, anciennement Twitter :
- Multiplication de contenus problématiques : la plateforme X accueille de plus
en plus de contenus polarisants, qui compliquent la tenue d’un débat public
serein et qui nuisent au débat démocratique.
Nous ne sommes plus compatibles avec les valeurs d’écoute, de respect, de
transparence, d’inclusivité que défend la Ville de Bruxelles.
- Baisse de portée et perte de fiabilité : la plateforme a profondément changé ses
algorithmes et son modèle économique. Les messages institutionnels atteignent
de moins en moins leur public sans un investissement publicitaire massif.
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La portée des messages de la Ville y est dès lors devenue très limitée.
- Réallocation vers des canaux plus efficaces : nos efforts sont désormais
concentrés sur des plateformes où l’engagement citoyen est plus significatif :
Instagram, Facebook, LinkedIn, ainsi que notre site web.
- Exemplarité institutionnelle : en tant que capitale de la Belgique et siège
d’institutions européennes, la Ville de Bruxelles se doit de promouvoir un
environnement numérique sain.
Quitter une plateforme problématique est un signal fort envers une
communication responsable qui préserve un espace d’échange constructif et
respectueux de toutes les opinions politiques.
Je vous remercie.
M. Maimouni.- Je pense pour ma part que c’est une décision qui aurait dû être
prise de manière collégiale. Je tiens à vous rappeler que vous siégez en majorité
avec le MR dont le (?) président Georges-Louis Bouchez a stigmatisé sans
aucune ambiguïté la communauté belgo-marocaine et qu’il (?) ne cesse de le
faire au fur et à mesure.
Je ne vous ai pas vu ou entendu vous désolidariser du MR – parce que si je dois
suivre cette logique-là, elle est là.
Moi, j’ai plus l’impression qu’il s’agit d’un point de vue idéologique, vu son
CEO Elon Musk et les différentes polémiques qu’il a eues.
Parce que le hasard fait que – comme par (?) hasard – cette décision a été prise
quelques jours après cette polémique vis-à-vis de ce soi-disant salut nazi et je ne
comprends pas qu’on se restreigne (?)…
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M. le Bourgmestre.- Qu’est-ce que vous voulez dire par « soi-disant salut
nazi » ?
M. Maimouni.- Eh bien, à partir du moment où…
M. le Bourgmestre.- Ce n’est pas un salut nazi, pour vous ?
M. Maimouni.- Eh bien, excusez-moi, monsieur… À partir du moment où
l’AIPAC – l’AIPAC qui défend les intérêts des juifs américains – dit
ouvertement que ce qu’a fait M. Musk n’est pas un salut nazi, je ne sais pas si
vous...
M. le Bourgmestre.- Eh bien nous, on l’a vu.
(…)
Non, mais voilà. On a une différence d’opinions : nous considérons que c’est un
salut nazi.
M. Maimouni.- Okay, mais j’ai une question, monsieur Close : il n’y a pas
moins d’un mois, dans ce Conseil communal, vous avez dit que vous étiez un
légaliste.
Y a-t-il une plainte ou une condamnation vis-à-vis de ce geste-là ?
M. le Bourgmestre.- Non, parce qu’aux États-Unis, ça n’est pas condamnable.
En Europe, il aurait été condamné.
Voilà la différence – je vous réponds juridiquement, monsieur Maimouni.
M. Maimouni.- Eh bien, qu’est-ce qui vous empêche de porter plainte,
monsieur Close ?
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Vraag van mevrouw GOYVAERTS betreffende het wijkcontract Jonction
M. le Président.- L’auteur ayant été excusé, la question est reportée.
Vraag van mevrouw STOOPS betreffende de heraanleg van de
Bisschopstraat
Mevrouw Stoops.- Beste schepen, de heraanleg van de Bisschopsstraat naast
Brucity is afgerond. Enfin.
We zien wel dat er geen markering voorzien is voor fietsers die in de
tegenrichting mogen fietsen.
Zeker nu u reeds te kennen gaf dat fietsers alternatieven nodig zullen hebben
voor de Anspachlaan is het superbelangrijk dat deze alternatieven zo
verkeersveilig mogelijk ingericht worden, natuurlijk.
Dus mijn vragen zijn heel eenvoudig:
Ben ik te ongeduldig, was u nog van plan om deze markering aan te brengen, of
welke bijkomende plannen heeft u om de alternatieve assen op
verkeersveiligheid van tweewielers te verhogen?
Dank u wel.
Mevrouw Maes, schepen.- Mevrouw Stoops, hartelijk bedankt voor uw vragen.
Ja, u bent te ongeduldig – met de knipoog gezegd.
Om tegemoet te komen aan die specifieke vraag werd aan tweewielers
momenteel al toegelaten om in beide richtingen te rijden op de extra brede
voetpaden. De borden werden recent geplaatst en de logo’s zijn nog in
voorbereiding.
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Wat betreft uw vraag over de alternatieve assen van de Anspachlaan heb ik u
eerder al geantwoord dat alle straten die betrekking hebben op de toekomstige
aanpassingen in verband met de fietsverplaatsingen nog in bespreking en in
studie zijn, dus ook de Bisschopsstraat.
Het verbod voor tweewielers op de Anspachlaan zal wel degelijk gepland en
uitgevoerd worden, samen met flankerende maatregelen op de andere assen, in
de directe omgeving.
Dank u wel.
Mevrouw Stoops.- Hoera! Dat is beter nieuws dan de pumptrack, waar ik ook
had gedacht om hoera te kunnen roepen.
Als ik het goed begrijp komen er logo’s op de weg? Kei goed.
Question de Mme DE MARTE relative à l’arrestation d’un journaliste
(M. HAULOTTE)
Mme De Marte.- Oui, merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre,
aujourd’hui, alors que l’état de droit et les libertés d’expression sont bafoués
dans plusieurs pays européens, je suis certaine que vous partagez l’idée que
Bruxelles, en tant que capitale européenne, doit en incarner la défense avec
exemplarité.
On vient d’ailleurs de voter à l’unanimité une motion qui réitère la forte identité
démocratique et antifasciste de notre ville. Vous venez vous-mêmes de dire à
l’instant que nous entrons dans une époque de résistance et que notre ville doit
faire sa part – et je vous rejoins pleinement sur ces points.
Pourtant, le 8 avril, Thomas Haulotte, journaliste professionnel accrédité, a été
arrêté par la police de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles alors qu’il couvrait une
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action de collage d’affiches contre l’extrême-droite dans les quartiers
européens.
Malgré la présentation de sa carte de presse, l’offre aux policiers de visionner
les matériels qu’il avait enregistrés, et en l’absence de toute menace à l’ordre
public, il a été privé de liberté toute une nuit.
L’Association des journalistes professionnels, qui confirme qu’il était en
mission journalistique, a saisi le Comité P et se constitue partie civile. La
Fédération européenne des journalistes a également signalé l’incident au
Conseil de l’Europe, ce qui démontre la gravité extrême de ces faits.
Ce qui s’est produit est profondément inquiétant : dans une ville où siègent les
institutions européennes, garantes des libertés fondamentales de toutes et tous
les citoyens européens, un journaliste a été empêché d’informer !
Un tel incident entache notre démocratie et la réputation internationale de notre
capitale, et s’ajoute à d’autres épisodes signalés par des journalistes, comme par
exemple la saisie d’images prises par (?) des journalistes qui filmaient la
manifestation contre la présentation du livre de Jordan Bardella à Bruxelles, au
mois de novembre 2024.
Monsieur le Bourgmestre, vous convenez sûrement avec moi que ces épisodes
sont inacceptables. La liberté de la presse n’est pas négociable, elle est le socle
de toute la société libre.
Au nom du groupe Ecolo-Groen, j’exprime ma pleine solidarité avec Thomas
Haulotte et avec toutes et tous les journalistes qui exercent leur métier avec
rigueur tous les jours dans notre ville.
Comment expliquez-vous ce qui s’est passé le 8 avril, monsieur le
Bourgmestre ?
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Pourquoi, malgré la présentation de sa carte de presse, M. Haulotte a été privé
de liberté ?
Quelles actions concrètes préconisez-vous pour que tel fait ne se puisse
reproduire dans notre commune ?
Merci beaucoup.
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président, Madame la conseillère, en
date du 8 avril 2025, vers 23h, conformément au prescrit de l’article 31 de la loi
sur la fonction de police, les services de police ont procédé à l’arrestation
administrative de six personnes.
Ces arrestations administratives ont eu lieu suite à des dégradations dans le
quartier européen.
Les services de police ont adopté une position uniforme face à un groupement
s’adonnant à une action de « désobéissance civile » – je ne vois pas pourquoi
c’était nécessaire de faire de la désobéissance civile : je crois qu’on laisse les
gens manifester, dans cette ville ! – tel qu’ils l’ont eux-mêmes qualifiée, sans
faire de distinction en raison de la qualité de l’une ou l’autre personne, la carte
de presse ne constituant nullement une immunité.
Tout le groupe était habillé de la même façon, de vêtements noirs, et adoptait la
même attitude. Les services de police ont expliqué aux membres du groupe les
raisons de leur interpellation et ont également procédé à la saisie des objets
retrouvés, à savoir des outils permettant le collage des affiches.
À ce moment-là, et jusqu’au moment où il s’est identifié comme journaliste,
rien ne permettait de penser qu’il exerçait cette profession et qu’il était distinct
des autres membres.
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Les services de police accordent une attention particulière au respect du droit à
l’information et veillent à privilégier la communication en toutes circonstances.
Ils restent particulièrement attentifs au respect des libertés et droits
fondamentaux de chacun, tout en veillant à garantir la sécurité au sein de notre
État de droit qui constitue leur mission principale.
Nous prenons acte du fait qu’une plainte a été déposée auprès du Comité P. La
police reste dès lors à la disposition des autorités compétentes pour fournir
toutes les informations nécessaires à la manifestation de la vérité, dont
notamment les images enregistrées par nos services au moyen de leurs caméras
individuelles, puisque les policiers avaient une body-cam.
Pour le reste, vous me posez la question sur ce qu’on a fait. On a eu, il y a
quelques années, des incidents lors de la venue de la militante climatique Greta
Thunberg, et où des journalistes ont été bousculés par un service d’ordre qui, en
fait, protégeait Greta Thunberg qui était à ce moment-là assaillie de fans, en fait.
Et on a fait des réunions avec les différentes rédactions pour voir comment
organiser les manifestations.
Mais ici, c’était une personne qui voulait suivre – apparemment, de ce que je
comprends – les personnes de façon « under cover ». Pas comme un journaliste
qui suit, mais de voir une action de « désobéissance civile » – je répète que ça
me paraît un terme un peu spécial dans notre pays, mais soit.
Et donc, c’est comme ça qu’il a été confondu avec (?) l’ensemble des
manifestants.
Pour le reste, je pense qu’une fois que tout a été vérifié, il n’est pas resté
longtemps à disposition des forces de l’ordre. Je pense que ça, il l’a déclaré lui-
même.
Voilà, je vous remercie.
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Mme De Marte.- Merci, monsieur le Bourgmestre. Sur la désobéissance civile,
je vous laisse vous renseigner mieux sur ce que ça représente et que ça
représentait pour beaucoup de mouvements, y compris dans des pays
démocratiques, parce que je pense que, vraiment, il est bizarre, de la part d’un
bourgmestre socialiste, de diminuer la valeur de ce que la désobéissance civile a
au sein de notre société et l’a permis d’avancer dans énormément de causes.
Donc, je vous laisse (?).
En tout cas, on n’a pas ici à faire les débats sur la désobéissance civile, mais je
suis un peu surprise par votre réponse, parce que le journaliste en question a
témoigné plusieurs fois avoir montré sa carte de presse, avoir aussi prévenu les
policiers qu’arrêter un journaliste dans le (?) cadre d’une action pareille était
quelque chose qui pouvait effectivement être quelque chose de très controversé.
Il a renseigné aussi les commissaires de police, quand ils se sont parlés après
son arrestation, du fait que lui, il avait montré sa carte de presse (?), il avait
donné accès au matériel qu’il avait enregistré et qu’il était vraiment là pour
informer et pas pour participer à l’action en tant que militant lui-même, mais
juste comme journaliste freelance qu’il est.
Et donc, du coup, ça me semble vraiment particulier le fait que, malgré toutes
ces assurances, il soit quand même arrêté et il soit quand même gardé toute la
nuit avec les autres militants pour lesquels, évidemment, la police avait le droit
de procéder à l’arrestation s’ils le réputaient nécessaire.
Il me semble que, de votre part, il serait bien de reconnaître que la liberté de la
presse est aussi la liberté de faire des actions et de suivre des actions de
désobéissance civile sans en informer à l’avance les autorités, ce qui,
apparemment, lui a été demandé de faire après, quand on lui a dit pourquoi il
avait été arrêté.
Merci beaucoup.
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Question de M. MAIMOUNI concernant les mesures prises pour lutter
contre les façades d’immeubles mal entretenues, souvent taguées
ou en infraction avec la loi
M. Maimouni.- Monsieur l’échevin, les Bruxellois constatent de plus en plus
de façades d’immeubles mal entretenues, souvent taguées, en infraction avec la
loi.
Quelles sont les mesures que votre cabinet met en place pour sensibiliser les
propriétaires, les verbaliser, si besoin, pour ceux qui enfreignent la législation et
prévenir les dégradations des façades ?
Je tiens à vous rappeler que nos façades représentent l’image de notre ville.
C’est la vitrine de la capitale de l’Europe. Il est important qu’elles soient...
qu’elles soient mises « à leur meilleur jour » – je dirais ça comme ça.
Moi, je ne comprends pas que quand je me balade, je vois des graffitis, je vois
des insalubrités dans les quatre coins de notre belle ville de Bruxelles.
Je voudrais savoir quelles sont les actions qui ont été prises ou qui vont être
prises en compte.
Merci.
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Monsieur le conseiller communal, la Ville de
Bruxelles agit concrètement contre la problématique que vous décrivez, et ce,
sur tous les fronts.
En effet, il s’agit d’une problématique transversale relevant de la compétence de
plusieurs membres de ce Collège.
À travers ma compétence « finances », nous disposons d’un règlement taxe
relatif aux immeubles à l’abandon, négligés, inoccupés ou inachevés, et aux
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terrains à l’abandon ou négligés. Dans les faits, cet outil nous permet de
sanctionner, mais aussi d’accompagner, d’orienter et de conseiller les
propriétaires dont les biens ne sont pas entretenus.
En ce sens, les redevables concernés ont également l’occasion de s’exprimer et
de se faire entendre lors du collège fiscal afin d’exposer leur situation de
manière détaillée et dans sa réalité.
Chaque année, près de 400 propriétés sont enrôlées pour négligence, rapportant
des recettes atteignant environ 3 millions d’euros.
Depuis mon entrée en fonction, nous avons renforcé notre équipe de recenseurs
qui continue quotidiennement à intensifier ses efforts sur le terrain.
En parallèle, via ma compétence propreté publique, notre service anti-graffitis a
réalisé plus de 3.000 interventions en 2024, que ce soit au niveau de l’espace
public ou sur des façades de citoyens ou de commerçants qui en ont fait la
demande.
J’en profite au passage pour saluer et remercier la cellule anti-tags qui effectue
quotidiennement un travail impressionnant sur des zones qu’elle n’est parfois
pas censée traiter.
En plus de ces interventions, le service propreté organise également de vastes
opérations de nettoyage de graffitis par le biais d’un adjudicataire dans des
zones particulièrement touchées par le phénomène.
En plus du règlement général de police et des sanctions administratives
communales, nous disposons aussi d’un règlement « incivilités » qui nous
permet d’infliger une taxe de 500 € par mètre carré de tags ou graffitis.
Au niveau des affaires économiques, les commerces peuvent bénéficier d’une
prime pour rénovation de façades commerciales d’un montant maximum de
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5.000 €, hors TVA.
Enfin, au niveau de notre département urbanisme, la Ville a aussi la possibilité
de poursuivre les infractions urbanistiques lorsque les façades sont transformées
de manière inconforme.
En somme, monsieur le conseiller, comme vous pouvez le constater, notre Ville
agit de manière proactive, transversale et coordonnée sur cette problématique.
Merci pour votre attention.
M. Maimouni.- Bien évidemment, je souhaiterais réagir, parce que j’ai
l’impression que c’est ChatGPT qui m’a répondu. Et pas quelqu’un qui se
balade dans les rues (?) de la capitale pour voir la réalité.
Vous dites que vos services réagissent de manière proactive et constatent les
infractions ?
(M. Maimouni présente une série de photos montrant des posters électoraux sur
des façades.)
Les élections, c’était il y a un an !
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- C’est bien… Faites le clown !
M. Maimouni.- C’est pris il y a quelques jours…
M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Qu’est-ce que ça a à voir avec les tags ?!
M. Maimouni.- Joli sourire, madame Lalieux – bon, il faut moins abuser sur
Photoshop !
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Donc, j’aimerais, monsieur, premièrement, que vous me laissiez terminer, tel
que le prévoit le règlement intérieur, et réagissez si vous le voulez !
Donnez-moi une explication à ça : ça fait un an que les élections sont passées -
ça fait un an ! Vous ne vous baladez pas à Bruxelles ? Qui, de vos services, va
verbaliser ces personnes-là, sur les photos ? Dites-le-moi !
M. le Président.- Monsieur Maimouni, votre question portait sur la lutte
contre…
M. Maimouni.- Ma question, c’est justement sur les infractions qui sont faites
sur les façades, et les infract...
M. le Président.- … contre les façades d’immeubles mal entretenues et taguées
en infraction avec la loi.
M. Maimouni.- C’est une infraction !
N’y a-t-il pas une infraction ? Combien de temps a-t-on pour retirer les affiches
électorales sur les façades après les élections ?
Je vous parle de photos et d’affiches qui ont été mises il y a plus de 14 mois,
monsieur le Président.
M. Maimouni.- Donc, monsieur le conseiller…
M. le Président.- Ne nous énervons pas.
Les élections ont eu lieu. C’est bon.
M. Maimouni.- … monsieur le conseiller (?), je vous demande de montrer
l’exemple, car je me suis baladé dans les quatre coins de la ville – tel qu’un
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conseiller doit le faire et un élu doit le faire – et visiblement, vous ne le faites
pas !
Je vous demande, monsieur le conseiller (?), ce que vous faites ?! Est-ce que
vous allez, vous, verbaliser pour ce qu’il se passe sur notre capitale ?
Allez-vous montrer l’exemple ?
Merci.
Vraag van mevrouw STOOPS betreffende de verkeersveiligheid in de
“schoolwijk” Tivoli
Mevrouw Stoops.- In en rond de Tivoliwijk is er een enorme concentratie aan
scholen en de wijk in het oude Laken heeft veel uitdagingen qua mobiliteit: er is
sluipverkeer, er zijn veel grote camions door de Douane- en Havenlaan en
sommige straten nodigen racende auto’s uit, vooral de Drootbeek- en
Dieudonné Lefèvrestraat.
Momenteel ontvangen ze veel extra bussen door de werken aan de brug tussen
de Bockstaellaan en de Molenbeekse Jubelfeestlaan.
Het vorige College liet al een plan uitwerken om net zoals in de Triangelwijk
een verkeersveilige schoolwijk op te zetten, een plan met verkeersingrepen die
verder gaan dan een schoolstraat door de enorme behoefte aan het veiliger
maken van de omgeving rond de vele scholen. Het voorzag in meer
eenrichtingsstraten, toegankelijkheid gericht op de buurtbewoners en zo verder.
Mijn vragen aan u: tijdens de vorige legislatuur werd werk gemaakt van
verschillende plannen om de verkeersveiligheid in de wijk te verbeteren.
Kan u mij een stand van zaken geven van de verkeersveiligheidsingrepen die
gepland staan in de wijk?
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Ook in de vorige legislatuur werd een traject opgestart voor de heraanleg van
een stukje van de Molenbeekstraat tot een autoluwe straat.
Kan u de timing van uitvoering van de werkzaamheden toelichten?
Hartelijk dank.
Mevrouw Maes, schepen.- Verkeersveiligheid is voor mij en voor dit College
een absolute prioriteit in deze legislatuur, en al helemaal wanneer er meerdere
scholen in de omgeving zijn en de veiligheid van onze kinderen op het spel
staat.
Mijn voorganger heeft inderdaad een plan opgemaakt. Dat plan werd op het
College goedgekeurd en aan de bewoners voorgelegd. Na die
bewonersvergadering wenste het vorige college de plannen aan te passen en
werd er nog een overleg ingepland met een beperkter deel van de wijk, nadien
werd het plan on hold gezet.
We herbekijken de situatie nu en gaan bijkomend studiewerk uitvoeren:
enerzijds met objectieve tellingen en observaties met inbegrip van de
Dieudonné Lefèvrestraat en anderzijds via het schoolcontract in de
Molenbeekstraat en haar omgeving.
De bedoeling is dus nog steeds om de veiligheid specifiek aan de talrijke
scholen te garanderen en een draagvlak met de wijk te vinden over de specifieke
door te voeren maatregelen.
De heraanleg van de Molenbeekstraat maakt deel uit van een schoolcontract
gefinancierd met gewestelijke middelen. Het werd inderdaad vorige legislatuur
opgestart.
Het voorontwerp werd goedgekeurd door het nieuwe College en een
overlegmoment met de wijk heeft inmiddels plaatsgevonden. De opmaak van de
stedenbouwkundige vergunning wordt momenteel afgerond.
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Eenmaal de vergunning op zak en afhankelijk van de werken van de
nutsmaatschappijen zouden die werken kunnen starten in 2026.
Mevrouw Stoops.- Goed nieuws: 2026 dat is eindelijk een datum waar we ons
iets bij kunnen voorstellen. De schoolwijk daarentegen…
Objectieve tellingen nog… On hold... Er zit nog niets van timing op, neem ik
dan aan.
Of weet u wanneer die tellingen zullen plaatsvinden, of wanneer er daar
effectief aan gewerkt gaat worden?
Anders lijkt het echt een beetje op een Griekse kalender.
Als we zien dat er op een vierkante kilometer meer dan acht schooltjes liggen,
dan is het toch wel echt nodig dat er iets gebeurt!
Question de Mme DE MARTE relative à la solidarité avec le maire
d’Istanbul et la communauté LGBTQIA+ de Budapest
Mme De Marte.- Merci, monsieur le Président. Encore une fois, ce soir, mes
questions ont un fil conducteur : celui des valeurs européennes et de l’état de
droit.
Plusieurs événements récents nous rappellent l’importance vitale de la solidarité
entre villes européennes engagées pour la démocratie, les droits humains et les
libertés fondamentales.
À Istanbul, le maire Ekrem İmamoğlu, démocratiquement élu et seul possible
challenger d’Erdoğan à la présidence de la Turquie, a été injustement arrêté par
le régime le 23 mars et il est encore détenu. Des millions de citoyennes
courageuses ont depuis investi les rues de toute la Turquie pour protester.
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En même temps, à Budapest, le gouvernement d’Orbán a interdit la « Pride » et
changé la Constitution, réprimant encore plus la communauté LGBTQIA+, déjà
lourdement stigmatisée.
Dans les deux cas, il s’agit de villes qui ont fait le choix d’un avenir progressiste
et inclusif, et qui sont punies pour cela par des régimes autoritaires.
Bruxelles, en tant que capitale européenne, se doit d’être à la hauteur de ses
valeurs. Elle doit affirmer publiquement son soutien aux villes et aux
populations européennes qui défendent la démocratie, l’égalité et la diversité.
Et je sais, monsieur le Bourgmestre, que vous avez déjà au moins participé à
une déclaration pour le maire d’Istanbul avec d’autres maires européens
– j’apprécie, je veux (?) souligner ça !
Est-ce que vous pouvez nous dire s’il y a d’autres actions que la ville a
entreprises ou envisage de prendre pour exprimer sa solidarité, aussi bien avec
le maire d’Istanbul et avec la communauté LGBTQIA+ qu’avec (?) le maire de
Budapest ?
Envisagez-vous un geste symbolique ou diplomatique pour affirmer notre
soutien à ces causes ?
Merci.
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Alors, Madame la
conseillère, dès l’arrestation du maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu – que j’ai eu
l’occasion de rencontrer quand même quelquefois –, la Ville de Bruxelles et
moi-même, nous avons réagi rapidement et avec clarté pour demander sa
libération.
J’ai personnellement signé, au nom de la Ville, trois déclarations communes aux
côtés d’autres capitales européennes et de réseaux de villes engagés pour la
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démocratie. Une déclaration conjointe avec la ville de Paris, qui dénonce
fermement l’incarcération arbitraire du maire İmamoğlu et exprime une
profonde inquiétude face aux violations récurrentes des droits fondamentaux en
Turquie. Une déclaration avec le réseau du pacte Free Cities, dont Bruxelles est
membre.
Le pacte Free Cities, j’imagine que vous connaissez. C’est ce fameux pacte qui
a été créé par des collègues maires dans des pays où l’état de droit était de plus
en plus contesté.
À l’origine, c’était le maire de Prague, le maire de Varsovie, le maire de
Bratislava, mais surtout Budapest – je cherchais le nom. Bruxelles est membre
du pacte Free Cities – on a d’ailleurs même organisé une de leurs réunions ici, à
l’hôtel de Ville.
Cette déclaration appelle les autorités turques à respecter la concurrence
politique et invite la communauté internationale à rester vigilante à toute
atteinte.
Il y a, enfin, une déclaration avec Eurocities qui souligne le rôle essentiel des
autorités locales dans la défense des valeurs démocratiques. Ce texte rappelle
que l’arrestation d’un dirigeant élu à quelques jours d’un scrutin important est
une menace directe à la démocratie.
Les trois déclarations, depuis le premier jour de l’arrestation d’Ekrem, ont été
hyper-claires. Je pense que la Ville, en tant que capitale européenne, s’est
positionnée, et l’ensemble de cette majorité aussi (?).
Concernant la situation en Hongrie, vous savez que moi-même, je suis une cible
permanente avec mon collègue, notamment de Budapest, qui est d’ailleurs un
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élu vert, donc que je connais bien : j’étais encore en réunion avec lui il y a deux
mois.
On est souvent stigmatisés, Bruxelles : on a eu l’histoire des cars de migrants
qu’ils allaient envoyer à Bruxelles, ce qui fait que ça me vaut de faire souvent la
une de certains JT hongrois.
Et c’est vrai que ça devient de plus en plus insupportable !
Je le répétais, j’ai vu la déclaration de Sophie Wilmès, qui était en délégation
avec des parlementaires européens, qui a été reçue…
Elle le dit elle-même qu’elle n’a jamais été reçue aussi mal, alors qu’elle venait
dans une mission d’information.
Je pense qu’en effet, l’Europe doit agir par rapport à ça. Par rapport à la
Hongrie, on ne doit pas accepter ce qui est en train de se passer. Et l’étape
supérieure qui a été franchie, évidemment, c’est l’interdiction de la Pride.
On la voyait venir, évidemment, mais c’est quand même aussi la preuve que
tous ces combats ne sont pas des acquis.
On a voté cette déclaration d’être une ville antifasciste, de rejoindre la coalition
du 8 mai. Tous ces combats, ils existent encore et ils doivent être menés
politiquement. Je crois aussi que c’est intéressant de savoir que la
RainbowHouse est revenue en arrière sur le fait de dire que les partis politiques
ne devaient pas être présents à la Pride. Je pense que c’était une erreur. C’était
leur choix, moi, je le respectais, mais je pense qu’ils ont eu raison de revenir en
arrière. Parce que, justement, de montrer que chaque parti doit se positionner
par rapport à ces droits, c’est important.
Et donc, nous avons une défense de l’égalité, de l’inclusion et de la liberté
d’expression qui doit être une priorité et une exigence constante pour la
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communauté européenne. On essaie de le faire entendre autant qu’on peut.
Vous avez vu aussi ce qui s’est passé avec la Maison de Hongrie, qui devient…
Le problème, c’est qu’elle est en plus dans la zone neutre. Donc, on a ce
problème, vous l’avez vu, avec la problématique de M. Bardella quand il est
venu dédicacer son livre, comme par hasard là-bas. C’est parce qu’ils savent
que ça nous coince un peu.
Voilà, donc je peux juste vous dire qu’on continue à être vigilants, à ne pas
s’associer à tout cela, qu’on le regrette énormément, parce que je pense que ce
n’est pas l’image que l’on veut donner de l’Europe.
Malheureusement, vous le savez : l’Italie aussi, c’est compliqué pour l’instant.
Même si on sent que le gouvernement italien essaye de donner des gages par
rapport à l’Europe (même s’il n’en pense pas moins) – mais vous connaissez
mieux la situation que moi.
Mais on essaye, en tout cas, à Bruxelles, de continuer à montrer ce qu’on défend
comme valeurs européennes. En tout cas, ce n’est pas une valeur de repli sur soi
et une valeur du populisme, mais justement des valeurs d’ouverture et de
défense de la démocratie.
Je vous remercie.
Mme De Marte.- Oui, merci, monsieur le Bourgmestre. Je suis évidemment
contente d’entendre vos paroles très claires et vous pouvez compter sur notre
groupe quand il s’agit de condamner toute dérive autoritaire et de porter la
solidarité de notre Ville dans des situations pareilles.
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Je pense qu’on pourrait réfléchir aussi à un geste symbolique, peut-être à la
Pride de Bruxelles. On pourra voir comment exprimer notre solidarité.
Les verts européens, sûrement, se rendront en masse à la Pride de Budapest,
donc nous y serons.
Et par contre, je pense que sur la RainbowHouse, nos amis de la RainbowHouse
ne voulaient pas interdire la présence des partis politiques, mais la présence des
chars motorisés à la Pride et c’est ce que les écologistes, évidemment, ont
soutenu. (Rire.)
Mais bon, ça, c’est un petit détail.
M. le Bourgmestre.- Ils m’ont demandé l’inverse : ils m’ont demandé de
remettre les chars motorisés, et c’est moi qui ai refusé.
Donc, attention…
Mme De Marte.- Ah ? Alors, c’est qu’on a des informations divergentes.
En tout cas, merci pour les initiatives que vous avez prises.
Question de M. MAIMOUNI concernant la situation du stade Roi
Baudouin suite à la récente déclaration à la presse concernant l’Union
belge de Football
M. Maimouni.- La récente... J’aurais aimé le dire, mais vu le peu de séances du
Conseil communal qu’on a, malheureusement…
Donc, monsieur le Bourgmestre, le 25 décembre, vous avez déclaré dans la
presse que l’« Union belge » devait faire part de ses intentions concernant le
stade Roi Baudouin. Vous avez également mentionné que si l’Union belge ne
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voulait plus y jouer, il fallait qu’elle le fasse savoir.
Dois-je comprendre que c’est la manière politiquement correcte de dire : « Allez
voir ailleurs ! » ? Parce que si c’est le cas, je crois que le message est passé.
Je tiens à vous rappeler que la devise de la Belgique, c’est : « L’Union fait la
force » et que le dénominateur commun qui rassemble nos différentes Régions,
c’est justement nos Diables rouges, et que cette symbolique est importante et
que le fait de les voir jouer en Flandre, en Wallonie, à Bruxelles ou ailleurs,
c’est ouvrir la boîte de Pandore à la division de ce pays, que je ne souhaite
absolument pas !
De plus, j’apprends avec étonnement que vous, étant en charge du budget, vous
avez débloqué plus ou moins 10 millions d’euros ces trois dernières années pour
la rénovation du stade, des vestiaires, du terrain d’athlétisme et des sièges.
Mais qu’est-ce que j’apprends… quand je vois qu’il n’y a aucune convention de
contrepartie qui a été signée pour garantir la tenue de ces matches dans nos
infrastructures ?
Moi, quand j’ai demandé à l’Union belge, il n’y a rien qui les oblige à jouer
systématiquement dans nos enceintes. Et on a débloqué 10 millions d’euros !
C’est énormément d’argent quand (?), aujourd’hui, nous vivons des moments
difficiles d’un point de vue budgétaire, tant à la Ville qu’à la Région ou au
niveau fédéral.
D’ailleurs, pas plus tard qu’aujourd’hui, un arrêt de travail a été prononcé,
puisqu’on n’a même pas les budgets pour (?) engager du nouveau personnel et
que notre administration est en souffrance – bon, avec (?) qui je suis solidaire,
mais, monsieur le Bourgmestre, on sait très bien ce que veut l’Union belge…
D’ailleurs, monsieur le Président a eu la clairvoyance, il y a une dizaine
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d’années, de voir le problème arriver : ils veulent tout simplement avoir leurs
joueurs à proximité, un stade qui répond aux normes UEFA (Union des
associations européennes de football) et FIFA (Union des associations
européennes de football), pouvant accueillir des compétitions sportives et
footballistiques beaucoup plus importantes dans le futur, donc nous le savons.
Si vous avez pu trouver 80 millions pour combler le déficit qu’il fallait pour le
Beer Temple (?) et que vous vous battez avec véhémence pour le projet Neo,
pourquoi ne pas imbriquer ce projet du stade dans le projet Neo ?
D’ailleurs, une étude de faisabilité a été faite : c’est envisageable – bon, à
contrepartie du Kinepolis, mais c’est envisageable.
Pourquoi ne le fait-on pas ? On a besoin de maintenir ce stade dans nos
infrastructures. La Ville de Bruxelles en a besoin.
M. le Bourgmestre.- Oui. Juste, il ne faut pas à inverser les choses : je
réagissais à une déclaration du capitaine des Diables rouges qui remerciait
l’Union belge d’avoir joué à Gand… – à Genk, pardon. Donc on me demande :
« Quelle est votre réaction ? »
Eh bien, je dis que l’Union belge doit nous dire s’il veut encore jouer au stade.
Moi, je me souviens, dans un autre dossier, l’Eurostadium, je ne me suis pas
senti très soutenu par l’Union belge, à l’époque… Je peux vous dire que ça a été
très compliqué.
Il y a un président de l’Union belge qui a dit : « Dans le fond, on peut jouer à
Rotterdam ou à Lille. » Tout ça, alors qu’on se battait avec le président de cette
séance pour essayer de rénover le stade.
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En même temps, vous dites une chose sur laquelle moi, je ne suis pas d’accord
avec vous : moi, je pense qu’il faut sauver le Mémorial (?) Van Damme.
À ce que j’ai compris, dans votre intervention, vous voulez qu’on fasse
disparaître la piste d’athlétisme.
Je pense que c’est une vraie erreur de se passer du « Van Damme ». Je pense
que le Van Damme, il construit aussi notre image. Quand vous parlez de
« L’Union fait la force », si on rapproche les tribunes, on enlève la piste
d’athlétisme : il n’y a plus de Van Damme.
Voilà : il faut décider où on le met ou construire un autre stade. On repart dans
tout ce débat.
Donc, j’ai demandé à l’Union belge de clarifier, parce que je sens une petite
musique qui pourrait laisser entendre que, en fait, comme ça existe en
Allemagne, on fait tourner les Diables rouges dans les différents stades.
Voilà, on m’a juste posé cette question, je n’ai pas encore vu l’Union belge
réagir. Donc, moi, j’ai juste posé une question : j’ai dit qu’ils doivent être clairs
avec nous.
Pour le reste, on a toujours dit à la Ville qu’on était prêts à aider – M. Hellings,
M. Courtois, Mme Frelinx, moi-même –, mais que, un stade national, c’est
quand même difficile de faire peser ça uniquement sur sa capitale.
Et l’exemple de la Bourse que vous citez est très bon : c’est tous les niveaux de
pouvoir qui ont aidé – tous les niveaux : Europe, fédéral, communautés, Région
et privé. Tout le monde a aidé, sur la Bourse, voilà un bon modèle.
Il faut un peu que les autres niveaux, les communautés, la Région, le fédéral,
décident de – enfin ! –, s’engager pour ce stade national. On est prêts depuis
plus de dix ans et on a fait les travaux nécessaires pour permettre les choses.
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Mais l’Union belge doit aussi un tout petit peu... Le monde du football, qui
gagne énormément d’argent, doit aussi un peu se mouiller par rapport à ce stade
national.
La Ville de Bruxelles – vous en faites très bien la remarque – ne peut pas, seule.
Elle tient déjà en compte (je pense qu’on tourne autour de 4 millions d’euros (?)
par an) les frais de fonctionnement du stade. Elle ne peut pas prévoir elle-même
toute seule la rénovation du stade.
Je pense aussi qu’il faut être un petit peu réaliste par rapport à ça, par rapport
aux grands enjeux que vous soulignez.
C’est la seule question que j’ai posée et pour l’instant, je n’ai pas eu de réponse.
M. Maimouni.- Écoutez, monsieur le Bourgmestre. Vous venez de dire que
c’est en réaction à la déclaration du capitaine des Diables rouges qui, jusqu’à
présent, n’est pas le porte-parole de l’Union belge – juste pour la petite
parenthèse – et que techniquement, il est tout à fait faisable de combiner une
piste d’athlétisme et un stade avec des gradins mécaniques, comme il s’est fait
dans trois pays dans le monde.
Ça a un coût, un coût onéreux…
M. le Bourgmestre.- Soixante millions d’euros (?). On peut les payer, mais il
faut que quelqu’un les paye.
M. Maimouni.- Oui, mais 60 millions… Mais, à la base, le projet qui devait se
faire sur le parking C, c’était 300 millions !
Donc, moi, je vous demande… Moi, tout (?) ce que je veux savoir, c’est que si
votre volonté est de maintenir un stade ici, sur le plateau du Heysel, je vous
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soutiendrai avec véhémence parce que, pour moi, il est important !
Il est important qu’on réunisse, comme vous le dites, les différents niveaux de
pouvoirs et qu’on puisse le re-sensibiliser (?) tel qu’il a été fait il y a dix ans.
Vraag van mevrouw STOOPS betreffende de Dieudonné Lefevrestraat in
Laken
Mevrouw Stoops.- De Dieudonné Lefèvrestraat werd een tiental jaren geleden
heraangelegd. De vele ouders van schoolgaande kinderen drongen toen reeds
aan om beide kanten te voorzien van een veilige fietsinfrastructuur.
Dit werd slechts langs een kant voorzien en de straat bleef ook met zijn
tweerichtingsverkeer een zeer druk gebruikte as.
Om de fietsstrook te vrijwaren en aangezien paaltjes hiervoor te fragiel zijn,
werden er op bepaalde plekken de zo vaak verguisde betonblokkken geplaatst.
Maar om de zoveel tijden worden deze blokken gewoon verschoven.
We zijn het er allemaal over eens dat betonblokken noch infrastructureel noch
esthetisch de oplossing zijn voor een verkeersveilige stad. De staat van het
wegdek is op verschillen plaatsen echt abominabel voor een straat die relatief
jong is. Het was destijds een belangrijke reden, trouwens, om prioriteit te geven
aan de heraanleg omdat de MIVB op aandringen van vele buschauffeurs zelfs
weigerde om die route nog te gebruiken.
Mijn vragen aan u: het verlengde van de Dieudonné Lefèvrestraat tot aan de
Bockstaellaan zat nog niet in het plan voor de schoolwijk waar u nog een aantal
metingen zou voor doen – Tivoli.
Door de vele opmerkingen van mensen uit de wijk lijkt het heel belangrijk om
de toegang tot de wijk te integreren in dit plan en idealiter tot een
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eenrichtingsstraat te herleiden. Hoe staat u daar tegenover?
Zijn er plannen om de veelvuldige klachten ten aanzien van de
verkeersveiligheid in de Dieudonné Lefèvrestraat aan te pakken? En zijn er
plannen om zo snel mogelijk de staat van het wegdek aan te pakken?
Hartelijk dank.
Mewrouw Maes, schepen.- Zoals ik in het antwoord op uw vragen daarnet
omtrent de verkeersveiligheid van de Tivoliwijk al aangaf, gaan we de
schoolwijk Tivoli opnieuw bestuderen. De Dieudonné Lefèvrestraat zat toen
niet in de studieperimeter, dus gaan we die studie moeten uitbreiden en
bijkomende tellingen en analyses laten uitvoeren.
Het is dus voorbarig om een standpunt in te nemen omtrent het al dan niet
omvormen tot een eenrichtingsstraat, maar het zal ongetwijfeld als een variant
onderzocht worden.
Wat de verkeersveiligheid betreft, werden er al eerder al maatregelen genomen.
Ook al zijn ze niet esthetisch, dat geef ik toe, ze dienen ervoor om de veiligheid
te waarborgen.
Zo zijn er extra paaltjes geplaatst ter hoogte van de Berlijnse kussens om de
fietsers op het fietspad te beschermen tegen autoverkeer dat de Berlijnse
kussens wil omzeilen.
De politie voert ook geregeld acties uit.
Verder zien we ook vooral te hoge snelheid in het lange rechte stuk tussen de
Molenbeekstraat en de Claessensstraat. Daar blijkt 85% van de bestuurders
38 km/uur of minder te rijden maar dus 15 % wel degelijk meer.
Het probleem bevindt zich niet zozeer in de andere delen van de straat. Op basis
van de data waarover we beschikken blijken die delen minder problematisch.
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Ten slotte wil ik u ook nog verduidelijken dat er in beide richtingen bussen
rijden, wat wel beperkend is in de mogelijkheden om via heraanleg de weg beter
te beveiligen.
Bij het afleveren van de vergunning in 2018 – dit gaat over de derde vraag, de
staat van het wegdek – werd de hoogte van de beschermingszone van het
geklasseerde Byrhh-gebouw het gebruik van gezaagde kasseien opgelegd door
Urban.Brussels.
De stadsdiensten wisten dat deze materiaalkeuze voor problemen ging zorgen
gezien er niet alleen bussen in beide richtingen rijden maar ook behoorlijk wat
vrachtverkeer van deze as gebruik maakt en het plateau net in de bocht van de
straat ligt. Net daar doen de meeste problemen zich ook voor. Daarnaast wordt
het straatmeubilair regelmatig kapotgereden door maneuvers van parkerende
vrachtwagens.
Een onderhoud van het wegdek is momenteel niet gepland wegens de
renovatiewerken aan de Jubelfeestbrug. Op dit moment worden verschillende
buslijnen via de Dieudonné Lefèvrestraat omgeleid en dus kunnen we niet
anders dan eventuele reparatiewerken uit te stellen tot na het beëindigen van de
werken aan dezelfde Jubelfeestbrug.
Dank u wel.
Mevrouw Stoops.- Ik zou hier graag formeel willen stellen dat wat volgens
mevrouw Maes minder problematisch is, eigenlijk zeer problematisch is.
Daar zijn elke dag schoolkinderen, daar zijn betonblokken die van plaats
veranderen.
Mevrouw Maes is net zoals ik al heel vaak getagd op Facebook met
commentaren hierover. Misschien zal er inderdaad nog sneller gereden worden
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op de ene as. En ook wat u zegt dat die vrachtwagens echt van alles kapotrijden:
dat wil zeggen hoe gevaarlijk die schoolsituatie daar is.
Daar zijn veel schoolgaande kinderen, ook heel veel kindjes die zelfs alleen met
de bus komen, die daar uitstappen, dan komt daar weer een hele grote
vrachtwagen aan…
Ik moet er u geen tekening van maken, van de vele vreselijke artikels die men in
de pers zal hebben, die we moeten lezen in andere steden of gemeentes over
ongelukken tussen zware camions en kleine kinderen.
Dus ik hoop dat het niet te lang gaat duren, want ik hoor dat u hierin wel wil
investeren. Ik hoor dat goed, maar ik hoop alleen dat het niet te lang gaat duren
zodat we er achteraf geen spijt van hebben.
Dank u wel.
Question de Mme STOOPS relative aux intérieurs d’îlots et aux infractions
urbanistiques
Mevrouw Stoops.- U heeft het misschien door, maar wij zijn een team van
zeven gemeenteraadsleden en ieder heeft zo zijn topics; verkeersveiligheid is de
mijne, maar ook urbanisme. Onze Stad zie je vaak slechts van de straatkant en
het is dus heel moeilijk om op te volgen wat er in de binnengebieden, de
binnenkant van die bouwblokken gebeurt.
Het wordt niet alleen te snel dichtgebouwd, te verhard, maar het heeft ook al tot
veel misbruik geleid.
Vorige legislatuur startte uw collega Persoons een studie op om die
binnengebieden in Laken in kaart te brengen en dat zou moeten helpen om
toekomstige projecten beter te sturen en te vergroenen. De wens van het College
was over de leefwoonkwaliteit van de reeds aanwezige en toekomstige
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bewoners te waken.
Hierdoor zou er ook beter zicht komen op de vele stedenbouwkundige
overtredingen.
Ik wil nu een concrete casus aangeven, wijzen op de urgentie van de
vraagstelling. In het binnengebied van het huizenblok achter de Dieudonné
Lefèvre- en de Moorsledestraat bevindt zich een spuitcabine. De vergunningen,
stedenbouwkundige en milieu- zijn vorig jaar geleverd.
De garagist heeft tot totaal ongeloof van de buurt een afwijking op de regels
gekregen. Los dat het vanuit sociologisch en ecologisch geen goed idee is,
hypothekeert het ook de mogelijkheid van de toekomstige ontwikkeling van het
binnenblok die voorop stond in het plan van de Stad: meer groen, ontharding,
mogelijke plek voor toegang.
De bewoners willen een verklaring en hebben al een advocaat onder de arm
genomen. De bewoners geven aan te geloven in het samengaan met de industrie
zolang dat natuurlijk niet hun slaapkamer vervuilt.
Bij andere binnengebieden werd ik reeds opmerkzaam gemaakt op andere
problematieken en vaak kwamen die effectief voort uit het samengaan van
verschillende functies zoals industrie, horeca, onderwijs, bewoning. Dat is
natuurlijk deel van een grootstad. En dat hebben we ook nodig om een stad op
10 minuten te maken.
Maar de meeste inwoners weten niet wat er al dan niet toegelaten is en dus is er
geen opvolging van frappante overtredingen.
Mijn vragen: een studiebureau gaf aanbevelingen van toepassing op
vergunningsaanvragen die geheel of gedeeltelijk betrekking hebben op een
binnengebied van een bouwblok binnen de vastgestelde perimeters in Laken.
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Hoe worden deze ter harte genomen?
Zijn er reeds projecten die door de aanbevelingen tot andere beslissingen geleid
hebben?
Zijn de aanbevelingen ook van toepassing op binnengebieden buiten Laken?
Worden deze aanbevelingen ook regionaal opgenomen?
Wat met al het binnengebied dat in kaart werd gebracht en waarvoor er geen
vergunningsaanvragen zijn maar wel vragen te stellen zijn of die
stedenbouwkundige voorschriften gevolgd zijn geweest?
Werden er stedenbouwkundige overtredingen vastgesteld en hoe worden deze
opgevolgd?
Beschikt de Stad Brussel over een meldpunt waar de Brusselaars terecht kunnen
met hun opmerkingen of vragen?
Hoe kan men de lokale intelligentie faciliteren en als dusdanig inschakelen om
sneller overtredingen op te sporen en aan te pakken?
En als laatste, kan u mij meer vertellen over de aangehaalde casus, als u weet
waarover ik het heb?
Dank u wel.
Mewrouw Maes, schepen.- De concrete casus waar u naar verwijst is een
burenconflict waar de schouw van een spuitcabine van een carrossier gelegen in
een bedrijfspand in het binnengebied geurhinder veroorzaakt naar een
woongebouw aan de straat. Dit woongebouw is een voormalig industriegebouw
dat tot woningen verbouwd werd op een moment dat de carrossier hier reeds
gevestigd was.
In deze zin een perfecte casus om de realiteit van de Lakense bouwblokken te
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illustreren.
In de studie bouwblokken Laken hebben we een groot aantal bouwblokken in
kaart gebracht, ook de blokken waar nog geen projecten lopen, om een volledig
en objectief overzicht te krijgen, een duurzame vergroening en ontharding voor
binnengebieden te realiseren en een antwoord te formuleren op de woondruk in
onbebouwde binnengebieden.
Deze studie werd in 2023 vertaald in een reeks aanbevelingen die we sindsdien
inzetten in de analyse van stedenbouwkundige vergunningen in Laken,
aanvullend op de gewestelijke stedenbouwkundige verordeningen.
De betreffende garage ligt volgens de studie in een, wat men noemt, collageblok
waarvoor, naast het versterken van de groene kwaliteit en de
bodemdoorlaatbaarheid, het behoud van productieve functies in het
binnengebied en een evolutie naar een circulaire economie worden aanbevolen.
Het behouden van de activiteit in het betreffend pand is hiermee verenigbaar. In
de vergunning werden condities opgelegd, met name een betere plaatsing van de
schouw en een aantal milieuvoorwaarden met betrekking tot de exploitatie. Voor
de plaatsing van de schouw werd een afwijking op de bouwcode van 1936
toegestaan gezien een conforme uitvoering technisch minderwaardig zou zijn.
De vergunning met afwijking werd door het milieucollege bevestigd in beroep
en de naleving wordt opgevolgd door Brussel Leefmilieu. De aanbevelingen
bouwblokken dienen ook als basis voor proefprojecten en worden geleidelijk
ook toegepast als leidraad in andere wijken met een vergelijkbaar stedelijk
weefsel.
De Stad onderzoekt nu de mogelijkheid om deze aanbevelingen om te zetten in
gemeentelijke stedenbouwkundige voorschriften om de juridische reikwijdte
van de aanbevelingen te versterken.
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Zo bieden de aanbevelingen bouwblokken Laken een kwalitatief kader om de
duurzaamheid van Laken en met uitbreiding hopelijk ook de rest van onze Stad
met de ruimte voor groen, wonen en economische activiteit te verzekeren.
Dank u wel.
Mevrouw Stoops.- Ik denk dat we toch nog met een probleem gaan zitten, want
er is ook een claim ingediend die de goedkeuring van de milieuaanvraag zou
willen laten annuleren.
Het is natuurlijk zo dat als er gespoten wordt, er niet alleen geurhinder is. Dat is
natuurlijk nogal nocief voor de luchtvervuiling, dat is ook geluidshinder, en een
hoop dingen die volgens mij nogal moeilijk samengaan met woonfuncties.
Dat is pas vorig jaar vergund, dat is dus eigenlijk contradictorisch met wat men
wil met het plan…
Maar ik denk dat ik moet stoppen met praten: mevrouw Maes is met mevrouw
Lalieux aan het praten.
Vraag van mevrouw STOOPS betreffende de geluidsoverlast van een kerk
in de Stephensonstraat
M. le Président.- Avec l’accord de l’auteur, la question est transformée en
question écrite.
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Question d’actualité de M. MAIMOUNI concernant le gel des travaux du
métro
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, le ministre de l’Intérieur Bernard
Quintin, en charge de Beliris, a proposé de suspendre les travaux du métro pour
une période d’une dizaine d’années.
Cela fait plus d’un an que j’ai suggéré cette option, qui semble être de plus en
plus envisagée compte tenu des nombreux problèmes liés à ce projet, les coûts
excessifs, les difficultés financières, tant au niveau régional que fédéral, pour
couvrir l’explosion budgétaire du budget initial ainsi que les conséquences
graves pour les commerçants et les riverains.
Dans ce contexte, la Ville de Bruxelles, qui a la responsabilité de veiller aux
intérêts de ses habitants et commerçants, ne pourrait-elle pas envisager de
soutenir le gel des travaux pour une durée minimale de dix ans ?
Cela permettrait d’explorer des alternatives viables en réponse aux
préoccupations légitimes exprimées lors des différentes interpellations dans
notre Conseil communal par les comités de quartier et par les associations de
commerçants.
Je sais qu’il m’a été rapporté et reporté que l’une des éventualités serait, par
exemple, d’y abriter une faculté de l’(?)Université libre de Bruxelles (ULB) –
chose que je soutiens, ce n’est pas une mauvaise idée : au contraire, je pense
que le quartier en aura besoin. Ce n’est pas incompatible, ça peut parfaitement
s’imbriquer avec une salle sportive et des commerçants.
Dix ans, ce n’est rien et c’est long à la fois, mais ça nous permettrait de prendre
du recul, de faire une concertation beaucoup plus approfondie, main dans la
main, avec tout le monde.
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On en a besoin, monsieur Close ! Je sais qu’ils ont tous signé leur renom,
certains par dépit, d’autres parce qu’ils ne voyaient plus de perspectives
d’avenir, mais au moins donner la possibilité à ces commerçants-là de pouvoir
continuer à exercer.
Si on apprend, monsieur le Bourgmestre, au mois de septembre, qu’ils doivent
partir (je crois que c’est juillet ou août, de mémoire ; je crois que c’est bien ça),
et que pour une raison X ou Y – parce qu’on avance dans le brouillard le plus
total, tant au niveau régional qu’au niveau fédéral, et je n’ai pas l’impression de
voir une lueur de soleil venir promptement –, est-ce qu’on ne pourrait pas tout
simplement envisager de dire : « Voilà : on fait ce qu’on appelle en finance un
“stop close”. »
Je suis pour le métro – je tiens à le signaler et à l’affirmer –, mais pas de
n’importe quelle manière. Et ça a été fait n’importe comment, ces dix dernières
années. Vous en êtes témoin, monsieur Close.
Je ne vous en attribue (?) pas la responsabilité, parce que je sais que souvent, la
« patate chaude » vous a été adressée et, in fine, ce sont les pouvoirs régionaux,
Beliris, la STIB ou les autres qui ne savent plus où donner de la tête.
Mais là, nos commerçants, nos riverains, ont besoin de notre soutien !
Est-ce qu’on ne pourrait pas soutenir cette initiative en se (?) disant : pourquoi
ne pas – c’est clair que dix ans, c’est peu et ce n’est pas beaucoup – donner une
bouffée d’oxygène à ces commerçants et ces riverains ?
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le conseiller, je
vous remercie pour votre question qui concerne évidemment une déclaration qui
n’est pas celle de la Ville de Bruxelles, donc je vais reprendre ce que la Ville a
écrit dans son accord de majorité.
Comme vous le savez, la Ville a inscrit dans son accord de majorité vouloir
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soutenir le développement de la ligne 3 du métro, tout en connaissant la
situation des finances régionales.
Il y a une volonté claire, dans notre chef, que les différentes parties prenantes
avancent dans ce dossier. En effet, nous avons beaucoup œuvré à ce que les
personnes qui sont hébergées au palais du Midi puissent être relogées ou
indemnisées.
Comme vous en êtes bien conscient, la Ville n’est pas elle-même compétente
dans la matière, ni pour la construction ni pour le financement du métro.
Le ministre fédéral en charge de Beliris auquel vous faites référence a d’ailleurs
affirmé qu’il ne prendrait aucune mesure concrète pendant la phase de
formation d’un gouvernement bruxellois.
Nous appelons dès lors à la formation d’un gouvernement bruxellois, qu’il nous
faudra attendre pour être en mesure de répondre à vos questions.
Je vous remercie.
M. Maimouni.- Merci, Monsieur le Bourgmestre. Est-ce qu’on pourrait
considérer que si, et seulement si – en espérant voir un gouvernement régional
voir le jour le plus tôt possible, qu’on ait (?) une position claire de la Région et
claire de chez Beliris –, si et seulement si, on dit : « Au stade actuel, nos
finances ne nous permettent pas de gérer nos budgets en bon père de famille, on
n’a pas les moyens. » ?
On passe quand même de 1,3 à 4 milliards d’euros (?).
C’est vrai que d’ici dix ans, de nouvelles technologies pourraient voir le jour, de
nouvelles idées pourraient voir le jour afin que ce projet puisse se faire avec un
coût plus minimal.
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Est-ce que, dans ces cas-là, est-ce que vous ne pouvez pas soutenir ces
commerçants et ces riverains dans cette direction-là ?
Ou bien, on se dit que non, et on s’entête à soutenir la Région, coûte que coûte !
M. le Bourgmestre.- Si la Région décide d’arrêter les travaux, c’est ça ?
M. Maimouni.- Non, c’est si Beliris demande de le geler ; si le gouvernement
fédéral demande de le geler.
M. le Bourgmestre.- Mais Beliris est signé par deux parties, hein ? Donc,
Beliris ne peut pas décider tout seul de tout arrêter.
Donc, à un moment donné, c’est un protocole, hein ?
M. Maimouni.- Oui, eh bien c’est justement ça, le souci : c’est que si Beliris
décide de vouloir le geler et la Région de vouloir le continuer, on se retrouve
encore avec un imbroglio…
Donc, qu’est-ce qu’on fait, nous, en tant qu’autorité locale ? Est-ce qu’on
soutient l’entêtement de vouloir s’acharner à le faire coûte que coûte ?
Ou on se dit… on prend un peu de recul et on se dit : « Pourquoi ne pas le
refaire dans dix ans ? »
M. le Bourgmestre.- Le débat doit être porté au niveau du parlement Régional.
Je ne sais pas vous répondre comme ça sur des expectatives : je suis incapable
de les commenter.
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Question d’actualité de Mme MAOUANE concernant le rassemblement
devant la Bourse en soutien à Gaza
Mme Maouane.- Merci, monsieur le Président. Chers collègues, monsieur le
Bourgmestre, depuis la reprise des bombardements massifs sur Gaza le 18 mars
dernier et la rupture du cessez-le-feu par Israël, il y a un rassemblement qui
s’organise chaque soir vers 19 heures devant la Bourse.
C’est un rassemblement pacifique, porté par des citoyennes et des citoyens qui
sont profondément inquiets de la situation humanitaire et de l’impunité dont
jouit l’État d’Israël, en violation flagrante du droit international.
Pourtant, on a remarqué que ces mobilisations ont été confrontées à une
répression policière souvent violente, avec un usage parfois excessif de la force,
des arrestations arbitraires, des menaces de disparition systématique.
Je pense que je ne suis pas la seule des conseillères et des conseillers
communaux…
M. le Bourgmestre.- Disparition ?!
Mme Maouane.- Dispersion, pardon ! Dispersion systématique.
M. le Bourgmestre.- Ce n’est pas le Chili, ici !
Mme Maouane.- « Dispersion », sorry ! – c’est la fin de la journée.
Donc, je pense que je ne suis pas la seule des conseillers et conseillères
communaux à avoir reçu des e-mails en ce sens : il y a des personnes originaires
de Gaza qui auraient été ciblées, blessées, arrêtées… avant d’être relâchées avec
des menaces de nouvelles arrestations si les rassemblements persistent.
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Monsieur le Bourgmestre, vous pouvez nous expliquer ce qui se passe à ce
sujet, nous expliquer sur quelles bases légales et démocratiques ces violences
sont justifiées quand elles ont lieu ?
Pourquoi la Ville de Bruxelles, capitale européenne, choisit-elle de réprimer une
mobilisation non violente ?
Vous vous targuez régulièrement, et je vous en félicite, du fait (?) qu’on a un
droit de manifester à Bruxelles, que c’est la capitale de toutes les
manifestations, que vous êtes sensible au respect du droit de manifester.
Je me demande, dans cette capitale européenne, pourquoi ce genre de
manifestation, dont le seul tort est de briser vraiment un silence face à un
génocide en cours, je me demande quelles sont les justifications et quels
messages sont envoyés à ces Bruxelloises et ces Bruxellois qui se mobilisent
tous les soirs ?
Je voulais savoir quelles consignes sont données à la police au sujet de ces
rassemblements ?
Quelles sont les raisons de ces interpellations ?
Quelles sont les garanties que vous comptez prendre pour que le droit
fondamental de manifester, auquel je vous sais sensible, soit respecté à
Bruxelles ?
Merci de vos réponses.
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Président, madame la conseillère, je peux
vous dire que ce qui se passe à la Bourse : ça ne va pas du tout !
Les gens sont agressifs, agressent les riverains, agressent les commerçants,
agressent les touristes qui passent là, insultent la police en permanence – vous
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pouvez voir les vidéos : on insulte les policiers en permanence.
Nous avons essayé d’établir un dialogue avec eux. Je peux vous dire que depuis
le début du conflit à Gaza, je crois que j’ai autorisé 400 manifestations (?)
– 400 manifestations (?) !
Donc, venir me dire que moi, je n’autorise pas des manifestations (?)… Ces
gens ne veulent pas demander une autorisation !
La semaine passée encore, on a proposé de se voir ici, calmement, pour réfléchir
à comment on pouvait organiser les manifestations. Ils ont refusé de venir.
Je rappelle la Constitution : elle donne le droit de manifester, à condition de
recevoir une autorisation.
Chaque jour, on la tolère. Mais ça ne va plus ! Ce soir encore, il y a l’utilisation
de gaz parce qu’il y a eu des incidents sur les escaliers de la Bourse.
Je ne vais pas tolérer que des gens, quelle que soit la situation à l’étranger,
prennent en otage un centre-ville.
Parce que c’est ce qui est en train de se passer !
Lundi, il y a eu l’arrestation d’une personne qui était recherchée en
« Salduz 4 » ! Je m’excuse : le parquet demande qu’on arrête cette personne, qui
est liée à un mouvement qui pose certains problèmes, qui a amené pas mal de
déclarations, notamment au niveau du fédéral – quand nous étions dans ce
gouvernement fédéral, madame Maouane. Le mouvement est connu : c’est le
mouvement Samidoun.
Cette personne est recherchée, elle ne se présente pas quand elle est convoquée
par la justice : elle se fait arrêter, hein ? Madame – c’est l’état de droit aussi,
hein ?!
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Et donc je vais vous dire : je n’accepterai pas… parce que, en effet, je veux le
dire ici : les manifestations qui sont organisées par les « Amitiés belgo-
palestiniennes » (?), franchement, chapeau ! Parce que ce n’est pas évident à
organiser. Ces gens font un boulot extraordinaire (?) pour que ça se passe en
dignité !
Et de montrer qu’on peut affirmer son opinion… Et quand j’autorise une
« manif », je ne donne pas mon opinion, mais ici, ce qui se passe à la Bourse, ça
devient insupportable : les gens se font taper dessus, se font injurier ! Parfois, ils
n’ont rien à voir, ils se demandent juste ce qui se passe, et c’est de plus en plus
agressif.
Et ces gens, en plus, refusent le dialogue !
Donc il faut quand même bien se rendre compte que ce qui se passe à la Bourse,
ça ne va pas du tout dans une capitale européenne qui doit gérer, en effet
1.000 manifestations par an. Je n’ai jamais connu ça… jamais connu ça !
Même le refus de venir dialoguer, hein ? Ça a été au point où on proposait
justement des lieux alternatifs, pour que ce ne soit pas toujours au même
endroit, et où c’est refusé.
On ne va pas accepter non plus que l’on prenne l’espace public en otage !
Et je répète : ce n’est pas une question de la cause. Il y a des gens qui défendent
très bien cette cause sans en venir aux mains.
Vous savez quoi ? Ils desservent cette cause ! En injuriant les gens, en les
prenant à partie, en les bousculant… En créant une ambiance anxiogène !
Ce n’est pas très malin de leur part, ce qu’ils sont en train de faire !
Et donc on arrête de taper sur la police – qui essaie d’encadrer, justement, cette
manifestation du mieux qu’elle peut. Qui est prise en permanence à partie, qui
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est bousculée, qui est injuriée ! (Inaudible), il y a des vidéos qui tournent aussi,
madame Maouane. Il ne faut pas chercher très loin pour voir les vidéos où on
injurie la police, hein ?
Ce n’est pas une façon de défendre son opinion, hein ? On peut la défendre avec
force – et je le répète : il y a des manifestations dans la rue qui auront lieu le
10 mai, si je ne m’abuse, qui d’habitude se passent bien…
(...)
Je termine là-dessus, mais c’est pour dire que franchement, toutes les personnes
qui peuvent un peu raisonner les gens qui sont là-bas et leur dire qu’entrer en
dialogue avec les autorités pour, justement, cadrer les choses, ça n’est pas céder
au combat – parce que c’est ce qu’on nous dit : « Pourquoi est-ce qu’on
demanderait votre autorisation ? Vu ce qui se passe là-bas, on a bien le droit de
manifester et on a le droit de dire ce qu’on veut. Vous ne vous rendez pas
compte de ce qui se passe là-bas, donc vous ne le tolérez pas. »
Ça n’a rien à voir !
Ici, ce sont des troubles à l’ordre public qui, je pense, en plus, mais ce n’est pas
à moi de juger, desservent cette cause.
Donc oui : les gens sont arrêtés quand ils sèment des troubles à l’ordre public,
désolé !
Et quand les gens manifestent, en effet, avec conviction, parfois avec
acharnement, ils ne sont pas arrêtés, ils ne sont pas maltraités.
Mais ici, ce qui se passe à la Bourse depuis quinze jours, ça n’est pas
acceptable !
J’ai dit.
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Mme Maouane.- Oui. J’entends la colère de M. le Bourgmestre. Et… Je
l’entends, c’est très bien.
Moi, je ne suis pas le porte-parole de ce mouvement, hein ?
M. le Bourgmestre.- Vous le (?) sembliez, en tout cas, dans votre interpellation.
Donc…
Mme Maouane.- Mais, non : j’ai été interpellée comme conseillère
communale, comme, je pense, une majorité de conseillers et conseillères
communaux ont été interpellés, donc je relaye cette question au niveau du
conseil communal.
Je ne suis pas le porte-parole de ces personnes-là – d’ailleurs, on peut aller voir
leurs réseaux sociaux : ils ne m’aiment pas beaucoup, hein ? Donc ce n’est pas
une question d’aller chercher quoi que ce soit…
Je ne suis pas, donc, leur (?) porte-parole. S’ils ne veulent pas se présenter et
refusent le dialogue, c’est regrettable, mais c’est leur responsabilité, pas la
mienne !
Moi, je demande juste comment vous faites respecter le droit de manifester. On
en a parlé tout à l’heure, on parlait d’un changement de doctrine et je pense que
c’est important, puisque… je sais que je suis nouvelle dans ce Conseil
communal, mais j’ai remarqué… il me semble avoir noté un changement de
doctrine entre la précédente majorité et la nouvelle, où il y avait plus de
tolérance pour certaines manifestations, pour certains éléments.
Ici, l’idée n’est pas du tout de porter leur parole. Je vous interpelle pour savoir
comment vous faites respecter et vous faites régner l’ordre. Et, on l’a évoqué
tout à l’heure : moi, je suis pour que la police soit respectée – et je l’ai dit tout à
l’heure : pour que la police soit respectée, elle doit être respectable. Et j’ai
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commencé en disant que la police doit être respectée. Donc, n’allez pas chercher
chez moi…
M. le Bourgmestre.- Vous avez dit qu’on avait fait des violences policières...
Mme Maouane.- … une quelconque...
M. le Bourgmestre.- … sur ces manifestants, ce n’est pas vrai, hein ?
Mme Maouane.- … N’allez pas chercher chez moi une quelconque...
M. le Bourgmestre.- Vous l’avez dit.
Mme Maouane.- … Merci de ne pas m’interrompre, monsieur le Bourgmestre.
Je disais : n’allez pas chercher chez moi une quelconque adhésion à des insultes
ou des violences à l’encontre des policiers.
Je le redis : pour que la police soit respectée – et elle doit être respectée ! –, elle
doit être respectable.
Mon enjeu, c’était de savoir comment l’ordre public était respecté et comment
on pouvait respecter aussi… faire respecter le droit de manifester.
Donc n’allez pas me prêter des propos que je n’ai pas tenus et que je n’ai jamais
tenus !
M. le Président.- Voilà. Nous allons tous respecter les temps de parole, aussi :
l’incident est clos.
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(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaine séance
Volgende zitting
Vendredi 16 mai 2025
- à 14h : sections ordinaires.
Lundi 19 mai 2025
- à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 22h00.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 22u00.
📄 2025-03-17 scrape
City Council Meeting — 2025-03-17
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 17 mars 2025
Openbare vergadering van maandag 17 maart 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h22 sous la présidence de M. Alain
Courtois, président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u22 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, voorzitter.
M. le président.- Conformément à l'article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 17/02/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
17/02/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 73, 76 et 77 repris au
supplément à cet ordre du jour, daté du 13/03/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 73, 76 en
77 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 13/03/2025.
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Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 61 à 72,
74, 75, 78, 79 et 82 à 85 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
13/03/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 61 tot 72, 74, 75, 78, 79 en 82 tot 85 vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 13/03/2025.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications - Mededelingen
Installation d'un suppléant - Installatie van een opvolger
Prendre acte de la démission de Mme Isabelle RIGAUX de ses fonctions de
conseillère communale
Akte nemen van het ontslag van mevr. Isabelle RIGAUX als Gemeenteraadslid
M. le président.- Le 09/03/2025, Mme Isabelle RIGAUX a présenté sa
démission par courriel. Je demande aux membres du Conseil communal de
prendre officiellement acte de cette démission.
Op 09/03/2025 heeft mevr. Isabelle RIGAUX haar ontslag bij e-mail
aangeboden. Ik vraag aan de Raadsleden om officieel akte te nemen van dit
ontslag.
Le Conseil communal prend acte de la démission de Mme Isabelle RIGAUX de
ses fonctions de Conseillère communale.
De Gemeenteraad neemt akte van het ontslag van mevr. Isabelle RIGAUX als
Gemeenteraadslid.
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M. le président.- Aujourd'hui, il sera procédé à la vérification des pouvoirs et à
l'installation du suppléant appelé à remplacer Mme Isabelle RIGAUX au
Conseil communal, à savoir M. Rachid AZAOUM.
Heden zal er overgegaan worden tot het onderzoek der geloofsbrieven en de
installatie van de opvolger die mevr. Isabelle RIGAUX zal vervangen in de
Gemeenteraad, te weten dhr. Rachid AZAOUM.
Vérification des pouvoirs, installation et prestation de serment de M. Rachid
AZAOUM, 1er suppléant de la liste MR+, en qualité de conseiller communal,
en remplacement de Mme Isabelle RIGAUX, démissionnaire
Onderzoek der geloofsbrieven, installatie en eedaflegging van dhr. Rachid
AZAOUM, 1ste opvolger van de lijst MR+, als Gemeenteraadslid, ter
vervanging van mevr. Isabelle RIGAUX, ontslagnemend
M. le président.- Considérant que Mme Isabelle RIGAUX a été élue sur la liste
n° 6 (MR+) des élections communales du 13/10/2024 ;
considérant que le 1er suppléant du tableau des suppléants de la liste MR+, tel
qu'établi après les élections, est M. Rachid AZAOUM, né à Temsamane
(Maroc) en 1972, domicilié à 1050 Bruxelles, avenue Louise 363 bte 6 et ayant
obtenu 533 voix nominatives et 13.105 suffrages attribués par dévolution, soit
13.638 voix au total lors des élections du 13/10/2024 ;
overwegende dat mevr. Isabelle RIGAUX werd verkozen op de lijst nr. 6 (MR+)
van de Gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024;
overwegende dat de 1ste opvolger van de tabel der opvolgers van de lijst MR+
zoals vastgesteld na de verkiezingen, dhr. Rachid AZAOUM is, geboren te
Temsamane (Marokko) in 1972 en wonende Louizalaan 363 bus 6, en die bij
de verkiezingen van 13/10/2024 533 voorkeurstemmen en 13.105 stemmen per
devolutie, dus 13.638 stemmen in totaal behaald heeft;
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j’informe le Conseil qu'il ressort de la vérification des pouvoirs préalablement
effectuée que l'intéressé continue à remplir toutes les conditions d'éligibilité et
qu’il ne se trouve pas dans un cas d'incompatibilité prévu par la loi. Dès lors, je
demande au Conseil de valider les pouvoirs de M. Rachid AZAOUM et
d'autoriser son installation comme membre de cette assemblée.
Ik deelt aan de Raad mee dat uit het voorafgaand onderzoek der geloofsbrieven
van betrokkene blijkt dat hij nog steeds voldoet aan alle
verkiesbaarheidsvoorwaarden en dat hij zich niet bevindt in een geval van
onverenigbaarheid voorzien bij wet. Ik verzoek de Raad derhalve de
geloofsbrieven van dhr. Rachid AZAOUM geldig te verklaren en zijn
aanstelling als lid van deze Raad toe te laten.
Le Conseil adhère et prend l'arrêté y relatif. M. Rachid AZAOUM ne participe
pas à la délibération sur la vérification de ses pouvoirs.
De Raad stemt hiermee in en neemt het desbetreffende besluit. Dhr. Rachid
AZAOUM neemt geen deel aan de beraadslaging over het onderzoek van zijn
geloofsbrieven.
M. le président.- J’invite M. Rachid AZAOUM à s'approcher en vue de prêter
le serment constitutionnel devant le Bourgmestre.
Ik nodig dhr. Rachid AZAOUM uit om naar voor te komen en de
grondwettelijke eed af te leggen voor de Burgemeester.
M. Rachid AZAOUM prête le serment suivant en français :
Dhr. Rachid AZAOUM legt de volgende eed af in het Frans :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du Peuple
belge. »
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Fixation du nouveau tableau de préséance
Vaststelling van de nieuwe voorranglijst
M. le président.- Le tableau de préséance visé à l'article 17 de la nouvelle loi
communale étant réglé d'après l'ancienneté de service des conseillers,
M. Rachid AZAOUM prendra la 49e place sur le tableau. Le nouveau tableau
est distribué sur lesbancs.
Aangezien de voorranglijst bedoeld in artikel 17 van de nieuwe gemeentewet
geregeld wordt op basis van de dienstanciënniteit van de raadsleden, zal dhr.
Rachid AZAOUM de 49ste plaats innemen op de ranglijst. De nieuwe ranglijst
ligt op de banken.
M. le Bourgmestre donne acte à M. Rachid AZAOUM de sa prestation de
serment et le déclare installé en qualité de conseiller communal de la Ville de
Bruxelles, en remplacement de Mme Isabelle RIGAUX, démissionnaire, dont il
achèvera le mandat. M. Rachid AZAOUM occupera la 49e place sur le tableau
de préséance.
De Burgemeester verleent aan dhr. Rachid AZAOUM akte van zijn eedaflegging
en verklaart hem aangesteld als Gemeenteraadslid, ter vervanging van mevr.
Isabelle RIGAUX, ontslagnemend, voor de resterende duur van haar mandaat.
Dhr. Rachid AZAOUM zal de 49ste plaats innemen op de voorranglijst.
Démission d'un conseiller communal - Ontslag van een Gemeenteraadslid
Prendre acte du courriel du 17/03/2025 par lequel M. Soulaimane EL
MOKADEM présente sa démission de son mandat de conseiller communal
Akte nemen van de e-mail dd. 17/03/2025 waarmee dhr. Soulaimane EL
MOKADEM zijn ontslag indient als Gemeenteraadslid
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M. le président.- Dans l'attente de la désignation de son suppléant au Conseil
communal suivant, il restera conseiller effectif en application de l'article 4 de la
NLC qui dispose : « Art.4 - Les membres du corps communal sortant lors d'un
renouvellement intégral et les démissionnaires restent en fonction jusqu'à ce que
les pouvoirs de leurs successeurs aient été vérifiés et que leur installation ait eu
lieu. »
In afwachting van de aanstelling van zijn opvolger op de volgende
Gemeenteraad, blijft hij effectief Raadslid in toepassing van artikel 4 van de
NGW dat bepaalt : "Art.4 - De leden van het gemeentebestuur die aftreden bij
een algehele vernieuwing en de ontslagnemende leden blijven in functie totdat
de geloofsbrieven van hun opvolgers zijn onderzocht en hun installatie heeft
plaatsgehad."
Pris acte
Akte genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
Dhr. Voorzitter nodigt de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in
de rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van de
volgende verenigingen :
- Filter Café Filtré Atelier asbl, au 31/12/2023, Filter Café Filtré Atelier vzw, op
31/12/2023 ;
- Start to Sport asbl, au 31/12/2022 et 31/12/2023, Start to Sport vzw, op
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31/12/2022 en 31/12/2023 ;
- Bruxsart asbl, au 31/12/2024, Bruxsart vzw, op 31/12/2024 ;
- Remco Evenepoel Cycling Academy asbl, au 31/12/2023, Remco Evenepoel
Cycling Academy vzw, op 31/12/2023 ;
- games.brussels asbl, au 31/12/2023, games.brussels vzw, op 31/12/2023 ;
- BAPA BXL asbl, au 31/12/2023, BAPA BXL vzw, op 31/12/2023.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales - Mondelinge vragen
M. le président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Interpellations citoyennes – Burgerinterpellaties
Demande d'interpellation introduite par Mme Chérine LAYACHI
concernant l'identité du quartier Midi/Lemonnier et le Palais du Midi
Mme Layachi.- Merci, Monsieur le Président. Je suis déjà venue l’année passée
et c’est non sans impatience qu’on a attendu, avec notre groupe de citoyens,
d’habitants et de commerçants qui ont signé cette interpellation citoyenne.
L’année passée, je suis venue le 25 mars 2024 devant vous à la demande de mes
voisins et voisines pour une interpellation concernant le projet de mobilité à
Stalingrad.
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Aujourd’hui, 17 mars 2025, je rappelle les points qui ont été abordés l’année
passée : le rôle essentiel du citoyen comme expert de son environnement, le
chantier du métro 3 qui s’éternise, vivre au milieu du chantier. Des effets
secondaires du chantier, personne n’en parle. On est venus dire l’année passée
que les mesures d’atténuation n’existaient pas et qu’il n’y avait pas de
considération pour ces gens qui vivent dans un chantier depuis 2018 à peu près.
Un autre point était la démolition du Palais du Midi. Je vous parlais, l’année
passée, de la participation citoyenne qui doit être construite dès le départ avec
les citoyens. Je posais la question, au Collège et au bourgmestre en particulier,
de la vision de la Ville selon qu’on la construit avec ou sans ses citoyens.
Le cinquième élément et dernier point, c’était la préservation de l’identité du
quartier. On s’interrogeait sur le sacrifice en cours à Stalingrad-Lemonnier, un
sacrifice au nom du progrès urbain. Je vous demandais si un diagnostic était
prévu.
Ces cinq points sont encore valables. Je vous disais à l’époque : « En
conclusion, Monsieur le Bourgmestre, je vous exhorte à prendre en
considération ces préoccupations légitimes et à nous impliquer davantage dans
le processus décisionnel concernant l’avenir de notre quartier. Il est de notre
responsabilité collective - je ne parlais pas seulement de la nôtre, dans le
quartier, mais aussi de la vôtre, cher Collège - de veiller à ce que ce projet
urbain de mobilité réponde réellement aux besoins et aux aspirations de la
communauté locale. »
J’ai relu mon interpellation et j’ai noté quelques points. D’abord, tous les
éléments sont encore d’actualité. Ensuite, à aucun moment on n’a parlé ni des
promesses qui nous ont été faites depuis 2018, ni des engagements qui ont été
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pris depuis lors par toute une série d’hommes et de femmes politiques, mais
aussi d’administrations publiques.
Je n’ai même pas parlé du fait que quand le ciel nous est tombé sur la tête en
2018, c’était dans le Palais du Midi. On a été informés du chantier dans le
Palais. Le temps donnera peut-être raison à ceux qui nous ont dit à ce moment-
là que les gens viendraient de loin pour voir le chantier. On nous disait qu’ils
viendraient de loin, tellement le chantier serait exemplaire. Force est de
constater que les gens viennent de loin, mais pour d’autres raisons.
Un an après, Monsieur le Bourgmestre, comment expliquez-vous que notre
interpellation citoyenne puisse ne pas bouger d’un iota ? Aucun de ces cinq
éléments n’a été résolu. Pour certains, on a appris les avancées par la presse.
Vous pourriez me dire, et vous auriez raison, que c’était une année d’élections,
donc une année spéciale. Justement, on se souvient de la séance d’information
et des précédentes élections en 2018, parce que le permis d’urbanisme dont il
s'agissait à l'époque n'était pas le même. Il s'agissait de construire une station,
Toots Thielemans, en plein milieu de l'avenue de Stalingrad, avec ses impacts
sur toute la zone Midi-Lemonnier. Donc, ce permis, il avait été accordé avant
les élections, ce qui rendait impossible tout débat, dans le quartier ou ailleurs à
l'échelle régionale, sur l'utilité de cette station. Je parle bien de la station, dont
on dit depuis le premier jour qu’elle est inutile pour ce quartier. Les stations
Anneessens et Gare du Midi sont sur le tracé du métro 3. Donc, déjà à ce
moment-là, on disait qu'en fait, on nous annonçait la condamnation de notre
quartier.
Quand on est venus vous voir en 2024, la situation avait déjà changé par rapport
à 2018. La demande de permis ne concerne plus la construction d'une station et
de tunnels, mais bien la démolition-reconstruction du Palais du Midi parce qu'on
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n'arrive pas à creuser un tunnel en dessous. Dès lors, la station ne servira à rien,
s'il n'y a pas de tunnel. On dit qu'on n'arrive pas à creuser le tunnel en dessous,
que l’entrepreneur a mal calculé, pas assez écouté les experts institutionnels,
académiques, associatifs et citoyens. Je fais des recherches sur internet, mais ce
n'est pas mon métier. On est juste venus comme des voisins et voisines qui
deviennent experts de la situation par dépit. On constate que cela fait plus de
seize ans qu'on parle du fait qu'il est impossible de créer un tunnel sous ce palais
au vu de notre territoire bruxellois et de la Senne qui passe en dessous.
Donc, au final, nous qui habitons au-dessus de cette Senne, on n'est que les
dindons de la farce. Nous, ce sont des voisins, des voisines, des habitants et des
commerçants, tout autant que des Bruxellois concernés et inquiets signataires de
l'interpellation communale. En fait, les gens que je vais citer ne sont pas tous
d'accord. C'est moi qui m'exprime aujourd'hui, mais il est important que vous
sachiez que nos préoccupations ne sont pas toutes les mêmes. Je m'explique.
Parmi les signataires, j'ai un voisin qui m'a dit : « Moi, je veux qu'on le détruise,
le palais, qu'on en finisse vite, parce que j'aimerais bien que ma vie continue. »
Et puis, j'ai une autre voisine qui m'a dit exactement l'inverse : « En le
démolissant, on démolit la possibilité pour mon fils ou pour ma fille d'aller faire
du sport. Et donc, il est hors de question qu'on le démolisse. » Donc, on n'a pas
tous les mêmes préoccupations, ni les mêmes profils, mais s'il y a bien une
chose qu'on a en commun, c'est qu'on en a marre de voir le chantier s'éterniser.
La situation n'a pas changé depuis 2024. On apprend parfois des choses dans la
presse. Cela fait un an que le chantier n'a pas avancé sous le Palais du Midi et le
lien avec le Collège et le pouvoir local, on se demande bien où il est... Il n'est
pas sérieux que ce soit La Dernière Heure/Les Sports qui nous informe de
certains des éléments. Des voisins nous disent : « Il est hors de question qu'on
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aille interpeller le Collège. Il vaut mieux s'enchaîner autour du Palais du Midi et
on sera compris, parce que c'est La Dernière Heure/Les Sports qui informera le
Collège de ce qu'on est en train de faire. » Pour certains d'entre nous, c'est un
non-sens.
Vous avez été élu et on croit beaucoup au pouvoir local. Le toutes-boîtes qu'on a
reçu à l'inauguration de ce beau bâtiment Brucity disait : « Ce bâtiment est le
vôtre. » On revient un an après pour dire la même chose. Depuis 2018 et
l'annonce du chantier du Palais du Midi, les commerçants de toute la zone
broient du noir. Je parle bien de toute la zone Midi-Lemonnier, et pas seulement
des quatre façades du Palais du Midi. Toutes les rues perpendiculaires (rue
Roger van der Weyden, rue de la Roue…) sont touchées. Là aussi, on est
impactés par le chantier, mais on n'a pas tous le même accès aux tables de
négociation où se discutent les indemnités et la façon dont le chantier va être
piloté. Même si on n'a pas tous les mêmes objectifs ni les mêmes raisons de
signer cette interpellation, on a tous, du soir au matin, les pieds dans la gadoue
ou dans la poussière, selon la saison.
On est devenus des spécialistes du chantier, alors même qu'on n'est pas censés
l’être. Emmanuel voudrait bien venir vous parler de son club sportif. Moi,
j'aimerais venir vous parler de mon métier. Shama, elle aimerait bien venir vous
parler du fait qu'en tant qu'architecte, elle voit la ville et son potentiel de ville
touristique à une échelle humaine. Et donc, Shama et d'autres voisins et voisines
sont honteux devant les touristes qui passent et qui longent l'avenue. J’ai
entendu la semaine passée une jeune Française dire à sa maman : « Mais c'est le
ghetto, ici ! ». Elle avait raison.
Nous aussi, on trouve que c'est le ghetto, à force d'avoir les pieds dans la gadoue
et le nez dans la poussière. Combien de printemps et d’étés pourris n’avons-
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nous pas déjà vécus faute d’ouvrir les fenêtres parce qu'on vit au milieu d'un
chantier ? Je vais le répéter souvent, parce qu'on fait comme si le chantier était
normal et qu'il n'y avait aucun ajustement, aucune mesure d'atténuation ou
d'accompagnement.
Je parle bien pour les citoyens et citoyennes. On n'est même pas dans les
sphères où ça se discute, et c'est logique. On ne fait pas de politique, nous, on
subit le chantier, et on l'a subi - vous l'avez tous et toutes remarqué - en silence.
On n'a pas organisé de contestation, on n'a pas publié de communiqué de presse,
et cela, pour une bonne raison : ce métro nous a été présenté comme un atout
pour la Région bruxelloise. Beaucoup d'entre nous, voisins et voisines, ont tu le
fait qu'ils avaient des problèmes respiratoires, ont tu le fait qu'ils avaient des
problèmes liés à la mobilité et au parking, parce qu'ils se disent (et ils se le
disent encore malgré ce qu'on lit dans la presse) que leur peine sert au bien de
toute la communauté bruxelloise. Or on n'est même pas respectés de façon
normale alors même qu'on agit en tant que citoyens actifs et responsables.
Rien ne va dans ce dossier. En 2021, le chantier a dû s'arrêter à cause
d'irrégularités en matière de temps de travail. C'est la DH qui le titrait.
L’inspection du travail a découvert que les ouvriers travaillaient le samedi, ainsi
que d’autres irrégularités pour une partie des travailleurs. Vous pouvez le
retrouver aisément dans la presse. Nous ne comptons plus le nombre de fois où
un voisin a dû prendre le temps de faire remonter à l'ombudsman ou à d'autres le
fait que « la fête » commençait sous ses fenêtres à 5h du matin. Siam, ma
voisine - elle n'a pas signé l'interpellation, mais elle veut vous le dire - nous a
expliqué que la semaine dernière, le chantier avait commencé à 19h30 sous sa
fenêtre et fini à 8h du matin !
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Je prends mon temps. Je sais que je n’ai que cinq minutes, mais cela me sidère
que certains n'entendent pas ces cris de détresse. Ce n'est pas exceptionnel. Le
chantier a commencé à 19h30 et terminé à 8h du matin ! Siam rentrait du bureau
à 19h30. On a joué le jeu de citoyens actifs et responsables. On s'est dit que des
chantiers extraordinaires appelaient aussi des mesures extraordinaires. On peut
tout à fait comprendre quand la STIB nous envoie un message à 22h pour nous
dire : « Désolé pour le désagrément, mais demain, il y aura une coulée de béton
qui commencera à 3h du matin et qui prendra fin tard dans la nuit. » On peut
entendre que pour couler du béton, il faut que cela se fasse en une fois. On peut
l'entendre, mais si on n'est pas respectés de façon normale pour tout le reste de
notre vie d'habitant, alors on ne l'entend plus. Quand ça commence à 19h30
pour terminer à 8h du matin et qu'on n'est pas prévenus, cela ne fait pas partie
des mesures exceptionnelles dont nous parle la STIB. Je sais que la STIB n'est
pas là, mais il n'y a pas d'interpellation régionale à ce propos.
C'est au pouvoir local qu'on vient le dire parce qu'on sait que c'est vous qui êtes
censés nous protéger. Or on a l'impression de tout l'inverse. Pas plus tard que ce
matin, un ouvrier a déplacé un engin de chantier à 5h34. Avec les autres voisins
de mon immeuble, on a tous été réveillés et on a cru que le chantier allait
commencer. Fort heureusement, il allait juste se garer au bout de la rue.
Quand on parle, Monsieur le Bourgmestre, de couper le stationnement pour
deux semaines devant chez nous, on ne le sait pas à l'avance. Devant chez nous,
sur une longueur d’une quinzaine de maisons, tous les espaces de parking sont
pris par les engins de chantier. On n'a pas été prévenus. On ne sait pas pourquoi,
sauf si on le demande. Tous les hommes et les femmes qui travaillent sur place
sont des personnes bien. Je profite de l'occasion pour les remercier parce que si
ce n'était pour eux et leur sourire, il y a bien longtemps qu’on serait venus
rouspéter. Donc, on ne sait toujours pas quand on va retrouver ces places de
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parking. Je dirais même plus : on met des barrières le vendredi soir pour
commencer le travail le mardi matin. Donc, ne plus avoir de place de parking
chez nous, tout le week-end, ce n'est pas grave ? Mon oncle est en chaise
roulante et pour moi, c'est grave. Des exemples comme celui-là, chaque
signataire en a une dizaine à vous donner.
Donc, le premier élément est la vie de chantier. Il faut qu'on s'accorde sur ce qui
sera exceptionnel ou ordinaire dans le cadre de la prolongation de ce chantier
dont on ne voit pas la fin. Je vous assure que ce que je viens de vous raconter, ce
n'est pas exceptionnel du tout, c'est ordinaire. On s'habitue depuis longtemps à
ce chantier du métro qui s'enlise et qui, apparemment, ne fait pleurer ou tousser
que nous. Ce sont plutôt les femmes et les hommes qui toussent, mais cela
n'intéresse personne d'autre que nous. Est-il arrivé une seule fois que quelqu'un
se demande s'il y avait un problème de santé publique, si les gens qui ont des
problèmes respiratoires en auront davantage à cause de ce chantier ? Jamais !
Nos corps et nos esprits, Monsieur le Bourgmestre, fatiguent. Je martèle - les
voisins et les voisines me demandent de le faire encore aujourd'hui - qu'on
n'obtient rien sans douceur, on n'obtient rien si on ne se comprend pas, si on ne
se connaît pas. À force, moi aussi j'ai envie de crier. Parce que mon corps et
mon esprit fatiguent. En plus de l'usure de la vie, il y a maintenant l'usure du
métro. C'est le cas pour nombre d'entre nous, et je suis triste de constater que
personne, ni ici à la commune, ni à l'échelle de la Région, personne ne peut
même donner de chiffres sur le nombre de personnes impactées. C'est dire à
quel point il n'y a pas de diagnostic.
Notre quartier est exceptionnel. Tout le monde s'accommode de tout. On ne se
plaint même plus. On invente même des solutions aux problèmes qu'on subit.
Qu'on le veuille ou non, on agit depuis 2018 en citoyens actifs et responsables,
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qui ne se plaignent que quand cela dépasse les limites raisonnables. Mais là, il
ne faut pas exagérer. Il y des personnes âgées qui sont mortes dans le quartier. À
force, nos aînés s'en vont et ne peuvent pas assister à la suite des événements.
Le pire, c'est qu'on est les derniers à être mis au courant. Je le disais tout à
l'heure, on apprend par la presse qu’il y a des problèmes de stabilité sous le
Palais du Midi. Mais alors, est-ce qu'on va apprendre par la presse aussi qu'il y a
des fissures dans les maisons ? Est-ce qu'on doit vous dire ici, au Conseil
communal, que certains voisins ressentent de belles secousses ? Que chez moi,
les fenêtres ne ferment plus ? Chez une de mes voisines, le plancher a bougé. Je
pose une question au Collège, que je devrais poser à la STIB, qui est le donneur
d'ordre de ce chantier : à quand l'état des lieux de sortie ? Quand on pose la
question dans le quartier, on nous dit que ce sera à la fin des travaux. Or la fin
des travaux, si on en croit la presse, ce sera 2030, 2040... Il y a un moment où
trop, c’est trop. On est les derniers à être mis au courant, Monsieur le
Bourgmestre, comme si cela ne nous concernait pas.
Un autre point de l'interpellation de l'année passée, c'est le permis d'urbanisme.
L'année passée, on n'en parlait pas. On parlait juste de la démolition et
reconstruction du Palais du Midi. Aujourd'hui, le permis d'urbanisme est à
l'enquête publique et c'est pareil. Plus de 600 pages d'un dossier technique qui
nous concerne, ça ne s'avale pas en trois semaines ou un mois. On a envie de
dire plusieurs choses et, encore une fois, on n'est pas tous d'accord, mais c'est
important de l'entendre. Avant de parler de démolition, il faut écouter les plus de
500 signataires de la pétition « Touche pas à mon Palais du Midi ». Avant de
parler de démolition, il faut s'assurer que le métro va voir le jour. Imaginez,
avec ce qu'on entend dans la presse, que le métro ne voie pas le jour et que nous
soyons morts pour rien...
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Déjà en 2024, on parlait d’une participation citoyenne où on ne se sent pas
écoutés. Et ici, c’est pareil. Nous avions explicitement demandé, l'année passée,
à être entendus en amont de toute programmation du Palais du Midi « 2.0 ».
Quand je dis nous, ce sont les habitants, commerçants, usagers, signataires de
l'interpellation et les autres qui n'ont pas signé. C'est nous qui avons toujours les
pieds dans la gadoue et le nez dans la poussière, mais aussi les autres qui sont
déjà partis ou morts. Je parle aussi de ceux qui sont tombés en faillite ou qui ont
mis la clé sous la porte, parce que « trop is te veel », ou de ceux qui ont eu envie
d'une santé mentale digne de ce nom et ne veulent plus vivre dans un chantier
qui se prolonge parfois de 19h30 à 8h du matin.
Nous, ce sont les commerçants d'origine étrangère installés dans le quartier
Stalingrad-Lemonnier depuis quatre générations, pour certains. Quatre
générations ! Le quartier Midi-Lemonnier est marqué par les immigrés depuis
toujours. De confession juive, venus d'Europe de l'Est au sortir de la guerre,
d'origine portugaise ou espagnole et puis seulement les Marocains. On parle de
quatre générations de Marocains pour le café où j'ai mes habitudes.
On ne nous entend pas, on ne nous écoute pas. Or il est extrêmement important
pour nous qu'on entende aussi ceux qui existaient avant nous. Parce que nous
sommes Bruxelles de la même manière que tous et toutes autour de cette salle,
ceux qui nous regardent et ceux qui ne nous regardent pas. Nous sommes une
partie de la culture bruxelloise, mais nous ne sommes pas toute la culture
bruxelloise. C'est important, pour nous, d'honorer nos aînés et nos aïeux.
Vraisemblablement, on est les seuls à le faire, vu qu'on a besoin d’interpeller le
Collège pour le marteler.
Le Palais du Midi, c'est le phare pour tout le monde, donc pour tous les
Bruxellois, ceux qui sont partis et ceux qui sont encore là, d'origine étrangère ou
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non. C'est un lieu de socialisation comme il en existe peu. C'est un rempart
contre la violence, contre la montée des extrêmes, pour le dialogue et pour le
vivre ensemble.
Quand nous nous interrogions, cher Collège, sur la préservation de l'identité de
notre quartier, on ne pensait pas qu'on allait être sacrifiés comme cela. Au
regard de l'enquête publique, on se rend bien compte que les choses ont avancé
depuis l'année passée, et force est de constater qu'elles l’ont fait sans nous.
Qu'on soit sacrifiés, abandonnés au nom du progrès et que la Région ne le voie
pas venir, c'est une chose, mais le temps est en train de donner raison à
l'interpellation de l'année passée. On vous disait : « Veillez à nous inclure ».
Désormais, ce n’est plus tant la question du chantier qui se pose, mais celle de
la préservation de l'identité du quartier.
Attention à nous inclure en amont de tout, en amont des cahiers des charges, en
amont des discussions, parce qu'apparemment, nous, on a un regard sur ce qui
existait avant, ce qui nous a précédé. Or ceux qui étudient l'identité du quartier
d’aujourd'hui ne feront qu'une photographie de l'heure actuelle.
Force est de constater que la STIB a avancé sur une préprogrammation, un gros
œuvre peut-être, mais une préprogrammation. La Ville a avancé aussi, avec
peut-être des budgets et un bureau d'études. Même l'Agence bruxelloise pour
l'entrepreneuriat avance avec sa propre étude. Là aussi, on est les derniers
autour de la table.
Un des cinq points était « citoyen expert de son environnement ».
(Remarque du président sur le temps de parole)
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Le temps, il avance, et avec lui les mouvements dans la ville. On parle de
gentrification. On n'a pas de problème avec le fait que la ville subisse des
mouvements. On a un problème avec le fait que le temps avance et que nos vies
s'épuisent. Alors, entendre dire dans un de ces hémicycles où se tiennent des
discussions « Le boulanger fait du pain. Il faut laisser les bureaux d'études faire
leur travail, ce sont eux les professionnels », c'est violent. C'est violent et, à
force de l'entendre, on commence à l'intégrer. C'est cela que je veux marteler
aujourd'hui.
C'est un non-sens. Le boulanger, il fait du pain. Mais le boulanger Marrakech,
Tazaghine et autres dans le quartier, ils ouvrent à pas d'heure. Vous pouvez
regarder sur Google. La boulangerie Marrakech, elle ferme à minuit et ça, c'est
un rempart contre la violence. Ce n'était pas écrit dans mon texte, mais ça aussi,
je prends le temps de le dire. On a des boulangers qui font leur travail avec
passion et qui sont aussi un rempart contre la violence parce qu'ils existent, ils
sont ouverts et on les voit dans le quartier.
On n'écoute pas le boulanger qui, en 2018 déjà, dans le Palais du Midi, par
frustration et dépit, avait pris ses clés dans sa poche et les avait jetées devant
l'assemblée en disant : « Ce que je comprends, c'est que c'est vous qui allez
reprendre ma boulangerie. » Il l’a dit parce qu'il sentait que cette
programmation ne le prenait pas en considération. Le temps nous donne raison,
car on voit que toutes les parties prenantes avancent sans se soucier de nous
inclure.
On se demande ce que le Collège va prévoir pour le chantier et pour l'identité.
Nous entendons bien que tout n'est pas dans les mains du Collège. Il y a des
questions régionales, Beliris, etc. Donc, on entend bien que vous ne savez pas
faire la pluie et le beau temps et qu'il n'y a pas de gouvernement pour prendre de
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décision politique, mais ce qu'on entend aussi, c'est qu'à Gare du Nord, le
gouvernement en affaires courantes ne veut pas prendre le pli de financer
l'augmentation du budget. On parle de 44 millions €. Ici, à Stalingrad, on parle
de 400 millions € et c'est Elke Van den Brandt qui le dit.
Je me tourne vers le Collège et je vais le faire en bilingue. J'aurais aimé faire
tout mon texte en bilingue parce que c'était important pour moi, pour nous. Il
n'y a pas que des francophones qui ont signé la pétition.
Soms zal ik ook in het Nederlands praten, want het is echt, echt belangrijk voor
ons.
Meneer de Voorzitter.- Maar we zijn tweetalig normaalgezien, mevrouw, dus...
Mevrouw Layachi.- Ja, maar ik zou graag ook de antwoorden in het Frans
krijgen om zeker goed begrepen te worden.
Meneer de Voorzitter.- Uw boodschap is duidelijk.
(Remarque du président sur le temps de parole)
Mme Maes, échevine.- Madame Layachi, je vous remercie pour votre
interpellation et vos multiples questions. La raison pour laquelle je vous réponds
en premier lieu est que votre demande officielle d'interpellation portait surtout
sur le permis et la participation dans le cadre de ce permis. Donc, je me permets
de répondre d'abord à ces éléments.
Comme vous le savez, une demande de permis est en cours de traitement. Son
intitulé officiel est : « La déconstruction de l'intérieur du Palais du Midi, la
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reconstruction des commerces et des équipements scolaires, sportifs et culturels,
l'aménagement de deux espaces publics dans les cours extérieures et la
rénovation des façades existantes. » Cette demande a été introduite le 17 janvier
2024 par la STIB dans le cadre des travaux du métro 3. L'enquête publique a eu
lieu du 12 février au 13 mars 2025 et nous avons reçu 65 réponses. La
commission de concertation aura lieu le 1er avril prochain. Les délais
applicables à l'instruction de cette demande sont calculés conformément aux
ordonnances, avec une procédure spécifique pour cette demande de
déconstruction du Palais du Midi et la modification du permis délivré le 24 mai
2019 par le fonctionnaire délégué de la Région de Bruxelles-Capitale à la STIB,
dont les effets ont été maintenus par l'arrêt de la Cour constitutionnelle du 16
janvier 2025.
Comme pour les autres demandes de permis, je m'abstiens, en tant qu'échevine
de l'Urbanisme, de tout commentaire sur le projet jusqu'à la réunion de la
commission de concertation. Lors de cette réunion, je prendrai connaissance de
toutes les réactions reçues pendant l'enquête publique. Ensuite, avec les autres
membres de la commission, nous rendrons un avis. Je ne me prononcerai donc
pas aujourd'hui sur cette demande de permis, mais nous pouvons déplorer que le
chantier du métro ne se soit pas déroulé comme prévu à l'origine.
Bien entendu, la Ville de Bruxelles, en tant que propriétaire du Palais du Midi,
est partie prenante, notamment du fait des nombreux usagers qui utilisent
quotidiennement et hebdomadairement les équipements scolaires et sportifs du
bâtiment. Compte tenu des circonstances, il nous a semblé prudent de prendre
des précautions et de préparer des alternatives pour les fonctions actuelles et
envisager activement l'avenir du Palais du Midi après les travaux du métro, et
cela, par le biais d'une étude programmatique. L'objectif de cette étude
programmatique est de maintenir le palais à titre d'affectation principale pour
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des équipements d'intérêt collectif ou des services publics conformément au
PRAS, tout en conservant un liseré de commerces au rez-de-chaussée.
Le principe de cette étude, incluant un processus participatif, a été approuvé en
juin 2024, et c'est à cette étude que le bourgmestre faisait référence lors de votre
précédente interpellation en mars 2024.
L'appel d'offres a été lancé en août et en décembre 2024. Parmi les cinq
candidatures, la proposition du bureau 51N4E, avec comme sous-traitants pour
la participation Particitz et Callida, été désignée. Entre-temps, le bureau d'études
a commencé à élaborer le diagnostic et un benchmark. Afin d'éviter toute
confusion avec la demande de permis de la STIB, nous avons décidé de débuter
la participation après la commission de concertation du 1er avril. Le
recrutement du panel commencera donc fin avril et les deux premières sessions
du panel participatif devraient avoir lieu avant les vacances d'été.
Il est donc absolument dans nos intentions d'impliquer le quartier dans la
réflexion sur l'avenir du Palais du Midi. L'étude programmatique devrait en
principe être terminée d'ici à l'été 2026 et, sur cette base, la Ville de Bruxelles
prendra une décision concernant l'avenir du Palais du Midi. Ensuite, la Ville
soumettra une nouvelle demande de permis d'urbanisme.
Mme Layachi.- Je crois qu'il me faudra bien deux minutes pour accuser le
coup. Force est de constater qu'on n'a pas entendu mes questions, mais qu'on
avait déjà écrit les réponses. Ce sera mon premier élément.
Ensuite, je regarderai la vidéo pour être sûre d'avoir bien entendu. J'entends juin
2024. Or vous avez dit, Madame l'Échevine, que c'est ce à quoi faisait référence
le bourgmestre lors de mon interpellation du 25 mars 2024. Dès lors, comment
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a-t-il pu y faire référence ?
Troisième élément : l'étude programmatique finit à l'été 2026. Est-ce que cela
veut dire qu'il n'y aura pas de démolition d'ici là ? Est-ce que le Palais du Midi
sera démoli pour juin 2026 ?
M. le bourgmestre.- Je n'en sais rien. Dans une procédure urbanistique, il y a
souvent des recours. Vous savez que c'est une procédure particulière, puisqu'on
passe par le Parlement. Il y a une série d'étapes à suivre et je ne vais pas vous
indiquer noir sur blanc ce qu’il va se passer, surtout pour un chantier qui a déjà
fait couler beaucoup d'encre en termes d’imprévisibilité.
La seule chose que vient de vous dire Mme Maes, est qu'on dépose toujours un
permis avec l'affectation future, dont on a dit qu'elle serait à titre principiel des
équipements collectifs et le maintien d’un liseré commercial. Ce sont les deux
grandes bases. Pour le reste, c'est le début du processus. En gros, le permis de
démolition partielle doit intégrer ce qu'on y fera après. Cela vaut pour tous les
bâtiments, justement pour ne pas laisser de grands trous. On a trouvé l’astuce de
commencer en même temps à discuter avec le quartier de son affectation future.
Toutes les semaines, avec Mme Frelinx, on travaille pour qu'aucun club n'ait à
arrêter ses activités. Il se fait que la Ville de Bruxelles a déjà bien pris les
devants en construisant de nombreuses salles de sport. Nous avons aussi un
accord pour construire sur le stade Vander Putten, pour justement rester dans le
même biotope, puisque vous reconnaîtrez que le stade Vander Putten, c'est plus
ou moins le même quartier. Je sais que, parfois, les quartiers sont très délimités,
mais on peut quand même dire qu'il y a beaucoup de clubs qui jouent d'un côté
et de l'autre. Un gros budget doit être inscrit pour la rénovation du stade Vander
Putten.
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L’objectif de tout le Collège, en particulier de Mme Frelinx en charge des
sports, c'est qu'aucun club ne manque à aucun moment d'infrastructure. Vous
avez cité une maman qui disait ; « Moi, c'est le palais qui est juste en face de
chez moi. » Nous, on est très fiers que ce soient des enfants de toute la Région,
voire même d'en dehors, qui viennent au Palais du Midi. Il faut donc leur offrir
ces infrastructures. C'est ce que la Ville fait et négocie pour l'instant, tout
comme elle l'a fait pour le réseau d'enseignement, puisque nous allons
déménager l'école Francisco Ferrer à partir de septembre 2025 au quai de
Willebroeck, où nous avons acheté un immeuble flambant neuf que nous
équipons pour nos étudiants dans le quartier Nord.
Pour le débat sur le chantier, il me faudrait beaucoup plus de temps. Je suis prêt
à organiser une nouvelle réunion avec le quartier sur cette question. S’agissant
du permis d'urbanisme que Mme Maes vous a expliqué et de la démarche que
M. Ceulemans, M. Wauters et Mme Maes ont entreprise avec l'ensemble du
Collège par rapport au quartier, le processus commence maintenant. Même si,
dans la demande, la reconstruction doit avoir ce qu'on appelle des guidelines,
sur le fond du projet, c'est maintenant que commence le débat, sachant - je ne
vais pas le cacher - qu'à mon avis, ce n'est pas avant 2028-2029 que nous allons
recommencer la reconstruction du Palais du Midi. Il faut être honnête avec les
habitants du quartier. Ce n’est qu'au moment où on aura fini les travaux en
dessous que l'on pourra reconstruire. J'ai essayé d'être très précis pour que tout
soit clair.
M. le président.- Madame Layachi, vous vous demandiez comment on pouvait
répondre à des questions qu'on n'avait pas encore reçues. Je signale que nous
avions reçu vos questions. On savait ce que vous alliez dire et l'échevine a
préparé sa réponse.
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Mme Layachi.- En l'occurrence, il n'y avait pas mention de Mme l'échevine,
que je salue par ailleurs, dans mon interpellation initiale. Il n'y avait de mention
explicite ni de Mme l'Échevine, ni de M. l'échevin.
Monsieur le Bourgmestre, je vous remercie encore une fois d'avoir évoqué la
question du temps, parce que le processus commence maintenant. Toutefois, je
suis venue en 2024, l'année passée, vous dire qu'on voulait être inclus dans le
processus, et vous nous dites aujourd'hui, en 2025, que le processus commence
maintenant. En réalité, il a commencé en 2024. Après notre interpellation
citoyenne de l'année passée, on a été reçus dans le bureau de M. l'échevin
sortant de la participation citoyenne, que je remercie encore une fois. Il nous a
montré aussi des lignes du temps. Les discussions commençaient déjà en janvier
2024.
Le propos de mon interpellation de l'année passée consistait justement à dire
que le processus devait commencer en amont. C’est ce qu'on dit aussi à d'autres
structures, y compris régionales. On ne considère pas à sa juste valeur
l'expertise citoyenne. Elle doit être prise en compte au moment de la rédaction
des cahiers des charges. Si le boulanger fait du pain, c'est le boulanger qu'on
appelle pour parler levure. Si on parle identité du quartier Stalingrad, ce sont les
habitants, les commerçants, les usagers, les usagères, voire les touristes qui
reviennent de Stalingrad-Lemonnier.
Le processus commence maintenant ? C'est une non-réponse. Je vous remercie,
Monsieur le Bourgmestre, d'être transparent avec nous. Je préfère entendre de
votre bouche, plutôt que dans La Dernière Heure-Les Sports, que l’on évoque
2029.
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Réorganiser une réunion sur le chantier dans le quartier, ce n'est pas le faire ici à
l'échelle de la Ville de Bruxelles, dans un cadre public et transparent, ni à
l’échelon régional. Je vous citerai un exemple, Monsieur le Président et chers
membres du Collège. Dans la commission de concertation à Schaerbeek sur la
question du métro, il a été dit que tout ce qui avait été fait dans le cadre des
mesures compensatoires pour les commerçants serait répliqué à Schaerbeek.
C'est ce qui a été dit en commission de concertation. On n'est pas des
Schaerbeekois et cela ne nous intéresse pas, mais force est de constater que ce
qu’il se passe dans notre quartier n'est pas encore évalué qu'on parle déjà de le
répliquer ailleurs. Non, on ne va pas reparler du chantier à huis clos comme
vous l'avez fait pour des raisons très valables. Il faudra le faire de manière
publique à l'échelle de la Ville de Bruxelles.
Je vous remercie encore, Monsieur le Président, pour votre bienveillance et
votre patience, et ce n'est pas ironique quand je le dis. Je remercie également la
présidente sortante de cette assemblée.
Interpellation du public introduite par Mme Carine TRIEST concernant
des actes d'incivilité (propreté) rue des Commerçants et rue Van Gaver
Mme Triest.- Monsieur le Bourgmestre, chers membres du Collège et du
Conseil communal, mon nom est Carine Triest, je suis Bruxelloise depuis
toujours et habitante du quartier Alhambra depuis une vingtaine d'années.
Quand on dit quartier Alhambra, on pense souvent drogue, prostitution, etc.,
mais ce n'est pas de cela que je viens vous parler aujourd'hui. En effet, je veux
vous parler de l'état de saleté dans lequel je vois mon quartier tous les jours, et
en particulier la rue des Commerçants et la rue Van Gaver. Ces deux rues sont
très sales en permanence, et je dis bien en permanence, à l'exception de
Page 26 sur 83 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 17/03/2025
quelques heures après le passage des équipes qui enlèvent les poubelles et les
encombrants.
Et ce n'est pas parce que les services de Bruxelles Propreté ne font pas leur
travail, non, c'est parce que tous les jours, sans exception depuis plusieurs
années, de nombreux détritus de toutes sortes sont déposés sur le trottoir en face
des 26-28 rue des Commerçants et du 25 rue Van Gaver. Chaque jour, c'est
différent : ordures diverses, meubles, encombrants, déchets de chantier, il y a de
tout. De plus, il y a un « effet copie » : constatant qu'il n'y a aucune
conséquence, plusieurs habitants de ces deux rues déposent également leurs
sacs-poubelles n'importe quand.
Il y a quatre ans, le comité Alhambra m'a conseillé de contacter le service
verbalisation de la Ville de Bruxelles, ce que j'ai fait. Depuis, j'ai envoyé très
régulièrement des photos à ce service. En parallèle, des voisins ont introduit de
nombreuses plaintes dans l'application FixMyStreet. À chaque fois, les détritus
en question ont été enlevés très rapidement. Mais comme je l'ai dit, à chaque
fois également, seulement quelques heures plus tard, d'autres déchets étaient
déposés. C'est à devenir fou !
De nombreuses actions ont été mises en place par ce service verbalisation :
fouilles, envois de sanction, plaintes, investigations diverses. Il y a aussi un
panneau dans la rue indiquant qu'une caméra est installée. De nombreuses taxes
ont été envoyées, mais souvent, les déchets n'étaient pas identifiables. On n'a
pas réussi à toucher les habitants ni les propriétaires qui louent à ces gens sans
scrupule. Donc, le système de sanctions n'a aucun effet. Rien ne s'est amélioré.
Étant donné qu'il est clair que le service verbalisation ne peut pas régler le
problème seul, nous pensons qu'une action commune entre police, urbanisme,
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verbalisation et propreté doit être organisée avec des caméras qui soient
vraiment efficaces. Car nous sommes clairement en face de problèmes plus
importants que de simples citoyens qui ne respectent pas les règles liées aux
poubelles.
On veut enfin parvenir à ce que les personnes responsables soient sanctionnées.
Suite à ce constat, nous avons envoyé plusieurs emails à vous, Monsieur le
Bourgmestre, ainsi qu'au cabinet de Mme Jellab, en vous demandant
spécifiquement de mettre en place une telle équipe coordonnée. On nous a
répondu en nous demandant patience et compréhension.
Or cela fait maintenant des années que nous faisons preuve de patience. Tout
cela fait qu'aujourd'hui - je peux vous parler au nom de la majorité des habitants
du quartier -, nous avons un réel sentiment d'impuissance par rapport à cette
situation. Nous n'en pouvons plus. Rien ne change. La police est totalement
absente. Nous avons un sentiment total d'abandon. Ces saletés permanentes
donnent une image catastrophique de notre quartier, qui n'en a vraiment pas
besoin. Nous demandons une approche beaucoup plus sévère et une
collaboration entre les différents acteurs afin d'éradiquer ce problème.
Monsieur le Bourgmestre, chers membres du Collège, je me permets donc de
vous poser les questions suivantes :
Quand allez-vous mettre en place une collaboration entre les différents
échevinats concernés pour éradiquer la saleté dans la rue des Commerçants et la
rue Van Gaver ?
Quelles actions concrètes allez-vous mettre en place ?
Je vous remercie pour vos réponses.
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M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Madame, tout d'abord, je vous remercie
sincèrement pour votre intervention et l'intérêt que vous portez à votre quartier.
Je vous réponds ici en ma qualité d'échevin des Finances et de la Propreté
publique, mais M. le bourgmestre Philippe Close et ma collègue Mme Maes, en
charge de l'urbanisme, m'ont également transmis les données relatives aux
actions effectuées par la police et le service urbanisme. Car nous sommes,
comme vous, convaincus qu'il faut une action coordonnée pour venir à bout de
ce que vous dénoncez.
Tout le monde souhaite naturellement habiter, vivre, travailler dans un endroit
propre et sécurisant. En ce sens, les services de police multiplient les actions
ponctuelles et visibles dans le quartier Alhambra et ses environs afin d'y
détecter, entre autres, les éventuelles nuisances. Je me suis moi-même rendu
dans votre quartier il y a quelque temps avec nos recenseurs du département des
finances, qui répertorient notamment les immeubles à l'abandon, négligés ou
inoccupés dans le cadre de la politique de lutte contre ce type de bâtiments qui
engendrent notamment des problèmes de propreté. Il y a, dans ce cadre, 11 biens
qui sont suivis par notre service taxes pour la rue des Commerçants et 3 pour la
rue Van Gaver.
En matière de propreté publique, dans le périmètre, notre cellule verbalisation a
émis 44 taxes en 2024 et 56 en 2023. Comme vous le soulignez, nos équipes de
verbalisation sont souvent sur place, parfois plusieurs fois par jour et plusieurs
jours d'affilée, et nous continuerons d’accentuer ce type d'action. Récemment
encore, notre service a pu identifier un important contrevenant que nous
pourrons enfin poursuivre et taxer. D'autres enquêtes sont en cours et nous
continuerons nos actions en utilisant tous les outils à notre disposition, comme
notre dispositif de caméras mobiles. En outre, nous organiserons dans
l'ensemble des quartiers des comités propreté pour être au plus proche des
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habitants et des problématiques spécifiques de chaque quartier.
En parallèle, dans le quartier, 34 sanctions administratives communales en 2024
et 30 en 2023 ont été infligées pour des infractions relatives à la propreté et à la
salubrité publiques dans le cadre du règlement général de police.
En matière d’urbanisme, un travail important de suivi des établissements de
prostitution a été effectué. La cellule contrôle effectue un suivi rigoureux des
infractions urbanistiques. Le bâtiment sis rue des Commerçants 2-4, qui est un
ancien hôtel de prostitution, a été vendu il y a quelques années et sera
prochainement réhabilité en hôtel. Une partie logements sur la partie avant du
bâtiment a été vendue à huit particuliers, ainsi que le rez-de-chaussée. Une
demande de permis a été introduite pour réaffecter le rez-de-chaussée en activité
horeca.
Ainsi, on espère une évolution positive et significative dans le quartier une fois
que les logements seront occupés et l'hôtel, exploité. Cela créera plus de
contrôle social, plus de passages résidentiels et touristiques et, donc, une
dynamique positive pour le quartier.
En parallèle, la plupart des biens recensés pour lesquels aucun projet n'est connu
continueront à faire l'objet d'un suivi rapproché, de sanctions financières ou
coercitives.
Depuis mon entrée en fonction, notre volonté commune avec le bourgmestre a
été d'amplifier les opérations mixtes police-propreté visant à mettre une pression
accrue sur les auteurs de salissures et de dépôts clandestins. En effet, les
services de police organisent plusieurs fois par mois des actions mixtes avec
mon département de la propreté publique. Policiers et agents de la propreté
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publique cumulent leurs forces pour verbaliser conjointement les incivilités,
salissures et dépôts clandestins dans les divers quartiers de la Ville de Bruxelles,
dont le quartier Alhambra, sur lequel nous mettrons un focus supplémentaire et
particulier. Ces opérations fonctionnent bien. Une quinzaine de ces
interventions ont été organisées depuis le 1er janvier et les habitants de la ville
en sont satisfaits. Nous augmenterons de manière significative la fréquence de
ce type d'actions.
De manière générale, il s'agit d'un travail de longue haleine. Certaines
opérations, notamment en matière de lutte contre les logements de type Airbnb
et les immeubles à l'abandon, sont encadrées par des législations strictes qui
impliquent que les résultats immédiats sont plus difficiles à obtenir, mais peu à
peu, nous arriverons à de plus en plus de résultats concrets.
En conclusion, nous sommes bien évidemment conscients du fait qu'il y a
encore des efforts à réaliser. Dans une seule et même direction, nous
continuerons à renforcer et à coordonner les nombreuses actions émanant des
différents services de la Ville de Bruxelles. Merci pour votre écoute. Nous
restons bien évidemment à votre disposition.
Mme Triest.- Je voudrais répondre sur deux points. D'abord, vous avez
mentionné les maisons de prostitution qui vont être transformées, etc., mais le
problème auquel je fais référence ici n'a aucun lien avec la prostitution. Bien
entendu, il est souhaitable que les problèmes liés à la prostitution soient résolus,
mais là n’est pas la question.
En l’occurrence, je vous parle de deux endroits spécifiques rue des
Commerçants et rue Van Gaver. Je vois très régulièrement des gens entrer avec
des objets de chantier et déposer ce genre de déchets sur le trottoir. C'est
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clairement un autre problème. Je vous ai donné les adresses exactes et c'est
vraiment à ces adresses-là qu'il faudra investiguer en profondeur.
Si je pouvais avoir un point de contact pour suivre les actions qui seront
menées, cela me ferait plaisir.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 63 – Punt 63
M. Hellings.- Il s'agit d'une avance de trésorerie auprès de la banque Belfius.
Le document à l'ordre du jour de ce Conseil mentionne qu’elle vise à faire face
à « des paiements aux dépenses ordinaires, obligatoires, urgentes, en attendant
la perception des taxes, dotations et redevances diverses reprises au budget ».
Quelle est la différence entre cette avance de trésorerie et les bons de trésorerie
auxquels nous faisions appel autrefois à la Ville de Bruxelles pour financer à
l'ordinaire nos dépenses ?
Quand envisagez-vous l'adoption d'un budget 2025, puisque je présume que le
budget auquel il est fait référence au point 63, ce sont les douzièmes provisoires
du budget 2024.
Il est question de la dotation pour l'échevin surnuméraire néerlandophone, pour
lequel il est prévu un financement régional, mais vous n'avez pas d'échevin
surnuméraire néerlandophone à ce stade.
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M. le bourgmestre.- On n'a pas encore fait appel, mais comme on a désigné
deux échevins néerlandophones, on touche ce qui a été prévu dans l’accord de la
Saint-Polycarpe.
M. Hellings.- Quand envisagez-vous l'adoption du budget 2025 ? Est-ce que le
budget auquel il est fait référence est le budget 2024 avec les douzièmes
provisoires ?
Parmi les conditions, il y a le versement de l'entièreté des taxes et autres sur les
comptes Belfius, et uniquement Belfius. Cela veut dire qu'on n'a plus versé
aucun montant sur d'autres comptes que ceux détenus auprès de Belfius. Il n'est
pas question du taux d'intérêt sur ces avances de trésorerie, dans la décision.
Quel est le taux d'intérêt ?
Comment faites-vous appel à ces avances de trésorerie sans passer par un
marché public ?
La seule fois où, dans la décision, il est mentionné le mot « intérêts », c'est
quand il est précisé qu'en cas de retard de paiement, « tout ou partie des
montants, des intérêts de retard ainsi que des indemnités pour non-recouvrement
seront dus de plein droit et sans mise en demeure ». Il est fait référence à
l'article 69 de l'arrêté royal du 14 janvier 2013 sur les règles d'exécution des
marchés publics. Or je comprends qu'il ne s'agit pas d'un marché public,
puisqu'on demande l'autorisation à la tutelle d’obtenir une avance de trésorerie
de la part d'une seule banque, la banque Belfius, qui est la banque des
communes encore pour quelques mois.
Monsieur le Bourgmestre, je voulais donc savoir quelle est la différence entre
une avance de trésorerie et un bon de trésorerie.
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M. le bourgmestre.- Il est vrai qu'on n'a jamais utilisé ce mécanisme. Il y a
deux options possibles. D’abord, ce qu’on appelle le crédit caisse, qui est assez
cher. C’est comme si vous entriez en intérêts négatifs sur votre compte. Dans ce
cas, le taux est de 6 % et il ne vaut mieux pas y recourir trop souvent. Par
contre, des avances de trésorerie sont possibles. Elles sont fixées aujourd'hui,
mais on ne connaîtra le taux que quand on y fera appel. A priori, cela
correspond à Euribor plus cinq points de base. Donc, cela est fixé avec Belfius.
On ne connaît pas le taux Euribor avant de demander ces avances de trésorerie.
C'est un mécanisme complémentaire des billets de trésorerie.
Sur le budget, je ne peux pas encore vous répondre. On y travaille. Je ne peux
pas encore vous donner de date.
Pourquoi n'y a-t-il pas eu de marché public ? Parce qu'ils ne sont pas
obligatoires en matière de gestion financière, un peu comme sur les matières
juridiques. Donc, on n'est pas obligé de faire appel au marché. On le fait pour
les emprunts, pour mettre en concurrence, mais on peut aller trouver notre
banquier (notre caissier, en fait), pour qu’il nous avance ces montants.
Pour les intérêts, nous verrons. Il y en a qui sont connus, comme le crédit caisse
quand on va en négatif. On ne va jamais y recourir, a priori, vu le taux. Par
contre, les avances de trésorerie, c'est Euribor plus cinq points sur lesquels se
rémunère la banque.
M. Hellings.- J'espère que la Ville n'est pas en crise de liquidités. En tout cas, la
précédente majorité n'a jamais fait appel à ce mécanisme spécifique pour
disposer de liquidités et financer les mesures de politique publique. Je vous
encourage vivement à présenter un budget en bonne et due forme, parce que
c'est la seule façon de rassurer les marchés, les banques et les partenaires.
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J'attire votre attention sur le fait que c'est Belfius qui rend service à la Ville de
Bruxelles, principal client public de cette banque des communes. Il faudrait que
cela le reste. Votre partenaire de majorité envisage une privatisation de cette
banque qui rend un service essentiel aux services publics. C'est une très
mauvaise idée, parce que ce type de service ne pourra pas, avec une banque
complètement privée, être rendu aux Bruxellois et aux services publics
bruxellois.
Point 4 – Punt 4
Mme Vermeire.- Comme il s’agit d’une subvention considérable et une avance
sur le budget 2025, si je comprends bien, je voulais juste connaître le cadre de
ce festival. Je trouve cela très bien, je suis très contente et fière que Bruxelles
subventionne un festival féministe, mais j’aurais voulu mieux connaître le
thème de cette année.
Est-ce qu'il y a une politique spécifique par rapport aux billets ? Est-ce que vous
pouvez nous donner plus d'informations ?
Mme Godfrin.- On est évidemment très fiers que la Ville de Bruxelles organise
ce festival féministe, FAME, qui va connaître cette année sa quatrième édition.
Donc, ce festival d'art et de réflexion vise à mettre en lumière des artistes
femmes ou issus de minorités de genre. Il commence à se populariser, à se
pérenniser, et c'est une bonne chose. C'est l'occasion de le mettre en lumière, ici
aussi, au sein du Conseil.
Pourriez-vous, à cette occasion, nous communiquer la thématique retenue cette
année ? Comme les années précédentes, je suppose que la programmation est
accessible à toutes et à tous.
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Quelle est la politique tarifaire prévue pour favoriser la rémunération des
artistes tout en veillant à l'accessibilité des publics, le but étant, bien sûr, de
trouver un point de rentabilité, fût-il partiel.
M. le bourgmestre.- Monsieur le Président, avec votre accord, je cède la parole
à Mme Houba, qui a créé ce festival et qui le connaît bien mieux que moi,
même si je le soutiens complètement. Je pense qu’elle pourra mieux éclairer les
conseillères communales.
Mme Houba, échevine.- Merci à Mesdames les Conseillères pour vos questions
et votre intérêt pour ce festival FAME qui va connaître sa quatrième édition
cette année. Il a été lancé faisant suite au triste constat qu'il n'existait pas à
Bruxelles de festival d'envergure mettant au coeur de l'agenda culturel
bruxellois la création culturelle des femmes et des minorités de genre en matière
d'art vivant, je le précise. L'idée n’est en effet pas de faire de l'ombre à tout ce
qui existe par ailleurs en matière d'initiative féministe dans la culture, comme le
festival Elles Tournent, Pink Screens et tous ces festivals pour lesquels on a
augmenté notre soutien.
FAME a lieu traditionnellement en fin d'année, donc à l'automne. L'équipe
située aux Riches-Claires est en train de finaliser la programmation, de choisir
la thématique de cette année qui a, en effet, pour objectif d'être assez ouverte.
Comme vous l'avez dit, l'idée est bien de garder une programmation qui soit
accessible à toutes et à tous, avec un grand travail de médiation, avec des
activités en partie gratuites et en partie payantes.
Je ne peux pas encore vous dire quelle sera la politique tarifaire de cette année,
puisque tout est en train d'être finalisé en matière de programmation, mais on
prend en compte l’accessibilité à cet événement en termes physiques et
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financiers. Dès que la programmation aura avancé, on vous communiquera les
informations relatives à la quatrième édition de FAME.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, est-ce que vous pourriez nous
communiquer par écrit la ventilation du budget de ce festival ? À quoi vont
servir ces 300.000 € ?
M. le bourgmestre.- Tout figure dans les comptes annuels des Riches-Claires.
M. Maimouni.- Les comptes sont publiés après l'événement. J'aimerais savoir à
quoi vont servir les 300.000 € pour les événements à venir.
M. le bourgmestre.- Madame vous l'a expliqué. Par contre, vous pouvez
consulter les comptes de l'année passée pour savoir comment ils se ventilaient.
Vous n'aurez, comme pour le budget de la Ville, la réalité de l'exécution
budgétaire que l'année N+1, ce qui est logique.
M. Maimouni.- Je le sais, mais pour obtenir ces 300.000 €, ils vous ont
communiqué un budget provisionnel.
M. le bourgmestre.- Vous aurez les comptes de l'année passée, mais pas le
budget prévisionnel. C'est toujours ainsi.
M. Maimouni.- Donc, vous allouez 300.000 € sans budget prévisionnel ?
Mme Godfrin.- Je voulais remercier Mme Houba pour sa réponse. On va suivre
cela avec beaucoup d'attention. Il s’agit d’un très beau projet et j'espère que
M. Maimouni soutient aussi cette initiative féministe.
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Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 21 – Punt 21
M. Bauwens.- Si je comprends bien le point, vous voulez qu'on approuve le
paiement de 150.000 € à JCDecaux pour pouvoir poser des affiches dans les
trams, voire ailleurs, sur les espaces publicitaires de JCDecaux qui, je le
rappelle, est une firme qui fait un très bon chiffre d'affaires. Je ne connais pas le
chiffre par coeur, mais en règle générale, JCDecaux est là pour l'argent et pas
pour la beauté de la ville, soyons clairs. Je crois que M. Hellings se souvient
aussi d'un débat qu'on a eu là-dessus.
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Si je comprends bien, Madame l'Échevine, c'est la Ville qui doit payer
l'utilisation des panneaux qui sont mis à la disposition de JCDecaux, et
JCDecaux encaisse 150.000 € pour qu'on puisse organiser des campagnes de
sensibilisation ? Si c'est le cas, je trouve cela vraiment inquiétant.
M. le bourgmestre.- Nous avons plus d'une centaine de faces qui nous sont
dédiées. Ce ne sont plus des faces comme avant, puisque les supports sont
devenus électroniques. À mon avis, il s’agit de la campagne pour l'inscription
dans nos établissements d’enseignement supérieur, mais je n'en suis pas sûr.
Ce contrat vise les affichages dans les transports en commun (STIB, bus,
métro).
En fait, pour « nos » panneaux JCDecaux, on ne paie pas. Pour les faces dans le
métro, la STIB a un contrat avec un afficheur qui, en l'occurrence, est
JCDecaux. Ici, on achète de l'espace publicitaire pour faire la promotion de nos
écoles. Je dois vérifier ce dernier point.
M. Bauwens.- Ma question n'était pas de savoir de quelle campagne de
sensibilisation il s’agit.
M. le bourgmestre.- On ne va pas devenir afficheur, quand même ?
M. Bauwens.- JCDecaux est là pour gagner de l'argent, mais elle utilise quand
même notre espace public pour le faire.
M. le bourgmestre.- Elle paie pour cela et nous y gagnons des millions.
M. Bauwens.- J'espère bien qu'elle paie pour cela. Si je comprends bien, pour
utiliser les panneaux publicitaires JCDecaux de la Ville (en plein air), il y a un
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accord et c'est non payant ?
M. le bourgmestre.- Oui, jusqu'à un certain niveau. On peut injecter des
publicités pour des spectacles culturels, l'enseignement ou des campagnes de
sensibilisation dans les abribus, par exemple. C'est dans notre contrat.
M. Bauwens.- Je suis tout à fait en faveur de ce principe et je dirais même qu'on
pourrait aller plus loin. La comparaison entre une campagne de sensibilisation et
des publicités pour des voitures ou des bikinis est un peu malsaine.
Toutefois, je trouve aberrant que ce soit la même firme, JCDecaux, qui est dans
le métro et dans nos rues. Ce n’est pas le même marché, mais c'est le même
actionnaire qui touche de l'argent.
(Remarque du bourgmestre)
Je m’interroge sur le fait que, d'un côté, une firme se fait de l'or en barres et que,
de l'autre côté, on doit payer tant d’argent public. Je remets en question le fait
qu'on donne de l'argent public, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation,
à une société à laquelle on donne une part de notre territoire. C'est un débat
écologique sur la place de la publicité dans la ville.
M. le bourgmestre.- Oui, mais ce n'est pas sur notre territoire. Si on met des
publicités dans les métros, les trams et les bus, c'est parce que c'est en dehors de
notre commune. Nous ne pouvons pas gérer les panneaux JCDecaux
d'Anderlecht, Saint-Gilles ou Woluwe. Donc, l'instruction publique, qui réfléchit
à la manière de promouvoir son enseignement, utilise des moyens de
communication. On peut les contester, mais le principe est là. Il se fait que
beaucoup d'étudiants utilisent les transports en commun, et ces annonces nous
rendent très visibles.
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La Ville ne peut pas gérer les bus, ni les trams ni les métros de la STIB. Pour
nos panneaux, nous ne payons pas, mais nous payons pour les panneaux des
autres. Le débat peut être porté au niveau régional. On peut demander quelle est
la concession de la STIB et quelle gratuité est offerte aux pouvoirs publics. Le
principe des abribus et des panneaux nous rapporte en affichage des millions
d'euros ! Ce n’est pas nous qui payons Decaux, c'est Decaux qui nous paie. Il ne
faut quand même pas inverser les choses. Ici, il y a un budget de 150.000 € pour
des panneaux qui ne sont pas gérés par nous.
M. Bauwens.- On risque encore de dire que le PTB est contre la promotion de
nos écoles. Je répète donc que je suis en faveur de cela. Je dis seulement que
JCDecaux est là pour se faire de l'argent. Je trouve malsain qu'on donne tant
d'argent à une firme qui est là pour faire de l'argent et qu'on utilise notre argent
pour poser des affiches chez eux, sur notre territoire et dans nos trams. C’est un
débat qui a le mérite d'avoir lieu.
M. le bourgmestre.- Quand vous payez Facebook, cela ne vous dérange pas.
Donc, payer des Français, ça vous embête, mais payer des firmes américaines,
cela ne dérange pas le PTB. C'est quand même énorme ! Venir nous faire la
leçon sur l'achat d'espaces publicitaires, vous qui êtes le recordman belge de la
pub sur les réseaux des multinationales, après le Vlaams Belang.
M. Maimouni.- La transition est parfaite, parce que je voulais savoir, vu le
montant qui a été engagé pour cette campagne publicitaire, pourquoi on n'a pas
fait appel aux réseaux sociaux qui nous permettent d'avoir une publicité
beaucoup plus ciblée, beaucoup plus orientée et beaucoup moins onéreuse ?
Je pense que c'est une idée qu'on devrait explorer pour gérer les deniers publics
en bon père de famille. Il s’agit de 150.000 €. Or, pour s’adresser à des
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étudiants, il suffit de cliquer sur les réseaux sociaux pour les sensibiliser avec
beaucoup moins d’argent.
M. le bourgmestre.- C’est une bonne suggestion. À mon avis, on fait les deux.
Il est vrai que les réseaux sociaux ont ce côté intéressant de toucher un public
plus large. Toutefois, la diversification est nécessaire en matière de marketing et
ce n’est pas pour rien qu’il y a encore des publicités sur les afficheurs. Regardez
ce qu’il se passe dans l’espace public. Généralement, une bonne campagne de
marketing consiste à diversifier les canaux et à ne pas mettre tous ses œufs dans
le même panier. Il y a aussi des campagnes sur les réseaux sociaux, mais je note
la remarque du conseiller.
Mevrouw Goyvaerts.- Ik heb een vraag over de punten 22 tot 25, met
betrekking tot de leasing van wagens voor de schepenen en een directeur. Eerst
een vraag over punt 22, ter verduidelijking. Bij de andere punten staat er telkens
(gepreciseerd) welk model auto gekozen werd. Het gaat om een Volvo EC40,
een Volkswagen ID.4 en een Mini Countryman. Bij punt 22, de bedrijfswagen
van u, mevrouw Buggenhout, staat er enkel 'een auto van het merk Audi.' Dus in
het kader van transparantie, mogen wij ook weten om welk model het gaat?
Ten tweede, een vraag over het resterende mobiliteitsbudget. Op de eerste
Gemeenteraad van deze legislatuur van 16 december 2024 hebben wij als
Gemeenteraad punt 22 goedgekeurd betreffende de transparantie van de
bezoldigingen en voordelen van de Brusselse openbare mandatarissen. Daarin
staat vermeld bij artikel 4: 'hetzij de ter beschikkingstelling van een
dienstvoertuig, hetzij de toekenning van een mobiliteitsbudget.'
Donc, c’est la mise à disposition soit d’un véhicule de fonction, soit d’un budget
de mobilité.
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Vandaag lezen wij echter in het uittreksel van het College bij de punten 22 tot :
"exécuté dans le cadre du budget de mobilité, la commande de la voiture et la
mise à disposition". Betekent dit dan dat de directeurs en de schepenen naast
hun bedrijfswagen nog recht hebben op het resterende bedrag van het
mobiliteitsbudget? Want dit in het kader van mobiliteitsbudget is compleet
tegenstrijdig aan de beslissing die dus hier in de gemeenteraad van 16 december
genomen werd. Indien de beslissing genomen werd dat de schepenen en
directeurs naast hun bedrijfswagen nog recht hebben op dat resterende
mobiliteitsbudget, wil ik toch nogmaals de aandacht vestigen op de verhoging
van de bedragen voor het mobiliteitsbudget dat we tijdens de vorige
gemeenteraad bespraken. U antwoordde toen dat die verhoging nodig was
omdat de Stad Brussel een voorbeeld zou stellen qua electrificatie van het
wagenpark, maar hier zien we echter dat behalve uzelf, Mevrouw Buggenhout,
alle aangevraagde bedrijfswagens min of meer binnen het vorige budget van
800€ passen, om precies te zijn 725€ voor Mevrouw Frelinx, 812€ voor
Mevrouw Maes en 874€ voor de directeur van het kabinet van de Burgemeester.
Die verhoging tot 1100€ bleek dus helemaal niet nodig te zijn en resulteert nu
dus waarschijnlijk in het feit dat de schepenen nog recht hebben op grofweg
300€ bovenop hun bedrijfswagen en een MIVB-abonnement, dat zij als
gemeenteraadsleden ook sowieso hebben. Ik vat dus mijn vragen even samen:
dus ten eerste, welk model bedrijfswagen van het merk Audi keuren wij goed bij
punt 22? Krijgen de schepenen die voor een bedrijfswagen kiezen het resterende
bedrag van het mobiliteitsbudget hier nog bovenop, hoewel dit in strijd is met
wat wij goedgekeurd hebben op 16 december? En ten derde, was het nodig om
dit bedrag te verhogen, zeker gezien de budgettaire uitdagingen van de Stad
Brussel? Ik dank u voor uw antwoord.
Mme Buggenhout, échevine.- Je voudrais préciser que nous avons déjà
répondu à cette question lors du dernier Conseil communal, et la situation n’a
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pas changé. Nous sommes exemplaires en matière de véhicules, puisque nous
avons opté pour des véhicules électriques. Vous savez que les véhicules
électriques sont 20 % plus chers, y compris au niveau des entretiens.
Par ailleurs, la gamme est restée la même, et cela fait partie du salaire des
directeurs généraux. Quant au modèle, c’est une Audi Q4. D’autre part, vous me
demandez si les échevins et/ou les directeurs généraux peuvent bénéficier (si
c’est moins cher) du supplément. La raison est oui parce que ce n’est pas illégal.
Cela a effectivement été décidé ainsi. Je rappelle que le montant est de 1.050 €.
Mevrouw Goyvaerts.- Bedankt voor uw antwoord. Wat uw eerste antwoord
betreft: u hebt inderdaad vorige keer al geantwoord, maar daar zei u dat de Stad
- zoals u nu herhaalt - een voorbeeld moet stellen. Terwijl hier, zoals ik zei,
duidelijk is dat het dus mogelijk is om zelfs al relatief grote auto's zoals een
Volkswagen ID.4 en een Volvo EC40, wat ook best wel een grote auto is, te
nemen binnen dat budget van 800€ en dat het dus niet nodig is om het budget te
verhogen, zelfs als het gaat om grote elektrische auto's. De Audi Q8 is een grote
SUV, wat dus niet per se nodig lijkt, zeker om in een centrum als Brussel rond
te rijden. Over het supplement: u zegt dat dit legaal is, mevrouw de schepen.
Dat is misschien legaal volgens het Belgische wetboek, maar niet legaal volgens
wat wij hier als Gemeenteraad hebben goedgekeurd op 16 december. Dus nu
overrulet u eigenlijk de beslissing die wij hier als Gemeenteraad genomen
hebben, wat een gevaarlijk precedent is, lijkt mij. Ik wil ook nog eens
benadrukken dat in het verleden, dus tijdens de vorige legislatuur, er telkens
ofwel voor een bedrijfswagen ofwel voor een mobiliteitsbudget gekozen werd,
en dat er toen dus geen gebruik gemaakt werd van de mogelijkheid om dit
resterende bedrag op te nemen. Dus wil ik het College oproepen om dit opnieuw
niet te doen, zeker gezien de budgettaire restricties voor de Stad die er
ongetwijfeld aankomen bij het budget waar wij, zoals meneer Hellings al
aanstipte, nog altijd op wachten. Bedankt.
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Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van de schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 78 – Punt 78
M. Diallo Cellou.- Je lis : « Octroi d’un subside de 10.000 € du budget
ordinaire 2025 à l’ASBL MicroStart Support pour augmenter l’impact pour les
entrepreneurs bruxelloises et bruxellois sous réserve de l’adoption de ce budget
par le Conseil communal et de son approbation par l’autorité de tutelle »
Je m’intéresse à cette question parce que je connais MicroStart. Je sais que
Microstart est composée de deux structures : la coopérative et le support. Le
support fait de l’accompagnement. J’ai été bénévole pour MicroStart en 2015.
Je trouve que c’est une excellente initiative, mais c’est le montant qui me
dérange, parce que je ne vois pas comment ce montant va impacter les activités
de l’ASBL.
S’agit-il d’une activité qui se fait chaque année ou est-ce le budget de
fonctionnement de MicroStart Support ? Je voudrais que vous me donniez plus
de détails pour savoir quel serait l’impact de ces 10.000 € sur l’entrepreneuriat
que MicroStart accompagne.
M. Wauters, échevin.- Monsieur le Conseiller, merci pour cette question. J’ai
rencontré MicroStart juste après que j’ai prêté serment comme échevin et que
j’ai été installé. Vous les connaissez encore mieux que moi, je pense. J’ai été
impressionné par la qualité de son travail d’accompagnement de personnes qui
sont loin de l’emploi ou de l’entrepreneuriat, notamment des personnes
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d’origine étrangère.
Quand je vois aujourd’hui une motion déposée sur les discriminations, je me
rends compte à quel point l’action sur le terrain est beaucoup plus importante,
parfois, que de grands débats dans lesquels on s’écharpe, parce que c’est du
concret. Quand je les ai rencontrés, j’ai été vraiment impressionné par leur
excellent travail et la qualité des témoignages qui ont été apportés.
Ce sont des microcrédits. On en a parlé en section. C’est aussi un
accompagnement et une aide par la formation (plans financiers, etc.). Souvent,
les gens ont des idées, mais malheureusement, ils n’ont pas les outils pour s’en
sortir. MicroStart est une de ces organisations qui peuvent les aider. Ils m’ont
simplement demandé une intervention à laquelle j’ai souscrit immédiatement.
D’autres demandes d’associations vous seront soumises. Des associations qui
travaillent dans le domaine de l’inclusion, de l’entrepreneuriat et de l’emploi.
C’est en y allant par différents moyens qu’on y arrivera. Ces gens-là sont sur le
terrain. Ce sont les vrais spécialistes, ceux qui sont sur le terrain. En tant
qu’échevin des affaires économiques, de l’emploi et de la formation, j’ai envie
de les accompagner. C’est aussi la volonté du Collège, de tenir compte de cette
expertise. C’est une demande qui m’a été faite formellement et à laquelle on
souscrit. J’en suis ravi.
M. Diallo Cellou.- Je salue cette initiative. Je pense qu’elle a un impact positif
sur notre population. Merci à vous, Monsieur l’Échevin.
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Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 26 – Punt 26
Mme Jellab.- Le point 26 concerne la nouvelle version de la Charte pour
l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, une urgence sociétale, une
urgence démocratique. Simone de Beauvoir disait : « N’oubliez jamais qu’il
suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des
femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devez
rester vigilants votre vie durant. »
Et on le voit avec le gouvernement Arizona, qui nous en donne des preuves et
de belles illustrations : invisibilité, au propre comme au figuré, dès sa
formation, coups de sabre dans les droits pour les pensions des femmes et
pensions de survie, élargissement des horaires de travail la nuit et les
dimanches, inaction sur l'IVG (un signal alarmant). En bref, une absence de
mesures concrètes qui permettent aux femmes une autonomie économique et
sociale.
L'égalité reste à conquérir, mais nous accueillons et soutenons évidemment les
amendements de cette Charte. Beaucoup de choses ont été mises en place,
Madame l'Échevine, au niveau de la commune, mais il faut continuer et
accélérer la cadence, donner plus de cohérence aux politiques publiques
d'égalité et mieux définir la société dans laquelle nous voulons vivre.
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J'ai lu la Charte. On nous dit qu'il faut mettre en place un plan d'action et des
programmes, et définir leur financement dans un délai raisonnable de deux ans.
Je voulais savoir si tel était le cas.
Il y a aussi la question du genre dans l'élaboration du budget. Je sais que vous
êtes occupée à travailler sur le budget, à avancer sur le gender streaming et le
gender budgeting. Depuis que je suis au Conseil communal, il me semble que la
Ville a proposé seulement à deux reprises un budget qui présente nos politiques
sous le prisme de la question du genre.
Madame l'Échevine, existe-t-il un plan d'action bien clair, des programmes et un
calendrier fixé pour les actions et, éventuellement, leur financement ?
Mme Houba, échevine.- Merci, Madame la Conseillère, pour votre question sur
cette Charte, laquelle date de 2016. Ce texte aura donc bientôt vingt ans. L'idée
était de le mettre à jour. Toute une série de thématiques ont été ajoutées et
j'insiste là-dessus, car c'est important. Citons la cyberviolence, la violence à
l'égard d'élues et du personnel féminin, l'intersectionnalité et la diversité. On a
bien fait le suivi en amont pour mesurer l'impact que l'ajout de ces thématiques
aurait pour le personnel de la Ville et la gestion de la Ville. Il s’agit de
thématiques qu’il faut ajouter au long tableau des injustices que subissent les
femmes dans notre société. Leur prise en compte est un signal et nous
soulignons cette avancée positive.
J’en viens au plan d'action et au financement endéans les deux ans. En fait, il
existe déjà un plan d'action à la Ville de Bruxelles pour l'égalité entre les
femmes et les hommes. On avait déjà ratifié la Charte en 2011 et adopté le
premier plan d'action pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Ce plan
d'action en est à sa cinquième version. La dernière version a été adoptée en
2024. Donc, il existe bel et bien un plan à la Ville de Bruxelles. On peut vous
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envoyer les liens et son contenu, si cela vous intéresse.
Le gender mainstreaming et le gender budgeting font bien partie des éléments
que la Ville essaie de mettre en place de manière transversale dans ses
politiques. Tout ce que j'ai mis en place en matière de culture, par exemple,
visait très concrètement à visibiliser les femmes publiques, artistes, etc.
Mme Jellab.- Une petite suggestion : pourquoi ne pas travailler sur les
pratiques discriminantes en interne à la Ville ? Pourquoi pas un questionnaire,
par exemple, proposé sur une base volontaire à toutes les femmes qui travaillent
à la Ville ? Créer un atelier de pilotage, travailler à différents niveaux de
concertation et aussi avec les syndicats, je trouve cela extrêmement important
pour mieux comprendre les mécanismes profonds qui agissent sur les inégalités.
Il faut aussi être cohérent avec cette Charte. Je vous renvoie à la page 15 et à
l'article 10, qui dit : « Le signataire reconnaît que toute discrimination fondée
sur tout motif tel que le genre, la race, la couleur, les origines ethniques ou
sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions
religieuses, etc., le handicap, l'âge, l'orientation sexuelle, est interdite. »
Je vous renvoie à nouveau à la question de la discrimination envers les femmes
qui portent le foulard, lesquelles n'ont toujours pas accès à l'emploi au niveau de
la Ville. Dans ce cadre, nous avons introduit un amendement à la motion que le
PTB dépose aujourd'hui concernant les discriminations.
Vote
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
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(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Motions - Moties
Proposition de motion introduite par M. MAIMOUNI pour la promotion
de la bonne gouvernance et de la transparence au sein des structures
communales et paracommunales
Voorstel van motie ingediend door dhr. MAIMOUNI voor de bevordering
van goed bestuur en transparantie binnen de gemeentelijke en
paracommunale structuren
M. Maimouni.- Je vais commencer par lire la motion, Monsieur le Président, et
l'étayer brièvement. Nous, Conseillers communaux de la Ville de Bruxelles,
nous sommes convaincus que la bonne gouvernance et la transparence sont des
piliers essentiels pour établir une relation de confiance entre les citoyens et leurs
représentants.
Dans un contexte où les attentes des citoyens envers leurs institutions publiques
ne cessent d'évoluer, il est impératif d'adopter nos pratiques et nos structures
afin de garantir une gestion efficace, responsable et participative des affaires
publiques. La présente motion vise à renforcer ces principes au sein de nos
structures communales et paracommunales, en proposant des mesures concrètes
et adaptées à notre réalité.
Considérant que la bonne gouvernance est un principe fondamental qui assure le
bon fonctionnement des institutions publiques et la confiance des citoyens dans
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leurs autorités locales, elle repose sur des valeurs telles que la responsabilité, la
transparence et l'intégrité.
Considérant que la transparence des décisions et des actions des structures
communales et paracommunales est cruciale pour favoriser l'engagement
citoyen et renforcer la démocratie locale, les citoyens doivent avoir accès à des
informations claires et précises concernant la gestion de leurs ressources
publiques.
Considérant que le cumul des fonctions entre le personnel communal,
paracommunal, les structures de la Ville de Bruxelles et le Conseil communal
peut engendrer des conflits d'intérêts, un conseiller ayant une position
administrative peut être amené à défendre des intérêts qui ne sont pas
nécessairement alignés sur ceux des citoyens, compromettant ainsi l'impartialité
nécessaire à une bonne prise de décision.
Considérant que la représentation de l'opposition au sein des structures
communales et paracommunales est essentielle pour garantir un équilibre dans
les décisions prises, l'inclusion d'une voie critique et alternative permet de
diversifier les points de vue et de mieux répondre aux besoins et attentes de
l'ensemble des citoyens.
Nous, Conseillers de la Ville de Bruxelles, proposons la motion suivante :
Article 1 :
Interdiction de cumul de fonctions
Il est proposé qu'un membre du personnel de la Ville de Bruxelles, d'une
paracommunale ou d'une structure ne puisse siéger en même temps au sein du
Conseil communal en tant que conseiller communal. Cette mesure vise à éviter
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les conflits d'intérêts. La séparation des fonctions administratives et politiques
garantit que les décisions prises par le Conseil communal sont basées sur
l'intérêt public et non sur des intérêts personnels ou professionnels des
membres.
Renforcement de la crédibilité des institutions
La perception d'une gouvernance éthique et transparente est essentielle pour
maintenir la confiance des citoyens dans leurs représentants. La clarté des rôles
et des responsabilités contribue à cette crédibilité.
Article 2 :
Représentation de l'opposition dans chaque structure communale et
paracommunale
Il est proposé d'introduire l’obligation d'inclure les membres de l'opposition
dans chaque structure communale et paracommunale en tant que membres du
conseil d'administration en appliquant la répartition des membres selon la clé
D’Hondt. Cette mesure permettra d'assurer une diversité des opinions et des
idées. La présence d'un membre de l'opposition choisi selon la clé D'Hondt
favorise un dialogue constructif et une meilleure prise en compte des
préoccupations de l'ensemble des citoyens, renforçant ainsi le processus
démocratique.
Cette approche garantit que les différentes voix au sein du conseil sont
représentées proportionnellement, ce qui enrichit le débat. Pour accroître la
transparence et la responsabilité, un membre de l'opposition dans les conseils
d'administration des structures communales et paracommunales pourra veiller à
ce que les décisions soient prises dans l'intérêt de tous et non d'un groupe
spécifique. L'application de la clé D'Hondt permet également d'éviter une
domination des décisions par une seule majorité, augmentant ainsi la
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responsabilité des décisions.
Promouvoir une culture de collaboration intégrant l'opposition dans les
instances décisionnelles selon la clé D'Hondt
Nous favorisons une approche constructive où les différentes parties prenantes
travaillent ensemble pour le bien commun. Cette méthode encourage une
coopération équilibrée permettant de concilier les idées et les intérêts variés
pour une bonne gouvernance plus inclusive. Cette réforme viserait donc à
renforcer la démocratie locale en garantissant une représentation équitable des
différents courants et opinions au sein des instances décisionnelles, tout en
favorisant un environnement de collaboration et de responsabilité.
Cette motion vise à mettre à l'ordre du jour les différentes structures
communales et paracommunales qui n'existaient pas lors de la création de cette
loi. C'est un débat qui a déjà eu lieu ici précédemment.
Monsieur le Bourgmestre, en 2017, vous avez fait votre cheval de bataille de la
transparence et de la bonne gouvernance. Je demande juste au Conseil
communal et à cette majorité de continuer dans cet élan et d'avoir une
transparence et une bonne gouvernance en adéquation avec la réalité afin
d'éviter tout conflit d'intérêts.
Je ne vais pas répéter ce qui a été dit et je ne vais pas nommer de tiers envers
lesquels je n'ai aucun grief personnel. Je tiens à le signaler parce que deux
conseillers sont malheureusement dans cette situation. Notre rôle est d'avoir une
éthique et une morale. Ce n'est pas parce que c'est légal que c'est moral. Je tiens
à le signaler et à le rappeler.
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Par ailleurs, j'attire l'attention sur la majorité, où le MR n'a cessé de dire qu'il
fallait assainir et responsabiliser les structures publiques. C'est pour cela que je
vous demande à toutes et à tous de vous joindre à cette motion, quitte à
l'amender si besoin, car nous devons avancer dans cette direction.
M. le président.- Je voulais savoir si ce que vous venez de nous lire correspond
à la dernière version de votre motion, y inclus l’amendement que vous avez
déposé.
M. Maimouni.- Oui, l’amendement a été intégré dans le texte.
M. Hellings.- Le groupe Ecolo-Groen va soutenir cette motion qui porte sur la
bonne gouvernance en général. Pour les deux points que M. Maimouni vient de
préciser, à savoir la fameuse affaire des « revolving doors » et le fait qu’un
Conseiller communal ne puisse pas être en même temps employé à la Ville de
Bruxelles ou dans une structure parallèle, je ne vais pas parler des personnes
concernées ici, puisqu'on ne peut pas en parler, mais des personnes qui ont été
concernées dans le passé. Elles étaient conseillers communaux et on leur a
demandé de quitter leur fonction, comme M. Maimouni pour Brussels Expo ou
M. Amrani, notre estimé collègue qui, avant de devenir agent de la Ville de
Bruxelles, a démissionné de son poste de conseiller communal.
Il est de bonne gestion d'installer des « revolving doors ». En effet, quand on est
membre du Conseil et qu’on prend des décisions sur l'avenir de la Ville et
l'avenir des structures qui organisent la vie publique en ville, il est important de
ne pas être partie prenante de la décision. Il est donc normal qu'un conseiller
communal ne soit pas engagé par un hôpital, par Brussels Expo ou la myriade
d'ASBL qui composent l'écosystème de la Ville de Bruxelles.
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La bonne gouvernance, c'est aussi par rapport aux mandats. Où en est le Collège
par rapport à la distribution des mandats ? Comme le propose M. Maimouni,
pourquoi ne pas prévoir une répartition des mandats entre opposition et
majorité ? J'aurais voulu savoir où en est la distribution des mandats au sein de
la majorité et quand les partis d'opposition seront appelés pour donner un espace
de contrôle et de renforcement démocratique dans les conseils d'administration.
Je vois qu'au point 82, on vote en comité secret sur Vivaqua. Qu’en sera-t-il
pour les mandats des hôpitaux ? Quel est le calendrier de la désignation des
représentants de l'opposition dans les structures ?
À propos de mandats, j'attire votre attention sur un angle mort de la réforme de
la gouvernance qui a eu lieu il y a sept ou huit ans à votre initiative, Monsieur le
Bourgmestre. Ce sont les mandats de type intercommunal. Aujourd'hui, par
exemple, le membre du Collège en charge des sports, comme je l'ai été, est
automatiquement président d'une structure qui encadre le sport, comme les
Bains de Bruxelles ou Prosport. Et pour cela, l'échevin(e) en charge des sports
ne perçoit pas de jetons de présence. C'est tout à fait normal.
Or il y a des mandats qui sont dans un angle mort, comme ceux de structures
telles que Vivaqua, Sibelga et les Cuisines bruxelloises. Aujourd'hui, même si
vous êtes échevin d'une grande commune comme la Ville de Bruxelles et que
vous exercez un mandat de présidence ou de membre du conseil
d'administration d'une des structures que je viens de citer, vous percevez un
jeton de présence. Je pense qu'il serait de bonne gouvernance que nous
décidions ici, à la Ville de Bruxelles et à titre moral, de renoncer à ces
émoluments pour des mandats exercés dans le cadre de la fonction d'échevin.
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Pour prendre mon cas particulier, j'étais échevin du climat et président des
Cuisines bruxelloises. Je n'ai jamais perçu de jeton de présence comme
président des Cuisines bruxelloises. J’exerce toujours la fonction de président
des Cuisines bruxelloises, mais je ne perçois pas de jeton de présence pour ce
mandat. C'est normal, car il est exercé à titre d'échevin. Or des personnes qui
exercent un mandat d'échevin perçoivent des jetons de présence de ces
structures. Le groupe Ecolo-Groen y a toujours renoncé, mais de bonne grâce,
parce qu'il l'a décidé. Je pense que l'engagement moral qu'on devrait prendre ici,
c'est d'y renoncer dans tous les cas.
S’agissant de la bonne gouvernance, il fallait que nous décidions, dans le mois
de l'installation du Collège, des avantages de toute nature dont bénéficient les
membres du Collège et les membres du Conseil. Nous avons pris une décision à
laquelle Mme Goyvaerts a fait référence tout à l'heure dans son intervention au
sujet des voitures de société (un avantage de toute nature mirifique, s'il en est).
Nous devions fixer à la fois les avantages de toute nature. Cela a été fait par
décision prise le 16 décembre 2024, mais nous n'avons pas fixé les montants. Or
l'ordonnance nous oblige à fixer dans le mois les types d'avantages de toute
nature, mais aussi les montants. Nous ne l'avons pas fait.
D'ailleurs, le 16 décembre, nous n'avons pas eu de débat sur la taille des
cabinets. Il y a une différence très claire dans la composition des cabinets du
nouveau Collège. Ma successeuse compte douze membres dans son cabinet.
Mon cabinet, il y a à peine six mois, en comptait six.
Nous n'avons pas eu de débat transparent sur les montants ni sur le nombre des
membres des cabinets, à savoir tous les avantages dont bénéficient les membres
du Collège dans le cadre de cette décision prise le 16 décembre. Nous sommes
donc en infraction par rapport à l'ordonnance transparence et à la Nouvelle loi
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communale.
M. le bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, je vous remercie pour votre
motion, mais nous n'allons pas la soutenir, car nous considérons que vos
demandes sont déjà une réalité dans la loi. Je fais vraiment la distinction entre
ce qu'est la loi et ce qu'est la morale. La morale des uns n’est pas la morale des
autres. À un moment donné, il est dangereux, dans une société, de vouloir se
référer à une morale qui n'est pas toujours collective. Donc, faisons attention à
cela.
Je suis un légaliste et c'est la loi que j'applique. Les règles de transparence et de
bonne gouvernance ont déjà été dictées dans différents textes de loi. La loi du
16 juillet 1973 prévoit déjà une représentation de l'opposition. C'est le Pacte
culturel. Les autorités publiques doivent associer avec voie délibérative ou
consultative, dans une juste représentation démocratique et effective, les
groupements utilisateurs ainsi que les tendances idéologiques et philosophiques
à la gestion des institutions culturelles créées par les autorités publiques ou
résultant de celles-ci.
Le droit à la participation des organes de gestion se fonde soit sur l'existence
d'une organisation utilisatrice représentative dans le rayon couvert par la
compétence de pouvoirs publics, soit sur la présence d'une représentation
idéologique ou philosophique au sein de l'assemblée représentative de l'autorité
publique correspondante.
Nous avons étendu cela aux autres ASBL communales, déjà en 2017, et cela a
été coulé dans une ordonnance de 2018 sur les modes de gestion communale.
Donc, en cas d'absence de représentation de groupes politiques représentés au
Conseil communal, le conseil d'administration se voit augmenté d’un siège
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d'administrateur, ce que nous avons fait lors de la précédente législature. Nous
allons le refaire, évidemment, Monsieur Hellings. Ce sera au mois d'avril pour
la plupart des AG, sauf pour Vivaqua dont la prochaine AG a lieu le 26 mars.
On nous a demandé de désigner les mandataires plus tôt. De toute façon, nous
n'aurions envoyé personne de l'opposition à Vivaqua, puisque c'est une
intercommunale et qu'a priori, les différents partis pourraient être représentés
par les uns et les autres.
Donc, les seules exceptions à la représentation de l'opposition sont celles que
nous ne contrôlons pas à 100 %, puisqu’une intercommunale, c'est un grand
ensemble. Toutefois, il revient à l'intercommunale de faire monter des personnes
qui ne seraient pas représentées, mais ce n'est pas un débat qui concerne la Ville
de Bruxelles. Voilà pourquoi on vote le point relatif à Vivaqua.
En conclusion, l'opposition est représentée aussi dans des ASBL communales.
C'est le cas maintenant et cela continuera de l'être après, à travers soit les
statuts, soit le Pacte culturel, soit l'ordonnance régionale de 2018. On ne compte
évidemment pas déroger à cette règle.
Cela vaut aussi pour les règles d'incompatibilité. Je rappelle ce que nous avons
déjà dit sur les incompatibilités pour les membres du personnel de la Ville de
Bruxelles. Cette matière est également prévue à l'article 71 de la Nouvelle loi
communale qui, il me semble, n'a pas été modifiée pour l'instant. Nous
appliquons strictement la loi, rien que la loi.
M. Maimouni.- Je trouve comique que vous utilisiez le mot légaliste et que
vous mettiez la morale de côté. En effet, c'est cette même morale qui a poussé
votre prédécesseur à démissionner. J'aurais aimé, à ce moment-là, que vous
soyez aussi légaliste et que vous le souteniez durant cette tempête. Était-ce
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illégal, ce qu'a fait M. Mayeur ?
J'apprécie votre moralité à géométrie variable parce que cette moralité a fait
que, durant ces élections, une article 60 d'une maison de quartier de la Ville de
Bruxelles dont vous présidez le CA - un membre effectif et un coordinateur de
cette maison de quartier sont sur une liste de votre parti politique a porté
plainte, déclarant qu'elle avait été forcée à distribuer des tracts électoraux.
La justice est souveraine et elle suit son cours.
Donc, soit vous êtes solidaire de facto de ce type d'attitude, soit vous la
dénoncez comme moi et vous soutenez ma motion. Dans le cas contraire,
Monsieur le Bourgmestre, si cette personne est reconnue coupable, on
demandera tout simplement votre démission, parce que c'est de la complicité.
Vote
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition de
motion.
M. le bourgmestre.- Le Collège propose de ne pas soutenir le texte.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le président.- Rejetée.
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Proposition de motion introduite par M. BAUWENS visant à lutter contre
les discriminations
Voorstel van motie ingediend door dhr. BAUWENS om discriminatie te
bestrijden
M. Bauwens.- Notre motion contre la discrimination soumet deux demandes.
La première porte sur le test antidiscriminatoire. Les tests contre les
discriminations ont commencé en 2016 avec l'affaire « Samira Cécile ». Samira
est une femme diplômée. Elle cherchait un travail dans l'enseignement, elle a
postulé dans plusieurs écoles et a très souvent vu sa candidature refusée. Lors
d’un de ces refus, elle a constaté que l'école dont question avait rouvert le poste.
Soupçonnant une nouvelle discrimination, elle a réintroduit sa candidature, mais
en changeant son prénom Samira en Cécile, et en diminuant le nombre de ses
diplômes. Donc, elle s’est présentée comme moins apte pour le poste. Le jour
même, ou le lendemain, elle a été contactée par l'école pour ledit poste.
Samira, sans le savoir, a réalisé à Bruxelles l’un des premiers tests
antidiscrimination. Elle a prouvé que, sur le marché du travail et dans
l'enseignement, il y avait bel et bien des discriminations. Est-ce que ces
discriminations existent encore ? Dans le cadre de l’émission Fact Checkers sur
VRT - un programme très regardé et qui fait très bien son boulot -, les
journalistes ont vérifié auprès de sociétés de titres-services si on pouvait faire du
profilage ethnique. Ils ont constaté que 60 % des entreprises contactées étaient
prêtes à répondre à une demande de discrimination formulée par un client.
C'est donc une réalité, aujourd'hui. On ne parle plus de 2016, quand le constat a
été très clair avec Samira. Ici, c'est la VRT qui constate que des firmes de titres-
services discriminent. C'est un problème qu'on connaît depuis longtemps, depuis
une dizaine d'années. Dans cette affaire de titres-services, à notre demande, le
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ministre a dû admettre qu'il n’y avait eu, pour l'instant, aucune amende infligée
et aucune sanction, ce qui pose problème.
À la Région bruxelloise, on a la possibilité, depuis 2017, de faire des tests
antidiscrimination. Le seul problème est que le ministre concerné n'y croit pas
trop, parce qu'il en fait deux par an. Il se cache derrière la loi, mais la raison
principale est qu'on trouve le problème peu important.
À titre de contre-exemple, il y a l'expérience de Gand et d’Anvers sur le marché
locatif, qui a prouvé qu'avec des tests, on pouvait faire baisser les
discriminations. Quand on constate des problèmes, on envoie des équipes dans
les entreprises concernées pour les sensibiliser et faire des tests, avec sanction à
la clé si nécessaire. Grâce à cette pratique, Anvers et Gand, des communes
importantes, ont réussi à faire diminuer les discriminations, passant de 24-25 %
à parfois 15-10 %. Donc, cela a un impact significatif. C’est pour cette raison
que dans notre motion, on propose que Bruxelles suive cet exemple et organise
elle-même des tests sur le marché de l'emploi.
Le deuxième thème de notre motion, ce sont les règlements des écoles. Dans
une école de Bruxelles, une fille s'est fait renvoyer chez elle parce qu'elle portait
une tenue inadéquate, selon la directrice et le règlement. Plusieurs d'entre nous
ont vu les images. La fille et sa maman se sont plaintes. Selon les photos que j'ai
pu voir, sa tenue n’était pas inappropriée. En fait, cette histoire est un symbole
de ce qu'on voit partout dans le pays. On ne parle pas uniquement de Bruxelles,
mais dans beaucoup de règlements d'école, il y a des choses qu'on interdit (les
tresses, le port d’un couvre-chef…). On va imposer une tenue de ville.
Il y a plein de règlements et cela va dans tous les sens dans beaucoup d'écoles,
qui interdisent aux jeunes de s'habiller comme elles le veulent. Ce n'est pas
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uniquement nous qui le disons, ni uniquement les jeunes. Le Comité des élèves
francophones confirme que, par an, il reçoit environ 40 plaintes spécifiques
pour des discriminations dans le règlement d'ordre intérieur.
Notre motion demande qu'au lieu de discuter de ce que les jeunes portent - une
jupe trop longue ou trop courte, une casquette ou un foulard, des tresses... -, on
écoute plutôt ce qu'ils ont dans la tête, on les accompagne et on les implique
dans le débat.
On veut que dans les règlements d'ordre intérieur des écoles, il y ait des règles
très claires et un pacte de non-discrimination qui dit que les élèves peuvent
porter ce qu'ils veulent à l'école. Ce sont les deux demandes de notre motion.
On vous demande de prendre cela en compte et de voter en faveur du texte. Je
me suis également intéressé aux motions d'Écolo et de la Team Ahidar.
Présentation d’un amendement n° 1
Mme Jellab.- La discrimination, ce ne sont pas seulement des chiffres ou des
statistiques. C'est d'abord de la violence. C'est beaucoup de souffrance, c'est
beaucoup de désespoir, aussi, pour nos jeunes, de ne pas pouvoir se projeter
dans l'avenir. C'est une perte de confiance, de la part de celles et ceux qui le
vivent au quotidien, dans les acteurs politiques que nous sommes. Il faut donc
avancer sur la question de la discrimination, comme je l'ai dit tout à l'heure pour
la charte qui régit les droits entre les femmes et les hommes.
Nous savons que la discrimination touche particulièrement les femmes qui
portent le foulard. Elles ont beaucoup plus de difficulté à trouver un emploi ou à
intégrer les administrations. Nous souhaitons que la motion déposée par le PTB
et que nous allons soutenir aille un peu plus loin sur une question que vous
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n'aimez probablement pas : l’autorisation du port des signes convictionnels dans
l'administration. Nous demandons la création d’un groupe de travail - nous y
tenons et il aurait pu être opérationnel depuis plusieurs mois - afin de préparer la
réflexion sur la modification du règlement de travail.
Présentation d’un amendement n° 2
M. Maimouni.- Monsieur le Président, j'ai déposé au mois de septembre une
motion concernant les signes convictionnels dans l'administration publique.
Comme d’habitude, la majorité a, d'un tour de passe-passe, fait une déclaration
magistrale dans la presse, disant que la Ville de Bruxelles était pour et que
c'était à la Région de gérer le débat. Le problème est que cela fait maintenant
plus d'un an que nous n'avons pas de gouvernement régional et que cette
décision peut être prise au sein de ce Conseil communal sans aucune
concertation préalable avec la Région. Nous sommes souverains de ce que nous
faisons dans notre administration et dans nos écoles.
Contrairement au PTB, j'avais aussi demandé le port de l'uniforme de telle
manière à harmoniser les tenues vestimentaires dans l'instruction publique, ce
qui a été rejeté.
À partir du moment où on a le droit et la légitimité de se vêtir comme on le
veut, je suis favorable au port des signes convictionnels dans les écoles, mais
cela à partir de la majorité sexuelle, qui est de 16 ans. Donc, j'estime que si, à 16
ans, une personne peut prendre la décision d’avoir un enfant, de risquer de
contracter une MST ou de s’exposer à un danger quelconque, si elle a cette
maturité, elle a aussi la maturité nécessaire pour choisir de porter ou de ne pas
porter un voile, une kippa ou une croix. Je pense que c'est logique et cohérent.
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Dans l'administration publique, je demande qu'on puisse porter le voile, sauf
pour les fonctions d'autorité en contact avec le public. C'est une position que le
Parti socialiste, le PTB et les écologistes approuvent. Un telle décision pourrait
être d'application dès demain, puisque nous avons une majorité pour ce faire.
Dans le cas contraire, le groupe de travail dont question, qui commencerait ses
travaux à dater d'aujourd'hui, aurait l'obligation de soumettre un rapport au
Conseil communal dans un délai maximal d'un an. Faute de cela, ce sera tout
simplement rejeté aux calendes grecques et le débat resurgira en 2029, en
campagne électorale, alors que notre responsabilité est d'unir les Bruxellois et
non de les diviser.
Je pense qu'il est plus que temps de prendre une décision. Je ne comprends
même pas qu'on puisse encore, en 2025, en débattre. Nous avons parmi nous
Ayşe Malçikan, qui représente la Team Fouad Ahidar. Elle porte un signe
convictionnel et elle défend fièrement les Bruxellois qui l'ont élue pour être ici.
Donc, si elle est capable d'être à nos côtés pour voter sur le quotidien des
Bruxellois, pourquoi ne pourrait-on pas permettre à quelqu'un comme elle qui
travaillerait dans notre administration publique de délivrer un permis de
conduire ? Pourquoi se cacher derrière de faux débats et systématiquement
entretenir ce qui nous divise, et non ce qui nous unit ?
C'est cela que nous demandons au Conseil communal. C'est pour cela que la
Team Fouad Ahidar se bat (avec ses partenaires de l'opposition, soit dit en
passant, comme le Parti socialiste qui se bat pour ces mêmes valeurs). Sortons
du bois. Merci.
M. DIALLO MOUSSA.- Je voudrais intervenir sur la proposition de motion
qui est déposée par le PTB. Je reconnais que cette motion a le mérite de mettre
en évidence une problématique importante qui pénalise un grand nombre de
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concitoyens. Il est donc de notre devoir de déployer toute notre énergie et
d'utiliser tous les leviers possibles au niveau politique pour lutter contre cette
discrimination. Néanmoins, je voudrais attirer l'attention sur trois éléments.
Premièrement, une grande partie de ce que vous relevez et de ce que vous
demandez dépend d'autres niveaux de pouvoir. Je pense, par exemple, au test
antidiscrimination en matière d'emploi, qui peut déjà être organisé sur le
territoire de la Ville selon les mécanismes prévus dans l'ordonnance régionale
du 16 novembre 2017, dont la dernière mouture date du 1er juin 2023. C'est
ainsi que des plaintes peuvent être introduites via Unia et Actiris, ou
indirectement via la mission locale de la Ville.
Deuxièmement, votre motion sous-entend que la Ville ne fait rien ou presque
rien dans ce domaine. Ce n'est pas tout à fait le cas et j'imagine que le Collège
aura l'occasion, peut-être dans quelques instants, de préciser toutes les actions
qui sont mises en place dans ce sens. Pour ma part et pour mon parti Les
Engagés, en tout cas, c'est une priorité absolue. Jamais nous n'admettrons
aucune forme de discrimination. Dans tous les projets politiques que nous
soutenons, nous exigeons, de la part de tous nos partenaires, un engagement fort
à ce niveau.
Troisièmement, en matière d'emploi, nous préconisons une approche
individuelle pour que toutes les personnes qui sont victimes ou potentiellement
victimes de discrimination puissent être accompagnées afin qu’elles sachent
comment défendre leur droit, mais aussi surmonter certains complexes,
certaines peurs qui, au final, peuvent aussi se révéler source de discrimination
en elles-mêmes.
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Tous les citoyens, quelle que soit leur origine, ont des devoirs, mais aussi des
droits, et nous devons les aider dans ce sens. Pour bien connaître l'institution, je
peux vous garantir que la Mission locale pour l'emploi de la Ville de Bruxelles,
qui dépend de notre échevin Didier Wauters, fait de son mieux dans la lutte
contre les discriminations. Je prône donc davantage un encouragement à
poursuivre dans cette voie avec le maintien des moyens nécessaires afin de
mener à bien ces différentes actions.
Pour terminer, dans ces matières qui touchent directement les citoyens, nous
devons éviter d'ouvrir un débat politique et plutôt tenir compte de la réalité de
ceux qui en souffrent. Ceux qui en souffrent ne demandent pas de discours à
l'emporte-pièce. Ils cherchent des solutions et nous demandent à nous, élus, de
les accompagner, surtout. Je vous remercie de votre aimable attention.
Mme Hariche, échevine.- En ce qui concerne le testing du marché de l'emploi,
si nous avons bien évidemment à cœur de lutter contre les discriminations sous
quelque forme que ce soit, nous estimons que l'échelle régionale est la plus
pertinente pour mettre en place ce type de dispositif.
Comme vient de le rappeler notre collègue M. Diallo, la Région s'est déjà
largement emparée de cet enjeu fondamental à travers l'ordonnance de juin
2023, qui dispose que des contrôles peuvent être effectués chez les employeurs
par l'Inspection régionale de l'emploi sur la base de signalements ou de plaintes.
Les signalements peuvent se faire via Actiris, Unia ou encore l'Institut pour
l'égalité des femmes et des hommes, mais aussi via la Mission locale pour
l'emploi de la Ville de Bruxelles.
En cas de signalement ou d'indication concrète de discrimination de la part d'un
employeur ou d'une institution, l'Inspection régionale de l'Emploi peut réaliser
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un test de discrimination. L'autorisation de l'auditorat du travail n'est d'ailleurs
même pas nécessaire dans ce cadre et Actiris est dans l'obligation d'assister
l'Inspection lors de la préparation des tests. Cette dernière peut, bien sûr,
mandater des tiers ou des experts à cette fin.
La Ville de Bruxelles est proactive également en la matière, puisque la Centrale
de l'emploi réalise régulièrement, parfois en association avec Actiris, des ateliers
pour sensibiliser aux discriminations à l'embauche. Par ailleurs, la Mission
locale mène régulièrement des campagnes d'affichage pour sensibiliser les
employeurs et les demandeurs d'emploi et lutter contre toutes les formes de
discrimination, raciales bien sûr, mais aussi liées au genre, à l'orientation
sexuelle, à l'apparence physique, au handicap, à l'âge, etc.
Enfin, en tant qu'employeur, cette fois, la Ville de Bruxelles est exemplaire dans
la lutte contre les discriminations. Différents plans d'action transversaux ont été
mis en place par la Ville pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme, pour
l'égalité des genres, relatifs au handicap, à l'inclusion, et j'en passe. Ils unissent
sous la même bannière tous les départements pour atteindre un objectif
commun : lutter contre toutes les formes de discrimination.
Nous menons depuis 25 ans au moins une politique par laquelle on se veut le
reflet de la diversité qui compose notre belle ville, et cela, dans toutes les
fonctions et à tous les niveaux de responsabilité. Les chiffres ne mentent pas. En
2019, une analyse a été menée par la Banque carrefour de la sécurité sociale.
Elle concluait - on était en 2019 et on peut espérer que les chiffres ont encore
évolué - que 57,67 % des membres du personnel étaient d’origine étrangère.
Notons également la prédominance des femmes parmi les membres du
personnel. Elles sont ainsi 7 % de plus que les hommes. Pour les personnes
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porteuses d'un handicap, alors que le quota imposé par la Région est de 2,5 %,
nous en sommes à 2,69 %. Je l'ai déjà dit et je le répète, on peut faire encore
mieux et on s'y attelle.
En outre, dois-je rappeler que nous appliquons une tolérance zéro face au
racisme, aux discriminations liées à l'origine, mais aussi à toute forme de
discrimination sous quelque forme que ce soit. Cette politique se traduit, entre
autres, dans les processus de recrutement qui sont assurés par des jurys de
sélection neutres et indépendants et qui se reflètent dans notre image de marque
d'employeur.
En ce qui concerne votre demande de mettre fin aux règlements vestimentaires
applicables au sein des établissements scolaires, je dois vous dire que nous
n'entendons pas modifier nos règlements dans l'enseignement obligatoire, c'est-
à-dire maternel, primaire et secondaire. Pour ce qui est de la haute école, je l'ai
déjà dit et je le répète encore une fois, nous respectons, bien évidemment, les
dispositions de la décision du tribunal de première instance en la matière.
Quant aux amendements d'Ecolo, comme déjà dit le 16 décembre dernier par
notre Bourgmestre, nous attendons la position de la Région, où Groen sera en
principe bien représentée dans la majorité, car nous privilégions une position
qui soit unifiée sur l'ensemble du territoire régional, ainsi qu’une Charte sociale
qui viendra accompagner cela et qui s'appliquera à l'ensemble des communes.
Nous appliquerons ce qui y sera décidé, mais s'il n'y a pas de décision dans les
mois à venir - nous espérons tout de même que ce sujet sera rapidement traité
par la Région -, nous mettrons en place un groupe de travail au niveau de la
Ville pour pouvoir y répondre.
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Au vu de tous ces éléments et de tous ces engagements de la part du Collège, je
propose donc de rejeter la motion et les amendements qui l’accompagnent.
M. Bauwens.- S’agissant du testing, j'entends ici que la Région le fait déjà et
qu’il nous est impossible de le faire. Je veux tout simplement vous répéter que
la moyenne actuelle des testings qu'organise la Région est de deux par an. Or ce
n'est évidemment pas avec deux testings par an qu'on éradiquera les
discriminations sur le marché du travail.
Je le répète, il y a de bonnes expériences grâce auxquelles les testings, comme à
Gand ou Anvers, font diminuer considérablement les discriminations. Et la seule
réponse qu'on me donne ici, c'est qu'on ne le fait pas parce que la Région le fait.
(Remarque de Mme Hariche)
On sait par expérience qu'une commune peut faire la différence. On sait que
dans une grande ville comme Bruxelles, il y a des discriminations. Il y a assez
d'études et d’exemples qui le démontrent. Je ne suis pas seulement déçu, mais
aussi un peu scandalisé de votre réponse qui consiste à dire qu’ici, tout va bien
et que j’accuse à tort la Ville de ne rien faire. Dans mon exposé, je n’ai pas dit
cela. J'ai dit que la Ville pouvait imprimer davantage sa différence et faire
diminuer la discrimination. Et vous me dites que ce n'est pas un problème parce
que la Région s’en occupe déjà.
M. Maimouni.- J'ai une petite blague. Mme Hariche se bat contre toute forme
de discrimination. Fin de la blague. Madame Hariche, quand on se bat contre
toute forme de discrimination, c'est aussi pour les femmes et les filles voilées. Je
tiens à vous rappeler que le tribunal de première instance vous a condamnée.
Pourquoi ? Pour discrimination. Madame, vous avez été condamnée pour
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discrimination.
Vous dites que la Région doit se saisir du débat. Le MR a une position affirmée
sur le sujet. Je préfère avoir devant moi un adversaire franc qu'un allié fourbe.
Au moins, il a le courage de ses opinions. Et vous savez très bien qu'avec le
MR, DéFI et Les Engagés, cela ne sera jamais discuté en plénière au Parlement
bruxellois. Vous le savez. C'est la raison pour laquelle je vous ai dit de ne pas
renvoyer ce débat aux calendes grecques.
M. Mampaka.- Pendant 20 ans, le MR s’est retrouvé dans l'opposition à la
Région. De quoi vous mêlez-vous ?
(Rappel à l’ordre du président)
M. Maimouni.- Je tiens à applaudir et à féliciter M. Mampaka, qui nous fait un
coming-out. Visiblement, le MR serait désormais favorable au port des signes
convictionnels dans l'administration publique. C'est bien cela que je dois retenir,
Monsieur Mampaka ? Vous êtes tous témoins.
Ce que moi je demande, c'est qu'en même temps, on crée un groupe de travail.
Les deux ne sont pas incohérents. Nous pouvons en même temps créer un
groupe de travail et attendre l'avis de la Région. Cela pourrait même nous
permettre de donner déjà une indication et d’exprimer notre ressenti à la
Région. À qui la Région va-t-elle demander un avis ? Aux communes.
Pourquoi, dès lors, ne pas lancer un groupe de travail ? Qu'est-ce qui vous
dérange ? Soyez cohérents, c'est tout ce que je vous demande.
Monsieur Close, Madame Hariche, êtes-vous pour ou contre les signes
convictionnels dans l'administration publique, à l'exception des fonctions avec
autorité en contact avec le public ? Oui ? Alors, qu'est-ce qui vous empêche
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d'aller dans cette direction, mis à part la mauvaise foi ?
M. Bauwens.- Juste un mot sur l'amendement de M. Maimouni, que le PTB ne
peut pas soutenir. On ne peut pas soutenir le fait d’accepter le port du foulard
dans l'administration uniquement quand ce n'est pas en contact avec le public. Je
ne me vois pas dire aux femmes discriminées : « Vous pouvez le porter, mais
seulement quand vous allez vous cacher quelque part. » Je trouve que c'est un
non-sens.
M. Maimouni.- Monsieur Bauwens, on n'accélère pas de 0 à 100 km/h en une
seconde. Il y a des étapes à respecter. Quand on demande que tout le monde
puisse porter les signes convictionnels, ce que la Team Fouad Ahidar souhaite,
cela inclut jusqu’aux fonctionnaires de police. C'est pour cette raison qu'il y a
un accompagnement et un suivi. Tout ne se fait pas en un jour. C'est comme
pour le mariage gay. Cela a commencé par le PACS, et puis on a voté le
mariage.
(Colloques)
Votes
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement n° 1
déposé par le groupe Ecolo-Groen. Le Collège propose de voter non.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Rejeté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement n° 2
déposé par M. Maimouni. Le Collège propose de voter non.
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(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Rejeté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble de la
proposition de motion de M. Bauwens non amendée. Le Collège propose de
voter non.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Rejetée.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de Mme JELLAB concernant un clip de campagne du PS tourné
au sein de l'école fondamentale Émile Jacqmain lors des élections
communales d'octobre dernier
Mme Jellab.- Monsieur le Bourgmestre, Madame L'Échevine, le journal la DH
du 26 février dernier nous informe que le gouvernement de la Fédération
Wallonie-Bruxelles devra entamer une procédure de mise en demeure de retrait
du financement ou des subventions à l'encontre de l'école fondamentale Émile
Jacqmain. Sanction sérieuse faisant suite à un clip de campagne du PS tourné au
sein de l'école lors des élections communales d'octobre dernier.
On y voit, en effet, le bourgmestre et l'échevine de l'instruction publique vantant
la gratuité de l'enseignement lors de la rentrée scolaire, entourés d'enfants dont
les visages ne sont pas floutés, mais aussi au micro devant un groupe de parents,
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ce qui est particulièrement interpellant. Toute activité ou propagande politique,
ainsi que toute activité commerciale dans les écoles sont interdites et
contreviennent aux règles, comme le prévoit le Code de l'enseignement.
Comment se passe la relation avec la direction de l'école en question ?
Avez-vous mené d'autres campagnes dans d'autres écoles ?
Est-ce que vous avez reçu la notification et le montant de la sanction infligée à
cette école ?
Mme Hariche, échevine.- L'article de presse du 26 février dernier que vous
évoquez se réfère à l'avis formulé par la commission qui a été saisie suite à une
plainte déposée par le député Alain Deneef. Nous avons donc pris connaissance
de cet avis en même temps que vous, par la presse. En effet, nous n'avons, à
l'heure actuelle, toujours pas reçu de notification de la décision du
gouvernement, pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas encore statué. Nous
attendons donc la décision.
Dois-je vous dire que nous ne partageons évidemment pas les conclusions
relayées par la presse et qui auraient été émises par cette commission. Dans
ladite vidéo - j'espère que vous l'avez vue -, à aucun moment on n'évoque ni les
élections, ni le PS, ni notre position, du bourgmestre ou de moi-même, sur la
liste. Je vous invite à la revoir, elle est toujours disponible sur ma page
Facebook.
Cette vidéo avait évidemment pour objectif de mettre en lumière les avantages
offerts par la Ville en matière d'enseignement. On n'y trouve donc ni slogan, ni
logo, ni affiche, ni tract partisan, pas plus qu’au sein de l'école. Le bourgmestre
et moi-même nous rendons fréquemment au sein des établissements scolaires
dont nous avons la responsabilité. Comme chaque année, nous avons assisté à la
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rentrée d'une école et mis en valeur nos projets et nos particularités.
Si vous vous en souvenez, en 2023, nous faisions la promotion de nos projets en
matière d'alimentation saine et de zéro déchet (c'est l’année où on a lancé le zéro
déchet). Tout cela se trouve sur mon compte Facebook. En 2022, nous faisions
état des kits scolaires offerts dans tout notre enseignement fondamental, et on
peut remonter comme cela sur plusieurs années. La rentrée de 2024 n'a pas fait
exception, campagne ou pas.
Enfin, je vous invite à revoir les différentes vidéos de vous-même et des
membres de votre groupe où vous faites la promotion des services offerts et des
actions menées par la Ville, et cela, y compris pendant la campagne électorale.
J'en ai visionné une dizaine qui se terminent par ces photos que je vous montre.
Pour ma part, je ne trouve pas anormal qu'on fasse la promotion des choses
qu'on a réalisées au sein de la Ville. Je pense que vous poussiez un peu loin le
bouchon en invitant carrément à voter pour vous, mais à chacun son éthique
personnelle... J'ai identifié une dizaine de vidéos qui étaient clairement
partisanes, où, contrairement à la nôtre, vous arboriez à la fin le logo de votre
parti et invitiez à voter pour Ecolo, tout cela avec, parfois, un service composé
d'adultes et d'enfants de nos quartiers bien identifiables.
En conclusion, et je ne veux pas créer de grande polémique autour de cela, il ne
me semble pas anormal de faire la promotion de nos services, de nos actions et
de nos infrastructures - vous l’avez souvent fait - et de les faire connaître au
grand public. Cela relève même, me semble-t-il, d'un devoir d'information. Que
les élus mettent en avant leurs réalisations et les résultats de leur action est
également important.
Page 74 sur 83 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 17/03/2025
C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tous, vous y compris, des
chargés de communication dans nos cabinets. Vous l'avez fait vous-même de
façon beaucoup plus partisane que dans la vidéo que vous avez pu voir et qui est
encore visible sur mon compte Facebook. Je vous invite à l’analyser et vous
verrez qu’il n’y est pas fait état une seule fois ni du PS, ni des élections, ni
d’inviter les parents ou les enseignants à voter pour nous. J’espère que ma
réponse lèvera toute ambiguïté.
Mme Jellab.- J’aime beaucoup la façon dont vous racontez l’histoire, Madame
l’Échevine. Il se fait que ce n’est pas moi qui suis sanctionnée, c’est vous qui
êtes sanctionnée à travers cette commission, et surtout l’école, qui se voit
sanctionnée en matière de subventions. On sait que c’est extrêmement
compliqué pour les écoles. Oui, on peut chipoter dans les comptes Facebook des
uns et des autres, mais il se fait que c’est vous qui êtes visée. C’est gentil de
nous viser, nous, mais c’est vous qui êtes visée.
On peut éventuellement invoquer, pour des novices, la maladresse, mais vous
êtes quand même à la tête de ce département depuis 24 ans et M. le bourgmestre
également. Vous savez donc que c’est une période critique, une période où il
faut être extrêmement attentif. En l’occurrence, vous faisiez de la promotion à la
rentrée scolaire, avec des parents. C’était un clip de campagne, soyons corrects.
Je voulais aussi vous informer du fait qu’il est interdit de remettre aux élèves
des prix portant le nom d’un mandataire en exercice ou d’un parti politique. Je
sais que cela se fait aussi en fin d’année. Soyez-y attentive. C’est une nouvelle
réglementation en vigueur depuis l’année dernière également.
M. le bourgmestre.- Nous ne sommes pas condamnés. Il faut être précis. C’est
l’avis d’une commission. On regrette que le Cepeons n’y ait pas participé.
Je rappelle qu’il n’y a aucune mention de parti politique, comme l’a dit Mme
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l’échevine. Nous faisons tout le temps la promotion de nos écoles. D’ailleurs,
nous aimerions bien être entendus par le gouvernement de la Fédération
Wallonie-Bruxelles afin de nous défendre.
Arrêtons de rire. Votre service, M. Hellings, tout le monde a fait, à un moment
donné, la promotion de ses actions. Il serait ridicule que les hommes et les
femmes politiques ne puissent pas dire ce qu’ils font de positif. Dans la vidéo,
nous faisons la promotion de la gratuité de nos écoles que nous avons décidée
ensemble, Madame Jellab, quand nous étions ensemble aux affaires. On est allés
dans une école, à la rentrée scolaire, pour expliquer qu’à la Ville, la cantine est
gratuite.
Mme Jellab.- C'était pendant la période électorale, Monsieur le Bourgmestre.
M. le bourgmestre.- Oui, et la période électorale est le moment d’expliquer ce
qu’on fait, Madame Jellab. On ne va quand même pas se cacher ! Si on avait
pris des enfants en leur demandant « venez dire que ce qu’on fait est bien », je
vous aurais totalement suivie. Si nous avions filmé des enseignants dire
« Madame l’Échevine, Monsieur le Bourgmestre, ce que vous avez fait est
vraiment super », je vous suivrais. Ici, nous sommes tous les deux dans une
école et on dit que c’est un acquis de cette législature. On ne dit même pas que
c’est un acquis des socialistes. Il faut revoir le clip.
Mme Jellab.- Ce n’est pas moi qu’il faut convaincre, mais la commission qui a
décidé et qui est tout à fait indépendante.
M. le bourgmestre.- La commission n’a pas décidé, elle a remis un avis. Nous
ne sommes pas condamnés. On verra ce que la Fédération Wallonie-Bruxelles et
le gouvernement décideront. Pour l’instant, il n’y a pas de condamnation de la
Ville et pas de retrait. Il faut être précis.
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Vraag van mevr. STOOPS betreffende een verbod voor tweewielers in de
Anspachlaan
Mevrouw Stoops.- Mevrouw Maes, in jullie akkoord kondigden jullie aan om
fietsers te verbannen uit de voetgangerszone. En zo'n plan was niet volledig
nieuw. Voormalig schepen Bart D'Hondt gaf aan om na te denken hoe de
voetgangerszone veilig en toegankelijk te houden voor iedereen. Er werd reeds
bekeken welke maatregelen op welke stukken in die voetgangerszone en ook
rondom de zone getroffen konden worden, want door het succes van de
voetgangerszone is het vaak koppenlopen en houdt niet iedere tweewieler zich
aan de regels. Belangrijk in die denkpiste was wel dat er een veilig, vlot en
comfortabel alternatief zou zijn voor de tweewielers. Dat zou maken dat ze
automatisch die drukke plekken op de voetgangerszone vermijden. Want ook
voor hen is het echt geen pretje, zeker als we de vele gsm-zombie-wandelaars
mee in acht nemen.
Op dit moment is er nog steeds geen goed alternatief voor de Anspachlaan, die
een belangrijke as in het centrum vormt. De fietsersbond zegt bijvoorbeeld dat
op de fietsas die het huidige bestuur als alternatieve fietsas aanhaalt, de regels
door autobestuurders vaak niet worden gerespecteerd. Er zijn draaiende en
gehaaste taxi's, bussen die komen aanrazen, de hele strook innemen en ook
iedereen blokkeert in zijn beweging. Ook qua zicht op de verkeerssituaties is het
ondermaats: er is zwaar verkeer voor de werven, er zijn opleggers, en daarnaast
zijn er geregeld wegenwerken en is ht nog maar de vraag hoe het transitverkeer
er de komende jaren zal evolueren.
Mijn vragen aan u, mevrouw de schepen, bent u akkoord dat er nog geen veilig
alternatief is? Waarin moet een veilig alternatief voorzien? Bent u nog steeds
van plan om de fietsers te weren op de voetgangerszone? En op welke manier
betrekt u fietsers, fietsersbewegingen, maar ook andere gebruikers van de
voetgangerszone bij uw plannen? Hartelijk dank voor uw antwoorden.
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Mevrouw Maes, schepen.- Dankuwel, mevrouw Stoops, voor uw vraag. Ik
merk op dat u een aantal zaken aankaart die eerder al aan bod kwamen tijdens
de Gemeenteraad van 16 december en die in het meerderheidsakkoord uitvoerig
werden besproken. En laat mij toch ook maar verduidelijken dat het College in
de tussentijd haar positie nog niet gewijzigd heeft. Daarenboven kan ik uw
woordkeuze in verband met gsm-zombie-wandelaars eigenlijk heel weinig
appreciëren. Ik vind de voetgangerszone een bijzonder levendige plek en ik lijk
daar ook niet echt zombies waargenomen te hebben. Ik heb al gezegd, en zal het
blijven herhalen, dat het STOP-principe mijn mobiliteitsbeleid zal regeren. En
de S staat voor stappers. Voetgangers verdienen voor alle andere weggebruikers
respect. Maar dit even terzijde. Uw vraag in verband met het ontbreken van een
veilig alternatief is nogal kort door de bocht. Er zijn verschillende alternatieve
assen die elk hun eigen karakteristieken hebben. Hoewel de omstandigheden
van die alternatieven zeker kunnen verschillen in comfort en vlotheid, wordt de
veiligheid telkens wel gegarandeerd. Men moet ook wel weten dat de
voetgangerszone toegankelijk zal blijven voor tweewielers tot 11 uur. Dat heb ik
al gezegd en dat zal ik blijven herhalen. En aangezien er in dit tijdsbestek quasi
geen problemen worden gerapporteerd is dit nog steeds een veilige situatie.
De voornaamste as vanaf de Lakensestraat, via de Visverkopersstraat, richting
de Anderlechtsesteenweg, heeft niet altijd een consistente mate van comfort en
vlotheid. De vlotheid kan variëren daar waar er geen fietsstraat of busbaan is.
Maar dit is wel degelijk een functioneel alternatief. Het ingevoerde verkeersplan
heeft het transitverkeer gereduceerd en legt snelheidslimieten op tot 30 en zelfs
20 kilometer per uur. Dit zorgt voor een globale verbetering van het comfort en
veiligheid. We zijn er ons van bewust dat in sommige straten de
verkeersstromen hoger zijn dan wat beantwoordt aan een statuut van een lokale
weg, wat gemengd verkeer moeilijker maakt. Daar nemen we maatregelen om
speciale voorzieningen te plaatsen zoals fietspaden, die al dan niet gescheiden
zijn, bus-fietsbanen en fietsstraten.
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U vraagt of we nog steeds van plan zijn om fietsers te weren op de Anspachlaan.
Het gaat over alle tweewielers, niet enkel fietsers. En zoals u zelf aangeeft,
stellen we nog steeds problemen vast en hebben we de limieten van
sensibilisatie- en repressieacties bereikt, zonder echt succes. De administratie
werkt momenteel aan een voorstel om in de mate van het mogelijke tweewielers
op de Anspachlaan toe te laten tijdens de daluren en de situatie op de
alternatieve assen te verbeteren. Ik wil u er ook op wijzen dat deze beslissing
niet zomaar door mij is genomen, maar wordt gedragen door het hele College.
En we krijgen ook heel wat echo's van bewoners en gebruikers, van jong tot
oud, die voorstander zijn van deze ingreep. Fietsers, fietsverenigingen en andere
gebruikers van de voetgangerszone werden reeds betrokken en de problematiek
werd met hen besproken. Ook op de commissie Actieve Modi, waar ook
voetgangersvertegenwoordigers aanwezig zijn, werden gesprekken gevoerd en
standpunten uitgewisseld. Alle verenigingen, vertegenwoordigers en de politie
hebben de kans gekregen om hun opmerkingen, suggesties en standpunten te
kennen te geven, en hebben dat volgens mij ook gedaan. Brussel Mobiliteit
heeft de fietsmanager ingeschakeld bij de gesprekken en om ons feedback te
geven. Zij zullen deze feedback schriftelijk communiceren. Ten slotte werd ook
contact genomen met federaties van fietscouriers, de Féderation Cyclo-
Logistique Belge, om kennis te nemen van de situatie op de Anspachlaan en hun
standpunten en voorstellen te laten overmaken. We blijven in dit proces in
constante communicatie met alle betrokkenen en zullen dat vanzelfsprekend
blijven doen. Dankuwel.
Mevrouw Stoops.- Ik hoor nog niet wanneer u dat dan zal laten ingaan. En u
zegt dat de limieten van sensibiliteit zijn bereikt... Ja, dat vinden wij ook. Maar
wat met de veilige alternatieven? Natuurlijk is iedereen voor een veilige
voetgangerszone, dat kan niet verbazen. Wij ook. Die alternatieven zijn dus
functioneel, hoor ik. Er zijn grotere stromen dan gedacht, maar veilig zijn ze
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niet. Dus als u zegt dat de huidige fietsstraat kan verbeterd worden door het
autoverkeer verder te verminderen, dan betekent dat ook het oost-west
transitverkeer beperken. Dus de test tijdens de werf van Brucity was daarop
positief. Wil het College deze knip misschien invoeren? En wat met de
doorsteek door de voetgangerszone aan Riches Claires? Uiterst gevaarlijke
situatie ginder. En dan hoor ik u ook al zeggen 'afgescheiden fietspaden'...
Indien u geen bijkomende filters wil, hoe denkt u een afgescheiden en veilig
fietspad te creëren op de hele as van de Anderlechtsepoort tot de
Antwerpsepoort? Dat had ik nog graag geweten, dankuwel.
Question de Mme DE MARTE concernant la situation préoccupante en
matière de sécurité dans la rue du Berceau et ses environs
Mme De Marte.- Monsieur le Bourgmestre, j’ai souhaité attirer votre attention
sur la situation préoccupante en matière de sécurité dans la rue du Berceau, au
quartier des squares et ses environs. Ces dernières semaines, plusieurs incidents
ont suscité une vive inquiétude parmi les riverains.
Le 15 février dernier, la police est intervenue de manière musclée, pendant la
nuit, en bloquant la rue après la découverte d’un véhicule qui aurait été utilisé
dans une fusillade à Clemenceau le même soir. Quelques jours plus tard, aux
alentours d’une heure du matin, des individus sont sortis d’un véhicule et ont
violemment attaqué une personne qui se trouvait dans la rue à ce moment-là.
Déjà avant ces faits, plusieurs habitants et habitantes avaient remarqué une
recrudescence des comportements illégaux et craignaient que des activités de
deal de drogue ne se soient installées et répandues depuis la rue des Deux
Églises vers ce quartier. Les habitantes et les habitants se sont mobilisés pour
signaler ces situations. Ils ont constaté que la police avait été très à l’écoute et
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était intervenue à plusieurs reprises.
Cependant, ils ont aussi le sentiment que leurs rues et les alentours situés à la
frontière avec la commune de Saint-Josse manquent d’attention en matière de
prévention et d’entretien. Leur préoccupation s’ajoute à celle plus généralisée
d’autres habitants du quartier qui s’inquiètent pour d’autres lieux de vie
importants dans le quartier européen, notamment le square Marie-Louise. Cet
espace, qui est un lieu de rencontre apprécié par les habitants, surtout à
l’approche des beaux jours, est de moins en moins fréquenté par les familles et
les riverains pour cause d’un sentiment d’insécurité, particulièrement en soirée.
Face à cette situation, les habitants du quartier s’interrogent sur les mesures
concrètes qui peuvent être mises en place pour éviter que ces phénomènes ne
s’installent durablement.
Quelles actions la Ville de Bruxelles envisage-t-elle pour renforcer non
seulement la sécurité, mais aussi la prévention des phénomènes, y compris par
la mise en place de mesures visant à renforcer la cohésion sociale dans ces
quartiers ?
Comment améliorer la coordination avec Saint-Josse afin que ces zones, comme
la rue du Berceau, la rue de la Pacification et la rue des Deux Églises, ne
deviennent des angles morts en matière de sécurité, mais aussi de propreté, un
sujet que j’aborderai dans une prochaine intervention.
M. le bourgmestre.- Madame De Marte, je vous apporte les éléments de
réponse suivants. La retrouvaille d’un véhicule rue du Berceau fait l’objet d’une
enquête judiciaire connexe à la saisine d’un juge d’instruction. Je ne suis donc
nullement autorisé à communiquer des éléments à cet égard qui relèvent du
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secret de l’enquête. Cependant, je peux vous communiquer les éléments
suivants.
Le phénomène des street deals est un fléau sur lequel les services de la
recherche locale focalisent quotidiennement leur attention dans de nombreux
secteurs, en interaction avec le parquet et le procureur du Roi qui, usuellement,
dans le cadre de sa politique de poursuite, décide de mettre les dealers à sa
disposition afin de casser cette spirale anxiogène pour les habitants. Nous avons
enfin un procureur du Roi à Bruxelles, après de nombreuses années, et on ne
peut pas dire qu’il ait traîné. Il est particulièrement ferme dans ses déclarations
et ses actions.
J’ajoute que les services de la DPI Centre qui s’occupent plus particulièrement
de la zone Proxi Europe multiplient les actions policières ponctuelles visibles
dans le quartier européen et ses squares afin de permettre aux riverains d’en
jouir en toute quiétude. Cette présence policière ponctuelle répétée sera
maintenue tant que nécessaire.
Les services de police se rendent sur l’ensemble du territoire de la Ville. La
police est la police de tout un chacun. Dans le quartier Alhambra, on l’a vu, la
police est très active, ainsi que les services de propreté. Évidemment, pour les
habitants, ce n’est peut-être jamais assez, mais on agit. Ici, les services de
proximité organisent également des actions mixtes avec la propreté publique
pour verbaliser conjointement les incivilités en la matière, et nous allons
continuer à le faire.
Dans le cadre des actions avec Saint-Josse, l’avantage, au-delà des relations
qu’on peut avoir avec les différents bourgmestres, est que le commissaire en
chef de la zone Nord est le commissaire Olivier Slosse, bien connu pour avoir
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lancé plusieurs initiatives comme le CPVS à l’hôpital Saint-Pierre. C’est un
ancien commissaire qui a fait quasiment toute sa carrière à PolBru. Il préside
pour l’instant la conférence des chefs de corps. Je lui relaierai les demandes qui
ont été les vôtres pour que l’on y fasse bien attention.
N’hésitez jamais, au-delà des interpellations, à nous envoyer des emails quand il
y a des remarques particulières à faire. On se fait fort de vous répondre dans les
plus brefs délais et de relayer immédiatement vos remarques auprès des services
de police. N’attendez pas un Conseil communal pour nous interpeller. Il est bien
normal que vous soyez les porteurs de voix des différents quartiers.
Mme De Marte.- Comme je l’ai déjà dit dans mon intervention, je pense que la
présence de la police dans ces quartiers a été bien perçue par les habitants. Ma
question portait plutôt sur le fait que dans un quartier frontière entre deux
communes, on pourrait lancer des initiatives, y compris avec Saint-Josse, sur le
volet de la cohésion sociale. La rue du Berceau est une rue caractérisée par une
très forte participation de ses habitants. Je pense que c’est aussi grâce à cela
qu’ils se sont fortement mobilisés quand ils ont vu la situation dégénérer.
Comment étendre l’exemple de cette rue très mobilisée pour le bien-être du
quartier ? Le but est d’éviter que ces phénomènes ne se généralisent et que le
quartier des squares ne soit abandonné à lui-même. Je reviendrai vers vous sur
d’autres points.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
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Prochaines séances
Mardi 22 avril 2025
à 13h30 : sections ordinaires.
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h05.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20h05.
📄 2025-02-17 scrape
City Council Meeting — 2025-02-17
Source: Official PDF
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Mme GOYVAERTS
CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 17 février 2025
Openbare vergadering van maandag 17 februari 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h20 sous la présidence de M. Alain
Courtois, président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u20 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, voorzitter.
Excusés – Verontschuldigden : M. Tafranti, M. Zian, Mme Chaufoureau, M. El
Mokadem et M. Bauwens.
M. le président.- Conformément à l'article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 03/02/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
03/02/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 31 à 35 repris au
supplément à cet ordre du jour, daté du 13/02/2025.
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Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 31 tot 35,
vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 13/02/2025.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 21 à 30, 36
et 42 à 66 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 13/02/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 21 tot 30, 36 en 42 tot 66 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd.
13/02/2025.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications – Mededelingen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion de l’association suivante :
Dhr. Voorzitter nodigt de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in
de rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van de
volgende vereniging :
- Association des Commerçants du quartier Bruegel et des Marolles asbl, au
31/12/2023, Vereniging van de Handelaars van de Bruegelwijk en de Marollen
vzw, op 31/12/2023.
Pris pour information
Kennis genomen
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Questions orales - Mondelinge vragen
M. le président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 22 – Punt 22
M. Hellings.- C'est un appel au marché. Nous avons financé ce budget de 136
millions au budget extraordinaire, entre 2020 et 2025, avec des bonds de
trésorerie dont les taux d'intérêt ont drastiquement augmenté à partir de 2023 et
2024. On est passés de quasiment 0 % en 2020 à 4 % en 2023-2024, soit 15
millions d'intérêts. On ne peut plus fonctionner comme cela. Ici, vous faites
appel au marché pour financer ces 136 millions au budget extraordinaire via un
emprunt à long terme.
Il y a eu un problème de gestion, de maîtrise et de monitoring de ces dettes à
court terme, c'est évident. Vous auriez dû anticiper, comme échevin des
finances, la hausse des taux à 4 %, qui représente une charge d'intérêts
extrêmement élevée. Un montant de 15 millions, ce n'est pas facile à trouver.
Avez-vous bon espoir d'obtenir un prêt à long terme et, si oui, à quel taux ? Quel
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est l'état du marché ?
Avez-vous une estimation de la capacité d'emprunt à financer à long terme pour
2022, 2023 et 2024 ? Je pense qu'il ne faut pas commettre l'erreur de ne pas
refinancer à long terme les budgets extraordinaires des investissements qui ont
été faits en 2022, 2023 et 2024. Est-ce que vous avez une estimation de la
capacité d'emprunt de la Ville pour 2025, puisque vous êtes en train, avec vos
collègues, de constituer le budget 2025 ?
Est-ce que vous avez déjà réalisé une estimation, compte tenu de la situation
désastreuse des bonds de trésorerie à court terme, et donc des intérêts très élevés
à court terme ?
M. le bourgmestre.- Le point proposé vise le lancement d'un nouveau marché
d'emprunt, comme cela a été dit par le conseiller. On parle bien des années
budgétaires 2020, 2021 (pour moitié) et 2022 pour la zone de police. Les
banques suivantes seront consultées : Argenta, Belfius, BNP Paribas Fortis,
ING, KBC. Comme expliqué dans la note, les montants sont de
136.506.455,95 € pour la Ville et 16.367.887,69 pour la zone de police.
Les marchés sont répartis en lots qui courent de 5 à 25 ans. Donc, il y a aussi
des marchés plus courts, permettant un meilleur lissage dans le cadre du
remboursement des capitaux empruntés. Évidemment, il y a parfois du matériel
qu'on emprunte sur cinq ans. Pour d’autres, cela peut aller jusqu’à 25 ans.
On bénéficie a priori d'une baisse des taux. Je ne vais pas vous donner les taux
qu'on obtiendra, puisqu'on lance le marché. Par contre, quand on les connaîtra,
ils vous seront communiqués ici. On lance le marché maintenant parce qu'on
constate une baisse des taux. Nous avions parlé, quand nous étions ensemble
dans la majorité, du fait que les billets de trésorerie étaient très intéressants à ce
moment-là. Ils ne le sont plus du tout pour l'instant. C'est pour cela, d'ailleurs,
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qu'on a déjà fixé des emprunts pour 2024.
Toutefois, il est vrai que la fluctuation des taux, on la subit aussi à la Ville de
Bruxelles, raison pour laquelle on essaie de mener une gestion prudente.
Rappelons que nous n'avons intérêt à aller chercher de l'emprunt que si nous en
avons besoin. Un engagement budgétaire ne signifie pas que nous avons
dépensé la somme. On engage budgétairement et puis, parfois, on dépense le
montant un ou deux ans après.
Si on avait eu une boule de cristal à l'époque, on aurait pu fixer beaucoup plus
tôt, puisque les taux étaient très bas. Je le reconnais. Nous espérons obtenir un
taux autour de 2,5 %. On verra cela dans les offres qui nous seront remises.
M. Hellings.- Merci, Monsieur le Bourgmestre, pour vos réponses. Tout
d'abord, je vous encourage vraiment à fixer à long terme la deuxième partie de
2021, 2022 et 2023, et le plus rapidement possible, tant que les taux sont
imaginables et acceptables. On verra ce que les banques répondront.
Ensuite, je vous incite à gérer de façon beaucoup plus maîtrisée et de monitorer
la dette à court et à long terme, parce que l'impact budgétaire est énorme : 15
millions, c'est l'équivalent, de mémoire, de la responsabilisation des pensions
pour le budget 2023 ou 2024. C'est énorme ! Et ce sont des millions qui sont
difficiles à trouver. On doit pouvoir consacrer cela aux services publics et non
au paiement d'intérêts.
M. Maimouni.- Concernant ces emprunts, est-ce que vous avez fait un
benchmark ou avez-vous juste fait la demande auprès de la banque avec laquelle
on travaille ? Avez-vous envisagé des effets leviers comme la possibilité de
transférer nos assurances vers d'autres banques pour avoir un taux plus
concurrentiel ?
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M. le bourgmestre.- J'ai cité les banques consultées : Argenta, Belfius, BNP
Paribas Fortis, ING, KBC.
M. Maimouni.- Merci, je n'avais pas entendu.
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 24 – Punt 24
Mme Maouane.- Cette décision revient, en fait, sur celle de délocaliser une
partie des activités sportives du Palais du Midi vers la rue des Poissonniers.
Cette décision a été, en principe, avalisée par le Conseil communal du 9
septembre 2024. Il s'agit ici d'une décision importante pour l'avenir des clubs
sportifs du Palais du Midi. Vous savez qu'on suit avec attention la situation.
On parle ici d'une dizaine d'associations, de centaines de membres, d'athlètes
qui s'investissent dans leur discipline et qui, à six mois de la rentrée sportive, ne
savent toujours pas où ils pourront s'entraîner. La décision de principe qui a été
adoptée en septembre dernier de délocaliser une partie des activités vers la rue
des Poissonniers nous semblait viable. Financée par la STIB, elle permettait
d'assurer une transition sans rupture. Or, aujourd'hui, on assiste à un revirement,
avec une décision qui en annule une autre et qui nous semble inquiétante, parce
qu'aucune alternative concrète n’est proposée.
Non seulement ces clubs sont placés dans une incertitude totale, mais pour
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certains, ils risquent purement et simplement la disparition si leurs membres ne
savent pas où aller à partir de septembre prochain. Je me pose beaucoup de
questions par rapport à cela.
Surtout, j'ai été alertée par des clubs qui sont inquiets de leur mise en péril et de
leur survie. Vous avez invoqué une question de légalité des marchés publics
pour justifier cette décision. Or un avis juridique demandé en août a confirmé la
légalité du projet initial. Aujourd'hui, un second avis d'avocat a été sollicité plus
récemment par vos soins, il me semble, et il conclut à l'inverse. Le résultat est
que l’on propose de relancer toute la procédure, soit en séparant les marchés de
travaux et de location, soit en repartant de zéro dans la recherche d'un nouveau
site.
Cela nous semble assez cavalier comme démarche, surtout compte tenu du fait
que la première procédure a pris plus d'un an. Et puis, relancer une mise en
concurrence pour un nouvel espace dans un délai de six mois nous semble
irréaliste. C'est prendre le risque que les clubs n'aient pas de solution à la
rentrée.
Mes questions sont simples, Madame la Première Échevine. Quelles sont les
solutions concrètes que vous proposez pour éviter que des centaines de
membres et de clubs se retrouvent sans rien à la rentrée ?
Je vous demande également où ces activités seront relocalisées, et si elles le
seront à temps pour le début de la saison.
Je me pose également la question du coût estimé des indemnités que le
propriétaire de la rue des Poissonniers exigera pour rupture de contrat.
Je me fais le porte-voix des clubs qui nous interpellent et qui nous demandent
d'avoir des réponses claires pour pouvoir s'organiser.
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Mme Frelinx, échevine.- Le cabinet de M. Hellings avait demandé une
consultation juridique. Lorsque ce dossier est arrivé sur mon bureau, il m'a
semblé qu'il y avait un problème. En effet, il ne contenait pas seulement la
signature d'un contrat de bail, mais aussi la passation d'un gros marché de
travaux avec toute une série de conditions qui, pour ma part, m'ont fait supposer
qu'il aurait dû y avoir une mise en concurrence et une procédure de marché
public. Nous avons donc passé un nouveau marché avec un cabinet d'avocats
spécialisé en la matière qui a conclu, comme vous l'avez dit, à la solution
inverse. Donc, depuis le 1er décembre, je m'attelle à trouver des solutions
légales, j'insiste, pour tous ces clubs.
Mon objectif principal est que ces clubs soient relocalisés et, surtout, je ne veux
pas leur faire de fausses promesses. À l'heure actuelle, on recherche des
solutions au sein de la totalité des patrimoines de la Ville, du CPAS et de la
Régie foncière. On a élargi nos recherches à l'enseignement libre pour que ces
clubs puissent tous être relocalisés. Croyez-moi, je suis allée les voir. Depuis le
1er décembre, j’en fais le tour. Aujourd'hui, je n'ai pas encore de solution
concrète à leur proposer. Par contre, mon job est de leur dire que je suis à la
recherche de quelque chose qui soit légal et tenable. Voilà mon engagement.
Les parties sont en négociation et je ne peux pas vous en dire plus sur l'état
d'avancement des pourparlers qui ont lieu entre avocats.
Mme Maouane.- Je vous encourage fortement à trouver des solutions pour ces
clubs et leurs membres. Vous trouverez en nous des alliés.
Vous revenez sur la question de la légalité, et c'est tant mieux. J'imagine que
vous êtes accompagnée, comme vous le dites, par des avocats, par le service
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juridique de la commune et autres. Mais aujourd'hui, ce n'est pas l'avocate que
j'interroge, c'est l'échevine des sports. Et le job de l'échevine des sports, votre
job, c'est d'offrir des perspectives aux sportives et sportifs, de dégager des
solutions politiques, pas uniquement légales ou légalistes. Cela, c'est la
responsabilité des services.
Quelle est la vision que l'échevine des sports propose aux sportives et sportifs ?
Tel est l’objet de ma question. Je me permets d'insister pour que vous trouviez
une solution viable et concrète pour les membres des clubs afin qu'ils puissent
reprendre des activités et avoir un peu de perspectives positives.
On sait par ailleurs que ce dossier est lié aux travaux du métro, qui prennent du
retard et ont un coût faramineux. Toutes les délocalisations prévues généreront
un coût énorme pour la commune. Je vous encourage à trouver des solutions
concrètes, sans promesses en l'air, pour les clubs qui attendent des réponses
fermes.
M. Benzaouia.- La question est un peu plus large que ce qui a été dit dans votre
réponse. Il y a enquête publique pour la démolition du Palais du Midi. C'est une
enquête publique un peu spéciale en procédure accélérée. Donc, assez
rapidement, le bâtiment va être démoli et les clubs sportifs ne trouveront plus de
place pour pratiquer leur activité. L'autre option, à savoir construire une salle de
sport temporaire à la porte de Ninove, ne tient pas la route. En tout cas, les
délais ne seront pas tenus. Il y aura un temps long où tous les clubs ne
trouveront pas de salle pour pratiquer leur sport.
Il est assez étrange que cette fonction-là soit le maillon faible de tout ce qu’il se
passe autour du projet de métro et de démolition. L’un déplace ses billes dans
une direction et le suivant revient sur ce que le précédent a fait. En tout cas, cela
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demande plus d'explications. Vous allez créer un chaos pour plein de gens. C'est
une fonction très utile pour un large public.
Qu'allez-vous faire pour que ces gens puissent pratiquer leur sport ?
Mme Frelinx, échevine.- Je viens de le dire, Monsieur. Je cherche des
solutions. Moi, j'hérite d'un dossier que je reprends à bras-le-corps, mais je ne
ferai pas d'annonce tant que je n'aurai pas de solution. Donc, comme je l'ai dit,
je cherche des pistes de solution dans trois patrimoines différents. J'ai même
élargi la recherche à l'enseignement libre, mais tant que je n'aurai pas de
réponse, je ne ferai pas d'annonce.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 29 – Punt 29
M. Hellings.- Vous adoptez un nouveau règlement pour l’engagement des
personnels des cabinets du bourgmestre et des échevins. Pour rappel, nous
étions un bourgmestre et dix échevins sous la mandature précédente. La
nouvelle loi communale nous en retire un. Donc, quand Mme Lalieux ou
quelqu'un d'autre permettra à un échevin surnuméraire de venir, vous serez un
bourgmestre et neuf échevins (au lieu de huit), soit neuf cabinets.
Sous le Collège précédent, nous avions un certain nombre de membres de
cabinet (environ sept) avec, à chaque fois, un nombre précis de personnes
bénéficiant d’un certain niveau de rémunération (niveau universitaire, niveau
secondaire, niveau primaire et ainsi de suite). Ce système fonctionnait assez
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bien. D'ailleurs, nous en avons bénéficié pour faire fonctionner la Ville de
Bruxelles pendant six ans.
Vous changez de système. Le règlement de 2007 prévoyait un nombre précis de
membres de cabinet. Vous le modifiez en 2025 en transformant les équivalents
temps plein en crédits : pour le bourgmestre, un crédit de 15,5 ; pour la première
échevine, 11,5 ; pour la deuxième échevine, à savoir vous, 9,4 ; pour tous les
autres échevins et échevines, 7,4. J'ai transposé l’ancien système dans le
nouveau. On passe de 11,3 à 15,5 pour le bourgmestre, de 6,5 à 11,5 pour la
première échevine, de 6,2 à 9,4 pour la seconde échevine, et de 6,2 à 7,4 pour
tous les autres échevins et échevines.
Cela donne une augmentation de crédits, entre l'ancien système et le nouveau,
de 14,6, soit plus ou moins 20 %, alors que le calcul est effectué sur la base d'un
cabinet de moins par rapport à la législature précédente. J'ai calculé les crédits
en fonction de neuf échevins et du bourgmestre. Il y a donc une augmentation
de la masse salariale, en tout cas un gonflement des équipes des cabinets par
rapport à la législature précédente. Est-ce une bonne idée de charger le budget
des ressources humaines alors que nous savons combien le budget de la Ville de
Bruxelles est difficile à confectionner en 2025 ?
Les ressources humaines explosent en termes de coût. Nous connaissons
l'impact de l'indexation sur les ressources humaines de la Ville. C'est normal, il
faut payer l'indexation à nos agents. Il y a aussi l'impact de la responsabilisation
des pensions puisque, de plus en plus, la Ville de Bruxelles est amenée à payer
elle-même ses pensions, ce qui a un impact de plus ou moins 15 millions par an
à période régulière. Était-ce une priorité d'engager du personnel complémentaire
dans les cabinets alors que nous devrions engager des puéricultrices, des
jardiniers pour les nombreux espaces verts qui ont été créés dans le centre-ville
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et ailleurs, et des agents de propreté ? Une promesse électorale majeure d'un de
vos partenaires de majorité au Collège était d’engager des agents de propreté.
Alors que nous n'avons même pas de budget pour 2025, vous engagez déjà des
membres de cabinet pour vous servir. Ce sera du service public en moins pour
les Bruxellois. Vous ne pourrez pas engager les agents de propreté nécessaires
parce que vous vous serez servis en personnels pour vous-mêmes plutôt qu'en
agents dont la mission est de rendre service au public.
Quel régime s'appliquera-t-il au président du CPAS ? Comment le cabinet du
président du CPAS sera-t-il organisé ? Est-ce qu'il va suivre les mêmes règles de
crédits ? Est-ce que les membres du cabinet pourront travailler pour des
structures parallèles de la Ville de Bruxelles ? Je pense en particulier à Brussels
Expo, mais aussi à d'autres structures (un hôpital, par exemple) ?
Pourquoi avoir augmenté ce poste ? La première décision que vous prenez et
qui a impact budgétaire important sur les ressources humaines, et cela, alors que
le budget n'est pas encore confectionné, consiste à augmenter la taille des
cabinets. Pourquoi ?
Ma collègue Jana Goyvaerts interviendra plus tard sur un point de Mme
Buggenhout, qui vise une augmentation du niveau des voitures de société, qui
passe de 800 à 1.100 €. Vous vous êtes servis d'abord, au détriment
d'engagements par les ressources humaines. Or c'est de cela que la Ville de
Bruxelles a besoin en priorité.
Mme Hariche, échevine.- Je veux d'abord me réjouir du fait que M. Hellings a
bien compris le système des points. Par contre, ce qu'il dit concernant
l'augmentation des cabinets est complètement faux.
Page 13 sur 60 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 17/02/2025
Une première décision a été prise en 2002, avec le groupe Ecolo dans la
majorité. Il a été convenu de répartir entre les différents cabinets 20 agents
contractuels subventionnés (ACS), en plus du cadre dont bénéficiaient les
différents cabinets. Il y a donc eu une formalisation du cadre des cabinets en
2007. Dans ce cadre, on ne peut pas intégrer d’emplois subventionnés, les
emplois subventionnés constituant un volet et le cadre, un autre. Vous devez
savoir que depuis 2021, le statut ACS n'existe plus en tant que tel. Vous vous
souviendrez aussi que les conditions étaient beaucoup plus sévères il y a 20 ans
qu'aujourd'hui. Au début, les ACS devaient compter deux ans de chômage
complet indemnisé. Cette période a été réduite à un an. Or il est extrêmement
difficile d'avoir des universitaires qui ont un an de chômage. Donc, ce statut
n'existe plus.
Par contre, des membres de cabinet étaient sous ce statut. Dès lors, on a décidé
de fixer un cadre complet comprenant l'ancien cadre et les 20 ACS. Il n'y a donc
pas d'augmentation du nombre de personnes et donc, pas de surcoût. Le système
de points a été imaginé - je remercie l'administration - pour apporter plus de
souplesse.
Donc, si un cabinet estime qu'il a besoin de plus de niveaux A (niveaux
universitaires), il aura moins de personnels que s'il décide d'engager des niveaux
C. On a calculé une moyenne du coût par niveau et on a traduit cela en points.
Vous aviez, dans les cabinets Ecolo précédents, la possibilité d'engager dans le
cadre et la possibilité d'engager des ACS. Vous n'y avez pas fait appel, mais
vous saviez que cela existait.
Donc, je le dis clairement, il n’y a pas d'augmentation de personnel. La
Page 14 sur 60 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 17/02/2025
transparence est totale. J’ajoute qu'il y avait un traitement inégalitaire en termes
de primes, puisque les membres de cabinet avaient droit à une prime et pas les
ACS. Ce système permet de traiter de manière tout à fait équitable des gens qui
font le même boulot. Le système de points permet la flexibilité. Le fait d'avoir
un cadre complet permet d'instaurer de l'équité.
En 2023, cela représentait la somme de 6.201.000 €. En 2024, si on enlève les
préavis qui ont été donnés, on en est à 6.305.000. En fonction du taux de
remplissage en 2025, nous devrions tourner autour de 6.430.000. En ce qui
concerne le CPAS, je propose qu’Ecolo ou Groen, qui siègent au CPAS, y
posent la question. Ce n'est pas à moi d'y répondre.
M. Hellings.- On a bien compris. On sait nager en eaux troubles, même si vous
avez essayé de noyer le poisson... Vous faites référence à une décision visant les
ACS, les agents contractuels subventionnés. L'impact budgétaire pour la Ville
est mineur, puisqu'ils sont subventionnés. Cette décision date d'il y a 23 ans ! Je
propose qu'on parle des décisions qu'on a prises ces dernières années. Et ces
dernières années, c'est très clair, les échevins et échevines Ecolo-Groen n'ont
pas fait appel aux ACS, tout simplement parce qu'ils ne se retrouvaient pas dans
le règlement que nous amendons aujourd'hui.
Nous sommes légalistes et nous avons respecté les règles. J'invite le Collège à
faire de même et à prendre des mesures de bonne gouvernance. Vous nous avez
dit, lors de la présentation du projet de majorité, qu'il n'y avait pas de chapitre
« Gouvernance », mais que la gouvernance se trouvait dans tous les chapitres.
Pour le chapitre « Ressources humaines », c'est déjà raté. La seule bonne
décision que le gouvernement fédéral ait prise est peut-être de limiter le nombre
de ses cabinets. Vous ne faites pas l'effort de bonne gouvernance qui permettrait
de diminuer l'impact budgétaire significatif de ces cabinets.
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Nous avons fait le calcul. Vous pouvez engager plus de niveaux A ou plus de
niveaux B, C, D, qui coûtent évidemment moins cher. On avait 82 membres de
cabinet sous la législature précédente, selon l'ancien règlement. Si vous engagez
le maximum de niveaux A, on arrive à plus ou moins 97 personnes. Si vous
engagez un maximum de niveaux inférieurs, vous arrivez à 109 personnes, soit
une augmentation de 27 membres. Je pense qu'il y a un vrai problème. Cela, on
ne le verra que dans le compte annuel. On vous posera donc la question de
savoir quel a été l'impact budgétaire de cette modification du règlement.
Vous n'avez pas répondu à la question de savoir si les membres des cabinets
pouvaient travailler pour d'autres structures en parallèle.
M. le bourgmestre.- La réponse est oui. Il y a notamment des gens qui
travaillent à mi-temps. Ils peuvent travailler pour d'autres structures. C'est
autorisé par la loi, qui est au-dessus du règlement.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 11 – Punt 11
Mevrouw Goyvaerts.- Ik heb een vraag over de leasing van een nieuwe
bedrijfswagen van het type Mercedes Benz EQA, ter waarde van 898 euro.
Il est heureux que le Collège poursuive la politique d'électrification du parc
automobile lancée par la majorité précédente. En même temps, j'ai été un peu
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surprise par ce montant.
En daarop vond ik dat op het College van 19 december beslist werd om het
maandelijks bedrag voor bedrijfswagens en het mobiliteitsbudget op te trekken
van 800 euro naar 1.100 euro per maand. Dus in vergelijking met de vorige
legislatuur is dat een verhoging van niet minder dan 37,5%. We kunnen ons
afvragen of het verstandig is om dit maximumbedrag te verhogen voor
bedrijfswagens. We kunnen ons eigenlijk afvragen of het aanbieden van
bedrijfswagens of een mobiliteitsbudget van meer dan 1.000 euro per maand
aan schepenen die per definitie op het grondgebied Brussel wonen tout court
wenselijk is.
Toutefois, le nouveau Collège pouvait, par mesure d'économie, de gouvernance
et de solidarité avec le reste du personnel de la Ville de Bruxelles, décider de ne
pas augmenter ce montant et d’en rester à 800 €.
In dat geval zouden de algemene directeuren en schepenen ook kleinere
bedrijfswagens kunnen bestellen, zoals een Volkswagen ID.4 en geen grote
Mercedes SUV's zoals hier, of erger nog, Tesla's.
On pourrait même dire que si la Ville de Bruxelles doit prévoir des économies
dans l'élaboration en cours du budget 2025, supprimer cet avantage de toute
nature aurait été judicieux.
Pourquoi ce montant a-t-il été augmenté ?
Permettrez-vous à des directeurs généraux ou à des échevins ou échevines de
commander des Tesla ?
Mme Buggenhout, échevine.- Merci pour votre question, Madame Goyvaerts.
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En fait, sous la législature précédente, le montant était de 900 € TVA comprise
pour les voitures. Effectivement, le montant est passé à 1.050 € TVA comprise,
tout simplement parce que les véhicules sont tout à fait électriques. Or les
véhicules complètement électriques sont de l'ordre de 20 % plus chers.
S’agissant des directeurs, je vous rappelle que la voiture de fonction fait partie
de leur traitement. Pour les échevins, l’augmentation n’est pas aussi marquée.
D’ailleurs, vous n’allez pas nous reprocher d’utiliser des véhicules zéro
émission et un parc automobile propre, comme nous le souhaitons. La Ville de
Bruxelles a un devoir d’exemplarité. C’est tout ce que je peux vous dire.
Selon moi, il n’y a pas de voiture Tesla dans le choix autorisé.
Mevrouw Goyvaerts.- Zoals ik in mijn vraag zei, zijn er wel degelijk volledig
elektrische wagens, ook in het betere segment, die wel voor 800 euro per maand
geleased zouden kunnen worden. Zoals u zegt, kan de Stad Brussel inderdaad
een voorbeeld stellen door geen uitstoot te hebben, maar kan het ook een
voorbeeld stellen door kleinere auto's die ook minder uitstoot hebben, aan te
bieden. Of, zoals ik zei, geen bedrijfswagens aan te bieden. We wachten
natuurlijk, zoals mijn collega Benoît Hellings ook al zei, nog steeds op de
begroting voor 2025, maar we kunnen er vanuit gaan dat de Stad zal moeten
besparen, waardoor het afschaffen van dit voordeel van alle aard ook verstandig
zou zijn geweest. Want het is heel moeilijk uit te leggen aan medewerkers van
de dienst Netheid of de Groendienst dat hun collega's die op pensioen gaan, niet
vervangen kunnen worden, terwijl de directeuren en schepenen 37,5% meer
mogen uitgeven aan dure bedrijfswagens. En dus in combinatie met de
vergroting van de kabinetten waar mijn collega ook al een vraag over stelde,
ben ik benieuwd hoe de meerderheid met budgetten gaat schuiven om aan dit
geld te geraken. Bedankt.
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Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van dhr. schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Vote
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Motions – Moties
Proposition de motion introduite par Mme JELLAB, M. HELLINGS,
M. DHONDT, Mme STOOPS, Mme DE MARTE, Mme GOYVAERTS et
Mme MAOUANE concernant la limitation dans le temps des allocations de
chômage par le gouvernement fédéral
Voorstel van motie ingediend door mevr. JELLAB, dhr. HELLINGS, dhr.
DHONDT, mevr. STOOPS, mevr. DE MARTE, mevr. GOYVAERTS en
mevr. MAOUANE betreffende de beperking van de duur van
werkloosheidsuitkeringen door de Federale Regering
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Projet de motion concernant l'étude d'impact de la limitation dans le temps
des allocations de chômage par le gouvernement fédéral sur le CPAS de la
Ville de Bruxelles
Ontwerp van motie over het gevolg op het OCMW van de Stad Brussel van
de beslissing van de Federale overheid om de duur van
werkloosheidsuitkeringen te beperken
Mme Jellab.- Mesdames et Messieurs, chers collègues, le 1er février, le
gouvernement fédéral Arizona a présenté son projet pour le pays et ses
habitants. Jamais un gouvernement n’aura été aussi brutal avec les plus
vulnérables de notre pays, jamais un gouvernement n’aura torpillé la cohésion
sociale déjà fragilisée.
On nous annonce des mesures draconiennes et son cortège de larmes de détresse
tuant, pour beaucoup de nos concitoyens et concitoyennes, tout espoir de vie
meilleure. Jamais un gouvernement fédéral n’aura stigmatisé autant les
minorités, les migrants en attente d’aide, les femmes, les personnes précarisées
et vulnérables. Au nom de mesures d’économie dictées par l’Union européenne,
aller puiser la plus grande partie des 23 milliards € dans les poches des plus
vulnérables et ménager les plus nantis, les actionnaires, cela ne s’appelle pas du
courage.
Nous ne sommes pas dupes. Par contre, Les Engagés, MR et Vooruit, vous avez
trahi vos engagements et promesses électorales. Les mesures prises ne serviront
pas à soulager les plus fragiles, celles et ceux pour qui l’échéance mensuelle
s’annonce déjà le 10 du mois, les déclassés du système productiviste.
Vous avez été dupés, trompés, car ces mesures n’ont qu’un seul objectif :
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affaiblir Bruxelles et la Wallonie qui, exsangues, viendront quémander, dans
cinq ans, des moyens financiers et une réforme de l’État que Bart De Wever, le
Premier ministre, aura peaufinée pendant que vous vous justifierez, auprès des
citoyens, de vos trahisons. Vous êtes complices à double titre : appauvrir encore
les plus vulnérables et faire exploser la Belgique.
Revenons-en à la mesure qui nous concerne dans la motion, à savoir la
limitation dans le temps des allocations de chômage à deux ans (alors que le
désespoir et la détresse sont, pour beaucoup, illimités…). Des milliers de
personnes sont concernées. Pour la Ville de Bruxelles, elles sont plus ou moins
7.000 visées par cette exclusion. Un tel transfert de charges sur les communes
n’est pas sans conséquence pour le CPAS. Son personnel ne pourra plus
répondre à toutes les nouvelles demandes avec attention, professionnalisme,
bienveillance et respect.
La charge pour la Ville augmente d’année en année. Le budget de la Ville n’est
pas un puits sans fonds et les défis sont légion, fût-ce pour soutenir nos services
- M. Hellings en a parlé tout à l’heure -, la propreté, les espaces verts, les
crèches, etc., qui manquent cruellement de personnel.
Nous attirons votre attention sur le fait qu’il n’y aura pas que les exclus du
chômage qui frapperont aux portes du CPAS. Il y aura aussi les exclus de la
pension de survie, qui sera limitée à deux ans pour beaucoup, sachant que 90 %
des bénéficiaires sont des femmes.
Les gens pénalisés par le malus pension, là aussi, sont surtout des femmes, car
elles ont souvent des parcours professionnels interrompus, ainsi que les malades
de longue durée. Les cohabitants exclus du chômage auront besoin d’aide
régulière, car ils n’auront pas droit au revenu d’insertion. À cela s’ajoutent le
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paiement des factures de soins de santé et d’énergie, le soutien scolaire, les
aides pour les loyers qui ne cessent d’augmenter…
Bref, cette mesure, nous la refusons. Nous souhaitons que l’ensemble du
Conseil communal s’y oppose. Nous demandons aussi au gouvernement fédéral
de revoir sa copie et, dans un délai plus court, nous demandons au président du
CPAS de réaliser une étude sur les conséquences financières qu’engendrera
cette limitation dans le temps des allocations de chômage. Nous aimerions que
cette analyse soit présentée ici, au Conseil communal. Le groupe Ecolo-Groen
vous demande de soutenir la motion.
M. Weytsman, président du CPAS.- Je vais intervenir sur la proposition de
motion et sur la motion alternative. Le projet de réforme du gouvernement
Arizona qui prévoit de limiter la durée des allocations de chômage à deux ans,
sauf exception pour certaines catégories de demandeurs d’emploi de plus de 55
ans, vise, selon les auteurs du texte, à « renforcer l’accompagnement plus
individualisé et le retour rapide vers l’emploi ».
Toutefois, on sera tous et toutes d’accord, il est crucial d’anticiper les effets
qu’une telle mesure pourrait avoir sur nos dispositifs d’aide sociale. Je voudrais
quand même rappeler que le CPAS de la Ville de Bruxelles a pour mission de
garantir à chaque citoyen l’accès à des droits fondamentaux comme l’aide
sociale, la santé et le logement, des droits qui permettent à chacune et à chacun
d’avoir une vie conforme à la dignité humaine.
Cependant, garantir la dignité humaine ne se limite pas à l’octroi d’une aide
sociale, contrairement à ce qu’avance la motion d’Ecolo-Groen. La Ville de
Bruxelles et son CPAS ont aussi pour mission de favoriser l’accès à un emploi
durable et de qualité (ce sont les mots inscrits dans la loi). Cela passe par un
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parcours d’insertion structuré et individualisé tenant compte des besoins, des
expériences, des aptitudes et des qualifications de chaque bénéficiaire. En
d’autres termes, le CPAS de la Ville de Bruxelles a toujours œuvré pour un
accompagnement des bénéficiaires les plus vulnérables vers le marché de
l’emploi, conformément à la loi organique du 8 juillet 1976 et la loi du 26 mai
2002 sur le droit à l’intégration sociale.
Chers collègues, l’accès au revenu d’intégration est conditionné à la
disponibilité active sur le marché de l’emploi pour chacune et chacun, sauf
circonstances particulières d’équité ou de santé qu’on comprendra tous. En
vertu de l’arrêté royal du 11 juillet 2002, tous les bénéficiaires doivent être
inscrits comme demandeurs d’emploi. Ils doivent accepter des offres de travail
raisonnables, ils doivent participer activement à des formations ou stages
favorisant leur employabilité et s’engager dans un parcours d’insertion défini
avec le CPAS.
Cependant, toute réforme des dispositifs d’insertion socioprofessionnelle doit
impérativement s’accompagner de mesures de soutien adaptées et d’un
financement suffisant. Sans cela, une limitation des allocations de chômage
risquerait d’entraîner un afflux de bénéficiaires vers le CPAS, augmentant ainsi
les demandes de revenus d’intégration. Actuellement, ce dernier est financé en
grande partie par l’État fédéral (à hauteur de 70 à 80 %), contrairement au
chiffre repris dans la proposition de motion, tandis que le solde repose sur le
CPAS et, par extension - vous avez raison de le dire -, sur le budget de la Ville
de Bruxelles.
Au-delà des implications budgétaires et des questions légitimes qu’elle soulève,
cette réforme implique aussi des défis humains et structurés. L’accompagnement
des personnes devra être repensé et renforcé, avec un recours accru aux
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dispositifs d’insertion socioprofessionnelle tel que prévu dans notre accord de
majorité. Cela pourrait nécessiter des moyens supplémentaires en personnels, en
infrastructures et en dispositifs d’accompagnement adaptés.
Il convient toutefois de relativiser à la lumière des expériences passées. Faisant
suite à la sixième réforme de l’État, plusieurs dispositifs ont été révisés,
notamment en matière d’allocations de chômage et d’allocations d’insertion. À
l’époque, les CPAS redoutaient une hausse massive des demandes d’aide
sociale. Dans les faits, les nouvelles mesures gouvernementales ont entraîné une
augmentation d’environ 15 % des demandes liées à la problématique du
chômage.
Dans tous les cas, il faut en examiner les conséquences. C’est la raison pour
laquelle nous vous proposons de demander une étude approfondie - elle va
d’ailleurs un peu plus loin que ce que vous demandez - sur les conséquences
économiques, sociales et budgétaires de cette réforme pour le CPAS et la Ville
de Bruxelles. Cette analyse devra évaluer l’impact financier, les besoins en
ressources humaines et en infrastructures, ainsi que les effets sur l’insertion
socioprofessionnelle et le pouvoir d’achat, comme vous le demandez, des
ménages. Cette étude devra être genrée.
Comme vous le demandez également, les résultats seront présentés au Conseil
communal dès qu’ils seront disponibles, et cela, afin d’adapter nos politiques
locales en conséquence et d’anticiper les mesures à mettre en place. Je viendrai
le plus rapidement possible vous présenter ladite étude en détail. Je vous
remercie.
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Amendement du groupe PTB sur le point 15
M. Coulibaly.- Nous venons ici pour soutenir la motion de nos camarades
Ecolo en ajoutant les arguments suivants. La motion est très riche. Elle reprend,
sur le fond, les craintes exprimées par la population. On voulait aussi soulever
la question de la motivation tel que repris dans le texte rédigé par le
gouvernement Arizona. On craint que le mot « activer » ne cache une chasse
aux chômeurs et malades de longue durée, notamment. Que couvre réellement
le terme « activer » ?
Il faut savoir que de nombreux citoyens qui sont au chômage ne s’y complaisent
pas. Prenons l’exemple de ceux qui perdent leur emploi après 50 ans. On nous
dit qu’après deux ans, il faut les ramener au CPAS. Que va-t-on faire d’eux ?
Sur le marché de l’emploi, ils sont déjà défavorisés. Il est frappant de constater
que le texte parle peu de création et de protection des emplois. Je pense aux
4.500 travailleurs d’Audi, dont je suis presque sûr que la moitié n’a pas encore
retrouvé un emploi.
Ce que nous craignons aussi - c’est pour cela que nous avons déposé un
amendement -, c’est la catégorisation des travailleurs, entre travailleurs actifs,
chômeurs et autres bénéficiaires des allocations sociales. Avec cette loi, certains
penseront que si l’autre est au chômage et que je dois me lever pour aller
travailler, c’est parce qu’il profite de ma force de travail. Or ce sont les
conditions dans lesquelles la personne se trouve qui font qu’elle n’arrive pas à
trouver un emploi. C’est au cas par cas.
Nos collègues ont bien fait de souligner la précarité qui va croissant. Je partage
les propos du président du CPAS, mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y aura un
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afflux de concitoyens déversés dans le CPAS et que cela créera encore plus de
problèmes. C’est pourquoi nous pensons que la chasse aux chômeurs et aux
malades de longue durée n’est pas la solution.
À en écouter certains, on a l’impression qu’en Belgique, la loi est laxiste. Or,
selon les statistiques européennes, la Belgique est parmi les pays qui appliquent
les mesures les plus strictes en matière de gestion du chômage, hormis peut-être
les Pays-Bas. Personne ne se complaît dans le chômage. Il peut y avoir des
personnes de mauvaise volonté qui trichent avec le système, mais on ne peut pas
généraliser et faire croire que tous les travailleurs qui dépassent deux ans de
chômage le font parce qu’ils se complaisent dans leur condition de chômeurs. Je
vous remercie.
Votes
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
déposé par le PTB.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Rejeté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble de la
proposition de motion. Le Collège vous propose de voter contre.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Rejetée.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le projet de
motion. Le Collège vous propose de voter pour.
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(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Adopté.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. DIALLO concernant l'interdiction de fumer sur les
terrasses des restaurants et des cafés
M. Diallo Cellou_Satina.- Monsieur Wauters, il y a 15 ans, la loi relative à
l'interdiction de fumer à l'intérieur des établissements horeca est entrée en
vigueur et nous savons tous qu'il sera bientôt interdit de fumer sur les terrasses
des restaurants et cafés dans toute la Belgique. Cette mesure est inscrite dans
l'accord du nouveau gouvernement fédéral Arizona. Personnellement, je me
réjouis de cette mesure prise au niveau fédéral par le ministre de la Santé Frank
Vandenbroucke (Vooruit), car c'est une étape supplémentaire et nécessaire pour
lutter contre le tabagisme passif.
Toutefois, l’interdiction de fumer aux terrasses des restaurants et des cafés a des
conséquences économiques énormes pour un secteur horeca qui souffre depuis
plus d'une décennie, déjà (avant même l'arrivée du Covid et la crise que nous
connaissons). L'une des conséquences est la faillite de plusieurs cafés, avec une
baisse de fréquentation.
Il s’agit aussi d’un problème social. Certaines catégories de la population
souffriront du fait de ne plus pouvoir aller dans un établissement pour
rencontrer des amis, boire un café, parler et fumer. C’est leur manière
traditionnelle de sociabiliser.
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Quelles mesures sont ou seront mises en place pour soutenir les établissements
horeca qui seront fortement impactés par cette décision ?
Bien que la mesure contribue à lutter contre un phénomène social nuisible à la
santé des citoyens, les établissements qui ont beaucoup investi pour installer
légalement des coins fumeurs méritent une indemnisation. Qu’en pensez-vous ?
M. Wauters, échevin.- Comme vous le savez, l’interdiction de fumer aux
terrasses des établissements horeca est une des recommandations de la
Commission européenne inscrite l’année passée dans le cadre d’un plan qui a
pour objectif une génération sans tabac à l’horizon 2040. Il faut rappeler que le
tabac nuit à la santé, vous l’avez dit vous-même, des fumeurs actifs, mais aussi
de ceux qu’on appelle les fumeurs passifs. Le tabagisme est associé, chaque
année en Belgique, à près de 10.000 décès, soit environ 8 % du total des décès
dans notre pays. Le gouvernement Arizona a annoncé vouloir appliquer cette
mesure, mais à l’heure actuelle, on ne connaît pas encore le timing ni les
modalités exactes de son entrée en vigueur.
Concernant les conséquences possibles, j’entends que vous parlez de faillite. Je
pense qu’il y a lieu de rester prudent et d’utiliser le conditionnel. Par le passé,
nous avons déjà connu - en tout cas ma génération - l’entrée en vigueur de
législations strictes, comme l’interdiction de fumer dans les avions, les trains,
les cafés et les restaurants. Or on n’a pas immédiatement assisté à une vague de
faillites dans ces secteurs. Je signale que l’interdiction de fumer en terrasse
existe déjà depuis quelques années en Espagne et en Suède, et nous n’avons pas
d’informations quant au fait que cela aurait provoqué une crise majeure dans les
secteurs horeca de ces deux pays.
J’aimerais aussi préciser que de nombreux citoyens fumeurs, par volonté de
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s’adapter ou simple courtoisie, vont fumer un peu plus loin, et non plus à côté
des gens qui pourraient inhaler les fumées, ou dans les espaces fumeurs de
certains établissements. Ces espaces resteront autorisés, d’après les informations
que j’ai reçues.
Je ne pense pas que du jour au lendemain, ces personnes se priveront d’une
sortie entre amis, d’un café ou d’un bon verre sur une terrasse ou dans un resto.
Néanmoins, il va de soi qu’on suivra ce dossier avec beaucoup d’attention. S’il
apparaît que l’impact est vraiment très problématique pour le secteur horeca,
notamment à la Ville de Bruxelles, je verrai avec mes services comment mieux
accompagner ce secteur pour qu’il puisse amortir l’éventuel choc et poursuivre
ses activités. À ce stade, je pense qu’il est vraiment trop tôt pour envisager des
mesures spécifiques, mais je resterai particulièrement attentif.
M. Diallo.- On est tous au courant que cela va arriver. Il serait donc utile
d’anticiper et de ne pas attendre que les mesures soient prises pour, ensuite, se
demander ce qu’on va faire. Cette loi est dure, mais de bon sens. Comme vous
l’avez dit, il existe des établissements où l’on peut toujours fumer dehors, mais
si on demande de ne plus fumer sur les terrasses, les gens seront obligés d’aller
ailleurs et de s’éloigner des établissements horeca.
Cela entraînera aussi le jet de mégots de cigarette dans l’espace public, de la
pollution, des déchets qu’il faudra ramasser. Je pense qu’il serait sage
d’anticiper, puisqu’on sait que ça va arriver, de faire en sorte qu’on puisse
accompagner ces établissements horeca qui souffrent depuis plus d’une
décennie.
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Question de Mme MALCIKAN concernant l'impact dévastateur du trafic
de drogue dans notre commune et ses répercussions sur nos jeunes
Mme Malçikan.- Monsieur le Président, chers membres du Collège, chers
Conseillers et Conseillères, je vous remercie de me donner la parole aujourd’hui
sur une question cruciale et d’une actualité brûlante, à savoir l’impact
dévastateur du trafic de drogue dans notre commune et ses répercussions sur nos
jeunes. Notre Région, comme vous le savez, est secouée par une vague de
violence et de désespoir liée à ce fléau. Les quartiers que nous chérissons sont
gangrenés par un trafic qui ne cesse de s’intensifier et les conséquences sur nos
jeunes sont alarmantes.
J’ai récemment été alertée par des parents en détresse témoignant des ravages
que cette situation engendre. Leur fils, à peine âgé de 17 ans et qui a commencé
par une consommation occasionnelle de cannabis, fait désormais face à de
graves troubles psychologiques. Ses parents, comme tant d’autres dans notre
commune, se sentent totalement démunis, cherchant désespérément une prise en
charge adéquate pour leur enfant dans un système qui peine à répondre à leurs
besoins.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis le début de l’année, plus de 820
arrestations ont eu lieu à Bruxelles et 200 personnes ont été incarcérées, selon
les données communiquées par notre bourgmestre Philippe Close sur la chaîne
BX1. Mais ces statistiques ne disent pas tout. Elles occultent le sort des victimes
indirectes de ce fléau, ces jeunes happés par la spirale de la consommation, ces
familles brisées par l’impuissance et le désespoir. Il est donc essentiel d’élargir
notre approche pour casser, enfin, la dynamique de ces trafiquants.
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Madame l’Échevine, nous ne pouvons nous contenter d’une réponse strictement
répressive. Il est urgent d’agir en renforçant la prévention, en soutenant ceux qui
en ont besoin.
Disposez-vous de données précises sur le nombre de jeunes dans notre
commune qui sont affectés par la consommation de drogues ?
Quelles initiatives envisagez-vous pour accompagner les parents, comme ceux
que j’ai rencontrés, qui se sentent perdus et démunis face aux difficultés
rencontrées par leurs enfants ? Existe-t-il des programmes spécifiques pour les
aider et les sensibiliser à cette problématique ?
Enfin, au-delà des initiatives de prévention et de soins, quelles politiques
concrètes comptez-vous instaurer pour le bien-être global de notre jeunesse ?
Car le bien-être de nos enfants est en danger et les enfants sont notre avenir,
notre héritage. Il est primordial d’agir très rapidement. Comment comptez-vous
créer un environnement favorable à leur épanouissement mental, mais aussi
émotionnel, afin de prévenir de tels comportements ?
Madame l’Échevine, face à cette situation d’urgence, il est impératif d’agir
rapidement et de manière coordonnée. La protection de notre jeunesse et le
soutien aux familles en détresse doivent être au cœur de nos priorités. Je vous
remercie pour votre attention et les réponses que vous apporterez.
Mme Hariche, échevine.- Je tiens vraiment à vous remercier pour votre
question, parce qu’elle porte sur un sujet qui nous préoccupe tous, tant ceux du
secteur de l’éducation que les familles, comme vous l’avez très bien dit. Votre
question en englobe plusieurs et je risque de dépasser le temps qui m’est
imparti. J’essaierai d’aller au plus vite et à l’essentiel.
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Plusieurs organismes étudient ce phénomène grandissant et nous fournissent
diverses informations et indications qui orientent le travail de prévention. Je ne
vais pas les citer tous parce qu’ils sont nombreux, mais je peux vous en
communiquer la liste. À cette heure, nous n’avons pas de chiffres précis pour le
territoire de la Ville, mais quelques indicateurs.
L’ensemble des services de prévention, à savoir les gardiens de la paix, les
animateurs des centres de jeunes, les éducateurs de rue et les médiateurs sociaux
sont sensibilisés et formés à la problématique du trafic de drogue et de ses
conséquences. Cette formation vise à mettre à jour leur connaissance des
substances psychoactives en circulation et de leurs effets, ainsi que du
comportement des consommateurs et de la réponse adéquate à y apporter. Elle
leur permet aussi de développer une approche adaptée pour entrer en dialogue
avec le public concerné, qu’il s’agisse de jeunes ou de moins jeunes.
Une attention particulière est accordée à la consommation de protoxyde d’azote,
phénomène préoccupant qui est en hausse constante, notamment chez les
jeunes.
Ces cycles de formation favorisent l’échange de pratiques et d’expériences entre
les agents de prévention, les travailleurs de rue et Transit, permettant ainsi une
meilleure coordination des actions sur le terrain.
Outre cette formation, les agents de Bravvo collaborent au quotidien avec
plusieurs acteurs associatifs dans les quartiers et contribuent à l’efficacité des
dispositifs de prévention. Là aussi, je peux vous donner les noms des différents
organismes. Je vous les transmettrai directement après ma réponse.
En collaboration avec l’EFUS et l’ASBL Transit, Bravvo répondra tout
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prochainement à l’appel à projets Erasmus + concernant le trafic et la
consommation de drogue par les jeunes, avec pour but majeur de créer une
formation particulièrement orientée sur les drogues et les jeunes, et portant sur
deux aspects : la prévention des assuétudes chez les jeunes et la prévention de
l’entrée des jeunes dans le narcotrafic. Ces deux aspects sont imbriqués.
L’objectif est d’améliorer encore la compréhension du phénomène et, surtout,
d’apporter les réponses adéquates.
En ce qui concerne les mesures de prévention au sein des établissements
scolaires, notre service de prévention orientée santé intervient selon trois
approches complémentaires.
D’abord, la prévention, l’information et la sensibilisation aux dangers liés aux
assuétudes, en collaboration avec les équipes pédagogiques, au travers des cafés
des parents, des animations en classe et autres.
Ensuite, l’accompagnement et le soutien de première ligne. Ce sont les centres
psycho-médicaux-sociaux qui accueillent les jeunes en demande d’aide et qui
les orientent vers des partenaires spécialisés comme Modus Vivendi et d’autres.
Enfin, le suivi thérapeutique lui-même. C’est le service Sésame qui le prend en
charge. Il peut assurer le suivi tant pour le jeune que pour la famille si elle en
fait la demande.
L’ensemble du personnel médical du centre PSE intègre systématiquement la
question des assuétudes dans le bilan de santé obligatoire en menant un
entretien individuel avec les élèves en quatrième secondaire, parfois même en
deuxième, selon les besoins spécifiques. Si nécessaire, les parents sont orientés
vers des partenaires spécialisés. Le personnel infirmier présent chaque année
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dans les écoles répond aux interrogations des élèves sur cette thématique et les
accompagne individuellement. Cette année, plusieurs infirmières scolaires ont
suivi une formation relative à la prévention des assuétudes.
Les éducateurs des écoles sont également des interlocuteurs privilégiés à
disposition des élèves, pouvant les réorienter vers des services spécialisés. Dans
nos écoles secondaires, lors des séances de sensibilisation au consentement, est
abordée la capacité de dire non dans diverses situations, notamment celles liées
aux assuétudes, que ce soient les drogues, l’alcool ou le sexe, notamment. Un
rappel de la loi est également fait par la police.
Dans l’enseignement supérieur, cette thématique fait partie intégrante de la
Semaine de l’Evras. En salle d’attente au sein de Medi-Ferrer, par exemple (le
service médical de la Haute École Francisco Ferrer que vous connaissez fort
bien), du matériel de sensibilisation aux addictions au sens large, tel que des
brochures, des autotests cannabis et autres supports d’information, est
disponible et proposé.
Que ce soit au sein de nos écoles ou des structures de jeunesse, la politique de
l’éducation à la santé, les projets visant le bien-être de notre jeunesse ainsi que
le développement de l’esprit critique - cela fait partie aussi du développement
de la capacité à dire non - sont autant d’outils de prévention qui favorisent la
bonne santé mentale et physique, et qui participent à la lutte contre toute forme
d’embrigadement, comme celui de la toxicomanie ou du trafic de stupéfiants.
Vous pouvez constater que cette problématique est prise à bras-le-corps de
manière globale par nos équipes. Nous veillons à nous adapter constamment aux
nouveaux phénomènes émergents.
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Mme Malçikan.- Je prends note des dispositifs que vous venez de mentionner,
Madame l’Échevine, mais force est de constater qu’ils ne sont pas à la hauteur
des besoins. Le cas que je vous ai exposé n’est pas un cas isolé, c’est une
généralité, et ce fléau ne cesse de s’amplifier.
J’insiste sur le bien-être de nos jeunes. C’est un concept fondamental qui me
tient tout particulièrement à cœur. Ces familles, je les ai côtoyées, je leur ai
parlé. J’espère donc que des mesures urgentes seront prises. Je vous remercie.
Question de M. BENZAOUIA relative au projet Lake Side à Tour & Taxis
M. Benzaouia.- Nous souhaitons interpeller la Ville sur le projet en cours à
Tour & Taxis, plus particulièrement sur la nouvelle phase de développement
intitulée Lake Side. Ce projet qui prévoit de construire seize tours sur le site de
Tour & Taxis suscite de nombreuses interrogations en termes tant d’urbanisme
et de cohésion sociale que d’environnement. Nous souhaitons relayer plusieurs
questions que se posent les habitants et le monde associatif, tout en demandant
des garanties fermes pour éviter la répétition des erreurs passées.
Lors de la première phase, la Ville a acquis une trentaine de logements publics à
un prix bien supérieur à celui du marché, ce qui interpelle sur la gestion des
fonds publics. Il est impératif que ces erreurs ne se reproduisent pas.
Pourquoi les engagements initiaux qui prévoyaient 20 % de logements sociaux
ne sont-ils pas respectés ? Les chiffres avancés, soit 61 logements sociaux,
restent largement insuffisants et ne sont pas confirmés politiquement. Quel
mécanisme la Ville compte-t-elle mettre en place pour garantir que cette
proportion de logements sociaux sera réellement atteinte ?
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Quelles mesures la Ville peut-elle prendre pour éviter que la création de
logements ne devienne une opération purement spéculative au détriment des
habitants des quartiers avoisinants ? Les équipements collectifs annoncés
(crèches, écoles, bibliothèques, infrastructures sportives) sont présentés de
manière vague. Quel engagement ferme la Ville prendra-t-elle pour garantir la
concrétisation des crèches, écoles et autres ?
La densité du projet a été fortement augmentée, avec un ratio plancher/sol
passant de 1,37 à 3,58 et un taux d’imperméabilisation de 0,7, ce qui préoccupe
les habitants et le monde associatif. La Ville a-t-elle évalué les conséquences de
cette densification ? Quelles modifications peuvent-elles être exigées pour
limiter les impacts environnementaux, notamment sur la gestion des eaux
pluviales et la lutte contre les îlots de chaleur ?
Le projet prévoit 621 places de parking et une densité de logements élevée.
Quelles mesures la Ville entend-elle mettre en œuvre pour limiter l’engorgement
du quartier, notamment en termes de nuisances liées au trafic automobile ? La
ligne de tram prévue pour désengorger le quartier est indispensable. Quel est
son état d’avancement ? Pour quand les habitants peuvent-ils espérer le nouveau
tram ?
Tant que les engagements en matière de logements sociaux, d’équipements
collectifs et de réduction des nuisances ne seront pas respectés, il est impératif
de suspendre le projet.
Mme Maes, échevine.- Monsieur le Conseiller, la plupart des questions que
vous venez de soulever dans votre interpellation relèvent du fond du projet. Je
vais malheureusement vous décevoir, mais vous devriez le savoir : ce n’est ni le
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lieu ni le moment de tenir un tel débat.
En effet, comme vous le savez, le dossier est actuellement soumis à enquête
publique du 5 février au 6 mars. En tant qu’échevine de l’urbanisme, il est de
ma responsabilité d’assurer l’impartialité et de ne pas me prononcer sur le fond
du dossier sous enquête publique avant que la commission de concertation n’ait
rendu son avis. Pour quelles raisons ? Parce que l’enquête publique a justement
pour but de recueillir tous les avis, ceux des habitants, des usagers et des
associations. Cela permet aux instances communales et régionales une
délibération éclairée et juste basée sur leur expertise et l’avis du citoyen.
Ce que je peux vous confirmer, c’est que le projet en question se base sur le
PPAS Tour & Taxis approuvé par arrêté du gouvernement du 20 avril 2017. Il
définit la densité bâtie du site, ainsi que la répartition entre les différentes
fonctions. Il impose également que sur la totalité du périmètre, il y ait un
minimum de 22.000 m² de logements répondant aux conditions du logement
conventionné en ce qui concerne le public cible, le prix de vente et la
domiciliation, et de 22.000 m² de logements répondant aux conditions du prix
de vente des logements conventionnés majoré de 25 %.
Cet ensemble de logements sera proposé aux instances communales et
régionales pour produire du logement social. En complément, la Ville de
Bruxelles a acquis un terrain sur ce même site de Tour & Taxis, qui sera destiné
à la construction de deux écoles, conformément à l’accord de majorité. Ces
écoles viendront compléter un ensemble d’équipements imposés par le PPAS
pour ce projet, avec un minimum de 18.500 m².
Enfin, je rappelle que l’élaboration de ce projet a été précédée d’une étude
d’incidences environnementales comprenant une analyse en matière de
mobilité. À ce propos, je me demande quel est le point de vue du PTB à
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Molenbeek en ce qui concerne le tram dont vous parlez. Tous ces éléments
doivent être pris en compte dans l’avis de la commission de concertation.
Pour l’heure, je rappelle qu’il est essentiel de laisser l’enquête publique se
dérouler pleinement afin de permettre à chacun et chacune de faire entendre son
point de vue. Les administrations compétentes analyseront attentivement les
études réalisées et tiendront compte de tous les avis recueillis pour évaluer
l’ensemble du projet de manière approfondie et éclairée, en veillant à ce qu’il
respecte les exigences environnementales, sociales et urbanistiques.
M. Benzaouia.- Je répondrai à la question relative à la position du PTB à
Molenbeek sur le projet de tram. Je ne sais pas si vous le savez, mais ce projet
soulève des problèmes de stationnement, puisqu’il supprimera 120
emplacements en surface. Il y a des choses à négocier de part et d’autre. C’est le
rôle des pouvoirs publics et aussi de la Ville.
Vous me dites que vous ne pouvez pas vous prononcer et que ce n’est pas le
moment. Cela pose quand même question. Est-ce que vous avez une position
sur le projet ?
M. le bourgmestre.- Pour le tram, on a dit oui.
Mme Maes, échevine.- En ce qui concerne l’urbanisation, attendez l’avis de la
commission de concertation.
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Vraag van mevr. STOOPS betreffende de evaluatie van Winterpret
Mevrouw Stoops.- Geachte leden van het College, op 5 februari vond er een
evaluatievergadering met buurtbewoners plaats in het Brusselse Stadhuis en
hierbij was verhinderd schepen Nawal Ben Hamou alvast aanwezig en schepen
Wauters ook. Een belangrijke stap om Brussel samen met de Brusselaars te
maken en helaas werd dit door de bewoners ervaren als de zoveelste
vergadering waar helemaal dezelfde bezorgdheden geuit werden en waar weinig
tot niets mee gebeurt op structurele wijze. Dus verschillende buurtcomités
maakten een overzichtelijke nota, die heette "Beschouwingen bij Winterpret".
Hierin wordt aangegeven dat het evenement in zijn huidige vorm een
aanzienlijke impact heeft op de lokale bewoners en handelaars met problemen
zoals mobiliteitschaos, geluidsoverlast en een gebrek aan verbinding met de
omliggende wijken. En tegelijkertijd erkent de nota ook wel dat het belangrijk
is : Winterpret is een wereldwijd erkend event met een sterke toeristische
aantrekkingskracht. Er worden verschillende voorstellen gedaan, waaronder een
participatief traject, met bewoners en handelaars, om tot een duurzame en
evenwichtige invulling te komen. Men wil eigenlijk weg van het punctueel
aanstippen, de kleine veranderingen in de marge en het concept van meer, meer
en steeds meer. Men wil zich richten tot het grotere plaatje om een structurele
kentering in te zetten.
De economische visie voor de Stad is duidelijk. De standjes brengen op en de
hotellerie beleeft hoogdagen. Een restauranthouder aan de Vismarkt nam enkele
jaren zelf ook een standje op Winterpret, maar zag hiervan af nadat de huur van
het standje de huurprijs van zijn volledige restaurant oversteeg. Voor onze
horeca, waar de standjes hun rug naar draaien, zijn er 84 op 147 standjes die
eten en drinken aanbieden op de Vismarkt. Wat maakt dat een van de
participanten aan de vergadering Winterpret omschreef als "une kermesse à
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boire, manger, pisser et vomir".
En wat met de culturele en sociale visie? Het lijkt er niet echt over te gaan om
Brussel in de kijker te gaan zetten. Wat ons erfgoed betreft, worden de
standbeelden bij de fonteinen ingepakt met hout om nog meer standjes te
kunnen zetten. En we promoten vooral andere regio's zoals de Var, dit jaar. Er is
dus grote vraag naar een nieuwe formule, die ook op maat is van de Brusselaar.
En in dit kader heb ik voor u de volgende vragen: Hoe evalueert het
Stadsbestuur zelf de impact van Winterpret op de Stad, de bewoners en de
lokale handel? Welke concrete gegevens en analyses heeft de Stad over de
economische en sociale gevolgen van Winterpret, zowel positief als negatief?
Erkent het Stadsbestuur de bezorgdheden van bewoners en handelaars zoals
geuit in de nota en zoals geuit in de vergadering? Er werd door de burgers
gevraagd naar een breed tevredenheidsonderzoek. Gaan jullie dat opzetten en
aan wie zal dat voorgelegd worden? Gaat u ook burgers betrekken om de
pertinentie van de vraagstelling te optimaliseren? Is de Stad bereid om
alternatieve locaties buiten het Stadscentrum te overwegen als deeloplossing
van overbelasting ? Is de Stad bereid om de periode in tijd in te korten als een
deeloplossing voor de overbelasting? Wil de Stad ervoor zorgen dat Winterpret
de handelskernen in de wijken versterkt, zodat niet alleen tijdelijke
standhouders en de hotellerie profiteren, maar ook de vaste ondernemers in de
omliggende straten? Zijn er plannen om een deel van de chalets te reserveren
voor Brusselse of Belgische ambachtelijke producten, zoals in andere steden al
wordt gedaan? Is de Stad bereid om de Netheidsdienst van de Stad meer
slagkracht te geven tijdens Winterpret? Is de Stad bereid om de opbouw en
afbraak volgens de wettelijke uren van geluidsoverlast, van 7.00 uur tot 22.00
uur, te laten doorgaan en te overwegen als deeloplossing voor een
overbelasting? En wat gaat de Stad concreet doen om de mobiliteitsproblemen
en verkeerschaos tijdens Winterpret te verminderen? De aanwezige ambtenaar
zei dat er pistes worden bestudeerd. En tot slot : bent u bereid om Winterpret
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structureel anders aan te pakken en een gestructureerd participatief traject op te
starten met lokale bewoners en handelaars om een vernieuwd en evenwichtiger
concept te ontwikkelen dat beter aansluit bij de noden van zowel bezoekers als
de lokale gemeenschap en hoe kunnen zij formeel betrokken worden bij de
besluitvorming over Winterpret? Het spijt mij dat het zo een lange vraag was,
maar het was ook een hele lange participatieve vergadering. Dankuwel.
Mevrouw Houba, schepen.- Brussel is een Stad die leeft en dankzij Winterpret
kunnen wij net als bij andere evenementen in de regio, onze Stad promoten bij
nationale en internationale bezoekers. Je kon ook de internationale pers zien :
Winterpret komt op CNN en in de Washington Post. Dit evenement heeft een
positieve economische en sociale impact op de Stad. Naast deze aspecten heb ik
uiteraard in de eerste plaats aandacht voor het welzijn van de Brusselaars, de
inwoners en de handelaars. Het bewaren van het evenwicht is ook een essentiële
zorg van ons College, zoals u kunt lezen in ons meerderheidsakkoord.
Om uw verschillende vragen te beantwoorden, evalueert de Stad Brussel de
impact van Winterpret op basis van bezoekersgegevens en economische
indicatoren. Ter informatie, in 2022 werd een economische impact van de
sectoren hotels, restaurants, transport, vrije tijd en zelfs detailhandel geschat op
260 miljoen euro voor de hele regio. De impact van Winterpret wordt ook
beoordeeld aan de hand van de feedback van bewoners en handelaars die
worden uitgenodigd om deel te nemen aan bijeenkomsten voor en na het
evenement. Zelf heb ik deze overlegvergadering zes jaar geleden opgezet en we
hebben dan zaken in gang gezet zoals het verkorten van de op- en afbouwtijden,
betere toegang tot de metro enzovoort. We luisteren naar de bewoners en
handelaars. Aanpassingen worden van jaar tot jaar doorgevoerd op basis van de
ontvangen feedback. Na elke editie worden de mogelijkheden voor verbetering
verder bestudeerd door Brussels Major Events en de Stad. Bovendien zullen we
na de bijeenkomsten van januari 2025 de discussies voortzetten om de
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opmerkingen van bewoners en handelaars te integreren met het oog op het
verbeteren van hun welzijn. Als onderdeel van de laatste uitwisseling zijn er
diverse voorstellen gedaan en wordt er gevolg aan gegeven.
Maar specifiek wat betreft de mobiliteit en de impact die Winterpret daarop
heeft, geeft het BME elk jaar een studiebureau de opdracht in samenwerking
met de politie, de MIVB enzovoort om een mobiliteitsplan op te stellen dat tot
doel heeft te anticiperen op alle aspecten van de mobiliteit, maar ook om real
time metingen op het terrein te plannen. Dit heeft de mobiliteit in de buurt en
rond het evenement aanzienlijk verbeterd tijdens verschillende edities. Zoals u
weet, werden deze werkzaamheden door de editie van 2024 en voorgaande
edities ook gefinancierd en uitgevoerd door uw collega en voorzitter Bart
Dhondt. Het doel is om dit werk voort te zetten. Ten slotte zal er dit jaar een
groter tevredenheidsonderzoek worden uitgevoerd onder de bewoners van de
buurt en de handelaars, dat zal worden voortgezet met een toekomstige
overlegvergadering met de buurt in de loop van het jaar 2025. Een goede
opvolging is dus gegarandeerd om de invloed van de Stad te blijven uitoefenen
met respect voor haar bewoners.
Mevrouw Stoops.- Dat is een zeer kort antwoord voor de vele vragen,
natuurlijk. Het is economisch positief voor de Stad. Dat werd in de vergadering
waar ik aanwezig was, mevrouw Houba, ook gezegd, maar het is niet altijd wat
handelaars en bewoners zelf ervaren. Het is altijd meer en meer en meer en een
maand lang staan de dagdagelijkse gewoontes - en dus de levens van de
bewoners - echt een beetje on hold. Mensen die normaal naar bepaalde zaken
gaan, gaan niet meer, komen er niet meer. Ecolo-Groen heeft altijd een
evenwicht nagestreefd en wij hebben geprobeerd ook om erop te staan dat er
verspreiding is over een grotere plek, om zo ook andere stukken Brussel te
vitaliseren met wat licht, wat liefde en - waarom niet - een beetje economische
activiteit. Dat is een bepaalde mogelijkheid. Maar vanuit de nota die die burgers
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opmaakten, zien we ook wel dat zij het positieve erin zien, ze willen het niet
stopzetten. Wij ook niet. Maar de vraag is: hoe ga je met al die goede wil, met al
die lokale intelligentie, die ervaringsdeskundigheid van onze burgers, met hun
outside-the-boxoplossing aan de slag ?
Wij zijn ervan overtuigd dat de burgers, de politiek en diens administratie
kunnen helpen om van Winterpret een event te maken dat echt voor iedereen
goed is. Niet alleen de Stad en de hotellerie, maar ook de lokale handelaars en
de bewoners. Maak Winterpret samen, maak daar een deliberatief groot proces
van. Dat hoeft niet voor dit jaar te zijn, want dat gaat niet kunnen lukken als je
het echt groots aanpakt. Maar werk daaraan. Het zal iedereen ten goede komen.
Dankuwel.
Question de Mme MAOUANE relative au fonctionnement de l'unité de
commandement annoncée pour renforcer la sécurité suite aux récentes
fusillades à Anderlecht
Mme Maouane.- Monsieur le Bourgmestre, les récentes fusillades à Anderlecht
et ailleurs ont mis en lumière une escalade préoccupante de la violence liée au
trafic de drogue dans notre capitale. Ces événements tragiques ont non
seulement coûté des vies, comme le rappelait ma collègue, mais également
semé la peur et l'insécurité parmi nos concitoyens.
Face à ces situations alarmantes, les dix-neuf communes bruxelloises ont décidé
de créer une unité de commandement pour renforcer la sécurité. Cette réunion a
d'ailleurs été convoquée par vos soins, car vous êtes actuellement le président de
la Conférence des bourgmestres, une initiative que nous saluons. Vous avez
d'ailleurs souligné l'importance d'une coordination unifiée entre zones de police
pour assurer la sécurité.
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Comme écologistes, nous pensons que toute initiative qui vise à améliorer la
coordination entre zones de police et niveaux de pouvoir, et à offrir une réponse
plus efficace aux défis sécuritaires actuels est une bonne chose. Cependant, bien
que cette mesure aille dans la bonne direction, elle soulève plusieurs questions
quant à sa mise en œuvre et à son efficacité à long terme.
Pouvez-vous préciser comment cette unité sera structurée et quelles seront ses
compétences spécifiques par rapport aux zones de police existantes ?
Cette unité de commandement est-elle envisagée comme une solution
temporaire ou y a-t-il une intention de la rendre permanente pour assurer une
coordination continue entre les communes ?
Comment cette unité de commandement collabore-t-elle avec le parquet et les
autres instances judiciaires et de prévention pour assurer une approche intégrée
de la lutte contre le trafic de drogue ?
Quels indicateurs utilisez-vous pour mesurer l’efficacité de cette unité ? À
quelle fréquence des évaluations seront-elles menées pour ajuster, si nécessaire,
les stratégies ?
M. le bourgmestre.- Il s’agit d’un protocole qui a été signé par toutes les
entités en 2019. Il permet d’activer, pour certains événements, l’unité de
commandement. La mise en œuvre la plus connue concerne la nuit du Nouvel
An.
En l’espèce, vu ce qu’il se passait dans la commune d’Anderlecht, on a proposé
d’activer ce dispositif. Il y a deux aspects : la police administrative et la
présence sur le terrain. C’est principalement Polbru, la zone de police Bruxelles
Capitale Ixelles, qui est présente autour des stations Aumale et Clemenceau.
Pour le moment, c’est la seule zone de police engagée, avec la brigade anti-
agression et des rechercheurs locaux en appui. C’est un peu comme nous
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l’avions fait l’année passée à la porte de Hal. Nous étions allés en renfort de la
zone Midi, puisque la criminalité se concentrait au pied du square Jacques
Franck, mais se déplaçait parfois du côté des Marolles.
Je dirais que le principal avantage découle de ce que le procureur du Roi a mis
en place en réunissant les chefs de corps. Ces derniers se voyaient souvent entre
eux, mais ils n’organisaient pas souvent des réunions avec le pouvoir judiciaire.
Le nouveau procureur du Roi a mis en place un dispositif pour coordonner tout
cela.
Le plus important est le renforcement des moyens de la police judiciaire
fédérale. En effet, on peut être très présents sur le terrain, mettre beaucoup de
bleu en rue, ce que nous faisons, mais pour démanteler les réseaux, il faut des
enquêtes qui dépassent largement le cadre de la Région bruxelloise. C’est pour
cela qu’un Cores (réunion de différents services de sécurité au niveau régional)
a encore eu lieu mardi passé pour coordonner toutes nos actions, y compris avec
le commissariat drogues, le ministre de l’Intérieur et l’ensemble des personnes
concernées.
On le sait, des choses doivent être faites au niveau des prisons. On entend que
certains organiseraient des attaques depuis leur cellule, ce qui est assez
surréaliste. Tous les soirs, notre police doit intervenir autour de la prison de
Haren contre des gens qui jettent, par-dessus les murs, des GSM ou que sais-je
encore. C’est une action concertée qui fait que l’échange d’informations est
extrêmement rapide et que nos chefs de corps collaborent en permanence. Je
dois le dire, il y a une volonté de faire travailler tout le monde ensemble.
Des légendes circulent et je n’y réagis pas trop. Par exemple, il se dit qu’un
policier zonal ne pourrait pas arrêter un malfaiteur dans une autre zone, que nos
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talkies-walkies ne fonctionneraient pas d’une zone à l’autre. Tout cela est faux.
Ceux qui ont visité le centre de commandement savent qu’on partage toutes les
images et informations. C’est une façon de coordonner une action précise lors
de laquelle des policiers sont détachés sur le terrain d’une autre zone. Ces
collaborations sont quasi quotidiennes.
Comment seront-elles évaluées ? Cela se fera surtout au regard du travail
judiciaire, en espérant que beaucoup de personnes seront mises hors d’état de
nuire rapidement.
Mme Maouane.- J’ai cru un instant, en vous entendant sur l’unité de
commandement, que vos partenaires MR et Engagés vous avaient convaincu du
bien-fondé de la fusion des zones de police à Bruxelles.
Vous avez parlé du renforcement de la police fédérale. J’espère que vos
partenaires MR et Engagés feront pression sur leurs représentants fédéraux pour
que les services de police et de justice soient renforcés. On sait que ce ne sont
pas les communes seules, ni la Région bruxelloise seule qui parviendront à
endiguer ce phénomène mondialisé.
On parle de répression, mais malheureusement pas assez de prévention. On
constate que malgré les demandes du ministre Quintin, qui a récemment repris
le dossier et qui fait un travail intéressant, et même avec plus de présence
policière sans les rues, il y a eu une fusillade, récemment encore, à Anderlecht.
Un jeune de 19 ans est décédé. La présence renforcée de la police ne dissuade
pas ces criminels.
Pour répondre de manière crédible, il faut aussi renforcer le volet prévention,
qui n’est pas évoqué. Il faut un volet répressif, mais aussi une approche intégrée
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et transversale pour lutter contre le trafic de drogue, une approche qui intègre
justement la prévention, la justice sociale, la sûreté publique et la question des
nuisances. J’imagine qu’on aura largement le temps d’y revenir lors d’autres
Conseils communaux.
(La séance est suspendue à 19h15)
(De vergadering wordt geschorst om 19u15)
(La séance reprend à 19h35)
(De vergadering wordt hervat om 19u35)
Motion - Motie
Proposition de motion introduite par Mme MUTYEBELE, M. MAMPAKA
et M. DIALLO demandant le respect de l'intégrité territoriale de la
République démocratique du Congo et le retrait des troupes rwandaises et
leurs supplétifs du M23 des provinces de l'est de la RDC
Voorstel van motie ingediend door mevr. MUTYEBELE, dhr. MAMPAKA
en dhr. DIALLO waarin wordt gevraagd om de territoriale integriteit van
de Democratische Republiek Congo te respecteren en de Rwandese troepen
en hun aanhangers van de M23 uit de oostelijke provincies van de DRC
terug te trekken
Proposition de motion introduite par M. MAIMOUNI demandant le
respect de l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo
et le retrait des troupes rwandaises et leurs supplétifs du M23 des provinces
de l'est de la RDC
Voorstel van motie ingediend door dhr. MAIMOUNI waarin wordt
opgeroepen tot eerbiediging van de territoriale integriteit van de
Democratische Republiek Congo en tot het terugtrekking van de Rwandese
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troepen en hun aanhangers uit de oostelijke provincies
van de DRC
M. Ouriaghli.- Avant de céder la parole à ma collègue Lydia Mutyebele sur le
fond, je voudrais intervenir sur la forme. Il s’agit d’une motion portée par la
majorité, qui a été ouverte à nos collègues de l'opposition. Plusieurs
amendements ont été déposés. On essaie d'obtenir, vu la situation dramatique du
moment, une majorité (comme à la Région) sur ce texte.
Mme Mutyebele.- Monsieur le Président, Monsieur le Bourgmestre, chers
collègues. C'est avec beaucoup d'émotion que je prends la parole ce soir, d'abord
en tant qu'élue, en tant que femme de gauche, en tant que défenderesse des
droits humains, mais aussi en tant que maman, en tant que personne d'origine
congolaise qui a le cœur brisé par la douleur de voir son pays d'origine saigné,
de voir ce peuple massacré, de voir ma famille et mes proches dans l'angoisse et
la terreur.
Je pleure pour le Congo, Monsieur le Président. Je pleure pour ces femmes
qu'on viole, qu'on tue, qu'on brûle vives, pour ces enfants qui naissent et qui ne
savent pas encore marcher, mais qui sont sous les bombes, pour ces millions de
familles qui sont déracinées, qui sont chassées de leur maison, qui ne savent
même pas, lorsqu'elles vont dormir, si elles se réveilleront.
Je peux dire que la situation est grave, et cela, depuis trop longtemps. Depuis
plus de 30 ans, Monsieur le Président, chers collègues, ce pays est pillé, détruit,
écrasé sous le poids de l'indifférence et du cynisme international. Six millions
de morts, 7 millions de déplacés, 13 millions de vies brisées, c'est presque plus
que la population de la Belgique. C'est comme si tout un pays, tout notre pays
disparaissait dans l'indifférence la plus totale. C'est exactement ce qu’il se passe
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sous nos yeux. Et pourtant, ni l'Union européenne, ni l'ONU, ni même la presse
ne s'en sont préoccupées jusqu'à aujourd'hui.
Pendant que le monde regarde d'ailleurs, la situation empire d'heure en heure.
Quand nous avons déposé la motion, la menace était sur Goma. Aujourd'hui,
Bukavu est tombée. Bukavu, ville symbole. Une ville où vivent des millions
d'innocents. Mais ce ne sont pas juste des noms sur une carte, ce sont des vies.
Ce sont des hommes, des femmes, des enfants qui se retrouvent à la merci des
rebelles, soumis à la barbarie, à la mort, à la violence la plus abjecte.
Le responsable de ce cauchemar a un nom : Kagame. Ce président rwandais nie,
manipule, ment, alors qu'il pille ouvertement les richesses congolaises en
alimentant la guerre. Ce criminel de guerre soutenu par des puissances
internationales poursuit sa politique meurtrière sans être inquiété. Trop, c'est
trop, chers collègues. Il est temps que l'impunité cesse.
La présente motion est un cri contre l'injustice, un signal fort que nous envoyons
depuis Bruxelles. Aujourd'hui, la Ville de Bruxelles va faire ce que d'autres
refusent : elle va prendre ses responsabilités. Parce que Bruxelles a toujours été
une Ville qui se tient aux côtés des opprimés. La RDC n'a jamais été un combat
lointain pour nous. Nous comptons une grande et fière communauté congolaise.
Bruxelles s'est tenue aux côtés du Congo en 2004 et en 2009, alors que
M. Mampaka était échevin, lors de l'opération SOS Goma 1 et 2. Elle s'est tenue
aux côtés du Congo en 2024 lors de l'opération SOS RDC. Elle a agi à travers le
partenariat entre l'Hôpital Saint-Pierre et Panzi. Elle a soutenu la création d'un
centre culturel congolais ouvert aux cultures africaines. Aujourd'hui, nous
devons prolonger ce soutien.
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Cette motion exige des mesures concrètes : l'arrêt immédiat des accords
économiques et militaires entre l'Union européenne et le Rwanda ; des sanctions
sévères contre ceux qui orchestrent le massacre ; une réponse humanitaire
renforcée pour aider les populations civiles abandonnées à leur sort. Et surtout,
la fin de l'impunité. Il est temps de traduire en justice M. Kagame, M. Nangaa et
tous ceux qui font saigner le peuple congolais. Il est temps de punir ceux qui ont
violé et brûlé 152 femmes il y a dix jours dans la prison de Munzenze. Il est
temps de rendre justice aux 9.000 personnes innocentes tuées à Goma. Il est
temps de dire stop à ceux qui veulent avancer jusqu'à Kinshasa.
Ce soir, chers collègues, en votant cette motion, nous lançons un avertissement
ferme à M. Kagame et à ses complices. Le temps du pillage et des massacres
doit cesser. En votant cette motion, chers collègues, la Ville de Bruxelles dit au
monde entier que la vie des Congolais compte, que nous refusons que des êtres
humains meurent pour les minerais présents sous leurs pieds, que nous exigeons
la paix et la justice.
Je suis profondément émue parce que ce combat me touche à l’extrême. Il ne
s’agit pas de politique, mais de vies humaines. Chaque jour qui passe, des
enfants, des femmes et des hommes meurent dans l’indifférence. Aujourd’hui, à
Bruxelles, nous avons la possibilité de briser ce silence. Alors, chers collègues,
merci pour votre engagement. Merci d’avoir concouru à ce que Bruxelles soit
un exemple. Je vous remercie.
(Applaudissements)
M. Mampaka.- Monsieur le Président, chers collègues, je serai plus court parce
que Mme Mutyebele, avec beaucoup d’émotion, a dit ce que beaucoup d’entre
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nous vivent.
Chers collègues, en 2004, Nkunda Batware, un autre rebelle, occupait déjà la
ville de Bukavu et montait sur Goma. Je vous parle de mon expérience pour que
vous compreniez ce que nous sommes en train de demander aujourd’hui à la
Ville de Bruxelles, capitale de l’Europe. Louis Michel, venu rencontrer des
manifestants congolais à la chaussée de Wavre à Ixelles, est reparti à Kigali en
pleine campagne électorale. Nous sommes en 2004. Il a fermement demandé à
Kagame de contenir Nkundabatware. Voilà comment les premiers rebelles, en
juin 2004, ont dû se retirer de la ville de Bukavu qu’ils occupaient déjà.
Nous sommes persuadés que le Rwanda, qui vit essentiellement de l’aide
internationale (outre le pillage au Congo), est un État qui n’est pas viable sans le
soutien de certaines communautés internationales et, surtout, de multinationales
qui l’envoient piller le « coltan du sang ».
Est-ce que la Ville de Bruxelles est le lieu adéquat pour un tel débat ? On nous a
parfois dit que les Conseillers communaux de la Ville de Bruxelles se prenaient
pour des membres des Nations unies, à défendre des motions qui dépassent
leurs compétences. Mais les 180.000 ou 190.000 Bruxellois - le Bourgmestre le
rappelle souvent - représentent près de 180 nationalités. Notre municipalité est
la capitale de l’Europe, siège des institutions les plus importantes, notamment
l’Union européenne. À ce propos, certains accusent cette dernière de recel, car
en signant un mémorandum d’accord (MoU) avec le Rwanda, elle lui demande
d’aller chercher du coltan qu’elle ne produit pas sur son territoire.
Monsieur le Bourgmestre, chers collègues, Monsieur le Président, avec ma
petite expérience, j’ai vu Kagame sensible aux sanctions de la Belgique, de
l’Union européenne et de toutes les institutions, quand on lui a dit qu’on allait
lui couper en partie les vivres pour qu’il ne puisse pas continuer de piller le
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Congo. C’est ce que cette motion demande.
Nous avons beaucoup d’outils. Avec la Région et le pouvoir fédéral - à travers
l’Union européenne, il pourrait faire infléchir le gouvernement français qui,
d’après mes informations, est le seul au niveau européen à soutenir encore
Kagame -, nous pouvons faire cesser ce massacre.
Le coltan du Congo peut continuer à être vendu et renforcer la transition
énergétique, mais les Congolais ont le droit de le vendre au plus offrant. Nous
n’avons pas besoin de mandater un gouvernement voisin pour aller le chercher
gratuitement. Il y a moyen de faire du business sans que coule le sang.
Je voudrais terminer en disant que nous devons utiliser tous les moyens à notre
disposition. Les criminels rwandais, et même certains rebelles, circulent dans
nos rues. Ils habitent ici. Ils ont des comptes. Ils ont des visas. Ils cachent leur
butin dans nos banques. Nous l’avons fait pour la Russie. Nous avons bloqué
l’argent de Poutine. Nous avons même, un jour, bloqué celui de Kadhafi. Nous
pouvons bloquer l’argent du coltan qui passe en Europe. C’est cela qu’on
demande.
Je remercie tous les collègues, tous partis confondus, et vous, Monsieur le
Président, ainsi que le bourgmestre et le Collège d’avoir accordé cette petite
suspension pour que l’ensemble des conseillers communaux puissent signer la
motion à l’unanimité. J’ai présidé au Parlement bruxellois, vendredi passé, la
discussion d’une motion du même genre qui a obtenu l’unanimité. Cela aurait
été dommage et triste qu’à la Ville de Bruxelles, capitale de l'Europe où les
représentants des différentes communautés sont les plus nombreux, nous ne
sortions pas d’ici avec un vote à l’unanimité.
Je voudrais tous vous remercier pour votre sensibilité. Je sais que certains
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pensent que c’est une goutte dans l’océan, mais là où ils sont, M. Kagame et ses
amis ne seront pas indifférents de savoir que le petit Conseil communal de la
Ville de Bruxelles a pris des mesures sensibles, surtout quand on fait de la
diplomatie internationale son arme de guerre, comme il le dit lui-même.
Monsieur le Président, merci pour votre attention et mes remerciements à tous
ceux qui ont signé cette motion.
(Applaudissements)
M. Diallo Elhadj_Moussa.- Chers collègues Conseillers, cette motion est une
question de dignité, d’humanité et de respect d’un peuple qui, au-delà des
frontières, au-delà des couleurs, au-delà des origines, au-delà des partis,
symbolise ce qui est essentiel à nos yeux : l’humain. La solidarité dont nous
allons faire preuve à travers cette motion grandit encore notre Ville qui, à plus
de 6.000 kilomètres d’ici, va envoyer un signal fort pour dire à toutes les
victimes de Goma, à toutes les victimes à l’est du Congo, que d’autres, bien que
loin, partagent leur peine et leur douleur.
Le 14 février dernier, une résolution de ce type a été votée à l’unanimité en
commission et à 75 voix sur 78 votants au Parlement bruxellois. D’autres
initiatives sont en cours au Sénat et à la Chambre, et aussi à l’Europe.
Notre Ville, qui compte 180 nationalités, est aussi un symbole de résistance que
nous partageons ainsi avec tous ceux qui souffrent, tous ceux qui sont privés de
liberté, tous ceux qui sont privés de justice, en leur disant : « À 6.000, 8.000,
10.000 kilomètres de là, nous sommes avec vous ! »
Merci à tous les collègues de la majorité et de l’opposition. En cinq minutes,
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nous avons pu harmoniser nos points de vue pour proposer cette motion
soumise à votre vote. Au-delà du cas spécifique de Goma et du Congo,
l’Afrique tout entière se retrouve dans cette lutte. L’Afrique tout entière ! C’est
d’ailleurs ce qui a motivé ma prise de position. Moi qui suis d’origine
guinéenne, de l’ouest de l’Afrique, je me sens aussi touché, aussi martyrisé,
aussi sensible à la cause de l’est du Congo. C’est à toute la diaspora africaine, à
toutes les diasporas éprises de paix, de liberté et de justice que l’on s’adresse à
travers cette motion votée ici, au cœur de l’Europe, dans la capitale de l’Europe.
La stabilité des États, en l’occurrence des États africains, c’est aussi le gage
d’une lutte efficace contre l’immigration clandestine. Lorsque des pays sont
déstabilisés ou mal gérés, il va de soi que les êtres humains - c’est dans leur
ADN - cherchent ailleurs où vivre mieux. En participant à des actions de ce type
et en montrant que la démocratie et la liberté sont aussi valables à Bruxelles
qu’à Goma et ailleurs dans le monde, nous participons au combat pour la
stabilité de ces États.
Je vous remercie de votre attention pour le peuple congolais et tous ceux qui
souffrent d’un manque de liberté ou d’injustices. Nous exprimons, ici, notre
solidarité pleine et entière. Merci de votre attention.
(Applaudissements)
Mme El Bakri.- Je remercie mes collègues, particulièrement Mme Mutyebele,
pour le dépôt de ce texte que nous avons pu discuter et auquel l’opposition a
apporté quelques amendements.
La situation est dramatique, au Congo. Malheureusement, c’est une guerre qui
ne date pas d’hier. Une guerre qui a déjà fait près de 6 millions de morts en
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pratiquement 27 ans. Depuis janvier, on compte des millions de déplacés, des
millions de réfugiés dans des camps, avec des conséquences dramatiques sur le
plan humanitaire. D’ailleurs, l’un des éléments essentiels de la motion est
qu’elle pointe des besoins humanitaires d’une extrême urgence auxquels, pour
l’instant, il n’est aucunement répondu sur place.
Le deuxième aspect, c’est la responsabilité de la Belgique et de l’Union
européenne, qui doivent passer des paroles aux actes. On entend beaucoup de
déclarations, mais dans les faits, aucune mesure concrète n’a encore été prise.
C’est d’autant plus étonnant que tout récemment, quand la Russie a envahi
l’Ukraine, on a pris des sanctions contre Moscou, à juste titre.
Aujourd’hui, en République démocratique du Congo, les grandes puissances
européennes ne bougent pas le petit doigt. Tout le monde le sait et c’est un peu
le paradoxe de ce conflit. Le Rwanda est un tout petit pays. Ni l’armée
rwandaise ni les milices du M23 ne pourraient commettre de tels crimes contre
le peuple congolais sans le soutien des États-Unis et des puissances
européennes.
L’Union européenne est complice, car elle a signé avec le Rwanda des accords
privilégiés sur le commerce des minerais. Le sous-sol de la République
démocratique du Congo est extrêmement riche, et c’est aussi ce qui fait son
malheur. Riche en minerais comme le cobalt et le coltan, stratégiques pour la
production des smartphones et des batteries, pour l’industrie de la défense, pour
la transition verte. Le Kivu à lui seul détient 60 % des réserves mondiales de
coltan.
De l’autre côté, on a un petit pays, le Rwanda, qui ne produit pas ces minerais.
Pourtant, c’est le premier exportateur mondial de coltan. Rien que depuis avril
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de l’année passée, au moins 150 tonnes de coltan ont été frauduleusement
exportées vers le Rwanda. Je cite un journaliste de Radio France qui résumait
très bien cette guerre en une phrase : « Le Rwanda, qui ne possède pas une seule
mine de coltan ou de tantale, est devenu, en quelques années, respectivement, le
premier et le troisième exportateur mondial de ces minerais du sang. Un tiers du
coltan mondial passe ainsi par le Rwanda et échappe à la RDC, pillé dans les
sous-sols de la République démocratique du Congo. »
La question que pose le texte qui est sur la table aujourd’hui est de savoir si on
va mettre fin à cette complicité, si on va mettre fin à cet accord et, également, au
soutien militaire de l’Union européenne qui continue d’envoyer des millions à
l’armée rwandaise. De facto, elle nous rend complices de ce qu’il se passe, des
crimes perpétrés sur le sol congolais.
Un petit détail : je pense que dans la précipitation, on a oublié de faire remonter
deux des demandes au gouvernement fédéral, mais on pourra peut-être modifier
le texte final une fois finalisé le débat. Je vous remercie.
Mme De Marte.- Merci, Monsieur le Président, et merci aux collègues qui ont
déposé cette résolution. Je partage leur émoi. Je tiens à exprimer la solidarité du
groupe Ecolo-Groen avec toutes les victimes de ce conflit et de la crise
humanitaire qui en découle. La situation est terrible.
Face à la gravité de la situation, il est de notre devoir, comme représentants
politiques, de ne pas rester silencieux et silencieuses, et de porter une voix forte
à la hauteur des souffrances endurées par les populations civiles. Je trouve
important que cette motion soit votée à l’unanimité. Le groupe Ecolo-Groen
apporte donc son soutien à ce texte qui demande le respect de l’intégrité
territoriale de la République démocratique du Congo et le retrait des troupes
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rwandaises et de leurs supplétifs du M23 des provinces de l’est.
Nous avons décidé de cosigner cette motion également parce que plusieurs de
nos amendements ont été repris dans le texte déposé par la majorité. Nous
saluons l’ouverture et l’ambition du Conseil communal de dégager un texte à la
hauteur du moment, qui affirme fermement l’exigence d’une réponse
diplomatique et humanitaire forte de la part de la Belgique, mais aussi de
l’Union européenne.
On salue par ailleurs la résolution adoptée au Parlement européen, qui reprend
beaucoup des demandes inscrites dans notre motion, comme l’interdiction du
transfert d’armes vers le Rwanda et le M23, l’appel à la sanction d’individus et
la suspension de la coopération sur les matières premières critiques.
Comme les collègues l’ont dit, la présente motion est ambitieuse et elle doit
désormais être suivie d’effets. Nous estimons que d’autres dimensions
essentielles peuvent être ajoutées au texte, raison pour laquelle nous soumettons
quelques amendements à votre attention.
Pour prendre du recul sur les causes structurelles de cette guerre, nous
proposons d’ajouter un considérant qui souligne la nécessité de s’attaquer à
l’une des racines du problème, en remettant en question les modèles
économiques basés sur l’extraction effrénée des ressources naturelles. Nous ne
pouvons pas continuer d’alimenter, par notre consommation, le cycle de
violence et de spoliation des richesses congolaises.
Ensuite, nous demandons dans notre amendement, au Collège des bourgmestre
et échevins, de poser des actes concrets pour soutenir la population victime de
cette guerre, dont les trois mesures suivantes :
- dégager une aide urgente en faveur des victimes du conflit à travers une
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organisation partenaire et en mobilisant le budget de solidarité internationale ;
- exiger de i-City la mise en œuvre de toutes les dispositions de l’initiative
numérique responsable signée en 2021 ;
-hisser le drapeau congolais sur le mât de l’Hôtel de ville de Bruxelles.
Ces propositions s’inscrivent dans une logique de cohérence avec les valeurs
que nous portons dans cette assemblée : la défense des droits humains, la justice
globale, climatique et économique, et la solidarité internationale.
Nous sommes très heureux de soutenir cette motion et de participer ainsi à
l’unanimité de notre assemblée. Nous espérons que le conseil communal
adoptera nos amendements.
(Applaudissements)
M. Maimouni.- C’est avec beaucoup d’émotion et de fierté que la Team Fouad
Ahidar-BXL+ a dégagé et cosigné un texte commun permettant de voter d’une
seule voix cette motion.
Je tiens à rappeler que le Rwanda, dans son histoire, a lui-même vécu des
moments terribles lors d’un génocide qui a laissé 800.000 morts en 1994. Ce qui
me laisse pantois, c’est qu’après avoir vécu de telles atrocités, le Rwanda les
commette envers des tiers. Aujourd’hui, on en est à plus de 6 millions de morts.
Six millions de morts pour des terres rares. Et que nous le voulions ou pas, nous
sommes nous-mêmes complices en utilisant notre smartphone...
De manière très solennelle et si vous me le permettez, Monsieur le Président, je
demande que soit observée une minute de silence en hommage à ces 6 millions
de morts.
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M. le président.- Nous le ferons tout à l’heure.
Votes
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement n° 1
déposé par le groupe Ecolo-Groen.
Le Collège propose de voter contre.
(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Rejeté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
n° 2.
(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Adopté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
n° 6.
(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Adopté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
n° 10.
(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Adopté.
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M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
n° 11.
(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Adopté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
n° 12.
(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Adopté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
n° 13.
(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Adopté.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
n° 14.
(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Adopté.
Les autres amendements ont été retirés.
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble du
projet de motion ainsi amendé.
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(Il est procédé au vote à main levée)
M. le président.- Adopté.
(Applaudissements)
M. le président.- Comme cela m’a été proposé, je vous demande de vous lever
afin d’observer une minute de silence.
(Le Conseil observe une minute de silence)
(De Raad houdt een minuut stilte)
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Vendredi 14 mars 2025
à 14h : sections ordinaires.
Lundi 17 mars 2025
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h14.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u14.
📄 2025-02-03 scrape
City Council Meeting — 2025-02-03
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du dimanche 3 février 2025
Openbare vergadering van zondag 3 februari 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h25 sous la présidence de M. Alain
Courtois, Président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u25 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
Excusés - Verontschuldigden : M. Mohammad, M. Temiz, Mme Lalieux,
Mme De Marte, M. Dhondt, Mme El Bakri et M. Coulibaly.
Procès-verbal de la séance du 20 janvier 2025
Notulen van de zitting van 20 januari 2025
M. le Président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 20/01/2025 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
20/01/2025 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
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Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
M. le Président.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du jour
les points 18 à 28 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 30/01/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 18 tot 28 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 30/01/2025.
L’urgence est admise à l’unanimité.
De dringendheid wordt eenparig aangenomen.
Communications
Mededelingen
Communication relative au changement de groupe au sein du Conseil
communal
Mededeling betreffende de verandering van fractie binnen de
Gemeenteraad
M. le Président.- M. Achraf HADDACH, Mme Yousra NOUAR et
M. Abdelkader SATTI informent le Conseil communal qu’ils
siègeront dès ce jour au sein du groupe PS-Vooruit.
Dhr. Achraf HADDACH, mevr. Yousra NOUAR en dhr. Abdelkader SATTI
stelen de Raad in kennis dat vanaf
heden ze in de Gemeenteraad als leden van de fractie PS-Vooruit zullen zetelen.
Pris acte.
Akte genomen.
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Communication relative à la validation de l’élection des membres du
Conseil de l’Action sociale
Mededeling betreffende de validatie van de verkiezing van de leden van de
Raad voor Maatschappelijk Welzijn
M. le Président.- J’informe les membres du Conseil de l’arrêté du 22 janvier et
du courrier du 30 janvier du Collège juridictionnel. Dans son arrêté du
22 janvier, le Collège juridictionnel déclare irrecevable et non fondée une
réclamation introduite le 23/12/2024 et dans son courrier du 30 janvier, il répute
régulière, au terme du délai de 30 jours qui suit la réception du dossier,
l’élection des membres du Conseil de l’Action sociale par le Conseil communal
en sa séance du 16/12/2024.
Ik stel de raadsleden in kennis van het besluit van 22 januari en de brief van
30 januari van het Rechtscollege. In zijn besluit van 22 januari heeft het
Rechtscollege een klacht, ingediend op 23/12/2024, onontvankelijk en
ongegrond verklaard en in zijn brief van 30/01 heeft het de verkiezing van de
leden van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn door de Gemeenteraad op zijn
vergadering van 16/12/2024 regelmatig geacht na het verstrijken van de termijn
van 30 dagen na ontvangst van het dossier.
La prestation de serment des membres élus a eu lieu ce jour lors de la séance
d’installation.
De eedaflegging van de verkozen leden vond plaats vandaag tijdens
de installatievergadering.
Pris acte.
Akte genomen.
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Hommage suite au décès d’un ancien membre du Conseiller communal
Eerbetoon naar aanlijding van het overlijden van een voormalig
Gemeenteraadslid
M. le Président.- J’informe les membres du Conseil du décès de M. Johan
Van den Driesssche, ancien conseiller communal de la Ville de Bruxelles,
décédé le 01/02/2025 à l’âge de 71 ans. M. Johan Van den Driesssche a été
conseiller communal du 3/12/2012 au 3/12/2018.
Ik stel de Raadsleden in kennis van het overlijden van dhr. Johan Van den
Driesssche, voormalig Gemeenteraadslid van de Stad Brussel, overleden op
01/02/2025 op 71-jarige leeftijd. Dhr. Johan Van den Driesssche was
Gemeenteraadslid van 03/12/2012 tot 03/12/2018.
Beste familie Van den Driessche (?), ik vernam het overlijden van Johan via de
media dit weekend.
Johan was Gemeenteraadslid in de Stad Brussel in de legislatuur 2012-2018.
Zijn dossier kennis en zijn soms kritische, maar steeds onderbouwde vragen,
maakten dat Johan zeer gewaardeerd werd als gemeenteraadslid door mezelf en
door zijn collega’s.
En ik spreek hier zeker in naam van de Burgemeester.
Johan heeft zich ook veel ingezet als vrijwilliger in diverse organisaties en was
een geëngageerd Brusselaar.
Namens de Stad Brussel, mezelf en de Burgemeester, betuig ik mijn oprecht
medeleven aan zijn familie en zijn naasten.
De Gemeenteraad van de Stad Brussel heeft in haar vergadering van 3 februari
eveneens hulde gebracht aan collega Johan Van den Driessche.
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Un hommage est rendu au défunt.
Er wordt een eerbetoon gehouden aan de overledene.
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- Syndigay BELGIUM asbl, au 31/12/2023 ;
- Syndigay BELGIUM vzw, op 31/12/2023 ;
- Stalem asbl, au 31/12/2022 ;
- Stalem vzw, op 31/12/2022 ;
- Stalem asbl, au 31/12/2023 ;
- Stalem vzw, op 31/12/2023.
Pris pour information.
Kennis genomen.
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Questions orales
Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 18 - Punt 18
Mme Mutyebele.- J’aurais une question sur les subsides de fonctionnement de
trois clubs. Comme ils sont passés en point supplémentaire, je n’ai pas pu poser
la question à la section.
Je voudrais savoir, par rapport aux trois clubs en question, combien de
personnes sont engagées grâce à ces subsides ?
Pour couvrir quel type d’activité ?
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Est-ce que l’inclusion est prévue ? Est-ce qu’il y a des activités pour les
personnes vivant avec un handicap ?
Est-ce qu’il y a des activités pour le sport au féminin ?
C’était juste ça, merci.
Mme Frelinx, échevine.- Merci, madame Mutyebele. Je ne peux (?) pas vous
répondre en séance pour les membres du personnel. Est-ce que ça vous ennuie
que je vous donne la réponse en fin de séance, éventuellement ?
Mme Mutyebele.- (Inaudible.)
Mme Frelinx, échevine.- C’est le fonctionnement pour les clubs conventionnés.
Ça va ?
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van dhr. schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van dhr. schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
M. Mampaka.- Monsieur le secrétaire, je suis un peu perdu par le
déménagement de mon chef de file, M. Weytsman, alors voilà : je vote comme
le groupe.
(Rires.)
Je suppose que le vote du groupe a été inspiré par M. Coomans de Brachène ou
Mme Godfrin, donc notez bien que je vote comme le groupe – et que je suis
discipliné.
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M. Hellings.- J’aurais aimé poser la question au Collège : nous avons très peu
de points à l’ordre du jour, c’est probablement parce que le budget n’est pas
encore constitué, donc la Ville ne peut (?) pas dépenser.
À quel horizon le Collège envisage-t-il de présenter son projet de budget 2025
au Conseil ?
M. le Bourgmestre.- Nous sommes dans… Avant le budget de la Région
bruxelloise !
(Rires.)
Ah ! Je vois que Mme Stoops applaudit.
Comme elle fait partie des négociateurs, parce qu’elle fait partie de la formatrice
(?), elle a peut-être des informations ?
Mme Stoops.- Vous faites tellement cette référence que vous êtes peut-être
aussi prêts pour régionaliser ?
M. le Bourgmestre.- Régionaliser tout ? Le groupe Ecolo-Groen demande de
tout régionaliser ? C’est bien ça, c’est intéressant !
M. Hellings.- On pourra peut-être présenter le budget de la zone de police ? La
police « fusionnée ».
M. Mampaka.- On a besoin d’un médiateur, monsieur le Bourgmestre. Venez à
la Région, on vous attend.
(Rires.)
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. BENZAOUIA relative à l’état de non avancement du
dossier 5 Blocs Rempart des Moines
M. Benzaouia.- Merci, monsieur le Président. Après avoir laissé pourrir
pendant de nombreuses années les cinq bâtiments de logements sociaux situés
rue Remparts des Moines, avec des conséquences considérables sur les
conditions de vie et la santé de ces 800 locataires, la direction du Logement
bruxellois a finalement choisi l’option de la démolition-reconstruction.
Jusqu’en 2008, c’était pourtant l’option de la rénovation, moins lourde qu’une
démolition – tant d’un point de vue environnemental que social –, qui avait les
faveurs de la Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB) et
du Logement bruxellois. Mais à partir de 2010, le choix de la démolition
reconstruction a été validé par ces instances, nécessitant le déplacement de
familles entières, pourtant bien ancrées dans le quartier.
Par ailleurs, la démolition-reconstruction semble être, ici, la suppression pure et
simple de 119 logements sociaux au profit de 133 logements moyens.
La salle de sports sur le site est une construction récente, réalisée dans le cadre
d’un contrat de quartier. Elle est utilisée, moderne et fonctionnelle.
Sa démolition constitue un gâchis écologique, mais également financier,
puisque la Ville devra rembourser une partie du subside octroyé pour sa
construction dans le cadre du contrat de quartier. La garder telle quelle sur le
site et l’intégrer au nouveau projet semble pourtant relever du bon sens.
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Lors des deux commissions de concertation, les habitants et associations ont
notamment demandé d’adapter le programme prévu dans la demande de permis,
pour le rendre moins dense, de revoir les gabarits prévus à la baisse, de revenir
au taux initial de 100 % de logement social et de réduire de moitié le nombre
prévu de places de parking.
Dans la foulée, la Région – Urban.brussels : M. Pascal Smet, pour ne pas le
citer –, a accordé un permis d’urbanisme sans prendre en compte les
réclamations unanimes qui ont été émises lors des processus de consultation.
Les habitants, ne se sentant pas écoutés, n’ont pas eu d’autre choix que de
recourir au tribunal pour se faire entendre. Le Conseil d’État a ainsi suspendu le
permis d’urbanisme en attendant de statuer sur la demande d’annulation de
celui-ci (?) – qui viendra dans cinq, six ans, si tout va bien.
L’absence de prise en compte de l’avis des citoyens et associations actives dans
ce quartier a donc conduit à un blocage.
Enfin, deux des cinq bâtiments sont toujours occupés partiellement par des
locataires qui vivent dans des conditions dégradées et sont en attente de
solutions de proposition de relogement.
Mes questions sont donc :
C’est quoi, votre lecture de ce dossier qui pourrit de plus en plus ?
Quelles sont les prochaines étapes décidées par le Collège pour ce site ?
Dans une Région où une personne sur deux rentre dans les conditions
d’obtention d’un logement social, supprimer 119 logements sociaux nous
semble l’inverse de ce qu’une ville doit faire.
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D’autres consultations avec les habitants et associations ont-elles été prévues ?
Quelles solutions de relogement avez-vous décidées pour les locataires qui sont
toujours sur place ?
Merci pour vos réponses.
Mme Houba, échevine.- Monsieur le conseiller, merci pour votre question
– que vous avez d’ailleurs déjà posée très récemment au Parlement bruxellois
(rire), à Mme Ben Hamou, mais vous aurez également une réponse à la Ville.
Donc, comme vous le savez, suite au recours en suspension des trois riveraines
et riverains, le Conseil d’État a suspendu, le 28 juin 2024, le permis accordé
pour la construction de 332 logements.
La juridiction pointe la dérogation demandée au règlement régional
d’urbanisme (RRU) par rapport à la densité et à la hauteur.
La procédure visant l’annulation de ce permis d’urbanisme est toujours en
cours.
Concernant les consultations avec les résidentes et les résidents, elles ont été
menées lors de la conception du projet. Les locataires du Logement bruxellois
ont notamment été consultés en 2019 pour le choix de certains aménagements
dans les parties communes des bâtiments et ces aménagements ont été intégrés
au projet dans la mesure du possible.
Par ailleurs, l’ensemble du public concerné et pouvant être impacté par le projet
a été consulté à plusieurs reprises dans le cadre de la procédure de demande de
permis d’urbanisme.
Une première enquête publique s’est déroulée en janvier et en février 2022, une
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séance de la Commission de concertation a été organisée le 9 mars 2022.
Une seconde enquête publique s’est déroulée en juin et juillet 2023 et une
nouvelle séance de la Commission de concertation a été organisée le 26 juillet
2023.
Durant les enquêtes publiques, de nombreuses réclamations ont été introduites.
Le public concerné a donc pu faire valoir ses observations.
Des contacts ont aussi été pris avec les personnes qui ont introduit le recours,
mais en vain.
Pour rappel, le projet prévoit la démolition des cinq tours et, au total, c’est un
nouvel îlot qui devrait sortir de terre, qui vise à intégrer 27 studios,
88 appartements une-chambre, 130 appartements deux-chambres,
58 appartements trois-chambres, 29 appartements quatre-chambres ou plus.
Il est également prévu 705 places de stationnement vélo et un parking souterrain
de 188 places pour voiture.
Plus spécifiquement, concernant la question des 119 logements sociaux que
vous mentionnez, ils ne sont pas supprimés : la Ville va compenser cette perte
en les recréant sur un autre projet à concurrence exacte du nombre de logements
perdus par le Logement bruxellois.
En ce qui concerne la relocalisation de locataires, elle est en cours. Dès qu’un
logement se libère sur un autre site, il est proposé en priorité aux occupantes et
aux occupants du Rempart des Moines.
Pour les deux dernières tours occupées, les locataires ne seront pas transférés
vers d’autres logements, puisque le projet prévoit, une fois terminée la
construction de la phase 1 du projet, que ces locataires soient transférés
directement dans les nouveaux logements.
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La suspension du permis est donc dramatique ! La nécessité de rénovation des
logements vétustes des 5 Blocs du Rempart des Moines est une évidence.
Nous travaillons actuellement et assidûment à trouver une solution avec tous les
opérateurs concernés : le Logement bruxellois, la Régie foncière,
Urban.brussels, ainsi que les partenaires privés. L’objectif est de pouvoir
construire 330 logements sociaux et moyens dans les meilleurs délais.
Merci.
M. Benzaouia.- Oui… En fait, on reçoit les mêmes réponses partout.
(...)
Oui, si vous voulez… Si vous y voyez (?) une cohérence, est-ce que c’est
cohérent de laisser des gens vivre dans des conditions épouvantables ?
C’est insalubre !
Parmi (?) les habitants actuels qui restent encore, il y a des gens qui ont vécu
dans ces conditions pendant de longues années. Personne n’a bougé, les
pouvoirs publics n’ont pas pris leurs responsabilités !
Il y a plusieurs familles qui y habitent maintenant ; elles (?) sont entre
l’insécurité, d’une part – parce que vous connaissez le quartier et les problèmes
autour de ce quartier-là –, plus l’insalubrité. C’est un simple vitrage.
Je ne comprends pas comment on peut « rigoler » d’une situation dramatique où
les gens, au 21e siècle, vivent dans des conditions je ne sais de quel âge !
On parle aussi de la compensation des logements. Quand est-ce que tout cela va
être résolu ?
Vous attendez que le Conseil d’État statue sur la demande d’annulation. Vous
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savez combien de temps ça prend ?! L’arriéré du Conseil d’État, ce sont
plusieurs années d’attente encore !
Je n’arrive pas à suivre… je ne comprends pas cette logique. Vous êtes très
déconnectés de la réalité telle qu’elle est, où vivent les gens ! Et (?) soi-disant,
on est censé les représenter.
Je suis vraiment désolé de votre réponse !
Question de M. MAIMOUNI relative à la hausse des loyers
M. Maimouni.- Madame l’échevine, chers membres du Collège, monsieur le
Bourgmestre. Ces dernières années, une hausse significative s’est répercutée sur
les loyers de la Région de Bruxelles-Capitale, et notamment sur ceux de la Ville
de Bruxelles.
Beaucoup de propositions sont faites, sans réellement être concrétisées.
À cet effet, par exemple, la Team Fouad Ahidar à la Région soutient l’initiative
du Parti socialiste d’encadrer les loyers. Nous disposons de plusieurs centaines,
voire milliers de logements. Qu’est-ce qu’on attend pour montrer l’exemple ?
Parce que quand je vais sur le site de la Ville de Bruxelles, de la Régie foncière,
et que je me retrouve à voir des trois chambres à 1.600, 1.700 €, des deux
chambres à 1.000 €, ce sont des (?) biens et logements qui ont été faits en fonds
propres, donc nous sommes souverains des loyers que nous pouvons exercer.
Comment se fait-il qu’on ne montre pas l’exemple ? Et comment se fait-il qu’il
y ait un tel décalage ?
Comment se fait-il… J’aime prendre des cas concrets, des cas que je connais :
rue de la Buanderie, par exemple, il y a (?) mes parents qui ont un trois
chambres et qui payent 1.000 € – ça fait 28 ans qu’ils sont là (?). Et vous avez
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un appartement au-dessus qui s’est libéré et qui est à 1.600 €. La différence, en
fait, c’est qu’on vous a mis une cuisine à 5.000 €, un coup de balatum et un
coup de peinture, mais des châssis qui ont 55 ans et qui n’ont jamais été changés
alors que nous sommes les premiers à jouer les donneurs de leçons de morale
concernant les isolations pour les logements à Bruxelles.
J’aimerais savoir comment vous calculez ? Comment ça se fait qu’on passe pour
le même appartement de 1.000 à 1.600 €, partant du principe qu’un bon père de
famille fait que, par exemple, sur 100 % des loyers perçus, il y ait une quote-
part qui soit prévue pour l’entretien et la rénovation quotidienne de ce bâtiment
– ce qui n’est visiblement pas le cas.
J’attends donc votre réponse, madame l’échevine.
Mme Houba, échevine.- Merci, monsieur le conseiller, pour votre question.
Comme vous le savez, la Régie foncière a son propre budget – qui vous sera
d’ailleurs très bientôt présenté en Conseil communal –, budget qui, depuis plus
de 20 ans, est en équilibre.
Celui-ci permet de payer d’une part l’ensemble du personnel en charge de la
maintenance et de la construction de nouveaux logements et les 272 millions
d’euros d’emprunts qui lui permettent et lui ont permis de mener de nombreux
projets.
Depuis le covid-19, les loyers ont subi une augmentation moyenne de 3,9 % en
2021, de 8,6 % en 2022 et de 1,4 % en 2023. Avant même l’application des
mesures de limitation de cette augmentation en fonction des performances
énergétiques des bâtiments (PEB), que Mme Ben Hamou a portés en qualité de
ministre, la Régie avait déjà limité la grosse indexation de 2022 par une
compensation pour les indexations de plus de 5 %.
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La Régie ne fait malheureusement pas exception à ce que tout un chacun a
connu comme augmentation significative : l’indexation des salaires de 12 %,
l’augmentation entre 30 et 60 % pour le coût des travaux et des matériaux de
construction, le taux d’emprunt en forte hausse faisant passer les taux de 1 % à
plus de 4 %, et j’en passe.
En conclusion, il est mathématiquement compréhensible que ces augmentations
ne soient pas couvertes par les indexations.
La Régie se bat pour garder des loyers moyens acceptables et, clairement, à la
Ville, nous entendons continuer à nous battre aux côtés de la Régie pour qu’elle
puisse rester compétitive, tout en continuant d’être le développeur important de
nouveaux logements de qualité basse énergie.
Le nombre de demandes à la location auprès de la Régie, entre 50 et
100 personnes candidates par location et 10.000 nouvelles candidatures inscrites
sur la liste depuis 2021, démontre qu’elle représente une indéniable opportunité
à saisir.
M. Maimouni.- Je réplique, évidemment, parce qu’on ne répond pas à ma
question, mais on répond à côté.
Je vous ai demandé sur quels critères vous vous basez pour définir un loyer de
manière factuelle, de manière arithmétique. Je vous ai donné un exemple :
quand, pour un appartement qui se louait 1.000 €, on se retrouve à payer pour
un nouveau bail à 1.600 €, sur quoi vous vous basez ?
Quel est votre amortissement ? Je vais vous donner la règle générale, dite
« académique » : un amortissement dans le logement se fait sur 20 ans. Donc
600 €, ça fait 150.000 €.
Est-ce que vous avez l’impression que vous investissez 150.000 € dans chaque
appartement qui est rénové ? La réponse est non.
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Après, nous sommes souverains. Ça veut dire que si vous voulez aller plus vite
que la musique et délaisser ce qui est passé pour venir avec des ambitions
futures, c’est bien, mais c’est au détriment des locataires actuels.
Par exemple, ce que je vous suggère, j’invite les membres de ce Conseil
communal à travailler sur une motion commune, dans l’intérêt des Bruxellois.
Par exemple, le salaire médian à Bruxelles est de 1.800 €, c’est-à-dire qu’on
respecte la règle de trois et on se met alors à définir un studio à 600 €. Si c’est
une chambre et que c’est un couple, ça sera 720 €. Par chambre supplémentaire,
on mettra 120 €.
Et on se retrouvera à avoir des loyers décents, ou on trouvera par exemple un
trois chambres à 1.000 €, ce qui est cohérent.
Vous n’arrêtez pas de dire : « Nous, on va encadrer les loyers ! »
Montrons-le !
Je vous donne la possibilité de le montrer, je vous donne la possibilité d’agir, de
se concerter ensemble pour définir un budget. Alors qu’est-ce que vous
attendez, au Parti socialiste ?!
Le problème s’est produit de la même manière (?) à la Région, où des centaines
de personnes attendent encore leur prime. On dit que c’est un problème de
budget qui va se résoudre bientôt avec les 12e provisoires (?), soit – je vous
laisse le bénéfice du doute.
Mais ici, aujourd’hui, à la Ville de Bruxelles, on a la possibilité de le faire sans
broncher.
Je vous demande, s’il vous plaît, de vous joindre à une concertation commune
pour pouvoir définir des loyers encadrés à des prix décents. On peut même se
baser sur la fourchette du Fonds du logement : quelqu’un qui a un revenu
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moyen sera plafonné de telle manière à permettre aux classes moyennes, aux
classes précarisées de pouvoir avoir un logement de qualité à des conditions
normales.
Et de facto, on exclut toute tentative de gentrification agressive.
J’attends toujours une réponse à ma question sur quels critères arithmétiques –
et non pas en me disant 8,2 % et ainsi de suite. D’ailleurs, j’aimerais attirer
votre attention : quand on a plafonné les loyers à 5 %, en contrepartie, les
charges sur le gaz et le chauffage ont explosé.
On leur a retiré 50 à 100 € de loyer pour doubler, tripler leurs charges
communes ? S’il vous plaît, madame !
Question de M. MAIMOUNI relative à l’augmentation alarmante du
nombre de faillites de commerces à Bruxelles
M. Maimouni.- Monsieur Wauters, il me semble que personne n’est au courant
qu’il y a une hécatombe au niveau des faillites sur le territoire de la Ville de
Bruxelles. Ça tombe tous les jours.
J’avais abordé le sujet la dernière fois dans les rues où les commerces de
proximité existaient. La plupart d’entre eux se sont éteints.
D’ailleurs, le rapport de Hub.brussels montre qu’il y a une augmentation et
qu’on en est arrivé à 25 % de chômage locatif. Mais la majorité des spécialistes
en la matière disent tous que le dénominateur commun de ces faillites, par
rapport à la Ville de Bruxelles, est dû à des problèmes de mobilité, de propreté
et de sécurité.
Je préfère anticiper une... Allô ? Est-ce que vous me regardez, Monsieur
Wauters ?
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(...)
Eh bien, je vous ai dit qu’il y a une augmentation des faillites sur le territoire de
la Ville de Bruxelles.
M. Wauters, échevin.- Tout à fait. Je le note.
M. Maimouni.- Voilà, je l’illustre. Est-ce que vous avez besoin d’une
illustration quand vous vous baladez dans les rues et que vous voyez que les
magasins sont fermés ?
M. Wauters, échevin.- Continuez, continuez : c’est mieux. Franchement, c’est
mieux (rire) !
M. Maimouni.- Je vous demande, monsieur Wauters – vu que ces
compétences : sécurité, mobilité et propreté, sont sous la tutelle de la Ville de
Bruxelles –, quels sont les plans d’action que vous avez entamés.
Quels sont les plans d’action que vous comptez faire pour refréner et stopper ce
fléau ?
Vous êtes, comme moi, commerçant – je crois que vous êtes opticien, de
mémoire. Pour un indépendant qui a son commerce depuis des décennies, voir
son commerce mourir, c’est comme voir son enfant mourir !
Qu’est-ce que vous allez faire concrètement pour ça ?
Merci.
M. Wauters, échevin.- Monsieur le conseiller, je vous remercie pour votre
question. Effectivement, je regardais la question qui m’était écrite, parce que
vous aviez commencé différemment. Donc, voilà. Parce que pour établir une
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réponse, on se base sur votre question.
Il est évident que le contexte macroéconomique actuel pèse effectivement
violemment et lourdement sur le commerce local. Et donc la Ville de Bruxelles
– et la Région, et même l’État – n’échappe pas à cette tendance.
Votre question est sans doute basée sur l’analyse récente de Statbel, qui permet
de situer le nombre de faillites dans un cadre plus large.
Ce phénomène est préoccupant. Il s’inscrit dans une dynamique nationale,
même internationale, où de nombreuses enseignes bien établies, comme Body
Shop ou Lunch Garden, ont soit d’énormes difficultés, soit ont dû cesser leur
activité.
Croyez-moi – vous avez fait référence au fait que j’étais commerçant –, cela me
préoccupe et cela occupe tout à fait mon attention, ainsi que celle du Collège !
Par rapport aux commerces de la Ville de Bruxelles, j’attends d’obtenir les
statistiques les plus récentes pour voir ce qu’il en est sur la Ville.
Néanmoins, j’attire votre attention sur le fait qu’il est important de distinguer
faillites et pertes d’emplois. À ce niveau-ci, les chiffres de la Région
bruxelloise, comparativement à ceux de la Flandre et de la Wallonie, sont plutôt
meilleurs.
En ce qui concerne les mesures mises en place, et q
ui seront renforcées au niveau de la Ville, avec notre cellule commerce et
Bruxelles Entreprendre, je vous informe que nous avons déjà de nombreux
dispositifs spécifiques pour le soutien à l’entrepreneuriat et au commerce. Je ne
peux pas être exhaustif ici, mais je voudrais citer quelques exemples :
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- Meilleur accompagnement des commerçants et des associations de
commerçants, avec notamment une meilleure orientation vers les dispositifs
d’aide existants.
- L’augmentation de l’attractivité commerciale des quartiers, avec par exemple
des aménagements urbains, des primes pour embellir les façades – qui doivent
d’ailleurs faire l’objet d’informations, parce que beaucoup de gens ne savent
même pas qu'elles existent, je l’ai constaté depuis le peu de temps que je suis en
place –, ou encore des campagnes de communication.
- Poursuivre également le développement de la plateforme Localguide.brussels
qui met en avant les commerces, renforce leur visibilité et leurs particularités
auprès des Bruxellois, des Bruxelloises et des visiteurs.
En résumé, malgré un contexte budgétaire difficile, je peux vous assurer que
nous allons mener une politique de développement économique ambitieuse,
forte de moyens nouveaux pour répondre au mieux aux différents enjeux que
vous avez évoqués à juste titre. D’ailleurs, j’imagine que vous avez lu
attentivement notre accord de majorité – le chapitre 23 : « Économie ,
commerce, emploi », avec l’ensemble des mesures que nous comptons
développer.
Vous comprendrez que cela ne se fait pas sur un coin de table ou en quelques
jours, donc laissez-nous un peu de temps pour travailler.
Pour obtenir des informations et des mesures tout à fait concrètes, je vous invite
à reposer la même question, ou peut-être même plus étoffée, après l’été, et je me
ferai un grand plaisir de vous y répondre.
M. Maimouni.- Oui. Donc, j’ai une réponse de M. Wauters disant qu’on était
mieux qu’en Flandre et en Wallonie.
J’ai l’impression de me revoir quand j’étais petit et que j’avais une mauvaise
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note. Je disais à mon père : « Mais non, papa. Ce n’est pas moi, le dernier de la
classe ! » Mais soit.
Je n’ai pas besoin de Statbel, j’ai tout simplement besoin de me balader rue
Blaes, rue De Wand ou rue Marie-Christine, de me balader dans Bruxelles pour
voir des dizaines et des centaines de rez-de-chaussée commerciaux vides – oui,
des centaines, monsieur ! Je vous invite à venir avec moi.
Et quand vous dites qu’il y a des plans de communication qui vont être faits…
Après, rejeter…
(...)
Eh bien, vous me dites que les commerçants « ne sont pas au courant ».
M. Wauters, échevin.- J’ai dit qu’ils ne sont pas « suffisamment » au courant…
M. Maimouni.- Donc, ils ne le sont pas ! On va faire quoi ? De la
sémantique ?!
M. Wauters, échevin.- Bon, je vous laisse continuer. C’est fatigant !
Oui.
M. Maimouni.- Eh bien, écoutez, si vous venez avec des informations plus
concrètes et arrêtez cet air condescendant… et ahuri…
M. le Président.- Allez, monsieur Maimouni. Au fond !
M. Maimouni.- Mais monsieur, regardez sa réaction ! Soyez honnête : venez
avec des chiffres, monsieur Wauters. Venez avec des exemples.
Quand je vous ai dit, par exemple, que le dénominateur commun vis-à-vis des
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faillites et des statistiques, chez les spécialistes, disent que c’est mobilité,
propreté et sécurité, pourquoi vous n’en parlez pas ?
J’étais samedi au boulevard de Waterloo. J’ai mis une heure et demie pour faire
une fois le tour de l’avenue de la Toison d’Or au boulevard de Waterloo ! J’ai un
« pote » qui était avec moi, il est parti au Meer. Il a fait son « shopping » au
Meer, entre-temps : il a réussi à arriver à Anvers !
Ne me dites pas que ce n’est pas un problème !
Et vous osez me dire qu’il y a une concertation avec les associations de
commerçants ?! C’est bizarre, parce que quand moi je les vois et que je les
rencontre, ils me disent l’exact opposé de ce que vous affirmez !
Mais il n’y a personne qui est content de ce que fait la Ville de Bruxelles. Donc
s’il vous plaît, ne me dites pas que c’est un problème qui est apparu
aujourd’hui : ça fait des années que « c’est la merde » à Bruxelles !
Question de M. MAIMOUNI relative à la situation d’un conseiller
communal qui continue d’exercer une fonction dans une structure de
la Ville
M. Maimouni.- Monsieur Close, je vous avais interpellé lors de la présentation
de l’accord de majorité concernant la présence – litigieuse à mon sens ; ça
n’engage que moi –, d’un conseiller communal qui continue d’exercer en même
temps une fonction dans une structure de la Ville de Bruxelles dont vous êtes le
président, donc de facto son supérieur hiérarchique.
Cette même personne, pour ces raisons que j’invoque aujourd’hui, vous avez
déclaré dans la presse en 2018 qu’elle a démissionné puisqu’elle ne pouvait pas
cumuler et qu’il y avait conflit d’intérêts.
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J’aimerais savoir : comment se fait-il que ça avait changé ? Ce genre de posture,
même si elle n’est pas illégale en soi – parce que c’est dû, une fois de plus, à un
nouveau tour de passe-passe dont vous êtes le maître concernant les différentes
structures de la Ville de Bruxelles –, mais comment se fait-il qu’en même
temps, cette personne se retrouve à avoir des employés de la Ville de Bruxelles
sous sa tutelle ?
Pour éviter toute ambiguïté, ce que je demande, ce n’est pas qu’elle
démissionne d’ici, c’est qu’elle démissionne soit du conseil communal et
continue à exercer sa fonction dans les maisons de quartier, soit l’inverse.
C’est tout ce que je demande ; c’est pour éviter des ambiguïtés.
Vous savez, monsieur Close, on m’a communiqué très récemment, avec
l’autorisation de la plaignante, un procès-verbal de police où une personne
travaillant dans une maison de quartier, sous l’autorité de cette personne,
déclare dans son procès-verbal qu’elle a été forcée à distribuer des tracts
électoraux pendant ses heures de travail. Et en même temps, je reçois les
feuilles de congé de la Ville de Bruxelles, de ces mêmes maisons de quartier,
attestant que cette personne n’était pas en congé le jour des faits.
La personne m’a tout simplement dit, parce que j’étais en contact avec son
avocat : « Mais moi, il n’y a pas de problème, je suis sûr de ce que je dis. Vous
pouvez même borner mon téléphone. » C’est scientifique ; c’est empirique.
La justice reste souveraine, je ne me substitue pas à la justice, mais c’est pour
ces ambiguïtés-là que je demande qu’il y ait une position qui se fasse et qu’on
vote de manière collégiale que si on travaille pour une structure de la Ville de
Bruxelles, de manière directe ou indirecte, on ne peut pas siéger comme
conseiller communal.
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D’ailleurs, je proposerais même qu’on soit en pause carrière six mois avant les
élections pour éviter les conflits d’intérêts. Mais bon… Après, en même temps,
juste à côté, à Anderlecht, il y a énormément de bruit et de rumeurs qui se disent
sur le clientélisme du Parti socialiste ! Et j’aimerais vraiment croire ce qu’ils
disent : que ce n’est pas le cas. Mais vous ne m’aidez pas, monsieur Close…
Vous ne m’aidez pas ! On est arrivé à un stade, au Parti socialiste, où le
clientélisme est devenu un pléonasme !
M. Weytsman, président du CPAS.- Je vous remercie, monsieur Maimouni.
Donc, vous posiez la question : en quoi est-ce incompatible ?
Tout ce que vous venez de dire, vous ne l’aviez pas évoqué dans votre question
donc je ne peux faire que vous renvoyer vers la loi. Donc, je vais me permettre
de vous la présenter.
Il convient de rappeler que les incompatibilités sont effectivement instaurées par
la loi et limitent le droit d’exercice d’un mandat public. Elles ne doivent donc
être interprétées qu’au sens strict et ne peuvent être étendues par analogie. En ce
qui concerne les conseillers...
M. Maimouni.- On ne vous entend pas, monsieur Weytsman.
M. Weytsman, président du CPAS.- Je suis certain que vous m’entendez,
monsieur Maimouni !
Donc, il y a un volet sur les conseillers communaux et un volet pour le « conseil
du CPAS ». Pour le Conseil communal, les incompatibilités dont vous parlez
sont prévues à l’article 71 de la loi.
J’ai ici le document, si vous le voulez, avec exactement tous les points. Je me
propose de ne pas vous les lire, mais de vous les donner directement. En fait, on
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peut les retrouver au Moniteur belge : ce sont les incompatibilités à l’article 71
de la nouvelle loi communale.
Pour le Conseil de l’Action sociale, les incompatibilités sont dans une autre loi :
c’est celle de la loi organique du 8 juillet 1976, c’est l’article 9. Là sont reprises
également toutes les incompatibilités.
En conclusion, en l’espèce, le conseiller dont vous parlez est employé et
rémunéré par l’association Chapitre 12, et ne figure pas directement comme
étant repris dans les deux lois susmentionnées.
C’est la raison pour laquelle nous vous expliquons qu’il n’y a aucune
incompatibilité.
M. le Président.- Merci, monsieur Weytsman. J’ajoute à cela, monsieur
Maimouni, qu’il y a déjà eu un contrôle à ce propos, évidemment, avant le
1er décembre.
M. Maimouni.- Bon, mais j’ai posé plusieurs questions. Et notamment
pourquoi se fait-il qu’en 2018, le bourgmestre a déclaré publiquement que
c’était incompatible et qu’aujourd’hui, ça ne l’est plus ?
Et visiblement, les articles de loi qui ont été cités par M. Weytsman n’ont pas
changé entre-temps. Ils ont changé, monsieur Weytsman ?
(…)
M. Maimouni.- Merci.
Donc, la question, qui s’adressait à M. Close qui est son supérieur hiérarchique
dans la fonction qu’il exerce, c’est à lui que j’ai posé la question – ils sont
d’ailleurs dans le même parti.
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J’ai ici – ce qui n’est pas anodin –, un procès-verbal de la police. Il y a
quelqu’un qui est en arrêt maladie qui se plaint de cela.
Donc, pour éviter ces ambiguïtés, j’ai bien dit que c’était pour des raisons
morales et non légales, parce que la loi n’avait effectivement pas vu cet aspect-
là et ce cas : c’est pour ça que les lois sont amenées à évoluer et c’est pour ça
que je demande au Conseil communal d’évoluer sur (?) la question.
Et je n’ai rien dit de mal. Qu’est-ce que j’ai dit de mal ?
D’ailleurs, monsieur Courtois, M. Mayeur, quand il a démissionné, ce qu’il a
fait au Samusocial, ce n’était pas illégal, mais c’était immoral !
C’est pour ces raisons-là que je demande la même « réciproque » vis-à-vis des
faits : qu’il démissionne de l’un ou de l’autre, pour éviter toute ambiguïté !
Je n’ai aucun problème avec ladite (?) personne, mais je demande juste qu’on
soit plus clair et transparent.
D’ailleurs, vous, monsieur Weytsman qui, à travers votre parti, vous battez avec
véhémence pour assainir les structures politiques bruxelloises, eh bien vous
n’allez vraiment pas dans la bonne direction !
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaine séance
Volgende zitting
Vendredi 14 février 2025
- à 14h : sections ordinaires.
Lundi 17 février 2025
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- à 17h : 1er comité secret (dossier disciplinaire) ;
- à 17h30 : séance publique, suivie d’un 2e comité secret.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 18h15.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 18u15.
📄 2025-01-20 scrape
City Council Meeting — 2025-01-20
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 20 janvier 2025
Openbare vergadering van maandag 20 januari 2025
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h15 sous la présidence de M. Alain
Courtois, présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u15 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, voorzitter.
M. le président.- Conformément à l'article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, les projets de procès-
verbaux des séances du 11/12/2024 et du 16/12/20024 ont été mis à la
disposition des membres du Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zittingen
van 11/12/2024 en 16/12/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd,
gedurende de zeven voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 79, 80 et 84 repris au
supplément à cet ordre du jour, daté du 16/01/2025.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 79, 80 en
84, vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 16/01/2025.
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Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 77, 78, 81
à 83, 85, 86 et 89 à 103 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
16/01/2025.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 77, 78, 81 tot 83, 85, 86 en 89 tot 103 vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 16/01/2025.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications – Mededelingen
Communication de décisions prises par le Collège juridictionnel
Mededeling van beslissingen van het Rechtscollege
M. le président.- J’informe les membres du Conseil de l'arrêté du Collège
juridictionnel du 10/01/2025 portant validation de l'élection des membres du
Conseil de police par le Conseil communal en ses séances des 11/12/2024 et
16/12/2024. La prestation de serment des membres élus aura lieu lors de la
séance d'installation le 28/01/2025.
Ik stel de Raadsleden in kennis van het Besluit van het Rechtscollege van
10/01/2025 houdende validatie van de verkiezing van de leden van de
Politieraad door de Gemeenteraad in de zittingen van 11/12/2024 en
16/12/2024. De eedaflegging van de verkozen leden zal plaatsvinden tijdens de
installatievergadering op 28/01/2025.
Pris acte
Akte genomen
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Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
Dhr. Voorzitter nodigt de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in
de rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van de
volgende verenigingen :
- Association des Commerçants du Carrefour Jean Monnet en abrégé ACCJM
asbl, au 31/12/2023, "Association des Commerçants du Carrefour Jean Monnet"
afgekort "ACCJM" vzw, op 31/12/2023 ;
- Entrez Lire Passa Porta FR asbl, au 31/12/2023, "Entrez Lire Passa Porta FR"
vzw, op 31/12/2023 ;
- Sablon Quartier des Arts et du Commerce asbl, au 31/12/2023, "Sablon
Quartier des Arts et du Commerce" vzw, op 31/12/2023 ;
- Atlas asbl, au 31/12/2023, Atlas vzw, op 31/12/2023 ;
- Actions in the Mediterranean en abrégé AIM asbl, au 31/12/2023, Actions in
the Mediterranean afgekort AIM vzw, op 31/12/2023 ;
- Arthis Maison Culturelle belgoroumaine asbl, au 31/12/2023, "Arthis Maison
Culturelle belgoroumaine" vzw, op 31/12/2023 ;
- Out of Focus asbl, au 31/12/2023, Out of Focus vzw, op 31/12/2023 ;
- Entreprendre.brucity asbl, au 31/12/2023, Ondernemen.brucity vzw, op
31/12/2023 ;
- Centre d'entreprises Dansaert scrl, au 31/12/2023, "Centre d'entreprises
Dansaert" cvba, op 31/12/2023 ;
- Listen asbl, au 31/12/2023, Listen vzw, op 31/12/2023 ;
- STUDIO BALADO asbl, au 31/12/2023, STUDIO BALADO vzw, op
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31/12/2023 ;
- Théâtre Les Tanneurs asbl, au 30/06/2023, "Théâtre Les Tanneurs" vzw, op
30/06/2023 ;
- SKINFAMA asbl, au 31/12/2023, SKINFAMA vzw, op 31/12/2023 ;
- Arts et Publics asbl, au 31/12/2023, "Arts et Publics" vzw, op 31/12/2023 ;
- Origine asbl, au 31/12/2023, "Origine" vzw, op 31/12/2023 ;
- Taekwondo Mudukwan Pole Brussels asbl, au 31/12/2022 et 31/12/2023,
Taekwondo Mudukwan Pole Brussels vzw, op 31/12/2022 en 31/12/2023 ;
- Vision solidaire asbl, au 31/12/2023, Vision solidaire vzw, op 31/12/2023 ;
- Centre d'entreprises Les Ateliers des Tanneurs sa, au 31/12/2023 ; "Centre
d'entreprises Les Ateliers des Tanneurs" nv, op 31/12/2023 ;
- Magasin 4 a.k.a. Entropie asbl, aux 31/12/2021, 31/12/2022 et 31/12/2023,
"Magasin 4 a.k.a. Entropie" vzw , op 31/12/2021, 31/12/2022 en 31/12/2023 ;
- Resto Modèle asbl, au 31/12/2023, "Resto Modèle" vzw, op 31/12/2023 ;
- Théâtre de Poche asbl, au 30/06/2024, "Théâtre de Poche" vzw, op
30/06/2024 ;
- Atomium asbl, au 31/12/2023, Atomium vzw, op 31/12/2023 ;
- Train World asbl, au 31/12/2023, Train World vzw, op 31/12/2023 ;
- Golazo Sports sa, au 31/12/2023, Golazo Sports nv, op 31/12/2023 ;
- Agence locale pour l'emploi de la Ville de Bruxelles asbl, aux 31/12/2022 et
31/12/2023, Plaatselijk Werkgelegenheidsagentschap van de stad Brussel vzw,
op 31/12/2022 en 31/12/2023 ;
- Womenpreneur asbl, au 31/12/2023, Womenpreneur vzw, op 31/12/2023 ;
- Arty Farty Bruxelles asbl, au 31/12/2023, Arty Farty Bruxelles vzw, op
31/12/2023 ;
- Royal Excelsior Sports Club 1904 asbl, au 31/12/2023, Royal Excelsior Sports
Club 1904 vzw, op 31/12/2023 ;
- Fantastique Collectif asbl, au 31/12/2023, "Fantastique Collectif" vzw, op
31/12/2023 ;
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- Zig Zag asbl, au 31/12/2023, Zig Zag vzw, op 31/12/2023 ;
- « Gemeenschapscentrum Nohva » asbl, au 31/12/2023, Gemeenschapscentrum
Nohva vzw, op 31/12/2023 ;
- « Onderwijs Brussel » asbl, au 31/12/2023, Onderwijs Brussel vzw, op
31/12/2023 ;
- Espace Cultures et Développement asbl, au 31/12/2023, "Espace Cultures et
Développement" vzw, op 31/12/2023 ;
- Seven Shelters asbl, au 30/06/2024, Seven Shelters vzw, op 30/06/2024.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales - Mondelinge vragen
M. le président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 14 - Punt 14
M. Hellings.- Ce point vise le bâtiment Vanderborght. Il s'agit d'un contrat de
maintenance avec une société qui entretient le bâtiment. C'est l'occasion de vous
poser la question de savoir où en sont les projets d'occupation de ce bâtiment
emblématique qui sert généralement à accueillir des expositions temporaires.
Quels sont vos objectifs à plus long terme ? Il a été question de collaborations
avec un musée important.
Est-ce que vous avez envisagé des solutions d'isolation énergétique du site au-
delà de ce contrat de maintenance avec une société bien connue sur le marché
bruxellois de l'entretien des bâtiments ?
Mme Frelinx, échevine.- L'occupation est toujours à l'étude. On est occupés à
voir ce qui pourrait être le mieux pour cet immeuble.
M. le bourgmestre.- Il y a la première piste que vous connaissez et qui est celle
des Musées royaux. On a demandé officiellement qu'ils se prononcent. Le cas
échéant, nous chercherons une autre piste définitive. Nous avons plusieurs
options à l’étude. On les livrera au Conseil quand elles auront été un peu
étayées. On a toujours jugé assez pertinent de sortir le Musée d'art moderne de
là où il se trouve actuellement pour le replacer au Vanderborght. Je trouve qu'on
a assez attendu. Maintenant, il faut que les Musées royaux se positionnent. On a
posé la question et on espère avoir la réponse au mois de février.
On a des plans B avec d'autres opérateurs et avec les opérateurs culture de la
Ville de Bruxelles. On continue de voir avec les Musées royaux si cela pourrait
les intéresser. Si ce n'est pas le cas, on aura d'autres projets à vous soumettre. Ce
ne sont pas les normes énergétiques qui sont les plus importantes, mais les
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normes muséales fixées pour accueillir certaines œuvres (assurances). Pour un
musée qui fonctionne beaucoup grâce aux prêts d'œuvres, il faut un certain
niveau d'hydrométrie, d'exposition à la lumière, etc. On devrait avoir les
résultats d’une étude à ce sujet dans les mois qui viennent et on pourra alors
décider une fois pour toutes de la direction à prendre, mais cela restera bien une
affectation culturelle.
M. Hellings.- C'est une belle opportunité pour Bruxelles. Ce bâtiment est
emblématique. Il est particulièrement bien situé. On sera très attentifs à la
destination culturelle et à l'isolation énergétique d'un bâtiment qui en aura bien
besoin, en tenant compte éventuellement des besoins muséaux.
Point 22 – Punt 22
M. Bauwens.- Ce sera une mini-question surprenante. Le point vise la
réparation ou l'entretien de la fontaine en face de la Bourse. Étant moi-même un
fervent adepte des terrasses, j’ai constaté que selon le vent, quand la fontaine est
allumée, on prend une douche quand on est sur la terrasse du café Le Coq. J'ai
déjà reçu pas mal de plaintes et de remarques là-dessus. J'espère que la
maintenance et la réparation régleront ce petit problème qui me semble très
facile à résoudre.
Mme Frelinx.- Merci pour votre remarque. Nous y serons attentifs.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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M. le président.- Au point 82, il y a à modifier, dans le troisième alinéa, « pour
le montant total de subsides de 47.603 € répartis comme suit : 19.000 à Artist
City pour le projet schrijfworkshops ». Il s’agit en fait du projet Bitume. Le
reste demeure en l’état.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 32 – Punt 32
M. Bauwens.- Le point 32 est pris pour information. Il s’agit de l’ancien site
Recyclart, je suppose, qui est parti à Molenbeek. La Ville va reprendre les
bâtiments de la SNCB pour en faire un projet semblable.
Est-ce que vous pouvez expliquer l’idée de ce projet ? Est-ce la même chose ?
S’agit-il d’un restaurant ? Expliquez-nous le projet que vous comptez y
développer.
Il y avait un problème d’insécurité ou d’instabilité du bâtiment. Qu’est-il prévu
pour résoudre ce problème qui a forcé Recyclart à quitter les lieux ?
Mme Maes.- Je laisse le bourgmestre répondre, puisque votre question relève
plus de la culture que de l’urbanisme.
M. le bourgmestre.- Il s’agit d’un lieu qui assure une vraie jonction entre les
quartiers. D’ailleurs, Recyclart remplissait très bien cette fonction. Cette
association a très bien fonctionné. Il est aussi vrai que c’est un endroit où passe
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une très grande part du trafic de la SNCB. S’il devait y avoir un incident
technique sur cette ligne, ce serait une vraie catastrophe pour tous les gens qui
se déplacent en transport en commun, particulièrement en train. Il a fallu une
longue négociation avec la SNCB pour la convaincre d’activer tout ce qui était
sous la voie.
On est très fiers de vous présenter ce bail emphytéotique. On reprend les lieux
avec une série de conditions fixées par la SNCB pour leur sécurisation
(sprinklage...). Il y aura un lieu horeca, mais surtout une salle de concerts. On a
une grosse demande pour des jauges de 300-400 places.
Vous savez que nos salles, que ce soient l’ING Arena, le Cirque royal ou la
Madeleine, ont des taux d’occupation énormes. On va ouvrir le Magasin 4 dans
un ou deux mois. Il est presque fini. Cette salle de concerts alternative aura une
jauge de 600. En l’espèce, l’idée est d’avoir une salle de 300-400 personnes
pour accueillir les groupes émergents, notamment de culture urbaine.
À côté de cela, on a développé avec l’ancienne majorité des ateliers de
réparation de vélos dans le reste du rez-de-chaussée qui donne sur la rue des
Tanneurs et la salle Bolingo. On ne peut plus organiser d’ateliers bois et métal
parce que cette activité est trop dangereuse en cas d’incident. La SNCB
demande d’écarter ce type d’atelier. L’idée est de réoccuper tous les lieux
autour. On a refait tout ce qui était devant la place de la Chapelle. On compte
refaire aussi le haut de la place de la Chapelle en agrandissant le skatepark pour
faire revivre toute cette zone. On espère, dans quatre ou cinq ans, avoir un lieu
de culture en plus dans le cœur des Marolles.
M. Bauwens.- Vous parlez du skatepark. Est-ce qu’il y a encore une
concertation prévue avec les skateurs ? Ils se plaignent parfois du nouveau parc
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qui a été réalisé le long du canal. Ils disent que c’est une occasion ratée parce
qu’on ne leur a pas demandé leur avis.
Recyclart a une grande expérience du quartier et elle réussissait tant bien que
mal cette fusion de publics qui est le défi à Bruxelles. Vous parlez de culture
urbaine, de concerts émergents, etc. Une collaboration est-elle prévue ? On
entend souvent des belles déclarations sur la création d’un lien avec les
associations du quartier, la culture de quartier, la culture urbaine. En revanche,
les skateurs et les acteurs de la culture urbaine que je connais me disent qu’on
ne leur demande pas leur avis. Et entre-temps, on construit Kanal. J’exagère
peut-être, je sais bien qu’une salle de 400 personnes, ce n’est pas Kanal.
Qu’est-ce que vous avez prévu pour répondre à cette demande ?
M. le bourgmestre.- Pour le skatepark, Anaïs Maes va vous répondre, mais
c’est bien prévu. J’ai eu des débats avec les skateurs par rapport aux
inclinaisons, etc. Certains trouvent que c’est bien, d’autres non. L’idée, c’est de
retravailler avec eux. Mme Maes est en train de lancer un réaménagement en
concertation, notamment, avec des architectes spécialisés dans ce domaine.
Souvent, le problème est que les architectes ne connaissent pas exactement les
demandes des skateurs. L’idée est d’avoir un deuxième grand skatepark qui
réponde plus à la demande. Quant à Recyclart, je trouve qu’elle doit rester à
Molenbeek. C’est bien d’avoir un lieu de culture en plus à Molenbeek.
En l’occurrence, a priori, c’est le service de la culture et la Ville qui vont gérer
ce lieu, peut-être avec des acteurs urbains. On a démontré notre expérience dans
la gestion de salles qui sont de gros succès. Ici, on voudrait une jauge pour faire
connaître les artistes. On a interrogé le secteur. C’est une jauge qu’on connaît au
Botanique, qui est plutôt spécialisé en pop et rock. Il commence à mettre en
valeur les musiques urbaines, mais il y a un vrai problème pour des salles de
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200 à 400 places. On a déjà travaillé sous la précédente législature, avec ma
collègue Delphine Houba, sur une convention avec le C12, une salle de 200-300
places qui permet d’accueillir des cultures émergentes et des groupes en
lancement. Je vous rappelle qu’on aura le Magasin 4. On a construit la salle,
mais c’est l’ASBL Magasin 4 qui en assurera la gestion.
Je pense que Recyclart va rester à Molenbeek. De toute façon, on va d’abord
essayer de paramétrer la salle avant de voir quels acteurs aborder, mais a priori,
Recyclart ne reviendra pas sur Bruxelles.
Point 83 – Punt 83
M. Benzaouia.- Comme il s’agit d’une abrogation d’un PPAS, a priori, la
justification va dans le bon sens. C’est pour plus d’ouverture, pour une mixité
fonctionnelle, puisque le PPAS ne permet pas cette mixité. Cela ouvre la voie à
l’introduction de logements et de commerces. Cela va dans le bon sens et notre
groupe votera pour.
Néanmoins, on ne peut pas manquer l’occasion de demander d’introduire de la
mixité sociale, car il n’y en a pas dans ce quartier. Il y a beaucoup de bureaux et
un peu de logements d’un certain standing. C’est un quartier qui mérite une
vraie vie sociale, laquelle n’existe pas actuellement. Pire encore, pendant le
confinement, c’était un quartier mort. Tout le monde confirme que cela a été
une catastrophe à ce niveau. Un quartier mort en plein cœur de Bruxelles, cela
n’a pas de sens.
C’est une occasion à ne pas rater d’introduire du logement social dans ce
quartier, d’autant plus que c’est le public qui a la maîtrise du foncier. Le site a
été racheté par le fédéral, certes, mais vous entretenez sûrement des canaux de
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communication avec ce niveau de pouvoir. Vous pouvez, si vous le voulez,
trouver un accord pour introduire un quota de logements sociaux.
On entend chez certains la volonté d’imposer une part de logement social dans
les projets d’envergure. Or ici, c’est un terrain d’envergure, un grand îlot qui
peut abriter une part raisonnable de logements sociaux. Nous espérons, au PTB,
que cela sera défendu par cette majorité.
Mme Maes.- Merci pour votre remarque. Votre analyse est tout à fait correcte.
Vous avez lu l’accord de majorité. Ce site est un quartier cible pour renforcer la
mixité. C’est une des raisons pour lesquelles on abroge le PPAS. On abroge des
PPAS parce qu’ils sont exécutés ou obsolètes, mais dans ce cas-ci, c’est parce
qu’il était beaucoup plus sévère que le PRAS en ce qui concerne les
affectations. Or on voulait justement, comme vous le dites, s’ouvrir à la mixité
et au logement. Le but de ce Collège est d'avoir une mixité sociale dans ce
quartier. Donc, je peux vous rassurer sur ce point.
M. Benzaouia.- On sera très attentifs, tout au long de la législature, à ce point.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers dhr. de schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 44 – Punt 44
M. Bauwens.- Monsieur Wauters, vous serez chargé d’accompagner la
destruction du quartier Stalingrad. C'est acté dans un pacte. Je ne vous félicite
pas. On ne vous a pas vraiment entendu pendant la législature précédente. Et
maintenant, vous posez un acte assez important de cette nouvelle majorité, que
j'ai tendance à appeler PS-MR. Mais j’oublie que le cdH et les pactes, c'est toute
une histoire...
M. Wauters, échevin.- Cela s'appelle Les Engagés, Monsieur Bauwens.
M. Bauwens.- Je sais, mais je faisais référence au passé, Monsieur, et dans le
passé, vous vous appeliez autrement. Je suis désolé, mais ce n'est pas de ma
responsabilité.
On a lu le pacte que vous soumettez ici et il pose quelques problèmes. Par
exemple, Il nous dit - cela fait mal à entendre - que la deuxième phase aura un
impact limité sur le quartier. C'est une phrase qui fait très mal, sachant que
l'impact « limité » qu'on constate déjà actuellement est désastreux et qu’il est en
train de tuer tout un quartier. Et on sait ce qui nous attend, avec la destruction du
Palais du Midi et tout ce qui s'ensuit. Selon moi, selon beaucoup de gens du
quartier et de la Ville, et selon les spécialistes, on peut difficilement appeler cela
un impact limité.
Ensuite, des questions très sérieuses se posent sur le timing que votre pacte
propose. En effet, vous partez du fait que la construction du tunnel prendra un
an, tandis que la SNCB et d'autres spécialistes parient plutôt sur trois ans. Je
voudrais que vous fassiez toute la clarté sur les différentes phases, parce que
selon mes calculs et ceux des spécialistes, le projet ne sera finalisé qu’en
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septembre 2033, ce que vous n'osez pas admettre. En fait, ce chantier n'aura
donc pas un impact limité. Il durera encore près de huit ans, et cela, pour
quelque chose qui n'est pas sûr, parce que votre pacte parle d'un tram et plus
d’un métro.
Un peu plus loin, on parle d’un « branding » pour le quartier. C'est cela qui
m'inquiète le plus. Ce qu'on critique surtout depuis le début, c'est qu'on utilise
ce dossier de métro 3, pour lequel on est sûrs de rien - votre acte parle
maintenant d'un tram plutôt que d'un métro - pour faire un « branding » du
quartier. La critique que beaucoup de commerçants et d'habitants formulent
depuis le début, c'est qu'on est en train de détruire le quartier (beaucoup de
partis politiques ont été impliqués dans ce dossier) pour faire de cette zone les
Ramblas de Bruxelles. Les gens qui arriveront en TGV à la gare du Midi
pourront emprunter ces Ramblas, comme à Barcelone, pour rejoindre le centre-
ville.
En fait, votre pacte est en train de pérenniser le plan de la Ville. Pourquoi cette
majorité PS-MR-Les Engagés a-t-elle été si facile à former ? Parce que vous
avez trouvé très vite un accord en disant : « On va se défaire d'un certain aspect
de la ville pour réaliser une ville touristique d'événements avec des Ramblas. »
Barcelone est une ville qui n'appartient plus à ses habitants, mais à ceux qui
viennent consommer, et c'est justement cela que reprochent beaucoup
d'associations.
Un peu plus loin dans le pacte, on dit que les associations et les commerçants
doivent jouer un rôle de premier plan pour représenter les intérêts des
commerçants. Or le pacte doit être signé par le président de l'association Palais
du Midi, alors que les entreprises situées dans le Palais du Midi et le Stalingrad
Village ne sont pas visées par la convention. J'avoue que je n'ai pas très bien
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compris. Est-ce qu'elles sont visées ou non ? Est-ce que les associations et les
commerçants sont consultés ou non ? Ce n'est vraiment pas clair.
M. Wauters, échevin.- Monsieur Bauwens, il est amusant de vous entendre
m'interpeller de la manière dont vous le faites, mais ce n'est pas grave, c'est
votre droit le plus strict.
Vous n'êtes pas sans savoir que le pacte Toots Thielemans a été voté quand nous
étions sur les bancs de l'opposition ensemble, je vous le rappelle. En l’espèce, il
s’agit d’un deuxième pacte qui a nécessité des échanges avec la Région
bruxelloise, la Ville de Bruxelles, la STIB, Bruxelles Mobilité, hub.brussels, les
associations de commerçants, dont StaLem, l’association du Palais du Midi pour
avoir un panel le plus large possible. À ces gens qui ont l'expertise du terrain ont
été joints des acteurs de l'économie bruxelloise ainsi que Bruxelles Propreté, je
pense.
L'objectif n’est pas de faire la même chose. Il s’agit d’un chantier aux
implications énormes. Les contacts que j'ai eus notamment avec les
commerçants de Stalingrad, je les entretiens depuis des années, depuis le début.
Je n'ai pas attendu d'entrer en fonction. L'objectif est de limiter l'impact, pas de
l'empêcher. L'impact est là. C’est la Région qui a pris la décision, non pas la
Ville.
En élaborant un pacte n° 2 et en mettant le plus possible d'acteurs autour de la
table, l'objectif est effectivement de limiter le plus possible l'impact sur
l'économie, le commerce, les habitants et les riverains, mais aussi pour les gens
qui traversent ou qui utilisent le quartier. L'objectif est de maintenir l'activité
économique, l'accessibilité, le bien-être tant que faire se peut, vu la taille
énorme de ce chantier, et de garantir toutes les mesures d'accompagnement et
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d'information des commerçants et des riverains.
Ce que vous appelez un rebranding, donc la requalification de l'espace public,
c'est quelque chose qui doit se faire non seulement dans le cadre de ce chantier,
mais aussi - je suis échevin du commerce - dans toutes les déclinaisons des
noyaux commerciaux de la Ville de Bruxelles. Il s’agit bien de requalifier, de
voir avec les acteurs qui le composent, c'est-à-dire les commerçants, les
habitants, les utilisateurs et les clients, ce qu'on en fait, et absolument pas de
faire ce que vous avez expliqué, qui n'a aucun sens, qui n'en a jamais eu et n'en
aura jamais.
Le pacte Toots Thielemans s'inscrit donc dans la continuité. Et pour apporter des
changements à ce premier pacte, Bruxelles Propreté s’est ajoutée aux parties
prenantes, ainsi que Bruxelles Économie et Emploi, ainsi qu'une association de
commerçants supplémentaire, qui est celle du Palais du Midi. Des moyens
supplémentaires sont libérés et alimentés par la Région bruxelloise.
Je rappelle que mon prédécesseur a dû pallier certaines lacunes. La Ville a déjà
pris ses responsabilités financières. Je suis commerçant moi-même et je sais que
ce n'était pas grand-chose, mais la Ville de Bruxelles a pris ses responsabilités.
Dans le pacte 2, l'idée est qu'il y ait une indemnisation forfaitaire et annuelle
comprise entre 8.000 et 20.000 €, de manière à ne laisser personne sur le côté.
Un autre élément essentiel est que le périmètre concerné suivra l'évolution du
chantier. C’est un bon moyen d’indemniser le mieux possible et de manière
objective les commerçants.
Dans ce pacte, mon objectif à moi sera de jouer le rôle de médiateur auprès des
commerçants et des habitants en matière de sécurité, de propreté, d’espaces
verts, etc. D'ailleurs, une série de primes sont prévues dans ce pacte. Je pense
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que dans la vie, il vaut mieux prévenir que guérir. Effectivement, le bourgmestre
nous a déjà expliqué que de toute façon, ce chantier risquait de durer jusqu'en
2029. Je pense qu'il est utile et intéressant de prévoir le plus possible de choses.
Je ne dis pas que tout est prévu. Quoi qu’il en soit, la Ville prendra ses
responsabilités s’il le faut.
De manière transversale avec tous mes collègues du Collège, à commencer par
le bourgmestre, nous allons faire en sorte que ce pacte soit vraiment réalisé et
qu’il réponde le mieux possible à une situation qui n'est pas de notre ressort.
C’est une situation de fait qui est compliquée pour les habitants du quartier.
Nous ferons en sorte qu’il soit le moins impactant possible. Je pense que c'est ce
que les pouvoirs publics doivent faire.
M. Bauwens.- Je n’ai pas eu la réponse quant à la date de fin du chantier. Sera-
ce un métro ou un tram ?
Par contre, j’ai reçu une réponse où vous avez essayé d’expliquer que le premier
pacte, ce n’est pas vous qui l’avez voté et que maintenant, vous allez limiter
l’impact du chantier. Or, en limitant l’impact, on maintient quand même la
destruction du Palais du Midi, des commerces autour, etc. On maintient, à mon
avis, la décision de la majorité précédente et l’absence de garantie quant au fait
que tous ceux qui sont là maintenant auront le droit d’y revenir. On l’a demandé
à chaque fois, mais on n’a reçu aucune garantie.
Je suis allé visiter une exposition organisée juste avant les élections par le
Délice Coffee, où on retraçait l’histoire populaire de ce quartier. Je trouve cela
assez intéressant parce que ce quartier est effectivement décrit comme le
quartier marocain. Ce sont les ouvriers qui sont venus à Bruxelles pour
construire la ville et le pays, ceux qui ont creusé le métro. Il n’y a aucune
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ambition de garder ce caractère historique de la ville. Il n’y a aucune garantie.
Par contre, ce qu’il y a dans le pacte, c’est le branding de la ville et tous les
discours qu’on a entendus sur le type de quartier que l’on veut en faire. Je peux
vous remontrer la vidéo. La dernière fois que j’en ai parlé, j’ai presque eu droit
à une plainte de Vooruit contre moi parce que j’osais citer un ministre. Je ne vais
pas le refaire maintenant. Beaucoup de commerçants et d’habitants ont peur
qu’on enlève une partie du cœur du quartier pour en faire ce que cette majorité
en a fait dans le passé, à savoir une ville événementielle.
Pour l’instant, je ne peux que partager leur inquiétude parce qu’ils n’ont pas de
garantie. Il n’y en a aucune. À ce niveau-là, je reste extrêmement inquiet. Je suis
sûr que je ne suis pas le seul à entendre les commerçants que je vois
régulièrement aussi, Monsieur Wauters. C’est cela qu’ils me disent.
M. Wauters.- Pour les autres questions (timing, tram ou métro ?), vous pouvez
vous adresser au donneur d’ordre, qui est la Région. Personnellement, je ne vais
pas répondre à cette question.
Je ne vais pas employer le terme rebranding, mais le mot requalification. Ce
n’est pas parce que j’ai changé de place que j’ai changé de personnalité. Je reste
Didier Wauters, votre collègue en l’occurrence, et vous savez exactement
comment j’envisage les choses.
Quant aux locataires du Palais du Midi, je ne sais pas encore comment cela va
se passer exactement, mais je reviendrai là-dessus sans aucun problème avec le
Collège. J’ai demandé aux services que les commerçants qui n’auront pas
décidé de refaire leur vie commerciale ailleurs puissent être traités de manière
différentielle le jour où le Palais du Midi sera rouvert. Si demain, on recrée un
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marché couvert au Palais du Midi, je pense qu’en termes de requalification, ce
ne sera pas du tout contraire à l’histoire de ce quartier. De toute façon, c’est
mon engagement, cela ne se fera certainement pas sans tenir compte des
remarques avisées des habitants et utilisateurs actuels. Nous n’effacerons pas
l’histoire du quartier du Midi.
M. Bauwens.- Je voudrais juste répondre, parce que c’est le Conseil qui a le
dernier mot : ce n’est pas moi qui parle de branding, c’est votre texte. Il ne faut
pas mettre dans la bouche de l’opposition des mots que je n’ai pas utilisés. C’est
le pacte qui l’utilise. Quand les gens le voient, ils ont peur.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 47 – Punt 47
M. Coomans de Brachène.- Je ne voudrais pas polémiquer parce que je sais
que Mme Houba récupère ses matières, mais ce dossier qui concerne la rue des
Bouchers 25-27 donne l’impression d’un énorme gâchis.
En 2015, 2016 et 2017, nous avons travaillé d’arrache-pied pour redonner une
vitalité à ce quartier. Cela a été assez compliqué et ce n’est pas encore
totalement abouti. J’avais alerté à l’époque la personne qui, dans votre parti,
travaillait sur ces dossiers et je lui avais demandé de s’y atteler en urgence. À
l’époque, on m’avait répondu positivement, mais malheureusement, cela n’a
débouché sur rien. On a laissé le dossier pourrir.
Page 20 sur 46 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 20/01/2025
Aujourd’hui, on va assister à la rénovation d’un bâtiment pour 2.800.000 €,
alors qu’elle était évaluée à moins de la moitié à l’époque si on avait fait les
travaux, comme je l’avais suggéré en 2016. C’est dommage, parce que ces
travaux étaient possibles, vu la présence d’un autre chantier dans le quartier.
Depuis, l’entièreté du chantier a été refermé, ce qui a obligé à travailler à la
brouette parce qu’on se trouve - elle porte bien son nom - dans la rue d’Une
Personne. Cela a été extrêmement difficile de travailler sur ce chantier. À
l’époque, j’avais dit de le faire dans l’autre sens.
Les citoyens auront payé deux fois. Non seulement ils ont payé le double que ce
que cela aurait coûté si on l’avait fait à temps, mais en plus, ils l’ont payé une
deuxième fois, puisque les travaux n’ayant pas été faits depuis 2016, on n’a pas
profité de ces logements qui étaient pourtant fort nécessaires dans le centre-
ville.
Je rappelle néanmoins, pour terminer sur une note positive, qu’en travaillant
d’arrache-pied sur l’Îlot Sacré, on a réussi à ramener près de 1.000 habitants
dans le quartier en une seule législature. Je vous encourage pour la suite.
J’espère qu’on pourra compter davantage d’habitants, et d’habitants de qualité.
Ce sera une bonne chose dans ce quartier.
M. le bourgmestre.- Qu’appelez-vous « habitants de qualité » ?
M. Coomans de Brachène.- On sait que dans ce quartier, il y avait peu de
logements de qualité, c’était plutôt du « brol ».
M. le bourgmestre.- Vous avez dit « habitants ».
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Mme Houba, échevine.- Il n’y a certainement jamais eu de volonté de laisser
traîner le dossier. Ce n’est pas du tout la manière dont on travaille. On a eu
beaucoup de mal à trouver un entrepreneur qui puisse prendre en main ces
travaux. Vous parliez de brouettes. Les conditions de travail, en effet, ne sont
pas évidentes. Donc, pour le secteur, ce n’est pas évident non plus de remettre
offre dans des conditions pratiques aussi difficiles.
Après plusieurs mois, la Ville a fini par recevoir une offre. L’obtention du
permis a été compliquée également. Le dossier avance. Je rappelle que tout cela
est encadré par des marchés publics, et on ne peut donc pas faire n’importe
quoi. Il y a des délais à respecter, vous le savez très bien. Notre volonté est
d’avancer dans ce dossier et de faire en sorte que cela coûte le moins cher
possible aux citoyennes et aux citoyens.
M. Coomans de Brachène.- Sans aucune polémique, 2,8 millions € pour deux
maisons qui appartiennent déjà à la Ville de Bruxelles dans ce quartier, cela
revient à un prix au mètre carré ahurissant. À nouveau, vous prenez le dossier
en cours et je ne vous fais aucun reproche. Je vous fais remarquer que ce serait
intéressant de regarder cela aussi au regard des moyens dont dispose la Ville.
J’espère qu’à l’avenir, on pourra travailler plus vite pour éviter d’avoir à
dépenser autant d’argent. Si vous faites le calcul au mètre carré, on en est au
prix de la Bourse.
Dossiers de M. l’échevin Ben Abdelmoumen
Dossiers dhr. de schepen Ben Abdelmoumen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van dhr. de schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Vote
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Vraag van mevr. VERMEIRE betreffende de balans van de rellen op
oudejaar en de interventies van de politie
Mevrouw Vermeire.- Meneer de Burgemeester, tijdens de afgelopen
nieuwjaarsnacht in Brussel hebben zich heel wat verschillende incidenten
voorgedaan waarbij geweld, overlast en schade werd gemeld.
Bien que la grande majorité des citoyens et des touristes fêtent le réveillon de
manière festive et pacifique, il y a quand même une petite minorité qui profite
de cette occasion pour causer des troubles. C'est justement par rapport à cela
que j'aimerais avoir un peu de clarté parce que, malheureusement, il y a des
chiffres erronés dans la presse.
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Dus, ik vroeg mij af of u even kan verduidelijken hoeveel incidenten zich
precies hebben voorgedaan, hoeveel aanhoudingen er zijn verricht en welke
vormen van schade, zowel materieel als immaterieel, er zijn gerapporteerd?
Quelles mesures préventives concrètes la police a-t-elle pu prendre en amont ?
Comment ont-elles été mises en œuvre et dans quelles mesures ont-elles été
efficaces ? Spécifiquement, de quelle manière s’est déroulée la coopération
entre les différentes zones de police à Bruxelles ?
welke conclusies trekt het College hieruit? Op welke manier kunnen we daar
verder aan werken, verder verbeteren, om concrete beleidsplannen uit te werken
voor de toekomst?
De Burgemeester.- Mevrouw Vermeire, eerst en vooral wil ik beginnen met de
politie PolBru, alle Brusselse zones en de federale, de hulpdiensten en de
diensten van de Stad en het Gewest te bedanken voor hun inzet tijdens de
oudejaarsnacht. In het Brussels Hoofdstedelijk Gewest werd gekozen voor een
geïntegreerd dispositief (GOLD), een eenheid van commando's met een
gecentraliseerde coördinatie (en commando).
Wat de incidenten betreft, stellen we vast dat er een toenemend gebruik is van
vuurwerk in de Belgische steden, maar ook in het buitenland. Niet alleen gericht
naar de politie, maar ook de andere hulpdiensten en het openbaar vervoer. Er
hebben al heel wat cijfers gecirculeerd en ieder incident is er een te veel en moet
bestraft worden. Het laatste cijfer dat verscheen van de politie is dat er in het
hele gewest 27 voertuigen moedwillig beschadigd werden. Niet 60 – ik weet
niet waar dit cijfer vandaan komt. Ik weet dat een eerste communiqué van de
brandweer en alle persberichten spreken over 60 voertuigen, maar het totaal van
de cijfers die we hebben van de verschillende zones is 27.
Voor de verschillende bestuurlijke arrestaties zal een GAS-pv opgesteld worden.
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Voor de gerechtelijke arrestaties gebeurt de verdere opvolging door het parket
van Brussel. De tactische en strategische debriefingen zijn lopende. Daaruit
zullen de nodige conclusies getrokken worden, samen met de gerechtelijke
overheden.
Pour la préparation, il y a eu plusieurs réunions des chefs de corps. Le dispositif
d'unité de commande a été décidé il y a deux ou trois ans déjà. Tout cela est géré
depuis safe-brussels (centre de crise). Les bourgmestres se sont réunis à
plusieurs reprises à ce propos pour donner leurs instructions.
De tels incidents sont inadmissibles, même s’il ne s’agit pas d’un grand nombre
de personnes (400-500). On doit imaginer des dispositifs plus durs, parce qu'il
n'est pas normal qu'on doive mobiliser tant de forces de l'ordre pour ce qui doit
rester une fête.
Par ailleurs, ce qui reste à mon avis une bonne idée, c'est le feu d'artifice au
Heysel. Cela permet de distinguer le centre avec les fêtards, d’une part, et les
familles, d’autre part, qui sont plutôt au Heysel. Je rappelle que dans le même
temps, dans les nuits du 30 et du 31, il y a eu deux grosses soirées au Heysel,
pour les jeunes notamment, qui ont réuni 67.000 personnes. Il y avait plein
d'endroits où les gens ont pu faire la fête calmement et sans incident. On est
encore au stade du débriefing. Il faudra s’interroger, pour les prochaines années,
sur la manière d’éviter que de tels incidents aient lieu, car, en effet, on a trop
souvent dû intervenir.
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Vraag van mevr. STOOPS betreffende het knappen van een gezonde boom
Mevrouw Stoops.- Mevrouw de schepen, de heraanleg van het Vrijheidsplein
onder uw leiding werd bekend voor het redden van de vele bomen die met kap
bedreigd werden, maar blijkt nu dat in tegenstelling tot uw publieke discours –
en dat van uw partijgenoot die die vergunning op gewestniveau leverde – een
gezonde boom toch is gekapt. En deze boom die symmetrisch stond aan een
zieke boom werd dus verwijderd, ondanks eerdere verzekeringen aan het
voormalige College, met Ecolo-Groen, dat ook die boom zou behouden blijven.
Wij stellen ons dan ook ernstige vragen bij deze finale keuzes. In eerdere
uitspraken benadrukte u dat de heraanleg van het plein ernaar streeft om de
bomen te behouden en hen te integreren in een vernieuwd ontwerp. Een project
uitdenken zonder deze bomen was voor ons ondenkbaar, zegt u. U benadrukte
bovendien dat de plannen niet zouden leiden tot een verlies van bomen, maar
juist tot een verbetering van hun groeikansen door de bodemstructuur aan te
passen. Vandaag zien we helaas dat streven naar behoud een politieke
verwoording is voor het feitelijke kappen van een gezonde boom, die toevallig
symmetrisch stond aan een zieke boom.
Deze beslissing roept vragen op over het werkelijke belang dat gehecht wordt
aan de natuur in het kader van stadsontwikkeling. Het is bijzonder teleurstellend
dat ondanks de beloftes van het stadsbestuur en de duidelijke standpunten van
de betrokken politici een gezonde boom niet in het ontwerp werd opgenomen en
alsnog moest wijken voor de herinrichting. Ondanks mooie plannen voor
natuurbehoud lijkt het erop dat het belang van deze specifieke boom niet werd
erkend. En wij blijven pleiten voor een toekomst waarin ook onze Brusselse
natuur als Brussels erfgoed wordt behandeld en ook als dusdanig beschermd.
Mijn vragen: waarom werd deze gezonde boom gekapt? Dat heb ik deels al in
de pers kunnen vernemen. Maar ook: waarom heeft u publiekelijk gezegd dat u
de bomen ging redden en dit niet doorgetrokken in de uitvoering? Hoe wilt u
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verder streven naar behoud van natuur bij stadsontwikkeling? Ontwikkelt u
nieuwe mechanismes hierrond, wetende dat de business as usual niet echt de
opmerkzaamheid en daadkracht voor het behouden van gezonde natuur als
uitgangsbasis lijkt te hebben? En goed wetende dat zelfs gemeenten zich zullen
moeten gaan verhouden ten aanzien van de nieuwe Europese natuurherstelwet;
op welke manier wil u de lopende projecten en deze uit de nabije toekomst al
inschrijven in deze logica, die van het zwaar gebetonneerde Brussel zeer grote
inspanningen zal verwachten? Ik dank u voor uw antwoorden.
Mevrouw Maes, schepen.- Het kappen van beide bomen gebeurde volledig
conform de vergunning die in beroep werd afgeleverd door de Gewestelijke
regering – waar uw partij ook deel van uitmaakt, ter herinnering. Tijdens de
procedure voor de vergunningsaanvraag voor de heraanleg van het
Vrijheidsplein adviseerde de Koninklijke Commissie voor Monumenten en
Landschappen alle bomen op het Vrijheidsplein te kappen ten voordele van het
zicht op de geklasseerde gebouwen rond het plein. Het advies van de KCML
resulteerde in een weigering van de vergunning door Urban. Mijn voorgangster
en ik hebben ons daartegen verzet door tegen deze weigering in beroep te gaan
en de bomen op het plein wel degelijk te redden. In totaal worden 27 van de 29
bomen gered. Een van de bomen op de hoek van de Congresstraat bleek ziek. Er
waren rot en schimmels aanwezig die de andere bomen konden aantasten. Het
was dus noodzakelijk om deze te verwijderen. De boom die op dezelfde hoogte
stond aan de andere kant van het plein werd gekapt om de symmetrie van het
geklasseerde plein te waarborgen en om de rest van de bomen meer
wortelruimte te geven. De uitgevoerde situatie werd altijd transparant
gecommuniceerd, ook naar de buurtbewoners en de handelaars toe. Dat deed ik
zelf, dat herinner ik me heel helder, tijdens een informatievergadering die
voorafging aan de start van de werken. We streven er als Stadsbestuur niet enkel
naar natuur te behouden, zoals in uw vraag stond, maar zorgen ook voor extra
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bomen en groenzones. Er komen binnen het project van het Vrijheidsplein vier
bomen bij op de Congresstraat, ook bomen die de KCML niet wilde. Dankuwel.
Mevrouw Stoops.- De vele bewoners die wij dan weer spraken gaven eenzelfde
simpele repliek die ik nu ga geven: "Il fallait remplacer tout simplement l'arbre
malade". Je had er een kunnen kappen. Dus de vier nieuwe die in de krant
stonden, hadden er gewoon vijf nieuwe kunnen zijn. Goed wetende dat
natuurlijk nieuwe bomen heel hard hun best moeten doen in ons huidig klimaat.
Maar deze boom is toch wel symbolisch voor de strijd tussen het stenen en het
natuurlijke erfgoed. Onlangs is er voor de veiligheid een boom verwijderd op de
Oude Graanmarkt. Dat is ook een geklasseerd plein. Bent u van plan om de
boom die symmetrisch staat aan die boom, ook te kappen? Zit dat in de pijplijn?
Kunt u ons hier verzekeren dat de keuze een soort van laatste stuiptrekking is in
een wereld waarin ons natuurlijk erfgoed nog niet naar waarde wordt geschat?
Want in tijden van klimaatverstoring zijn bomen niet alleen van waarde voor
ons algemeen welzijn, voor verkoeling en voor gezondere lucht, maar ook
tegenover de toekomstige verplichtingen van die Europese natuurherstelwet.
Daar heb ik wel heel graag nog een antwoord op, als dat kan.
Question de Mme MALÇIKAN relative au sans-abrisme
Mme Malçikan.- Permettez-moi tout d’abord de remercier les citoyens qui
m’ont accordé leur confiance pour porter leur voix. Aujourd’hui, c’est avec une
grande fierté que je prends la parole pour ma première interpellation au sein de
ce Conseil.
Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les membres du Collège,
chers conseillers, la précarité dans la Ville de Bruxelles atteint des niveaux
alarmants. Nous constatons une augmentation inquiétante du nombre de sans-
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abri. Un fait particulièrement marquant est que ce fléau touche de plus en plus
de jeunes. Cette réalité persistante et grandissante nous interpelle.
Je reconnais que des actions ont été entreprises, mais force est de constater
qu’elles ne portent pas les fruits escomptés. Malgré les divers plans d’action
déployés notamment par le Samusocial et les CPAS, les résultats peinent à
répondre à l’urgence de la situation.
Alors que nous sommes dans une situation délicate en raison de l’absence de
gouvernement régional, il est plus que jamais impératif que la Ville de Bruxelles
prenne les devants.
Quel renforcement du plan d’action contre le sans-abrisme la Ville envisage-t-
elle d’élaborer pour montrer l’exemple ?
La Ville a-t-elle envisagé des alternatives concrètes et innovantes pour enrayer
ce fléau grandissant ?
Quelles mesures urgentes comptez-vous adopter pour protéger ces personnes
vulnérables, particulièrement durant la période hivernale ? Doit-on attendre que
des personnes meurent de froid pour enfin réagir ?
Je vous remercie pour votre attention et pour les réponses que vous apporterez à
ces questions cruciales.
M. Zian, échevin.- Madame la conseillère, je vous remercie pour votre
question. Si le CPAS de la Ville de Bruxelles est particulièrement investi dans
l’aide aux personnes et aux familles en mal de logement, la prévention et la
prise en charge du sans-abrisme, la mise en place de plans d’action et de
politiques publiques et le financement des acteurs qui hébergent et
accompagnent ce public relèvent essentiellement du niveau régional à travers la
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Cocom ou, pour partie, la Cocof et la VGC.
À l’échelle de la Ville, le CPAS a enregistré, en novembre dernier, 2.454
personnes en situation de sans-abrisme, dont 55 % sans logement disposaient
néanmoins d’un hébergement dans un centre d’urgence, une maison d’accueil
ou auprès de connaissances personnelles ; 1.102 personnes ont déclaré vivre
dans l’espace public.
Le CPAS intervient pour un tiers d’entre elles via une inscription en adresse de
référence et l’octroi d’un revenu d’intégration. En fonction de leurs besoins, un
accompagnement dans la recherche d’un logement est organisé par le CPAS, qui
mobilise différents outils pour trouver des solutions de sortie de la rue :
- logement de transit du CPAS ;
- activation d’une des conventions conclues avec le Logement bruxellois et le
Foyer laekenois ;
- mise en place d’un bail glissant ;
- recours à nos partenaires : Samusocial, maisons d’accueil, centres d’urgence ;
- solution sur le marché locatif privé. Cette option est de moins en moins
féconde en raison de la défaillance des bailleurs envers le public des sans-abri.
Vous soulevez la problématique des jeunes sans logement. Sur mon initiative et
avec le soutien de la Cocom, le CPAS organise, depuis plus de deux ans, un
service d’hébergement et d’accompagnement psychosocial pour les 18-25 ans.
Il peut accueillir une quinzaine de jeunes en grande difficulté. Afin d’élargir sa
palette d’interventions, ce dispositif a été complété il y a peu par quatre
logements de type housing first qui permettent à certains de ces jeunes de se
stabiliser et de construire un parcours d’études, de formation ou d’emploi qui
leur assure des perspectives d’avenir. Ce programme est actuellement au
maximum de ses possibilités.
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La moitié des personnes qui bénéficient d’une adresse de référence ont des
dettes importantes qui constituent un frein considérable à une solution de
logement et à leur réinsertion. Le service de médiation de dettes du CPAS
intervient auprès de ces personnes en termes d’aide financière, de négociation
avec les créanciers et d’accompagnement dans la gestion de leur budget. Sortir
du surendettement est une clé pour sortir du sans-abrisme.
Le CPAS a mis en place une cellule de prévention des expulsions, notamment
pour appliquer la récente ordonnance régionale sur les expulsions votée à
l’initiative de notre collègue et ministre du Logement, Mme Ben Hamou. Cette
cellule facilite le dialogue avec les propriétaires ou intervient directement
auprès du juge de paix afin de trouver une solution par la conciliation et éviter
l’expulsion et ses conséquences.
Enfin, via les coordinations sociales et certains projets spécifiques, le CPAS de
la Ville soutient les acteurs locaux impliqués dans l’aide aux sans-abri et
collabore activement avec le secteur associatif, en particulier dans les domaines
de la santé mentale, de l’accès aux soins et de l’aide alimentaire.
Pour être complet, il faut relever que 40 à 45 % des sans-abri recensés sont des
étrangers sans titre de séjour, dont la présence sur le territoire de la Ville est
directement imputable aux défaillances de la politique fédérale d’accueil. Le
CPAS ne peut intervenir que pour leur accorder une aide médicale urgente et,
dans certains cas, une aide matérielle sous la forme de bons alimentaires. Le
CPAS fait cependant preuve d’innovation envers ce public, notamment en
concédant à des associations de sans-papiers l’occupation temporaire de
l’ancienne clinique Depage dans l’attente de sa vente, ainsi que via un projet
mené avec Fedasil pour la recherche de solutions de séjour durables avec un
accompagnement juridique renforcé.
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En conclusion, Madame la conseillère, je veux souligner que l’accord de
majorité pour la présente mandature consolide les axes d’intervention que je
vous ai présentés en donnant la priorité au renforcement des outils dont
disposent le service logement du CPAS et ses partenaires, avec une
augmentation du nombre de logements de transit et d’insertion, le
développement de nouveaux projets de housing first et la poursuite de la
politique d’activation de terrains et de bâtiments, permettant l’occupation
provisoire par des publics précaires, comme cela a été réalisé à Neder-Over-
Heembeek dans le cadre d’un partenariat avec l’ASBL Infirmiers de rue.
Mme Malçikan.- Ce n’est pas très digne de renvoyer la balle à la Région. Je
maintiens qu’il faudrait lutter pour plus d’efficacité, renforcer les dispositifs
d’urgence et travailler sur des solutions à long terme pour accompagner ces
individus vers la réinsertion.
Question de Mme BONNIER relative à l'utilisation de plastique à usage
unique lors des Plaisirs d'hiver
Mme Bonnier.- Madame l’Échevine, depuis le 1er juillet 2019, l’utilisation du
plastique à usage unique est interdite lors des événements organisés sur l’espace
public à Bruxelles, une mesure essentielle pour réduire les déchets et améliorer
la propreté.
Pourtant, plusieurs citoyens m’ont fait parvenir des photos prises lors des
Plaisirs d’hiver, où il apparaît que des aliments étaient servis dans des
barquettes en plastique jetable, avec des couverts également en plastique, en
contradiction apparente avec cette interdiction.
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Avant de poser mes questions, je tiens à saluer les efforts remarquables déjà
consentis par la Ville de Bruxelles en matière de durabilité dans le cadre des
événements qu’elle organise. Des initiatives telles que l’introduction de gobelets
réutilisables depuis 2016, le recyclage des sapins de Noël, la mise en place de
systèmes de tri des déchets pour les commerçants et le public, et l’élargissement
progressif de la vaisselle réutilisable démontrent une volonté claire d’innovation
et de respect des engagements environnementaux. Ces actions montrent que
notre Ville est pionnière dans la transition vers des pratiques durables.
J’aurais aimé savoir si des contrôles avaient eu lieu en matière d’utilisation du
plastique à usage unique lors des Plaisirs d’hiver, si des sanctions avaient été
infligées et ce qu’il est mis en place en matière de sensibilisation auprès des
commerçants. Je vous remercie pour vos réponses et pour votre attention.
Mme Houba, échevine.- À la Ville et à Brussels Major Events, nous sommes
pleinement conscients de l'importance qu’il y a d'assurer que les événements
organisés soient exemplaires en matière de durabilité, s'agissant notamment de
l'utilisation du plastique à usage unique. J’ai d’ailleurs lancé le plan d'action
événements durables dans les trois piliers du concept. On est ici sur le pilier
environnemental.
Plaisirs d'hiver est le premier événement hivernal de cette ampleur en Belgique
à avoir mis en place, dès 2016, un système de gobelets réutilisables. La Ville a
été pionnière en la matière dans le cadre de ses événements. Plaisirs d'hiver est
également l’un des premiers événements à avoir mis sur pied des tests de
vaisselles réutilisables pour les contenants alimentaires, depuis trois ans dans la
zone de Brouckère et depuis deux ans dans la zone Bourse. Cela a donné lieu à
une bonne collaboration.
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On poursuit les économies d'énergie en réduisant les lumières. Pour cette édition
2024, plus précisément, BME a, chaque jour, organisé un système de contrôle
auprès des commerces qui occupaient les chalets, l'objectif étant de les
accompagner pour veiller au respect de l'ensemble des charges et obligations.
La convention d'allocation des chalets reprend d'ailleurs le règlement relatif au
plastique à usage unique.
En plus de cet accompagnement quotidien, des contrôles supplémentaires en
mode « clientèle mystère » ont été organisés par des équipes tierces de Brussels
Major Events. Ces contrôles étaient destinés à vérifier le bon respect de la
réglementation en toute objectivité. Les équipes ont également vérifié tous les
produits vendus, ainsi que leur conditionnement. Dans ce cadre, après plusieurs
remarques verbales communiquées à certains commerçants et certaines
commerçantes, quatre avertissements écrits pour non-conformité aux
obligations ont été adressés et une amende financière a été infligée concernant
la vaisselle réutilisable.
Pour les éditions futures et pour renforcer le respect de la réglementation,
Brussels Major Events explore plusieurs pistes et continue de chercher les
meilleures alternatives aux contenants à usage unique, tout en tenant compte des
réalités propres à chaque métier de bouche.
BME travaille aussi en amont de l'événement avec les commerçantes et les
commerçants pour les aider à intégrer ces spécificités, avec comme contrainte
de voir éventuellement leur participation remise en question. Il est bien sûr
nécessaire de coordonner nos efforts avec les commerçants environnants aussi,
qui ne sont pas soumis aux mêmes obligations légales. Je rappelle qu'il y a un
enjeu de cohérence dans la gestion des déchets sur l'ensemble des espaces
publics où se déroulent les Plaisirs d'hiver, vu tout ce qu’il se passe autour dans
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l'espace public.
Je conclurai en insistant sur le fait que la Ville de Bruxelles, avec BME, mène
une politique volontariste en matière de durabilité avant, pendant et après les
événements. Il s'agit de jouer un véritable rôle d'incubateur et de mettre en place
des solutions viables avec le secteur. L'objectif de cette législature sera de
continuer d’innover pour créer des réseaux de collaboration inspirants et
apporter des solutions adaptées concernant la vaisselle et beaucoup d'autres
éléments.
Question de M. EGGERMONT relative à l'entretien des façades et voiries
et à la diversité commerciale de la rue de l'Étuve
M. Eggermont.- Monsieur l'Échevin, j'ai récemment été interpellé par des
commerçants de la rue de l'Étuve au sujet de l'état général de cette artère entre la
rue du Lombard et Manneken-Pis. Je suis conscient du fait que vous venez
d’entrer en fonction et que la responsabilité de cette situation ne peut pas vous
être imputée, mais je souhaitais tout de même attirer votre attention sur cette
problématique qui aurait mérité des solutions plus efficaces ces dernières
années.
Vous le savez, cette artère commerciale, pourtant fréquentée par des milliers de
touristes tous les jours, se trouve dans un état préoccupant. En effet, en matière
de diversité commerciale, on y trouve uniquement des magasins de souvenirs,
de petites échoppes de gaufres et de frites, ainsi que des magasins de chocolats.
Malgré cela, il m'est revenu qu'un permis aurait été octroyé à une énième
enseigne de restauration rapide sur la rue de l'Étuve, la bien nommée
Zigounette. Plusieurs commerçants dénoncent la situation en précisant
qu'aucune enquête publique n'aurait eu lieu préalablement à l'octroi de ce
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permis.
Si la diversité commerciale du centre-ville n'était pas, a priori, la priorité de
l'ancien échevin, je sais qu'elle vous tient à cœur en tant que commerçant vous-
même. Les commerçants évoquent également la problématique de l'état général
de la voirie.
S’agissant des façades, leur entretien est déplorable. Si celui-ci est de la
responsabilité des propriétaires des bâtiments, il faudrait réfléchir à la
possibilité de la rendre obligatoire. À Paris, l'entretien des façades par les
propriétaires est obligatoire et contrôlé. Pourquoi pas à Bruxelles ?
La propreté de cette artère pose également problème. On y dénombre très peu
de poubelles devant les commerces, et les déchets sont souvent jetés à terre. Les
commerçants déplorent que les balayeurs ne passent plus deux fois par jour,
comme c'était le cas auparavant. Vous le savez, la propreté de nos voiries
participe autant à l'attractivité touristique et à l'expérience positive ou négative
des touristes qu'à la qualité de vie des riverains, qui doivent parfois slalomer
entre les ordures pour rentrer chez eux dans le centre. Je le sais, car c'est mon
cas.
Monsieur l'Échevin, vous êtes vous-même commerçant. Je sais que l'attractivité
commerciale de notre centre vous est chère. Je ne doute pas que vous prendrez
cette problématique avec le sérieux qu'il convient.
Que comptez-vous faire afin de garantir une plus grande diversité commerciale
dans la rue de l'Étuve entre la rue du Lombard et Manneken-Pis ?
Y a-t-il eu une enquête publique préalable à l'octroi d’un permis d’ouverture à
l’enseigne Zigounette sur la rue de l'Étuve ?
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Quelles mesures allez-vous prendre afin de garantir au mieux l'entretien des
façades dans la zone Unesco et dans le centre touristique de notre capitale ?
Quelles possibilités s'offrent à vous concernant l'amélioration de la propreté
dans cette rue ? Quelles infrastructures ou quels fonctionnements peuvent-ils
être mis en place afin d'améliorer la propreté, en priorité pour le public visé par
les commerces déjà présents ?
M. Wauters, échevin.- Vous savez ce que je pense du manque de poubelles et je
ne vais donc pas m'étendre sur ce sujet. Je partage une bonne partie de vos
préoccupations, puisque l'on sait que l'attractivité des zones commerciales passe
avant tout par une série d'éléments, parmi lesquels l'accessibilité, la sécurité,
l'aménagement, la présence de poubelles et la propreté, mais aussi par la
diversité de l'offre. Votre question relève de plusieurs compétences. Je vais donc
répondre en partie sur la base d'éléments qui m'ont été fournis gentiment et
collégialement par mes collègues, notamment Mme Maes et M. Ben
Abdelmoumen, l'une pour l'urbanisme et l'autre pour la propreté. Ils sont là pour
apporter, s'ils le désirent, des précisions complémentaires.
La diversité des commerces est essentielle et c'est l'une de mes priorités pour les
six années qui viennent. Avec l'ensemble du Collège, nous agirons à ce niveau
avec les leviers qui sont les nôtres, notamment les biens commerciaux, les
propriétés de la Régie foncière et du CPAS. Plus spécifiquement et par rapport à
la rue de l'Étuve, j'attire tout de même votre attention sur le fait que la Ville n'est
pas propriétaire de biens sur ce tronçon et qu'elle ne dispose donc pas de leviers
directs. Or vous savez à quel point c'est important pour influencer les politiques.
Nous ne pouvons pas non plus nous opposer à la liberté entrepreneuriale qui
vous est chère, je suppose. J'ajouterai qu'il n'est pas du tout anormal d'avoir des
commerces ciblant les touristes dans une rue qui, justement, connecte deux
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grands lieux touristiques que sont la Grand-Place et Manneken-Pis. Je crois que
ce sont les endroits les plus visités de Belgique, ou en tout cas de la Ville de
Bruxelles. On peut difficilement s'attendre à y trouver des commerces de
quartier, un boucher, un boulanger, etc. On y trouve des commerces de tourisme
et cela me semble assez logique, comme dans beaucoup de grandes villes et
métropoles du monde.
Cela étant dit, nous restons vigilants. À travers les missions de la cellule
Entreprendre à Bruxelles, notamment, nous nous employons à mettre les
propriétaires en contact avec des porteurs de projets de qualité afin d'aller vers
une offre plus qualitative et plus diversifiée.
Sachez aussi que, d'une part, le futur PPAS Pentagone a pour ambition de
limiter les commerces orientés tourisme, ainsi que certains commerces de type
horeca en fonction de la structure du bâti.
D'autre part, conformément à un arrêté du gouvernement bruxellois de mai
2024, les affectations urbanistiques seront plus précises à l'avenir. Jusqu’ici, il
s’agissait de groupes horeca ou de commerces de détail sans guère de
précisions. Désormais, il y aura des sous-catégories, notamment pour les
magasins de commerce touristique. La vente de gaufres, par exemple, est
clairement identifiée dans la catégorie 2 (commerce de restauration rapide
exploitant, à titre principal, une activité de friture, de gril, etc). C'est un peu
technique, mais c'est pour vous expliquer qu'on va aller plus dans le détail. Ces
deux éléments nous permettront, à l'avenir et sans effet rétroactif, d'avoir une
meilleure maîtrise du mixte commercial, et c'est l'objectif.
Concernant l'établissement horeca auquel vous faites référence dans votre
question, je peux juste préciser qu'à la suite d'une longue procédure, un permis
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d'urbanisme lui a été délivré en bonne et due forme par le Collège d'urbanisme
de la Région bruxelloise en milieu de l'année passée, vu le changement léger
d'affectation. Sous la législature précédente, seul un avis d'urban.brussels a été
demandé au Collège.
Au sujet des façades, je rappelle qu'il existe une prime de la Ville réservée aux
commerçants pour embellir ou rénover leur façade, mais selon les informations
que j'ai demandées au service, aucun commerce dans la rue de l'Étuve n'a
introduit de demande. Peut-être est-ce dû au fait que cette mesure n'est pas
suffisamment connue. C'est un des challenges que je vais devoir relever pendant
les six ans qui viennent, parce que ces primes peuvent monter à 5.000 €, et je
trouve dommage qu'elles ne soient pas plus utilisées, notamment dans certains
quartiers de la Ville.
Pour ce qui est de la propreté, je peux vous confirmer que la rue de l'Étuve est
nettoyée sept jours sur sept, matin et après-midi, par les services propreté de la
Ville. Quant à la vidange des poubelles publiques, même s'il faut augmenter leur
nombre, elle est effectuée tous les jours, week-end compris. Cela dit, il y a
clairement, aussi, une responsabilité des établissements horeca. Pourtant, le
règlement Horeca de la Ville est clair, puisqu’il prévoit que tout établissement
horeca doit veiller à maintenir les abords de son commerce dans un bon état de
propreté. Tout dépôt de déchets sur l'espace public est donc interdit. Je cite :
« Les marchands de produits alimentaires destinés à être consommés
immédiatement et à l'extérieur s'assureront que l'espace public aux alentours de
leur commerce ne soit pas sali par leurs clients. À cette fin, ils doivent mettre à
disposition suffisamment de poubelles clairement visibles et bien accessibles. »
Concrètement, les vendeurs de gaufres ou autres plats à emporter ont déjà été
approchés par nos services concernant la propreté. Des SAC (sanctions
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administratives communales) ont été infligées pour absence de poubelle, par
exemple, devant leur établissement.
Je peux donc vous garantir, Monsieur le conseiller, que désormais, avec mes
collègues du Collège et de manière transversale (comme décidé pour les six ans
qui viennent), nous allons exercer une vigilance accrue à ce niveau, avec
notamment plus de contrôles, et cela, afin que la Ville soit rendue agréable pour
tout le monde, habitant, consommateur, qu'il soit de Bruxelles ou en visite chez
nous.
M. Eggermont.- Merci pour votre réponse très complète. Je ne doute pas que
grâce à votre action, dans six ans, cette rue sera beaucoup plus propre qu'elle ne
l'est et beaucoup plus accessible pour tout le monde. Un grand merci à vous.
Question de M. Bauwens concernant l'impact des mesures de la Fédération
Wallonie-Bruxelles relatives à l'enseignement technique et professionnel
M. Bauwens.- Madame Hariche, je vous interpelle dans le cadre de la grande
réforme de l'enseignement entamée par le gouvernement Les Engagés-MR. Il a
été décidé de coupes budgétaires de 3 % et d’une limitation de l'accès à la 7e
TQ. Dans certaines écoles, la 7e TQ doit carrément fermer. En outre, la ministre
s'est montrée très critique s’agissant des petites classes, qui constituent en fait la
moitié des classes qualifiantes. On parle quand même de 2.700 classes ou
options menacées.
La Ville de Bruxelles gère plusieurs écoles qualifiantes (Arts et Métiers, De
Mot-Couvreur, Institut Bischoffsheim, Diderot, Académie des beaux-arts, CFA).
Une quinzaine d'autres écoles qualifiantes ne sont pas gérées par vous, mais une
partie de nos jeunes les fréquentent. Il s’agit de formations de mécaniciens,
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électriciens, chauffagistes, soins infirmiers, coiffeurs, maçons... En fait, dans la
liste des petites classes qui sont éventuellement menacées, il y a beaucoup de
métiers en pénurie ou en danger, et de métiers dont rêvent beaucoup de nos
jeunes.
Beaucoup de moyens dédiés à ces écoles et aux salaires de leurs enseignants
émanent de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans ce cadre, pouvez-vous
dresser l'inventaire des écoles de la Ville, mais aussi des autres écoles
concernées ?
Dans les écoles qui sont gérées par la Ville de Bruxelles, quel est l'impact de la
réduction de 3 % sur les NTPP (nombre total de périodes professeurs calculé
d'après le nombre d'élèves présents dans l'école à une date donnée) ?
Combien de professeurs ou de temps plein sont-ils menacés selon vos calculs ?
Est-ce que des sections TQ dans les écoles mentionnées de la Ville sont
menacées par ces mesures ?
Est-ce que vous avez une idée du nombre d'élèves actuellement en TQ qui
n'auront plus le droit de s'y inscrire dans l'avenir vu la réforme de Mme
Glatigny ?
En TQ et dans le reste de l’enseignement qualifiant, est-ce qu'il y a des classes
de moins de dix élèves qui sont éventuellement menacées ? Je sais que rien n'est
figé ni gravé dans le marbre, mais je suppose que vous pouvez quand même me
donner une approximation.
Face à ces menaces, je vous crois à même de faire preuve de créativité. Est-ce
que vous allez chercher d'autres moyens ? Est-ce que vous êtes obligée de
chercher d'autres moyens que ceux auparavant prévus par la Fédération
Wallonie-Bruxelles pour garantir la qualité de l'enseignement dont on est tous
fiers et dont on voit surtout la nécessité ?
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Mme Hariche, échevine.- Merci au conseiller communal pour son intérêt face
aux mesures qui sont imposées aux pouvoirs organisateurs de la Fédération
Wallonie-Bruxelles.
Les mesures d'économie annoncées auront évidemment un impact sur les écoles
qualifiantes de la Ville, ainsi que sur celles des autres réseaux situées sur le
territoire de la Ville de Bruxelles, pour lesquelles je n'ai pas d'informations. En
ce qui concerne la réduction de 3 % des périodes NTPP dans le qualifiant,
Entrainera en effet des conséquences variables selon les établissements.
Pour les écoles qualifiantes de la Ville, cela se traduira par une perte estimée à
environ 160 périodes NTPP au total, soit l'équivalent de sept équivalents temps
plein. Ce chiffre reste bien sûr à confirmer. On aura une vision un peu plus
claire à partir du mois de mars, après le passage du vérificateur. Avec plus de
1.000 enseignants dans notre enseignement secondaire nous espérons pouvoir
réaffecter ces agents et l'impact de cette mesure sera dilué sur l'ensemble des
effectifs, mais il est clair que certains professeurs de cours techniques verront
leur charge horaire diminuer.
Concernant les options qui sont menacées, deux classes seront fermées, une à
l'Institut des Arts et Métiers (7e TQ, technique de qualification, technicien en
climatisation et conditionnement d'air), qui ne compte aujourd'hui que quatre
élèves. Ce cursus existe déjà sur le campus des Arts et Métiers en promotion
sociale, et on espère évidemment que ce sera une réponse donnée à ces quatre
étudiants. À l'Institut Bischoffsheim, une option en esthétique (option artistique
qui ne compte que cinq élèves) est également concernée. Pour le moment, ce
cursus n'existe pas en promotion sociale, mais nous pourrons le développer.
Nous garantissons ainsi la continuité des parcours pour les apprenants
concernés.
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Enfin, en ce qui concerne les classes de moins de dix élèves, aucune autre,
hormis les deux mentionnées ci-dessus, n'est concernée par une fermeture.
L'impact est donc limité dans notre réseau, parce qu'il est très large et que nous
avons la possibilité de recaser le personnel et de faire jouer la solidarité entre
établissements.
Je pourrai sans doute vous en dire un peu plus après le passage du vérificateur.
On saura alors exactement à quelle sauce on sera mangés.
M. Bauwens.- La fin de votre réponse est assez poétique et parlante (à quelle
sauce on sera mangés), surtout qu'en fait, vous êtes mangés par vos partenaires
au Conseil communal, le MR et Les Engagés. La ministre MR nous promet à
chaque fois qu'il n'y aura aucun impact, qu'il n'y aura pas de perte d'emploi, qu'il
n'y aura pas de fermeture de TQ. Elle me l'a encore dit aujourd'hui en
commission. Mais quand on pose la question sur le terrain, on constate que c'est
pur mensonge et que cela a des impacts sur le nombre de professeurs. Vous dites
que pour certains, on ne voit pas encore très bien comment les recaser. En tout
cas, il y en a qui perdent des heures et il y a 7 TQ qui sont menacés aux Arts et
Métiers et à Bischoffsheim.
Mme Hariche, échevine.- Aux Arts et Métiers, on l'organise déjà en promotion
Sociale.
M. Bauwens.- Par contre, à l’Institut Bischoffsheim, il faut qu'on le mette en
place. Là aussi, la ministre dit à chaque fois que tout ce qu'on supprime est
prévu en promotion sociale. On constate que ce n'est pas le cas. On va continuer
à suivre ce dossier très impactant pour bon nombre d'élèves, surtout à Bruxelles
où beaucoup se retrouvent dans le qualifiant.
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Question de Mme MAOUANE relative à l'arrêt de la Cour
constitutionnelle portant sur la démolition du Palais du Midi
Mme Maouane.- Madame la Première Échevine, ce 16 janvier, la Cour
constitutionnelle a annulé l'ordonnance bruxelloise qui prévoyait une procédure
dérogatoire pour la demande de permis permettant la démolition de l'intérieur
du Palais du Midi. Toutefois, dans son arrêt, la même Cour maintient les effets
de ladite ordonnance afin d'éviter des retards supplémentaires dans le chantier.
Votre prédécesseur écologiste, Benoit Hellings, avait anticipé les graves
difficultés que la construction de ce métro pourrait générer pour les clubs
sportifs et leurs membres. Il avait obtenu pour la Ville de Bruxelles, de la STIB
et de la Région, un budget de dédommagement assez significatif afin de
financer la délocalisation de ces clubs ailleurs dans le centre et maintenir cette
activité sportive dans nos quartiers centraux.
Pour le groupe Ecolo, ce n'est pas aux sportifs de payer les conséquences d'un
projet de métro qui, par nature, déstabilise ce quartier populaire depuis
beaucoup trop longtemps. Tout le travail budgétaire, technique et participatif a
été réalisé sous la mandature précédente.
Le déménagement des occupants de la grande salle vers une construction
temporaire au stade Vander Putten et de ceux des plus petites salles vers la rue
des Poissonniers est-il maintenu à l'été 2025 ? Est-ce que vous le confirmez ?
L’objectif est que la saison 2025-2026 puisse commencer dans les meilleures
conditions.
Pour quand envisagez-vous la finalisation du contrat de location de l'immeuble
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de la rue des Poissonniers ? Quand les travaux d'adaptation vont-ils
commencer ?
Quand commenceront les travaux d'installation de la structure temporaire
prévue au stade Vander Putten ?
Mme Frelinx, échevine.- Tout d'abord, je tiens à rappeler la position de mon
groupe, qui n’a pas varié depuis le début : nous soutenons l’idée que la
démolition du Palais du Midi est évitable et que le gouvernement doit étudier
toutes les alternatives techniques possibles. Nous restons évidemment aux côtés
des occupants du Palais du Midi, qu'il s'agisse des commerçants que nous
soutenons activement depuis des mois ou des clubs sportifs qui s'interrogent
légitimement sur leur avenir.
Sur le fond, il est vrai que la Ville de Bruxelles - je le souligne : la Ville, et non
M. Hellings - a obtenu un financement de 20 millions € garantis et de 5
millions € appelables émanant de la STIB afin de relocaliser les occupants du
Palais du Midi. Vous parlez des clubs sportifs, mais ils ne sont pas les seuls.
Outre les commerçants, des espaces étaient occupés par la Haute École
Francisco Ferrer. J’en viens précisément à vos questions.
D’abord, le dossier du stade Vander Putten est géré par la Régie et le calendrier
dépend de deux facteurs : les conditions du permis d'urbanisme et l'attribution
du marché. Si l'exécution du dossier ne rencontre aucun problème, la Régie
devrait pouvoir nous mettre la construction temporaire à disposition le 1er
septembre 2025, et le déménagement pourrait commencer dans la foulée.
Ensuite, pour l'immeuble situé rue des Poissonniers, le contrat de bail ne sera
pas signé. Il est important que nos collègues sachent que ce bail a été négocié
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directement par le cabinet de M. Hellings et qu'il n'a finalement jamais été signé
par ce dernier. Si un accord avait été conclu et que le bail avait été signé,
M. Hellings aurait engagé la Ville dans un contrat contraire à la loi sur les
marchés publics et, de ce fait, illégal. Malheureusement, je ne peux pas entrer
davantage dans les détails pour le moment, puisque les conseils de la Ville sont
en négociation avec le propriétaire de l'immeuble. Cette piste étant écartée et
dans l'hypothèse (que nous ne souhaitons évidemment pas) où le Palais du Midi
devrait effectivement être démoli, nous travaillons activement à trouver des
solutions alternatives.
Plusieurs options sont étudiées pour identifier des espaces au sein de bâtiments
appartenant à la Ville, au CPAS ou à la Régie foncière. Nous communiquerons
sur ces solutions en temps voulu.
Mme Maouane.- Je partage l’idée que la démolition du Palais du Midi n'est
absolument pas souhaitable, mais la situation est déjà intenable. Ma question
portait sur les solutions que vous pourriez offrir aux clubs sportifs. Ce n'est pas
un secret, pour les écologistes, que ce projet de métro (qui bouleverse déjà un
quartier déjà fragilisé) est réalisé au détriment des habitants et des clubs
sportifs.
Près de 2.500 personnes, chaque semaine, comptent sur ces infrastructures pour
pratiquer leur sport. Aujourd'hui, tout le travail réalisé par l'ancienne majorité
(budget, solutions, concertation), M. Hellings, le service des sports et
l’administration, tout ce travail semble un peu oublié. Pour nous, il est très
important de trouver une alternative pour ces personnes.
Vous avez cité les commerçants. Ma question - vous êtes échevine en charge du
sport - portait sur les clubs sportifs et leurs membres, mais il est évident qu'on
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est aux côtés des commerçants, habitants et habitantes de ce quartier qui est déjà
dans un état de détresse et qui tient uniquement grâce à la détermination et à la
solidarité de ces mêmes habitants, des clubs et de leurs membres, des
commerçants et commerçantes.
Il faut, pour la prochaine saison, que ces clubs sportifs puissent annoncer à leurs
membres qu'il y a une solution et que ce n'est pas à eux de payer les pots cassés
d'un projet qui a été mal géré depuis le départ. Ce n'est pas de votre
responsabilité seule, mais vous êtes aujourd'hui en charge des sports, et c'est à
ce titre que je vous interroge. Les écologistes exigent une réponse et une
garantie ferme et claire de ce qu’une solution viable sera trouvée pour les clubs
sportifs et leurs membres.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Vendredi 31 janvier 2025
à 14h : sections ordinaires.
Lundi 3 février 2025
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h14.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u14.
📄 2024-12-16 scrape
City Council Meeting — 2024-12-16
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du dimanche 16 décembre 2024
Openbare vergadering van zondag 16 december 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h15 sous la présidence de M. Alain
Courtois, Président.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u15 onder voorzitterschap van
dhr. Alain Courtois, Voorzitter.
Excusés - Verontschuldigden :
Communications
Mededelingen
M. le Président.- Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la
nouvelle loi communale, le Collège a ajouté à l’ordre du jour les points 40, 41,
51 à 62, 64, 65, 67, 69, 75, 76, 78, 79, 81, 83 à 93, 96, 98 et 114 repris au
supplément à cet ordre du jour, daté du 12/12/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 40, 41, 51
tot 62, 64, 65, 67, 69, 75, 76, 78, 79, 81, 83 tot 93, 96, 98 en 114, vermeld in het
bijvoegsel bij de agenda dd. 12/12/2024.
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Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
M. le Président.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du jour
les points 22 à 39, 42 à 50, 63, 66, 68, 70 à 74, 77, 80, 82,
94, 95, 97, 99 à 113, 115, 116 et 118 à 147 repris au supplément à cet ordre du
jour, daté du 12/12/2024, ainsi que les points 148 et 149 repris à l’addendum à
ce supplément.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 22 tot 39, 42 tot 50, 63, 66, 68, 70 tot 74, 77, 80, 82, 94, 95, 97, 99 tot
113, 115, 116 en 118 tot 147 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda
dd. 12/12/2024, en met de punten 148 en 149 vermeld in het addendum aan het
bijvoegsel.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Questions écrites
Schriftelijke vragen
M. le Président.- Le feuilleton n° 2 du Bulletin des Questions et Réponses de
2024 est mis à disposition sur la plateforme SharePoint
et sur le site internet.
Het feuilleton nr. 2 van het Bulletin van Vragen en Antwoorden van 2024 werd
ter beschikking gesteld via het
SharePoint platform en op de website.
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Questions orales
Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme
SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
La question orale de M. BENZAOUIA sera abordée lors du débat sur le point
25 de l’ordre du jour.
De vraag van dhr. BENZAOUIA zal behandeld worden tijdens het debat over
agendapunt 25.
Élection du 17ème membre du Conseil de police
Verkiezing van de 17de lid van de politieraad
M. le Président.- Conformément aux articles 12 et 13 de la loi du 7 décembre
1998 organisant un service de police intégré, structuré à deux niveaux (LPI), le
Conseil de police de la zone Bruxelles Capitale-Ixelles est composé de
25 membres outre les deux bourgmestres qui sont membres de plein droit.
Overeenkomstig de artikels 12 en 13 van de wet van 7 december 1998 tot
organisatie van een geïntegreerde politiedienst (WGP) is de Politieraad van de
zone Brussel HOOFDSTAD Elsene samengesteld uit 25 leden naast de twee
Burgemeesters die van rechtswege lid zijn.
En sa séance du 19/11/2024, le Conseil de police a fixé la répartition des
conseillers de police par commune comme suit :
- 17 membres à élire par le Conseil communal de Bruxelles,
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- 8 membres à élire par le Conseil communal d’Ixelles.
In zitting van 19/11/2024 heeft de Politieraad de verdeling tussen de
politieraadsleden als volgt bepaald :
- 17 leden te verkiezen door de Gemeenteraad van Brussel,
- 8 leden te verkiezen door de Gemeenteraad van Elsene.
En séance du Conseil communal du 11/12/2024, 16 membres du Conseil de
police ont été élus. Il en reste 1 à élire.
In zitting van de Gemeenteraad van 11/12/2024, 16 leden van de Politieraad
werden verkozen. Er blijft er 1 te
verkiezen.
M. le Président.- J’annonce qu’il sera procédé ce jour en séance publique à
l’élection du 17ème membre bruxellois du Conseil de police.
Ik kondig aan dat er vandaag in openbare zitting zal overgegaan worden tot de
verkiezing van de 17de Brusselse leed van de Politieraad.
Considérant que la convocation des conseillers communaux à la séance de ce
jour a été envoyée le 06/12/2024, soit 7 jours francs avant la séance.
Overwegende dat de oproeping van de Gemeenteraadsleden voor de zitting van
heden verstuurd werd op 06/12/2024, hetzij 7 vrije dagen op voorhand.
En application des articles 2 et 3 de l’arrêté royal du 20/12/2000, tel que
modifié par l’AR du 07/11/2018, relatif à l’élection des membres du Conseil de
police dans chaque Conseil communal et de la circulaire du 29/10/2024 relative
à cette élection :
- le Bourgmestre a fixé la date pour le dépôt des présentations écrites au
11/12/2024 de 16h00 à 17h00 ;
- les élus au Conseil ont été informés de la date et l’heure du dépôt des
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candidatures, de la possibilité de retirer des formulaires pour les actes de
présentation au secrétariat des assemblées, et des dispositions de l’AR du
20/12/2000 précité quant à la présentation écrite des candidats, par le biais
d’une note du Bourgmestre envoyée en date du 06/12/2024, soit au minimum
5 jours avant la date fixée pour le dépôt.
In toepassing van de artikels 2 en 3 van het Koninklijk Besluit van 20/12/2000,
zoals gewijzigd bij KB van 07/11/2018, betreffende de verkiezing van de leden
van de Politieraad in elke van de Gemeenteraden, en van de Omzendbrief van
29/10/2024 m.b.t. die verkiezing:
- heeft de Burgemeester de datum voor de neerlegging van de schriftelijke
voordrachten vastgesteld op 11/12/2024 van 16u00 tot 17u00;
- werden de verkozenen voor de Raad ingelicht over datum en uur voor de
neerlegging van de kandidaturen, over de
mogelijkheid om op het Secretariaat van de Vergaderingen formulieren te
bekomen voor de schriftelijke voordracht, en over de beschikkingen van het KB
van 20/12/2000 voornoemd betreffende de schriftelijke voordracht van de
kandidaten, aan de hand van een nota van de Burgemeester, verstuurd op
06/12/2024, hetzij minimum 5 dagen vóór de datum vastgesteld voor de
neerlegging.
Les 2 actes de présentation ont été introduits conformément aux prescrits de
l’arrêté royal du 20/12/2000 précité. Ils seront joints en annexe au présent
procès-verbal.
De 2 voordrachtakten werden ingediend overeenkomstig de voorschriften van
voormeld Koninklijk Besluit van 20/12/2000. Ze zullen in bijlage bij deze
notulen gevoegd worden.
En résumé, ces actes présentent respectivement les candidats mentionnés ci-
après et sont signés par les conseillers communaux suivants (les mentions date
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de naissance et profession figurent dans les actes de présentation et sont reprises
sur la liste des candidats qui est également jointe au présent procès-verbal) :
Deze akten dragen respectievelijk de hierna vermelde kandidaten voor en zijn
ondertekend door de volgende Gemeenteraadsleden (de vermeldingen van
geboortedatum en beroep komen voor op de voordrachtakten en werden
hernomen in de kandidatenlijst die ook bij deze notulen gevoegd wordt):
1) Acte de présentation déposé par des élus du groupe PS-Vooruit :
Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie PS-Vooruit:
Candidats-membres effectifs en ordre alphabétique :
Kandidaten-werkende leden in alfabetische volgorde:
M. ZIAN Khalid.
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Nihil
Élus au Conseil qui présentent ces candidats :
Verkozenen voor de Raad die deze kandidaten voordragen:
M. CLOSE Philippe.
Tous les candidat-membres effectifs et candidats-suppléants ont signé leur
présentation pour accord.
Alle kandidaten-werkende leden en kandidaten-opvolgers hebben hun
voordracht voor akkoord ondertekend.
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2) Acte de présentation déposé par des élus du groupe ECOLO-GROEN :
Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie ECOLO-GROEN:
Candidats-membres effectifs en ordre alphabétique :
Kandidaten-werkende leden in alfabetische volgorde:
Mevr. GOYVAERTS Jana
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht :
1. Mme JELLAB Zoubida
2. Mme DE MARTE Benedetta
Mme GOYVAERTS Jana a joint à sa candidature une déclaration
d’appartenance linguistique néerlandaise.
Mevr. GOYVAERTS Jana heeft bij haar kandidatuur een verklaring van
Nederlandstalige taalaanhorigheid gevoegd.
Élus au Conseil qui présentent ces candidats :
Verkozenen voor de Raad die deze kandidaten voordragen:
M. HELLINGS Benoît.
Tous les candidat-membres effectifs et candidats-suppléants ont signé leur
présentation pour accord.
Alle kandidaten-werkende leden en kandidaten-opvolgers hebben hun
voordracht voor akkoord ondertekend.
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Sur base desdits actes de présentation, et conformément à l’article 7 de l’arrêté
royal précité, le Bourgmestre a immédiatement arrêté la liste des candidats,
reprenant le nom, la date de naissance, l’adresse et la profession de tous les
candidats effectifs classés par ordre alphabétique, ainsi que leurs suppléants
dans l’ordre de présentation de ceux-ci. Cette liste de candidats était consultable
au secrétariat des assemblées dès le 11/12/2024.
Op grond van voormelde voordrachtsakten en overeenkomstig artikel 7 van het
voornoemd Koninklijk Besluit, heeft de Burgemeester onmiddellijk de
kandidatenlijst opgemaakt waarop alle kandidaten-werkende leden alfabetisch
gerangschikt staan en hun opvolgers in de volgorde van voordracht, met
vermelding voor elke kandidaat van naam, geboortedatum, adres en beroep.
Deze kandidatenlijst kon geraadpleegd worden op het Secretariaat van de
Vergaderingen vanaf 11/12/2024.
La candidate-membre effective Mme GOYVAERTS est renseignée sur la liste
des candidats comme d’appartenance linguistique néerlandaise étant donné
qu’elle a fait usage de la faculté d’indiquer son appartenance linguistique
néerlandaise dans l’acte de présentation en y joignant l’attestation visée à
l’article 23bis du Code électoral communal bruxellois.
De kandidaat-werkende leed mevr. GOYVAERTS werd in de kandidatenlijst
aangeduid als van Nederlandse taalaanhorigheid aangezien ze gebruik gemaakt
heeft van de mogelijkheid om in de akte van voordracht haar taalaanhorigheid te
vermelden en er een attest aan toe te voegen zoals bedoeld in artikel 23bis van
het Brussels Gemeentelijk Kieswetboek.
La liste des candidats sera jointe au présent procès-verbal.
De kandidatenlijst zal bij onderhavige notulen gevoegd worden.
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Résumé de la liste des candidats (classement des candidats-membres effectifs
par ordre alphabétique) :
Samenvatting van de kandidatenlijst (kandidaten-werkende leden gerangschikt
in alfabetische volgorde):
Il y a 2 candidatures pour 1 membre à élire.
Er zijn 2 kandidaten voor 1 te verkiezen leed.
Candidats-membres effectifs :
Kandidaten-werkende leden :
Mevr. GOYVAERTS Jana ;
M. ZIAN Khalid.
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Mme JELLAB Zoubida
2. Mme DE MARTE Benedetta
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
M. le Président.- L’élection a lieu en séance publique, mais le vote est secret.
De verkiezing vindt plaats in openbare zitting, maar de stemming is geheim.
M. Hellings.- Monsieur le Président, je me réfère au secrétaire communal, mais
il me semble que nous devons avoir quatre membres du rôle linguistique
néerlandophone au sein du Conseil de police de la zone.
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Et donc, cela veut dire que M. Zian, n’étant pas du rôle linguistique
néerlandophone, son suppléant ou sa suppléante siègera.
M. Leonard, secrétaire communal.- Il y a déjà deux communes qui sont dans le
jeu, quelque part : Ixelles et Bruxelles, donc ce n’est qu’après l’élection des
conseillers de police tant à Bruxelles-ville qu’à Ixelles qu’on peut faire le
calcul.
Et s’il n’y a pas assez de candidats néerlandophones à ce moment-là, il y aura
des conseillers en plus à élire (?) par le Conseil de police, fin janvier, pour
compléter le Conseil de police.
Ça, c’est la procédure qui est prévue.
M. Hellings.- Donc, on ne fera pas monter des suppléants néerlandophones ?
On désignera, en Conseil communal…
M. le Bourgmestre.- On pourrait les désigner, mais via l’effectivité ; pas via la
suppléance.
On votera en Conseil de police pour atteindre le chiffre de quatre.
M. Leonard, secrétaire communal.- C’est au niveau de l’instauration du
Conseil de police, le 28 janvier, qu’on pourra exactement constater le nombre de
néerlandophones.
À ce moment-là, le Conseil de police peut rajouter des gens – en cooptation,
quelque part – pour compléter les quatre requis, en effet, par cela.
C’est la procédure qui est prévue dans la loi sur la police intégrée.
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M. le Président.- Conformément à l’article 10 de l’arrêté royal précité et à
l’article 60 du règlement d’ordre intérieur, un bureau sera constitué pour le
scrutin et le dépouillement, composé du Bourgmestre, qui en sera le président,
et des deux conseillers présents les moins âgés qui ne figurent pas sur la liste
des candidats, à savoir : M. EL MOKADEM Soulaimane et M. HADDACH
Achraf, qui rempliront les fonctions de scrutateurs.
Overeenkomstig artikel 10 van voornoemd Koninklijk Besluit en artikel 60 van
het huishoudelijk reglement zal een stemopnemingsbureau samengesteld
worden, bestaande uit de Burgemeester, die het bureau zal voorzitten, en de
2 jongste aanwezige Raadsleden die niet op de kandidatenlijst voorkomen,
nl. dhr. EL MOKADEM Soulaimane en dhr. HADDACH Achraf, die als
stemopnemers fungeren.
Le bureau prendra place dans la salle Zinneke, qui est considérée comme faisant
partie intégrante de la salle du Conseil, et où le vote aura lieu dans des isoloirs
qui y sont installés à cet effet.
Het bureau zal plaats nemen in de Zaal Zinneke, die beschouwd wordt als deel
uitmakend van de Raadzaal, waar de stemming zal plaats vinden in de daartoe
geplaatste stemhokjes.
Conformément à l’article 16 de la LPI, chacun des 49 conseillers communaux
dispose de 1 voix. Le vote sur les 2 candidats-effectifs se fera en un seul tour de
scrutin. Chaque conseiller recevra donc en une seule fois 1 bulletin de vote des
mains de M. le Bourgmestre. M. EL MOKADEM Soulaimane pointera les noms
des conseillers ayant reçu un bulletin. Les conseillers voteront dans les isoloirs,
puis viendront déposer leurs bulletins dans l’urne. M. HADDACH Achraf
pointera le nom des conseillers ayant voté.
Overeenkomstig artikel 16 van de WPG beschikt elk van de 49 Raadsleden over
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1 stem. De stemming over de 2 kandidaat-werkende leden gebeurt in één enkele
stemronde. Dhr. Burgemeester zal aan ieder van hen in één keer 1 stembiljet zal
overhandigen. Dhr. EL MOKADEM Soulaimane zal op een lijst aanduiden wie
stembiljetten gekregen heeft. Daarna vullen de Raadsleden hun stembiljetten in
de stemhokjes in, en deponeren ze vervolgens in de stembus. Dhr. HADDACH
Achraf zal aanduiden wie er gestemd heeft.
Sur le bulletin figurent, par ordre alphabétique, tous les candidats-membres
effectifs. Le nom des candidats suppléants est mentionné à côté de chaque
candidat-membre effectif. Le vote porte uniquement sur les candidats-membres
effectifs. Si le candidat effectif est élu, ses suppléants sont d’office proclamés
suppléants dans l’ordre de présentation.
Op de stembiljet komen de namen voor van de kandidaten-werkende leden, in
alfabetische volgorde. De namen van de kandidaten-opvolgers staan vermeld
naast de naam van de effectieve leden. Er wordt enkel over de kandidaten-
effectieve leden gestemd. Indien het effectief lid verkozen is, worden zijn
opvolgers van rechtswege uitgeroepen tot opvolgers in de volgorde waarin ze
werden voorgedragen.
Pour voter valablement, vous coloriez en rouge la case placée devant le nom du
candidat de votre choix. Il est interdit de voter pour plusieurs candidats sur le
même bulletin.
Om geldig te stemmen, dient u het vakje rood te kleuren dat geplaatst is voor de
naam van de kandidaat van uw keuze. Het is verboden om voor meerdere
kandidaten te stemmen op hetzelfde stembiljet.
Si vous coloriez plus d’une case, ou si une quelconque mention apparaît sur le
bulletin, ou si le vote n’est pas exprimé au moyen du crayon rouge, votre
bulletin sera nul.
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Stembiljetten waarop meer dan één vakje gekleurd is, of waarop een of andere
vermelding voorkomt, of die niet met het rode potlood werden ingevuld, zijn
ongeldig.
Celui qui veut s’abstenir, doit laisser son bulletin blanc. Celui qui s’est trompé,
doit le signaler au Président, qui pourra alors remplacer le bulletin contre la
remise de l’ancien qui sera détruit.
Indien u zich wenst te onthouden, dan dient u het stembiljet blanco te laten. Wie
zich vergist heeft dient dit aan de Voorzitter te melden. Deze kan het biljet
vervangen tegen afgifte van het oude dat dan zal vernietigd worden.
À l’issue du scrutin, l’urne sera fermée et on procédera au dépouillement
également dans la salle Zinneke, laquelle fera donc partie de la salle du Conseil
communal dans le cadre de ces opérations de scrutin et de dépouillement.
Na de stemming wordt de stembus gesloten en de stemopneming zal ook plaats
vinden in de Zaal Zinneke, die zal deel uitmaken van de Gemeenteraadzaal in
het kader van deze verrichtingen van de stemming en van de stemopneming.
Le Bourgmestre proclamera immédiatement le résultat du vote en séance
publique.
De Burgemeester zal onmiddellijk het resultaat van de stemming afkondigen in
openbare zitting.
Opérations de dépouillement
Stemopnemingsverrichtingen
M. le Bourgmestre.- 49 bulletins ont été retirés de l’urne.
49 stembiljetten werden in de stembus aangetroffen.
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Le dépouillement de ces bulletins donne le résultat suivant :
De stemopneming van deze biljetten geeft volgend resultaat :
Bulletins nuls / nietige stembiljetten: 0
Bulletins blancs/ blanco stembiljetten: 0
Bulletins valables/ geldige stembiljetten: 49.
Les suffrages exprimés sur ces 49 bulletins valables sont attribués comme suit :
De op deze 49 geldige stembiljetten uitgebrachte stemmen werden toegekend
als volgt:
Nom et prénom des candidats-membres effectifs par ordre alphabétique et voix
obtenues :
Naam en voornaam van de kandidaat-werkende leden in alfabetische volgorde
en bekomen stemmen:
- GOYVAERTS Jana : 14 voix/stemmen
- ZIAN Khalid : 35 voix/stemmen
M. le Bourgmestre.- Je constate que les votes ont été émis en faveur de
candidats-membres effectifs régulièrement présentés.
Ik stel vast dat de stemmen werden uitgebracht op naam van regelmatig
voorgedragen kandidaat-werkende leden.
Conformément à l’article 17 de la LPI, sont élus en tant que membres effectifs,
les candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de voix. En cas de parité de
voix, la préférence est accordée dans l’ordre indiqué ci-après :
Overeenkomstig artikel 17 van de WGP zijn de kandidaten die de meeste
stemmen hebben bekomen, verkozen tot werkende leden. Bij staking van
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stemmen wordt voorrang verleend in de volgende orde:
1° au candidat qui, au jour de l’élection, est investi d’un mandat dans le Conseil
de police. Si deux ou plusieurs candidats se trouvent dans ce cas, la préférence
est accordée à celui qui, sans interruption, a exercé son mandat pendant le temps
le plus long ;
aan de kandidaat die, op de dag van de verkiezing, een mandaat in de
Politieraad bekleedt. Zijn twee of meerdere kandidaten in dat geval, dan wordt
voorrang verleend aan hem die zijn mandaat onafgebroken het langst heeft
uitgeoefend;
2° au candidat qui, antérieurement, a exercé un mandat au Conseil de police. Si
deux ou plusieurs candidats se trouvent dans ce cas, la préférence est accordée à
celui qui a exercé son mandat sans interruption pendant le temps le plus long, et
en cas d’égalité de durée, à celui qui est sorti de charge le plus récemment ;
aan de kandidaat die vroeger een mandaat in de Politieraad heeft uitgeoefend.
Zijn twee of meerdere kandidaten in dat geval, dan wordt de voorrang gegeven
aan hem die zijn mandaat onafgebroken het langst heeft uitgeoefend en, bij
gelijke duur, aan hem die het laatst is afgetreden;
3° au moins âgé des candidats.
aan de jongste kandidaat in jaren.
Selon la circulaire du 29/10/2024 du SPF Intérieur relative à l’élection du
Conseil de police, la préférence entre deux candidats qui ont obtenu le même
nombre de voix et ont exercé durant toute la durée de la législature le mandat
dont ils sont titulaires, reviendra au plus jeune. En effet, en cas de
renouvellement du mandat d’une législature à l’autre, il s’agirait de deux
mandats distincts et non d’un même mandat qui se prolongerait.
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Overeenkomstig de omzendbrief van 29/10/2024 van de FOD Binnenlandse
Zaken m.b.t. de verkiezing van de leden van de Politieraad, gaat de voorkeur
tussen twee kandidaten die hetzelfde aantal stemmen hebben behaald en die
gedurende de hele duur van de legislatuur het mandaat waarvan zij titularis zijn,
hebben uitgeoefend, naar de jongste. In geval van hernieuwing van het mandaat
van politieraadslid van één législatuur in de andere, betreft het immers twee
afzonderlijke mandaten en niet éénzelfde mandaat dat zou worden verlengd.
M. le Bourgmestre.- Je constate que 2 candidats-membres effectifs ont été
présentés pour 1 membre à élire et que chaque candidat a obtenu au moins une
voix.
Ik stel vast dat er 2 kandidaten-werkende leden werden voorgedragen voor 1 te
verkiezen leed en dat elk werkend-lid ten minste 1 stem heeft behaald.
Que les candidats ont obtenu soit 14, soit 35 voix ;
Dat de kandidaten ofwel 14, ofwel 35 stemmen behaald hebben;
M. le Bourgmestre.- Je constate que le candidat-membre effectif ayant obtenu
le plus grand nombre de suffrages est élu ;
Ik stel vast dat de kandidaat-werkende leed die het grootste aantal stemmen
heeft bekomen verkozen werd;
Qu’en vue de déterminer l’ordre d’élection entre les candidats ayant obtenu le
même résultat, les règles de préférence déterminées par l’article 17 de la LPI ont
été appliquées.
Dat, om de volgorde van verkiezing te bepalen tussen de kandidaten die
hetzelfde resultaat behaalden, de
voorrangregels zoals bepaald in bovenvermeld artikel 17 van de WGP werden
toegepast.
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Par conséquent, je constate que :
Bijgevolg stel ik vast dat :
Sont élus membres-effectifs et sont respectivement proclamés de droit
suppléants de ces élus dans l’ordre suivant lequel ils sont susceptibles de les
remplacer :
Zijn verkozen als werkende leden en worden respectievelijk van rechtswege
uitgeroepen tot hun opvolgers, in de volgorde waarin deze zijn voorgesteld om
hen te vervangen:
Membre effectif / Werkende leed: M. Zian ;
Suppléant / Opvolger: nihil.
Dans l’ordre de l’élection après application des règles de préférences en cas de
parité de voix.
In volgorde van de verkiezing na toepassing van de voorrangregels bij staking
van stemmen.
N’est pas élu(e), le candidat ayant obtenu le moins de voix (14 voix) :
Is niet verkozen, de kandidaat die het minste stemmen heeft behaald
(14 stemmen): Mme Goyvaerts.
M. le Bourgmestre.- J’observe que les conditions d’éligibilité sont réunies (1)
par :
Ik stel vast dat de verkiesbaarheidsvoorwaarden (1) vervuld zijn door :
- 1 candidat-membre effectif élu ;
- 1 verkozen kandidaat-werkende lid;
- le candidat suppléant de plein droit de ce candidat-membre effectif élu.
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- de kandidaat van rechtswege de opvolger van deze kandidaat-werkende lid.
L’ensemble des élus effectifs et candidats-suppléants font à ce jour partie du
Conseil communal de la Ville de Bruxelles.
Alle effectief verkozenen en alle kandidaat-opvolgers maken op vandaag deel
uit van de Gemeenteraad van de stad Brussel.
J’observe que (2) :
Ik stel vast dat (2):
- ce membre effectif ne se trouve dans un cas d’incompatibilité résultant de liens
de parenté ou d’alliance, de mariage ou de cohabitation légale, visé par l’article
15 LPI.
- Geen enkel werkend lid zich bevindt in een geval van onverenigbaarheid
voortkomend uit verwantschap of aanverwantschap, huwelijksband of
wettelijke samenwoning, zoals bedoeld in artikel 15 WGP.
Les liens de parenté ou d’alliance, de mariage ou de cohabitation légale
éventuels entre membres bruxellois et ixellois devront être examinés
ultérieurement, avant la séance d’installation, l’élection des membres du
Conseil de police à Ixelles n’ayant pas encore eu lieu.
Eventuele verwantschaps- of aanverwantschapsbanden, banden van huwelijk of
wettelijke samenwoning tussen Brusselse en Elsense leden zullen later
onderzocht moeten worden vóór de installatievergadering, aangezien de
verkiezing van de leden van de Politieraad in Elsene nog niet heeft plaats gehad.
J’observe que (3) :
Ik stel vast dat (3):
- 1 élu membre effectif est d’appartenance linguistique néerlandaise, à savoir :
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Mme GOYVAERTS.
- 1 verkozen werkende leed van Nederlandse taalaanhorigheid is, nl.
mevr. GOYVAERTS.
(1) Si un candidat élu ne remplit pas les conditions d’éligibilité, le Conseil
communal ne peut revenir sur son élection. Le Collège juridictionnel (et en
seconde instance éventuelle le Conseil d’État) seul peut annuler l’élection
irrégulière.
(1) Wanneer een verkozen kandidaat de verkiesbaarheidsvoorwaarden niet
vervult, kan de Gemeenteraad niet terugkomen op zijn verkiezing. Alleen het
Rechtscollege (en in beroep eventueel de Raad van State) kan een
onregelmatige verkiezing vernietigen.
(2) En ce qui concerne les incompatibilités, le Conseil ne fait qu’un simple
relevé de ces incompatibilités car ces dernières n’existent en réalité qu’au jour
de l’entrée en fonction du Conseil, en fait au moment de la prestation de
serment. Les intéressés ont donc la possibilité de choisir entre les fonctions
incompatibles jusqu’à leur prestation de serment le jour de l’installation du
Conseil de police.
(2) Inzake de onverenigbaarheden maakt de Raad slechts een gewone
opsomming. De onverenigbaarheden moeten immers nog bestaan op het
ogenblik van de eedaflegging om de installatie van het betrokken lid te
verhinderen. De betrokkenen kunnen dus kiezen tussen de onverenigbare
ambten tot op het ogenblik van hun eedaflegging op de dag van de installatie
van de Politieraad.
(3) L’appartenance linguistique est établie au moyen d’une attestation signée par
2 membres du Parlement bruxellois, telle que visée par l’article 23bis du Code
électoral bruxellois.
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(3) De taalaanhorigheid werd vastgesteld d.m.v. een attest ondertekend door
2 Brusselse Parlementsleden, conform artikel 23bis van het Brussels
Gemeentelijk Kieswetboek.
M. le Bourgmestre.- Mesdames, messieurs, M. Zian est donc déclaré élu pour
le Conseil de police.
(Applaudissements.)
Élection du Conseil de l’Action sociale
Verkiezing van de Raad van Maatschapelijke Welzijn
M. le Président.- Ce jour il sera procédé en séance publique à l’élection de
15 membres du Conseil de l’Action sociale, soit le nombre déterminé par
l’article 6 de la loi organique du 8 juillet 1976 sur les (?) Centres publics
d’Action sociale.
Heden zal er in openbare zitting overgegaan worden tot de verkiezing van
15 leden van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn van de Stad Brussel, zijnde
het aantal vastgesteld overeenkomstig artikel 6 van de organieke wet 8 juli 1976
op de Openbare Centra voor Maatschappelijk Welzijn.
Conformément à l’article 12 de la loi du 8 juillet 1976, l’élection des membres
du Conseil de l’Action sociale a lieu en séance publique le troisième lundi qui
suit l’installation du Conseil communal. Ce lundi 16 décembre 2024 est le
3ème lundi qui suit la séance d’installation, qui a eu lieu le dimanche
1er décembre 2024.
Overeenkomstig artikel 12 van de organieke wet van 8 juli 1976, heeft de
verkiezing van de leden van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn plaats in
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openbare vergadering, op de derde maandag na de installatie van de
Gemeenteraad. Vandaag, maandag 16 december 2024 is de 3de maandag na de
installatievergadering die plaats vond op zondag 01 december 2024.
Je rappelle les mesures qui ont été prises en vue d’informer les membres du
Conseil des dispositions relatives à la présentation et à la réception des actes de
présentation écrits :
Ik herhaal de maatregelen die genomen werden met het oog op het informeren
van de leden van de Raad over de voorschriften inzake de presentatie en de
ontvangst van de schriftelijke voordrachtakten:
- chaque groupe a reçu une note d’information ainsi que les formulaires pour la
présentation écrite des candidats le 18/11/2024; le secrétaire a informé tous les
groupes politiques que chaque groupe souhaitant déposer une candidature était
prié de déléguer un conseiller communal au dépôt des actes de présentation
prévu le 06 décembre 2024 entre 16h et 19h au cabinet du Bourgmestre ;
- elke politieke fractie heeft een informatienota gekregen alsook formulieren
voor de schriftelijke voordracht van kandidaten op 18/11/2024; tevens heeft de
Secretaris alle politieke fracties geïnformeerd dat zij die een kandidatuur
wensten neer te leggen, een gemeenteraadslid dienden af te vaardigen om de
neerlegging van de voordrachtakten, voorzien op maandag 06 december 2024
tussen 16u en 19u in het Kabinet van de Burgemeester bij te wonen;
- lors de l’installation du Conseil communal, le 1er décembre 2024, le Président
du Conseil a communiqué aux conseillers la procédure relative à la présentation
et la réception des actes de présentation écrits et la possibilité de retirer des
formulaires pour la présentation écrite au secrétariat des assemblées. À cette
occasion, il a également invité tous les groupes politiques souhaitant introduire
une candidature à déléguer un représentant pour assister au dépôt prévu le lundi
06 décembre 2024 entre 16h et 19h au cabinet du Bourgmestre et il a rappelé le
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chiffre d’éligibilité, à savoir : 25.
- tijdens de installatievergadering van de Gemeenteraad, op 01 december 2024,
heeft de Voorzitter van de Raad de procedure betreffende de schriftelijke
voordracht van de kandidaten meegedeeld en werden de Raadsleden
geïnformeerd over de mogelijkheid om op het Secretariaat van de
Vergaderingen bijkomende formulieren te bekomen voor de schriftelijke
voordracht. Bij die gelegenheid heeft hij ook alle politieke fracties uitgenodigd
om vertegenwoordigd te zijn bij de neerlegging van de kandidaturen, op
maandag 06 december 2024 tussen 16u en 19u in het Kabinet van de
Burgemeester en heeft zij tevens het verkiesbaarheidscijfer, nl. 25, in
herinnering gebracht.
Le 06 décembre 2024, soit le dixième jour avant celui fixé pour le scrutin, de
16h à (?) 19h, six (6) actes de présentation ont été réceptionnés par le
Bourgmestre, assisté du secrétaire communal et en présence d’un conseiller
communal de chaque groupe politique qui a déposé un acte de candidature.
Op maandag 06 december 2024, op de tiende dag voor de verkiezingsdag,
tussen 16 en 19 uur, werden door de Burgemeester, bijgestaan door de
Gemeentesecretaris en in aanwezigheid van een gemeenteraadslid van elke
politieke fractie die een kandidatuur heeft ingediend, zes (6) voordrachtakten in
ontvangst genomen.
Candidats à l’élection
Kandidaten voor de verkiezing
M. le Président.- Les 6 actes de présentation ont été introduits conformément
aux dispositions de la loi organique et aux articles 2, 4 et 5 de l’arrêté royal du
22 novembre 1976 relatif à l’élection des membres des conseils des Centres
publics locaux d’action sociale.
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De 6 voordrachtakten werden ingediend overeenkomstig de bepalingen van de
organieke wet en de artikelen 2, 4 en 5 van het Koninklijk Besluit van
22 november 1976 betreffende de verkiezingen van de leden van de raden der
plaatselijke openbare centra voor maatschappelijk welzijn.
En résumé, ces actes présentent respectivement les candidats mentionnés ci-
après et sont signés par les conseillers communaux suivants (les mentions des
date de naissance et profession figurent dans les actes de présentation et sont
reprises sur la liste des candidats qui est également jointe au présent procès-
verbal) :
Deze akten dragen respectievelijk de hierna vermelde kandidaten voor en zijn
ondertekend door de volgende Gemeenteraadsleden (de vermeldingen van
geboortedatum en beroep komen voor op de voordrachtakten en werden
hernomen in de kandidatenlijst die ook bij deze notulen gevoegd wordt):
1) Acte de présentation déposé par des élus du groupe PS-Vooruit :
Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie PS-Vooruit :
Candidats-membres effectifs en ordre alphabétique (5) :
Kandidaten-werkende leden in alfabetische volgorde (5):
- Nelson BRIOU.
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Thierry SLAGMUYLDER ; 2. Yasmine GUELFF.
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- Serge LONGIN.
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Lander PICCART (NL) ; 2. Qendresa GERLICA.
- Fatima MOUSSAOUI.
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Yasmine GUELFF ; 2. Tarik MNISSAR.
- Anastasia PAPADOPOULOS.
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Qendresa GERLICA ; 2. Tarik MNISSAR.
- Karim TAFRANTI :
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Yasmine GUELFF ; 2. Thierry SLAGMUYLDER.
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Conseillers qui présentent ces candidats :
Raadsleden die deze kandidaten voordragen:
Philippe CLOSE, Fatima MOUSSAOUI, Faouzia HARICHE, Mohamed
OURIAGHLI, Anaïs MAES, Delphine HOUBA, Nawal BEN HAMOU, Anas
BEN ABDELMOUMEN, Cellou Satina DIALLO, Nasir MOHAMMAD, Lydia
MUTYEBELE, Karim TAFRANTI, Khalid ZIAN, Karine LALIEUX, Sevket
TEMIZ, Ahmed EL KTIBI.
M. Lander PICCART (candidat suppléant) a joint à sa candidature une
déclaration d’appartenance linguistique néerlandaise.
Dhr. Lander PICCART (kandidaat opvolger) heeft bij zijn kandidatuur een
verklaring van Nederlandse taalaanhorigheid gevoegd.
Tous les candidats-membres effectifs et candidats-suppléants ont signé leur
présentation pour accord.
Alle kandidaten-werkende leden en kandidaten-opvolgers hebben hun
voordracht voor akkoord ondertekend.
2) Acte de présentation déposé par des élus du groupe MR+ :
Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie MR+ :
Candidats-membres effectifs en ordre alphabétique (4) :
Kandidaten-werkende leden in alfabetische volgorde (4):
- Laura HIDALGO
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
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1. Stéphane GURBUZ ; 2. Mie-Jeanne NYANGA LUMBALA ; 3. Julien
DUBOIS.
- Isabelle RIGAUX
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Stéphane GURBUZ ; 2. Mie-Jeanne NYANGA LUMBALA ; 3. Julien
DUBOIS.
- Frédéric WAUCQUEZ
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Stéphane GURBUZ ; 2. Mie-Jeanne NYANGA LUMBALA ; 3. Julien
DUBOIS.
- David WEYTSMAN
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Stéphane GURBUZ ; 2. Mie-Jeanne NYANGA LUMBALA ; 3. Julien
DUBOIS.
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Conseillers qui présentent ces candidats :
Raadsleden die deze kandidaten voordragen:
David WEYTSMAN, Florence FRELINX, Isabelle RIGAUX, Frederik
CEULEMANS, Floriane BONNIER, Clémentine BUGGENHOUT, Alain
COURTOIS, Aline GODFRIN, Olivier EGGERMONT, Bertin MAMPAKA,
Geoffroy COOMANS de BRACHÈNE.
Tous les candidats-membres effectifs et candidats-suppléants ont signé leur
présentation pour accord.
Alle kandidaten-werkende leden en kandidaten-opvolgers hebben hun
voordracht voor akkoord ondertekend.
3) Acte de présentation déposé par des élus du groupe ECOLO-GROEN :
Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie ECOLO-GROEN :
Candidats-membres effectifs en ordre alphabétique (3) :
Kandidaten-werkende leden in alfabetische volgorde (3):
- Paul DE CONINCK (NL)
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Kee VERHEYEN (NL) ; 2. Fabrice MPORANA ; 3. Pauline
LALOUX ; 4. Adriano LA GIOIA.
- Adriano LA GIOIA
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Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Kee VERHEYEN (NL) ; 2. Fabrice MPORANA ; 3. Chantal
HOORNAERT ; 4. Mohamad TALEB (NL).
- Geneviève LOUYEST
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Adriano LA GIOIA ; 2. Veronica KIBUSHI ; 3. Mohamad
TALEB (NL) ; 4. Pauline LALOUX.
Conseillers qui présentent ces candidats :
Raadsleden die deze kandidaten voordragen:
Benoît HELLINGS, Rajae MAOUANE, Bart DHONDT, Lotte STOOPS.
M. Paul DE CONINCK (candidat effectif), Mme Kee VERHEYEN (candidate
suppléante) et M. Mohamad TALEB (candidat suppléant) ont joint à leur
candidature une déclaration d’appartenance linguistique néerlandaise.
Dhr. Paul DE CONINCK (kandidaat werkend lid), mevr. Kee VERHEYEN
(kandidaat opvolger) en dhr. Mohamad TALEB (kandidaat opvolger) hebben bij
hun kandidatuur een verklaring van Nederlandse taalaanhorigheid gevoegd.
Tous les candidats-membres effectifs et candidats-suppléants ont signé leur
présentation pour accord.
Alle kandidaten-werkende leden en kandidaten-opvolgers hebben hun
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voordracht voor akkoord ondertekend.
4) Acte de présentation déposé par des élus du groupe PTB*PVDA :
Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie PTB*PVDA:
Candidats-membres effectifs en ordre alphabétique (2) :
Kandidaten-werkende leden in alfabetische volgorde (2):
- Maëlle DELAPLANCHE
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Nicole LEWALLE ; 2. Bruno BAUWENS.
- Pierre-Thomas DUBUQUOY
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Bruno BAUWENS ; 2. Nicole LEWALLE.
Conseillers qui présentent ces candidats :
Raadsleden die deze kandidaten voordragen:
Bruno BAUWENS, Léa CHAUFOUREAU, Soulaimane EL MOKADEM, Sidi
Mohamed (?) BENZAOUIA.
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Tous les candidats-membres effectifs et candidats-suppléants ont signé leur
présentation pour accord.
Alle kandidaten-werkende leden en kandidaten-opvolgers hebben hun
voordracht voor akkoord ondertekend.
5) Acte de présentation déposé par des élus du groupe Les Engagés-CD&V+ :
Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie Les Engagés-
CD&V+:
Candidat-membre effectif (1) :
Kandidaat-werkend lid (1):
- Marius NDOLIMANA
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Nico Giovanni Louis PATELLI ; 2. Carine MATOTA DIAKANUA.
Conseillers qui présentent ces candidats :
Raadsleden die deze kandidaten voordragen:
Didier WAUTERS, Mathilde VERMEIRE.
Tous les candidats-membres effectifs et candidats-suppléants ont signé leur
présentation pour accord.
Alle kandidaten-werkende leden en kandidaten-opvolgers hebben hun
voordracht voor akkoord ondertekend.
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6) Acte de présentation déposé par des élus du groupe Team Fouad Ahidar-
BXL+ :
Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie Team Fouad Ahidar-
BXL+:
Candidat-membre effectif (1) :
Kandidaat-werkend lid (1):
- Abdelkader SATTI
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Achraf HADDACH.
Conseillers qui présentent ces candidats :
Raadsleden die deze kandidaten voordragen:
Achraf HADDACH, Yousra NOUAR, Abdelkader SATTI.
Tous les candidats-membres effectifs et candidats-suppléants ont signé leur
présentation pour accord.
Alle kandidaten-werkende leden en kandidaten-opvolgers hebben hun
voordracht voor akkoord ondertekend.
M. Maimouni.- Monsieur le Président, nous nous récusons.
M. le Président.- Nous en avons pris acte.
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Sur base desdits actes de présentation, et conformément à l’article 7 de l’arrêté
royal précité, le Bourgmestre a immédiatement arrêté la liste des candidats,
reprenant tous les candidats effectifs classés par ordre alphabétique, ainsi que
leurs suppléants dans l’ordre de présentation de ceux-ci. Cette liste de candidats
était consultable au secrétariat des assemblées et a été jointe à la convocation
avec l’ordre du jour du Conseil communal pour la séance de ce jour, envoyé au
conseillers au moins 7 jours francs avant la séance.
Op grond van voormelde voordrachtakten en overeenkomstig artikel 7 van het
voornoemd Koninklijk Besluit, heeft de Burgemeester onmiddellijk de
kandidatenlijst opgemaakt waarop alle kandidaten-werkende leden alfabetisch
gerangschikt staan en hun opvolgers in de volgorde van voordracht. Deze
kandidatenlijst kon geraadpleegd worden op het Secretariaat van de
Vergaderingen en werd bij de oproeping met agenda voor deze zitting gevoegd,
die tenminste 7 vrije dagen voor de zitting bezorgd werd aan de Raadsleden.
Le (?) candidat-membre effectif M. Paul DE CONINCK a fait usage de la
faculté de faire une déclaration d’appartenance linguistique néerlandaise dans
l’acte de présentation en y joignant l’attestation visée à l’article 23bis du Code
électoral communal bruxellois. Les suppléants M. Lander PICCART,
M. Mohamad TALEB et Mme Kee VERHEYEN ont également assorti leur
candidature d’une déclaration d’appartenance linguistique néerlandaise. Ceux-ci
ont donc été repris sur la liste des candidats avec la mention « NL ».
De kandidaat-werkend lid dhr. Paul DE CONINCK heeft gebruik gemaakt van
de mogelijkheid om in de akte van voordracht een verklaring van Nederlandse
taalaanhorigheid te doen en er een attest aan toe te voegen zoals bedoeld in
artikel 23bis van het Brussels Gemeentelijk Kieswetboek. De kandidaat-
opvolgers dhr. Lander PICCART, dhr. Mohamad TALEB en mevr. Kee
VERHEYEN hebben ook een verklaring van Nederlandse taalaanhorigheid bij
hun kandidatuur gevoegd. Deze werden dus opgenomen in de kandidatenlijst
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met de vermelding "NL".
La liste des candidats sera jointe au présent procès-verbal.
De kandidatenlijst zal bij onderhavige notulen gevoegd worden.
Résumé de la liste des candidats (classement des candidats-membres effectifs
par ordre alphabétique) :
Samenvatting van de kandidatenlijst (kandidaten-werkende leden gerangschikt
in alfabetische volgorde) :
Il y a 16 candidatures pour 15 membres à élire.
Er zijn 16 kandidaten voor 15 te verkiezen leden.
Candidats-membres effectifs en ordre alphabétique :
Kandidaten-werkende leden in alfabetische volgorde:
1) Nelson BRIOU
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Thierry SLAGMUYLDER ; 2. Yasmine GUELFF.
2) Paul DE CONINCK (NL)
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Kee VERHEYEN (NL) ; 2. Fabrice MPORANA ; 3. Pauline
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LALOUX ; 4. Adriano LA GIOIA.
3) Maëlle DELAPLANCHE
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Nicole LEWALLE ; 2. Bruno BAUWENS.
4) Pierre-Thomas DUBUQUOY
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Bruno BAUWENS ; 2. Nicole LEWALLE.
5) Laura HIDALGO
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Stéphane GURBUZ ; 2. Mie-Jeanne NYANGA LUMBALA ; 3. Julien
DUBOIS.
6) Adriano LA GIOIA
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
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1. Kee VERHEYEN (NL) ; 2. Fabrice MPORANA ; 3. Chantal
HOORNAERT ; 4. Mohamad TALEB (NL).
7) Serge LONGIN
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Lander PICCART (NL) ; 2. Qendresa GERLICA.
8) Geneviève LOUYEST
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Adriano LA GIOIA ; 2. Veronica KIBUSHI ; 3. Mohamad
TALEB (NL) ; 4. Pauline LALOUX.
9) Fatima MOUSSAOUI
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Yasmine GUELFF : 2. Tarik MNISSAR.
10) Marius NDOLIMANA
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
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1. Nico Giovanni Louis PATELLI ; 2. Carine MATOTA DIAKANUA.
11) Anastasia PAPADOPOULOS
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Qendresa GERLICA ; 2. Tarik MNISSAR.
12) Isabelle RIGAUX
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Stéphane GURBUZ ; 2. Mie-Jeanne NYANGA LUMBALA ; 3. Julien
DUBOIS.
13) Abdelkader SATTI
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Achraf HADDACH.
14) Karim TAFRANTI
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
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1. Yasmine GUELFF ; 2. Thierry SLAGMUYLDER.
15) Frédéric WAUCQUEZ
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Stéphane GURBUZ ; 2. Mie-Jeanne NYANGA LUMBALA ; 3. Julien
DUBOIS.
16) David WEYTSMAN
Candidats suppléants dans l’ordre de présentation :
Kandidaten-opvolgers in volgorde van voordracht:
1. Stéphane GURBUZ ; 2. Mie-Jeanne NYANGA LUMBALA ; 3. Julien
DUBOIS.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
M. le Président.- L’élection a lieu en séance publique, mais le vote est secret.
De verkiezing vindt plaats in openbare zitting, maar de stemming is geheim.
Conformément aux dispositions de l’arrêté royal du 22 novembre 1976 relatif à
l’élection des membres des conseils des Centres publics locaux d’action sociale
et à l’article 60 du règlement d’ordre intérieur, un bureau sera constitué pour le
scrutin et le dépouillement, composé du Bourgmestre qui en est le Président et
des deux conseillers présents les moins âgés qui ne figurent pas sur la liste des
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candidats, à savoir M. Soulaimane EL MOKADEM et Mme Jana GOYVAERTS
qui rempliront les fonctions de scrutateurs.
Overeenkomstig de bepalingen van het Koninklijk Besluit van 22 november
1976 betreffende de verkiezingen van de leden van de raden der plaatselijke
openbare centra voor maatschappelijk welzijn en artikel 60 van het
huishoudelijk reglement zal een stemopnemingsbureau samengesteld worden,
bestaande uit de Burgemeester die het Bureau voorzit en de 2 jongste aanwezige
Raadsleden die niet op de kandidatenlijst voorkomen, nl. dhr. Soulaimane
EL MOKADEM en mevr. Jana GOYVAERTS die als stemopnemers fungeren.
Le bureau prendra place dans la salle Zinneke, qui est considérée comme faisant
partie intégrante de la salle du Conseil, et où le vote aura lieu dans des isoloirs
qui y sont installés à cet effet.
Het bureau zal plaats nemen in de zaal Zinneke, die beschouwd wordt als deel
uitmakend van de Raadzaal, waar de stemming zal plaats vinden in de daartoe
geplaatste stemhokjes.
Conformément à l’article 13 de la loi du 8 juillet 1976, chacun des
49 conseillers communaux dispose de 8 voix. Le vote sur les 15 candidats-
effectifs se fera en un seul tour de scrutin. Chaque conseiller recevra donc en
une seule fois 8 bulletins de vote des mains du Président. M. EL MOKADEM
pointera les noms des conseillers ayant reçu un bulletin. Les conseillers voteront
dans les isoloirs, puis viendront déposer leurs bulletins dans l’urne.
Mme GOYVAERTS pointera le nom des conseillers ayant voté.
Overeenkomstig artikel 13 van de wet van 8 juli 1976 beschikt elk van de
49 Raadsleden over 8 stemmen. De stemming over de 15 kandidaat-werkende
leden gebeurt in één enkele stemronde. De Voorzitter zal aan ieder van hen in
één keer 8 stembiljetten zal overhandigen. Dhr. EL MOKADEM zal op een lijst
aanduiden wie stembiljetten gekregen heeft. Daarna vullen de Raadsleden hun
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stembiljetten in de stemhokjes in, en deponeren ze vervolgens in de stembus.
Mevr. GOYVAERTS zal aanduiden wie er gestemd heeft.
Les 8 bulletins de vote que vous recevrez sont identiques. Sur chaque bulletin
figurent, par ordre alphabétique, tous les candidats-membres effectifs. Le nom
des candidats suppléants est mentionné à côté de chaque candidat-
membreeffectif. Le vote porte uniquement sur les candidats-membres effectifs.
Si le candidat effectif est élu, ses suppléants sont d’office proclamés suppléants
dans l’ordre de présentation.
De 8 stembiljetten die u zal ontvangen zijn identiek. Op elk stembiljet komen de
namen voor van de kandidaten-werkende leden, in alfabetische volgorde. De
namen van de kandidaten-opvolgers staan vermeld naast de naam van de
effectieve leden. Er wordt enkel over de kandidaten-effectieve leden gestemd.
Indien het effectief lid verkozen is, worden zijn opvolgers van rechtswege
uitgeroepen tot opvolgers in de volgorde waarin ze werden voorgedragen.
Pour voter valablement, vous coloriez en rouge la case placée devant le nom du
candidat de votre choix. Il est interdit de voter pour plusieurs candidats sur le
même bulletin.
Om geldig te stemmen, dient u het vakje rood te kleuren dat geplaatst is voor de
naam van de kandidaat van uw keuze. Het is verboden om voor meerdere
kandidaten te stemmen op hetzelfde stembiljet.
Si vous coloriez plus d’une case, ou si une quelconque mention apparaît sur le
bulletin, ou si le vote n’est pas exprimé au moyen du crayon rouge, votre
bulletin sera nul.
Stembiljetten waarop meer dan één vakje gekleurd is, of waarop een of andere
vermelding voorkomt, of die niet met het rode potlood werden ingevuld, zijn
ongeldig.
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Celui qui veut s’abstenir, doit laisser son bulletin blanc. Celui qui s’est trompé,
doit le signaler au Président, qui pourra alors remplacer le bulletin contre la
remise de l’ancien qui sera détruit.
Indien u zich wenst te onthouden, dan dient u het stembiljet blanco te laten. Wie
zich vergist heeft, dient dit aan de Voorzitter te melden. Deze kan het biljet
vervangen tegen afgifte van het oude dat dan zal vernietigd worden.
À l’issue du scrutin, l’urne sera fermée et on procédera au dépouillement
également dans la salle Zinneke, laquelle fera donc partie de la salle du Conseil
communal dans le cadre de ces opérations de scrutin et de dépouillement.
Na de stemming wordt de stembus gesloten en de stemopneming zal ook plaats
vinden in de Zaal Zinneke, die zal deel uitmaken van de Gemeenteraadzaal in
het kader van deze verrichtingen van de stemming en van de stemopneming.
Le Bourgmestre proclamera immédiatement le résultat du vote en séance
publique.
De Burgemeester zal onmiddellijk het resultaat van de stemming afkondigen in
openbare zitting.
Opérations de vote
Stemverrichtingen
Le Bourgmestre et les 2 assesseurs se rendent dans la salle Zinneke où ils votent
en premier. Ensuite, le Bureau est installé et les Conseillers viennent pour voter
suivant la procédure décrite ci-dessus.
Begeven de Burgemeester en de 2 bijzitters zich naar de zaal Zinneke waar zij
als eerste stemmen. Vervolgens neemt het Bureau plaats en komen de
Raadsleden stemmen volgens de hierboven beschreven procedure.
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Il y a 49 votants ayant reçu chacun 8 bulletins (0 conseillers sont absents).
49 raadsleden nemen deel aan de stemming en ontvangen ieder 8 stembiljetten
(0 Raadsleden zijn afwezig).
Opérations de dépouillement
Stemopnemingsverrichtingen
X (?) bulletins ont été retirés de l’urne
X (?) stembiljetten werden in de stembus aangetroffen.
Le dépouillement de ces bulletins donne le résultat suivant :
De stemopneming van deze biljetten geeft volgend resultaat:
Bulletins nuls/ nietige stembiljetten : X (?)
Bulletins blancs/ blanco stembiljetten: X (?)
Bulletins valables/ geldige stembiljetten : X (?)
Les suffrages exprimés sur ces X (?) bulletins valables sont attribués comme
suit :
De op deze X (?) geldige stembiljetten uitgebrachte stemmen werden toegekend
als volgt:
Nom et prénom des candidats-membres effectifs par ordre alphabétique et voix
obtenues :
Naam en voornaam van de kandidaat-werkende leden in alfabetische volgorde
en bekomen stemmen:
X (?)
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Total des suffrages :
Totaal aantaal stemmen:
X (?)
M. le Bourgmestre.- Je constate que les votes ont été émis en faveur de
candidats-membres effectifs régulièrement présentés.
Ik stel vast dat de stemmen werden uitgebracht op naam van regelmatig
voorgedragen kandidaat-werkende leden.
Conformément à l’article 15 de la loi organique, sont élus en tant que membres
effectifs, les candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de voix. En cas de
parité de voix, la préférence est accordée dans l’ordre indiqué ci-après :
Overeenkomstig artikel 15 van de organieke wet zijn de kandidaten die de
meeste stemmen hebben bekomen, verkozen tot werkende leden. Bij staking
van stemmen wordt voorrang verleend in de volgende orde:
1° au candidat qui, au jour de l’élection, est investi d’un mandat dans un centre
public d’action sociale. Si deux ou plusieurs candidats se trouvent dans ce cas,
la préférence est accordée à celui qui, sans interruption, a exercé son mandat
pendant le temps le plus long ;
1° aan de kandidaat die, op de dag van de verkiezing, een mandaat in een
openbaar centrum voor maatschappelijk welzijn bekleedt. Zijn twee of meerdere
kandidaten in dat geval, dan wordt voorrang verleend aan hem die zijn mandaat
onafgebroken het langst heeft uitgeoefend;
2° au candidat qui, antérieurement, a exercé un mandat dans un centre public
d’action sociale. Si deux ou plusieurs candidats se trouvent dans ce cas, la
préférence est accordée à celui qui a exercé son mandat sans interruption
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pendant le temps le plus long, et en cas d’égalité de durée, à celui qui est sorti
de charge le plus récemment ;
2° aan de kandidaat die vroeger een mandaat in een openbaar centrum voor
maatschappelijk welzijn heeft uitgeoefend. Zijn twee of meerdere kandidaten in
dat geval, dan wordt de voorrang gegeven aan hem die zijn mandaat
onafgebroken het langst heeft uitgeoefend en, bij gelijke duur, aan hem die het
laatst is afgetreden;
3° au candidat qui, sans avoir atteint l’âge de soixante ans, est le plus âgé ;
3° aan de oudste kandidaat in jaren die de leeftijd van zestig jaar niet heeft
bereikt;
4° au moins âgé des candidats qui ont atteint l’âge de soixante ans.
4° aan de jongste in jaren van de kandidaten die de leeftijd van zestig jaar
hebben bereikt.
M. le Bourgmestre.- Je constate qu’il y a 16 candidats-membres effectifs pour
15 membres à élire.
Ik stel vast dat er 16 kandidaten-werkende leden zijn voor 15 te verkiezen leden.
Que tous les candidats effectifs ont obtenu au moins 1 voix.
Dat alle kandidaten-werkende leden ten minste 1 stem behaald hebben.
Que les candidats élus ont obtenu soit X (?), soit X (?), soit X (?), soit X (?), soit
X (?), soit X (?), soit X (?) voix.
Dat de verkozen kandidaten ofwel X (?), ofwel X (?), ofwel X (?), ofwel X (?),
ofwel X (?), ofwel X (?), ofwel X (?) stemmen behaald hebben.
Qu’en vue de déterminer l’ordre d’élection entre les candidats ayant obtenu le
même résultat, les règles de préférence déterminées par l’article 15 de la loi
Page 44 sur 186 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 16/12/2024
organique cité ci-dessus sont appliquées.
Dat, om de volgorde van verkiezing te bepalen tussen de kandidaten die
hetzelfde resultaat behaalden, de voorrangregels zoals bepaald in bovenvermeld
artikel 15 van de organieke wet, worden toegepast.
VOIR tableau reprenant les anciennetés de service et les âges
ZIE tabel met de dienstanciênniteit en de leeftijden
Par conséquent, je constate que :
Bijgevolg stel ik vast dat:
Dans l’ordre alphabétique, sont élus membres-effectifs, et sont respectivement
proclamés de droit suppléants de ces élus dans l’ordre suivant lequel ils sont
susceptibles de les remplacer :
In alfabetische volgorde zijn verkozen als werkende leden en worden
respectievelijk van rechtswege uitgeroepen tot hun opvolgers, in de volgorde
waarin deze zijn voorgesteld om hen te vervangen:
Nelson BRIOU, Paul DE CONINCK, Maëlle DELAPLANCHE, Pierre-Thomas
DUBUQUOY, Laura HIDALGO, Serge LONGIN, Geneviève LOUYEST,
Fatima MOUSSAOUI, Marius NDOLIMANA, Anastasia PAPADOPOULOS,
Isabelle RIGAUX, Abdelkader SATTI, Karim TAFRANTI, Frédéric
WAUCQUEZ et David WEYTSMAN.
N’est pas élu(e), le candidat ayant le moins de voix :
Is niet verkozen, de kandidaat die het minste stemmen heeft
behaald:
Adriano LA GIOIA.
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Observations
Vastellingen
(1) Conditions d’éligibilité :
Verkiesbaarheidsvoorwaarden:
M. le Président.- J’observe que l’examen des conditions d’éligibilité a relevé
que tous les candidats membres effectifs et suppléants, à l’exception de
Mme Carine MATOTA DIAKANUA (suppléante), étaient candidats aux
élections communales du 13/10/2024 de la Ville de Bruxelles et étaient donc
nécessairements inscrits sur la liste des électeurs.
Ik stel vast dat het onderzoek der verkiesbaarheidsvoorwaarden heeft
aangetoond dat alle kandidaten effectieve leden en kandidaten opvolgers,
behoudens mevr. Carine MATOTA DIAKANUA (opvolger), kandidaat waren
bij de Gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024 van de Stad Brussel en
derhalve dus ook voorkwamen op de kiezerslijst.
Mme Carine MATOTA DIAKANUA était inscrite sur la liste des électeurs.
Mevr. Carine MATOTA DIAKANUA was ingeschreven op de
kiezerslijst (?)
M. le Président.- J’observe que tous les candidats-membres effectifs et
candidats-suppléants sont de nationalité belge, à l’exception de Mme Maëlle
DELAPLANCHE qui est de nationalité française, mais qui était inscrite sur la
liste des électeurs de la Ville de Bruxelles des élections du 13/10/2024.
Ik stel vast dat alle kandidaten effectieve leden en kandidaten opvolgers van
Belgische nationaliteit zijn, behoudens mevr. Maëlle DELAPLANCHE die van
Franse nationaliteit is, maar wel degelijk als kiezer ingeschreven was op de
kiezerslijst van de Stad Brussel voor de verkiezingen van 13/10/2024.
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Si un candidat élu ne remplissait pas les conditions d’éligibilité, le Conseil
communal ne pourrait revenir sur son élection. Le Collège juridictionnel seul (et
en seconde instance éventuelle le Conseil d’État) peut annuler l’élection
irrégulière.
Wanneer een verkozen kandidaat de verkiesbaarheidsvoorwaarden niet zou
vervullen, kan de Gemeenteraad niet terugkomen op zijn verkiezing. Alleen het
Rechtscollege (en in beroep eventueel de Raad van State) kan een
onregelmatige verkiezing vernietigen.
M. Maimouni.- Monsieur le Président, j’aimerais intervenir sur la présentation
de M. Abdelkader Satti au nom de la Team Fouad Ahidar, qui a déposé un acte
de présentation plusieurs semaines après avoir officiellement démissionné de la
liste Team Fouad Ahidar.
Par conséquent, son acte de présentation au nom de la Team Fouad Ahidar est
nul et non avenu : nous la récusons.
Je tiens à signaler que nous introduisons officiellement un pourvoi au sein du
Collège juridictionnel.
J’aimerais, si possible, avoir la copie du procès-verbal le plus vite possible, afin
d’introduire le recours dans les délais impartis. Merci.
M. Leonard, secrétaire communal.- Le procès-verbal est fait séance tenante,
donc il sera disponible demain.
M. Maimouni.- Je vous remercie, monsieur le secrétaire communal.
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(2) Nombre de conseillers communaux :
Aantal Gemeenteraadsleden:
M. le Président.- J’observe que 5 élus membres effectifs sur 15 sont à ce jour
conseillers communaux, ce qui ne dépasse pas le maximum autorisé fixé par
l’article 10 de la loi organique à 1/3.
Ik stel vast dat 5 verkozen werkende leden op 15 op heden Gemeenteraadslid
zijn, hetgeen het toegelaten maximum, in artikel 10 van de organieke wet
vastgesteld op 1/3, niet overschrijdt.
J’observe que X (?) élus membres effectifs sur 15 sont d’un sexe différent des
autres (?), conformément à l’article 11 de la loi organique.
Ik stel vast dat X (?) verkozen werkende leden op 15 (?) zijn van verschillend
geslacht van de anderen, in toepassing van artikel 11 van de organieke wet. (?)
(3) Application des articles 6, §4 et 18ter de la loi organique (appartenance
linguistique néerlandaise) :
Toepassing van de artikels 6, §4 en 18ter van de organieke wet (Nederlandse
taalaanhorigheid):
M. le Président.- J’observe que 1 membre effectif élu, à savoir M. Paul
DE CONINCK, est d’appartenance linguistique néerlandaise ;
- X (?) suppléants de X (?) , à savoir : X (?) , sont également d’appartenance
linguistique néerlandaise.
Ik stel vast dat 1 verkozen werkend lid, nl. dhr. Paul DE CONINCK, van
Nederlandsetaalaanhorigheid is;
- X (?) opvolgers van X (?), zijnde X (?) , zijn eveneens van Nederlandse
taalaanhorigheid.
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J’observe qu’aucun candidat à l’élection du Conseil de l’Action sociale n’a joint
à sa candidature une déclaration d’appartenance linguistique francophone
établie conformément à l’article 23bis (?) du Code électoral bruxellois.
Ik stel vast dat geen enkele kandidaat voor de verkiezing van de Raad voor
Maatschappelijk Welzijn bij zijn kandidaatstelling een verklaring van Franse
taalanhorigheid opgesteld conform artikel 23bis van het Brussels Gemeentelijk
Kieswetboek heeft gevoegd.
En conséquence, il n’y aura pas lieu de faire application de l’article 6, § 4 de la
loi organique et le nombre de membres restera fixé à 15.Bijgevolg dient er geen
toepassing gemaakt te worden van artikel 6, § 4 van de organieke wet en blijft
het aantal leden vastgesteld op 15.
En application de l’article 18ter de la loi organique qui impose que le dossier
relatif à l’élection du Conseil de l’Action sociale contienne l’identité du premier
non-élu des élections communales des deux groupes linguistiques, j’observe
que :
In toepassing van artikel 18ter van de organieke wet dat stelt dat het dossier
betreffende de verkiezing van de Raad de identiteit dient te vermelden van de
eerste niet verkozen kandidaat gemeenteraadslid van beide taalgroepen, stel ik
vast:
- aucun candidat francophone n’a déposé, lors du dépôt des listes pour les
élections communales du 13/10/2024 (?), une déclaration d’appartenance
linguistique francophone établie conformément à l’article 23bis (?) du Code
électoral bruxellois. Il n’est donc pas possible de déterminer le premier candidat
non élu des élections communales du 13/10/2024 (?) d’appartenance
linguistique francophone ;
dat geen enkele Franstalige kandidaat bij de neerlegging van de lijsten voor de
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Gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024 een verklaring van Franse
taalaanhorigheid heeft neergelegd conform artikel 23bis van het Brussels
gemeentelijk Kieswetboek. Het is dus niet mogelijk om vast te stellen wie de
eerste niet verkozen kandidaat van Franse taalaanhorigheid was bij de
Gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024 (?);
- le premier candidat conseiller communal non élu des élections communales
du 13/10/2024 est Mme Fatima ABID. Son appartenance linguistique n’est pas
établie conformément à l’article 23bis (?) du Code électoral bruxellois ;
dat de eerste niet verkozen kandidaat Gemeenteraadslid bij de
Gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024 mevr. Fatima ABID is; dat haar
taalaanhorigheid echter niet vastgelegd is conform artikel 23bis van het Brussels
gemeentelijk Kieswetboek;
- le premier candidat non élu qui avait fait établir son appartenance linguistique
néerlandaise lors du dépôt des listes pour les élections communales du
13/10/2024 est M. Michel DARDENNE. Son appartenance linguistique est
établie par l’attestation visée à l’article 23bis du Code électoral communal
bruxellois, laquelle était jointe à son acte de présentation comme candidat pour
la liste Team Fouhad Ahidar BXL+ aux élections communales du 13/10/2024.
dat de eerste niet verkozen kandidaat Gemeenteraadslid bij de
Gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024, die zijn taalaanhorigheid had laten
vaststellen bij zijn (?) kandidaatstelling voor de Gemeenteraadsverkiezingen,
dhr. Michel DARDENNE is. Zijn taalaanhorigheid is bepaald aan de hand van
het attest bedoeld in artikel 23bis van het Brussels gemeentelijk Kieswetboek
dat gevoegd werd bij de voordrachtakte waarmee hij voorgedragen werd als
kandidaat voor de lijst Team Fouhad Ahidar BXL+ bij de
Gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024.
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(4) Incompatibilités éventuelles :
Eventuele onverenigbaarheden:
M. le Président.- En ce qui concerne les incompatibilités, le Conseil communal
ne fait qu’un simple relevé de ces incompatibilités car ces dernières n’existent
en réalité qu’au jour de l’entrée en fonction du Conseil de l’Action sociale, en
fait au moment de la prestation de serment. Les intéressés ont donc la possibilité
de choisir entre les fonctions incompatibles jusqu’à leur prestation de serment le
jour de l’installation du Conseil de l’Action sociale.
Inzake de onverenigbaarheden maakt de Gemeenteraad slechts een gewone
opsomming. De onverenigbaarheden moeten immers nog bestaan op het
ogenblik van de eedaflegging om de installatie van het betrokken lid te
verhinderen. De betrokkenen kunnen dus kiezen tussen de onverenigbare
ambten tot op het ogenblik van hun eedaflegging op de dag van de installatie
van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn.
J’observe que :
Ik stel vast dat:
- À ce jour, aucun membre effectif ne se trouve dans le cas d’incompatibilité
prévu par l’ article 9e) de la loi du 8 juillet 1976 (membre du personnel de la
commune desservie par le centre).
Op heden geen enkel werkend lid zich bevindt in het geval van
onverenigbaarheid bepaald door artikel 9e) van de wet van 8 juli 1976
(personeel van de door het centrum bediende gemeente).
- À ce jour, aucun membre effectif ne se trouve dans le cas d’incompatibilité
prévu par l’article 9f) de la loi du 8 juillet 1976 (membre du personnel rémunéré
par le centre).
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Op heden geen enkel werkend lid zich bevindt in het geval van
onverenigbaarheid bepaald door artikel 9f) van de wet van 8 juli 1976 (door het
centrum bezoldigd personeelslid).
- Parmi les candidats suppléants :
Onder de kandidaten-opvolgers:
- M. Tarik MNISSAR est à ce jour membre du personnel de la Ville de
Bruxelles. L’intéressé est 2ème suppléant de Mme Fatima MOUSSAOUI et
2ème suppléant de Mme Anastasia PAPADOPOULOS.
Dhr. Tarik MNISSAR is op vandaag personeelslid van de Stad Brussel.
Betrokkene is 2e opvolger van mevr. Fatima MOUSSAOUI en 2e opvolger van
mevr. Anastasia PAPADOPOULOS.
- Aucun membre suppléant ne fait à ce jour partie du personnel du C.P.A.S.
Geen enkele opvolger op vandaag personeelslid is van het O.C.M.W.
Le Bourgmestre proclame le résultat de l’élection des membres du Conseil de
l’Action sociale en séance publique.
De Burgemeester kondigt de verkiezingsuitslag van de leden van de Raad voor
Maatschappelijk Welzijn af in openbare zitting.
Le procès-verbal manuscrit dressé séance tenante a été signé par les membres
du bureau de vote (Bourgmestre et deux assesseurs) et par le secrétaire
communal.
Het handgeschreven proces-verbaal dat ter zitting werd opgesteld, werd
ondertekend door de leden van het stemopnemingsbureau (Burgemeester en
twee bijzitters) en door de Stadssecretaris.
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Le présent procès-verbal et ses annexes seront adressés en deux exemplaires au
Collège juridictionnel de la Région de Bruxelles-Capitale.
Dit proces-verbaal en de bijlagen zullen in twee exemplaren verstuurd worden
naar het Rechtscollege van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.
Annexes : Liste des candidats et actes de présentation.
Bijlagen : Kandidatenlijst en voordrachtakten.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 3 - Punt 3
Accord de majorité 2024-2030
Meerderheidsakkoord 2024-2030
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. C’est vrai qu’on a cette
habitude d’être une des premières majorités à la Ville de Bruxelles à présenter
son accord de majorité. Un accord de majorité extrêmement dense et complet,
puisqu’il fait un peu plus de 230 pages, qui exploite et montre tous les pans de
la ville que nous souhaitons développer.
C’est vrai qu’on a une Ville de Bruxelles qui a une vraie vision – une vision
depuis plusieurs années, il faut le reconnaître – qui a montré son succès, puisque
de nombreux habitants supplémentaires sont venus habiter la ville de Bruxelles :
près de 70.000 nouveaux habitants en 20 ans, de nouvelles entreprises
également, tout cela avec un budget à l’équilibre.
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Notre objectif est toujours de maintenir cette double fonction : être une capitale
internationale, une des villes les plus internationales du monde, mais en même
temps, créer cette ville de la proximité, cette ville qui fait que beaucoup de
personnes décident de la vivre.
Une ville sûre, une ville des libertés, une ville en croissance, une ville
accessible. La ville où on fait à la fois la fête et où on habite, une ville à l’image
de ses habitantes et de ses habitants.
Bruxelles, je le répète souvent, ce sont plus de 184 nationalités, plus de
104 langues parlées tous les jours, mais un seul esprit : l’esprit bruxellois.
Il est sans doute là, notre défi majeur : faire coexister les multiples visages de
Bruxelles pour que la capitale de l’Europe soit une ville toujours plus proche de
ses habitants et de ses habitantes.
Betreffende de begroting: we streven naar een begrotingsevenwicht terwijl we
de levenskwaliteit en de economische groei wensen te verhogen. Tegelijkertijd
is Brussel een Stad met veel noden, een Stad die blijft evolueren.
Onze Stad is de afgelopen 20 jaar met bijna 70.000 inwoners gegroeid en staat
voor grote uitdagingen, vooral op het gebied van huisvesting. We blijven
bouwen aan een hoofdstad die steeds meer inwoners, investeerders, winkels en
bedrijven aantrekt.
Concernant l’enseignement francophone, dont vous savez qu’il s’agit du budget
le plus important – notre enseignement général, pas que le francophone –, il
reste notre premier budget et nous y accordons évidemment énormément
d’importance quant à sa qualité, quant à son accès, afin de garantir à chaque
enfant les études nécessaires pour s’épanouir, réussir et contribuer activement à
la société.
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Pour garantir un personnel éducatif de qualité et en nombre suffisant, il est
essentiel de promouvoir les études et les métiers de l’enseignement tout en
veillant à ce que les infrastructures soient à la hauteur des besoins.
On tient également à renforcer le nombre de places dans nos écoles et à faire en
sorte qu’elles restent financièrement abordables, notamment grâce au maintien
de la gratuité scolaire et à l’ouverture de nouveaux encadrements toujours plus
adaptés.
Les projets éducatifs doivent répondre aux besoins actuels de notre société. Cela
inclut l’accueil d’enfants à besoins spécifiques, ainsi que le développement
d’initiatives visant à (inaudible) l’implication et l’engagement des jeunes en tant
que citoyens responsables.
Pour soutenir les élèves dans leur parcours, des dispositifs de soutien scolaire
doivent être déployés, tout comme des programmes d’éducation à la santé
physique et psychologique. Ces initiatives incluront la sensibilisation aux
problématiques telles que les maltraitances, l’importance d’une alimentation
saine, la pratique régulière d’un sport et les défis liés à nos modes de vie,
comme les addictions.
Par ailleurs, il est crucial de renforcer les échanges linguistiques pour améliorer
la maîtrise du néerlandais, tant dans les écoles que dans les centres de jeunes.
Durant cette nouvelle législature, nous voulons consolider notre système
éducatif en le rendant plus inclusif, plus adapté et en phase avec les réalités de
notre société.
Betreffende het Nederlandstalige onderwijs: in Stad Brussel vereist
kwaliteitsonderwijs ook een sterk Nederlandstalig openbaar onderwijssysteem.
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We zorgen ook voor Nederlandstalige onderwijsinfrastructuur op maat van
Brussel.
De Droomboomschool krijgt een nieuw gebouw, want de huidige gebouwen zijn
tot op de draad versleten. We passen het programma en de bouwvolumes aan
om de renovatiedoelen haalbaar en duurzaam te maken.
De site van Tour & Taxis zal plaats bieden aan een gloednieuwe Frans- én
Nederlandstalige school, een investering in ons groeiend aantal leerlingen.
Zoals ik al zei: ’Onderwijs moet bereikbaar zijn voor iedereen.’ Daarom
versterken we en breiden we onze maatregelen uit. Gratis soep wordt uitgebreid
naar secundaire scholen, menstruatieproducten zullen blijvend gratis worden
aangeboden, geen leerling mag achterblijven door financiële drempels.
Deelname aan schoolreizen en uitstappen in het secundair onderwijs wordt ook
gegarandeerd. Alle Nederlandstalige scholen op ons grondgebied worden brede
scholen.
Het tekort aan leerkrachten blijft een uitdaging, vooral in het Nederlandstalige
onderwijs. Daarom introduceren wij onder meer een taalpremie voor
leerkrachten in het Nederlandstalige lager onderwijs.
Concernant le logement – un de nos grands défis sur Bruxelles, je l’ai dit dans
mon introduction –, nous continuerons à proposer des habitations abordables et
de qualité pour tous les Bruxelloises et les Bruxellois, car c’est d’abord une
question de justice sociale.
Chaque citoyenne et citoyen méritent un toit décent, quelle que soit sa situation.
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Nous comptons articuler notre politique sur plusieurs actes :
D’abord, le lancement d’un quatrième plan de logement de la Ville de
Bruxelles, jusqu’en 2030, avec un volet locatif qui visera à augmenter l’offre
via de nouveaux projets et à maintenir des loyers bas, mais aussi un volet
acquisitif, parce qu’il ne faut pas oublier l’importance de l’accès à la propriété.
La rénovation, pour combattre la crise énergétique. Dans ce vaste chantier, il y a
une priorité absolue, c’est l’isolation du bâti. On a d’ailleurs tout à y gagner :
confort, performance énergétique, respect de l’environnement et valeur du bien
en hausse.
Nous poursuivrons le plan « Les oubliés du climat ». La lutte contre les
marchands de sommeil, les Airbnb sauvages et les biens insalubres ou à
l’abandon font également partie de nos priorités.
Betreffende het Neo-project op de Heizelvlakte: het Neo-project is ook een
symbool van wat elke wijk zou kunnen zijn. Een moderne en gastvrije plek met
een combinatie van woningen, recreatie, groene ruimtes en werkgelegenheid.
We willen de Heizelvlakte transformeren tot een multifunctionele en
dynamische ruimte, met respect voor het erfgoed en de omgeving.
Les palais d’exposition seront rénovés, pour optimiser leur surface tout en
préservant leur richesse architecturale.
Une grande infrastructure de congrès sera développée sur le site des palais,
soutenue par une offre hôtelière adaptée pour dynamiser les activités
économiques et touristiques.
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Par ailleurs, la logistique automobile sera organisée depuis le parking C, afin de
libérer les abords des palais et préserver les perspectives de l’Atomium.
L’aménagement paysager jouera un rôle central avec la création de nouveaux
espaces verts conçus pour offrir des promenades agréables et intégrer
harmonieusement les nouvelles constructions à l’environnement naturel. Ces
aménagements seront connectés au quartier voisin pour assurer une véritable
cohérence urbaine.
De nouveaux parcs, un nouveau centre commercial, des espaces verts, un îlot de
fraîcheur seront créés avec des points d’eau améliorant la qualité de vie du
quartier.
Sur le plan commercial, ce centre commercial suprarégional sera développé,
pensé pour compléter les commerces existants du centre-ville et éviter toute
concurrence directe.
Des investissements dans des activités phares viendront renforcer l’attractivité
économique du centre dans le même temps.
Le projet Neo générera un impact significatif en termes d’emploi, avec environ
3.500 postes créés directement et près de 10.000 emplois issus directement du
plateau et de son développement. Ces opportunités contribueront à la
progression économique et sociale de la ville.
Les retombées économiques seront nombreuses : augmentation des nuitées
grâce au tourisme d’affaires et de loisirs, bénéfices substantiels pour le secteur
horeca et innovation dans le secteur appelé « les activités MICE » (Meetings
Incentives, Conferences, Exhibitions), renforçant ainsi le rayonnement
international de la capitale.
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Sur le volet résidentiel, le logement prévoit jusqu’à 750 unités de logement
respectant les hauts standards environnementaux, dont 25 % seront publics et
répartis équitablement entre logements sociaux, moyens et à finalité acquisitive.
Les loisirs et équipements modernes ne sont pas en reste : des infrastructures
telles que le cinéma, Mini-Europe, les espaces de détente indoor et wellness
seront modernisées.
Le parc des sports, qui a déjà commencé sa mue, sera également amélioré avec
des équipements adaptés pour l’athlétisme, le hockey et le rugby, en partenariat
avec les clubs locaux.
Le stade Roi Baudouin sera modernisé pour répondre aux normes actuelles.
Le dialogue avec les habitants et commerçants des quartiers voisins sera
maintenu grâce à des concertations régulières pour garantir notamment
l’intégration harmonieuse et répondre aux attentes locales.
En termes de sécurité, notre objectif sera d’augmenter d’année en année le bien-
être de nos habitantes et habitants. À Bruxelles, chaque personne doit pouvoir
être libre. Libre d’être soi-même, quelle que soit son orientation sexuelle, sa
croyance ou sa couleur de peau.
Chacun et chacune doit aussi se sentir en confiance dans un environnement de
qualité.
Het is daarom van cruciaal belang dat iedereen zich beschermd en gehoord voelt
en dat de levenskwaliteit in onze wijken voortdurend verbetert.
Pour y parvenir, nous intensifierons la présence dans nos rues, qu’il s’agisse de
patrouilles à pieds, à vélo ou en véhicule, de policières, de policiers ou de
gardiennes et gardiens de la paix.
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Cette approche combine prévention et répression, en veillant à bâtir un climat
de confiance entre les citoyennes et citoyens et les forces de l’ordre.
Afin d’adapter notre action aux réalités locales, nous refinancerons la zone de
police et recruterons des policières et policiers supplémentaires en mettant
l’accent sur le recrutement dans les quartiers.
We gaan de rollen van wijkinspecteurs herwaarderen door hen te ontlasten van
overmatige administratieve taken vanuit het Parket en Justitie.
Ils doivent avoir un rôle de terrain plus important et on les soutiendra dans cette
démarche.
Nous redoublerons également d’efforts pour lutter efficacement contre le trafic
de drogue, notamment dans nos collaborations avec la police fédérale. Cela
passera par des actions ciblées pour démanteler les réseaux, tout en adoptant
une approche de santé publique, pour accompagner les consommatrices et
consommateurs dans des parcours de soins et de réinsertion sociale et
professionnelle.
Rien ne sert de stigmatiser une personne dans une extrême situation de
dépendance, qui est avant tout quelqu’un qui a besoin de soins. C’est comme tel
qu’elles doivent être suivies.
We zullen het camerasysteem in de openbare ruimte versterken, uiteraard met
respect voor de wetgeving.
Un plan communal de prévention du sans-abrisme et de la mendicité sera
élaboré, avec une approche globale. Il intégrera des actions préventives, des
solutions d’hébergement adaptées et un accompagnement renforcé, en
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collaboration avec les services sociaux et les autorités publiques.
On souhaite également renforcer notre collaboration avec le tissu associatif en
mettant en place des processus d’accompagnement pour celles et ceux qui sont
des accidentés de la vie, que nous voulons réinsérer dans la vie active.
Om de strijd tegen de stedelijke straatraces aan te pakken, zullen we naast de
structurele ingrepen in de straten nog meer politiepatrouilles inzetten, de
repressieve acties opvoeren en voertuigen in beslag nemen.
Nous voulons également mettre la priorité sur les violences faites aux femmes :
elles seront combattues avec la plus grande fermeté !
Nous encouragerons le dépôt de plaintes, notamment par la mise en place d’un
dispositif sécurisé en ligne. Cela permettra aux victimes de porter plainte dans
un cadre serein.
We zullen de opleiding en bewustmaking van politieagenten verder uitbreiden
rond thema’s zoals straatintimidatie, partnergeweld en discriminatie.
Dois-je rappeler que nous sommes la zone et la commune qui ont créé le
premier Centre de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) de notre
pays ? L’hôpital Saint-Pierre et la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles sont les
initiateurs de ce qui est aujourd’hui présent sur tout le territoire belge.
Tous les futurs aménagements de la ville seront pensés sous l’angle de la
sécurité des femmes afin de créer un espace public inclusif et sécurisant.
Nous voulons aussi renforcer le lien entre la police et la jeunesse, consolider un
dialogue. Ce respect mutuel se construira à travers des échanges réguliers dans
les écoles, comme nous le faisons déjà, des projets sportifs et éducatifs comme
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les cadets de PolBru ou le Focus école, ainsi que des stages civiques et des
initiatives de parrainage.
Deze acties zullen het vertrouwen en wederzijds respect tussen onze jongeren
en de politiediensten versterken.
En matière de santé, la Ville de Bruxelles est pour cela une commune
exceptionnelle avec l’ensemble de ses hôpitaux universitaires. Nous nous
distinguons par notre vitalité et l’importance stratégique de ce secteur.
En tant qu’acteur clé, nous avons développé l’Hôpital universitaire de Bruxelles
(HUB), qui regroupe l’Hôpital Érasme, l’Hôpital des enfants (HUDERF) et
l’Institut Bordet.
Nous jouons notre rôle central auprès de nos deux autres institutions que sont le
CHU Saint-Pierre et le CHU Brugmann, tout en étant un acteur majeur du
réseau IRIS et du réseau local régional Chorus.
Deze samenwerking maakt van Brussel een van de grootste zorgnetwerken in
Europa, met kwaliteitsvolle zorg en toegang voor iedereen, ongeacht het
inkomen.
Een van de grootste troeven van de Stad is de unieke verbinding tussen
eerstelijnszorg en hoogstaande medische research. Dit komt tot uiting in
constante investeringen, in geavanceerde medische apparatuur en in een actieve
strategie om de beste medische talenten aan te trekken.
Mais le secteur hospitalier Bruxellois fait face à deux défis majeurs : la qualité
des soins et la soutenabilité financière. La pénurie de personnel soignant,
conjuguée à une concentration insuffisante de certaines activités de pointe,
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risquerait de compromettre l’excellence des soins.
En parallèle, les hôpitaux publics sont particulièrement fragilisés par des
charges spécifiques, comme le financement insuffisant des missions des services
d’intérêt économique général (les fameux SIEG) et les pensions des agents
statutaires.
On veut répondre à ces enjeux et soutenir le monde hospitalier. C’est pour cela
que nous nous engageons à renforcer les collaborations avec les universités
partenaires dans le domaine de l’enseignement et de la recherche scientifique,
en particulier pour les disciplines novatrices comme l’immuno-écologie, à faire
de l’institut Jules Bordet un centre de référence mondial pour le traitement du
cancer, à faciliter l’accès aux soins en élargissant les horaires de consultation en
développant la possibilité de passer des examens la nuit, à soutenir les maisons
médicales, les services psychosociaux et de santé mentale en investissant dans
des structures adaptées.
Op financieel vlak zorgen we ervoor dat de ziekenhuisfinanciën worden
versterkt door samenwerking tussen ziekenhuizen en het delen van
adminstratieve diensten zodat er meer middelen naar zorg en personeel gaan.
We zullen de ziekenhuistekorten nauwlettend volgen, vooral bij ziekenhuizen
waar de Gemeenten aandeelhouder zijn.
Deze inspanningen zullen niet alleen de kwaliteit van ziekenhuizen behouden
maar ook de nodige zorgprofessionals aantrekken waardoor Brussel een
voorbeeld wordt voor gezondheidszorg in Europa.
Et évidemment, tout cela devra se faire avec une norme qui soit soutenable,
notamment en termes de soins de santé et également le soutien de la Région – je
l’ai dit – par rapport aux missions sociales de nos hôpitaux.
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Concernant la culture : fait extrêmement majeur, nous continuerons évidemment
à soutenir l’ensemble de nos infrastructures, qu’elles soient de proximité
comme nos centres culturels, ou de renommée nationale ou internationale
comme nos deux théâtres que sont le KVS ou le Théâtre du Parc, mais
également, pour les plus jeunes, le Théâtre de la Montagne Magique.
L’ensemble de ces institutions qui continuent à faire l’ADN de Bruxelles seront
soutenues, ainsi que les initiatives qui donnent la dynamique de notre ville.
La culture, toutes les cultures, les cultures font partie de l’ADN de la Ville de
Bruxelles et seront à cet égard particulièrement soutenues. Elles créent une
véritable identité et la médiation culturelle, c’est-à-dire le fait de rendre possible
à des personnes qui n’ont pas accès à la culture – soit parce qu’elles n’osent pas,
soit parce qu’elles ont l’impression qu’elle ne s’adresse pas à elles –, sera
également renforcée.
Stedenbouw. Onze Stad is een laboratorium van leven, diversiteit en innovatie.
Dit vraagt om een doordachte planning met duidelijke doelen.
We willen gemengde, duurzame en aangename wijken die voor iedereen
toegankelijk zijn.
Daarom ontwikkelen we voor elke buurt een duurzaam project, zowel voor
bebouwde als onbebouwde terreinen, om de veerkracht van onze Stad te
vergroten.
Bijvoorbeeld: we beschermen het natuurlijke erfgoed in Neder-Over-Heembeek
via het masterplan Korte Groenweg en voeren het gemeentelijke plan voor
duurzame ontwikkeling uit.
Concernant l’espace public, après la planification, place à l’action avec la
conception et les chantiers de nos projets. Nous poursuivons l’entretien assidu,
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le réaménagement ou la création d’espace public et vert sécurisé, agréable et
pensé pour tout le monde, où chaque Bruxelloise et Bruxellois, quelle que soit
sa situation, pourra se retrouver et se détendre.
Nous verdirons nos espaces publics autant que possible, pour toutes celles et
tous ceux qui n’ont pas de jardin et subissent de plein fouet les effets du
réchauffement climatique.
La liste est longue, mais nous n’allons pas seulement intervenir sur des places
emblématiques comme la place du Nouveau Marché aux Grains et la place du
Congrès, mais aussi sur de petites places et des voiries pour faire vivre tous les
quartiers de la ville, tant à Laeken qu’à Haren et Neder-over-Heembeek.
En matière de mobilité, la ville de demain sera apaisée, durable et conviviale,
grâce à une vision équilibrée entre tous les modes de déplacement.
Au cœur de notre politique : l’accessibilité des quartiers, la fluidité de la
circulation et, surtout, la sécurité routière.
Tout d’abord, nous continuerons à penser la ville en fonction du principe STOP
(Stappers, Trappers, Openbaar en Privé vervoer) – que je ne dois plus définir, je
pense que tout le Conseil le connaît. Les réflexions se feront en priorisant
d’abord les piétons, les cyclistes, les transports en commun et les voitures.
Par exemple, nous allons restreindre l’accès du piétonnier, du boulevard
Anspach, c’est vrai, aux seuls piétons en développant un axe sécurisé cycliste
sur les rues Van Artevelde, de la Vierge Noire et de Laeken pour les cyclistes,
sauf pendant les moments de livraison.
Donc le matin, le piétonnier sera toujours accessible aux cyclistes, mais
seulement après 11 heures, nous leur demanderons d’emprunter les axes dédiés
à leur mode de transport.
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We maken van het onderhoud en de renovatie van onze stoepen een prioriteit en
ontwikkelen extra voetgangers- en woonzones.
Nous continuerons à développer des rues et des quartiers scolaires et miserons
sur la sécurité routière avec une priorité pour les points noirs : les fameuses
zones à concentration d’accidents (ZACA).
We behouden de doelen van verkeersplannen van de Vijfhoek en Haren terwijl
we ze evalueren en luisteren naar de bewoners en handelaars.
Nous autoriserons les riverains du Pentagone à passer les files de leur quartier,
tout en continuant à lutter contre le trafic de transit.
We zullen aangepaste verkeersplannen maken die de woonwijken beschermen,
altijd via een participatief proces. Onze mobiliteitsdoelen bereiken we wijk per
wijk, straat per straat.
Concernant la propreté, un gros enjeu dans notre commune qui reste une des
principales attentes de nos concitoyennes et de nos concitoyens, nous sommes
attachés à ce que chacune et chacun puisse sortir de chez soi et trouver un
environnement propre.
Grâce à cet accord de majorité, nous lançons un plan ambitieux en six axes pour
améliorer durablement la propreté publique :
Le premier axe concernera l’intensification du nettoyage. Nous aspirons à
augmenter les effectifs dans les quartiers les plus touchés par les dépôts
clandestins, installer de nouvelles poubelles publiques, notamment enterrées,
avec tri sélectif et dispositif anti-mégots, moderniser de manière générale le
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matériel pour des équipes plus efficaces.
Le deuxième axe concerne la lutte contre les incivilités. Nous appliquerons un
principe strict « Tu salis, tu payes ! » Nous utiliserons plus de technologies
modernes, comme les caméras mobiles, les drones ou encore l’intelligence
artificielle.
Enfin, nous renforçons notre collaboration avec la police.
Troisième axe, nous voulons un service public performant, en commençant par
améliorer les conditions de travail de nos agents (équipements ergonomiques,
vestiaires adaptés) et en créant un poste de community manager, pour mieux
répondre aux demandes et besoins de nos concitoyens sur les réseaux sociaux.
Un quatrième axe concerne le soutien au commerce. Nous mettrons en place des
conteneurs à accès réservés pour les commerçants et commerçantes. Nous
augmenterons la fréquence et adapterons les horaires pour le nettoyage des
zones commerciales.
Concernant la sensibilisation et la prévention, des campagnes participatives
avec les écoles et les associations locales seront mises en place et nous
relancerons rapidement, de manière fréquente, des « comités propreté », pour un
dialogue direct avec les habitantes et les habitants.
Enfin, le dernier axe – il n’est pas des moindres – constitue l’éradication des
nuisibles. Vous le savez, nous sommes envahis de rats pour l’instant, dans (?)
toute la Région.
Nous lutterons activement contre ces nuisibles, notamment avec un vrai travail
qui doit tenir compte des problèmes de santé publique qu’il crée et un grand
plan global avec une véritable task force.
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Voilà pour la première partie de l’accord que je voulais énoncer, monsieur le
Président, et peut-être dire que nous allons être trois à prendre la parole. Après,
les échevins pourront répondre chaque fois sur leurs domaines, pour faciliter le
travail de l’opposition.
Je vous remercie.
Mme Frelinx, échevine.- Je vous remercie, monsieur le Président. Mesdames et
Messieurs les conseillers, chers collègues, permettez-moi avant toute chose de
remercier chaleureusement nos partenaires de majorité PS-Vooruit et les
Engagés-CD&V pour leur collaboration dans l’élaboration de cet accord de
majorité.
Celui-ci est le fruit d’un travail rigoureux et intense, mené dans un esprit de
dialogue et de compromis.
Il est clair que nos sensibilités politiques sont différentes. Toutefois, nous avons
travaillé ensemble pour les transformer en forces complémentaires au service
d’un objectif commun : améliorer la qualité de vie des Bruxellois et répondre
aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Nous sommes face à un immense challenge, où il est indispensable de travailler
avec méthode et responsabilité.
Les finances de la Ville nous imposent de la rigueur, de la sobriété et de
l’efficacité.
Ces principes guideront notre action tout au long de cette législature. Het gaat
erom meer te bereiken met minder, prioriteit te geven aan projecten die een
directe impact hebben op het dagelijkse leven van onze medeburgers en
voorbeeldig beheer te tonen.
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Cet accord de majorité est un équilibre qui intègre les valeurs de chacun. Nous
concernant, il s’articule autour de quatre axes : plus de sécurité, plus de
propreté, plus de mobilité, une ville plus belle.
Mais au-delà des slogans, nous avons travaillé à mettre sur pied des mesures
concrètes pour atteindre ces objectifs : nous allons rendre nos rues plus sûres
avec davantage de présence policière, nous allons améliorer la qualité de vie
grâce à une gestion renforcée de la propreté, des espaces publics mieux
entretenus et une mobilité multimodale efficace et adaptée à tous les quartiers.
Tot slot zullen we Brussel haar glans teruggeven door haar architecturaal
erfgoed, groene ruimten en grootschalige stadsontwikkelingsprojecten te
versterken en in de kijker te zetten.
Nous savons que ces priorités ne peuvent être atteintes que si nous agissons
avec pragmatisme et méthode.
Dans ce cadre, je m’engage à veiller à ce que nos engagements en matière de
gouvernance soient respectés : transparence dans la gestion des fonds publics,
évaluation régulière des politiques menées et optimisation des dépenses et des
ressources.
Elke geïnvesteerde euro zal concreet ten goede komen aan onze medeburgers.
Cet accord de majorité est une feuille de route ambitieuse, mais réaliste, qui
s’appuie sur des valeurs fortes et des engagements concrets.
Ensemble, nous allons faire de Bruxelles une ville plus sûre, plus belle, plus
prospère et plus solidaire, en plaçant toujours l’intérêt des habitants au cœur de
nos décisions.
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Je présenterai maintenant nos compétences très transversales, puisqu’elles
touchent tant les jeunes que les moins jeunes, en vue de les faire évoluer dans
une ville conçue pour tous. Une ville agréable et verte, qui respire et qui met en
lumière son patrimoine.
We willen de burgers centraal stellen in ons handelen.
Premièrement, les seniors : par la mise en place de cet échevinat, les seniors
sont au cœur de notre politique. Nous mettrons la priorité sur l’amélioration de
leur cadre de vie en les impliquant autant que possible dans la vie de la cité,
notamment à travers le réseau des maisons de quartier.
Tout sera mis en œuvre pour que les seniors actifs puissent continuer à évoluer
dans la ville en toute sécurité. À se rencontrer, à faire du sport, à s’exprimer…
Nous mettrons en place un programme de bénévolat pour les seniors qui
souhaitent encore contribuer activement à la vie de leur commune, et ensuite
partager leurs connaissance avec leurs pairs, par exemple pour lutter contre la
fracture numérique.
Des activités et des habitats intergénérationnels seront également développés.
En matière de santé, nous serons particulièrement attentifs à ce que la solution
du maintien à domicile soit toujours préférée à l’entrée en maison de repos.
Pour les affaires citoyennes : l’objectif est de rendre les démarches publiques
plus simples, accessibles et efficaces, permettant ainsi à chaque citoyen de
bénéficier d’une plus grande liberté dans l’exercice de ses droits et dans les
interactions avec la Ville.
Nous serons naturellement attentifs aux personnes les plus vulnérables.
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Ville intelligente, Smart City : la ville a pour ambition d’utiliser les technologies
numériques et d’exploiter les données de manière à améliorer la qualité de vie
des Bruxellois, optimiser les services publics et encourager une gestion durable
des ressources. À cette fin, un audit complet d’i-CITY sera réalisé.
Capitale européenne, Bruxelles se doit d’être à la pointe, exemplaire et
inspirante à cet égard, tout en maintenant des services sur place et un contact
humain pour les personnes qui en ont besoin.
Le CPAS : le CPAS est un acteur clé de l’intégration et de l’émancipation
sociale. Le revenu d’intégration sociale n’est qu’un petit pan de toutes les aides
que peut offrir le CPAS aux personnes en difficulté.
L’aide du CPAS constitue le dernier rempart avant la pauvreté. Nous mettrons
donc toute notre énergie à apporter une aide proactive afin de pouvoir insérer ou
réinsérer la personne qui doit un jour pousser sa porte.
Le bénéficiaire de l’aide sera un acteur à part entière dans la recherche de
solutions. Le projet individualisé d’intégration sociale (PIIS) sera renforcé, les
partenariats avec les entreprises plus développés pour que le retour de l’ayant
droit dans la vie active soit préparé au mieux.
L’accompagnement sera individualisé et adapté à l’expérience de vie de chacun.
Un focus particulier est mis sur les étudiants : la Ville de Bruxelles est la
principale ville étudiante en Belgique.
La Ville et le CPAS collaboreront étroitement avec les hautes écoles et les
universités pour offrir aux étudiants un cursus de qualité.
Nous sommes face à des défis majeurs pour ce public. Ils doivent avoir un accès
facilité au logement, disposer du meilleur soutien social et de services adaptés à
leurs besoins. C’est ce que nous ferons en leur proposant des aides sociales
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adaptées, des endroits calmes pour leurs blocus et des services de soutien
psychologique.
En matière de développement urbain, pour répondre aux enjeux climatiques, il
faut aménager la ville et réfléchir à son développement en anticipant l’évolution
au moyen d’une vision à long terme.
Les zones urbaines bâties et non bâties doivent être plus vivables, plus
fonctionnelles et être réfléchies pour répondre aux besoins des habitants.
Au travers de cette compétence, nous souhaitons construire une ville agréable à
vivre, inclusive et dynamique, dans laquelle les Bruxellois vivent dans des
logements de qualité, où les espaces publics sont sécurisés et accueillants et où
notre économie locale est florissante.
Dans la même optique, il faut protéger nos espaces verts, qui sont si précieux.
Grâce à ces différents domaines de développement urbain, nous pouvons y
œuvrer sur différents fronts.
Enfin, nous voulons renforcer et mettre en avant la spécificité et l’identité de
chaque quartier bruxellois, son caractère, son histoire et son patrimoine propre.
Transition climatique, développement durable et environnement : nous voulons
une ville qui, dans chaque quartier, offre aux habitants de l’emploi, du
commerce, des équipements de qualité, des transports en commun en suffisance,
des aires de jeu et des espaces verts protégés.
Cela passe par le droit à un environnement sain et habitable pour tous. C’est
pourquoi nous voulons doter la ville d’un véritable bouclier écologique face aux
aléas climatiques. Nous protégerons et développerons les espaces verts existants
et en créerons de nouveaux, particulièrement dans les endroits les plus
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densément peuplés.
La Ville a adopté un plan climat qui définit une vision claire et ambitieuse pour
opérer progressivement la transition écologique nécessaire et atteindre la
neutralité carbone à moyen terme. Ce plan identifie les stratégies et les leviers à
mobiliser afin d’atténuer l’impact des activités de la ville sur le changement
climatique.
Nous voulons aller plus loin en procédant à une évaluation du plan pour pouvoir
améliorer le travail à fournir.
En matière de bien-être animal, reconnaissant que les animaux sont des
compagnons de vie, nous voulons renforcer leur protection en sensibilisant les
citoyens, dès le plus jeune âge et à l’école, à l’importance de les respecter.
Dans chacun des nouveaux projets, les espaces publics seront réfléchis afin de
leur accorder la meilleure place.
Patrimoine public : Bruxelles possède un patrimoine historique remarquable, un
héritage vivant qu’il convient de préserver tout en l’intégrant dans la dynamique
d’une métropole moderne et en constante évolution. Nous veillerons donc à le
contextualiser un maximum afin que l’histoire soit connue et à la portée de
chacun.
En matière énergétique, nous veillerons à être exemplaires. Nous tenterons de
végétaliser un maximum nos bâtiments publics.
Participation citoyenne : nous souhaitons ici donner à notre démocratie un
souffle nouveau. Nous voulons une politique moderne qui s’appuie sur des
outils innovants pour garantir une information claire et précise des citoyens.
Chaque euro dépensé doit être justifié, chaque engagement tenu. Nous voulons
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offrir aux habitants des moyens concrets de participer activement au
développement de leur quartier et de leur ville, tout en s’assurant que leurs voix
soient véritablement prises en compte.
Nous devons nous appuyer sur les forces vives de notre société : les citoyens qui
entreprennent, innovent et investissent dans leur quartier. C’est par cette alliance
entre rigueur, responsabilité et participation que nous construirons une ville plus
inclusive et prospère.
Last but not least : le sport. La pratique du sport, source de bien-être,
d’excellence et de cohésion sociale, doit être encouragée avec ambition et
détermination, tout comme son accessibilité.
Conscients du vivier de talents que compte notre pays, nous mettrons tout en
œuvre pour inspirer l’envie de bouger, initier les citoyens au sport et soutenir
leur progression, qu’ils soient novices ou athlètes confirmés.
L’accès à la pratique sportive doit être universel et sans barrière. Chaque
habitant doit pouvoir bénéficier d’infrastructures modernes et de programmes
adaptés.
Notre objectif est clair : faire du sport un levier d’émancipation, individuel et
collectif, tout en positionnant Bruxelles comme un exemple de dynamisme et de
diversité dans le domaine sportif.
Chers collègues, beste collega’s, u heeft het begrepen. Wij beschouwen dit
meerderheidsakkoord als een belangrijke mijlpaal voor Brussel. Het respecteert
de waarden van onze meerderheidspartners en weerspiegelt de dynamiek van
verandering die we tijdens de hele campagne hebben uitgedragen.
Het geeft uitdrukking aan een duidelijke visie, die van een veiligere, beter
georganiseerde, aantrekkelijkere Hoofdstad, die haar inwoners diep respecteert.
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Les Bruxellois attendent des changements concrets et visibles, mais au-delà de
ces priorités sectorielles, il y a une ambition globale : faire de Bruxelles une
ville où il fait bon vivre. Cela doit s’exprimer globalement à travers chacune des
compétences.
Ce changement, nous le mènerons avec méthode et pragmatisme, en veillant à
une gestion budgétaire rigoureuse et transparente.
Nous savons que les défis financiers sont importants, mais nous avons fait le
choix de l’exigence : investir intelligemment, maîtriser les dépenses et alléger la
pression fiscale, voilà les fondements d’une gestion responsable.
Je veux également insister sur l’esprit de collaboration qui nous anime. Si
chaque partie de cette majorité porte ses priorités, nous avons choisi de
travailler ensemble dans l’intérêt des habitants. C’est avec ce même esprit que
nous mènerons les projets : concilier nos visions parfois différentes tout en
partageant toujours une ambition commune, faire grandir Bruxelles et améliorer
la vie de ses habitants.
En tant que première échevine, je m’engage à être pleinement investie dans
cette mission. Aux côtés du Bourgmestre, de mes collègues du Collège et de
mon groupe politique, je veillerai à ce que chaque décision prise ait un impact
concret et positif sur le quotidien des Bruxelloises et des Bruxellois.
Je m’investirai avec rigueur, énergie et détermination pour que cet accord de
majorité ne reste pas une promesse sur papier, mais devienne une réalité visible
et tangible pour toutes et tous.
Les choses vont changer, et ce changement, nous allons le porter ensemble, avec
conviction et détermination.
Je vous remercie. Ik dank u.
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M. Wauters, échevin.- Merci, monsieur le Président, et merci aussi à
M. le Bourgmestre et à la première échevine Frelinx, parce que vos prises de
parole respectives révèlent l’atmosphère et la façon dont nous avons travaillé
ensemble.
Merci aussi d’ailleurs à tous mes collègues et au futur président du CPAS pour
ce chemin que nous avons déjà parcouru ensemble avec un accord de majorité
équilibré, mais surtout très ambitieux, laissant une vraie place aux citoyennes et
aux citoyens.
Venant d’un mouvement participatif et positif, je peux vous dire, avec bonheur
et plaisir, que cela me réjouit particulièrement !
Oui, vous l’aurez constaté, je suis le seul échevin représentant Les Engagés-
CD&V au niveau de ce Collège, donc je me réjouis d’autant plus d’avoir pu, par
nos discussions ensemble, insérer des marqueurs importants à nos yeux dans le
texte qui vous est présenté aujourd’hui.
Au-delà de l’importance d’une encore plus grande transparence, d’une
gouvernance encore meilleure et d’une éthique sans faille, nous avons vraiment
souhaité, comme je l’ai dit « d’entrée », davantage de participation citoyenne au
cœur de tous les projets.
À titre personnel, mon objectif, durant les six années qui viennent, sera
véritablement d’écouter et agir, notamment en ce qui concerne mes
compétences au niveau du développement économique et commercial de la
ville, mais pas que…
Burgers, handelaars en verenigingen zijn belangrijke spelers om samen aan de
Stad te bouwen en door meer naar hen te luisteren, door op hun expertise te
vertrouwen, zullen we de levenskwaliteit voor iedereen verbeteren en zullen wij
aan efficiëntie winnen.
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Il y a un mot qui, pour moi, est très important – plus qu’un mot, une manière de
faire : c’est la transversalité. Ça a été évoqué d’ailleurs par mes deux
prédécesseurs, ça veut dire qu’on est d’accord là-dessus.
Elle sera présente, cette transversalité, par notre travail ensemble de tous les
membres du Collège. D’ailleurs, je ne pourrais à titre personnel jamais
envisager, par exemple, une économie bruxelloise solide sans sécurité, sans
propreté, sans une mobilité urbaine apaisée, sans une qualité de vie optimale
pour tous nos habitants.
C’est bien ensemble, de manière transversale, que nous allons pouvoir relever
tous ces défis, et ils sont nombreux. On va le faire avec modestie, car il ne faut
plus, il ne faut pas vouloir imposer à tout prix les choses aux personnes, aux
citoyennes et aux citoyens.
Nous le ferons, par contre, avec énormément de détermination, pour
enthousiasmer les Bruxelloises et les Bruxellois. Si on réussit ensemble, si je
réussis au niveau de mes compétences, au niveau de l’emploi et du commerce
par exemple, ce sera le rayonnement de notre capitale, de notre ville, qui
grandira sans nul doute et, par conséquent, la qualité de vie de chacune et de
chacun d’entre nous.
C’est écrit noir sur blanc dans notre accord : la Ville de Bruxelles s’engage à
revitaliser, rénover et embellir ses espaces publics en valorisant ses grandes
artères, ses places emblématiques et son patrimoine historique, notamment pour
améliorer l’environnement quotidien des habitants et habitantes, lutter contre le
réchauffement climatique.
De nouveaux espaces verts, des îlots de fraîcheur seront créés, pour être
accessibles à toutes et tous. Un nouvel élan pour le plan canopée, avec des
objectifs précis, plus précis et plus réaliste aussi.
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D’autre part, on peut se réjouir du fait que de nombreux trottoirs seront rénovés
pour offrir davantage de confort, notamment pour les piétons et les personnes à
mobilité réduite, que nous avons décidé de remettre en avant parce que nous
voulons une ville rénovée, qui se rénove.
Ook nog een kort woordje over wat ons op het niveau van Les Engagés-CD&V
heel na aan het hart ligt: de extra inspanningen voor inclusie en gelijke kansen,
met specifieke actieplannen voor vrouwen, eenoudergezinnen en de lhbtqia+-
gemeenschap, zonder de maatregelen te vergeten die moeten worden voortgezet
en geïntensiveerd in de strijd tegen intimidatie, racisme en alle vormen van
discriminatie.
Plus spécifiquement, pour mes compétences, c’est un honneur pour moi de
pouvoir gérer les matières aussi nobles que l’emploi, le commerce et les affaires
économiques – et, vous le savez, surtout parce que ça fait trente ans que je suis
commerçant et que ça me passionne !
Au niveau de l’emploi, avec la Mission locale, nous veillerons à poursuivre
toutes les initiatives permettant de raccrocher à l’emploi les personnes qui en
sont le plus éloignées. Les chiffres sont bons aujourd’hui, mais nous pouvons
toujours faire mieux par rapport à l’insertion professionnelle.
En lien avec la Centrale de l’emploi, nous ferons en sorte d’axer davantage les
Job Days sur les métiers en pénurie, mais aussi avec un focus particulier sur
l’emploi des jeunes et sur l’emploi des femmes.
Pour le commerce et l’économie, j’aimerais rappeler que Bruxelles – je l’ai
rappelé plein de fois et je continuerai à le faire – a été créée autour d’un marché
depuis plus de 1.000 ans, en 979.
Parfois, il faut revenir un peu à ces bases, ces raisons pour lesquelles on veut
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développer des commerces de qualité durables, équitables, diversifiés, avec des
produits qui répondent à de nécessaires normes environnementales.
Par rapport aux baux commerciaux de la Ville, nous avons décidé tous ensemble
de créer un cadastre foncier accessible. Un outil, en collaboration avec le CPAS
et la Régie foncière, pour recenser les espaces disponibles et pour permettre
d’accompagner notamment les schémas de développements commerciaux, les
entreprises, les personnes investisseuses et porteuses de projets dans leurs
démarches tout en favorisant une gestion encore meilleure du foncier.
Aujourd’hui, j'ai lu que Hub.brussels a sorti des chiffres sur le vide locatif qui
tourneraient autour de 25 %. C’est une situation qui nous était déjà connue,
mais à présent, pour la Région bruxelloise, il y a lieu d’agir en revenant sur le
terrain pour mieux informer, mieux accompagner et aussi mieux contrôler, pour
dire les choses comme elles sont.
On peut par exemple commencer avec le quartier Marie-Christine, les Marolles,
dans un premier temps, mais d’autres suivront, c’est certain. Cela s’inscrit
pleinement dans notre politique de redéploiement économique où il est aussi
important de pouvoir s’appuyer sur les personnes de terrain pour participer
pleinement au développement de nos schémas de développements commerciaux
par quartier.
J’insiste ici sur l’importance d’un accompagnement local des commerçants de
tous les quartiers. Cette coordination servira valablement pour favoriser de la
qualité, de la mixité et un bon développement commercial. C’est notre ambition,
à tout le moins.
Ten slotte moeten we, om onze economie nog sterker te maken, zeker nieuwe
bedrijven aantrekken. Daarom hebben we besloten om de belastingsheffing
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aantrekkelijker te maken voor bedrijven en om de administratieve procedures te
verlichten en te vergemakkelijken.
Voilà. Donc, il vaut mieux – parce que ça devient un peu compliqué – que je
m’arrête ici, pour vous permettre aussi d’intervenir et poser des questions.
Mais en résumé, vous l’aurez compris, j’ai surtout trois mots à mettre en
évidence : la transversalité, la coconstruction de la ville et la détermination pour
atteindre cet objectif essentiel à mes yeux, améliorer la Ville de Bruxelles, avec
et pour les Bruxelloises et les Bruxellois.
Je vous remercie pour votre attention.
M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre, cher
Collège, schepenen, je vais parler en français, même si je suis néerlandophone,
mais j’ai préparé le texte en français – je n’ai même pas réfléchi à (?) la
question.
En ayant lu votre « programme » de 240 pages, j’ai eu plusieurs réactions et
plusieurs pensées. C’est que, d’un côté, il y a quand même une grande
énumération de beaucoup de promesses, mais aussi beaucoup de promesses qui
étaient déjà dans le plan de la majorité précédente et qui n’ont pas été tenues.
Donc j’hésite très fortement : d’un côté, je veux les applaudir, d’un autre côté,
vu qu’elles n’ont pas été tenues, j’hésite à penser aussi que c’est une belle
déclaration de promesses qui est quand même très floue.
Et de l’autre côté, on voit quand même l’affiche avec laquelle le MR a mené
campagne. C’est cette affiche rouge ou bleue, mais qui finalement, à Bruxelles,
s’est réalisée en une affiche rouge-bleue.
Parce que, monsieur le Bourgmestre, le soir des élections, vous êtes quand
même allé extrêmement vite pour aller courir vers le MR et ne même pas passer
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un coup de téléphone, ni un WhatsApp… En fait, le silence total, en tout cas
chez nous et je pense chez nos collègues, ici, à gauche. En tout cas, aucune
tentative de faire une majorité qui aurait eu le même nombre de sièges et qui
aurait été une majorité de gauche.
Mais maintenant, quand même, vous avez fait le soir même, la nuit même, une
majorité avec le MR et c’est à mon avis pour deux raisons. D’un côté, on dit
toujours : « Oui, à la Ville de Bruxelles, on veut une majorité « miroir », comme
à la Région. » Ça, c’est peut-être une explication, mais je pense surtout que
vous avez trouvé dans le MR le partenaire idéal pour développer ce que nous,
on trouve problématique dans la majorité déjà précédente, c’est tout le
développement de la Ville-business, bling bling, avec des projets de prestige qui
rendent la ville de plus en plus chère pour les habitants et qui chassent un
certain nombre d’habitants vers la périphérie, ailleurs en Belgique.
Parce que la ville devient impayable, surtout en loyers, mais le reste de la ville
devient aussi de plus en plus accentué pour l’événementiel et de moins en moins
pour les habitants qui y habitent.
Votre parti, monsieur le Bourgmestre, a quand même aussi fait campagne – et je
comprends – sur le point de l’enseignement, aussi vu le grand nombre d’écoles
sur le territoire de la Ville de Bruxelles : 73, ou plus ou moins 70, si je ne me
trompe pas. Et je soutiens chaque effort et chaque phrase qui vont dans le sens
de plus de réussite à (?) l’école, surtout si on sait que Bruxelles, la Wallonie et
toute la Belgique sont dans les champions du monde de redoublement, ça, vous
le savez, et donc c’est un constat qu’on n’arrive toujours pas à faire régresser et
qui s’aggrave en règle générale.
Et donc, on se demande comment votre majorité va remplir toutes les belles
promesses si on voit que le gouvernement de la Fédération (?) Wallonie-
Bruxelles, qui est quand même aussi dirigé par le MR-Les Engagés, votre
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partenaire, est en train de faire le contraire.
Moins de budget, pas de vraies réponses contre la pénurie, pas de budget pour
ce qui est très important, à savoir (?) la rénovation des bâtiments. Ensuite, dans
le programme, on lit aussi des promesses qui étaient déjà dans le plan
précédent : construire deux écoles sur Tour & Taxis, c’était dans le plan
précédent ; rénover Dachsbeck, c’était dans le plan précédent.
Et avec moins d’argent, comment est-ce que vous allez faire ?
Donc on attend, pour rendre les belles promesses, la vérité. Un budget et un
plan ambitieux de votre part. On attend.
Même chose au niveau de la gratuité. Évidemment, on soutient la gratuité de
l’enseignement et les efforts même que le PS a menés au niveau régional et à
Bruxelles. On la soutiendra toujours.
Ici, mon message est plutôt adressé au (?) MR, votre partenaire ici dans la
majorité, qui a une autre vision de la gratuité scolaire. Eux ils disent tout le
temps, sans cesse – par la bouche de Mme Glatigny et autres –, que la gratuité
ne doit s’appliquer qu’à (?) ceux qui en ont vraiment besoin. Et ils ont même
actuellement gelé les budgets et les inspections au niveau de la gratuité.
Donc si vous arrivez à augmenter la gratuité à la Ville de Bruxelles, c’est très
bien, parce que le MR a une vision autre. Et je tiens quand même à rappeler au
MR que le droit et l’obligation scolaire et le droit à la gratuité sont dans la
Constitution et sont un droit pour chaque enfant. Chaque enfant y a droit. Et
donc dire que la gratuité de l’enseignement ne s’applique qu’à une certaine
couche de la population, c’est en fait anticonstitutionnel. Et c’est aussi anti-
égalitaire.
Donc si vous dites : « la ville de la réussite », la gratuité doit y jouer un rôle
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important. Et on est d’accord, mais on se demande – même chose – et on espère
que vous allez trouver les moyens et on soutiendra pour effectivement continuer
cette gratuité. J’avoue que dans votre folder, on utilise parfois le mot
« maintenir » la gratuité, continuer la gratuité. Et permettez-moi d’être critique,
parce que, justement, Mme Glatigny joue sur les mots : elle dit qu’elle ne va pas
geler la gratuité, tandis qu’elle le fait.
Donc, même chose sur le qualifiant et c’est là, quand j’ai lu sur le qualifiant,
que j’ai commencé vraiment à être méfiant. Parce que le plan de la majorité, ici,
ce sont presque les mêmes paroles que Mme Glatigny, qui dit qu’elle veut
revaloriser le qualifiant. Oui, elle le dit, elle dit la même chose que vous., mais
dans la pratique, elle est en train de passer au bazooka le budget du qualifiant.
Elle ferme la (inaudible), vous le savez. Dans votre plan, vous dites que vous
voulez faire une formation de chauffeur poids lourd, qui est en train de fermer
suite aux mesures de Mme Glatigny.
Donc le discours disant (?) : « On va revaloriser. » c’est le même discours que le
tient le MR qui est en train de couper 3 % de budget, qui est en train de fermer
la moitié ou qui veut fermer la moitié des options dans le qualifiant. Et donc
c’est le même discours.
Donc, permettez-nous, vu que le texte est très flou sur le qualifiant et sur le reste
des mesures, de voir, et dans le budget et dans les actes, comment vous allez
vraiment le faire. Mais on vous soutiendra. On vous soutiendra.
Madame Hariche, je crois qu’à la fin de cette législature, ça va quand même
faire 30 ans, je crois, que vous aurez été échevine de l’instruction publique.
C’est possible ? Ou presque ?
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Mme Hariche, échevine.- À la fin de cette législature ? 29 ans.
M. Bauwens.- Oui, exact. Donc, j’avais espéré...
Mme Hariche, échevine.- Ça n’a pas l’air de vous plaire !?
(Rires.)
M. Bauwens.- Si, si. J’avais espéré, d’une échevine qui est quand même là
depuis maintenant 25 ans, avoir un plan qui réponde à la bataille essentielle que
tous les professeurs, tous les parents, tous les enfants veulent : comment est-ce
qu’on va mieux faire réussir les enfants ?
On sait – moi, je trouve que oui, mais c’est très vague –, qu’on va créer des
classes de remédiation. Je suis d’accord avec ça. Alors combien ? Où, quand ?
Avec combien d’élèves dedans ?
Parce qu’on sait qu’actuellement, le 2 septembre, une fois qu’on aura ouvert les
inscriptions pour une classe de devoirs, d’aide aux devoirs, que c’est partout
rempli, on le sait. Donc les défis sont grands, le manque de « profs » est
grandissant. Il n’y a pas de vraie mesure – et ça ne dépend pas uniquement de
vous –, il n’y a pas de vraie mesure pour résoudre la pénurie, mais pourtant, le
texte dit qu’il va continuer sur le chemin de la réussite.
Donc permettez-moi, d’un côté, d’applaudir la volonté, mais de rester sceptique
au niveau de comment vous allez réussir ça sur le terrain, parce que je ne le vois
pas.
Pour l’instant, je ne le vois pas : combien d’écoles de devoirs ? Je veux le voir.
Combien de profs en plus ? Je veux le voir. Combien d’enfants en plus vont
réussir, dans une Région qui est frappée par les redoublements ? Je veux le voir.
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Autre point sur la propreté. C’est un peu… Hoe zeg je dat in het Nederlands?
C’est un peu le même problème : c’est beaucoup de belles promesses qui étaient
déjà dans le plan de la majorité précédente.
Je cite (et ce n’est même parfois pas clair de quel plan ça sort) : « Les poubelles
doivent être présentes en nombre suffisant et vidées régulièrement. » Ça, c’est
clair que c’est dans le plan actuel, parce qu’à la fin de la législature précédente,
vous en avez enlevé 500, pour des raisons pas claires.
On parle d’encore plus de bulles à huile usagée. On parle de l’enfouissement de
conteneurs pour de nouveaux grands ensembles. Et, très important, de la
possibilité de se défaire d’encombrants à proximité.
La seule chose qu’on a faite au niveau de se défaire d’encombrants à proximité,
c’est fermer le centre de déchets du quartier Nord, à Docks, et le déplacer
encore plus loin. La proximité pour se défaire des encombrants est devenue le
contraire de la proximité !
Je salue ces promesses. Vraiment, je les salue, mais je me demande comment
cette majorité va les faire avec le double défi. Le double défi, c’est que d’un
côté, au niveau régional, le MR – et peut-être le PS ? Ça, ce n’est pas encore
clair, mais au niveau régional –, le gouvernement a déjà dit : « On va couper
dans les moyens de Bruxelles-Propreté. » Et le MR, spécifiquement, a dit qu’il
veut privatiser une partie du ramassage de déchets, toute la partie commerciale.
Donc, quand je lis dans votre plan qu’il faudra adapter le plan de ramassage
commercial, je me méfie. Parce que je sais que et ici, et à la tête de la Région, il
y a des plans pour privatiser, et on sait que privatiser, en règle générale, ça veut
dire un moins bon service, parce qu’on travaille alors pour les bénéfices des
actionnaires, et pas pour la propreté d’une ville qui devrait être toujours dans les
mains d’un service public.
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Et autre chose, une suggestion. Au niveau de la lutte contre les dépôts
clandestins, les rues sales, etc., on soutient même le fait qu’il faut de la
répression. Il faut un volet répressif, mais c’est ça aussi qui offre une possibilité
d’engager aussi plus de personnel. Vous savez, au niveau régional (et ça ne
dépend pas de vous), le nombre de personnes qui sont actives dans le service
qui donnent les amendes sur toute la Région de Bruxelles, elles sont souvent
moins que le nombre (?) de communes à Bruxelles. Elles ne sont souvent même
pas 19 personnes.
Et pourtant, chaque fois que je discute avec le monsieur qui s’occupe de la Ville
de Bruxelles pour les amendes (d’un service régional, ce n’est pas de votre
responsabilité), il peut me dire exactement dans ma rue où sont les maisons
problématiques – et en plus, il a chaque fois 1.000 fois raison. Donc, je fais
beaucoup plus confiance à un service de propreté et aussi avec des agents qui
donnent des amendes, avec des êtres humains qui connaissent les quartiers, qui
peuvent discuter, qu’à votre plan avec des drones intelligents qui vont dire soi-
disant qui va polluer la ville.
Je n’y crois pas du tout et je crois surtout à la possibilité d’un revirement.
J’ai souvent critiqué la majorité précédente sur le fait que vous privatisiez
beaucoup de services humains. Je trouve que c’est une occasion pour dire : « On
va engager un personnel en plus pour ce volet-là aussi. »
Mais je ne le vois pas, je vois une promesse. Je pense que pendant la campagne,
M. le Bourgmestre a dit : « On va engager cent personnes pour la propreté. »
Mais le chiffre a disparu du plan. Donc, il n’y a pas de plan sur combien on va
engager de personnes.
Le plan le plus concret, c’est de dire : « On va mettre autant de caméras et
autant de drones. » Permettez-moi d’être sceptique sur ce plan-là.
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Dernier grand point : sur le CPAS. On est quand même avec un parti qui a mené
campagne en parlant beaucoup, sur le CPAS, d’« assistés » qui sont « entassés
dans des gros bâtiments du CPAS » et en disant qu’il faut surtout diminuer le
nombre de logements publics et aussi diminuer le nombre, ou en tout cas avoir
une solution pour ce grand nombre d’assistés.
Et évidemment, du fait que le MR soit maintenant à la tête du CPAS, je ne vous
dis pas le nombre de messages et de mails que je reçois, de personnels aussi du
CPAS, qui sont très inquiétants.
Parce que le texte est en premier lieu un texte qui ne parle pas de la chose la
plus importante : c’est que d’un côté, suite aux mesures en Fédération (?)
Wallonie-Bruxelles, il y aura un nombre grandissant de gens qui vont venir
frapper à la porte du CPAS, justement parce que le droit au chômage va être
limité.
Dans deux ans, il y aura un nouvel afflux de gens qui vont avoir besoin d’aide.
Ce texte ne parle pas de ça. Pourtant, chaque personne qui travaille au CPAS
que je rencontre, la première chose qu’elle me dit c’est : « Qu’est-ce qu’on va
faire ? Déjà maintenant, on ne sait pas suivre les dossiers. »
Comment faire (?) si d’un côté, on va diminuer les moyens – parce
qu’évidemment, au niveau régional et au niveau de la Wallonie, on diminue les
moyens, on diminue le nombre de personnes qui peuvent travailler – et on va
augmenter le nombre de personnes qui auront besoin d’aide.
Dans ce texte, c’est comme si ça n’existe pas. Par contre, le MR n’a parlé que
« d’assistés entassés dans des bâtiments ».
Autre chose, ce sont les petites phrases qui sont dans le texte, qui parlent du
caractère temporaire de l’aide sociale. Au lieu de dire qu’on est face, en
Belgique et dans une grande ville comme Bruxelles, à une pauvreté
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grandissante, des phrases comme ça font peur ! Des phrases qui disent : « Il y
aura éventuellement des sanctions. » Et : « Il y a un caractère temporaire à
l’aide. »
Ce n’est pas un engagement à dire que pour nous, la mission du CPAS, c’est de
lutter contre la pauvreté. Non, ici on parle de responsabiliser des gens, du fait
qu’ils doivent aller chercher un « boulot » et, de l’autre côté, on crée des
« pizza-jobs » et des blocages salariaux.
Donc avec ce plan et avec les petites phrases en question (?), on va plutôt droit
vers la pauvreté que vers sortir les gens de la pauvreté.
Et puis encore deux petites remarques. Une première parce que c’est une affaire
personnelle – presque, je crois, ou ça devient un peu… Mais aussi inquiétant : il
y a une phrase sur une piscine en plein air – une ou peut-être même pas une
phrase entière… une demi-ligne. Donc, je crois que la seule chose qu’on a faite,
que la Ville a faite – et je crois que maintenant, on a la même majorité qu’avant
–, vous avez fermé l’Océade et pour l’instant il n’y a pas de plan. Il n’y a rien…
Donc, avec ce texte-là, je n’ai aucune garantie que les jeunes, à Bruxelles, vont
pouvoir nager. Pourtant, je pense que c’est une promesse de M. Close, qui a dit :
« Moi bourgmestre, j’aurai une piscine en plein air. » En tout cas, je ne le trouve
pas ici.
Je ne le trouve pas. Prouvez-moi le contraire !
(…)
Oui, il y a une phrase disant qu’on (?) va faire une piscine en plein air – avec
toute la débâcle qu’on a déjà vue…
Mais si vous voulez continuer à défendre la majorité actuelle, allez-y !
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Et j’ai encore une question, c’est au niveau de la solidarité internationale. Je
n’en ai qu’une : est-ce que la Ville va, oui ou non, continuer l’engagement
qu’on a voté ici, en (?) Conseil communal, en rapport avec le (?) génocide qui
est en train de se faire contre le peuple palestinien ?
Est-ce que la ville va poursuivre, continuer avec le vote qu’on a fait ? Ce qui
veut dire qu’on n’achètera pas de produits provenant des colonies en Palestine,
dans des colonies illégales créées par Israël et par l’occupant d’Israël.
Là-dessus, au cas où vous oublieriez de répondre, je vais utiliser ma réplique
pour répéter uniquement cette question-là, donc je vous invite à répondre
clairement là-dessus.
Ceci étant dit, le PTB n’a pas fini, parce que je passe la parole à Mme El Bakri.
(Applaudissements sur les bancs du PTB*PVDA.)
M. le Président.- Non, désolé.
M. Bauwens.- On ne peut pas parler comme un groupe ? Logiquement, c’est
quand même un peu bizarre de couper les groupes…
M. le Président.- Non, il y aura un deuxième tour, rassurez-vous.
M. Bauwens.- Non, mais tout à l’heure, on a dit qu’on pouvait parler en tant
que faction, et maintenant…
Très honnêtement, chers collègues, est-ce qu’on ne peut pas se mettre d’accord,
tous ici, qu’on peut finir une histoire par parti politique ?
M. le Président.- Bon. Allez-y, alors. Si tout le monde est d’accord ? Oui.
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M. Bauwens.- C’est un peu logique, je trouve. Je vous remercie.
On n’est qu’à deux. Il n’y a pas de troisième prise de parole du PTB.
Mme El Bakri.- Si le chef de faction des Verts est d’accord, bien sûr.
(...)
Merci. On s’est réparti les thèmes, forcément. Moi, je vais intervenir sur trois
points : le logement, Neo et l’emploi.
Monsieur Close, dans votre intervention, dans votre introduction, vous avez
parlé de droit au logement pour tous.
C’est bien beau, mais il faut plus que des mots, à un moment ! Et ce qui
m’effraye, c’est qu’à la lecture de votre accord de majorité, il y a quelque chose
qui est très clair, c’est l’abandon total d’une politique ambitieuse de création de
logements sociaux. Si ce n’est, la promesse des... j’ai fait le calcul : la moitié de
25 % de 750 logements sur le plateau du Heysel, donc on arrive plus ou moins à
une promesse de 90 logements sociaux dans le cadre de Neo. Mais ça, j’y
reviendrai juste après.
Dans une Région où une famille sur deux rentre dans les conditions pour avoir
accès à un logement social, c’est clairement un signe que vous ne prenez pas ce
défi au sérieux, à savoir (?) de vraiment régler la crise du logement à Bruxelles
et d’activer les leviers d’action qui sont entre vos mains. Et malheureusement,
on est déjà bien loin des promesses de campagne qui nous vendaient du rêve,
entre autres dans les vidéos de Mme Ben Hamou sur la création de logements.
Mais alors, que proposez-vous ? Ça, c’est la question.
Un des points cruciaux – et vous l’avez dit –, c’est de vendre les logements
sociaux au public pour que les gens puissent, je cite : « devenir propriétaires et
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prendre leur destin en main ». C’est un beau slogan, que le MR nous a répété
plusieurs fois pendant la campagne.
Par contre, ce que le MR oublie de dire, c’est qu’au niveau fédéral, justement, le
groupe libéral fait tout pour empêcher les travailleurs et les travailleuses de ce
pays de (?) prendre leur destin en main, justement. Parce que vous bloquez nos
salaires, parce que vous vous attaquez à nos pensions, parce que vous précarisez
l’emploi et en particulier l’emploi des jeunes, avec les flexi-jobs.
Mais à un moment donné (?), quand on arrive à la banque, chers collègues
libéraux, le minimum syndical, comme on dit, c’est un salaire digne et un
emploi fixe – tout le contraire de votre projet de société !
Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’on ne pourra pas vous reprocher de ne pas
être transparents à ce niveau-là – c’est intéressant : je me suis demandé s’il y
avait autre chose derrière votre plan, je cite encore une fois : votre « plan de
transition vers la propriété pour les locataires des logements publics et
sociaux ».
Vous le dites vous-même, un des objectifs, c’est « une responsabilité collective
accrue sur l’entretien et la valorisation des immeubles ». Tiens ? Ça m’a fait
penser à ce défi énorme pour (?) la Ville de Bruxelles de rénover ses propres
logements publics et sociaux. Je me suis demandé est-ce qu’ici, il y a un « tour
de passe-passe » face à un défi que vous-mêmes, vous n’avez jamais réussi à
relever, pour remettre cette responsabilité sur le dos des petits propriétaires de
demain, qui d’ailleurs vont être les premières victimes de la nouvelle
réglementation européenne qui obligera tout petit propriétaire à isoler son
logement d’ici à 2030.
De l’autre côté, on a beau chercher, on n’a rien trouvé sur l’encadrement des
loyers des logements publics. Et rien non plus sur une quelconque ambition de
créer des nouveaux logements publics de qualité, si ce n’est (?) des intentions
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vagues, à droite, à gauche – j’allais dire surtout à droite ! –, mais sans aucun
objectif chiffré, malheureusement. Donc, c’est un peu compliqué de se projeter
dans le futur.
Même les bonnes intentions, on a du mal à y croire. Je vais en citer deux : la
lutte contre les marchands de sommeil, que vous attaqueriez « de manière
transversale ». Très bien, je suis pour. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? On n’en
sait rien, parce que ce n’est pas expliqué dans les 240 pages.
Et la lutte contre les discriminations au logement. Cinq lignes en tout et pour
tout, sur un total de 240 pages… cinq lignes sur la lutte contre les
discriminations au logement. Pourtant, il y a sujet en la matière et je vous invite
d’ailleurs à aller voir sur le site d’UNIA, qui a élaboré 11 recommandations
pour prendre en main la lutte contre les discriminations sur le marché locatif. Je
ne vais citer que les trois premières :
1. Augmenter massivement l’offre de logements sociaux.
2. Mettre en place des grilles de loyer incitatives fiscalement et davantage
contraignantes.
3. Harmoniser les règles d’attribution des agences immobilières sociales (AIS).
Bref, des pistes, il n’en manque pas. Et pour le coup, ce n’est pas le PTB qui le
dit : c’est Unia !
J’ai quand même souligné deux points positifs, parce que je veux être fair-play :
Premièrement, revoir à la hausse la taxe communale sur les immeubles et les
terrains à l’abandon – malheureusement, encore une fois sans aucun objectif
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chiffré du nombre de logements que vous avez l’ambition de remettre sur le
marché locatif.
Deuxièmement, la lutte contre les logements touristiques illégaux. Mais ici
aussi, ça manque d’objectifs chiffrés.
Ensuite, sur Neo. Neo, un vaste sujet dont on a beaucoup parlé durant la
précédente législature.
On n’était déjà pas d’accord il y a six ans, mais alors là, vous rajoutez dans
l’équation les libéraux. C’est sûr que ça ne va pas aider pour développer un vrai
projet ambitieux, qui réponde vraiment aux besoins des Bruxellois, qui réponde
vraiment à la crise à (?) laquelle on fait face. Au contraire, vous restez vraiment
coincés de manière dogmatique dans cette vision hyper commerciale de Neo.
Ce qui est clair – en tout cas, il faut être honnête –, c’est que toute l’attention est
focalisée sur ce fameux centre de congrès de 5.000 places, qui est d’ailleurs
présenté comme la solution miracle pour le rayonnement international de
Bruxelles, et sur votre centre commercial suprarégional.
Mais tout le reste devient périphérique, même la construction de logements dont
j’ai parlé dans l’introduction : vous n’arrivez même pas à 90 logements sociaux,
sur le total des 750 logements que vous voulez y construire.
Pourtant, à l’époque, le PTB avait publié un plan alternatif.
Pour rappel, c’est un terrain public. Alors tant qu’à faire, pourquoi est-ce que les
Bruxellois n’auraient pas leur mot à dire, alors que de l’autre côté, ils croulent
sous des loyers impayables ou dans des logements insalubres.
La bonne nouvelle, c’est que Neo, en tout cas le plateau du Heysel, c’est
toujours une opportunité pour répondre à la crise du logement.
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On aurait pu, par exemple, créer sur ces 18 hectares 1.200 logements publics de
qualité. Créer des infrastructures collectives comme une maison de repos, une
crèche, une école primaire, une école secondaire. Bref, un projet qui répond
vraiment aux besoins des Bruxellois, mais aussi une vision qui répond aux défis
de la mobilité.
Déjà à l’époque, des études ont montré que votre projet Neo allait aggraver le
problème de circulation et de pollution de l’air.
Dans votre accord de majorité, vous parlez d’un plan de mobilité qui visera à
identifier les besoins en infrastructure de mobilité. C’est bien, on peut « recréer
l’eau chaude » tous les six ans, il n’y a pas de souci, je n’ai pas de souci avec ça.
Mais dans les faits, c’est retour à la case départ !
Je ne sais pas ce qu’il vous faut pour vraiment entendre ce que le monde
associatif, ce que les experts ont à dire là-dessus. Je pense particulièrement à
Inter-Environnement Bruxelles (IEB) ou au mouvement urbain BRAL qui ont
été très actifs sur le dossier et qui répètent depuis des années les mêmes
recommandations.
Je vais citer ici un article du BRAL qui date de 2022 : « Les trois scénarios
proposés par la Région ont tous la même issue : une augmentation conséquente
du trafic routier. Il n’existe pas de solution durable et respectueuse du cadre de
vie des habitants dans ce dossier, la faute à des investissements excessifs dans
un centre commercial qui n’est pas seulement un aimant à voiture, mais qui aura
aussi un impact négatif majeur sur le secteur du commerce de détail et sur
l’offre commerciale du centre-ville de Bruxelles. »
Sur l’emploi, ce qu’il y a de plus frappant dans votre accord, c’est qu’à aucun
moment on ne parle d’emploi public ! On sent ici clairement la mainmise – on
va dire : la « vision libérale » – du MR, qui a pris le dessus sur cette question,
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alors que les retours du terrain témoignent de la problématique de plus en plus
présente et de plus en plus inquiétante qu’est le non-remplacement des départs à
la pension dans l’administration, alors que les besoins des Bruxelloises et des
Bruxellois ne font qu’augmenter.
On a aussi un certain nombre d’inquiétudes, forcément, à la lecture de l’accord,
surtout quand on connaît les projets de la coalition Arizona pour détruire
l’emploi dans tous les secteurs. Cette vision transparaît déjà à travers vos
propositions.
Je ne vais en citer que quelques-unes :
- Mise en place de zones franches.
- Stages pour les jeunes. Quand je lis ça, je lis « à la place de jobs étudiants de
qualité et bien rémunérés » !
- Développement de l’e-commerce, qui est déjà une menace – ou la menace
principale – pour nos emplois dans le secteur de la distribution.
Je l’ai gardé pour la fin : la question que tout le monde se pose, je pense, en
lisant votre accord, c’est où est passé le quartier Stalingrad ? Où sont passés les
petits commerçants de Stalingrad ?!
Les libéraux, vous avez versé des larmes de crocodiles pendant, je pense, plus
d’un an et demi. On vous a entendus ici, presque chaque mois, vous faire passer
pour les défenseurs des petits commerces de Stalingrad.
Vous êtes à peine entrés en majorité que vous vous taisez, dans (?) toutes les
langues, sur l’avenir de ce quartiercommercial. Commercial ET populaire.
Par contre, ce qui m’a frappé, c’est que dans votre accord, vous prenez le temps
de parler d’un tout autre quartier – par hasard ! – , le quartier du Sablon. Et je
lis : « une meilleure place pour les piétons, la mise en valeur de leur patrimoine
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historique, la verdurisation du quartier, de nouveaux parkings ».
C’est tellement caricatural qu’on croirait rêver, en fait. À se poser la question, le
palais du Midi, ça ne fait plus du tout partie de notre patrimoine historique ?
Et là, je m’adresse aux MR et aux Engagés, particulièrement. Je ne sais pas si
c’est l’effet de la majorité ou si vous avez la mémoire courte, mais il y a des
témoignages que je n’oublie pas : il y a un peu plus d’un an et demi, quand la
nouvelle est tombée comme un coup de massue pour les habitants et les
commerçants du quartier, un commerçant a déclaré ceci : « Détruire le palais du
Midi, c’est détruire nos vies. »
Entre-temps, on sait que le projet du métro s’est transformé en un gouffre
financier qui enrichit un seul acteur, à savoir (?) le consortium des
multinationales, au détriment des Bruxellois et des Bruxelloises.
On sait aussi que la Région, malheureusement, continue à donner son chèque en
blanc aux consortiums privés, mais aujourd’hui, je n’entends ni le MR, ni les
Engagés dans la majorité pour faire la différence… J’ai l’impression que les
promesses préélectorales sont déjà très loin derrière nous !
À l’époque, d’ailleurs, on avait même eu ici une habitante qui avait participé au
film documentaire sur le quartier. « Stalingrad, avec ou sans nous », c’était le
titre du documentaire. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que pour les six ans à
venir, ça sera sans le PS, sans le MR et sans les Engagés !
En guise de conclusion, votre majorité rouge-bleue fait pour la Ville de
Bruxelles un choix de société qui est très clair : chasser les Bruxellois qui ne
peuvent plus se loger décemment à Bruxelles et mettre déjà « la tête dans le
sable » face aux problèmes existants !
Je vous remercie.
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Mevrouw Stoops.- Wij gaan inderdaad met een aantal mensen tussenkomen
omdat ieder zo zijn belangrijk punt er heeft uitgelicht en dan gaan we in groep
ook concluderen met Benoît Hellings die dan alles samenvat.
Ik ga mij even concentreren op die stad waar ieder zichzelf kan zijn.
Ik lees in jullie akkoord: ’Het is belangrijk om alle burgers dezelfde
kwaliteitsservice te bieden, ongeacht geslacht, leeftijd, herkomst, seksuele
geaardheid, religieuze en/of filosofische overtuiging.’
Ook willen jullie van Stad Brussel een zone van geëngageerde dialoog maken,
door het beleid rond lhbtqia+-kwesties te versterken in scholen,
overheidsdiensten, culturele en religieuze centra en nog veel meer.
Maar dan staat er ook een zin die de concreetheid die beloofd werd in de uitleg
die u net deed, niet echt waarmaakt. Een zin die alvast de prijs van neutraliteit
wint voor het zo neutraal en omfloerst mogelijk praten over het al dan niet
toelaten van levensbeschouwelijke symbolen, oftewel, rechttoe rechtaan,
kruisjes, keppeltjes, hoofddoeken.
Er staat dus: ’Wat betreft de definitie van de neutraliteit en onpartijdigheid van
de Staat die de regionale samenhang beoogt, zal Stad Brussel het Brusselse
Hoofdstedelijk Gewest allereerst vragen om het wetgevend kader en de
toepassing ervan op het overheidspersoneel vast te leggen.’
Mijn vraag is vooral: ’Allereerst!?’ Ik dacht dat we enkele maanden geleden,
2024, een kersverse motie van PS, Vooruit, Ecolo-Groen, hadden aangenomen,
die stipuleerde: « On demande de mettre en place au sein de la Ville un groupe
de travail portant sur le port des signes convictionnels par les agents de la Ville
et des instances paracommunales et par les étudiants de la haute école de
promotion sociale. Ce groupe de travail sera composé de représentants de
chaque groupe politique du Conseil communal, du secrétaire communal, et sa
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mission sera d’analyser les questions juridiques, administratives,
organisationnelles et politiques et, sur cette base, d’identifier et le cas échéant
de modifier des règlements communaux. »
Dus wij willen in plaats van dit zeer belangrijke punt te evacueren naar het
Gewest, allereerst, en ook wel zo snel mogelijk, weten wanneer wij deze
werkgroep samenroepen.
Want ik vraag mij echt af hoe jullie anders die stad waarin ieder zichzelf kan
zijn, kunnen gaan realiseren. Want hoe krijg je in godsnaam - pun intended -
uitgelegd aan de verschillende gemeenschappen die ervoor kiezen om een
uiterlijk teken te dragen – dat bijdraagt om zichzelf te zijn, zichzelf te tonen, en
dat niet mogen – dat zij zich wel coulant gaan opstellen tegenover andere
minderheden die evengoed zichzelf moeten kunnen zijn ?
Hoe kan je mensen empoweren, iedereen aan het werk krijgen en zichzelf laten
zijn ?
Dus laten we onze verantwoordelijkheid ook hier in de Gemeente nemen, en
daar is dus zelfs geen budget voor nodig.
Ik ging mijn vragen rond participatie houden voor de komende weken, maar nu
mevrouw de eerste schepen hier toch nog eens uitspreekt wat ik reeds las in dat
hoofdstukje over burgerbetrokkenheid, kan ik het niet goed laten. Want ik lees
en hoor heel kort gezegd dat u net de actieve Brusselaars wil activeren om mee
te werken aan onze Stad. En ik ben zeer benieuwd hoe u met deze reeds
geëngageerde ondernemende burgers een inclusieve stad zal maken.
Want laat dat net de grootste uitdaging zijn van ons samenleven : dat is het er
niet-bijhoren. Het is heel erg moeilijk om hun stemmen op te sporen en door
hen eruit te laten wordt het er niet-bijhoren versterkt.
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Dus ik hoop echt dat u de reeds ontwikkelde vormen van burgerbetrokkenheid
op een serieuze manier verderzet en onze democratie verder ontwikkelt waarin
iedere stem zich gaat kunnen laten horen.
Mme Maouane.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre, chers
collègues, cher Collège, comme ma collègue l’a dit, j’ai parcouru avec attention
votre accord de majorité, mais je laisserai le soin à notre chef de groupe, Benoît
Hellings, d’en faire un commentaire plus général.
Il y a un chapitre en particulier qui m’a intéressée, c’est celui de la sécurité,
celui où vous évoquez le « new way of protesting », la manière de gérer les
manifestations à Bruxelles.
On sait que Bruxelles a un défi majeur, c’est d’accueillir un nombre
impressionnant de manifestations tous les jours, toutes les semaines, tous les
ans. On sait que c’est une capitale et une place unique en Europe, un lieu où se
croisent différentes cultures, différentes institutions internationales et une vie
démocratique très vibrante, une vie démocratique vibrante qu’on veut, bien sûr,
préserver.
Ces rassemblements, qu’ils soient sur la préservation des droits des femmes, le
soutien à la Palestine ou encore l’urgence climatique, sont vraiment le cœur
battant de notre démocratie. Pour nous, les écologistes, on veut vraiment
garantir cette liberté de manifester, qui est un pilier fondamental de notre
société.
J’ai quelques questions très précises à vous adresser :
- Vous évoquez, dans l’accord de majorité, l’utilisation de drones ou de
technologies.
Comment pouvez-vous nous garantir que l’utilisation de drones, de caméras ou
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de logiciels d’analyse va rester proportionnée et respectueuse des droits
fondamentaux et qu’on ne sera pas dans une espèce de « flicage » géant ?
- Vous parlez aussi d’une surveillance sur les réseaux sociaux pour préparer ces
manifestations.
Comment éviter que des personnes soient ciblées ou arrêtées, même
préventivement ? Ça pourrait être mon cas : simplement parce que j’aurais
partagé un appel à manifester contre le génocide qui se passe actuellement à
Gaza, alors je pourrais être ciblée ou arrêtée préventivement ?
- Quelles garanties on peut offrir également aux associations pour qu’elles
puissent exercer leurs actions, que ce soit décollage ou démarche, sans subir de
brutalité et de répression disproportionnée ?
- On sait que le dispositif New Way of Protesting repose sur des moyens
humains et technologiques assez importants.
Quel cadre légal assurera sa mise en œuvre juste et transparente ? Et quels
moyens budgétaires et humains y seront alloués ?
Je m’arrête ici pour permettre aux collègues de poursuivre. Merci.
Mevrouw Goyvaerts.- Ik kan het redelijk kort houden.
Ik heb een vraag over klimaat, vooral aan schepen Ceulemans. Ik wil eerst
erkennen dat we heel tevreden waren dat het College het klimaatplan dat
gestemd werd in december 2022 verder wil uitvoeren. Dat zijn heel belangrijke
stappen om onze Stad weerbaar te maken tegen de gevolgen van de
klimaatcrisis.
Maar ik lees ook in het meerderheidsakkoord dat het klimaatplan geëvalueerd
gaat worden en zoals de collega’s van PVDA al aangaven, blijft het akkoord
daar erg vaag.
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Dus vandaar enkele vragen ter opheldering: wanneer wordt dat klimaatplan, dat
dus in december 2022 gestemd werd, geëvalueerd, en hoe? Dat bestond uit 400
concrete acties. Gaat u een deel daarvan aanpassen, schrappen, indien ja, welke?
En dan, als bijkomende vraag : om de uitvoering van deze klimaatplannen te
overzien, is het noodzakelijk om over de juiste bevoegdheden te beschikken als
schepen ?
Voor een aantal bevoegdheden is het nog niet helemaal duidelijk bij wie die te
liggen komen. Dus vandaar de vraag: wie heeft binnen het Schepencollege de
competentie Energie? Bent u dat ook? En hoe gaat u dat ook betrekken bij het
uitvoeren van dit klimaatplan?
Bedankt.
De heer Dhondt.- Op vlak van Mobiliteit had ik graag een aantal
verduidelijkingen gekregen, want ik heb toch nogal een beetje de indruk dat in
plaats van een paar stappen vooruit, dit College toch liever achteruit gaat. En ik
merk ook direct dat die achteruitversnelling niet zo goed werkt. Maar dat zullen
we nog wel bekijken.
Er ligt heel veel klaar om Brussel nog verkeersveiliger en onze lucht hier nog
gezonder te maken. Daar hebben wij als Ecolo-Groenfractie echt wel heel veel
aan gewerkt en er zit veel in de pipeline en ik ben heel benieuwd, als ik het
nieuwe akkoord lees : hoe zal daaraan worden verdergebouwd?
En wat lezen we in het akkoord? We lezen vooral pogingen om dat
circulatieplan in de Vijfhoek af te bouwen en jullie hebben het dan specifiek
over de filter aan het IJzerplein en ik heb daar een paar vragen rond.
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Gaat het College die filter afbouwen? Gaat u dat doen met akkoord van Brussel
Mobiliteit, het Gewest, of zonder?
Gaat het College vragen om de huidige vergunning in te trekken, of niet?
En dan, in het akkoord lees ik dat deze meerderheid wil zorgen voor vlotte
autoverbindingen, vlotte verbindingen voor alle modi, maar ik vraag mij dan af:
als ze de filter afbouwen, hoe zal die maatregel ervoor zorgen dat het kruispunt,
het ingewikkelde kruispunt aan het IJzerplein, dat de doorstroom – ik bedoel
dan echt de autodoorstroom – verbeterd zal worden?
Het is een druk kruispunt ; de maatregel die werd ingevoerd is eigenlijk net om
de doorstroom te verbeteren, maar hier kiezen jullie het omgekeerde. Daarom
mijn vraag: hoe zal dit de autodoorstroom verbeteren?
Een tweede element dat we zien in jullie meerderheidsakkoord gaat over de
filters voor bewoners. Een interessant idee dat de bewoners door de filters
zouden mogen.
Ik vind het een interessant idee omdat er nog geen enkele stad is die zo een
systeem uitgevoerd heeft en daar tevreden over is. Ik ben dus heel benieuwd hoe
Stad Brussel dit zal invoeren.
Ik vraag me ook af of jullie daarvoor de bewoners gaan bevragen. Zullen ook
bezoekers, zoals ouders van de tientallen scholen die hier zijn in de Vijfhoek,
daarbij betrokken worden?
En heel specifiek, zal het College het mogelijk maken voor de filter in de
Sleutelstraat dat daar ook de bewoners van de Zennestraat bijvoorbeeld door
kunnen rijden? Ik denk dat dat een bezorgdheid is die wel leeft in die buurt en
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waar wij als fractie graag zicht op zouden krijgen.
Als het gaat over verkeersveiligheid valt mij op dat er rond die scholen – ik brei
er een beetje op verder – toch ook wel heel veel nog vaag blijft. En net daar
leeft de grootste vraag, zeker bij ouders met jongere kinderen.
Die verkeersveiligheid rond de scholen, daar is al heel veel werk rond gedaan,
maar daar ligt nog heel veel werk op de plank. Zeker als ik kijk naar Laken,
waar de vorige legislatuur de schoolwijk Triangel in gang heeft gertrapt met
gunstige eerste resultaten, maar waar toch wel een duidelijke vraag is om werk
te maken van een schoolstraat.
Zal het College werk maken van een schoolstraat voor het Atheneum Emile
Bockstael, Kakelbont ? Er zijn ook wel wat crèches in de buurt, in de Reper-
Vrevenstraat.
Als het gaat over de fietsers- en voetgangerszones, hebben we al gehoord dat dit
College een verbod wil installeren voor fietsers in de voetgangerszone.
Wij zijn allemaal bewust dat er een probleem is met een aantal agressieve
fietsers. Ik kijk dan eigenlijk vaak naar de Deliveroo’s, de fietsleveranciers die
rondrijden, vaak met elektrische fietsen die echt wel aan hoge snelheden gaan.
Nu, ik wil in herinnering brengen dat de politie daar eigenlijk al gemakkelijk
kan optreden.
Je moet stapvoets rijden in de voetgangerszone, maar hier kiest het College
duidelijk voor een verbod. Maar voor een verbod is natuurlijk wel een
alternatief mogelijk en mijn vraag is: hoe gaat het College ervoor zorgen dat het
alternatief – de as hier langs de Brucity, de Lakense- en Visverkopersstraat –
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een veilige fietsas wordt?
En twee puntjes nog. Ik las een interessant punt over de fietsverbinding van het
Atomium naar het kanaal, maar ik heb dan wel heel specifiek de vraag: is het
College van plan om het toch wel zeer ambitieuze project om een afgescheiden
fietspad aan te leggen op de Houba de Stroperlaan en op de Bockstaellaan voort
te zetten?
Tot slot nog iets over parkeren. Ik weet niet wie de bevoegdheid parkeren
heeft ? Mevrouw Maes.
Ik lees in het akkoord dat het College het gratis parkeren van 19.00 uur tot
21.00 uur wilt invoeren, wijk per wijk, we gaan zien hoe dat juist gebeurt, maar
dat moet samengaan met het straatparkeren voor bewoners, dat mag niet
verminderd worden.
Ik wil er gewoon even op wijzen dat, als het gaat over het huidige reglement,
bewoners met een parkeerkaart perfect kunnen parkeren. Het is eigenlijk zo dat
het parkeerreglement ervoor zorgt dat bewoners gemakkelijker een parkeerplek
vinden in de buurt.
Het gratis maken van het parkeren in de wijken, zal ervoor zorgen dat bewoners
vanaf 19.00 uur moeilijker een plek vinden in hun buurt. Ik vraag mij dus af in
welke maat die maatregel er niet voor zal zorgen dat bewoners het net
moeilijker krijgen met het vinden van een parkeerplek in hun buurt.
Mme Jellab.- Merci, monsieur le Président. Nous souhaitons rappeler le rôle du
Centre public d’action sociale, le CPAS.
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L’aide sociale est un système de protection pour les personnes et les familles qui
n’ont plus les moyens suffisants pour mener une vie digne, par exemple suite à
une maladie, perte d’emploi, problèmes familiaux, faillite. Le but est de
permettre à chacun de vivre conformément à la dignité, à la dignité humaine. À
se nourrir, se vêtir, se loger, assurer son hygiène et avoir accès aux soins de
santé.
Demander l’aide du CPAS est donc le dernier filet de sauvetage pour les
personnes en détresse et en état de vulnérabilité.
Demander de l’aide n’est pas une démarche facile, c’est une épreuve. Il faut être
expert, lettré, aux nerfs solides, combatif. Ce n’est généralement pas le profil
des demandeurs d’aide.
Nous avions un doute quant à la direction politique que prendrait le CPAS de la
Ville quand M. Weytsman, le futur président, a partagé sur son compte X, le
7 décembre dernier, l’interview (assez effrayante pour ma part), de son chef de
parti, M. Bouchez, qui dit en d’autres termes qu’il va falloir revoir le revenu
d’intégration : « Aujourd’hui, il est plus rentable pour certains d’être au CPAS
que de travailler. Ce n’est plus acceptable ! »
Et voilà comment laisser croire que les bénéficiaires d’aides sociales sont des
profiteurs, des tricheurs. Ça, c’est inacceptable ! Stigmatiser les moins
chanceux, les plus vulnérables, les plus précarisés de notre pays.
Vous partez donc du principe que les ayants droit seraient de mauvaise foi ?
La pauvreté n’est pas un choix. Tout un chacun peut basculer dans la pauvreté.
Elle peut vous guetter en un clin d’œil : perdre son job, avoir un souci de santé,
perdre son logement.
Je rappelle que le revenu d’intégration sociale est en dessous du seuil de
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pauvreté. Ce ne sont pas les aides du CPAS qui sont trop hautes, mais les
salaires qui sont trop bas.
À la lecture de l’accord de majorité sur ce point de l’action sociale et au-delà de
la liste de toutes les fonctions possibles et imaginables attribuées au CPAS, il y
a un rappel régulier à l’ordre sur la responsabilité individuelle des personnes en
détresse.
En d’autres termes, si vous êtes « dans la mouise », c’est de votre faute.
L’aide du CPAS est la dernière ligne quand toutes les autres ont échoué.
L’émancipation, évidemment qu’on y tient, mais pas en conditionnant l’aide
comme vous, vous comptez le faire à des formations, par exemple, pour les
étudiants.
Et je vous lis : « Cependant, cette aide restera résiduaire et subordonnée à la
recherche active d’autonomie pour les usagers. »
Un autre point, l’aide considérée comme un soutien temporaire. Rappeler que
l’autonomie individuelle et la responsabilité personnelle doivent primer.
Il n’y a que deux conditions pour refuser l’aide : si les personnes ne sont pas
domiciliées sur le territoire de (?) la ville et si elles ne sont pas dans le besoin.
Toutes les autres conditions sont tout simplement illégales. Il ne faudrait pas que
ces nouvelles exigences soient des nouvelles barrières pour les ayants droit.
Nous savons que de nombreuses personnes ne franchissent pas l’a porte du
CPAS, n’osent pas demander de l’aide par peur de stigmatisation, de contrôle,
d’attitude de l’institution, de procédures insurmontables.
Demander de l’aide est une épreuve, oui. On dit que 30 à 40 % des personnes
qui seraient éligibles aux aides n’y ont pas recours.
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Alors plutôt que de conditionner les aides, nous appelons à plus
d’accompagnement, de bienveillance, d’accueil humain de première ligne, de
travailler à la simplification administrative, de mener une politique proactive et
plus adaptée à ces publics pour ne pas faire fuir les ayants droit et les renvoyer à
la rue.
Pour lutter drastiquement contre la précarité, pour Ecolo-Groen, il y a trois
axes : l’accès au logement, c’est important d’avoir un chez-soi ; la santé
mentale, il faut y travailler ; et les salaires trop bas, évidemment.
Le MR a la main en ce moment dans les négociations fédérales. Oui, nous
sommes inquiets de la manière dont de nombreuses Bruxelloises et Bruxellois,
les plus précarisés d’entre nous, seront traités. Car comme disait Gandhi, « La
pauvreté est la pire des violences. »
Alors de grâce, ne rajoutez pas de la violence à la violence de l’humiliation !
Merci.
(Applaudissements sur les bancs d’Ecolo-Groen.)
M. Hellings.- Merci beaucoup, monsieur le Président. Chers membres du
Collège, encore félicitations pour votre nomination.
Après les fleurs, le pot ! Le « grand manitou » socialiste de Bruxelles,
M. Laaouej a imposé aux Rouges de la Ville de Bruxelles et d’Ixelles, au soir
des élections, une majorité miroir – qui est en gestation au niveau de la Région.
À voir aujourd’hui si le miroir est convexe ou concave. C’est la lecture de votre
accord de majorité, accouché dans la douleur, le sang et les larmes, qui nous le
dira.
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Nous l’avons lu. Vous n’avez pas encore désigné tous vos échevins. Vos
négociations ont été interrompues durant trois jours pour cause d’insultes et de
crispations publiques, alors que vous ne formiez pas encore un Collège. Puis,
vous avez présenté votre équipe partielle à la presse avant de présenter plus tard,
car vous n’aviez pas encore atterri, le projet de Ville qui devait pourtant être le
ciment de votre attelage, un attelage totalement contre-nature !
Et nous, écologistes, nous avons lu votre projet avec une grille de lecture de la
très inspirante patronne des Verts français, Marine Tondelier, qui est en train
d’analyser, elle aussi, un projet d’une autre majorité contre-nature.
Votre accord protège-t-il, apaise-t-il et prépare-t-il les Bruxelloises et les
Bruxellois ?
Protéger. Il y a un gros chapitre sécuritaire avec une foi affichée pour les
technologies de surveillance électronique, comme l’intelligence artificielle ou
les drones.
Vous vous appuyez tellement sur cette technologie que c’est à croire que
l’échevin ou l’échevine mystère – celui que le Conseil désignera quand vous y
verrez un peu plus clair sur l’avenir professionnel des troupes socialistes –, c’est
Elon Musk.
Or, ce dont a besoin notre zone de police, ce sont des moyens pour engager du
personnel, le former, l’outiller et rénover son nouveau commissariat. Ça passe
par une inévitable augmentation progressive de la dotation à la zone.
Ce même raisonnement vaut pour le refinancement des hôpitaux publics en
déficit, le CPAS – Mme Jellab a insisté –, la prise en charge de la gestion des
places supplémentaires dans nos écoles ou la gratuité scolaire ou des repas
scolaires, ou encore les engagements que vous avez annoncés et qui sont bien
nécessaires en matière de propreté ou d’espace vert.
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Nous ne parlerons pas du budget ce soir, mais nous devons parler des
orientations politiques qui vont évidemment impacter ce budget.
Ces six dernières années, notre budget communal a augmenté pour trois raisons
principales : la responsabilisation pension de notre personnel, la nécessaire
indexation des salaires de ce même personnel et l’inflation importante des prix
des biens et des services dont se dote la Ville à chaque Conseil.
Ces charges ne feront qu’augmenter d’elles-mêmes, encore et encore, pour les
six prochaines années, à personnel constant. Or, votre accord de majorité
annonce clairement une volonté d’octroi et des cadeaux fiscaux à ceux qui
n’habitent pas à Bruxelles ou qui occupent massivement la voirie à Bruxelles,
soit par leur voiture, soit par des chantiers.
Le Collège progressiste précédent avait toujours veillé à aller capter une partie
des plus-values de celles et ceux qui utilisent Bruxelles sans y habiter. Ces
moyens ont servi à financer nos services publics, à savoir soutenir nos agents
qui rendent ce service indispensable au public, dans nos hôpitaux, au service
propreté ou partout ailleurs dans la police.
Or, la masse à financer, sans engagement de personnel supplémentaire, pourtant,
que vous avez promis, augmente par elle-même et vous avez décidé d’octroyer
des largesses fiscales à ceux qui n’en ont pas besoin et qui ont pourtant les
épaules les plus larges.
Vous foncez donc tout droit dans une impasse budgétaire majeure et le manque
de cohésion idéologique entre vous ne facilitera pas du tout la recherche de cet
équilibre, pourtant essentiel, si nous ne voulons pas que notre ville ait, en ses
murs, un inspecteur régional qui vous empêchera de mener toutes les politiques
que vous venez de nous présenter ici.
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Préparer. M. Weytsman est désormais complètement converti aux études qu’il
vilipendait de façon assez populiste et quasiment maniaque quand les échevins
écologistes lançaient leurs propres études. Par exemple sur le réseau de chaleur
urbain à Neder-over-Heembeek, la mobilisation des terres agricoles publiques
pour la production de légumes pour les Cuisines bruxelloises ou la lutte contre
le gaspillage alimentaire dans les écoles.
Trois exemples d’études qui ont porté leurs fruits, puisque cette même nouvelle
majorité conservatrice a annoncé maintenir ces trois projets que nous avons
lancés.
Par contre, vous allez vous lancer dans une centaine d’études. Une centaine
d’études !
On a calculé que vous citiez au moins 125 fois le mot « étudier » ou « étude »
dans votre document d’accord de majorité, dont une sur un parking souterrain
devant Notre-Dame de Laeken ou de nouveaux tunnels sur l’avenue Louise, ou
encore le projet de centre commercial dans le cadre de Neo.
Une idée, un contrat, je le dis, totalement périmée, dont Laeken et Bruxelles
n’ont pas besoin. C’est « Retour vers le futur », un film populaire dans les
années 1980, mais des années 1980. Un peu comme cette idée passéiste de tenir
certains de nos Conseils à l’hôtel de Ville, pourtant devenu un musée.
C’est aussi dans un musée, celui des horreurs, que devraient aller vos études sur
les tunnels, Neo ou les parkings souterrains, décidément d’un autre temps !
Le MR, vous avez fait campagne sur la sécurité, la mobilité et la propreté.
D’ailleurs, vos affiches sont encore dans nos rues et polluent le regard des
Bruxellois.
Aucun échevin, aucune échevine bleue n’a ces matières en charge…
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Le MR a menti à ses électeurs : il n’a aucune manette en main, aucun capitaine,
aucune capitaine bleue et aucun budget en main pour travailler sur des sujets
pourtant fétiches, voire « fétichisés » à l’excès durant cette campagne électorale
complètement anti-Verts.
Qu’auriez-vous dit si, dans ce Conseil, en 2018, les écologistes n’avaient pas
exercé eux-mêmes les compétences de mobilité, de climat ou de propreté sur
lesquelles nous avions nous-mêmes fait campagne ?
Nous vous disons à vous, les libéraux : « Vous avez perdu le deuxième tour des
élections communales, celui des négociations. Vous ne serez pas en capacité de
changer la Ville sur les trois sujets avec lesquels vous avez littéralement
placardé toute la ville. »
Apaiser. Il y a vos plans en matière de mobilité – dont M. Dhondt a parlé –, où
vous ambitionnez de refaire passer du trafic de transit dangereux, bruyant et
polluant dans nos quartiers densément peuplés, et vous n’allez travailler à
aucune nouvelle rue scolaire qui, pourtant, a montré son efficacité en matière de
sécurité.
Parce que la sécurité, c’est aussi la sécurité routière.
Mais il y a aussi la mise en cause d’une forme de paix sociale dans vos projets.
Nous assistons à une vraie trahison des progressistes par le PS – et je ne parle
pas du « coup de Jarnac » à Ixelles, c’est un autre sujet.
Le CPAS, désormais, est entre les mains des libéraux de Georges-Louis
Bouchez.
Le MR s’occupera au fédéral d’exclure massivement des chômeurs bruxellois
pour récupérer ensuite ces mêmes personnes au CPAS de la Ville de Bruxelles,
le plus gros CPAS de Belgique. Le danger de casse sociale est immense, et ce
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sont les socialistes qui ont rendu ça possible !
Chers collègues socialistes, le peuple de gauche ne vous pardonnera pas, et c’est
un chômeur qui vous le dit !
Je terminerai par faire l’amer constat que votre accord de majorité n’a pas de
chapitre consacré à la gouvernance dans une Ville qui, il y a huit ans, était
sacrément amochée par des affaires abominables.
Quand les écologistes ne sont plus là pour vous le rappeler, vous oubliez,
littéralement, le mot « gouvernance » !
Chers membres du Collège, votre accord de majorité ne protège pas, ne prépare
pas et n’apaise pas Bruxelles et, surtout, les Bruxellois !
C’est la raison pour laquelle les sept conseillères et conseillers Ecolo-Groen
voteront contre ce point numéro 3.
(Applaudissements sur les bancs d’Ecolo-Groen.)
M. Maimouni.- (Inaudible.)
M. Mampaka.- C’est un chômeur, aussi, lui. Onze mille « balles ».
M. Maimouni.- Qui… moi ?
M. Hellings.- Tu mets ton gilet pare-balles ?
M. Maimouni.- Non, je fais comme cette majorité : je retourne ma veste…
(Joignant le geste à la parole.)
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Visiblement, ce n’est pas très confortable – je ne sais pas comment vous avez
fait. Parce que, si vous avez une marque de vêtement, un vêtement à conseiller
au cas où, durant cette législature, je perdrais mes principes, ce serait toujours
bon à savoir !
Donc, je vais commencer et rebondir sur l’accord de majorité, où… un point qui
a été abordé : toutes les communes, toutes les communes comme Bruxelles,
Molenbeek-Saint-Jean, Anderlecht, Ixelles ou autres, où une majorité de gauche
était possible, que ce soit avec la Team Fouad Ahidar-Ecolo-PTB-PS, elles (?)
n’ont jamais été envisagées.
Pas une seule seconde notre téléphone a sonné afin qu’on puisse en parler.
Après, en termes de cohérence, j’entendais dire les socialistes de manière très
virulente durant cette campagne électorale : « Attention, si vous ne votez pas
pour le Parti socialiste, c’est le MR qui va monter. »
Et de la part du MR : « Attention, si vous votez pour le Parti socialiste, nous
allons continuer dans une politique qui n’a pas de sens, qui n’est pas juste, qui
n’est pas honnête, qui n’est pas claire, qui n’est pas entrepreneuriale, qui ne veut
pas émanciper les Bruxellois. »
C’est ce que j’ai entendu durant toute cette campagne. Mais visiblement, la
cohérence n’est pas à l’ordre du jour – je n’ai pas l’impression qu’elle verra le
jour durant cette législature.
Donc, je vais aborder le projet Neo, un projet qui a coûté plusieurs millions
d’euros en termes d’études, que le MR ici présent a d’ailleurs contredit avec
véhémence pendant six ans, mais aujourd’hui, visiblement, ça ne pose pas de
problème.
Je ne sais pas dans quelle langue, avec quel argument, comment peut-on
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expliquer que ce projet est un non-projet, n’a pas de sens ! C’est aussi ridicule
d’expliquer à un aveugle qu’il ne sera jamais un grand photographe.
Mais bon…
Concernant la mobilité, j’ai adoré les arguments que ce soit du PS ou que ce soit
du MR. D’ailleurs, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, l’a dit : « On
va mettre Good Move à terre ! »
Visiblement, c’est le MR qui s’est mis à terre. Et très vite. Je n’ai…
(Commentaire inaudible.)
J’ai lu l’accord de majorité et je n’ai pas l’impression que le plan Good Move
va être à terre – loin de là !
D’ailleurs, pas plus tard qu’aujourd’hui, il a été dit dans la presse que le centre-
ville subit 25 % de chômage locatif, dû essentiellement à des problèmes de
mobilité. Et comme par hasard, dans les communes périphériques où le plan
Good Move n’est pas d’application (?), le chômage locatif se maintient à 10 %.
Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les chiffres.
Mais après, au niveau du palais du Midi, tout le monde, visiblement, trouve le
projet ridicule, mais en même temps il faut le faire. Mais en même temps, il n’y
a pas d’argent.
Mais dans ce même temps, on demande à des commerçants de signer des
renoms pour qu’ils puissent toucher leur indemnité de rupture de baux et en leur
disant : « Écoutez, si vous ne signez pas… » Non, pardon : « Il faut signer afin
que vous puissiez toucher vos indemnités, mais en contrepartie, vous perdez le
droit de recours. »
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Donc, on demande à des commerçants de signer, en leur disant : « Si tu ne
signes pas, tu ne toucheras pas des indemnités qui te sont dues. »
Je ne pense même pas qu’on soit à la limite du chantage, je pense que la
frontière a été dépassée depuis longtemps !
J’ai l’impression de voir une série « narcos » sur Netflix. « Plata o Plomo », on
n’en est pas loin. Mais après, c’est une question de point de vue…
Concernant l’inclusion, pas plus tard qu’au mois de septembre, j’ai déposé une
motion où, visiblement, le Parti socialiste avait compris de ses erreurs qu’il
fallait intégrer, ouvrir le débat concernant les signes convictionnels dans
l’administration publique.
Aujourd’hui... Bon, on a le MR, en tout cas. Eux, ils ont l’honnêteté de leur
propos. C’est catégorique, c’est clair : c’est non ! À moins que, monsieur
Courtois, vous ayez changé d’avis concernant le voile dans l’administration
publique ? C’est bien ce que je me disais.
M. le Président.- Je préside l’assemblée. Je n’ai pas de commentaires à faire.
M. Maimouni.- Voilà ! Au niveau de la propreté, évidemment, beaucoup de
mots, mais peu d’actions.
Le stationnement : au niveau de la mobilité, il n’y a pas plus tard que quinze
jours, un débat a été ouvert à la Région concernant les scan-cars, disant qu’il y
avait « deux poids, deux mesures », disant que c’était lourd et qu’il fallait revoir
le dispositif (?). Mais je ne vois pas cette majorité parler des scan-cars.
Je suis (?) d’avis qu’il faut les retirer, qu’il faut remettre la place aux agents
sanctionnateurs de pouvoir intervenir sur le terrain, voir de leurs propres yeux si
la personne va chercher un ticket ou non, qu’elle puisse avoir la possibilité de
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retirer l’amende dans les minutes qui suivent, si, effectivement, la personne est
partie payer, parce que quand on reçoit une amende où il n’y a même pas de
ticket sur le pare-brise et qu’elle passe à travers plusieurs courriers et qu’on
reçoit un courrier, qu’il faut téléphoner, c’est 25 €, il faut envoyer un mail, il
faut se déplacer sur place et ainsi de suite.
En réalité, ce n’est pas 25 € que ça coûte à la personne : c’est 25 €, plus le
temps qu’elle a perdu à retirer cette sanction administrative communale.
Les écoles : madame Hariche, je ne vois pas beaucoup de plans d’action
concernant le décrochage scolaire.
Une fois de plus, vous traitez les symptômes, mais pas la maladie.
Il y a une raison pour laquelle ces élèves sont en décrochage scolaire. Cette
raison-là est essentiellement la précarité, et essentiellement un système
pédagogique qui est obsolète.
Mais on n’en parle pas dans cet accord de majorité.
L’urbanisme et le commerce : on en est arrivés à des délais qui sont fous. Quand
moi, j’essaie de parler à des entrepreneurs pour qu’ils puissent investir et
redynamiser cette ville…
Parce que n’oublions pas que l’économie, c’est ce qui fait battre notre ville.
Mais on l’oublie, on n’en parle pas.
On introduit un projet pour un permis, pour avoir une autorisation, cela met des
mois. Je ne comprends pas pourquoi on ne centralise pas tout ça sous un
échevinat. Il faut attendre que les deux cabinets se synchronisent, se voient,
accordent leurs agendas et ainsi de suite.
Ça doit aller vite. Quand il y a quelqu’un qui veut être entrepreneur et qui veut
construire une économie à Bruxelles, ça doit aller vite.
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Sur les logements et la rénovation, au dernier Conseil communal, j’avais
entendu que les plans d’amortissement étaient faits sur 40 ans.
Il y a des biens de la Régie foncière qui sont sur le territoire de la Ville, qui ont
été amortis depuis 50, 60, 65 ans et qui ont toujours les mêmes châssis.
Il va où, cet argent ? Quelle est la ventilation ? Comment vous faites ? En plus,
vous travaillez en fonds propres. Je ne sais pas, mais une gestion de bon père de
famille fait que, sur les 100 % des loyers perçus, vous mettez 15 % de côté afin
d’entretenir au quotidien ces logements.
Paradoxalement, on fait la morale et on sanctionne des gens pour des
immeubles inoccupés, ou on se retrouve nous-mêmes à louer des loyers à des
personnes qui sont « limite » dans des conditions d’immeubles inoccupés.
Et sur la gouvernance, que vais-je dire ?
La manière dont se sont passées ces dernières élections, avec des affiches, des
véhicules et des membres du personnel clairement étiquetés d’une couleur
politique au sein même des bureaux de vote…
Je vois ici présente, monsieur Close, une personne qui a prêté serment et qui, en
même temps, travaille sous votre tutelle.
Il n’y a pas de conflit d’intérêt ?
(…)
Non ?
Ce n’est pas parce que c’est illégal que ce n’est pas moral – c’est la raison pour
laquelle votre prédécesseur, M. Mayeur, a dû démissionner, je tiens à le
rappeler.
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Bon. Sur ce, je pense que cette...
M. le Bourgmestre.- On va (inaudible), ma morale n’est pas la vôtre.
M. Maimouni.- Ayez l’amabilité de me laisser terminer avant de pouvoir
intervenir, parce qu’on va surréagir.
D’ailleurs, au niveau de la gouvernance, l’échevinat surnuméraire, à la base, ce
n’est pas fait pour ouvrir un échevinage néerlandophone. Vous en avez deux.
M. le Bourgmestre.- Il faut lire la loi.
M. Maimouni.- Comment ?
M. le Bourgmestre.- (Inaudible) la loi, monsieur Maimouni. Je veux bien vous
donner des cours, mais quand même, il faut un peu lire les lois.
Ça fait deux fois que vous êtes conseiller communal. Il faut apprendre,
maintenant.
M. Maimouni.- Comment ?! Eh bien, visiblement, vous n’avez toujours pas
appris de vos erreurs, monsieur Close, parce que…
M. le Bourgmestre.- (Inaudible.)
M. Maimouni.- … comme dirait Albert Einstein, répéter une opération de la
même manière en pensant qu’elle va réussir, cela frôle la folie – ce n’est pas
moi qui le dis !
M. Ouriaghli.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre,
mesdames et messieurs les membres du Collège, chers collègues, aujourd’hui,
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c’est un projet collectif ambitieux qui est présenté par la nouvelle équipe du
Collège de la Ville de Bruxelles.
Mon groupe est convaincu qu’il répondra pleinement aux aspirations des
Bruxelloises et des Bruxellois.
Cet accord de majorité, fruit de discussions approfondies et de choix
stratégiques, engage toutes les composantes de la majorité à travailler ensemble
pour une ville plus belle, inclusive et dynamique, tout en anticipant les défis de
demain. En ma qualité de chef du groupe socialiste, et au nom de l’ensemble de
mes collègues, je tiens à remercier les membres du Collège et leurs équipes pour
leur travail rigoureux et réalisé avec diligence après les élections.
Ce texte reflète une vision partagée pour les six prochaines années et s’articule
autour de priorités claires.
D’abord, je tiens à souligner l’engagement renforcé en matière de logement à
travers la Régie foncière. Ce plan comprenant un volet locatif et un programme
de logement acquisitif témoigne de la détermination à lutter contre la précarité
et à répondre aux besoins des familles modestes.
C’est un combat que les socialistes mènent avec constance depuis dix-sept ans,
au sein du Collège.
Parallèlement, le Collège poursuivra des investissements ciblés dans des
infrastructures de qualité et des services essentiels, à commencer par
l’enseignement qui demeure une priorité fondamentale pour les socialistes.
La sécurité, autre axe majeur, fait l’objet d’une attention accrue avec une
approche globale pour lutter contre trafic de drogue et les rodéos urbains.
Ces actions seront complétées par des dispositifs renforcés de prévention et de
surveillance.
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Par ailleurs, la collaboration avec les acteurs sociaux sera étayée dans le cadre
du plan de prévention du sans-abrisme, combinant hébergement,
accompagnement social et réinsertion pour offrir des solutions durables.
Ensuite, le Collège met en avant une vision durable pour notre ville. Dans cet
esprit, sont prévues la création d’îlots de fraîcheur, le développement de
nouveaux espaces verts et la rénovation des trottoirs pour les rendre plus
accessibles.
Ces mesures traduisent une ambition de réhumaniser l’espace urbain et
d’améliorer la qualité de vie au quotidien. L’accent mis sur la propreté publique,
avec le déploiement des poubelles enterrées et un plan de dératisation
ambitieux, contribuera à valoriser nos rues et nos quartiers.
Par ailleurs, l’investissement dans l’éducation et la culture est au cœur de cette
dynamique avec l’extension des dispositifs de gratuité scolaire, la mise en place
d’un pass culture et d’un pass sport. Nous donnons à chaque enfant et
adolescent la possibilité de développer son potentiel et de s’épanouir dans un
environnement stimulant.
Enfin, des aménagements concrets pour une mobilité fluide, notamment dans les
Marolles, et des solutions destinées à dynamiser le commerce local, illustrent la
volonté du Collège d’agir concrètement sur le quotidien des habitants.
Chers collègues, cet accord de majorité est bien plus qu’une feuille de route.
C’est un véritable contrat de confiance entre nous et les Bruxellois dans leur
ensemble. Il nous appartient de le traduire en actions concrètes, en collaboration
avec les acteurs locaux, les associations et les citoyens.
Bruxelles continuera à s’élever comme une capitale exemplaire, attractive et
responsable grâce à ce travail collectif.
Je vous remercie pour votre attention.
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M. Elhadj Diallo.- Merci bien, monsieur le Président. Monsieur le
Bourgmestre, mesdames et messieurs les membres du Collège, chers collègues
conseillers communaux, je suis très heureux de prendre la parole devant notre
Conseil, pour la première fois, pour apporter au nom de mon groupe notre
soutien à l’accord de majorité pour la Ville de Bruxelles.
Cet accord équilibré et ambitieux offre de belles perspectives à notre commune
pour ce qui est (?) de renforcer ses acquis sur la bonne gouvernance locale et
d’accentuer les efforts sur l’inclusion sociale.
Notre groupe, Les Engagés-CD&V, signataire de cet accord, tient à remercier
tous les partenaires de la majorité pour l’esprit d’ouverture, de respect et de
partage qui a animé toute la période de négociations post-électorales.
Centristes que nous sommes, nous accordons une importance toute particulière
à la force de la nuance, au rapprochement des idées et approches différentes en
vue d’un consensus profitable à tous. Notre empreinte orientée sur les valeurs
de l’humain trouve naturellement sa place dans notre volonté commune de faire
avancer Bruxelles dans toute sa diversité.
Nos marqueurs, clairement exprimés, sont visibles dans cet accord, notamment
dans les points suivants :
- Un plan de diversité et d’inclusion du personnel pour chaque structure de la
Ville.
- L’entretien rapide et efficace de nos rues et trottoirs.
- Le bilinguisme des services offerts par la Ville, garanti notamment par la
formation des agents communaux.
- La protection du tissu économique et social local.
- L’accompagnement des entrepreneurs.
- Le Donderberg doit rester une oasis verte à Laeken.
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- Le retour à l’emploi, par la formation dans les métiers en pénurie via le CPAS.
- La participation citoyenne, qui inclut tant les citoyens que les associations
dans les projets de la Ville.
- Le renforcement de la présence policière de proximité dans nos rues,
notamment avec des brigades mixtes.
- Le renforcement et la recherche d’un équilibre respectueux entre festivités et
tranquillité des habitants.
- Une ville ouverte au monde, par le biais de projets de coopération au
développement utile et efficace.
Les citoyens, les commerçants et les associations sont des acteurs clés pour
construire la ville ensemble et en les écoutant davantage, en s’appuyant sur leur
expertise, on améliorera la qualité de vie de tous et on gagnera en efficacité.
Oui, pour nous, il est fondamental que la ville soit co-construite. Les habitants,
les associations et les commerçants doivent être considérés comme des
partenaires à part entière.
Dans ce Collège, Les Engagés-CD&V occupent l’échevinat des affaires
économiques, de l’emploi, du commerce et de l’équipement communal. Une
mission importante pour le rayonnement de notre commune.
Pour rendre notre économie encore plus forte, il faut certainement attirer de
nouvelles entreprises. Et pour cela, on a décidé de rendre la fiscalité plus
attractive pour les entreprises, ainsi que d’alléger et de faciliter les démarches
administratives.
Nous nous emploierons, pour les six prochaines années, à tenir nos
engagements vis-à-vis des Bruxellois et de nos partenaires de la majorité
communale, en défendant notre projet commun pour notre si belle commune.
Nous resterons vigilants – comme toujours – sur les fondamentaux de notre
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démocratie : la participation citoyenne, la transparence dans la gouvernance,
l’égalité de traitement et la protection des plus vulnérables.
Chers partenaires de la majorité, vous pouvez compter sur la force de la nuance,
une force constructive, au service de tous les habitants de notre si belle
commune. C’est avec cette vision transversale, inclusive et respectueuse de la
diversité que nous allons tous ensemble relever ce défi.
Merci de votre attention. Je passe à ma collègue néerlandophone du CD&V, qui
va aussi s’exprimer pour notre groupe. Merci beaucoup.
Mevrouw Vermeire.- Merci. Beste collega’s, de onderhandelaars stonden voor
een hele uitdaging. Brussel heeft nood aan een sterkere aanpak op vlak van
veiligheid en op vlak van netheid. Brussel moet meer focussen op het dagelijkse
leven van al zijn inwoners.
Nous accueillons à bras ouverts l’accord ambitieux auquel nous sommes
parvenus. Un accord dans lequel, entre autres, la transparence et l’information
budgétaire sont rendues accessibles à tous les citoyens.
Je considère donc cela comme un signe très fort de bonne gouvernance, quelque
chose qui est pour nous, pour notre groupe CD&V-Les Engagés, un point
essentiel de cet accord.
Dit akkoord vormt dus ook een duidelijke leidraad voor de komende zes jaar,
met heldere afspraken en doelstellingen.
Et au nom de notre groupe, je voudrais profiter de cette opportunité pour
souligner certains points clés, car il est important que tout cela se traduise
réellement dans la vie quotidienne de tous les Bruxellois et Bruxelloises.
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Een van de sterktes van dit akkoord, is de nadruk op coherentie en
transversaliteit. Het is een visie die samenwerking veronderstelt, over
beleidsdomeinen en schepenportefeuilles heen. Dat is cruciaal, want
uitdagingen zoals het bieden van een toekomstperspectief, veiligheid en
huisvesting, zijn te complex om in silo’s aan te pakken.
De Burgemeester en elke schepen dragen hier een gedeelde
verantwoordelijkheid.
Een van de grootste uitdagingen blijft onderwijs. De nood aan extra plaatsen en
kwalitatief onderwijs is hoog. En we verwelkomen dan ook de concrete
maatregelen. Bijvoorbeeld de vooruitgang bij de wederopbouw van de school
Droomboom, de vermindering van de omvang van het programma is essentieel
om juridische hindernissen te overwinnen en zo snel mogelijk te kunnen
beantwoorden aan het kwaliteitsvol onderwijs dat de leerlingen verdienen.
Deze vermindering van plaatsen mag echter niet het totaalpakket van
Nederlandstalig onderwijs in de Stad limiteren. Dus de bouw van de
Nederlandstalige tienerschool op de Tour & Taxis-site is dan ook een zeer
belangrijk punt voor ons.
La sécurité reste un problème fondamental qui nécessite une action à tous les
niveaux. On doit rétablir d’abord la question du respect entre les citoyens et les
policiers (?), et vice versa.
Mais je suis très contente de voir les actions concrètes, comme la lutte contre les
rodéos urbains et la lutte contre toutes les formes de harcèlement.
Pour nous, il reste essentiel aussi d’entretenir la ville. Du quartier européen
jusqu’à entretenir tous les quartiers en termes de propreté, mobilité et
accessibilité.
Je suis donc très heureuse de voir que tous les partenaires de cette majorité ont
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choisi ce « focus ».
Tot slot wil ik dan ook het belang benadrukken van het behouden van onze
opmerkelijke groene ruimtes zoals Donderberg. Het beschermen en behouden
van deze plekken is een belangrijke verantwoordelijkheid om onze Stad leefbaar
en duurzaam te houden.
Collega’s, schepenen en Voorzitter, het afgelopen jaar stond in het teken van
verkiezingen. Een periode waarin er misschien meer aandacht was voor likes en
populariteit dan voor beleid.
Maar nu, in 2025, is het tijd om terug te keren naar de essentie van politiek:
hard werken aan inhoudelijke dossiers.
Goed bestuur betekent dan ook elke dag opnieuw de spiegel durven voorhouden
en af te toetsen of we onze beloftes nakomen.
Veel succes, dankjewel.
M. Weytsman.- Merci, monsieur le Président. Deux cent trente-huit pages, ici,
de décisions claires et assumées. Négociées, effectivement, dès le 14 octobre
dernier, au lendemain d’un signal fort des électeurs.
Et les résultats sont sans appel, n’en déplaise à certains : le PS-Vooruit, qui reste
le premier parti, le MR+, qui est gagnant et en progression, et le MR+ qui avait
un engagement clair, public, transparent avec Les Engagés.
Nous avons pris nos responsabilités. Pas de marchandage, pas de suspense – ou
de faux suspense, comme peut-être l’auraient souhaité quelques collègues de
l’opposition.
D’ailleurs, la seule nature qui prévaut, c’est la démocratie, monsieur Hellings :
le signal des électeurs est respecté, la parole politique donnée aussi. Dès le
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premier jour, nous avons choisi de travailler, pas de tergiverser.
Notre objectif est simple et clair – d’ailleurs, il est bien résumé sur la
couverture : rendre cette ville encore davantage prospère et solidaire.
Deux cent trente-huit pages, mais je vous invite, parce que vous ne l’avez
probablement pas fait, à lire les quelques pages d’introduction, qui expliquent
nos grands engagements – (inaudible) très clairement, parce que j’avais
quelques questions –, d’une part, pour une ville de la connaissance, avec une
priorité donnée pour l’enseignement.
Celui de la Ville, comme celui des universités qui nous font l’honneur de leur
présence sur le territoire de la Ville de Bruxelles.
Une ville plus sûre, une ville plus belle, propre, une ville accueillante. Une Ville
qui respecte son environnement et qui s’engage activement, concrètement, sans
dogmatisme pour son climat.
Une Ville qui coconstruit, avec les habitants et les commerçants. Une Ville qui
émancipe, notamment par le travail, par le sport, par la culture.
Ces priorités ne sont pas seulement celles de mon groupe (je parle ici comme
chef de groupe du MR) : elles sont celles de cette majorité et, je pense, de
nombreuses Bruxelloises et de nombreux Bruxellois.
Certains estiment peut-être, dans l’opposition, que l’accord de majorité est trop
marqué à droite – je l’ai entendu à trois reprises. D’autres, dans le même
groupe, d’ailleurs – ça, c’est cocasse ! – estiment que le MR a perdu le
deuxième tour, selon M. Hellings, mais par contre, que c’est complètement
déshonorant d’avoir donné au même MR le plus grand CPAS de la Ville – de
Belgique, même.
Et Mme Jellab reconnaît l’étendue des compétences reprises dans les dix pages
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de l’accord de majorité concernant le CPAS.
Ça montre surtout, à mon avis, chers collègues – outre, peut-être, le vent (?) –,
mais ça montre surtout que nous n’y arriverons qu’ensemble, collégialement.
Mais je souhaite, au nom de mon groupe, présenter trois priorités que nous
avons présentées pendant les derniers mois :
- D’une part, ramener de l’ordre et assurer l’ordre dans la Ville.
- D’autre part, de l’harmonie : tout faire dans le cadre de nos compétences,
collégialement, pour rendre cette ville plus belle, plus propre, plus sûre – on l’a
dit.
- Et d’autre part, l’émancipation sociale pour toutes et tous.
La première des priorités est claire : assurer l’ordre à tous les niveaux de la
Ville. Assurer l’ordre au niveau des finances, parce que le contexte budgétaire, il
faut bien le dire, est bien plus grave que ce qui a été annoncé en campagne
électorale, notamment.
Et M. Hellings a raison de dire que les hôpitaux publics sont en difficulté – et il
ne l’a pas souvent dit dans le passé. Il faudra trouver des solutions avec cette
majorité et chaque euro dépensé, ça été dit, devra être bien justifié.
De l’ordre dans la rue ou dans les espaces verts : la rue et les parcs doivent être
des espaces de tranquillité, publics et propres.
De l’ordre dans la mobilité : stop au dogmatisme, qui étouffe et qui a étouffé,
d’ailleurs, la ville et qui a opposé les Bruxellois. Moi, je veux plus de
pragmatisme et moins de militantisme.
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L’ordre passe donc par une gestion rigoureuse en matière de gouvernance –
parce que certains nous disaient ce matin qu’il n’y avait pas de point sur la
gouvernance, je les invite à lire les pages 116 à 118 : « Gouvernance et finances
publiques ».
Nous sommes, c’est vrai, dans l’obligation de mettre en place une discipline un
peu plus stricte que sous le gouvernement, la majorité précédente, pour les six
prochaines années. Ce n’est pas amusant, mais c’est nécessaire.
C’est nécessaire, précisément, pour assurer le service public. C’est nécessaire,
précisément, pour assurer la qualité des emplois publics.
Chaque euro devra être dépensé avec rigueur.
Relisez le chapitre 14, qui fixe les grands principes en matière de gouvernance
et en matière de finances publiques :
- Évaluer l’efficacité des politiques publiques.
- Transparence totale sur les montants, les critères, les conséquences des
subsides.
- Renforcer les audits internes de la Ville.
- Revoir les procédures à la Ville et au CPAS.
- Audit des subsides facultatifs – ça avait été dit, ça n’a jamais été fait.
- Suppression des doublons entre les services communaux et entre le CPAS et la
Ville de Bruxelles.
- Fusion des structures publiques et des asbl, pour réduire les coûts et simplifier
encore la gestion.
- Réduire des frais de fonctionnement et internaliser les études.
Le problème n’est pas de faire les études : le problème, c’était d’externaliser les
études, de les faire payer par des consultants et de ne pas avoir confiance dans la
fonction publique de la Ville de Bruxelles – j’ai confiance, nous avons
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confiance dans cette fonction.
- Renforcer la perception des taxes sur les incivilités. Ça a été dit, le principe est
clair : les pollueurs doivent payer.
Le chapitre 8 rappelle aussi nos ambitions – ça a été dit – en matière de sécurité,
d’ordre dans tous les quartiers :
- Plus de présence, plus de contrôle, plus de fermeté.
- Extension des caméras de surveillance et augmentation de la présence
policière en rue.
- Interdiction de certaines formes de mendicité, comme dans d’autres villes
flamandes et wallonnes.
En parallèle, comme le Bourgmestre l’a bien rappelé, avoir un vrai plan de lutte
contre la pauvreté et des mesures encore plus concrètes pour l’aide aux sans-
abris seront mises en place.
- Lutte sans compromis contre les rodéos urbains, allant même jusqu’à la
neutralisation de ces véhicules, en collaboration avec le parquet.
- Guerre totale contre la drogue.
- Fermeté absolue face aux comportements inciviques : renforcement des
sanctions administratives communales (SAC), patrouilles mixtes police/service
propreté (on en parlait souvent).
- Lutte renforcée contre le tapage nocturne et la pollution sonore.
En matière de mobilité, il faut relire le chapitre 26 : nous croyons en une
mobilité qui ne divise pas, mais qui unit. La circulation doit être fluide pour
toutes et tous, moyennant le respect du principe STOP, qui a bien été réexpliqué.
J’entends d’ailleurs les questions de l’ancien échevin de la mobilité – j’ai un
peu souri, parce que je lui ai posé les mêmes questions pendant six ans et il n’a
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jamais été en capacité d’y répondre, mais là, je suis certain que les échevins
vont y répondre directement.
Pendant six ans, nous avons estimé que le piéton a été le grand absent des
politiques publiques – je crois que M. Wauters l’a répété mois après mois. Ce
temps, maintenant, est révolu. Il faudra avoir des investissements bien plus
importants, ça a été dit, dans les trottoirs, mais il faudra faire beaucoup plus,
aussi : libérer les trottoirs des obstacles, des chantiers sous contrôle, et le
boulevard Anspach doit effectivement, comme ça a été dit, devenir un véritable
piétonnier pour les piétons.
C’était important de revoir, notamment, la stratégie des mailles/plans de
circulation. Avant tout, il n’y aura plus cette stratégie de grandes mailles/plans
de circulation sur le territoire de la Ville de Bruxelles : comme vous pouvez le
lire, le Collège travaillera à l’avenir rue par rue, quartier par quartier (c’est la
première ligne de l’accord de majorité), en privilégiant des quartiers calmes et
des axes régionaux, fluides pour toutes et tous.
Nous allons effectivement revoir les horodateurs, de 21h à 19h, mais vous avez
probablement bien lu que tout ça va se faire en – je continue la suite de la
phrase –, en préservant au maximum le stationnement en voirie pour les
riverains.
Oui, en effet, nous allons aussi autoriser tous les riverains du Pentagone à
placer (?) dans les filtres de leur quartier – exactement comme c’est étudié dans
d’autres villes européennes et comme c’est mené dans d’autres villes
européennes avec beaucoup d’efficacité.
Ça change fondamentalement, effectivement, le sens de ces mailles/Pentagone,
mais c’est aussi quelque chose qui vous avait été demandé sous la législature
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précédente, monsieur l’ancien échevin, notamment par DéFI, le MR, Les
Engagés.
Les autres filtres seront évalués et nous annonçons la couleur. On le fait avec
toute transparence, puisque c’est marqué noir sur blanc :
- Étudier la faisabilité d’ouvrir la place de l’Yser vers la petite ceinture.
- Maintenir l’ouverture de la rue Haute pour désenclaver les Marolles.
Ça a été rappelé à trois reprises lors d’interpellations citoyennes, et ce sera fait.
- Et enfin, du côté de la rue Royale, pendant les travaux de la gare Centrale,
faire étudier une meilleure accessibilité du quartier Notre-Dame-aux-Neiges.
Je rappelle que les habitants de ce quartier pourront enfin, prochainement,
passer le filtre de la rue Royale.
Ce Collège demande aussi à la Région d’assurer la fluidité du trafic vers l’A 12
et le pont Van Praet, de doubler le nombre de cartes de stationnement
visiteur (?) gratuites et d’étudier la création, notamment, de Shop & Go afin de
faciliter le shopping (et on a cité un projet pilote dans la rue Marie-Christine).
Il faudra aussi se concentrer sur les ZACA, ces zones très accidentogènes, en
particulier à Laeken – qui, malheureusement, n’ont pas été… sur lesquelles on
n’a pas avancé sous la législature précédente.
La deuxième priorité est de rendre notre ville plus harmonieuse, plus agréable,
plus belle, plus sûre. Une ville qui respecte son environnement.
L’harmonie au cœur de la ville est une priorité. L’embellissement de Bruxelles
n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour améliorer le cadre et la qualité de
vie de tous ses habitants.
Ce Collège s’engage à rénover, embellir des lieux emblématiques, en
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concertation avec les commerçants et les habitants, notamment :
-Le quartier Stalingrad, qui, avec le palais du Midi – contrairement à ce qui a
été dit –, est cité à trois reprises dans notre accord de majorité.
- L’avenue Louise, en collaboration, évidemment, avec la Région.
- La place du Sablon.
- Le square Palfyn.
- Et bien d’autres lieux : parcs historiques, parc Royal, parc Meudon, avec une
attention sur le patrimoine historique – dont Mme la première échevine a déjà
largement parlé.
La propreté de notre capitale sera une priorité absolue de ces rues, de ces
espaces verts, dans le cadre des compétences de la propreté publique et des
espaces verts, madame l’ancienne échevine. Et vous savez à quel point la
propreté publique dans les espaces verts est importante ! Nous essayerons de
faire mieux.
Oui, il faudra orienter plus de moyens vers la propreté publique, ça a été dit,
c’est noté. Ça commencera évidemment par le renforcement des amendes pour
incivilité et des sanctions immédiates pour ceux qui dégradent l’espace public –
ça ramènera un peu plus d’argent dans les caisses.
En parallèle, des travaux d’intérêt général pour les contrevenants seront mis en
place. Nous réinstallerons également des poubelles de rues – supprimées à tort
sous la législature précédente, nous renforcerons le nettoyage des espaces verts
et des rues, je l’ai dit.
Enfin, ce Collège a l’ambition de redonner de l’espace à la nature en ville : il
mettra en place un plan ambitieux de plantation d’arbres. Ces projets visent à
rendre la ville plus agréable à vivre, tout en améliorant la qualité de l’air.
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En parallèle, ce Collège veut mettre en place des projets respectueux de
l’environnement, à commencer par la protection de ses sites naturels, comme le
Donderberg, et la création de nouvelles zones de promenades accessibles à
toutes et tous – le projet, d’ailleurs, de promenade « Chemin Vert nature » de
Neder-over-Heembeek/Mutsaard (?), je me réjouis que M. l’échevin Ceulemans
nous le présente rapidement.
La troisième priorité qui se trouve pleinement dans cet accord est
l’émancipation sociale. L’émancipation, je le dis, pour toutes et tous.
Le sport et la culture ne sont pas des privilèges, mais des moteurs
d’émancipation. Cette majorité s’engage à ouvrir l’accès au sport et à la culture
à un plus grand nombre. À un grand nombre, à toutes les générations :
-Renforcement du « pass sport » : plus de familles aidées, plus d’aînés et plus
d’enfants sur le terrain et dans les clubs.
- Création du « pass senior » : offrir aux aînés un accès facilité au sport et à la
culture, pour maintenir le lien social et la vitalité.
- Lancement d’un nouveau « pass culture » pour les jeunes : chaque jeune doit
avoir la chance de se former, s’ouvrir au monde et s’épanouir, quels que soient
ses moyens.
Aucune famille ne doit être mise de côté. L’objectif du CPAS est de répondre
aux urgences de pauvreté, c’est clairement inscrit dans l’accord de majorité, sur
dix pages, mais je le dis ici clairement.
Le PTB confond un peu le débat d’idées avec l’insulte et la caricature, parce
que parler d’« assistés entassés » pour désigner les bénéficiaires du CPAS, c’est
non seulement faux, mais c’est surtout indigne du respect que l’on doit à chaque
individu !
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Maintenant, il est exact que nous voulons que ces aides soient un véritable
tremplin vers l’autonomie. L’un n’empêche pas l’autre.
Les bénéficiaires du CPAS signent un contrat d’insertion. Déjà, aujourd’hui,
madame Jellab, ils signent déjà un contrat d’insertion, avec des objectifs clairs
pour le retour à l’emploi. Ce n’est pas déconnecté de l’empathie, de la
simplification administrative ou d’autres priorités que vous voulez mettre en
avant – et que je partage tout à fait, pour ma part.
Un autre volet essentiel de la politique d’émancipation de cette majorité
concerne les jeunes. Avant tout, par l’enseignement et le soutien aux familles.
L’enseignement reste une priorité absolue depuis vingt ans et c’est fondamental
pour les libéraux aussi – nous en sommes fiers !
Nous souhaitons insister sur la qualité de l’offre pédagogique et les savoirs de
base, et un enseignement d’excellence pour toutes et tous. Pour toutes et tous,
mais aussi le soutien aux jeunes entrepreneurs, renforcé par des formations, des
outils concrets pour les aider.
Nous leur ouvrirons le marché de travail à travers des stages, des emplois
étudiants et des maisons des jeunes entrepreneurs.
Enfin, en matière d’émancipation, ce Collège travaillera tant pour des loyers
abordables que pour l’accès à la propriété, deux volets complémentaires.
L’accès à la propriété, à la Ville de Bruxelles, ce sera :
1. Permettre à des locataires publics de devenir propriétaires de leur propre
logement : locataires de sociétés immobilières de service public (SISP), de la
Régie et ou du CPAS.
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2. Intégrer dans les nouveaux projets de logements publics une moitié de
logements en finalité acquisitive. Nous voulons permettre au plus grand nombre
de devenir propriétaires.
Une ville prospère est une ville où l’entrepreneuriat peut se développer et où
l’économie locale est soutenue. Le Collège soutiendra donc encore davantage
ses commerçants, ses petites entreprises dans le cadre de toutes les compétences
du Collège, mais notamment en leur offrant des réductions fiscales dans les
zones à redynamiser – ce sont des réductions fiscales dans des zones à
redynamiser pour des petits commerces –, en simplifiant, enfin, certaines
démarches administratives.
Avec des projets, aussi, d’envergure, comme le redéploiement du plateau du
Heysel, toutes les conditions sont réunies pour créer plus d’emplois à Bruxelles.
Plus de « jobs », plus d’opportunités, plus de soutien pour celles et ceux qui
travaillent, qui ont travaillé ou qui veulent travailler.
Deux exemples : je le disais, les jeunes entrepreneurs seront exonérés de taxes
communales pendant les deux premières années de leur activité.
Et dès que la Communauté française (?) le permettra, le Collège donnera
priorité en crèche aux enfants des travailleurs ou personnes en formation active.
Mesdames, messieurs, en conclusion, cet accord de majorité, c’est deux cent
trente-huit pages d’engagements clairs et assumés. Pas de faux-semblants, pas
de promesses creuses.
Les Bruxellois nous ont envoyé un message clair et nous avons pris nos
responsabilités. L’ordre et le progrès sont les bases d’une ville plus libre. C’est
dans cet esprit que nous avançons avec clarté, fermeté et ambition.
Je vous remercie.
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M. le Bourgmestre.- Bien. Monsieur le Président, d’abord, merci aux
conseillers communaux, puisqu’ils n’ont pas eu tellement de temps pour
prendre connaissance, en effet, de ce qui – il faut bien reconnaître – est un lourd
document, même s’ils connaissent bien la Ville pour la plupart d’entre eux.
C’est toujours évidemment une prouesse de pouvoir le faire dans des délais qui
ne sont pas toujours simples et donc, déjà, merci à eux pour ça.
Je ne vais répondre que sur les choses qui me concernent dans mes compétences
directes et je pense que chacun de mes collègues va faire la même chose.
D’abord, concernant la demande de M. Bauwens, en solidarité internationale.
La motion est toujours d’actualité, puisqu’elle a été votée. Il n’y avait d’ailleurs
pas eu de vote contraire par rapport à elle.
Donc, il ne devra pas me reposer la question : la motion est toujours d’actualité.
Concernant la question de Mme El Bakri et d’autres sur Neo, on ne peut pas
dire que je me suis caché, dans ce dossier. Quand les gens votent pour moi, ce
qu’ils ont été quelques-uns à faire, ils savent que je vais faire la promotion de
Neo.
J’entends qu’il y a des associations qui s’y opposent et elles ont la même
cohérence que moi : elles sont contre le projet depuis le début.
Moi, je suis POUR le projet depuis le début. Je fais ce que je dis, les gens m’ont
élu pour ça. Je suis allé défendre ce projet depuis plusieurs majorités : pourquoi
il avait du sens, pourquoi il était créateur d’emplois, dans une Région qui a
besoin d’emplois, qui a besoin d’un financement.
Oui, nous allons construire 750 logements et j’ai été un peu surpris – mais ma
collègue Delphine Houba en parlera aussi – des réticences que vous sembliez
avoir sur le principe de l’acquisition foncière. Je vous invite à aller voir le projet
Tivoli : vous verrez que c’est une vraie réussite et que des gens sont fiers de
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pouvoir être devenus propriétaires.
Le projet Neo – qui est en évolution permanente, puisqu’on a signé le contrat en
2014 –, oui : nous continuons à penser qu’il va se faire. Nous avons des
contacts, d’ailleurs, aux différents niveaux, que ce soit le développeur, que ce
soient les autorités planificatrices, aussi, pour dire que cette fois, nous
l’espérons, malgré les recours qui auront lieu inévitablement – ça, c’est le
« sport national », ici, à Bruxelles –, il aura lieu.
Et donc oui, qu’on ne me fasse pas le procès de l’incohérence : je l’ai dit chaque
fois aux organisations que vous citez, que si les gens votaient pour moi, je ne
mentirais jamais, je dirais : « Oui, je vais défendre Neo. »
Donc oui, je continue à défendre Neo. Il est dans notre accord de majorité,
comme depuis trois accords de majorité, parce que je l’ai toujours défendu. Je
ne peux pas dire autre chose que ce que j’ai fait, maintenant depuis quelques
années.
Concernant la neutralité, c’est vrai que nous sommes tous pour la neutralité. Le
débat, c’est évidemment où on fixe le curseur par rapport à ça.
Notre motion est assez claire – Mme Stoops n’est plus là, mais je suppose qu’on
lui transmettra –, il y avait deux parties. (Inaudible) partie, mais il y a aussi le
fait d’avoir une réunion intercommunale.
Il y a une chose qui est sûre, c’est que Groen fera partie de la majorité régionale.
Ça, je pense que c’est quasi impossible que ce ne soit pas le cas. Donc j’imagine
que Mme Stoops, qui est aussi députée régionale, refusera de monter dans une
majorité qui n’aurait pas abordé cette question.
C’est vrai qu’on avait dit déjà, à l’époque, qu’on espérait pouvoir unifier sur
tout le territoire régional la même politique, puisque la charte sociale s’applique
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sur tout le territoire régional. Donc, attendons de voir. J’espère quand même que
tout d’un coup, il y aura... Peut-être pas Ecolo – je vous ai entendu ce matin,
monsieur Hellings, mais Groen compte bien participer à la majorité, donc
j’imagine bien que Groen va mettre ça en haut des revendications ou qu’il
devrait y avoir un vote au parlement régional par rapport à cette problématique
de la neutralité… de voir où on met le curseur.
Et nous, en effet, nous appliquerons ce qui peut être décidé là-bas. Et si ce n’est
pas appliqué, on aura de nouveau une discussion ici. C’était le timing que nous
avions convenu ensemble, en effet, de d’abord laisser une chance d’unifier cette
question sur le territoire régional avant de venir en parler commune par
commune. Donc, vous transmettrez à Mme Stoops que j’espère que ce sera bien
dans les priorités de Groen, immédiatement, à la Région.
Sécurité. Tout ce que vous citez, ce que nous citons, madame Maouane, ça
existe déjà. Les drones, la surveillance des réseaux sociaux, je vais vous
apprendre quelque chose : ça a été financé par la Région bruxelloise, dans
laquelle Ecolo participait au gouvernement (?). C’est à Safe.brussels… c’est via
eux qu’on a les drones, qu’ils sont financés.
Le programme de surveillance des réseaux sociaux, notamment sur les
problématiques de terrorisme, c’est un programme financé par la Région auprès
de la police judiciaire fédérale. C’est la Région qui a débloqué les moyens dans
lesquels nous sommes d’ailleurs toujours ensemble.
Donc ce ne sont pas des budgets que nous avons inventés ici dans la zone : nous
utilisons des moyens qui ont été mis à notre disposition par la Région
bruxelloise, dans laquelle Ecolo siégeait.
Moi, je trouve que ce sont des moyens dans lesquels il y a en tout cas un cadre
légal extrêmement strict et c’est normal, et on le revendique.
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Par contre, on a un vrai problème – et là, ça ne dépend pas de vous, de nous tous
peut-être, mais ça ne dépend pas de vous –, ce sont les échanges d’images qui
sont ridicules, qui sont bloqués par une institution qui s’appelle l’« Organe de
contrôle de l’information policière » (COC), qui bloque les échanges d’images
entre certaines institutions régionales et la police.
J’ai entendu dernièrement des ministres fédéraux s’en plaindre en disant que
c’était quand même incroyable qu’à Bruxelles, on n’échange pas les images.
C’est la loi fédérale qui nous l’empêche, nous trouvons tous ça ridicule ! Il n’y a
qu’un « switch » à faire.
Heureusement que ça existe dans le centre de crise, on peut faire ce switch, et
qu’on a regroupé les zones de police dans le même bâtiment – en tout cas quatre
des six zones sont dans le même bâtiment, là où se trouve le centre de crise.
C’est assez ridicule qu’on ne puisse pas échanger ces images – je parle bien à
propos des (?) services de police, dans lesquels le règlement de conservation est
extrêmement clair.
Qui peut saisir les images ? Qui peut les voir ? Comment elles peuvent
fonctionner ? Le parquet est évidemment à la manœuvre.
Je pense qu’il faut pouvoir vraiment rassurer les citoyens sur le fait qu’on n’est
pas en train de les surveiller à tout moment. Ça nous aide d’ailleurs à gérer
l’ordre public et à avoir, je crois, beaucoup moins d’incidents que dans certains
pays limitrophes.
Et reconnaissez quand même que la Belgique est connue pour autoriser très
largement des manifestations. J’étais il y a deux semaines avec ma collègue
mairesse d’Amsterdam qui me disait combien c’était compliqué de gérer
300 manifestations par an. Nous en avons 1.000 par an.
Et combien parfois, vous l’avez vu en France, j’ai été critiqué parce que
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j’autorisais des manifestations. Je rappelle que quand j’autorise une
manifestation, je ne donne pas mon avis. Je fais juste une balance entre l’ordre
public et la liberté de manifester. Donc nous continuerons avec cela et si on peut
utiliser des moyens qui évitent justement certains incidents sans garder…
Et là, vous avez raison de vous en inquiéter, madame Maouane. De dire :
« Attention, il ne faudrait pas non plus que ça devienne des banques de données
où on surveille les citoyens, où ça les poursuit dans le temps. » Qu’on dise : (?)
« Et souvenez-vous : vous avez manifesté là à 18 ans et là à 25 ans, et là à
42 ans ! »
Ce n’est pas du tout le but, c’est vraiment de gérer l’ordre public. La
conservation des images, généralement c’est un mois, pour être très clair, et
après elles sont écrasées – c’est ça qui est important.
Regardez aussi, sur les bodycams que nous avons faits ensemble, c’est plutôt
une expérience positive. Les caméras dans les commissariats, c’est plutôt une
expérience positive, qui a calmé aussi les choses chez l’un et l’autre. Et donc, il
faut voir la technologie pour ce qu’elle est. Et objectivement, elle est très
contrôlée en Belgique, et moi je préfère une loi qui contrôle ça et qui nous
permet de disposer de moyens spéciaux que parfois une certaine « anarchie »,
comme ça peut exister dans certains autres pays, où on laisse une zone grise,
comme ça, et où personne n’intervient.
Donc je veux vous rassurer là-dessus : que, évidemment, nos services de police
sont extrêmement attentifs par rapport à ça !
Une petite chose, pour terminer, dans les points qui étaient de mon côté.
Monsieur Maimouni, vous parliez de 25 % de vide locatif dans le centre-ville.
Vous citez à mon avis l’étude de Hub.brussels ? Elle précise très bien où se
situent les 25 % de vide locatif. Galerie Louise, oui : un développeur immobilier
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qui se casse complètement la figure, qui a racheté tous les espaces commerciaux
et qui se casse complètement la figure.
Par contre, qu’est-ce qu’ils disent dans la même étude que vous citez ?
« Carton » boulevard de Waterloo. Le piétonnier : plus 20 % de fréquentation.
C’est vrai, le sud de la rue Blaes est un problème qu’il faut redynamiser. On va
être clair : le début marche bien, la fin moins bien. Le dernier endroit dont on
parle, évidemment, la rue de Stalingrad. Eh bien oui, les travaux, on en a parlé,
on était plusieurs à évoquer ce qui se passait rue de Stalingrad. Parler de 25 %
de vide locatif dans le centre, ce n’est pas ce que dit l’étude. Ou alors vous avez
juste lu le titre de l’information dans BX1 ? Il faut lire ce qui est dedans : ce qui
est dedans, c’est extrêmement clair que le piétonnier, la fréquentation de la rue
Neuve, la fréquentation du boulevard de Waterloo et du centre-ville est en
pleine progression d’après l’étude de Hub.
Je rappelle que les trois quartiers que vise cette étude, où elle parle de 25 % de
vide locatif, c’est la Galerie (?) Louise, on le sait bien. C’est un séisme
économique, ce qui se passe là ! Le développeur a racheté toutes les unités et
n’arrive pas à redévelopper. On parle même de saisie de certains biens.
Le sud de la rue Blaes, on le sait, il faut travailler là-dessus, ce qui est après le
Fuse – pour ne pas le citer.
Et la rue Stalingrad, on sait qu’avec les travaux du métro, en effet, il y a un
problème. On peut souligner quand même une certaine dynamique
commerciale, malgré les travaux, je tiens à le dire aussi. Il y a beaucoup de
commerçants qui tiennent le coup, il faut les féliciter !
Voilà. C’est juste pour recalibrer un peu ce dont on parle quand on parle de
25 % de vide locatif.
Voilà ce que je voulais dire, monsieur le Président.
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Mme Hariche, échevine.- Ça va être relativement bref, puisque, en réalité,
M. Bauwens a à plusieurs reprises dit qu’il me soutiendrait dans les mesures qui
sont proposées.
Je compte bien m’en souvenir et vous regardez droit dans les yeux chaque fois
que je viendrai avec une mesure. Vous l’avez souligné, je suis échevine de ce
département depuis une vingtaine d’années et depuis une vingtaine d’années,
c’est devenu le premier budget de la Ville.
Je pense que tout le monde réalise aujourd’hui à quel point l’enseignement est
extrêmement important pour nous amener à avoir des jeunes totalement
émancipés et capables de prendre leur destin en main. On a énormément
travaillé durant cette vingtaine (?) d’années et donc on continuera, bien sûr,
puisque la population scolaire change régulièrement.
Si c’est un perpétuel recommencement, c’est en tenant compte de l’évolution de
la société et en s’adaptant. Notre projet éducatif a évolué. Nos projets
pédagogiques sont suffisamment variés pour permettre à chacun de trouver
chaussure à son pied.
On a aussi augmenté le nombre de places sensiblement, pour permettre que
chacun « trouve chaussure à son pied ».
Nous avons également énormément investi dans les infrastructures, que ce soit
les anciennes, qui ont été rénovées. On doit évidemment continuer ce plan, c’est
clair.
On a énormément investi dans le matériel, aussi. Vous parliez du qualifiant,
nous avons des écoles, dans le qualifiant, qui attirent en ce compris des
Français. C’est vous dire que le matériel dont nous disposons et que nous (?)
mettons à disposition des écoles est un matériel tout à fait à la pointe – et nous
continuerons aussi.
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Enfin, par rapport au personnel, dont on veut qu’il soit qualifié et motivé, on a
mis en place un plan anti-pénurie qui a pas mal fonctionné du tout, parce que
quand je vois les autres pouvoirs organisateurs, je me rends compte à quel point
il a son franc succès – même s’il nous manque encore et toujours des
professeurs de langue. Pour le reste des matières, tout va très bien.
Monsieur Bauwens, j’aurais bien aimé lever les doutes qui vous rongent, mais je
ne le ferai qu’au courant de la législature – et je compte bien sur votre soutien.
Monsieur Maimouni m’a demandé ce qui était fait en terme de soutien scolaire.
La liste est tellement longue que je ne vais pas l’énumérer ici, mais ce que je
peux vous dire, c’est que nous l’organisons de trois manières :
La première manière, c’est le soutien structurel au sein des écoles elles-mêmes.
Les écoles elles-mêmes organisent du soutien scolaire structurel, auquel les
élèves ont la possibilité de participer – et parfois même l’obligation de
participer, quand la situation est plus compliquée.
Il y a les structures de jeunesse, qui organisent également du soutien scolaire,
que ce soit les maisons des enfants ou les centres de jeunes. À partir du moment
où on a décidé que la réussite scolaire était la priorité absolue, il faut
évidemment faire travailler tous les acteurs de terrain dans ce sens.
Enfin, il y a les associations que nous subventionnons et qui elles-mêmes
proposent du soutien scolaire et nous rendent des comptes chaque année sur le
nombre d’élèves aidés, le taux de réussite. Nous continuerons dans cette
dynamique.
Je crois avoir répondu aux deux interpellations concernant l’enseignement.
Monsieur le Président, si vous le permettez, je cède la parole.
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Mme Frelinx, échevine.- Monsieur Bauwens, c’est assez choquant de vous
entendre dire de la manière dont vous pensez que le MR parle des bénéficiaires
et des ayants droit du CPAS. J’ai largement fait campagne là-dessus, M.
Weytsman aussi, mais nous n’avons jamais…
M. Bauwens.- Juste pour corriger, parce que ça a fait le tour, et éviter chaque
malentendu : ce ne sont évidemment pas mes paroles, ce sont entre autres vos
paroles, qui ont été aussi à la radio – où on a été interviewé à deux, monsieur
Weytsman…
Mme Frelinx, échevine.- Monsieur Bauwens, jamais, ni M. Weytsman, ni moi,
nous n’avons parlé des bénéficiaires et des ayants droit comme de groupes
d’« assistés entassés dans des immeubles ».
M. Bauwens.- En émission, madame. En émission.
Mme Frelinx, échevine.- Nulle part ! Monsieur, je sais combien d’émissions
radio j’ai faites et je sais sur quels thèmes !
Je voulais simplement vous dire qu’il n’y avait que vous, ici, qui parlez
d’assistés. Nous parlons…
M. Bauwens.- (Inaudible.)
Mme Frelinx, échevine.- Pas du tout ! Nous parlons de « citoyens » qui ont des
difficultés et que nous voulons accompagner vers une émancipation.
Nous estimons qu’aider, ce n’est pas seulement donner de l’argent à quelqu’un,
c’est le pousser vers l’émancipation. Il y a plus de sept ou huit pages de
priorités, dans l’accord, qui détaillent ce que nous souhaitons faire.
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Je rebondis, du coup, sur la question de Mme Jellab, que je remercie pour le
rappel de la définition légale, mais à un moment donné, il faut arrêter de faire
croire et de dire que nous sommes contre les personnes en difficulté. C’est tout
le contraire !
À côté des aides légales, ce que nous voulons faire, c’est soutenir
individuellement chacun des ayants droit pour atteindre l’émancipation. On a
fait effectivement largement campagne là-dessus.
Le PIIS n’existe pas depuis deux mois, il existe depuis de nombreuses années.
Donc, l’obligation de collaboration existe bien. Ce que nous trouvons, c’est
qu’il faut aider plus activement les personnes à trouver un emploi et cela ne
nous semble pas être une barrière, mais au contraire un tremplin.
Je terminerai, pour répondre à Mme El Bakri, avec un petit mot sur le palais du
Midi : la position du MR n’a jamais changé, sur le palais du Midi. M. Weytsman
a largement contribué, au parlement, à démontrer qu’il existait des alternatives
techniques à la démolition.
Nous verrons ce qui est préconisé dans l’étude qui a été organisée par la Région
et par la STIB si des solutions sont possibles. En fonction de cela, nous
prendrons les mesures qui s’imposent pour le palais du Midi, dans l’intérêt des
commerçants et dans l’intérêt des habitants – c’est noir sur blanc dans l’accord.
Je vous remercie.
Mevrouw Maes, schepen.- Dankuwel, meneer de Voorzitter. Je vais d’abord
répondre à… Ce n’étaient pas des questions, monsieur Hellings : je vous ai
entendu dire qu’il n’y avait pas de mention de rues scolaires dans l’accord de
majorité.
Il y a tout un sous-chapitre qui s’appelle la « Mobilité scolaire », à la page 210,
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où il y a bien mention de rues scolaires et de quartiers scolaires. Je vous
invite…
M. Hellings.- (Inaudible.)
Mevrouw Maes, schepen.- Sorry ?
M. Hellings.- (Inaudible.)
Mevrouw Maes, schepen.- « Rues scolaires ». Je vous ai entendu dire qu’il n’y
avait pas mention de rues scolaires, ce n’est pas le cas.
Ce que je vous ai aussi entendu dire…
(...)
Lesquelles ? Mais on en parlera. Lesquelles, on en parlera.
Je vous ai aussi entendu dire qu’on allait encourager le trafic de transit. C’est
bizarre, parce qu’à la page 205, il est mis littéralement, je cite : « Le trafic de
transit sera découragé. »
Juste pour clarifier les choses.
(…)
Mevrouw Maes, schepen.- Mag ik? Nee, sorry, dit gaan we niet doen. Je gaat
mij laten uitspreken en dan mag je antwoorden.
Jullie mogen straks nog antwoorden, toch? Zo werkt het.
Goed, dus ik ga op alle vragen van Meneer Dhondt proberen te antwoorden.
Wat de filter aan het IJzerplein betreft : daar ook, als u het akkoord goed heeft
gelezen, staat er dat we ’de haalbaarheid van het openen van deze filter
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onderzoeken.’ Niet ’het openen van de filter’ zonder meer, waarbij
vanzelfsprekend participatief tewerk zal worden gegaan en waar het
vanzelfsprekend ook de bedoeling is om geen nefaste gevolgen te veroorzaken
en de leefbaarheid in haar geheel te verhogen.
Wat de filters in het algemeen voor bewoners openen betreft, ook daar is
participatie vanzelfsprekend stap nummer 1 en ik hoorde u de heel concrete
vraag stellen: ’gaat u dan ook de ouders, die niet noodzakelijk in die wijk
wonen, maar wel kinderen naar scholen in die wijken brengen, bevragen?’
Vanzelfsprekend, dat zal via de scholen gebeuren en ik heb in mijn agenda al
een paar afspraken met dergelijke ouderverenigingen staan.
Wat het al dan niet tegenstrijdige evenwicht zou kunnen zijn tussen het openen
van filters voor bewoners en schoolstraten : u zou toch moeten weten dat filters
in de uren van schoolstraten niet open zijn. Dat is niet zo lang geleden dat u die
info had, maar dat is zo.
En sowieso zal u gelezen hebben in het begin van het hoofdstuk over mobiliteit
dat het hele mobiliteitsgegeven wordt geregeerd door het STOP-principe : een
kind dat naar school stapt of trapt, heeft nog altijd voorrang op een auto. Dus
het zal ook in die logica zijn dat het evenwicht tussen schoolstraten en het
openen van filters voor bewoners zal worden bekeken.
En wat schoolstraten betreft, inderdaad, u heeft terecht aangehaald dat er
bepaalde buurten zijn in Laken met een heel hoge densiteit aan scholen die
absoluut prioritair moeten zijn, ook voor schoolstraten.
Ik zal het alvast al hebben over de wijk rond de Droomboomschool, waar ik
expliciet naar een schoolstraat heb gevraagd, maar onlangs niet heb gekregen.
Daar gaan we dus mee aan de slag.
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Wat de voetgangerszone en het verbod op tweewielers betreft - want daar
moeten we ook duidelijk over zijn, het zijn tweewielers, niet enkel de fietsen :
ik denk dat u vandaag hetzelfde Bruzz-artikel heeft gelezen als ik, met de open
brie van verschillende organisaties over dat verbod. Het punt is, ook hier regeert
het STOP-principe.
De voetgangerszone is een succes, dat moeten we allemaal aanvaarden. Er
wandelen vandaag de dag veel meer voetgangers in de voetgangerszone dan
helemaal in het begin en het betekent dat we in het verleden, onder de vorige
legislatuur, al gevraagd hebben aan de politie om te sensibiliseren, om ervoor te
zorgen en erop toe te zien dat fietsers en tweewielers daar stapvoets zouden
gaan.
De regel is vandaag de dag al zo dat, als het te druk is, fietsers en steppers
moeten afstappen. En dat gebeurt niet, ook niet door de gewone fietser. U
beschreef de extremen waardoor iedereen gestraft wordt voor het gedrag van
enkelingen ; dat klopt niet. Als je vandaag de dag eigenlijk al moet afstappen als
het te druk wordt, dan zijn zo goed als alle fietsers daar schuldig aan.
De voetgangerszone blijft toegankelijk voor tweewielers, je moet het gewoon
aan de hand doen en veel trager dan stapvoets fietsen is dat eigenlijk in de
praktijk niet.
En ja, we gaan absoluut zorgen voor een kwalitatief en veilig alternatief.
De volgende vraag die u had, was over de fietsverbinding Atomium-Kanaal en
dan kan ik het goede nieuws melden dat Beliris doorgaat met de aanleg van de
Bockstaellaan en de fietspaden daar. We hebben daar de eerste vergaderingen al
voor gehad.
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Het parkeerbeleid. Opnieuw, als u het akkoord goed leest, staat daar niet dat wij
overal op ons grondgebied de uren van de parkeermeters van 21 naar 19 gaan
veranderen.
Waarover gaat het wel? Het gaat over het onderzoeken of dat een goed idee is in
buurten en in welbepaalde residentiële buurten. Dat zijn buurten waar geen
grote densiteit aan horeca, sportinfrastructuur of evenementiële structuren is en
waar je ziet - maar opnieuw, in samenspraak en na navraag bij bewoners - dat
sommige bewoners dat uurrooster van 21.00 uur meer een last dan een lust
vinden. Omdat de meeste in een residentiële wijk tegen 19.00 uur al thuis zijn
en het eerder lastig vinden om met het systeem van de bonnetjes te moeten
werken om bezoek te ontvangen.
Blijkt - voor de duidelijkheid, opnieuw, het is bestuderen - dat het een heel
slecht idee is, dan zal dat moeten blijken uit de studie, maar we moeten ten
minste de eerlijkheid hebben om het te onderzoeken.
La dernière question que j’ai reçue était de M. Maimouni.
(…)
Mevrouw Maes, schepen.- « Non, je m’en fous ? » Oké, d’accord… (rire.)
Les scan-cars, juste pour vous informer, parce que vous avez expliqué que les
agents, ce serait plus intéressant, puisqu’ils (?) peuvent voir si quelqu’un qui
vient de se garer est encore en route pour aller chercher son ticket.
Il faut que vous sachiez que les scan-cars, entre le moment où la scan-car
scanne et le moment où on met l’amende, de toute façon, on fait la différence
d’un quart d’heure.
*correction : après vérification, il ne s'agit pas d'un quart d'heure mais de 5
minutes.
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Donc, imaginez que vous vous êtes garé à 8h. À 8h02, le scan-car est passé et
vous avez payé à 8h05. Il n’y a pas de problème, il n’y aura pas d’amende.
C’est la réalité.
Je crois que j’ai couvert toutes les questions. Merci beaucoup.
M. Ceulemans, échevin.- Merci, monsieur le Président. D’abord, peut-être une
réponse à M. Maimouni. Oui, effectivement, nous sommes deux échevins
néerlandophones, parce qu’on se disait : « Comme ça, chacun de vos membres,
chacun de vos conseillers a quand même un échevin néerlandophone pour
lui (?). » Donc voilà, c’est gratuit.
Mais non, sérieusement...
M. Maimouni.- C’est justement ce que je saluais.
M. Ceulemans, échevin.- Oké, ça va. Parce que, sérieusement, depuis des
années, c’est vraiment la troisième ou quatrième législature, il y en a deux,
depuis toujours.
Merci.
Even naar de vragen van Lotte Stoops. Jij had een vraag over de actieve
Brusselaars en hoe je die wilt activeren.
Het gaat er voor ons ook om dat we proberen deze keer om binnen het
participatieve luik – dat toch heel aanzienlijk is, dat zal je ook wel met mij eens
zijn – ook de actieve Brusselaars, die vandaag misschien weinig tijd hebben om
een grote rol te spelen in de weg die hun wijk of buurt op gaat.
Het gaat dus zowel over mensen die we moeilijk kunnen bereiken, om die
effectief mee te krijgen in het participatieve traject, maar ook de beenhouwer, de
cafébaas, de barman achter de toog. Die hebben niet altijd de tijd om constant
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mee te doen met alle participatieve trajecten, dus die willen wij ook proberen te
integreren op verschillende manieren.
En daarom zullen we bijvoorbeeld ook proberen om een nieuw platform uit te
bouwen die die tools toelaten om op verschillende manieren holistisch en
integraal deel te kunnen uitmaken van ons participatieve traject.
Maar je zult het ook met mij eens zijn dat er uitvoerig is beschreven in ons
hoofdstuk dat we verschillende en heel uitgebreide trajecten voor ons liggen
hebben, waarop ik nu niet allemaal ga ingaan. Maar de basis van het verhaal is
dat we de wijkfora terug gaan invoeren, dat we van de wijkraden de effectieve
ruggengraat van ons participatieve traject maken, dat we jongeren én ouderen
opnieuw gaan betrekken bij het participatieve luik, op een manier die misschien
de voorbije legislatuur iets te weinig gebeurde.
We zitten op dit moment in budgettair zeer moeilijke tijden, dus dat betekent
ook dat we vooral veel transparantie en verantwoordelijkheid aan de dag
moeten leggen om mensen duidelijk te maken waar hun geld, waar het geld van
de Stad, naartoe gaat.
En dat we op een zeer transparante manier gaan communiceren, mensen ook
gaan betrekken bij dat participatieve luik door de burgerbudgetten die op dit
moment al in voege zijn, te gaan uitbreiden en beter te gaan toespitsen zodat de
wijkraden effectief en zeer integraal het burgerbudget kunnen gebruiken om hun
straat, hun wijk, vorm te geven op de manier die ze zelf willen, met als einddoel
dat ze eigenlijk ook gaan meebouwen aan een inclusieve, duurzame stad, waar
budgettair een transparante lijn duidelijk uitgelegd is aan onze bewoners.
En dan ga ik over naar mevrouw Goyvaerts. Merci voor uw vraag. Ik zal ook
nog even zeggen, , je voudrais aussi remercier Benoît Hellings pour le plan
climat qui est assez bien, je veux dire, je vais déjà dire ça – excellent, oui,
exactement, c’est très bien !
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Et c’est bien noté qu’on va poursuivre avec le plan, comme on a déjà dit avant.
Ik ga misschien kort wel even ingaan op wat we dan gaan aanpassen. Wel, het
feit is dat het sowieso wordt geëvalueerd, dat is één. Dat heeft hij trouwens ook
zo zelf uitgetekend : om de twee jaar en om het half jaar worden er evaluaties
gemaakt.
Maar het allerbelangrijkste in heel dat verhaal is dat de context gewoon keihard
verandert, en zeer snel verandert. De klimaatuitdaging is zo urgent en verergert
ook, dat we de aanpassingen telkens ook mee en cours de route moeten gaan
bijsturen. Dus dat is ook de reden waarom we die constant gaan herevalueren.
Wat ik wél ga doen, en wat we samen hier met ons College gaan doen, is het
luik Ondernemerschap, het private luik, het luik van mensen die vandaag
misschien iets te weinig in het plan zijn opgenomen, uitbouwen.
We gaan meer leunen op innovatie, op de integratie van private en andere
associatieve spelers in het klimaatverhaal zodat we kunnen versnellen, want dat
zullen we wel moeten doen. En om te versnellen moeten we iedereen
meekrijgen.
We kunnen in dat klimaatdebat niemand op het spoor laten. Als de klimaattrein
vertrokken is, dan kunnen we niemand achterlaten. Dat is een beetje de
redenering.
En ik zal daar nog eens de link maken ook met het participatieve traject. We
moeten ook veel beter proberen uit te leggen – en ik weet dat daar heel wat
geprobeerd is, maar we moeten dat nog beter proberen te doen – om ook
Brusselaars in moeilijke posities, Brusselaars die niet altijd over voldoende
middelen beschikken om al aan hun eerste behoeften te voldoen, mee te krijgen
in dat klimaatdebat. Ik denk dat dat een van de grootste uitdagingen is.
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Energie : zeer belangrijk. Op het vlak van energie hebben we wel heel wat in de
pipeline. Ik kan ook met heel veel trots zeggen dat ik ondertussen dit weekend
de laatste go heb gegeven voor de uitbouw van het warmtenet dat gelinkt zal
zijn met de verbrandingsoven, dus die werken komen eraan. Dus dat zal het
eerste volwaardige warmtenet zijn in Brussel.
We zullen ook deze legislatuur voor de allereerste keer een positieve
energiewijk uitbouwen, zijnde de quartier nord of Neo, maar dat zullen we nog
wel bekijken.
Voor de rest denk ik nog dat we binnen die energie ook anders moeten gaan
kijken naar de manier waarop we onze logistiek in onze Stad gaan uitbouwen,
want dat is nog een heel groot vraagteken. En daar moeten we absoluut onze
energy hubs gaan bekijken : hoe we die gaan vormgeven en plaatsgeven in onze
Stad, want op vlak van logistiek zijn er nog heel wat winsten te maken.
En voor de rest denk ik dat dat het voor nu zo wat is, voor de rest moet ik
misschien ook nog even kijken naar Florence Frelinx (?), die samen met mij dan
ook wel zal kijken dat de woningen en de publieke gebouwen verder worden
verduurzaamd om uiteindelijk tot het doel te komen van -55% in 2030 en
klimaatneutraal tegen 2050.
Dank u.
M. Wauters, échevin.- Merci, monsieur le Président. Quelques questions
avaient été posées.
Monsieur Bauwens, vous avez parlé de Stalingrad et de la situation des
commerçants à Stalingrad. Cela ne fait que deux semaines que je suis installé,
mais je peux vous dire que pendant la campagne et dès le soir ou le lendemain
des élections, les contacts que j’avais avant, j’ai continué à les avoir après.
Je rappelle quand même, je pense qu’il n’y a pas de grand doute là-dessus, que
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la décision des travaux qui impactent très lourdement ce quartier, c’est une
décision régionale, déjà, pour commencer, et que ce soit la majorité précédente,
alors que j’étais dans l’opposition ou que ce soit celle-ci, ça ne change pas, ça
n’a pas changé.
Mais par contre, être en contact et écouter effectivement les commerçants –
mais pas qu’eux, aussi les habitants de ce quartier – dans les compétences qui
me sont attribuées, c’est essentiel.
Et donc, je note, moi, juste une chose et c’est peut-être une petite fleur que je
lance à Mme Jellab : quand vous avez organisé, à l’initiative des commerçants
et des habitants du quartier, les récoltes des déchets, etc., vous avez accompagné
ça.
C’est exactement l’idée que je me fais de la gestion publique et de la gestion de
la Ville, c’est-à-dire de voir ce qui émerge et de l’accompagner.
J’entends aujourd’hui que d’autres projets sont en route pour que cette
expertise-là, qui est une expertise citoyenne, puisse être utilisée ailleurs et donc
embellir notre ville. Moi, je trouve ça hyper-important.
Et oui, Stalingrad, c’est dramatique ! Mais mon collègue, ici à côté, pourra
expliquer peut-être plus longuement, si vous en avez envie, monsieur Bauwens,
mais je vous rappelle qu’une fois qu’on aura (si ce n’est pas déjà fait) refermé le
fameux trou qui est à Stalingrad, le plan de réaménagement de Stalingrad se
mettra en route.
Je ne dis pas de bêtises, hein ? Bien. Ça, c’est quand même assez concret. C’est
correct, me dit mon voisin, donc c’est bon.
Pour ce qui est de... Madame El Bakri, vous avez fait allusion à deux choses,
une qui me concerne directement et une qui concerne plutôt indirectement…
vous avez parlé d’emploi de manière générale, mais il y en a une qui concerne
Mme Hariche, parce que c’est en ressources humaines – vous avez parlé
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d’emploi public – et donc (je peux le dire, mais il suffit d’ouvrir à la page 124),
en matière de recrutement, toute la façon d’être et de développer l’emploi
public, puisque la Ville est un des premiers employeurs de la Région, même, je
le rappelle, se trouve là.
Et si Mme Hariche a envie de vous en dire plus, elle le dira. Je parlais de
transversalité, tout à l’heure, c’est bien la preuve que… bon, je suis échevin de
l’emploi, mais l’emploi, ça peut être conjugué, j’allais dire, dans toute une série
de compétences.
Par contre, vous avez parlé d’économie sociale, et si vous regardez en ce qui
concerne mes compétences, madame El Bakri, oui, un des titres est développé
par la suite. C’est à la page 189, comme ça vous pouvez aller le revoir : « Pour
une économie sociale et solidaire, un modèle d’emploi dynamique et inclusif »,
dans lequel toute une série de choses très concrètes sont inscrites.
L’intégration des clauses sociales. Parce que quand on parle d’économie sociale,
c’est aussi les clauses sociales, éthiques, environnementales, mais c’est aussi
par rapport aux formations d’insertion et de personnes en situation de handicap,
évidemment. Donc ça veut bien dire que, si ça se retrouve dans la formation, ça
se retrouve aussi dans l’économie – la vraie économie, à ce moment-là – et dans
l’inclusion. Ce sont quand même des marqueurs essentiels en ce qui nous
concerne chez Les Engagés et le CD&V.
Pour répondre à M. Hellings, vous avez dit – je crois, si c’est vous, mais c’est
quelqu’un de chez Ecolo ou Groen. Mais je crois que c’est vous. Vous avez dit
qu’il n’y avait nulle part d’explications sur la gouvernance, la transparence, la
bonne gouvernance. Je vous réponds justement parce que vous savez à quel
point c’est quelque chose qui m’importe.
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Dans l’introduction, où il y a neuf axes de programmes, qui sont les fils
conducteurs de cette majorité – de ce que nous allons nous « retrousser les
manches » pour faire avec les citoyens et les citoyennes. Vous avez : une ville
coconstruite (les mots sont quand même très clairs), la transparence, l’éthique,
la participation citoyenne, le dialogue renforcé, l’implication des citoyennes et
des citoyens et le fait (?) de les considérer comme des partenaires.
Il ne faut parfois pas ça pour expliquer l’évidence. Elle est là. Elle est là au tout
début. Au tout début, c’est un des neuf axes de ce programme, qui sont les fils
conducteurs de ce que nous allons nous efforcer, avec toute notre énergie, à
mettre en place. Je tiens à le rappeler et à le préciser. Et donc, c’est nommément
marqué, hein ?
De plus – ça, j’ai oublié de le dire –, sur les... j’ai déjà oublié… 240 ? 238 pages
de programme, dans ces chapitres… Parce que c’est vrai, nous avons pris le
temps de travailler, de savoir ce qu’il en était. On a pris le temps de le faire. Je
trouve ça bien, c’est plus respectueux des gens. Vous le verrez de manière
transversale dans tous les chapitres, ces termes de bonne gestion, de
gouvernance, de transparence se retrouvent tout le temps. Si vous avez du
temps, vous pouvez y replonger.
Deuxième élément, et dernier en ce qui me concerne, vous avez parlé de
100 études, ou en tout cas d’une pléthore d’études. Quand, dans les chapitres –
et je parle avec l’approbation de mes collègues ; s’ils me contredisent, ils me
contredisent –, quand on parle d’étudier, c’est d’« étudier » ! NOUS allons
étudier, nous allons réfléchir ensemble à comment faire.
Parce que c’est quand même un peu amusant – excusez-moi, j’étais dans
l’opposition sous (?) la législature précédente, d’entendre Ecolo parler d’études,
alors que s’il y a bien eu un champion d’études de consultance, d’ailleurs
parfois très onéreuses, c’est Ecolo-Groen, sur les six ans précédents.
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(...)
Eh bien oui, je m’en souviens. Je me souviens quand je devais moi-même
m’exprimer sur les projets.
(…)
Oui, des projets concrets, mais pas toujours aboutis, excusez-moi ! La preuve,
c’est qu’on va devoir en « remettre sur le métier », sans repasser – permettez-
moi de terminer –, sans repasser par la case « étude coûteuse et qui dure
longtemps », mais en étudiant ensemble. Réfléchir ensemble avec les éléments,
et notamment – moi, je suis tout à fait « bon joueur » – avec des éléments qu’on
aura eus d’autres études qui ont été faites préalablement. Trouver des solutions
pour être les plus efficients possible pour les Bruxelloises et les Bruxellois.
Parce que notre volonté... peu importe les mots qu’on emploie, parce qu’on peut
parfois jouer sur les mots. Ce qui compte, c’est ce qu’il y a derrière les mots, ce
qu’on veut impulser derrière les mots. Certains vont parler d’émancipation.
Moi, je dirais… Je parle toujours de « citoyens debout », de « citoyennes
debout », parce que c’est comme ça qu’on construit la ville et pas autrement, et
donc il est important, et cette majorité va le proposer et le propose, de donner un
cadre, de donner des outils, de donner une vision et d’accompagner.
Parce que je vous ai vu réagir, tout à l’heure, quand un ou une de mes collègues
disait : « pousser à », vous avez dit : « pousser » – et, madame Jellab, vous avez
fait ce geste-là –, mais pousser c’est pousser. Faire pousser les plantes, j’ai envie
de dire. Non, mais « pousser » dans ce sens-là, c’est-à-dire les élever et leur
permettre d’être des citoyennes et des citoyens debout, et je ne pense pas que
vous serez contre cela.
Je vous remercie.
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M. Ben Abdelmoumen, échevin.- Merci, monsieur le Président. Je ne serai pas
très long.
Mesdames et messieurs les conseillers communaux, tout d’abord, je vous
remercie pour l’intérêt que vous portez à l’égard de l’amélioration de la propreté
de notre commune. Vos idées et réflexions constructives seront toujours les
bienvenues afin d’avancer ensemble durant ces six années à venir.
Monsieur Bauwens, une des premières mesures de cet accord de majorité est de
mettre justement plus d’agents dans les quartiers problématiques en termes de
dépôt clandestin.
On mettra bien évidemment l’accent sur l’amélioration de leurs conditions de
travail.
Le déplacement du recypark, qui est géré par la Région, comme vous l’avez dit,
n’est pas de notre ressort, mais bien de Bruxelles-Propreté, et il est prévu de
maintenir le service de déchetterie mobile qui se déplace à domicile.
Concernant l’augmentation générale des poubelles publiques, cette mesure fait
écho aux demandes des citoyens et cela se fera de manière ciblée, au cas par
cas, en totale concertation avec les services et les citoyens.
Enfin, concernant l’utilisation des nouvelles technologies, l’idée est surtout
d’être créatif, d’apporter de nouveaux moyens de lutte contre les incivilités et de
soutenir le travail de nos agents qui font chaque jour un excellent travail au
bénéfice de toutes et tous.
Merci pour votre attention.
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Mme Houba, échevine.- Chers collègues, bonsoir, merci. Je vais
principalement répondre à Mme El Bakri, pour le PTB.
Il y a plusieurs points qui ont été soulevés. Je voulais quand même commencer
par dire que oui, il y a une crise du logement à Bruxelles, qu’on en est bien
conscientes et conscients et que s’il y a bien un parti qui défend le logement
social, c’est le Parti socialiste.
Peut-être rappeler aussi d’éviter… c’est peut-être un peu technique, mais
d’éviter de faire la confusion entre le logement « public » et le logement
« social » : je rappelle que la Ville opère de la construction de logements
publics, via la Régie, tandis que le logement social est assuré au niveau de la
Région bruxelloise.
Dire, quand même, qu’il y a un quatrième plan logements qui est mis en place et
qui a pour objectif de construire pas moins de 500 logements tout au long (?) de
cette législature. Il y a donc une réelle ambition. C’est quand même le
quatrième plan, donc on s’inscrit vraiment dans la durée aussi, dans cette
dynamique portée par la Ville en termes de logements.
On va construire, on va faire du locatif, ça reste dans notre ADN, mais on va
aussi lancer de nouvelles initiatives et pas des moindres, puisqu’on va inviter les
habitantes et les habitants à devenir propriétaires, comme vous avez pu le lire.
Au niveau de la rénovation, ça fait évidemment partie de nos priorités. Ceci dit,
les biens gérés par la Régie foncière de la Ville de Bruxelles sont plutôt dans un
bon état, mais on doit évidemment continuer, notamment dans le sens de
l’isolation.
Et, on le sait, c’est meilleur pour la planète et pour le portefeuille des habitantes
et des habitants.
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Concernant l’encadrement des loyers, les logements qui sont encadrés par la
Régie ont un prix cadré, je rappelle qu’il va quand même jusqu’à 15 % en
dessous du prix du marché, ce qui est aussi une manière de le réguler, et que la
grille AIS s’applique pour les logements qui viennent de la Région – dans le cas
des contrats de quartier, par exemple.
Vous avez soulevé la question des marchands de sommeil. Il s’agit d’une
compétence fédérale, donc je ne peux que vous diriger vers le ministre de la
justice, mais évidemment qu’il faut mettre des systèmes d’alerte en place et
qu’il n’y a pas droit de cité pour l’insalubrité dans le logement sur le territoire
de la Ville de Bruxelles.
Au niveau des immeubles à l’abandon, on défend évidemment l’augmentation
de la taxe sur les immeubles à l’abandon, et qu’il faut améliorer et approfondir
la collaboration avec la Région bruxelloise, qui peut appliquer le droit de
gestion publique pour remettre des biens en location à un loyer raisonnable.
On ne peut (?) pas le chiffrer à ce stade, mais clairement, il faut lancer des
collaborations avec tous les relais possibles, et en particulier avec la Région
bruxelloise.
Au niveau des discriminations, bien sûr qu’il faut lutter activement contre
celles-ci ! Vous citiez Unia, madame El Bakri, et nous avons déjà beaucoup
travaillé avec Unia, au niveau de la Région, pour modifier le Code du logement.
C’est grâce au PS et à Nawal Ben Hamou qu’on peut faire de vrais testings et
faire appel à des actes RIS (?). Il y a donc des actes concrets et innovants qui
ont été mis en place, et ça, je pense que personne ne pourra le nier.
Je rappellerai aussi que dans le logement public, s’il y a un critère qui compte,
c’est l’ancienneté. Et donc, c’est une manière de protéger tout le monde et de
lutter contre les discriminations.
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Enfin, pour les Airbnb, je me référerai aussi au travail mené par ma collègue
Anaïs Maes), qui a renforcé activement le contrôle. Pour citer ce qui a été fait
pendant la législature précédente, ce n’est quand même pas moins de 500 unités
de logements qui ont été extraites du système Airbnb pour être remises sur le
marché locatif régulier.
C’est donc une grande efficacité grâce à ces contrôles, et je rappelle (?) aussi
que Bruxelles se veut être une commune pilote dans l’application de la
législation européenne. Voilà pour le logement.
Mevrouw Stoops.- Ik ga het heel kort houden. Ik was wel aan het luisteren, ik
was bij de IT met nog andere collega’s hiernaast, maar ik heb op een groot
scherm dhr. Close horen antwoorden op mijn vraag.
Ik denk, meneer Close, dat het niet zozeer gaat over wat mijn partij gaat doen
op andere niveaus. Dat maakt hier niet zoveel uit.
Het gaat over het feit dat wij een motie hebben gehad, waar wij samen met de
hele Gemeenteraad hebben afgesproken om een werkgroep op te richten.
En dan een bijkomstige vraag: als u zegt dat dat geen legitimiteit heeft, zijn dan
alle moties van de vorige legislatuur kaduuk? Gewoon een vraag, om dan te
zien waarop ik kan bouwen en of we al die moties opnieuw moeten indienen.
M. le Bourgmestre.- Juste, madame… Ce n’est pas à notre niveau.
Vous êtes bien députée régionale, madame ? Oui ?
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Mevrouw Stoops.- Conseillère communale, je suis ici.
Et c’était une motion…
M. le Bourgmestre.- Et pas députée régionale ?
Mevrouw Stoops.- Mais ça n’a…
M. le Bourgmestre.- Non, mais attendez ! La motion n’est pas caduque.
Vous m’avez mal écouté, sur ma réponse. Désolé, vous étiez à côté.
Mevrouw Stoops.- Oui, peut-être. Avec les autres qui parlaient…
M. le Bourgmestre.- En gros, j’ai donc dit que dans cette motion, il y avait
deux parties. Une où je me doutais bien que vous, comme députée régionale, et
votre parti qui sera d’office – autant notre parti, ça n’est pas sûr, autant Ecolo,
ça n’est pas sûr, autant votre parti est quasi sûr d’être dans la majorité régionale.
Donc je disais qu’il y a deux parties. Il y en a une qui demande d’unifier les
différents niveaux de pouvoir sur la même position par rapport à la neutralité –
donc j’imaginais que vous alliez aussi le défendre.
Et pour le reste, l’autre groupe de travail reste d’actualité.
On avait dit qu’on travaillait d’abord sur le volet régional et on verra ce qu’il se
passe, mais j’imagine que Groen va le défendre aussi au niveau régional.
C’est la deuxième partie de la motion, si vous la lisez, elle est en deux parties.
Mevrouw Stoops.- Et ma question se posait sur la première partie de notre
motion qui était d’organiser un groupe de travail.
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M. le Bourgmestre.- Et ma réponse était sur la deuxième.
Mevrouw Stoops.- Comment ? Et vous n’allez pas me donner une réponse sur
le groupe de travail et sur le fait que toutes les autres motions seront caduques
ou pas ?
Parce qu’autrement, je vais déposer les autres motions. Toutes les motions de la
précédente législature, je peux les redéposer.
M. le Bourgmestre.- Mais madame, je ne sais pas pourquoi vous êtes agressive
comme ça, ce n’est pas utile.
J’ai répondu à monsieur Bauwens sur la motion qui, à l’époque, avait été
rédigée par monsieur Hellings, qu’elle n’était pas caduque.
Si vous aviez écouté nos réponses pendant la séance qu’on a donnée, vous
sauriez que les motions qui sont votées ne sont pas caduques. Je l’ai dit.
Mevrouw Stoops.- D’accord. Donc le groupe de travail va être…
M. Maimouni.- Excusez-moi, monsieur le Président. Nous contestons le droit
de réplique à deux minutes, vu que la majorité a eu un temps de parole illimité.
J’ai sept points de réplique à faire en deux minutes, je n’y arriverai (?) jamais –
et personne d’entre nous.
M. le Président.- On va faire les deux minutes.
(...)
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Écoutez, on va faire ceci, n’est-ce pas ? On va donner à chaque groupe, aux
chefs de groupe, un temps de parole.
Ici, vous avez pris le temps de parole, je vous donne encore deux minutes par
groupe pour réagir à ce qui a été dit ici par le Collège.
M. Maimouni.- Monsieur le Président, le règlement communal impartit un
temps de parole réciproque, que ce soit la majorité ou l’opposition. Donc, si la
majorité n’a pas eu de limite de temps de parole, il en va de même pour
l’opposition, monsieur le Président.
Merci.
M. le Président.- Monsieur Maimouni, je n’ai pas de problème à ce que les
gens parlent. Je veux simplement essayer de commencer à mettre un peu
d’ordre dans le temps des paroles, sinon on est encore là demain pour réagir.
M. Maimouni.- C’est une fois par législature que nous avons le droit de donner
notre opinion et intervenir !
M. le Président.- Mais monsieur Maimouni, vous aurez encore toute la
législature pour intervenir. Je serai là, je vous le dirai, vous aurez encore tout le
temps.
Ne brûlez pas tous vos vaisseaux en un coup.
Mme El Bakri.- La critique sur Neo, monsieur Close, ce n’est pas que vous
avez menti sur votre programme. Ça, on ne l’a jamais dit.
Notre critique, c’est votre vision de Neo et la place que vous donnez au
logement social et au logement public.
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Après, entre parenthèses, je ne remettrai pas en cause vos voix de préférence.
Maintenant, est-ce que vous avez vraiment été élu sur le projet Neo ?
Moi, ce que j’ai entendu sur les marchés, c’est : « Moi, je vote PS parce que
monsieur Close va faire barrage au MR. » C’est l’argument numéro un que j’ai
entendu.
Bref, je vous laisse le bénéfice du doute.
M. le Bourgmestre.- Ensuite, la critique des associations BRAL et IEB. J’ai
envie de dire… Vous, il y a un disque rayé de votre côté ; eux, ils font leur
travail.
Et donc, ce que je critiquais ici, c’est que vous allez redemander une étude pour
refaire un plan de mobilité, alors que, c’est clair, on connaît les impacts sur la
mobilité. On sait que c’est « perdant-perdant ». Et donc, notre critique
principale, ça reste que ça reste un terrain public. Donc, on a quand même notre
droit de regard là-dessus et sur le fait (?) que vous le vendiez aux promoteurs
immobiliers.
Alors, sur Stalingrad, M. Wauters est parti – c’est « marrant », d’ailleurs, que ce
ne soit pas le MR qui réponde, mais en même temps ça serait indécent, donc je
comprends –, mais ce qu’il y a de concret sur le quartier de Stalingrad, c’est
justement la destruction de tout un quartier. La destruction du palais du Midi et
de toutes les infrastructures sportives que ça comprend, la destruction de
dizaines de commerces et surtout, du coup, la destruction d’un quartier
populaire.
Sur la lutte contre les marchands de sommeil, je vous invite à relire l’accord de
majorité, parce que c’est vous-même qui en parlez. Mme Houba me demande de
me référer au pouvoir fédéral, mais c’est dans votre accord de majorité – à la
page 54, si je ne me trompe.
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Donc je réagissais là-dessus pour dire qu’il n’y avait aucune mesure concrète
sur la façon dont (?) vous allez entreprendre cette lutte.
M. Maimouni.-Monsieur Close, concernant le projet Neo, ce qu’on vous
reproche, en fait, c’est de persister. Vous vous acharnez là-dessus comme vous
l’avez fait pour le bâtiment de la Bourse, qui est passé de 20 millions à
100 millions d’euros.
Je ne dis pas que le projet Neo ne devrait pas voir le jour, mais à la place, les
72.000 mètres carrés pourraient donner naissance à plus de 2.500 logements en
contrepartie et je pense que c’est beaucoup plus important, vu la nouvelle
économie actuelle, avec les livraisons et tout ce qui va avec.
Donc, concernant justement l’intervention sur l’article – que j’ai lu –, parce que
c’est y compris la rue Neuve, c’est le piétonnier, c’est le boulevard de Waterloo.
Mais, monsieur Close, vous venez de confirmer une fois de plus que c’est un
plan de gentrification, parce que ce ne sont que des artères où de grosses
enseignes ont vu le jour, qui ont « pris fruit ».
Les artères où existaient des commerces de proximité se sont éteintes. Merci.
Concernant le décrochage scolaire, madame Hariche, je tiens à vous signaler
que nous sommes passés à plus de 15 % de décrochage scolaire chez les
mineurs – et ne vous fiez pas aux chiffres de StatBel, qui parle des
universitaires. Ce n’est pas moi qui le dis.
(…)
Ah bon ? C’est pour ça que vous avez demandé des primes en plus : ces cinq
dernières années, le décrochage scolaire chez les mineurs n’a pas diminué, il a
augmenté.
C’est ça que je mets de manière factuelle sur la table : c’est que ça ne marche
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pas – je ne dis pas que vous n’essayez pas, je vous dis que ça ne marche pas.
Concernant les scan-cars, madame Maes, c’est simple : les recours,
contrairement aux anciennes méthodes, ont explosé. Ils (?) n’ont même pas
augmenté, ils (?) ont explosé !
C’est ça que je mets en avant, merci.
Concernant les concertations, monsieur Wauters, j’aimerais que vous puissiez
donner la possibilité à des référendums électroniques via la plateforme de la
Ville de Bruxelles, tel que je l’ai demandée durant l’ancienne législature.
Ça, c’est de la transparence !
Et quand j’entends que vous ne répondez pas sur les procédures rapides pour
l’obtention de permis pour les rez-de-chaussée commerciaux, où je vous
demande tout simplement de mettre chez un échevin les deux compétences,
urbanisme et affectation de commerces gérés par une seule personne et pas
« splitté » en deux, parce que ça n’a pas de sens – c’est ça que je mets aussi sur
la table.
Et, concernant la gouvernance, monsieur Close, j’y reviens parce que vous
n’avez pas répondu à ma question.
Vous avez ici quelqu’un qui travaille pour vous, dans une Maison de quartier
qui est sous votre autorité et qui gère des Maisons de quartier avec des leviers
d’assistance sociale sous son autorité.
Moi, c’est ça que je conteste.
Et cette même personne, vous lui avez demandé de démissionner en 2018 pour
ces raisons-là. Pour les mêmes raisons qui m’incombaient quand j’étais à
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Brussels Expo que j’ai dû quitter, où j’ai reçu mon C4 parce que ce n’était pas
illégal, c’était immoral.
Alors comment se fait-il que la moralité ait changé de camp en six ans ? Merci.
Point 6 - Punt 6
Tutelle sur le Mont-de-Piété : Modifications budgétaires n° 2 - 2024
Administratief toezicht op de Berg van Barmhartigheid:
Begrotingswijzigingen nr. 2 - 2024
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur les modifications
budgétaires n° 2 du Mont-de-Piété pour l’exercice 2024.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptées, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Point 7 - Punt 7
Tutelle sur le Mont-de-Piété : Budget 2025
Administratief toezicht op de Berg van Barmhartigheid: Begroting 2025
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le budget 2025 du
Mont-de-Piété.
(Il est procédé au vote nominatif.)
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M. le Président.- Adopté, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Point 8 - Punt 8
Tutelle spéciale sur le CPAS de la Ville de Bruxelles : Modification
budgétaire n° 3 - 2024
Speciale toezicht op de OCMW van Stad Brussel: Begrotingswijziging
nr. 2 - 2024
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur la modification
budgétaire n° 3 du Conseil de l’Action sociale pour l’exercice 2024.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptée, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Point 22 - Punt 22
M. Hellings.- C’est à propos des avantages de toute nature des membres du
Collège. Donc, en fait, la majorité précédente avait décidé – et c’était d’ailleurs
inscrit dans son accord de majorité –, de diminuer l’usage, le recours au système
fiscal des voitures de société.
Je voulais savoir à combien de voitures de société les membres du Collège vont
faire appel cette fois-ci, sachant que nous avons diminué de 21 voitures de
société en 2018 à 13 voitures de société en 2021.
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À combien en serons-nous, en 2024 ?
M. le Bourgmestre.- On n’a pas encore fait l’appel. On vous répondra en
janvier. On doit voir, on ne peut (?) pas vous répondre maintenant.
Point 26 - Punt 26
Mme Jellab.- Sur la convention actant la résiliation du bail portant sur les
locaux au sein du palais du Midi, et les commerçants et le groupe Ecolo-Groen
ne comprennent pas pourquoi vous continuez à conditionner la résiliation du
bail au renoncement de tout recours contre le bailleur, mais surtout tout recours
administratif ou en justice contre la résiliation du projet et contre le permis, et
tout recours contre la STIB.
Dédommager les locataires, c’est une obligation de la Ville. Mais museler les
commerçants, ceci, je ne pense pas que ce soit légal.
Il est dommage de persister dans cette voie, car dès février 2024, monsieur le
Président et monsieur le Bourgmestre, les écologistes au sein du Collège avaient
déjà marqué leur désaccord.
Les commerçants vivent depuis presque cinq ans dans l’inquiétude, dans
l’angoisse. Derrière les devantures du palais du Midi, ce sont des femmes, des
hommes, des familles, des projets de vie. Ce sont des rêves qui se brisent. La
désespérance a pris le dessus sur l’enthousiasme des commerçants qui font la
fierté de ce quartier.
De nombreux Bruxelloises et Bruxellois y tiennent aussi.
Et donc, nous plaidons pour revoir cette convention et je ne pense pas que la
Ville y gagnerait en temps ni en réputation à forcer la main des commerçants.
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Merci, monsieur le Président.
M. le Bourgmestre.- Oui, Mme Jellab connaît la réponse, mais je vais la faire
officiellement.
Objectivement, n’oubliez pas que nous sommes le bailleur, mais que
l’indemnité, qui est deux fois supérieure à l’indemnité légale, est payée par la
STIB. Et dans les conditions que met la STIB, ce qui est assez logique, je les
comprends, ils disent que s’ils payent cette indemnité, évidemment, ils ne
veulent pas de recours contre les gens à qui ils payent cette indemnité.
La ministre de tutelle de la STIB a deux commissaires qui sont présents au
conseil d’administration de la STIB. Si elle veut revoir ça et que la STIB veut
revoir ça par rapport à la Ville, libre à elle, mais je vous renvoie à madame Van
Den Brandt.
Vous pouvez peut-être l’interpeller, elle, ou Mme Stoops peut le faire au
parlement.
Parce que nous, nous n’appliquons que ce que la STIB nous demande
d’appliquer – je sais que c’est compliqué, qu’on est dans différents niveaux de
pouvoir, mais nous appliquons ce que la STIB nous demande d’appliquer.
Je vous remercie.
Point 25 - Punt 25
M. Benzaouia.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, nous
souhaitons vous interpeller concernant la demande de permis actuellement à
l’enquête publique pour l’installation d’une salle de sport temporaire sur le site
du stade Vander Putten, tout en soutenant le besoin du centre sportif,
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certainement après la fermeture du palais du Midi.
Mais ce projet soulève plusieurs préoccupations majeures en matière de
logements publics, d’urbanisme et de gestion d’équipements sportifs.
Déjà, en 2010, la Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale
(SLRB) a acquis un terrain à la porte de Ninove pour y construire
120 logements sociaux dans le cadre du projet Ninove, du plan régional
logement, ainsi que pour la réalisation d’un parc par Beliris – les anciens, ici au
Conseil communal, ont dû suivre toutes ces étapes.
Après, en 2015, le maître architecte de la Région appuie la revendication des
habitants en faveur d’un agrandissement du parc et demande à cette occasion
que les futurs logements sociaux soient déplacés à la jonction entre le parc et le
stade Vander Putten.
En 2016, un accord entre la région et la Ville de Bruxelles prévoyait la
réalisation de 120 logements, dont 72 logements sociaux, sur ce même site dans
le cadre du projet Ninove 2. Donc les choses évoluent.
Et maintenant, après avoir condamné le palais du Midi et son centre sportif,
vous opposez les besoins en logements et les besoins en infrastructures
sportives. C’est la situation actuelle.
Cette situation reporte la construction des logements au mieux à 2032, soit
22 ans après l’acquisition initiale du terrain. Dans un contexte de crise aiguë du
logement abordable à Bruxelles, ce délai est inacceptable.
On venait d’entendre que c’est le Parti socialiste qui défend le plus le logement
social. Voilà, il y a un cas où ce n’est pas le cas. Ça fait 22 ans qu’on attend. On
doit encore attendre plusieurs années.
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Donc, nous demandons au Collège, à Mme l’échevine ou à quelqu’un d’autre
qui peut (?) répondre, comment garantir la réalisation des 120 logements prévus
sur le site du stade Vander Putten dans des délais les plus brefs, conformément
aux engagements pris en 2016, déjà – et on est en 2024, donc ça fait huit ans
qu’on attend encore.
Dans un contexte où la crise du logement touche durement les Bruxellois, nous
demandons une réponse claire et engagée du Collège pour concilier les besoins
sportifs et les besoins en logements de la population.
Nous vous remercions pour vos réponses.
(Applaudissements sur les bancs du PTB*PVDA.)
Mme Houba, échevine.- C’est « marrant », parce qu’à entendre le PTB, il
suffirait d’une formule magique et d’un claquement de doigts pour construire
des logements – d’ailleurs, vous en avez construit beaucoup comme ça, c’est
bien connu !
Monsieur le conseiller, la construction du logement est la priorité à la Ville de
Bruxelles et particulièrement dans le contexte de la hausse des loyers. Et c’est
pour ces raisons que 120 logements seront construits sur le site à côté des Arts
et Métiers.
Dans le cadre du master plan du stade Vander Putten, l’approbation de la
mission complète de développement de la zone est d’ailleurs repassée – ce soir,
c’est le point 25 –, après que la tutelle régionale a demandé de modifier le
cahier des charges. Et comme vous le savez peut-être, le rythme normal imposé
par les différentes phases de construction d’un projet est la sélection de
candidatures, la remise d’offres de maximum cinq équipes, l’attribution du
marché d’études, l’esquisse, l’avant-projet, le permis d’urbanisme et le marché
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de travaux.
Dans le cadre de ce marché, la Régie procédera, en mai 2025, à la sélection de
bureaux d’études qui remettront une offre. Il n’y a donc pas de temps perdu.
Tenant compte du processus, les travaux pourront être commandés vers 2028.
Le délai de chantier devra encore être concerté avec l’entreprise, c’est la réalité
du monde dans lequel on vit.
Par ailleurs, dans le cadre de cette mission complète, il est également prévu de
construire une nouvelle salle de sport, ce qui permettrait d’y installer les
activités sportives du palais de Midi qui, entre 2025 et 2030, doivent être
délocalisées dans une infrastructure temporaire sur le site du stade Vander
Putten, dont la demande de permis est actuellement à l’enquête publique et fait
l’objet de votre question.
Pour rappel, le gouvernement bruxellois a adressé en février 2024 un courrier à
la Ville pour entamer dès à présent les formalités nécessaires pour libérer les
lieux en vue de la réalisation des travaux prévus sous le palais du Midi et la
Région spécifie que les occupantes et occupants devront avoir quitté ou avoir
été relocalisés au plus tard pour le 31 août 2025.
Il faut donc assurer la continuité des grandes activités sportives, qui ne sont pas
des moindres puisqu’il s’agit de l’accueil des matchs de division 1 de football
en salle, nécessitant des homologations spécifiques. D’autres activités sont
également concernées, comme le basket. Des conditions techniques sont aussi
requises, telle que l’installation de gradins, de vestiaires, de douches, etc.
Vous l’aurez peut-être compris, il s’agit de plus de 2.000 m2 d’infrastructures
sportives à relocaliser, une grande salle de 1.700 m2, plus des vestiaires et des
annexes, pour environ 300 m2.
Une contrainte supplémentaire est de conserver cette relocalisation à proximité
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du palais du Midi. Dans ce contexte, le site du stade Vander Putten présente de
meilleures conditions – à moins que le PTB puisse, d’un claquement de doigts,
faire apparaître des terrains, sait-on jamais…
Pour conclure, la solution de relocalisation des activités sportives ne se réalise
pas au détriment de la construction de logements publics et sociaux. La volonté
du Collège est bien de concilier la construction de logements, ainsi que la
poursuite des grandes activités sportives dans le quartier. Nous allons
évidemment nous battre pour obtenir le permis le plus rapidement possible.
Merci.
M. Benzaouia.- Très brièvement, ma réplique, ce sera deux points.
1. Aujourd’hui même, au parlement bruxellois, on a posé quasiment les mêmes
questions au ministre-président et la réponse du ministre-président est de nous
avoir renvoyés vers la Ville. C’est la Ville qui a la main, c’est vous qui avez la
main, donc le blocage est au niveau de la Ville.
Ça fait autant d’années, c’est la réponse qu’on a eue aujourd’hui. Il y a des
parlementaires ici, dans la salle, qui ont assisté tout à l’heure en commission
développement territorial.
2. Je vais vous lire l’avis de la Ville de Bruxelles concernant la porte de Ninove
qui a été rédigé en mars 2023, sous l’ancienne majorité : « La Ville soutient la
volonté du plan d’aménagement directeur (PAD) de garder uniquement
l’affectation en zone d’équipement d’intérêt collectif ou de services publics. En
effet, la Ville souhaite garder un degré de liberté en termes d’équipements
sportifs sur cette zone dans la probabilité où aucun projet de logement ne verrait
le jour à moyen ou long terme. »
Point, à la ligne.
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L’intention de la Ville est très claire : apparemment, vous ne voulez pas de
logement à cet endroit.
M. le Président.- On a répondu.
M. Benzaouia.- C’est ce que j’ai déduit de ce que vous avez… C’est l’avis du
Collège ! Ce n’est pas moi qui ai écrit ça.
M. le Bourgmestre.- Vous avez vu combien on construit de logements là-bas,
monsieur ? Allez ! Franchement, vous êtes sérieux ?!
L’échevine vous répond. Vous savez bien qu’on construit : il y a un énorme
projet avec le Logement bruxellois – vous le savez bien, là-dessus, donc vous
racontez n’importe quoi, ici ! Et avoir – franchement ! – des espaces sportifs
pour nos jeunes, c’est important.
Vous trouvez qu’il ne faut pas de nouveaux espaces sportifs ? C’est le choix du
PTB ! On pense…
(…)
Je parle ! Deux secondes !
On pense qu’il y a moyen de faire les deux. On pense juste qu’il y a moyen de
faire les deux. Mme l’échevine vous a répondu combien de logements on allait
faire là-bas.
Vous pensez qu’il ne faut faire que des logements. Nous, on pense qu’il faut les
deux !
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Ce n’est pas grave, on ne peut pas être d’accord. Mais ne venez pas dire qu’on
ne fait pas de logements : on va en construire plein, de logements, porte de
Ninove !
Voilà, c’est tout, mais vous nous dites que ce n’est pas assez…
Dossiers de Mme l’échevine Frelinx
Dossiers van mevr. de schepen Frelinx
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 43 - Punt 43
Mme Maouane.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, je vous ai
entendue tout à l’heure à quel point la pratique sportive était extrêmement
importante et, surtout, la pratique sportive devait être accessible à toutes et tous.
Je partage tout à fait ce constat. C’est pour cette raison, d’ailleurs, que les
« écolos » avaient augmenté le budget pour le chèque sport, une augmentation
de 60 %. Ce chèque permet…
M. Mampaka.- Mampaka les a créés, ma chère.
Mme Maouane.- Je demande une intervention de la présidence du Conseil
communal pour que ce genre d’interruption n’ait plus lieu.
Je t’aime bien, Bertin, mais il ne faut pas interrompre les gens, comme ça.
M. le Président.- Oui, c’est vrai : il ne faut pas interrompre, mais on t’aime
bien.
Page 177 sur 186 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 16/12/2024
Allez ! Madame Maouane, vous avez la parole.
Mme Maouane.- Donc, je le disais…
(Brouhaha.)
…S’il vous plaît, messieurs !
C’est pour cette raison que les écolos avaient augmenté le budget pour le
chèque sport : une augmentation de 60 % – merci, monsieur Hellings.
Ce chèque permettait à des familles d’avoir accès à des activités sportives.
Mais à peine arrivé au sport, madame Frelinx, le MR diminue le montant
octroyé en 2024 aux familles pour le chèque sport : on passe de 400.000 €
prévus initialement à 378.000 €.
Il y a donc 22.000 € qui ne sont pas alloués, ce sont 220 familles qui auraient pu
en bénéficier.
Pourquoi n’avez-vous pas relancé un appel pour octroyer ces 22.000 € à des
familles plutôt que de les réaffecter ailleurs ?
Voilà ma question – sans interruption.
Mme Frelinx, échevine.- Merci, madame Maouane. Toutes les demandes ont
été rencontrées. On a simplement diminué le montant parce qu’il n’y avait pas
eu suffisamment de demandes. Voilà.
Et le budget a déjà été doublé depuis l’année passée.
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M. le Président.- Madame Maouane, vous avez encore quelque chose à
ajouter ?
Mme Maouane.- Non, non. J’ai dit merci pour votre réponse, madame
l’échevine. C’est très bien que…
M. le Président.- Voilà. À signaler, quand même, que ce chèque sport,
effectivement, a été inventé par le MR.
Mme Maouane.- Ah ? Alors tout le monde interrompt tout le monde ici, en
fait ?!
M. le Président.- Dont Marc Wilmots. Il existe toujours, c’est bien !
Mme Maouane.- J’avais commencé ma réplique et vous m’avez interrompue.
M. le Président.- Ah, pardon… Excusez-moi ! (Rire.)
Mais vous aviez accepté la réponse, alors…
Mme Maouane.- Mais absolument pas ! J’étais en train de remercier – puisque
je suis polie et bien élevée.
Donc, merci, madame l’échevine, pour votre réponse.
Mais donc ma question, à laquelle vous n’avez pas répondu, puisque,
effectivement, il y a 22.000 € sur lesquels on aurait pu relancer l’appel à projets
pour faire bénéficier d’autres familles, ce qui n’a pas été fait.
C’était ça, ma question, tout simplement.
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Mme Frelinx, échevine.- D’accord, madame Maouane. Mais il y a des délais à
tenir en matière d’année budgétaire. Donc, ce n’est pas possible.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Buggenhout
Dossiers van mevr. de schepen Buggenhout
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 92 - Punt 92
Mevrouw Goyvaerts.- Ja, ik heb een vraag over punt 92. Die beslissing
voorziet in het aanschaffen van meststoffen op basis van stikstof, dus des
engrais à base d’azote.
Het gebruik van dat type meststof is afgeraden en onderworpen aan strenge
controles door Belgische en Europese wetgeving, aangezien stikstof dat in het
milieu terechtkomt waterecosystemen verstoort. Vandaar dus twee vragen:
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Waarvoor zullen deze meststoffen op basis van stikstof gebruikt worden?
Is dat voor groene ruimtes, voor sportterreinen?
En een tweede vraag: waarom wordt er in de bijzondere specificaties, of in de
cahier spécial des charges, niet de reglementaire context vermeld zoals de
Europese normen waaraan de leverancier moet voldoen, of de noodzaak om de
leverancier te laten verifiëren door het FAVV?
Bedankt.
Mme Buggenhout, échevine.- C’est une question qui revient aux espaces verts,
donc je ne peux que céder la parole à Mme l’échevine Frelinx.
Mme Frelinx, échevine.- Sauf erreur, je n’ai pas ce dossier chez moi !
C’est une « centrale d’achat »… Donc…
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Président ?
M. le Président.- Monsieur le Bourgmestre.
M. le Bourgmestre.- J’entends la question, mais c’est un dossier qui a été
intégralement préparé… (rire) par les précédents échevins. À mon avis, mais
bon… voilà.
M. Hellings.- Absolument pas.
M. le Bourgmestre.- Oui, oui… voilà.
M. Hellings.- Je confirme, absolument pas…
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M. le Bourgmestre.- Oui, ils se sont rebellés…
M. Hellings.- Les écologistes n’achètent pas d’engrais à l’azote. En effet,
jamais !
M. le Bourgmestre.- Et tout d’un coup, ils… Changer leur engrais. Voilà.
M. le Président.- Bon. Alors ? Pas de réponse ?
Mme Buggenhout, échevine.- Oui… ce dossier qui…
Eh bien, on reviendra.
M. le Président.- On revient avec ce dossier ?
Mme Buggenhout, échevine.- Oui.
M. le Président.- Allez ! On reviendra avec le dossier. Point 92.
Ou une réponse par écrit ?
Mevrouw Goyvaerts.- Est-ce que je dois reposer la question en français ou…
M. le Président.- Nee, dat hoeft niet, dat hoeft niet ! (Rire.)
Er komt het schriftelijke antwoord? Ja, komt dat? Zoals in het parlement, oké.
Dossiers de M. l’échevin Wauters
Dossiers van dhr. schepen Wauters
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Ben Abdelmoumen
Dossiers van dhr. schepen Ben Abdelmoumen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ceulemans
Dossiers van dhr. schepen Ceulemans
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Ceulemans
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de Mme GODFRIN relative aux cambriolages visant les
exposants des Plaisirs d’hiver
Mme Godfrin.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre, chers
collègues, lors de mes échanges avec les commerçants du centre-ville, il a été
porté à ma connaissance que plusieurs commerçants exposants des Plaisirs
d’hiver avaient été victimes de vols, essentiellement nocturnes, visant
principalement la marchandise stockée dans les chalets.
Parmi les victimes de ces vols, il y aurait même eu des exposants du Var qui,
pour rappel, est l’invité d’honneur de cette édition 2024. Les préjudices
financiers s’élèveraient à plusieurs milliers d’euros.
Dans ce contexte, je souhaitais vous poser les questions suivantes :
Quelles mesures spécifiques ont été mises en place pour sécuriser les chalets des
Plaisirs d’hiver contre les tentatives de cambriolage ? Combien de
cambriolages, de tentatives, ont été recensés depuis le début de cette édition ?
Comment la zone de police a été sensibilisée à cette problématique ? Des
patrouilles spécifiques sont-elles organisées la nuit sur le site des Plaisirs
d’hiver ?
Des mesures ont-elles été prises pour éviter de nouveaux vols ?
Je pense notamment aux équipes de prévention ou de police mobile.
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Une concertation a-t-elle eu lieu avec les exposants et les organisateurs afin de
renforcer les dispositifs de vigilance et de sécurité ?
Enfin, Brussels Major Events (BME), en tant qu’organisateur, dispose-t-elle
d’une assurance pour couvrir ce type d’incident ? Une indemnisation des
commerçants touchés pour les pertes subies est-elle prévue ou envisageable ?
Il est vrai que les pertes subies peuvent devenir assez importantes pour ces
petits indépendants.
Je vous remercie pour vos réponses.
M. le Bourgmestre.- Madame la conseillère, BME a douze à treize agents en
gardiennage de nuit sur l’ensemble des sites.
En complément des dispositions déjà prises par l’organisateur, le dispositif de
patrouille de police préventive, durant la nuit, a été sensibilisé sur la
problématique.
L’ensemble des chalets ont été contrôlés et la sécurisation de ceux-ci a été
renforcée aux endroits où cela s’avérait nécessaire.
Il y a eu deux vols à la délégation du Var et quatre tentatives de vols sur
l’ensemble du marché depuis le début.
Pour les faits commis, une enquête judiciaire est en cours pour la direction de la
recherche locale.
BME a évidemment une assurance comme responsabilité civile – organisateur,
couvrants certains risques : (?) par exemple incendie, dégâts pour le matériel
loué.
Par contre, pour le matériel à l’intérieur des chalets, ce sont plutôt les exposants
qui s’assurent eux-mêmes.
Page 185 sur 186 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 16/12/2024
Je vous remercie.
Mme Godfrin.- Je ne savais pas qu’il y avait des agents de BME sur le site, je
trouve que c’est plutôt une bonne chose.
Le fait que les patrouilles aient été sensibilisées, on peut s’en réjouir aussi.
Je trouve dommage que BME n’ait pas d’assurance, mais je peux comprendre
que ce soit peut-être aux exposants de s’assurer, le cas échéant.
Ce n’est pas simple de sécuriser des chalets dans l’espace public, puisque ce
sont des chalets temporaires. Néanmoins, je suis contente d’entendre que les
équipes ont été renforcées pour veiller à la bonne sécurisation des lieux.
J’espère qu’il n’y aura plus de tentatives ou de cambriolages réussis d’ici la fin
de l’édition.
Je vous remercie.
Question de M. BENZAOUIA concernant l’enquête publique en cours sur
la zone du stade Vander Putten et les répercussions sur le projet
de logements sociaux.
M. le Président.- La question a été abordée lors du débat sur le point 25 de
l’ordre du jour.
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
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Prochaines séances
Vendredi 17 janvier 2025
- à partir de 14h : sections ordinaires.
Lundi 20 janvier 2025
- à 17h : Conseil communal.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 22h45.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 22u45.
📄 2024-12-11 scrape
City Council Meeting — 2024-12-11
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du mercredi 11 décembre 2024
Openbare vergadering van woensdag 11 december 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h20 sous la présidence de M. Alain
Courtois.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u20 onder voorzitterschap van
de heer Alain Courtois.
Excusée – Verontschuldigde : Mme El Bakri.
M. le président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2, de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d'ordre intérieur, les projets de procès-
verbaux des séances des 18/11/2024 et 01/12/2024 ont été mis à la disposition
des membres du Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zittingen
van 18/11/2024 en 01/12/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd,
gedurende de zeven voorbije vrije dagen.
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Communications - Mededelingen
Communication relative aux chefs de groupe - Communication des noms
M. le président- J’informe les membres du Conseil communal des noms des
chefs de groupe que les différentes listes représentées au Conseil communal ont
communiqués au Secrétariat des assemblées :
- pour la liste PS-Vooruit : M. Mohamed OURIAGHLI
- pour la liste ECOLO-GROEN : M. Benoit HELLINGS
- pour la liste MR+ : M. David WEYTSMAN
- pour la liste PTB*PVDA : M. Bruno BAUWENS
- pour la liste Les Engagés-CD&V+ : M. Elhadj Moussa DIALLO
- pour la liste Team Fouad Ahidar - BXL+ : M. Mourad MAIMOUNI.
Mededeling betreffende de fractieleiders - Mededeling van de namen
De Voorzitter stelt de leden van de Raad in kennis van de namen van de
fractieleiders die aan het Secretariaat van de Vergaderingen meegedeeld werden
door alle lijsten vertegenwoordigd in deze Raad :
- voor de lijst PS-Vooruit : dhr. Mohamed OURIAGHLI
- voor de lijst ECOLO-GROEN : dhr. Benoit HELLINGS
- Voor de lijst MR+ : dhr. David WEYTSMAN
- voor de lijst PTB*PVDA : dhr. Bruno BAUWENS
- voor de lijst Les Engagés-CD&V+ : dhr. Elhadj Moussa DIALLO
- voor de lijst Team Fouad Ahidar - BXL+ : dhr. Mourad MAIMOUNI.
Pris acte
Akte genomen
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Élection des échevins- Mandat de sixième échevin
Verkiezing van de Schepenen- Mandaat van zesde Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le président.- Une candidature a été introduite par écrit pour le
remplacement de l'échevine empêchée. Il s'agit de celle de Mme Delphine
HOUBA, élue de la liste PS-Vooruit.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor de vervanging van de
verhinderde schepen. Het is deze van mevr. Delphine HOUBA, verkozene van
de lijst PS-Vooruit.
L'acte de présentation indique le mandat pour lequel Mme Delphine HOUBA se
porte candidate, à savoir le remplacement de Mme BEN HAMOU, 6e échevine,
empêchée.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk het mandaat waarvoor mevr.
Delphine HOUBA zich kandidaat stelt, nl. de vervanging van mevr. BEN
HAMOU, 6de schepen, verhinderd.
L'acte de présentation de Mme Delphine HOUBA recueille la double majorité
prescrite par la loi. D'une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
la liste sur laquelle elle a été élue (PS-Vooruit) et d'autre part, il est cosigné par
des élus des listes MR+, Les Engagés/CD&V et Team Fouad Ahidar-BXL+,
recueillant ainsi la majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht behaalt de door de wet voorgeschreven dubbele
meerderheid. De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de
meerderheid van de verkozenen van de lijst waarop zij verkozen werd (PS-
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Vooruit) en anderzijds mede-ondertekend door verkozenen van de lijsten MR+,
Les Engagés/CD&V en Team Fouad Ahidar-BXL+, zodat de voordracht
gesteund wordt door ten minste de meerderheid van de verkozenen voor de
Gemeenteraad.
La recevabilité de la candidature a été examinée au vu des dispositions de
l'article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-femmes).
De ontvankelijkheid van de kandidatuur werd beoordeeld in het licht van artikel
16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen).
La composition du Collège lors de son installation en début de législature
répondait au prescrit de l'article l6, § 2, de la nouvelle loi communale (au moins
un tiers de ses membres de sexe différent des autres).
De samenstelling van het College bij zijn installatie beantwoordde aan de
voorschrifien van artikel l6, § 2, van de nieuwe gemeentewet (ten minste één
derde van zijn leden van verschillend geslacht).
Au vu de l’unique candidature réceptionnée pour le remplacement de Mme
BEN HAMOU, il est proposé de remplacer une femme par une femme.
Gelet op de enige ontvangen kandidatuur voor de vervanging van mevr. BEN
HAMOU, wordt voorgesteld om een vrouw te vervangen door een vrouw.
M. le bourgmestre porte à la connaissance du Conseil que la candidature de
Mme Delphine HOUBA est valablement présentée par écrit et que le scrutin
peut avoir lieu.
Dhr. burgemeester brengt ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van mevr.
Delphine HOUBA geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming
mag overgegaan worden.
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Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
M. le président.- Le vote est public suite à la modification de l'article 100 de la
nouvelle loi communale telle que modifiée dans l'ordonnance du 22/02/2024 et
entrée en vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour
être élu, le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d'une unité ou
d'une demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre
pair ou impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute meerderheid.
Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal geldige
stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve eenheid, al
naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Opérations de vote
Stemopnemingsverrichtingen
(Il est procédé au vote nominatif)
(Er wordt tot naamstemming overgegaan)
Mme Delphine HOUBA obtient 32 suffrages.
Mevr. Delphine HOUBA behaalt 32 stemmen.
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Prestation de serment
Eedaflegging
M. le bourgmestre invite Mme Delphine HOUBA à prêter le serment déterminé
par l'article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du Peuple
belge. »
Dhr. burgemeester verzoekt mevr. Delphine HOUBA de volgende bij het artikel
80 van de nieuwe gemeentewet bepaalde eed af te leggen :
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
En conséquence, Mme Delphine HOUBA est proclamée échevine en
remplacement de la 6e échevine empêchée. Elle prête serment en français et en
néerlandais et est installée dans ses fonctions d'échevine.
Bijgevolg, wordt mevr. Delphine HOUBA uitgeroepen tot schepen, ter
vervanging van de 6de schepen die verhinderd is. Zij legt de eed af in het Frans
en in het Nederlands en wordt aangesteld in haar schepenambt.
Élection des 17 membres bruxellois du Conseil de police et désignation de
leurs suppléants
Verkiezing van de 17 Brusselse leden van de Politieraad en aanstelling van
hun opvolgers
M. le président.- Conformément aux articles 12 et 13 de la loi du 7 décembre
1998 organisant un service de police intégré structuré à deux niveaux (LPI), le
Conseil de police de la zone Bruxelles CAPITALE Ixelles est composé de 25
membres outre les deux bourgmestres qui sont membres de plein droit.
Overeenkomstig de artikels 12 en 13 van de wet van 7 december 1998 tot
organisatie van een geïntegreerde politiedienst (WGP) is de Politieraad van de
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zone Brussel HOOFDSTAD Elsene samengesteld uit 25 leden naast de twee
burgemeesters die van rechtswege lid zijn.
En sa séance du 19/11/2024, le Conseil de police a fixé la répartition des
conseillers de police par commune comme suit :
- 17 membres à élire par le Conseil communal de Bruxelles
- 8 membres à élire par le Conseil communal d'Ixelles.
In zitting van 19/11/2024 heeft de Politieraad de verdeling tussen de
politieraadsleden als volgt bepaald :
- 17 leden te verkiezen door de Gemeenteraad van Brussel
- 8 leden te verkiezen door de Gemeenteraad van Elsene.
Il sera procédé ce jour en séance publique à l'élection de 16 des 17 membres
bruxellois du Conseil de police.
De voorzitter kondigt aan dat er vandaag in openbare zitting zal overgegaan
worden tot de verkiezing van 16 van de 17 Brusselse leden van de Politieraad.
Conformément aux dispositions de l'article 18 de la LPI, modifié par la loi du
1er décembre 2006, l'élection des membres du Conseil de police a lieu au cours
de la séance publique lors de laquelle le Conseil communal est installé ou au
plus tard dans les dix jours. Ce jour, le 11 décembre 2024, est le 10e jour qui
suit la séance d'installation qui a eu lieu le dimanche 1er décembre 2024.
Overeenkomstig de bepalingen van artikel 18 van de WGP, gewijzigd door de
wet van 1 december 2006, heeft de verkiezing van de leden van de Politieraad
plaats tijdens de openbare zitting waarop de gemeenteraad wordt geïnstalleerd
of ten laatste binnen tien dagen. Vandaag, 11 december 2024 is de 10e dag na de
installatievergadering die plaats vond op zondag 1 december 2024.
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Considérant que la convocation des conseillers communaux à la séance de ce
jour a été envoyée le 2 décembre 2024, soit 7 jours francs avant la séance ;
Overwegende dat de oproeping van de gemeenteraadsleden voor de zitting van
heden verstuurd werd op 2 december 2024, hetzij 7 vrije dagen op voorhand ;
En application des articles 2 et 3 de l'arrêté royal du 20/12/2000, tel que modifié
par l’arrêté royal du 07/11/2018 relatif à l'élection des membres du Conseil de
police dans chaque Conseil communal et de la circulaire du 13/11/2018 relative
à cette élection :
- le bourgmestre a fixé la date pour le dépôt des présentations écrites au 27
novembre 2024 de 16h à 18h, soit une date située entre le 4e et le 7e jour avant
l’envoi de la convocation des Conseillers communaux à la réunion de ce jour ;
- les élus au Conseil ont été informés de la date et de l'heure du dépôt des
candidatures, de la possibilité de retirer des formulaires pour les actes de
présentation au Secrétariat des assemblées, et des dispositions de l'arrêté royal
du 20/12/2000 précité quant à la présentation écrite des candidats, par le biais
d’une note du bourgmestre envoyée en date du 18 novembre 2024, soit au
minimum 5 jours avant la date fixée pour le dépôt.
In toepassing van de artikels 2 en 3 van het Koninklijk Besluit van 20/12/2000,
zoals gewijzigd bij KB van 07/11/2018, betreffende de verkiezing van de leden
van de Politieraad in elke van de Gemeenteraden, en van de Omzendbrief van
18 november 2024 m.b.t. die verkiezing:
- heeft de burgemeester de datum voor de neerlegging van de schriftelijke
voordrachten vastgesteld op 27 november 2024 van 16u tot 18u, zijnde een
datum gelegen tussen de 4e en 7e dag voor het versturen van de oproeping van
de gemeenteraadsleden voor de zitting van heden;
- werden de verkozenen voor de Raad ingelicht over datum en uur voor de
neerlegging van de kandidaturen, over de mogelijkheid om op het Secretariaat
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van de Vergaderingen formulieren te bekomen voor de schriftelijke voordracht,
en over de beschikkingen van het KB van 20/12/2000 voornoemd betreffende
de schriftelijke voordracht van de kandidaten, aan de hand van een nota van de
burgemeester, verstuurd op 18 november 2018, hetzij minimum 5 dagen vóór de
datum vastgesteld voor de neerlegging.
En sus de la note du bourgmestre, lors de la séance d'installation du Conseil
communal le 01/12/2024, le président du Conseil a rappelé brièvement aux
conseillers la date et la procédure relative à l'élection du Conseil de police.
Bovenop de nota van de burgemeester, tijdens de installatievergadering van de
Gemeenteraad op 01/12/2024, heeft de voorzitter van de Raad de datum en de
procedure voor de verkiezing van de Politieraad herhaald.
Les 16 actes de présentation ont été introduits conformément aux prescrits de
l'arrêté royal du 20/12/2000 précité. Ils seront joints en annexe au présent
procès-verbal.
De 16 voordrachtakten werden ingediend overeenkomstig de voorschriften van
voormeld Koninklijk Besluit van 20/12/2000. Ze zullen in bijlage bij deze
notulen gevoegd worden.
1) Acte de présentation déposé par des élus du groupe PS-Vooruit
1) Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie PS-Vooruit
M. DIALLO Mamadou Cellou
M. EL KTIBI Ahmed
Mme HOUBA Delphine
M. MOHAMMAD Nasir
Mme MUTYEBELE Ngoi Lydia
Mme NOUAR Yousra
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M. TEMIZ Sevket
2) Acte de présentation déposé par des élus du groupe MR+
2) Voordrachtakte necrgclegd door verkozenen van de fractie MR+
Mme BONNIER Floriane
M. COOMANS de BRACHENE Geoffroy
M. EGGERMONT Olivier
Mme GODFRIN Aline
3) Acte de présentation déposé par des élus du groupe PTB-PVDA
3) Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie PTB-PVDA
M. BAUWENS Bruno
Mme CHAUFOUREAU Lea
4) Acte de présentation déposé par des élus du groupe ECOLO-GROEN
4) Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fractie ECOLO-GROEN
M. Benoit HELLINGS
Mme STOOPS Lotte
Mmes STOOPS Lotte, GOYVAERTS Jana et M. DHONDT Bart ont joint à leur
candidature une déclaration d'appartenance linguistique néerlandaise.
Mevr. STOOPS Lotte, mevr. GOYVAERTS Jana en dhr. DHONDT Bart hebben
bij hun kandidaruur een verklaring van nederlandstalige taalaanhorigheid
gevoegd.
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5) Acte de présentation déposé par des élus du groupe Les Engagés - CD&V :
5) Voordrachtakte neergelegd door verkozenen van de fiactie Les Engagés -
CD&V
Mme VERMEIRE Mathilde
Mme VERMEIRE Mathilde a joint à sa candidature une déclaration
d'appartenance linguistique néerlandaise.
Mevr. VERMEIRE Mathilde heeft bij haar kandidatuur een verklaring van
nederlandstalige taalaanhorigheid gevoegd.
Sur la base desdits actes de présentation et conformément à l’article 7 de l'arrêté
royal précité, le bourgmestre a immédiatement arrêté la liste des candidats,
reprenant le nom, la date de naissance, l'adresse et la profession de tous les
candidats effectifs classés par ordre alphabétique, ainsi que leurs suppléants
dans l'ordre de présentation de ceux-ci. Cette liste de candidats était consultable
au Secrétariat des assemblées dès le 29/11/2024 et a été jointe à l'ordre du jour
pour la séance de ce jour, envoyé aux conseillers au moins 7 jours francs avant
la séance.
Op grond van voormelde voordrachtakten en overeenkomstig artikel 7 van het
voornoemd Koninklijk Besluit, heeft de burgemeester onmiddellijk de
kandidatenlijst opgemaakt waarop alle kandidaten-werkende leden alfabetisch
gerangschikt staan en hun opvolgers in de volgorde van voordracht, met
vermelding voor elke kandidaat van naam, geboortedatum, adres en beroep.
Deze kandidatenlijst kon geraadpleegd worden op het Secretariaat van de
Vergaderingen vanaf 29/11/2024 en werd bij de agenda voor deze zitting
gevoegd, die ten minste 7 vrije dagen voor de zitting bezorgd werd aan de
raadsleden.
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Les candidat membres effectifs Mmes STOOPS et VERMEIRE et les candidats
suppléants M. DHONDT et Mme GOYVAERTS sont renseignés sur la liste des
candidats comme d'appartenance linguistique néerlandaise étant donné qu'ils ont
fait usage de la faculté d'indiquer leur appartenance linguistique néerlandaise
dans l'acte de présentation en y joignant l’attestation visée à l'article 23bis du
Code électoral communal bruxellois.
De kandidaat-werkende leden mevrn. STOOPS en VERMEIRE en de
kandidaten-opvolgers dhr. DHONDT en mevr. GOYVAERTS werden in de
kandidatenlijst aangeduid als van nederlandse taalaanhorigheid aangezien ze
gebruik gemaakt hebben van de mogelijkheid om in de akte van voordracht hun
taalaanhorigheid te vermelden en er een attest aan toe te voegen zoals bedoeld
in artikel 23bis van het Brussels Gemeentelijk Kieswetboek.
La liste des candidats sera jointe an présent procès-verbal.
De kandidatenlijst zal bij onderhavige notulen gevoegd worden.
Résumé de la liste des candidats (classement des candidats membres effectifs
par ordre alphabétique) :
Samenvatting van de kandidatenlijst (kandidaten-werkende leden gerangschikt
in alfabetische volgorde) :
Il y a 16 candidatures pour 17 membres à élire :
Er zijn 16 kandidaten voor 17 te verkiezen leden :
M. DIALLO Mamadou Cellou
M. EL KTIBI Ahmed
Mme HOUBA Delphine
M. MOHAMMAD Nasir
Mme MUTYEBELE Ngoi Lydia
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Mme NOUAR Yousra
M. TEMIZ Sevket
Mme BONNIER Floriane
M. COOMANS de BRACHENE Geoffroy
M. EGGERMONT Olivier
Mme GODFRIN Aline
M. BAUWENS Bruno
Mme CHAUFOUREAU Lea
M. Benoit HELLINGS
Mme VERMEIRE Mathilde
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
M. le président.- L'élection a lieu en séance publique, mais le vote est secret.
De verkiezing vindt plaats in openbare zitting, maar de stemming is geheim.
Conformément à l'article 10 de l'arrêté royal précité et à l'article 60 du
règlement d'ordre intérieur, un bureau sera constitué pour le scrutin et le
dépouillement, composé du bourgmestre, qui en sera le président, et des deux
conseillers présents les moins âgés qui ne figurent pas sur la liste des candidats,
à savoir M. EL MOKADEM Soulaimane et Mme MALCIKAN Ayse, qui
rempliront les fonctions de scrutateurs.
Overeenkomstig artikel 10 van voornoemd Koninklijk Besluit en artikel 60 van
het huishoudelijk reglement zal een stemopnemingsbureau samengesteld
worden, bestaande uit de burgemeester, die het bureau zal voorzitten, en de 2
jongste aanwezige raadsleden die niet op de kandidatenlijst voorkomen, nl. dhr.
EL MOKADEM Soulaimane en mevr. MALCIKAN Ayse die als stemopnemers
fungeren.
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Le bureau prendra place dans la salle Zinneke, qui est considérée comme faisant
partie intégrante de la salle du Conseil, et où le vote aura lieu dans des isoloirs
qui y sont installés à cet effet.
Het bureau zal plaats nemen in de zaal Zinneke, die beschouwd wordt als deel
uitmakend van de Raadzaal, waar de stemming zal plaats vinden in de daartoe
geplaatste stemhokjes.
Conformément à l'article 16 de la LPI, chacun des 49 conseillers communaux
dispose de 8 voix. Le vote sur les 16 candidats effectifs se fera en un seul tour
de scrutin. Chaque conseiller recevra donc en une seule fois 8 bulletins de vote
des mains du bourgmestre. M. EL MOKADEM Soulaimane pointera les noms
des conseillers ayant reçu un bulletin. Les conseillers voteront dans les isoloirs,
puis viendront déposer leurs bulletins dans l'urne. Mme MALCIKAN Ayse
pointera le nom des conseillers ayant voté.
Overeenkomstig artikel 16 van de WPG beschikt elk van de 49 raadsleden over
8 stemmen. De stemming over de 16 kandidaat-werkende leden gebeurt in één
enkele stemronde. De burgemeester zal aan ieder van hen in één keer 8
stembiljetten zal overhandigen. Dhr EL MOKADEM zal op een lijst aanduiden
wie stembiljetten gekregen heeft. Daarna vullen de raadsleden hun stembiljetten
in de stemhokjes in, en deponeren ze vervolgens in de stembus. Mevr.
MALCIKAN Ayse zal aanduiden wie er gestemd heeft.
Les 8 bulletins de vote que vous recevrez sont identiques. Sur chaque bulletin
figurent, par ordre alphabétique, tous les candidats membres effectifs. Le nom
des candidats suppléants est mentionné à côté de chaque candidat membre
effectif. Le vote porte uniquement sur les candidats membres effectifs. Si le
candidat effectif est élu, ses suppléants sont d'office proclamés suppléants dans
l'ordre de présentation.
De 8 stembiljetten die u zal ontvangen zijn identiek. Op elk stembiljet komen de
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namen voor van de kandidaten-werkende leden, in alfabetische volgorde. De
namen van de kandidaten-opvolgers staan vermeld naast de naam van de
effectieve leden. Er wordt enkel over de kandidaten-effectieve leden gestemd.
Indien het effectief lid verkozen is, worden zijn opvolgers van rechtswege
uitgeroepen tot opvolgers in de volgorde waarin ze werden voorgedragen.
Pour voter valablement, vous coloriez en rouge la case placée devant le nom du
candidat de votre choix. Il est interdit de voter pour plusieurs candidats sur le
même bulletin. Si vous coloriez plus d'une case, ou si une quelconque mention
apparaît sur le bulletin, ou si le vote n'est pas exprimé au moyen du crayon
rouge, votre bulletin sera nul. Celui qui veut s'abstenir doit laisser son bulletin
blanc. Celui qui s'est trompé doit le signaler au président, qui pourra alors
remplacer le bulletin contre la remise de l'ancien qui sera détruit.
Om geldig te stemmen, dient u het vakje rood te kleuren dat geplaatst is voor de
naam van de kandidaat van uw keuze. Het is verboden om voor meerdere
kandidaten te stemmen op hetzelfde stembiljet. Stembiljetten waarop meer dan
één vakje gekleurd is, of waarop een of andere vermelding voorkomt, of die niet
met het rode potlood werden ingevuld, zijn ongeldig. Indien u zich wenst te
onthouden, dan dient u het stembiljet blanco te laten. Wie zich vergist heeft,
dient dit aan de voorzitter te melden. Deze kan het biljet vervangen tegen afgifte
van het oude dat dan zal vernietigd worden.
À l'issue du scrutin, l'urne sera fermée et on procédera au dépouillement
également dans la salle Zinneke, laquelle fera donc partie de la salle du Conseil
communal dans le cadre de ces opérations de scrutin et de dépouillement.
Na de stemming wordt de stembus gesloten en de stemopneming zal ook plaats
vinden in de zaal Zinneke, die zal deel uitmaken van de gemeenteraadzaal in het
kader van deze verrichtingen van de stemming en van de stemopneming.
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Le bourgmestre proclamera immédiatement le résultat du vote en séance
publique.
De burgemeester zal onmiddellijk het resultaat van de stemming afkondigen in
openbare zitting.
(M. le bourgmestre et les 2 assesseurs se rendent dans la salle Zinneke où ils
votent en premier.
Ensuite, le Bureau est installé et les conseillers se dirigent vers la salle Zinneke
pour voter suivant la procédure décrite ci-dessus.)
Opérations de dépouillement
Stemopnemingsverrichtingen
M. le bourgmestre.- Sont élus :
- M. BAUWENS Bruno
- M. EL KTIBI Ahmed
- Mme STOOPS Lotte
- M. HELLINGS Benoit
- Mme VERMEIRE Mathilde
- Mme CHAUFOUREAU Lea
- M. TEMIZ Sevket
- M. COOMANS de BRACHENE Geoffroy
- Mme MUTYEBELE Ngoi Lydia
- M. MOHAMMAD Nasir
- Mme NOUAR Yousra
- M. EGGERMONT Olivier
- Mme BONNIER Floriane
- Mme GODFRIN Aline
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- Mme HOUBA Delphine
- M. DIALLO Mamadou Cellou.
(Applaudissements)
Prochaines séances
Lundi 16 décembre 2024
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
M. le président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 18h50.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 18u50.
📄 2024-12-01 scrape
City Council Meeting — 2024-12-01
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du dimanche 1er décembre 2024
Openbare vergadering van zondag 1 december 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 14h00 sous la présidence de M. Philippe
Close, Bourgmestre.
De openbare vergadering wordt geopend om 14u00 onder voorzitterschap van
dhr. Philippe Close, Burgemeester.
Excusés - Verontschuldigden :
Communications
Mededelingen
Validation des élections
communales du 13 octobre 2024
Validatie van de gemeenteraadsverkiezingen van 13 oktober 2024
Validation par le Collège juridictionnel de la Région de Bruxelles-Capitale
Geldigverklaring door het Rechtscollege van het Brussels
Hoofdstedelijk Gewest
M. le Bourgmestre.- J’informe les élus de la décision rendue le 14/11/2024 par
le Collège juridictionnel, notifiée à la
Ville le 19/11/2024, déclarant la réclamation introduite par M. Philippe
Page 2 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
VRANKEN, candidat non élu de la liste
« Vista Collectif Citoyen », irrecevable.
Ik stel de verkozenen in kennis van de beslissing van 14/11/2024 van het
Rechtscollege, aan de
Stad ter kennis gebracht op 19/11/2024, waarbij het bezwaar dat ingediend werd
door dhr. Philippe VRANKEN, niet
verkozen kandidaat van de lijst "Vista Collectif Citoyen", onontvankelijk
verklaard werd.
M. le Bourgmestre.- J’informe les élus de la décision rendue le 22/11/2024 par
le Collège juridictionnel, notifiée à la
Ville le 25/11/2024, attestant :
- que l’unique réclamation introduite contre les élections a été déclarée
irrecevable ;
- et validant dès lors les élections communales du 13/10/2024 (?) à la Ville de
Bruxelles, conformément à l’article 110,
§ 2 du nouveau code électoral bruxellois, moyennant la modification de la
répartition des sièges et de l’ordre des élus.
Ik stel de verkozenen in kennis van de beslissing van het Rechtscollege van
22/11/2024, aan de
Stad ter kennis gebracht op 25/11/2024, waarbij vastgesteld wordt :
- dat het enige bezwaar dat werd ingediend tegen de verkiezingen
onontvankelijk verklaard werd ;
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- en waarbij de gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024 (?) in de Stad
Brussel geldig worden verklaard, in
toepassing van artikel 110§2 van het Nieuw Brussels Gemeentelijk
Kieswetboek, mits wijziging van de
zetelverdeling en de volgorde van de verkozenen.
Pris acte.
Akte genomen.
Nomination du Bourgmestre
Benoeming van de Burgemeester
M. le Bourgmestre.- Il est donné connaissance au Conseil de l’arrêté
ministériel du 29/11/2024 portant nomination de M. Philippe CLOSE
aux fonctions de Bourgmestre de la Ville de Bruxelles.
Er wordt kennis gegeven aan de Gemeenteraad van het ministerieel besluit
dd. 29/11/2024 houdende benoeming van
dhr. Philippe CLOSE als Burgemeester van de Stad Brussel.
J’ai prêté serment le 29/11/2024 entre les mains de
M. Bernard CLERFAYT, ministre des pouvoir locaux de la Région de
Bruxelles-Capitale.
Ik heb op 29/11/2024 de eed afgelegd in
handen van dhr. Bernard CLERFAYT, minister van gewestelijke overheden van
het Brussels Hoofdstedelijk Gewest.
Pris acte.
Akte genomen.
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Installation du Conseil communal renouvelé
Installatie van de hernieuwde Gemeenteraad
Installation des élus effectifs
Installatie van de effectief verkozenen
Vérification des pouvoirs, prestation de serment et installation des Conseillers
communaux proclamés élus effectifs
par le bureau principal à l’issue des élections communales du 13/10/2024.
Installatie van de effectief verkozenen.
Onderzoek der geloofsbrieven, eedaflegging en installatie van de
Gemeenteraadsleden die na de
gemeenteraadsverkiezingen van 13/10/2024 door het hoofdbureau uitgeroepen
werden tot effectief verkozenen.
M. le Bourgmestre.- Je rappelle les dispositions légales en la matière :
Ik herhaal de wettelijke bepalingen terzake:
En ce qui concerne la vérification des pouvoirs, distinction est faite entre
l’examen des conditions d’éligibilité, d’une
part et l’examen des incompatibilités d’autre part.
Wat betreft het onderzoek der geloofsbrieven wordt een onderscheid gemaakt
tussen het onderzoek naar de
verkiesbaarheidsvoorwaarden enerzijds en het nakijken van de
onverenigbaarheden anderzijds.
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En Région bruxelloise les compétences en matière de conditions d’éligibilité
relèvent en premier lieu du Collège
juridictionnel. Lors des opérations de validation des élections, ce Collège ne se
prononce pas uniquement sur le
déroulement des élections, mais également sur les pouvoirs des membres élus. Il
peut d’office examiner leur
éligibilité et modifier l’ordre de leur élection.
In het Brussels Gewest behoren de verkiesbaarheidsvoorwaarden in eerste
plaats tot de bevoegdheid van het
Rechtscollege. Bij de geldigverklaring van de verkiezingen doet dit College
niet enkel uitspraak over de
stemverrichtingen, maar ook over de geloofsbrieven van de verkozenen. Het
kan ambtshalve hun verkiesbaarheid
onderzoeken en de rangorde wijzigen.
Si le Collège juridictionnel n’émet pas d’objections, les pouvoirs des élus
effectifs sont censés être validés, et en
absence d’incompatibilités éventuelles, ces élus sont installés. Pour les
suppléants, le Collège juridictionnel valide
également les pouvoirs, mais une vérification complémentaire des pouvoirs par
le Conseil communal est prévue
expressément à l’article 84, § 2 du code électoral communal.
Indien het Rechtscollege geen opmerkingen heeft gemaakt, zijn de
geloofsbrieven van de verkozenen geldig
verklaard en indien er geen onverenigbaarheden zijn, worden deze verkozenen
geïnstalleerd. Wat de opvolgers
betreft, gebeurt de geldigverklaring der geloofsbrieven in beginsel ook door het
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Rechtscollege, maar de
Gemeenteraad wordt in artikel 84§2 van het gemeentekieswetboek uitdrukkelijk
belast met een bijkomend onderzoek
ervan.
Lors de la validation des élections, le Collège juridictionnel ne se prononce
aucunement sur les éventuelles
incompatiblités, liées à une fonction exercée ou en raison de liens d’alliance ou
de parenté entre élus. Cette
vérification incombe entièrement au Conseil communal.
Bij de geldigverklaring van de verkiezingen, doet het Rechtscollege geen
uitspraak over eventuele
onverenigbaarheden, hetzij uit hoofde van een functie, hetzij omwille van een
verwantschaps- of
aanverwantschapsband tussen verkozenen. Dit nazicht behoort uitsluitend tot
de taak van de Gemeenteraad.
Le Collège juridictionnel n’a émis aucune observation. Les pouvoirs des élus
effectifs sont donc censés être validés.
Het Rechtscollege heeft geen opmerkingen geformuleerd. De geloofsbrieven
van de effectief verkozenen worden dus
geacht te zijn geldig verklaard.
En ce qui concerne l’examen des incompatibilités, tous les élus ont signé une
déclaration sur l’honneur attestant qu’ils ne se trouvent pas dans un cas
d’incompatibilité
prévu par la loi.
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Wat betreft de onverenigbaarheden, alle verkozenen hebben een verklaring op
erewoord ondertekend waarin zij bevestigen zich niet te bevinden in een
geval van onverenigbaarheid voorzien bij wet.
Par la prestation de serment, les conseillers sont investis de leur fonction. Ils
prêtent serment entre les mains du
Bourgmestre.
La prestation de serment du Bourgmestre devant le Gouvernement de la Région
de Bruxelles-Capitale le dispense de
prêter serment en qualité de Conseiller communal.
Door de eedaflegging worden de raadsleden ambtsbevoegd. Zij leggen de eed af
in handen van de Burgemeester.
De Burgemeester, die reeds de eed heeft afgelegd ten overstaan van de
Regering van het Brussels Hoofdstedelijk
Gewest, is ontslagen van de eedaflegging als gemeenteraadslid.
J’invite les Conseillers élus effectifs, dans l’ordre de leur ancienneté, à prêter le
serment déterminé
par l’article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge ».
Ik verzoek de effectief verkozen Raadsleden, in de orde van hun anciënniteit, de
volgende bij het
artikel 80 van de nieuwe gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
Page 8 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk".
Je signale que chacun peut prêter serment soit en français, soit en néerlandais.
Pour les Conseillers
qui prêtent serment dans les deux langues, seule la langue du premier serment
sera prise en considération.
Ik deel mede dat iedereen de eed mag afleggen in het Nederlands of in het
Frans. Voor de
Raadsleden die de eed afleggen in de twee talen, wordt enkel de taal die eerst
wordt gebruikt in aanmerking
genomen.
Prêtent serment en français :
Mme HARICHE, M. OURIAGHLI, Mme LALIEUX, M. COOMANS de
BRACHÈNE, M. EL KTIBI, M. MAMPAKA, M. TEMIZ, Mme JELLAB,
M. WEYTSMAN, M. WAUTERS, M. ZIAN, Mme MUTYEBELE,
Mme EL BAKRI, M. HELLINGS, M. MAIMOUNI,
M. BEN ABDELMOUMEN, Mme BEN HAMOU, Mme HOUBA,
M. DIALLO Cellou Satina, M. MOHAMMAD, Mme MOUSSAOUI,
Mme DE MARTE, Mme BUGGENHOUT, M. COULIBALY, Mme GODFRIN,
Mme FRELINX, Mme NOUAR, M. EL MOKADEM, M. TAFRANTI,
M. COURTOIS, M. BENZAOUIA, M. AL KHAYARI,
Mme MAOUANE, Mme CHAUFOUREAU, Mme RIGAUX, M.
EGGERMONT, Mme BONNIER, M. DIALLO Elhadj Moussa.
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Leggen de eed af in het Frans:
mevr. HARICHE, dhr. OURIAGHLI, mevr.LALIEUX, dhr. COOMANS de
BRACHÈNE, dhr. EL KTIBI, dhr. MAMPAKA, dhr. TEMIZ, mevr. JELLAB,
dhr. WEYTSMAN, dhr. WAUTERS, dhr. ZIAN, mevr. MUTYEBELE, mevr.
EL BAKRI, dhr. HELLINGS, dhr. MAIMOUNI, dhr. BEN ABDELMOUMEN,
mevr. BEN HAMOU, mevr. HOUBA, dhr. DIALLO Cellou Satina,
dhr. MOHAMMAD, mevr. MOUSSAOUI, mevr. DE MARTE,
mevr. BUGGENHOUT, dhr. COULIBALY, mevr. GODFRIN,
mevr. FRELINX, mevr. NOUAR, dhr. EL MOKADEM, dhr. TAFRANTI,
dhr. COURTOIS, dhr. BENZAOUIA, dhr. AL KHAYARI,
mevr. MAOUANE, mevr. CHAUFOUREAU, mevr. RIGAUX,
dhr. EGGERMONT, mevr. BONNIER, dhr. DIALLO Elhadj Moussa.
Leggen de eed af in het Nederlands:
dhr. DHONDT, dhr. BAUWENS, mevr. STOOPS, mevr. MAES,
dhr. CEULEMANS, dhr. SATTI, mevr. MALÇIKAN, mevr. GOYVAERTS,
dhr. HADDACH, mevr. VERMEIRE.
Prêtent serment en néerlandais :
M. DHONDT, M. BAUWENS, Mme STOOPS, Mme MAES,
M. CEULEMANS, M. SATTI, Mme MALÇIKAN, Mme GOYVAERTS,
M. HADDACH, Mme VERMEIRE.
M. le Bourgmestre donne acte aux intéressés de leur prestation de serment
et les déclare installés dans leurs fonctions de Conseiller communal.
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Dhr. Burgemeester verleent aan betrokkenen akte van hun eedaflegging en
verklaart hen in hun ambt van Gemeenteraadslid aangesteld.
Installation de suppléants
Installatie van opvolgers
M. le Bourgmestre.- En application de l’article 9 de la nouvelle loi communale,
nous devons prendre acte des désistements adressés au Conseil communal par
des élus effectifs.
In toepassing van artikel 9 van de nieuwe gemeentewete, we moeten akte
nemen van de afstand van mandaat gericht aan de Gemeenteraad door effectief
verkozenen.
Vérification de pouvoirs, prestation de serment et installation des suppléants
appelés à remplacer des élus effectifs ayant renoncé à leur mandat.
Onderzoek der geloofsbrieven, eedaflegging en installatie van de opvolgers die
geroepen zijn om effectief verkozenen, die afstand zouden gedaan hebben van
hun mandaat, te vervangen.
Pris acte.
Akte genomen.
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Tableau de préséance des membres du Conseil communal au 01/12/2024
Ranglijst der Gemeenteraadsleden op 01/12/2024
M. le Bourgmestre.- Aussitôt après l’installation du Conseil, il est procédé à
l’établissement du tableau de préséance des membres du Conseil. Celui-ci est
réglé :
1. d’après l’ordre d’ancienneté de service ininterrompue des Conseillers, à dater
du jour de leur première entrée en fonction (toute interruption entraîne la perte
définitive de l’ancienneté) ;
2. à ancienneté égale, d’après le nombre de voix obtenues lors de la plus récente
élection (c’est le total des suffrages attribués individuellement à chaque
candidat qui doit être pris en considération, donc après dévolution aux candidats
des votes de liste) ;
3) en cas de parité de voix, s’il s’agit de candidats issus de la même liste,
d’après le rang et s’il s’agit de candidats issus de listes différentes, selon l’âge
(la priorité étant alors réservée au plus âgé).
Zodra de Raad geïnstalleerd is, wordt er overgegaan tot het opmaken van de
ranglijst der gemeenteraadsleden. Deze wordt vastgesteld :
1. naargelang van de ononderbroken dienstouderdom van de raadsleden, te
rekenen vanaf de dag van hun eerste ambtsaanvaarding (elke onderbreking
brengt het definitieve verlies mee van de verkregen dienstouderdom) ;
2. bij gelijke dienstouderdom, naargelang het aantal stemmen behaald bij de
meest recente verkiezing (het totaal aantal stemmen dat individueel toegekend is
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aan elke kandidaat wordt in aanmerking genomen, dus nadat hem de
lijststemmen werden toegekend) ;
3. bij gelijk aantal stemmen, indien het gaat om kandidaten van dezelfde lijst,
volgens de rang, en indien het gaat om kandidaten van veschillende lijsten,
volgens de leeftijd (waarbij voorrang wordt gegeven aan de oudste).
Le tableau a été distribué sur les bancs.
De ranglijst werd uitgedeeld op de banken.
Adopté à l’unanimité.
Met eenparigheid aangenomen.
Communication relative à la compositon du C.P.A.S.
Mededeling betreffende de samenstelling van het O.C.M.W.
Remplacement de Mme Florence FRELINX, démissionnaire, en qualité de
membre du Conseil de l’Action sociale Vervanging van mevr. Florence
FRELINX, ontslagnemend, als lid van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn
M. le Bourgmestre.- J’informe les membres du Conseil de la démission de
Mme Florence FRELINX, comme membre effectif du Conseil de l’Action
Sociale, avec effet au 26/11/2024.
Ik stel de leden van de Raad in kennis van het ontslag van mevr. Florence
FRELINX, als effectief lid van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn, met
ingang van 26/11/2024.
Lors de l’élection des membres du Conseil de l’Action sociale, en date du
14/01/2019, le Conseil communal a proclamé Mme Florence FRELINX élue
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comme membre effectif et a proclamé les suppléants amenés à remplacer ce
membre effectif dans l’ordre suivant :
1. M. de SCHAETZEN Didrik ;
2. Mme MALENGREAU Nicole ;
3. M. CEULEMANS Frederik ;
4. Mme BONNIER Floriane.
Bij de verkiezing van de leden van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn op
14/01/2019 werd mevr. Florence FRELINX door de Gemeenteraad verkozen
als effectief lid en werden tot zijn opvolgers uitgeroepen, om haar te vervangen
in volgende volgorde :
1. dhr. De SCHAETZEN Didrik ;
2. mevr. MALENGREAU Nicole ;
3. dhr. CEULEMANS Frederik ;
4. mevr. BONNIER Floriane.
C’est le premier suppléant qui était amené à remplacer Mme Florence
FRELINX, soit M. de SCHAETZEN Didrik.
De eerste beschikbare opvolger om mevr. Florence FRELINX te vervangen is
de 1ste opvolger, zijnde dhr. de SCHAETZEN Didrik.
M. de SCHAETZEN Didrik a prêté serment devant le Bourgmestre en présence
du secrétaire communal ce mardi 26/11/2024 et a été installé au Conseil de
l’Action sociale le 27/11/2024.
Dhr. de SCHAETZEN Didrik heeft op maandag 26/11/2024 de eed afgelegd in
handen van de Burgemeester in het bijzijn van dhr. Stadssecretaris met het oog
op zijn installatie in de Raad voor Maatschappelijk Welzijn tijdens de zitting
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van 27/11/2024.
Pris acte.
Akte genomen.
Élection et prestation de serment des échevins
Verkiezing en eedaflegging van de schepenen
Examen de la recevabilité des candidatures écrites
Onderzoek van de ontvankelijkheid van de schriftelijke kandidaturen
M. le Bourgmestre.- Huit candidatures écrites ont été introduites dans les délais
prescrits par l’article 15, § 1er, de la nouvelle loi communale, à savoir au plus
tard le mercredi 27/11/2024 avant minuit. Celles-ci mentionnent toutes le
mandat pour lequel les candidats sont proposés. Il s’agit de huit candidatures
pour huit mandats d’échevins.
Il s’agit des candidats suivants :
1 - Mme Florence FRELINX
2 - Mme Faouzia HARICHE
3 - Mme Anaïs MAES
4 - Mme Clémentine BUGGENHOUT
5 - M. Didier WAUTERS
6 - Mme Nawal BEN HAMOU
7 - M. Anas BEN ABDELMOUMEN
8 - M. Frederik CEULEMANS
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Acht schriftelijke kandidaturen werden ingediend binnen de termijn vastgesteld
in artikel 15, § 1, van de nieuwe gemeentewet, nl. ten laatste op woensdag
27/11/2018 voor middernacht. Deze vermelden allen het mandaat
waarvoor de kandidaten worden voorgesteld. Het betreft acht kandidaturen
voor acht schepenambten.
Het betreft volgende kandidaten :
1 - Mevr. Florence FRELINX
2 - Mevr. Faouzia HARICHE
3 - Mevr. Anaïs MAES
4 - Mevr. Clémentine BUGGENHOUT
5 - Dhr. Didier WAUTERS
6 - Mevr. Nawal BEN HAMOU
7 - Dhr. Anas BEN ABDELMOUMEN
8 - Dhr. Frederik CEULEMANS
Les actes de présentation de Mme Anaïs MAES et M. Frederik CEULEMANS
sont accompagnés d’une déclaration d’appartenance linguistique néerlandaise.
L’acte de présentation de Mme Faouzia HARICHE est accompagné d’une
déclaration d’appartenance linguistique française.
De akten van voordracht van mevr. Anaïs MAES en dhr. Frederik
CEULEMANS zijn vergezeld van een verklaring van Nederlandse
taalaanhorigheid. De akte van voordracht van mevr. Faouzia HARICHE is
vergezeld van een verklaring van Franse taalaanhorigheid.
En ce qui concerne l’examen des incompatibilités, j’annonce que deux
candidates occupaient des fonctions incompatibles avec celles d’échevines, à
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savoir Mmes Florence FRELINX et Nawal BEN HAMOU :
Wat betreft de onverenigbaarheden, ik kondig aan dat twee kandidaten een
functie uitoefenden die onverenigbaar zijn met de ambt van Schepen, nl. mevrn.
Florence FRELINX en Nawal BEN HAMOU:
- Mme Florence FRELINX était membre du Conseil d’Action sociale de la Ville
de Bruxelles et a démissionné de cette fonction avec effet au 26/11/2024. Le
Conseil d’Action sociale a pris acte de sa démission. Dès lors, l’incompatibilité
est levée.
- Mevr. Florence FRELINX was lid van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn
van de Stad Brussel en heeft met ingang van 26/11/2024 ontslag genomen van
die functie. De Raad voor Maatschappelijk Welzijn heeft akte genomen
van haar ontslag. Derhalve is de onverenigbaarheid opgeheven.
- Mme Nawal BEN HAMOU occupait une fonction de parlementaire au
Parlement bruxellois et a démissionné de cette fonction avec effet au
30/11/2024. Le Parlement bruxellois a pris acte de cette démission. Dès lors
l’incompatibilité est levée.
- Mevr. Nawal BEN HAMOU uitoefende een parlementaire functie in het
Brussels Parlement en heeft met ingang van 30/11/2024 ontslag genomen van
die functie. Het Brussels Parlement heeft akte genomen van haar ontslag.
Derhalve is de onverenigbaarheid opgeheven.
Toutes les candidatures sont recevables. Aucun acte de présentation ne doit être
écarté. Il sera fait rapport de la recevabilité de chaque candidature avant de
passer au vote.
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Alle kandidaturen zijn ontvankelijk. Geen enkele voordracht moet geweerd
worden. Er zal verslag uitgebracht worden over de ontvankelijkheid van elke
kandidatuur alvorens over te gaan tot de stemming.
La recevabilité des candidatures dans leur ensemble doit également être
examinée au vu des dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale
sur la parité hommes-femmes.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen dienen ook in hun totaliteit beoordeeld
te worden in het licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (pariteit
mannen en vrouwen).
L’article 16, § 1er consacre le principe qu’il y a huit échevins, dont au moins
quatre échevins d’un sexe différent des autres, dans une commune de 100.000 à
199.999 habitants.
Conformément à l’art. 16, § 2, il ne peut être dérogé au § 1er que si un tiers des
membres du Collège des bourgmestre et échevins sont au minimum de sexe
différent des autres.
Pour l’application du pourcentage visé à l’alinéa 1er, tout nombre décimal est
arrondi à l’unité supérieure si le nombre décimal est supérieur à cinq.
Art. 16 § 1 stelt het principe vast dat er in de gemeenten met 100.000 tot
199.999 inwoners acht schepenen zijn, onder wie ten minste vier schepenen van
verschillend geslacht van de anderen.
In toepassing van art. 16 § 2 kan van dit principe slechts worden afgeweken als
ten minste een derde van de leden van het college van burgemeester en
schepenen van een ander geslacht is dan de anderen.
Voor de toepassing van het in het eerste lid bedoelde percentage, wordt elk
decimaal getal afgerond naar de hogere eenheid als het decimaal getal hoger is
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dan vijf.
Au vu des candidatures réceptionnées pour former le Collège :
- sur 8 échevins il y aura 5 femmes et 3 hommes ;
- dans le Collège dans son ensemble (bourgmestre compris), qui comptera
9 membres, il y aura 5 femmes et 4 hommes (1/3 de 9 = 3) : 1/3 est atteint.
Gelet op de kandidaturen die werden ontvangen om het College te vormen :
- zullen er op 8 schepenen 5 vrouwen en 3 mannen zijn ;
- in het College in zijn totaliteit (Burgemeester inbegrepen) dat 9 leden zal tellen
zullen er 5 vrouwen en 4 mannen zijn (1/3 van 9 = 3) : 1/3 is bereikt.
Pris acte.
Akte genomen.
M. le Bourgmestre.- Il peut dès lors être procédé à l’examen des candidatures
individuelles. Er mag derhalve overgegaan worden tot het onderzoek van de
individuele kandidaturen.
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Mandat de premier échevin
Mandaat van Eerste Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de premier échevin. Il s’agit de celle de Mme Florence FRELINX, élue de la
liste MR+.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van Eerste
Schepen. Het is deze van mevr. Florence FRELINX, verkozene van de lijst
MR+.
- L’acte de présentation indique expressément que Mme Florence Frelinx se
porte candidate pour le mandat de 1er échevin.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat mevr. Florence Frelinx zich
kandidaat stelt voor het mandaat van 1ste Schepen.
- L’acte de présentation de Mme Florence Frelinx recueille la double majorité
prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
la liste sur laquelle elle a été élue (MR+) et d’autre part, il est cosigné par
des élus des listes PS-Vooruit et Les Engagés-CD&V, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van mevr. Florence Frelinx behaalt de door de wet
voorgeschreven dubbele meerderheid.
De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de meerderheid van de
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verkozenen van de lijst waarop zij
(?) verkozen werd (MR+), en anderzijds mede-ondertekend door verkozenen
van de lijsten PS-Vooruit en Les Engagés-CD&V, zodat de voordracht gesteund
wordt door ten minste de meerderheid van de verkozenen voor de
Gemeenteraad.
- La recevabilité des candidatures dans leur ensemble a été examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-
femmes) cfr. supra.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen in hun geheel werd beoordeeld in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen)
cfr. supra.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de Mme Florence Frelinx est valablement présentée par écrit et que le scrutin
peut avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van mevr. Florence Frelinx
geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag overgegaan
worden.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Le vote est public suite à la modification de l’article 100 de la nouvelle loi
communale, telle que modifiée dans l’ordonnance du 22/02/2024 et entrée en
vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d’une unité ou d’une
Page 21 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute
meerderheid. Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal
geldige stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve
eenheid, al naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection de
Mme Frelinx.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le Bourgmestre.- Mme Florence Frelinx obtient 33 suffrages.
Mevr. Florence Frelinx behaalt 33 stemmen.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- J’invite Mme Florence Frelinx à prêter le serment
déterminé par l’article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Page 22 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Ik verzoek mevr. Florence Frelinx de volgende bij het artikel 80 van de nieuwe
gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
En conséquence, Mme Florence Frelinx est proclamée première échevine. Elle
prête serment en français et est installée dans ses fonctions d’échevine.
Bijgevolg, wordt mevr. Florence Frelinx uitgeroepen tot Eerste Schepen. Zij
legt de eed af in het Frans en wordt aangesteld in haar schepenambt.
(Applaudissements.)
Mandat de deuxième échevin
Mandaat van tweede Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de deuxième échevin. Il s’agit de celle de Mme Faouzia HARICHE, élue de la
liste PS-Vooruit.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van tweede
Schepen. Het is deze van mevr. Faouzia HARICHE, verkozene van de lijst PS-
Vooruit.
- L’acte de présentation indique expressément que Mme Faouzia Hariche se
Page 23 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
porte candidate pour le mandat de 2ème échevin.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat mevr. Faouzia Hariche zich
kandidaat stelt voor het mandaat van 2de Schepen.
- L’acte de présentation de Mme Faouzia Hariche recueille la double majorité
prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
la liste sur laquelle elle a été élue (PS-Vooruit) et, d’autre part, il est
cosigné par des élus des listes MR+ et Les Engagés-CD&V, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van mevr. Faouzia Hariche behaalt de door de wet
voorgeschreven dubbele meerderheid.
De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de meerderheid van de
verkozenen van de lijst waarop zij verkozen werd (PS-Vooruit) en anderzijds
mede-ondertekend door verkozenen van de lijsten MR+ en Les
Engagés-CD&V, zodat de voordracht gesteund wordt door ten minste de
meerderheid van de verkozenen voor de Gemeenteraad.
- L’acte de présentation de Mme Faouzia Hariche est accompagné d’une
déclaration d’appartenance linguistique française établie conformément à
l’article 34 du Nouveau code électoral communal bruxellois.
De akte van voordracht van mevr. Faouzia Hariche is vergezeld van een
verklaring van Franse taalaanhorigheid opgesteld conform artikel 34 van het
Nieuw Brussels Gemeentelijk Kieswetboek.
- La recevabilité des candidatures dans leur ensemble a été examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-
Page 24 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
femmes) cfr. supra.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen in hun geheel werd beoordeeld in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen)
cfr. supra.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de Mme Faouzia Hariche est valablement présentée par écrit et que le scrutin
peut avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van mevr. Faouzia Hariche
geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag overgegaan
worden.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Le vote est public suite à la modification de l’article 100 de la nouvelle loi
communale, telle que modifiée dans l’ordonnance du 22/02/2024 et entrée en
vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d’une unité ou d’une
demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute
meerderheid. Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal
geldige stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve
Page 25 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
eenheid, al naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection de
Mme Hariche.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le Bourgmestre.- Mme Faouzia Hariche obtient 33 suffrages.
Mevr. Faouzia Hariche behaalt 33 stemmen.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- J’invite Mme Faouzia Hariche à prêter le serment
déterminé par l’article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Ik verzoek mevr. Faouzia Hariche de volgende bij het artikel 80 van de nieuwe
gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
En conséquence, Mme Faouzia Hariche est proclamée deuxième échevine. Elle
prête serment en français et est installée dans ses fonctions d’échevine.
Page 26 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Bijgevolg, wordt mevr. Faouzia Hariche uitgeroepen tot tweede Schepen. Zij
legt de eed af in het Frans en wordt aangesteld in haar schepenambt.
(Applaudissements.)
Mandat de troisième échevin
Mandaat van derde Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de troisième échevin. Il s’agit de celle de Mme Anaïs MAES, élue de la liste
PS-Vooruit.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van derde
Schepen. Het is deze van mevr. Anaïs MAES, verkozene van de lijst PS-
Vooruit.
- L’acte de présentation indique expressément que Mme Anaïs Maes se porte
candidate pour le mandat de 3ème échevin.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat mevr. Anaïs Maes zich
kandidaat stelt voor het mandaat van 3de Schepen.
- L’acte de présentation de Mme Anaïs Maes recueille la double majorité
prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
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la liste sur laquelle elle a été élue (PS-Vooruit) et, d’autre part, il est
cosigné par des élus des listes MR+ et Les Engagés-CD&V, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van mevr. Anaïs Maes behaalt de door de wet
voorgeschreven dubbele meerderheid.
De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de meerderheid van de
verkozenen van de lijst waarop zij verkozen werd (PS-Vooruit) en anderzijds
mede-ondertekend door verkozenen van de lijsten MR+ en Les
Engagés-CD&V, zodat de voordracht gesteund wordt door ten minste de
meerderheid van de verkozenen voor de Gemeenteraad.
- L’acte de présentation de Mme Anaïs Maes est accompagné d’une déclaration
d’appartenance linguistique néerlandaise établie conformément à l’article 34 du
Nouveau code électoral communal bruxellois.
De akte van voordracht van mevr. Anaïs Maes is vergezeld van een verklaring
van Nederlandse taalaanhorigheid opgesteld conform artikel 34 van het Nieuw
Brussels Gemeentelijk Kieswetboek.
- La recevabilité des candidatures dans leur ensemble a été examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-
femmes) cfr. supra.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen in hun geheel werd beoordeeld in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen)
cfr. supra.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de Mme Anaïs Maes est valablement présentée par écrit et que le scrutin peut
Page 28 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van mevr. Anaïs Maes
geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag overgegaan
worden.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Le vote est public suite à la modification de l’article 100 de la nouvelle loi
communale, telle que modifiée dans l’ordonnance du 22/02/2024 et entrée en
vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d’une unité ou d’une
demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute
meerderheid. Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal
geldige stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve
eenheid, al naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection de
Mme Maes.
(Il est procédé au vote nominatif)
Page 29 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
M. le Bourgmestre.- Mme Anaïs Maes obtient 33 suffrages.
Mevr. Anaïs Maes behaalt 33 stemmen.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- Ik verzoek mevr. Anaïs Maes de volgende bij het artikel
80 van de nieuwe gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
J’invite Mme Anaïs Maes à prêter le serment déterminé par l’article 80 de la
nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
En conséquence, Mme Anaïs Maes est proclamée troisième échevine. Elle prête
serment en néerlandais et est installée dans ses fonctions d’échevine.
Bijgevolg, wordt mevr. Anaïs Maes uitgeroepen tot derde Schepen. Zij legt de
eed af in het Nederlands en wordt aangesteld in haar schepenambt.
(Applaudissements.)
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Mandat de quatrième échevin
Mandaat van vierde Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de quatrième échevin. Il s’agit de celle de Mme Clémentine BUGGENHOUT,
élue de la liste MR+.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van vierde
Schepen. Het is deze van mevr. Clémentine BUGGENHOUT, verkozene van de
lijst MR+.
- L’acte de présentation indique expressément que Mme Clémentine
Buggenhout se porte candidate pour le mandat de 4ème échevin.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat mevr. Clémentine
Buggenhout zich kandidaat stelt voor het mandaat van 4de Schepen.
- L’acte de présentation de Mme Clémentine Buggenhout recueille la double
majorité prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des
élus de la liste sur laquelle elle a été élue (MR+) et, d’autre part, il est
cosigné par des élus des listes PS-Vooruit et Les Engagés-CD&V, recueillant
ainsi la majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van mevr. Clémentine Buggenhout behaalt de door de
wet voorgeschreven dubbele meerderheid.
De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de meerderheid van de
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verkozenen van de lijst waarop zij verkozen werd (MR+) en anderzijds mede-
ondertekend door verkozenen van de lijsten PS-Vooruit en Les
Engagés-CD&V, zodat de voordracht gesteund wordt door ten minste de
meerderheid van de verkozenen voor de Gemeenteraad.
- La recevabilité des candidatures dans leur ensemble a été examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-
femmes) cfr. supra.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen in hun geheel werd beoordeeld in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen)
cfr. supra.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de Mme Clémentine Buggenhout est valablement présentée par écrit et que le
scrutin peut avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van mevr. Clémentine
Buggenhout geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag
overgegaan worden.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Le vote est public suite à la modification de l’article 100 de la nouvelle loi
communale, telle que modifiée dans l’ordonnance du 22/02/2024 et entrée en
vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d’une unité ou d’une
demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
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impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute
meerderheid. Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal
geldige stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve
eenheid, al naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection de
Mme Buggenhout.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le Bourgmestre.- Mme Clémentine Buggenhout obtient 33 suffrages.
Mevr. Clémentine Buggenhout behaalt 33 stemmen.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- J’invite Mme Clémentine Buggenhout à prêter le serment
déterminé par l’article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Page 33 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Ik verzoek mevr. Clémentine Buggenhout de volgende bij het artikel 80 van de
nieuwe gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
En conséquence, Mme Clémentine Buggenhout est proclamée quatrième
échevine. Elle prête serment en français et est installée dans ses fonctions
d’échevine.
Bijgevolg, wordt mevr. Clémentine Buggenhout uitgeroepen tot vierde Schepen.
Zij legt de eed af in het Frans en wordt aangesteld in haar schepenambt.
(Applaudissements.)
Mandat de cinquième échevin
Mandaat van vijfde Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de cinquième échevin. Il s’agit de celle de M. Didier WAUTERS, élu de la liste
Les Engagés-CD&V.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van vijfde
Schepen. Het is deze van dhr. Didier WAUTERS, verkozene van de lijst Les
Engagés-CD&V.
Page 34 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
- L’acte de présentation indique expressément que M. Didier Wauters se porte
candidat pour le mandat de 5ème échevin.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat dhr. Didier Wauters zich
kandidaat stelt voor het mandaat van 5de Schepen.
- L’acte de présentation de M. Didier Wauters recueille la double majorité
prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
la liste sur laquelle il a été élu (Les Engagés-CD&V) et, d’autre part, il est
cosigné par des élus des listes PS-Vooruit et MR+, recueillant ainsi la majorité
au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van dhr. Didier Wauters behaalt de door de wet
voorgeschreven dubbele meerderheid.
De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de meerderheid van de
verkozenen van de lijst waarop hij verkozen werd (Les
Engagés-CD&V) en anderzijds mede-ondertekend door verkozenen van de
lijsten PS-Vooruit en MR+, zodat de voordracht gesteund wordt door ten minste
de meerderheid van de verkozenen voor de Gemeenteraad.
- La recevabilité des candidatures dans leur ensemble a été examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-
femmes) cfr. supra.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen in hun geheel werd beoordeeld in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen)
cfr. supra.
Page 35 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de M. Didier Wauters est valablement présentée par écrit et que le scrutin peut
avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van dhr. Didier Wauters
geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag overgegaan
worden.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Le vote est public suite à la modification de l’article 100 de la nouvelle loi
communale, telle que modifiée dans l’ordonnance du 22/02/2024 et entrée en
vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d’une unité ou d’une
demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute
meerderheid. Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal
geldige stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve
eenheid, al naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection de
M. Wauters.
Page 36 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le Bourgmestre.- M. Didier Wauters obtient 33 suffrages.
Dhr. Didier Wauters behaalt 33 stemmen.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- J’invite M. Didier Wauters à prêter le serment déterminé
par l’article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Ik verzoek dhr. Didier Wauters de volgende bij het artikel 80 van de nieuwe
gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
En conséquence, M. Didier Wauters est proclamé cinquième échevin. Il prête
serment en français et est installé dans ses fonctions d’échevin.
Bijgevolg, wordt dhr. Didier Wauters uitgeroepen tot vijfde Schepen. Hij legt de
eed af in het Frans en wordt aangesteld in zijn schepenambt.
(Applaudissements.)
Page 37 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Mandat de sixième échevin
Mandaat van zesde Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de sixième échevin. Il s’agit de celle de Mme Nawal BEN HAMOU, élue de la
liste PS-Vooruit.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van zesde
Schepen. Het is deze van mevr. Nawal BEN HAMOU, verkozene van de lijst
PS-Vooruit.
- L’acte de présentation indique expressément que Mme Nawal Ben Hamou se
porte candidate pour le mandat de 6ème échevin.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat mevr. Nawal Ben Hamou
zich kandidaat stelt voor het mandaat van 6de Schepen.
- L’acte de présentation de Mme Nawal Ben Hamou recueille la double majorité
prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
la liste sur laquelle elle a été élue (PS-Vooruit) et, d’autre part, il est
cosigné par des élus des listes MR+ et Les Engagés-CD&V, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van mevr. Nawal Ben Hamou behaalt de door de wet
voorgeschreven dubbele meerderheid.
De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de meerderheid van de
Page 38 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
verkozenen van de lijst waarop zij verkozen werd (PS-Vooruit) en anderzijds
mede-ondertekend door verkozenen van de lijsten MR+ en Les
Engagés-CD&V, zodat de voordracht gesteund wordt door ten minste de
meerderheid van de verkozenen voor de Gemeenteraad.
- La recevabilité des candidatures dans leur ensemble a été examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-
femmes) cfr. supra.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen in hun geheel werd beoordeeld in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen)
cfr. supra.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de Mme Nawal Ben Hamou est valablement présentée par écrit et que le scrutin
peut avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van mevr. Nawal
Ben Hamou geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag
overgegaan worden.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Le vote est public suite à la modification de l’article 100 de la nouvelle loi
communale, telle que modifiée dans l’ordonnance du 22/02/2024 et entrée en
vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d’une unité ou d’une
demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
Page 39 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute
meerderheid. Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal
geldige stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve
eenheid, al naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection de
Mme Ben Hamou.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le Bourgmestre.- Mme Nawal Ben Hamou obtient 33 suffrages.
Mevr. Nawal Ben Hamou behaalt 33 stemmen.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- J’invite Mme Nawal Ben Hamou à prêter le serment
déterminé par l’article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Page 40 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Ik verzoek mevr. Nawal Ben Hamou de volgende bij het artikel 80 van de
nieuwe gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
En conséquence, Mme Nawal Ben Hamou est proclamée sixième échevine. Elle
prête serment en français et est installée dans ses fonctions d’échevine.
Bijgevolg, wordt mevr. Nawal Ben Hamou uitgeroepen tot zesde Schepen. Zij
legt de eed af in het Frans en wordt aangesteld in haar schepenambt.
Mme Ben Hamou exerçant la fonction de secrétaire d’État du Gouvernement de
la Région de Bruxelles-Capitale, elle doit être considérée comme empêchée
pendant la période d’exercice de cette fonction, comme prescrit par l’article 18
de la nouvelle loi communale.
Aangezien mevr. Ben Hamou het ambt van Staatssecretaris uitoefent in de
Regering van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, dient zij als verhinderd
beschouwd te worden voor de periode waarin dat ambt wordt uitgeoefend, zoals
voorgeschreven door artikel 18 van de Nieuwe Gemeentewet.
Il sera procédé à l’élection d’un échevin remplaçant lors du Conseil communal
du 11/12/2024.
Er zal een verkiezing van een plaatsvervangende Schepen plaatsvinden tijdens
de Gemeenteraad van 11/12/2024.
Page 41 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
(Applaudissements.)
Mandat de septième échevin
Mandaat van zevende Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de septième échevin. Il s’agit de celle de M. Anas BEN ABDELMOUMEN, élu
de la liste PS-Vooruit.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van zevende
Schepen. Het is deze van dhr. Anas BEN ABDELMOUMEN, verkozene van de
lijst PS-Vooruit.
- L’acte de présentation indique expressément que M. Anas Ben Abdelmoumen
se porte candidat pour le mandat de 7ème échevin.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat dhr. Anas Ben Abdelmoumen
zich kandidaat stelt voor het mandaat van 7de Schepen.
- L’acte de présentation de M. Anas Ben Abdelmoumen recueille la double
majorité prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des
élus de la liste sur laquelle il a été élu (PS-Vooruit) et, d’autre part, il est
cosigné par des élus des listes MR+ et Les Engagés-CD&V, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus au Conseil communal.
Page 42 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
De akte van voordracht van dhr. Anas Ben Abdelmoumen behaalt de door de
wet voorgeschreven dubbele meerderheid.
De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de meerderheid van de
verkozenen van de lijst waarop hij verkozen werd (PS-Vooruit) en anderzijds
mede-ondertekend door verkozenen van de lijsten MR+ en Les
Engagés-CD&V, zodat de voordracht gesteund wordt door ten minste de
meerderheid van de verkozenen voor de Gemeenteraad.
- La recevabilité des candidatures dans leur ensemble a été examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-
femmes) cfr. supra.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen in hun geheel werd beoordeeld in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen)
cfr. supra.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de M. Anas Ben Abdelmoumen est valablement présentée par écrit et que le
scrutin peut avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van dhr. Anas Ben
Abdelmoumen geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag
overgegaan worden.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Le vote est public suite à la modification de l’article 100 de la nouvelle loi
communale, telle que modifiée dans l’ordonnance du 22/02/2024 et entrée en
Page 43 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d’une unité ou d’une
demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute
meerderheid. Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal
geldige stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve
eenheid, al naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection de
M. Ben Abdelmoumen.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le Bourgmestre.- M. Anas Ben Abdelmoumen obtient 33 suffrages.
Dhr. Anas Ben Abdelmoumen behaalt 33 stemmen.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- J’invite M. Anas Ben Abdelmoumen à prêter le serment
déterminé par l’article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
Page 44 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Ik verzoek dhr. Anas Ben Abdelmoumen de volgende bij het artikel 80 van de
nieuwe gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
En conséquence, M. Anas Ben Abdelmoumen est proclamé septième (?)
échevin. Il prête serment en français et est installé dans ses fonctions d’échevin.
Bijgevolg, wordt dhr. Anas Ben Abdelmoumen uitgeroepen tot zevende (?)
Schepen. Hij legt de eed af in het Frans en wordt aangesteld in zijn
schepenambt.
(Applaudissements.)
Mandat de huitième échevin
Mandaat van achtste Schepen
Recevabilité des candidatures écrites
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordrachten
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de huitième échevin. Il s’agit de celle de M. Frederik CEULEMANS, élu de la
liste MR+.
Page 45 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van achtste
Schepen. Het is deze van dhr. Frederik CEULEMANS, verkozene van de lijst
MR+.
- L’acte de présentation indique expressément que M. Frederik Ceulemans se
porte candidat pour le mandat de 8ème échevin.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat dhr. Frederik Ceulemans zich
kandidaat stelt voor het mandaat van 8ste Schepen.
- L’acte de présentation de M. Frederik Ceulemans recueille la double majorité
prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
la liste sur laquelle il a été élu (MR+) et d’autre part, il est cosigné par
des élus des listes PS-Vooruit et Les Engagés-CD&V, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van dhr. Frederik Ceulemans behaalt de door de wet
voorgeschreven dubbele meerderheid.
De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de meerderheid van de
verkozenen van de lijst waarop hij verkozen werd (MR+) en anderzijds mede-
ondertekend door verkozenen van de lijsten PS-Vooruit en Les
Engagés-CD&V, zodat de voordracht gesteund wordt door ten minste de
meerderheid van de verkozenen voor de Gemeenteraad.
- L’acte de présentation de M. Frederik Ceulemans est accompagné d’une
déclaration d’appartenance linguistique néerlandaise établie conformément à
l’article 34 du Nouveau code électoral communal bruxellois.
Page 46 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
De akte van voordracht van dhr. Frederik Ceulemans is vergezeld van een
verklaring van Nederlandse taalaanhorigheid opgesteld conform artikel 34 van
het Nieuw Brussels Gemeentelijk Kieswetboek.
- La recevabilité des candidatures dans leur ensemble a été examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale (proportion hommes-
femmes) cfr. supra.
De ontvankelijkheid van de kandidaturen in hun geheel werd beoordeeld in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet (verhouding mannen-vrouwen)
cfr. supra.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de M. Frederik Ceulemans est valablement présentée par écrit et que le scrutin
peut avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van dhr. Frederik Ceulemans
geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag overgegaan
worden.
Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Le vote est public suite à la modification de l’article 100 de la nouvelle loi
communale, telle que modifiée dans l’ordonnance du 22/02/2024 et entrée en
vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée d’une unité ou d’une
demi-unité, selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
impair.
Page 47 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute
meerderheid. Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal
geldige stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve
eenheid, al naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection de
M. Ceulemans.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le Bourgmestre.- M. Frederik Ceulemans obtient 33 suffrages.
Dhr. Frederik Ceulemans behaalt 33 stemmen.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- J’invite M. Frederik Ceulemans à prêter le serment
déterminé par l’article 80 de la nouvelle loi communale et ainsi formulé :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Ik verzoek dhr. Frederik Ceulemans de volgende bij het artikel 80 van de
nieuwe gemeentewet bepaalde eed af te leggen:
Page 48 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
En conséquence, M. Frederik Ceulemans est proclamé huitième échevin. Il
prête serment en néerlandais et est installé dans ses fonctions d’échevin.
Bijgevolg, wordt dhr. Frederik Ceulemans uitgeroepen tot achtste Schepen. Hij
legt de eed af in het Nederlands en wordt aangesteld in zijn schepenambt.
(Applaudissements.)
Élection et prestation de serment de la présidence et de la vice-présidence
du Conseil communal
Verkiezing en eedaflegging van het voorzitterschap en vicevoorzitterschap
van de Gemeenteraad
Communication sur le déroulement des opérations de vote
Mededeling i.v.m. het verloop van de stemverrichtingen
M. le Bourgmestre communique au Conseil la procédure de scrutin en ces
termes :
Dhr. Burgemeester geeft de Raad de volgende toelichting omtrent het verloop
van de stemming :
M. le Bourgmestre.- L’élection se fait en séance publique en un tour de scrutin.
Le vote est secret.
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De verkiezing geschiedt (?) in openbare zitting en in één stemronde. De
stemming is besloten.
Conformément à l’article 62 du règlement d’ordre intérieur, un bureau sera
constitué pour le scrutin et le dépouillement, composé de moi-même, qui en
serai le président, et des deux conseillers présents les moins âgés, à
savoir MM. Achraf HADDACH et Soulaimane EL MOKADEM, qui
rempliront les fonctions de scrutateurs.
Overeenkomstig artikel 62 van het huishoudelijk reglement zal een
stemopnemingsbureau samengesteld worden, bestaande uit ikzelf, die het
bureau zal voorzitten, en de 2 jongste aanwezige Raadsleden, nl. dhrn. Achraf
HADDACH en Soulaimane EL MOKADEM, die als stemopnemers fungeren.
Le bureau prendra place dans la salle Zinneke, qui est considérée comme faisant
partie intégrante de la salle du Conseil, et où le vote aura lieu dans des isoloirs
qui y sont installés à cet effet.
Het bureau zal plaats nemen in de zaal Zinneke, die beschouwd wordt als deel
uitmakend van de Raadzaal, waar de stemming zal plaats vinden in de daartoe
geplaatste stemhokjes.
Tous les membres du Conseil se rendront dans la salle Zinneke où ils recevront
un bulletin de vote de mes mains. M. HADDACH pointera les noms des
conseillers ayant reçu un bulletin. Les conseillers voteront dans les isoloirs, puis
viendront déposer leur bulletin dans l’urne. M. EL MOKADEM pointera le nom
des conseillers ayant voté.
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Alle Raadsleden begeven zich naar de zaal Zinneke waar ik hen eigenhandig
een stembiljet zal overhandigen. Dhr. HADDACH (?) zal op een lijst aanduiden
wie een stembiljet gekregen heeft. Daarna vullen de raadsleden hun stembiljet
in de stemhokjes in, en deponeren het vervolgens in de stembus.
Dhr. EL MOKADEM (?) zal aanduiden wie er gestemd heeft.
À l’issue du scrutin, l’urne sera fermée et le bureau procédera au dépouillement,
en présence des membres du Conseil et du secrétaire communal, qui actera le
résultat du vote. Les membres du Conseil communal peuvent suivre les
opérations de vote et de dépouillement dans la salle Zinneke.
Na de stemming wordt de stembus gesloten en zal het bureau overgaan tot het
tellen van de stemmen in aanwezigheid van de Raadsleden en van de
Stadssecretaris, die het resultaat van de stemming zal notuleren. Alle
raadsleden mogen de stemverrichtingen en het tellen van de stemmen volgen in
de zaal Zinneke.
Je proclamerai le résultat des votes.
Ik zal het resultaat van de stemmingen afkondigen.
Les bulletins de vote que vous recevrez porteront le nom du candidat. Un
crayon rouge sera disponible dans chaque isoloir.
De stembiljeten dat u zal ontvangen zullen de naamen van de kandidaten
vermelden. In elk stemhokje is een rood potlood aanwezig.
Si le candidat présenté reçoit votre appui, vous exprimez votre suffrage en
coloriant en rouge la case placée devant le nom du candidat.
Si le candidat présenté ne reçoit pas votre appui, vous exprimez votre suffrage
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en coloriant en rouge la case placée devant la mention « non ».
Als de voorgedragen kandidaat uw steun heeft, dan brengt u uw stem uit door
het vakje dat naast de naam van de kandidaat is aangebracht, rood te kleuren.
Als u tegen die voorgedragen kandidaat bent, dan brengt u uw stem uit door het
vakje dat naast "neen" is aangebracht, rood te kleuren.
Si vous ne souhaitez vous (?) exprimer ni en faveur ni en défaveur du candidat
présenté, vous pouvez vous abstenir en laissant le bulletin blanc.
Als de voorgedragen kandidaat noch uw voorkeur noch uw afkeur geniet, dan
kan u zich onthouden door het stembiljet blanco te laten.
Si vous coloriez plus d’une case, ou si une quelconque mention apparaît sur le
bulletin, ou si le vote n’est pas exprimé au moyen du crayon rouge, votre
bulletin sera nul.
Celui qui s’est trompé, doit le signaler au président AVANT de déposer son
bulletin dans l’urne. Le président pourra alors distribuer un nouveau bulletin
contre la remise de l’ancien qui sera détruit.
Stembiljetten waarop meer dan één vakje gekleurd is, of waarop een of andere
vermelding voorkomt, of die niet met het rode potlood werden ingevuld, zijn
ongeldig.
Wie zich vergist heeft, dient dit aan de Voorzitter te melden ALVORENS het
biljet in de urne te deponeren. De Voorzitter kan dan een nieuw stembiljet
overhandigen tegen afgifte van het oude dat dan zal vernietigd worden.
Le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu, le candidat doit recueillir la
moitié des votes valables (les abstentions, votes blancs ou nuls étant donc
exclus) augmentée d’une unité ou d’une demi-unité (?), selon que les votes
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valables sont, respectivement, en nombre pair ou impair.
Deze stemming heeft plaats met absolute meerderheid. Om verkozen te zijn
dient een kandidaat de helft geldige stemmen te behalen (met uitsluiting dus van
onthoudingen, blanco of ongeldige stemmen) te vermeerderen met één eenheid
of een halve eenheid (?), naargelang de geldige stemmen respectievelijk in paar
of onpaar aantal zijn.
Présidence du Conseil communal
Voorzitting van de Gemeenteraad
M. le Bourgmestre.- L’article 8bis de la nouvelle loi communale stipule que le
Conseil communal peut élire en son sein et pour la durée
de la législature, soit au moment de l’installation, soit à toute autre séance du
Conseil communal, son Président ainsi qu’un suppléant à celui-ci.
Un point pour l’élection d’un Président et de son suppléant a été inscrit à
l’ordre du jour de la séance d’installation.
Les membres du Conseil ont reçu, avec l’invitation et l’ordre du jour pour la
séance d’installation, un courrier résumant la procédure pour la présentation et
l’élection des échevins et de la présidence du Conseil communal.
Artikel 8bis van de nieuwe gemeentewet bepaalt dat de Gemeenteraad onder
zijn leden en voor de duur van de zittingsperiode zijn Voorzitter en diens
plaatsvervanger kan kiezen, hetzij op de installatievergadering, hetzij op
gelijk welke andere zitting van de Gemeenteraad.
Een agendapunt voor de verkiezing van een Voorzitter en plaatsvervangend
Voorzitter werd ingeschreven op de agenda van de installatievergadering. De
leden van de Raad hebben bij de uitnodiging en agenda voor de
installatievergadering een brief ontvangen met een samenvatting van de
procedure voor de voordracht en verkiezing van de Schepenen en het
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voorzitterschap (?) van de Raad.
Le 11/09/2017, le Conseil communal de la Ville de Bruxelles a élu pour la
première fois un Président. La nouvelle majorité qui s’est formée après les
élections du 13/10/2024 souhaite poursuivre cette expérience et procéder à
l’élection d’un Président et d’un suppléant à celui-ci dès la séance d’installation.
Un acte de présentation a donc été introduit pour chacune de ces fonctions.
Op 11/09/2017 verkoos de Gemeenteraad van de Stad Brussel voor het eerst een
Voorzitter. De nieuwe meerderheid die zich gevormd heeft na de verkiezingen
van 13/10/2024 wenst deze ervaring verder te zetten en dus reeds van bij
de installatievergadering een Voorzitter en een plaatsvervangend Voorzitter te
verkiezen. Er werd dus een voordracht akte ingediend voor elk van deze
functies.
L’élection du Président et du suppléant se fait en séance publique et (?) en un
tour de scrutin. Le scrutin est secret.
De verkiezing van de Voorzitter en van de plaatsvervanger geschiedt in
openbare zitting en in één stemronde. De stemming is besloten.
Recevabilité de la candidature écrite comme Président du Conseil communal
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordracht als Voorzitter van de
Gemeenteraad
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de Président. Il s’agit de celle de M. Alain COURTOIS, élu de la liste MR+.
Page 54 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van Voorzitter.
Het is deze van dhr. Alain COURTOIS, verkozene van de lijst MR+.
- L’acte de présentation indique expressément que M. Alain Courtois se porte
candidat pour le mandat de Président du Conseil communal.
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat dhr. Alain Courtois zich
kandidaat stelt voor het mandaat van Voorzitter van de Gemeenteraad.
- L’acte de présentation de M. Alain Courtois recueille la double majorité
prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
la liste sur laquelle il a été élu (?) (MR+) et, d’autre part, il est cosigné par
des élus des listes PS-Vooruit et Les Engagés-CD&V, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van dhr Alain Courtois (?) behaalt de door de wet
voorgeschreven dubbele meerderheid. De akte werd enerzijds
ondertekend door ten minste de meerderheid van de verkozenen van de lijst
waarop hij (?) verkozen werd (MR+) en anderzijds mede-ondertekend door
verkozenen van de lijsten PS-Vooruit en Les Engagés-CD&V, zodat de
voordracht gesteund wordt door ten minste de meerderheid van de verkozenen
voor de Gemeenteraad.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de M. Alain Courtois est valablement présentée par écrit et que le scrutin peut
avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van dhr. Alain Courtois
geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag overgegaan
worden.
Page 55 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Comme pour les échevins, le scrutin a lieu à la majorité absolue. Pour être élu,
le candidat doit recueillir la moitié des votes valables (les abstentions, votes
blancs ou nuls étant donc exclus) augmentée d’une unité ou d’une demi-
unité (?), selon que les votes valables sont, respectivement, en nombre pair ou
impair.
Zoals bij de Schepenen, heeft deze stemming plaats met absolute meerderheid.
Om verkozen te zijn dient een kandidaat de helft geldige stemmen te behalen
(met uitsluiting dus van onthoudingen, blanco of ongeldige stemmen) te
vermeerderen met één eenheid of een halve eenheid (?),
naargelang de geldige stemmen respectievelijk in paar of onpaar aantal zijn.
Recevabilité de la candidature écrite comme suppléant à la Présidence du
Conseil communal
Ontvankelijkheid van de schriftelijke voordracht als plaatsvervangend
Voorzitter van de Gemeenteraad
M. le Bourgmestre.- Une candidature a été introduite par écrit pour le mandat
de Président suppléant. Il s’agit de celle de M. Mohamed OURIAGHLI, élu de
la liste PS-Vooruit.
Eén schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het mandaat van
plaatsvervangend Voorzitter. Het is deze van dhr. Mohamed OURIAGHLI,
verkozene van de lijst PS-Vooruit.
- L’acte de présentation indique expressément que M. Mohamed Ouriaghli se
porte candidat pour le mandat de suppléant au Président du Conseil communal.
Page 56 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk dat dhr. Mohamed Ouriaghli zich
kandidaat stelt voor het mandaat van plaatsvervangend Voorzitter van de
Gemeenteraad.
- L’acte de présentation de M. Mohamed Ouriaghli recueille la double majorité
prescrite par la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de
la liste sur laquelle il a été élu (PS-Vooruit) et d’autre part, il est
cosigné par des élus des listes MR+ et Les Engagés-CD&V, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus au Conseil communal.
De akte van voordracht van dhr Mohamed Ouriaghli behaalt de door de wet
voorgeschreven dubbele meerderheid. De akte werd enerzijds
ondertekend door ten minste de meerderheid van de verkozenen van de lijst
waarop hij verkozen werd (PS-Vooruit) en anderzijds mede-ondertekend door
verkozenen van de lijsten PS-Vooruit en Les Engagés-CD&V, zodat de
voordracht gesteund wordt door ten minste de meerderheid van de verkozenen
voor de Gemeenteraad.
M. le Bourgmestre.- Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature
de M. Mohamed Ouriaghli est valablement présentée par écrit et que le scrutin
peut avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van dhr. Mohamed
Ouriaghli geldig schriftelijk werd ingediend en dat er tot de stemming mag
overgegaan worden.
Page 57 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Vote(s)
M. le Bourgmestre.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’élection
M. Courtois comme Président et M. Ouriaghli comme Président suppléant.
(Il est procédé aux opérations de vote secret et de dépouillement.)
M. le Bourgmestre.- M. Alain Courtois obtient 31 suffrages et M. Mohamed
Ouriaghli obtient 34 suffrages.
Dhr. Alain Courtois behaalt 31 stemmen en dhr. Mohamed Ouriaghli behaalt 34
stemmen.
En conséquence, M. Alain Courtois est élu en qualité de Président du Conseil
communal, et M. Mohamed Ouriaghli comme son suppléant pour la durée de la
législature.
Bijgevolg wordt dhr. Alain Courtois verkozen tot Voorzitter van de
Gemeenteraad, en dhr. Mohamed Ouriaghli als zijn plaatsvervanger, voor de
duur van de ambtstermijn.
Prestation de serment
Eedaflegging
M. le Bourgmestre.- J’invite MM. Courtois et Ouriaghli à prêter le serment
constitutionnel.
Page 58 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Ik nodig dhrn. Courtois en Ouriaghli uit de grondwettelijke eed af te leggen.
M. Alain Courtois prête le serment suivant :
« Je jure fidélité au Roi, obeisance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Dhr. Alain Courtois legt de volgende eed af :
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
(Applaudissements.)
M. Mohamed Ouriaghli prête le serment suivant :
« Je jure fidélité au Roi, obeisance à la Constitution et aux lois du peuple
belge. »
Dhr. Mohamed Ouriaghli legt de volgende eed af :
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
(Applaudissements.)
Page 59 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
M. le Bourgmestre.- MM. Courtois et Ouriaghli sont installés dans leurs
fonctions respectives de Président et suppléant à la présidence du Conseil
communal.
Dhrn. Courtois en Ouriaghli zijn in hun functies respectievelijk als Voorzitter en
plaatsvervangend voorzitter aangesteld voor het voorzitterschap van de
Gemeenteraad.
M. le Bourgmestre cède la présidence de la séance à M. Courtois, Président élu
du Conseil communal.
Dhr. Burgemeester draagt het voorzitterschap van de zitting over aan
dhr. Courtois, verkozen Voorzitter van de Raad.
M. le Président.- Beste collega’s, waarde collega’s. Ik wou u eerst en vooral
bedanken. Certainement, au nom de mon collègue – et néanmoins ami –
M. Ouriaghli, nous vous remercions pour votre confiance.
Nous reviendrons sur la façon de travailler lors du prochain Conseil, qui aura
lieu les 11 et 16 décembre prochains.
En tout cas, pour ma part, je dirai seulement un mot : le mot « respect ».
Je pense que iedereen heeft recht op respect ; le respect est très important dans
une assemblée.
Que chacun puisse s’exprimer, que chacun puisse donner son point de vue dans
le respect des autres et le respect des autres points de vue.
Page 60 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
On n’en dira pas plus, on fera autre chose la prochaine fois.
M. Hellings.- Monsieur le Président, à propos de respect, puisqu’il s’agit de
l’installation du Collège, au nom du groupe Ecolo-Groen, je voudrais féliciter
l’entièreté des membres du Collège pour leur prestation de serment.
(Applaudissements.)
M. le Président.- Merci, monsieur Hellings, pour cette marque de respect,
effectivement.
Communications
Mededelingen
Communication relative aux chefs de groupe
Mededeling betreffende de fractieleiders
M. le Président.- J’invite les différentes listes représentées au Conseil
communal à communiquer le nom de leur chef de groupe au secrétariat des
assemblées pour la prochaine séance du 11 décembre.
Ik vraag aan alle lijsten vertegenwoordigd in de Gemeenteraad om de naam van
hun fractieleider bekend te maken aan het Secretariaat van de Vergaderingen
voor de volgende zitting die plaats heeft op 11 december.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Page 61 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Communication relative à l’élection du Conseil de Police
Mededeling betreffende de verkiezing van de Politieraad
M. le Président.- Je rappelle aux conseillers les dispositions légales lors de
l’élection du Conseil de Police.
Ik herinner de Raadsleden aan de wetsbepalingen i.v.m. de verkiezing van de
Politieraad.
Le mercredi 11/12/2024 à 17h, le Conseil communal procédera à l’élection des
16 membres bruxellois du Conseil de Police. Il n’y a que 16 candidatures sur les
17 membres à élire.
Op woensdag 11/12/2024 te 17 uur zal de Gemeenteraad de 16 Brusselse leden
van de Politieraad verkiezen. Alleen maar 16 kandidaturen op 17 te
verkiezen (?) leden zijn in ontvangst genomen.
Le 16/12/2024, il sera procédé à l’élection du membre manquant.
Op 16/12/2024 zal de Gemeenteraad het ontbrekende lid verkiezen.
Conformément à l’article 16 de la loi du 07/12/1998 organisant un service de
police intégré, structuré à deux niveaux (LPI), les candidats membres effectifs et
les candidats suppléants sont présentés par écrit par un ou plusieurs élus du
Conseil communal ; les candidats acceptent par écrit, par une déclaration signée
sur l’acte de présentation. Chaque membre effectif peut avoir un ou deux
suppléants.
Overeenkomstig artikel 16 van de wet van 07/12/1998 tot organisatie van een
geïntegreerde politiedienst, gestructureerd op 2 niveaus (WGP) worden de
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kandidaat-werkende leden en de kandidaat-opvolgers schriftelijk
voorgedragen door één of meer verkozenen voor de Gemeenteraad; de
kandidaten stemmen in door een ondertekende verklaring op de akte van
voordracht. Elk werkend lid kan één of twee opvolgers hebben.
La réception des candidatures a eu lieu le mercredi 27/11/2024 de 16h à 18h au
cabinet de M. le Bourgmestre, en présence d’un élu de chaque groupe qui a
présenté un candidat.
De kandidaturen werden in ontvangst genomen op woensdag 27/11/2024 van
16u tot en met 18u in het Kabinet van de Burgemeester, in aanwezigheid van
een verkozene van elke politieke fractie die een kandidatenlijst heeft
ingediend.
La liste des candidats est consultable au service « Assemblées-Gouvernance » et
sera jointe à la convocation pour la séance du 11/12/2024.
De kandidatenlijst kan geraadpleegd worden op de dienst Vergaderingen-
Bestuur en zal gevoegd worden bij de agenda voor de zitting van 11/12/2024.
L’élection aura lieu en séance publique et se fera au scrutin secret et en un seul
tour. Chaque Conseiller recevra huit bulletins de vote. Sur chaque bulletin, il
vote pour un membre effectif. Sont élus en tant que membres effectifs les
candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de voix. En cas de parité de voix,
la préférence est accordée dans l’ordre indiqué à l’article 17 de la LPI.
De verkiezing heeft plaats in openbare zitting en geschiedt bij geheime
stemming in één enkele stemronde. Elk raadslid zal acht stembiljetten
ontvangen. Op elk stembiljet brengt hij een stem uit voor een werkend lid. De
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kandidaten die de meeste stemmen hebben bekomen, zijn verkozen tot
werkende leden. Bij staking van stemmen is de voorrangsregeling vastgesteld
in artikel 17 van de WGP van toepassing.
Les candidats proposés à titre de suppléants d’un membre effectif élu sont de
plein droit suppléants de ce membre dans l’ordre mentionné dans l’acte de
présentation.
De kandidaten die als opvolgers van een verkozen werkend lid werden
voorgedragen, zijn van rechtswege de opvolgers van het voornoemde lid, in de
volgorde vermeld op de akte van voordracht.
Les dispositions relatives à cette élection ont été transmises le 18/11/2024 à tous
les élus au Conseil communal par le biais d’une note.
De bepalingen die deze verkiezing regelen werden op 18/11/2024 aan alle
verkozenen overgemaakt via een nota.
Pris acte.
Akte genomen.
Communication relative à l’élection du Conseil de l’Action
sociale
Mededeling betreffende de verkiezing van de Raad voor
Maatschappelijk Welzijn
M. le Président.- Je rappelle aux membres du Conseil les dispositions légales
relatives à l’élection du Conseil de l’Action sociale.
Page 64 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Ik herinner de Raadsleden aan de wetsbepalingen i.v.m. de verkiezing van de
Raad voor Maatschappelijk Welzijn.
Le lundi 16/12/2024, le Conseil communal procédera à l’élection des
15 membres du Conseil de l’Action sociale de Bruxelles.
Op maandag 16/12/2024 zal de Gemeenteraad de 15 leden van de Raad voor
Maatschappelijk Welzijn van Brussel verkiezen.
Conformément à l’article 11, § 1er de ladite loi, les candidats membres effectifs
et les candidats suppléants sont présentés par écrit par un ou plusieurs
Conseillers communaux ; les candidats acceptent par écrit, par une déclaration
signée sur l’acte de présentation. Chaque membre effectif a deux ou plusieurs
suppléants.
Overeenkomstig artikel 11§1 van deze wet worden de kandidaat-werkende
leden en de kandidaat-opvolgers schriftelijk voorgedragen door één of meer
gemeenteraadsleden; de kandidaten stemmen in door een ondertekende
verklaring op de akte van voordracht. Elk werkend lid heeft twee of meerdere
opvolgers.
La réception des candidatures aura lieu ce vendredi 06/12/2024, entre 16h et
19h, au cabinet de M. le Bourgmestre. Chaque groupe qui souhaite présenter
une liste de candidats est prié de déléguer un conseiller communal qui
assistera à ce dépôt de candidatures à 16 heures.
Het in ontvangst nemen van de kandidaturen gebeurt nu vrijdag 06/12/2024,
tussen 16 uur en 19 uur, op het Kabinet van de Burgemeester. Elke politieke
fractie die een kandidatenlijst indient, wordt verzocht om een Gemeenteraadslid
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af te vaardigen om de neerlegging van de akten van voordracht bij te wonen om
16 uur.
Les présentations écrites sont faites en double exemplaire. Un exemplaire, signé
par le Bourgmestre ou celui qui le remplace et le secrétaire de la Ville, sera
restitué à la personne qui l’a introduit à titre d’accusé de réception.
De schriftelijke akten van voordracht worden opgesteld in twee exemplaren.
Eén exemplaar, ondertekend door de Burgemeester of degene die hem vervangt
en de Stadssecretaris, wordt teruggegeven aan de indiener als bewijs van
ontvangst.
La mention d’appartenance linguistique pour un ou plusieurs candidats est
facultative. Le cas échéant, elle doit être accompagnée de la déclaration visée à
l’article 23bis du Code électoral communal bruxellois.
De vermelding van taalaanhorigheid voor een of meerdere kandidaten is
facultatief. In voorkomend geval dient de taalaanhorigheidsverklaring zoals
bedoeld in artikel 23bis van het Brussels gemeentelijk Kieswetboek worden
bijgevoegd.
La liste des candidats est consultable au service « Assemblées-Gouvernance » et
sera jointe à la convocation pour la séance du 11/12/2024 (?).
De kandidatenlijst kan geraadpleegd worden op de dienst Vergaderingen-
Bestuur en zal gevoegd worden bij de agenda voor de zitting van 11/12/2024.
L’élection aura lieu en séance publique et se fait au scrutin secret et en un seul
tour. Chaque conseiller recevrahuit bulletins de vote. Sur chaque bulletin, il vote
pour un membre effectif. Sont élus en tant que membres effectifs les
Page 66 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de voix.
En cas de parité de voix, la préférence est accordée dans l’ordre indiqué à
l’article 15 de la loi organique.
De verkiezing heeft plaats in openbare zitting en geschiedt bij geheime
stemming in één enkele stemronde. Elk raadslid zal acht stembiljetten
ontvangen. Op elk stembiljet brengt hij een stem uit voor een werkend lid. De
kandidaten die de meeste stemmen hebben bekomen zijn verkozen tot werkende
leden.
Bij staking van stemmen is de voorrangsregeling vastgesteld in artikel 15 van de
organieke wet van toepassing.
À titre d’information, je signale que le chiffre d’éligibilité est 25.
Ter informatie deel ik mee dat het verkiesbaarheidscijfer 25 is.
Les candidats proposés à titre de suppléants d’un membre effectif élu sont de
plein droit suppléants de ce membre, dans l’ordre mentionné dans l’acte de
présentation.
De kandidaten die als opvolgers van een verkozen werkend lid werden
voorgedragen zijn van rechtswege de opvolgers van het voornoemde lid, in de
volgorde zoals vermeld op de akte van voordracht.
Les dispositions relatives à cette élection ont été transmises le 18/11/2024 à tous
les élus au Conseil communal par le biais d’une note.
De bepalingen die deze verkiezing regelen werden op 18/11/2024 aan alle
verkozenen overgemaakt via een nota.
Page 67 sur 67 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 01/12/2024
Pris acte.
Akte genomen.
Prochaine séance
Volgende zitting
Mercredi 11 décembre 2024
Woensdag 11 december 2024
- à 17h, en séance publique : élection du Conseil de Police et remplacement de
l’échevine empêchée.
- te 17u, in openbare zitting : verkiezing van de Politieraad en van de
plaatsvervanger van de verhinderde Schepen.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 16h05.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 16u05.
📄 2024-11-18 scrape
City Council Meeting — 2024-11-18
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 18 novembre 2024
Openbare vergadering van maandag 18 november 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h10 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u10 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Excusées – Verontschuldigden : Mevr. Debaets, Mmes Mutyebele et Abid,
MM. Wauters, Maimouni, Dhondt et Diallo.
Mme la présidente.- Conformément à l'article 89, alinéa 2, de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 04/11/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
04/11/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 55 à 59, 67 à 69 et 72
repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 14/11/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Page 2 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 18/11/2024
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 55 tot 59,
67 tot 69 en 72, vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 14/11/2024.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 54, 60 à
66, 70, 71, 73 à 78 et 82 à 117 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
14/11/2024.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 54, 60 tot 66, 70, 71, 73 tot 78 en 82 tot 117 vermeld in het bijvoegsel
bij de agenda dd. 14/11/2024.- Stemming over de dringendheid.
L'urgence est admise à l'unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications - Mededelingen
Communication de décisions prises par l'autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
Mme la présidente.- J’informe les membres du Conseil de l'arrêté ministériel
du 04/11/2024 portant suspension de la décision n° 063 du Conseil communal
du 09/09/2024 relative à la porte de Ninove - Logements. Marché public de
services ayant pour objet « Mission d'auteur de projet pour le développement du
site Stade Vander Putten en vue de la construction de nouveaux équipements
d'intérêt collectif à caractère sportif, de la restructuration et de l'optimalisation
des locaux existants, la construction de 120 logements publics (sociaux et
moyens), les fonctions accessoires et les aménagements des abords » situé
boulevard de l'Abattoir 50-51 à 1000 Bruxelles. Approbation des
conditions et du mode de passation. (Dossier du Département Régie foncière &
Affaires économiques).
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Ik stel de Raadsleden in kennis van het ministerieel besluit van 04/11/2024 tot
schorsing van de beslissing nr. 063 van de Gemeenteraad van 09/09/2024
betreffende Ninoofsepoort - Woningen. Overheidsopdracht voor diensten met
als voorwerp "Project management opdracht voor de ontwikkeling van de site
van het Vander Puttenstadion, met het oog op de bouw van nieuwe
sportfaciliteiten, herstructurering en optimalisatie van bestaande gebouwen, de
bouw van 120 openbare woningen (sociaal en middenklasse), nevenfuncties en
landschapsarchitectuur", gelegen Slachthuislaan 50-51 te 1000 Brussel.
Goedkeuring van de voorwaarden en van de wijze van aanbesteding. (Dossier
van het Departement Vastgoedregie & Economische zaken).
Pris acte
Akte genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
- Les Amis des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles asbl, au 31/12/2023, "Les
Amis des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles" vzw, op 31/12/2023 ;
- Animacy asbl, au 31/12/2023, Animacy vzw, op 31/12/2023 ;
- Le Foyer Laekenois scrl, au 31/12/2023, De Lakense Haard cvba, op
31/12/2023 ;
- Laeken Découverte asbl, au 31/12/2023, Laken Onthuld vzw, op 31/12/2023 ;
- Les Cuisines Bruxelloises, association de droit public, au 31/12/2023, De
Brusselse Keukens, publiekrechtelijke vereniging, op 31/12/2023 ;
- "Futsall Brussels" asbl, au 31/12/2023, Futsall Brussels vzw , op 31/12/2023 ;
- Pro Velo asbl, au 31/12/2023, Pro Velo vzw, op 31/12/2023 ;
Page 4 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 18/11/2024
- Beer Project sa, au 31/12/2023, Beer Project nv, op 31/12/2023 ;
- Peymey Diffusion asbl, au 31/12/2023, Peymey Diffusion vzw, op
31/12/2023 ;
- Brussels International Trade Mart Ltd. and Co srl, au 31/12/2023, Brussels
International Trade Mart Ltd. and Co bv, op 31/12/2023 ;
- Bucs Bears Promotion asbl, au 31/12/2023, Bucs Bears Promotion vzw, op
31/12/2023 ;
- Brussels Art Square asbl, au 31/12/2023, Brussels Art Square vzw, op
31/12/2023 ;
- Convivence asbl, au 31/12/2023, Samenleven vzw, op 31/12/2023 ;
- Born 2 be cheap asbl, au 31/12/2023, Born 2 be cheap vzw, op 31/12/2023 ;
- Anneessens 25 asbl, au 31/12/2023 ; Anneessens 25 vzw, op 31/12/2023 ;
- Picol, Partenariat, Intégration, Cohabitation à Laeken asbl, au 31/12/2023,
"Picol, Partenariat, Intégration, Cohabitation à Laeken" vzw, op 31/12/2023 ;
- L'architecture qui dégenre asbl, au 31/12/2023, "L'architecture qui dégenre"
vzw, op 31/12/2023 ;
- MIMA Museum asbl, au 31/12/2023, MIMA Museum vzw, op 31/12/2023 ;
- Ferme du Parc Maximilien asbl, au 31/12/2023, Boerderij van het
Maximiliaanpark vzw, op 31/12/2023 ;
- WORLD PADEL TOURNAMENTS BELGIUM en abrégé WPTB asbl, au
31/12/2023, WORLD PADEL TOURNAMENTS BELGIUM in afgekort
WPTB vzw, op 31/12/2023 ;
- Brussels By Night Federation asbl, au 31/12/2023, Brussels By Night
Federation vzw, op 31/12/2023 ;
- Fifty Fifty Session asbl, au 31/12/2023, Fifty Fifty Session vzw, op
31/12/2023 ;
- Nova asbl, au 31/12/2023, Nova vzw, op 31/12/2023 ;
- Bruxsart asbl, au 31/12/2023, Bruxsart vzw, op 31/12/2023 ;
- Tournevie asbl, au 31/12/2023, "Tournevie" vzw, op 31/12/2023 ;
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- Public asbl, au 31/12/2023, "Public" vzw, op 31/12/2023 ;
- Les Merolutionnaires Bruxelloises asbl, au 31/12/2023, "Les Merolutionnaires
Bruxelloises" vzw, op 31/12/2023 ;
- Maison(s) de Quartier - Centre d'animation sociale de quartier, association de
droit public, au 31/12/2023, Buurthuis(zen) - Centrum voor maatschappelijke
buurtanimatie, publiekrechtelijke vereniging, op 31/12/2023 ;
- Coordination sociale Heembeek-Mutsaard asbl, au 31/12/2023, "Coordination
sociale Heembeek-Mutsaard" vzw, op 31/12/2023 ;
- Girleek asbl, au 31/12/2022 et au 31/12/2023, Girleek vzw, op 31/12/2022 en
op 31/12/2023 ;
- Palais de Charles-Quint asbl, au 31/12/2023, Paleis van Keizer Karel vzw, op
31/12/2023 ;
- Ferrer Formations asbl, au 31/12/2022 et au 31/12/2023 ; "Ferrer Formations"
vzw, op 31/12/2022 et au 31/12/2023 ;
- Commune libre du Sablon asbl, au 31/12/2023 ; "Commune libre du Sablon"
vzw, op 31/12/2023.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales - Mondelinge vragen
Mme la présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
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Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 3 – Punt 3
M. Waucquez.- Monsieur le Bourgmestre, comme à l’accoutumée, vous
appliquez un douzième provisionnel, le temps que le ou la futur(e) président(e)
établissent le budget, un élément tout à fait normal pour permettre au CPAS de
continuer d'assurer sa mission. Étant donné la situation financière de nos
institutions et la situation macroéconomique, je me permets d'insister sur
plusieurs points.
Le premier est que le budget 2025 devra être établi rapidement afin d'assurer
pleinement notre mission. Les actifs immobiliers et de placement doivent être
optimisés afin d'en avoir le plus de fruits possible en bonne saison - être fourmi
plutôt que cigale, pour paraphraser une célèbre fable de Jean de La Fontaine -,
et cela, pour assurer la continuité de cette institution si nécessaire.
J'ai toute confiance en vous, Monsieur le Bourgmestre, ainsi que dans la
nouvelle équipe et le ou la futur(e) président(e) qui établiront les budgets en
tenant compte de ces recommandations. Je vous remercie, Monsieur le
Bourgmestre.
M. le bourgmestre.- Il n'y a pas de question, mais je prends acte de la
déclaration du conseiller.
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Point 4 – Punt 4
Mme El Bakri.- C'est surtout une question de clarification, surtout parce que je
n'ai pas retrouvé la décision de septembre 2024. Elle n'est pas dans les annexes.
Si j'ai bien compris, il s'agit d'un droit de superficie de la Régie en faveur du
Logement bruxellois qui nous est retiré. Mais ce n'est pas très clair, parce qu'il y
a quand même un certain nombre de mètres carrés qui restent en faveur de la
Ville. Ma question est de savoir ce que, au final, on perd ou on gagne. Quelles
conséquences cela aura-t-il sur le projet en tant que tel ?
M. Coomans de Brachène.- Ma question est relativement similaire. Je n’y vois
pas très clair par rapport à la décision précédente. Il est question d’incorporer
une certaine surface à l’espace public. Où en sommes-nous ? Est-ce que le
projet est toujours en cours ? Est-ce qu’il est toujours prévu de le réaliser ?
Sinon, pour quelles raisons retire-t-on cette décision ?
Je me souviens d’avoir fait une vidéo - je crois que c’était en 2006 - sur le
projet. On parlait d’une rénovation et c’était urgent. On attend toujours, dans le
cadre de ce projet Verdure-Potiers, une partie de la rénovation plus qu’urgente
du bâtiment. Je crois qu’il est temps d’offrir un autre cadre de vie aux habitants
dans ce quartier. Ils attendent. Ce n’est même plus de l’attente, c’est de
l’impatience, et elle est légitime.
M. le bourgmestre.- Cela reste le même projet, mais il y a un problème
d’alignement dans le projet initial. On doit dès lors retirer cette décision et
repasser devant notaire pour la conclusion du droit de superficie. C’est
exactement le même projet. Il y a juste un problème d’alignement. C’est un
problème technique, mais le projet reste le même.
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Mme El Bakri.- Pouvez-vous rappeler les détails du projet ? S’il y a une
question portée devant la justice, l’agenda sera différé. Est-ce qu’on en sait plus
sur le nouvel agenda ?
M. le bourgmestre.- Je pense que le permis n’est pas encore octroyé. On est en
train de régler les questions notariales de cadastre, puisqu’on doit céder ce droit
de superficie. Dans le même temps, on progresse sur les autres faits techniques,
c’est-à-dire le permis d’urbanisme et les marchés publics pour la construction.
Je ne pense pas que cela retardera énormément le projet. Tout avance bien,
puisque la décision date du 9 septembre. Ce n’est pas comme si on devait tout
recommencer à zéro. C’est seulement une question d’alignement.
M. Coomans de Brachène.- Je suis un peu surpris. J’essaie de comprendre. J’ai
entendu la réponse du bourgmestre. Cela aurait été bien d’avoir une vue plus
claire, parce que le projet a tellement changé au fil des années. On a
malheureusement procédé à des rénovations par tiroirs, donc très partielles.
Aujourd’hui, il est difficile de comprendre où nous en sommes exactement et
comment il sera possible de réincorporer un maximum de ces espaces du côté
de la voirie pour en faire des espaces publics de qualité. Ce n’est pas tout à fait
clair et, sur le terrain, ce n’est pas évident.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Mme la présidente.- M. Dhondt est excusé, mais M. l’échevin Hellings est en
mesure de répondre aux questions.
Point 67 – Punt 67
De heer Ceulemans.- Een korte vraag. Iedereen kent natuurlijk het frietkot aan
de Kapellekerk en ik ben ook heel blij dat de toekomst daarvan verzekerd is.
Toch twee vragen. Een; past het frietkot binnen de uitrol van de nieuwe
Brusselse frietkoten en wordt dat dus voorzien van een spiegelende bekleding?
Ik ga ervan uit van wel, maar gewoon ter bevestiging. En een tweede vraag,
gezien het toch gaat om een aanzienlijke plaatsing of storting van een fundering:
wordt het toch een soort paviljoen van vaste aard op het plein? Wie vandaag het
frietkot bekijkt, ziet dat dat toch wel echt op het smalste stuk van heel dat plein
staat en misschien circulatiegewijs niet de ideaalste plek is om zo een volume te
plaatsen. Dus mijn vraag is: werd er onderzocht of er misschien een andere plek
op het plein beter dienst doet om zo een frietkot te huizen of komt het effectief
terug op exact dezelfde plek? Dat wil zeggen dat er eigenlijk een kleine afstand
is tussen de weg en het frietkot zelf. Er staan dan nog eens extra plaatsen tussen
voor parking van fietsen en andere, plus ook - als ik mij niet vergis - een
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dropzone van steps. Dus mijn vraag is: werd er even gekeken naar de circulatie
op het plein en werden er misschien andere opties voorgesteld om een dergelijk
frietkot te plaatsen? Dankuwel.
De heer Hellings, schepen.- Dank u, meneer Ceulemans, voor uw vragen. Ik zal
antwoorden voor Meneer Dhondt, het is niet mijn dossier. Het is hetzelfde
model dan aan de Antwerpsepoort, met de spiegels enzovoort, dus het is exact
hetzelfde model. Hetzelfde model als besteld werd door het vorige College. En
voor uw tweede vraag: dienst Sociale Zaken van meneer Ergen heeft een
grondige analyse gedaan voor de plaats van het frietkot, maar Mobiliteit was er
niet bij betrokken. Dienst Handel heeft echter ook een grondige analyse gedaan
en ze hebben niets veranderd voor de plaats van het frietkot.
De heer Ceulemans.- Dat is duidelijk. Die analyse zou ik wel graag eens zien,
misschien dat ik dat wel eens van naderbij wil bekijken. Het valt me dan wel op
dat het terug op diezelfde plek zal komen, wat het, denk ik, een beetje onhandig
maakt. Maar goed, iedereen is wel blij dat het terugkomt. Dankuwel voor het
antwoord.
M. Coomans de Brachène.- Je connais bien le dossier et le modèle de fritkot,
puisque nous en avions décidé à la suite d’un concours d’architecture sous la
législature précédente. Ce qui me surprend, dans ce point, c’est le coût. On parle
d’un socle pour un fritkot. Un fritkot, c’est 3 mètres sur 8, à peu près, soit 24
m². Or on parle de 86.000 €. Un socle ne fait pas 2 mètres de haut, mais 30, 50,
voire 70 cm, à ma connaissance. Je m’étonne donc d’un coût de 86.000 € pour à
peu près 24 m², voire moins.
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C’est quand même assez surprenant. Est-ce qu’il n’y avait pas moyen de trouver
un peu moins cher ? J’ai fait construire ma maison l’an dernier. J’ai mis du
béton (pas beaucoup, parce que c’est une ossature bois, mais il y en a quand
même un peu). Heureusement que je n’ai pas payé mon béton aussi cher, parce
que sinon, je serais ruiné ! Franchement, je ne comprends pas. Vous en êtes à
plus de 3.500 €/m² de béton. Je trouve cela assez fou et je suis effaré. Cela
m’inquiète un peu et je voudrais y voir plus clair.
Peut-être y a-t-il une quantité plus importante de béton, que le socle est coulé
sur trois mètres de profondeur ou qu’il y a un travail particulier à faire, mais
j’aimerais bien y voir plus clair. Est-ce que vous avez des explications
complémentaires ?
M. Hellings, échevin.- Les équipes de M. Dhondt et l’administration me font
savoir qu’en effet, c’est un projet que vous aviez lancé. Malheureusement, il a
enregistré des retards parce qu’il avait été mal pensé au début. Il ne tenait pas
compte, par exemple, des gaines techniques dans les socles, ce qui fait que les
services ont dû travailler de très nombreux mois pour trouver une solution
technique et, donc, lancer un marché public. C’est le marché que vous avez sous
les yeux.
Il s’agit d’une estimation. Ce n’est pas le prix que la Ville va effectivement
payer. C’est une estimation qui tient compte de tout (gaines techniques, tuyaux,
arrivée d’électricité, arrivée d’eau, etc.) et pas seulement du béton. C’est la
réponse que je peux vous apporter à la place de M. Dhondt, sachant que ce n’est
pas mon dossier et que je ne m’en suis pas occupé. Voilà la réponse que les
services me donnent.
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M. Coomans de Brachène.- De nouveau, je m’étonne du fait qu’on parle d’une
problématique de gaines techniques. Il n’y a rien de plus simple. Pour installer
des gaines techniques, on place des tuyaux et on coule le béton tout autour.
C’est très facile. Il y a peut-être des problématiques qui préexistaient sur les
lieux où vous voulez installer ce socle en béton, mais à ma connaissance, il y
avait déjà des arrivées d’eau, des départs, des évacuations. Donc, il faut juste
réarranger un peu les choses.
J’essaie de comprendre comment on en arrive à dépenser une telle somme. Je
rappelle que pour les fritkots, on tournait autour de 86.000 ou 100.000 € par
projet. Visiblement, rien que pour le socle, on dépasse largement ce montant.
Cela me fait craindre des surcoûts considérables pour la suite et pour les autres
projets prévus. Il y a de quoi avoir des craintes quant au coût de notre fritkot,
même si c’est un élément important pour l’image de la Ville.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 32 – Punt 32
Mme Godfrin.- Vous allez peut-être me demander pourquoi je pose une
question sur un subside aussi petit, à savoir 325 € pour l'organisation d'un
catering zéro déchet. Évidemment, au MR, on soutient le zéro déchet. Mais ces
tout petits montants sans réelle explication font partie des subsides où on se dit
que c'est un peu le fait du prince sans réel effet de levier ou de pérennité. Donc,
je m'interroge sur l'efficacité de ce type de subside.
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Mme Jellab, échevine.- Il s'agit d'un petit subside, en effet, de 325 € qui est
accordé à l'ASBL Eat dans le cadre du contrat de quartier Nord, un événement
qui a eu lieu le 29 octobre dans le cadre de la fête d'Halloween.
En effet, il y a eu de petites activités avec des enfants autour de la question du
zéro déchet. Je n'ai pas vraiment de détails à vous donner. Si vous le souhaitez,
je peux vous les envoyer plus tard. En tout cas, pour nous, c'est extrêmement
important, dans le cadre du contrat de quartier, de travailler sur la cohésion
sociale, et ce sont justement ces petites activités, notamment avec les enfants,
qui apportent une telle cohésion.
Mme Godfrin.- Je pense qu'à l'avenir, l’octroi de subsides devrait être plus
transparent. Une série d'acteurs savent que des subsides existent et d'autres, pas
du tout. Et surtout, il faut privilégier les initiatives qui ont un effet de levier
peut-être plus important, même si, parfois, les petites rivières font les grands
fleuves.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van de schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Page 14 sur 53 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 18/11/2024
Point 43 – Punt 43
Mme Godfrin.- Je voulais simplement vous interroger sur ce subside
complémentaire. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques détails ? À quoi
les 100.000 € vont-ils servir ? Il est indiqué qu’il vise les besoins de l'ASBL,
mais j'aurais voulu avoir un peu plus de détails.
Mme Houba, échevine.- En effet, ce sont des compléments alloués à l'ASBL
Brufête qui est chargée d'organiser toute une série d'événements pour la Ville de
Bruxelles. Ici, il s’agit vraiment de production d’événements. En début d'année,
on établit le calendrier des événements qu'on va mettre en place au cours de
l'année. Évidemment, les coûts se précisent au fil de l'année.
Comme vous le savez, dans le secteur événementiel, certains coûts ont explosé,
notamment pour tout ce qui est gardiennage. Il faut parfois plus de « students »,
en fonction des événements. Ici, il s’agit notamment de la remise du prix
Georges Octors, du Vaux-Hall Summer, de Music City Hall, qui vient d'avoir
lieu ce week-end, et de Folklorissimo. Si vous avez besoin du détail, on peut
bien sûr vous le donner.
Mme Godfrin.- Je vous remercie pour la réponse.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Ergen
Dossiers van de schepen Ergen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 78 – Punt 78
M. Coomans de Brachène.- J'imagine que c'est à cause du retard des travaux
que vous payez une indemnité de 2.000 € par mois, soit 8.000 € en plus des
86.000 € pour le socle en béton ? C'est une somme qui, de nouveau, s'ajoute à ce
dossier fleuve.
M. Ergen, échevin.- Oui, malheureusement. Le 1er juillet, le frituriste a
déménagé et a retiré son fritkot. N'étant pas prêts pour la date prévue, il a été
convenu avec le frituriste de le dédommager, étant donné qu'il ne peut pas
exercer son activité. On espère que le plus rapidement possible (décembre ou
janvier au plus tard), il pourra avoir son fritkot et exercer son activité.
M. Coomans de Brachène.- On pourra tous admettre, majorité comme
opposition, qu’il est dommage qu'on n'ait pas anticipé un tel projet, sachant que,
de nouveau, c'est finalement le contribuable bruxellois qui paie. On ne parle pas
de sommes considérables, mais c'est quand même dommage alors qu'on savait
depuis longtemps que ces travaux devaient avoir lieu. J'imagine que cela
pouvait se faire en deux mois, puisque c'est ce qui était prévu.
J'espère pour lui qu'il touche un peu plus que les 2.000 € d’indemnité en
vendant ses excellentes frites. Cela s'ajoute encore à des coûts qui sont assez
exorbitants. J’espère qu'on aura à cœur, à l'avenir, de travailler à une meilleure
anticipation de ce genre de projet.
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Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le bourgmestre.- Madame El Bakri, Vous vous abstenez sur le 11
novembre ? C'est assez spécial.
Mme El Bakri.- C'est une mission de la police que vous sous-traitez au privé.
M. le bourgmestre.- Mais non !
Mme El Bakri.- C'est une mission de sécurité qui, normalement, relève des
pouvoirs de la police. Vous la sous-traitez à G4S.
M. le bourgmestre.- Nous ne sous-traitons rien. C’est le fédéral qui a organisé
cela. Je ne comprenais pas pourquoi vous vous absteniez sur le 11 novembre.
Mme El Bakri.- On ne vote pas contre le périmètre de sécurité. On est pour,
mais on souhaite aussi que ces missions restent la prérogative de la police.
Mme la présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Discours du bourgmestre - Toespraak van de burgemeester
M. le bourgmestre.- Je vous remercie vous d'abord, Madame la Présidente, et
également M. Ouriaghli avec lequel vous avez formé un duo pendant six ans à
la présidence de ce Conseil. Ce n'est qu'en 2017 que nous avons décidé que le
bourgmestre ne présiderait plus les Conseils communaux. Je ne croyais pas
pleinement en cette mesure, mais je dois dire qu’elle apaise nos assemblées. Je
trouve cela plus logique. Donc, je voudrais vraiment vous remercier tous les
deux d'avoir mené les travaux de nos Conseils communaux. C'est long,
éprouvant parfois, mais quand c'est fait avec tact, cela permet à la démocratie
d'exister et de s'exprimer.
Ce soir est une étape importante, puisqu'elle marque le dernier Conseil de la
mandature actuelle. Je voudrais vraiment remercier l'ensemble des conseillers
communaux pour leur boulot, pour lequel il faut une certaine abnégation, mais
qui est aussi la vitalité de notre démocratie locale.
Op het lokale niveau weerspiegelen ze ook de veranderingen in onze Stad, de
verwachtingen van de inwoners en soms hun frustratie. Hun inzet en toewijding
voor de Stad hebben deze jaren gekenmerkt. Ieder van jullie heeft op zijn eigen
manier en met zijn eigen overtuigingen geholpen om onze Stad vooruit te
helpen.
On n'est pas toujours d'accord, mais je tiens à le dire : nous avons toujours
essayé de garder une certaine dignité, de rendre notre fonction présentable
malgré des débats vifs. C’est cela aussi, la démocratie : ne pas être d'accord ou,
comme disait M. Hellings, « apprendre à s'engueuler ». Je trouve que dans ce
Conseil, on a réussi et sans doute que ce cadre n'y est pas complètement
étranger. Je me souviens des premiers débats sur l'installation de ce Conseil
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communal. Je sens que la disposition de cette salle, son acoustique et l’état
d’esprit qui y règne ont beaucoup aidé à ce que nos débats, parfois vifs, soient
toujours menés dans le respect des uns et des autres, et c'est extrêmement
important.
On a vécu des périodes compliquées, on a connu le Covid, des séances que l’on
ne savait pas très bien comment organiser, à l'Académie ou aux Arts et Métiers,
des espèces d'improvisation. Notre administration devait trouver une solution
pour la semaine suivante, mais à chaque fois, on a réussi à travailler, à avoir des
débats difficiles, complexes. On a pu ainsi relayer les attentes de nos
concitoyens et j'ai évidemment une petite attention pour les conseillers qui ne
vont plus siéger dans notre Conseil. Ce n'est pas pour autant que c'est la fin de
leur carrière politique.
N'y voyez pas malice, vous allez recevoir quelques objets qui font référence à
Magritte, non pas que nous considérions la situation comme surréaliste, mais on
trouvait ces objets beaux. On trouvait que c'était un beau clin d'œil. Et je fais de
la publicité aussi : vous recevrez quelques biscuits Dandoy, parce que c'est
vraiment une de nos institutions à Bruxelles. Nous ne sommes plus directement
à côté, parce qu'avant, nous tenions nos Conseils à côté de la rue au Beurre et de
la rue où se trouve l'autre boutique Dandoy.
Ik heb ook de huwelijksceremonie gedaan van een Gemeenteraadslid. De
verschillende samenwerkingen en relaties tussen ons zijn voor mij echt
belangrijk. Ons gsm-nummer verandert niet en ik ben ervan overtuigd dat er
ook veel contact blijft met iedereen.
Je voudrais donc saluer particulièrement les conseillers qui ne seront plus là
avant d'accueillir les prochains. La vie politique est toujours bizarre, puisque
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pour des raisons légales et de calendrier, on va devoir se réunir un dimanche
pour nous installer.
Je voudrais saluer Fatima Abid, qui après de longues années - près de quatre
législatures - auprès de nous, ne siégera plus. Toutefois, elle est la première
suppléante dans mon groupe et il est donc possible qu'elle revienne.
Je salue Fabian Maingain évidemment, qui sera au Parlement bruxellois et à qui
je rappelle cette grande maxime selon laquelle avant d'être un élu régional, on
est un élu de la Ville de Bruxelles. Il ne faut jamais l’oublier.
Je remercie Marie Nagy, qui a partagé de longues heures avec nous, au
Parlement bruxellois, mais aussi parmi nous au Conseil communal, à l’occasion
de nombreux débats dans lesquels elle a porté haut ses nombreux combats pour
lesquels on la connaît.
En Bianca Debaets. Ik reken op jou, Didier, om ons woord over Bianca te
zeggen. Het is ook een belangrijke rol in onze Stad.
Benhur Ergen, qui a connu un court passage comme échevin et qui est très
attaché, notamment, à toutes les matières concernant le sport. Je pense que son
action continuera dans les clubs de foot.
Liesbet Temmerman, comme Présidente d'assemblée, un rôle pas simple à
endosser pendant ces six ans.
Mie-Jeanne Nyanga Lumbala, qui a siégé dans ce Conseil pendant plusieurs
législatures et que je veux remercier pour son travail de terrain. Elle a pu relayer
ses préoccupations, d'abord au CPAS et ensuite ici.
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Soetkin Hoessen, qui a montré que la vie continue. Quand elle a eu son enfant,
elle a permis par deux fois à un supplément de siéger.
Arnaud Pinxteren, qui a animé notamment la participation pendant ces six ans.
Il a déjà une longue carrière politique. Je voudrais saluer son travail, son
abnégation et sa capacité à rester calme dans des situations parfois complexes.
Je remercie également Saïd Talbi et Filiz Güles, qui a commencé à Schaerbeek,
qui a compris où était le vrai pouvoir et qui nous a rejoints ici, à la Ville de
Bruxelles.
Zahour Loulaji, évidemment, éternellement sur le terrain et également en
permanence avec nous, à relayer les préoccupations sociales de nos habitants.
Mathias, het enige Gemeenteraadslid van wie ik ooit de huwelijksceremonie
heb geleid, is ook belangrijk voor de verschillende debatten, om te tonen dat we
kunnen praten samen. Het is belangrijk om te tonen dat we soms niet hetzelfde
idee hebben over de toekomst van onze maatschappij, maar dat we kunnen
praten. Dat is voor mij echt belangrijk.
Abdelmajid Tahiri qui, au-delà de sa connaissance encyclopédique du football,
est resté un militant, notamment dans le quartier Nord. Je suis convaincu qu'il
continuera son travail social.
Jérôme Jolibois, d'abord conseiller au CPAS. Nous n'avons pas oublié les
projets que nous avons menés en commun dans certains espaces verts de
Bruxelles.
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Sonia Lhoest, infatigable représentante de Neder-Over-Heembeek, mais pas
seulement. On dit parfois que les Heembeekois ne défendent que Heembeek. Ce
n'est pas vrai, mais c'est une identité forte et on n'oublie pas cette partie de
Bruxelles.
Naima Maâti qui est partout, tout le temps. Je sais que c'est difficile, Naima,
parce que tu es très attachée à ce poste de conseillère communale. Je suis sûr
que ce n'est pas la dernière fois qu'on te voit ici, peut-être comme spectatrice. Et
puisque tu es la deuxième suppléante sur notre liste, il est possible qu'à un
moment donné, en cours de législature, tu nous reviennes comme conseillère.
Je voulais citer toutes les personnes qui ne seront plus là la prochaine fois, parce
que s'engager pour la démocratie, ce n'est pas quelque chose de simple, c'est un
vrai engagement, surtout pour les conseillers communaux. À chaque fois, vous
vous investissez, vous êtes là, et il me semblait normal de vous rendre
hommage. C'est bien de le faire et de redire combien votre travail a été
important, de dire aussi aux gens qui vous ont élus que vous les avez tous bien
représentés, majorité ou opposition.
Le monde politique a aussi besoin que, de temps en temps, on dise du bien de
lui, parce que le boulot des citoyens qui s'engagent ici, les longues heures de
séance, les heures de préparation, tout cela représente un travail qui sert le bien
commun. La démocratie représentative a aussi besoin, de temps en temps, d'être
félicitée.
Merci à tous !
(Applaudissements)
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M. Weytsman.- Madame la Présidente, je vais compléter ce que M. le
bourgmestre a déjà dit et bien développé.
D'abord, je vous remercie pour votre travail qui, je le sais, n'était pas facile.
Vous avez parfois autour de vous des personnes à qui il faut rappeler le
règlement avec véhémence. Vous l'avez très bien fait dans l'ensemble, et je vous
en remercie.
Je voudrais aussi remercier tous les conseillers communaux de l'opposition et de
la majorité. Malgré nos divergences, je pense qu'on a tous travaillé au bien
commun, à l'objectif de déployer la Ville de Bruxelles et, ainsi, au bonheur de
toutes les Bruxelloises et de tous les Bruxellois.
Je remercie aussi les fonctionnaires qui, pendant six ans, nous ont accompagnés
ici dans cette salle, et ceux qui font vivre et sont le cœur de notre Ville et de ses
institutions satellites. J’aurai une pensée particulière pour les membres des
cabinets qui nous ont aussi aidés. La vie politique est parfois compliquée. Je
suis passé par là et je souhaite bonne chance à celles et ceux qui devront dans
peu de temps nous quitter.
Je remercie aussi les conseillers communaux, y compris ceux de la majorité.
Comme chef de groupe du MR, j'ai souvent expliqué nos divergences. La
démocratie ne nous permet pas souvent de prendre la parole pour dire à quel
point on est aussi, parfois, d'accord. Il faut dire que beaucoup de choses ont été
positives et que nous nous y inscrirons. Nous essaierons modestement
d'améliorer la Ville de Bruxelles et de nous inscrire dans certaines politiques.
Je pense qu'une politique aura marqué cette législature, à savoir le nouveau Plan
climat. J'ai déjà dit à plusieurs reprises que nous nous inscrirons dans ce Plan
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climat qui a largement amélioré celui de la législature précédente. Et donc, nous
allons continuer une partie de l'action que vous avez menée. Je pense que le
Plan climat tenait à cœur au premier échevin, M. Hellings Je voulais non
seulement le remercier pour cela, mais aussi lui dire que nous continuerons dans
cette lancée.
Je souhaite également mettre le focus sur trois personnalités chères à mon cœur
et qui nous quittent, même si on ne sait pas de quoi l'avenir est fait. Elles
continueront leur action sur le terrain.
Zahour Loulaji et Mie-Jeanne Nyanga nous ont rappelé à quel point la Ville et
les autorités doivent être là, en particulier pour les plus vulnérables d’entre
nous. Merci beaucoup Zahour et Mie-Jeanne pour tout ce que vous avez apporté
et pour tout ce que vous continuerez à apporter à la Ville de Bruxelles et au
MR+.
Quelle que soit notre position autour de cette grande table, j’espère que nous
continuerons toutes et tous dans le futur, de l’opposition à la majorité, à
participer au redéploiement et à l’avenir de cette Ville. Merci beaucoup à toutes
et à tous !
(Applaudissements)
M. Wauters.- Madame la Présidente, c’est l’occasion de vous remercier de
nous avoir donné la parole pendant six ans, avec M. Ouriaghli, chacun avec
votre particularité, mais avec efficacité. Comme l’a dit le bourgmestre, ce furent
parfois des séances très longues et un peu « musclées ».
Ce soir est un peu particulier parce qu’on voit défiler six ans de vie dans
lesquels il y a eu plein de choses. Je pense à la pandémie de Covid, tout à fait
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particulière et inédite, pour laquelle on a dû inventer des choses. Et on l’a fait
ensemble de manière très collective, c’est important.
En parlant de collectif, l’attitude que nous avons, moi et Bianca, essayé
d’incarner dans notre groupe les Engagés-CD&V, c’est une participation
propositionnelle, avec humilité, mais avec détermination toujours. Je ne crois
pas que je changerai d’une virgule cette attitude, peu importe où je me trouve,
d’un côté ou l’autre de cette salle. J’en profite pour remercier Bianca, parce que
nous avons formé un duo. Cela n’a pas été facile de commencer à cinq et de se
retrouver à deux. Ensuite, on a été rejoints par Sonia, que je tiens aussi à
remercier pour la confiance qu’elle a eue envers notre projet de société et de
Ville. Elle fait aujourd’hui totalement partie de l’équipe Engagés-CD&V. C’est
avec grand plaisir qu’on accueillera Mathilde Vermeire qui est ici à nous écouter
et Moussa Diallo avec qui, j’espère, on fera du bon travail.
Merci également au bourgmestre et aux échevins, à l’administration, aux
membres des cabinets de la majorité ou de l’opposition. On a toujours pu
discuter ensemble, même si on n’était pas d’accord. En tout cas, je l’ai vécu
comme cela et je ne l’entends pas autrement.
Je pense que notre objectif, à toutes et tous ici, peu importe d’où on vient, ce
qu’on veut faire et où on va - comme l’a dit quelqu’un tout à l’heure, la vie n’est
pas finie, les surprises peuvent encore arriver -, on est là pour défendre notre
Ville, pour défendre les habitants de cette Ville, pour défendre quelque chose
qu’on aime de ce Bruxelles. On ne va pas s’arrêter, on va continuer. Merci !
(Applaudissements)
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Mme Nagy.- Merci beaucoup, Madame la Présidente. C’est avec une émotion
certaine que je m’exprime lors de cette dernière séance du Conseil, en tout cas
pour moi. Dix-huit ans ! Venant de mon Bogota natal, rien ne me prédestinait à
l’honneur d’être élue ici. Mon action au sein du Conseil a toujours été au
service des Bruxelloises et des Bruxellois, inspirée par l’idée que la Ville et ses
valeurs d’usage, les écoles, les hôpitaux et les lieux culturels étaient un droit
pour tous et toutes.
L’air de la ville rend libre, dit-on, vous permet de vous construire dans des
identités choisies, pas assignées. En ce sens, l’habitabilité de la ville et l’accès
au logement étaient également des lignes de force de mon engagement,
fortement articulé autour d’un environnement de qualité, l’adaptation et
l’atténuation des effets du changement climatique. L’action en faveur du climat,
je l’ai toujours conçue comme un engagement qui nécessite des alliances fortes
entre forces politiques, avec les acteurs économiques et les acteurs sociaux.
Je remercie chacun et chacune des collègues présents, en particulier Fabian et
Benhur, avec qui nous avons vécu de très belles aventures et échanges. Je
remercie aussi tous ceux que j’ai côtoyés pendant ces dix-huit ans et qui ne sont
plus au Conseil. Ce fut une expérience humaine et politique très marquante pour
moi, et j’en ressens beaucoup de gratitude.
Merci aux services de l’Assemblée, au personnel, aux services de la Ville et aux
cabinets. Je ne les oublie pas parce que j’ai souvent eu affaire à eux.
Merci aux électeurs et aux électrices qui m’ont fait confiance. Tous mes
encouragements aux nouveaux élus, au nouveau Collège et au bourgmestre
Philippe Close dont j’ai beaucoup apprécié la dernière référence à la
démocratie. Parce que la démocratie est fragile, on le voit. Nous devons tous
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nous battre pour qu’elle reste bien vivante, comme c’est le cas dans cette
institution à laquelle j’ai eu l’honneur de participer. Merci.
(Applaudissements)
De heer Vandenborre.- Geachte Voorzitter, collega's van oppositie en
meerderheid. Vandaag sluiten we niet alleen een legislatuur af, maar ook dus
een periode van intens debat en samenwerking in deze Gemeenteraad. Het is
een moment van reflectie waarbij we toch misschien even kunnen terugkijken
op wat we hebben bereikt, maar ook misschien kort kunnen stilstaan bij wat
beter kon. Ik wil beginnen met mijn oprechte dank uit te spreken aan iedereen.
Iedereen die zich de afgelopen jaren heeft ingezet voor onze Stad, hier in deze
zaal, in dit gebouw, maar ook, vooral ook, hierbuiten, in de Brusselse straten.
Ondanks onze verschillen - en die zijn er, zeer zeker - hebben we toch wel vaak
gewerkt aan een gedeeld doel, namelijk Brussel veiliger, leefbaarder,
rechtvaardiger maken. En deze Raad is bij uitstek een plaats van scherpe
meningen, felle discussies, maar ook - op een paar momenten hebben wij
duidelijk onze verantwoordelijkheid genomen - een plaats waar vanuit
meerderheid en oppositie ook gedeeld initiatieven zijn genomen. Een bijzonder
woord van dank gaat uit naar de Burgemeester, Philippe Close, die een centrale
rol heeft gespeeld de afgelopen jaren. Burgemeester, we hebben hier op deze
banken vele meningsverschillen uitgevochten, maar - en ik denk dat u dat ook
erkent en ik ben blij daarom - er waren ook dossiers waarin effectief werd
samengewerkt over de partijgrenzen, de grenzen meerderheid-oppositie, de
stadsgrenzen en soms zelfs de gewestgrenzen heen. En daar zal ik persoonlijk
aan blijven werken in het belang van Brussel.
Maar we kunnen niet ontkennen dat er toch wel uitdagingen zijn die misschien
beter hadden moeten worden aangepakt. De veiligheid in onze wijken blijft voor
veel Brusselaars een bron van bezorgdheid. De netheid van onze Stad blijft een
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enorme werf. Armoede en werkloosheid, dat zijn zaken waar de Gemeenteraad
een verantwoordelijkheid in heeft naar onze inwoners toe. En ik hoop dat de
volgende legislatuur die zich nu aandringt fundamentele uitdagingen voor
Brussel aanpakt, die grote uitdagingen die er helaas nog steeds zijn in onze
Stad. Ik rond af. Persoonlijk wil ik zeggen dat het een eer was om hier te mogen
zetelen, collega's. Ik heb veel geleerd van de samenwerking die er bestaat op de
banken, maar ook wanneer de camera's afstaan en wanneer we een gesprek
voeren in de koffiekamer of buiten op straat. Er zijn veel verschillen tussen ons,
kritiek mag en moet er zijn, want alleen zo kan er natuurlijk worden geleerd en
gegroeid, maar, ik rond af, collega's, ik wens iedereen die blijft zetelen in de
volgende legislatuur, maar ook alle nieuwe verkozenen oprecht heel veel succes
toe, zowel in deze zaal als daarbuiten. Brussel verdient het beste, laten we dat
allen nooit vergeten. Dankuwel.
(Applaus)
Mme El Bakri.- C’est un moment assez émouvant. Je ne m’y attendais pas.
Merci, parce que je pense que, pour notre part, on a beaucoup appris. Comme
vous le savez, il y a six ans, c’était un sacré pari, pour le PTB, d’entrer au
Conseil communal de la Ville de Bruxelles. Je pense qu’on a gagné le pari le
plus important qui, pour moi, était celui de relayer, au fil des années, les
préoccupations et les luttes des Bruxellois et des Bruxelloises. On peut dire
qu’on a même, grâce à certains soutiens dans la majorité, obtenu des victoires.
Je pense en particulier au boycott des produits issus des colonies illégales en
Israël, qui a été soutenu par la majorité. Je pense au kit scolaire gratuit dans les
écoles de la Ville. Cela montre qu’on peut faire un sacré travail aussi depuis
l’opposition.
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Bien sûr, il reste de gros défis. Vous le savez, le logement reste notre cheval de
bataille. On sait à quel point c’est un enjeu majeur à la Ville de Bruxelles et
dans l’ensemble de la Région.
Je voulais, du fond du cœur et au nom de mon groupe, féliciter la majorité pour
les efforts qui ont été accomplis pour les droits des réfugiés, malgré une
politique fédérale menée par un ministre N-VA assez inhumaine et qui a remis,
pendant des années, le droit des réfugiés en cause. La Ville de Bruxelles a réussi
à jouer un rôle important dans ce dossier. Je tenais vraiment à le souligner.
Je voudrais aussi remercier tous les services de l’administration, les services de
la Ville. Pendant six ans, cela n’a pas toujours évident de se retrouver dans le
labyrinthe des règlements et de se mettre à jour. Un tout grand merci pour ce
travail énorme, ce travail invisible, mais qui est crucial. Merci aussi au service
de traduction qui nous permet de suivre l’entièreté des débats dans les deux
langues.
Pour terminer, je voudrais, en tant que femme, tirer mon chapeau à Mme la
présidente. Je dois dire qu’il n’a pas toujours été facile de faire respecter les
temps de parole et de maintenir des débats sereins et posés. J’ai été plusieurs
fois interpellée par des attitudes que j’appellerais des combats de coqs dans
l’opposition, malheureusement souvent portés par des hommes. Le changement
d’opposition permettra peut-être un travail plus serein, en tout cas à ce niveau-
là. On ne peut pas dire qu’on ait été à l’avant-garde sur ce point. Il y a encore
beaucoup de travail. Je pense qu’on a assez de femmes dans nos assemblées
pour que cela fonctionne le mieux possible, même quand la présidente n’est pas
remplacée par un homologue homme (on a vu que cela faisait la différence,
malheureusement…). En tout cas, vous l’avez fait avec finesse et avec ténacité.
Et pour cela, un grand merci !
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(Applaudissements)
M. Hellings, échevin.- Madame la présidente, Mesdames et Messieurs les
Conseillers communaux, chers futurs ex-collègues membres du Collège,
Bourgmestre et Échevins, chères citoyennes, chers citoyens de la Ville de
Bruxelles qui nous regardez en direct, mes félicitations pour les résultats des
élections du 13 octobre dernier et les nominations au sein du futur Collège
composé d’élus socialistes, libéraux et centristes. La démocratie a parlé et je
tenais à vous adresser ces quelques mots au nom d’Ecolo-Groen depuis les
bancs du Collège, pour le dernier Conseil communal de cette mandature.
Avec mes collègues Jellab, Dhondt et Pinxteren, nous avons passé six ans à
changer la Ville de Bruxelles parce que les citoyennes et les citoyens avaient
voulu une vague verte en 2018. Exercer le mandat d’échevin à la Ville de
Bruxelles, je le dis aux futurs échevins et échevines, a été l’une des expériences
les plus prenantes, mais aussi les plus enrichissantes de toute notre vie politique.
Chers collègues membres de ce Conseil, de tous les partis, agir dans un exécutif
communal est la façon la plus efficace, parce que la plus collective et la plus
grisante, d’appliquer votre projet politique dans le concret de nos rues, mais
surtout dans la vie des Bruxellois. Pour cela, j’aimerais d’abord remercier nos
collègues PS, Vooruit et DéFI pour le travail mené ensemble dans cette majorité.
L’ambiance a été constructive, voire chaleureuse, lors de ces six dernières
années au sein d’un Collège progressiste. Nous étions, c’est vrai, aidés par la
forte cohésion idéologique de notre accord de majorité. Monsieur le
Bourgmestre, cher Philippe, nous avons trouvé ensemble, vous et moi en
particulier, le moyen d’arriver à nous enguirlander en privé sur quelques points
de désaccord, comme le budget, la police, les ressources humaines et certains
grands projets compliqués, mais en prenant des décisions de compromis
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toujours favorables à nos concitoyens et à la Ville de Bruxelles.
Merci à tous les conseillers de la majorité d’avoir soutenu ce Collège. Merci à
tous les conseillers de l’opposition d’avoir débattu avec nous de notre projet de
ville. Les citoyens l’ont vu. Monsieur Weytsman, félicitations pour votre score.
En 2024, on peut faire le constat qu’Ecolo-Groen a réalisé, depuis les bancs de
ce Collège, ce qu’il avait annoncé lors de la campagne de 2018. C’est cela aussi,
la démocratie. Mme Jellab a rénové et augmenté les surfaces d’espaces verts
dont les Bruxellois qui n’ont pas de jardin - ils sont nombreux - ont tellement
besoin. Ce travail doit continuer, car le changement climatique nous oblige à
créer de nouveaux îlots de fraîcheur qui rendent possible et agréable la vie en
ville. Elle a défendu, bec et ongles, j’en suis témoin, à chaque budget,
l’engagement d’agents de propreté et de jardiniers supplémentaires, convaincue
qu’elle était, et qu’elle est toujours, du rôle central du service public et de nos
agents communaux. Il n’y aura pas de service rendu au public, dans une ville en
croissance démographique et économique comme la nôtre, sans l’engagement
de plus d’agents.
J’aimerais vous dire à vous tous, fonctionnaires de la Ville de Bruxelles avec
lesquels nous avons travaillé, un immense merci. On dit souvent que la Ville de
Bruxelles est une grande machine, mais vous, les agents, en êtes les rouages
humains et j’ajoute, talentueux et essentiels. Nous sommes reconnaissantes et
reconnaissants d’avoir été vos échevines et vos échevins, porte-drapeau de votre
travail qui est colossal.
M. Dhondt, qui a d’autres perspectives, a transformé le Pentagone et de très
nombreux autres quartiers à travers le plan de mobilité le plus ambitieux jamais
connu depuis des décennies. Le nombre de cyclistes et d’usagers des transports
en commun, très importants pour notre majorité, a explosé. La qualité de l’air
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s’est améliorée, en particulier dans les quartiers les plus denses et les plus
paupérisés de notre ville. Nous en avons longuement discuté ici, nous avons
parlé de Good Move au sein de ce Conseil et durant la campagne.
Je voudrais partager avec vous un constat étonnant à ce sujet. Souvenez-vous
que lors des débats menés dans ce Conseil entre 2018 et 2020, nous avons voté
l’urgence climatique. Des centaines de milliers de personnes ont été encadrées
par nos policiers, qui ont fait un travail remarquable pendant toutes ces années,
dans nos propres rues, lors d’une quinzaine de manifestations dédiées au climat,
exigeant des mesures fortes. L’opposition, ici même, estimait, avant 2022, que
nous n’allions pas assez vite dans l’adoption de nos mesures climatiques. Toutes
ces décisions basculantes exigées par la rue ont été prises entre-temps à
l’initiative des verts.
Force est de constater, en 2024, que certains nous reprochent maintenant d’aller
trop vite. Je laisse à mes ex-collègues politologues de l’ULB le soin d’analyser
l’impact de la crise sanitaire, dont nous avons beaucoup parlé, et de la guerre en
Ukraine, avec ses conséquences pour la facture énergétique, sur le changement
brutal du centre d’intérêt et, donc, des choix politiques des citoyens. Une chose
est sûre : le travail de M. Dhondt est fait pour durer. C’est déjà cela de gagné
pour nos poumons, donc pour l’avenir de nos enfants...
À propos d’enfants et de générations futures, M. Pinxteren a transformé toutes
les crèches de la ville en écocrèches, en servant aux enfants, pendant les 1.000
premiers jours de leur vie, une précieuse nourriture bio élaborée à partir de
légumes frais, ce qui est un capital santé inestimable pour les futurs citoyens
bruxellois.
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Ensuite, il a changé le logiciel participatif de Bruxelles. La création de la
nouvelle ligne de tram à Neder-Over-Heembeek, en trois ans et demi à peine,
est l’une des plus grandes fiertés de cette majorité. Elle doit beaucoup à son
travail de l’ombre, réalisé sur le terrain en impliquant les habitants qui,
autrefois, n’étaient jamais partie prenante des processus participatifs. Ce bilan
impressionnant, nous te le devons, à toi, Arnaud, échevin de la participation qui
a passé des centaines d’heures en caucus et autres sessions du Babbeleir.
Enfin, comme échevin du climat, je laisse sur les bancs de ce Conseil un plan
climat de 400 actions très concrètes qui sont la boussole sociale et
environnementale de cette ville. Une bonne partie de ces actions sont déjà
entamées ou mises en œuvre. Nous serons évidemment très attentifs à l’avenir
et à l’évolution de cette boussole dont j’ai doté la ville.
De tous les mandats politiques que j’ai exercés, celui d’échevin des sports est
celui, de loin, que j’ai préféré. Cette présence de terrain permanente, ce prétexte
précieux pour entrer dans des milieux et comprendre des vécus que l’homme
blanc, quadragénaire et homosexuel du centre-ville que je suis n’aurait jamais
expérimentés. C’est incroyablement précieux, dans un parcours politique,
d’exercer cette fonction. Le sport ne maintient pas seulement en bonne forme, il
rapproche, il enthousiasme. La Ville de Bruxelles doit continuer à rénover et à
construire ses infrastructures sportives, car l’activité physique est d’abord et
avant tout un instrument de cohésion sociale. La rénovation des Bains du centre
et de la salle omnisport de Neder-Over-Heembeek, la construction en cours du
parc des sports au Heysel, la rénovation pas-à-pas du stade Roi Baudouin et
l’organisation réussie des Championnats du monde de cyclisme et du
Championnat d’Europe d’athlétisme sont autant de balises et de défis pour mon
successeur ou ma successeure. Nous devons continuer d’amplifier l’aide au
sport, en particulier pour les filles et les femmes, car c’est le levier de leur
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émancipation.
Je ne serai pas exhaustif, mais une chose est sûre : nous sommes fiers. Je suis
fier du travail réalisé et de la manière dont nous l’avons accompli dans ce
Collège progressiste. Nous n’aurions pas pu le faire sans M. Jolibois, sans Mme
Hoessen et sans la présidente, Mme Temmerman. Vous étiez là, tous, à nos
côtés, bon pied bon œil, attentifs aux questions sociales avec nos conseillers du
CPAS, Mme Hoornaert et Mme Louyest, ou depuis le Foyer laekenois.
Madame la Présidente, souvenons-nous d’où nous venons. Grâce à vous, notre
Conseil est désormais retransmis en direct sur Internet. Vous avez géré de main
de maître, avec beaucoup de tact et d’humanité, les nombreuses interpellations
citoyennes qui ont émaillé nos Conseils. Nos ordres du jour et leurs annexes
sont disponibles en ligne, ce qui n’était pas le cas il y a six ans. Dans la tenue de
nos débats démocratiques - cela a été reconnu par beaucoup de membres de
l’opposition -, vous avez été neutre et multilingue, comme la Suisse, mais en
beaucoup plus drôle. Merci pour cela !
Liesbet, Soetkin, Jérôme et Arnaud, ceci est votre dernier Conseil communal
comme élus écologistes. Vous nous manquerez. Avec Lotte Stoops et Benedetta
De Marte, deux piliers essentiels de notre famille verte, nous serons là pour
continuer d’amplifier vos engagements verts et sincères pour Bruxelles dans
cette enceinte démocratique. Nous étions neuf conseillers communaux Ecolo-
Groen en 2018 et nous sommes neuf conseillers et conseillères Ecolo-Groen en
2024. Vous avez fait le job. Merci !
La vie réserve parfois des surprises, la vie politique surtout. Ces bifurcations du
destin sont parfois de taille. C'est le cas pour nous, les verts. C'est le cas aussi
pour nos équipes, nos conseillers. Merci pour cela. Le principe même de la
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démocratie, c'est qu'à un moment, on exerce le pouvoir et à un autre moment,
non. Nous sommes des démocrates. J’ai passé six ans comme premier échevin,
concentré sur la cohésion de ma famille écologiste et la réussite des projets de
cette majorité progressiste.
Permettez-moi de terminer par une note plus personnelle. Je quitte cette partie
de l'hémicycle avec deux certitudes. Je suis un écologiste, bien sûr, mais surtout
un Bruxellois. Merci aux Bruxellois de nous avoir permis, à tous les quatre,
d'exercer cette fonction à travers eux et elles, pour eux et pour elles. C'était un
honneur et un plaisir. Rendez-vous dans six ans.
(Applaudissements)
Mme la présidente.- Il y a quelques personnes qui habitent dans notre
commune et qui, dans la rue, me disent : « Mais je vous connais, vous ! Je vous
ai déjà vue sur Internet. Attendez, vous n'êtes pas à la Ville ? Ah oui, le Conseil
communal. Oui, vous faites ça bien. » Donc, il y a des citoyens qui regardent
nos séances du Conseil et le fait qu’elles soient transmises en ligne est
visiblement une progression. Merci à M. Ouriaghli qui a pris le relais quand
mon agenda ne me permettait pas de présider.
J'ai dû vous écouter de la première à la dernière seconde lors de ces Conseils. Je
ne sais pas si vous imaginez ce que c'est. D'habitude, et c'est normal, vous vous
focalisez sur vos points et vos dossiers, et après, vous parlez dans votre coin. Je
suis consciente du fait que mon non-verbal n'est pas toujours très discret. Je
peux faire une drôle de tête quand j'ai envie de répliquer, mais ce n'est pas
possible, je ne peux rien dire. Je ne peux pas non plus dire que je suis d'accord.
C'est très frustrant, parce qu'on ne peut pas poser de questions soi-même.
L'avantage, c'est qu'on écoute tout, et j'ai une bonne mémoire.
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Donc, j'ai quand même réussi à vous connaître un peu chacun et chacune à
travers vos interventions. Et donc, au-delà des couleurs politiques, même si je
suis censée être la plus « suisse » possible, il m’est arrivé d’entendre des
questions et des interventions d’autres groupes avec lesquels j'étais d'accord.
Mais que je sois d’accord ou non, je ne peux pas le dire. C'est un rôle un peu
spécial.
Parfois, quand je rentrais chez moi à la fin d'un long Conseil, mon compagnon
me demandait comment cela s’était passé. Et il m’est arrivé de lui dire : « Mais
quel bac à sable, parfois ! » C'est l'arène politique. Parfois, vous vous lancez des
boulettes de papier toilette mouillé (au sens figuré), mais c'est comme cela que
cela fonctionne. J'ai appris beaucoup de choses et ce n'était pas facile. C'est
clair, on ne peut pas satisfaire tout le monde. Parfois, vous jugez que vous
n'avez pas assez de temps de parole, alors que vous estimez que j'en accorde
trop aux autres. C’est un difficile exercice d'équilibriste. Je sais que vous êtes
quasiment tous d'accord sur le fait que je vous ai laissé trop de temps de parole,
que j'aurais dû vous couper. M. Weytsman, d'ailleurs, m’a maintes fois dit que je
devait faire en sorte qu’il respecte le règlement. Et moi de répondre : « Mais tu
le connais, le règlement ! » Ce sont parfois des discussions de sourds, mais
après coup, c'est drôle.
J'ai envie de vous dire un grand merci. Comme Mme El Bakri le souligne, il y a
eu des épisodes où, honnêtement, si j'avais pu m'exprimer, j'aurais hurlé, parce
qu'il y a des choses qui se sont passées que je ne trouvais pas acceptables en
termes d'attitude ou d’allusion au fait que je suis une femme.
J'espère avoir fait en sorte que cela se passe tant en néerlandais qu'en français et
qu’il n’y a pas eu de souci à ce propos, parce que cela me tient fort à cœur. Je
veux remercier Dirk pour sa patience et son humour, et Luc, qui n'est pas parmi
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nous, mais qui a précédé et qui a bien formé Dirk.
Stéphanie et Astrid, qui, à nouveau, n'ont pas pu s'empêcher de venir. Merci
Astrid ! Toujours un plaisir de te voir.
Charlie, qui, malgré le fait qu'il a pris sa retraite, est revenu à quelques Conseils.
Régis et ses collègues, pour leurs bons soins, pour tous les cafés apportés, pour
tous les « Vous voulez quelque chose ? ».
Merci aussi à toute l'équipe du secrétariat pour sa patience, parfois jusqu’à des
heures tardives, pour les imprévus qu'il a fallu gérer. Merci à tous pour votre
bienveillance.
Un jour que je disais à M. Maimouni qu’il n’avait pas demandé la parole, il m'a
répondu : « Alors, désormais, je la prendrai sur tous les points à l’ordre du
jour ! » Donc, je déconseille à mon successeur ou ma successeure de dire cela,
parce que ce n'est pas conforme au règlement.
(Applaudissements)
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Questions et interpellations
Vragen en interpellaties
Question de Mme LHOEST concernant la participation des écoles de la
Ville à la campagne de la RTBF HOPE pour lutter contre le harcèlement
scolaire et le cyberharcèlement, et les actions prises par la Ville dans le
cadre de cette problématique
Mme Lhoest.- La campagne de la RTBF « HOPE » visant à lutter contre le
harcèlement scolaire et le cyberharcèlement s'est tenue du 4 au 15 novembre
2024. Nous aimerions être informés du nombre d'écoles de la Ville qui y ont
participé avec les élèves de la 4e à la 6e primaire.
Avez-vous connaissance de situations malheureuses de harcèlement scolaire au
cours des dernières années ? En Fédération Wallonie-Bruxelles, un élève sur
trois dit avoir été concerné comme cible, auteur ou témoin. Quelles sont les
actions antérieures ou actuelles que votre département a entreprises pour lutter
contre le harcèlement scolaire ?
Les enfants d'aujourd'hui sont les travailleurs de demain. Je reviens donc sur
mon intervention relative à la charge psychosociale au travail (Conseil
précédent) : « HOPE, espoir d'une nouvelle génération plus tolérante et ouverte
sur la diversité »
Mme Hariche, échevine.- Effectivement, c'est une des préoccupations du
département de lutter contre le harcèlement scolaire et nos écoles participent
bien entendu aux nombreuses initiatives qui ont lieu.
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Outre le projet HOPE de la RTBF à propos duquel vous m'interrogez et auquel
huit écoles ont participé, il y a la campagne « Sors de ta bulle » qui a été
adoptée par quatorze écoles et dans le cadre de laquelle un espace de confiance
est créé au sein d'une bulle géante. Child Focus également organise une série
d'initiatives auxquelles six écoles ont déjà participé. Citons également le projet
Cyber Héros, programme pédagogique qui montre aux enfants comment
naviguer sur le web de manière sûre et responsable au sein de trois écoles, et des
collaborations avec avec d'autres partenaires spécifiques pour dix écoles.
Les actions qui sont mises en place ciblent un large public incluant bien sûr les
élèves, les enseignants, les parents et parfois l'ensemble de la communauté
scolaire. Cette approche inclusive vise à créer un environnement éducatif où
chacun peut jouer son rôle pour mettre fin au harcèlement.
Le centre PMS et le service PSE travaillent également étroitement avec les
écoles et des sensibilisations sont faites lors des séances d'éducation à la vie
relationnelle, affective et sexuelle organisées pour tous les élèves de 6e
primaire. Elles jouent un rôle-clé dans la lutte contre le harcèlement scolaire en
abordant des thématiques telles que le respect, la gestion des émotions, les
relations interpersonnelles et l'ouverture. En intervenant à un âge charnière (11-
12 ans), ces sensibilisations aident les élèves à construire des bases
relationnelles qui sont saines et qui favorisent ainsi un climat scolaire plus
harmonieux et inclusif.
Les bilans de santé réalisés par le PSE et les consultations psychothérapeutiques
de Sésame sont deux outils complémentaires essentiels dans la lutte contre le
mal-être lié au harcèlement. Les bilans de santé du PSE offrent aux élèves un
espace confidentiel et sécurisé où ils peuvent aborder librement toutes leurs
préoccupations.
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Ensemble, ces dispositifs renforcent la prévention et l'accompagnement en
plaçant la bienveillance et la relation de confiance au cœur de l'action éducative.
Ces actions conjointes des écoles et des institutions de santé renforcent la
prévention du harcèlement en proposant une approche globale et inclusive pour
créer un environnement scolaire sécurisé et bienveillant.
Vous l'aurez compris, cette problématique fait l'objet de toute notre attention et
nous entendons bien évidemment renforcer encore les moyens déjà
considérables dédiés à la promotion du bien-être en milieu scolaire et à la lutte
contre le harcèlement en rendant les dispositifs de prévention et de promotion
du bien-être structurels au sein de chacun de nos établissements.
Mme Lhoest.- Je vous demandais si vous aviez connaissance d'enfants qui ont
été victimes de harcèlement à la Ville. Est-ce que toutes les écoles ont participé
à l'un ou l'autre module ? Est-ce que toutes les écoles ont au moins, dans leur
programme ou dans l'année, une action spécifique contre le harcèlement
scolaire ?
Mme Hariche, échevine.- Toutes ont inscrit la lutte contre le harcèlement dans
leur contrat d'objectifs. Inévitablement, elles sont donc amenées à organiser
elles-mêmes ou à participer à des initiatives de lutte contre le harcèlement. Je
peux, dans la foulée de la séance, vous donner le document qui vous permettra
de vous rendre compte qu'elles ne participent pas toutes aux mêmes initiatives,
mais il y en a quand même beaucoup qui sont proposées, que ce soit en externe
ou en interne à l'instruction publique, et auxquelles les établissements
participent. Bien sûr, on a eu des cas de harcèlement et de harceleurs. Ces cas
nous sont remontés et nous les gérons en direct avec les directions
d'établissement et les enseignants.
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Question de Mme GODFRIN concernant l'incitation à la haine antisémite
lors d'un prêche islamiste devant la Bourse et la montée inquiétante de
l'antisémitisme dans les villes européennes
Mme Godfrin.- Monsieur le Bourgmestre, chers membres du Collège, le 7
octobre 2023, Israël a été frappée par une attaque terroriste d'une ampleur et
d'une brutalité extrêmes, laissant un bilan effroyable de plus de 1.200 morts,
majoritairement des civils, dont des femmes et des enfants. Depuis lors, les
tensions n'ont cessé de s’intensifier au Moyen-Orient et le conflit israélo-
palestinien connaît une reprise sans précédent, plongeant de nombreuses
familles dans le chaos et les ravages de la guerre.
Dans ce contexte, des manifestations de soutien aux populations civiles pour la
libération des otages et pour la paix ont vu le jour dans de nombreuses villes
européennes. Certaines manifestations se déroulent sans incident, d'autres
prennent une tournure alarmante : actes de dégradation, appels à la haine, chants
antisémites…
Les récents événements survenus à Amsterdam, à savoir plusieurs agressions
lors de ce qui a été qualifié de véritable chasse aux Juifs en marge d'un match de
football, montrent qu'il y a peu de barrières entre la haine verbale et la violence
physique. À Anvers, à côté de Bruxelles, cinq personnes ont été interpellées.
Elles auraient tenté de répéter les incidents survenus à Amsterdam.
En plein cœur de Bruxelles, c'est un incident particulièrement choquant qui a eu
lieu le 27 octobre dernier lors d'une veillée commémorative. Devant la Bourse,
un prêcheur islamiste a publiquement appelé à la haine et à la violence envers
les Juifs. Cet appel public constitue un délit punissable par la loi et témoigne
malheureusement d'une montée alarmante de l'antisémitisme, ce que montrent
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aussi les derniers rapports en la matière.
Sans entrer dans un débat sur le conflit en tant que tel, qui n'est pas l'objet de
mon interpellation, la question qui se pose fondamentalement aujourd'hui est
celle de notre réponse, la réponse des autorités publiques face à des discours de
haine. Car ce type de discours, si nous ne les combattons pas avec fermeté, se
répandent et menacent gravement la cohésion sociale déjà fragile, mettant en
danger la sécurité de nos concitoyens. Il est donc impératif que de tels actes ne
restent pas impunis et que les autorités prennent les mesures nécessaires pour
prévenir ces délits sur notre territoire.
Monsieur le Bourgmestre, vous vous étiez inquiété dans la presse, il y a un an
tout juste, de la montée de l'antisémitisme dans les grandes villes et à Bruxelles,
pointant déjà des signaux alarmants à l'époque. Vous êtes aussi chef de notre
zone de police.
Quelles actions ont-elles été entreprises par les services de prévention et par la
police locale pour prévenir ou mettre un terme, le cas échéant, au discours
incitant à la haine dans l'espace public et à la violence envers les Juifs en marge
des manifestations organisées à Bruxelles ? Une surveillance spécifique et un
encadrement de ces rassemblements sont-ils prévus quand ils sont plus
sensibles. Je pense notamment au placement de caméras.
Comment abordez-vous les manifestations non autorisées spontanées ?
Une suite a-t-elle été donnée dans ce cas précis à l'incident du 7 octobre à la
Bourse ? L'individu ayant incité publiquement à la haine a-t-il été interpellé ?
Est-ce que des poursuites ont été engagées à son encontre ?
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M. le bourgmestre.- Je préciserai d’abord un détail assez important concernant
le rassemblement du 7 octobre 2024 devant la Bourse : il n'était pas autorisé.
Nous avons dû l'encadrer après un recours auprès du Conseil d'État et la
décision de ce dernier qui nous a ordonné de le permettre.
Concernant l'incident du prédicateur, un PV a été dressé et transmis à M. le
procureur du Roi. L'enquête est en cours. Évidemment, il s'agit, comme vous
l'avez dit, d'une infraction judiciaire. C’est donc ce dernier qui doit activer ses
services pour retrouver cette personne et, je l'espère, lui infliger les peines que
prévoit le Code pénal.
Les manifestations en question font l'objet d'une surveillance renforcée afin
d'éviter les confrontations. Les manifestations spontanées sont traitées selon le
principe de gestion négociée de l'espace public, qui garantit à tout un chacun de
pouvoir s'exprimer pacifiquement sans appel à la haine ou à la violence, et dans
le cadre d'accords conclus avec la police.
La police tente toujours de détecter les appels à la haine et, en collaboration
avec l'organisateur, d'y mettre fin. Elle met aussi tout en œuvre (images,
caméras ou identification par des policiers aguerris) pour identifier le ou les
auteurs selon les informations de nos services des renseignements généraux qui
sont présents sur place.
Quant à la lutte contre l'antisémitisme, elle fait partie intégrante de notre plan
d'action et est au cœur d'une série de projets tant au sein de notre enseignement
que dans notre structure dédiée à la jeunesse. Par exemple, à la fin 2023, au vu
des nombreuses questions posées par les jeunes, de leur sentiment
d'impuissance, mais aussi du manque d'information objective et de la
méconnaissance de l'histoire, le projet « Unissons les regards pour la paix » a
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été mis en place par Bravvo au sein de tous nos centres de jeunes. Il avait pour
but de permettre aux jeunes de s'exprimer, de poser leurs questions, d'exprimer
leur ressenti à travers divers ateliers pour réaliser des fresques collectives, avec
pour point d'orgue, le 23 janvier 2024, l'exposition des fresques d'expression
ainsi que l'intervention d'un professeur d'histoire spécialiste de la question qui,
après avoir repositionné les événements dans l'histoire, a répondu aux
nombreuses questions en apportant les nuances nécessaires à la compréhension
des enjeux.
Nos centres participent depuis deux ans au projet Israël-Palestine visant à
outiller les jeunes pour les aider à déconstruire leurs préjugés et amalgames, et
leur donner des clés de compréhension du conflit et de son histoire. L'intérêt de
ce projet est de former les « ambassadeurs de nuance », à savoir des jeunes à
même de partager leurs expériences et leurs vécus, et de diffuser un message de
paix et d'ouverture.
Par ailleurs, pour les adultes, nous aurons au mois de décembre une conférence,
dans le cadre des Grands invités de l'Hôtel de ville, du journaliste Pierre Haski,
l’un des grands spécialistes français du conflit israélo-palestinien.
Enfin, le travail d'ouverture et de développement de l'esprit critique que nous
menons, tant dans nos établissements scolaires que dans nos centres de jeunes,
participe à développer une expression démocratique de nos jeunes qui soit
respectueuse et responsable.
Mme Godfrin.- Je vous remercie, Monsieur le Bourgmestre, pour votre
réponse. La situation reste extrêmement tendue au regard des récents
événements. La Ville de Bruxelles accueille de nombreuses manifestations sur
son territoire et on doit donc continuer à faire preuve de vigilance.
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Vous avez parfaitement raison, l'éducation joue un rôle central, et je suis
contente d'entendre qu'il y a beaucoup d'actions menées notamment par Bravvo.
S’agissant du volet sécuritaire, selon le MR, il faut un monitoring constant avec
participation active à la cellule de sécurité intégrale locale, par exemple, pour
lutter contre les radicalismes. Il faut aussi veiller à placer un maximum de
caméras en amont quand on le peut et à encadrer autant que possible les
manifestations.
Vous l'avez dit, ladite manifestation n'était pas autorisée. Je reviendrai peut-être
une prochaine fois sur l’avis du Conseil d'État, qui complique la tâche des
pouvoirs publics.
Le MR a exprimé sa désapprobation face à la décision de ne pas accueillir à
Bruxelles le match de football Belgique-Israël pour des raisons de sécurité. Pour
nous, il est fondamental de garantir la sécurité des citoyens présents sur nos
territoires, qu'ils soient résidents ou de passage à Bruxelles. Renoncer à la
sécurité, c'est renoncer à notre État de droit et à nos libertés démocratiques. Je
vous remercie encore, Monsieur le Bourgmestre, pour votre réponse.
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Question de M. COULIBALY relative au déménagement de l’Office des
étrangers vers la rue Belliard
M. Coulibaly.- Monsieur le Bourgmestre, nous avons été approchés par des
organisations d'aide et de défense des droits des personnes en demande d'asile, à
Amitié sans frontières, qui nous interpellent sur le fait que le nouveau site, rue
Belliard 68, serait assez risqué, pour deux raisons. La première est que
l'autoroute passe non loin de là. La seconde est que la piste cyclable passe tout
près.
On se demande si ce site sera maintenu longtemps. Les résidents y viennent tôt
le matin, parfois à 7h, pour s'aligner dans l'espoir de se voir désigner un centre
d'accueil. Ils risquent de croiser un cycliste quand il fait encore nuit. En outre,
les enfants accompagnent souvent les parents qui viennent postuler à la
protection internationale.
Pourquoi ce site ? Est-ce pour éviter le parc Maximilien ou un parc Maximilien
bis ? Quelles sont les raisons de la délocalisation de l'Office des étrangers sur ce
site ? Sans être contre le principe d’un nouveau déménagement de l'Office des
étrangers (après le WTC, Pachéco...), nous voudrions connaître la raison du
choix de ce site risqué. Est-ce le choix de la Ville ?
Dans l’attente du traitement de leur dossier, certains ne se voient pas désigner de
place en centre d'accueil automatiquement, ce qui les oblige à revenir squatter
l'ancien site du boulevard Pachéco. Malheureusement, selon les informations
qui nous ont été données, il y aurait eu un déguerpissement qui n'a pas été fait
dans les règles de l'art. Nombre de ces personnes ont perdu des effets personnels
et continuent de les rechercher.
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Est-ce la Ville de Bruxelles qui a autorisé le changement de site ? Est-ce le
secrétariat à l'Asile ou l'Office des étrangers qui est chargé de leur trouver un
site ?
En ce qui concerne ceux qui sont dans l'attente de se voir désigner un centre
permanent d'accueil, est-ce que, parmi nos différents bâtiments publics, on ne
pourrait pas trouver un bâtiment transitoire ? On a connu l'époque des hôtels et
des centres de transit. Il se trouve qu'apparemment, cela a pris fin. Du coup,
ceux qui vont postuler et qui ne se sont pas vu désigner un centre d’accueil le
même jour se retrouvent à errer dans la rue. C’est pour éviter cela qu’on
souhaiterait une prise de décision qui permette d’améliorer leurs conditions de
vie déjà précaires.
M. le bourgmestre.- C’est Fedasil qui gère cela avec l’Office des étrangers. La
Ville vient en support. On pallie déjà très souvent les manquements des uns et
des autres. Je rappelle qu’on a été coopératifs sur le fait d’ouvrir un nouveau
centre pour réfugiés à Laeken. On a plusieurs centres chez nous, dont un pour
mineurs non accompagnés. Ce sont plusieurs milliers de réfugiés qui sont
accueillis sur le territoire de la Ville de Bruxelles.
Nous plaidons pour un plan juste de répartition qui permettrait d’éviter les
concentrations et les conflits de voisinage. La Ville de Bruxelles prend plus que
sa part. D’ailleurs, il y a quinze jours, nous avons voté un point visant
l’acquisition d’une camionnette pour la Plateforme citoyenne, avec pour objectif
d’aider à embarquer vers des lieux d’hébergement les personnes qui sont en
errance parce qu’elles n’ont pas reçu l’aide primaire qu’elles devraient recevoir
en arrivant sur le territoire.
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Pourquoi le déménagement à Pachéco ? L’accueil se faisait initialement au Petit
Château. C’était une cohabitation entre les 700 résidents du Petit-château qui y
sont accueillis et ceux qui viennent pour lancer la procédure. Les riverains nous
ont contactés pour nous dire que c’était ingérable. Ils n’étaient pas opposés au
principe de l’accueil, mais héberger l’Office des étrangers dans un centre
Fedasil était extrêmement compliqué, y compris pour les travailleurs de Fedasil.
On a donc opté pour le site Pachéco. Ce bâtiment a été acheté par la KUL. On
essaie de négocier pour trouver les lieux les plus adaptés. La KUL va
commencer ses travaux. Elle a donc demandé à ce qu’on évacue le site. On peut
la comprendre, puisqu’elle va lancer les travaux pour y installer l’université.
C’est plutôt une bonne chose pour la Ville.
Il est vrai qu’il y a plusieurs immeubles vides appartenant à la Régie dans le
quartier européen. Toutefois, il est essentiel d’avoir un lieu extrêmement facile
d’accès. Les personnes ne connaissent pas bien le territoire, car elles viennent
d’arriver. Or ce quartier est très accessible et le bâtiment est très bon. Le
problème, c’est l’attente avant d’y entrer. Il est exact qu’il y a un problème à
régler. La police est allée plusieurs fois sur place pour gérer la situation. Il y a
peut-être des espaces autour du bâtiment où faire attendre les personnes de
façon sécurisée avant qu’elles n’entrent dans le bâtiment.
Le problème, ce n’est pas le bâtiment. Il est bien organisé, avec des bureaux et
des commodités. C’est cela qu’on cherchait. Le problème, c’est la file où les
gens attendent. On continue de discuter avec l’Office des étrangers et la Régie
des bâtiments pour trouver à proximité un endroit où faire attendre les gens
ailleurs qu’à côté de la piste cyclable, ce qui, je suis d’accord avec vous, n’est
pas du tout idéal.
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L’aménagement intérieur du bâtiment correspond apparemment à ce que nous
recherchions et personne ne conteste qu’il est pratique, mais il est vrai que ce
n’est pas le bon endroit pour faire la file. On essaie de discuter avec les autorités
chargées de cette mission pour améliorer la sécurité de nos concitoyens, des
cyclistes, mais aussi des demandeurs d’asile.
M. Coulibaly.- Un grand merci au bourgmestre. Ma collègue a souligné les
efforts que la Ville de Bruxelles avait déjà consentis sous cette législature pour
offrir un accueil plus ou moins acceptable aux demandeurs d’asile, on tient à le
saluer.
Nous souhaitons que la nouvelle majorité continue d’être sensible à la situation
de ces personnes déjà fragilisées par leur départ, et encore plus par ce qu’on
appelle le parcours migratoire, à savoir tout ce qu’elles doivent traverser pour
arriver jusque chez nous. Il faudrait que chacun ait cela à l’esprit et collabore
avec les associations qui militent dans le domaine de l’asile pour que ces
personnes fragilisées vivent mieux leur séjour en attendant que leur situation se
régularise.
Je vous remercie, Monsieur le Bourgmestre. Je sais que vous êtes allé à deux
reprises à Laeken, un site qui accueille aussi les demandeurs d’asile. Nous
souhaitons que cet état d’esprit perdure et que la nouvelle majorité soit encore
plus sensible à la situation de ces personnes fragilisées. Merci beaucoup.
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Question de Mme GODFRIN concernant la lutte contre les pickpockets
Mme Godfrin.- Monsieur le Bourgmestre, nous sommes des citoyens comme
les autres. J’ai fait la mauvaise expérience, il y a dix jours, d’un vol de GSM par
un pickpocket dans le centre-ville bruxellois. Ces pickpockets sévissent en
grand nombre dans les zones les plus touristiques et commerciales de la ville
(Mont des Arts, Grand-Place, piétonnier, rue Neuve, quartier Louise). Les
boutiques de téléphonie de ces zones signalent au moins une dizaine de vols
quotidiens, selon les retours d’expérience de leurs clients.
Il y a une explosion du phénomène, ce qui est assez inquiétant. Il touche aussi
bien les résidents que les touristes qui sont des proies faciles et qui se retrouvent
négativement marqués par une mauvaise expérience de leur passage à Bruxelles
lorsqu’ils ont été victimes d’un vol.
Mais au-delà des pertes matérielles, c’est tout un climat d’insécurité qui
s’installe parmi les Bruxelloises et les Bruxellois, sans compter les touristes qui
ne remettront pas les pieds dans notre belle capitale.
La zone de police Bruxelles CAPITALE Ixelles doit prendre en compte ce
problème. Elle doit le prendre à bras-le-corps et jouer un rôle proactif pour
enrayer ce phénomène, assurer une présence en rue et des brigades spécialisées
en civil pour surprendre un maximum de flagrants délits.
Les caméras de surveillance sont utiles aussi, comme les boutons d’appel
d’urgence pour lesquels nous plaidons. En effet, il n’est pas rare que la
population se fasse justice elle-même et immobilise ces individus.
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Disposez-vous, via la zone de police, d’une estimation du nombre d’incidents
liés aux pickpockets sur le territoire de la ville, en particulier dans les quartiers
Pentagone et Louise ?
Quelles mesures concrètes la zone de police a-t-elle prises pour renforcer la
lutte contre ces bandes criminelles ? Des patrouilles spécifiques sont-elles
mobilisées ? Estimez-vous que les ressources actuelles sont suffisantes ?
Travaillez-vous avec visit.brussels pour sensibiliser les touristes à cette
problématique et les appeler à la plus grande vigilance ?
M. le bourgmestre.- Les agissements des pickpockets au sens large peuvent se
retrouver tant dans les faits de vols avec violence que dans les vols à la tire. Les
trekkers comptent neuf inspecteurs dont le corps business est le vol à la tire. La
section effectue au quotidien des patrouilles répressives en matière de vols à la
tire sur le territoire de notre zone de police. Elle est aussi engagée par divers
services d’ordre dans le cadre d’activités festives, tels que le marathon, la Pride,
la Zinneke Parade, les kermesses de Bruxelles, etc.
Tous faits confondus (vols à la tire et vols avec violence), on arrive en 2024 à 11
faits par jour dans le Pentagone (7 à la tire et 4 avec violence). Pour Louise, on
compte environ 8 faits par mois (6 à la tire et 2 avec violence). Les patrouilles
menées quotidiennement ont permis à ce jour, sur le Pentagone et Louise en
2024, l’interpellation de 377 auteurs. Il faut souligner leur bon boulot. Parfois,
ce sont les mêmes auteurs. Ce ne sont pas 377 auteurs différents.
Parmi les auteurs de 201 flagrants délits, 29 ont été mis à la disposition du
parquet et 12 mandats d’arrêt ont été délivrés. Sur ces 377 interpellations, 57
citations par la police ont été notifiées. La police nous précise que la grande
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majorité - ceci explique peut-être cela - des auteurs interpellés dans ce cadre
sont en séjour irrégulier sur le territoire.
Les trekkers ont déjà donné plusieurs séances d’information auprès des
représentants de visit.brussels en la matière. Il y a aussi des actions de
prévention menées au niveau de Bravvo.
Les gardiens de la paix et agents de Brucity agissent principalement à trois
niveaux. D’abord, un renfort de la présence des gardiens de la paix dans les
grands événements tels que la Foire du Midi et Plaisirs d’hiver, qui constituent
un environnement favorable aux pickpockets.
Ensuite, les gardiens de la paix, les agents de Brucity et éventuellement la
conseillère prévention vol sensibilisent les personnes à risque de manière
proactive, par exemple pour un sac à main ouvert ou un smartphone
ostensiblement accessible. Les supports sont multilingues afin de toucher un
maximum de personnes. Des flyers de sensibilisation ont été diffusés en
permanence sur la Foire du Midi en 2024. Nos campagnes visent donc à
rappeler que Bruxelles est un lieu convivial, mais comme dans toutes les
grandes villes, les comportements préventifs sont à privilégier afin d’y circuler
en toute sécurité.
Enfin, des actions réactives sous la forme d’un renfort de la présence et de la
diffusion de supports dans certains quartiers, ce qui a été le cas aux abords du
métro Porte de Hal en 2023 et 2024, ainsi qu’aux abords du piétonnier. Une
diffusion des supports a également été entamée en 2024 par la cellule
tranquillité publique afin de sensibiliser le personnel et les clients des
établissements horeca.
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Au niveau de l’assistance, les gardiens de la paix fournissent une aide aux
personnes qui ont été victimes de tels faits en les orientant vers les services
adéquats. Un nouveau flyer multilingue est disponible à cet effet depuis 2024.
La lutte contre les pickpockets fait partie de la formation de base de l’ensemble
des gardiens de la paix. Il est également prévu, à moyen terme, de relancer la
formation de nos agents avec la cellule trekkers de la zone de police.
Mme Godfrin.- Merci, Monsieur le Bourgmestre, pour votre réponse. Nous
approchons d’une période un peu sensible et de l’organisation des Plaisirs
d’hiver. J’imagine qu’une vigilance accrue sera en vigueur à ce moment-là. Je
pense que des messages préventifs dans l’espace public peuvent être utiles pour
alerter la population et les touristes de cette petite criminalité qui prospère
malheureusement dans notre capitale.
Vous avez mentionné les efforts de la police, qui doit collaborer avec une justice
et des services d’immigration efficaces. J’espère qu’à l’avenir, on travaillera
encore davantage contre ces bandes organisées - il y a sans doute des réseaux à
démanteler - pour ramener la quiétude au sein de notre capitale.
Mme la présidente.- Je vous rappelle que le dimanche 1er décembre aura lieu
l’installation du nouveau Conseil communal lors d’une séance publique qui
débutera à 14h. Le mercredi 11 décembre à partir de 17h, il y aura l’élection du
Conseil de police. Le lundi 16 décembre, ce sera la première séance publique,
après la prestation de serment qui a lieu le 1er décembre, du nouveau Conseil
communal à partir de 17h. Il y aura aussi l’élection des conseillers du CPAS ce
jour-là.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
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transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Dimanche 1er décembre 2024
à 14h : installation du nouveau Conseil communal.
Mercredi 11 décembre 2024
à 17h : élection du Conseil de police.
Vendredi 13 décembre 2024
sections ordinaires.
Lundi 16 décembre 2024
à 17h : séance publique et élection des conseillers du CPAS, suivies d’un comité
secret.
Mme la présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 19h05.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 19u05.
📄 2024-11-04 scrape
City Council Meeting — 2024-11-04
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 4 novembre 2024
Openbare vergadering van maandag 4 november 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h25 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u25 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Excusés - Verontschuldigden : Mme Hoessen, Mme Ben Hamou, M. Hellings,
M. Vanden Borre et M. Diallo.
Procès-verbal de la séance du 9 septembre 2024
Notulen van de zitting van 9 september 2024
Mme la Présidente.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 09/09/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
09/09/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
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Communications
Mededelingen
Composition du Conseil de l’Action sociale
Samenstelling van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn
Démission de Mme Aline GODFRIN
Ontslag van mevr. Aline GODFRIN
Mme la Présidente.- J’informe les membres du Conseil de la démission de
Mme Aline GODFRIN, comme membre
effectif du Conseil de l’Action Sociale avec effet au 11/09/2024.
Ik stel de leden van de Raad in kennis van het ontslag van mevr.
Aline GODFRIN, als effectief
lid van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn, met ingang van 11/09/2024.
Installation de Mme
Nicole MALENGREAU, 1ère suppléante
Installatie van mevr. Nicole MALENGREAU, 1ste opvolger
Mme la Présidente.- Lors de l’élection des membres du Conseil de
l’Action sociale, en date du 27/05/2024, le Conseil communal a proclamé Mme
Aline GODFRIN élue comme
membre effectif et a proclamé les suppléants amenés à remplacer ce membre
effectif dans l’ordre suivant :
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1. MALENGREAU Nicole ; 2. de SCHAETZEN Didrik.
Bij de verkiezing van de leden van de
Raad voor Maatschappelijk Welzijn, op 27/05/2024, werd mevr. Aline
GODFRIN door de Gemeenteraad verkozen als
effectief lid en werden tot zijn opvolgers uitgeroepen, om haar te vervangen in
volgende volgorde:
1. MALENGREAU Nicole; 2. de SCHAETZEN Didrik.
C’est le premier suppléant qui était amené à remplacer Mme
Aline GODFRIN, soit Mme MALENGREAU Nicole.
De eerste beschikbare opvolger om mevr. Aline GODFRIN te
vervangen is de 1ste opvolger, zijnde mevr. Nicole MALENGREAU.
Mme MALENGREAU Nicole a prêté serment devant le
Bourgmestre en présence du Secrétaire communal le lundi 16/09/2024 et a été
installée au Conseil de l’Action
sociale le 16/09/2024.
Mevr. Nicole MALENGREAU heeft op
maandag 16/09/2024 de eed afgelegd in handen van de Burgemeester in het
bijzijn van dhr. Stadssecretaris met het
oog op zijn installatie in de Raad voor Maatschappelijk Welzijn tijdens de
zitting van 16/09/2024.
Pris acte.
Akte genomen.
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Communication de décisions prises par l’autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
Mme la Présidente.- J’informe les membres du Conseil de l’arrêté ministériel
du 03/09/2024 portant sur la décision no 5 du Conseil du 27/05/2024 relative au
Compte 2023 de la Ville et approuvant ce dernier sous réserve de réformation.
Ik stel de Raadsleden in kennis van van het ministerieel besluit van 03/09/2024
met betrekking tot de beslissing nr. 15 van de Raad van 27/05/2024 betreffende
de Rekening 2023 van de Stad en houdende de goedkeuring ervan onder
voorbehoud van hervorming.
Pris acte.
Akte genomen.
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la Présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- La Maison de la Littérature de Jeunesse Le Wolf, en abrégé Le Wolf asbl, au
31/12/2023 ;
- "La Maison de la Littérature de Jeunesse Le Wolf", afgekort "Le Wolf" vzw,
op 31/12/2023 ;
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- "WORLD PADEL TOURNAMENTS BELGIUM", en abrégé "WPTB" asbl,
au 31/12/2023 ;
- "WORLD PADEL TOURNAMENTS BELGIUM", in afgekort "WPTB" vzw,
op 31/12/2023 ;
- BUILDWIND srl, au 31/12/2023 ;
- BUILDWIND bv, op 31/12/2023 ;
- "Un Soir ... Un Grain" asbl, au 31/12/2023 ;
- "Un Soir ... Un Grain" vzw, op 31/12/2023 ;
- "Gemeenschapscentrum Nekkersdal" asbl, au 31/12/2023 ;
- Gemeenschapscentrum Nekkersdal vzw, op 31/12/2023 ;
- "Bruxelles Laïque" asbl, au 31/12/2023 ;
- "Bruxelles Laïque" vzw, op 31/12/2023 ;
- "Design September" asbl, au 31/12/2023 ;
- "Design September" vzw, op 31/12/2023 ;
- "Tour & Taxis Padel Club Brussels", en abrégé TTPCB asbl, au 31/12/2023 ;
- "Tour & Taxis Padel Club Brussels" afgekort TTPCB vzw, op 31/12/2023 ;
- "Théâtre de Poche" asbl, au 30/06/2023 ;
- "Théâtre de Poche" vzw, op 30/06/2023 ;
- Géopolis asbl, au 31/12/2022 ;
- Géopolis vzw, op
31/12/2022 ;
- Géopolis asbl, au 31/12/2023 ;
- Géopolis vzw, op
31/12/2023 ;
- Mazette asbl, au 31/12/2023 ;
- Mazette vzw, op 31/12/2023 ;
- Brussels Basketball asbl, au 30/06/2023 ;
- Brussels Basketball vzw, op 30/06/2023 ;
- "ParckFarm T&T" asbl, au 31/12/2023 ;
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- "ParckFarm T&T" vzw, op 31/12/2023 ;
- Bruxelles-Musées-Expositions asbl, au 31/12/2023 ;
- Brussel-Musea-Tentoonstellingen vzw, op 31/12/2023 ;
- "La Zinne monnaie complémentaire et citoyenne", en abrégé "La Zinne" asbl,
au 31/12/2023 ;
- "La Zinne monnaie complémentaire et citoyenne", afgekort "La Zinne" vzw,
op 31/12/2023 ;
- "Chambre du Haut Commerce d’Art et de Luxe" ou "Brussels Exclusive
Labels", en abrégé B.E.L. asbl, au
31/12/2023 ;
- "Chambre du Haut Commerce d’Art et de Luxe" of "Brussels Exclusive
Labels", afgekort B.E.L. vzw, op
31/12/2023 ;
- "BRAVVO - Bruxelles Avance - Brussel Vooruit" asbl, au 31/12/2023 ;
- "BRAVVO - Bruxelles Avance - Brussel Vooruit" vzw, op 31/12/2023 ;
- "Memorial Van Damme" asbl, au 31/12/2023 ;
- "Memorial Van Damme" vzw, op 31/12/2023 ;
- "Werk Centrale de l’Emploi" asbl, au 31/12/2023 ;
- "Werk Centrale de l’Emploi" vzw, op 31/12/2023 ;
- "Jeunesse à Bruxelles" asbl, au 31/12/2023 ;
- "Jeunesse à Bruxelles" vzw, op 31/12/2023 ;
- "De Vlaamse Radio- en Televisieomroeporganisatie", société anonyme de
droit public, au 31/12/2022 ;
- De Vlaamse Radio- en Televisieomroeporganisatie, naamloze vennootschap
van publiek recht, op 31/12/2022 ;
- "De Vlaamse Radio- en Televisieomroeporganisatie", société anonyme de
droit public, au 31/12/2023 ;
- De Vlaamse Radio- en Televisieomroeporganisatie, naamloze vennootschap
van publiek recht, op 31/12/2023 ;
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- Maison du Spectacle La Bellone asbl, au 31/12/2023 ;
- "Maison du Spectacle La Bellone" vzw, op 31/12/2023 ;
- Visit.brussels asbl, au 31/12/2023 ;
- Visit.brussels vzw, op 31/12/2023 ;
- "Autonomia" asbl, au 31/12/2023 ;
- "Autonomia" vzw, op 31/12/2023 ;
- Université Libre de Bruxelles, établissement d’enseignement et de recherche,
au 31/12/2023 ;
- "Université Libre de Bruxelles", onderwijs- en onderzoeksinstelling, op
31/12/2023 ;
- "La mission locale pour l’Emploi de Bruxelles-Ville" asbl, au 31/12/2023 ;
- "La mission locale pour l’Emploi de Bruxelles-Ville" vzw, op 31/12/2023 ;
- Centre Culturel Maghrébin - Espace Magh asbl, au 31/12/2023 ;
- "Centre Culturel Maghrébin - Espace Magh" vzw, op 31/12/2023 ;
- 1001 valises asbl, au 31/12/2023 ;
- "1001 valises" vzw, op 31/12/2023.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Questions orales
Mondelinge vragen
Mme la Présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
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Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 1 - Punt 1
Modification budgétaire no 2 du Conseil de l’Action sociale pour l’exercice
2024
Begrotingswijziging nr. 2 van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn voor
het dienstjaar 2024
M. Zian, président du CPAS.- Oui, madame la Présidente. Rien de particulier,
cette modification est une modification technique. C’est la deuxième
modification budgétaire du CPAS, qui n’a aucune incidence financière sur la
dotation communale puisqu’elle est présentée en équilibre.
Pour l’essentiel, il y a une augmentation des dépenses engendrée par une
augmentation du nombre des revenus d’intégration, une révision à la hausse de
l’impact des mesures de « responsabilisation pension » suite à la réception de la
facture 24 et l’augmentation des factures d’énergie.
Ces augmentations de dépenses sont compensées par une augmentation des
subventions fédérales (je ne rentre pas dans les détails) et des subsides
régionaux, ainsi qu’une révision à la baisse des dépenses en personnel,
notamment des recrutements qui n’ont pas été effectués dans les temps.
Donc, ça a généré un certain nombre d’économies.
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Vote(s)
Mme la Présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur le feuilleton
no 2 des modifications budgétaires
de l’exercice 2024.
(Il est procédé au vote nominatif)
Mme la Présidente.- Adopté.
Point 21 - Punt 21
M. Bauwens.- À propos des études liées à la rénovation de l’hôtel Continental,
j’ai une question de compréhension, parce qu’on vote justement sur une étude
de techniques spéciales. Pour la performance énergétique du bâtiment (PEB), je
comprends, mais je suppose, monsieur le Bourgmestre, que tout cela est aussi
dans le cadre des plans sur l’avenir de ce bâtiment.
On voudrait savoir quel est le plan d’avenir.
Comme vous le savez, on avait des propositions plus axées sur les besoins de la
Ville au niveau des services de jeunesse, de santé, etc.
Maintenant, il y a une occupation temporaire, si je comprends bien.
Dans l’avenir, vous connaissez nos craintes si c’est encore une fois un projet
commercial comme rue Neuve, Docks, Néo, etc.
Quel est le plan d’avenir de ce site ? Parce que je suppose que toutes les
rénovations vont se faire dans cette optique-là.
M. le Bourgmestre.- Merci. Ceci dit, ça a quasi toujours été des commerces
– j’ai connu un magnifique magasin qui s’appelait la Maison du porte-plume et
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qui était là-bas, au rez-de-chaussée. Attention, il y a eu les bâtiments de bureaux
de la Régie avant d’être un hôtel.
Pourquoi ça n’est plus un hôtel ? Parce que l’arrière du bâtiment, c’est devenu
des logements publics - j’imagine que vous le soutenez, de toute façon ?
Le reste, ici, c’est qu’on a décidé de le garder en propre. Donc, on ne le vend
pas, on va le rénover, exécuter le permis. Et puis oui, on va activer le rez-de-
chaussée, mais tout le monde trouve ça plutôt malin. On a vu, lors de
l’occupation temporaire, en effet, que l’horeca fonctionnait plutôt bien.
Vous savez qu’on a à la fois le Métropole qui est en pleine rénovation (ça
devrait ouvrir en 2026), qu’on a le projet Brouckère qui a enfin son permis
exécutoire, qui portait sur la construction de logements, mais qui a gardé toutes
les façades de Brouckère et qui aura aussi toute une activation de ses rez-de-
chaussée. Après, pour ce qu’il y aura aux étages, il y aura des affectations
mixtes par rapport à cela.
Pour l’instant, en effet, l’occupation temporaire marche très bien – merci à ma
collègue Mutyebele, qui avait activé ça –, avec beaucoup de jeunes
entrepreneurs et d’artisans qui peuvent mettre leurs produits en valeur.
Pour l’instant, on ne l’a pas encore défini, mais on va définir le contenant et
travailler en même temps sur le contenu. Il y aura une affectation en partie
commerciale.
Ceci dit, il faut quand même être modeste : on parle de 2.000 ou 2.500 m2, je
crois. On est loin des projets de Docks, que j’ai soutenu et que je continue à
soutenir, ou de Néo, que j’ai soutenu et que je continue à soutenir, mais on ne
peut pas comparer ça à Docks et Néo : ce n’est pas du tout la même proportion.
Donc, on va garder le bâtiment en propre et on va trouver des locataires.
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M. Bauwens.- J’entends « horeca et mixte », pour les étages ? Ce n’est pas
clair.
Ce que je soutiens, monsieur le Bourgmestre – parce que, évidemment, je ne
compare pas le bâtiment du Continental avec Docks, ce n’est pas la question –,
c’est qu’il y a tout un développement de la ville que vous êtes en train de faire,
qui est un plan plutôt commercial. Tandis que je trouve qu’il faut aller plutôt
dans l’autre sens, maintenant. C’est que la pendule va vers le commerce et
vraiment pas assez vers les associations, l’associatif et les citoyens.
Je trouve que l’hôtel Continental donnait une occasion pour faire cela, comme
on avait aussi rentré des projets et des idées dans ce sens.
Encore une fois des commerces, encore de l’horeca. La tendance actuelle, même
les commerçants du piétonnier du centre-ville le disent, ça va dans le sens que
ce sont des chaînes internationales.
J’espère que dans les baux que vous allez faire, vous mettez aussi des promesses
ou des conditions, au moins ça, des trucs locaux et pas encore une chaîne
comme Eataly, des chaînes internationales qu’on retrouve partout.
C’est ça, le souci que beaucoup de commerçants expriment, même sur le
piétonnier.
M. le Bourgmestre.- Vous rejetez la chaîne Eataly ? Honnêtement, il n’y a pas
ça partout. Il y a ça à Milan, à New York… Mais à Bruxelles, c’est plutôt une
bonne nouvelle. Ça a été justement plutôt bien accueilli par les personnes,
d’avoir un commerce qui n’existait pas à Bruxelles.
M. Bauwens.- Que les gens ne savent pas payer ! Faites une comparaison de
prix de produits chez eux et dans d’autres supermarchés.
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M. le Bourgmestre.- Écoutez, moi, je suis très fier ! Tout le monde ne va pas
chez Dierendonck, mais je trouve ça important d’avoir un boucher Dierendonck
rue de Flandre ; tout le monde ne va pas chez Champigros, mais je trouve ça
important ; tout le monde ne va pas chez Noordzee…
C’est le « mix » commercial qui est important, c’est là où on va pouvoir se
retrouver : j’ai regretté que le magasin Aldi ait disparu de la rue Van Artevelde,
mais c’est la décision de cette enseigne, de partir. On essaye d’avoir un mix
commercial qui offre justement à la fois des commerces de destination et des
commerces avec d’autres choses.
Ici, justement, l’occupation temporaire se fait plutôt avec des nouveaux artisans,
des personnes qui sont en développement. On va voir si on peut garder ça,
comme on est une des seules communes à avoir 300 entreprises – de vrais
incubateurs. Pour le reste, ici, c’est un projet vraiment local qui est impliqué
dans l’occupation temporaire dans le Continental et qui fonctionne plutôt bien.
On a décidé de ne pas concéder le bâtiment, ce qu’on avait essayé de faire par le
passé. On n’a pas trouvé de projet qui nous intéressait, donc on va refaire le
bâtiment par nous-mêmes, via la Régie.
C’est pour ça qu’on a repris ce permis, et puis on va voir les différentes
affectations.
Si on regarde aussi sur le boulevard Adolphe Max, depuis qu’il est refait, depuis
que l’espace public est là, on a une diversité de commerces qui existe.
Souvenons-nous de ce que c’était, quand même, le boulevard Adolphe Max il y
a vingt ans : c’étaient quand même des commerces « un peu spéciaux » (rire)
– il en reste quelques-uns. Ce n’était quand même pas incroyable !
Ici, il y a une vraie diversité qui s’installe et je pense que c’est plutôt pas mal
d’avoir cette dynamique. On verra si quelqu’un est intéressé par ce rez-de-
chaussée ou les étages.
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Ici, en tout cas, l’immeuble reste dans le giron public, ce qui n’est pas mal. Pour
les locaux d’associations, honnêtement, je pense que d’être comme ça, sur la
place De Brouckère… Il ne faut pas rompre le liseré de noyau commercial.
Quand vous développez du commerce, il ne faut pas être…
Le commerce, c’est aussi beaucoup d’emplois. C’est beaucoup de gens qui
travaillent. Vous savez, on a aussi cette volonté d’offrir plus d’emplois.
Beaucoup de gens travaillent dans tous ces commerces que vous décrivez. Vous
dites que vous vous en méfiez ? Je suis très fier qu’il y ait beaucoup de gens qui
travaillent à Docks, beaucoup de gens qui travaillent rue Neuve, beaucoup de
gens qui travaillent à Adolphe Max. Ce sont des gens tout à fait respectables,
qui, grâce à ce « boulot », peuvent subvenir aux besoins de leur famille.
Attention de ne pas caricaturer : il ne faut pas non plus un seul type de
commerce qui serait accessible à tout le monde. Il y a en effet une dichotomie
qui peut exister.
Mais n’oubliez pas une chose : ces commerces – souvent manufacturiers, aussi,
chez nous – permettent une grosse diversité d’emplois. Tout le monde ne va pas
acheter un sac Delvaux, mais je suis très fier que Delvaux ait toujours sa
manufacture – même si elle n’est plus tout à fait produite qu’ici à Bruxelles,
malheureusement ! –, de pouvoir avoir une manufacture qui se fait aussi chez
nous et une expertise, qui travaille d’ailleurs avec notre école Jeanne Toussaint
aux Arts et métiers.
Il ne faut pas avoir une catégorie où on se dit que si le plus grand nombre n’y a
pas accès, il faut le rejeter. Ce n’est pas, à mon avis, une bonne façon de
fonctionner. Par contre, il faut donner la possibilité de ne pas avoir qu’un seul
type de commerce. On est bien d’accord que le mix commercial, c’est
important.
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Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Mme la Présidente.- Monsieur Hellings est excusé, mais en fonction de la
question que vous avez, au cas où il y a des questions, soit les cabinets pourront
vous envoyer la réponse, si c’est technique, soit il y a d’autres membres du
Collège qui pourront éventuellement vous répondre.
Points 40 et 64 - Punten 40 en 64
M. Bauwens.- Merci, madame la présidente. Concernant des marchés public
pour l’entretien des espaces verts de la Ville et le balayage des voies…
Donc j’interpelle qui ? Madame…
On verra bien !
En tout cas, j’ai été interpellé et je pense qu’une de mes premières
interpellations dans ce Conseil communal, il y a cinq ou six ans, s’adressait à
Mme Jellab : c’était concernant l’achat d’une balayeuse ou je ne sais plus quelle
machine. Je vous avais demandé pourquoi est-ce que vous achetez dand le
privé, et aussi pourquoi est-ce que vous avez une tendance à externaliser
beaucoup de services.
Dans les points 40 et 64, on voit à nouveau qu’on va faire appel à des services
externes pour le maintien des espaces verts. À mon avis, on parle d’espaces
verts qui ne sont pas des « pop-up », mais d’espaces verts assez permanents. Ça
veut dire que c’est assez facile à prévoir des gens pour entretenir. Depuis cinq
ans, je vous ai interpellé et au début, vous aviez dit : « Monsieur Bauwens, on
Page 15 sur 45 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 04/11/2024
n’est pas prêt pour discuter au niveau des services publics. »
Après cinq ans, chers amis d’Ecolo, est-ce que vous êtes prêts finalement à
avoir une discussion sur la question : « Est-ce qu’on va démanteler des services
publics de nettoyage et d’entretien des espaces verts ? » Ou est-ce que les
espaces verts – c’est ce que vous dites : l’espace vert fait partie de la ville, fait
partie des besoins des citoyens.
Mais l’entretien aussi ! Pourquoi est-ce que vous ne choisissez pas d’augmenter
le nombre de balayeurs, augmenter le nombre de personnes qui font l’entretien,
mais dans le service public ?
Je ne vais pas vous faire un dessin : si c’est un service externe privé qui fait
l’entretien, ils ont d’autres préoccupations. En tout cas, les patrons d’un service
externe ont la préoccupation de faire des bénéfices et de faire des bénéfices pour
des actionnaires, tandis qu’un service public ne fait pas ça. Et en règle générale,
le service public fait un meilleur travail, et certainement sur des points comme
ça.
Vu qu’on aura bientôt un changement de majorité, est-ce que vous maintenez
cette tendance de vouloir faire du privé ou est-ce que vous dites, non, on est en
faveur d’un service public, certainement quand on parle de propreté et
d’entretien, et vous retirez ce point de l’ordre du jour ou vous votez autrement.
En tout cas, on compte s’abstenir ou voter contre ce point parce qu’on pense
que l’entretien et le nettoyage font partie des besoins fondamentaux des
citoyens et de la ville, et que ça doit être fait par des services publics.
Je vous remercie pour votre réponse et votre réaction. Et je suis curieux !
Page 16 sur 45 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 04/11/2024
Mme Jellab, échevine.- Monsieur Bauwens, je vous ai déjà répondu plusieurs
fois. Vous le dites vous-même : vous avez posé cette question déjà plusieurs
fois. Et vous venez maintenant, en fin de législature, me demander si on est
prêt ? C’est une blague ! Enfin, qu’est-ce que vous voulez que je réponde ?!
C’est un constat.
Durant les six années, nous avons essayé d’engager du personnel. On a pu
engager une vingtaine de personnes, ce n’est pas suffisant. C’est quelque chose
que je reconnais, avec les arguments que je vous ai déjà avancés au niveau
budgétaire et la complexité au niveau des engagements qui a été difficile après
la période du covid-19.
Ici, vous m’interrogez sur un point particulier, c’est le domaine de Combreuil.
C’est quelque chose qui existait déjà. C’est pour des terrains privés – pardon, ce
n’est pas privé… oui, « décentralisé », c’est ça, le terme, ce n’est pas privé –,
mais qui existent déjà depuis plusieurs années.
Par facilité pour le service, le service est privatisé.
Peut-être que Mme Hariche veut répondre aussi ?
M. le Bourgmestre.- Je voulais quand même juste modérer un peu. Je
comprends la demande de M. Bauwens, mais on parle d’un marché de 75.000 €
– juste pour vous donner la proportion, ça correspondrait à environ deux
ouvriers.
On a beaucoup plus d’ouvriers qui sont magnifiques, qui font un très beau
travail ! Les espaces verts de la Ville de Bruxelles sont très largement entretenus
par du personnel des pouvoirs publics.
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Ici, si j’ai bien compris, mais j’avoue que je n’ai pas relu tout le point, puisque
c’était un point pour information, on parle de l’entretien d’espaces verts hors
territoire de la Ville. Je pense quand même qu’on ne peut pas en vouloir à la
Ville, de temps en temps, d’engager peut-être une entreprise locale…
Ça reste aussi des travailleurs, monsieur Bauwens, même s’ils sont dans le
privé. Ce n’est pas pour ça que c’est des « types », qu’il faut leur dire non, que
ce sont des sous-travailleurs.
Je veux dire que là-bas, puisque c’est hors du territoire de la Ville, on fait appel
à une entreprise qui vient avec des travailleurs, qui vient travailler là. Mais je
rappelle que le montant, ici, c’est 75.000 €.
Combien est-ce qu’on a de personnes aux espaces verts, madame Jellab ? Deux
cent cinquante, je pense, ou quelque chose comme ça... 200 personnes. Alors il
faut peut-être relativiser, monsieur Bauwens, sur les chiffres, en disant que tout
d’un coup on privatiserait le service des espaces verts. Restons mesurés !
M. Bauwens.- On ne parle pas d’un point, on parle de deux points – et même
presque de trois points à l’agenda, mais je prends le point 109 avec un peu plus
de précaution. Le point 64 est aussi concerné, et je veux bien une fois faire le
calcul de tous les contrats qu’on a externalisés, parce qu’on a eu le même débat
à propos d’un autre terrain – lui aussi hors de la Ville –, où on devait voter pour
commanditer une firme externe pour faire l’entretien, et même pour tondre (?)
une pelouse d’un terrain de la Ville de Bruxelles.
C’est chaque fois en défense des ouvriers qu’on fait ça. Parce qu’on sait par
expérience, et vous le savez aussi, que les travailleurs – et j’espère que vous le
défendez aussi –, que les travailleurs qui travaillent pour la Ville de Bruxelles
ont un meilleur statut pour les travailleurs que les travailleurs qui travaillent
pour une firme privée.
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Et si on veut vraiment – comme vous le dites, monsieur le Bourgmestre –
défendre le travail des travailleurs, alors profitez-en aussi avec la nouvelle
majorité, parce que ça va être pire à mon avis, aussi avec la nouvelle… C’est-à-
dire, est-ce qu’on va défendre, oui, le travail public, le statut public, ou est-ce
qu’on va, comme on le fait maintenant, chaque fois qu’on peut mettre…
Même ici, le nettoyage des parties de la maison du centre, ici dans laquelle on
se trouve, est pour une partie aux mains de firmes externes. Je trouve ça insensé
que chaque fois, des choses qui existent, comme dit l’échevine – on parle dans
le point 40 d’un terrain qui existait déjà, et c’est chaque fois des terrains dont on
me dit : « Ça existait déjà. » – oui, alors c’est assez…
Ça, c’est justement le luxe qu’on devrait avoir, c’est-à-dire pour des choses
qu’on connaît, défendons les travailleurs, leur statut, leurs conditions de travail,
et essayons de donner un travail public. Et c’est ça que je mets en cause ici. Ce
n’est pas la question des 75.000 € (?) : je sais aussi très bien combien coûte un
ouvrier. Mais je sais aussi qu’un ouvrier chez vous, à la Ville, va avoir un
meilleur statut qu’un ouvrier dans une firme privée..
Donc, c’est ça que je veux dire et c’est ça aussi mon appel à Ecolo : je m’étonne
que maintenant qu’ils ne sont plus dans la majorité, qu’ils la soutiennent encore.
Je trouve ça assez interpellant, point final !
Merci beaucoup.
Points 41 et 48 - Punten 41 en 48
Mme Lhoest.- Oui, merci. Je suis venue en section, mais sur cette question-là, à
propos d’une étude pour la mise en œuvre d’un plan de gestion dans les
cimetières de la Ville, ma feuille s’est perdue…
Page 19 sur 45 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 04/11/2024
En tout cas, le cahier des charges n’est pas téléchargeable, donc j’aimerais bien
qu’on puisse nous fournir ce cahier des charges pour la gestion technique et
administrative des (?) cimetières. J’avais juste cette remarque-là sur le point 41.
Pour le marché public du point 48, qui porte sur l’organisation d’une procédure
de reclassement pour les travailleurs salariés, on est dirigé vers une décision
du (?) Collège qui n’apparaît pas : dans le dossier, celle-ci (?) n’existe pas.
Une fois de plus – et à chaque fois, je reviens sur le même sujet –, il nous
manque des documents. Pouvez-vous nous éclairer sur le sujet de ce
reclassement pour les travailleurs salariés ? En quoi consiste-t-il exactement ?
Est-ce que c’est pour des travailleurs en maladie ?
Est-ce que c’est pour des mutations ?
(...)
Donc, au point 48, décision du (?) Collège n’est pas accessible. En tout cas, elle
n’existe pas, il n’y a rien dans le dossier…
Je ne sais pas si quelqu’un m’écoute, mais c’est très désagréable !
Mme la Présidente.- Désolée, c’est parce qu’on essayait de répondre à votre
première question.
Le cahier des charges, on peut certainement vous l’envoyer. Normalement, il
devrait être accessible – je ne sais pas comment ça se fait, mais il n’y a pas de
secret ! Vous l’aurez incessamment, sous peu.
Monsieur El Ktibi, si vous voulez… C’était la principale question de
Mme Lhoest sur ce point-là, je pense.
C’était juste sur le cahier des charges…
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Mme Lhoest.- Oui, pour y avoir accès.
Mme Hariche, échevine.- Et sur le point 48, il s’agit d’un marché pour une
procédure de reclassement professionnel des travailleurs qui sont licenciés.
C’est une obligation légale que nous avons de leur permettre d’avoir un suivi
pour les aider à une réinsertion.
Mme Lhoest.- Très bien, merci.
Point 72 - Punt 72
Mme Lhoest.- C’est un subside de 80.000 € pour l’achat d’un véhicule utilitaire
pour la plateforme de soutien aux réfugiés. L’association se trouve à
Molenbeek-Saint-Jean.
Moi, je trouve qu’il faudrait réfléchir à comment on peut partager toujours les
coûts. Je pense que la Ville de Bruxelles supporte beaucoup de coûts pour
beaucoup d’associations qui ne sont pas sur son territoire (?).
Pourquoi ne pas partager ce subside avec la commune de Schaerbeek… de
Molenbeek-Saint-Jean, où l’association se trouve, en tout cas. C’était juste une
réflexion pour ce véhicule utilitaire dont on prend toute la charge de 80.000 €.
Merci.
M. Dhondt, échevin.- Oui, merci, madame la conseillère. Ici, il s’agit d’une
convention… Il y avait déjà une convention, mais ici, il faut remplacer le bus.
Ici, on passe une nouvelle convention pour pouvoir donner une nouvelle
camionnette à l’asbl, pour permettre à la plateforme de transporter de la
nourriture, du matériel logistique.
Ici, il s’agit… par rapport à votre question, la Ville décide de donner cette
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camionnette pour faire en sorte que la plateforme citoyenne puisse continuer ses
opérations.
Et par rapport à l’aide des autres communes, ici, ce que la Ville donne, c’est la
camionnette. C’est une nouvelle camionnette pour pouvoir continuer leurs
différents travaux.
Si vous avez des questions par rapport aux aides d’autres communes, il faut
vous adresser aux autres communes. Ce que la Ville fait, c’est ici, avec la
convention, de faire en sorte qu’il y ait une nouvelle camionnette à disposition
de la plateforme.
M. le Bourgmestre.- Oui, je voulais quand même juste préciser que ce n’est pas
parce que le siège social est là-bas que l’association (?) n’agit pas sur notre
territoire.
L’origine de la camionnette, c’est le parc Maximilien. Tout le monde a oublié
qu’on a dû gérer un « truc » assez compliqué. Mais franchement, madame
Lhoest, n’hésitez pas à parler à votre collègue de parti, Mme de Moor : si elle
veut rembourser à la Ville les 80.000 € pour cette camionnette, puisque ce sont
des compétences fédérales que nous assumons pour essayer de soulager nos
riverains, pour toutes ces personnes qui sont en errance administrative, relayez
cette demande et on touchera avec grand (?) plaisir le chèque de Mme de Moor !
De même que si le gouvernement fédéral et l’Office des étrangers reprennent
ces missions-là : on n’a pas de problème !
Ici, depuis six ans, la Ville a suppléé à un manque. Depuis quelque temps, on le
fait. Pourtant, on s’est montré très collaborant aussi dans l’ouverture de places
pour des personnes en demande d’asile (?) : comme vous le savez, on a aussi
ouvert un centre à Laeken – en tout cas, on a aidé à ouvrir un centre.
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Ici, je rappelle que si on fait ça, c’est parce qu’à un moment donné, on s’est
retrouvé dans une situation extrêmement complexe et que c’est avec des
véhicules de la Ville qu’on a transporté des personnes que personne ne voulait
transporter.
Le débat n’est pas d’aider une asbl qui est située (?) sur Molenbeek-Saint-Jean.
Elle a son siège social là-bas, mais elle agit sur notre territoire. C’est ça, la
plateforme citoyenne, juste pour préciser, quand même !
Mme Lhoest.- Je connais bien l’association, ne vous inquiétez pas pour ça !
Moi, je trouve que dans beaucoup de subsides, on prend beaucoup à charge. La
Ville prend beaucoup d’associations à charge et je trouverais ça normal, comme
on a essayé, de faire le partage avec d’autres communes.
Votre message aura été entendu.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 76 - Punt 76
Mme Lhoest.- Tout d’abord, je vous remercie pour ce rapport annuel pour les
ressources humaines (RH) pour l’année 2023, qui est transparent – j’étais très
intéressée de le lire !
Par contre, je suis très inquiète du cadre des relations professionnelles qu’on lit
au niveau de la charge psychosociale au travail. C’est quand même inquiétant de
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voir qu’il y a eu 1.035 interventions pour des conflits, 196 conflits sur l’année
2023, 231 situations de harcèlement moral, 9 situations de harcèlement sexuel,
51 situations de violence, 41 burn-out, 123 problèmes organisationnels et
218 divers.
Dans les procédures informelles et dans les procédures formelles, il y a eu sept
interventions : quatre interventions formelles dont on ne sait pas de quoi il
s’agit, une intervention collective (je ne sais pas à quel service cela correspond)
et trois situations de violence, de harcèlement au travail.
Je vous remercie pour la transparence, mais je trouve que c’est très inquiétant
pour le personnel, quand on lit ça de l’extérieur.
Ma question est de savoir quelles sont les situations – le rapport RH ne peut pas
tout expliquer. Je lis aussi que 22 % du personnel démissionne de la STIB avant
d’avoir atteint au moins cinq ans de travail à la Ville.
C’est vraiment inquiétant de voir le nombre élevé de demandes d’intervention
informelle : 869 à la Ville et 166 dans les entités (?) satellites. Ça, c’est
inquiétant !
Et je voulais vous demander aussi, madame l’échevine, dans l’organigramme,
dans la structure organisationnelle de la Ville, vous avez mis dans
l’organigramme la Régie communale autonome (RCA) Bourse, l’ombudsman et
la direction de Bravvo.
L’ombudsman, est-ce qu’il a déjà un rôle ? Est-ce qu’il va nous rendre un
rapport sur ses activités ?
Est-ce que c’est déjà paru ou j’ai raté un épisode ? Je ne sais pas.
En tout cas, quel est le rôle des ressources humaines dans les décisions
formelles, à la suite des sept dossiers d’intervention formelle ?
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Voilà mes questions. Merci.
Mme Hariche, échevine.- Par rapport à toutes les situations que vous avez
énoncées et qu’on a évidemment voulu – par souci de transparence, comme
vous l’avez relevé – reprendre dans le rapport annuel, c’est évidemment pour
qu’on ait une vue tout à fait fidèle de ce qui s’est passé.
Il faut d’abord savoir que ce n’est pas parce qu’il y a une plainte qu’il y a
forcément un véritable fond. Ça, c’est évidemment au service compétent
d’analyser chacune des situations qui a été considérée par l’agent lui-même
comme problématique, qui est analysée et qui donne parfois suite à un suivi
dont on n’est pas informé, puisqu’il s’agit d’un organe indépendant et qui doit
pouvoir évidemment faire son travail en toute confidentialité.
Et qui émet une série de recommandations qui sont évidemment à implémenter
par chacun le service concerné.
Et l’ombudsman, c’est une initiative de la Région bruxelloise, du parlement
régional et qui, de toute évidence, n’intervient pas dans la gestion du personnel.
C’est pour les citoyens.
Mme Lhoest.- Oui, j’avais encore une question. Le rapport ne précise pas si les
différents conflits que j’ai énoncés concernent les travailleurs entre eux ou les
travailleurs et la hiérarchie. Peut-être, pour l’année prochaine, préciser quels
sont les rapports de ces conflits.
Mme Hariche, échevine.- Ça n’est effectivement pas précisé, mais il faut savoir
qu’on a de tout. On a parfois des remises en question d’un membre de la
hiérarchie, on a parfois des situations de personnes d’un même statut, d’un
même métier, d’un même niveau mais on a aussi parfois des agents qui sont
Page 25 sur 45 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 04/11/2024
victimes d’actes posés par des citoyens.
Tout est repris dans le rapport d’activité.
Mme Lhoest.- Oui, ça c’est le registre de faits de tiers, ça n’a rien à voir avec
cette question-là, donc…
Mme Lhoest.- Oui. Et je n’ai pas bien compris pour l’ombudsman : j’ai
compris que c’est une initiative de la Région, il est déjà installé. Il va rendre un
rapport au Conseil bientôt ou… ?
M. le Bourgmestre.- Donc, c’est Mme Catherine De Bruecker, qui était
d’ailleurs médiatrice fédérale auparavant…
(…)
Non, Catherine De Bruecker était médiatrice fédérale, ça je peux le jurer ! Elle
faisait ses études avec moi, donc je la connais vraiment bien – je me permets
(rire).
Elle est médiatrice, c’est une nouvelle fonction créée à la Région. Et puis, on
recevra des rapports si ça concerne des faits qui ont lieu par rapport à la Ville,
mais son rapport va dépendre du parlement régional. Elle va remettre son
rapport annuel disant : « J’ai été consultée autant de fois, j’ai dû intervenir
autant de fois. » Mais parfois il y aura sans doute – elle a une compétence, parce
qu’on l’a rencontrée –, il y aura peut-être des choses qui nous concerneront.
On a déjà reçu des appels disant (?) : « Tiens, j’ai été contacté par un
citoyen… », mais c’est quand même plus malin, j’avoue, à la Région, d’avoir
une ombudsman que d’avoir dix-neuf ombudsmans. Hein ? Ça aurait été un peu
ridicule, sur notre territoire !
Donc, tout est chez Catherine De Bruecker, et les gens peuvent aller se consulter
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chez elle.
Et on recevra les rapports. Il y aura un rapport annuel qui sera publié au niveau
régional. Et parfois, il y aura sans doute des faits, on l’espère le moins possible,
avec la Ville de Bruxelles ou qui auraient expliqué comment on les a résolus.
Mme Lhoest.- Oui, c’est un point qui nous intéressait très fort d’avoir
justement cet ombudsman et cette vue extérieure à la Ville.
Peut-être pourrait-on le (?) mettre sur le site internet la personne de contact, que
ce soit accessible pour les citoyens ?
Merci.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van dhr. schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ergen
Dossiers van dhr. schepen Ergen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 160 - Punt 160
M. Wauters.- Sur l’octroi d’un subside à la Régie foncière pour les travaux de
LaekenGeek, concernant le budget de 900.000 € – si je me souviens bien, il y a
à peu près un an, il y avait dans le budget extraordinaire une ligne concernant un
budget de 900.000 €, et aujourd’hui, ça a l’air d’être la suite de ça, assez
logiquement –, je voulais juste savoir, ce subside de 900.000 € (apparemment
par la Régie foncière, si je dis pas de bêtises, c’est ça, et je n’ai pas eu
l’occasion d’aller en section pour poser la question), ça concerne quoi, par
rapport à…
Parce que je sais qu’il y a déjà eu des aménagements. Je sais que, par exemple,
il y a des sociétés privées qui interviennent aussi pour subsidier une partie.
Est-ce qu’on est dans du bâtiment, dans du matériel, dans des projets ?
C’est un peu le sens de ma question.
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M. Ergen, échevin.- C’est simplement un subside que le service économique
donne à la Régie foncière par rapport aux travaux qui ont été faits, réalisés pour
ce gros projet.
M. Wauters.- Donc, d’aménagement, on va dire ? C’est vraiment, je voulais
dire, du mobilier… enfin, de l’aménagement, quoi ?
M. Ergen, échevin.- Oui, c’est ça.
M. Wauters.- C’est ça que je voulais savoir, je comprends.
M. Ergen, échevin.- C’est parce qu’on a perdu des charges d’urbanisme qu’on
devait recevoir.
M. Wauters.- Ah, voilà. D’accord, ça répond à ma question. C’était vraiment
une précision.
Vote(s)
Mme la Présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la Présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Vraag van dhr. VANDEN BORRE betreffende het overlijden van twee
jonge mannen door elektrocutie na aanraking van stroomkabels van de
NMBS en de samenwerking tussen de Stad en de NMBS i.v.m. de
beveiliging en controle van
spoorweginfrastructuur in de stedelijke omgeving.
Mevrouw de Voorzitster.- Aangezien de Gemeenteraadslid verontschuldigd is,
wordt die vraag uitgesteld naar de volgende zitting.
Question d’actualité de M. BAUWENS concernant la rupture du bail des
commerces sur l’avenue Stalingrad
M. Bauwens.- Merci, madame la Présidente. Il n’y a que deux questions
– désolé que ce soient les miennes, ou les nôtres ! Ça, c’est à mon avis le début
de la fin ou la fin du début. Pas pour moi, mais en tout cas pour la nouvelle
majorité ou l’ancienne.
J’ai en tout cas été interpellé, et par la presse et par des commerçants de
l’avenue Stalingrad, sur le fait (?) qu’ils doivent renoncer à leur bail ou, en tout
cas, que la Ville les invite à quitter les lieux avant le 25 août 2025 et que s’ils
sont d’accord de ne faire aucune poursuite dans l’avenir, ni contre la Ville, ni
contre la STIB, ils vont recevoir une indemnité.
Ça, c’est un exemple de lettre qu’ils ont reçue – mais vous le savez sans
doute (?) mieux que moi.
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En tout cas, les commerçants étaient assez choqués, parce que ce sont des
commerçants, comme vous le savez, qui ont construit ces quartiers, qui
croyaient dans leur projet et qui, au début, croyaient même dans le projet du
métro 3. Parce qu’il y avait la promesse que le métro 3 allait finir ou être fini cet
été, 2024-2025 (?) et maintenant, ils reçoivent cette lettre disant : « Oui, vous
devez renoncer à votre avenir et on vous rembourse, on vous donne une
indemnité, à condition que vous promettiez – donc, que vous donniez un chèque
en blanc à la Ville – de ne jamais faire de poursuites. »
Je veux quand même, monsieur le Bourgmestre, vous faire passer le désarroi et
la déception de pas mal de commerçants que j’ai rencontrés.
Parce que d’un côté, il y a toute l’étude qui a été annoncée, qui devait être faite
pour des alternatives à la (?) destruction du métro, et qui (?) n’a toujours pas eu
lieu. Et eux ils disent (et ils ont raison, je trouve) : « On nous expulse avant que
des alternatives aient été étudiées. On a l’impression que la Ville est en train de
précipiter notre départ et notre non-retour. »
Deuxièmement, selon la Région, et aussi selon le sens commun, il n’y a aucun
budget garanti pour le métro 3 : donc on chasse des commerçants qui ont
construit un quartier pour un projet qui n’est sûr de rien ! Ils doivent quitter leur
avenir pour un projet fantôme…
Actuellement, il y a un trou et ça s’arrête là !
Et troisièmement, une autre question, c’est pourquoi est-ce qu’ils doivent
promettre de ne faire aucune poursuite contre la STIB, alors que leur bail est
conclu (?) avec vous : avec la Ville, la Régie foncière, et pas avec la STIB ?
J’espère quand même avoir des réponses qui éclaircissent ça et qui répondent
aussi à ce que certains commerçants ressentent comme une forme de chantage
Page 31 sur 45 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 04/11/2024
quand on leur dit (?) : « Si vous signez un chèque en blanc, vous recevrez une
indemnité. »
Mais moi, je pensais quand même que si un bail est rompu, le locataire a des
droits. Et ici, je trouve que c’est un peu retourner la chose sans aucune garantie
des projets pour l’avenir du métro 3. Et donc, les commerçants disent : « On
nous chasse pour rien ! »
M. le Bourgmestre.- Monsieur Bauwens, sur le fait que le délai sur le métro ne
soit pas respecté, c’est évidemment un drame pour tout le monde et pas que
pour les commerçants du palais du Midi.
Je vous rappelle qu’on a relocalisé la Haute École Francisco Ferrer (c’est fait),
qu’on travaille avec M. Hellings et le service des sports à la relocalisation de
l’ensemble des équipes du palais du Midi pour que tout ce qui est activité autour
du palais soit là.
Est-ce que le chantier va se faire ? Eh bien, on attend le gouvernement régional
– à priori, pour l’instant, on dit que oui. Et on a promis… Alors, autant on a
déménagé les écoles – ça, c’est quasi complètement fait, ou c’est complètement
fait ?
Mme Hariche, échevine.- Non, pas encore. On a le bâtiment.
M. le Bourgmestre.- On a le bâtiment, mais ça devrait être fait bientôt, la Haute
École Francisco Ferrer.
Les clubs sportifs, on est encore en train de réaliser les choses, mais on leur a
promis qu’ils ne bougeraient que quand il y aurait une alternative.
Pour les commerçants, beaucoup d’entre eux nous disent : « Maintenant on doit
savoir, parce qu’on vit avec une espèce d’épée de Damoclès. » – honnêtement,
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j’en ai rencontré beaucoup aussi, vous imaginez bien. Ils disent : « À un
moment donné, j’ai peut-être envie de relancer mon activité. »
Qu’est-ce qu’on a négocié pour les commerçants ? Normalement, l’indemnité
de rupture dans un bail commercial, c’est dix-huit mois, et on a négocié le
maximum du plafond légal : trente-six mois. Trente-six mois d’indemnité
auxquels s’ajoutent trois ans de précompte immobilier. Plus le fait que depuis
quatre ans, ils ne payent pas de loyer (je rappelle que les commerçants du palais
du Midi sont exonérés de loyer : tous les mois, ils payent zéro euro.
On peut le comprendre, dans les conditions actuelles, mais c’est quand même
important de se rendre compte que la Ville n’a pas rien fait par rapport à ça ! Et
beaucoup nous disent, en tout cas ceux que je rencontre aussi, que ce qui est sur
la table est quand même intéressant pour relancer son affaire : on parle de
plusieurs centaines de milliers d’euros d’indemnité, ce qui n’est pas rien, vous
en conviendrez avec moi.
Alors, pourquoi est-ce qu’il y a cette condition de ne pas aller en recours ? C’est
logique : qui paye ces indemnités ? Pas la Régie – là, on ne va pas nous le
reprocher ! – c’est la Région qui paye une somme à la STIB et la STIB verse à
la Régie, puisque c’est pour le projet de la STIB.
C’est normal que la STIB dise : « Si je vous paye l’indemnité de rupture, vous
n’allez pas aller en recours contre moi. » Ça, monsieur Bauwens, vous êtes
quand même d’accord, c’est quand même logique : vous avez le droit d’aller en
recours, alors vous refusez l’indemnité de rupture et vous avez le droit d’aller au
tribunal, c’est votre droit comme commerçant et comme citoyen. Mais si vous
acceptez une transaction financière sur la rupture de votre bail, vous ne pouvez
pas dire : « Oui, je prends les centaines de milliers d’euros mais je vais quand
même en recours devant le tribunal de première instance. » Ou le juge de paix,
je ne sais plus.
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C’est ça qui est dans cette proposition, qui n’est qu’une proposition : on a
envoyé une lettre pour commencer les discussions avec eux.
Honnêtement, on a plutôt des retours de commerçants qui trouvent que c’est
équitable.
Et dans le même temps – parce que là, vous avez raison –, si jamais les travaux
ne se font pas immédiatement, on autorise une occupation précaire. Mais ça
permet à ces commerçants, qui sont quand même dans une expectation – on
parle quand même de cinq ou six ans quand les travaux ont commencé au palais
du Midi. Donc, ils peuvent se dire : « Nous on doit bouger, on doit se donner un
avenir pour notre commerce, mais au moins, j’ai un chèque qui me permet de
redémarrer quelque chose ailleurs. »
C’est ça qui se passe, sur la table. S’ils ne le souhaitent pas, ils ne doivent pas
signer ça. Ils peuvent faire un recours, ils peuvent prendre leurs avocats, ils
peuvent aller en recours, c’est leur droit.
Mais s’ils prennent l’indemnité… Je ne connais pas, sans vouloir faire le juriste,
mais c’est quand même spécial de dire : « Je prends une indemnité de rupture de
mon bail, mais en même temps, j’attaque sur le fait qu’on casse mon bail. »
C’est quand même compliqué, vous l’avouerez, ça paraît quand même difficile à
admettre.
Et je rappelle que ce sont les pouvoirs publics : la Région et la STIB, qui payent
cette indemnité qui, je le répète, a été calculée vu le préjudice et vu aussi le
traumatisme – et là, je suis totalement sur la même longueur d’onde que vous –
par rapport aux commerçants ; qui a été calculée au plus haut.
Voilà la raison pour laquelle on explique qu’on ne peut pas non plus prendre les
deux, ce n’est pas possible, ça n’existe pas en droit.
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M. Bauwens.- Merci, madame la Présidente. Monsieur le Bourgmestre, vous
parlez un peu comme si c’étaient les commerçants qui ont choisi et qui ont
maintenant la possibilité de faire un « deal » commercial avec la Régie, via la
Région et via la Ville, et qu’on accepte une rupture du bail.
Mais les travaux ont commencé je ne sais plus quand, ils ont duré plusieurs
années ! Il n’y a aucune garantie sur ce qui va se passer, même si les travaux
vont être faits.
Quand est-ce qu’ils vont être faits ? Est-ce que le trou va être rebouché ?
La rupture du bail, monsieur le Bourgmestre, ce n’est pas les commerçants qui
la signent, c’est la Région qui a signé il y a des années la rupture du bail. Ils ont
dévasté toute une rue avec des commerces dedans – il y a des moments où le
passage n’était même plus possible !
Et après des années, maintenant qu’on (?) est plongé dans l’incertitude, vous
dites : « Ah, mais on vous fait un deal en or, et si vous ne signez pas le deal en
or vous pouvez faire des poursuites. »
Moi, j’ai une autre vision de l’affaire : la vision que j’ai, c’est qu’on a étranglé
beaucoup de commerçants et qu’on leur dit maintenant : « Voilà, on vous donne
trente-six mois d’indemnité et c’est un cadeau qu’on vous fait – vous devez
quand même comprendre, monsieur Bauwens, c’est des commerçants. »
Mais les commerçants que moi je vois, ils sont épuisés - ils sont épuisés,
monsieur le Bourgmestre ! Ce n’est pas eux qui ont choisi de rompre leur bail,
c’est vous : c’est la majorité régionale dont votre parti fait partie, et plein
d’autres partis, parce que ce sont des débats qui durent (?) depuis des années.
Donc, c’est le désastre du métro 3 qui a étranglé un quartier et maintenant, on
va dire aux commerçants présents qui sont épuisés, qu’ils n’ont effectivement
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que ce choix-là à prendre.
J’espère qu’il y a des commerçants qui ne signent pas, mais qui ont quand
même des droits aussi en tant que locataires commerciaux ; qu’eux aussi vont
toucher une indemnité, parce que dans le passé ils ont eu des injustices.
Moi, je ne vois pas l’affaire, maintenant, comme un cadeau aux commerçants !
Je vois ça plutôt comme une sorte de chantage, auquel… Et je comprends qu’il
y a des gens qui disent : « Bon, à choisir, vu comment vous avez "foiré" (pas
vous personnellement, mais la Région, etc. : ils ont foiré le chantier), on m’offre
ça… » C’est une aumône – on dit ça comme ça, en français ?
Dat is belachelijk! C’est ridicule, ce qu’on offre aux commerçants ! C’est
ridicule, et oui, je sais bien, ça représente une belle somme, mais ils n’ont plus
aucun avenir dans le quartier dans lequel ils croyaient.
Et Dieu sait, et je sais qu’on a eu un autre débat sur quel quartier la Région a en
vue et quelle place ont les commerçants actuels. Mais en tout cas, eux ou un
certain nombre de commerçants nous disent : « On se sent chassés. » Et je
les (?) comprends : je comprends vraiment qu’ils se sentent chassés.
Ce n’est pas un cadeau qu’ils reçoivent de la Régie, ni de la Ville de Bruxelles,
ni de la Région. Ils ont été étranglés et maintenant on offre un petit « truc » pour
qu’ils « ferment leurs bouches » avec la promesse qu’il ne feront aucune
poursuite.
Et ça veut dire qu’à mon avis, la Région, à juste titre, a peur des poursuites.
Parce que ce qu’on a fait aux commerçants, ce qu’on a fait au quartier, est à
mon avis, peut-être pas illégal mais en tout cas immoral !
M. le Bourgmestre.- Je voulais juste dire – merci, d’abord, de reconnaître que
ce n’est pas la Ville qui a mené ce chantier –, je veux quand même répéter : ce
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que je dis par rapport à ça, c’est que, d’abord, vous dites « l’aumône »… On
parle en moyenne de 300.000 à 350.000 € par commerce : ce n’est pas une
aumône, monsieur Bauwens !
Je ne sais pas, votre niveau d’aumône, où vous le situez ?
M. Bauwens.- Après ce qu’on a fait au commerce, je voudrais bien voir les frais
qu’ils ont eu pendant les années. Je voudrais bien les voir !
M. le Bourgmestre.- Je rappelle qu’on a fait un pacte aussi par rapport aux
commerces, puisqu’une exonération de loyer pendant quatre ans, ça représente
aussi des centaines de milliers d’euros – enfin, tout ça, par rapport à un chantier
terrible ! – et la première victime… ça, je l’ai dit : c’est que eux étaient ceux qui
croyaient au chantier, et que oui, on était avec un chantier qui n’atteint pas ses
objectifs.
Sur le reste, il faut gérer une situation. Ça ne sert à rien de pleurer devant… Et
moi, j’entends beaucoup de commerçants que je connais aussi, qui viennent me
dire : « Monsieur le Bourgmestre, nous on doit pouvoir redémarrer ailleurs,
donnez-nous les moyens de redémarrer ailleurs ! »
C’est ce qu’on a négocié avec beaucoup d’entre eux, en négociant les trente-six
mois et les trois ans de précompte immobilier qui doivent justement permettre à
beaucoup de commerces de se relancer. C’est comme un rachat de fonds de
commerce.
Et attention, monsieur Bauwens : je vais beaucoup dans ce quartier, il y a plein
de commerces qui continuent heureusement à fonctionner sur Lemonnier et
Stalingrad ! Il n’y a pas que le palais du Midi, heureusement. Il y a beaucoup de
restaurants qui ouvrent – je suis même « scié », parfois, de voir des commerces
de viande, des commerces de nourriture, des commerces familiaux qui
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continuent à fonctionner malgré un chantier extrêmement impactant !
Il y a une dynamique dans ce quartier, il ne faudrait pas donner une image d’un
quartier qui est mort.
Pour le reste, il n’y a pas de chantage. Quand il y a à un moment donné ce genre
de débat… Le chantage, ça aurait été l’expropriation pure et simple,
l’expropriation pour cause d’utilité publique – vous connaissez ça, c’est des
choses qui sont souvent utilisées, où le droit de propriété est malmené : cause
d’utilité publique, « ciao », dehors ! - fixée par le juge de paix, et on n’atteignait
pas ces montants-là.
Ce n’est pas du tout cette méthode-là qu’on a suivie (?).
Pour le reste, je le répète : leurs droits… Ceux qui souhaitent engager des
recours contre la Ville, contre la Régie, contre la STIB sont évidemment en droit
de le faire. Je le redis ici, publiquement. Mais vous ne pouvez pas dire : « Je
prends une indemnité calculée au maximum du plafond légal, et plus (?), et en
même temps, je fais un recours. »
Parce que là, vous nous réinterpelleriez en disant : « Vous vous êtes fait
complètement avoir, les pouvoirs publics ! »
Ce n’est pas mon argent, monsieur Bauwens : c’est l’argent du citoyen, ici, qui
est payé à ces commerçants ; c’est de l’argent public ! Donc, à un moment
donné, on doit quand même être juste, aussi, par rapport à l’argent qu’on utilise.
C’est un drame pour beaucoup de commerces, je le concède évidemment ! Nous
avons donc essayé de trouver une solution humaine pour leur permettre de se
relancer. Je peux vous dire, je connais depuis plus de vingt ans beaucoup de ces
commerces et ça doit leur permettre, avec cette somme qui est sur la table, dont
je ne révélerai pas les montants – ça viendra dans une question écrite, s’il faut
aussi…
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S’ils peuvent être révélés, je ne le sais pas, mais on parle d’un budget global
pour les commerces du palais du Midi de 3,5 millions d’euros – ce n’est pas
rien, quand même, comme budget, ce qui est mis sur la table !
Voilà ce qui est derrière tout ça. Pour le reste, on est (?) totalement d’accord
pour dire que ce n’est évidemment pas du tout ce qu’on espérait, comme
histoire !
Nous, ici, on gère pour que ces gens puissent redémarrer dans leur vie, puissent
retrouver justement leur activité commerciale, qui leur permettait d’avoir une
activité, de subvenir à leurs besoins et aux besoins de leur famille, de donner
une dynamique. Et on espère qu’avec la somme qu’ils vont toucher, ils vont en
effet pouvoir relancer une activité.
M. Bauwens.- Deux choses. Vous dites : « On ne peut quand même pas signer
un chèque, et aussi donner la possibilité de faire un recours, parce qu’on "se fait
avoir". » Juste sur l’expression « se faire avoir », je pense que c’est plutôt ceux
qui ont signé les contrats Métro 3 qui se sont fait avoir ! Parce que le vrai
chèque en blanc est là.
Parce qu’entre-temps – je pense que vous ne pourrez pas dire que j’ai tort –, on
n’est pas sûr si le chantier va être fait, on n’est pas sûr du financement : on est
sûr du trou qui est là, mais pour le reste, on n’est pas sûr !
Et, quand même, une question, monsieur le Bourgmestre : pourquoi est-ce que
vous ne rajoutez pas dans la lettre ou dans les contrats la possibilité de pouvoir
retourner sur place (?) après que les travaux, éventuellement, si un jour ils ont
lieu, aient eu lieu ?
Parce qu’il y a aussi des commerçants, auxquels je parle aussi, qui disent :
« Moi, je veux pouvoir revenir, parce que c’est le quartier que j’adore, c’est
mon quartier. Moi j’ai construit ça, ou mes parents ont construit ça. Ce sont mes
parents qui sont venus ici. ».
Page 39 sur 45 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 04/11/2024
Vous connaissez mieux que moi l’histoire de ce quartier. Pourquoi est-ce qu’on
ne donne pas la possibilité et la promesse ou l’engagement de la Ville de dire
que ceux qui veulent revenir auront le droit de revenir. Je ne comprends pas
pourquoi est-ce qu’on ne leur donne jamais ça.
Je ne comprends pas…
Mme la Présidente.- Merci. Le Bourgmestre a répondu à la (?) question que
vous aviez envoyée.
Là, on était en train de…
M. Bauwens.- Oui, mais c’est un débat ! Vous comprenez bien que…
Mme la Présidente.- Non, ce n’est pas un débat. C’est une question.
M. Bauwens.- Oui. Je sais bien.
Question d’actualité de M. BAUWENS concernant la vente du bâtiment sis
au no 95, boulevard Émile Jacqmain
M. Bauwens.- C’est un peu en lien avec le débat qu’on a eu – pas le dernier,
mais l’avant-dernier. J’étais assez sidéré, ou en tout cas surpris de voir que ce
bâtiment – qui est aussi l’ancien bâtiment d’i-CITY, si je ne me trompe pas –,
qui est en vente…
Bon, je me répète, parce que j’ai eu le même discours concernant l’hôtel
Continental, mais on est d’accord qu’il y a beaucoup de besoins. Donc, je ne
comprends pas très bien pourquoi est-ce qu’un bâtiment aussi grand, quand
même, qui est situé en plein centre-ville de Bruxelles, pourquoi est-ce qu’on le
vend et pourquoi est-ce qu’on ne le garde pas entre nos mains (?) pour pouvoir
répondre à des besoins ? Et on peut discuter des besoins, mais le fait de le
donner ou de le vendre au privé, ça va quand même à l’encontre des ambitions
Page 40 sur 45 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 04/11/2024
de la Ville, ou d’une Ville que moi j’aimerais bien, surtout à cet endroit-là,
qu’on maintienne pour pouvoir répondre aux mille besoins qui…
Donc, je trouve ça dommage de se séparer d’un bâtiment.
J’aimerais savoir, d’un côté, est-ce qu’il y a eu des offres ? Qu’est-ce que vous
avez prévu : est-ce que ce sont des projets privés, encore une fois commerciaux,
ou est-ce que ce sont plutôt des associations que vous visez, dont vous espérez
qu’ils l’achètent (?).
Je suis un peu inquiet de vendre un aussi beau bâtiment en plein centre-ville.
M. le Bourgmestre.- Dans la même question, ou dans (?) la première question,
vous défendiez les commerçants, puis vous trouvez qu’il y a trop de projets
commerciaux.
Je signale ça : en deux questions, en une minute ! Mais bon (rire), soit…
M. Bauwens.- Essayez d’aller dire ça avenue Stalingrad, ce que vous venez de
dire ! Mais bon, concentrons-nous maintenant sur ce « truc »-ci !
M. le Bourgmestre.- Mais oui, ça fait trois fois que vous me reprochez de
mettre des commerces ! En même temps, vous dites que vous défendez les
commerces, puis quand j’en mets…
Et des commerces, si vous allez voir qui est là, dans le Continental…
M. Bauwens.- Sur ma question, s’il vous plaît, monsieur le Bourgmestre !
M. le Bourgmestre.- Non, c’est à moi de parler.
M. Bauwens.- Voilà !
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M. le Bourgmestre.- Qu’est-ce que c’est, ce bâtiment ? Le bâtiment d’i-CITY.
Vous êtes au cœur du projet ; vous l’avez voté, à l’époque : quand on a décidé
de venir ici, à Brucity, on a décidé de regrouper les services.
D’ailleurs, ça fonctionne magnifiquement, c’est un bâtiment qui fonctionne
bien. Qu’est-ce qu’on a fait ? On a rapatrié les services d’i-CITY ici. Qu’est-ce
qu’on va faire en plus ? On est en train de rapatrier une série de services du
CPAS pour créer plus de synergies entre l’administration de la Ville et son
CPAS.
Dans l’attente, le CPAS, plutôt que d’aller acheter un bâtiment où se retrouver
les uns sur les autres, occupe le bâtiment qui était à i-CITY, boulevard Jacqmain
– qui était même avant le bâtiment qu’occupait Bravvo, si vous voulez tout
savoir : on a même mis les bureaux de (?) Bravvo à un moment donné là-bas
avant de les redéménager rue de la Caserne.
On verra bien, mais à un moment donné, vous pouvez entendre que sur des
bâtiments… C’est un bâtiment administratif de bureaux plutôt assez complexe.
Pour ceux qui le connaissent, je ne sais pas si M. Coulibaly l’a connu à
l’époque, quand Bravvo y était, mais c’est un bâtiment qui n’est pas ultra-
pratique dans son agencement. Simplement, quand on a décidé de faire le
financement, le montage pour ce bâtiment-ci – je vous encourage à discuter
avec nos collaborateurs, à la Ville, qui sont ravis d’être dans ce bâtiment, bien
plus que quand ils étaient dans le bâtiment « Jacqmain » –, on a dit que pour
faire le montage financier (excusez-nous d’essayer de temps en temps d’avoir
un budget à l’équilibre), on va peut-être vendre une série de bâtiments qui ne
seront plus utiles.
On est dans un « work in progress » : il est sur une liste de vente, on verra si on
a un beau projet qui vient dessus, on verra si quelqu’un nous offre un bon prix
pour l’acheter, mais on ne va pas garder des bâtiments administratifs – on ne
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parle pas de logements, ici – juste (?) pour des bâtiments administratifs,
puisqu’on a mieux logé nos fonctionnaires, mieux logé nos collaborateurs qui
sont dans un meilleur cadre de travail.
C’est ça, ce bâtiment Jacqmain. Et on peut imaginer 25.000 locaux !
Je pense qu’il y a quand même peu de communes dans ce pays qui contribuent
justement autant à avoir un tissu associatif extrêmement dynamique, à avoir
beaucoup de services aux citoyens : notre fameux projet de ville à 10 minutes,
les équipements de la Ville de Bruxelles sont quand même relativement
impressionnants – demandez à n’importe quel collègue d’une autre commune de
venir voir le nombre d’équipements qu’il y a par quartier...
De temps en temps, se séparer d’un bâtiment… il n’y a (?) pas de tabou : si ce
bâtiment ne convient plus parce qu’on a trouvé mieux, pas parce qu’on a
dégradé le cadre de travail, mais parce qu’on a trouvé mieux. Je vous encourage
à interroger les cadres et les personnes et les collaborateurs qui travaillent à i-
CITY : entre le fait de travailler dans le bâtiment Brucity ou de travailler dans le
bâtiment du boulevard Jacqmain, vous verrez assez vite que leur choix est fait
sur le cadre de travail qu’ils préfèrent.
M. Bauwens.- Je pense que vous avez dit la phrase qui est importante : c’est –
excusez-moi ! – d’avoir un budget en équilibre.
Je n’ai pas posé la question sur est-ce que les services sont contents d’être venus
ici. Et j’entends la même chose : que les gens sont plutôt contents.
La question c’est, est-ce que le budget…
M. le Bourgmestre.- Ah ! Redites-le, ça me fait plaisir !
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M. Bauwens.- Maintenant, c’est moi qui parle, monsieur le Bourgmestre !
Sur ce centre-ci, je n’ai jamais prétendu le contraire, jamais ! Par contre, au
niveau budgétaire, il y a un problème : on sait que partout où on vend des
bâtiments publics, à court terme, ça rapporte de l’argent, mais à long terme, ça
coûte de l’argent ! On le sait, parce que les besoins publics vont en augmentant.
Sauf si on va donner ça aux services externes des travailleurs, mais ce n’est pas
votre projet et certainement pas le nôtre !
Non, les besoins sont en train de s’agrandir, la population a grandi, on va avoir
plus de besoins. Par contre, à long terme, on n’aura plus ce bâtiment. Donc,
pour avoir un budget en équilibre maintenant, d’ici dix à quinze ans, on va avoir
un problème de locaux. Et là, on va discuter sur qui sera content !
C’est ça, toujours, le mauvais choix sous des politiques comme ça, c’est-à-dire
que pour avoir notre budget maintenant en équilibre, on vend un grand bâtiment
au centre-ville, qui peut servir et maintenant et plus tard. À la limite, on y met
des commerces, on loue, mais on garde le bâtiment public !
Mon point est là : je trouve que la Ville ne doit pas vendre des espaces publics,
ne doit pas vendre des bâtiments publics – et en plus des bâtiments qui sont
peut-être compliqués mais plutôt en bon état qu’en mauvais état (?) : quand je
vois le bâtiment, j’ai encore été dedans, c’est un bâtiment utilisable.
Vendre du bâtiment public pour avoir le budget en équilibre – vous l’avez dit
vous-même, c’est la raison –, dans l’avenir, ça va se retourner contre nous (?),
vous le savez. Vous ne serez peut-être plus Bourgmestre, donc ce n’est pas
tellement important. C’est le budget de cette année-ci qui est important, mais si
on pense à l’avenir, on prend une hypothèque plus grande et c’est dangereux.
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M. le Bourgmestre.- L’équilibre budgétaire ne se fait pas par une vente,
puisque vous connaissez la différence entre le budget ordinaire et le budget
extraordinaire. Une vente de bâtiment vient non pas pour soulager le budget
ordinaire, ce qui est assez logique, mais c’est un détail technique.
Je dis juste que, par exemple, ça nous a permis d’ouvrir des antennes dans les
différents quartiers. Ce sont des antennes de la Ville dont on avait besoin,
puisqu’on avait ici le bâtiment central. On a préféré développer, et là, on a
acheté des bâtiments, et là, on a construit, à Neder-over-Heembeek, à Haren, à
Laeken, des services de proximité.
C’est ça qui était intéressant. Je n’ai pas de fétichisme par rapport au fait (?) de
garder absolument un bâtiment si ça me permet de réaliser un projet plus
qualitatif pour les collaborateurs et plus qualitatif pour les citoyens. C’est juste
ça qu’il faut comprendre : il ne faut pas de fétichisme par rapport à un bâtiment.
Par contre, je peux vous dire que dans l’investissement, vous n’avez qu’à
prendre notre budget extraordinaire des six dernières années, vous verrez qu’on
a largement investi dans les bâtiments publics.
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaines séances
Lundi 18 novembre 2024
- sections ordinaires (procédure avancée).
- séance publique, suivie d’un comité secret.
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Mme la Présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 18h40.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 18u40.
📄 2024-09-09 scrape
City Council Meeting — 2024-09-09
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 9 septembre 2024
Openbare vergadering van maandag 9 september 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 18h12 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 18u12 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Mme la présidente.- Conformément à l'article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, les projets de procès-
verbal des séances des 24/06/2024 et 01/07/2024 ont été mis à la disposition des
membres du Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zittingen
van 24/06/2024 en 01/07/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd,
gedurende de zeven voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 281 à 286 et 298,
repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 05/09/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 281 tot 286
en 298, vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 05/09/2024.
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Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 263 à 280,
287 à 297, 299 à 333 et 346 à 439 repris au supplément à cet ordre du jour, daté
du 05/09/2024 (ainsi que le point repris à l'addendum à ce supplément).
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 263 tot 280, 287 tot 297, 299 tot 333, en 346 tot 439 vermeld in het
bijvoegsel bij de agenda dd. 05/09/2024 (en met het punt vermeld in het
addendum aan het bijvoegsel).
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Installation des suppléants - Aanstelling van opvolgers
Démission de M. Dominique DE BACKER, Conseiller communal - Installation
d'un suppléant
Ontslag van dhr. Dominique DE BACKER, Gemeenteraadslid - Aanstelling van
een opvolger
Mme la présidente.- En date du 22/07/2024, le Collège a pris connaissance de
la démission de M. Dominique DE BACKER de son mandat de Conseiller
communal avec effet au 09/09/2024. Aujourd'hui, il sera procédé à la
vérification des pouvoirs et à l'installation de la suppléante appelée à remplacer
M. Dominique DE BACKER, à savoir Mme Aline GODFRIN.
In zitting van 22/07/2024 heeft het College kennis genomen van het ontslag van
dhr. Dominique DE BACKER uit zijn mandaat als Gemeenteraadslid met
ingang van 09/09/2024. Heden zal er overgegaan worden tot het onderzoek
der geloofsbrieven en installatie van de opvolger die dhr. Dominique DE
BACKER zal vervangen, te weten mevr. Aline GODFRIN.
Page 3 sur 166 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 09/09/2024
Considérant que M. Dominique DE BACKER a été proclamé 3e suppléant de la
liste n° 6 (MR-VLD) des élections communales du 14/10/2018 ;
Overwegende dat dhr. Dominique DE BACKER werd uitgeroepen tot 3e
opvolger van de lijst nr. 6 (MR-VLD) van de Gemeenteraadsverkiezingen van
14/10/2018;
considérant qu'il a été installé lors de la séance du Conseil communal du
07/09/2020 à la suite de la démission de Mme Clémentine BARZIN ;
overwegende dat hij aangesteld werd tijdens de Gemeenteraad op 07/09/2020,
ten gevolge van de ontslag van mevr. Clémentine BARZIN ;
considérant que le premier suppléant classé en ordre utile et non installé à ce
jour de la liste à laquelle appartient M. Dominique DE BACKER est Mme Aline
GODFRIN, née à Dinant le 25/09/1987, domiciliée rue du Boulet 13 à
1000 Bruxelles, proclamée 6e suppléante et ayant obtenu 342 votes nominatifs
et 0 suffrage attribué par dévolution, soit 342 voix au total lors des élections du
14/10/2018,
overwegende dat de eerstvolgende nuttig gerangschikte nog niet aangestelde
opvolger van de lijst waartoe dhr. Dominique DE BACKER behoort, mevr.
Aline GODFRIN is, geboren te Dinant op 25/09/1987, en wonende te
Kogelstraat 13 te 1000 Brussel, uitgeroepen tot 6e opvolgster en die bij de
verkiezingen van 14/10/2018, 342 voorkeurstemmen en 0 stem per devolutie,
samen 342 stemmen in totaal behaald heeft,
la Présidente informe le Conseil qu'il ressort de la vérification des pouvoirs
préalablement effectuée que l'intéressée continue à remplir toutes les conditions
d'éligibilité et qu'elle ne se trouve pas dans un cas d'incompatibilité prévu par
la loi. Dès lors, elle demande au Conseil de valider les pouvoirs de Mme Aline
GODFRIN et d'autoriser son installation comme membre de cette assemblée.
Page 4 sur 166 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 09/09/2024
de Voorzitster deelt aan de Raad mee dat uit het voorafgaand onderzoek der
geloofsbrieven van betrokkene blijkt dat zij nog steeds voldoet aan alle
verkiesbaarheidsvoorwaarden en dat zij zich niet bevindt in een geval van
onverenigbaarheid voorzien bij wet. Zij verzoekt de Raad derhalve de
geloofsbrieven van mevr. Aline GODFRIN, geldig te verklaren en haar
aanstelling als lid van deze Raad toe te laten.
Le Conseil adhère et prend l'arrêté y relatif. Mme Aline GODFRIN ne participe
pas à la délibération sur la vérification de ses pouvoirs.
De Raad stemt hiermee in en neemt het desbetreffende besluit. Mevr. Aline
GODFRIN neemt geen deel aan de beraadslaging over het onderzoek van haar
geloofsbrieven.
La Présidente invite Mme Aline GODFRIN, présente dans la salle du Conseil, à
prêter le serment constitutionnel devant le Bourgmestre.
De Voorzitster nodigt mevr. Aline GODFRIN, aanwezig in de Raadzaal, uit om
de grondwettelijke eed af te leggen in handen van de Burgemeester.
Mme Aline GODFRIN prête le serment suivant en français, suivi du
néerlandais :
Mevr. Aline GODFRIN legt de volgende eed af in het Frans, gevolgd door het
Nederlands :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du Peuple
belge. »
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
Mme Aline GODFRIN occupera la 48e place sur le tableau.
Mevr. Aline GODFRIN zal de 48e plaats innemen op de ranglijst.
Page 5 sur 166 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 09/09/2024
M. le Bourgmestre donne acte à Mme Aline GODFRIN de sa prestation de
serment et le déclare installée en qualité de Conseillère communale de la Ville
de Bruxelles, en remplacement de M. Dominique DE BACKER,
démissionnaire, dont elle achèvera le mandat.
Dhr. Burgemeester verleent aan mevr. ALINE GODFRIN akte van haar
eedaflegging en verklaart haar aangesteld als Gemeenteraadslid, ter vervanging
van dhr. Dominique DE BACKER, ontslagnemend, voor de resterende duur van
zijn mandaat.
Démission de Mme Els AMPE, Conseillère communale - Installation d'un
suppléant
Kennisnemen van het ontslag van mevr. Els AMPE uit haar mandaat als
Gemeenteraadslid - Aanstelling van een opvolger
Mevr. de Voorzitster.- In zitting van 31/08/2024 heeft het College kennis
genomen van het ontslag van mevr. Els AMPE uit haar mandaat als
Gemeenteraadslid met ingang van 09/09//2024. Heden zal er overgegaan
worden tot het onderzoek der geloofsbrieven en installatie van de opvolger die
mevr. Els AMPE zal vervangen, te weten dhr. Frederik CEULEMANS.
En date du 31/08/2024, le Collège a pris connaissance de la démission de Mme
Els AMPE de son mandat de Conseillère communale avec effet au 09/09/2024.
Aujourd'hui, il sera procédé à la vérification des pouvoirs et à l'installation du
suppléant appelé à remplacer Mme Els AMPE, à savoir M. Frederik
CEULEMANS.
Overwegende dat mevr. Els AMPE werd uitgeroepen tot 2e effectief van de lijst
nr. 6 (MR-VLD) van de Gemeenteraadsverkiezingen van 14/10/2018;
dat zij aangesteld werd tijdens de Gemeenteraad op 03/12/2018 ;
Considérant que Mme Els AMPE a été proclamée 2e effective de la liste n° 6
Page 6 sur 166 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 09/09/2024
(MR-VLD) des élections communales du 14/10/2018 et qu'elle a été installée
lors de la séance du Conseil communal du 03/12/2018 ;
overwegende dat de eerstvolgende nuttig gerangschikte nog niet aangestelde
opvolger van de lijst waartoe mevr. Els AMPE behoort uit de tabel der
opvolgers van de lijst nr. 6 (MR-VLD), zoals vastgesteld na de verkiezingen,
mevr. Nicole MALENGREAU is.
considérant que le 1er suppléant classé en ordre utile et non installé à ce jour de
la liste à laquelle appartient Mme Els AMPE du tableau des suppléants de la
liste n° 6 (MR-VLD), tel qu'établi après les élections, est Mme Nicole
MALENGREAU.
In toepassing van artikel 9 van de nieuwe gemeentewet kan een verkozene
wiens verkiezing geldigheid heeft verkregen voor zijn installatie afstand doen
van zijn mandaat. Deze afstand wordt definitief op het moment dat de
Raad er akte van neemt en er mag onmiddellijk overgegaan worden tot de
installatie van een opvolger.
En application de l'article 9 de la nouvelle loi communale, tout candidat dont
l'élection a été validée peut, avant son installation, renoncer à son mandat. Le
désistement écrit devient définitif au moment où le Conseil communal en a
pris acte.
Mevr. de Voorzitster deelt aan de Gemeenteraad mede dat mevr. Nicole
MALENGREAU, 1ste opvolger van de lijst MR-VLD, bij brief van 05/09/2024,
overeenkomstig artikel 9 van de nieuwe gemeentewet, afstand heeft gedaan van
haar mandaat als gemeenteraadslid. De Raad neemt akte van deze afstand.
Mme la Présidente communique au Conseil la renonciation au mandat de
conseiller communal, intervenue conformément à l'article 9 de la nouvelle loi
communale, de Mme Nicole MALENGREAU en date du 05/09/2024. Le
Page 7 sur 166 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 09/09/2024
Conseil prend acte de ce désistement.
Overwegende dat de tweede nuttig gerangschikte nog niet aangestelde opvolger
van de lijst waartoe mevr. Els AMPE behoort uit de tabel der opvolgers van de
lijst nr. 6 (MR-VLD), zoals vastgesteld na de verkiezingen, dhr Didrik DE
SCHAETZEN is,
Considérant que le 2e suppléant classé en ordre utile et non installé à ce jour de
la liste à laquelle appartient Mme Els AMPE du tableau des suppléants de la
liste n° 6 (MR-VLD), tel qu'établi après les élections, est M. Didrik DE
SCHAETZEN,
Mevr. Voorzitster deelt aan de Gemeenteraad mede dat dhr Didrik DE
SCHAETZEN, 2de opvolger van de lijst MR-VLD, bij brief van 05/09/2024,
overeenkomstig artikel 9 van de nieuwe gemeentewet, afstand heeft gedaan van
zijn mandaat als gemeenteraadslid. De Raad neemt akte van deze afstand.
Mme la Présidente communique au Conseil la renonciation au mandat de
conseiller communal, intervenue conformément à l'article 9 de la nouvelle loi
communale, de M. Didrik DE SCHAETZEN en date du 05/09/2024. Le
Conseil prend acte de ce désistement.
Overwegende dat de derde nuttig gerangschikte nog niet aangestelde opvolger
van de lijst waartoe mevr. Els AMPE behoort uit de tabel der opvolgers van de
lijst nr. 6 (MR-VLD), zoals vastgesteld na de verkiezingen, dhr. Frederik
CEULEMANS is, geboren op 28/07/1949 te Aalst, woonachtig Papenvest 46, te
1000 Brussel en opgeroepen tot 9de opvolger bij de verkiezingen van
14/10/2012, 329 naamstemmen en 0 stem bij devolutie, hetzij 329 stemmen in
totaal, behaalde;
Considérant que le 3e suppléant classé en ordre utile et non installé à ce jour de
la liste à laquelle appartient Mme Els AMPE est M. Frederik CEULEMANS, né
Page 8 sur 166 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 09/09/2024
à Aalst, le 21/07/1989 domicilié rue du Rempart des Moines 46 à 1000
Bruxelles, proclamé 9e suppléant et ayant obtenu 329 votes nominatifs et 0
suffrage attribué par dévolution, soit 329 voix au total lors des élections du
14/10/2018,
de Voorzitster deelt aan de Raad mee dat uit het voorafgaand onderzoek der
geloofsbrieven van betrokkene blijkt dat hij nog steeds voldoet aan alle
verkiesbaarheidsvoorwaarden en dat hij zich niet bevindt in een geval van
onverenigbaarheid voorzien bij wet. Zij verzoekt de Raad derhalve de
geloofsbrieven van dhr. Frederik CEULEMANS, geldig te verklaren en zijn
aanstelling als lid van deze Raad toe te laten ;
la Présidente informe le Conseil qu'il ressort de la vérification des pouvoirs
préalablement effectuée que l'intéressé continue à remplir toutes les conditions
d'éligibilité et qu'il ne se trouve pas dans un cas d'incompatibilité prévu par la
loi. Dès lors, elle demande au Conseil de valider les pouvoirs de M. Frederik
CEULEMANS et d'autoriser son installation comme membre de cette
assemblée.
De Raad stemt hiermee in en neemt het desbetreffende besluit. Dhr. Frederik
CEULEMANS neemt geen deel aan de beraadslaging over het onderzoek van
zijn geloofsbrieven.
Le Conseil adhère et prend l’arrêté y relatif. M. Frederik CEULEMANS ne
participe pas à la délibération sur la vérification de ses pouvoirs.
De Voorzitster nodigt dhr. Frederik CEULEMANS, aanwezig in de Raadzaal,
uit om de grondwettelijke eed af te leggen in handen van de Burgemeester.
La Présidente invite M. Frederik CEULEMANS, présent dans la salle du
Conseil, à prêter le serment constitutionnel devant le Bourgmestre.
Page 9 sur 166 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 09/09/2024
Dhr. Frederik CEULEMANS legt de volgende eed af in het Nederlands,
gevolgd door het Frans :
M. Frederik CEULEMANS prête le serment suivant en néerlandais, suivi du
français :
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk."
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du Peuple
belge. »
Dhr. Frederik CEULEMANS zal de 49ste plaats innemen op de ranglijst.
M. Frederik CEULEMANS occupera la 49e place sur le tableau.
Dhr. Burgemeester verleent aan dhr. Frederik CEULEMANS akte van zijn
eedaflegging en verklaart hem aangesteld als Gemeenteraadslid, ter vervanging
van mevr. Els AMPE, ontslagnemend, voor de resterende duur van haar
mandaat.
M. le Bourgmestre donne acte à M. Frederik CEULEMANS de sa prestation de
serment et le déclare installé en qualité de conseiller communal de la Ville de
Bruxelles, en remplacement de Mme Els AMPE, démissionnaire, dont il
achèvera le mandat.
Démission d'une échevine - Ontslag van een schepen
Démission de Mme Lydia MUTYEBELE en qualité d'échevine
Ontslag van mevr. Lydia MUTYEBELE in hoedanigheid van Schepen
- Prendre acte de la démission Mme Lydia MUTYEBELE de ses fonctions
d’échevine.
- Constater que l'article 16 de la nouvelle loi communale fixe le nombre
Page 10 sur 166 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 09/09/2024
d'échevins pour la Ville de Bruxelles à 9 ; que le Conseil communal
du 03/12/2018 a décidé d'augmenter à 10 le nombre des échevins en application
de l'article 279 de la nouvelle loi communale.
- Mettre à fin à l'application de la décision n° 16 du Conseil communal du
03/12/2018 augmentant le nombre d'échevins d'une unité, et refixer le nombre
d'échevins à 9, conformément à l'article 16 de la nouvelle loi communale.
Le mandat d'échevin occupé jusqu'à présent par Mme MUTYEBELE n'est en
conséquent pas déclaré vacant.
- Akte nemen van het ontslag van mevr. Lydia MUTYEBELE als Schepen
- Vaststellen dat overeenkomstig artikel 16 van de nieuwe gemeentewet het
aantal schepenen voor de Stad Brussel 9 is ; dat de Gemeenteraad van
03/12/2018 heeft besloten om het aantal schepenen te verhogen naar 10 in
toepassing van artikel 279 van de nieuwe Gemeentewet.
- Beëindiging van de toepassing van de beslissing nr. 16 van de Gemeenteraad
dd. 03/12/2018 tot verhoging van het aantal schepenen met één eenheid en het
aantal schepenen opnieuw vaststellen op 9, overeenkomstig artikel 16 van de
nieuwe gemeentewet. Het mandaat van schepen dat tot nog toe ingevuld werd
door mevr. MUTYEBELE wordt derhalve niet vacant verklaard.
M. le bourgmestre.- Je souhaiterais expliquer cette procédure qui peut sembler
un peu curieuse. On ne remet pas en cause l’accord sur le fait d’avoir un
échevin supplémentaire néerlandophone, mais comme la loi nous permet de ne
pas renouveler le poste de Mme Mutyebele et qu'on vote dans un mois, on a
jugé un peu ridicule de désigner quelqu'un pour quelques semaines. Voilà la
raison pour laquelle on ne remplace pas Mme Mutyebele, qui a eu la chance et
l'honneur d'être élue députée fédérale. C'est cette démarche qui préside à ce non-
renouvellement. Cela anticipe aussi la future réforme qui s'appliquera à notre
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Conseil à partir de la nouvelle installation le 1er décembre. Il nous semblait de
bonne gouvernance de ne pas la remplacer pour quelques semaines, raison pour
laquelle nous faisons passer ce point aujourd'hui au Conseil communal.
Pris acte
Akte genomen
Communications – Mededelingen
Répartition des attributions entre les membres du Collège des bourgmestre
et échevins – Modification
Bevoegdheidsverdeling tussen de leden van het College van Burgemeester
en Schepenen - Wijziging
Reprise des attributions de Mme MUTYEBELE par M. le bourgmestre et Mme
l'échevine HARICHE
Overname van de bevoegdheden van mevr. MUTYEBELE door dhr.
Burgemeester en mevr. de Schepen HARICHE
Mme la présidente.- J’informe le Conseil que le Collège a décidé d'adapter la
répartition des attributions entre ses membres à la suite de la démission de Mme
MUTYEBELE. Les attributions ont été confiées à M. le bourgmestre et à
Mme l'échevine HARICHE. Le Collège fonctionnera avec 9 échevins, soit le
nombre prévu par l'article 16 de la nouvelle loi communale, sans échevin
surnuméraire. La démission de Mme MUTYEBELE ne modifie pas la
présence d'échevins d'appartenance linguistique néerlandaise au sein du
Collège.
Ik stel de Raad in kennis dat het College beslist heeft om de
bevoegdheidsverdeling tussen zijn leden aan te passen na het ontslag van mevr.
MUTYEBELE. De materies worden overgenomen door dhr. Burgemeester en
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mevr. de Schepen HARICHE. Het College zal werken met 9 schepenen zijnde
het aantal voorzien in artikel 16 van de nieuwe gemeentewet, zonder
bijkomende schepen. Het ontslag van mevr. MUTYEBELE wijzigt de
aanwezigheid van schepenen van Nederlandse taalaanhorigheid binnen het
College niet.
Pris pour information
Kennis genomen
Changements de groupe politique - Wijzigingen van politieke fractie
Départ du groupe PS de Mme Sonia LHOEST, conseillère communale
Vertrek uit de fractie PS van mevr. Sonia LHOEST, Gemeenteraadslid
Mme la présidente.- Mme Sonia LHOEST informe le Conseil communal de
son départ du groupe PS. Elle rejoint dès ce jour au Conseil communal le
groupe Les Engagés-CD&V comme membre du groupe Les Engagés.
Mevr. Sonia LHOEST stelt de Raad in kennis van haar vertrek uit de PS-fractie.
Vanaf heden zal ze in de Gemeenteraad zetelen bij de fractie van Les Engagés-
CD&V als lid van "Les Engagés".
Pris pour information
Kennis genomen
Mme Lhoest.- Madame la Présidente, Monsieur le Bourgmestre, chers
collègues, comme vous venez de le voir, je siège dans le groupe Les Engagés
avec Didier Wauters et Bianca Debaets. Pendant 20 ans au Parti socialiste, j’ai
œuvré pour les Bruxellois. Mes actions n’étaient plus, hélas, considérées à leur
juste valeur. Avec Les Engagés, j’estime être davantage en adéquation avec mes
aspirations. J’y ai trouvé une résonance, une voix et un chemin qui me semble
digne d’être emprunté. Je n’entrerai pas dans les détails de cette décision, ayant
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déjà communiqué avec notre bourgmestre.
C’est donc un nouveau chapitre qui s’ouvre et qui me permet de remercier tous
ceux qui ont participé à mon précédent engagement citoyen. Le PS m’a initiée à
la politique, à ses bons et moins bons moments. J’y ai acquis une expérience
que j’emmènerai avec moi dans ce nouveau départ politique.
Je tiens à remercier Les Engagés pour l’excellent accueil qu’ils m’ont réservé.
Je suis épanouie, aujourd’hui. Les Engagés, pour rappel, ont obtenu le prix de
l’innovation politique, ce qui est très enthousiasmant pour moi. Je vous
remercie pour votre écoute et je vous souhaite à toutes et à tous une bonne
campagne communale.
M. Wauters.- C’est un moment un peu émouvant pour moi, parce que cela fait
des mois qu’on a commencé à se parler. Mme Lhoest a réfléchi toute seule.
Vous me connaissez et vous savez que cela ne m’intéresse pas d’aller parler aux
partis pour demander quoi que ce soit. Au-delà de ce qui nous rassemble - peut-
être une base citoyenne -, je pense qu’on a le même parcours d’action sur le
terrain. On s’est compris tout de suite. C’est très agréable, en effet, d’avoir des
valeurs et des convictions qu’on a envie de défendre ensemble. Avec toute mon
équipe, on est très heureux de l’accueillir et de donner tout ce qu’on a pour cette
Ville de Bruxelles que nous aimons. Bienvenue à toi, Sonia, et merci beaucoup.
Et bonne campagne à tous !
Changement de parti de M. Abdelmajid TAHIRI, Conseiller communal
Wijziging van partij van dhr. Abdelmajid TAHIRI, Gemeenteraadslid
Mme la présidente.- M. Abdelmajid TAHIRI informe le Conseil communal
qu'il rejoint dès ce jour au Conseil communal le groupe PS.
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Dhr. Abdelmajid TAHIRI stelt de Raad in kennis dat hij vanaf heden zal hij in
de Gemeenteraad zetelen bij de fractie van PS.
Pris pour information
Kennis genomen
M. Tahiri.- Pour moi, il était tout à fait normal, après avoir siégé un certain
temps comme indépendant, de me positionner. J’ai mûrement réfléchi et tout
naturellement, le seul parti dans lequel je me reconnaisse, qui reflète en grande
partie mes valeurs, pour lequel je m’engage au quotidien depuis des années déjà
en tant que moniteur social, que je rejoins tout naturellement et qui me convient
le mieux, c’est le Parti socialiste.
Communication de décisions prises par l'autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
Mme la présidente.- J’informe les membres du Conseil de l'arrêté ministériel
du 14/08/2024 portant suspension de la décision n° 187 du Conseil communal
du 24/06/2024 relative au Cirque Royal (Marché public de services ayant
pour objet la gestion technique du Cirque Royal (RF/24/PNDPP/963).
Ik stel de Raadsleden in kennis van het ministerieel besluit van 14/08/2024 tot
schorsing van de beslissing nr. 187 van de Gemeenteraad van 24/06/2024
betreffende Koninklijk Circus (Overheidsopdracht voor dienstverlening voor het
technisch beheer van het Koninklijk Circus (RF/24/PNDPP/963).
Pris acte
Akte genomen
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Communications - Mededelingen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance des comptes annuels 2023 de l'asbl "I-City".
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
jaarlijske rekeningen 2023 van de vzw "I-City".
J’invite les membres du Conseil communal à prendre connaissance des comptes
et rapport annuels 2023 de l'asbl BRAVVO.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
jaarslijske rekeningen en verslag 2023 van de vzw BRAVVO.
J’invite les membres du Conseil communal à prendre connaissance des comptes
annuels 2023 de l'asbl Brussels Major Events.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
jaarlijkse rekeningen 2023 van de vzw Brussels Major Events.
J’invite les membres du Conseil communal à prendre connaissance des comptes
et du rapport annuel de l'asbl Bains de Bruxelles, au 31/12/2023.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
jaarrekening en het jaarverslag van de vzw Brusselse Zwem-en-Badinrichtigen",
op 31/12/2023.
J’invite les membres du Conseil communal à prendre connaissance du rapport
annuel 2023 de BRULABO.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van het
jaarverslag 2023 van BRULABO.
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J’invite les membres du Conseil communal à prendre connaissance au
secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et de gestion des
associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in de
rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van de volgende
verenigingen :
- Tapis de Fleurs de Bruxelles asbl, au 31/12/2022 et 31/12/2023, Bloementapijt
van Brussel vzw, op 31/12/2022 en 31/12/2023 ;
- Musée juif de Belgique asbl, au 31/12/2021, 31/12/2022 et 31/12/2023, Joods
Museum van België vzw, op 31/12/2021, 31/12/2022 en 31/12/2023 ;
- Interpôle asbl, au 31/12/2023, "Interpôle" vzw, op 31/12/2023 ;
- Les Brigittines asbl, au 31/12/2023, "Les Brigittines" vzw, op 31/12/2023 ;
- Ride Your Future asbl, au 31/12/2023, Ride Your Future vzw, op 31/12/2023 ;
- KunstenFESTIVALdesArts asbl, au 31/12/2022 et 31/12/2023,
KunstenFESTIVALdesArts vzw, op 31/12/2022 en 31/12/2023 ;
- Centre Bruxellois de la Mode et du Design asbl, au 31/12/2023 ; Brussels
Centrum voor Mode en Design vzw, op 31/12/2023 ;
- Mabru asbl, au 31/12/2023, vzw Mabru, op 31/12/2023 ;
- Centre Culturel Bruegel asbl, au 31/12/2023, "Centre Culturel Bruegel" vzw,
op 31/12/2023 ;
- Rizome asbl, au 31/12/2023, Rizome vzw, op 31/12/2023 ;
- Entraide Bruxelles asbl, au 31/12/2023, "Entraide Bruxelles" vzw, op
31/12/2023 ;
- MolemBIKE asbl, au 31/12/2023, MolemBIKE vzw, op 31/12/2023 ;
- Riches-Claires asbl, au 31/12/2023, Rijkeklaren vzw, op 31/12/2023 ;
- Rock The City asbl, au 31/12/2023, Rock The City vzw, op 31/12/2023 ;
- Brussels Major Events asbl, au 31/12/2023 ; Brussels Major Events vzw, op
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31/12/2023 ;
- City Mine(D) asbl, au 31/12/2023, City Mine(D) vzw, op 31/12/2023 ;
- Bel Victoire asbl, au 31/12/2023, "Bel Victoire" vzw, op 31/12/2023 ;
- Brussels By Night Federation asbl, au 31/12/2022 ; Brussels By Night
Federation vzw, op 31/12/2022 ;
- Bruxelles Enseignement asbl, au 31/12/2023, "Bruxelles Enseignement" vzw,
op 31/12/2023 ;
- "Onderwijs Brussel" asbl, au 31/12/2022, Onderwijs Brussel vzw, op
31/12/2022 ;
- Brufête asbl, au 31/12/2023, Brufeest vzw, op 31/12/2023 ;
- Théâtre Royal de la Monnaie, établissement public, au 31/12/2023,
Koninklijke Muntschouwburg, openbare instelling, op 31/12/2023 ;
- Atelier Groot Eiland asbl, au 31/12/2023, Atelier Groot Eiland vzw, op
31/12/2023 ;
- Ommegang Brussels Events asbl, au 31/12/2023, Ommegang Brussels Events
vzw, op 31/12/2023 ;
- Patrimoine et Culture Halles Saint Géry en abrégé Halles Saint-Géry asbl, au
31/12/2023, Patrimonium en Cultuur Sint Gorikshallen afgekort Sint
Gorikshallen vzw, op 31/12/2023 ;
- PROSPORT Bruxelles-Brussel asbl, au 31/12/2023, PROSPORT Bruxelles-
Brussel vzw, op 31/12/2023.
Pris pour information
Kennis genomen
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Pétition - Petitie
Pétition concernant des aménagements raisonnables pour les propriétaires
de chiens au parc d’Egmont - Réponse du Collège
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance de la réponse du Collège concernant des aménagements
raisonnables pour les propriétaires de chiens au Parc d’Egmont.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales - Mondelinge vragen
Mme la présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint. Elle a été
complétée par deux questions d’actualité de M. Weytsman et de M. Maimouni
concernant la fusillade à la Cité Modèle, et une question d’actualité de
Monsieur Maimouni relative au comportement de la police à l’égard d’un
député du Parlement flamand hier vers 19h30.
Ces questions d’actualité figurent en fin de liste des questions déjà introduites
préalablement et sont bien inscrites à l’ordre du jour de la séance d’aujourd’hui.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
M. le bourgmestre.- Je voulais proposer aux conseillers qui ont introduit des
questions sur la tranquillité publique et les périmètres de sécurité (M. VANDEN
BORRE, M. WAUCQUEZ, Mme LHOEST et M. COOMANS de
BRACHENE) d’en débattre en même temps que mes points qui concernent
cette thématique.
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Les points concernant la fusillade à la Cité Modèle, par contre, seront traités
plus tard.
(Assentiments)
M. Maimouni.- J’ai envoyé un mail avant midi pour annoncer que je ne
siégerais plus comme conseiller communal indépendant. J’annonce
officiellement qu’à dater de ce jour, je siégerai sous l’étiquette Team Fouad
Ahidar BXL +.
Questions de MM. VANDEN BORRE et WAUCQUEZ, Mme LHOEST et
M. COOMANS de BRACHENE concernant les plaintes reçues pour des
nuisances sonores considérables pendant les festivals en plein air ou
événements qui se sont déroulés dans le centre de Bruxelles
Vragen van dhrn. VANDEN BORRE, WAUCQUEZ, mevr. LHOEST en
dhr. COOMANS de BRACHENE, Gemeenteraadsleden betreffende
klachten ontvangen over aanzienlijke geluidsoverlast tijdens
openluchtfestivals of evenementen die plaatsvonden in het centrum van
Brussel
De heer Vanden Borre.- Meneer de Burgemeester, ik interpelleer u, net zoals
een aantal collega's zullen doen, over een reeks evenementen die hebben
plaatsgevonden doorheen de zomer, maar die eigenlijk culmineerden op toch
wel een zeer luidruchtige manier recent op zaterdag 31 augustus tijdens het
Open Air Festival. Toen waren er maar liefst vijf podia die op verschillende
pleinen in onze Stad van 's middags tot tien uur 's avonds toch wel bijzonder
veel geluidsoverlast hebben bezorgd. En ik heb daar in navolging, net zoals een
heel aantal andere collega's die in deze mail in kopie staan, eigenlijk klachten
over ontvangen. Heel veel klachten van buurtbewoners die stellen dat de
leefbaarheid van het centrum van de betrokken wijken eigenlijk onder druk
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staat. En meer nog: dat een heel aantal regels, reglementen en afspraken ofwel
niet werd gerespecteerd, ofwel bijzonder onduidelijk zijn. Ze stellen dat ze geen
antwoord hebben ontvangen van u, van uw diensten, van de politie op hun
klachten. En uit de mails die ik heb ontvangen kan ik concluderen - er staat ook
een duidelijke foto in - dat de geluidsmetingen tot maar liefst 105 decibel
gingen. Dat werd binnenskamers gemeten in de buurt van die evenementen. En
dat is natuurlijk wel extreem, denk ik. Dat gaat eigenlijk wel de leefbaarheid
voorbij. En het zijn klachten die eigenlijk al langer leven bij heel veel mensen in
ons centrum. Dat de Stad meer en meer een soort festivalterrein wordt, waarbij
bijna dag na dag, week na week en maand na maand de overlast die met die
evenementen gepaard gaat alleen maar groter wordt en dat er schijnbaar dus zo
goed als geen rekening wordt gehouden met de buurtbewoners, zelfs met de
inwoners van Brussel zelf.
En dan kom ik toch met een hele reeks vragen tot bij u, meneer de
Burgemeester. Het begint natuurlijk met de klachten die reeds zijn ontvangen.
Bent u hiervan op de hoogte? Welk antwoord heeft u geformuleerd ten aanzien
van de buurtbewoners die daarover hebben geklaagd? Hoeveel klachten hebt u
hierover ontvangen door de verschillende diensten? Ik neem aan dat er sommige
mensen klagen bij de politie, andere gaan misschien rechtstreeks contact met u
opnemen of met andere diensten van de Stad. Hoeveel klachten hebt u eigenlijk
ontvangen? Welke maatregelen werden er vooraf genomen om de
geluidsniveaus tijdens die verschillende festiviteiten, tijdens die festivals
eigenlijk te omkaderen? Om die impact te beperken en om de impact op de
omwonenden te minimaliseren? Welke maatregelen heeft u genomen en welke
afspraken werden er gemaakt? En als er afspraken werden gemaakt, zouden we
die graag toch wel willen inkijken. Een soort van transparantie waarbij de
buurtbewoners kunnen nagaan of de regels waaraan iedereen zich normaal dient
te houden niet overtreden zijn. Maar dat mankeert eigenlijk bij Stad Brussel.
Het is eigenlijk een basistransparantie over het al dan niet naleven van
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afspraken. Verder vraag ik mij af of de geluidsnormen wel werden
gerespecteerd. Zoals u weet is er een gewestelijk kader. U kan daarin eventueel
in uitzondering van afwijken, maar dat moet natuurlijk gemotiveerd zijn. Dat
zou ik graag willen weten. Wat waren de afspraken bij het Open Air Festival,
welke regels moesten gerespecteerd worden en hoe werden die regels
gecontroleerd en door wie? Zijn er overtredingen vastgesteld? Zijn er eventueel
sancties aan gekoppeld geweest? Zijn er evaluatiegesprekken geweest met de
organisatoren van die evenementen? Kortom: kan u daar toch meer
duidelijkheid over verschaffen wat er eigenlijk is misgelopen bij die
evenementen?
En dan een laatste element, het is een probleem dat niet nieuw is, het duurt
eigenlijk al een aantal jaren en we zien het enkel toenemen: de stroom van
nieuwe evenementen in Stad Brussel. Maar ik denk dat het tijd is voor een
helder en duidelijk reglement vanuit het College, maar ook met inbreng van de
Gemeenteraad en met inbreng van de Brusselaar. Ik denk dat dat best op een
open manier gebeurt, een transparante manier, opdat er een duidelijk kader
ontstaat waar verschillende organisatoren van evenementen zich aan moeten
houden. Want ik heb helaas de indruk dat het vandaag in Brussel à la tête client
is. Als het u, meneer de Burgemeester, bevalt wie een evenement komt
organiseren, dan krijgt die quasi carte blanche. Maar ik heb ook al heel veel
aanvragen gehoord van mensen die gewoon geweigerd worden en eigenlijk niet
goed weten waarom de aanvraag werd geweigerd. Dus ik denk dat het tijd is
voor meer transparantie. Kan u als Burgemeester hopelijk meer duidelijkheid
verschaffen op al deze vragen? Dank u wel.
M. Waucquez.- Monsieur le Bourgmestre, l’exposition excessive au bruit
constitue un sérieux problème de santé publique entraînant de nombreux
troubles du sommeil, du stress et des difficultés de concentration, voire des
pathologies plus graves comme la perte d’audition ou des problèmes
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cardiovasculaires. Elle dégrade également notre qualité de vie et nuit à
l’environnement. À Bruxelles, malgré une réglementation rigoureuse, les
nuisances sonores, tant nocturnes que diurnes, persistent dans de nombreux
quartiers, notamment aux abords de la gare Centrale, aux entrées de certains
bars ou au Home Pacheco.
Si la liberté de manifester et de s’amuser est essentielle, elle ne peut s’exprimer
au détriment de la santé et du repos d’autrui. Comment comptez-vous faire pour
respecter cette législation ? Quels sont les contrôles qui sont mis en place pour
sanctionner les contrevenants ?
Quels sont les chiffres relatifs aux contrôles effectués en 2023 et aux sanctions
constatées ?
Enfin, combien de plaintes avez-vous reçues et combien de dérogations avez-
vous accordées ?
Mme Lhoest.- Monsieur le Bourgmestre, cher Philippe, les habitants de Neder-
Over-Heembeek et les Laekenois souffrent de pollution sonore, de bruits dont
peu de personnes parlent sérieusement malgré la législation en vigueur. Cette
pollution a des implications sur la santé mentale et la santé physique des
habitants, on l’a déjà dit. Le manque de sommeil, le sommeil perturbé,
l’agacement et la fatigue parmi les habitants sont de plus en plus criants. Les
soirées-concerts au Docks, pour ne citer que celui-là, jusqu’aux petites heures
du matin ont un réel impact négatif sur la santé de nos habitants.
Nous demandons une réflexion globale sur le bruit dans la ville. Nous
reconnaissons les bienfaits des quartiers apaisés, mais pour apaiser les quartiers,
il faudrait réfléchir au tapage nocturne et diurne qui s’amplifie dans nos
quartiers.
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Pouvez-vous nous informer des règles en vigueur pour ces animations ?
Comment faites-vous respecter les limitations sonores à 100 décibels dans les
établissements ? Avez-vous, au sein de la Ville, des personnes de référence pour
le son amplifié, ce qui est une obligation légale ? Je vous remercie pour vos
réponses et pour le confort de nos habitants sur le territoire de la Ville.
M. Coomans de Brachène.- Ma question est plus spécifique, puisque je voulais
vous parler d’un problème dans un endroit particulier. Il s’agit du terrain de
sport qui devrait être inauguré, sauf erreur de ma part, le week-end prochain, et
qui se trouve au coin de la rue du Miroir et de la rue des Brigittines, juste à côté
du récent square Herschel Grynszpan.
Il me revient que cet espace dédié au sport a récemment été remis en valeur.
C’était une demande des habitants dans le cadre du contrat de quartier, et on
peut s’en réjouir. Cela étant, il y a visiblement une utilisation un peu exagérée
du lieu, puisque jusqu’aux petites heures de la nuit, d’après les riverains, celui-
ci serait occupé. On peut imaginer qu’en été, lorsque certains souhaitent ouvrir
leurs fenêtres, subir à 2h, 3h, voire 4h du matin des bruits intempestifs de gens
qui hurlent parce qu’ils jouent au football ou autre, cela soit un petit peu gênant.
Cela d’autant plus que le lieu se trouve juste en contrebas de la dalle Brigittines
et que ce grand bâtiment fait écho. D’un côté, l’écho de ce grand bâtiment du
Foyer bruxellois et de l’autre, le passage des trains sur la jonction Nord-Midi,
qui fait également écho… On imagine ce que cela peut représenter en termes de
bruit pour les habitants.
Je voudrais connaître les mesures que vous envisagez par rapport à l’ouverture
24 heures sur 24 de ce parc, spécifiquement du terrain de football dans le
quartier des Brigittines. Quelles mesures envisagez-vous de prendre pour limiter
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les nuisances sonores et garantir un équilibre entre espace de loisirs et droit au
repos des riverains ?
Par ailleurs, est-ce que vous avez envisagé une fermeture du terrain de football à
des heures raisonnables, ainsi qu’une coupure de l’éclairage nocturne dudit
terrain ?
M. le bourgmestre.- Madame Lhoest, Monsieur Coomans, Monsieur
Waucquez, Meneer Vanden Borre, j’ai bien reçu vos questions à propos des
nuisances en matière d’occupation de l’espace public, que ce soient celles liées
à l’utilisation du parc et des terrains de football dans le parc des Brigittines ou
celles engendrées par l’organisation d’événements sur l’espace public.
De Stad Brussel ontvangt elk jaar meer dan 1.000 aanvragen voor evenementen,
groot en klein. Ik ben er zeker van dat u het ermee eens bent dat dit een
weerspiegeling is van een samenleving die er nood aan heeft om samen te
komen.
Tous ces événements démontrent nos capacités à proposer des espaces de
rencontre et renforcent l’identité de notre commune, notre ville, comme
territoire d’accueil et de partage. Je suis bien évidemment conscient de
l’équilibre compliqué entre vie festive et qualité de vie des riverains. Cet
équilibre ténu est réajusté au fil du temps et du nombre de demandes
d’événements croissants qui nous parviennent.
We beperken de uren en we rationaliseren het aantal evenementen in de
openbare ruimte om ze zo gelijkmatig mogelijk te spreiden en de impact op de
buurtbewoners te beperken.
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La gestion des organisations d’événements en milieu urbain est un défi
complexe qui met en évidence le besoin de se rassembler et qui engendre un
impact économique fort. J’en veux pour preuve les chiffres de fréquentation des
hôtels de la Région bruxelloise avec, rien que pour la période estivale de juillet
et août, une hausse de 9 % par rapport à l’année passée en juillet et de 7,5 % en
août. On observe un lien direct entre l’organisation d’événements et la
fréquentation hôtelière, avec près de 90 % de taux d’occupation pour les
derniers week-ends de juillet et de 74 % le week-end des 17 et 18 août,
notamment grâce au Tapis de fleurs de la Grand-Place.
Cela étant dit, il n’est pas question de faire l’économie de la qualité de vie et du
bien-être de nos riverains, et j’en fais une priorité. J’ai réorganisé, il y a deux
ans, les services de la Ville en fusionnant le service en charge des questions de
troubles à la tranquillité publique - nous sommes une des seules communes à
avoir une cellule dédiée et nous sommes précurseurs en la matière depuis près
d’une quinzaine d’années - et le service qui traite les demandes d’organisation
d’événements dans l’espace public (analyse et enquête). L’objectif est de tenir
compte des plaintes et signalements des nuisances publiques pour permettre une
meilleure répartition sur le territoire et diminuer ainsi la pression dans les
quartiers les plus impactés, l’idée étant d’avoir un maximum de manifestations.
Par exemple, sur la dalle de la Cité administrative, en juillet et en août, il y a eu
deux événements, justement pour laisser reposer les quartiers.
Comme je le disais, nous sommes la seule commune à avoir créé un service qui
s’occupe spécifiquement des troubles à la tranquillité publique et qui a outillé
l’administration d’un service qui s’attelle au quotidien à consulter et à trouver
un équilibre entre quiétude et vie événementielle dynamique et culturelle
attractive. Ce service traite toutes les plaintes relatives aux troubles à la
tranquillité publique et prend contact avec les organisateurs ou établissements
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sources de nuisances. Il recherche et propose des solutions en collaboration avec
la police, les autres services de la Ville et les partenaires extérieurs pour
améliorer les situations de nuisances rapportées. Le traitement des plaintes
passe par un processus de concertation entre habitants et organisateurs ou
institutions, par la mise en place d’une communication et d’échanges clairs avec
les voisins (rencontres, loges polyvalentes, hotlines). Ce service rassemble les
plaintes pour troubles à la tranquillité publique ainsi que les demandes
d’organisation d’événements pour proposer un équilibre et préserver la qualité
de vie des riverains.
La mise en place d’indicateurs clairs pour mener une politique de gestion des
événements est indispensable. Par exemple, un appel à projets pour tous les
open air va être lancé fin de cette année pour rationaliser et répartir au mieux
l’organisation de tels événements pour la période estivale prochaine, grâce
notamment au renforcement de l’outil cartographique. On les répartit pour
qu’ils ne se déroulent pas toujours au même endroit. Les open air connaissent
un grand succès à Bruxelles et permettent à notre jeunesse - je suppose que vous
êtes tous d’accord - de se délasser.
Les événements ont également été, au fil des années, limités à une heure de fin
maximale de 22h, sauf pour certains festivals comme Couleur café, qui finissent
plus tard et pour lesquels nous essayons de ne jamais dépasser minuit. Les open
air se tiennent jusqu’à 22h ou 23h, ce qui a vraiment fait chuter le nombre de
plaintes.
Met betrekking tot uw vraag over de overlast die sommige buurtbewoners u
hebben gemeld, meer specifiek over het Open Air Festival, dat plaatsvond op 31
augustus. Het was de bedoeling om op dezelfde dag een gevarieerd
muziekaanbod samen te brengen op verschillende locaties in de Hoofdstad. Dat
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eindigde om 22:00. Daarom waren er minder evenementen in juli en augustus.
Vous m’interrogez sur le respect des normes de bruit. La législation régionale
bruxelloise en matière de niveau de diffusion de musique amplifiée doit être
scrupuleusement respectée. Bruxelles Environnement ne nous a pas encore fait
part des éventuelles mesures de contrôle pour ces événements. C’est à cet
organisme qu’il revient d’effectuer ces mesures. Des sonomètres étaient
installés et les plans d’implantation des scènes ont été élaborés avec les
riverains les plus impactés afin de minimiser les désagréments.
Madame Lhoest, sous la terrasse du Docks, qui est extérieure, il y a
apparemment un réel effet de dôme. On a envoyé plusieurs fois les équipes pour
constater ce qu’il s’y passait. Les normes de bruit ne sont pas dépassées, mais
j’ai eu, comme vous, des retours d’habitants de Neder-Over-Heembeek (tout ce
qui est au-delà de l’A12, comme je le dis toujours). Effectivement, il y a un effet
de dôme, mais a priori, le permis d’environnement n’est pas violé. On doit en
discuter, puisque ce n’est qu’en été que cette terrasse est exploitée et, vu les
conditions météorologiques, elle n’a pas souvent été placée. Toutefois, vous
avez raison, on a reçu des plaintes auxquelles on ne s’attendait pas puisque les
normes n’étaient pas dépassées.
À la demande de Bruxelles Environnement, j’ai délivré 6 dérogations sur plus
de 1.000 demandes d’événement en 2024. L’une d’entre elles a été déclarée
illégale par le Conseil d’État en raison de l’irrégularité des articles de l’arrêté du
gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale sur les bruits de voisinage.
C’est la fameuse Foire du Midi, où nous souhaitions, M. Maingain et
maintenant M. Ergen, revenir à l’ancienne législation qui nous paraissait bien
meilleure. En effet, quand Bruxelles Environnement réalisait les mesures, nous
prenions des sanctions contre les manèges les plus bruyants. On espère rétablir
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un dialogue avec Bruxelles Environnement sur ce point. La priorité de la Ville
de Bruxelles est l’équilibre et la cohabitation dans les fonctions riveraines et
événementielles. Je mets tout en œuvre pour préserver la qualité de vie et le
respect du vivre ensemble.
Concernant le parc des Brigittines, une attention particulière y est accordée par
les gardiens de la paix qui, je vous le rappelle, patrouillent jusqu’à 2h du matin.
Toutefois, la coupure de l’éclairage nocturne ne nous semble pas être une bonne
idée, car elle pourrait créer un sentiment plus grand d’insécurité.
Monsieur Coomans, on prend note de vos plaintes. On a orienté nos patrouilles
par rapport à cela pour sensibiliser les citoyens sur d’autres terrains de jeu,
comme le parc Fontainas, afin qu’après une certaine heure, la plaine soit utilisée
avec parcimonie.
De heer Vanden Borre.- Uiteraard spreekt dat voor zich. De Stad moet leven.
Uiteraard. Evenementen horen hierbij, mensen moeten kunnen samenkomen.
Daar hebt u met mij geen discussie. Maar eigenlijk hoor ik u toch niet echt een
grondige en eerlijke evaluatie maken wat er hier dan toch is misgelopen. En ik
moet toch eerlijk zeggen, als ik die klachten onder ogen zie, dat er wel degelijk
iets is misgelopen. Die klachten, dat waren niet zomaar 'verzuurde Brusselaars'.
Nee, dat waren echt wel mensen die op verschillende manieren hebben
geprobeerd om een antwoord te krijgen op hoe die overlast hen dermate heeft
kunnen bereiken. Maar ik hoor hier vandaag ook geen antwoord op die
klachten. U zegt dat er metingen zijn uitgevoerd en dat we nog wachten op de
resultaten. Ik vind dat bijzonder vreemd, want de meting is natuurlijk op het
moment zelf en onmiddellijk beschikbaar. De resultaten van die overlast of
geluidsnormen moeten toch onmiddellijk beschikbaar zijn ? Hoe kan het dat u
zegt dat we nog wachten op die resultaten? U heeft die gegevens. Ik stel ook de
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vraag : hoeveel klachten heeft u ontvangen en welk gevolg werd eraan
gekoppeld? Daar zegt u helaas niets over. Ik vind dat u dan toch…
De Burgemeester.- Op het Open Air Festiva : vier klachten, op dezelfde plek.
De heer Vanden Borre.- Oké, goed. Maar de vraag is natuurlijk nog niet echt
beantwoord volgens mij: welk gevolg wordt daaraan gegeven? Akkoord, het is
een fragiel evenwicht, dat zegt u ook zelf. Maar mijn indruk is - en ik sta hier
niet alleen, denk ik - dat de slinger soms doorslaat in onze Stad. En dan zeker op
een paar locaties, zeker binnen de Vijfhoek. Maar ook meer en meer in de
parken van onze Stad die eigenlijk nog nooit zoveel geëxploiteerd zijn geweest
als onder deze meerderheid. En ik vind het toch ontstellend dat ook Ecolo-
Groen, zogezegd de partij die de verdediger is van het groen, het allemaal mee
ondersteunt dat onze parken op een manier worden geëxploiteerd die eigenlijk
ongepast is en die de leefbaarheid van veel andere mensen die ook willen
genieten van openbare ruimte, openbaar groen, beperken. Dus ik denk eigenlijk
dat we terug moeten, een aantal maatregelen aanscherpen, en de exploitatie van
die openbare ruimtes moeten terugschroeven. Want ik hoor het u ook zeggen: u
koppelt dat meteen aan toerisme en hoe goed de hotels het wel doen. Dat is
misschien uw argument, maar ik luister vooral naar de Brusselaar en de klachten
die de Brusselaar heeft over de overlast die helaas in sommige wijken van onze
Stad bijna permanent is. En ik denk dat zij absoluut recht hebben van spreken
en dat zij een antwoord verdienen.
M. Waucquez.- Monsieur le Bourgmestre, je ne partage pas votre analyse ni
vos conclusions. De nombreux concitoyens sont confrontés à des problèmes liés
aux nuisances sonores. Pourquoi ne pas mettre des sonomètres dans ces lieux-là
pour mesurer et éviter les excédents sonores, comme il était demandé pour les
boîtes de nuit ?
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J’espère que vous prendrez des directives pour que nos habitants puissent
bénéficier du calme et de la tranquillité auxquels ils ont droit, tout en préservant
la liberté de manifester et de s’amuser. Merci.
Mme Lhoest.- Notre groupe estime que le principe de quartier apaisé est une
bonne chose en termes de circulation. Je ne parle pas de Good Move.
Malheureusement, les nuisances sonores ne permettent pas d’avoir des quartiers
apaisés. D’un côté, on dit vouloir des quartiers apaisés, et de l’autre, on
empêche les gens de dormir.
M. Coomans de Brachène.- Monsieur le Bourgmestre, j’avoue être
particulièrement inquiet face aux réponses que vous avez données. Pourquoi ?
Comme mes confrères ont eu l’occasion de le dire, dans votre présentation, vous
avez opposé tourisme et quiétude. Je pense que c’est inquiétant. Ici, personne
n’a parlé de tourisme parce qu’il ne s’agit pas de cela. Quoi qu’il en soit et
quelle que soit la ville que nous voulons habiter, je pense que les habitants ont
droit, à un moment donné, à un peu de quiétude. Au-delà de 22h, 23h ou minuit,
n’importe qui vous dira qu’il est normal de limiter un peu le bruit. Cela me
semble logique.
Vous nous donnez des chiffres, alors que personne ne les a évoqués parmi mes
collègues. Par ailleurs, vous nous parlez d’une ville événementielle et vous vous
êtes montré, ces derniers mois et ces dernières années, comme étant le
bourgmestre de la fête. Je suis inquiet par rapport à cela. La fête, on a tous envie
de la faire, moi le premier, mais on a aussi besoin de se reposer. Tout le monde a
droit au repos. Mon collègue Frédéric Waucquez a évoqué les problèmes de
sommeil, le stress, les problèmes cardiovasculaires. Ce n’est pas anodin. Vous
nous dites souvent, le cœur sur la main, à quel point la santé est importante pour
vous. Or elle commence là. Elle commence avec le soin qu’on peut apporter à la
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qualité de vie des habitants au jour le jour.
Vous avez été très succinct dans la réponse que vous m’avez donnée. Vous avez
répondu essentiellement sur les open air, etc. Ici, je ne vous parle pas d’un open
air, mais d’un simple petit stade de quartier fréquenté parfois tous les soirs par
des bandes. Cela peut être cinq ou six jeunes, mais ces cinq ou six jeunes
peuvent pourrir la vie de 200 ou 300 personnes quand, à 2h du matin, ils
décident de jouer au basket ou de faire un minifoot alors que les riverains
immédiats veulent dormir. À 2h ou 3h du matin, la plupart d’entre nous dorment
(pas moi, je me couche très tard). Les gens ont droit au sommeil. Ils ont droit à
la quiétude.
Vous m’avez dit qu’il fallait « occuper la plaine avec parcimonie ». Non, je
crois qu’il faut pouvoir fermer une plaine. À 23h ou à minuit, est-il nécessaire
d’encore pouvoir jouer au basket ? Est-ce qu’il ne faut pas tenir compte des
alentours ? Je rappelle que rue du Miroir et rue des Brigittines, il n’y a pour
ainsi dire que des logements sociaux. Pour avoir la quiétude, est-ce qu’il faut
être riche, Monsieur le Bourgmestre ? Est-ce que cela ne doit pas être garanti à
tous ceux qui habitent le territoire de la Ville ? Est-ce que ceux qui n’ont pas les
moyens et qui habitent des logements sociaux sont des habitants de seconde
zone qui n’auraient pas droit à la quiétude ? Je ne le crois pas. Je crois au
contraire qu’il faut aussi leur permettre d’avoir un sommeil de qualité pour
éviter le stress et les maladies cardiovasculaires, notamment. Je crois que c’est
important et j’espère que vous en tiendrez compte.
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Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie
Point 19 – Punt 19
M. Weytsman.- Je souhaiterais donner la possibilité à M. le bourgmestre de
faire l’évaluation de l’interdiction de consommer de l’alcool qui a été mise en
place en 2020. Petit à petit, la zone d’interdiction a été étendue. Nous avions été
assez critiques, au début de sa mise en œuvre, parce que nous trouvions cette
interdiction disproportionnée et, surtout, pas très utile. En effet, il suffit de faire
appliquer la loi et d’intervenir systématiquement lorsqu’un individu est en état
d’ébriété, en particulier lorsqu’il adopte un comportement dangereux. Petit à
petit, le nombre de PV a diminué et le nombre de plaintes a augmenté. Vous
avez souhaité répondre à cela en augmentant la limite de l’interdiction.
Aujourd’hui, on voit qu’il y a une augmentation du nombre de plaintes sur tout
le territoire. Je vous demande simplement de faire l’évaluation de cette politique
et de voir dans quelle mesure nous n’aurions pas pu mettre en œuvre notre
demande de plus de « bleu » en rue, plus de contrôles et plus de suivi, et faire
appliquer, tout simplement, l’interdiction d’être en état d’ébriété, a fortiori
quand on adopte un comportement dangereux dans le centre-ville de Bruxelles.
Je me permets de vous demander jusqu’où vous irez, puisque nous voyons
encore aujourd’hui, en particulier dans la zone Yser, aux alentours de la Petite
ceinture, qu’il y a de très nombreux problèmes, dont certains avaient pour
origine le centre du Pentagone.
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M. Bauwens.- Lors du premier débat qu’on a mené ici sur l’interdiction de
l’alcool, on a déjà dit que, selon le PTB et toutes les associations de travailleurs
de rue, l’interdiction n’était pas une vraie solution parce qu’elle ne faisait que
déplacer le problème vers d’autres rues et quartiers. Et c’est effectivement ce
qu’il se passe. Infliger une amende de 250 ou 500 € à des personnes
problématiques qui vivent dans la pauvreté et l’addiction à l’alcool, cela ne sert
strictement à rien. On n’a pas besoin d’une interdiction généralisée pour
résoudre un problème régi par la loi. En outre, les ASBL de terrain demandent
plus de moyens pour pouvoir vraiment aider les gens qui sont dans l’addiction à
l’alcool, notamment.
Ensuite, la Ville est un peu hypocrite, car on peut boire en terrasse et
consommer de façon payante pour se retrouver ensuite en état d’ébriété et
causer des problèmes - c’est légal -, mais on ne peut pas boire sa pintje sur un
banc public. Hier, on participait à une action place Sainte-Catherine pour
dénoncer le fait qu’on a une ville à deux vitesses : d’un côté, on met des
terrasses où on peut boire et consommer, et de l’autre, à un mètre de distance,
on ne peut pas boire sur un banc public (s’il y en a) la canette de bière qu’on a
achetée au nightshop.
C’est une ville dont on ne veut pas. L’interdiction de l’alcool exclut toute une
série de gens qui n’ont pas les moyens de consommer dans des endroits trop
chers pour eux. Cette interdiction empêche toute une partie de la ville de vivre
comme elle le veut. On ne peut pas approuver cette mesure. Nous demandons
de mettre fin à cette interdiction de l’alcool, d’appliquer les lois existantes et de
subventionner davantage les organisations de quartier et de terrain qui peuvent
résoudre le problème.
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M. le bourgmestre.- J’encourage M. Bauwens à aller discuter avec les
habitants du quartier Marché aux Porcs (qui ne sont pas des gens antisociaux et
qui ont décidé d’habiter dans le centre-ville) ainsi qu’avec les commerçants, de
ne pas rester dans une posture d’hélicoptère et de descendre sur le terrain. Ces
gens ont de la patience et on a rencontré avec eux les associations sociales dont
vous parlez pour trouver des terrains d’entente. Attention, l’ébriété publique est
réprimée depuis toujours ! Si vous êtes complètement ivre sur une terrasse, vous
serez aussi sanctionné. Il ne s’agit pas de dire que si vous payez votre chope,
vous pouvez vous enivrer éhontément et que, par contre, sur l’espace public,
vous serez sanctionné. Dans les deux cas, vous pouvez être sanctionné.
Ici, on essaie justement de trouver un équilibre et on met les riverains et les
associations les uns à côté des autres, que ce soit Diogènes ou Puerto. Tous les
deux mois, j’ai des réunions avec ces gens parce qu’il est vrai qu’il y a des
déplacements. On en est à 430 PV - c’est donc efficace - qui peuvent mener à
des médiations ou à des amendes. Cela permet aux policiers de faire cesser des
nuisances.
Monsieur Bauwens, nous sommes la seule commune à avoir développé, avec
notre Hôpital Brugmann et son centre de psychiatrie, un service qui permet
d’engager les personnes en errance mentale dans des trajets de soins. Je pense
que vous ne nierez pas l’action de notre CPAS, qui couvre 70 % de l’aide
médicale urgente que la Belgique apporte à ceux qui n’ont aucun droit autre que
celui-là.
Nous recherchons un équilibre entre la fonction récréative de la ville pour sa
jeunesse et sa fonction d’habitabilité. Nous créons ces organes de dialogue, mais
à un moment donné, il faut un bâton pour dire que cela ne va pas. Dernièrement,
à la braderie Dixmude, j’ai rencontré des personnes en errance (pas mentale)
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pour leur expliquer pourquoi c’était un problème devant le Bronks, un endroit
où il y a des enfants et où des parents m’ont interpellé en disant que ce n’était
plus possible. Je suis même allé plus loin en prenant des arrêtés très durs. J’ai
interdit de lieu deux personnes. Même les acteurs associatifs nous disaient :
« Ces deux-là, on ne sait plus les gérer. » Je leur ai interdit de fréquenter le
quartier Marché aux Porcs, et cela, pour ramener la paix. C’est tous les deux
mois qu’on se voit les uns et les autres.
Ce n’est pas simple, Monsieur Bauwens. Les habitants et commerçants qui sont
là savent qu’ils sont au centre-ville, ils savent que la pauvreté existe, mais à un
moment donné, on ne peut plus laisser des personnes se dénuder devant des
enfants qui vont chercher une glace, s’écrouler ou venir manger dans les
assiettes de cette terrasse. Les services sociaux le reconnaissent. Nous sommes
la seule zone de police qui a une brigade spécialement dédiée au sans-abrisme,
la brigade Herscham, avec six policiers qui ne font que cela. Objectivement,
nous faire un procès en disant qu’on ne serait pas sociaux, c’est injuste.
En revanche, je ne serai pas le bourgmestre qui considère que parce qu’on est en
errance, on a le droit de perturber la vie des concitoyens. Non ! À un moment
donné, il faut recourir aux services sociaux et aux trajets de soins. On est très
proactifs - cela nous est parfois reproché par certains partis - sur tout ce qui
concerne les problèmes d’assuétude, mais de l’autre côté, mon boulot de
bourgmestre consiste aussi à faire régner l’ordre et à dire qu’il y a des
comportements inacceptables. Tel est l’objectif de cet arrêté. Il a son efficacité,
il donne des moyens à la police, mais il n’enlève pas tous les moyens de
prévention.
On constate le nombre de PV dressés. On tient des réunions tous les deux mois
avec les associations. Elles ont reconnu dernièrement, dans un reportage de la
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RTBF, qu’elles constataient les effets des actions de la police. Est-ce que toutes
les nuisances ont disparu ? Non, il y en a encore. On a identifié ces personnes
- c'est surtout dans ce quartier que cela se concentre - et on les a empêchées de
venir perturber le quartier.
Il faut donc un équilibre entre le maintien de l’ordre public, d’une part, et le
maintien du dialogue avec les associations en charge des personnes en erreur
sociale ou mentale, d’autre part. Je pense vraiment que la Ville de Bruxelles, vu
ce qu’elle a mis en place, notamment avec l’Hôpital Brugmann, n’a pas à rougir
de son action sociale.
M. Weytsman.- Je rencontre ces habitants sur le terrain et ils n’ont pas la même
évaluation de la politique que vous mettez en œuvre. Nous allons voter cette
interdiction, mais c’est totalement insuffisant. On vous a dit à plusieurs reprises
qu’il fallait vraiment plus de contrôles. Depuis l’introduction de l’interdiction, il
y a de moins en moins de PV dressés et de plus en plus de plaintes. Il faut
renforcer la présence policière et les contrôles. Il faut aussi renforcer un outil
que je trouve particulièrement intéressant, vous avez raison de le souligner, à
savoir la Team Herscham.
Il faut aussi s’attaquer aux lieux qui sont parfois sources de problèmes. On
confond un peu tout : alcoolisme, toxicomanie et vente. On sait qu’il y a des
ventes de produits illicites dans des night-shops qu’on ferait bien de fermer ou,
au moins, de contraindre à ne plus vendre d’alcool après 23h. On sait qu’il
existe des établissements horeca où il y a systématiquement vente de stupéfiants
et que vous feriez bien de faire fermer également. C’est ce qu’il nous remonte
du terrain au quotidien et c’est ce que les habitants vous demandent aussi de
faire.
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Vous illustrez vos propos en parlant de quelqu’un qui se déshabille, mais si cette
personne se déshabille, ce n’est pas parce qu’elle a bu un verre de trop, cela
signifie qu’elle est dangereuse pour elle-même et pour les autres. Je vous ai dit à
plusieurs reprises que nous devions prendre nos responsabilités et imposer
davantage de mises en observation. La police demande aussi plus de mises en
observation, parce que cette mesure est utile pour ces personnes, mais aussi
pour la protection de la société.
Je dresse un bilan tout autre de votre action. Les résultats sont là. Les plaintes
sont en augmentation depuis 2020, donc c’est un échec. Je vous ai dit à l’époque
d’essayer une autre formule. Vous ne l’avez pas fait et j’espère que les électeurs
nous permettront de le faire.
M. Bauwens.- Vous avez suggéré que je prenne contact avec les commerçants,
ce que je fais assez régulièrement. Je dresse le même bilan qu’à l’époque. Ils
disent eux-mêmes qu’il y a des lois pour résoudre les problèmes dans la rue,
mais qu’elles ne sont pas appliquées. On a toujours dit qu’une interdiction
générale ne fonctionnerait pas et déplacerait seulement le problème. Par
exemple, les rafles à la gare du Midi contre les nuisances n’ont fait que déplacer
le problème. Ici, c’est la même chose.
J’espère que la Ville de Bruxelles tient des réunions de coordination avec les
acteurs de terrain. J’en organise moi aussi et ils me disent qu’ils manquent
toujours de moyens. Les travailleurs du CPAS disent aussi qu’ils sont
submergés par les problèmes. Je n’ai jamais dit que le PTB voulait qu’ils aient
moins de moyens, bien au contraire, mais il faut aussi une politique où on
cherche à résoudre le problème.
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Interdire l’alcool à tout le monde dans une zone n’est pas la solution à des
problèmes pour lesquels les associations disent avoir le savoir-faire nécessaire.
Il leur manque les moyens et les forces nécessaires pour pouvoir les appliquer.
C’est dans ce sens-là qu’il faut aller parce que, sinon, on déplacera juste les
soûlards de l’autre côté du canal, rien de plus.
Point 19 – Punt 19
Mme Lhoest.- Vous allez dire, Monsieur le Bourgmestre, que je suis têtue et
c’est vrai que je le suis. J’ai déjà posé la question en section et on ne m’a pas
répondu parce que la personne qui avait les réponses n’était pas là. Je n’ai pas
reçu les réponses par courrier non plus. C’est une question que je vous ai
également posée l’année passée.
Je voudrais savoir pourquoi il y a une telle différence entre les ETA. Par
exemple, la ferme Nos Pilifs emploie 58 Bruxellois. Une autre entreprise de
travail adapté, qui emploie 6 Bruxellois, reçoit 2.500 €, donc une moyenne de
416 € par travailleur. Pour la ferme Nos Pilifs, ce sont 62 € par travailleur. On
n’a pas pu me répondre en section parce qu’on subventionne les habitants de la
ville où qu’ils travaillent, parfois en dehors de la Région.
Pourquoi le montant est-il si différent entre l’entreprise adaptée de Berchem-
Sainte-Agathe qui emploie 6 Bruxellois et reçoit 416 € par travailleur, d’une
part, et la ferme Nos Pilifs qui emploie 58 Bruxellois et reçoit 62 € par
travailleur, d’autre part ?
M. le bourgmestre.- Je vous propose de vous répondre par écrit sur la
répartition. Ce sont bien les travailleurs qui habitent la ville, où qu’ils
travaillent.
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Mme Lhoest.- J’en viens à ma deuxième question. Dans l’arrêté du conseil, il
est dit : « L’entreprise de travail adapté demande la subvention. » Est-ce qu’on
est sûr qu’on ne passe pas à côté d’entreprises de travail adapté à Bruxelles ?
Est-ce que tout le monde a accès à cette information ? Vous pouvez me répondre
par écrit.
M. le bourgmestre.- Normalement, ce sont les affaires citoyennes qui doivent
pouvoir nous répondre, mais je vais leur poser la question et vous la
communiquer par écrit.
Point 23 – Punt 23
Mme Buggenhout.- Je suis étonnée de découvrir un marché public qui couvre à
peu de choses près toute la ZIR 4. Il s’agit d’un marché de 68.379.000 € qui
couvre une école, une crèche, mais aussi des logements. J’aimerais savoir si tout
cela va se construire en une fois, parce qu’on parle de cinq blocs de logements
et vous savez notre aversion pour les logements publics à Neder-Over-
Heembeek.
M. le bourgmestre.- Au moins, votre aversion pour les logements publics est
claire. Je le retiens pour la campagne.
Mme Buggenhout.- Sur Neder-Over-Heembeek, il a assez de logements
publics.
(Colloque)
Je voulais savoir si tout va se construire en une fois et si l’étude a vraiment été
bien faite, s’agissant de construire des logements sur un terrain assez
marécageux. D’ailleurs, il suffisait de le constater ce matin, au bout de l’avenue
des Croix de Guerre : avec la pluie, tout ressortait et on avait une vraie piscine
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où les enfants tombaient. On est sur un terrain marécageux (la vallée de la
Senne) et on construit des blocs et des blocs. Nous sommes tout à fait d’accord
pour la construction d’une école et d’une crèche, qui sont des équipements
collectifs, et je trouve cela très bien. Mais pourquoi encore ajouter, au même
moment, cinq blocs de logements ?
Même chose pour le point 26, où aucun détail n’est donné. Là aussi, des
logements vont se construire avec un programme mixte de logements et
d’espaces de commerces, et cela, sans indiquer de montant. C’est un marché
public dont on ne précise pas le montant. Il me semblait que c’était un échange.
J’aimerais bien que vous me répondiez sur les points 23 et 26.
M. le bourgmestre.- Madame Buggenhout, c’est clair, on ne partage pas du tout
la même vision politique. Je passe mon temps à voir des gens qui ont des
problèmes pour se loger. Vous vivez dans un monde où les gens n’ont pas de
problème de logement. Ce sont deux visions politiques complètement
différentes. On voit des gens qui sont mal logés, qui nous disent que c’est
compliqué, que se loger à Bruxelles, même pour les classes moyennes, cela
devient difficile.
On a donc acheté un terrain qui n’était plus vraiment utilisé et on a construit une
école. Je sais que l’enseignement officiel n’est plus la priorité du Mouvement
réformateur puisque le nouveau gouvernement a décidé que l’enseignement
officiel était un peu relégué. Nous continuons à le défendre. Ce sont des choix
politiques. Je respecte le MR là-dessus. Au moins les gens sauront-ils pourquoi
ils votent.
M. Mampaka.- N’écrivez pas notre programme, Monsieur le Bourgmestre !
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M. le bourgmestre.- Je ne l’écris pas, je répète ce que Mme Buggenhout a dit :
« Nous n’avons pas besoin de logements publics à Neder-Over-Heembeek. » Je
l’entends et c’est noté. C’est un choix politique que je respecte. Je ne le trouve
pas déshonorant, je dis juste que ce n’est pas le nôtre.
M. Pinxteren et moi, on était un peu surpris parce que le débat sur la ZIR 4 a
commencé du temps où M. Coomans de Brachène était échevin de l’urbanisme.
Vous ne pouvez pas dire qu’on n’a pas fait de larges concertations. Vous le
découvrez, j’en suis désolé, comme habitant de Neder-Over-Heembeek, mais
des concertations sur la ZIR 4, il y en a eu beaucoup. Nous nous étions engagés,
en effet. On a construit la Croisée des chemins, on a ouvert l’extension
secondaire avec Mme Hariche il y a deux semaines et on construit l’école
secondaire en face. S’agissant de la crèche de 56 places, vous ne nierez pas qu’il
y a beaucoup de demandes de places en crèche et de logements. Pour le MR, il
n’y a pas besoin de logements. Tous les jours, nous rencontrons des gens qui
vivent des difficultés par rapport au logement. Donc oui, nous allons construire
sur une zone ex-industrielle des logements qui proposeront des loyers modérés.
C’est le choix politique d’une majorité. Vous ne le partagez pas. Je dirais que le
contraire m’eût étonné venant de la droite. Au moins, c’est clair.
Mme Buggenhout.- Je voulais simplement demander pourquoi il n’y a qu’à
Neder-Over-Heembeek qu’on construit des logements publics. Vous n’écoutez
pas la population, Monsieur le Bourgmestre.
M. le bourgmestre.- Une certaine population.
Mme Buggenhout.- Vous n’écoutez pas les gens qui en ont marre d’avoir des
barres de logements à l’entrée de Neder-Over-Heembeek. On est sur la vallée de
la Senne et on aurait pu créer un parc magnifique à côté de l’école.
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M. le bourgmestre.- Il y a un parc prévu, M. Coomans vous l’a expliqué.
Mme Buggenhout.- Je le sais, mais uniquement pour collecter les eaux qui vont
remonter. Et elles remontent. Il n’y a qu’à voir les logements à la fin de la rue
de Heembeek : ils sont constamment inondés en sous-sol. Pourquoi ? Parce
qu’il y a le Molenbeek qui passe en dessous avant de se jeter dans le canal. Je
trouve un petit peu surprenant, pour une majorité où siègent les écologistes,
qu’on ne défende pas la nature à cet endroit.
M. Coomans de Brachène.- Madame la Présidente, j’ai été cité deux fois et je
souhaite préciser calmement et sereinement au bourgmestre que pendant cinq ou
six ans, on a rétabli la confiance par rapport à ce terrain. Je pense que c’était
nécessaire pour des habitants qui avaient perdu confiance en la Ville et les
autorités communales.
Je vous encourage à regarder les documents qui ont été produits à l’époque.
Après le processus participatif, à aucun moment les habitants (quels qu’ils
soient et d’où qu’ils viennent sur Neder-Over-Heembeek) qui ont été consultés
sur ce dossier n’ont demandé la création et la production de logements sociaux à
cet endroit. Ils ont certes demandé beaucoup d’équipements. On sait qu’à cet
endroit, ils ne veulent pas être considérés uniquement comme un quartier
dortoir. Aucun logement social n’a été demandé.
M. le bourgmestre.- De nouveau, le MR continue de jouer. Je n’ai rien contre
les logements sociaux, mais ici, ce ne sont même pas des logements sociaux. On
a connu les mêmes oppositions pour le projet du Chemin vert et aujourd’hui,
tout le monde reconnaît que ce projet est plutôt réussi.
(Colloque)
Arrêtez d’aller vous promener à Versailles, au MR, et dites comme Mme
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Buggenhout que vous n’êtes pas pour plus de logements publics. Arrêtez d’aller
parader au Logement bruxellois. Le message est clair et je le respecte, mais ce
n’est pas le nôtre. Cette majorité défend autre chose. En plus, on ne parlait
même pas de logement social, on parlait de logement de la Régie. Il est vrai que
Mme Ben Hamou a obtenu la socialisation, ce qui permet à des gens de se loger
pour des loyers beaucoup plus abordables. C’est quelque chose que vous ne
défendez pas, je le respecte, mais nous ne sommes pas d’accord.
M. Weytsman.- Vous concentrez les gens au même endroit, Monsieur le
Bourgmestre. C’est cela qu’on vous dit.
M. le bourgmestre.- Dites-moi où je peux les mettre ?
M. Weytsman.- Notamment dans le quartier européen. Vous concentrez les
gens dans des barres de logements. Nous n’y sommes pas favorables.
M. le bourgmestre.- Vous étiez contre le projet sur l’avenue Bruyne. Or tout le
monde reconnaît que c’est un succès et qu’il n’a pas fait exploser la criminalité
comme on nous l’avait expliqué.
(Colloque)
(Remarque de M. Mampaka)
Monsieur Mampaka, êtes-vous pour ou contre les logements publics à Neder-
Over-Heembeek ?
M. Mampaka.- Nous sommes pour des logements mieux répartis.
M. Weytsman.- Monsieur le Bourgmestre, vous aurez l’occasion de lire notre
programme électoral. Il est très clair : nous demandons que ces logements soient
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bien répartis sur tout le territoire de la Ville de Bruxelles. On demande que ce
soit une vraie opportunité. Je pense que concentrer des gens dans le complexe
des 5 Blocs, sur l’avenue de Versailles ou à la Cité Modèle, ce n’est pas
pertinent.
M. le bourgmestre.- La ZIR 4, Monsieur Weytsman, ce sont des terrains
industriels. On n’a chassé personne. Ce sont des terrains sur lesquels il y avait
des hangars. Là-bas, on construit des équipements, la « ville à 10 minutes ». On
a rénové, avec M. Hellings, on a créé des terrains de foot, on y amène le tram.
Vous vous êtes battus comme des fous contre ce tram. J’entends de plus en plus
d’habitants qui y adhèrent. Pas Mme Buggenhout, c’est vrai, mais j’entends
beaucoup de gens qui y adhèrent.
Dans cette ZIR 4, nous allons construire des logements publics, tout comme
nous avons créé des logements avec le Fonds du logement. Cela se passe de
façon extrêmement harmonieuse. On ne construit plus de barres. Sur les sites
Prés communs ou Pré aux oies, ce qui a été construit par le Fonds du logement
est extrêmement harmonieux. Ici, nous avons un terrain à bâtir. On construit 109
unités. Ce ne sont pas des barres. Ce n’est pas à Versailles qu’on les construit.
On les construit à un endroit où, justement, il n’y a pas de concentration. On va
pouvoir y mettre un parc et une crèche. On va pouvoir, sans doute, étendre les
terrains de sport et on va ouvrir une école secondaire.
Vous n’êtes pas pour ce projet, je le respecte, mais ne venez pas parader dans les
logements…
M. Weytsman.- Je vais où je veux, Monsieur le bourgmestre. La ville ne vous
appartient pas. Je vais dans les logements pour expliquer également que ces
derniers doivent être rénovés, qu’ils pourraient leur être vendus et que ce sont
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de vraies opportunités d’émancipation sociale. Je vais où je le souhaite.
Par ailleurs, nous pensons à une gestion plus harmonieuse et intelligente des
terrains. Vous pourriez vendre ce terrain et en faire un parc, racheter du terrain
ailleurs. Non, vous décidez toujours de concentrer les logements dans le même
quartier. Nous ne sommes pas favorables à la construction de nouveaux
logements publics sur ce terrain-là, mais nous sommes favorables à la
construction de logements publics ailleurs. Je vous ai cité à plusieurs reprises
des endroits dans le quartier européen. J’ai fait toutes mes campagnes là-dessus.
Le site de Tour & Taxis, notamment, aurait pu en recevoir. Je pense qu’on doit
mieux les répartir.
Par ailleurs, nous pouvons acheter de petites unités et mieux répartir les projets.
C’est inscrit dans notre programme électoral. Si on demande de vendre certains
terrains et logements publics, c’est pour systématiquement en racheter là où il
en manque. Il y a la possibilité de mener une telle opération visant à avoir plus
de logements publics partout et bien répartis sur le territoire.
C’est vrai, vous avez raison, il y a une frustration parmi les habitants de Neder-
Over-Heembeek, jusqu’ici considérée comme un village vert. Nous voulons
protéger ces espaces verts tout en disant que pour construire des logements
publics à d’autres endroits, on devra peut-être trouver des terrains ou d’autres
endroits pour monter un petit peu plus haut. Ce n’est pas toujours dans les
mêmes quartiers que l’on doit construire ces logements. C’est ce que
Clémentine Buggenhout vous rappelle.
M. le bourgmestre.- Il faut quand même savoir - vous êtes économiste - quel
est le prix au mètre carré. Cela fait 22 ans, hors période Covid, que notre budget
est à l’équilibre. On est la dernière commune à l’avoir à l’équilibre et on a un
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cumulé de 28 millions.
(Remarque de M. Weytsman)
Vous parlez du quartier européen, là où le mètre carré est le plus cher de
Belgique. Il est évident qu’on ne pourra pas y construire de logements. Nous
n’avons pas la même perception et c’est sans doute normal. Nous avons cette
perception qu’il y a vraiment trop de publics précarisés et mal logés, y compris
parmi une classe moyenne qui travaille et qui n’arrive plus à se loger. Nous
créons des logements publics, c’est-à-dire des logements moyens pour lesquels
certains nous reprochent d’ailleurs des prix trop élevés, raison pour laquelle
Mme Ben Hamou a réussi à socialiser une partie de ces montants.
Quand on achète un terrain industriel que l’on reconvertit en logement, il ne faut
pas être grand clerc pour comprendre que nous pourrons appliquer un loyer plus
modéré que si on achète dans le quartier européen où la spéculation est énorme
et où le prix du mètre carré est gigantesque. Le vrai débat que vous évitez, c’est
celui des communes où on ne construit pas de logements, les communes où
vous êtes dans la majorité. Je pense par exemple au président du CPAS de
Boitsfort. Le Chant des Cailles, on peut en parler et j’espère que cela bougera.
On y proposait moins de 70 logements, et cela a été refusé !
Sur les terrains à Uccle, on sait bien qu’on ne veut pas de logements. À
Woluwe, où vous êtes dans la majorité avec Les Engagés, il y a d’énormes
terrains où on ne veut pas construire de logements sociaux. Les gens ne sont pas
dupes. Il y a, en effet, des partis qui défendent l’accès au logement, d’autres qui
ont toujours une bonne raison d’expliquer pourquoi il ne faut pas en construire.
M. Weytsman.- Nous défendons l’accès à la propriété, ce que vous n’avez
jamais fait en 25 ans.
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Point 26 – Punt 26
Mme Buggenhout.- J’aurais aimé connaître les montants. En quoi consiste ce
programme mixte logements et espaces casco ?
M. le bourgmestre.- J’ai oublié de préciser qu’il s’agissait d’un phasage. On
lance un marché global. Tout ne va pas être construit d’un coup.
Euroveiling est la poursuite de la ZIR 4. Le point 26 vise le retrait d’une
décision. On retire la conception-exécution mixte pour présenter un autre
dossier. On la retire parce qu’on est en débat avec la tutelle sur la procédure
d’attribution et de reprise de ce terrain d’Euroveiling. Ce point reviendra devant
le Conseil.
Point 27 – Punt 27
Mme Buggenhout.- Monsieur le Bourgmestre, on augmente les montants pour
un centre collectif - je pense que c’est pour Nos Pilifs - de 24 personnes, mais
en même temps, 20 logements de personnes âgées ont été évacués. On leur a dit
qu’il y avait de l’amiante dans ces locaux. Les voisins se plaignent parce que
ces logements sont squattés par des Roms. Il semblerait que la Ville ne puisse
rien y faire et que le CPAS aurait été contacté. Je trouve cela très dangereux,
qu’il y ait de l’amiante, car il semble que ces familles ont des enfants et qu’un
bébé de 2 mois y vit. Qu’en est-il ? Que compte faire la Ville pour les Roms qui
squattent ces logements ?
M. le bourgmestre.- Madame Buggenhout, je suis totalement d’accord avec
vous, cette situation n’est pas acceptable. On respecte la loi. On s’est adressés à
la justice de paix. Dès qu’on aura obtenu l’expulsion, nous verrons avec le
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CPAS ce qu’on pourra faire. Les personnes seront expulsées. La police est au
courant de l’affaire. Dès que les personnes auront été expulsées, on envisagera
des mesures sociales. On commencera les travaux de désamiantage, qui sont
programmés. On va évacuer ces personnes, mais on attend la décision de la
justice de paix.
Mme Buggenhout.- C’est quand même dangereux. Il y a des enfants et il y a de
l’amiante.
M. le bourgmestre.- En cas de squat de ce type, nos ingénieurs passent toujours
pour voir si un arrêté d’insalubrité peut être signé. Ce n’est pas le cas pour
l’instant. Les faits ne sont pas suffisamment probants. On a envoyé nos
ingénieurs. On a une équipe d’ingénieurs dédiés à cela, mais on va aboutir à
l’expulsion, comme toujours. À mon avis, dans le mois, ces personnes seront
expulsées. Il n’y a pas de risques liés à l’amiante pour l’instant.
Point 28 – Punt 28
M. Wauters.- Ici, on parle de la Régie. On est et vous êtes pour des logements à
prix modéré, notamment dans le cadre de la Régie. Or, en analysant ce point,
j’ai trouvé que ce n’était pas si modéré que cela. Comment a-t-on calculé les
prix ? Est-ce qu’on s’est fondés sur une base régionale ? Je regardais les prix
des studios, des appartements une chambre et deux chambres. Ma fille, qui loue
un deux chambres dans le privé, paie moins cher que cela.
Le logement social ou abordable est essentiel et répond non seulement aux gens
qui sont précarisés, mais aussi à la classe moyenne, vous l’avez dit vous-même.
J’ai l’impression qu’on est un peu au-dessus de certains prix pratiqués dans le
privé, en tout cas pour des logements neufs. Comment est-ce calculé ?
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Par ailleurs, comment attribue-t-on les logements de la Régie ? Est-ce qu’il y a
un comité d’attribution ? Est-ce que c’est un peu comme dans une ASBL para-
communale où il y a des représentants ? Y a-t-il un jury ?
Mme El Bakri.- Monsieur Close, vous avez dit qu’il y avait trop de publics
précarisés à cause des logements et qu’il ne fallait pas répercuter cela sur les
loyers, le prix de l'immobilier, etc. J'ai la fiche des loyers de la rue de la Senne,
pour 15 appartements : un appartement une chambre : 1.037 € ; deux chambres :
1.195 € ; un studio : 928 € ; un trois chambres, 1.426 €. On parle
d’appartements de 44 à 98 m². Je ne comprends pas. Il y a vraiment quelque
chose de schizophrénique après le show qu'on a eu il y a cinq minutes avec le
MR.
Il y a effectivement une crise du logement à Bruxelles. Le nombre de familles
qui doivent quitter Bruxelles parce qu'elles ne peuvent plus se loger décemment
est énorme. C'est la course vers les prix de Paris ! On a parfois l'impression que
c'est ça, l'objectif. On y va bille en tête. On sait que la seule manière de bloquer
les prix, c'est une grille contraignante des loyers. Vous avez tous eu l'occasion
de voter une ordonnance à ce propos au niveau régional, mais le PS, qui se
prétend pourtant grand défenseur des locataires à Bruxelles, l’a bloquée, comme
le MR. Je ne comprends pas ce grand écart. En fait, le prix d'un logement de la
Régie est plus élevé que certains prix dans le privé. Moi, pour un deux
chambres, je paie 1.090 €. Ici, on en est à 1.195 €. Rien ne justifie cela.
Vous allez me répondre que la qualité est supérieure, etc. Soit, mais le point
principal est que les gens ont besoin de se loger. J'espère que vous allez me
répondre que les gens ont le droit de se loger dans des appartements de qualité,
dans des appartements équipés de systèmes innovants, etc., et à des prix
abordables, surtout quand lesdits logements sont dans les mains de la Ville de
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Bruxelles.
M. Maimouni.- Je voulais réagir parce qu'au début, quand j'ai entendu que
c'était le quartier de la Senne, je pensais qu'on était dans le 15e ou le 8e
arrondissement de Paris. Mais visiblement, on est derrière Anneessens. Les
loyers oscillent entre 928 € (+ charges) et 1.040 € pour 44 m². On m'a dit en
section que c'était amorti sur 40 ans. Il y a quelques minutes, vous disiez que
votre budget était à l’équilibre. Si vous faites votre tableau d'amortissement sur
40 ans, 50 ans ou jusqu’au siècle prochain, je comprends qu'il soit à l’équilibre.
Un loyer de 928 € pour un 44 m² sur un plan d'amortissement de 40 ans, cela
met la construction à plus ou moins 11.000 €/m² ! La construction avec le droit
de sol et l'incidence s’élève à environ 400.000 € pour un studio.
Quand vous parlez de qualité supérieure, de quoi s’agit-il ? Un studio à 1.050 €
en plein cœur d'Anneessens, ne me dites pas que ce n'est pas un mécanisme de
gentrification agressive. Les derniers qui ont fait cela, ce sont les Parisiens au
siècle dernier. Ils ont augmenté le loyer dans le centre-ville pour renvoyer les
classes les plus précarisées vers ce qu'on appelle des banlieues, là où elles sont
bannies et exclues de la société. C'est ce que je ressens aujourd'hui.
Pour vous donner bonne conscience, vous construisez dans la ceinture
bruxelloise, dans le nord de la ville, notamment à Neder-Over-Heembeek. Je ne
vous reproche pas de construire du logement, bien au contraire, mais si vous
n'êtes pas capable de fixer un tableau d'amortissement et des prix corrects,
laissez faire le privé.
M. le bourgmestre.- On ne va pas nier que ces logements ont été extrêmement
complexes à réaliser. Ils forment en fait une annexe de l'école néerlandophone
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que nous avons ouverte rue de la Senne, raison pour laquelle le projet est
complètement imbriqué. Le prix des travaux au mètre carré a été de 5.000 €, ce
qui est énorme. D'habitude, on construit pour beaucoup moins cher. On a eu de
gros problèmes de fondations sous la nappe phréatique, de stabilisation des
maisons mitoyennes, des discussions avec l'architecte... La Régie n'est pas du
tout à l'équilibre dans ce dossier. Je vous rappelle que le grand principe de la
Régie consiste à essayer de se financer sur fonds propres sur les terrains qu'elle
possède - l’impact foncier est neutralisé, puisqu'on travaille sur nos terrains ou
des terrains qu'on achète à un prix plus bas - pour permettre des loyers plus bas.
Heureusement, on a obtenu de Mme Ben Hamou la socialisation des logements
pour obtenir des loyers moins chers. Sur le Pentagone, on possède près de 20 %
des logements sociaux et non sociaux, mais publics. Donc, on est loin d'avoir
une gentrification. Ici, on est dans des prix qui sont dans la moyenne régionale,
mais malheureusement plus chers que ce qu'on paie d'habitude pour des
logements publics.
L'objectif est d'abord d’ouvrir l'école. Ces opérations doivent nous faire
réfléchir quant aux logements qui ne sont pas subsidiés par le biais d’un contrat
de quartier. Est-ce qu'on n'a pas intérêt à agrandir l'équipement, plutôt que créer
ces logements qui sont parfois un peu trop chers si l'on ne passe pas par la
socialisation ou le subside ? Nous essayons de lisser cet amortissement, mais je
répète que l'objectif premier était d'ouvrir cette première école primaire
néerlandophone dans le Pentagone, laquelle a immédiatement connu un énorme
succès. Les logements étaient accessoires.
M. Wauters.- Merci pour cette explication. Tout cela soulève des questions.
Vous avez évoqué un élément qui me semble intéressant, à savoir l’éventualité
d’agrandir l'infrastructure. Vous parlez de l'école néerlandophone. Je ne sais pas
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où vous en êtes dans les travaux qu'on a payés 5.000 €/m². En bon père ou en
bonne mère de famille, soit on continue, soit on arrête, mais on risque alors de
perdre plus que ce que l'on a investi. Je ne sais pas où vous en êtes et si vous
allez pouvoir me répondre, mais peut-être serait-il intéressant, effectivement, de
garder cet argent pour faire du vrai logement moyen, voire social, plutôt que le
socialiser comme l’a accepté Mme Ben Hamou.
C'est une offre, vous l’avez dit, qui est légèrement supérieure. En fait, c'est plus
cher que dans le privé et je trouve que pour du logement public, cela ne va pas.
Vous le reconnaissez, je l'entends, mais peut-être qu'alors, on pourrait changer
son fusil d'épaule, renoncer à ces logements-là et investir l’argent de manière
plus efficace dans du logement public.
Mme El Bakri.- Les logements que vous proposez ici sont extrêmement chers,
au-dessus du prix du marché, et cela dans un contexte où les prix des logements
de la Régie sont déjà élevés. Je vous rappelle la lutte menée dans les logements
de la Régie contre l'indexation, que vous n'avez pas voulu bloquer. Par ailleurs,
le moyen de réguler les prix, surtout pour les logements qui appartiennent à la
Ville, c'est la grille contraignante que vous refusez d'appliquer, même à vos
propres logements.
Oui, c'est compliqué de construire. C'est d'ailleurs pour cela qu'on a déposé au
Parlement bruxellois une motion visant à imposer 30 % de logements sociaux
dans tout nouveau projet de construction, un texte que vous avez bloqué. On
peut se perdre dans des détails techniques de rénovation, le coût de ceci ou de
cela, mais au final, la question est de savoir si, en tant qu'acteurs publics, on fait
tout pour garder les Bruxellois à Bruxelles et leur garantir un droit basique, à
savoir le droit au logement, pour apporter une réponse concrète aux familles qui
doivent quitter Bruxelles pour Zellik, Vilvorde ou Grimbergen, des villes qui
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deviennent aussi de plus en plus chères.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, 44 m² carrés à 5.000 €, ça fait
220.000 €. Sur 40 ans, cela correspond à un rendement locatif de 468 €.
Comment arrive-t-on à 1.000 € ?
M. Wauters.- Vous n'avez pas eu l'occasion de me répondre sur la façon dont
les logements de la Régie étaient attribués.
M. le bourgmestre.- On vous enverra le règlement, qui a d’ailleurs été voté au
Conseil. Il est publié sur le site de la Régie.
Point 270 – Punt 270
M. Coomans de Brachène.- Je vois que sur le site du stade Vander Putten, à la
limite entre Bruxelles et Molenbeek, il est prévu « une salle de sport
temporaire ». Cela me semble très bien. Elle s’inscrirait dans le fameux projet
du palais du Midi. Ce qui m'inquiète, c'est le coût. On parle de 10,3 millions
d’euros, une somme qui n’est pas anodine, et on sait qu'il y aura d’autres
montants supplémentaires, probablement. Donc, on va dépasser 11, voire 12
millions. Le côté temporaire m'inquiète. On dit souvent à Bruxelles qu'il n’y a
que le temporaire qui dure, mais 10 millions pour du temporaire, je trouve cela
assez excessif. Je sais que le projet du palais du Midi, ces derniers mois et ces
dernières années, est devenu un « open bar ». On investit des millions, mais en
attendant, il y a toujours des Bruxellois qui paient. Et ces sommes-là, elles sont
dépensées au détriment, peut-être, d'autres projets.
Est-ce que cette salle va réellement être temporaire, et à quelle échéance ? Est-
ce que, par ailleurs, on peut espérer une réinstallation dans le palais du Midi ?
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On espère que ce chantier ne durera pas dix ans. On croise les doigts. Certains
parlent de quinze ans... Ils sont encore plus cyniques que moi.
Est-ce qu'on peut récupérer les éléments et les réinstaller éventuellement autre
part ? Comment peut-on revoir les choses ? En termes de polyvalence de cette
salle, qu'est-il prévu d'y faire, exactement ? Est-ce une salle réellement
polyvalente ou est-elle limitée à certains sports ?
Point 287 – Punt 287
Mme Nagy.- Le point 287 est en lien avec le point précédent, puisqu'il s'agit de
la convention entre la STIB et la Ville de Bruxelles pour la relocalisation et le
financement des infrastructures qui seraient déplacées.
Tout le monde, ici, fait comme si la démolition du palais du Midi était
inéluctable. Or il y a une procédure d'enquête publique et une demande de
permis, et des entreprises ont évoqué la possibilité de procéder autrement. Donc,
tout cela n'est pas écrit dans les étoiles et je pense qu'on devrait s'inscrire dans
ces questionnements. Il y a une autre voie possible. Est-ce qu'on peut se mettre
d'accord sur le fait que ce n'est pas parce qu'il y a une demande de la STIB que
cela va se faire sans respecter les procédures de participation, les études
d'incidences, les procédures de demande de permis d'urbanisme, les
entrepreneurs belges qui proposent une autre solution et les habitants ?
M. Hellings, échevin.- Je vais vous répondre sur l'ensemble, car ces deux
dossiers sont entièrement liés. Mon job d'échevin des sports, c'est de faire en
sorte que même si le palais du Midi devait être démoli, les enfants, les
adolescents et les adultes qui le fréquentent aient la possibilité de faire du sport
dans leur quartier. C'est la raison pour laquelle nous avons travaillé d'arrache-
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pied avec le service des sports et la STIB à trouver une alternative dans
l'éventualité où ces clubs, très nombreux dans beaucoup de disciplines,
devraient déménager.
La deadline qu'on nous a donnée est le 1er septembre 2025, et la Ville est prête.
Je ne sais pas ce que va donner le permis. C'est un autre sujet. Il se peut que
jamais le palais du Midi ne soit démoli, et cela, pour des raisons urbanistiques,
juridiques ou autres, mais mon devoir est de faire en sorte que ces milliers de
sportives et de sportifs aient la possibilité de continuer à faire du sport dans le
quartier. Et c'est la solution que nous avons trouvée ici, financée entièrement par
la STIB et par la Région.
Le montant de 10 millions inclut l'achat de la tente et son installation, avec les
gradins, pour reconstituer la grande salle du palais du Midi destinée aux sports
de ballon, essentiellement (basket, volley, badminton, mini-foot). C'est donc une
structure proprement dite. Grâce à ces 10 millions, nous aurons une salle pour
six ans, que nous pourrons réinstaller ailleurs. C'est une structure temporaire,
mais qui pourra, puisqu'elle sera propriété de la Ville de Bruxelles, soit être
réinstallée ailleurs, soit rester sur le site. Il y aura des buvettes, etc. Ce sera
l’exacte réplique de la grande salle du palais du Midi qui est massivement
occupée aujourd'hui. Les Bruxellois connaissent les matches de mini-foot du
vendredi soir à 21h, les matches de basket du Royal 4 et j'en passe.
Il est important de savoir qu'à terme, quand la tente aura disparu parce qu'on
aura réintégré le palais du Midi ou que l’on aura trouvé un autre espace, cet
espace sera dévolu au logement social. L’engagement a été pris par ce Collège
de construire, une fois que nous n'aurons plus besoin de l'espace pour la tente,
du logement social. Le projet est phasé.
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Nous avons donc pris les devants. Nous devons faire face à une catastrophe
sociale, sportive et économique, au palais du Midi. Nous avons pris les devants
et nous avons proposé, immédiatement, une alternative financée par la Région
et la STIB pour maintenir l'activité sportive et, donc, l'activité sociale et le lien
social dans le quartier.
M. Coomans de Brachène.- Tout à l'heure, justement, on parlait du logement
social. Tout le monde s'est un peu emballé. Je voudrais quand même rappeler, à
titre indicatif et sans polémique aucune, que c'est entre 2012 et 2018 qu'avec
mon collègue échevin de l'urbanisme de Molenbeek (puisque nous sommes à
cheval entre Molenbeek et la Ville de Bruxelles), nous avons décidé que les
logements sociaux ne devraient pas se construire sur l'actuel parc de Ninove.
Votre majorité de l'époque (jusqu'en 2014) où siégeait Ecolo avait prévu de
créer des logements sociaux au milieu de ce parc. Nous avions suggéré de
libérer cet espace pour en faire un parc et de construire des logements sur le site
que vous évoquez. Voilà pour l’historique.
Pour en revenir à la tente à 10 millions €, mon collègue Bertin Mampaka me
rappelle qu'on a inauguré, il n'y a pas si longtemps, un stade Mandela à Neder-
Over-Heembeek, avec une énorme tribune très impressionnante de plus de 700
places et que cela a coûté moins cher. L’infrastructure dont question est
extrêmement coûteuse (10 millions). M. Mampaka me rappelle qu'à l'époque,
pour la tribune géante du stade de rugby Nelson Mandela, on en était à 7
millions. Je ne sais pas de quelle matière est faite cette tente, mais elle a un prix.
Je ne sais pas combien de personnes elle peut accueillir, mais j'espère que pour
ce prix-là, elle sera d'une solidité extraordinaire et d'une durabilité incroyable.
On sera là pour vous le rappeler. Je suis assez dubitatif.
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Vous l'avez dit, c'est la STIB qui va payer cela. C'est donc un budget mobilité
qui part pour autre chose, soit, mais cela veut dire que ce sont tous les
Bruxellois et habitants de la Région de Bruxelles-Capitale qui paieront pour
cette infrastructure temporaire. Je suis pour le moins dubitatif. On aurait peut-
être pu trouver quelque chose d'un peu plus durable. La durabilité, on en parle à
longueur de programmes électoraux, mais quand il s'agit de faire quelque chose,
malheureusement, on agit dans la précipitation. C'est dommage.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 56 – Punt 56
M. Wauters.- On parle dans ce point de la rétribution du concessionnaire à
hauteur de 5.000 € par mois. A priori, pour une dizaine de jours d'activité par
mois, je trouve cela énorme. Peut-être s'agit-il de salaires ? Vous allez me
l'expliquer, car ce sont des questions que je me suis posées. Est-ce que le tarif
avait changé ? Ces 5.000 €, que paient-ils ? Je trouve cela très bien, le
pumptrack, mais 5.000 € par mois pour une installation qui n'est pas ouverte
tout le temps, c'est quand même cher.
M. Hellings, échevin.- On peut être très fiers d'avoir à Laeken le premier
pumptrack de toute la Région bruxelloise. Il a vu le jour pendant le Covid et
permet à des milliers d'enfants d’apprendre à rouler et à jouer à vélo dans un
espace totalement sécurisé qui était une friche sur laquelle, à l'avenir, pourrait
voir le jour l'extension de Greeebizz. Donc, c'est provisoire, et Citydev nous a
fait savoir qu'on pouvait prolonger l'occupation temporaire. Nous allons
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prolonger le lien que nous avons avec Ride Your Future, qui est la structure qui
a installé le pumptrack et qui l'anime. C'est très spécifique. Le pumptrack a
connu des améliorations d'année en année. Au début, il était en terre, puis en
asphalte. Donc, il s’est beaucoup amélioré. Il y a des animations.
Le pumptrack est ouvert quasiment tous les jours. Certains jours, il est très
fréquenté grâce aux animations et, surtout, grâce à la mise à disposition de
vélos, puisque nous sommes dans un quartier populaire où tous les enfants n'en
ont pas. L'association Ride Your Future met gratuitement à disposition des vélos
pour les enfants du quartier. Ainsi, les enfants peuvent non seulement apprendre
à rouler à vélo dans un espace sécurisé, mais aussi s'approprier un espace qui est
fait pour eux. C'est le sens de la convention. Nous payons 5.000 € par mois pour
l'entretien, l'animation et l'ouverture tous les jours du pumptrack.
M. Wauters.- J'imagine que ces 5.000 € couvrent les améliorations, l'entretien,
les animations, mais aussi les salaires. Dans ce cas, on est d'accord.
Point 59 – Punt 59
M. Mampaka.- Vous n'avez pas osé évoquer le subside de 10 millions €
accordé à l'UCI pour l'organisation d'un championnat du monde de cyclisme sur
le territoire de la Ville de Bruxelles. Dix millions !
Avant de poser la question à M. Hellings, Monsieur Le Bougmestre, je tiens à
préciser que le groupe MR a soutenu, avec mon collègue Alain Courtois, la
politique des grands événements dans un but que vous et moi nous connaissons
très bien. Vous connaissez Mme Cécile de Ménibus ? Cela vous dit quelque
chose ? Vous avez une belle photo avec elle.
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M. le bourgmestre.- Je n'ai aucune photo avec elle !
M. Mampaka.- J'ai une photo de vous, moi et Cécile de Ménibus prise le 5
juillet 2010 sur le boulevard Houba-de Strooper. C'était à l'occasion de l'accueil
de la 2e étape du Tour de France et du départ de la 3e.
Monsieur Hellings, je ne vais pas vous en vouloir, car c’est visiblement votre
administration qui n'a plus de mémoire, mais j'ai retrouvé, grâce à ma jeune
stagiaire, un rapport soumis au Collège le 14 décembre 2009. Il attribuait
200.000 € à notre ASBL Prosport, qui existe toujours et est gérée par vous-
même, pour l'accueil de la 2e étape du Tour de France qui partait de Hollande,
arrivait à Bruxelles et en repartait. À cette occasion, le bourgmestre avait pris
une belle photo avec Cécile de Ménibus sur le boulevard Houba-de Strooper.
Je constate que votre administration n'a pas de mémoire. Le rapport est sous
mes yeux, je peux vous l'envoyer. Vous évoquez ce Tour de France dans vos
considérants pour justifier votre décision. Vous évoquez également le fait que
cet événement, dans le cadre du Bicentenaire que nous soutenons, a été présenté
en mars 2023 dans la salle Gothique du Conseil en présence du Premier
ministre, de la Région bruxelloise ainsi que d'autres partenaires, cela pour
justifier que nous puissions, à l'occasion du Bicentenaire en tout cas, accueillir
de grands événements.
En 2030, en effet, notre petit pays aura 200 ans et cela mérite d'être
commémoré. Monsieur Close, on n'est pas contre. Nous avons soutenu des
politiques telles que l'organisation d'un tournoi féminin ATP au pied de
l'Atomium, qui permettait de mettre la Ville de Bruxelles en évidence sur
l'échiquier international en termes d'événements. Ce tournoi est parti ailleurs. Le
groupe MR le déplore.
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Monsieur Close, avec l'échevin des sports, jadis votre serviteur, vous avez
organisé l’un des événements les plus prisés, que de grandes villes comme Hong
Kong nous enviaient et sont venues chercher. Je parle du Jumping international.
Nous avons soutenu ces politiques.
Monsieur Close, le groupe MR déplore la disparition de toute une série de
grands événements qui ont permis à notre capitale d'être vue par 560 millions de
téléspectateurs. Je pense aussi au Grand Prix de Bruxelles. Vous avez l'habitude
de réécrire l'histoire et de nous faire dire des choses que nous n'avons pas dites.
Je précise, au nom du groupe MR, que nous soutenons cela, mais nous nous
posons des questions quant à la décision 256 passée le 30 mars au Conseil
communal et sur le montant. On n'a jamais mis autant d'argent sur la table. Ici,
on n’a aucune garantie.
(Remarques)
Quelle est la contribution des autres pouvoirs organisateurs ? Il s'agit du
Bicentenaire. Le fédéral, la Région ? Que met le fédéral pour le
Bicentenaire ?
(Colloques)
(Remarque du bourgmestre)
Il y a des ministres socialistes au fédéral, à la Région, à la Ville de Bruxelles.
Vous êtes socialiste et vous êtes dans le gouvernement.
M. le bourgmestre.- Il ne s’agit pas du Bicentenaire de Bruxelles, mais de la
Belgique, Monsieur Mampaka. Vous serez au gouvernement avec M. De Wever.
M. Mampaka.- Êtes-vous allé chercher de l'argent pour organiser cet
événement ? Pourquoi avez-vous attribué ce marché à une institution qui n'a pas
répondu à un appel d'offres ? Avez-vous lancé un appel d'offres ? Quelle était la
procédure d'attribution de l'organisation ? Pourquoi les professionnels comme
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ASO, qui organise le Tour de France, n'ont-ils pas été consultés dans cette
opération ? Il y a des choses floues. On ne donne pas 10 millions comme cela,
sans avoir de garanties et sans transparence.
M. Waucquez.- J'ai trois petites questions à ce sujet, qui sont d'ordre financier.
L'histoire nous a montré que certains événements ne pouvaient pas avoir lieu
pour des raisons extérieures. Je pense par exemple au Covid. Et il pourrait y en
avoir d'autres. Si cet événement ne pouvait pas avoir lieu et vu le montant de 9,5
millions de francs suisses, est-ce qu'un remboursement sera opéré ? Comme je
l'ai spécifié, ce ne sont pas 9,5 millions d’euros, mais 9,5 millions de francs
suisses. Sachant que nous payons en francs suisses, est-ce qu'on a prévu une
couverture en cas de dévaluation de l'euro par rapport au franc suisse ?
Mme Lalieux.- Je pense que M. Mampaka a raison. Tout le monde doit s'y
mettre pour fêter le Bicentenaire de la Belgique. Évidemment, je félicite le
Collège d’apporter sa contribution aux festivités fêtant la grandeur de la
Belgique et de Bruxelles.
Monsieur Mampaka, vous avez demandé ce que faisait le fédéral. Les
socialistes sont encore au fédéral, et je suis encore ministre en charge de Beliris.
À ce titre, avec le secrétaire d'État à la politique scientifique Mathieu Michel et
le Premier ministre, nous avions prévu d’organiser des fastes pour le
Bicentenaire et Beliris prévoyait d’investir énormément d'argent dans un écrin
de verdure et un bâtiment merveilleux qu'est le Cinquantenaire. Or une note
déposée et validée par votre parti inscrit, au niveau de Beliris, 125 millions €
pour Bruxelles sur la prochaine législature, mais aussi la suppression des crédits
pour la rénovation du Cinquantenaire et du parc que nous sommes en train de
réaliser. Voilà la réalité des choses et la régionalisation de la politique
scientifique.
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Le Bicentenaire, le Parti socialiste et ce Collège veulent le fêter. La Belgique,
on veut la fêter, mais je ne pense pas que vos partenaires séparatistes le
souhaitent. Ce sera de votre responsabilité et on se battra contre votre volonté de
dépecer la Belgique.
M. Hellings, échevin.- Monsieur Mampaka et Monsieur Wauquez, en effet,
Bruxelles est candidate pour accueillir les championnats du monde cyclistes
2030 dans le cadre du Bicentenaire de la Belgique. C'était une volonté affichée
de ce Collège que le bourgmestre et moi avons annoncée, avec des ministres
fédéraux et régionaux. Pourquoi ? Parce que la Belgique est une terre de
cyclisme. Parce que nous avons Eddy Merckx, parce que nous avons Remco
Evenepoel, Lotte Kopecky.
L'objectif est d'organiser, à l'occasion du Bicentenaire de la Belgique, une
immense fête du vélo, pas un départ ni une étape du Tour de France, mais une
semaine de compétition cycliste retransmise en direct en Mondovision pour
mettre en valeur des sportifs et sportives que nous sommes en train de former au
sein de l'académie Remco Evenepoel au stade Roi Baudouin, avec ses 50 vélos
et ses 50 élèves qui apprennent à devenir les champions de demain.
Il s'agit donc de sept jours de courses de jeunes, de courses pour hommes et de
courses pour femmes. C'est donc extrêmement différent du grand départ du Tour
de France qui a coûté 10 millions €. Ici, ce sont les villes qui sont candidates et
c'est la raison pour laquelle la Ville de Bruxelles est candidate à l'accueil de ces
championnats du monde cyclistes 2030. C'est la raison pour laquelle nous avons
introduit, avec une entreprise spécialisée dans la gestion de ce type
d'événements, notre candidature. Nous saurons fin septembre si Bruxelles est
définitivement choisie pour être l'hôte de cet événement cycliste international. Il
faut pour cela un budget à la hauteur des autres événements importants que nous
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avons organisés ces dernières années avec succès. Le grand départ du Tour de
France a été un succès.
Ici, il s'agit de trois fois plus d'événements que le grand départ du Tour de
France et il faut donc en payer le prix. Ce n'est pas gratuit, mais les retombées
sur Bruxelles, son image et son secteur horeca seront gigantesques, sans
compter les retombées sportives que nous espérons énormes pour la Belgique et
pour Bruxelles.
M. Mampaka.- Monsieur Hellings, vous parlez de sept jours d'activité. Une
arrivée d'étape du Tour de France, c'est une journée. Un départ le lendemain,
cela fait une deuxième journée. On ne compare pas les prix. Certes, il y a
l’inflation et nous sommes quatorze ans plus tard, mais rien ne justifie cette
différence entre les 200.000 € investis pour accueillir une étape et organiser un
départ et les 10 millions que vous nous proposez pour sept jours. Le nombre de
jours, ce n'est pas un argument qui pourrait justifier pareille somme.
Vous avancez l’argument des activités autour de cet événement, les courses des
femmes et des jeunes, mais il faut rappeler que pour chaque arrivée et départ,
les caravanes organisent les mêmes activités. Donc, l'argument que vous nous
donnez ne suffit pas à justifier ce choix. Je rappelle que nous ne sommes pas
contre l'organisation des grands événements dans le cadre du Bicentenaire.
Madame la ministre Lalieux, voilà pourquoi le cumul est important dans une
grande ville comme la nôtre. J'ai toujours été très fier de la présence de
ministres dans ce Conseil communal, qu'ils soient régionaux, fédéraux ou de la
Fédération Wallonie-Bruxelles. Cela permet à la Ville de défendre ses dossiers.
(Remarque de Mme Lalieux)
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M. Mampaka.- Cela signifie que vous l'avez très mal défendu, Madame
Lalieux.
Mme Lalieux.- Je vous signale que je ne suis pas autour de la table. C’est
M. Bouchez qui est autour de la table !
M. Mampaka.- Faire une présentation avec le Premier ministre et tous les
autres pouvoirs organisateurs dans la salle Gothique, c'est vraiment de la parade,
Monsieur Close. C'est vraiment parader pour dire que nous avons l'argent pour
payer. J'ai été, moi aussi, malade de cette espèce d'arrogance des élus de la Ville
de Bruxelles qui pensent qu'ils sont le nombril de ce pays et que nous pouvons
tout organiser et tout faire.
Je pense qu'il y a moyen de fêter le Bicentenaire avec d'autres événements
ailleurs, sportifs ou pas, en essayant d'être réellement aux commandes. Et être
aux commandes, ce n'est pas ouvrir le portefeuille. Être aux commandes, c'est
faire cracher au bassinet tous les autres pouvoirs organisateurs ainsi que les
sponsors pour que notre Ville puisse vivre en impliquant nos jeunes, bien
entendu.
J'espère qu'il y aura une plus grande implication des Bruxellois, qui seront les
seuls à payer cette facture, et que nos enfants de tous les quartiers, du Foyer
laekenois et de Versailles seront impliqués dans la découverte de ce grand
événement. Tel avait été le cas pour le Jumping international ou le tournoi de
tennis, avec des contrats où on invitait les jeunes de tous les quartiers à
participer à ces grands événements.
Monsieur Close, vous avez une grande responsabilité dans le départ du Jumping
international, de l'ATP et du Grand Prix de Bruxelles, des événements qui
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drainaient autant de spectateurs que les championnats du monde. Monsieur
Hellings, le Tour de France n'est pas comparable aux championnats du monde
cyclistes. Les chiffres que vous avancez ne sont pas valables. On ne compare
pas des pommes et des poires.
M. le bourgmestre.- J'ai été beaucoup interpellé et je vais corriger quelques
éléments, Monsieur Mampaka. La grande étape du Tour de France a coûté
400.000 € de l'époque. Le montant de 200.000 €, c'est le subside que vous avez
donné à Prosport pour l'encadrement. Le fee que nous avons payé à ASO, ce
sont 400.000 €. Vous confondez deux montants.
Une chose qu’il est facile de vérifier, Monsieur Mampaka, c'est ce qu’a coûté
l'organisation du championnat du monde en 2022 à Louvain et Anvers : 23
millions €. Un championnat du monde, cela coûte entre 25 et 30 millions €
aujourd'hui.
On verra le montant que le gouvernement fédéral dégagera pour le Bicentenaire
de la Belgique. Ce n'est pas le dernier événement sportif sur lequel nous voulons
travailler pour fêter notre pays. Je suis convaincu que la Région bruxelloise
nous suivra. Elle nous a d'ailleurs confirmé plusieurs fois qu’elle souhaitait
accueillir cet événement. On se bat avec de grandes villes du monde entier,
puisque normalement, on ne peut accueillir cet événement que tous les 20 ou 30
ans.
On est très contents que le championnat du monde cycliste concerne non
seulement le vélo masculin, mais aussi le vélo féminin, les juniors et les espoirs,
tout le monde. C'est pour cela qu'on travaille avec les clubs. Par ailleurs, dire
qu'il y avait autant de monde pour les courses cyclistes qu'il y en avait à l'ATP…
Je le connais bien, cet ATP, puisque c'est ma femme qui l'organisait.
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M. Mampaka.- Non, je l'ai organisé avec votre femme.
M. le bourgmestre.- Malheureusement, la fédération de tennis n'a pas réussi à
mobiliser assez de spectateurs pour que ce tournoi continue. C'est dommage.
Quant au Jumping, il était en large déficit, raison pour laquelle il est parti. Vous
étiez encore échevin des sports à cette époque.
Pour terminer, oui, c'est beaucoup d'argent, c'est énormément d'argent. Mais
c’est le prix d’un championnat du monde cycliste que nous pouvons organiser
pour célébrer ce sport qui nous a fait connaître dans le monde entier et pour
célébrer la Belgique. Et on espère, Monsieur Mampaka, pouvoir compter sur
votre soutien, puisque nous ne sommes pas au gouvernement fédéral, que le
groupe MR aura fort à cœur de dégager de gros budgets pour fêter le
Bicentenaire de notre pays et que le soutien du groupe MR ne se limitera pas à
un pin's au revers d'un veston.
M. Mampaka.- M. Hellings ne m'a pas répondu sur la procédure d'attribution
de ce marché à Flanders Classics pour l'organisation. La fois passée, on avait
impliqué toute une série d'institutions. Je ne comprends pas pourquoi d'autres
professionnels du cyclisme n'ont pas été impliqués.
M. Hellings, échevin.- On a évidemment travaillé avec la fédération belge de
vélo, Belgian Cycling. L'opérateur Flanders Classics est apparu comme le
principal opérateur à même de mener à bien ce type d'événement, puisqu'il a
déjà organisé le championnat du monde cycliste à Leuven.
M. Mampaka.- Les autres n'ont pas été consultés ?
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M. Hellings, échevin.- Si, ils ont été consultés. Vous souhaiteriez qu'on travaille
avec ASO, un groupe français, alors qu’un organisateur belge, c'est quand même
bien...
M. Mampaka.- C’est une question de transparence, pour un tel montant.
M. le bourgmestre.- L'argent ne va pas à Flanders Classics, mais à l'UCI,
l’Union cycliste internationale. Je répète que pour organiser un championnat du
monde vélo, il faut entre 25 à 30 millions. Ce montant, c'est Flanders Classics
qui doit le trouver. Pourquoi n'y a-t-il pas de marché ? Parce que nous payons le
fee à l'UCI, et eux doivent trouver le reste de l'argent à la Région, au fédéral…
On entend que vous allez vous battre avec le MR pour obtenir de l'argent au
fédéral. Merci, Monsieur Mampaka. On se donne rendez-vous pour savoir si
vous l'avez trouvé. C'est Flanders Classics qui prend le risque. On ne lui paie
pas 10 millions. C'est pour cela qu'il n'y a pas de marché public. On donne
l'argent à l'UCI.
M. Mampaka.- Je défendrai le dossier.
M. le bourgmestre.- La Région va nous aider. Le problème est au fédéral, avec
M. Bouchez et son badge.
M. Waucquez.- Monsieur le Bourgmestre, je porte mon pin's également avec
fierté.
M. le bourgmestre.- On s'en moque de votre pin's ! Fêter la Belgique, ce n'est
pas juste mettre un pin's, Monsieur Waucquez ! C'est donner aux Belges l'envie
de voir de la culture, de voir du sport. C'est facile, de porter un pin's. Battez-
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vous au fédéral avec votre nouvel allié fédéraliste (qui ne veut pas fêter la
Belgique) pour obtenir des budgets et célébrer ce pays. Ça, ce serait un beau
combat ! Mettre un pin's, tout le monde peut le faire ! Il suffit de l'acheter rue de
l'Étuve. Maintenant, battez-vous un peu. On verra les budgets que vous allez
dégager pour le Bicentenaire.
M. Waucquez.- Monsieur le Bourgmestre, je ne vais pas entrer dans un échange
d’attaques personnelles. Gouverner, c'est également gérer les risques et je n'ai
pas eu de réponse de la part de votre échevin concernant un éventuel
remboursement en cas de non-organisation de l'événement.
M. Hellings, échevin.- On ne paiera que si la Ville est candidate et nous
analyserons les possibilités d'assurance en cas d'annulation pour cause sanitaire,
terroriste ou autres. C'est toujours le cas. Si nous sommes la ville hôte, nous
envisagerons tout moyen de nous protéger d'éventuels aléas de type climatique
ou sécuritaire. On réalisera une étude pour voir si on peut couvrir le taux de
change.
M. Waucquez.- Pour information, le franc suisse a baissé de 14 %. Donc, ne
pas se couvrir pourrait coûter un million et demi en plus.
Point 287 – Punt 287
Mme Nagy.- J'ai entendu la réponse de l’échevin. Je me rends bien compte que
la question n'est pas tranchée comme si la demande de permis, l'étude
d'incidences et les alternatives possibles n'étaient pas sur la table. La convention
ne le mentionne pas. C'est un message qu'il ne faut pas hésiter à envoyer aux
différentes instances, à savoir que ce n'est pas emballé et pesé. Il y a encore une
procédure de participation et de demande de permis. Espérons que ce ne soit pas
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que de la figuration. En tout cas, ce serait dommage pour la Région bruxelloise,
pour les habitants et l'impact de ce projet. Monsieur l'échevin, dans votre
réponse, vous sembliez attentif à cette question.
M. Hellings, échevin.- Je le répète, nous veillons à faire en sorte que les clubs
aient un espace où pouvoir pratiquer leur sport avec les jeunes dans le quartier,
et cela, dans l'hypothèse où le palais du Midi devrait être déménagé. Mais on
pourrait arriver à une situation où le palais du Midi ne serait pas encore démoli
et où nous aurions une tente au stade Vander Putten.
Je ne préjuge en rien de ce qu’il va se passer au palais du Midi. La situation est
complexe. Le permis n'est toujours pas obtenu, mais nous devons nous préparer
à un éventuel déménagement. Ce serait une catastrophe, que des clubs doivent
déménager alors qu'il n'y a pas d’alternative. Cela fixe les modalités du
déménagement dans l'hypothèse où il a lieu.
Par contre, les 25 millions sont sonnants et trébuchants. Cela veut dire que la
STIB, dans tous les cas, a prévu un montant de 25 millions pour dédommager la
Ville de Bruxelles et donc, en cascade, les clubs qui auront de toute façon, quoi
qu'il arrive, un endroit où pratiquer leur sport dans un quartier populaire qui en a
bien besoin.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin El Ktibi
Dossiers van de schepen El Ktibi
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
M. El Ktibi, échevin.- Mesdames et messieurs, mes chers collègues, vous avez
reçu une invitation pour la traditionnelle Quinzaine de la solidarité
internationale. C'est un événement qui revient chaque année, depuis maintenant
pratiquement vingt ans. Vous êtes invités, toutes et tous, d'autant plus que cette
année, le thème choisi est la construction de la paix.
Nous aurons des invités de prestige qui connaissent leur sujet, dont Colette
Brackman et Sergio Jaramillo Caro. Beaucoup d'associations seront également
présentes. Pendant quinze jours, il y aura des événements de toutes sortes, des
projections, des débats et des animations. Vous y êtes toutes et tous invités.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 135 – Punt 135
Mme Lhoest.- Je n'ai pas eu l'occasion d'assister à la section de Mme Jellab. Je
ressens une certaine frustration et de l’incompréhension quant à la motivation,
puisque dans les arrêtés du Conseil, il n'y a jamais d'explication lorsqu'une
association demande un subside.
Il s’agit de deux hôtels à insectes pour un montant de 4.700 €. Je me suis dit que
ce devaient être des hôtels 5 étoiles. J'ai cherché un peu sur internet, parce que
la biodiversité, c'est quelque chose de prioritaire. Je me suis demandé pourquoi
la Ville n’avait pas de programme global pour les hôtels à insectes.
Ce qui m’a surprise et gênée, c'est que l'administratrice de l'association qui
demande ce subside est aussi la fondatrice d'une entreprise sociale et
environnementale qui produit des hôtels à insectes. C'est la même personne.
Donc, est-ce que c'est l'ASBL qui va construire ces hôtels à insectes, ou est-ce
que c'est l'ASBL, dont l'administratrice principale est aussi la fondatrice d'une
entreprise sociale, qui va acheter chez elle ces hôtels ? Où ces hôtels seront-ils
placés ?
Mme Jellab, échevine.- Il s'agit bien d'un subside qui sera attribué à l'ASBL
Une pour toutes. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la Semaine de la
biodiversité que nous avons organisée au mois de mai. On accuse un peu de
retard dans ce projet. Comme vous le disiez, la question de la biodiversité est
extrêmement importante et le projet s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation
des citoyennes et des citoyens.
L'idée est de placer deux hôtels à insectes. Vous avez raison, ce sont des hôtels 5
étoiles assez grands. Ce ne sont pas ceux qu'on voit habituellement. Ils sont très
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grands, avec des panneaux éducatifs pour apporter de la pédagogie et de
l'information aux habitants. Ces deux hôtels vont être installés, d'une part, sur la
plaine de jeux Palais Outre-Ponts que nous avons complètement refaite et,
d’autre part, sur la plaine de jeux Versailles, donc à proximité de plaines de jeux
pour toucher des enfants.
Mme Lhoest.- Donc, si je comprends bien, l'ASBL qui va recevoir le subside
va acheter des hôtels tout faits. Savez-vous à qui elle va les acheter ? La même
administratrice est fondatrice d'une entreprise sociale et solidaire
environnement.
Mme Jellab, échevine.- Je vous avoue que je n'ai pas cherché à savoir comment
elle va les construire ou à qui elle va les acheter. Elle est venue avec un projet.
Ce projet nous a séduits et on a décidé d'avancer, mais nous n’avons pas poussé
l’analyse jusqu'à savoir qui construira ces hôtels ou rechercher les liens
éventuels.
Cette ASBL mène un travail de pédagogie très intéressant autour de la
biodiversité et elle existe depuis plusieurs années déjà.
Mme Lhoest.- Pour lever les doutes, il serait bon que dans l'arrêté, on explique
à quoi va servir ce subside, de manière plus précise.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van de schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 162 – Punt 162
Mme Buggenhout.- J'aurais aimé avoir plus d'explications sur ce subside
d'investissement. Je présume que l’œuvre d'art est une espèce de locomotive
qu'on placera à proximité de Docks. Un montant de 500.000 €, cela mérite
quand même quelques explications. Ou est-ce carrément un train que vous
achetez ?
Mme Houba, échevine.- C'est une œuvre d'art intitulée Moby Train, qui a été
initiée par Train World, dont on est partenaires, et la Région bruxelloise. C'est
une collaboration avec l'artiste et bédéaste François Schuiten, qui va transformer
une ancienne locomotive de la SNCB en train-baleine pour l'installer sur le
rond-point de Docks.
L'idée est de rendre l'art accessible aux quatre coins du territoire. Ici, c'est une
collaboration avec une institution culturelle, Train World, et un artiste illustre. Je
pense que c'est plutôt une belle collaboration à souligner.
Mme Buggenhout.- Je suis contente. Je suppose que cette œuvre sera bel et
bien installée sur le territoire de Bruxelles.
Mme Houba.- Oui, bien sûr. Je vous confirme que cette œuvre d'art sera
installée sur le territoire de la Ville de Bruxelles.
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Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Ergen
Dossiers van de schepen Ergen
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Motions – Moties
Proposition de motion introduite par M. MAIMOUNI concernant
l'autorisation du port des signes convictionnels pour le personnel de la Ville
de Bruxelles et pour les étudiants des hautes écoles, des écoles supérieures
et des écoles de promotion sociale de la Ville de Bruxelles
M. Maimouni.- Chers conseillers, chers membres du Collège, cela fait
maintenant des années qu'une discrimination est subie par des Bruxellois et
qu'on se cache régulièrement derrière différentes excuses et hypothèses.
Aujourd'hui, je suis content d’apprendre qu'officiellement, le Parti socialiste, en
juin 2021, s'est positionné pour les signes convictionnels sauf pour les fonctions
d'autorité en contact avec le public. Les écologistes, bien avant eux, ont adopté
la même position. Donc, ils sont pour les signes convictionnels, sauf pour les
fonctions d'autorité en contact avec le public.
Ce point a déjà été abordé en 2019. Le bourgmestre nous avait fait un très joli
discours et dit que ce débat avait besoin de sérénité. Malheureusement,
Monsieur le Bourgmestre, chers membres du Collège, chers conseillers, ce
débat ne se fera jamais dans la sérénité. Quand, en Belgique, nous avons voté
pour autoriser l'avortement, cela n'a pas été un débat serein, mais des politiques
courageux ont maintenu le cap. Quand il s'agissait du mariage gay, cela n'a pas
été un débat serein. Il fallait être courageux et assumer ces positions.
Concernant l'adoption par les couples homosexuels, idem. Dès lors, je ne
comprends pas pourquoi on se cache derrière des arguments quand il s'agit de
défendre les minorités arabe ou musulmane.
D'ailleurs, pour ceux qui s’en donneront à cœur joie demain sur les réseaux
sociaux en me traitant de communautaire, il est vraiment bizarre que le
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communautarisme ait une connotation négative seulement quand il s'agit des
minorités arabe ou musulmane. Moi, je suis belge, bruxellois, musulman et fier
de l'être, n'en déplaise, mais savoir que certaines personnes ont l'obligation, par
exemple, de retirer leurs signes convictionnels, leur foulard, pour franchir le
seuil de la porte, c'est tout simplement indigne et scandaleux. Ce serait comme,
par exemple, dire à une personne gay qui travaille dans l'enceinte de
l'administration publique ou lors d'une conversation : « Chut, tu n'as pas le droit
de dire ce que tu es, t'as pas le droit d'être fier de ce que tu es. Chut, c'est
comme ça et c'est pas autrement. » Il faut savoir faire preuve de courage.
Aujourd'hui, je vous demande de faire preuve de courage et d'arrêter de vous
cacher derrière des arguments, des motions bidons. Je le dis en toute sincérité.
Vous savez ce que je vous dis depuis plus d'un an et demi que j'ai démissionné
du Parti socialiste ? Je demande qu'on fasse preuve de cohérence. La motion que
j'ai déposée, Monsieur le Bourgmestre, est identiquement la même que celle du
Parti socialiste d'Anderlecht. J'aimerais bien que vous soyez cohérent avec vos
confrères. Est-ce qu'il y a deux Partis socialistes à Bruxelles ?
Quand M. Magnette a déclaré, le 7 juin 2021, que le Parti socialiste était pour
les signes convictionnels sauf fonction d'autorité en contact avec le public,
quand vous mettez dans votre motion qu'il faut renvoyer ce débat à la Région,
vous vous moquez de qui ? Le MR a une position claire là-dessus. Il n'y a pas
d'ambiguïté. Et c'est à eux que vous allez demander de trancher ? Vous
connaissez très bien le résultat. Ils ont au moins le courage de leur opinion. Je
préfère avoir en face de moi un adversaire franc qu'un allié fourbe. Les Engagés
ont le courage de leur opinion. Ils le disent : « Oui, sauf en contact avec le
public. »
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Aujourd'hui, je vous demande de sortir du bois. Je vous demande de dire la
vérité aux Bruxellois, d'être courageux. Soyons audacieux. Cette législature,
malheureusement, a été catastrophique. Ce n'est pas un procès d'intention, c'est
juste factuel, que ce soit au niveau de la sécurité, de la mobilité, de la propreté
ou du logement. Finissons cette législature en montrant l'exemple. Est-ce qu'on
ne pourrait pas, tout simplement, montrer l'exemple ?
Je demande, au nom de la Team Ahidar Bruxelles Plus, au bourgmestre et au
Collège des échevins :
- de modifier le règlement d'ordre intérieur dans les hautes écoles - je parle bien
évidemment de l'école Francisco Ferrer et des écoles de promotion sociale - afin
de garantir aux étudiants qu’ils puissent porter librement leurs signes
convictionnels ;
- d'approuver le principe d'autoriser le port des signes convictionnels dans
l'administration, à l'exception des fonctions qui comportent une notion d'autorité
et qui sont en contact avec le public ;
- par souci de cohérence avec les autorités régionales, de légiférer pour autoriser
et encadrer le ports des signes convictionnels par les agents et les différentes
administrations communales, paracommunales et régionales.
Celles-ci devront répondre dans un délai d'un an, à dater d'aujourd'hui. Une fois
ce délai passé, les signes convictionnels seront autorisés de facto à tous les
niveaux de pouvoir dans l'administration. Dans l'attente de la mise en œuvre de
cette législation, un groupe de travail sera mis en place au sein de
l'administration communale afin de préparer la réflexion sur les secteurs et
fonctions qui seront concernés par la modification des règlements de travail
ainsi que sur le type de signes convictionnels autorisés.
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Ce groupe de travail sera chargé de réfléchir en parallèle au processus
d'accompagnement, d'information et de formation des agents publics
communaux pour la facilité du changement.
Il devra, lui aussi, s'acquitter de sa tâche endéans l'année, faute de quoi, passé ce
délai, les signes convictionnels seront autorisés de facto à tous les niveaux de
pouvoir dans l'administration communale.
M. le bourgmestre.- Les conseillers ont reçu notre amendement sur leur banc.
Je vais évidemment commenter cet amendement déposé par les groupes Ecolo,
Groen et socialiste. Nous proposons un amendement qui reprend le début et qui
change de titre, mais qui reprend le premier considérant, à savoir que la Ville de
Bruxelles a montré sa détermination à lutter contre toute forme de
discrimination. Ensuite, nous remplaçons le texte initial par le texte qui vous a
été donné.
Ces dernières semaines et ces dernières années, la question du port des signes
convictionnels par les agents du secteur public a occupé une large part du débat
politique. Ce n'est pas nouveau. Le PS a toujours refusé l'instrumentalisation de
cette question et les batailles de slogans qui renforcent les extrêmes. Pour le PS,
dans ces questions sensibles, il faut privilégier la réflexion, le dialogue et la
recherche du consensus, qui garantissent les droits et libertés de chacun et le
respect mutuel. Le PS est un parti qui prône la liberté de chacun de croire ou de
ne pas croire. Au PS, nous estimons, depuis le 7 juin 2021, que le temps est
venu d'adopter une législation claire et de portée générale afin d'éviter que ces
questions sensibles ne soient traitées au cas par cas.
Aux élus à qui il revient de fixer les règles dans cette optique, le PS en appelle à
ouvrir un vaste débat sur ce sujet dans les différents parlements, mais sans
éluder le débat qui doit avoir lieu aussi à la Ville de Bruxelles. Dans le cadre de
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ce débat, le PS continuera de défendre le principe de neutralité de l'État pour
lequel il a toujours combattu. Dans la fonction publique, la neutralité de l'État
est indispensable pour garantir que chacun soit traité de manière neutre et
impartiale. Les restrictions à la liberté religieuse des agents sont donc légitimes
quand elles visent ce but. Le débat porte sur l'étendue de ces interdictions.
Quelles sont les interdictions légitimes ? Selon certains, l'interdiction des signes
convictionnels doit concerner tous les agents sans distinction, dans l'intégralité
de leur fonction. Pour d'autres, l'exigence de la partialité s'impose aux actes des
agents et non à leur apparence. La liberté de porter des signes convictionnels
doit être totale, quelles que soient les fonctions. Pour le PS - une position que
nous adoptons donc depuis 2021 -, l'interdiction de porter des signes
convictionnels doit être définie de manière proportionnée à l'objectif de
neutralité de l'État. Dans cet esprit, le PS considère que le port des signes
convictionnels doit être autorisé dans le secteur public pour tous les agents, à
l'exception des fonctions d'autorité, c'est-à-dire des fonctions de décision et de
contrainte, et qui sont en contact avec le public.
C'est sur la base de ce principe général, dans chacun des services concernés, que
doivent être déterminées les fonctions qui font l'objet ou non d'une interdiction.
Cela constitue une avancée certaine qui doit nous permettre non seulement de
garantir la neutralité de l'État, mais aussi de résoudre ce problème qui a
longtemps empoisonné nombre de discussions, tout en soutenant la lutte contre
toute forme de prosélytisme religieux qui remettrait en cause la primauté de la
loi civile.
Nous continuons, au PS, à lutter pour l'égalité des femmes et des hommes dans
l'espace public et au travail. Pour cette raison, au-delà du débat des parlements,
nous souhaitons qu'un groupe de travail (dès la nouvelle composition de ce
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Conseil communal, puisque nous votons dans un mois) soit mis en place sans
délai pour étudier avec l'administration et les groupes politiques ce que nous
pouvons dégager comme accord sur l'autorisation des signes convictionnels
pour les agents de la Ville et des instances paracommunales, et pour les
étudiants de la Haute École Francisco Ferrer et de promotion sociale.
Dans notre amendement commun, nous parlons aussi du fait qu'il serait plus
opportun de mêler les autres niveaux de pouvoir pour une plus grande
cohérence, mais nous ne négligeons pas notre rôle. Nous pensons que ce groupe
de travail doit œuvrer indépendamment des débats ouverts dans les autres
assemblées, que ce soit à la Région bruxelloise ou à la Fédération Wallonie-
Bruxelles. Je rappelle que beaucoup de villes, principalement en Flandre, ont
déjà franchi ce pas. Ce sont des villes gérées par des libéraux, par des socialistes
et même par des nationalistes : Courtrai, Gand, Louvain, Malines, Vilvorde,
Anvers. Ce qui fonctionne dans des communes qui ne sont pas si éloignées
devrait aussi fonctionner chez nous et apaiser ce débat assez rapidement.
Chaque électeur se positionnera.
Voilà ce qu'est la position du Parti socialiste et la raison pour laquelle nous
avons cosigné avec le groupe Ecolo-Groen l'amendement général sur la motion.
M. Hellings, échevin.- Dans ce débat, Ecolo-Groen a toujours défendu la même
position : les femmes, les Bruxelloises, doivent pouvoir s'émanciper. À cet
égard, l'accès aux études supérieures et à un poste dans la fonction publique est
essentiel. Pour nous, les verts, la règle est la liberté de porter un signe
convictionnel et l'exception, c’est l'interdiction, par exemple pour les fonctions
d'autorité. Cette position est la même depuis dix ans. Nous l'avons défendue
dans ce Collège et nous la défendrons au sein du groupe de travail que cet
amendement va créer au sein de la Ville de Bruxelles, ce qui est une première.
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Deux avancées majeures sont intervenues ces six dernières années. La première,
c'est un combat acharné de jeunes femmes qui se sont battues pour la liberté
d'expression et ont obtenu un jugement qui condamne la Haute École Francisco
Ferrer à accepter des femmes portant un signe convictionnel pendant les cours.
C'est une réalité. Aujourd'hui, dans l'enseignement supérieur, dans cette haute
école, la décision de justice est appliquée et ces jeunes femmes peuvent porter le
signe convictionnel qu'elles souhaitent.
Pour ce qui est de la modification du règlement, l'amendement commun
PS/Ecolo-Groen prévoit la création d'un groupe de travail, car il est difficile de
mettre en œuvre une telle modification majeure dans l'histoire de notre Ville. Il
faut tenir compte de plein de facteurs, mais le principal est que nous sommes
déterminés à avancer dans le sens de l’émancipation, du respect des croyances
de tout le monde et, surtout, du droit des femmes. Nous avançons en ce sens
avec un amendement bien construit qui prévoit toutes les éventualités et,
surtout, beaucoup de concertations avec un objectif lors de la prochaine
mandature, à savoir modifier ces règlements. Nous allons donc voter votre
motion, amendée par les partis socialiste et écologiste.
M. Maingain, échevin.- Ce sont des débats de société parfois compliqués, et je
n'aime pas les caricatures qu'on en fait. Je n'aime pas non plus qu’on nous
explique que, parce qu'on défend une vision - celle de la neutralité et de la
laïcité de l'État -, on discrimine ou on empêche l'émancipation de qui que ce
soit. Cette vision laïque de notre administration et de l'enseignement, les hautes
juridictions européennes ne l’ont d’ailleurs pas sanctionnée.
Les arrêts des cours et tribunaux vont dans tous les sens. Certains disent qu’il
n'y a pas de discrimination dans telle administration ou tel enseignement, ou que
l'interdiction des ports de signes convictionnels n'est pas discriminatoire. Les
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hautes cours ont jugé, que ce soit dans l'administration pour la Cour de justice
de l'Union européenne ou dans l'enseignement pour ce qui est de la Cour
européenne des droits de l'homme, qu’interdire - c’est l'exception : dans la
grande majorité de la société et des emplois dans le privé, vous pouvez porter
les signes convictionnels que vous voulez -, le port de signes convictionnels
dans quelques cas très réservés de l'enseignement ou de l'administration n'est
pas indigne ni discriminatoire. C'est une vision de société.
L'amendement qui vous est proposé aujourd'hui n'est effectivement pas un
amendement de la majorité, pour la simple raison que l’accord de majorité avait
prévu de ne pas modifier les règles sous cette mandature. Il ouvre par contre un
espace de dialogue, et je crois qu'il est toujours utile de dialoguer de ce genre de
sujets, de discuter de l'ensemble des tendances et de l'ensemble des positions.
Mais ne nous y trompons pas, nous avons notre vision de la société, celle d'une
vision inclusive, c'est d'une laïcité qui protège la liberté de croire ou de ne pas
croire. C'est pourquoi le groupe DéFI continue, là où il gouverne, de défendre
une vision neutrale de l'administration, une vision d'un enseignement qui offre
aussi des espaces d'enseignement laïque, et il ne souhaite donc pas cette
modification du règlement. Nous viendrons au groupe de travail pour défendre
cette position, cette vision de la société qui permet à chacun de trouver son
espace de liberté, de croyance, de projets professionnels et d'émancipation dans
un état laïque.
J'aimerais aussi qu'un jour, si on doit régler ces questions à un niveau supérieur,
le débat sur la laïcité dans la Constitution soit enfin ouvert. Cela réglerait
énormément de soucis. Déjà dans les années 1990, DéFI (FDF, à l'époque) avait
déposé une proposition de modification de la Constitution. Systématiquement,
tous les grands défenseurs de la laïcité ont empêché l'inscription de cet article
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dans la Constitution. J'espère qu'un jour, on y arrivera pour inscrire dans un tel
article une vision de la société qui constitue un socle commun au lieu d’exclure
ou diviser.
Mme Godfrin.- Monsieur le Bourgmestre, mesdames, messieurs les membres
du Collège, chers collègues, vous connaissez depuis longtemps la position des
libéraux concernant la neutralité des institutions publiques et notre constance en
la matière. Nous sommes d'ailleurs le seul et dernier parti politique à avoir une
position claire et unanime. J'ai lu avec attention la motion que vous nous
présentez ce soir, ainsi que les amendements déposés par la majorité, le PTB et
vous-même.
Je voudrais commencer mon intervention en rappelant qu'en Belgique, et ici
même à Bruxelles, nous avons la chance de vivre dans un pays démocratique
qui reconnaît et protège la liberté de croire ou de ne pas croire. Cette liberté a
été gagnée de haute lutte par certains à l'époque et non sans sacrifice. Nous ne
devons jamais oublier que cette liberté est un bien précieux, et la prendre pour
acquise serait bien sûr une erreur.
Concrètement, c'est cette même liberté qui permet aujourd'hui à des femmes et
des hommes de porter, si elles ou ils le souhaitent, des signes convictionnels
dans l'espace public, de pratiquer librement leur culte dans les lieux dédiés ou
dans le cadre de la sphère privée, de même qu'il ne peut être imposé la pratique
d'une religion. C'est notre héritage démocratique, la stricte séparation entre les
affaires de l'État et les religions qui nous permet de vivre en harmonie et dans le
respect de la liberté de chacun.
Vous proposez dans votre motion initiale de mettre un terme à ce principe
fondamental. D'une part, pour les enseignants et les élèves de plusieurs
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établissements de l'enseignement supérieur et de promotion sociale et, d'autre
part, pour le personnel de la Ville avec une distinction entre front office, back
office et fonction d'autorité, une distinction qui disparaît totalement de votre
amendement. Cette motion supprime donc purement et simplement la liberté
des établissements et de leur direction de définir et de choisir leur projet
pédagogique et le libre choix des élèves qui souhaitent étudier dans un cadre
neutre.
Elle choisit aussi d'ignorer les multiples problèmes démocratiques, mais aussi
les problèmes pratiques que poserait ce que certains appellent de manière
trompeuse la neutralité inclusive dans la fonction publique qui n’est, en réalité,
ni plus ni moins que la fin de la neutralité en soi. Il n'est par exemple pas
difficile d'imaginer un agent portant des signes convictionnels ostentatoires et
voulant accéder à une fonction d'autorité se voir opposer un plafond de verre.
Ou encore, il n'est pas difficile d'imaginer une fonction publique divisée, avec
des fonctions ou des services pour lesquels la neutralité ne serait plus appliquée
et d'autres où elle resterait d'application. Cela créerait, cette fois, une vraie
discrimination entre des membres du personnel qui sont aujourd'hui sur pied
d'égalité face à l'application de la neutralité stricte pour toutes et tous.
Vous l'aurez compris, pour de multiples raisons, dont celle de garantir le même
accueil et le même traitement à l'ensemble des citoyens reçus par les
représentants des services publics, pour éviter de créer des tensions sur le lieu
de travail et de compliquer la mobilité interne du personnel, pour protéger la
liberté des hautes écoles et autres établissements dans leurs choix pédagogiques,
pour protéger les élèves contre toute forme de pression sociale liée à la religion
ou de prosélytisme - ces pressions se multiplient dans les écoles et souvent dès
le secondaire -, pour protéger la liberté des travailleurs sur leur lieu de travail,
comme à la STIB, pour toutes ces raisons, le MR n’est pas favorable à la mise
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en place d’un groupe de travail visant à remettre en cause l'application d'une
neutralité stricte comme elle existe aujourd'hui et comme elle garantit notre
vivre ensemble.
Nous préférerions un groupe de travail chargé de la lutte contre les inégalités,
contre la pauvreté, contre la précarité, contre le non-accès au marché du travail.
Là, nous rendrions service aux Bruxelloises et aux Bruxellois. Je note d'ailleurs
que le PS de la Ville vient de changer sa position jusqu'ici historiquement
laïque.
Je ne reviendrai pas sur les nombreux jugements rendus par les cours et
tribunaux, y compris au niveau européen, qui expliquent bien que le respect de
la neutralité n'est pas une discrimination. Cela ne s'applique d'ailleurs pas qu'à la
communauté arabo-musulmane, mais à toutes les convictions philosophiques,
politiques ou religieuses.
Je voudrais terminer par ceci pour celles et ceux qui nous regardent : interrogez-
vous sur le timing de ce débat, en pleine période électorale, et sur la raison pour
laquelle certains partis font de la suppression de la neutralité un cheval de
bataille, voire leur seul point programmatique. Pour les libéraux, c'est très clair :
ce débat et cette revendication servent uniquement à masquer l'échec d'une
majorité qui n'est pas parvenue, que ce soit à la Ville ou à la Région, à résoudre
les nombreuses inégalités socioéconomiques qui, elles, sont les véritables
discriminations de notre époque. Ils servent aussi à masquer le mauvais bilan en
matière d'égalité des chances dès la scolarité, à masquer le manque
d'accompagnement des jeunes dans des formations qui mènent à l'emploi, à
masquer l'absence de solutions pour une société plus égalitaire et
d'émancipation dans le travail.
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M. Bauwens.- Le débat sur les signes convictionnels est important. On l’a
d’ailleurs ouvert en 2019. Le PTB avait déposé une motion visant à lever
l'interdiction du port de signes convictionnels dans les écoles et dans
l'administration communale. Selon nous, il faut arrêter de dire aux femmes ce
qu'elles doivent porter et ce qu'elles ne doivent pas porter. Pour leur ouvrir
pleinement l’accès au marché du travail et à l'enseignement, on doit permettre le
port de signes convictionnels. Cela, c’est notre position de fond.
À l’époque, le PS n'a pas voulu soutenir notre motion. La Ville de Bruxelles a
donc continuer de pratiquer cette discrimination. Vous disiez à l’époque, comme
vous le faites maintenant, que vous attendiez un débat serein. On a attendu cinq
ans et on n'a pas eu ce débat serein, pourtant nécessaire pour garantir les droits
démocratiques.
Le MR est très clair : il ne veut pas du port de signes convictionnels. Il ne veut
même pas en discuter. Il ne veut même pas de groupe de travail, il ne veut rien.
C'est l'interdiction totale, c'est la négation de la démocratie.
La position du PTB est que tout le monde a le droit de porter des signes
convictionnels dans l'administration communale, à tous les niveaux, front office
et back office, en contact avec le public et même en position d'autorité. Car
délivrer une carte d'identité, régler un acte de naissance, nettoyer les rues,
conduire un bus, suivre ou donner des cours, tout cela est parfaitement possible
en portant des signes convictionnels ou en ne portant pas de signes
convictionnels. Il faut être très clair. Dans les villes de Malines et de Gand, c’est
le cas, et je n'ai pas entendu de plaintes quant à la qualité du service neutre
qu'on donne à la population.
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La neutralité, c'est la qualité du service qu'on donne à toute la population. C’est
cela, la neutralité ! Ce qui compte pour le PTB, ce n'est pas ce qu'on porte sur la
tête, mais ce qu'on a dans la tête. Pour le PTB, on doit aller plus loin que la
motion qui est proposée. Le PTB ne se retrouve pas dans un texte qui dit que
vous pouvez porter des signes convictionnels, mais seulement quand on ne vous
voit pas, au back office. C’est comme si on disait aux femmes qu’elles peuvent
porter les vêtements qu’elles souhaitent, mais alors elles devront se cacher…
On ne peut pas soutenir un texte qui perpétue la discrimination telle qu'elle
existe aujourd’hui. On ne peut pas soutenir cela.
M. Maimouni.- Monsieur Bauwens, ce n'est pas ce qui est dit. Au guichet, en
contact avec le public, elles peuvent les porter.
M. Bauwens.- On a demandé un débat, mais apparemment, c'est compliqué. Il
faut donner accès au marché du travail, il faut donner accès à l'enseignement.
C'est cela la vraie démocratie, et c'est aussi cela qui va mener notre Ville plus
loin.
Ce que vous proposez, Monsieur le Bourgmestre, c'est d’enlever toutes les
phrases de la motion et de les remplacer par : « On veut créer un groupe de
travail. » Dire maintenant, alors qu'on demande depuis cinq ans un débat serein,
qu’après les élections, on va éventuellement en ouvrir un, c'est dire : « Après les
élections, on va continuer à faire comme on le fait maintenant. » Cela, on ne
peut pas le cautionner. C’est pourquoi on a rédigé un amendement extrêmement
simple que je vous ai envoyé et que je vais expliciter.
Il vise à dire que, tel que la motion nous a été présentée, on doit approuver le
principe d'autoriser le port de signes convictionnels dans l'administration, à
l'exception des fonctions qui comportent une notion d'autorité et qui sont en
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contact avec le public. Il s’agit d’ajouter quelques mots : « On approuve le
principe d'autoriser le port de signes convictionnels dans l'administration aussi
et y compris dans les fonctions qui comportent une notion d'autorité et qui sont
en contact avec le public. » C'est très simple. On a rajouté quelques mots et avec
ces quelques mots-là, on peut clôturer un débat serein qui n'a jamais eu lieu et
mettre fin à une discrimination.
M. Wauters.- Cela sent vraiment les élections et je trouve cela relativement
indigne, parce que ce sujet méritait de ne pas être abordé ainsi, au dernier
Conseil communal.
Je tiens à signaler qu’on a reçu les amendements vers 15h. On était occupés,
puisqu'on était en train de féliciter nos athlètes paralympiques. Personnellement,
je ne l'avais même pas vu avant d’arriver ici. C'est un sujet sensible. On parle de
port de signes convictionnels, mais tout le monde sait très bien de quoi on parle.
Or un signe convictionnel, ce peut aussi être une expression politique ou
culturelle. On n'en parle jamais et on revient toujours à la même chose, en
réalité. Je ne vous en fais pas le procès.
Je pensais à ma maman qui a 93 ans, qui a toujours été très catholique et qui a
toujours fréquenté l’enseignement public. À l’époque, on disait « l’école
d’État ». Maintenant, c’est la Communauté française ou la Ville. On lui disait,
quand elle arrivait à l’école : « Quand vous entrez dans le couloir, vous enlevez
votre manteau et vous mettez aussi au porte-manteaux vos convictions. » Elle
me l’a très souvent répété. Je vous assure que ma gentille maman n’a jamais été
complexée par cela ni sentie frustrée. Au contraire, c’est une femme qui a élevé
ses enfants avec force et courage, et cela ne lui a jamais posé problème. Je ne
dis pas que ça ne pose pas problème à certains. Je vous raconte cette histoire
parce qu’elle fait partie de ma vie. Même si je siège avec Les Engagés, c’est
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important de le souligner.
J’ai dit l’aspect convictionnel, mais il y a aussi l’aspect politique et culturel. Le
cdH à l’époque et Les Engagés aujourd’hui ont toujours dit non pour les
fonctions de pouvoir et le front office en anglais. On trouvait intéressant que ce
soit une règle au niveau de la Région. Je vois que c’est ce que vous proposez
dans l’amendement que vous avez déposé. Cela pourrait tout à fait nous
convenir. Globalement, on est sur la même longueur d’onde à ce sujet.
Il ne faut pas discriminer les femmes dans l’accès à l’enseignement ou au
travail, on est totalement d’accord, mais dans le même temps, il faut aussi
pouvoir discuter des problèmes de prosélytisme et de leur liberté de femme.
C’est un point essentiel. Comment savoir et comment jauger cela ? Cela doit se
faire dans une réflexion plus profonde et plus large que la démarche qui consiste
à venir un mois avant les élections avec un « truc » qui va faire sensation. Cela
ne m’intéresse pas trop. Si cet amendement proposé par la majorité est repris
dans la motion de notre collègue, nous pourrons la voter. Sinon, nous nous
abstiendrons. Je vous remercie pour votre écoute.
(M. Maimouni se saisit d’une flûte et en joue quelques notes)
M. Maimouni.- Je n’y arrive pas, Monsieur le Bourgmestre. Comment faites-
vous pour jouer aussi bien de la flûte ? Honnêtement, vous êtes vraiment très
fort. J’ai été socialiste pendant dix ans, mais je n’arrive pas à reproduire pareille
mélodie au pipeau. C’est incroyable ! À mon avis, vous avez dû être une sirène
dans un temps passé, parce que c’était mélodieux, harmonieux. C’était
incroyable, c’était magnifique !
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J’ai été clair. J’ai laissé un ultimatum d’un an. À un moment donné, il faut
arrêter. Madame Maes, M. Patrick Janssens de Vooruit a déclaré : « La plus
grosse erreur que j’ai commise dans ma carrière, c’est d’avoir interdit les signes
convictionnels dans l’administration. » Un grand monsieur, Malcolm X, l’un
des plus grands défenseurs des libertés individuelles du 20e siècle, faisait un
distinguo entre les nègres de salon et les nègres des champs.
Chers conseillers, chacun est libre de ses propres convictions, mais il faut
arrêter de tenir un double discours. Je vous le dis à tous. Je dis à ceux qui
l’assument publiquement, que ce soit M. Ben Abdelmoumen, Mme Abid, Mme
Maâti, M. Diallo et d’autres : « Arrêtez de jouer les tirailleurs sur le terrain en
disant que vous êtes pour le voile et que vous allez vous battre. Si vous vous
battez, battez-vous aujourd’hui ! Vous avez l’occasion de le faire, vous avez
l’occasion de voter, vous avez l’occasion de montrer vos opinions, de les
assumer et de les affirmer. Je ne vous incite pas à voter à contre-courant de vos
opinions. Vous êtes libres de vos propres opinions. Chacun est libre de croire ou
de ne pas croire, je l’ai dit précédemment. Je préfère avoir en face de moi un
adversaire honnête qu’un allié fourbe. Ne soyez pas fourbes.
Madame la Présidente, j’en viens à la cohérence, qui est le dénominateur
commun de cette motion. Combien de temps encore ces femmes devront-elles
laisser leur dignité au pas de la porte ? Combien de temps encore ces milliers,
voire dizaines de milliers de femmes de confession musulmane devront-elles
rester humiliées ? Combien de temps encore ? D’ailleurs, j’ai une question
simple : Monsieur le Secrétaire communal, a-t-on le droit de siéger voilé ? Oui,
que ce soit ici, au Parlement fédéral ou au Sénat.
Si je comprends bien le double discours, un conseiller communal a le droit de
voter des lois communales, il a le droit de déposer des amendements, mais n’a
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pas le droit de délivrer une carte d’identité. Il faut arrêter, Monsieur Close, s’il
vous plaît. En 2018, vous le disiez en campagne avec beaucoup d’honnêteté. Je
ne peux pas et je n’aurai jamais la prétention de me mettre à votre place.
Madame Hariche, vous l’avez dit à la RTBF, quand cela allait dans le sens de
vos opinions. Vous avez dit : « Je me réjouis de cette décision. » Quand ces
gamines majeures ne pouvaient pas aller étudier voilées, vous avez dû attendre
d’être condamnée pour discrimination. Et encore, avec un appel qui a été
interjeté avec votre consentement, car je vois très mal le CAL et les enseignants
faire appel sans votre bénédiction.
Je vous demande aujourd’hui d’être courageux. Vous avez la possibilité, nous
avons la possibilité de marquer l’histoire. Marquons-la. Faisons-le. Arrêtons de
tourner autour du pot.
Je suis d’accord, fondamentalement, avec ce qu’a dit M. Bauwens, à savoir que
la règle vaille partout, mais la politique ne fonctionne pas comme cela. Il y a des
compromis. Ce n’est pas tout ou rien. C’est la raison pour laquelle vous ne
monterez jamais au gouvernement. C’est comme dans un mariage, il y a des
concessions à faire. Il faut que les gens apprennent à se connaître. C’est ça que
je demande, un temps d’adaptation pour arriver in fine à ce qu’on puisse être
jugé sur l’être et non sur le paraître.
Monsieur Close, c’est sur le vivre ensemble qu’il faut travailler. Et il ne faut pas
stigmatiser ces pauvres femmes.
Mme la présidente.- Avant de passer au vote sur les amendements et la motion
de base, y a-t-il encore des question sur les amendements déposés ?
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M. Wauters.- Pour les amendements, j’ai dit d’entrée de jeu qu’on n’avait pas
vraiment eu le temps. Quand il y a des amendements importants et quitte à
reporter la discussion à la semaine suivante, serait-il possible d’avoir un peu de
temps pour les analyser ? C’est tout ce que je demande pour l’avenir. Je pense
que cela en vaut la peine.
Mme Godfrin.- Je voulais faire une réplique générale par rapport à ce qui a été
dit. De quoi parle-t-on aujourd’hui ? Des emplois dans la fonction publique, et
non des emplois dans le secteur privé. Il est probable que pour le PTB, cela
n’existe pas, l’emploi privé. Le MR n’est pas contre la liberté de religion, le MR
défend la neutralité. Il y a tellement d’emplois dans le privé qui ne sont pas
pourvus à Bruxelles. Si c’est réellement le sort de nos jeunes qui vous
préoccupe, alors agissez sur le décrochage scolaire, sur la formation de nos
jeunes. Donnez-leur les moyens d’ouvrir les portes de l’emploi privé dans
l’entrepreneuriat. Laissez-les s’émanciper.
En agitant les esprits avec ce débat, vous divisez dangereusement notre société.
Vous mettez en danger le bon fonctionnement de nos institutions. Je pense que
le vrai courage politique est de proposer des solutions pour que l’égalité des
chances ne soit plus qu’un discours, mais enfin une réalité.
M. Bauwens.- Je rappelle à madame que la ministre de l’Enseignement
obligatoire, c’est Mme Glatigny. C’est sa ministre et pour l’instant, ses plans ne
vont pas vraiment dans le sens de l’inclusion et de la promotion de
l’enseignement.
Mme Godfrin.- Vous brandissez la neutralité comme si c’était une baguette
magique qui allait résoudre tous les problèmes. C’est vraiment de la poudre aux
yeux électorale.
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M. Maimouni.- Je voulais réagir par rapport à l’amendement du PS, de Vooruit
et des Engagés (amendement n° 1).
Monsieur Close, je constate que s’agissant de l’école Francisco Ferrer et des
écoles de promotion sociale et supérieures, vous renvoyez le débat à la Région
et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Je ne comprends pas. Visiblement, ce
point a défait l’objet d’un vote en juin 2020, sous M. Vervoort.
M. le bourgmestre.- Vous confondez la Haute École Lucia de Brouckère et la
Haute École Francisco Ferrer. Ce sont deux écoles différentes. Dans notre
amendement, nous indiquons au premier paragraphe que ce groupe de travail se
penchera aussi sur le règlement de la Haute École Francisco Ferrer. Nous
demandons, par ailleurs, comme dans le deuxième paragraphe, à la Région
bruxelloise de se saisir du dossier et à la Fédération Wallonie-Bruxelles d’ouvrir
le débat de façon générale.
Si vous lisez bien notre amendement, qui me semblait clair, le débat sur les
signes convictionnels dans l’administration, à la Haute école et en promotion
sociale se trouve bien au premier chapitre. Le groupe de travail se penchera
aussi sur la Haute École Francisco Ferrer.
M. Maimouni.- Si je comprends bien, vu que vous avez été condamnés, elles
peuvent continuer à porter le voile. Cela se passe très bien depuis deux ans. Dès
lors, pourquoi renvoyer le débat à la Fédération Wallonie-Bruxelles ? On ne
peut pas tout simplement dire oui ?
M. le bourgmestre.- Il est possible que vous lisiez mal le texte. Je vais vous le
répéter une dernière fois. Après, je ne le répéterai plus, parce que cela devient
un peu ridicule. Il y a un procès en cours. Dans le même temps, dans ce même
groupe de travail, nous proposons d’analyser les règlements de la Haute École
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Francisco Ferrer et des établissements de promotion sociale en vue de les
amender. Je ne peux pas être plus clair.
Par ailleurs, un débat général devra se tenir en dehors de celui-là, à la
Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est juste la synthèse de tout ce que nous avons
dit, à savoir que le plus simple consisterait à harmoniser les choses à tous les
niveaux. C’est le sens de notre amendement.
M. Maimouni.- Vous demandez d’harmoniser, mais vous êtes souverain en
matière de règlement d’ordre intérieur pour ces compétences. Donc, on n’a pas
besoin de renvoyer le débat à un autre niveau. On peut dire qu’à Francisco
Ferrer, à partir d’aujourd’hui, elles pourront continuer de porter des signes
convictionnels.
M. le bourgmestre.- C’est déjà le cas.
M. Maimouni.- C’est déjà le cas parce que la justice vous y a contraint. Mais si
demain, les enseignants et le CAL gagnent leur procès, est-ce que vous
maintiendrez votre position politique ? Je voudrais l’entendre. Oui ou non ?
M. le bourgmestre.- Oui.
M. Maingain, échevin.- Concernant la Haute École Francisco Ferrer, il y a une
décision de justice qui s'applique. J'entendais votre nouveau chef spirituel,
Monsieur Maimouni, dire ce matin sur BX1 qu'il fallait être légaliste et
respecter les décisions de justice. Si demain, il y a une décision de justice qui dit
qu'il n'y a pas à autoriser les signes convictionnels à Francisco Ferrer, le
règlement actuel s’appliquera et on verra, dans le groupe de travail, les positions
prises par les partis.
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J'entends la position du PS. Je dis simplement que celle de DéFI n'est pas celle-
là et que sous cette majorité-ci, en tout cas dans l'accord de majorité, il n'y a pas
de changement inscrit.
M. Maimouni.- Vous vous exprimez en tant que membre de la majorité ou en
tant que représentant du groupe DéFI ? M. le bourgmestre m’a dit tout le
contraire à l’instant.
M. le bourgmestre.- Vous avez bien noté, pour votre vidéo, que DéFI ne faisait
pas partie des signataires de l’amendement. Vous l’avez noté pour le mettre
aussi dans votre vidéo ?
M. Maimouni.- Oui, mais DéFI fait partie de la majorité, non ?
Votes
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
n° 1 déposé par PS, Vooruit et Ecolo-Groen.
M. le bourgmestre.- Mon groupe propose de voter oui.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adopté.
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la motion
déposée par M. Maimouni, telle qu’amendée.
(Il est procédé au vote nominatif.)
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M. Maimouni.- Je ne comprends pas. On vote le texte de qui ? Du PS, Vooruit
Ecolo-Groen, mon texte ou celui du PTB ?
Mme la présidente.- C’est le vôtre, mais amendé. On a voté un amendement à
votre texte. Cela veut dire qu’une petite partie de votre texte d’origine subsiste.
(Explications de procédure)
M. Maimouni.- Donc, on ne peut pas voter sur mon texte. Vous jouez de la
flûte et vous êtes magicien, en plus. Harry Potter, vous êtes fort !
Mme la présidente.- Non, c’est le règlement. C’est comme cela pour les
motions. On a déjà procédé à de nombreux votes de motions amendées. C’est
toujours le même principe. On ne vient pas de le changer, Monsieur
Maimouni.
M. Bauwens.- Oui, mais le tour de force est quand même impressionnant.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptée.
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Proposition de motion introduite par M. WAUCQUEZ concernant le
stationnement payant
M. Waucquez.- Mes chers collègues, en 2021, cette honorable assemblée a
adopté le nouveau plan de stationnement dans le cadre du mal nommé plan
Good Move, plan qui suscite la désapprobation d’une partie importante de la
population bruxelloise et vise à stigmatiser les automobilistes. En effet, si les
Bruxellois ont l’occasion d’utiliser des moyens de mobilité différents en
fonction de leurs besoins, tels que les transports publics, la trottinette, le vélo et
la marche, l’utilisation de la voiture est impérative dans un certain nombre de
cas. Je pense notamment à des lieux de travail inaccessibles en transport en
commun, à des professions nécessitant de nombreux déplacements sur la
journée, à des conditions de santé, à des horaires inadaptés aux transports en
commun, mais également au transport de charges lourdes.
De plus, les tarifs de stationnement peuvent atteindre 10 €/h, impactant
significativement et de manière négative le pouvoir d’achat de nos habitants.
L’extension des heures payantes jusqu’à 21h en semaine et durant toute la
journée du samedi entrave également la capacité des familles à se réunir, allant
ainsi à l’encontre de l’objectif initial qui est de cibler les voitures ventouses et
les navetteurs. Le pouvoir d’achat des Bruxellois doit être préservé, mais aussi
le commerce et le secteur horeca, qui doit être soutenu.
Sur les heures de stationnement payantes qui dépassent les heures d’activité
normale, je vous propose de lancer une consultation citoyenne des habitants et
des commerçants par sous-zones afin de leur proposer de passer les heures
payantes de 21h à 18h et de rendre le samedi gratuit en fonction de leurs
réponses.
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M. Wauters.- Nous avons noté la motion proposée par M. Waucquez. On aurait
un petit amendement à déposer. On n’a pas eu le temps de l’envoyer. Il concerne
l’horaire. À 18h, ce n’est pas correct, dans la mesure où les commerces sont
encore ouverts, pour la plupart. L’intérêt que ce ne soit pas payant jusqu’à 21h,
mais un peu plus tôt, est justement d’aider notamment l’horeca, mais aussi les
habitants qui reçoivent leurs parents, leurs cousins, leurs frères et sœurs. Quand
ils invitent quelqu’un à souper le soir, c’est parfois compliqué. Je l’ai déjà vécu
de nombreuses fois.
Je trouve intéressant l’idée de consulter les riverains, utilisateurs et
commerçants, parce que c’est la base de toute politique à lancer. Effectivement,
cela pourrait rencontrer des demandes que j’ai beaucoup entendues ces
dernières années. Je ne dis pas que là est la solution, mais cela peut avoir du
sens.
Un autre élément, qui ne concerne pas la motion déposée par notre collègue,
c’est la redevance. Parmi les Bruxellois qui ont ce qu’on appelle une carte de
riverain, certains habitent des quartiers où il n’y a pas de parcours canin ou de
parc à proximité. Je prends mon exemple, avec la zone de stationnement Laeken
qui va du canal au Heysel, puis la zone de stationnement De Wand, qui se limite
à De Wand, etc. On est dans des quartiers où il y a des zones vertes pour nos
amis à quatre pattes et pour les personnes plus âgées qui n’ont pas la possibilité
d’aller super loin. S’ils ont une carte de riverain, peut-être faudrait-il étendre un
tout petit peu la zone pour qu’ils aient accès à un terrain pour leurs animaux de
compagnie.
La concertation est essentielle pour toutes les mesures que la Ville prend.
Moyennant le changement d’horaire, cette motion peut tout à fait être soutenue.
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Mme El Bakri.- Je trouve comique que le MR reproche à M. Maimouni
d’utiliser le dernier Conseil communal pour faire de la démagogie avant les
élections, alors qu’il fait exactement pareil. The show must go on, ce soir.
Ce texte, si vous le lisez correctement, n’apporte rien. Il propose de lancer une
consultation. Il ne propose pas de réduire la période payante, ni de réduire les
tarifs, qui sont effectivement extrêmement élevés. Le texte propose de consulter
les habitants. Les habitants, ce n’est pas la peine de les consulter sur la question
du parking. À Bruxelles, tout le monde râle parce que le parking est trop cher et
que les zones payantes et les plages horaires ont été étendues à 21h dans
beaucoup de communes.
Ensuite, cela me fait bien rire qu’un parti comme le MR, qui saque les
transports publics et supprime des gares et des trains, vienne avec des
propositions pareilles. Je vais prendre un exemple très clair. Le stationnement
payant jusqu’à 21h, en tant que jeune maman, me pose un gros problème parce
que, quand la crèche est fermée (ce qui arrive extrêmement souvent), j’appelle
la grand-mère. Et grâce au MR, ladite grand-mère, qui vit dans un petit village
perdu en Flandre, doit prendre, pour se rendre à Bruxelles, un vélo, un train,
puis un bus. À l’âge qu’a cette grand-mère, il serait bien pratique de venir en
voiture, mais c’est compliqué quand on doit payer toute la journée son parking.
Donc, le MR ferait bien de balayer devant sa porte avant de faire de la
récupération démagogique juste avant les élections.
C’est pour cela qu’on va s’abstenir. En soi, on n’est pas contre la consultation
des habitants. Par contre, si on pouvait juste avancer avec des propositions
concrètes qui font vraiment bouger les choses, cela rendrait le Conseil
communal plus utile. C’est une suggestion pour le prochain mandat.
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M. Dhondt, échevin.- L’objectif du nouveau règlement de stationnement est
simple. Il s’agit de répondre à une demande de nos citoyens de faire en sorte
que les riverains trouvent une place de stationnement plus facilement. C’est la
base du règlement et c’est ce que ce Collège veut. Nous voulons que les
habitants de la Ville de Bruxelles, avant tous les autres utilisateurs, trouvent une
place de stationnement.
Avant la mise en œuvre du plan, à chaque réunion avec les riverains, la
problématique des voitures ventouses était mise sur la table de notre Collège.
Des automobilistes, souvent des camionnettes qui venaient d’ailleurs
(Schaerbeek, Molenbeek, Jette) ou des navetteurs se garaient dans nos quartiers
vers 16h ou 18h, lorsque le stationnement n’était plus réglementé, voire parfois
toute la journée. La conséquence en était que les Bruxellois qui rentraient du
travail, de l’école ou des activités extrascolaires ne trouvaient pas de place de
stationnement dans leur propre quartier.
Nous avons fait le constat à l’époque que le règlement de la Ville était plus
souple que celui des communes limitrophes, surtout par rapport aux horaires de
début et de fin des contrôles. En guise de solution pour la tranquillité
quotidienne de nos riverains, le Collège de la Ville de Bruxelles s’est aligné sur
ce qui se fait dans la plupart des communes avoisinantes, comme Molenbeek,
Schaerbeek et Jette, où le MR en majorité se satisfait des horaires appliqués.
Le service et mon cabinet ont constaté une diminution des plaintes concernant
ces voitures ventouses, mais des plaintes sont encore déposées. La plupart sont
liées aux amis et familles qui rendent une visite le soir ou viennent aider les
personnes, et qui doivent payer le stationnement.
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Une autre problématique est la forte présence de camionnettes dans certains
quartiers. Le Collège n’a pas oublié de prévoir des mesures d’accompagnement
lorsque le nouveau règlement a été mis en place. Nous avons ainsi décidé
d’accorder 10 cartes visiteurs gratuites par ménage et par an. Ces mêmes cartes
peuvent aussi être achetées à des tarifs réduits par les riverains pour leurs
visiteurs (jusqu’à 100 cartes). Nous avons constaté que beaucoup de ménages
les utilisaient.
À côté de cela, à mon initiative, le Collège a travaillé étroitement avec BePark
pour ouvrir ou mieux utiliser les places existantes hors voirie. Quand nous en
avons l’opportunité, nous travaillons à des solutions. Et pourtant, le résultat est
là. Nous avons créé ou ouvert 2.608 places de stationnement sur 77 sites répartis
un peu partout dans la ville, y compris un parking en plein air où les
camionnettes peuvent se garer et des places de parking pour nos riverains.
Du coup, nous avons pu avancer dans notre objectif d’offrir des alternatives
hors voirie pour libérer des places pour les riverains qui n’ont pas d’autre
possibilité et pour ceux qui n’ont pas les moyens de louer un emplacement, mais
aussi pour rendre un peu partout nos rues plus sûres et plus vertes.
Le Collège propose de voter contre la motion parce que l’évaluation est déjà en
cours, comme prévu. Cette évaluation du règlement mis en œuvre le 1er mai
2022 comprend une première phase d’analyse technique et juridique qui est en
cours jusqu’en décembre 2024, et une deuxième phase de concertation et
analyse des retours des usagers et parties prenantes prévue dès janvier 2025,
pour que cette évaluation soit clôturée et soumise au Collège et au Conseil au
printemps 2025.
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Les résultats de cette évaluation ne porteront pas seulement sur l’horaire, mais
aussi sur les zones (bleues, vertes, grises, rouges), l’usage des horodateurs, le
paiement par application ou par SMS, l’utilisation des cartes visiteurs, le
fonctionnement des cartes riverains, etc., soit beaucoup plus que ce que
mentionne la motion.
Grâce à cette évaluation, le nouveau Collège et le nouveau Conseil pourront
s’exprimer sur l’ensemble de ces éléments, dont l’impact positif ou négatif d’un
horaire courant jusqu’à 18h ou 21h dans les différents quartiers de notre ville
(Laeken, Neder-Over-Heembeek, centre-ville, quartier européen, quartier Nord).
M. Ergen.- Comme vous l’a expliqué mon collègue, le processus d’évaluation
du plan est déjà bien défini et est en cours. Ce qui est important pour DéFI, c’est
l’écoute de tous les acteurs, riverains et commerçants, et l’évaluation des
politiques publiques. C’est pourquoi DéFI a intégré une évaluation du plan de
stationnement dès le départ. Pour nous, la réussite d’une politique de
stationnement doit se faire en tenant compte de tous les paramètres.
Nous avons entendu les retours des riverains et commerçants des différents
quartiers de notre ville. Nous attendons les résultats qui nous permettront de
vérifier l’efficacité de ce plan et, si nécessaire, d’ajuster les horaires et les tarifs.
M. Waucquez.- Je remercie mes collègues des Engagés pour leur proposition
constructive, raison pour laquelle je souhaitais une concertation. Certaines sous-
zones - je pense à certains endroits à Neder-Over-Heembeek - nécessitent des
aménagements spécifiques qui doivent être faits en concertation avec les
résidents et les commerçants. Il est regrettable que la majorité ne nous suive pas
dans cette proposition qui défend les citoyens utilisateurs de leur véhicule, ainsi
que leur pouvoir d’achat.
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Je rappelle que les zones de circulation locale sont payantes et que les champs
situés au nord de Neder-Over-Heembeek sont en zone bleue. Il faudrait plus de
cohérence par rapport aux besoins dans la mise en œuvre du plan de
stationnement.
M. Wauters.- J’ai entendu les arguments des échevins. Effectivement, une
étude est en cours et elle doit être ajustée. Je dirai à mon collègue qui dépose la
motion que son texte, même s’il est à l’écoute des arguments des uns et des
autres, est relativement faible pour l’instant.
Au départ, nous comptions déposer un amendement, mais je me dis que le sujet
est beaucoup plus large. Vous avez parlé à juste titre des cartes visiteurs. Ma
famille est venue du Canada et cela a été une catastrophe, ces cartes visiteurs !
Évaluer les choses juste sur un point, cela n’a pas d’intérêt. Il faut vraiment le
voir de façon globale. Les demandes que j’entends des commerçants et des
habitants vont dans le sens de la requête formulée par mon collègue Waucquez.
Toutefois, je me dis qu’on ne va pas évaluer un élément sans analyser le reste.
Je trouve qu’il faut avoir une vision globale.
Il faudrait peut-être revenir avec quelque chose de plus construit et consistant
pour qu'on puisse vraiment s'exprimer à ce sujet. Et aborder aussi, pourquoi pas,
la question des personnes plus âgées qui promènent leurs chiens et qui sont dans
des zones très urbanisées, qui ont leur carte de riverain, mais pour une zone
définie. Cela fait partie de la réflexion globale qu’on peut avoir sur le
stationnement, mais aussi sur la mobilité de manière complète. On s’abstiendra
sur ce texte.
M. Waucquez.- Je pense que 21h, c’est fort tard et ne correspond pas à la
réalité du terrain.
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Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition
de motion de M. Waucquez.
M. le bourgmestre.- Le Collège propose de voter non.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Rejetée.
(M. Ouriaghli prend la présidence de la séance)
Proposition de motion introduite par M. MAIMOUNI concernant
l'introduction de l'uniforme scolaire et le récital de l'hymne national belge
dans les écoles primaires de la Ville de Bruxelles
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, Madame Hariche, Messieurs les
Échevins, Messieurs les conseillers, Mesdames les conseillères, considérant que
l’uniforme scolaire est un moyen de favoriser l’égalité entre les élèves en
limitant les disparités sociales et en promouvant un sentiment d’appartenance à
une communauté scolaire, considérant que le récital de l’hymne national belge
est un acte patriotique permettant de renforcer un sentiment d’identité nationale
et de promouvoir les valeurs de solidarité et de respect mutuel, nous, membres
du Conseil communal de la Ville de Bruxelles, proposons la mise en place de
l’uniforme scolaire et du récital quotidien de l’hymne national belge dans toutes
les écoles primaires de la Ville de Bruxelles.
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Nous demandons à la direction de chaque école primaire de mettre en place un
uniforme scolaire simple et abordable, permettant aux élèves de se concentrer
sur leurs études et sans se soucier de leur appartenance vestimentaire. Nous
demandons également que chaque matin, avant le début des cours, tous les
élèves des écoles primaires de la Ville de Bruxelles se réunissent pour réciter
ensemble l’hymne national belge en signe de respect pour leur pays et pour les
valeurs qu’il incarne. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est un geste patriotique
et nationaliste important, car il est important que cet amour pour notre pays soit
cultivé depuis le plus jeune âge. Parce que l’amour, je tiens à le signaler,
s’entretient au quotidien.
Nous nous retrouvons face à une génération de plus en plus en marge de la
société. Elle n’en a rien à faire du respect d’autrui ni du respect tout court, car
elle ne se considère même pas comme belge. J’ai appris récemment que, selon
une étude, 98 % des 18-25 ans n’auraient pas l’intention d’aller au front si la
Russie attaquait la Belgique. On n’aime plus notre pays, on ne le cultive pas. On
en a presque honte. C’est pour cela que nous croyons que l’introduction de
l’uniforme scolaire et du récital de l’hymne national belge contribuera à
renforcer le sentiment d’appartenance des élèves à leur école et à leur pays,
favorisant ainsi un environnement scolaire propice à l’apprentissage et au vivre
ensemble harmonieux.
Nous demandons le soutien de tous les membres du Conseil de la Ville de
Bruxelles à l’adoption de cette motion en faveur de l’uniforme scolaire et du
récital de l’hymne national belge. Merci.
Mme Buggenhout.- Le groupe MR défend bien évidemment l’égalité entre les
élèves et le développement du sentiment d’appartenance à la communauté
scolaire, mais aussi à une identité nationale. Il est vrai que le port de l’uniforme
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scolaire tend à réduire les inégalités sociales en réduisant les différences visibles
entre élèves, notamment en termes de statut social ou de niveau de vie, ce qui
aide à diminuer la pression sociale et la discrimination basée sur les marques ou
les vêtements.
L’uniforme peut aussi renforcer le sentiment d’appartenance à l’établissement
scolaire, car porter un uniforme crée un sentiment d’unité, renforçant ainsi la
cohésion du groupe et favorisant l’esprit collectif. Le port de l’uniforme est
aussi souvent associé à un environnement plus discipliné. Il peut symboliser le
respect de l’autorité et des règles scolaires, ce qui peut influencer positivement
le comportement des élèves.
Néanmoins, le port de l’uniforme peut être perçu comme une restriction de la
liberté individuelle des élèves, en partie dans l’expression de leur style et de leur
identité. Pour certains, les vêtements sont un moyen de s’affirmer et de montrer
leur personnalité. Les uniformes peuvent être inconfortables pour les jeunes
enfants et non adaptés à leurs besoins. Les enfants aiment bouger librement et
des uniformes rigides ou mal adaptés à leurs besoins peuvent restreindre leurs
mouvements ou être inadaptés à certaines saisons ou conditions climatiques.
Dès leur jeune âge, les enfants commencent à développer leur identité et leur
style personnel. Imposer un uniforme peut entraver leur liberté d’expression et
les empêcher de s’affirmer à travers leurs choix vestimentaires. De plus, à
l’école primaire, les enfants sont moins enclins à faire des comparaisons
sociales basées sur les vêtements, ce qui rend l’uniforme moins pertinent. Le
port de l’uniforme pourrait réduire la créativité des enfants et leur spontanéité.
Les vêtements sont parfois une manière pour eux d’explorer leurs goûts et leur
créativité, ce qui est particulièrement important dans les premières années de
leur développement.
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En imposant des règles vestimentaires strictes dès l’école primaire, on risque de
rendre l’environnement scolaire trop rigide pour les jeunes enfants qui ont
besoin de liberté et de flexibilité pour s’épanouir. C’est pourquoi nous pensons
que le choix appartient à chaque école de trouver un équilibre entre la volonté
de promouvoir l’égalité et la discipline, d’une part, et le respect des libertés
individuelles et de l’expression personnelle de l’enfant, d’autre part.
Quant au souhait de faire chanter quotidiennement l’hymne national aux élèves
de l’école primaire, notre avis est également mitigé. Chanter l’hymne national
peut renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté nationale en
inculquant aux élèves des valeurs et l’histoire du pays. C’est également une
opportunité d’enseigner aux jeunes les symboles nationaux et de les sensibiliser
à leur signification historique et culturelle. L’hymne national peut aussi être un
symbole d’unité rassemblant des individus de différentes origines sous une
même bannière, surtout dans des contextes de diversité culturelle.
Apprendre et chanter l’hymne national peut inciter au respect des traditions et
des institutions nationales, mais forcer les élèves à le chanter quotidiennement
peut être perçu comme une imposition des valeurs nationales, ce qui peut entrer
en contradiction avec des convictions personnelles, religieuses ou politiques.
Dans des sociétés multiculturelles telles que la nôtre, l’obligation de chanter un
hymne national pourrait être mal perçue par les élèves issus de minorités ou
ayant des racines culturelles différentes.
Chanter l’hymne quotidiennement peut aussi être perçu comme une imposition
de valeurs patriotiques qui ne laisse pas aux enfants le choix ou la possibilité de
réfléchir à ce qu’ils chantent. Cela pourrait induire un patriotisme forcé plutôt
qu’un amour naturel pour le pays. Si le chant de l’hymne national devenait
quotidien, il pourrait perdre de son importance et de sa signification pour les
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enfants. Ce chant pourrait devenir un acte mécanique sans véritable
compréhension ni respect pour le symbolisme qu’il représente. À l’école
primaire, les enfants sont souvent trop jeunes pour comprendre la signification
profonde des paroles de l’hymne national. Ils risquent de le chanter sans
réellement saisir l’importance des concepts de patriotisme ou d’unité nationale.
Dans les écoles où il y a une diversité culturelle importante, certains élèves
pourraient se sentir exclus ou mal à l’aise de chanter un hymne national qui ne
reflète pas leur propre identité ou culture. Cela pourrait poser des problèmes
dans les environnements multiculturels ou pour des élèves issus de familles non
nationalistes.
Le choix d’intégrer l’hymne national dans les écoles dépend donc de la vision
que l’on a de l’éducation civique et des valeurs que l’on souhaite transmettre
aux élèves. Au moment où l’éducation civique s’enseigne à travers les cours de
philosophie et de citoyenneté, nous pensons qu’il appartient à l’école de faire le
choix, en fonction de son projet pédagogique, d’enseigner l’hymne national et
de le chanter à l’occasion de manifestations patriotiques, au moment où cet
hymne a tout son sens.
Au vu de ces arguments, notre groupe estime que le choix de porter l’uniforme
ou de chanter l’hymne national appartient à l’école. Pour cette raison, notre
groupe s’abstiendra sur cette motion.
M. Wauters.- Bis repetita, on est vraiment en provocation préélectorale. De
quoi parle-t-on ? L’uniforme scolaire, je l’ai subi et je n’en suis pas mort, je
peux vous le dire. Et je connais des gens qui ne l’ont pas subi et qui n’en sont
pas morts, donc je pense que cette question peut rester ouverte. Franchement,
j’ai l’impression que ma collègue en fait toute une discussion, mais on ne va pas
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y passer la nuit.
L’hymne national, je le connais, je l’ai appris en 5e primaire. Je trouve normal
qu’on le connaisse. Je suis d’ailleurs étonné que beaucoup de gens ne le
connaissent pas. Par contre, j’ai noté un mot qui m’a quand même un peu
impressionné. Je suppose que c’est une erreur, cher confrère. Vous avez parlé de
nationalisme. Le patriotisme, oui, évidemment, l’amour de la patrie, je suis
d’accord avec cette notion, mais sérieusement, tous les matins, pendant tout le
cursus des primaires, réciter l’hymne national… Excusez-moi, mais j’ai
l’impression d’être au 19e siècle et je suis étonné du fait que c’est moi qui doive
vous le dire. Évidemment, il faut apprendre l’hymne national et peut-être aussi
ce que la Belgique a apporté sur le plan international à la culture. C’est
important, l’amour de son pays, mais cela peut faire l’objet d’un cours,
d’ailleurs beaucoup plus large que l’hymne national, en 5e primaire. Cela a été
le cas pour moi.
L’uniforme scolaire, on peut en discuter. Madame Buggenhout, chaque école
peut en décider. Quant à l’hymne national, est-ce à nous de le faire ? Peut-être
que dans l’enseignement de la Ville de Bruxelles, ce serait une bonne chose
parce qu’un patriotisme intelligent, intellectuel et bien ouvert, c’est bien. Je
trouve un peu dommage que les matches de foot soient les seuls moments où
tout le monde parle de la Belgique. La plupart des gens ne connaissent pas
l’hymne national. Je ne sais pas si cette motion a vraiment un intérêt.
M. Bauwens.- Je pense que le défi de l’enseignement, c’est sa qualité.
Beaucoup de parents sont inquiets à ce sujet. Je pense que sur ce point, on peut
être d’accord. Le vrai défi de l’enseignement est de faire en sorte que chaque
élève ait un professeur devant la classe. Il y a pénurie de professeurs et c’est
cela qui met en danger l’éducation de nos enfants.
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C’est aussi la taille des classes. Quand je discute avec des professeurs, ils me
disent qu’elles sont trop grandes et qu’ils ne peuvent pas aider les élèves comme
ils le voudraient. Il faut aussi réduire les frais scolaires. L’école devient de plus
en plus chère. Les repas scolaires, dans certaines écoles, coûtent jusqu’à 9 €. Et
j’entends une ministre répondre sur ce point : « Le midi, ce n’est pas le temps
de l’école, donc on peut facturer ce qu’on veut. »
La bataille pour une bonne école est une bataille juste, mais les priorités
actuelles sont plutôt les frais pour les parents, les toits qui suintent et le manque
de professeurs. C’est là-dessus qu’on veut se concentrer.
M. Maingain, échevin.- Je serai bref parce que je crois qu’effectivement, ce
n’est pas l’enjeu prioritaire de l’école. Je ne suis pas favorable à l’uniforme.
Quant à l’hymne national, je crois qu’il doit être appris, mais le faire chanter
tous les matins, cela me semble un peu doctrinaire. Je crois vraiment qu’il y a
d’autres enjeux, Monsieur Maimouni. Je suis un peu surpris, par contre, de la
position chèvrechoutiste du MR, avec son président très belgicain, mais je
comprends que quand on doit s’allier à un Premier ministre nationaliste, il est
plus compliqué, sans doute, d’imposer l’uniforme et le chant de l’hymne
national.
M. Maimouni.- Que répond le Collège à ma motion ?
M. le président.- Le Collège propose de voter contre.
M. Maimouni.- Chers collègues Ecolo, si vous cherchez une solution pour des
énergies nouvelles, je vous propose de mettre une éolienne devant M. Wauters,
car j’ai rarement vu quelqu’un débiter autant de vent.
(Rumeurs)
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M. le président.- Restons courtois.
M. Maimouni.- Madame Buggenhout, j’ai écouté vos arguments. Ils me
laissent pantois parce que juste avant, au nom de l’inclusion et de la lutte contre
les discriminations dans le cadre du port du voile, vous avez dit que tout le
monde devait être logé à la même enseigne. Et quand je demande, pour garantir
l’inclusion, qu’on ne puisse pas faire de différence entre riches et pauvres pour
se focaliser sur l’être et non le paraître, vous me dites : « Mais non, chez les
enfants, il n’y a pas de problème. » Je n’aimerais pas mettre en avant votre âge
avancé, Madame, mais vous êtes décalée de la réalité.
(Remarque de Mme Lalieux, rumeurs)
Madame Lalieux, je vous entends huer depuis longtemps. Est-ce que vous
voulez intervenir ? Prenez le micro et débattons ensemble, si vous le voulez.
Ayez la courtoisie de me laisser terminer. J’ai un droit de parole et j’aimerais
l’utiliser comme il me semble.
Des élèves de 7, 8 ou 10 ans demandent à leurs parents une casquette Gucci, des
Nike, ceci et cela. On se retrouve dans des cours de récréation avec des élèves
qui subissent du harcèlement parce qu’ils ne sont pas habillés comme les autres
avec des vêtements de marque. C’est cela que je mets en avant.
Je me suis peut-être mal exprimé quand je voulais parler de nationalisme.
Effectivement, c’est du patriotisme. Désolé d’être chauvin, au temps pour moi.
Où est la gêne, où est la honte d’inculquer ces valeurs ? Vous n’êtes même pas
venus avec une contre-proposition, par exemple celle de ne réciter l’hymne
qu’une fois par semaine, le lundi ou le vendredi.
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Vous dites qu’on force les élèves, que les minorités seront discriminées, et ainsi
de suite. Mais justement, la discrimination, ces minorités la vivent aussi en
travaillant à Bruxelles. Soyez cohérente, soit pour l’inclusion soit pour
l’exclusion, mais ne soyez pas à géométrie variable, Madame Buggenhout. S’il
vous plaît, soyez cohérente.
Vote
M. le président.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition de
motion de M. Maimouni.
M. Weytsman.- Mon groupe va s’abstenir. Nous croyons dans l’autonomie des
établissements et dans leur propre projet pédagogique. Qu’une école souhaite
imposer l’uniforme, j’y suis tout à fait favorable, mais imposer à tous les
établissements le port de l’uniforme et l’hymne national au quotidien, on y est
défavorables parce qu’on croit dans les directions, on croit en leur autonomie et
on croit en leur projet pédagogique individuel.
M. Wauters.- Avant d’exprimer notre vote, je souhaite expliquer notre
abstention. Je fais peut-être du vent, mais au moins, j’existe. Je n’ai jamais dit
que j’étais pour ou contre l’uniforme scolaire. Si vous m’aviez écouté, j’ai dit
que dans certains cas, cela fonctionnait bien.
Monsieur Maimouni, vous avez parlé des jeunes qui demandent des casquettes
Gucci. Dans certaines écoles à uniforme, il y avait ceux qui allaient chez Sarma-
Penney et ceux qui allaient chez Bouvy. Je connais une enseignante qui a
travaillé dans l’est de Londres avec un public issu du monde entier. Il y avait un
uniforme et c’était celui remis par l’école. Et effectivement, il y avait un
sentiment d’appartenance.
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Poser cette question aujourd’hui n’a pas de sens, et c’est pour cela qu’on
s’abstient. Il en est de même pour l’hymne national. Nous devrions le connaître
- c’est la base -, mais on ne va pas le réciter tous les matins. Nous ne sommes
plus en 1900 ni en 1800.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le président.- Rejetée.
(Mme Temmerman, présidente, reprend la présidence de la séance)
Proposition de motion introduite par M. MAIMOUNI concernant la
nomination de rues en l'honneur des communautés marocaine et turque
M. Maimouni.- Considérant les liens historiques et culturels forts entre la
Belgique, notamment la Ville de Bruxelles, le Maroc et la Turquie, considérant
que cette année marque le 60e anniversaire de l’immigration depuis ces deux
pays, considérant l’importance de reconnaître et de célébrer la contribution des
communautés marocaine et turque à la diversité et à la richesse de notre ville,
nous, membres du Conseil communal de la Ville de Bruxelles, proposons la
nomination de deux rues au nom du Maroc et de la Turquie.
Nous demandons au Collège des bourgmestre et échevins et aux conseillers
communaux de prendre les mesures nécessaires pour identifier les rues
appropriées et procéder à leur nomination officielle en concertation avec les
représentants des communautés marocaine et turque de Bruxelles.
Nous invitons également les habitants de la Ville de Bruxelles à soutenir cette
initiative et à participer activement à la valorisation de la diversité culturelle et à
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la promotion du vivre ensemble dans notre ville.
Madame Maes, je vous ai déjà interpellée sur cette question il y a quelques
mois. Il s’agit d’un acte symbolique à l’égard de personnes qu’on a appelées à
venir travailler chez nous, qu’il s’agisse des Marocains ou des Turcs. De
mémoire - vous êtes professeure d’histoire -, l’Italie avait rompu pareille
coopération avec la Belgique parce que les conditions dans lesquelles ces
personnes travaillaient étaient ignobles. On était à la limite de l’esclavagisme.
Je tiens à vous rappeler qu’en 1964, un Marocain ou un Turc gagnait quatre fois
moins qu’un Belge pour le même travail. Ces personnes-là ont souffert.
Beaucoup d’entre elles sont mortes dans des conditions horribles. Elles y ont
laissé la vie à la suite de maladies dues à leurs conditions de travail.
Il s’agit simplement de le dire à ces gens, à cette génération dont je suis issu. Je
ne vois vraiment pas pourquoi il devrait y avoir un problème. Il existe une rue
d’Italie, une rue de France, une rue d’Espagne, une avenue de Madrid sur le
plateau du Heysel. Vous trouverez à Tanger le boulevard de Bruxelles et la rue
de Belgique à Tanger ou à Rabat. Je ne comprends pas la raison pour laquelle on
refuserait juste de dire merci à toutes ces personnes. C’est tout ce que je vous
demande, Madame l’Échevine.
Mme Lhoest.- Je comprends tout à fait la demande de M. Maimouni. Dans sa
demande initiale, il dit vouloir créer un groupe de travail avec des représentants
des communautés. J’aurais aimé savoir de quelles associations et communautés
il s’agirait (ambassades, communautés religieuses, comités de femmes qui
pourraient parler de leur mari...). Il ne faut pas oublier la place des femmes dans
l’activité professionnelle de leur mari. Je serais très intéressée de faire partie de
ce groupe de travail.
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Vous savez qu’en 2018, j’ai réalisé un gros travail sur la question des tirailleurs
qui ont donné leur vie sur les routes entre Bruxelles et Malines ou Bruxelles et
Namur. Je pense qu’on pourrait joindre à cette motion la place des tirailleurs et
ne pas oublier les dix-huit Congolais qui se sont portés volontaires dans l’armée
belge en 1918 et dont le travail a été reconnu à Bruxelles dans le quartier Saint-
Géry et le quartier de la rue Haute. Il y a un très bon livre sur le sujet qui
s’appelle Du Congo à l’Yser. Je pense qu’on doit associer des historiens et des
sociologues, et pas seulement décider d’instaurer une rue de Tanger, avec une
plaque commémorative qui explique pourquoi on a choisi tels noms pour ces
rues. Je vous remercie.
Mme Maes.- Monsieur Maimouni, depuis le début de cette législature, nous
avons délibérément mis l’accent sur la diversité des représentations dans
l’espace public. Cela va bien au-delà des seuls noms de rue. Nous avons
également accordé une attention particulière aux œuvres d’art et à la
dénomination des bâtiments publics et semi-publics.
Vous demandez une attention particulière pour les communautés turque et
marocaine. Bien que je comprenne parfaitement cette demande, je pense qu’il
serait plus judicieux d’élargir le débat. Pourquoi devrions-nous nous limiter à
ces deux communautés ? Bruxelles est une ville aux multiples visages, où de
nombreuses communautés contribuent de manière significative au tissu de notre
société. Chacune d’entre elles mérite reconnaissance.
Voici quelques exemples de cette approche plus large : l’une des nouvelles
passerelles au-dessus du canal a été nommée en l’honneur de Fatima Mernissi,
une sociologue et féministe marocaine influente ; une rue dans le quartier Nord
porte désormais le nom d’Eunice Osayande, une femme nigérienne victime de
la traite humaine ; le terrain de basket sur la place du Nouveau Marché aux
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Grains a été dédié à Mehdi Boudha ; la nouvelle salle de sport de la Ville porte
le nom de Cynthia Bolingo, une athlète d’origine congolaise qui nous inspire
toutes et tous.
Je perçois votre motion comme une demande de plus de reconnaissance et de
gratitude envers les communautés turque et marocaine. Il ne fait aucun doute
que ces communautés ont joué un rôle important dans la construction de ce pays
et de notre ville, et leur contribution spécifique à notre économie mérite une
grande attention. Cependant, je ne pense pas que leurs efforts passent inaperçus.
Il suffit de regarder cette salle du Conseil communal et tout le bâtiment
administratif où l’inclusivité est omniprésente.
L’année dernière, nous avons en outre célébré le 60e anniversaire de
l’immigration marocaine à travers un programme riche et symbolique en
l’honneur de cet événement marquant. Une partie importante de ce programme
était l’exposition Belgica Biladi, une histoire belgo-marocaine consacrée aux
accords bilatéraux entre la Belgique et le Maroc sur l’immigration de travail.
Elle s’est tenue dans divers espaces publics de la ville. Belgica Biladi a proposé
un parcours immersif à travers le centre de Bruxelles, ponctué d’installations
utilisant le mobilier urbain pour retracer l’expérience de l’immigration
marocaine en Belgique, depuis l’arrivée des premiers travailleurs marocains
dans les années 1960 jusqu’à la coconstruction actuelle d’une société
multiculturelle.
Je prends cependant votre suggestion en considération et je reste ouverte aux
propositions de noms, surtout de femmes intéressantes, venant des
communautés marocaine et turque. On peut bien évidemment les ajouter à la
liste qu’on utilise pour les dénominations de rue.
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M. Bauwens.- J’apprécie ce débat, notamment sur la décolonisation des noms
des rue. L’idée d’avoir des rues qui portent le nom ou qui font référence aux
tirailleurs de Gembloux (ou au cimetière de Gembloux) et à tous ceux qui ont
contribué à la libération, c’est important. Je pense aussi au débat sur le Congo et
sur les noms de rue qui font référence aux crimes et aux mains coupées dont la
Belgique a été coupable. Ce sont des choses que l’on doit faire et je trouve
qu’en ce sens, il y a une réflexion à mener.
Je partage l’idée d’utiliser l’espace public pour expliquer aux gens, par
exemple, les luttes de libération et l’apport des communautés. Je songe à
l’exposition du boulevard de Stalingrad. Toutes les communautés qui sont
venues ici pour creuser le métro méritent des noms de rue. Sur ce plan-là, je suis
d’accord.
M. Maimouni.- J’ai l’impression que soit ma motion a été mal comprise, soit
on la mélange avec pas mal d’autres points. Madame Lhoest et Madame Maes,
je comprends vos arguments, mais la question n’est pas là.
Premièrement, les 60 ans de l’immigration belgo-marocaine et belgo-turque, ce
n’était pas l’année passée, c’est cette année (1964).
Deuxièmement, pour les noms de femmes et autres, je suis bien évidemment
preneur, mais il faut savoir que le regroupement familial s’est effectué dans les
années 1970, un peu moins de dix ans plus tard. J’aimerais bien qu’on nomme,
dans ce cadre historique-là, une rue du nom d’une femme marocaine ou turque,
mais il n’y en avait malheureusement pas. En 1964, ce n’étaient que des
hommes. Le regroupement familial s’est fait plus tard.
Malheureusement, l’histoire nous a montré qu’à cette époque, les femmes
étaient sous-considérées et, malheureusement, elles n’ont pas eu l’opportunité
d’être mises en valeur. C’est un constat historique.
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Monsieur Bauwens, je comprends votre argument et je suis d’ailleurs ravi que
vous souteniez mon texte sur le fond. Toutefois, on ne peut pas dire tout
simplement aux Marocains et aux Turcs de cette génération que c’est trop
compliqué. On peut voter et mettre en place un groupe de travail. Est-on
d’accord sur le principe de créer un groupe de travail sur le sujet ? C’est tout ce
qu’on demande. On demande que ces gens bénéficient de notre reconnaissance.
La reconnaissance, c’est important pour l’être humain. C’est important pour des
personnes qui ont été traitées comme des moins que rien. C’est important de
leur dire merci pour les sacrifices subis. Il n’y a rien de mal à ce que je
demande. Si vous êtes d’accord, on lance un groupe de travail avec les
associations, la société civile et autres.
Dire qu’il faut une femme ici ou là parce qu’on doit obéir au diktat du wokisme,
ce n’est pas le débat. Je vous demande juste de nous permettre de dire merci à
ces gens. C’est tout ce que je vous demande.
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition
de motion de M. Maimouni.
M. Weytsman.- Je voudrais expliquer mon abstention très sommairement. Je
trouve que l’idée de créer un groupe de travail est excellente. Ce que je retiens
de la motion de M. Maimouni, c’est qu’on doit rendre davantage, dans l’espace
public, hommage à ces accords bilatéraux qui ont fait la fierté économique et
historique de la Belgique. C’est la raison pour laquelle je suis favorable à un
groupe de travail et certainement à ce qu’on puisse trouver un compromis pour
davantage mettre cela en exergue dans l’espace public. Mon groupe s’abstiendra
pour cette raison.
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M. Bauwens.- On est en faveur d’un groupe de travail. On est en faveur d’une
réflexion qui mette en avant les communautés marocaine et turque, mais aussi la
communauté congolaise, les Italiens et tous les autres qui ont contribué à la
construction de notre pays. Mon groupe s’abstiendra.
M. Maimouni.- Il y a la place Patrice Lumumba et la rue d’Italie à Bruxelles,
déjà. C’est un bon début. On pourrait emboîter le pas avec une rue du Maroc et
une rue de la Turquie.
Mme Lhoest.- Je suis pour un groupe de travail et souhaite y participer. On a
assisté à l’Espace Mag à l’inauguration des 40 ans de l’immigration. On est
allés dans ambassades. Je soutiens la proposition.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Rejetée.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. WAUTERS concernant le climat de travail potentiellement
problématique au sein de l’ASBL i-CITY
M. Wauters.- Monsieur l’Échevin, votre prédécesseur, moi-même, Mme Jellab
et d’autres étions, à l’époque, dans l’opposition au conseil d’administration de
GIAL quand une série de problèmes graves sont apparus au grand jour. Cela
nous a tous marqués, c’est le moins qu’on puisse dire. Heureusement, des
mesures immédiates en termes de fonctionnement interne et de transparence des
marchés publics ont été impulsées par le conseil d’administration et par la
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nouvelle direction qui avait été nommée. Le nom même de l’ASBL a d’ailleurs
changé, puisqu’elle s’appelle maintenant i-CITY.
Il me revient ces derniers temps que l’ambiance au sein d’i-CITY n’est pas au
beau fixe. Le taux de rotation du personnel y semble plus important
qu’habituellement, notamment dans le département des ressources humaines.
Parallèlement, il semble que le nombre de plaintes, qu’elles soient individuelles
ou collectives, déposées chez Mensura puis vers la cellule interne de gestion des
risques de la Ville ait augmenté. Il y aurait notamment une dernière plainte
déposée fin juin ou début juillet, qui obligerait la Ville à réagir dans les trois
mois. Au moment où j’ai rédigé ma question, je n’avais pas d’éléments me
permettant de savoir si une réponse concrète avait été donnée.
Il y aurait également des actions en justice intentées et un climat de menaces, de
peur et de représailles.
Pour notre groupe, i-CITY est un outil fondamental pour la modernisation et la
digitalisation de la Ville. Toutes ses équipes, sa direction et ses employés ont
fait un travail énorme. Nous le savons tous, puisque nous avons voté des
budgets extrêmement importants dans ce cadre. Il est pour nous essentiel que le
bien-être psychosocial des travailleuses et travailleurs de notre ASBL, comme
d’ailleurs ceux de la Ville et de toutes les ASBL paracommunales, soit pris en
compte. C’est primordial pour les usagers finaux que sont les habitantes et les
habitants de la Ville de Bruxelles.
Avez-vous des informations concernant ce climat tendu au sein d’i-CITY ? Cela
aurait-il effectivement entraîné l’augmentation des départs ces derniers temps ?
Pouvez-vous me confirmer que les plaintes déposées sont en augmentation ? Si
oui, des actions concrètes ont-elles été entreprises pour assurer le bien-être des
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travailleuses et des travailleurs conformément à la législation en vigueur ?
Enfin, les procédures de traitement des plaintes pour harcèlement, y compris les
mesures de protection, sont-elles mises en œuvre pour les plaignants ?
M. Ergen, échevin.- Monsieur le Conseiller communal, je vous remercie pour
votre question. En effet, l’affaire GIAL nous a beaucoup marqués, mon
prédécesseur et moi-même. C’est la raison pour laquelle nous avons accordé, et
accordons encore, une grande attention à la bonne santé de l’ASBL i-CITY à
tous les niveaux.
En ce qui concerne votre première question concernant les départs, en 2024,
nous avons compté un licenciement, deux démissions, deux départs à la retraite
et une fin de contrat à durée déterminée. En 2023, nous avons compté huit
licenciements, cinq démissions, cinq départs à la retraite et trois fins de contrat,
dont un CDD et deux de commun accord.
Concernant les actions concrètes entreprises pour assurer le bien-être des
travailleuses et travailleurs, ces dernières années, des réformes en profondeur au
niveau des ressources humaines ont été entreprises : question des frais
forfaitaires complètement revue, mise en place d’un budget mobilité,
verdurisation du parc automobile, mise en place d’une bike policy. Les
rémunérations ont été adaptées à la suite d’un benchmark des salaires réalisé par
une société externe, et un nouveau règlement de travail est en négociation avec
les représentants des travailleurs, qui explique les règles en matière de risques
psychosociaux.
Enfin, en ce qui concerne les plaintes, i-CITY a reçu une demande
d’intervention psychosociale formelle à caractère principalement collectif, et
non une plainte, en date du 5 juillet 2024. Je peux vous assurer que la procédure
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est activée, qu’i-CITY a déjà tenu des réunions et des échanges à ce sujet, et
qu’on prend extrêmement au sérieux ces demandes et leur suivi. La procédure
sera respectée et nous y veillerons. Nous n’avons, par contre, pas connaissance
de plaintes pour harcèlement et s’il devait y en avoir, il existe bien évidemment
des procédures pour les traiter, qui sont bien reprises dans le règlement de
travail.
Vous parlez d’actions en justice. Nous n’en avons pas non plus connaissance et
s’il devait y en avoir, elles ne nous sont pas parvenues. Nous n’avons
actuellement aucun litige en cours en matière de droit du travail. Le dernier
litige de ce type remonte à 2018 et s’est soldé récemment par un jugement en
faveur de l’ASBL.
M. Wauters.- Je ne vais pas vous cacher que je préfère entendre cela. Vu ce que
nous avons vécu, je préfère éviter les rumeurs, qu’elles soient fondées ou
qu’elles soient injustes. En l’occurrence, poser la question en tant que membre
du Conseil communal, c’est éviter, à un moment donné, de repartir dans des
histoires que nous avons connues. Ici, on n’est pas du tout dans ce cas. Il est de
mon devoir, au titre de membre du Conseil, de m’en inquiéter, parce qu’il n’est
jamais bon de laisser traîner les choses, le cas échéant.
Le groupe Les Engagés-CD&V estime que pour la Ville et ses structures (je l’ai
déjà demandé en 2018) et afin d’éviter les situations malsaines ou les mauvaises
compréhensions, il serait extrêmement utile de disposer de ce qu’on appelle un
ombudsman, un protecteur de lanceurs d’alerte. Pourquoi ? Parce que cette
personne ou son service, qui serait tout à fait libre et neutre, pourrait collecter
les plaintes, mais aussi les trier entre infondées, diffamatoires ou
« désagréables ». Je pense qu’à terme, ce serait un plus pour tous nos services,
pour toutes nos ASBL, pour la Ville de Bruxelles et, donc, pour les Bruxelloises
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et les Bruxellois, sans pour autant être une épée de Damoclès menaçant ceux qui
dirigent les entreprises et qui essaient de faire leur boulot. Je pense que ce serait
un win-win.
Je vous remercie. Je me réjouis d’entendre cela et j’espère qu’à l’avenir, cela se
poursuivra. C’est tout ce que je demande.
Question de M. WEYTSMAN concernant l'évaluation de l'application du
budget de mobilité aux membres du Collège de la Ville de Bruxelles
M. Weytsman.- Ma question permet de faire l’évaluation de cette politique
mise en place par le Collège. Vous vous souviendrez que j’ai eu l’occasion de
vous expliquer, il y a maintenant quatre ans, qu’il était peut-être incompatible
avec la fonction même d’échevin, ce budget de mobilité structuré en trois
piliers : remboursement de déplacements, remboursement de prêts
hypothécaires éventuels ou de loyers et remboursement net d’argent directement
dans la poche, potentiellement, des échevins.
J’ai déjà eu l’occasion d’interpeller à ce sujet. La presse s’y est d’ailleurs
intéressée. M. Hellings n’avait pas souhaité dire exactement ce qu’il en était de
l’application de ce règlement s’agissant des échevins, notamment quant à
l’utilisation de ce mécanisme pour les piliers 2 et 3. J’aimerais faire toute la
transparence et permettre à M. Hellings de nous dire si des échevins ont utilisé
cet argent pour rembourser d’éventuels prêts hypothécaires, s’ils ont touché de
l’argent supplémentaire en termes de remboursements, à qui ils ont fait don de
cet argent et comment cela peut être vérifié.
M. Hellings, échevin.- J’ai déjà répondu à la plupart de vos questions le 20
juillet 2023, mais je vais répéter les différents arguments que j’ai avancés. Les
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membres du Collège, le secrétaire de la Ville et le receveur de la Ville, ainsi que
les chefs de département bénéficient depuis 2013 de l’usage d’une voiture de
société en leasing en vertu d’une décision du Collège du 14 novembre 2012,
donc du Collège précédent incluant les libéraux. À l’époque, cette voiture
salaire concernait 23 personnes au total.
L’accord de majorité 2018-2024, en sa page 70, précise que « la Ville de
Bruxelles visera à réduire l’usage du cadre fiscal des voitures de société », ce
que nous avons fait. Nous avons atteint cet objectif, puisque le Collège a décidé
le 18 juillet 2019 d’appliquer la loi du 17 mars 2019 qui concerne l’instauration
d’un budget mobilité pour les bénéficiaires d’un véhicule de société.
Le budget mobilité est conforme à la réglementation relative à la rémunération
des bourgmestres et échevins selon la nouvelle loi communale. En effet, l’article
2 de la loi du 17 mars 2019, qui instaure le budget mobilité, nomme
explicitement les bourgmestres et échevins comme bénéficiaires de cette
alternative à la voiture de société. Et selon l’article 19 de cette même loi, le
budget ne constitue pas une rémunération - c’est écrit textuellement -, mais un
avantage de toute nature. La loi prévoit en effet une immunisation de trois
piliers.
Comme je vous l’ai indiqué en toute transparence dans ma réponse à votre
question écrite l’an passé, chaque année, deux ou trois membres du personnel et
de sept à neuf membres du Collège des bourgmestre et échevins ont opté pour le
budget mobilité entre 2018 et 2024. La Ville gère donc une dizaine de véhicules
en leasing de moins par rapport au Collège précédent. Je précise que les voitures
de société du Collège précédent étaient toutes au diesel. Aujourd’hui, elles sont
toutes hybrides ou électriques.
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Concernant la répartition par pilier, elle est restée identique à celle décrite dans
ma réponse à votre question écrite de 2023. Nous ne disposons pas encore des
chiffres pour 2024. Comme expliqué dans ma réponse de l’année dernière,
certains membres du Collège, dont moi, n’ont pas souhaité recevoir le reliquat
du budget tel que prévu au pilier 3 et par la loi.
L’administration communale a pris contact avec l’ONSS et les autorités
fédérales en charge de la gestion de ce budget de mobilité pour voir s’il était
possible de renoncer au versement dudit reliquat. L’administration a été très
claire : il est légalement impossible de renoncer à la perception de ce solde. La
Ville aurait été dans l’illégalité si elle ne l’avait pas versé. Ainsi, le solde
diminué de 38,07 % de cotisation spéciale de l’ONSS a été versé aux ayants
droit concernés. Ces derniers ont eu le droit de verser à leur tour ce montant aux
associations caritatives de leur choix. Il s’agit d’un choix individuel. Je peux
vous communiquer les associations caritatives auxquelles j’ai versé ce montant,
si vous le désirez, mais ce n’est pas le sens de votre question.
Enfin, vous semblez l’avoir oublié, lors d’un débat budgétaire qui s’est tenu
exactement le 14 janvier 2019, vous m’avez conseillé d’appliquer le budget
mobilité aux échevins et bourgmestre qui bénéficiaient d’une voiture de société.
Je vous cite : « Le gouvernement fédéral, Michel à l’époque, a mis en place des
mécanismes qui permettent de lutter contre une série de niches fiscales (les
voitures de société) et de changer les comportements. Il a été le premier à
proposer un budget mobilité qui permet aux employeurs d’offrir une formule
alternative aux véhicules de société. Un tel mécanisme n’est pas encore très
utilisé. Pourquoi ne pas proposer de budget mobilité aux échevins et
bourgmestre ? Si le groupe Ecolo n’est pas cohérent avec ses promesses
électorales, il serait au moins utile qu’il montre l’exemple. » Eh bien, Monsieur
Weytsman, cela fait cinq ans que nous montrons l’exemple.
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M. Weytsman.- Monsieur l’Échevin, ma question était très précise et vous ne
souhaitez pas y répondre. C’est la troisième fois que je vous pose la même
question. Ce budget mobilité, dont je suis d’ailleurs l’un des premiers rédacteurs
et promoteurs, est une excellente chose, mais je continue de dire qu’il ne me
semble pas conforme à notre Code de la démocratie locale, dans la mesure où
vous augmentez juste votre rémunération directe. À plusieurs reprises, je vous
ai demandé comment vous alliez faire par application du troisième pilier. Je
vous demande juste d'être transparent.
Quels sont les montants qui ont été attribués aux membres du Collège et qui, ce
faisant, ne sont pas des avantages de toute nature, puisque c’est une
rémunération supplémentaire en cash. Quel en est le montant ? On vous l’a
demandé à plusieurs reprises pour chacun des membres du Collège. Vous
pouvez globaliser et anonymiser, mais quel est le montant perçu et comment
peut-on vérifier que ce montant a été rétrocédé, éventuellement, à des
associations ou autres, comme vous le dites ? C’est de l’argent public qui ne
vise pas, normalement, à augmenter votre rémunération de manière directe. En
cela, cela me semble tout à fait illégal. Je vous l’ai dit à plusieurs reprises et la
presse vous l’a demandé également. Vous n’avez pas souhaité répondre et vous
ne répondez pas non plus aujourd’hui.
M. Hellings, échevin.- Monsieur Weytsman, je ne vais pas vous communiquer
le nombre de kilomètres parcourus par les échevins MR du précédent Collège.
Je ne vais pas vous dire où les membres du Collège partent éventuellement en
vacances avec leur voiture de société. Je n’ai pas à vous donner cette
information. C’est un avantage de toute nature. C’est conforme à la loi fédérale
et à la nouvelle loi communale, comme je l’ai indiqué dans ma réponse. Il s’agit
d’un avantage de toute nature. Il remplace l’avantage de toute nature de la
voiture salaire qu’est la voiture de société. Je suis d’accord, Monsieur
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Weytsman, sur l’idée qu’il faut supprimer le régime des voitures de société.
M. Weytsman.- Nous avons toujours été d’accord aussi, tant qu’on le
compense. Je prends acte du fait que vous refusez de nous dire en quoi ce
mécanisme a augmenté votre rémunération et en quoi il est difficilement
applicable dans le cadre de votre fonction. Vous-même, vous reconnaissez la
difficulté, puisque vous dites que vous prenez cet argent et que vous le
rétrocédez à des associations. Je vous crois sur parole. J’aurais juste trouvé
beaucoup plus transparent de nous montrer ces montants. Par ailleurs, certains
membres du Collège ont décidé de rembourser leur prêt hypothécaire avec cet
avantage. Je trouve que ce n’est pas très éthique. Je me permets de le dire
publiquement.
M. Hellings, échevin.- Vous avez donc changé d’avis, Monsieur Weytsman.
Question de Mme LHOEST concernant le retrait des poubelles de rues
Mme Lhoest.- Madame l’Échevine, je vous ai envoyé un message le 14 mai
pour vous signaler que suite aux travaux sur l’avenue de la Sarriette, les
poubelles de rue n’avaient pas été replacées. La presse évoque quelque 500
poubelles. Vous m’avez répondu que les riverains étaient soulagés du fait
qu’elles n’étaient plus accessibles, car elles débordaient ou étaient sujettes à
dépôts clandestins. Quatre mois plus tard, les dépôts clandestins sont encore
visibles, malheureusement, parfois cachés derrière des pots de fleurs.
Plutôt que de lancer un plan de prévention, vous avez jugé indispensable de
retirer les poubelles de rue. Qu’il y ait quelques personnes indisciplinées sur
notre territoire, nous le savons tous.
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Concrètement, quel a été le coût de ces enlèvements ? Qu’avez-vous fait de ces
poubelles ? Qu’envisagez-vous de manière pérenne pour les quelques
contrevenants qui n’ont pas la possibilité de stocker les déchets ménagers parce
qu’ils vivent dans des logements sans terrasse ni balcon, ou trop petits ?
N’aurait-il pas été plus raisonnable de réduire l’ouverture des poubelles pour ne
permettre que l’introduction de petits déchets ? Les promeneurs de nos amis les
animaux n’ont quasiment plus la possibilité de jeter les petits sachets que j’ai vu
abandonner en chemin dans les égouts ou les jardinets. Les commerçants de la
rue De Wand vous supplient d’en remettre. À côté du Delhaize aussi, c’est un
dépôt clandestin. Vous m’avez dit que c’était une rue régionale. La propreté est
l’affaire de tous. Je voudrais vous faire passer ce petit message.
(Mme Lhoest diffuse un enregistrement)
C’est l’appel désespéré d’un commerçant.
Mme Jellab, échevine.- Le service propreté publique a procédé ces derniers
mois à des projets de rationalisation de l’emplacement des poubelles publiques.
À certains endroits, comme les arrêts de transports en commun ou aux abords
des écoles, des poubelles publiques ont été ajoutées ou déplacées. Dans les rues
commerçantes, notamment la rue De Wand, les poubelles publiques ont
évidemment été maintenues dans leur immense majorité. Devant le Delhaize
situé avenue de la Brise, au coin de l’avenue Mutsaard, les deux poubelles qui
se trouvent à proximité n’ont pas été supprimées. Entre le Delhaize et le coin de
la rue De Wand, c’est-à-dire sur à peu près 70 mètres, il y a cinq poubelles.
Dans les quartiers exclusivement résidentiels, certaines poubelles publiques ont
effectivement été retirées. Les poubelles publiques retirées ont été stockées dans
les entrepôts du département travaux de voirie et seront utilisées dans le futur
pour, par exemple, remplacer les poubelles publiques cassées ou pour en
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rajouter là où il semble nécessaire de le faire.
La propreté publique n’est pas une science exacte. Par le passé, le service
propreté publique a voulu implanter une poubelle tous les 50 mètres, pensant
que cela aurait un impact positif sur la propreté des quartiers. Il apparaît au
contraire que les poubelles publiques implantées dans les quartiers résidentiels
sont devenues source de gros problèmes en attirant de nombreux déchets
ménagers et dépôts clandestins. Les équipes du service retrouvent parfois des
déchets de construction dans les corbeilles. Je vous laisse imaginer la difficulté
pour les agents de vider une poubelle publique remplie de briquaillons.
De nombreux habitants de ces quartiers résidentiels ont réclamé la suppression
de certaines poubelles proches de chez eux, ce qui a poussé le service propreté à
mener des études de rationalisation. Ces mêmes habitants signalent que les rues
sont globalement plus propres depuis le retrait des poubelles. Cela peut sembler
contradictoire, mais c’est également le constat relayé par les équipes de terrain
du service. Cette rationalisation des poubelles diminue également la charge des
agents du service propreté, qui peuvent se concentrer sur d’autres tâches telles
que le ramassage et la lutte contre les dépôts clandestins, qui n’ont
effectivement pas disparu depuis le retrait de certaines poubelles publiques.
En ce qui concerne votre suggestion d’un plan de prévention, le service fait
évidemment de la prévention depuis plus de 20 ans en matière de propreté. La
prévention a cependant ses limites et ne permet malheureusement pas de
remédier à tous les problèmes. Le service est particulièrement actif en matière
de verbalisation des comportements inciviques, mais il s’agit d’un travail de très
longue haleine.
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Enfin, le service propreté est conscient de la problématique des propriétaires de
chiens et analyse la possibilité d’implanter, à certains endroits très précis, des
poubelles spécifiquement conçues pour les déjections canines.
Mme Lhoest.- Ma question concerne aussi les poubelles de tri. Est-ce que c’est
prévu ? Quel a été le coût de ces enlèvements ? Qu’est-ce que vous avez fait de
ces poubelles ? Est-ce qu’on aurait pu envisager un concours ? Franchement,
cela ne m’aurait pas déplu d’avoir une poubelle de la Ville sur ma terrasse.
Qu’avez-vous fait de ces poubelles et quel a été le coût de leur enlèvement ?
Mme Jellab, échevine.- Elles sont stockées au département. Ces poubelles ont
leur âge et il arrive qu’elles soient défectueuses. On les remplace. Elles existent,
on ne les a pas vendues.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant la réfection des rues après
les travaux du tram à Neder-Over-Heembeek
Mme Buggenhout.- Monsieur l’Échevin, à l’occasion des travaux de réfection
des rues après le chantier du tram, de nombreux carrefours ont été fortement
surélevés, au point que les automobilistes ont l’impression de monter
véritablement sur un trottoir. Les angles des bordures en question n’ont pas été
adoucis, sauf à un carrefour rue du Pâturage et à l’entrée du Zavelput. On court
le risque, même à très faible vitesse, de provoquer des dégâts aux pneus.
De plus, les personnes habitant à proximité de ces carrefours, notamment rue
des Bons Enfants, se plaignent du bruit occasionné pendant la nuit par les
voitures heurtant ces bordures, ce qui les empêche de dormir. Pouvez-vous,
Monsieur l’Échevin, nous expliquer pourquoi les carrefours ont été ainsi
aménagés et nous dire si les angles des entrées dans ces carrefours pourraient
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être adoucis ?
M. Dhondt, échevin.- L’aménagement pour le nouveau tram 10, qui va très
bientôt relier le centre de Bruxelles à Neder-Over-Heembeek, est élaboré par la
STIB avec toutes les parties prenantes et la Ville de Bruxelles. Il se fait sur la
base d’un permis d’urbanisme octroyé par urban.brussels, l’instance régionale.
Les travaux sont en cours de finalisation et effectivement, l’aménagement des
carrefours suscite des réactions. Les dispositifs utilisés aux carrefours sont ce
que l’on appelle des trottoirs traversants. L’objectif est de prioriser le
cheminement piéton. Ce dernier ne traverse plus la rue, ce sont les voitures qui
montent sur le trottoir sans aucune priorité de passage, raison pour laquelle une
très forte limitation de la vitesse d’accès des véhicules motorisés à ces trottoirs
traversants est nécessaire. Les bordures assez franches ne causent aucun dégât
quand elles sont abordées correctement en respectant les règles de limitation de
vitesse. Il ne s’agit pas d’un nouveau type de bordure. On le retrouve, par
exemple, à la Bascule ou devant les garages. Comme pour tout nouveau type
d’aménagement, les utilisateurs doivent s’habituer, et c’est le cas à Neder-Over-
Heembeek. Néanmoins, nous avons transmis les plaintes au service pour
analyse. Nous veillerons à assurer le suivi des nuisances et, le cas échéant, à
proposer d’autres mesures.
Mme Buggenhout.- Si je comprends bien, les gens vont continuer à ne pas
pouvoir dormir à cause du bruit occasionné. Par ailleurs, vous dites que cela
n’abîme pas les pneus à petite vitesse. Monter sur un trottoir avec un vélo, c’est
peut-être possible, mais avec une voiture... Je ne comprends pas pourquoi
certains carrefours ont été adoucis et pas d’autres. L’entrée sur le Zavelput est
très bien faite, très adoucie. C’est un plateau surélevé. Je ne vois pas pourquoi
on doit soudain installer des bordures de quasiment 20 centimètres sur les autres
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carrefours.
M. Dhondt, échevin.- C’est un nouveau dispositif. On va l’évaluer. On a déjà
reçu des plaintes, effectivement. Normalement, cela devrait se stabiliser.
Toutefois, si on constate des plaintes récurrentes et des nuisances pour les
riverains, on évaluera la situation et on proposera des alternatives. On a déjà mis
un peu d’asphalte là où passe le bus. Si on constate que le comportement des
conducteurs s’adapte, ce sera tant mieux pour la sécurité routière de tout le
monde.
Mme Buggenhout.- Je demanderai donc aux riverains de vous écrire.
Question de M. COOMANS de BRACHENE concernant l'installation
récente par la Ville de Bruxelles de la statue « Casse-toi, alors, pauvre
canard ! »
M. Coomans de Brachène.- Au mois d’avril, le Collège de la Ville de
Bruxelles a inauguré une nouvelle statue intitulée « Casse-toi alors, pauvre
canard ! » à proximité de la place Sainte-Catherine. Quand je parle de nouvelle
statue, ce n’est pas tout à fait exact, puisque la Ville a acquis cette œuvre en
2011, avant mon arrivée comme échevin, dans le cadre d’un concours artistique
dont le Collège s’était engagé à acquérir l’œuvre victorieuse. En bref, la Ville
acceptait à l’époque d’acquérir des œuvres sans même savoir ce qu’elle allait
pouvoir en faire, et surtout où elle allait pouvoir les placer. C’est un peu acheter
un chat dans un sac.
Concernant cette œuvre précisément, la référence non équivoque au personnage
de Picsou posait un problème supplémentaire, et de taille, car il est clairement
protégé par un droit d’auteur. C’est précisément pour cette raison que nous
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avions préconisé à l’époque de laisser cette statue dans les entrepôts de la Ville,
malgré son coût assez prohibitif. Il semblerait que la Ville ait revu sa position en
l’installant dans l’espace public. Je crains que la proximité des élections
européennes, fédérales et régionales n’y soit pas étrangère, quitte à mettre à mal
la Ville.
Je voulais savoir si le Collège disposait d’un nouvel avis juridique relatif aux
droits d’auteur liés à l’œuvre en question et si Walt Disney Pictures avait
marqué son accord pour le détournement de son œuvre. Pouvez-vous nous
rappeler le prix d’achat de la statue pour la Ville de Bruxelles ainsi que le coût
de son installation sur l’espace public ?
Mme Maes, échevine.- Plusieurs avis juridiques ont été recueillis, notamment
de la part de la Ville et de la galerie Godin en 2015 et 2017. Ces avis suggèrent
qu’il pourrait y avoir une dimension juridique à considérer concernant
l’exposition de cette œuvre. Toutefois, elle semble mesurée. En cas de plainte de
la part de Disney, il est probable que la procédure débuterait par une mise en
demeure, offrant ainsi à la Ville la possibilité de se conformer aux demandes,
soit en retirant l’œuvre de l’espace public, soit en s’acquittant d’une éventuelle
amende.
Un des avis précise également que la responsabilité d’obtenir les droits de
reproduction incombe à l’artiste, non à la Ville, ce qui pourrait exonérer cette
dernière de toute poursuite directe. Il convient également de noter que l’œuvre
en question est exposée depuis le 27 avril 2024, sans qu’aucune plainte ait été
déposée par Disney, bien que l’inauguration ait été médiatisée. De plus, l’œuvre
de Sven ’t Jolle existe, comme vous l’avez dit, depuis 2011 et a été exposée
dans divers musées et galeries à travers le monde sans susciter d’opposition de
la part de Disney.
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Par ailleurs, il est pertinent de souligner que d’autres artistes de renom tels
qu’Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat ont également détourné des figures de
l’univers Disney sans provoquer de litiges juridiques majeurs. Dans cette
optique, nous estimons que le risque reste limité et ne justifie pas d’inquiétude
excessive.
Concernant le prix de l’œuvre, elle a été achetée en 2011, comme vous l’avez
dit, à l’issue du concours Art in the City, en collaboration avec Art Brussels, au
prix de 44.840,18 €, TVA comprise. En 2023, 6.050 € ont été payés pour réaliser
un renforcement de l’œuvre afin de la rendre plus solide pour l’espace public.
M. Coomans de Brachène.- Je suis surpris que la Ville de Bruxelles se soit
basée sur l’avis de 2017, avis que j’ai ici devant moi et qui, manifestement, ne
dit pas la même chose que ce que j’entends. On y parle d’une « sculpture qui
reproduit de manière ostensible mais dérivée, certes, le personnage de fiction
Picsou qui a été créé en 1947 par M. Carl Barks et à l’époque cédé pour ses
droits à Walt Disney Pictures ». « La protection de cette création originale ne
fait aucun doute, tant au titre de droit d’auteur européen qu’au titre du copyright
américain (…). » Le droit d’auteur se prolonge 70 ans après le décès de l’auteur
au profit de la personne qu’il a désignée à cet effet. Il se fait que l’auteur est
décédé en août 2000. Cela veut dire que le risque court jusqu’en 2070.
En outre, sur le plan théorique, la reproduction de l’œuvre originale sans
autorisation de l’auteur constitue - ce point est souligné par l’avocat qui avait
suggéré que la Ville ne la place pas - un délit de contrefaçon passible de
sanctions civiles et pénales (amende de plusieurs dizaines de milliers d’euros,
destruction de l’œuvre ou confiscation, etc.).
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Je pense que c’est là un risque qu’il était pour le moins inopportun de prendre
pour la Ville. Est-ce que vous êtes prêts à le prendre ? Je pourrais vous détailler
le reste, mais j’imagine que vous avez eu l’occasion de lire tous ces éléments. Je
trouve que la Ville a vraiment manqué de prudence, surtout si elle n’a pas
introduit de nouvelle demande ou ne s’est pas protégée juridiquement.
Question de Mme LOULAJI relative aux odeurs de solvant émanant des
salons de manucure
Mme Loulaji.- Avant-hier, je suis allée dans la galerie du Centre, où cela sentait
très mauvais. C’était insupportable. En 2023, on a fermé ces galeries et on a
limité le nombre d’ongleries. Le problème ressurgit parce qu’il y en a de plus en
plus, que ce soit dans la galerie du Centre ou dans la galerie Agora. Les pauvres
commerçants et les gens qui fréquentent ces endroits sortent toujours avec des
maux de tête. Ils doivent prendre un Dafalgan ou aller chez le médecin.
Que compte faire la commune ? Laisser le problème perdurer ou intervenir pour
ces citoyens et commerçants ?
Mme Maes, échevine.- La situation dans la galerie du Centre, en particulier
concernant les ongleries, est suivie de près par nos services depuis l’incident de
février 2023 qui a conduit à la fermeture immédiate de l’ensemble des
commerces en raison du déversement de produits solvants.
Faisant suite à cet événement, un arrêté a été pris le 23 février 2023 pour
interdire l’exploitation de tous les commerces de la galerie tant que les
investigations nécessaires et les contrôles approfondis en matière de sécurité et
de conformité ne seraient pas totalement satisfaisants.
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Je tiens à rappeler que notre but n’a jamais été de fermer systématiquement tous
les commerces de la galerie, mais bien de garantir que les établissements
respectent les conditions de sécurité imposées. Le 3 mars 2023, une levée
partielle de cet arrêté a permis à certains commerces tels que le cinéma, les
boutiques de vêtements, l’horeca, le bureau de change et le salon de tatouage de
reprendre leurs activités.
Les ongleries, en revanche, ont dû respecter des conditions spécifiques pour une
réouverture temporaire. Ces conditions incluent l’installation d’un dispositif
temporaire d’extraction d’air dans chaque commerce concerné, la mise en
conformité des installations électriques et des assurances, le respect des
quantités maximales autorisées de stockage de produits dangereux et la
souscription à un contrat individuel d’évacuation des déchets dangereux. La
réouverture définitive de ces commerces reste conditionnée à la mise en place
d’un système collectif centralisé de ventilation et de traitement de l’air vicié par
la copropriété.
Ce projet a été validé par l’administration et la demande de permis d’urbanisme
a été introduite. Cependant, cette demande reste incomplète en attente de
certains documents obligatoires, notamment les titres de propriété. Un rappel a
été envoyé en août 2024, informant les commerçants que si les délais imposés
par l’arrêté n’étaient pas respectés, les ongleries seraient à nouveau fermées.
Par ailleurs, plusieurs actions de contrôle ont été menées depuis la réouverture
temporaire :
- un contrôle général des locaux en avril 2023 en présence de différentes
administrations, la police, l’inspection locale, Bruxelles Logement et Bruxelles
Environnement ;
- des mesures de la qualité de l’air réalisées par Bruxelles Environnement en
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mai 2023 ;
- des passages quasi quotidiens des services de la police et du département de
l’urbanisme pour s’assurer du respect des conditions d’ouverture temporaire ;
- en janvier 2024, un contrôle du stockage des produits dangereux par Bruxelles
Environnement.
À la fin du mois d’août 2024, six ongleries ont été fermées par arrêté pour six
mois en raison des conditions d’exploitation de leur personnel.. Notre priorité
est de maintenir la sécurité dans cette galerie tout en restant justes et
proportionnés dans nos actions. Ce n’est pas la fermeture complète de la galerie
qui est visée, mais la fermeture de tout commerce qui ne respecte pas les
normes imposées.
Nous continuerons d’effectuer des contrôles approfondis et sans préavis en
matière de sécurité, d’environnement et d’urbanisme afin de garantir la sécurité
des citoyennes et citoyens, ainsi que des travailleuses et travailleurs, et de
prévenir tout nouveau danger. Je tiens à vous assurer que nos services restent
mobilisés pour surveiller la situation de près. Des mesures strictes ont été
communiquées aux commerçants et il n’y aura aucune tolérance en cas
d’infraction.
Mme Loulaji.- Le problème réapparaît comme en 2023. J’ai suivi ce dossier. Je
suis entrée à dessein parce que cela sentait vraiment fort à l’extérieur. Il y avait
une maman avec un bébé dans une poussette. Ce bébé était « drogué » dans la
galerie. J’ai même poussé la maman à sortir avec lui. Le problème ressurgit, que
ce soit dans la galerie du Centre ou la galerie Agora.
C’était insupportable ! Je vous prie de faire le nécessaire pour éviter qu’il n’y ait
plus d’accidents encore que l’année dernière. C’est pour cela que je me suis
saisie de cette question. J’espère que vous ferez le nécessaire.
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Question de M. WAUTERS concernant l'état d'avancement du dossier de
rénovation du passage Chambon à Laeken
M. Wauters.- On va dire que je ne lâche jamais le morceau, et c’est vrai ! Je
reviens sur ce dossier qui me tient vraiment à cœur, à moi, aux Laekenois et à
ceux qui aiment le patrimoine. Il s’agit du passage Chambon. Comme la
législature se termine, j’aimerais que vous fassiez un dernier état des lieux de ce
dossier que je suis depuis très longtemps.
J’ai été informé par votre prédécesseure du fait qu’Infrabel avait déposé une
demande de permis unique pour la première phase de restauration du passage
Chambon. C’était en juin 2023. Ce permis a été accordé par urban.brussels en
octobre 2023. Pour rappel, cette demande de permis a pour objectif d’autoriser
un petit chantier test pour démonter les caissons en céramique qui se trouvent au
plafond. Le démontage de ces éléments permettrait de préciser les possibilités
de démontage plus large et de restauration, ainsi que d’inspecter la structure
métallique. La stabilisation et la restauration du mur de soutènement devraient à
ma connaissance être traitées dans ce permis. Notons que le permis indique
également la nécessité pour Infrabel de transmettre les conclusions des analyses
réalisées suite à des actes et travaux de la Direction des travaux.
Est-ce qu’Infrabel a déjà remis à urban.brussels ses analyses menées
conformément aux conditions reprises dans le permis ? Où en est l’avancement
des travaux et études dans le cadre de ce premier permis délivré ? Quelles sont
les éventuelles premières conclusions pour les éléments de restauration du
patrimoine sélectionné ? A-t-on déjà planifié le dépôt d’une seconde demande
de permis pour la suite des travaux et pour la vraie rénovation du passage
Chambon ?
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Où en est l’analyse visant à étudier la possibilité - ce que les riverains proposent
depuis le départ - d’utiliser le passage Chambon rénové comme future piste
cyclable (et aussi lieu de contrôle social) ?
Mme Maes, échevine.- Je vous remercie pour votre question concernant le
passage Chambon. Comme vous le savez, nous sommes bien impliqués dans ce
dossier historique et nous sommes en contact régulier avec Infrabel et la Région
(Direction du patrimoine culturel et urban.brussels) concernant la demande de
permis visant à effectuer les travaux de rénovation. Pour rappel, le permis est
délivré par la Région et non par la Ville. Je vais vous apporter des précisions sur
l’état d’avancement des travaux et les démarches en cours.
Tout d’abord, concernant les analyses patrimoniales menées par Infrabel dans le
cadre du permis de test, elles sont bien en cours. Infrabel est en contact régulier
avec la cellule patrimoine de l’urbanisme de la Région pour l’informer des
avancées en cours.
Actuellement, des experts céramistes travaillent sur la reconstruction des
mosaïques du plafond. Il a été constaté que les faïences présentes sur les murs
ne sont pas d’origine. C’est pourquoi il est prévu de les remplacer par de
nouvelles briques émaillées afin de respecter le patrimoine et d’assurer une
restauration de qualité.
Ensuite, en ce qui concerne l’avancement global des travaux, les études
relatives aux mosaïques se poursuivent. Quant aux autres éléments du site, les
premières conclusions confirment la nécessité de procéder à un renouvellement
des matériaux. Une seconde demande de permis d’urbanisme relatif à la
rénovation du passage est bien prévue. Infrabel planifie les travaux globaux du
passage, avec un début de chantier fixé à 2025.
Enfin, en ce qui concerne l’aménagement d’une voie cyclopiétonne, je tiens à
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rappeler que le site étant classé, l’intention n’a jamais été de créer une piste
cyclable à cet endroit, mais vous n’êtes pas sans savoir qu’un projet de
cyclostrade porté par Beliris dans cette zone est en cours. Il y a deux projets
distincts. L’un prévoit la construction d’une cyclostrade le long de la voie
ferroviaire L28 et l’autre, le réaménagement de l’ancienne gare de Laeken, qui
inclut la réalisation d’une piste cyclopiétonne.
Des discussions ont eu lieu entre Infrabel, Beliris et les cellules patrimoine de la
Région et de la Ville concernant l’impact des projets de cyclostrade sur le
passage Chambon. Il a été convenu que certaines modifications proposées
étaient trop impactantes pour le patrimoine du site et son accessibilité. Beliris
travaille sur un plan de mobilité alternatif qui n’affectera pas le dépôt de
demande de permis dans les délais impartis.
M. Wauters.- C’est très instructif. Merci, Madame l’Échevine, pour cette série
de réponses. J’ai trouvé que c’était un petit peu lent entre 2023 et 2025. On sait
dans quel pays on est, et il faudra s’en accommoder. Il faut faire attention avec
le patrimoine. Les briques émaillées auront-elles la même structure ?
Mme Maes, échevine. De ce que j’en ai compris, elles auront le même aspect et
la même structure que les originales.
M. Wauters.- Depuis que je suis tout jeune et que je roule à vélo, je suis passé
des dizaines de fois dans le passage Chambon. En termes d’impact sur
l’infrastructure, j’ai du mal à comprendre l’argumentaire.
Mme Maes, échevine.- Les différents services se sont concertés. Je suppose que
les spécialistes sont tous d’accord.
M. Wauters.- Mais pas tellement avec les habitants.
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Question de Mme BUGGENHOUT relative au taux d'occupation de la
piscine de Neder-Over-Heembeek
Mme Buggenhout.- D’une part, les particuliers qui fréquentent la piscine se
plaignent, quel que soit le créneau horaire, du peu d’espace disponible pour
nager vu les nombreux couloirs réservés aux clubs et aux cours de natation.
D’autre part, certaines associations comme la FNPH du Brabant, qui
accompagne généralement une dizaine de personnes handicapées et fréquente
habituellement les lieux, se sont vu refuser l’accès à la piscine pour leurs
activités de natation mensuelle du dimanche après-midi, depuis le mois de
février, et cela pour une raison d’affluence qu’on leur aurait dit trop importante.
Je trouve cela dommage. On se retrouve devant deux problèmes.
À la piscine de NOH, quel est le pourcentage d’occupation réservé aux clubs et
associations, par rapport à celui réservé aux nageurs individuels ? Comment est
atteint l’équilibre entre ces occupations différentes ? Quels sont les critères qui
déterminent le choix d’exclure certaines associations, dont celles s’occupant de
personnes avec handicap, au profit d’autres ?
M. Hellings, échevin.- Les créneaux d’occupation sont validés chaque année
par le conseil d’administration des Bains de Bruxelles, où est représentée
l’opposition, avant le début de chaque année académique. Comme vous le
savez, la Ville de Bruxelles a travaillé, depuis 2019, à l’élargissement des
horaires d’ouverture des piscines, et nous avons désormais permis aux nageurs
individuels de nager pendant les heures scolaires, ce qui n’était pas possible
autrefois.
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Ce sont des clubs traditionnellement présents à Neder-Over-Heembeek qui,
depuis de très longues années, occupent la piscine dans des créneaux bien
spécifiques, surtout le mercredi après-midi et le week-end. Les occupations par
les clubs et associations ont été réparties de sorte qu’il y ait toujours au moins
deux couloirs libres pour les nageurs individuels. Il était très important de
garantir deux couloirs libres pour les nageurs individuels, c’est-à-dire les
Bruxellois comme vous et moi qui ne sont pas inscrits dans un club, ainsi qu’un
accès à la piscine tous les jours. Autrefois, c’était réservé exclusivement aux
clubs ou aux écoles, ce qui n’allait pas.
De plus, pour les clients individuels, le site des Bains de Bruxelles permet de
visualiser en temps réel le tableau de fréquentation. En temps réel, vous pouvez
savoir, avant d’aller à la piscine, s’il y a une forte fréquentation ou non, et
planifier ainsi votre visite à la piscine de Neder-Over-Heembeek. Cela vaut
d’ailleurs pour les deux autres piscines. Quand je suis arrivé à l’échevinat des
sports, on ne pouvait même pas payer avec une carte de banque, parce que mon
prédécesseur ne l’avait pas prévu. Je pense que c’est une nette évolution. En
tout cas, en ligne, vous pouvez visualiser si la piscine est occupée ou non.
S’agissant des clubs et des nageurs porteurs de handicap, sachez que nous
veillons particulièrement à soutenir ce public. Nous travaillons déjà, rien qu’à
Neder, avec dix clubs, soit dix heures de créneau par semaine pour les
personnes à mobilité réduite. Je conseille à l’association dont vous avez cité le
nom de prendre contact avec moi. Je la mettrai en contact avec les dix autres
clubs qui ont déjà des créneaux. On pourrait tout à fait imaginer une
collaboration avec les clubs handisportifs pour permettre à ces dix personnes
d’accéder à la piscine en étant encadrés par un club.
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Après les Jeux paralympiques et nos quatorze médailles - on vient de féliciter
nos para-athlètes à la Bourse -, il s’agit de montrer à quel point le handisport est
important pour la Ville de Bruxelles, dont la natation qui est une discipline
reconnue pour ses multiples bienfaits sur le plan physique et mental. Je ne vais
pas vous en citer les avantages, notamment en termes de prévention des
maladies cardiovasculaires.
Tout cela pour vous dire que nous veillons particulièrement à rendre nos
piscines accessibles au plus grand nombre. C’est le cas à Neder. Nous y avons
travaillé pendant six ans. Pas moins de 160.000 clients individuels ont fréquenté
la piscine en 2023, 200.000 élèves et 121.000 nageurs encadrés par des clubs,
soit 500.000 nageurs présents chaque année dans nos trois piscines. Vous voyez
ainsi la répartition entre clubs, nageurs individuels et nageurs des écoles. Nous
avons veillé à donner plus de place aux nageurs individuels, car ce sont des gens
qui vivent dans nos quartiers et qui ont besoin d’avoir accès à la piscine. C’est
un partage équilibré, me semble-t-il, des créneaux horaires.
Mme Buggenhout.- Vous me dites qu’il y a dix créneaux horaires pour les
personnes porteuses de handicap. Cette association a été privée de ses cours de
natation alors qu’elle avait un créneau. Pourquoi ?
M. Hellings, échevin.- Quand vous réservez un créneau horaire, vous réservez
un couloir pendant une période déterminée, généralement une heure. S’il ne
s’agit que de dix nageurs, cela pose problème, parce qu’un club mobilise vingt
nageurs par couloir. Un équilibre est assuré par les équipes. Je ne m’occupe pas
de cela personnellement, mais je fixe les balises. L’idée est de donner des
créneaux aux clubs qui mobilisent le maximum de personnes. Il faut rationaliser
l’octroi des créneaux horaires. C’est la raison pour laquelle on peut travailler à
des fusions de créneaux entre clubs. Je suis prêt à rencontrer avec vous, si vous
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le désirez, l’association en question pour trouver une solution.
Mme Buggenhout.- Il semblerait que le temps n’est plus limité pour les
nageurs individuels, ce qui est une bonne chose.
M. Hellings, échevin.- Nous avons instauré une durée maximale parce qu’en
période estivale, quand il fait chaud, les piscines sont littéralement prises
d’assaut. Des familles venaient y passer toute la journée, ce qui en empêchait
d’autres d’avoir accès aux bassins. Nous avons instauré ce système de créneau
horaire maximum uniquement pour les périodes de canicule et on l’a étendu aux
deux mois d’été. Nous avons fonctionné comme cela pendant la période Covid,
mais pour d’autres raisons que la surcharge de visiteurs. Ici, l’idée est de donner
un accès à l’eau à un maximum de citoyens.
Question de M. COOMANS de BRACHENE concernant le
réaménagement de la rue des Brigittines et les conséquences dans le
quartier
M. Coomans de Brachène.- Je vous parlais tout à l’heure des nouveaux
aménagements qui doivent être inaugurés le week-end prochain dans le bas de
la rue des Brigittines, à la hauteur de la rue du Miroir. Le quartier va enfin voir
émerger un nouvel espace public, une nouvelle plaine de jeu, un nouveau terrain
de mini-foot, une dalle du foyer partiellement reliftée, ainsi qu’un nouveau
bâtiment comprenant notamment un atelier pour le travail du bois et du métal.
Par ailleurs, des associations devraient également être accolées à ce projet, dont
l’école des devoirs de l’association Les Mérolutionnaires. Vous l’aurez compris,
mini-foot, plaine de jeu et école de devoirs sont autant de raisons de voir des
enfants passer à proximité. Pourtant, à cinq jours de l’inauguration, toujours pas
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de passage piéton pour sécuriser les traversées pourtant fréquentes de ces
enfants.
Je voudrais savoir quand le Collège compte installer un passage pour piétons à
l’intersection des rues des Tanneurs et des Brigittines, comme M. Dhondt s’y
était engagé auprès des riverains. En tout cas, c’est ce qu’ils me disent.
Qu’en est-il de la promesse d’une compensation pour la soixantaine de places
de stationnement supprimées le long de la rue des Brigittines ? Là aussi, il y
avait, paraît-il, un engagement de la part du Collège. Par ailleurs, le Collège a-t-
il étudié d’autres options pour accorder un tarif réduit dans les parkings
environnants, sachant que le tarif actuel est de 99 € par mois contre,
précédemment pour les riverains, 10 € par an pour le stationnement en espace
public ?
Enfin, pourquoi ne pas avoir simplement créé une véritable piste cyclable sur la
rue des Brigittines pour mieux sécuriser les deux roues sur cet axe ? Il y avait
pourtant la possibilité de le faire assez aisément.
Mme Maes.- Comme vous le comprendrez bien, on est au « carrefour » de
différentes compétences. Je n’ai pas connaissance d’une demande d’installation
de traversées piétonnes à l’intersection de la rue des Tanneurs et de la rue des
Brigittines. Dans le permis délivré, il n’y a pas de traversée piétonne prévue
dans le périmètre d’aménagement. Dans son avis, la commission de
concertation avait effectivement émis la condition de supprimer le marquage
des traversées piétonnes en chaussée carrossable, en toute cohérence avec la
zone de rencontre envisagée et intégrée dans le projet.
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La Ville peut par contre installer, si nécessaire, un radar préventif pour constater
les excès de vitesse, et ainsi contrôler et objectiver la situation. Étant donné que
ce projet date de la législature précédente, je n’avais pas connaissance non plus
d’une promesse de compensation pour les places de stationnement. Quoi qu’il
en soit, à la suite du réaménagement, 46 places de stationnement en voirie ont
été supprimées, et pas 60.
En 2014, le dossier de base du contrat de quartier Jonction, approuvé par le
Collège, prévoyait une diminution du nombre de places de parking compensée
par l’ouverture de nouveaux parkings alentour. Sous la précédente législature,
Else Ampe avait envisagé des projets de parkings publics, en partenariat public-
privé, sous la place Rouppe et la place du Jeu de Balle, mais ces projets n’ont
pas abouti. Je suppose qu’il y aurait eu des tarifs préférentiels. La capacité du
parking du Logement bruxellois sous la dalle est de 75 places, mais il était alors
mal entretenu et sous-exploité. En 2015, le département des espaces publics et
verts a procédé à une étude de faisabilité technique d’extension du parking situé
sous la dalle des Brigittines, mais apparemment, des contraintes techniques
n’auraient pas permis la réalisation d’une extension.
Entre-temps, le parking du Logement bruxellois a été rénové et est exploité par
BePark. Il est accessible à tous les riverains moyennant un abonnement mensuel
de 99 €. Le Logement bruxellois confirme qu’un tarif préférentiel est appliqué
uniquement aux locataires sociaux. Par ailleurs, lors de l’enquête publique qui
s’est déroulée du 23 janvier 2019 au 21 février 2019, aucune réclamation
concernant la perte de places de stationnement n’a été formulée.
M. Dhondt, échevin.- Je n'ai pas beaucoup à ajouter, sauf peut-être sur le volet
stationnement. Outre le parking que Mme Maes a cité, ce Collège, grâce à une
collaboration avec BePark, a pu ouvrir quatre parkings dans les environs pour
un total de 103 emplacements. Au total, on arrive à 178 places créées pour
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compenser 45 places supprimées. Quand vous avez décidé de ce projet, vous
avez promis une compensation qui n'a jamais eu lieu. Vos parkings n'ont jamais
été réalisés. Ma collègue l'a dit, aucun de vos projets de parking n'a vu le jour
alors que nous avons ouvert 2.608 places de stationnement pour les riverains. Et
ici, spécifiquement, il s’agit de 178 places.
Le Collège cherche des solutions. Effectivement, un radar préventif sera installé
pour objectiver la situation et inviter les automobilistes à respecter les
limitations de vitesse.
M. Coomans de Brachène.- Je suis assez amusé d'entendre : « Vous avez
promis des choses. » Moi, je ne m'occupais pas des parkings. Il ne faut pas
confondre.
(Remarque de M. Dhondt)
Vous n'ajoutez pas d'emplacements. Vous avez ouvert des emplacements inscrits
dans un projet qui existait déjà. Simplement, vous avez rénové les parkings qui
se trouvaient en dessous. Ce ne sont pas de nouveaux emplacements, ce sont des
emplacements qui existaient et qui ont été rénovés.
M. Dhondt, échevin.- Avec BePark, on a ouvert 103 places dans les environs.
M. Coomans de Brachène.- Je me réjouis qu'il puisse y avoir un radar
préventif, mais je pense qu'il sera insuffisant vu les passages très fréquents
d'enfants depuis et vers la plaine de jeu, le terrain de mini-foot et l'école des
devoirs. Je pense qu'il aurait été prudent de prévoir de tels passages piétons. Je
vous encourage à vous rendre sur place. J'y suis resté plus d'une demi-heure et
j'y ai vu des voitures qui fonçaient bien au-delà de 30 km/h. Cela relève de votre
responsabilité. À certains endroits, il n’y a même pas de poteaux. On ne voit pas
la différence entre la rue et l’espace public. Donc, je pense que cela aurait été
plus prudent.
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Question de M. WAUTERS concernant les résultats de l'évaluation de
Good Move Pentagone
M. Wauters.- Au niveau régional, concernant le plan de mobilité Good Move, il
est prévu que les rapports d'évaluation soient rendus publics au fur et à mesure
de leur validation par les Collèges et qu'ils soient accessibles sur le site des
communes.
Le 4 septembre 2023, un point nous a été communiqué pour information,
concernant un marché public de quasiment 170.000 € visant l'évaluation du plan
régional de mobilité Good Move Pentagone. En mai de cette année, des articles
ont été publiés dans les médias, avec beaucoup de chiffres. Par contre,
l'évaluation n'a pas été transmise ici, ni au grand public, ni même dans le
Brusseleir.
Dès lors, nous nous interrogeons sur le fait que le Collège n'a pas encore
communiqué au Conseil communal les résultats de cette évaluation qui a coûté
170.000 €. D'autant plus que l’échevin de la mobilité exploite sur les réseaux
sociaux des chiffres que nous ne pouvons évidemment pas vérifier, puisqu’ils ne
sont pas publics. En pleine campagne électorale, cela me dérange. Cela
participe, me semble-t-il, à la binarisation stérile du débat. Or vous savez très
bien que nous avons voté en faveur du plan Good Move.
Cette étude existe-t-elle et les 170.000 € ont-ils été utilisés ? Est-ce que cette
étude a été validée par le Collège ? Si oui, pourquoi n’a-t-elle pas été
communiquée publiquement au Conseil communal et à tous les citoyens de la
Ville de Bruxelles ? Si non, quelles sont les raisons pour lesquelles le Collège
ne la valide pas ? Si cette étude n'est pas validée par le Collège, est-ce que vous
trouvez correct de l'utiliser dans votre communication politique ?
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M. Dhondt, échevin.- Je vous remercie pour votre question qui a trait à
l'évaluation de Good Move Pentagone. Les résultats validés par les services et
d'autres instances ont été communiqués au fur et à mesure de leur réception, et
cela, avec la volonté d'être le plus transparent possible par rapport aux impacts
du nouveau schéma de circulation mis en œuvre le 15 août 2022.
J'ai fait une première communication le 16 février 2023 sur le comptage des
cyclistes et voitures réalisés durant les six premiers mois de l'implémentation de
la maille. Déjà à ce moment-là, les chiffres ont montré une tendance positive :
augmentation du nombre de cyclistes et diminution du trafic de transit
automobile. La STIB, qui a réalisé ses propres analyses, a également
communiqué sur les résultats positifs le 29 mars 2023. Ces améliorations
concernent plusieurs lignes de bus et de tram qui traversent le Pentagone et qui
gagnent jusqu'à cinq minutes de temps de trajet en heure de pointe, ce qui est
considérable.
Le ministre régional en affaires courantes de la Transition climatique, Alain
Maron, a lui-même communiqué sur l'amélioration de la qualité de l'air en
Région bruxelloise, le 7 décembre 2023. La zone de basses émissions a fait
chuter les émissions d'oxyde d’azote de 31 % et permis d'éviter 110 décès
prématurés par an. Dans le cadre de cette étude, l'impact du nouveau schéma de
circulation a été analysé.
Ensuite, j'ai fait une deuxième communication publique sur les résultats des
nouvelles analyses, les nouveaux comptages, les temps de trajet sur la Petite
ceinture, l'impact sur le bruit lié au trafic automobile, l'impact spécifique sur la
qualité de l'air, etc. Comme toutes les communications du Collège, cette
communication publique est disponible sur le site de la Ville. Un document
rassemblant toutes ces informations et analyses est en cours de rédaction. Il doit
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encore être finalisé et traduit afin d’être soumis au Collège avant sa
communication au Conseil communal et au grand public. J’estime à un ou deux
mois le temps nécessaire pour le finaliser.
M. Wauters.- Avec un tel morcellement, comme conseiller communal ou
citoyen, personne n’y retrouve ses jeunes. J'entends que le rapport est en cours
de réalisation. Le fait que tout cela est accessible par petits bouts ne donne pas
de vision globale. Quand on dégage un budget de 170.000 € pour une étude, il
faut que celle-ci soit publiée à un moment donné. Quand sera-t-elle disponible ?
M. Dhondt, échevin.- Comptons un ou deux mois.
Question de M. COOMANS de BRACHENE concernant le manque
d'entretien par le service des espaces verts dans le quartier Roosevelt
M. Coomans de Brachène.- Ces derniers mois, comme beaucoup d'entre vous,
j'ai eu l'occasion de rencontrer nos concitoyens dans le cadre des campagnes
électorales européenne, fédérale et régionale. Parmi les réflexions remontant le
plus souvent dans le quartier Roosevelt, il y avait un sentiment d'abandon
général de la part de la Ville de Bruxelles. Là-bas, le concept de ville à 10
minutes est un doux rêve : pas d'écoles, pas de crèches, pas de services
communaux, voire de présence publique tout court. Même pas un mot à
l'occasion des 100 ans de l'avenue Roosevelt. C'était il y a deux ans.
Dans ce quartier pourtant vert, les équipes des espaces verts sont très peu
présentes. C’est l'une des premières remarques des habitants. L'un de mes
voisins m'expliquait récemment que c'était lui qui se chargeait de tondre la
pelouse sur le square situé à côté et qui appartient pourtant à la Ville de
Bruxelles.
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De combien d'équivalents temps plein dispose le service des espaces verts pour
l'entretien journalier dans le quartier Roosevelt, dans et en dehors du bois de la
Cambre ?
Y a-t-il une justification au manque d'entretien des arbres et parterres dans le
quartier Roosevelt ? Cela me revient systématiquement. C'est vraiment
consternant à certains endroits.
Comment justifiez-vous le fait que des habitants doivent eux-mêmes entretenir
les espaces verts de la Ville de Bruxelles ?
Mme Jellab, échevine.- L'équipe de jardiniers de ce quartier est basée dans le
bois de la Cambre. Elle entretient tout le bois ainsi que toute la végétation des
voiries arborées communales du quartier. Donc, l'avenue Franklin Roosevelt
n'est pas entretenue par notre équipe, mais par la Région. Il est vrai que depuis
la période Covid, le service constate une augmentation de la fréquentation des
parcs et, par conséquent, une aggravation très sérieuse de la malpropreté dans
les espaces verts. Cela augmente évidemment le nombre d’heures de travail
consacrées au ramassage des déchets et à la vidange des corbeilles en semaine et
pendant le week-end.
En ce qui concerne les arbres, un entretien des fosses dans les rues du quartier
est prévu comme chaque année à cette période-ci et il est prévu de remplacer un
arbre pendant la saison de plantation.
Enfin, il faut savoir que sur l'ensemble du territoire, nous mettons en place une
gestion différenciée. Nous comprenons que ce type de gestion change la
perception du service des espaces verts : apparition spontanée de plantes, mise
en pots libres des arbres, élagage seulement en cas de nécessité, fauchage tardif
des pelouses, etc. Cette transition s'accompagne d'une sensibilisation qui est une
part très importante de notre travail, que nous menons également lors de la
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Semaine de la biodiversité, par exemple. La gestion différenciée génère de
nombreux bénéfices pour la biodiversité, visibles ou invisibles. Elle a un impact
bénéfique sur la santé des Bruxellois et des Bruxelloises.
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie, mais malheureusement, avec le
brouhaha, je n'entends pas la moitié de ce que vous dites... C'est bien dommage,
parce que je trouve que ce débat mériterait plus que tant de brouhaha et
d'indiscipline de la part des dernières personnes présentes, qui ont l'air de s’en
moquer.
Certes, vous appliquez de nouvelles méthodes d’entretien, mais il faudrait peut-
être les expliquer. Il est vrai que sur l'avenue Roosevelt, il y a une nouvelle
gestion des parterres. Elle a parfois été mal comprise, mais elle a quand même
été expliquée par les autorités régionales. Par contre, pour les artères adjacentes,
on se demande s’il y a eu un entretien au cours des derniers mois, voire des
dernières années. Je vous encourage à venir voir sur place.
Un de mes voisins m’a dit : « C’est moi qui prends ma tondeuse. De temps en
temps, les services arrivent, passent, s’installent à côté, fument, puis repartent. »
Et cela, sans même lui adresser la parole. C’est ce qu’il me dit et je veux bien le
croire. C’est un monsieur très gentil d’une septantaine d’années. Il n’est même
pas opposé au principe. Il veut bien faire le petit entretien, mais dès que c’est un
peu plus important, les services peuvent s’en charger.
Je vais vous communiquer mes contacts, si vous le souhaitez. Je pense qu’à un
moment donné, il faudrait aller de l’avant pour montrer que la Ville reste
présente, pour ne pas susciter ce réel sentiment d’abandon. C’est d’une grande
tristesse. Dans ce quartier-là aussi, on mérite d’avoir des services publics de
qualité, parce que les habitants y paient aussi des impôts et l’impression
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d’abandon est assez marquante.
Mme Jellab, échevine.- J’entends bien, mais je suis étonnée que cette personne
ne prenne pas contact avec le service. S’il y a vraiment un souci de ce côté-là, le
service pourra toujours réagir. Je voudrais aussi dire que nous vivons une
période très particulière. Vous savez que l’année 2024 a été l’année la plus
chaude que l’on ait connue, probablement, mais depuis le mois d’octobre de
l’année dernière, nous avons eu énormément de pluie, aussi. Nous avons
l’impression qu’il n’a pas cessé de pleuvoir. Nous entrons dans un climat
tropical. La végétation est beaucoup plus luxuriante et évolue beaucoup plus
vite, avec ces alternances de pluie et de soleil.
Le service des espaces verts a énormément de travail. C’est une réalité. En
voirie, nous avons un nombre d’arbres à élaguer, cette année, qui dépasse
l’entendement. Nous avons mis en place cette gestion différenciée avec un
fauchage qui n’est plus comme dans le passé. C’est la période où nous
fauchons, actuellement. Il est vrai que la végétation a pris un peu plus
d’ampleur, mais je suis étonnée que votre contact ne nous ait pas interpellés à ce
sujet. Nous ne voulons pas que les citoyens fassent le travail à la place de nos
services, qui sont présents tout près, dans le bois de la Cambre. N’hésitez pas à
me communiquer les coordonnées de la personne que vous citez. Nous
prendrons contact avec elle.
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie. Je ne manquerai pas de le faire.
Je pense qu’il sera heureux de savoir qu’il existe encore des services de la Ville
et qu’ils peuvent aussi intervenir. Il m’a dit qu’il voulait bien continuer. Cela
fait quatre ou cinq ans qu’il s’en occupe. On doit montrer que l’autorité
publique reste présente partout et qu’il n’y a aucun quartier abandonné, fût-ce
un beau quartier comme celui-là avec beaucoup d’arbres. Ce serait dommage.
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Mme Jellab, échevine.- Nous offrons le même service à tous les habitants. Il
n’y a pas de différence.
Question de M. COOMANS de BRACHENE concernant l'état déplorable
et les projets pour les rampes du Palais de justice
M. Coomans de Brachène.- En mars 2021, le Collège de la Ville de Bruxelles
nous annonçait fièrement que dorénavant, les rampes du Palais de justice ne
seraient plus accessibles aux véhicules. Mais on allait voir ce qu’on allait voir !
On nous annonçait une verdurisation, des aménagements pour une belle
promenade cyclopiétonne et des zones aménagées pour les enfants, les jeunes,
les vélos. Bref, nous allions être émerveillés par la créativité et l’imagination du
Collège.
Après trois ans et demi, la seule verdurisation à laquelle on a assisté, c’est une
œuvre d’art peinte en vert qui a presque entièrement disparu depuis. Pour le
reste, les seuls aménagements sur place sont des déchets abandonnés, ça et là,
des tags et une zone de non-droit dangereuse, puisque presque plus personne
n’y passe. La vision de rêve vantée par le Collège s’est métamorphosée en un
« brol » abandonné de tous. Pourtant, et j’insiste là-dessus, vous aviez trois ans
et demi pour nous prouver que vous pouviez améliorer la zone. Soyons francs, il
était aisé de faire mieux.
Pourriez-vous me préciser quel a été le coût de la mise en valeur des rampes
depuis que celles-ci sont « gérées » par la Ville ?
Comment expliquez-vous l’absence d’entretien des rampes, mais aussi
l’absence de projets depuis trois ans et demi ?
Pourriez-vous me dire ce que le Collège envisage de faire sur ces rampes ?
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Mme Maes, échevine.- Les rampes du Palais de justice appartiennent à la Régie
des bâtiments. Cependant, il s’agit d’un passage public sur sol privé pour lequel
une convention a été conclue entre la Ville et la Régie. Cette convention dispose
ce qui suit : « La Ville prend en charge, à ses frais, l’entretien de la zone de
passage public sur sol privé en termes de propreté publique. » La Régie des
bâtiments est, quant à elle, responsable de l’entretien et « prend à ses frais
l’entretien de toutes les zones de passage public sur sol privé ».
En ce qui concerne votre remarque sur le manque d’entretien, notre cellule
contrôle et sécurité a mené une inspection le vendredi 6 septembre et n’a relevé
aucun danger lié à la sécurité ou la stabilité des rampes. Il est vrai qu’elles
nécessitent une rénovation, laquelle est bien à l’ordre du jour. Vous l’aurez sans
doute remarqué, les façades du Palais de justice sont en cours de rénovation.
Les rampes servent en partie de lieu de stockage pour le chantier, bien que la
Ville ait toujours insisté sur le maintien d’un passage public.
Pour répondre à votre première question, à part les subsides consacrés à
l’activation des rampes durant l’été 2021 et l’entretien quotidien en termes de
propreté, la Ville n’a pas encore dépensé d’argent pour la mise en valeur des
rampes. Sans vouloir parler au nom de la Régie des bâtiments, son intention est
de commencer la rénovation des rampes une fois les travaux de restauration des
façades terminés.
La Ville a demandé à plusieurs reprises que la façade située le long des rampes
soit prioritaire dans le phasage afin que la rénovation des rampes puisse être
effectuée rapidement. Cependant, cette demande n’a pas été entendue et la
rénovation de la façade du côté des rampes se fera en dernier lieu.
En outre, la Ville a manifesté son souhait de collaborer au projet de rénovation
des rampes, mais aucune initiative à ce sujet n’a encore été lancée.
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Je reste fière du statut piétonnier de ces rampes. Ce magnifique patrimoine, quel
que soit son état actuel, mérite bien plus qu’une simple utilisation comme
parking public. Ces rampes constituent une connexion douce et essentielle entre
la ville haute et la ville basse, et accueillent déjà plusieurs activités.
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie pour ces éléments, mais je pense
qu’ils sont partiels et peut-être même partiaux. Mme Ans Persoons vous a
précédée dans vos fonctions et c’est elle qui, en 2021, a demandé qu’on
supprime les véhicules. Je lis sur son site : « Un programme haut en couleur
pour faire vivre les rampes du Palais de justice cet été. » On y parle notamment
des trois conventions entre la Ville et la Régie des bâtiments. C’était très
ambitieux de la part de la Ville : verdurisation, mobilier urbain, plage, mur
d’escalade, atelier vélo, wifi, bibliothèque et j’en passe. Tout cela était prévu et
budgétisé.
Aujourd’hui, passer par là donne envie de pleurer. Si c’était pour atteindre un tel
résultat, je pense qu’il aurait mieux valu laisser le lieu tel quel. Ce n’était pas
l’idéal, on est d’accord, ni esthétique. En tout cas, on a réussi à faire pire que ce
qu’il y avait à l’époque et je trouve cela assez consternant pour les commerçants
et les habitants.
Les commerçants se sont beaucoup plaints de la suppression de 180 places de
parking. On aurait pu les compenser à proximité s’il y avait eu quelque chose de
beau et d’attrayant. Malheureusement, on n’a rien constaté du tout. Je vous
encourage à aller voir. Une litanie de projets étaient prévus, mais aucun n’a
réellement été réalisé à part cette fresque verte. Il n’y a pas une seule plante. Je
pense qu’on aurait pu mieux faire. J’espère en tout cas que le prochain Collège
aura à cœur de travailler là-dessus activement.
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Questions d’actualité jointes de MM. WEYTSMAN et MAIMOUNI
concernant la fusillade à la Cité Modèle
M. Weytsman.- Ce week-end, il y a eu une nouvelle fusillade sur notre
territoire et à l’heure actuelle, les jours du jeune homme ciblé sont toujours en
danger. Le thème de la sécurité et de l’insécurité est prégnant. Face à ce
phénomène que soulignent toutes les Bruxelloises et tous les Bruxellois, il y a
trois attitudes. Il y a ceux qui, depuis longtemps, nous disent qu’il n’y a pas de
problème de sécurité. Je ne vais pas me référer aux nombreux articles de presse
qui ont relayé les constats de M. Vervoort, à l’époque. Il y a ceux, un peu
comme le bourgmestre, qui nous disent que tout est sous contrôle, mais qui,
néanmoins, font de cette thématique une priorité. Je le comprends, vu nos rues
de plus en plus dangereuses. Enfin, il y a ceux qui examinent un peu les chiffres
et essaient de voir comment, en fonction des budgets des équipes de terrain
(notamment), on peut améliorer la situation.
En termes de chiffres, je me permets quand même de vous dire, Monsieur le
Bourgmestre, que sur les cinq dernières années, on a plusieurs paramètres en
forte augmentation, et sur l’année dernière aussi : dégradations, vols à la tire,
vols avec violence, vols dans les habitations, vols dans les véhicules, vols de
vélos, etc. Je n’ai pas pris en compte les années 2021 et 2020, qui sont des
années Covid. Si on regarde les chiffres de ces dernières années, les faits liés à
la criminalité sont aussi en augmentation. Tous les chiffres sont en
augmentation. On parle même de +50 % sur les quatre dernières années.
Monsieur le Bourgmestre, je voudrais faire le point sur cette situation tragique,
sur les réactions que vous avez peut-être recueillies et, peut-être, sur quelques
éléments d’enquête.
Comment allez-vous faire en sorte que ce type de criminalité ne se reproduise
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plus sur le territoire de la Ville de Bruxelles, en particulier dans un certain
quartier de Laeken qui est déjà exposé à de nombreuses violences ?
Mme la présidente.- M. Maimouni n’étant pas présent, je cède la parole au
bourgmestre.
M. le bourgmestre.- Concernant l’incident de tir de ce week-end, on est dans le
cadre d’une enquête judiciaire. Je peux toutefois vous donner quelques
informations sur les faits précis et le contexte général.
La police a immédiatement mis en place un périmètre d’exclusion judiciaire. Le
parquet de Bruxelles a désigné un expert balistique et le laboratoire médicolégal
s’est rendu sur place. Une personne a été arrêtée. Après audition par les services
de police, elle a été relaxée par le juge d’instruction. À ce stade, elle est
considérée comme étrangère aux faits. Entre-temps, l’enquête a été reprise par
la police judiciaire fédérale et est toujours en cours.
Les raisons ou le mobile des faits ne sont pas encore clairs, mais on penche pour
un règlement de compte. La victime, qui n’est pas domiciliée à la Cité modèle,
est un homme de 23 ans. Son état est stabilisé, mais reste critique. Les
circonstances exactes des faits ainsi que les mobiles demeurent flous. Ils font
partie de l’instruction en cours.
Le dimanche même, vers 13h, je me suis rendu sur place à la rencontre des
habitants. La police est très mobilisée. Elle est en train de patrouiller dans toute
cette zone. Je rappelle que les faits se sont déroulés à environ 2h du matin, et
non en pleine journée, en bordure de la Cité modèle, près de la plaine de jeu. La
recherche locale décentralisée de Laeken et la section crimes et recherches sont
à pied d’œuvre pour étudier cette affaire. Je ne peux pas en dire plus sur
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l’enquête judiciaire.
On était particulièrement contents que la Cité modèle soit sortie des hotspots. Il
y avait des phénomènes de bandes qui traînaient, mais on n’avait pas les
phénomènes hotspots qu’on a pu rencontrer à Querelle - je rappelle qu’on y a
mené une grosse action, l’année passée, qui a permis de démanteler une vaste
bande - ou dans d’autres endroits confrontés à des phénomènes de toxicomanie
assez marqués.
Concernant le quartier Querelle, les investissements, les policiers, les services et
la rénovation urbaine (logements) ont permis de le pacifier complètement. Il
était vraiment sorti des hotspots identifiés il y a quelques mois lors des réunions.
Il n’empêche que cet incident de tir est un incident de trop. Notre police est
largement mobilisée. Elle s’est immédiatement rendue sur place. Je ne doute pas
qu’elle aura très rapidement résolu cette affaire.
Il ne s’agit pas de dire qu’il n’y a pas de problème, mais je tiens à ce qu’on ne
stigmatise pas la Cité modèle qui, depuis quelque temps, suivait plutôt un
parcours de pacification. Nous verrons si des bandes de la Cité modèle sont
impliquées, mais les premières conclusions n’iraient pas dans ce sens. J’emploie
le conditionnel, évidemment.
M. Weytsman.- Il reste quand même six hotspots sur les quinze. On voit que
cela craque de partout. On va avoir un débat serein dans le cadre des prochaines
élections. Vous dites que vous déplacez des équipes et vous reconnaissez que
vous manquez parfois de personnel. Quelles sont les mesures concrètes prises
pour renforcer la sécurité à Laeken ? En quoi cela pourrait-il déforcer d’autres
actions dans d’autres quartiers ? Je pense par exemple au quartier Yser, qui est
régulièrement confronté à de tels phénomènes de violence, à Anneessens ou aux
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Marolles.
On a l’impression qu’on court un peu partout, qu’on déplace les équipes et qu’il
y a un manque structurel. Est-ce lié aux 450 policiers qui manquent dans notre
zone de police ? Est-ce un problème de coordination ?
M. le bourgmestre.- On aura l’occasion d’en débattre à nouveau. En juin, le
président du MR disait qu’il y avait assez de policiers en Belgique. Vous pensez
qu’il faut en engager plus, et c’est bien.
M. Weytsman.- Non, je pense qu’il faut en engager pour pourvoir le cadre, on
ne cesse de vous le dire. Je vous le dis depuis cinq ans.
M. le bourgmestre.- Votre président a dit qu’il y avait assez de policiers et que
nous étions au-delà des moyennes européennes.
M. Weytsman.- Non, il a dit que le cadre était suffisant. Or vous ne remplissez
pas le cadre, contrairement à d’autres zones de police. Cela m’intéresse de
savoir pourquoi et en quoi effectivement cela déforce votre action sur le terrain.
M. le bourgmestre.- Sur une législature, nous avons engagé 140 policiers.
M. Weytsman.- Vous vous étiez engagé à en recruter 200 sur les deux dernières
années. Donc, il en manque encore 450.
M. le bourgmestre.- Votre président de parti a bien dit qu’il y avait assez de
policiers. Nous pensons qu’il faut en engager plus. Nous en avons engagé 140
sous cette législature, ce qui représente un budget important, et nous n’avons
jamais autant équipé nos policiers. Pour le reste, il est vrai que la criminalité se
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déplace. C’est l’effet waterbed. Nous sommes même intervenus dans la zone
Midi (Saint-Gilles) pour démanteler une série de trafics.
Je veux redire combien ma confiance est totale dans la police et dans son état-
major qui travaille extrêmement bien et a reçu des moyens significatifs. Je
pense que peu de zones de police sont aussi bien équipées que la nôtre et peu
enregistrent une telle progression de leur cadre. Pour le reste, il faut continuer
de travailler.
Le vrai manque, Monsieur Weytsman, c’est à la police judiciaire fédérale qu’il
se situe. Je n’ai de cesse de répéter que c’est au fédéral qu’il faut recruter. Le
vrai manque, il est là, dans les grandes enquêtes sur la criminalité. Faire le
travail que nous faisons sans une police fédérale judiciaire renforcée, ce serait
une vraie erreur stratégique. On doit continuer d’occuper le terrain, mais il doit
y avoir un cadre supralocal qui collabore sur ces dossiers. Sinon, ce serait
comme vider l’océan avec une cuillère.
M. Weytsman.- Je vous rejoins sur la nécessité de renforcer la police fédérale,
comme je vous demande d’ailleurs de renforcer vos propres services d’enquête
au sein de la Ville de Bruxelles aussi, notamment dans le cadre de la lutte contre
les trafics de drogue. Les policiers eux-mêmes nous disent qu’ils ont besoin de
plus de collègues et que pour respecter leur travail, on doit, ensemble,
augmenter la dotation de la zone de police.
Je vous fais quand même remarquer que cette dotation, entre 2018 et 2022, a
augmenté d’à peine 4 %. Ce n’est pas beaucoup. C’est en dessous de l’inflation.
Avec les comptes 2022, vous aviez promis des engagements pour 2024. Nous
verrons ce qu’il en sera réellement.
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Combien d’unités manque-t-il au cadre ? Nous avons le chiffre de 450, selon le
dernier rapport de la police. Ce manque vous force à mobiliser vos équipes
tantôt dans le nord, tantôt dans le sud, et finalement, à ne pas vraiment faire face
à la situation. C’est la raison pour laquelle je vous demande quel dispositif a été
déployé sur Laeken et dans quelle mesure il déforce d’autres actions pourtant
bien nécessaires dans le Pentagone, notamment à Yser ou le long de la Petite
ceinture.
Question d’actualité de M. MAIMOUNI concernant le comportement de la
police à l’égard d’un député du Parlement flamand hier vers 19h30
M. Maimouni.- J’attire votre attention sur des faits qui se sont déroulés hier
place Sainte-Catherine. Une vidéo montre clairement ce qu’il s’est passé. Je ne
comprends pas la réaction de la police à l’égard de ce député qui n’a été à aucun
moment agressif et qui s’est fait interpeller sans aucune base légale. J’aimerais
avoir des explications de votre part à ce sujet.
M. le bourgmestre.- Hier, il y a eu un débat et des personnes sont parties
manifester contre les restaurants et les terrasses du quartier Sainte-Catherine.
Votre collègue de parti était parmi les manifestants qui s’opposaient aux
restaurants et aux terrasses de la place Sainte-Catherine. La police est
intervenue lors de cette manifestation spontanée pour contrôler les personnes.
On le voit sur la vidéo, il n’y a absolument aucune violence envers ce
parlementaire. On lui a demandé ses papiers et il a refusé de les présenter.
Même en tant que parlementaire, il doit pouvoir s’identifier. Il a juste été écarté
du groupe, il a donné son identité, il a été immédiatement relaxé et il a rejoint
les manifestants pour continuer son action contre les restaurants de la place
Sainte-Catherine.
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M. Maimouni.- Il y a la version de la police et il y a la réalité. Lors de cet
événement, M. Bauwens, Mme Stoops et M. Dhondt étaient aussi présents.
Cette personne a participé au débat, mais à aucun moment elle n’a participé à
ladite manifestation. Elle a été interpellée. Un policier lui a demandé si elle était
l’organisateur et lui a demandé sa carte. Elle a dit : « Non, je ne suis pas
l’organisateur, j’ai été invité comme politique. » M. Dhondt a été témoin de la
scène. D’après ce que j’ai pu voir, trois caméras de la Ville sont présentes à cet
endroit. J’aimerais que les images puissent être consultées.
Quand on contrôle quelqu’un, selon une loi qui découle de celle de
M. Moureaux (1986), il y a ce qu’on appelle la base légale, le motif. La
personne demande le motif légal pour lequel on lui demande sa carte d’identité.
Ce monsieur n’est pas du tout agressif. Il mesure 1,55 m.
Je me suis présenté moi-même sur place. On me dit qu’un commissaire de
police n’a pas voulu donner son matricule, qu’il avait insidieusement caché
derrière son talkie pour lever sa nominette. J’aimerais que vous rappeliez aux
membres des forces de l’ordre que leur matricule doit être visible tout le temps
et non dissimulé.
Ce que vous me dites, Monsieur le Bourgmestre, ce n’est pas ce que dit la police
dans le communiqué, à savoir que ce monsieur faisait partie des organisateurs.
Cela est factuellement faux. Il était invité en tant que député pour intervenir
dans le débat.
M. le bourgmestre.- Monsieur Maimouni, le débat avait lieu à l’Ancienne
Belgique et non à Sainte-Catherine. Il participait à la manifestation. Les gens
sont sortis de l’AB pour rejoindre une manifestation que j’ai d’ailleurs tolérée.
M. Dhondt m’a prévenu. Il n’était pas avec votre collègue député. On voit très
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bien dans la vidéo qu’il n’est pas du tout en train de subir des violences. On lui
demande de s’identifier, ce qu’il refuse de faire.
Je vous donne juste un conseil. Quand un policier vous le demande, identifiez-
vous et tout se calmera. Il était au milieu d’une manifestation où la police se
demandait ce qu’il se passait. Très vite, la tension est retombée. Je pense que
cela a duré une ou deux minutes. Il a été écarté, on a pris son identité, il est
retourné manifester contre les restaurants. C’est cela qu’il s’est passé. Il ne peut
pas nier qu’il était avec les manifestants. J’espère quand même que vous n’allez
pas nier ce fait. Le débat avait lieu à l’AB. Il a accompagné les manifestants
pour dénoncer le fait qu’il y a trop de terrasses à Sainte-Catherine et qu’il faut y
remettre des bancs. C’est cela que j’ai compris.
M. Maimouni.- Cela ne s’est pas passé comme vous le dites. Il y a eu un
rapport médical et une incapacité de travail délivrée par le service des urgences.
Monsieur Dhondt, vous étiez sur place. Tout se passait dans la joie et la bonne
humeur. Ils n’étaient pas occupés, comme vous le dites, à manifester et à hurler.
Ils étaient occupés à boire leur bière et à discuter tranquillement. Pouvez-vous
me dire, dès lors, pourquoi lui a été invité à délivrer son identité et non
M. Dhondt, par exemple, ni M. Bauwens, ni Mme Stoops ? Comment se fait-il
que la police se soit dirigée directement vers lui ?
Mme Stoops.- J’ai vu la scène. Il est allé chez les organisateurs pour, soi-disant,
les aider contre la police arrivée sur place. C’est ce que j’ai pu remarquer.
C’est pour cela que la police n’a pas demandé ma carte d’identité, ni celle de
M. Dhondt, ni celle de M. Bauwens. Il n’a pas voulu dire qui il était. Il n’a pas
voulu montrer sa carte d’identité. C’est son choix. Je n’ai rien à dire.
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Simplement, quand la police demande une carte d’identité dans une situation
qui est déjà sensible, on n’apaise en rien les choses en jouant ce petit jeu. Je
trouve cela un peu dommage.
M. Maimouni.- Je suis ravi d’apprendre que vous avez assisté à la scène.
Pourquoi n’êtes-vous pas intervenue pour expliquer que cette personne était un
député ?
(Remarque de la présidente sur le temps de parole)
Je le répète : pour un contrôle, il faut une base légale. Il a demandé quelle était
la base légale de ce contrôle et on ne lui a pas répondu.
M. le bourgmestre.- Manifestation sans autorisation. La liberté
constitutionnelle permet la manifestation, mais il faut demander une
autorisation. Le bon réflexe, pour un député qui devrait connaître la loi, c’est ce
que M. Dhondt a fait : il m’a tout de suite prévenu de ce qu’il se passait, disant
que c’était bon enfant et que cela sortait du débat parce qu’ils n’étaient pas
satisfaits des réponses. Directement, on a toléré la manifestation.
Ce n’est pas très malin. C’est un jeune député, il doit apprendre. Provoquer les
forces de l’ordre... Monsieur Maimouni, c’est compliqué, de gérer l’ordre
public. Les forces de l’ordre méritent aussi le respect. Ce n’est pas parce qu’on
est député qu’on est au-dessus des lois.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, sachez que j’étais présent.
M. Dhondt m’a vu et je l’ai salué. Le commissaire m’a dit : « Et alors, qu’est-ce
que tu f… ici ? Il ne peut pas se défendre tout seul, le gamin député ? » Voilà ce
qu’il a dit mot pour mot. On va laisser la justice faire son travail. Une plainte a
été déposée au Comité P et on verra ce qu’il en résulte.
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(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Vendredi 4 novembre 2024
à 13h : sections ordinaires (procédure avancée).
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
Mme la présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 00h40.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 00u40.
📄 2024-07-01 scrape
City Council Meeting — 2024-07-01
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 1 juillet 2024
Openbare vergadering van maandag 1 juli 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 16h15 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 16u15 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Excusés - Verontschuldigden : MM. Vanden Borre et Coulibaly.
Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
Mme la Présidente.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du
jour les points 2 à 14 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
27/06/2024.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 2 tot 14 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 27/06//2024.
L’urgence est admise à l’unanimité.
De dringendheid wordt eenparig aangenomen.
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Communications
Mededelingen
Election d’un nouvel. Échevin
Verkiezing van een nieuwe Schepen
1) Vacance d’un poste d’échevin suite à la démission de M. Fabian
MAINGAIN aux fonctions d’échevins
Een schepenambt is vacant ten gevolge van ontslag van dhr. Fabian
MAINGAIN als schepen
Le Conseil communal doit formellement prendre acte de cette démission.
De Gemeenteraad dient formeel akte te nemen van dit ontslag.
2) Élection d’un échevin en remplacement de M. MAINGAIN
Verkiezing van een schepen ter vervanging van dhr. MAINGAIN
Mme la Présidente.- Par courrier électronique du 21/06/2024, j’ai informé les
membres du Conseil communal de la procédure pour le dépôt de candidatures
écrites et de l’échéance, à savoir : au plus tard le jeudi 27/06/2024 à minuit,
ainsi que de la procédure pour l’élection.
Bij e-mail van 21/06/2024 heb ik alle leden van de Raad op de hoogte gebracht
van de procedure voor de neerlegging van de schriftelijk voordrachtakten en
van de uiterste limiet, nl. op donderdag 27/06/2024 te middernacht, evenals van
de procedure voor de verkiezing.
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3) RECEVABILITÉ de la candidature écrite
ONTVANKELIJKHEID van de schriftelijke voordracht
Mme la Présidente.- L’article 15, paragraphe 1er, alinéa 4 de la nouvelle loi
communale stipule que si un échevin renonce à son mandat d’échevin, un
nouveau candidat est présenté par écrit par au moins la majorité des élus de la
liste sur laquelle il s’est présenté et par au moins la majorité des élus du Conseil.
Artikel 15, paragraaf 1, alinea 4 van de nieuwe gemeentewet schrijft voor dat
indien een schepen afziet van zijn mandaat, een nieuwe kandidaat schriftelijk
wordt voorgedragen door minstens de meerderheid van degenen die op dezelfde
lijst zijn verkozen en door minstens de meerderheid van de verkozen
gemeenteraadsleden.
Une seule candidature a été introduite par écrit pour le mandat d’échevin
devenu vacant suite à la démission de M. Fabian MAINGAIN. Il s’agit de celle
de M. ERGEN.
Eén enkele schriftelijke kandidatuur werd ingediend voor het vacant geworden
schepenambt ten gevolge van het ontslag van dhr. Fabian MAINGAIN. Het is
deze van dhr. ERGEN.
L’acte de présentation a été réceptionné par le Secrétaire communal endéans le
délai légal expirant le jeudi 27/06/2024 à minuit.
De akte van voordracht was door de Secretaris ontvangen binnen de wettelijke
termijn die verstrijkt op donderdag 27/06/2024 middernacht.
L’acte de présentation indique expressément le mandat pour lequel M. ERGEN
se porte candidat, soit le mandat d’échevin en remplacement de M. Fabian
MAINGAIN, démissionnaire. Il ne comprend pas d’indication (facultative)
sur l’appartenance linguistique.
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De akte van voordracht vermeldt uitdrukkelijk het mandaat waarvoor
dhr ERGEN zich kandidaat stelt, nl. voor het mandaat van schepen ter
vervanging van dhr. Fabian MAINGAIN, ontslagnemend. Er wordt geen
melding gemaakt van taalaanhorigheid (facultatief).
L’acte de présentation de M. ERGEN recueille la double majorité prescrite par
la loi. D’une part, il est signé par la majorité au moins des élus de la liste sur
laquelle il a été élu (MR/Open VLD) et d’autre part, il est co-signé par des élus
des listes ECOLO-GROEN, Change.Brussels, PS et DéFI, recueillant ainsi la
majorité au moins des élus siégeant au Conseil communal.
De akte van voordracht behaalt de door de wet voorgeschreven dubbele
meerderheid. De akte werd enerzijds ondertekend door ten minste de
meerderheid van de verkozenen van de lijst waarop zij verkozen werd
(MR/open VLD) en anderzijds mede-ondertekend door verkozenen van de
lijsten ECOLO-GROEN, Change.Brussels, PS en DéFI, zodat de voordracht
gesteund wordt door ten minste de meerderheid van de zetelende leden in de
Gemeenteraad.
La recevabilité de la candidature doit également être examinée au vu des
dispositions de l’article 16 de la nouvelle loi communale sur la proportion
hommes-femmes dans la composition du Collège dans son ensemble.
De ontvankelijkheid van de kandidatuur dient ook beoordeeld te worden in het
licht van artikel 16 van de nieuwe gemeentewet m.b.t. de verhouding mannen
en vrouwen in het ganse College.
L’article 16, paragraphe 1er consacre le principe qu’il y a 9 échevins, dans une
commune de 100.000 à 199.999 habitants, dont au moins 4 échevins d’un sexe
différent des autres.
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Art. 16, paragraaf 1 stelt het principe vast dat er in de gemeenten met
100.000 tot 199.999 inwoners 9 schepenen zijn, onder wie ten minste
4 schepenen van verschillend geslacht van de anderen.
Considérant que lors de la séance d’installation le 03/12/2018, le Collège était
composé comme suit :
Overwegende dat bij de installatievergadering op 03/12/2018, het College als
volgt was samengesteld :
Philippe CLOSE, Bourgmestre - Burgemeester
1 - M. / dhr. Benoit HELLINGS
2 - Mme / mevr. Faouzia HARICHE
3 - M. / dhr. Mohamed OURIAGHLI
4 - M. / dhr. Bart DHONDT (1er échevin d’appartenance linguistique
néerlandaise - 1e schepen van Nederlands taalaanhorigheid)
5 - M. / dhr. Fabian MAINGAIN
6 - M. / dhr. Ahmed EL KTIBI
7 - Mme / mevr. Zoubida JELLAB
8 - Mme / mevr. Ans PERSOONS
9 - M. / dhr. Arnaud PINXTEREN
10 - Mme / mevr. Delphine HOUBA (échevin surnuméraire - bijkomende
schepen)
La composition du Collège lors de son installation en début de législature
répondait au prescrits de l’article 16§2 de la nouvelle loi communale (au moins
un tiers de ses membres de sexe différent des autres).
De samenstelling van het College bij zijn installatie beantwoordde aan de
voorschriften van artikel 16§2 van de nieuwe gemeentewet (ten minste één
derde van zijn leden van verschillend geslacht).
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En date du 01/07/2019, M. Khalid ZIAN a remplacé M. OURIAGHLI. Un
homme a remplacé un homme, donc pas de modification dans la présence
équilibrée de femmes et d’hommes.
Op 01/07/2019 werd dhr. OURIAGHLI vervangen door dhr. Khalid ZIAN. Een
man werd toen vervangen door een man dus dat bracht geen wijziging met zich
mee wat betreft de evenwichtige aanwezigheid van mannen en vrouwen.
En date du 19/10/2020, Mme Lydia MUTYEBELE a remplacé M. Khalid
ZIAN. Une femme a remplacé un homme, donc pas de modification dans la
présence équilibrée de femmes et d’hommes.
Op 19/10/2020 werd dhr. ZIAN vervangen door mevr. Lydia MUTYEBELE.
Een man werd toen vervangen door een vrouw dus dat bracht geen wijziging
met zich mee wat betreft de evenwichtige aanwezigheid van mannen en
vrouwen.
En date du 04/09/2023, Mme Anaïs MAES a remplacé Mme PERSOONS. Une
femme a remplacé une femme, donc pas de modification dans la présence
équilibrée de femmes et d’hommes.
Op 04/09/2023 werd mevr. Anaïs MAES vervangen door mevr. PERSOONS.
Een vrouw werd toen vervangen door een vrouw dus dat bracht geen wijziging
met zich mee wat betreft de evenwichtige aanwezigheid van mannen en
vrouwen.
Au vu de l’unique candidature réceptionnée pour le remplacement de
M. MAINGAIN, il est proposé de remplacer un homme par un homme.
Gelet op de enige ontvangen kandidatuur voor de vervanging van
dhr. MAINGAIN, wordt voorgesteld om een man te vervangen door een man.
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En examinant les critères de l’article 16§1 et 16§2 on peut constater que :
In het licht van de criteria van artikel 16§1 en 16§2 kan men vaststellen dat :
- sur 9 échevins (sans échevin surnuméraire) il y aura 4 femmes et 5 hommes,
ce qui répond à l’article 16§1 ;
- er op 9 schepenen (zonder de bijkomende schepen), 4 vrouwen en 5 mannen
zullen zijn, wat beantwoordt aan artikel 16§1;
- dans le Collège dans son ensemble qui compte 11 membres (Bourgmestre et
échevin surnuméraire compris), il y aura 5 femmes et 6 hommes, donc au moins
1/3 est de sexe différent ;
- in het College in zijn totaliteit dat 11 leden telt (Burgemeester en bijkomende
schepen inbegrepen), er 5 vrouwen en
6 mannen zijn, dus ten minste 1/3 van verschillend geslacht;
- sur 10 échevins (sans le Bourgmestre mais avec l’échevin surnuméraire, il y
aura 5 femmes et 5 hommes ;
- er op 10 schepenen (zonder de Burgemeester maar met de bijkomende
schepen), 5 vrouwen en 5 mannen zullen zijn.
Je porte à la connaissance du Conseil que la candidature de M. ERGEN, est
valablement présentée par écrit et que le scrutin peut avoir lieu.
Ik breng ter kennis van de Raad dat de kandidatuur van dhr. ERGEN, geldig
werd ingediend en dat er tot de stemming mag overgegaan worden.
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4) Déroulement des opérations de vote
Verloop van de stemverrichtingen
Mme la Présidente.- Le vote est public suite à la modification de l’article 100
de la Nouvelle Loi Communale telle que modifiée dans l’ordonnance du
22/02/2024 et entrée en vigueur le 07/03/2024. Le scrutin a lieu à la majorité
absolue. Pour être élu, le candidat doit obtenir la moitié des votes augmentée
d’une unité ou d’une demi-unité, selon que les votes valables sont,
respectivement, en nombre pair ou impair.
De stemming is openbaar ten gevolge van de wijziging van artikel 100 van de
nieuwe gemeentewet zoals gewijzigd in de ordonnantie van 22/02/2024 en in
voege getreden op 07/03/2024. De stemming gebeurt bij absolute meerderheid.
Om verkozen te zijn moet de kandidaat dus de helft van het aantal geldige
stemmen behalen te vermeerderen met één eenheid of een halve eenheid, al
naargelang het aantal geldige stemmen even of oneven is.
Je proclamerai immédiatement le résultat du vote en séance publique.
Ik zal onmiddellijk het resultaat van de stemming afkondigen in openbare
zitting.
5) Opérations de Dépouillement
Stemopnemingsverrichtingen
Mme la Présidente.- 36 Conseillers ont participé au scrutin.
36 Raadsleden hebben deelgenomen aan de stemming.
- Sur 49 membres du Conseil, 9 sont absents et 4 Conseillers n’ont pas
participé (MM. COOMANS de BRACHÈNE, MAMPAKA MANKAMBA,
TEMIZ et TAHIRI).
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- Op de 49 leden zijn er 9 afwezig en 4 raadsleden hebben niet
deelgenomen aan de geheime stemming (dhren. COOMANS de BRACHÈNE,
MAMPAKA MANKAMBA, TEMIZ
en TAHIRI).
Résultat du dépouillement :
Resultaat van de stemming :
- Majorité absolue/Absolute meerderheid : 19
- Votes négatifs/Neen-stemmen : 1
- Abstentions/Onthoudingen : 6
M. ERGEN obtient 29 suffrages.
Dhr. ERGEN behaalt 29 stemmen.
En conséquence, M. Benhur Yusuf ERGEN est proclamé échevin.
Bijgevolg wordt dhr. Benhur Yusuf ERGEN uitgeroepen tot Schepen.
Le rang des échevins étant déterminé par l’ordre de présentation, il occupera la
dernière place dans l’ordre des échevins.
Aangezien de rang van de Schepenen bepaald wordt door de volgorde van
voordracht, zal hij de laatste plaats innemen in de volgorde van de Schepenen.
M. le Bourgmestre.- J’invite M. Ergen à se lever et à prêter le serment
constitutionnel.
Ik nodig dhr. Ergen uit om recht te staan en de grondwettelijke eed af te
leggen.
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M. Ergen, échevin.- Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux
lois du peuple belge.
Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en aan
de wetten van het Belgische volk.
Il est donné acte de sa prestation serment et il est installé dans ses fonctions
d’échevin.
Er wordt akte verleend van zijn eedaflegging en hij wordt aangesteld in
zijn schepenambt.
(Applaudissements.)
M. le Bourgmestre.- Bienvenue au Collège !
M. Ergen, échevin.- Merci !
Communication de décisions prises par l’autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
Mme la Présidente.- J’informe les membres du Conseil de l’arrêté ministériel
du 12/06/2024 portant suspension de la décision n° 99 du Conseil communal du
22/04/2024 relative à : « Porte de Ninove_Logements » - Marché public de
services ayant pour objet la « Mission d’auteur de projet pour le développement
du site Stade Vander Putten; en vue de la construction de nouveaux équipements
d’intérêts collectifs à caractère sportif, de la restructuration et de
l’optimalisation des locaux existants, la construction de 120 logements publics
(sociaux et moyens), les fonctions accessoires et les aménagements des
abords », situé boulevard de l’Abattoir 50-51 à 1000 Bruxelles.
Approbation des conditions et du mode de passation.
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Ik stel de Raadsleden in kennis van het ministerieel besluit van 12/06/2024 tot
schorsing van de beslissing nr 99 van de Gemeenteraad van 22/04/2024
betreffende "Ninoofsepoort_Woningen" – Overheidsopdracht voor diensten met
als voorwerp "Project management opdracht voor de ontwikkeling van de site
van het Vander Puttenstadion, met het oog op de bouw van nieuwe
sportfaciliteiten, herstructurering en optimalisatie van bestaande gebouwen, de
bouw van 120 openbare woningen (sociaal en middenklasse), nevenfuncties en
landschapsarchitectuur", gelegen Slachthuislaan 50-51 te 1000 Brussel.
Goedkeuring van de voorwaarden en van wijze van aanbesteding.
Pris acte.
Akte genomen.
Mme la Présidente.- Il y a un lien avec le point 12 de l’ordre du jour, dans les
dossiers de Mme Mutyebele.
Si vous avez des questions, je vous propose que vous les posiez quand on en
viendra aux dossiers de Mme l’échevine.
Questions orales
Mondelinge vragen
Mme la Présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Elle a été complétée par une question d’actualité de Mme DEBAETS et
M. WEYTSMAN.
Ze werd aangevuld met een actualiteitsvraag van mevr. DEBAETS en dhr.
WEYTSMAN.
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Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 2 - Punt 2
M. Waucquez.- Je vous remercie, madame la Présidente. Sur la caution
solidaire de la Ville pour les crédits du Mont-de-Piété, quand je relis ici la note
qui nous est annexée, je vois qu’on est sur un taux variable.
Étant donné que les taux à court terme sont inférieurs aux taux à long terme, et
que les taux variables correspondent à un risque, n’aurait-il pas fallu se financer
à long terme pour éviter de faire courir un risque de fluctuation des taux et
bénéficier de taux de meilleur marché à notre institution ?
Merci, Monsieur le Bourgmestre.
M. le Bourgmestre.- Je propose que le groupe MR pose la question au Mont-
de-Piété, puisqu’ici on ne passe que la caution solidaire.
On ne parle pas des emprunts.
La question de M. Waucquez doit être posée au conseil d’administration du
Mont-de-Piété. Je vous remercie.
M. Waucquez.- Je pense, monsieur le Bourgmestre, que ce serait peut-être
intéressant d’avoir une analyse plus « hélicoptère » sur l’ensemble de nos
institutions et d’essayer de faire bénéficier à celles-ci des meilleures conditions
– que ce soit, ici, financière, sur des crédits, mais aussi sur d’autres éléments.
Merci, monsieur le Bourgmestre.
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Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 4 - Punt 4
M. Bauwens.- Merci, madame la Présidente. Monsieur l’échevin, c’est surtout
une question pour l’avenir de ce que deviendra le parc des sports. Je sais que ce
n’est pas le sujet ici, c’est plutôt comment est-ce qu’on va préparer, démolir, etc.
Mais tel que… le parc des sports, tel que moi je comprends : terrains de sport,
football, rugby, etc., ce qui est plutôt bien, je trouve, ce n’est pas là-dessus que
je veux m’exprimer : c’est surtout l’inquiétude que je veux traduire des gens qui
habitent autour et des jeunes qui habitent Bockstael, Bruxelles, etc.
En plus, avec tout ce qui est en train de se passer, Stalingrad, avec la disparition
de pas mal d’infrastructures sportives, des jeunes demandent : « Est-ce qu’on
aura aussi accès à des terrains, nous, des terrains de basket, skateboard, etc. ? »
Et ça, je dois dire que je n’ai pas très bien vu dans le « truc » (?) – mais peut-
être que j’ai mal vu ?
Est-ce que vous pouvez expliquer comment est-ce que c’est un projet qui est
aussi ouvert au grand public et aux masses de jeunes qui ont besoin de sport à
Bruxelles ?
M. Hellings, échevin.- Merci, madame la Présidente. Merci, monsieur
Bauwens, pour votre question. Donc, oui, il y a de l’espace dans le parc des
sports, qui n’est pas qu’un parc qui reprend une série d’infrastructures sportives.
Pour rappel, un terrain de rugby, de football, un terrain et demi de hockey, une
immense piste d’athlétisme, et bien entendu, une salle qui reste à disposition : la
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salle omnisport (?) Tricot, qui est là et qui va rester là, qui va être agrandie et
qui va être améliorée.
Il y a aussi un immense parc ouvert à tous les Laekenois et à tous les
Bruxellois : ce sont des milliers de mètres carrés de parc ouvert sau public qui,
aujourd’hui, ne sont pas ouverts au public. Et donc, dans ce parc, il y aura des
agora spaces, il y aura des terrains de basket, des terrains de foot accessibles à
tous.
Ce que nous devons réussir ici, c’est l’ouverture du parc vers tous les habitants
et la pratique d’un sport dit « non structuré », donc pas en club, mais c’est aussi
donner une infrastructure à de très grands clubs : l’Excelsior, c’est quasiment
1.000 membres, le Primerose, c’est 450 membres.
Et ces membres habitent dans nos quartiers et c’est très important de pouvoir
rénover ces infrastructures sportives qui jouent un rôle majeur dans le sport
structuré, mais aussi, parallèlement, d’offrir des espaces de sport pour tous les
jours.
Et donc, oui, il y aura des infrastructures au milieu du parc. Et donc, je pourrai
vous montrer sur le plan, là où les terrains de basket, de foot et les terrains
multisports vont pouvoir être utilisés.
Il y a aussi un immense plan d’eau au milieu du parc, qui servira aussi pour le
délassement des plus jeunes et des enfants, particulièrement en périodes de
chaleur.
Donc, c’est vraiment un parc multifonctions, ouvert aussi aux sports non
structurés.
Mme Lhoest.- Je voudrais revenir sur le sport en (?) extérieur. Je trouve qu’on
doit trouver une solution pour les jeunes filles.
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Les terrains de sport sont exclusivement occupés par les jeunes hommes et je
trouve que les femmes et les jeunes femmes n’ont pas facilement accès aux
terrains de foot ou aux terrains de basket.
Et ça, ça devrait être une priorité : que les jeunes filles aient aussi accès aux
sports.
M. Hellings, échevin.- Alors, tout à fait.
Donc, pas plus tard qu’hier, madame Lhoest, il y a eu un tournoi de basket ici,
devant la Bourse : le tournoi en hommage à Mehdi Bouda. Et le tournoi était
particulièrement mixte et les matches des dames ont eu lieu – à notre
suggestion – au meilleur moment du tournoi, à savoir à 15h.
Et donc, la place des femmes dans l’espace public passe par la pratique du sport
des femmes dans l’espace public. Et donc, il y a une attention particulière,
surtout depuis que Mme Jellab gère les espaces verts et donc les aires de jeu et
de sport.
Nous sommes attentifs à mettre en œuvre, dans l’espace public, dans les parcs,
dans les rues, des engins qui sont accessibles aux femmes.
C’est la raison pour laquelle, par exemple, nous avons complètement revu
l’agora space de Haren. Avec des dispositifs de musculation, par exemple, qui
sont adaptés aux femmes.
C’est la raison pour laquelle on a évolué dans ce sens-là.
Il y a tout un trajet qui est en cours – à l’initiative de Mme Maes, comme
échevine de l’urbanisme – par exemple pour la reformulation de l’offre sportive
sur la place du (?) Nouveau Marché aux Grains : le futur projet, qui prévoira des
infrastructures de sports, tiendra compte du fait qu’il faut que les femmes
puissent aller dans l’espace public, pratiquer un sport en public et qu’elles se
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sentent en sécurité et évidemment non harcelées.
C’est tout à fait un enjeu dont le Collège a tenu compte dans la réalité des
projets déjà réalisés et dans la réalité des projets à réaliser dans le futur.
Mme Lhoest.- Je vous remercie pour votre réponse. Ce que je veux dire, c’est
que, par exemple au parc de Laeken, dans le bas, dans la plaine, il y a un terrain
de basket, foot…
M. Hellings, échevin.- L’agora space, en effet. Oui.
Mme Lhoest.- … un terrain (?), occupé par les hommes, les jeunes garçons.
Les femmes, c’est bien qu’elles fassent de la musculation. Moi, je trouve ça
« chouette », mais peut-être que les femmes aussi ont envie de jouer au foot sur
un terrain dans le parc de Laeken.
M. Hellings, échevin.- Madame Loest, il y a un élément très important : dans
l’octroi des subsides et ce que nous venons de faire, l’octroi des horaires
d’occupation dans les salles et les terrains, une attention particulière a été
donnée aux femmes.
Donc, elles ont une préférence : aujourd’hui, un club de sport féminin qui peut
se prévaloir d’un pourcentage important d’équipes féminines (?) obtient des
subsides supplémentaires par rapport à des équipes qui ne seraient composées
que d’hommes.
Deuxièmement, nous donnons la priorité aux clubs féminins dans les demandes.
C’est-à-dire que si un club féminin demande, il aura la priorité sur un club
plutôt masculin ou des clubs qui sont mixtes, où les femmes sont nombreuses.
C’est le cas dans la salle Cynthia Bolingo : il y a deux clubs féminins du
quartier, de femmes qui fréquentent la salle Bolingo aujourd’hui, la nouvelle
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salle dans les Marolles, et qui ont obtenu des créneaux horaires parce que nous
donnons la priorité aux femmes.
C’est normal, dans l’espace public et dans les infrastructures publiques, que les
femmes aient leur place.
Et d’ailleurs, elle s’appelle la salle « Cynthia Bolingo » parce que nous voulions
précisément donner un nom féminin à une nouvelle infrastructure sportive dans
un quartier populaire où Cynthia Bolingo est née.
M. le Bourgmestre.- Je voulais appuyer le travail de mes collègues Jellab et
Hellings en expliquant que c’est évidemment aussi dans l’architecture des lieux
qu’il faut pouvoir y réfléchir. Et on vient de faire une convention avec (?)… je
pense que ça s’appelle « L’architecture qui dégenre », je crois que c’est ça, qui
est une association qui veille à ça et à réfléchir avec les pouvoirs publics à
comment on crée des lieux qui, dans les bâtiments, dans les cours de récréation,
dans les espaces publics.
Comme vient de l’expliquer M. Hellings, on a en effet cette accessibilité, parce
que c’est un vrai défi.
Mais je dois dire qu’objectivement, il y a une attention très particulière qui est
donnée, et en espaces publics et dans les salles de sport, pour que le sport
féminin se développe. On le voit, il y a une progression énorme là-dessus.
Tout n’est pas encore résolu, c’est vrai. Et dans les agora spaces, c’est aussi la
façon dont les médiateurs sportifs – moi, j’en ai encore vus ce week-end –
travaillent d’arrache-pied pour qu’il y ait des plages horaires qui soient en effet
occupées par des femmes.
C’est un travail qui est permanent, mais honnêtement, le plus important
maintenant, c’est qu’on travaille vraiment main dans la main sur le fait de créer
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des infrastructures qui sont adaptées à ça.
Mme Lhoest.- Non, moi j’insiste sur l’espace public, effectivement. Et je pense
à la plaine de Laeken, près de l’Atomium, où même des « copines » qui
voudraient jouer entre elles n’ont pas accès au terrain.
Je reste sur mon idée, mais voilà.
Merci pour vos réponses.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 6 - Punt 6
Mme Hariche, échevine.- Alors, je ne sais pas s’il y a des questions, mais par
contre, j’attire l’attention des conseillers sur le fait que se trouve à l’ordre du
jour la révision du règlement d’occupation des locaux dans les établissements
scolaires : il est fortement simplifié et les prix sont revus à la baisse.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van dhr. schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 10 - Punt 10
Mme Buggenhout.- Oui, merci, madame la Présidente. Oui, monsieur
l’échevin, concernant la fermeture définitive de la halte-accueil Fontainas, je
pense bien que c’est la deuxième fermeture définitive qui passe ici au Conseil,
la première étant celle rue De Wand, je pense, où la halte-garderie a été fermée.
Alors, moi, je me pose quand même des questions parce que je dirais que le
raisonnement est le même : on nous parle du (?) « faible nombre d’enfants ».
Moi, je voulais savoir qu’est-ce que ça représente ? Combien d’enfants ?
Est-ce que ces haltes n’ont pas encore une fonction pour les personnes qui sont
au chômage et qui doivent parfois faire garder de façon très courte leur enfant ?
Et quand vous dites qu’il y a plus de souplesse dans les crèches, bon. À partir du
moment où ils arrivent dans les crèches, d’abord, il faut que la crèche puisse les
accueillir, étant donné que souvent – je le (?) sais bien, pour avoir eu des
expériences personnelles avec mes petits-enfants –, il arrive que les crèches
mêmes ferment parce qu’il n’y a pas assez de personnel.
Quand on a comme ça des gens qui arrivent avec leurs enfants, vous me dites en
plus qu’ils ont priorité sur les gens qui travaillent.
Je voudrais bien qu’on fasse un peu le point et que vous me disiez (?) combien
d’enfants ça représentait et combien de haltes-garderies nous avons (?) encore à
fermer.
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M. Pinxteren, échevin.- Merci pour votre intérêt pour ces questions, madame
Buggenhout. Le système de halte d’accueil, pour rappel, avait été mis en place
pour offrir une solution d’accueil ponctuelle pour des parents qui avaient besoin
d’un accueil temporaire lorsqu’ils suivaient des formations via Actiris ou via le
CPAS.
Cet accueil ponctuel n’était pas possible dans les crèches classiques, c’est pour
ça que ce système a été mis en place il y a quelques années.
Il se trouve que la réforme des milieux d’accueil de 2019 a proposé la fin des
haltes d’accueil. Ce n’est pas une décision de la Ville de Bruxelles, c’est une
décision de l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE) qui invite les
pouvoirs organisateurs à mettre fin à ce système, pour deux raisons :
En tout cas, la raison invoquée, c’est le fait que les contrats d’accueil ont gagné
en flexibilité. Cela veut dire que des accueils ponctuels sont désormais possibles
dans les crèches classiques – c’est un élément important.
Deuxièmement, le fait d’avoir rendu gratuit l’accueil des parents « bénéficiaires
d’intervention majorée (BIM) » – pour le dire en langage un petit peu
administratif –, implique que (?) ces parents ne payent pas de participation
forfaitaire aux frais, donc ont accès plus facilement aux crèches.
Ces éléments nous ont conduits à considérer l’intérêt de maintenir ce système,
d’autant que l’alternative proposée par l’ONE était de transformer la halte
d’accueil en crèche.
Il se trouve que l’autre halte d’accueil que nous avons fermée était située dans
les Marolles, dans le même bâtiment où il y a déjà une crèche. L’option de
transformer la halte d’accueil en crèche ne pouvait pas être retenue.
C’est le même cas ici, puisque nous avons une halte d’accueil qui est à l’étage
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d’une crèche existante. Là aussi, la transformation en crèche n’était pas
souhaitable.
Se posait la question de la fréquentation : nous avons une fréquentation en
baisse, très fortement en baisse, puisqu’en 2023, il n’y a eu au total que dix
enfants présents au moins un jour, un demi-jour, dans cette halte, donc très peu
d’enfants qui étaient accueillis, avec un personnel qui était maintenu et que nous
avons jugé plus intéressant de réaffecter au renfort global de nos crèches, en
l’occurrence ici, sur le même site.
Cela (?) nous permet aussi un travail de réflexion sur les contrats d’accueil,
mais aussi sur l’accueil en général et la quantité de l’accueil dans nos crèches.
Nous avons essayé de faire en sorte qu’un maximum d’enfants puissent être
accueillis pour des périodes qui ne sont pas nécessairement des temps pleins.
Avant, on avait des contrats qui étaient soit temps plein, soit mi-temps.
Aujourd’hui, on a la possibilité de « panacher » beaucoup plus, donc on peut
accueillir plus d’enfants, en fonction des besoins des parents.
J’espère que ça répond à votre question.
Mme Buggenhout.- Je voudrais bien être certaine que ces enfants, même s’il y
en a peu – vous m’aviez sorti à peu près le même chiffre la dernière fois : ce
sont dix enfants à peu près par halte-garderie qu’on ferme ; je considère que
c’est ça comme moyenne –, mais est-ce qu’on est bien certain que ce n’est pas
au détriment des autres enfants qui vont à la crèche et dont les parents
travaillent ?
Et je sais les difficultés pour trouver une place en crèche. Tout à coup, vous me
dites qu’il y a plein de places en crèche, mais ce n’est pas vrai.
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M. Pinxteren, échevin.- Je n’ai absolument pas dit ça.
Mme Buggenhout.- Non, mais moi je le dis.
M. Pinxteren, échevin.- Il n’y a aucune priorité qui est donnée à des enfants de
parents qui travaillent : ça nous est interdit.
L’ONE ne défend pas cette idée-là puisque chaque enfant a le droit d’avoir
accès à un milieu d’accueil et avoir accès à cette première marche vers son
parcours éducatif.
Nous ne faisons pas, ni à la Ville, ni à l’ONE d’ailleurs, de distinction entre les
enfants de parents qui travaillent ou de parents qui ne travaillent pas. C’est un
choix, c’est notre vision des choses. Nous comptons maintenir – tant que le
cadre légal est celui-là, nos convictions sont intactes par rapport à ça – ce
principe-là.
Donc non, nous n’avons pas un taux de couverture de 100 % à la Ville de
Bruxelles, même si ces dernières années – c’est le fruit des deux législatures
précédentes –, énormément d’efforts ont été faits pour augmenter le nombre de
places d’accueil, pour augmenter le nombre de crèches.
Ce nombre de places d’accueil n’a pas du tout diminué sous cette législature-ci.
Les besoins restent importants et on essaie de multiplier, justement au travers de
ce système d’augmentation de la flexibilité dans les contrats d’accueil, les
possibilités d’accueil, ne fût-ce que partiel, pour un maximum d’enfants.
On ne pourra pas accueillir tous les enfants : jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas
possible.
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Mme Buggenhout.- Si je peux juste réintervenir, ça (?) signifie donc que ces
enfants, la dizaine d’enfants pour lesquels on a besoin de places de (?) façon
ponctuelle, vu qu’on ne peut pas accueillir tout le monde, risquent de « rester
sur le carreau » face à leurs demandes dans les crèches aussi s’ils n’ont pas
priorité sur les autres.
M. Pinxteren, échevin.- Cette fermeture a déjà eu lieu. Ici, on l’entérine. On est
dans une procédure de validation administrative d’un transfert qui a déjà eu lieu.
Ces enfants, progressivement, ont déjà été amenés et transférés vers les places
d’accueil de la crèche.
Ce que je dis, c’est que vous dites dix enfants, mais ce sont dix enfants présents
au moins un jour ou un demi-jour. Dans les faits, on était plus autour d’un ou
deux enfants par jour.
Il ne me semblait pas pertinent, dans un moment où on a besoin de renforts dans
nos crèches, dans un moment – votre groupe est particulièrement sensible à
cette question budgétaire aussi – où on doit faire aussi des économies, il ne me
semblait pas utile de maintenir trois, quatre équivalents temps plein de
puéricultrices pour s’occuper de deux, trois enfants par jour.
Mme Buggenhout.- Est-ce qu’il y a encore beaucoup de haltes-crèches comme
ça à fermer ?
M. Pinxteren, échevin.- De haltes d’accueil, c’était la dernière.
Mme Buggenhout.- C’était la dernière.
Bien, merci.
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Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Mme Mutyebele, échevine.- Je voulais juste vous montrer ce beau livret qui a
été conçu par le département du patrimoine public et qui relate tous les travaux
qui ont été accomplis par le département.
C’est un département qui est au service de tous les départements, qui parfois est
un peu invisibilisé, mais qui fait un travail extraordinaire.
Je voulais vous inviter à feuilleter et être fier de tous les travaux qui ont été
accomplis ici, à la Ville, et féliciter aussi les équipes du département public qui
entretiennent tout notre patrimoine et qui continuent à construire notre
patrimoine.
Si d’aventure, vous vouliez peut-être en avoir un supplémentaire à offrir, vous
pouvez prendre contact avec M. Van Asbroeck.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Vote(s)
Mme la Présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la Présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. WAUCQUEZ concernant les nuisances sonores
importantes pour le voisinage provenant du Grand Hospice, propriété du
CPAS, réaffecté en lieu de festivités
M. Waucquez.- Merci, madame la Présidente. Le Grand Hospice, propriété de
notre CPAS, a été réaffecté en lieu de festivités.
Cette nouvelle affectation engendre des nuisances sonores importantes pour les
riverains, notamment à cause des soirées qui se terminent tard dans la nuit et des
personnes en état d’ébriété qui déambulent dans la rue à la sortie.
De plus, le haut n’est pas conçu pour ce type d’activités et se dégrade à un
rythme accéléré.
Sur base de ces constats, je vous prie de bien vouloir prendre les mesures
nécessaires pour remédier à cette situation préjudiciable.
À court terme, limiter les heures d’ouverture du lieu de festivités afin de
respecter la tranquillité des riverains pendant les heures de repos nocturnes.
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À moyen terme, réaffecter à une activité plus compatible avec le voisinage, en
tenant compte des finances publiques, de l’affectation urbanistique et du bien-
être des riverains.
Merci, monsieur le président – si c’est vous qui répondez.
M. Zian, président du CPAS.- Monsieur le conseiller, je vous remercie pour
votre question. Je me dois cependant d’en rectifier le contenu :
Premièrement, le site n’est pas réaffecté en vue d’en faire un lieu de festivités.
Comme vous le savez, un projet de logement et d’équipements collectifs verra
le jour et dans l’attente des travaux importants pour ce faire, un appel à projet
pour son occupation temporaire a été lancé en 2021 afin d’y accueillir des
projets sociaux, culturels et d’économie sociale.
Le CPAS a retenu le projet de pali pali, qui héberge sur le site plus de
150 associations et services à la population. Des événements sont organisés
dans les jardins et les locaux, mais ce n’est pas le cœur du projet.
Deuxièmement, non : l’occupation temporaire ne dégrade pas le bâti. Les
services du CPAS ont identifié plusieurs points d’attention qui font l’objet d’un
suivi rapproché, en concertation avec Urban.brussels. Il concerne l’étanchéité
des corniches et le remplacement de quelques vitres cassées dans les combles et
les jardins, dont les entretiens ont été redoublés.
Troisièmement, avec les premières réclamations des riverains en mars 2022, j’ai
demandé à pali pali de mettre en place un plan d’action visant à réduire les
éventuelles nuisances générées par les événements organisés par les partenaires
de pali pali.
Aucun problème n’a été signalé en 2023.
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En revanche, suite à de nouvelles plaintes au cours de ces dernières semaines,
pali pali a renforcé son plan d’action avec les mesures suivantes :
- La fermeture du bar à 23h et la reprise en main de sa gestion par les équipes du
Grand Hospice pour mieux coordonner cette activité avec l’affectation actuelle
du site.
- L’annulation de la programmation artistique susceptible de nuisances sonores
pour les mois de juin, juillet et août.
Ne restent que trois programmations ponctuelles : la fête de la musique, l’Euro
de foot et la Fête nationale.
- Pas d’événements autorisés dans le jardin du côté du canal après 22h.
- Des sonomètres ont été installés dans les deux jardins et le bar intérieur afin
d’éviter toutes démesures dans le volume sonore.
- Des agents de sécurité qui régulent le passage vers l’intérieur et l’extérieur du
bâtiment trois jours par semaine, le jeudi, le vendredi et le samedi, et lors de
gros événements.
Par ailleurs, un agent de médiation a été embauché, ainsi qu’un second agent de
sécurité les jours de grande affluence, le jeudi, le vendredi et le samedi.
- Un accompagnement des sorties du site lors des soirées et l’installation de
nouveaux panneaux incitant au (?) respect du voisinage.
- La limitation de la jauge des jardins pour accueillir moins de public les jours
de grande affluence et une « hotline » à l’attention des voisins est en place pour
tout signalement.
- Enfin, un toutes-boîtes à ce sujet a été distribué aux riverains le 21 juin
dernier.
En ce qui concerne les abords, les services de propreté publique assurent un
nettoyage de la zone tous les jours, week-end compris.
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Une demande, d’ailleurs, a été adressée également à Bravvo pour que les
gardiens de la paix puissent également être sensibilisés sur le bruit et la
propreté, et accompagner pali pali.
Voilà, monsieur le conseiller.
M. Waucquez.- Je vous remercie, monsieur le président, pour votre réponse.
Concernant les nuisances, je vois que vous agissez.
Il est malheureux que les citoyens doivent se plaindre et que ce ne soit pas fait
de manière proactive, mais je remercie vos services d’y avoir remédié, ne fut-ce
que partiellement, voire totalement. On verra s’il y a encore d’autres plaintes à
ce sujet.
Concernant la dégradation de l’immeuble, c’est un point de vue que je ne
partage pas. Mais ça fait des années, monsieur, que cet immeuble n’a pas été
réaffecté. Ça fait des années que cet immeuble est laissé dans un abandon, c’est-
à-dire que le plan de réaffectation n’a pas été fait depuis qu’il n’est plus un
home pour personnes âgées.
Monsieur le président, j’espère qu’on arrivera à solutionner cet élément dans un
avenir proche.
Merci, monsieur le président.
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Actualiteitsvraag van mevr. DEBAETS betreffende de geluidsnormen voor
de Zuidfoor 2024
Mevrouw Debaets.- Lawaaioverlast. Het is wellicht geen toeval dat er twee
gemeenteraadsleden zijn van twee verschillende partijen die daar een vraag over
stellen, want mijn vraag gaat daar ook over.
De vakantie nadert en dan nadert ook de komst van de Zuidfoor. Dat is op zich
natuurlijk een initiatief dat toch heel wat mensen samenbrengt en dat plezierig,
plezant moet zijn voor klein en groot.
Alleen is het heel wat minder plezierig voor de mensen die daar in de buurt
wonen. Het is een oud zeer. Het is veel te lawaaierig, de uren worden niet
gerespecteerd en zo verder.
En tot overmaat van ramp heeft u, meneer de Burgemeester, er niet beter op
gevonden dan vorig jaar een afwijking van de geluidsnormen toe te staan. Ik
heb nog altijd niet goed begrepen hoe een overheid een afwijking op
geluidsnormen kan toestaan voor normen die ze nota bene zelf in het leven heeft
geroepen.
Nochtans weet u wat voor een impact op de levenskwaliteit geluidsoverlast
heeft.
Idem dito afgelopen weekend met Couleur Café. Dat was voor de omwonenden
een hel, zonder meer. Ik hoor nu waaien, en zo kom ik aan mijn vraag, dat u
opnieuw een afwijking op die geluidsnormen zou willen toestaan en dus
volledig voorbijgaat aan de levenskwaliteit van de omwonenden die nu al terug
aan het nadenken zijn om duurbetaalde advocaten onder de arm te nemen.
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Ik vind het heel erg dat mensen dat moeten doen. Maar ze hebben geen andere
keuze. Mensen kunnen niet wekenlang op hotel gaan, niet iedereen heeft de
middelen om een appartement aan de zee te bekostigen om daar de tijd te gaan
overbruggen.
Is dat waar u voor staat? Waar de meerderheid, socialisten, groenen voor staan?
Dat mensen uit hun eigen stad moeten wegvluchten gewoon om normaal te
kunnen leven?
Ik hoop van niet, ik hoop dat wat ik hoor niet klopt maar ik ben in elk geval heel
erg benieuwd naar uw antwoord.
De Burgemeester.- Zoals u al zei, vindt de Zuidfoor elke zomer plaats in de
Stad Brussel, en dat al tientallen jaren lang. Dit evenement trekt bijna één
miljoen bezoekers, gezinnen, jongeren, van binnen en buiten Brussel en draagt
bij tot de economische en toeristische dynamiek van onze Stad.
De Stad waakt er echter over om een evenwicht te vinden tussen het houden van
dit grootschalige evenement en het garanderen van de rust voor de
buurtbewoners. Deze taak is nog complexer geworden door de gedeeltelijke
verplaatsing van de foor naar de Arts et Métiers-site als gevolg van de aanleg
van metro 3.
Zoals gevraagd door Leefmilieu Brussel en zoals voorzien in het besluit van de
Brusselse Hoofdstedelijke regering van 21 november 2002, heeft de Stad als
organisator van de foor een tijdelijke vrijstelling van de wetgeving op
buurtlawaai aangevraagd op 4 juni.
Ter herinnering: men moet nog steeds verplicht de Brusselse normen voor
versterkt geluid naleven.
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Bovendien werden er op basis van het kermisreglement bijkomende
maatregelen genomen om de geluidshinder zoveel mogelijk te beperken :
- De verplichte installatie van een geluidsniveaumeter op de kermissen die het
meest lawaai produceren.
- De verplichting om versterkt geluid vanaf tien uur ’s avonds te beperken.
- De aanstelling van een geluidsreferent voor de Stad Brussel om de naleving
van de huidige normen te garanderen.
- De organisatie van occasionele vergaderingen met de buurtbewoners voor en
tijdens de kermis in aanwezigheid van de administratie.
De volgende vergadering vindt plaats op 4 juli.
- Het opzetten van een specifieke mailbox waar klachten naar toe kunnen
worden gestuurd: info.fdm@brucity.be.
- Een informatiecampagne gericht op de bewoners van de wijken rond de
Zuidfoor. Dit zal ons in staat stellen om de situatie te evalueren en om de
voorwaarden van deze organisatie aan te passen indien nodig om rekening te
houden met het welzijn van iedereen.
Ik dank u.
Mevrouw Debaets.- Toch nog graag een aantal elementen, want het is mij nu
eigenlijk nog niet helemaal duidelijk.
U vertelt wel heel veel, maar de realiteit is anders.
Ten eerste: de mensen hebben het besluit gevraagd. U geeft dat niet. Ik moet dat
eigenlijk elke week bijna zeggen. Uw meerderheid heeft altijd de mond vol van
transparantie, maar als de burgers dan transparantie vragen, dan worden ze met
een kluitje in het riet gestuurd.
Uitzonderingen op geluidsnormen... Als iets weken duurt, dan kan men dat
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natuurlijk maar moeilijk een geluidsuitzondering noemen.
Ik denk dat het goed is om in herinnering te brengen dat ik, wij, onze politieke
groep en ook de mensen, de omwonenden, helemaal niet tegen die Zuidfoor
zijn, integendeel: dat kan op zich een heel verbindend initiatief zijn. Ook voor
mensen die niet de middelen hebben om op vakantie te gaan.
Waar we het wel moeilijk mee hebben, is waarom dat zo luid moet zijn.
Waarom moet dat voor zoveel overlast zorgen?
En u zegt dan wel dat men stopt om 23:00, maar u weet dat dat niet zo is en u
weet ook zeer goed dat veel van die attracties ver boven de wettelijke
geluidsnormen zitten.
U schermt altijd met cijfers, meneer Maingain volgt het debat, want hij kent ook
natuurlijk de beslissing. Alleen doet u er niet veel aan. U schermt altijd opnieuw
met cijfers van bezoekers. En dat is fantastisch, dat daar een miljoen mensen
naar toe komen, zeer goed, dikke pluim!
Maar telt het welzijn en het welbevinden en de levenskwaliteit van de burgers
dan niet?
De Brusselaar zal zich opnieuw uitspreken in oktober. En die Brusselaar moet
keer op keer vaststellen dat u alleen maar mikt op economische rendement. En
op bezoekers. En op citymarketing.
Dat is zeer goed, maar de mensen die hier wonen, die zijn daar keer op keer de
dupe van.
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Question d’actualité de M. WEYTSMAN concernant la liste des électeurs
non fournie à certains partis
Mme la Présidente.- Monsieur Weytsman, vous pouvez poser votre question
pendant la séance publique, mais comme (?) dans la réponse, il y a des éléments
concernant des personnes, la réponse sera donnée à huis clos.
Je devrai aussi demander à une série de personnes de quitter la salle.
Dans (?) le projet de réponse que je vois ici, il y a des noms. S’il n’y en a pas
dans la réponse, alors on reste en séance publique.
M. Weytsman.- Ceci dit, les questions que je pose ne nécessitent pas de
mentionner de personnes. Je comprends l’embarras, d’autant que j’imagine ce
que le bourgmestre peut avoir répondu.
Mais ma question est, pour une fois, purement juridique :
Monsieur le Bourgmestre, pourquoi est-ce que vous n’avez pas donné le
dossier ?
C’est tout. On n’a pas besoin de mentionner la personne qui aurait pu le donner
ou pas le donner.
Mme la Présidente.- Si effectivement il n’y a pas (?) de noms de personnes,
alors la réponse aussi peut être donnée en séance publique.
M. Weytsman.- Madame la Présidente, je vous remercie. Effectivement, tout
est dit dans ma question : comme candidat et comme candidat membre d’une
liste d’un parti, nous avons le droit d’obtenir la liste des électeurs.
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Ce droit est assorti d’obligations, notamment, de mémoire, celle de supprimer
cette liste, je pense, le jour des élections – pour ma part, je la supprime bien
avant le jour des élections – et de ne plus jamais l’utiliser.
Ici, il y a une liste, que je peux citer en lien avec une asbl : Transparencia, qui
travaille sur la nécessité de plus de transparence dans toutes les décisions
politiques, dans tous les organes politiques, dans toutes les communes et dans
tous les parlements.
C’est un « poil à gratter », un contre-pouvoir que je trouve particulièrement
intéressant. Tantôt, ils font des remarques à des majorités plutôt de droite,
parfois plutôt de gauche.
Nous ne sommes pas particulièrement liés à eux. À titre personnel, je trouve que
leur travail est toujours très intéressant, parce que ça nous permet de mieux
comprendre à quel point, parfois, certaines décisions sont prises en toute
opacité.
Cette ASBL a créé une liste électorale qui s’appelait « Transparence », cette
liste avec des candidats. Cette liste a demandé de pouvoir obtenir la liste des
électeurs.
Pour une raison que j’ignore, la Ville de Bruxelles ou le Collège a décidé de ne
pas fournir la liste des électeurs à ce parti politique.
J’aimerais savoir sur quelle base juridique vous vous êtes fondé pour refuser ce
qui me semble être un droit, celui de tous les candidats et de toutes les listes
politiques.
Je vous remercie, Mmonsieur l’échevin, madame la Présidente.
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M. El Ktibi, échevin.- Merci, madame la Présidente. Monsieur le conseiller,
mon cher collègue, le 23 mars 2024, le monsieur en question a introduit une
demande au nom du parti politique Transparency et Transparence (ce sont donc
deux facettes d’un parti) et il a demandé deux copies ou exemplaires de la liste
des électeurs.
Pour rappel, l’article 17 du Code électoral prévoit, dans son paragraphe 2, que :
« Toute personne figurant comme candidat sur un acte de présentation déposé
en vue de l’élection peut obtenir, contre paiement du prix coûtant, des
exemplaires ou copies de la liste des électeurs, pour autant qu’elle en fait ou il
en fait la demande suivant les modalités prévues au paragraphe 1, alinéa 2-1 :
L’administration communale vérifie, au moment de la délivrance, que
l’intéressé est présenté comme candidat à l’élection. Si le demandeur est
ultérieurement rayé de la liste des candidats, il ne peut plus faire usage de la
liste des électeurs, fût-ce à des fins électorales. »
Il ressort du dossier de pièces qu’au moment où la liste des électeurs a été
disponible, la liste sur laquelle le monsieur en question était présenté,
Transparency, a été écartée lors de l’arrêt des listes. Et il ne figurait pas non plus
sur la liste Transparence.
Il n’était donc pas dans les conditions pour pouvoir disposer de la liste des
électeurs.
Nous n’avons reçu ni courrier, ni mail, de ce monsieur avant le 9 juin, jour des
élections. Ce même jour, le jour du vote, il s’est présenté à Brucity où il a exigé
d’avoir une copie de la liste. L’administration lui a demandé de démontrer
l’envoi effectif de la demande et a procédé à des vérifications d’usage.
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L’administration s’est renseignée parallèlement auprès du SPF intérieur qui lui a
indiqué, au vu de la date et de l’heure, qu’il n’y avait plus aucun intérêt à la
communication de cette liste et a indiqué qu’il ne fallait pas la lui donner, quand
bien même il rentrerait dans les conditions.
L’administration a également contacté le bureau principal, qui lui a indiqué que
ce monsieur ne pouvait en disposer car il ne rentrait pas dans les conditions. Le
bureau principal a également indiqué que ce monsieur avait été en appel et
n’avait pas obtenu gain de cause.
Ce monsieur a pris, lors de cet entretien, et sans son consentement, une photo
d’une fonctionnaire. Cette photo a fait l’objet d’un montage qui a été publié sur
les réseaux sociaux de Transparencia, Facebook et X.
Le montage et le message publiés portent atteinte à l’image de la Ville, en
remettant en cause l’intégrité de l’un de ses agents et en l’accusant nommément
de fraude électorale.
Deux mises en demeure ont été adressées, l’une par le service juridique, l’autre
par l’un des avocats de la Ville, afin que les publications soient retirées.
À ce jour – je dis bien : à ce jour –, elles sont toujours présentes et partagées.
Vous conviendrez qu’il était de notre devoir de protéger et de défendre notre
administration et notre collègue, qui se voyait ainsi être diffamé par des
personnes qui propagent des fake news à son encontre, en mettant en cause son
intégrité professionnelle et sa neutralité.
Ces éléments ont d’ailleurs été soumis au Conseil communal le 24 juin dernier.
La Ville a procédé à une citation en référé afin que les publications soient
retirées. L’audience d’introduction s’est tenue le vendredi 28 juin 2024 et un
calendrier d’échange a été prévu. Pour cette procédure, la Ville a en effet
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désigné un avocat.
Voilà, mon cher collègue, madame la Présidente.
M. Weytsman.- Je vous remercie, vous m’avez donné plus d’informations que
je ne le souhaitais. Et par ailleurs, si vous estimez effectivement qu’un agent ou
une directrice ou un directeur a été bafoué, je comprends évidemment qu’on
protège nos agents.
Ma question n’était pas celle-là, c’était de comprendre pourquoi, suite à des e-
mails qui ont été envoyés (j’ai les copies de ces e-mails) dans les délais
impartis, le Collège ou la Ville a souhaité ne pas partager ces informations.
Ce qui semble être en tout cas une asymétrie d’informations ou de vérités, c’est
un point de vue : vous dites que les e-mails n’ont pas été envoyés, or
Transparencia nous dit que des e-mails ont été envoyés, des demandes ont été
faites.
Je voudrais quand même vous rappeler que le…
(...)
Oui, pour la liste des électeurs.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Weytsman, vous avez entendu que le
SPF Intérieur a expliqué que ce monsieur n’était pas éligible.
Tout le monde ne peut pas recevoir la liste.
M. Weytsman.- J’allais y venir : je comprends que la dernière demande a été
formulée – et ça, je l’ignorais – le jour même des élections, auquel cas je
comprends effectivement qu’elle n’a pas d’intérêt. Mais avant le jour des
élections, la demande a été également faite par e-mail.
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Et par ailleurs, ça ne doit pas être un candidat qui doit absolument se présenter
auprès de la Ville de Bruxelles : ça doit être un représentant de la liste – qui ne
doit pas spécialement figurer sur la liste.
Cette personne pouvait être considérée comme un représentant de la liste, c’est
ce que vous avez fait avec tous les partis politiques, par ailleurs. Ce ne sont pas
des candidats qui sont venus chercher les documents.
Je m’étonnais juste, mais en tout cas, j’entends ce que vous dites vous : c’est
que manifestement, si je comprends bien, les e-mails n’ont pas été envoyés, la
Ville n’a pas réceptionné de demande et, selon vous, ce n’est que le jour des
élections que cette personne est venue la chercher.
Si c’est le cas – ce n’est pas l’information qui m’est donnée, mais si c’est le cas,
je comprends tout à fait la raison pour laquelle la Ville ne le donne pas.
Moi, on m’a donné comme information que la demande avait été répétée, y
compris, d’ailleurs, par un envoi postal, y compris avec un accusé de réception.
M. El Ktibi, échevin.- La demande a été faite, comme je l’ai dit dans ma
réponse, le 23 mars 2024. Donc, il y a eu une demande de la part de ce
monsieur, au nom de ce parti à double facette, Transparency et Transparencia.
Le seul problème, c’est que le jour où les partis concernés étaient arrêtés, lui ne
figurait plus sur la liste, et donc Transparencia ne figure pas parmi les partis qui
étaient retenus.
M. Weytsman.- Vous voulez dire que la demande venait de Transparencia…
M. El Ktibi, échevin.- Transparency.
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M. Weytsman.- Oui, donc la demande venait de Transparencia et vous ne
voyiez pas le lien… enfin, je comprends que juridiquement, c’est pointilleux,
entre Transparencia et Transparency ?
M. El Ktibi, échevin.- Oui…
M. Weytsman.- Ah, donc c’est ça que vous avez utilisé pour ne pas leur donner,
mais c’était…
M. El Ktibi, échevin.- Oui, mais…
Mme Hariche, échevine.- On n’a pas « utilisé » !
M. le Bourgmestre.- La loi...
M. Weytsman.- Mais non, mais c’est Transparencia… Donc, les listes
électorales de Transparencia s’appellent « Transparence ».
Je pensais que c’est parce que la personne en question ne figurait pas sur la liste,
mais ce n’est pas ça que vous répondez. Donc, vous ne voyiez pas le lien entre
Transparencia et Transparence. D’accord.
M. El Ktibi, échevin.- Non ! Transparence…
M. le Bourgmestre.- On n’est pas dans l’interprétation, ici. Les élections, c’est
suffisamment important pour être précis !
M. l’échevin vous a répondu, monsieur Weytsman. Ne dites pas… comme si on
avait trouvé un prétexte, c’est ce que vous laissez entendre.
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La loi, c’est la loi ! La liste des électeurs, ce n’est pas une chose anodine, c’est
un sujet important. Certains y ont droit, d’autres pas.
Notre administration vérifie qui y a droit ou pas et dans ce cas-ci, M. l’échevin a
répondu qu’il n’y avait pas droit, parce que, sans doute, il y avait un défaut (?)
de procédure, mais tous les autres partis l’ont reçue – vous en êtes témoins :
vous l’avez reçue.
M. El Ktibi, échevin.- Vous n’avez (?) pas l’air convaincu (rires).
M. Weytsman.- Non, mais je n’ai pas besoin de vous renvoyer… j’entends
votre justification. Ce n’est pas celle qui m’est apportée, mais je l’entends.
Manifestement, si je comprends bien, cette décision sera aussi… à mon avis, un
tribunal devra en décider également, si j’ai bien compris, mais en tout cas, je
comprends votre justification.
M. le Bourgmestre.- Mais on n’a pas reçu de plainte ! Donc, pour compléter, la
plainte qui est faite, c’est simplement l’administration qui est attaquée.
Ça n’a rien à voir avec nous ! Nous, c’est notre habitude, d’être attaqués
– surtout par ce monsieur, c’est notre pas quotidien (rire).
C’est (inaudible) qui nous amuse, mais ici, c’est parce qu’on attaque un
représentant de l’administration qui a fait son « boulot », qui a contacté le SPF.
Avouez que venir demander la liste des électeurs le jour des élections, c’est
quand même un peu spécial, monsieur Weytsman.
M. Weytsman.- Écoutez, rien ne m’amuse et certainement pas quand on mets
en question la Ville de Bruxelles ou la décision du Collège !
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M. le Bourgmestre.- Merci !
M. Weytsman.- Néanmoins, pour moi, il me semble assez évident qu’il y a un
lien entre Transparencia et Transparence, et je ne comprenais vraiment pas la
raison pour laquelle vous vous y étiez opposés.
M. le Bourgmestre.- Ce n’est pas l’objet (inaudible).
M. Weytsman.- Bon, alors, quand je dis : « utilisé », c’est que… Bon ! Il y a
manifestement une difficulté, mais il me semble que ça nous honore de
comprendre que même les petites listes peuvent être soutenues.
La loi est la même pour tout le monde !
Et donc il suffisait peut-être de répondre à cette personne, au mois de mars, en
lui disant que la formulation devait être bien faite par la tête de liste, auquel cas
elle aurait alors reçu la liste de tous les électeurs.
Et le but de la liste des électeurs, c’est de faire une campagne ciblée,
intelligente, respectueuse, notamment, de l’environnement. Et donc, c’est dans
ce cadre-là que je ne comprenais pas pourquoi est-ce qu’on ne répondait pas à
cette personne, mais vous avez eu l’occasion de vous expliquer et donc merci.
M. le Bourgmestre.- Je voudrais quand même conclure parce qu’il ne faudrait
pas qu’on laisse… Donc, la plainte n’a rien avoir avec ça.
Parce que, ou bien (?) vous faites semblant de ne pas comprendre ce qu’on vous
explique, mais la plainte n’a rien à voir avec ce débat là, hein ? Ça, vous
l’avez (?) compris, quand même ? Ou alors on doit le répéter ?
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M. Weytsman.- Est-ce que je vous ai interrogés sur la plainte ?
Je vous ai interrogés sur les raisons qui vous avait encouragés à ne pas donner la
liste.
Et par ailleurs, j’ai dit que je suppose que ce point-là sera aussi abordé, je
présume, devant le juge. Ça, je serais (inaudible) l’occasion de (inaudible)…
M. le Bourgmestre.- Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Monsieur Weytsman,
pour être tout à fait franc, ça, ce n’est pas ce qui est abordé devant le juge.
C’est pour ça que je me permettais de le préciser : ça n’a… rien devant le juge à
ce niveau-là. Pour être franc avec vous, pour que vous sachiez en quoi il y a une
action judicaire : elle ne concerne pas ce point-là.
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaines séances
Vendredi 6 septembre 2024
- sections ordinaires.
Lundi 9 septembre 2024
- séance publique, suivie d’un comité secret.
Mme la Présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 17h20.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 17u20.
📄 2024-06-24 scrape
City Council Meeting — 2024-06-24
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 24 juin 2024
Openbare vergadering van maandag 24 juni 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 18h20 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 18u20 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Mme la présidente.- Conformément à l'article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 27/05/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
27/05/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 185, 188, 193 à 195,
210, 214, 220, 224, 246, 248, 249, 253 et 254 repris au supplément à cet ordre
du jour, daté du 20/06/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 185, 188,
193 tot 195, 210, 214, 220, 224, 246, 248, 249, 253 en 254, vermeld in het
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bijvoegsel bij de agenda dd. 20/06/2024.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 173 à 184,
186, 187, 189 à 192, 196 à 209, 211 à 213, 215 à 219, 221 à 223, 225 à 245,
247, 250 à 252, 255 à 258 et 263 à 278 repris au supplément à cet ordre du
jour, daté du 20/06/2024, ainsi que les points 279 et 280 repris à l'addendum à
ce supplément.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 173 tot 184, 186, 187, 189 tot 192, 196 tot 209, 211 tot 213, 215 tot
219, 221 tot 223, 225 tot 245, 247, 250 tot 252, 255 tot 258 en 263 tot 278
vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 20/06/2024, en met de punten 279
en 280 vermeld in het addendum aan het bijvoegsel.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
M. Weytsman.- Mon groupe souhaite préciser que lors du dernier Conseil
communal, il a approuvé tous les points, sauf ceux de Mme Maes, sur lesquels il
s’est abstenu.
M. le secrétaire.- Nous inclurons votre remarque dans le procès-verbal de ladite
séance.
M. Weytsman.- Nous ne pouvons accéder aux documents des points repris à
l’addendum. Serait-il possible de remettre ces points au prochain Conseil
communal ?
M. le bourgmestre.- Ces points visent la trésorerie dont les hôpitaux ont
besoin. Nous souhaitons qu’ils soient traités aujourd’hui.
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Mme El Bakri.- Pour notre groupe également, il est impossible de traiter autant
de documents en si peu de temps.
M. le bourgmestre.- En résumé, l’un des points vise un besoin de trésorerie
pour les deux hôpitaux Huderf et Bordet. Il est important qu’ils obtiennent une
avance de trésorerie de 5 millions € début juillet.
M. Hellings, échevin.- Pour le parc des sports, c’est juste une correction
technique. On enlève une phrase qui dit qu’on supprime le cahier des charges.
C’est une erreur matérielle.
D’abord, on prévoit dans la convention la construction du terrain dont j’ai parlé
à M. Weytsman en section réunie, à savoir le terrain en Regupol comme terrain
alternatif pour les clubs de hockey et les clubs de foot, le temps que le parc des
sports se fasse dans le bas du Heysel. Deuxièmement, on permet la démolition
des deux bâtiments qui sont dans le chemin du parc des sports, à savoir
l’ancienne Union belge et le Comité olympique, qui a déjà déménagé au
Trademart.
M. le bourgmestre.- On peut discuter du point à ce moment-là et vous n’êtes
pas obligés d’être pour.
Mme El Bakri.- Pour moi, c’est juste impossible. Je reviens du boulot. Le mail
est arrivé il y a deux heures. Je n’avais même pas pris connaissance des
addendums. Je n’avais même pas vu le mail. Cela a été envoyé il y a deux
heures. C’est vraiment court !
M. Weytsman.- D’autant plus qu’il renvoie à une convention à laquelle on n’a
pas accès non plus.
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M. Hellings, échevin.- La convention était à l’ordre du jour, donc le point en
question est modifié par l’addendum.
M. Weytsman.- Je faisais référence au point sur l’Huderf.
Madame la Présidente, je pensais qu’il y avait des points à l’ordre du jour du
prochain Conseil communal spécial.
M. le bourgmestre.- Le prochain Conseil vise principalement le remplacement
de l’échevin. Le législateur régional a fait qu’il y a une dichotomie entre les
gens qui doivent être remplacés tout de suite et ceux qui doivent l’être le 1er
décembre. C’est une séance un peu formelle nécessaire pour être en nombre afin
de tenir nos Collèges.
M. Weytsman.- Monsieur le Bourgmestre, j’ai bien compris, mais il y a
d’autres points à l’ordre du jour. Donc, on peut très bien ajouter ceux-là.
M. le bourgmestre.- Pour éviter la polémique et pour que tout le monde ait le
temps de lire les documents relatifs au projet de parc des sports, je propose de
remettre ce point. Je demande juste que le point visant la trésorerie des hôpitaux
soit traité aujourd’hui.
Mme El Bakri.- Nous sommes d’accord.
M. Weytsman.- Donc, mon groupe votera sur le point 279 et le point 280 sur la
convention est reporté au prochain Conseil.
Mme la présidente.- Le point 76 est retiré de l'ordre du jour à la demande des
services et remplacé par le point 73.
Het punt 76 wordt ingetrokken van de agenda op vraag van de diensten en
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wordt vervangen door punt 73.
Le point 180 est retiré de l'ordre du jour à la demande des services et sera
remplacé par le point 279 de l'addendum.
Het punt 180 wordt ingetrokken van de agenda op vraag van de diensten. Het
punt 180 zal vervangen worden door het punt 279 van de addendum.
Le point 189 est retiré de l'ordre du jour à la demande des services. Il sera
remplacé par le point 280 de l'addendum.
Het punt 189 wordt ingetrokken van de agenda op vraag van de diensten. Het
punt 189 zal vervangen worden door het punt 280 van de addendum.
Il y a eu une erreur matérielle de montants pour le point 22 de l'ordre du jour. Il
y a lieu de lire : « Dépense estimée à une redevance brute annuelle de 12,5
millions € TTC pendant 30 ans, dont environ 1,5 million € TTC (redevance
annuelle de maintenance) soumis à révision » à la place de « dépense estimée à
390.000 € TVA comprise ».
Materiële fout in de bedragen voor het punt 22 van de agenda (zie punt ... van
de notulen) : Er dient gelezen te worden : "Uitgave geraamd op jaarlijkse
brutovergoeding van 12,5 miljoen EUR (inclusief btw) voor 30 jaar, waarvan
ongeveer 1,5 miljoen EUR (inclusief btw) (jaarlijkse onderhoudsvergoeding)
kan worden herzien" in plaats van "uitgave geraamd op 390.000,00 EUR btw
inbegrepen".
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Communications - Mededelingen
Composition du Collège des bourgmestre et échevins
Démission de M. Fabian MAINGAIN en qualité d'échevin
Samenstelling van het College van Burgemeester en Schepenen
Ontslag van dhr. Fabian MAINGAIN in hoedanigheid van Schepen
Mme la présidente.- J’informe les membres du Conseil de la démission
M. Fabian MAINGAIN de ses fonctions d’échevin. Il est demandé de prendre
acte de cette démission. L'élection d'un échevin en remplacement de
M. MAINGAIN sera portée à l'ordre du jour de la séance du 01/07/2024.
Des formulaires d'actes de présentation ont été envoyés par mail par le service
Assemblées-Gouvernance. Les candidatures doivent être déposées au plus tard
le jeudi 27 juin 2024 à minuit. Un courrier vous a déjà été adressé sur les
modalités précises et la procédure.
Ik stel de leden van de Raad in kennis van het ontslag van dhr. Fabian
MAINGAIN als Schepen. Er wordt gevraagd akte te nemen van dit ontslag. De
verkiezing van een schepen ter vervanging van dhr. MAINGAIN wordt
geagendeerd op de agenda van de volgende zitting nl. 01/07/2024.
De formulieren voor voordrachtakten werden per mail gestuurd door de dienst
Vergaderingen-Bestuur. De kandidaturen moeten uiterlijk op donderdag 27 juni
2024 te middernacht neergelegd worden. Via briefwisseling werd u al
geïnformeerd over de specifieke modaliteiten en de procedure.
Pris acte
Akte genomen
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Départ à la pension d'un collaborateur de la Ville
Vertrek met pensioen van een medewerker van de Stad
Mme la présidente.- J’informe le Conseil qu’après 20 années de dévouement,
M. Charles VAN CAUWENBERGHE, connu sous le nom de « Charlie » dans
les services du Conseil et du Collège, prend sa pension et qu'aujourd'hui est son
dernier Conseil communal.
Pris acte
Akte genomen
(Ovation debout)
(Staande ovatie)
Mme la présidente.- C’est donc le dernier Conseil communal de Charlie.
Charlie, les applaudissements, ce n’est pas pour rien. Il y a des gens qui font
l’unanimité, et tu en fais clairement partie. Tu vas nous manquer. Pour certains
parmi nous, tu auras été un père ou un grand-père. Cela ne veut pas dire que tu
sois vieux... C’est juste du fait de ta bienveillance et de ta gentillesse. Tu as
toujours veillé sur nous, tu as toujours été aux petits soins avec un dévouement
incroyable et toujours de bonne humeur. C’est extraordinaire. On a eu vraiment
beaucoup, beaucoup de chance.
Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais même Astrid est venue nous
rejoindre pour cette dernière séance de Charlie. C’est une preuve, s’il en fallait
encore, du fait que tu vas nous manquer et que tu as fait ça comme un chef.
Mille mercis ! Je suis sûre qu’il y a d’autres personnes qui veulent prendre la
parole, même si ta fête a déjà eu lieu.
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M. Wauters.- Charlie, je te l’ai dit tout à l’heure, c’est une grande émotion.
Instinctivement, je n’ai eu qu’une envie, celle de me lever pour t’applaudir. Je
pense que tout le monde a embrayé à la seconde. Oui, tu as été presque un père,
avec une rectitude dans le devoir à accomplir et dans la façon de le faire. Cela a
été très intéressant, car tu nous as appris des choses. Je sais qu’on va se voir
parce que tu es un « echte Brusselaer ». Ça va être un bonheur de se retrouver
relax. Belle route à toi et merci vraiment. Dank u wel !
Mme El Bakri.- Je suis très émue. Charlie est quelqu’un de très humain,
toujours aux petits soins. Je me souviens que pendant mon congé de maternité,
je recevais des messages de Bruno pour me dire que j’avais le bonjour de
Charlie qui demandait des nouvelles du bébé. Idem quand des collègues étaient
absents. C’est vraiment très touchant de voir que tu es tellement attentif et aussi
quelqu’un de très professionnel. On l’a constaté quand on est entrés en fonction.
Tu t’es assuré que tout était fait dans les règles de l’art, et en douceur !
Tu es aussi un homme galant, cela m’a fort marqué. Pendant le Covid, je me
souviens qu’à chaque fin de Conseil communal, tu attendais pour ne pas laisser
Astrid rentrer seule pendant cette période qui a été très difficile. J’ai presque
envie de dire que Charlie, c’est un peu la famille. Merci beaucoup. Merci pour
tout ton travail pendant toutes ces années. Et tout le meilleur pour tes
magnifiques années à venir !
(Applaudissements)
M. Weytsman.- Merci, au nom du groupe MR-VLD. pour ton efficacité et,
avant tout, pour tes conseils. Merci pour ta bienveillance. Comme quoi, on peut
être efficace au travail et toujours là dans les moments les plus difficiles. Merci
pour le rôle que vous avez, que tu as souhaité incarner. Je ne sais pas si c’est
comme un père ou une mère, mais en tout cas, c’est comme quelqu’un de
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bienveillant qui était là à nos côtés, aussi dans les moments les plus difficiles.
Merci à toi, Charlie, mais aussi à toute l’équipe qui fait fonctionner ce
département. Je crois que c’est aussi important. C’est une histoire d’équipe. Au
nom du groupe MR, merci et bon vent !
(Applaudissements)
Mme Nagy.- C’est avec beaucoup d’émotion, Charlie, que je vais te saluer au
nom du groupe DéFI et en mon nom personnel. Pour moi, tu es quelqu’un qui
représente vraiment le service de l’État, le serviteur public qui donne à sa
fonction et à l’institution qu’elle représente, notre Conseil communal, toute sa
grandeur. Je trouve que c’est tellement important. En plus, tu es humainement
quelqu’un de formidable. Tu as été d’une douceur avec moi que je n’oublierai
jamais. Je ne te souhaite que du bonheur. Merci beaucoup !
Mevrouw Stoops.- Het is al heel veel gezegd in het Frans, maar nog niet in het
Nederlands. En eigenlijk zou het in het Brussels moeten. Charlie, hoe jij
iedereen doet voelen alsof ze hier al heel hun leven zitten is enorm. Want veel
van mijn collega's zitten hier al meerdere legislaturen, ikzelf nog maar eentje.
Maar elke dag opnieuw, als we hier binnenkomen, doe jij aan iedereen voelen
dat ze hier op hun plek zijn, dat Brussel hun plek is. En ik wil jou in naam van
heel onze Ecolo-Groenfractie daarvoor bedanken. We hebben er geen woorden
voor, ik heb het u net gezegd, het lijkt alsof het niet echt is. Maar rust heel goed,
om er dan nog eens een goede lap op te geven. Dank u wel, Charlie, voor alles.
(Applaudissements)
Mme Lhoest.- Merci, Charlie. Je voulais te dire, en mon nom personnel, un tout
grand merci. C’est toi qui m’as accueillie au Conseil communal, il y a quelques
années, à l’hôtel de ville. Tu es quelqu’un qui rassure, tu es quelqu’un qui est
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bienveillant, comme on l’a dit. Tu es un sage, tu es le sage de cette salle. Je suis
incapable de dire combien d’heures tu as passées dans les Conseils communaux,
debout, à côté de nous. Charlie, tu es charmant et tu m’as accueillie comme tu
as accueilli tout le monde, de manière professionnelle, quel que soit le parti des
uns ou des autres. On a toutes et tous été guidés par toi de la même manière.
Ton professionnalisme est vraiment important.
Je voulais te remercier devant tout le monde parce que je n’ai pas pu être
présente à la fête qui a été organisée par le service de l’administration. En tout
cas, tu as touché le cœur de tout le monde ici. Merci pour ton exemple et ta
présence parmi nous.
(Applaudissements)
M. Mampaka.- Charlie, on me dit que tu n’as que 20 ans de service. Je regarde
dans la salle tous ceux qui t’ont accueilli, Mme Hariche, M. Ouriaghli, moi-
même, M. Coomans et quelques-uns, et on se dit que ce petit jeune qui est arrivé
après nous s’en va déjà à la retraite.
Nous n’avons pas été conviés à t’offrir un verre et je t’invite donc ici, au
rooftop. J’espère que tes chefs te laisseront venir. Nous allons pouvoir faire un
petit aparté devant un petit verre d’adieu. C’est une façon de te remercier pour
tout ce que tu as fait et de faire un petit clin d’œil pour dire que nous n’avons
pas été conviés à ton adieu. J’espère que ça ne se reproduira pas la fois
prochaine, lorsque le Secrétaire communal partira en retraite, et que nous serons
invités. Je n’attends pas d’applaudissements.
Mme Maâti.- Cher Charlie, je t’adresse mes meilleurs vœux de retraite. Je te
remercie pour ton dévouement, ta présence, ta joie de vivre, ta gentillesse. Tes
conseils avisés vont nous manquer au sein du Conseil communal et à la Ville de
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Bruxelles. Je n’oublierai jamais, quand j’ai été élue pour la première fois :
j’accompagnais une personne âgée pour l’aider à demander sa carte d’identité. Il
y avait trop de monde, j’ai pris un ticket et j’ai commencé à attendre mon tour
pour faire passer la dame qui m’accompagnait. À ce moment-là, vous m’avez
vue en train de faire des allers-retours. Vous m’avez adressé la parole et vous
m’avez dit : « Madame Maâti, qu’est-ce que vous faites ici ? » - « J'attends mon
tour pour faire passer une dame avec moi. » Vous m'avez dit : « Madame Maâti,
je vais vous donner un conseil. » Vous m'avez donné ce conseil et je l'ai suivi en
faisant passer la dame âgée. La dame m'a dit : « Comment s'appelle ce monsieur
qui t'a rendu service ? » J'ai dit : « C'est M. Charlie. » Elle m'a dit : « C'est un
grand homme. Grâce à lui, j'ai eu ma carte d'identité très rapidement. Remercie
toujours M. Charlie. »
Elle est partie, elle est décédée, mais vous avez fait de bonnes choses. Vous avez
rendu une femme âgée heureuse, qui était malade, fragile et faible. Merci,
Monsieur Charlie ! Continuez comme ça. Profitez bien de votre temps libre et
savourez ce nouveau chapitre comme il se doit. Encore merci !
(Applaudissements)
Décès d'un ancien Conseiller communal
Overlijden van een voormalig Gemeenteraadslid
Mme la présidente.- J’informe les membres du Conseil du décès de M.
Mohammed BOUKANTAR, ancien Conseiller communal de la Ville de
Bruxelles et ancien membre du Conseil de police, né le 19/08/1944 à
Mohammedia (Maroc) et décédé à l'âge de 79 ans. M. BOUKANTAR, élu sur la
liste PS, a été installé le 08/01/2001 et membre de ce Conseil communal
jusqu'au 29/11/2018. Pendant 6 ans, il a été membre du Conseil de police, entre
2007 et 2013.
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Ik stel de Raadsleden in kennis van het overlijden van dhr. Mohammed
BOUKANTAR, voormalig Gemeenteraadslid van de Stad Brussel, voormalig
Politieraadslid, geboren op 19/08/1944 te Mohammedia (Marokko) en
overleden op 79-jarige leeftijd. Dhr. BOUKANTAR, verkozen op de lijst PS,
werd aangesteld op 08/01/2001 en was Gemeenteraadslid tot 29/11/2018. Hij
was 6 jaar lang Politieraadslid tussen 2007 en 2013.
M. le bourgmestre.- La vie passe de la joie à la tristesse, puisque j'ai le devoir
de vous annoncer le décès d'un conseiller communal que beaucoup d'entre vous
ont longtemps connu, à savoir M. Boukantar. Cela faisait longtemps qu'il était
en maison de repos. Mohammed Boukantar, vous vous en souvenez, est
quelqu'un qui a été, pendant plus de trois législatures, membre de ce Conseil et
qui, déjà avant, présidait le Conseil des Bruxellois d'origine étrangère, pour que
tous ces Bruxellois qui n'avaient pas le droit de vote obtiennent ce droit. C'est
quelque chose où il a toujours été très impliqué. Je l'ai toujours connu habitant
le quartier Stalingrad. Il habitait rue Roger van der Weyden. Il était très actif
aussi dans les radios locales, notamment radio Culture 3. Il a été longtemps un
syndicaliste de la FGTB. Il était ouvrier dans l'industrie aéronautique. Il a
marqué tous ceux qui l'ont connu dans les couloirs de l'hôtel de ville ou dans la
salle du Conseil communal. Il est vrai qu'on l'avait un peu perdu de vue. Il est
entré en maison de repos, un peu comme ces personnes qu'on a perdues pendant
le Covid. Je pense que ce n'est pas le seul, et cela nous rappelle que le Covid
nous a séparés d'une série de personnes.
Pour le Parti socialiste, c'était un compagnon de route de très longue date. Il
avait commencé dans les années 1970 avec nous. Il a passé 18 ans dans ce
Conseil communal et nous a quittés à l'âge de 79 ans. Si je dois résumer son
action, c'est notamment son travail sur la diversité à Bruxelles. C'était son
combat de tous les instants. Il était proche du bourgmestre M. Brouhon. Il a
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indéniablement marqué les couloirs de notre Conseil.
Mme Abid.- J'ai des souvenirs avec Boukantar. On ne l'appelait pas par son
prénom, c'était Boukantar. Tous les soirs, quand on rentrait de l'hôtel de ville, on
passait par la place Rouppe. Il me racontait tout, son histoire de syndicaliste.
Parce que c'était un syndicaliste. Chaque fois, il me donnait des conseils. Il était
toujours à me dire : « Il faut te documenter, lire les journaux. » Par exemple, il
me disait : « Il faut écouter radio Judaïca. » Et chaque fois que j'écoute radio
Judaïca, je pense à Boukantar. C'était un voisin. Je suis sous l'émotion. C'est
quelqu'un que je n'oublierai pas, qui a essayé d’encourager les gens d'origine
marocaine et autres, à leur dire « Vous êtes des jeunes, il faut absolument vous
impliquer ! » Tout le temps à crier, à s'énerver et, après, à être de bonne
humeur... Avec Freddy aussi, mais à chaque fois, il me disait : « Je le respecte. »
Ce furent des moments extraordinaires, surtout pendant les campagnes. Je
n'oublierai jamais. Pendant les campagnes, l'animation, il la mettait avec son
cœur. Quand on le voyait, on avait envie de faire la même chose. On a appris à
ses côtés à faire campagne. Je ne le connaissais pas avant les élections. Je l'ai
connu le jour de l'élection de 2000, le 8 octobre. C'était le soir, il pleuvait des
cordes. On est allés manger une crêpe. C'était la première rencontre avec
Boukantar. C'est moi qui lui avais annoncé qu'il était devenu conseiller
communal.
La vie, c'est aussi la mort. Je pense qu'il a été pris en charge par sa famille,
vraiment correctement. Merci de m'avoir laissé du temps, même si j'ai balbutié.
Je suis sous le coup de l'émotion.
M. Mampaka.- Dans l'opposition, nous sommes quelques-uns à avoir eu
l'honneur et le plaisir de rencontrer Mohammed Boukantar, que moi, j'appelais
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personnellement Momo. C’était une personnalité importante du combat pour la
diversité dans notre Ville. Ce Collège et ce Conseil communal sont aujourd'hui
représentés par des gens de tous horizons. Philippe Close, vous avez la fierté de
rappeler souvent que votre municipalité compte parmi les plus diversifiées du
monde, autant que Dubaï, en termes de nationalités.
Nous avons eu le privilège, comme disait Fatima Abid, d'écouter Mohammed
Boukantar, de profiter de ses conseils, de le fréquenter. Je sais qu'Ahmed El
Ktibi était particulièrement attaché à Mohammed Boukantar lors des différentes
campagnes. Nous devons une énorme reconnaissance à cet homme qui était
ouvert à toute la diversité. Je ne savais pas s'il était tunisien, algérien, marocain
ou sahraoui, ou je ne sais quoi d'autre, mais c'est un homme qui m'a dit où je
pouvais et où je ne pouvais pas mettre le pied dans ce Conseil communal.
Chers collègues, vous qui venez d'horizons différents, des gens qui nous ont
précédés nous ont ouvert les portes de cette grande institution qu’est la Ville de
Bruxelles. Mohammed Boukantar n'aura certainement pas son buste ni une salle
à son nom dans notre beau bâtiment, mais j'estime, Monsieur le Secrétaire
communal, Madame la Présidente, que nous lui devons au moins une petite
minute de silence.
Mme Nagy.- Je m'associe, bien évidemment, à cette dernière proposition, mais
je voulais aussi rendre hommage à Mohammed Boukantar, parce que pour moi,
il représente la génération qui s'est battue pour le droit de vote, pour une ville
ouverte, pour ses droits. Je sentais toujours, avec Mohammed, une espèce de
complicité qu'il voulait bien me donner. Il me considérait comme du même
combat que lui pour le droit des étrangers, pour le droit de ceux qui sont venus
travailler, étudier, vivre ici, et j'aimais beaucoup cela. Je voulais lui rendre
hommage.
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Il représente une génération, une vraie histoire. Le fait qu'il soit passé du
Conseil consultatif des Bruxellois d'origine étrangère au Conseil communal est
aussi la démonstration d'un combat démocratique que, finalement, la Belgique a
bien gagné et qu'il est peut-être intéressant de rappeler, parce que c'est un pays
qui, malgré des côtés plus sombres, a des côtés plus clairs et plus
démocratiques. Lui faisait partie de cette génération qui a ouvert les portes.
Hommage à lui.
M. Wauters.- L'action de M. Boukantar lors de la première législature, je m'en
souviens. Je me souviens d'un homme de conviction. C'était vraiment ce qui me
marquait le plus. Il était très haut en couleur. Si je me souviens bien, quand il
prenait la parole, il fallait s'accrocher, parce qu'il avait son franc-parler. On en
discutait, Bianca et moi. Comme vous le savez, les gens qui ont des convictions,
ça m'intéresse et ça me plaît, parce que ça fait la vie. Ça provoque la discussion
et fait avancer les choses. Beaucoup de gens ont parlé du fait qu'il avait agi,
notamment pour cette génération de Bruxellois d'origine étrangère, notamment
marocaine. Je pense qu'il a fait ce boulot avec conviction et avec cœur. La
preuve en est qu'il a ouvert des chemins. Je pense que dans ce cadre, nous
pouvons certainement observer une minute de silence pour saluer son action et
honorer sa mémoire.
M. Maimouni.- J'ai eu l'honneur et la chance de rencontrer M. Boukantar en
dehors de la sphère politique. Si un mot me vient à l'esprit en pensant à lui, c’est
celui de combat contre le racisme, le racisme ordinaire et le racisme structurel.
C'était un homme de conviction profondément attaché à la justice, à la justice de
tous et pour tous, et au bien-être des plus démunis.
Il est plus que jamais opportun, comme on vient de le signaler, d’observer une
minute de silence pour un homme de justice et de combat. Et les combats n'ont
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pas été évidents pour lui, d'après ses dires, que ce soit dans la sphère politique,
en dehors, en dehors d'un parti ou à l'extérieur d'un parti, parce que c'est une
génération qui a énormément souffert. Ce sont des personnes (comme M. El
Ktibi) qui ont été des porte-voix, des phares, qui ont pu nous guider et nous
ouvrir la voie. Je tenais à saluer ce courage et à rendre hommage à ce grand
monsieur.
Mme la présidente.- Je vous demande d'observer une minute de silence.
(Le Conseil communal tout entier, debout, observe une minute de silence)
(De gemeenteraad neemt staande een minuut stilte in acht)
Ordonnance conjointe du 14/12/2017 sur la transparence des
rémunérations et avantages des mandataires publics bruxellois - Rapport
annuel sur l'exercice 2023
Gezamenlijke Ordonnantie van 14/12/2017 betreffende de transparantie
van de bezoldigingen en voordelen van de Brusselse openbare
mandatarissen - Jaarverslag over het dienstjaar 2023
Mme la présidente.- J’informe le Conseil que le Secrétaire communal a établi,
en exécution de l’article 7, § 1, de l’ordonnance conjointe du 14/12/2017 à la
Région de Bruxelles-Capitale et à la Commission communautaire commune sur
la transparence des rémunérations et avantages des mandataires publics
bruxellois, le rapport annuel 2023. Ce rapport sera publié au plus tard le
30/06/2024 sur le site de la Ville et annexé aux comptes de la Ville.
Ik stel de Raad in kennis dat de Stadssecretaris het jaarverslag 2023 heeft
opgesteld, in toepassing van artikel 7, § 1, van de gezamenlijke ordonnantie van
14/12/2017 van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en de Gemeenschappelijke
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Gemeenschapscommissie betreffende de transparantie van de bezoldigingen en
voordelen van de Brusselse openbare mandatarissen. Het verslag zal ten laatste
op 30/06/2024 gepubliceerd worden op de website van de Stad en als bijlage
toegevoegd worden bij de rekeningen.
Pris pour information
Kennis genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance de la modification des statuts 2024 de l'asbl Jeunesse à Bruxelles.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de statuten
wijzigingen 2024 van de vzw "Jeunesse à Bruxelles".
Pris pour information
Kennis genomen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance de la modification des statuts 2024 de l'asbl SOBRU.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de statuten
wijzigingen 2024 van de vzw SOBRU.
Pris pour information
Kennis genomen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance des comptes annuels 2023 de l'asbl SOBRU.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
jaarlijske rekeningen 2023 van de vzw SOBRU.
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Pris pour information
Kennis genomen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te nemen in de
rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van de volgende
vereniging :
- « Kaaitheater » ASBL, au 31/12/2023, Kaaitheater VZW, op 31/12/2023 ;
- SOBRU asbl, au 31/12/2023, SOBRU vzw, op 31/12/2023 ;
- Ancienne Belgique asbl, au 31/12/2023, Ancienne Belgique vzw, op
31/12/2023 ;
- « Koninklijke Vlaamse Schouwburg », fondation d'utilité publique, au
31/12/2023, Koninklijke Vlaamse Schouwburg, stichting van openbaar nut, op
31/12/2023 ;
- La Montagne magique, Théâtre des jeunes de la Ville de Bruxelles asbl, au
31/12/2023, "La Montagne magique, Théâtre des jeunes de la Ville de
Bruxelles" vzw, op 31/12/2023 ;
- Schola ULB asbl, au 31/12/2022, Schola ULB vzw, op 31/12/2022 ;
- Bains de Bruxelles asbl, au 31/12/2023, Brusselse Zwem- en Badinrichtigen
vzw, op 31/12/2023 ;
- Sporting Bruxelles asbl, au 31/12/2022, Sporting Bruxelles vzw, op
31/12/2022 ;
- Fifty Fifty Session asbl, au 31/12/2022, Fifty Fifty Session vzw, op
31/12/2022 ;
- Atelier des tropiques asbl, au 31/12/2022, "Atelier des tropiques" vzw, op
31/12/2022 ;
- BEL Victoire asbl, au 31/12/2022, "BEL Victoire" vzw, op 31/12/2022 ;
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- Centre Culturel Bruxelles Nord - Maison de la Création asbl, au 31/12/2023,
"Centre Culturel Bruxelles Nord - Maison de la Création" vzw, op 31/12/2023 ;
- Globe Aroma asbl, au 31/12/2023, "Globe Aroma" vzw, op 31/12/2023 ;
- MIMA MUSEUM asbl, au 31/12/2022, MIMA MUSEUM vzw, op
31/12/2022 ;
- Laeken découverte asbl, au 31/12/2022, Laken onthuld vzw, op 31/12/2022 ;
- Brulabo scrl, au 31/12/2023, Brulabo cvba, op 31/12/2023 ;
- Centre d'entreprises Les Ateliers des Tanneurs sa, au 31/12/2022, "Centre
d'entreprises Les Ateliers des Tanneurs" nv, op 31/12/2022 ;
- L'architecture qui dégenre asbl, au 31/12/2022, "L'architecture qui dégenre"
vzw, op 31/12/2022 ;
- Werk Centrale de l'emploi asbl, au 31/12/2022, Werk Centrale de l'emploi vzw,
op 31/12/2022 ;
- « Cultureel Animatiecentrum Beursschouwburg » asbl, au 31/12/2023,
Cultureel Animatiecentrum Beursschouwburg vzw, op 31/12/2023.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions écrites - Schriftelijke vragen
Mme la présidente.- Le feuilleton n° 1 du Bulletin des Questions et Réponses
de 2024 est mis à disposition sur la plateforme SharePoint et sur le site internet.
Het feuilleton nr. 1 van het Bulletin van Vragen en Antwoorden van 2024 werd
ter beschikking gesteld via het SharePoint platform en op de website.
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Questions orales - Mondelinge vragen
Mme la présidente.- M. MAIMOUNI avait déposé une motion visant à ne pas
accepter le match Israël-Belgique sur le territoire de la Ville. Le match n'ayant
finalement pas lieu sur le territoire de la Ville, la motion est devenue sans objet
et n'a donc pas été inscrite à l'ordre du jour.
Dhr. MAIMOUNI had een motie ingediend om de wedstrijd Israël-België niet
op de grondgebied van de Stad te laten plaatsvinden. Omdat de wedstrijd
uiteindelijk niet plaatsvond op het grondgebied van de Stad, is de motie zonder
voorwerp geworden en stond dus niet op de agenda.
La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à minuit a été mise
à disposition via la plateforme SharePoint. La question orale de
M. WEYTSMAN concernant l'interdiction du match Israël-Belgique a été jointe
à la question orale de Mme EL BAKRI sur le même sujet.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform. De
mondelinge vraag van dhr. WEYTSMAN betreffende het verbod op de
wedstrijd Israël-België wordt aan de mondelinge vraag van mevr. EL BAKRI
toegevoegd.
Lors du traitement de ces questions, Monsieur Maimouni, je vous donnerai la
parole en premier. Ensuite, M. Weytsman et Mme El Bakri interviendront. Je ne
peux pas maintenir une motion dont l'objet est non avenu.
M. Maimouni.- Je suis bien évidemment content, car dans une motion, il y a les
tenants et les aboutissants, et l'aboutissant a eu gain de cause. Mais vider de
substance ses tenants, je trouve cela un peu antidémocratique. Vous nous
confisquez le débat public, car à travers cette motion, on aurait pu avoir la
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position du PTB, on aurait pu avoir la position des Engagés, voire du cd&v.
Celle du MR, on la connaît à travers son président Netanyahou - pardon,
Georges-Louis Bouchez - dont il est visiblement le vassal et porte-parole, voire
plus si affinité.
Monsieur Hellings, quand vous dites dans la presse, le 18, que cette décision a
été prise en Collège la semaine dernière et qu'elle a été officiellement actée le
20, ce qui veut dire six jours après ma motion, ce n'est ni plus ni moins que de la
récupération politique, de la récupération morbide, je dirais même. Nous avons,
certes, l'habitude que votre groupe politique mente sciemment, d'autant plus que
vous arrivez même à complexer les mythomanes pathologiques, mais vous
n'avez pas le droit de confisquer le débat public.
Visiblement, cela a été refusé pour trouble à l'ordre public, qui est d'abord une
compétence de police non soumise au Collège.
Mme la présidente.- Monsieur Maimouni, tous ces points seront abordés avec
les différentes questions.
M. Maimouni.- Vous n'avez juridiquement pas le droit de spolier une motion et
de la récupérer de la sorte, sachant que les tenants ne sont pas les mêmes,
madame. Imaginons que, demain, le fédéral dise à M. Close : « Je vous mets
300 policiers. » L'argument primaire du Collège, qui est qu'on manque de
policiers, ne tiendrait plus. Laissez le débat démocratique s'exprimer au sein de
ce Conseil communal. C'est bien la quintessence d'un Conseil communal.
Mme la présidente.- Le débat se tiendra au moment où le point à l'ordre du jour
sera discuté, c'est-à-dire pendant la séance des questions.
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M. Maimouni.- Moi, j'aimerais connaître la position de la majorité quant à
l'objectif politique de cette interdiction. Il ne s’agit pas de se cacher derrière des
arguments. Madame, ce n'est pas vous qui allez me censurer. C'est vous qui ne
me respectez pas, madame. Depuis quand, juridiquement, une motion peut-elle
être caduque ?
Mme la présidente.- Monsieur Maimouni, je vous ai dit que vous auriez la
parole tout à l'heure pour poser toutes les questions que vous voudrez poser.
(Colloques)
M. Maimouni.- Je tiens à vous dire que je vais intervenir dans ce débat et je
compte officiellement déposer un recours devant les pouvoirs locaux, voire au
Conseil d'État. Même les charognards ne font pas de la récupération morbide
comme vous le faites !
Mme la présidente.- L'idée est quand même de rester courtois dans un débat
démocratique.
M. Maimouni.- Ce n'est pas un manque de courtoisie. Je vous caractérise, ce
n'est pas la même chose.
M. Weytsman.- Ce que nous proposons, c'est un débat où chacun des groupes
puisse intervenir.
Mme la présidente.- Ce sont des questions jointes, mais je n'ai rien contre le
fait que d'autres prennent la parole une fois qu'on abordera le sujet.
M. Weytsman.- C'est donc un débat d'actualité.
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Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 16 – Punt 16
Modifications budgétaires. Feuilleton n° 1 de l'exercice 2024
Begrotingswijzigingen. Feuilleton nr. 1 van het dienstjaar 2024
M. le bourgmestre.- Mesdames et Messieurs, nous vous présentons aujourd'hui
les modifications budgétaires 2024. La prévision de résultat du budget ordinaire
2024 reste positive et le bonus s'élève à 30.000 €. Ce feuilleton de modifications
budgétaires avait été annoncé en vue d'adapter nos prévisions de dépenses à la
réalité de l'année. Ces modifications à l'ordinaire sont essentiellement
techniques.
Parmi les éléments à retenir au niveau des dépenses, citons l'impact de
l'indexation des salaires intervenant réellement en 2024, la hausse des tarifs
dans nos contrats visant à couvrir les frais de consommation d'énergie, gaz et
électricité, des révisions dans les estimations du coût de divers contrats avec nos
adjudicataires, dont divers contrats de fourniture et d'entretien, l'indexation des
structures culturelles.
Voor het OCMW voorziet de budgettaire modificatie een verhoging van de
dotatie van bijna twee miljoen euro die meteen gelinkt is aan de impact van de
indexering van de lonen voorzien in 2024 en aan de netto impact van de
baremische hulpmiddelen.
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Nous avons également revu quelques perspectives de croissance de nos recettes
au regard des droits constatés sur la moitié de l'année 2024 et de l'évolution de
celles-ci lors des derniers comptes.
S’agissant du budget extraordinaire, nous poursuivons nos investissements pour
une ville de proximité, solidaire, durable et qui rend compte des besoins de
chacun.
L'enseignement reste le premier budget d'investissement de la Ville. Nous
prévoyons l'achat d'un nouveau bâtiment pour Brulabo afin de libérer les locaux
actuels qui permettront l'extension du lycée Émile Jacqmain. Cet achat,
évidemment, sera compensé par une recette de location.
Nous renforçons notre soutien au plan d'isolation des logements sociaux dans le
cadre de notre plan Les oubliés du climat. Depuis 2019, le Collège a déjà investi
30 millions € dans l'isolation des logements sociaux.
Al meer dan zes jaar geeft het College belangrijke middelen uit aan
verschillende grote projecten in het onderwijs, in de huisvesting, de sportieve en
culturele structuren, in de openbare ruimte en zo voort. Onze ambitie was altijd
om een Stad te zijn die luistert naar de behoeften van haar burgers met een
beleid dat gericht is op openheid, steun en dienstverlening aan de bevolking op
haar hele grondgebied.
Notre Ville poursuit ses investissements afin d'aménager l'espace urbain et doter
tous nos quartiers d'équipements collectifs accessibles à 10 minutes de chez soi.
M. Weytsman.- J'ai déjà eu l'occasion de poser toutes mes questions lors des
sections réunies. Donc, ce sera plutôt une intervention politique qu'une question.
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En fait, Monsieur le Bourgmestre, je vais être assez court. Votre budget reflète
vos modifications budgétaires, la gestion du Collège depuis le début de cette
législature, avec des dérapages budgétaires que vous cachez, et une absence de
maîtrise des dépenses de fonctionnement.
Tout cela est systématiquement financé par des augmentations d'impôts qui
pèsent et qui ont pesé, au cours des cinq dernières années, sur les citoyennes, les
citoyens et surtout les entreprises, et par une utilisation systématique des fonds
de réserve, le tout en nous faisant croire que le budget que vous proposez est à
l'équilibre. On diminue de 5 millions € le fonds de réserve et on propose des
budgets en déséquilibre, comme les comptes qui ont été votés ici il y a quelques
semaines le démontraient. Pour les modifications budgétaires, deux points
attirent notre attention depuis le début de cette législature.
D'une part, une forte augmentation des frais de fonctionnement. Je l'ai dit à
plusieurs reprises. Ici, ce sont 8 millions € en plus. Manifestement, ces frais de
fonctionnement sont liés, comme nous l'avons pointé du doigt à plusieurs
reprises, à une non-gestion de l'énergie au sein de ce Collège.
D'autre part, des frais informatiques qu’année après année, on justifie en nous
expliquant que ce sont de nouveaux projets, dont des logiciels à payer pour 4
millions de plus. Ces 8 millions de plus, vous les percevez sur le dos des
Bruxellois, avec une augmentation de 2 millions des sanctions administratives
et amendes (de 13,5 à 15,5 millions €), avec une hausse des horodateurs (de 24
à 25 millions €, de mémoire). Je pense que cela a été multiplié par 4 sous cette
législature. Citons également une augmentation des taxes sur les surfaces de
bureaux pour 1,5 million et, comme je le disais en introduction, des
prélèvements sur les fonds de réserve.
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Non seulement vous mettez à mal le tissu économique bruxellois et vous
continuez d’augmenter les taxes sur les citoyens, mais en plus, vous
hypothéquez les capacités de la Ville de Bruxelles à investir dans le futur. Donc,
c'est tout sauf un bon budget. C'est de nouveau un budget avec des dérapages
budgétaires et des frais de fonctionnement en hausse qui sont masqués. C'est la
raison pour laquelle le groupe MR-VLD ne votera pas ce point.
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur les
modifications budgétaires.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptées.
Points 10 et 11 – Punten 10 en 11
Comptes et rapport de gestion 2023 du Mont-de-Piété
Rekeningen en jaarverslag 2023 van de Berg van Barmhartigheid
Modifications budgétaires n° 1/2024 du Mont-de-Piété
Begrotingswijzigingen nr. 1/2024 van de Berg van Barmhartigheid
M. Waucquez.- Je vois que dans les comptes, nous avons un montant de caisse
relativement important. Afin d’éviter les soucis de caisse, étant donné que les
nouvelles institutions financières nous permettent de faire des virements
instantanés, est-ce qu’il ne serait pas intéressant de réduire le susdit montant ?
Le montant en caisse est-il bien couvert par une assurance ?
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Je vois qu’il y a un crédit de caisse de 6,5 millions €. Est-il à taux variable ou à
taux fixe ? Étant donné la situation financière pour 2023 et le budget 2024, est-
ce qu’il ne serait pas intéressant de se couvrir contre la hausse des taux
d’intérêt ? Et sachant que les taux Euribor sont inférieurs aux taux IRS, ne
faudrait-il pas refinancer le susdit crédit de caisse à long terme ?
M. le bourgmestre.- Comme vous le savez, le Mont-de-Piété se finance sur la
différence entre le taux auquel il emprunte et le taux auquel il prête. C’est là-
dessus qu’il y a la différence, sachant qu’en plus, 95 % des gages sont
récupérés. Il y a toujours une avance qui est faite pour avoir cette disponibilité
de caisse. Ici, c’est simplement une prévision des différents montants.
Évidemment, il doit avoir ce cash disponible pour remplir sa mission.
M. Waucquez.- Monsieur le Bourgmestre, il y a une différence entre le cash
disponible et ce qui est en caisse. Ce qui est en caisse correspond à un risque, le
cash disponible, c’est ce qu’il y a sur votre compte bancaire. Donc, vous ne
répondez pas vraiment à la question. Je vois que concernant le refinancement de
la dette, vous ne répondez pas non plus à la question.
Vous dites que vous prenez une marge sur le taux. Sachant que les gens qui ont
recours au Mont-de-Piété sont malheureusement en grande difficulté, il m’aurait
paru intéressant de leur faire profiter de conditions financières nettement plus
avantageuses.
Votes
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur les comptes et
rapport de gestion 2023 du Mont-de-Piété.
(Il est procédé au vote nominatif.)
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Mme la présidente.- Adoptés.
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur les
modifications budgétaires n° 1/2024 du Mont-de-Piété.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptées.
Points 12 et 13 – Punten 12 en 13
Comptes 2023 du CPAS
Rekeningen 2023 van het OCMW
Modification budgétaire n° 1 du Conseil de l'Action sociale pour l'exercice 2024
Begrotingswijziging nr. 1 van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn voor het
dienstjaar 2024
Mme Buggenhout.- Ce ne seront pas des questions, mais une petite déclaration.
Nous l’avons déjà signalé à maintes reprises, les dépenses du CPAS sont
excessives et augmentent plus vite que la pauvreté à Bruxelles. L’excédent de
dépenses est de 984.504 € sur un résultat annuel de 414.948.127 €, alors que des
modifications budgétaires de 4 millions avaient déjà été demandées à la Ville de
Bruxelles.
Vous annoncez un résultat positif de 18.977 € grâce au résultat positif des
années antérieures de près d’un million. Mais là, on se pose la question. Cela
signifie que les caisses du CPAS sont vides, puisqu’il n’y aura plus de réserves.
Le budget 2024 est de 434.149.700 €, et la Ville de Bruxelles participe à hauteur
de 99.848.900 €. Si on ajoute, rien qu’à cette première modification budgétaire
(1.970.800), cela porte le budget à 436.120.500 €, dont une participation de la
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Ville de Bruxelles de 101.819.700 €. C’est énorme ! Pourtant, 5 millions
supplémentaires avaient déjà été demandés afin d’équilibrer ce budget 2024.
Tous les départements accusent un déficit qui s’accroît d’année en année, tandis
que les recettes du CPAS diminuent chaque année aussi. Vous annonciez un
déficit de 8,9 millions pour les maisons de repos lors de la confection du budget
2023. Et plutôt que de tenter de diminuer celui-ci, les comptes affichent à
présent 11,2 millions de déficit. C’est énorme et intolérable ! Et pourtant, j’ai
remarqué, en examinant les notes, que Sainte-Gertrude était arrivée à réaliser
180.000 € de diminution de frais en réduisant le personnel, notamment.
Je voudrais aussi saluer l’augmentation des recettes de prestations de l’Usine du
linge (450.000 €) qui est, somme toute, une activité économique du CPAS que
je salue et une mise à l’emploi très positive pour les infraqualifiés. Bravo !
Une gestion prudente s’impose donc afin de ne pas voir le déficit du CPAS
s’accroître plus vite encore. Nous exhortons une fois de plus le CPAS à se
recentrer sur ses missions principales. Face à l’appauvrissement toujours
croissant de la population bruxelloise et aux demandes toujours plus fortes
d’interventions diverses, nous exhortons le CPAS à gérer cet outil avec plus de
parcimonie. C’est pour cette raison que notre groupe s’abstiendra.
M. Wauters.- Ce sera très rapide aussi, parce que ces discussions ont lieu au
CPAS et que notre conseiller de l’action sociale fait bien son boulot. Pour les
deux points (comptes et modification budgétaire), nous voterons dans la
cohérence. Le Conseil du CPAS connaît mes arguments, les mesures que je
soutiens et les points d’attention que je soulève. Par cohérence, nous nous
abstiendrons sur ces deux points.
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Votes
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur les comptes
2023 du CPAS.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptés.
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la modification
budgétaire n° 1 du Conseil de l'Action sociale pour l'exercice 2024.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptée.
Point 9 – Punt 9
M. Wauters.- Ce point est l’occasion pour moi d’une réflexion un peu plus
large. On voit la multiplication de caméras un peu partout. Cela a un sens,
évidemment, en termes de sécurité. Je n’ai pas de souci avec cela. Simplement,
je me demande quel est le monitoring de leur fonctionnement en termes
d’efficacité.
Je me rends compte que ce qu’on appelle le contrôle social (qui peut aussi être
un contrôle bon enfant) ne passe plus que par des caméras qu’on ajoute partout.
C’est aussi, peut-être, la preuve d’un manque de proximité humaine, de contrôle
notamment de la police, mais pas seulement. Il y a toute une série d’organismes
qui sont là pour créer un sentiment de dialogue et de présence. Puisqu’on
augmente depuis pas mal d’années le nombre de caméras un peu partout,
comment se fait leur monitoring ?
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Je suis un fervent défenseur d’un contrôle de visu avec de vrais humains. Je
pense que cela participe aussi à la convivialité d’une ville.
M. le bourgmestre.- Je vais répondre de mémoire. Je pense que notre zone
compte 440 caméras et que leur nombre a augmenté de 80 unités. Il faut
compter qu’avec les dégâts, les dysfonctionnements et autres, il y a toujours
environ 10 ou 15 % de caméras en panne ou en réfection. Ces caméras sont
extrêmement utiles.
Aujourd’hui, nous avons trois zones de police logées dans le même bâtiment,
avec le Centre de crise : Midi, Polbru et Ouest, si je ne m’abuse. Cela permet
aux dispatchers d’avoir des contacts directs. Il faut remercier la Région, qui a
complètement équipé et payé le bâtiment et le met à la disposition des zones de
police. Souvent, on se demande ce que fait la Région en matière de sécurité
(safe.brussels). Voilà quelque chose qui fonctionne vraiment bien. On a des
échanges de données avec la STIB. On a un réseau de caméras énorme. On a en
plus près de 300 bodycams portées par nos policiers. Ce sont des choses qui
fonctionnent plutôt bien, avec un contrôle extrêmement codifié par la loi. Cela
ne sert à rien d’en mettre partout, mais on continue d’en équiper la ville et cela a
une vraie utilité.
M. Wauters.- Ma question était intéressante parce qu’elle permet à chacun
d’entre nous de savoir qu’il peut y avoir des caméras en panne, par exemple. Il
est bon de rappeler qu’il y a des synergies entre les zones de police. Cela n’a pas
toujours été le cas.
Je pense qu’une police de proximité avec un contact humain est aussi
importante. J’espère que la zone de police aura cette vision efficiente en termes
de sécurité et de proximité.
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Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 23 – Punt 23
M. Wauters.- Je vois une série de sommes assez importantes dans ce marché
public de services. On avait déjà un sacré budget pour la vaisselle réutilisable.
J’ai analysé le budget sandwich. Cela coûte cher, un sandwich, on le sait, mais
en comptant 5 € par sandwich, cela fait quand même 156.000 sandwiches, soit
2.137 par jour. C’est très bien, mais où vont-ils ? Est-ce qu’on en distribue aussi
au service social, à une série d’œuvres ou d’associations ? Je trouve que cela
fait quand même beaucoup.
Il serait intéressant pour les Bruxellois d’en savoir plus. Loin de moi l’idée de
dire que je ne veux pas de banane ni de pomme pendant les séances du Conseil
communal, qui durent parfois cinq ou six heures.
M. Hellings, échevin.- Il s’agit d’un des 25 points de mise en œuvre du plan
climat, à savoir un marché de traiteur pour les réceptions à l’hôtel de ville. Il ne
s’agit pas simplement d’un montant maximum de 303.000 € pour des
sandwiches, mais du service traiteur et sandwiches. C’est cela, le lot 2. Il ne
s’agit pas que de sandwiches, mais du service traiteur en général. Vous savez
que nous avons parfois deux ou trois réceptions par jour à l’hôtel de ville. Les
occupants de l’hôtel de ville feront appel à ce service traiteur, mais aussi à un
service petit-déjeuner, café gourmand, corbeille de fruits et location de vaisselle.
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Il s’agit d’un marché particulièrement durable en matière de gestion des
déchets, qui respectera évidemment la législation Brudalex visant à interdire les
emballages à usage unique, en plus d’une série de critères environnementaux
par rapport à la qualité de la nourriture (bio, locale et de saison). Tout cela est
inscrit dans le marché. Il s’agit bien plus que de sandwiches. Cela vise toutes les
réceptions où on sert à manger et à boire à l’hôtel de ville.
M. Wauters.- J’avais lu que cela visait seulement des sandwiches, donc je me
disais que c’étaient de fameux sandwiches ! Merci pour cette réponse.
Point 34 – Punt 34
Mme Buggenhout.- Je voulais savoir en quoi une régie communale autonome
était nécessaire pour certaines infrastructures sportives. Je ne comprends pas
bien. Quel sera l’objectif de cette régie communale autonome ? Quelle est la
différence entre la gestion du sport, les infrastructures sportives relevant de
votre cabinet et le rôle de Prosport ? Je voudrais voir un petit peu plus clair dans
ces infrastructures qui nécessitent une régie communale autonome.
M. Hellings, échevin.- Ce point vise à se doter d’une expertise externe pour
nous permettre éventuellement, un jour, de constituer une régie communale
autonome en matière sportive. On ne prend pas la décision de se lancer dans la
constitution d’une régie communale autonome à ce stade-ci. On se dote de
l’expertise suffisante pour pouvoir faire des choix.
Et pourquoi est-ce qu’on travaille à l’établissement éventuel, un jour, d’une
régie communale autonome en matière sportive ? Parce que nous accumulons
les investissements massifs en matière d’infrastructures sportives. Le parc des
sports (plus de 50 millions), le stade (déjà 7 millions), les 17 millions que nous
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allons investir cette année ou l’année prochaine dans la rénovation des Bains du
centre, ce sont autant de projets de réaménagement sportif où on pourrait
éventuellement, s’ils étaient effectués dans le cadre d’une régie communale
autonome, récupérer la TVA. On pourrait allouer à la construction
d’infrastructures publiques sportives ou autres complémentaires la TVA ainsi
récupérée. L’idée est de créer une nouvelle structure qui remplacerait les
structures actuelles, le service des sports et des ASBL existantes, comme les
Bains de Bruxelles ou Prosport.
C’est à voir et à discuter, évidemment. Le but est de faire en sorte que
l’entièreté ou une partie des infrastructures sportives soient gérées par une régie
communale autonome dont les contours seront définis par l’étude que nous
commandons aujourd’hui auprès d’un prestataire externe. La décision reviendra
au Conseil communal sur la base d’un projet qu’on vous présenterait ici de
constituer une régie communale autonome. L’objectif est de rationaliser l’outil
de gestion et les investissements publics. Si on peut récupérer la TVA, ce sont
autant de moyens qu’on pourra allouer à des investissements publics en matière
sportive ou autre.
Mme Buggenhout.- J’entends bien. Effectivement, c’est surtout financièrement
que cela se joue. Il n’y a aucune TVA pour une régie ?
M. Hellings, échevin.- C’est tout l’enjeu de la consultation que nous lançons :
comment s’organise le paiement de la TVA pour la réalisation des travaux en
cours ou à venir ? Selon quel montage financier ? C’est le même travail que
pour la Bourse, mais pour les infrastructures sportives. Je ne peux pas vous dire
à ce stade quelles infrastructures sportives intégreraient la régie communale
autonome sportive. Ce sont les experts qui vont nous le dire et analyser l’intérêt
(fiscalité, gestion, souplesse...) d’une telle structure. Une régie communale
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autonome nous permettrait de gérer de façon beaucoup plus souple les
infrastructures qui, aujourd’hui, sont gérées par les services. On mesurera tous
ses avantages et désavantages au moment où on vous présentera le projet
éventuel de régie communale autonome en matière sportive.
Mme Buggenhout.- Vous n’avez pas peur qu’on perde la main au niveau de la
Ville de Bruxelles, si tout est confié à une régie ?
M. Hellings, échevin.- Non. La Ville n’a absolument pas perdu la main dans le
cadre de la régie qui gère la Bourse. Nous en discuterons dans le détail dans le
cadre du projet que nous déposerons éventuellement sur la base de cette étude
réalisée par un prestataire externe.
Mme Buggenhout.- On peut imaginer que dans ce projet soit intégré le parc des
sports en cours de construction.
M. Hellings, échevin.- Le périmètre de la régie communale autonome n’est pas
encore défini. C’est le prestataire externe qui le précisera, ainsi que le
fonctionnement de cette future régie éventuelle.
Point 186 – Punt 186
M. Bauwens.- Monsieur l’Échevin, ma question ne concerne pas le budget des
deux campagnes que vous mentionnez, mais elle m’incite à vous demander si
vous avez prévu une extension ou d’autres mesures pour collecter les
encombrants. Un grand problème se pose depuis des années à Bruxelles
s’agissant des encombrants. Dans mon quartier, par exemple, le conteneur se
trouve à la même distance que le recypark qui vient de déménager et est encore
plus loin. Pour aller à l’un et à l’autre, je dois louer une voiture. Même moi, j’ai
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dû louer une voiture pour me défaire de mes encombrants, de mes poubelles. Je
vois que dans mon quartier, je ne suis vraiment pas le seul, donc je le fais. Il y a
des matelas, des frigos, des armoires tous les jours dans mon quartier.
Vu les frais que cela représente, est-ce que la Ville prévoit des campagnes plus
accessibles qui permettent de se défaire des encombrants plus facilement face
au manque de conteneurs dans les quartiers ? Je signale que le déménagement
du recypark Nord rend l’affaire encore plus compliquée pour le quartier Nord.
Mme Jellab, échevine.- Les enlèvements d’encombrants, on en a deux par an,
au mois d’octobre et au mois de mars. Depuis le début de la législature, nous
avons lancé un nouveau service à domicile. Vous savez que vous pouvez faire
appel à Bruxelles Propreté pour 3 mètres cubes une fois par an et nous avons
lancé le même service pour les habitants. Il ne faut pas louer de voiture,
Monsieur Bauwens. Il faut juste appeler le service. Nous avons distribué des
flyers.
M. Bauwens.- En une fois, j’avais mes 3 mètres cubes. Ce n’est vraiment pas
suffisant.
Mme Jellab, échevine.- Trois mètres cubes pour la Région et, au niveau de la
Ville, 2 mètres cubes. C’est un service que nous avons lancé il y a déjà quelques
années. Nous en faisons régulièrement la publicité dans le Brusseleir. Chaque
fois qu’il y a des soucis dans un quartier, on rappelle aux habitants que, plutôt
que de balancer leurs fauteuils et leurs frigos au coin de la rue, ils peuvent faire
appel à ce service à domicile. Nous avons évidemment pensé aux personnes qui
ne sont pas motorisées, aux personnes à mobilité réduite. Le service existe et je
vous invite vraiment à y faire appel.
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M. Bauwens.- Cela veut dire qu’on n’a pas prévu d’élargissement. Je veux juste
signaler que pour les faire enlever devant la porte gratuitement, on a droit à 3
mètres cubes, donc apparemment 2 mètres cubes supplémentaires, tandis qu’au
recypark, on peut déposer 3 mètres cubes par jour gratuitement. Il y a une
différence de 362 jours où les gens peuvent aller en voiture déposer
gratuitement leurs encombrants. Ceux qui n’ont pas de voiture, soit un
Bruxellois sur deux, dont moi, ont 363 jours de moins pour déposer leurs 3
mètres cubes. C’est la différence. Là-dessus, vous n’avez toujours pas de
réponse. Il y a tous les jours, dans les rues, des encombrants. Est-ce que vous
avez prévu de renforcer ce dispositif ? Je vois que non. Je trouve cela triste. Et
donc, Bruxelles est sale.
Mme Jellab, échevine.- Ce que vous me demandez, ce sont des évacuations
d’encombrants 365 jours sur 365, ce qui est impossible. Il faut savoir que
l’évacuation des encombrants est normalement à charge de la Région. Nous
avons ajouté ce service. Nous évacuons à charge de la Ville tous ces
encombrants.
M. Bauwens.- À la Région, c’est votre ministre, Madame l’Échevine.
Mme Jellab, échevine.- On a un nouveau service à domicile. Il ne faut pas se
déplacer. Franchement, ça fonctionne très bien. Au niveau de la Région, ce sont
3 mètres cubes gratuits. Si vous voulez vous défaire de plus, c’est toujours
possible.
M. Bauwens.- Encore une discrimination pour ceux qui n’ont pas de voiture.
Mme Jellab, échevine.- Ne me demandez pas de concurrencer la Région pour
l’évacuation des encombrants.
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M. Bauwens.- À la Région, si je demande à votre ministre Ecolo, il me dit la
même chose. J’ai mis un fauteuil d’une personne et un matelas de deux
personnes devant ma porte. J’ai téléphoné. Ils sont venus. Le service fonctionne
bien. Ils m’ont dit que mon quota pour l’année était rempli. Ce n’est vraiment
pas beaucoup. Vous pouvez dire que ceux qui ont plus, c’est leur problème, et
qu’ils ne remplissent pas leur devoir de citoyen. À voir l’état des rues, il y a un
problème. On a une autre opinion de la saleté de la ville, c’est tout.
Je ne propose pas qu’ils passent tous les jours. On propose un service mobile
qui passe plus régulièrement dans les rues. Vous dites que ceux qui n’ont pas de
voiture ont droit de déposer moins. On note. C’est étonnant de la part d’un parti
comme Ecolo.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 62 – Punt 62
Mme Buggenhout.- Monsieur l’Échevin, je vois avec plaisir qu’enfin, 2
millions € par an ont été programmés, TVA comprise, pendant trois ans. Est-ce
que vous pouvez me dire si ces 2 millions par an vont suffire vu le nombre de
voiries et trottoirs abîmés sur le territoire de la Ville de Bruxelles ?
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Est-ce que nous avons une liste ? D’où sortent ces 2 millions par an ? Est-ce
qu’il y a une programmation des réfections de rues qui seront réalisées chaque
année ? On vous a demandé cela très souvent et nous n’avons jamais reçu de
réponse. Comme vous avez désormais chiffré le projet, je voudrais bien savoir
en quoi il consiste.
M. Dhondt, échevin.- C’est un point récurrent. Ce n’est pas la première fois
que le Collège demande au Conseil d’approuver ce point. À chaque fois, c’est
pour plusieurs années. Ici, c’est un marché de réasphaltage comme il y en a
chaque année. C’est l’une des tâches principales du service des travaux de
voirie.
Voici quelques exemples de projets en cours (ce ne sont pas les projets visés par
ce marché) : Magistrat (en phase de planification), Livourne, une partie de la
chaussée Romaine, rue d’Egmont, carrefour Seigneurie-Paroisse, Houba entre
Magnolias et Wemmel. Sont aussi planifiées l’avenue Stiénon à Laeken, la rue
Lesnino et la rue Franklin pour cette année, voire 2025.
Plusieurs rues sont planifiées. À chaque fois, on devra voir, dans le cadre de la
coordination des chantiers, si cela est possible. L’asphaltage de l’avenue des
Pagodes est planifié, ainsi que celui d’un tronçon avenue Houba-de Strooper,
notamment. On essaie d’utiliser nos budgets le plus efficacement possible pour
garantir l’entretien des rues sur notre territoire.
Mme Buggenhout.- Merci, Monsieur l’Échevin, pour ces quelques précisions.
Sur l’avenue des Pagodes que je connais bien pour l’emprunter très
régulièrement, il y avait des trous grands comme des monuments, surtout au
début, en partant du clos des Trois Tilleuls. On les a réparés.
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M. Dhondt, échevin.- On ne parle pas de la même chose. Ici, c’est un
réasphaltage complet qui est planifié. Ce qu’on a fait rue des Pagodes, c’est de
l’entretien temporaire parce qu’effectivement, il y avait des trous, comme vous
le dites. Ici, il s’agit à chaque fois d’un réasphaltage complet et, parfois, de
réfection de la fondation de la rue. Ces travaux ont un plus grand impact pour
plusieurs années.
Point 205 – Punt 205
De heer Bauwens.- Een kleine vraag. Super, 35 veloboxen: daar zijn we het
zeker ook allemaal over eens. Als ik overleg pleeg met de fietsersbond en
dergelijke organisaties, zeggen die altijd tegen mij: wat we echt nodig hebben,
zijn ook andere oplossingen, buiten de veloboxen. We gaan akkoord, we gaan
nooit genoeg veloboxen kunnen zetten in een wijk dan dat er mensen zijn van
wie we willen dat ze de fiets gebruiken. We weten ook dat fietsparkings in
Brussel een van de grootste struikelblokken is voor mensen om te fietsen. Ze
vragen zich af waar ze hun fiets veilig kunnen stallen zodat hij niet gestolen
wordt.
En dus is de vraag: hoever staat de Gemeente eigenlijk ook met het plan van die
piste, want ik vermoed dat u ook overleg pleegt met de Fietsersbond en
dergelijke? Dat u dus ook al in die richting hebt gedacht. Ik denk natuurlijk aan
de parking in het centrum, maar dat is niet het enige debat. Want ook echt in de
wijken, in de volkswijken, ook in mijn wijk, komen er altijd fietsers bij en dat is
positief. Die moeten hun fiets buiten zetten en die wordt dan ofwel stapsgewijs
ontmanteld, zoals we kunnen zeggen, ofwel verdwijnt ie ofwel overleeft ie het
wel, maar dat is een zeldzaam geval. De Fietsersbond spreekt me dus over
oplossingen als het huren van lokalen waar mensen hun fiets kunnen
binnenzetten. Ik wil gewoon weten: denkt de Stad in die richting? Hoever staat
u daarmee?
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De heer Dhondt, schepen.- Dank u wel, meneer het raadslid, voor uw vraag.
Fietsparking is effectief een prioriteit, want fietsdiefstal is een van de
belangrijkste redenen waarom fietsers stoppen met fietsen. Dus in die zin zijn
wij ons als College al heel lang bewust van de problematiek en zoals u terecht
aangeeft: ik heb natuurlijk ook met de verschillende verenigingen samen
gezeten, zoals de Fietsersbond. En daarom ook is er op Gewestelijk niveau een
volledig plan om voldoende aanbod te voorzien aan beveiligde fietsparkings.
Nu eerst en vooral, we zitten met een probleem in onze gebouwen als het gaat
over het parkeren van een fiets. Idealiter zou je dat kunnen doen in je huis, maar
we zitten met een patrimonium waar we niet omheen kunnen. Vandaar is
eigenlijk de oplossing van de fietsboxen gekomen, omdat het voor heel veel
mensen onmogelijk is om hun fiets bij hun thuis te parkeren.
Ik kijk even naar mijn collega van Urbanisme, Anaïs Maes: op gewestelijk
niveau zijn er wel discussies gaande om bij nieuwbouw voldoende fietsparkings
te voorzien. Wat doen wij verder concreet op het grondgebied van de Stad
Brussel? We hebben effectief het aantal fietsboxen verhoogd van 38 naar bijna
130, dus daar gaan er nog 35 kunnen bijkomen. Daarnaast begonnen we op het
grondgebied van de Stad Brussel in 2018 met 190 plaatsen, en we zitten nu aan
2700 plaatsen. Maar natuurlijk gaat het grootste deel daarvan naar de grote
parkings aan De Brouckère en het Beursplein. Andere pistes die we ook al
bewandeld hebben en uitvoeren zijn in samenwerking met B-park, die ook
parkeerplaatsen voor bewoners aanbiedt. Daarbij kunnen we gebruik maken van
parkings die niet effectief gebruikt worden, dat kan in appartementsgebouwen
zijn, dat kunnen privé-parkings zijn. We stellen die open voor het publiek, voor
mensen met een wagen, en sinds een aantal jaar doen we dat nu ook voor
fietsers. Op die manier kan men dus eigenlijk ook zijn fiets parkeren in een
beveiligde situatie.
Daarnaast heeft het Gewest ook plannen om grotere fietsparkings te bouwen. Ik
weet dat de NMBS er ook werk van maakt om dat aanbod te vergroten.
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Ondertussen werken wij effectief nog met de fietsboxen, maar die zijn, zoals u
ook terecht aangaf eigenlijk voor de Stad maar een overgangsmaatregel, in
afwachting van een voldoende groot aanbod dat gecreërd wordt buiten de
openbare weg. Ik hoop dat ik hiermee een deel van uw vragen heb kunnen
beantwoorden.
De heer Bauwens.- Een tweede bijkomende vraag over die B-Park oplossingen:
een van de problemen aan de beurs is het betalende deel. Er is ook een gratis
gedeelte, maar ook daarmee gaat het niet goed. Wat is het bilan daarvan,
eigenlijk? Ik hoor ook veel mensen zeggen dat ze nog altijd hun fiets liever
boven zetten dan beneden te betalen. Want soms staan ze beneden en wordt hun
fiets toch mishandeld. Dat is één vraag. Dat is een informatieve vraag, geen
kritische vraag. En misschien kan u ook aan uw collega van Ecolo zeggen dat er
toch wel te werken valt mét het Gewest, want bij haar was dat blijkbaar
moeilijk, zoals ze vermeldde in de vorige discussie. Daarbij wilde ze geen
concurrentie aangaan met het Gewest... Dat is een grapje.
De heer Dhondt, schepen.- Concreet: wat betreft het aanbod van beveiligde
fietsparkeerplaatsen is het zo dat mensen die een kaart hebben voor een fietsbox
zich gratis mogen parkeren in de andere fietsparkings die uitgebaat worden door
CycloParking. Ik denk dat dat ook te weinig geweten is, maar dat is echt wel
een heel groot voordeel voor mensen die een iets duurdere fiets hebben. Die
kunnen die overal veilig stallen. En dus hoe meer fietsparkings er komen, hoe
groter het aanbod zal zijn en op hoe meer plekken je daar veilig je fiets zal
kunnen stallen.
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Point 67 - Punt 67
Mme Nagy.- J'aurais voulu demander à l'échevin de nous préciser les projets
indiqués dans cette convention. Il y a un budget à l'extraordinaire et un budget à
l'ordinaire qui sont assez importants et qui ont été approuvés par notre Conseil,
mais il est indiqué dans la nouvelle convention qu'il y aura des frais de
fonctionnement et un budget extraordinaire pour les travaux de rénovation de
durabilité du Centre Dansaert. Je pense que ce dernier mérite ces
investissements et j'aurais voulu savoir ce que couvraient les travaux de
rénovation de durabilité prévus et les développements en fonctionnement.
M. Maingain, échevin.- Effectivement, c’est un point qui mérite d'être mis à
l'honneur parce que le Centre d'entreprises Dansaert est en phase de
renouvellement. En bonne coopération avec ma collègue Lydia Mutyebele, on a
pu renouveler son bail emphytéotique pour une durée de 27 ans, ce qui assure la
pérennité de ce centre d'entreprises niché au centre-ville. Et surtout, en
collaboration et dans la vision du plan climat porté par mon collègue Benoît
Hellings, on a aussi un investissement de 1,1 million € en priorité dans la
rénovation énergétique du bâtiment.
Il faut savoir que le Centre d'entreprises possède un grand potentiel, avec un
énorme futur toit solaire. C'est l'objet du million € d'investissement à
l’extraordinaire. Il s’agit aussi de voir comment on peut remplacer la chaudière
pour améliorer la performance énergétique de ce bâtiment iconique de notre
centre-ville, et ainsi diminuer tant ses coûts de fonctionnement que ses charges.
Mme Nagy.- Bien entendu que je ne peux que me réjouir de cet investissement
assez important dans le centre-ville, qui va aussi avoir valeur d'exemple. Avez-
vous plus de précisions sur le timing prévu pour cette rénovation ?
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M. Maingain, échevin.- On est en discussion. Comme je l'ai dit, cela se fait de
manière collégiale avec Renoclick, qui nous aide dans le déploiement du plan
panneaux solaires. L'investissement dans la chaudière est déjà planifié pour
cette année-ci. Pour les panneaux solaires, cela va dépendre de la capacité, mais
on espère encore réaliser les investissements au cours de l'année qui vient.
Mme Nagy.- Bravo et merci !
M. Weytsman.- Bravo et merci également de la part du groupe MR !
Dossiers de M. l’échevin El Ktibi
Dossiers van dhr. schepen El Ktibi
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van dhr. schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
M. Pinxteren, échevin.- Je signale à mes collègues que j'ai déposé sur leurs
pupitres un petit ouvrage sur les 30 ans des contrats de quartier à la Ville de
Bruxelles. Cet ouvrage met à l'honneur tous les projets qui ont été réalisés au fil
du temps, également par tous mes prédécesseurs, en la matière. Une exposition
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itinérante a été lancée ce week-end. Elle restera une semaine sur la place
Bockstael. J'invite les Laekenoises et les Laekenois à y jeter un œil. Elle se
rendra ensuite, pour tout le mois de juillet, à Be-Here et au mois d'août, au
Centre Box120.
C'est un vrai matériel didactique. Il m'a semblé intéressant de mettre en
perspective l'ensemble des réalisations et des dimensions des contrats de
quartier, qui sont souvent des outils pas très bien compris, pas nécessairement
connus, mais dont les résultats sont néanmoins extrêmement visibles dans notre
quotidien. N'hésitez pas à vous rendre dans ces différents lieux. Ensuite,
l'exposition viendra ici dans le centre, dans le quartier des Marolles, mais aussi
ici en bas, à Brucity, dans les salles des guichets.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 100 – Punt 100
M. Weytsman.- Je vais être assez direct. À quoi sert de faire passer encore cette
étude ? Vous êtes en fin de législature. Il y a aussi une fin de législature au
niveau du gouvernement bruxellois. Vous avez compris que, contrairement à
vous, il y a des partis politiques qui ne veulent pas détruire de façon totalement
inutile le palais du Midi. J'ai déjà pu expliquer et démontrer - l'histoire m'a
donné raison - qu'il y avait des alternatives techniques pour le palais du Midi. Si
vous avez suivi les travaux au Parlement bruxellois, cela a été largement
démontré.
Maintenant, on doit se mettre autour de la table pour trouver des solutions
financières et juridiques. Je sais que la Ville de Bruxelles, votre majorité et le
PS-DéFI ont décidé de démolir ce palais. Cela n'a pas de sens. Je crois que la
prochaine majorité ne voudra peut-être pas suivre cette décision. À quoi bon
investir encore de l'argent pour quelque chose qui sera peut-être totalement
inutile dans quelques mois ?
M. Bauwens.- Concernant ce point-là, je partage les inquiétudes formulées et je
vais vous relayer les demandes que j'entends très souvent dans ce quartier. Est-
ce qu'on peut être plus clairs quant au droit qu’auront les commerçants de
revenir ? J'ai déjà posé la question plusieurs fois ici au Conseil communal. M. le
bourgmestre dit qu'en fait, on a résilié tous les baux commerciaux.
En quoi une étude ou une concertation a-t-elle un sens alors que la demande
prioritaire de beaucoup de commerçants, à savoir le droit de réintégrer les lieux,
n'est toujours pas garantie. Je trouve que c'est un grave problème. On va
consulter, mais on exclut d'avance une opinion qui est quand même assez
répandue et qui préoccupe beaucoup de commerçants du quartier.
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Finalement, si on se comprend bien, c'est un trajet de participation qui est
supposé apporter une aide à la décision de la Ville. Pour être clair, on va
consulter, mais la décision finale appartient à la Ville. C'est une concertation qui
n'engage à rien, se disent les commerçants et les habitants. J'ai consulté des
spécialistes des processus de consultation et de participation citoyenne. Selon
eux - on l’a vu dans le quartier Stalingrad dans le passé -, il y a beaucoup
d'obstacles à franchir. On s’attend à de la méfiance et de la résistance, et le
montant que vous avez prévu pour cette concertation est assez faible.
Ces gens me disent qu’un processus clé sur porte de concertation populaire de
cette échelle atteint très vite 25.000 à 30.000 €. Vous avez prévu 25.000 € et on
peut prédire que cela ne va pas être un processus facile. Est-ce que même sur ce
plan-là, on ne se tire pas déjà une balle dans le pied ? Ou est-ce que ce n'est pas
déjà dire : « On va consulter, mais pour quand même prendre la décision nous-
mêmes à la Ville de Bruxelles. » C’est le sentiment de beaucoup de gens dans le
quartier, je vous le répète.
Ensuite, on parle d'un prédiagnostic, par la Ville, des besoins du quartier. Est-ce
qu'on peut savoir qui va faire cela ? Est-ce que les résultats de ce prédiagnostic
seront accessibles aux gens ? Est-ce qu'on saura ce qu'il contient ? Je le répète,
les commerçants vivent dans le flou, s’agissant du métro et de ce qu’il va se
passer dans leur quartier. J'ai attentivement lu le dossier. Je m'excuse d'avance
auprès des traducteurs, mais je vais lire une phrase et je vais vous demander ce
que vous en pensez (page 36 de votre dossier) :
« Il s'agit d'établir en premier lieu des fourchettes capacitaires qui vont pouvoir
nourrir des variantes. Ces trois variantes contiendront ainsi chacune des
programmations prioritaires argumentées. Ces programmations seront
parallèlement et de manière itérative traduites spatialement au sein du futur
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palais du Midi, en lien avec le contexte urbain. » J'espère pour les traducteurs
qu'ils avaient le dossier en néerlandais, parce que pour pouvoir traduire, il faut
comprendre. Moi, je n'ai pas compris ce que j'ai lu.
Ce dossier concerne un processus participatif. Sans vouloir me vanter, je ne suis
pas bête, mais je ne comprends pas ce que j'ai lu. Je ne sais pas comment on
peut écrire un dossier de processus participatif dans le quartier, qu'un
intellectuel (Bruno Bauwens, qui a fait des études) ne comprend pas. Je ne
comprends pas la phrase. C'est évidemment une boutade, mais ça en dit long sur
le processus participatif qu'on est en train de lancer ici.
M. Maimouni.- Concernant les participations citoyennes, j’ai l'intime
conviction qu'elles sont tronquées et orientées. Essayez de comprendre ce que je
veux dire. Quand vous avez un quartier à connotation maghrébine et que, dans
ces concertations citoyennes, il ne se trouve aucun Maghrébin, il y a vraiment
de sérieuses questions à se poser. La gentrification, c'est vraiment ce que
ressentent les personnes de ce quartier. D'ailleurs, c'est plus qu'un sentiment,
c'est factuellement le cas. J'ai grandi dans ce quartier, j'y ai vécu de 1979 à
2015. La concertation citoyenne, elle est littéralement tronquée. Créer des
comités de concertation où certaines personnes appellent ceux qui veulent aller
dans cette direction-là, ça ne va pas.
Concernant les futures affectations du palais du Midi, plusieurs personnes me
disent, à tort ou à raison, que les dés sont pipés et que le palais du Midi verra,
dans ses enceintes, une nouvelle faculté, l'ULB. Je voudrais savoir si cette
théorie est vraie ou fausse afin de pouvoir la démentir dans les quartiers. Est-ce
que le Collège a l'ambition ou l'intention d'y loger, dans le futur, l'ULB ?
J'aimerais avoir la réponse.
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Concernant les concertations citoyennes, vous avez un échevin du numérique.
On fait une communication sur le site où à travers Itsme et tous les riverains et
résidents de la Ville de Bruxelles peuvent voter et choisir. Dites-moi juste si ce
n'est pas possible. On dégage des centaines de milliers d'euros pour débloquer
des budgets, pour lancer des campagnes de communication sur le plan Good
Move, et on n'est pas capable de débloquer une décimale pour mettre un onglet
en plus sur le site internet de la Ville de Bruxelles et élaborer une participation
citoyenne.
Chers membres du Collège, la question est simple. Comment se fait-il que vous
n'ayez même pas pensé à mettre juste un simple onglet à travers Itsme pour les
différents projets, pour que tout le monde puisse voter ? C'est public, c'est
transparent. Ce n'était pas l'un des thèmes de campagne en 2018, la
transparence ? Ce n'est pas possible ? C'est aussi dur que ça ? Moi-même, je
vous amène un informaticien qui peut vous le faire en 24 heures. C'est très
facile : un onglet « participation » et on demande aux gens de voter.
Est-il vrai ou faux que vous avez l'intention d'héberger l'ULB dans l'enceinte du
palais du Midi ?
Mme Maes, échevine.- Merci beaucoup à tous les conseillers pour leurs
questions. Pour commencer par les questions de M. Weytsman, la STIB va
bientôt, que vous le vouliez ou pas, déposer une demande de permis
d'urbanisme pour le démantèlement du palais du Midi.
Même si cela ne se passe pas ainsi, je crois que cette étude a toujours lieu d'être,
puisque, par exemple, la Haute École Francisco Ferrer va déménager. C'est en
route. De toute façon, je crois qu'il est plus intelligent d'être prêt à ces
éventualités. Je vous explique de quoi il s'agit, parce que j'ai l'impression, à
entendre les questions, qu'on pense que ce marché pour des études ne concerne
que la participation. Ce n'est pas le cas.
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La participation est un des trois volets du marché. Nous lançons un marché pour
une étude de faisabilité programmatique afin de déterminer l'avenir de ce
bâtiment. Pour revenir à la question de M. Bauwens sur la formulation, ce
document n'est pas destiné aux citoyens, mais aux architectes et planificateurs
qui feront cette étude. Cela fait un peu moins d'un an que je suis échevine de
l'urbanisme et je ne comprenais pas ces textes. Après moins d'un an, je les
comprends. Les architectes et les planificateurs comprennent. Je ne les
comprenais pas avant non plus.
Le point de départ est clair : le bâtiment conservera des équipements d'intérêt
collectif ou des services publics comme principale destination, avec le maintien
de commerces au rez-de-chaussée. En ce qui concerne votre question au sujet
des commerces existants, je ne sais pas y répondre, parce que ce n'est pas la
question de cette étude et ce n'est pas de ma compétence non plus.
L'étude fournira les éléments nécessaires à la prise de décision sur l'avenir du
palais du Midi, créera le soutien nécessaire parmi les citoyens, je l'espère, et
constituera la base de la définition du projet pour la mission d'architecture
ultérieure. L'étude n'a pas pour objectif de définir un scénario de développement
définitif. Elle devra néanmoins déterminer un scénario préférentiel comprenant
différentes idées programmatiques, ce qui est absolument nécessaire, lesquelles
peuvent changer selon les besoins. L'étude doit ainsi permettre de répondre à
des besoins imprévus ou de saisir des opportunités actuellement inconnues. Elle
ne doit exclure ni expérimentation ni innovation. C'est notre cellule
planification qui va réaliser cela dans le cadre du principe de Ville à 10 minutes,
qui vous est bien connu.
Cette étude a des ambitions, mais il n'y a pas encore de décision claire. Si c’était
le cas, il serait un peu vain de la réaliser. On va écouter également les citoyens à
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travers la participation. Je vous ai dit que la participation était l’un des trois
volets. L'étude comportera un volet essentiel relatif à la programmation future
du palais du Midi, un deuxième volet relatif aux procès participatifs et un
troisième volet optionnel portera sur l'analyse de la faisabilité financière des
programmations proposées. De cette façon, on sera prêts à tout scénario
éventuel.
M. Pinxteren, échevin.- Je me permets de compléter la réponse de ma collègue
sur les aspects participatifs. Nous étions tous là, il y a quelques semaines,
lorsque des habitants du quartier sont venus nous interpeller sur le futur du
palais du Midi. Je pense que la demande qui avait été adressée à l'époque était
très claire : être associés à la réflexion. Nous avons continué de discuter avec
ces personnes pour réfléchir à la façon la plus efficace et pertinente de les
associer. C'est ce que vous trouvez dans le volet « Participation citoyenne » de
ce document.
Nous souhaitons créer un panel citoyen qui sera composé en partie par tirage au
sort, en partie sur la base de candidatures spontanées. Ce que l'on souhaite, c'est
que ce panel citoyen soit le plus représentatif possible des intérêts, des opinions
des usagers et des habitants de ce quartier. Il reviendra à ce panel citoyen
d'accompagner l'ensemble du processus de redéfinition du futur ou des futurs du
palais du Midi.
On s'appuie ici sur des expériences qui ont montré leurs forces et leurs résultats,
notamment en tout début de législature, avec le réaménagement de l'avenue de
Stalingrad, quand on avait déjà créé un premier panel citoyen. Le dialogue s’est
installé et on a pu se projeter dans un futur réaménagement qui aurait dû voir le
jour prochainement. Malheureusement, les retards dans le chantier du métro
font que ce projet ne pourra pas voir le jour aussi vite que nous le souhaitions.
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Cette méthodologie a déjà fait ses preuves. On l'optimise à chaque essai et à
chaque processus. Nous avons aussi utilisé ce processus et cette méthode dans
le cadre du tram pour associer au maximum l'ensemble des sensibilités aux
projets et à leurs développements.
J'entends bien la remarque sur les outils de communication à développer dans le
quartier, un quartier qui est très mixte. Justement, une attention tout à fait
particulière - c'est souligné à plusieurs reprises dans ce volet du document - est
accordée aux questions de communication, de vulgarisation, de langage
accessible. Nous serons particulièrement attentifs à cet aspect des choses, mais
je pense que le panel citoyen le sera également.
On veut lancer une participation et un processus approfondis. Au final, c'est
effectivement - parce que c'est une obligation légale - le Collège qui aura le
dernier mot, puisque c'est une décision politique, mais qui pourra s'appuyer sur
l'expertise et les apports du processus citoyen. C'est un processus participatif
qu'on veut organiser pour un projet de cette ampleur. C'est important. On n'a
malheureusement pas pu le faire pour tous les projets au cours de cette
législature, mais nous pensons qu'associer très en amont les citoyens et les
usagers à un projet, c'est une garantie de qualité pour le futur. C'est une garantie
de compréhension des enjeux et du projet tel qu'il va être conduit dans un
deuxième temps.
M. Weytsman.- On ne peut pas dire qu'on associe les citoyens très en amont.
Vous avez pris la décision de démolir le palais du Midi et, maintenant, vous
réfléchissez à ce qu'on va faire ensuite. Il ne faut pas me dire que cela signifie
associer les citoyens en amont. Cette procédure est assez intéressante. Elle
aurait d'ailleurs pu vous inspirer pour mettre en place Good Move. On y
reviendra peut-être tout à l'heure.
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Vous rendez-vous compte à quel point vos choix ont un impact gravissime sur le
quartier, qui va être exposé au moins pendant dix ans à des travaux d'une
nuisance sans comparaison ? Cela a des conséquences graves pour les
commerçants, et vous n'avez jamais répondu à la question basique quant à
savoir si, oui ou non, lesdits commerçants pourront revenir. Peut-être pensez-
vous que c'est une folie, qu'ils reviennent, mais il y a des gens qui sont attachés
à ce quartier. Vous continuez alors qu'il y a des discussions en cours et qu’il
existe des techniques alternatives.
J'ai bien compris, Madame l'Échevine, ce que vous êtes en train de nous
proposer. Ce que vous êtes en train de proposer sera caduc, si d'aventure, il n'y a
pas de démolition complète du palais du Midi. Manifestement, vous vous en
moquez, mais c'est de l'argent public. Vous pourriez très bien attendre six mois
ou un an. Cela ne changera pas la face du monde. Si d'aventure, comme je le
souhaite, ce palais n'est pas démoli, ce marché ne servira à rien.
Il y a peut-être un retournement de situation. Peut-être qu'au dernier moment, le
Collège comprend qu'il doit consulter un minimum. On ne va pas voter contre,
on va s'abstenir, mais c'est une dépense qui sera inutile.
M. Bauwens.- Je pense que plusieurs de mes questions n'ont pas eu de réponse,
mais je prends juste la première. Sur le gel des baux et le fait de savoir si les
commerçants actuels vont pouvoir revenir, j'aimerais une réponse claire. Vous
dites que ce n'est pas le sujet de cette étude. D'abord, on casse tout et on chasse
les gens, et maintenant, on fait une autre étude séparée pour dire qui vient à la
place. Évidemment, les deux sont liés. Est-ce que les commerçants qui voudront
revenir pourront le faire ?
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M. Maimouni.- D’abord, on parle du palais du Midi, qui est quand même un
bâtiment emblématique. Je ne comprends pas pourquoi cette participation n'est
que locale, car je pars du principe que le palais du Midi appartient à tous les
Bruxellois. Comment se fait-il qu'on ne puisse pas, tout simplement, créer un
onglet et, ainsi, leur donner accès à travers une plateforme et le site internet de
la Ville de Bruxelles ? Ce n'est pas compliqué, c'est limpide, c'est clair. Si vous
cherchez la transparence, je vous donne la solution.
Ensuite, il est inutile de vous rappeler qu'un nouveau gouvernement doit prendre
place et il est possible qu’il revienne sur ce qui a été décidé sous cette dernière
législature. Rien n'est gravé dans le marbre. Je rejoins M. Weytsman en
demandant pourquoi aller aussi vite, car il est de notre responsabilité de faire
attention à l'argent public.
Je ne sais pas si c'est une rumeur ou une information, mais afin de pouvoir la
démentir ou la confirmer, le fait d’établir l'ULB dans l'enceinte du palais du
Midi est-il à l'ordre du jour ?
Mme Maes, échevine.- Monsieur Weytsman, cette étude n'est pas inutile. Je
vous ai expliqué que la Haute École Francisco Ferrer partait de toute façon. Vu
qu’elle occupe près de la moitié de la superficie du palais du Midi, cela vaut la
peine de réfléchir à ce qu'on va mettre à la place.
En ce qui concerne les commerces, je souligne le fait qu'il y a des équipements
et/ou des services publics et un liseré commercial. C'est clair dès le départ,
même dans le marché de l'étude.
Monsieur Maimouni, il n'y a pas encore d'intention définie. Autrement, il serait
complètement inutile de faire cette étude. Je pense, et je le répète, qu’elle n'est
pas inutile pour ces différentes raisons.
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Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Motion - Motie
Proposition de motion introduite par M. MAIMOUNI concernant un
moratoire sur le plan Good Move et l'organisation d'un référendum lors
des prochaines élections communales
M. Maimouni.- Inutile de répéter que, malheureusement, le plan Good Move a
créé énormément de crispations et a eu comme effet de diviser la population,
même si les intentions premières étaient nobles. Mais aujourd'hui, force est de
constater qu'il y a plusieurs sons de cloche. J'entends tous les partis en parler :
Elke Van den Brandt dit qu'il y a eu un sérieux manque de concertation ; la
coprésidente d’Ecolo dit de même ; M. Ahmed Laaouej, le PS, dit que le plan
Good Move, en son état actuel, est un échec ; DéFI dit aussi qu'il faut le
reconsidérer. Tout le monde parle de concertation citoyenne. À travers cette
motion, je constate que les choses sont simples. Quand on a voté ce plan, c'était
pour une période provisoire d'un an en attendant des réponses, des études et un
bilan qui ne nous ont jamais été communiqués. Je vais vous lire la motion.
Le plan Good Move, adopté par le Conseil communal de la Ville de Bruxelles
pour une période d'essai d'un an à partir du 16 août 2022, a suscité de vives
inquiétudes au sein de la population. Les conséquences néfastes de cette
initiative sont nombreuses et préoccupantes.
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En premier lieu, la congestion routière a considérablement augmenté, faisant de
Bruxelles l'une des villes les plus embouteillées au monde. Cette situation a non
seulement un impact négatif sur la qualité de vie des habitants, mais elle met
également en péril la sécurité publique en rallongeant le temps d'intervention de
services d'urgence tels que les pompiers, les ambulances et la police.
Par ailleurs, le plan Good Move a entraîné une hausse du nombre de faillites et
de dissolutions d'entreprises, ce qui a des répercussions économiques
désastreuses pour la ville. Les riverains et les commerçants, majoritairement
mécontents, ne constatent que peu d'avantages concrets découlant de cette
initiative. De plus, l'absence de données tangibles et convaincantes sur les effets
positifs du plan Good Move soulève des interrogations légitimes quant à sa
pertinence et son efficacité.
Dans ce contexte, il est impératif de reconsidérer la mise en œuvre du plan
Good Move. C'est pourquoi nous proposons au bourgmestre et au Collège des
échevins de la Ville de Bruxelles d'instaurer un moratoire sur ce plan et
d'organiser un référendum pour tous les citoyens, commerçants concernés et
résidents dans les zones impactées par le plan Good Move. Le moratoire
demandé devrait être immédiatement mis en place afin de permettre une
concertation citoyenne approfondie. Il est essentiel d'intégrer les retours des
habitants, des commerçants, des services d'urgence et des entreprises pour
évaluer de manière objective l'impact du plan Good Move sur la Ville de
Bruxelles.
Parallèlement, l'organisation d'un référendum lors des prochaines élections
communales permettra à tous les citoyens et commerçants concernés de
s'exprimer démocratiquement sur la question. Cette démarche garantira une
prise de décision transparente et participative, respectant ainsi la volonté des
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Bruxellois.
Considérant que le plan Good Move adopté par le Conseil de la Ville de
Bruxelles pour une période d'essai d'un an à partir du 16 août 2022 a suscité de
vives inquiétudes au sein de la population ;
considérant que la mise en œuvre du plan Good Move a entraîné une
augmentation significative de la congestion routière plaçant Bruxelles parmi les
villes les plus emboutées au monde, ce qui affecte négativement la qualité des
habitants ;
considérant que le temps d'intervention des services d'urgence, tels que les
pompiers, les ambulances et la police, s'est allongé en raison de la congestion
accrue, mettant en péril la sécurité publique et le bien-être des citoyens ;
considérant que le nombre de faillites et de dissolutions d'entreprises a
augmenté depuis la mise en place du plan Good Move, ce qui a des
répercussions économiques néfastes pour la Ville de Bruxelles ;
considérant que l'absence de données tangibles et probantes sur les effets
positifs du plan Good Move soulève des interrogations quant à sa pertinence et
à son efficacité, justifiant ainsi la nécessité d'une réévaluation de sa mise en
œuvre ;
considérant que dans l'accord de majorité, il a été souligné l'importance d'une
plus grande concertation citoyenne,
il est essentiel de prendre en compte les avis et les retours des habitants,
commerçants, services d'urgence, entreprises, pour évaluer objectivement
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l'impact du plan Good Move. Le Conseil communal demande au Collège des
bourgmestre et échevins de la Ville de Bruxelles d'instaurer un moratoire sur le
plan Good Move dès maintenant, jusqu'à ce qu'une concertation citoyenne
approfondie ait lieu, en tenant compte des retours des parties prenantes pour
réévaluer l'impact du plan sur la Ville de Bruxelles, d'organiser un référendum
pour tous les citoyens, commerçants concernés et résidents dans les zones
impactées par le plan Good Move lors des prochaines élections du 13 octobre,
afin de permettre à tous de s'exprimer démocratiquement sur la question.
En conclusion, il est crucial de suspendre temporairement le plan Good Move,
d'organiser un référendum pour garantir une prise de décision transparente et
participative, respectant ainsi la volonté des citoyens de Bruxelles. Nous vous
invitons donc, chers membres du Conseil, à soutenir cette motion en faveur d'un
moratoire sur le plan Good Move de la Ville de Bruxelles.
Il est aussi important de souligner que, lors des récentes sorties de presse de
Mme Elke Van den Brandt ou, par exemple, de M. Bouchez, on se retrouve face
à de fortes personnalités qui, l'une comme l'autre, sont persuadées du bien-fondé
de leurs décisions. J'entends qu’Elke Van den Brandt dit : « Nous avons
augmenté notre score électoral et les citoyens m'ont élue en tant que premier
parti pour pouvoir maintenir et instaurer le plan Good Move. » Mais je tiens à
rappeler ce qu'est l'arithmétique en politique : 18.000 voix pour Groen, ce n'est
pas une majorité et 3.800 voix sur le canton de la Ville de Bruxelles, ce n'est pas
une majorité non plus. Par contre, qu’un parti (dont je ne ferai pas l’éloge pour
rester neutre) récolte 105.000 voix et affirme qu'il est objectivement contre, et
que les citoyens le soutiennent, voilà des données probantes.
Afin de déterminer in fine qui a raison, quand on voit que tous les partis
remettent ce plan Good Move en question et font du football panique en période
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électorale en disant « Non, ce n'est pas moi, c'est lui », donnons l’occasion aux
citoyens de choisir. C'est la troisième fois que je vous demande une
participation citoyenne. Ici, on a la possibilité de le faire, car il y a des élections.
On met une urne supplémentaire à la sortie des bureaux de vote communaux et
on demande leur avis aux citoyens. Il n'y a pas plus simple et pas plus
démocratique que cela. C'est vraiment transparent.
Venir maintenant avec d'autres arguments, ce serait faire preuve de mauvaise
foi. Je le dis avec le plus grand respect. Faites-le pour les Bruxellois. Je vous l'ai
dit, Bruxelles est un cœur. Laissez battre le cœur de Bruxelles. On en a besoin,
on en a vraiment besoin ! Si j'ai tort, ce sont les citoyens qui le diront.
M. Wauters.- M. Maimouni a dit des choses très justes. Il a aussi fait allusion à
la manière un peu populiste dont on fait les choses en disant qu'on joue au
« football panique ». Mon groupe tient juste à rappeler qu'il n'a jamais changé
d'avis sur cette question. C'est important de rappeler qu'une certaine cohérence,
ça aide en politique.
Oui, le terme Good Move en lui-même est devenu un peu indigeste, mais nous
avons voté en faveur de son objectif, à savoir augmenter la qualité de l'air, la
mobilité et l'accessibilité à Bruxelles. Tous ces éléments ont été développés
lorsque le projet a été mis sur la table et on a voté pour le plan Good Move.
David Weytsman en est témoin, puisque lui et moi, nous sommes allés aux
réunions pendant des mois avec M. Bart Dhondt pour lui formuler nos
propositions.
Je l'ai dit plus d'une fois dans ce Conseil communal, on s'est heurtés à une
espèce de mur où on nous disait « oui, oui, oui » et on faisait « non, non, non ».
À telle enseigne qu'un jour, j’ai dit à l'échevin : « Si c'est pour que rien ne
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bouge, je ne viens plus. » D'ailleurs, à la fin, je me demande si on était encore
un ou deux conseillers communaux ou membres de l'opposition… Marie Nagy
était là aussi, mais avouons que ce n'était pas tout le temps.
Sur la présente motion, il est clair que nous allons nous abstenir, non pas parce
qu'aucun des d’arguments développés par mon collègue n’aurait de sens, mais
parce que j’en ai un peu assez de cette récupération permanente.
Le plan Good Move, il faudra peut-être en changer le nom. Vous savez qu'en
plus, je préfère qu'on emploie un terme français ou néerlandais, parce que je
suis à Bruxelles, mais c'est un détail. Par contre, l'objectif, il faudra l’adapter.
Les prochaines majorités, qu'elles soient régionales ou communales, vont devoir
reprendre cela et se reconnecter aux gens, tout simplement. Se reconnecter à la
bonne expertise, celle des gens, de celles et ceux qui vivent dans cette ville. J'en
fais partie. On est tous, ici, des habitants de la Ville de Bruxelles. Il y a des
choses qui vont devoir être faites. En tout cas, nous, on est prêts, mais pas à
voter cette motion aujourd'hui.
M. Weytsman.- On s'est déjà prononcés à plusieurs reprises sur cette politique.
Certes, le principe du plan, on peut le soutenir, mais c'est un échec complet.
C'est un échec si on regarde les paramètres environnementaux, c'est un échec si
on regarde les paramètres de sécurité routière, c'est un échec si on regarde les
embouteillages. Je ne suis pas tout à fait aligné sur la position de M. Wauters.
Certes, on a nous-mêmes déposé une demande de moratoire il y a deux ans, qui
n'a pas été acceptée. Ce qui est proposé aujourd'hui est assez proche de ce que
nous avions proposé à l'époque. Je trouve que ce n'est pas inutile de se
repositionner.
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Toutefois, il n'y a pas qu'un problème de concertation et de mise en œuvre. Les
écologistes se sont excusés en termes de concertation et de mise en œuvre. Le
Collège, de façon générale, s'est excusé. Mais il y a aussi un problème de
définition. On peut poursuivre des objectifs communs et être en incapacité, ils
l'ont démontré, de les mettre en œuvre et d’atteindre des résultats. Ce problème
de définition nécessite de remettre complètement à plat cette stratégie qui est
aujourd'hui ciblée sur les mailles Good Move Pentagone ou autres qui
pourraient être mises en œuvre sur tout le territoire de la ville de Bruxelles. On
sait en effet qu'une maille est en discussion à Laeken. Elle a été retirée par
manque de transparence, mais elle est en phase 2. Je regrette, d'ailleurs, que le
Collège n'assume pas ses propositions. Il y a un problème de concertation, il y a
un problème de mise en œuvre, il y a un problème de définition, il y a une
opposition assez forte parmi les habitants.
Depuis le début, j'ai été assez raisonnable. Je suis venu simplement avec de
nombreuses plaintes de riverains. Il y a des riverains contents et d’autres, deux
rues plus loin, qui se retrouvent avec des embouteillages permanents devant
chez eux. Il y a peu de commerçants, dans le centre-ville, qui sont satisfaits.
L'étude d'incidences, d'ailleurs, a montré qu'il y avait un énorme risque pour la
structure économique de nos quartiers, un risque qui nécessitait un
accompagnement et une aide qui n'ont jamais été mis en place. Il y a eu des
aides mises en place, mais très tardivement.
Il y a de nombreux problèmes. Au MR, on est venus avec des propositions de
solutions. On a demandé de rouvrir à certains endroits dans le quartier de la
Senne, ce qui a été fait, je le dis d'emblée, en partie. On a demandé de rouvrir un
petit peu du côté de Marais, parce que l'objectif était que l'hôpital Saint-Jean
puisse rester accessible, qu'on puisse sortir du parking du côté de la rue Neuve.
Certaines choses ont été faites, mais pas intégralement. On a demandé de
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fluidifier le bout de la rue Antoine Dansaert. Je pense que l'échevin est arrivé à
la limite de son idéologie. Il y a eu des efforts de fluidification, mais pas
suffisants. Je suis persuadé que maintenant, le bout de la rue Antoine Dansaert
est congestionnée. Il y a des problèmes qui sont un peu dogmatiques. Je ne
connais pas beaucoup d'habitants ni d’entreprises qui soient heureux du barrage
de la rue Royale, qui enclave complètement un quartier. Il y a aussi un problème
qui doit être examiné au niveau de la place de la Chapelle.
Je n'ai jamais changé d'avis. Il faudra apporter de nombreuses corrections.
Monsieur Maimouni, je comprends de votre proposition qu'il s'agit d’arrêter tout
aujourd'hui. Or il y a encore des rues bloquées, il y a encore des blocs de béton
qui sont placés dans le centre-ville. C'est une aberration complète ! Un retour en
arrière complet qui nécessiterait de changer à nouveau tous les panneaux, cela
créerait du chaos.
Moi, j'ai toujours été honnête. J'ai toujours dit que j’étais favorable à toute
forme de participation citoyenne. J'ai soutenu les écologistes quand ils ont
organisé des tirages au sort, qui ont complètement échoué au niveau de la
Région bruxelloise. Je les ai soutenus au début en disant : « Mon Dieu, il faut
tout essayer. » Mais ça n'a pas fonctionné. Ici, une autre méthode est proposée,
de démocratie beaucoup plus directe. Je trouve qu'elle n'est pas facile à mettre
en œuvre, soyons de bons comptes, mais j'ai envie de donner un signal positif et
de dire que le groupe MR-VLD souhaite remettre à plat cette stratégie Good
Move qui a été un échec pour la plupart des citoyens et la plupart des
commerces. Il suffit simplement d'ouvrir une porte, de discuter avec un
commerçant pour se rendre compte à quel point c'est problématique.
Oui, nous sommes confiants dans l'avenir. Nous pensons que c'est toujours une
bonne chose de consulter les gens, de discuter avec eux et, pourquoi pas, d'avoir
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des mécanismes de démocratie beaucoup plus directs. Si ma compréhension de
votre motion, Monsieur Maimouni, est juste, alors je voterai favorablement pour
ce texte.
M. Bauwens.- Je voulais juste intervenir pour dire qu’à Bruxelles, tout le
monde partage la volonté d'avoir un air plus propre, moins de voitures, une
meilleure circulation, etc. À ce niveau-là, je crois qu'il y a très peu de
désaccords. L'idée de trouver des solutions doit être soutenue.
D’abord, la discussion sur Good Move dure depuis longtemps. Selon mon parti,
il y a deux choses qui sont importantes pour connaître le succès. Il y a eu de
bonnes pratiques et de très mauvaises. Il faut une concertation avec les gens.
Effectivement, dans trop de cas, les gens se sont réveillés avec des blocs de
béton en plein milieu de la rue. Je crois qu'on est tous d'accord qu'il faut avoir
une concertation approfondie. On peut l'appeler référendum, on peut l'appeler
concertation, mais il faut discuter avec les gens sur place, là où on va créer des
mailles, etc. C'est extrêmement important pour que le plan porte ses fruits.
Ensuite - ce point a été absent des débats, de la campagne électorale précédente,
de la motion et des solutions proposées -, il n’y a aucune discussion sur les
transports en commun. À Bruxelles, dans le Pentagone, le succès de cette
politique est dû au fait qu'on est plutôt bien desservis dans le centre-ville :
beaucoup de métros, beaucoup de trams, beaucoup de bus, etc. Par contre, dans
beaucoup d'endroits de notre Région, c'est beaucoup plus compliqué,
notamment pour aller déposer les enfants à l'école en transport en commun.
J'espère obtenir une autre réponse que tout à l'heure. Je regarde aussi un peu les
libéraux, mais pas uniquement. Il y a eu un démantèlement des transports en
commun. Par exemple, 3.000 arrêts de bus en moins en Flandre. Vous allez dire
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que ce n'est pas de notre responsabilité, ce qui est vrai, mais la conséquence
pour les gens, elle est là. Ça veut dire que venir à Bruxelles sans voiture devient
plus compliqué. Prendre le train à Bruxelles est devenu plus cher. Les tickets de
train sont devenus plus chers. On a une ligne de tram de plus depuis cinq ans,
tandis qu'on roule avec des rames de métro qui datent des années 1970. Allez
consulter les ouvriers de la STIB, ils vous le confirmeront. Je pense que 40 %
du matériel de la STIB est tellement vieux que cela en devient problématique. Si
on veut une meilleure mobilité à Bruxelles, il faudra investir.
J'ai répété que la politique de mobilité que vous avez menée avait divisé les
gens en antivoitures, anticyclistes, anticeci et anticela... Cela devient
problématique. Je pense que la première mission du prochain gouvernement
sera la mobilité, mais aussi le fait de remettre les gens autour de la table. Là, les
écologistes ont complètement échoué. Je suis un cycliste journalier depuis 1989.
À l'époque, quand on rencontrait un autre cycliste, on s'arrêtait pour dire
bonjour. Je n'ai jamais vu autant de cas de violences envers des cyclistes que
maintenant, parce qu'on a créé une ambiance d’hostilité. Le premier travail que
vous allez devoir mener, c'est cela. Toute politique de mobilité va devoir faire
cela. Vous avez tellement divisé les gens que vous les avez presque unis contre
cette politique de Good Move.
Si on veut une meilleure mobilité à Bruxelles, il faut consulter et proposer de
vraies solutions. Les politiques au pouvoir doivent se demander ce qu’il faut
faire pour permettre aux gens de prendre plus le train, le métro, les transports en
commun. Le bilan est maigre. Très, très maigre. C'est ce débat-là qu'on doit
avoir, dans l'avenir, sur Good Move.
M. Dhondt, échevin.- Chers collègues, Good Move est le plan régional de
mobilité approuvé en 2020 par le gouvernement bruxellois. Les objectifs de
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Good Move sont multiples. Il s'agit d'améliorer la qualité de vie des Bruxellois,
de redistribuer l'espace public, d'augmenter la performance des transports en
commun, comme M. Bauwens vient de le dire, de rendre la ville plus accessible
et de réduire les accidents graves.
Pour y arriver, il y a de nombreuses actions entreprises ou prévues. En gros, il
s’agit de 50 mesures spécifiques telles que des investissements dans le transport
en commun, les infrastructures cyclables, la gestion des tunnels et la réduction
du trafic et de transit dans les mailles. L'objectif de Good Move Pentagone, du
plan de circulation et des différentes mesures d'accompagnement est de
diminuer les accidents de la route, de ne plus avoir peur que vos enfants, vos
proches ou vous-mêmes soyez victimes d'un accident lorsque vous sortez de la
maison pour aller à l'école, au club de sport, au travail ou au magasin. Good
Move Pentagone, c'est 21 % d'accidents en moins, 65 accidents de moins en
2023 par rapport à 2022. Dans le meilleur des cas, ce sont 65 procédures en
moins auprès des assurances. Mais vous savez bien que les conséquences
peuvent être beaucoup plus dramatiques. Des mois de séances chez le kiné, des
pertes de mobilité temporaires ou permanentes, des dégâts matériels, autant de
conséquences malheureuses qui génèrent aussi des coûts ayant parfois un
impact énorme sur les budgets et sur le quotidien des familles bruxelloises.
En cela, Good Move est aussi un projet de justice sociale. L'objectif de Good
Move Pentagone est d'augmenter la performance des transports en commun.
C'est ce que nous avons fait. À côté des investissements que M. Bauwens vient
de citer, on a créé trois nouvelles lignes de bus (46, 52 et 89) et on a augmenté
la fréquence du métro autour de Pentagone. On ne va pas vous dire que le
gouvernement a diminué le prix des abonnements. Il a plutôt rendu gratuits les
abonnements pour les étudiants, les jeunes et les personnes plus âgées.
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Grâce à différentes mesures, la STIB a constaté une amélioration de la vitesse
globale des bus et trams dans le Pentagone. Spécifiquement, la STIB a constaté
des gains de temps d’une minute et plus sur les lignes de tram 92, 93 et les bus
33, 89 et 46 utilisés par des milliers de personnes tous les jours.
Le plan Good Move, c'est faire en sorte que l'air que nos enfants et nouveau-nés
respirent soit bon. Ce sont nos médecins qui tirent la sonnette d'alarme. Il y a de
plus en plus de problèmes respiratoires. L'air qu'on respire nous rend malades.
Chaque année, 900 personnes meurent à Bruxelles des conséquences d'une
mauvaise qualité de l'air. Good Move Pentagone, c'est une amélioration nette de
la qualité de l'air. Les dernières années, nous avons pu constater une diminution
des polluants pouvant monter jusqu'à 35 % dans le quartier Anneessens, par
exemple, rue des Six Jetons, et une amélioration générale dans nos quartiers
densément peuplés, comme les Marolles, Jardin aux Fleurs et les Quais. De
nouveau, c'est une question de justice sociale, parce que les plus grandes
victimes, ce sont les Bruxellois qui n'ont pas les moyens d'acheter des
inhalateurs ou aérosols, ni les réseaux nécessaires pour s'informer et traiter leurs
enfants, parents ou grands-parents correctement.
Good Move Pentagone, c'est un trajet de participation et de communication sans
précédent. Le projet est le plus suivi et le plus communiqué, avec 1.000
réactions dans la phase de diagnostic. Nous avons touché 6 millions de
personnes sur les réseaux sociaux en trois vagues : 130.000 au moyen de flyers,
69.000 visiteurs sur les sites web, 200 réunions sur le terrain et, sur la base de
celles-ci, des dizaines d'améliorations ont été implémentées : rue des Ursulines,
quartier du Marais, rue du Magasin, rue Locquenghien… Autant de
modifications qu'on a pu apporter grâce à toutes les rencontres qu'on a
organisées. J'étais sur place avec Fabian Maingain et le bourgmestre. On a parlé,
on a discuté, parce qu'on sait que le changement n'est pas facile. C'est un grand
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projet. C'est la raison pour laquelle nous avons discuté, analysé et amélioré le
plan. Un processus qui continue jusqu'à aujourd'hui, parce que la ville n'est
jamais, jamais finie.
Monsieur Maimouni, malheureusement, il y a encore et toujours des
embouteillages sur la petite Ceinture, comme avant la mise en œuvre des
nouveaux schémas de circulation. Il est facile de dire que tout est de la faute de
Good Move, mais ce n'est pas vrai. Déjà un an après sa mise en place, les
chiffres montrent que Good Move n'a pas eu d’impact négatif sur les temps de
trajet sur la petite Ceinture. Oui, il y a eu une période particulièrement difficile
pour les navetteurs, les fournisseurs, les entrepreneurs et les Bruxellois, à savoir
pendant les travaux au tunnel Trône, mais c'était un choix à faire entre une
fermeture obligatoire - je vous rappelle les épisodes de morceaux de pierres qui
tombaient des plafonds dans certains tunnels - et la fermeture pour une
rénovation complète garantissant la sécurité des automobilistes dans le tunnel.
Par rapport au classement auquel vous faites référence, Monsieur Maimouni,
Bruxelles fait partie du classement de TomTom, mais si elle était à la 44e place
des villes les plus congestionnées en 2019, elle est descendue à la 73e place en
2023. Dans un autre classement, fait par Inrix, Bruxelles était en 3e position en
2021 et en 17e position en 2022. Je n'ai pas encore les chiffres pour 2023. Cela
ne veut pas dire que la congestion a disparu, mais en tout cas, nous ne nous
trouvons plus sur le podium des villes les plus congestionnées au monde, ni
même d’Europe. Nous sortons d'une période extrêmement compliquée pour nos
commerces, mais malgré le Brussels bashing, le Covid, la crise énergétique et
l’augmentation significative des coûts structurels, la désertification économique
espérée par certains n'a pas eu lieu. Grâce au dynamisme et à la résilience de
nos commerces et de l’horeca, notre centre-ville continue de rayonner et les
visiteurs continuent de venir et de dépenser.
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Il y a ceux qui veulent un moratoire sur Good Move et il y en a même qui
veulent le jeter à la poubelle. Nous, nous allons continuer d’améliorer la santé,
la sécurité et la qualité de vie des Bruxellois, et surtout, des plus fragilisés.
Vu tous les arguments que je viens de citer, vu qu'un référendum n'est
légalement pas possible dans le droit belge et qu'une consultation populaire l'est,
mais que la loi communale l'interdit dans les 16 mois qui précèdent les élections
communales, le Collège de la Ville de Bruxelles propose de voter contre la
motion.
M. Maingain, échevin.- Je souhaiterais compléter et recadrer deux ou trois
affirmations. C'est vrai, le plan Good Move a fait débat, il continue et
continuera de le faire. Pour sortir d'une certaine émotion, il faut objectiver les
choses et être rigoureux, tant dans les chiffres qu'on avance que dans les
procédés juridiques qu'on veut mettre en place, et ne pas promettre tout et
n'importe quoi.
D'abord, vous dites que Good Move a augmenté le nombre de faillites, etc. De
nouveau, les chiffres ne disent pas ça. On peut regarder le nombre de faillites
sur le territoire de la ville : en 2019, 706 ; en 2018, 631 ; en 2022, 362 (il y avait
encore l'effet du moratoire) et en 2023, 288. Dire qu'on a une explosion, ce n'est
pas vrai. Est-ce que tout va bien ? Est-ce que, comme vous, je ne rencontre pas
de commerçants qui me disent qu’ils ont des difficultés ? Ce n'est pas ce que je
dis non plus. C'est une des demandes de DéFI, qu'une évaluation rigoureuse de
Good Move soit faite. C’est essentiel. Cela faisait partie de notre accord de
majorité, de disposer de tous les chiffres et d’envisager des ajustements. C'est
effectivement un enjeu.
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Ensuite, il y a ce qu'on promet aux gens. Moi, j'ai tout entendu durant cette
campagne. Dès le lendemain des élections, on allait retirer les blocs de béton.
Pour l'instant, la seule chose qui est immobilisée, c'est la constitution d'un
gouvernement bruxellois. Il n'y a rien d'autre qui a changé. Faire croire, comme
vous le faites avec cette motion, que vous défendez vraiment les habitants, les
commerçants et que vous allez faire changer les choses, ce n'est pas vrai. Un
moratoire, c'est suspendre, c'est-à-dire laisser en l'état. Ça ne fait rien changer.
Croire qu'il suffit d'enlever des blocs de béton est illusoire. Il faudra un nouveau
plan. Si on veut modifier Good Move et qu'il y a des adaptations à faire, cela va
prendre du temps. Il faut pouvoir le dire aux gens. Et ça, vous ne le faites jamais
dans l'opposition.
Il en va de même pour votre référendum. Il existe un cadre légal. On ne propose
pas tout et n'importe quoi. Le référendum unique, il n'existe pas. La consultation
populaire n'est plus possible. J'entends les « il n'y a qu'à... ». Nous, on reste sur
des objectifs qui ont été fixés. Je suis d'accord sur le fait qu'une réelle évaluation
doit être faite. Peut-être faut-il apporter des changements, mais en tout cas, ce
qu'il faudra, c'est tenir des propos vrais face aux citoyens parce que sans cela,
on créera encore plus de déception et de rancœur envers le monde politique. Ce
n’est pas ainsi qu’on fait de la politique. Pour ces raisons, le groupe DéFI ne
soutiendra pas, à l'instar du Collège, votre motion, Monsieur Maimouni.
M. Maimouni.- Monsieur Maingain, vous savez ce qu’est une dissolution
d'entreprise ? Une dissolution d'entreprise, c'est quand une société est dans un
état tel qu’il n'est même pas possible de la ranimer et que le tribunal ne désigne
même pas de curateur. Elle est morte, elle est cuite, il n'y a plus rien à faire !
Elles sont passées de 500 à 2.000 et ça, vous avez omis de le dire. Elles sont
passées de 500 à 2.000 ! Ne me dites pas, quand vous voyez une vitrine sur
deux à louer parmi les rez-de-chaussée commerciaux, que les entreprises n'ont
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pas subi l'impact du plan Good Move.
Le référendum, en termes de légalité, n'est pas contraignant. Ce que je
demandais, c'est un référendum, dans un premier temps, où on dit oui ou non.
Êtes-vous pour ou contre ? Si les gens sont pour, à ce moment-là, on passe à
l'étape suivante, la concertation citoyenne. S’agissant du moratoire proposé, on
peut, dans un premier temps, désactiver les caméras NPR, retirer les blocs de
béton, dégorger les axes qui posent problème.
Monsieur Dhondt, la qualité de l'air me préoccupe, bien sûr. Je suis père d'un
enfant asthmatique. Mais il y a une chose qu'en politique, on appelle une vision.
Dans la vision politique, il y a l'Union européenne qui a fixé de nouvelles
normes. Les véhicules sont de moins en moins polluants. Les véhicules
électriques ne polluent pas. Vous nous dites que les transports en commun ont
un temps de trajet amélioré d'une minute. C'est super, mais ce sont 30, 40, 50
minutes, voire une heure, pour des centaines de milliers d'automobilistes ! Ça
aussi, je tiens à vous le rappeler.
Vous me parlez de mépris des classes sociales, mais c'est vous qui avez du
mépris pour les classes sociales, parce que toutes les personnes que je côtoie et
qui me disent que Good Move, c'est magnifique, ce sont des bobos, des gens
d’une classe sociale supérieure, pas les habitants des quartiers précarisés. Parce
qu’ils n’ont pas le temps. Quand on est pauvre, Monsieur Dhondt, on n’a pas le
temps. Croyez-moi, on est tellement occupés par les problèmes de la vie
quotidienne qu’on n’a pas le temps de se balader à vélo avec une salade de
quinoa dans son petit panier. On n’a pas le temps, Monsieur Dhondt !
Vous aimez tellement la verdure que vous la fumez, visiblement ! Je pense
même qu’il faudrait faire un dépistage, parce que c’est inconcevable, c’est
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incompréhensible de raconter autant d’inepties, Monsieur Dhondt. Mais ce n’est
pas normal. Vous venez d’où ? Vous vous baladez dans Bruxelles ? Vous n’êtes
même pas en sécurité, vous n’êtes même pas à l’aise quand vous traversez les
Marolles, quand vous traversez les Meuniers, Stalingrad !
Ce que je demande, c’est une vraie concertation citoyenne et je demande qu’on
donne la possibilité de se dire pour ou contre. Chers membres de la majorité,
n’ayez pas un double discours sur le terrain pendant les campagnes électorales.
Assumez vos positions ! Je le dis ici haut et fort, chers membres d’Ecolo, la
débâcle, la raclée que vous avez subie il y a trois semaines, ce n’est pas un
signal fort ? Vous ne comprenez pas ? Que vous faut-il de plus ?
M. Weytsman.- Je voudrais être un peu plus factuel. Premièrement, ce n’est pas
un grand changement, c’est un plan de circulation qui a raté. Ce n’est pas une
vision de ville. Ce n’est pas le piétonnier que nous avons réalisé sous la
législature précédente et auquel vous vous êtes opposés. C’est juste un plan de
circulation qui a complètement raté au point qu’il y a eu cette opposition.
Deuxièmement, les objectifs et les chiffres que vous annoncez en termes de
sécurité routière sont faux, je vous l’ai déjà dit. Vous n’incluez pas tous les
accidents dus aux bornes et aux caméras NPR. Certains ont été blessés.
M. Dhondt, échevin.- Ce sont les données officielles de Bruxelles Mobilité et
de la police. Ne dites pas n’importe quoi.
M. Weytsman.- Je vous ai demandé la ventilation. Dans cette ventilation, vous
ne reprenez pas les chiffres que je cite. Donc, quand on globalise les chiffres,
vos résultats sont faux.
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Ensuite, le plan Good Move n’a pas du tout amélioré la qualité de l’air. La
qualité de l’air était en amélioration depuis une dizaine d’années et le plan Good
Move a eu comme conséquence de concentrer les polluants sur les axes dits
Auto Plus. Des études peuvent l’expliquer. Je sais que cela vous déplaît. Il y a
un report sur les axes structurants. La qualité de l’air est en amélioration depuis
10 ans pour deux raisons : les nouvelles technologies qui font que les voitures
polluent moins, d’une part, et le fait que, petit à petit, notre parc s’électrifie,
d’autre part. Par contre, la qualité de l’air sur certains axes Auto Plus s’est
dégradée les dernières années.
C’est ce que je résume en disant que des citoyens souffrent d’impacts beaucoup
plus négatifs. Vous venez avec des chiffres qui sont complètement ridicules.
Vous vous êtes excusé parce que vous n’avez consulté que 350 personnes sur
55.000 habitants. Vous ne cessez de nous expliquer que vous avez consulté 6
millions de personnes. On ne sait même pas d’où vient ce chiffres de 6 millions
de personnes. Par ailleurs, toutes les études montrent que le nombre
d’embouteillages sur certains axes a augmenté, alors que le nombre de voitures
n’a pas augmenté du tout.
Vous avez fait aussi fait le choix d’intégrer dans Good Move le principe des
mailles, auquel, sur certains points, je suis tout à fait favorable. Il y a d’autres
petites mailles que vous avez créées et auxquelles on ne s’est pas opposés. Vous
avez fait le choix politique de reporter le trafic sur la petite Ceinture qui était en
même temps en travaux au tunnel Arts-Loi, notamment. Vous auriez pu
déphaser votre projet de 12 mois. Vous ne souhaitiez pas le faire parce que
c’était trop proche des élections communales. Donc, vous avez fait le choix
politique de ne pas coordonner les travaux et de causer un tel impact sur la
circulation dans les voiries dites Auto Plus.
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Le Brussels bashing, je ne peux plus l’entendre. Le Brussels bashing, c’est
votre politique. On peut être rigoureux. Monsieur Maingain, vous avez raison de
l’être, mais allez discuter avec les commerçants de la rue Antoine Dansaert, de
la rue Neuve, de la rue Haute, de la Vieille Halle aux Blés. Ils vivent de grandes
difficultés. Vous avez demandé une évaluation, mais manifestement, Monsieur
Maingain, vous ne l’avez pas obtenue. Vous avez dit en campagne électorale
tout le mal que vous pensiez de Good Move et aujourd’hui, vous dites
exactement l’inverse.
Par ailleurs, il y a eu une étude d’incidence. Allez lire l’étude d’incidence de
Bruno Clerbaux, qui explique très clairement ce qu’il fallait faire pour
accompagner les structures économiques et les commerces afin qu’ils ne soient
pas exposés à de telles difficultés. Vous n’avez rien fait de cette étude
d’incidence.
M. Dhondt, échevin.- Je vais juste répéter deux choses. Monsieur Weytsman,
vous dites que je dis des mensonges, que je donne des chiffres qui ne sont pas
corrects. Concernant la qualité de l’air, une étude de l’UCL, Bloomberg
Philanthropy et Bruxelles Environnement démontre l’impact du schéma de
circulation sur la qualité de l’air. On a nous-mêmes, avec mon collègue Benoît
Hellings, mis des capteurs. Je peux vous montrer qu’à Sainte-Catherine, il y a
une diminution de 13 % de la concentration de NO2, à Tanneurs, 20 % de
moins, boulevard du Midi, 15 %. Ce sont des chiffres qui démontrent clairement
l’impact sur la qualité de l’air. Ce sont des chiffres officiels.
Concernant les accidents, les chiffres de Bruxelles Mobilité démontrent qu’en
2022, il y a eu 316 accidents et en 2023, 251. Ce sont les chiffres qui nous ont
été communiqués par Bruxelles Mobilité et ce sont les chiffres de la police. Ce
sont les chiffres sur lesquels on s’est basés pour l’évaluation de Good Move.
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M. Maimouni.- Si les voitures roulent à 5 km/h, il est normal qu’il n’y ait plus
d’accidents. Vos chiffres de 2022 sont bien parce qu’on était en sortie de Covid.
Comme je l’ai dit lors de ma dernière intervention dans ce Conseil communal,
comme dirait l’illustre Winston Churchill, les statistiques, je ne les crois que
quand c’est moi qui les ai truquées. Il y a les chiffres et il y a la réalité. La
réalité, c’est que c’est le bazar partout ! C’est embouteillé et bouché partout !
Ce n’est pas moi qui l’invente. Il suffit, depuis un rooftop, de sortir la tête et de
voir à travers la fenêtre que c’est vraiment le bazar.
C’est très simple : si vous avez raison, donnez la possibilité aux Bruxellois de
s’exprimer. Où est le problème ? Qu’est-ce qui vous fait peur ? La réalité ?
Pourquoi ne laissez-vous pas la possibilité aux Bruxellois de s’exprimer ? C’est
tout ce que je vous demande. Je n’ai même pas l’arrogance de vous dire que j’ai
raison, même si j’ai l’intime conviction que c’est le cas. Je vous le dis, laissons
faire les Bruxellois. C’était quoi, le projet ? Autre chose ? Je ne comprends pas,
Monsieur Dhondt. Vous ne répondez même pas à cette question : est-ce que cela
vous dérange d’avoir l’avis des Bruxellois ? Dites-moi oui ou non. Si c’est oui,
on ne fait pas de concertation. Si c’est non, on a compris. Ce n’est pas grave,
vous paierez l’addition le 13 octobre. C’est quoi, votre projet ? Arrêtez de
mentir sciemment et délibérément aux gens. Donnez la possibilité aux
Bruxellois de choisir la manière dont ils veulent circuler.
Quand je vous écoute, je me dis que le plan Good Move, c’est super, c’est le
pays des Télétubbies, tout va bien. Vous êtes vraiment hors sol ! Et avec cette
condescendance et cette arrogance, essayez-vous de me provoquer ou de
m’intimider ? Vous êtes ridicule. Je clôturerai en disant que le 13 octobre, vous
paierez l’addition.
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M. Weytsman.- Certains partenaires de la majorité ont demandé une évaluation
du plan qui ne nous a jamais été présentée. Des chiffres nous ont été cités. Or,
les chiffres, je les ai examinés. M. Dhondt a tout à fait raison et je l’ai dit
d’emblée : il y a une amélioration de la qualité de l’air dans de nombreux
quartiers depuis 10 ans, due à la technologie et, en partie dans certains quartiers,
au plan Good Move. Dans certaines rues, il n’y a plus de voitures ou très peu.
J’entends d’ailleurs des électeurs me dire que dans certaines rues, c’est plus
agréable. Je le dis d’emblée. Mais dans d’autres rues et sur tous les axes
structurants, on se retrouve avec plus de pollution. C’est objectivé.
Je me permets de le redire parce que M. l’échevin n’a manifestement pas
compris.
On est au cœur du sujet puisque, manifestement, le Collège de la Ville de
Bruxelles ne veut pas voter la motion. Or, en politique, on peut ne pas être
d’accord sur les objectifs et les principes, mais pas sur les constats. Par ailleurs,
j’insiste sur le fait que les chiffres cités en matière de sécurité routière ne
prennent pas en compte les problèmes liés aux bornes et caméras NPR pour
l’année 2022.
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition
de M. Maimouni.
Le Collège propose de voter non
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Rejetée.
(M. Ouriaghli prend la présidence de la séance)
(De heer Ouriaghli neemt het voorzitterschap van de zitting)
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. WEYTSMAN concernant la délivrance du permis, en
affaires courantes, de démolition de l'école De Droomboom
M. Weytsman.- Monsieur le président, Monsieur le Bourgmestre, le 12 juin,
nous avons appris avec stupéfaction, c’est le bon terme, qu’un nouveau permis
avait été délivré pour la démolition-reconstruction de l’école dite De
Droomboom. Cette décision a été prise en toute discrétion pendant la période
d’affaires courantes et en dépit des pratiques politiques.
Je reviens sur l’historique de ce dossier. Le projet a été suspendu par le Conseil
d’État. Le gouvernement et la Ville ont annoncé poursuivre la procédure en
annulation. C’est un coup bas de la secrétaire d’État Persoons et de l’échevine
Maes, qui ne respectent ni la décision de la Ville de Bruxelles ni celle du
gouvernement bruxellois. J’ai la preuve ici.
Les avocats des riverains et du gouvernement démissionnaire ont entamé les
préparations et les échanges. En outre, le gouvernement en affaires courantes et
le Collège de la Ville de Bruxelles ont délivré ce nouveau permis sans passer ni
par une enquête publique, ni par une commission de concertation. C’est surtout
l’absence de commission de concertation qui nous choque, alors même que les
habitants ont gagné le recours en suspension.
On est si loin, chers collègues, des engagements de participation citoyenne qui
figuraient dans l’accord de majorité socialiste – écologiste - DéFI. Votre façon
d’agir est d’une grande agressivité. Le MR-VLD soutiendra évidemment les
habitants dans la réintroduction d’un recours contre cette décision.
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Sur le fond, mon groupe MR-VLD soutient la restauration de cette école, mais il
a toujours trouvé excessives les extensions prévues. D’abord, pour des raisons
pédagogiques. Nous menons des débats dans d’autres parlements sur le fait que
les écoles doivent rester des écoles à taille humaine. Ensuite, parce que tous les
partis s’y étaient engagés pendant la campagne électorale.
C’est aussi excessif pour le quartier, vu le gabarit et les conséquences négatives
sur la mobilité. En outre, c’est peu respectueux d’un patrimoine architectural
intéressant. Mon groupe estime que cette démolition et les gabarits prévus sont
totalement excessifs et que cette manière de procéder, en dehors du respect de la
participation citoyenne, n’est pas digne de la capitale de la Belgique. Madame
l’Échevine, Monsieur le Bourgmestre, vous avez reçu mes questions à l’avance
et je ne vous prends donc pas en traître.
Premièrement, le projet est une demande de la Ville de Bruxelles. Pourquoi la
Ville a-t-elle utilisé ce procédé choquant avec la Région pendant la période
d’affaires courantes, malgré ses engagements et sans concertation ?
Deuxièmement, quelle concertation avez-vous menée avec les riverains qui
s’opposent au projet ? Pourquoi ne pas avoir répondu à leurs préoccupations
exposées à plusieurs reprises, notamment à Mme l’échevine au Conseil
communal du 25 mars dernier ? À cet égard, le Conseil communal n’est
toujours pas en ligne et le rapport n’est toujours pas transmis. Il m’a été difficile
de relire votre réponse, ce qui est étonnant, d’ailleurs.
Les riverains ne demandent pas l’annulation complète du projet, mais des
aménagements raisonnables. La discussion est possible et certains bâtiments
méritent d’ailleurs d’être restaurés, comme le pavillon d’architecte de Maxime
Brunfaut ou l’aile construite en 2004. Combien la Ville a-t-elle déjà dépensé
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dans ce projet ?
Enfin, dans son accord de majorité 2018-2024, le Collège prévoyait de
construire deux écoles sur le site de Tour & Taxis pour répondre au manque de
places dans le quartier Maritime, principalement à Molenbeek. Aujourd’hui,
nous constatons dans vos justifications que l’enjeu de l’extension de l’école De
Droomboom est d’accueillir une partie de ces élèves. Pourquoi ce revirement ?
Où en est le projet des deux nouvelles écoles promises, qui sera d’ailleurs
soutenu par le groupe MR-VLD ?
Mme Maes, échevine.- La Ville n’a joué aucun rôle dans le retrait et la
délivrance du permis pour l’école De Droomboom. Nous en avons pris
connaissance par courrier à la mi-juin. La décision de délivrer à nouveau un
permis est un acte autonome et indépendant de la part du fonctionnaire délégué
de urban.brussels. Dans ce dossier, la Région a fait usage de sa possibilité de
retirer un acte administratif pour lequel une irrégularité est constatée, puis de
procéder à sa réfection.
Selon la jurisprudence du Conseil d’État et les règles générales de droit
administratif, si un recours en annulation est introduit devant le Conseil d’État,
le retrait est possible jusqu’au prononcé de l’arrêt de ce dernier, c’est-à-dire
jusqu’à la clôture des débats. Pour ce faire, le recours doit avoir été jugé
recevable et le retrait doit être justifié et/ou motivé par un moyen invoqué à
l’appui du recours. En l’espèce, l’arrêt en suspension prononcé par le Conseil
d’État se fonde, comme moyen sérieux pour suspendre l’acte attaqué, sur un
défaut de motivation formelle du permis délivré. Dans ce cas-ci, le Conseil
d’État a jugé que la motivation concernant la mobilité n’était pas concluante et a
donc décidé de suspendre le permis.
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Ensuite, après avoir retiré le permis, l’autorité peut procéder à sa réfection. Il
s’agit de l’opération par laquelle l’administration remplace un acte administratif
annulé ou suspendu et retiré par un autre acte purgé du vice qui a justifié son
annulation ou suspension et retrait. L’administration peut reprendre la procédure
là où l’illégalité relevée par le Conseil d’État a été commise et la corriger, dans
ce cas-ci au moment de la délivrance du permis. La Région a donc adopté un
nouveau permis mieux motivé dans la forme sur la base des éléments concrets
de notre demande de permis. Le Conseil d’État a constaté un défaut de
motivation et non une erreur de procédure. Une nouvelle enquête publique ou
commission de concertation n’ont donc pas lieu d’être.
En ce qui concerne la concertation, je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit
lors de l’interpellation, mais je tiens quand même à souligner que les bâtiments
ne répondent plus du tout aux normes d’hygiène et de sécurité. La Ville a pris la
décision d’élaborer un projet durable sur le site De Droomboom et de profiter
de cette intervention pour augmenter sa population au regard du boom
démographique à Bruxelles et du manque de place dans les écoles. En ce qui
concerne les dépenses, 1.630.607 € ont déjà été facturés jusqu’ici.
En ce qui concerne vos réflexions sur notre accord de majorité, il n’y a pas eu
de revirement. Dans ledit accord de majorité, la rénovation et l’extension de
l’école De Droomboom sont prévues, ainsi que les deux écoles sur le site de
Tour & Taxis.
Le rapport d’incidence du projet De Droomboom mentionne, d’une part, la
création de logements sur Tour & Taxis, mais aussi tous les permis d’urbanisme
prévoyant la création de nouveaux logements dans le périmètre du quartier à un
kilomètre et uniquement sur le territoire de la Ville, à savoir environ 1.100
nouveaux appartements.
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L’augmentation de la capacité à l’école De Droomboom est absolument
nécessaire pour répondre aux besoins de l’enseignement néerlandophone. La
Ville est propriétaire d’un terrain sur le site de Tour & Taxis. Il est prévu d’y
construire une école secondaire francophone et une école fondamentale
néerlandophone. Les analyses de site, comme celles de pollution, d’infiltration
et de sol, ont déjà été faites.
Voici la suite du planning : rédaction du cahier des charges finalisée cette année
encore, désignation des bureaux d’études en 2025, désignation des entreprises
en 2027, début du chantier en 2028 et ouverture des écoles en 2030.
M. Weytsman.- Je vous remercie, Madame l’Échevine. Il ne faut pas se cacher
derrière des réponses pseudo-techniques. Tout cela, ce sont des choix politiques,
ce sont vos choix politiques. En plus, vous faites partie de la même majorité
qu’à la Région. Vous êtes l’échevine en charge de l’urbanisme et vous parlez, à
mon avis, au moins cinq fois par jour avec la secrétaire d’État chargée de
l’urbanisme à la Région, qui peut à tout moment arrêter la procédure. Est-ce que
la Ville de Bruxelles a demandé au gouvernement bruxellois d’arrêter la
procédure ? Il suffit d’un coup de téléphone à la secrétaire d’État, qui en
donnera ensuite un autre au fonctionnaire délégué. Est-ce que la Ville peut
demander cela ? Si elle ne le souhaite pas, c’est par choix politique.
La Ville peut organiser au moins une concertation. Ce serait la moindre des
choses. Elle a annoncé qu’elle allait avancer dans l’annulation. Ces citoyens
comme d’autres ont, avec leurs avocats, avancé dans le recours en annulation et,
en catimini, vous avez déposé un permis alors que vous étiez tout à fait
consciente qu’ils devraient payer ces avocats pour avancer dans ladite procédure
d’annulation. C’est une technique malhonnête, il n’y a pas d’autre mot,
malhonnête ! C’est toujours la même technique qu’utilise ce Collège pour
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épuiser les citoyens. Vous les épuisez financièrement. C’est ça, l’objectif. En
plus, c’est une technique sournoise puisque, non seulement, vous les épuisez
financièrement, mais vous les épuisez en faisant diversion.
Vous avez, chers collègues Ecolo-Groen, PS, Vooruit, la possibilité d’arrêter
cela et d’au moins vous remettre autour de la table en disant que ce projet, s’il
doit participer à la rénovation, doit proposer une extension à taille humaine.
Même si vous n’êtes pas d’accord avec la position du MR-VLD, ce que je peux
tout à fait comprendre, mettez-vous autour de la table et organisez cette
concertation.
C’est votre choix, Madame l’Échevine. Vous pouvez le faire, vous pouvez le
demander. Cette concertation peut aussi, si elle n’est pas tout à fait légale, être
informelle. Cela relève de votre initiative. Ce sont les engagements de l’échevin
de la participation citoyenne, qui ne dit jamais rien sur ces volets-là.
Quant à Tour & Taxis, votre prédécesseure n’a rien fait pendant six ans, rien du
tout ! C’est facile quand on a du foncier : on avance, on fait des extensions et on
ne tient pas compte - comme dans le dossier du palais du Midi - de la qualité de
vie des habitants. Les habitants vous disent à quel point c’est difficile. Vous
recourez à des techniques que je trouve personnellement scandaleuses parce que
vous cherchez à épuiser financièrement tous les habitants et un quartier.
Mme Maes, échevine.- J’aimerais répondre sur quelques éléments de votre
intervention. D’abord, l’avocat des riverains a préparé l’annulation et l’avocat
de la Ville était aussi en train de préparer l’annulation. Ensuite, la secrétaire
d’État Mme Persoons n’a rien à dire au fonctionnaire délégué. Enfin, vous
n’arrêtez pas de répéter que c’est le MR et le VLD qui soutiennent les riverains.
Or c’est votre collègue M. Gatz qui soutient ce projet sur le plan financier dans
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le cadre de ses compétences actuelles. Dire que ma prédécesseure et moi-même
n’avons rien fait pour l’enseignement néerlandophone, c’est absolument faux.
Un projet de cette ampleur a besoin de temps. Vous le savez et ce n’est pas très
honnête intellectuellement. Au début de cette législature, la Ville n’était pas
encore propriétaire des terrains dont nous avons besoin pour développer ce
projet. Je rappelle les places néerlandophones créées à Zennestraal et sur le
campus Mutsaard. Dire que ma prédécesseure et moi-même n’avons rien fait,
c’est totalement faux !
M. Weytsman.- Il faut être conscient que la secrétaire d’État est en affaires
courantes. Vous avez tout à fait la possibilité de dire que vous ne voulez pas de
ce projet. Par ailleurs, M. Gatz, le VLD et le MR sont totalement alignés.
D’ailleurs, le communiqué de presse que nous avons publié était également
signé par le VLD. Ce dernier dit exactement ce que je dis, à savoir qu’il faut
rénover, mais aussi se concerter pour élaborer un projet à taille humaine. Ce
projet est excessif. Vous avez la possibilité d’intervenir. Si vous ne voulez pas le
faire, de grâce, Madame l’Échevine, prenez vos responsabilités et organisez une
concertation. Même si la loi ne vous oblige pas à le faire, vous pouvez le faire
pour entendre toutes les parties. Sinon, vous forcez à nouveau les citoyens à
introduire un recours qui va être chronophage pour vous comme pour eux, à la
différence près que ce n’est pas votre argent.
Est-ce cela, la participation citoyenne de la Ville de Bruxelles, forcer la main
des citoyens pour introduire sans fin des recours qui, in fine, sont souvent
gagnants, mais très chronophages pour tout le monde ? Je vous demande au
minimum d’organiser une concertation.
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Question de M. WAUTERS concernant la position de la Ville suite aux
violations constatées dans l'emploi des langues dans le dossier de l'enquête
publique sur la rénovation de la gare SNCB Bockstael
M. Wauters.- Madame l’Échevine, le 6 novembre dernier, je vous interpellais
sur le projet de rénovation de la gare SNCB Bockstael à Laeken. Comme je le
disais précédemment et comme on se le dit parfois quand on se rencontre, cette
gare a un grand potentiel et mérite d’être rénovée. C’est un constat partagé par
tout un quartier et par la Ville de Bruxelles, certainement. Tel est le sens de ma
question.
Pour rappel, la commission de concertation a eu lieu le 16 novembre 2022 et le
permis d’urbanisme a été délivré en novembre 2023 par Urbanisme et
Patrimoine, donc la Région bruxelloise. Lors de ma première intervention, vous
m’avez rappelé que c’était la Région et pas la Ville qui gérait le dossier. Tout
cela, on le sait, mais cela se passe sur le territoire de la Ville et concerne donc
les Bruxellois.
Comme je l’ai soulevé lors de mon intervention, plusieurs plaintes ont été
introduites auprès de la Commission permanente de contrôle linguistique pour
violation de l’emploi des langues. Effectivement, au moment du lancement de
l’enquête publique, le dossier était uniquement en néerlandais. L’ARAU
(Atelier de recherche et d’actions urbaines) s’était également étonné du fait
qu’un dossier public de cette importance soit uniquement rédigé en néerlandais.
Cela aurait été exactement la même chose s’il l’avait été uniquement en
français.
Le problème que j’avais soulevé, c’est la difficulté, pour les habitants, de
participer. On vient de parler, dans l’intervention précédente, de la participation
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citoyenne et c’est cela qui me tient à cœur. La Commission linguistique a, dans
un premier avis, estimé la plainte recevable et fondée puisque, durant l’enquête
publique, tous les documents disponibles en néerlandais devaient normalement
l’être également en français, ce qui n’était pas le cas. Cette même Commission
linguistique est compétente pour la Région bruxelloise, ainsi que sa législation
et sa mise en pratique.
Depuis ma dernière interpellation au Conseil communal, j’ai appris l’existence
d’un second avis de cette même Commission linguistique concernant, cette fois,
le déroulement de la commission de concertation en ligne. Là encore, la
Commission constate une violation de l’emploi des langues durant la
commission présidée par la Ville de Bruxelles. C’est Mme Ans Persoons qui
était alors échevine de l’urbanisme. En effet, les habitants ont eu uniquement
droit à une traduction résumée en français, comme cela ressort de
l’enregistrement audio. Le PowerPoint diffusé à ce moment-là, qui était
particulièrement important et volumineux parce que c’est un gros dossier,
n’avait pas de traduction systématique en français. J’en arrive à mes questions.
La Ville de Bruxelles parle beaucoup, à juste titre, de participation citoyenne et
de coconstruction. Compte tenu de votre attachement et celui du Collège aux
avis de la Commission linguistique et vu ce qu’elle a constaté, notamment
plusieurs violations de la loi sur l’emploi des langues durant l’enquête publique,
avez-vous demandé ou allez-vous demander à la Région bruxelloise de relancer
une nouvelle enquête publique en veillant à ce que tout le monde puisse y
participer et que la concertation soit réelle, cette fois ? Dans la négative, dites-
moi éventuellement pourquoi.
Dès lors que la Ville de Bruxelles a présidé la Commission de concertation pour
ce projet de rénovation de la gare Bockstael, quelles dispositions comptez-vous
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prendre ou mettre en place pour que de telles violations dans des dossiers
d’importance comme celui-là ne se reproduisent plus ?
Mme Maes, échevine.- Pour rappel, toute autorité chargée (comme la Ville)
d’instruire une demande de permis d’urbanisme est soumise aux lois sur
l’emploi des langues en matière administrative. Effectivement, les permis
introduits par la Ville sont toujours rédigés dans les deux langues nationales. On
peut se poser la question de savoir pourquoi la SNCB n’a pas fait l’effort
d’introduire son permis dans les deux langues. C’est une question à laquelle je
ne sais pas répondre.
Concernant les enquêtes publiques, l’ensemble des documents doivent-ils faire
l’objet d’une traduction ? Là est la question. Sur ce point, la jurisprudence
récente et uniforme - aussi bien de la chambre francophone que de la chambre
néerlandophone - du Conseil d’État semble établie en ce sens.
Premièrement, le Conseil d’État ne sanctionne pas automatiquement la
méconnaissance des lois coordonnées sur l’emploi des langues en matière
administrative, mais examine les documents soumis à enquête publique au
regard de l’effet utile de ladite enquête publique. En conséquence, le requérant
doit justifier d’un intérêt personnel à la critique, c’est-à-dire qu’il doit
concrètement expliquer en quoi l’absence de traduction éventuelle de tel ou tel
document l’aurait empêché de faire valoir ses observations en pleine
connaissance de cause.
Deuxièmement, l’intégralité du dossier ne doit pas être systématiquement
traduit, mais uniquement les éléments pertinents et pour autant qu’une
information suffisante ait été donnée au public. Cela est apprécié au cas par cas.
À ce propos également, seul le résumé non technique de l’étude d’incidence
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paraît devoir être traduit s’il est suffisamment complet. La Commission
permanente de contrôle linguistique rejoint pour l’essentiel cette position.
Une enquête publique est effectivement organisée au niveau communal, mais
lorsque la demande de permis relève de la compétence du fonctionnaire
délégué, le caractère complet du dossier est déterminé par l’autorité régionale.
C’est au demandeur de permis à veiller à fournir les informations requises et à
garantir l’effet utile de l’enquête publique afin d’éviter de devoir recommencer
cette étape de la procédure en cas d’annulation de son permis.
Sur ce point, la responsabilité de l’autorité ne paraît pas devoir être engagée en
cas d’annulation de permis en raison de l’absence de traduction des documents
utiles, dès lors que l’attention du demandeur a été attirée sur la nécessité de
soumettre à enquête publique des documents permettant à tout le monde de
comprendre la portée du projet. La sensibilisation des opérateurs publics est
donc indispensable. De plus, formellement, la GRB du 12 décembre 2023,
déterminant la composition du dossier de demande de permis d’urbanisme, ne
prévoit pas que le caractère complet du dossier puisse être mis en cause en
raison de l’absence de documents traduits.
En ce qui concerne la commission de concertation, le ou la président(e) de
séance veille à ce que les interventions soient traduites en résumé si un des
participants en fait la demande, ce qui a été le cas en l’espèce. Je le fais aussi
presque toutes les semaines. Nous prenons bonne note que le réclamant et la
Commission permanente de contrôle linguistique estiment que les interventions
en néerlandais ont été trop résumées en français. On verra si le Conseil d’État
partage ce point de vue.
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À l’avenir, nous continuerons d’assurer la traduction en résumé des
interventions si un des participants en fait la demande. De nouveau, je le fais
presque toutes les semaines. Dans le cas du permis délivré par le fonctionnaire
délégué pour la rénovation de la gare de Bockstael, celui-ci fait l’objet d’un
recours au Conseil d’État dont la Ville n’est pas partie prenante, soyons clairs. Il
y a lieu, dans ce contexte, d’attendre la décision qui sera rendue.
M. Wauters.- Comme toute décision de justice, effectivement, on doit attendre
les conclusions. Il y a effectivement la forme, vous l’avez bien expliqué,
notamment la traduction résumée mais suffisante, mais il y a aussi le fond. Un
dossier comme celui-ci impacte vraiment la Ville de Bruxelles, dont mon
quartier, à savoir Bockstael. C’est un projet que les gens attendent depuis
longtemps.
Oui, il y a la forme, vous l’avez bien expliqué, et il y a le fond. La Ville de
Bruxelles n’est pas demanderesse en l’espèce. C’est bien la SNCB qui n’a pas
bien fait les choses. L’information était insuffisante en français, en tout cas
d’après la Commission permanente de contrôle linguistique et les gens qui ont
porté plainte à juste titre. Une fois de plus, ce sont les citoyens qui doivent être
mis en avant, parce que c’est leur Ville, parce que c’est leur quotidien et les
trains qu’ils vont utiliser. Je pense que cette attention, la Ville de Bruxelles doit
l’avoir pour ses citoyens. C’était le sens de mon intervention.
Mme Maes, échevine.- Je vous suis en grande partie. Je crois qu’il serait
intéressant d’envisager une modification de la législation pour que tous les
pouvoirs publics traitent ces dossiers dans les deux langues. Y contraindre aussi
les acteurs privés ou les citoyens, c’est une autre affaire, mais je suis d’accord
avec vous.
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(Mme Temmerman, présidente, reprend la présidence de la séance)
(Mevrouw Temmerman, voorzitster, hervat het voorzitterschap van de zitting)
Question de M. MAIMOUNI concernant la décision que prendrait la Ville
vis-à-vis des dispositions du règlement intérieur de l’École supérieure
Fancisco Ferrer sur le port de signes convictionnels en cas de jugement
défavorable rendu en automne par la cour d'appel
M. Maimouni.- Madame Hariche, le 24 novembre 2021, la Ville de Bruxelles a
été condamnée pour discrimination en raison de l’interdiction faite à des
étudiants de porter leur signe convictionnel, en l’occurrence leur voile, à l’École
supérieure Francisco Ferrer. Suite à cette condamnation, plusieurs dizaines de
professeurs, actifs et à la retraite ont, avec le Centre d’action laïque (CAL),
ouvert une procédure d’appel de la décision du tribunal de première instance,
visiblement avec votre soutien. La décision de la cour d’appel est attendue en
octobre ou novembre 2024.
Aujourd’hui, ces filles peuvent continuer à partir voilées à l’école, mais on est
en juin. Si la cour d’appel leur donnait gain de cause, est-ce que votre décision
politique - et non juridique, car in fine, c’est le pouvoir organisateur (donc vous)
qui a le dernier mot - consisterait à accepter qu’elles continuent d’étudier
voilées, de s’inscrire et d’aller étudier ?
M. le bourgmestre.- Comme c’est une affaire juridique, je me permets de
répondre, puisque je suis en charge de cette matière. Je vais donc être assez
succinct, puisqu’il s’agit d’une affaire instruite par les tribunaux. Dans son
jugement du 24 novembre 2021, le président du tribunal de première instance
s’écarte de l’enseignement de la Cour constitutionnelle et dit que la disposition
du règlement des études est nulle dans la mesure où elle fonde cette
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discrimination. Faisant suite à cet arrêt, la Ville a immédiatement appliqué la
décision du tribunal. En effet, une tierce opposition a été déposée par deux
ASBL et 60 professeurs et anciens professeurs de la Haute École Francisco
Ferrer contre ce jugement.
Dans le cadre de cette procédure, des questions préjudicielles ont été posées à la
Cour constitutionnelle sur le droit de former cette opposition. C’est d’abord ce
point qui doit être résolu. Les différents mémoires ont été échangés jusqu’en
décembre 2023. Donc, c’est d’abord la question de savoir si la tierce opposition
est recevable qui doit être tranchée. Nous n’avons pas connaissance, puisque
nous ne sommes pas la tierce opposition, des dates de fixation pour cette affaire.
M. Maimouni.- Je ne savais pas que vous vous appeliez Mme Hariche. Comme
je l’ai dit dans ma question, la position à adopter n’est pas d’ordre juridique,
mais d’ordre politique. Je l’ai bien précisé, pourtant. La question est simple.
Deux parties interjettent appel (les enseignants et le CAL). Si elles gagnent la
procédure, maintiendrez-vous le règlement d’ordre intérieur actuel ou le
modifierez-vous tel qu’il était avant la condamnation ? La question est simple,
vraiment très simple, Monsieur Close et Madame Hariche.
Je sais que le momentum de cette question n’est pas opportun pour vous qui
entrez bientôt en campagne électorale.
(Colloques)
Même si je respecte vos positions, avec lesquelles je suis en totale opposition,
on parle d’enfants et de gamines de 18 ans, majeures, qui veulent juste étudier.
Quand la décision du Conseil d’État est allée dans le sens de vos convictions,
vous avez dit avec énormément d’aplomb que vous vous en réjouissiez, mais
aujourd’hui, qu’en est-il ? La question est simple, Monsieur Close et Madame
Hariche.
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Je me suis entretenu avec les conseils des étudiantes. Maintenez-vous la
position actuelle ? Quand vous dites que vous avez directement changé le
règlement d’ordre intérieur, c’est nous faire croire que vous l’avez fait de plein
gré. Je tiens à vous rappeler que le jugement du tribunal de première instance
est un jugement exécutoire, donc la procédure d’appel n’est pas suspensive. Ce
serait quand même bien de le rappeler à tout le monde.
M. le bourgmestre.- Je ne vais pas vous faire un cours de droit, mais si un
jugement est exécutoire, c’est en effet que la procédure d’appel n’est pas
suspensive. Donc, on devait exécuter le jugement et je me réfère à ma réponse.
M. Maimouni.- Vous l’avez dit comme si vous l’aviez fait de plein gré. C’est
cette ambiguïté que je voulais lever.
Question d’actualité de M. MAIMOUNI, Mme El Bakri et
M. WEYTSMAN sur le match Belgique-Israël
M. Maimouni.- Monsieur Hellings, au mois de mars, j’ai demandé ici à ce
Conseil communal, lors d’une motion, d’amender et d’interdire le match
Belgique-Israël pour des raisons morales. Vous vous êtes attribué la motion dans
la presse, quelques jours après l’avoir lue, en disant qu’on l’avait votée la
semaine d’avant, ce que le Secrétaire communal m’a démenti, parce que cela a
été acté le 20.
Deuxièmement, c’était sur la base de troubles à l’ordre public. Je peux le
comprendre, mais ce n’était pas la raison primaire. Cela faisait partie de mes
considérants. Je voulais que ce match soit interdit pour envoyer un message fort,
de la même manière qu’on l’a fait avec la Russie en soutenant l’Ukraine. Car,
que ce soit en Russie ou en Israël, ce qu’ils font subir à un peuple tiers est mal.
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C’est cette position-là qui était importante.
La raison pour laquelle je vous en veux n’est pas que vous m’ayez donné gain
de cause, mais le fait que vous ayez retiré cette symbolique de justice en disant
qu’on traite les Palestiniens de la même manière qu’on traite les Ukrainiens. Ce
deux poids, deux mesures est inacceptable, Monsieur Hellings. C’est cela que je
vous reproche fondamentalement, une telle instrumentalisation à des fins
électoralistes que je ne comprends pas.
M. Close dit dans la presse que c’est pour des raisons d’effectifs. Que se
passerait-il si demain, pour une raison ou pour une autre, le ministre de
l’Intérieur mettait à disposition un contingent de 200, 300, 400 policiers ? Est-ce
que vous reviendriez sur votre position ou est-ce que vous en assumeriez la
responsabilité de la même manière que je veux l’assumer en disant : « Nous
n’acceptons pas ce match pour la simple et bonne raison que ce que fait
aujourd’hui un gouvernement d’extrême droite en Israël est mal. » Le message
qu’il faut envoyer aux gens est que nous ne les soutenons pas parce que c’est
mal.
Vous êtes les premiers, au Parti socialiste, à brandir l’argumentaire du cordon
sanitaire quand il s’agit de l’extrême droite dans notre propre pays. Mais
visiblement, cet argument n’existe plus quand il s’agit d’un pays tiers, quand il
s’agit d’Israël. Quel est ce manque de courage dont vous faites preuve ? Si vous
n’arrivez pas à l’assumer, abdiquez cinq minutes et laissez-moi signer en disant
que j’annule ce match pour ces raisons-là. C’est de cela qu’on a besoin,
Monsieur Close.
Monsieur Close, en 2014, je vous ai dit que je voulais faire de la politique. Vous
m’avez demandé pourquoi. Dix ans plus tard, la réponse est simple : pour la
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justice. Je veux faire de la politique et je fais de la politique pour un souffle de
justice. Donc, s’il vous plaît, emboîtez-moi le pas.
Mme El Bakri.- Monsieur le Bourgmestre, on l’a appris par la presse la
semaine passée, vous avez annoncé que vous refusiez d’accueillir le match de
football Belgique-Israël prévu initialement au stade Roi Baudouin le 6
septembre prochain, une décision que le PTB ne peut que soutenir et on vous en
félicite.
On voit que depuis le 7 octobre, les mobilisations citoyennes augmentent, ainsi
que le travail de lobbying du monde associatif. On a aussi assisté à des
occupations courageuses par des étudiants dans différentes universités du pays
et tout récemment, ce week-end, un mouvement des institutions culturelles qui
se déclarent zones libres d’apartheid. Tout cela, forcément, porte ses fruits et
commence à faire bouger les lignes dans le monde politique.
Récemment, l’Université de Liège a décidé de rompre ses liens avec les
universités israéliennes. Effectivement, il est temps de bouger, parce que depuis
l’attaque par le Hamas du 7 octobre, Israël a déclenché un génocide. La Cour
internationale de justice a reconnu ce risque de génocide. Il y a tout juste un
mois, on est passés à une nouvelle étape avec la Cour pénale internationale qui a
émis un mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahou. Effectivement, Israël
n’est pas un partenaire de jeu, comme le disait l’association belgo-palestinienne.
Effectivement, Israël n’est pas un État qu’on doit inviter, soutenir ou normaliser,
parce qu’il colonise la Palestine depuis 75 ans et refuse le retour de millions de
réfugiés palestiniens. Israël est un État d’apartheid, un État qui viole le droit
international et les résolutions de l’ONU. Aujourd’hui, Israël est accusée de
génocide. Alors, tout comme la Russie a été exclue de toutes les compétitions
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internationales, Israël doit l’être aussi. Mes questions sont les suivantes. Elles
sont simples. Il y en a trois.
Premièrement, est-ce que la Ville de Bruxelles va maintenir sa décision, malgré
les pressions de la droite qui tente de nous intimider et de tout faire pour
normaliser les relations avec Israël, malgré le génocide, malgré le mandat
d’arrêt ?
Deuxièmement, cette première étape marque-t-elle le début d’un boycott plus
large de l’État d’Israël tant qu’il ne respectera pas le droit international ? La
Ville va-t-elle élargir ce boycott en soutien au peuple palestinien à d’autres
initiatives (boycott diplomatique, économique, universitaire ou autre) ?
M. Weytsman.- On voit bien qu’il y a deux raisons invoquées par le Collège.
D’une part, des raisons de sécurité, j’y reviendrai. D’autre part, un boycott à
peine voilé par le premier échevin. DéFI ne dit rien, mais j’ai écouté le père
Maingain dimanche et je le trouvais assez intéressant. Je trouve que votre
décision, reconnaissez-le, est très hypocrite, parce que vous devriez être alignés.
Vous devriez assumer vos choix. Est-ce un problème de sécurité ou un problème
politique lié au boycott que vient d’applaudir l’extrême gauche ?
Je vais rester purement factuel. Vous avez dit que vous aviez demandé son avis
à la police. Je ne peux pas en disposer. En plus, il y a plusieurs versions. On m’a
d’abord dit qu’il y avait un avis de la police qui était formel. C’est ce que le
premier échevin a dit dans la presse. Puis, le bourgmestre a parlé d’un colloque
singulier. Je voudrais connaître l’avis de la police, d’autant qu’il s’agit d’un
endroit particulier. C’est un stade qui a été choisi, notamment pour des raisons
de sécurité, car il est fermé.
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Ensuite, vous avez aussi dit, Monsieur le Premier Échevin, qu’il y avait une
demande d’avis de l’OCAM. Ce n’est pas la Ville de Bruxelles qui a demandé
ledit avis. Je l’ai lu et il ne dit rien de spécial, contrairement à ce qui a été
déclaré. Il ne conseille pas d’interdire le match - on va me dire qu’il ne conseille
jamais d’interdire - et il ne le fixe pas au niveau 4, mais au niveau 3, ce qui est
le cas de la plupart des grands événements. On sait évidemment que dans ce
match, il y a des Juifs, et quand il y a des Juifs quelque part, il y a toujours une
menace supplémentaire. Je voudrais savoir où est la vérité. Comment
interprétez-vous l’avis de l’OCAM ?
Ensuite, on me dit que c’est une raison d’opportunité parce qu’il y a d’autres
événements ailleurs. Je peux tout à fait l’entendre, mais je trouve qu’on doit
avoir une analyse qui soit respectueuse de l’opposition et détaillée. Combien de
policiers vous manque-t-il ? Est-ce que vous avez pris langue avec le ministère
de l’Intérieur ? Il me revient que ce ne serait pas le cas, du moins avec la cellule
football.
Combien de policiers manque-t-il ? La question de M. Maimouni est tout à fait
pertinente, même si on est en désaccord complet sur le sujet, comme vous
l’aurez compris. Est-ce que la police fédérale peut vous aider ? Si c’est le cas,
elle est peut-être tout à fait à disposition. Je crois d’ailleurs, Monsieur le
Bourgmestre, que vous avez eu des échanges avec le gouvernement pour voir
dans quelle mesure on peut être aidés.
D’autres pistes ont été évoquées dans la presse. Ce ne sont pas les choix du MR,
mais je peux les entendre. Pour des raisons de sécurité, on organiserait le match
à huis clos. Est-ce que cela a été examiné ? Quels sont les risques liés à la
sécurité ?
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J’insiste sur l'image que vous donnez, non seulement de la Belgique et de
Bruxelles, mais du football de façon générale. En décidant de ne pas accueillir
ce match et en l'annonçant tardivement, le bourgmestre s’expose très clairement
à un risque de forfait 0-5. Je crois que c'est un vrai risque. Vous savez que
l'Union belge de football est dans l'incapacité de trouver en deux mois une ville
à même d'organiser un tel match. Par votre impréparation ou par votre volonté
de ne pas communiquer au moment importun, vous exposez le football belge à
un forfait 0-5.
Soyons de bons comptes, ce n'est pas le match le plus compliqué. Demain, vous
allez interdire un Belgique-Angleterre ou un Belgique-Maroc ? C'est autrement
plus compliqué, un match Belgique-Angleterre ou Belgique-Maroc. Je voudrais
connaître factuellement les avis et votre interprétation. Je vous demande de
revoir votre position et, éventuellement, d’organiser ce match à huis clos, ce
qui, à mon avis, sera sans conséquence pour la police de la Ville de Bruxelles et
pour l'encadrement.
Par ailleurs, reconnaissez, Monsieur le Bourgmestre, que depuis le début de
cette législature, nous vous disons qu'il faut soutenir davantage la zone de
Bruxelles Capitale Ixelles. Je vous dis depuis deux ans qu'il manque 400
policiers au cadre. C'est votre choix politique. D'autres zones de police ont un
cadre complet. Vous avez laissé notre zone de police dans une telle
déliquescence qu'aujourd'hui, on doit refuser certains matches. C'est très
préoccupant pour l'organisation des futurs matches internationaux.
M. Hellings, échevin.- Les attentats terroristes du Hamas du 7 octobre 2023 et
la riposte militaire d'Israël, avec les bombardements et l'occupation de la bande
de Gaza par Tsahal, ont contribué à la mort de près de 37.000 Palestiniens. Tous
ces drames ont généré une onde de choc géopolitique sans précédent. Nous en
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avons d'ailleurs longuement discuté à deux reprises dans ce Conseil communal,
puisque nous avons adopté deux motions, y compris une motion qui interdit à la
Ville de Bruxelles d'acheter des produits issus des colonies israéliennes en
Palestine.
C'est dans ce contexte particulièrement tendu que le service des sports a appris,
le 12 février 2024, que l'UEFA demandait aux Diables rouges de jouer un match
à domicile contre Israël le 6 septembre 2024 au stade Roi Baudouin, dans le
cadre de la Nations League. Le bourgmestre et moi-même avons alors
immédiatement perçu les risques majeurs liés à l'accueil d'une telle rencontre.
Nous avons dès lors fait connaître ce projet de match au gouvernement fédéral à
la mi-mars afin que le Conseil national de sécurité puisse se saisir du dossier et
que l'OCAM puisse rédiger une analyse de risque à la demande de la Ville de
Bruxelles et de sa zone de police. Il semble que la question a été abordée le 16
mai au niveau fédéral. Vous avez eu accès au document, Monsieur Weytsman.
Il était important d'impliquer le niveau fédéral très en amont, sachant que deux
supporters suédois ont été les malheureuses victimes d'un attentat terroriste
commis en marge d'un autre match, celui qui opposait la Belgique à la Suède, le
16 octobre 2023. La prudence maximale s'impose à nous, autorité locale, qui
louons le stade.
Une convention lie la Ville de Bruxelles à l'Union belge de football pour
l'organisation des matches à domicile des Diables rouges au stade Roi
Baudouin. Cette convention prévoit des volets organisationnels, de mobilité et
sécuritaires. Elle a été approuvée par le Conseil communal le 29 septembre
2019. Pour chaque location du stade par l'Union belge de football, et en vertu de
cette même convention, le bourgmestre et moi-même envoyons une lettre
d'autorisation à l'organisateur avant chaque événement.
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Le 20 mars dernier, le bourgmestre et moi-même avons rencontré le nouveau
directeur de l'Union belge et son équipe. Lors de cette rencontre informelle, il a
été précisé que le bourgmestre, qui discute de manière journalière avec le chef
de corps de la zone de police, avait identifié des risques démultipliés liés à la
gestion d'un tel événement : manifestations et contre-manifestations au stade et
dans le reste de la ville, sécurisation très difficile du public et des joueurs dans
le stade, mais surtout lors de leurs déplacements vers et hors du stade. Il en va
de même pour la sécurisation accrue de la zone neutre et des différentes
ambassades qui peuvent être ciblées, tout comme d'autres endroits symboliques.
Sachant que le programme du stade au mois de septembre est particulièrement
chargé (matches de l'Union Saint-Gilloise, matches des Diables rouges, visite du
Pape), il est apparu évident que ce type de match à très haut risque allait
nécessiter un dispositif sécuritaire disproportionné, même pour une éventuelle
rencontre à huis clos. Pour rappel, le conflit de haute intensité en cours à Gaza
suscite déjà l'émoi et des manifestations quasiment quotidiennes dans les rues
de notre capitale depuis huit mois, tolérées et encadrées par la zone de police
qui connaît très bien le sujet.
Le 23 mai, l'Union belge a lancé la vente des tickets pour les matches de
Nations League Belgique-France en octobre et Belgique-Italie en novembre. À
cette occasion, elle a elle-même communiqué sur son site : « Concernant le
match à domicile face à Israël du 6 septembre prochain, aucun ticket n'est
encore mis en vente actuellement. L'Union belge est en contact permanent avec
les services de sécurité, la Ville de Bruxelles et le gouvernement fédéral. La
situation de sécurité est analysée et les évolutions de ce dossier sont évaluées de
près. Plus d'infos seront communiquées plus tard. »
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Le 13 juin, le directeur de l'Union belge nous a demandé par écrit l'autorisation
de jouer le match du 6 septembre. Comme vous le savez, nous lui avons
répondu par la négative le 19 juin dernier par courrier. Je cite un extrait dudit
courrier : « Après une analyse consensuelle et approfondie, nous avons pris en
considération les implications de la situation géopolitique actuelle et du
contexte sécuritaire et humanitaire particulièrement dramatique au Proche-
Orient. L'annonce de la tenue d'un tel match dans notre capitale en cette période
particulièrement troublée provoquera incontestablement d'importantes
manifestations et contre-manifestations, compromettant ainsi la sécurité des
spectateurs, des joueurs, des habitants de Bruxelles, mais également de nos
forces de police. En conscience, le Collège des bourgmestre et échevins a pris
ses responsabilités. »
M. Maimouni.- Monsieur Hellings et Monsieur Close, ne serait-il pas possible,
par respect et solidarité avec le peuple palestinien, de dire tout simplement que
nous condamnons fermement ce que lui fait subir un gouvernement d'extrême
droite israélien, au lieu de surfer et de jongler avec les mots pour vous donner
des portes de sortie pendant la campagne ?
M. Hellings, échevin.- On l'a fait le 6 novembre 2023, Monsieur Maimouni.
M. Maimouni.- Non, je parle de ce match, pas du fait que nous ne prendrons
pas de marchandises provenant des territoires occupés. Ici, on parle d'un acte
fort. Est-ce qu'il ne mérite pas une certaine considération ? Dites-le, alors,
Monsieur Hellings. Dites : « Je vous soutiens, Monsieur Maimouni. Nous
condamnons le gouvernement israélien, et c'est pour cette raison-là qu'ils ne
sont pas les bienvenus. » N'est-ce pas possible ? S'il vous plaît. C’est un
minimum !
(Remarques)
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Vous me dites de me calmer ? Comment voulez-vous que je me calme quand je
vois ces corps de femmes et d'enfants déchiquetés sur les réseaux sociaux ?
Vous arrivez à vous calmer, vous ?
Mme la présidente.- Vous criez très fort. C'est juste cela qu'il voulait dire.
M. Maimouni.- Honnêtement, ce n'est qu'une décimale. Ce n'est rien face à ce
que ces gens subissent. C'est tout ce que je vous demande. Je vous demande
juste de joindre l'acte à la parole. De quoi avez-vous peur ? De quelles
répercussions ? De ce que va tweeter l'ambassadrice d’Israël ? Pour une fois,
M. Close a eu le courage de dire qu'elle racontait des bêtises, et je suis d'accord
avec lui sur ce point.
On est ici pour unir nos Bruxellois, et non pas pour les diviser. C'est important.
Cette mesure-là ne vise pas à stigmatiser ni à condamner la communauté juive
bruxelloise. Bien au contraire. D'ailleurs, la plupart d'entre eux avec qui je
discute me disent : « Mourad, on est d'accord avec toi, mais aujourd'hui, dire
ouvertement que le gouvernement israélien procède à un génocide, c'est nous
faire passer pour des traîtres. On ne peut même pas encaisser cette posture, mais
on est d'accord avec toi. » On est là pour envoyer un signal fort. Les
Palestiniens et les Juifs sont frères et sœurs. Nous, en tant que garants de la
démocratie bruxelloise et en tant que capitale de l'Europe, on est là pour dire :
« Stop, ça suffit. Ça suffit ! » C'est tout ce qu'on demande.
Mme El Bakri.- À vous entendre, Monsieur Hellings, on est d'accord sur le fait
que personne ne veut de ce match. La Ville de Bruxelles n'en veut pas, Leuven
n'en veut pas, le bourgmestre d'Anderlecht vient de dire que, si on le lui
demandait, il n'organiserait pas non plus ce match sur son territoire. Je pense
que c'est vraiment du bon sens à l'heure actuelle, vu la situation en Israël, vu le
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génocide, vu le mandat d'arrêt qui a été émis par la Cour pénale internationale.
À part les forces de droite, dans ce pays, qui définissent Israël comme un État
démocratique, alors que c'est un État génocidaire, personne ne veut de ce match.
Pour notre part, on continuera à soutenir votre décision. Vous avez tout notre
soutien pour ne pas flancher, malgré les pressions qui arrivent. Je vous remercie.
Vous avez tout mon soutien et certainement celui du monde associatif, des
citoyens qui se sont encore mobilisés massivement ce week-end à Gand et
Anvers, et des nombreux étudiants de ce pays qui occupent les universités.
M. Weytsman.- Les conclusions de cet échange, c'est que vous avez menti. La
seule raison de cette non-organisation, c'est la sécurité. Ce ne sont pas des
raisons politiques. Dans votre petite vidéo sur TikTok, vous avez voulu nous
dire le contraire. Si c'est pour des raisons de sécurité, je peux tout à fait
l'entendre.
Vous n'avez répondu à aucune de mes questions. Je ne peux pas l'accepter. On
est en démocratie et cela aurait été la moindre des choses. Je vous ai demandé
combien de policiers vous manquaient pour organiser ce match. Je vous ai aussi
demandé de vous positionner sur le fait que l'OCAM classifie cela au niveau de
menace 3. Je connais le point de vue de l'extrême gauche, mais ici, un Collège
nous dit que ce n'est pas un boycott, mais une réponse à un problème de
sécurité.
Revenons-en donc au cœur du sujet, la sécurité. Est-ce que vous avez contacté
le ministère de l'Intérieur ? Pourquoi ne pas avoir contacté la cellule
foot ?J'entends que les tickets n'ont pas été mis en vente. Je comprenais qu'ils
n'avaient pas été mis en vente parce que vous n'assumiez pas cela politiquement
avant les élections. Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt, Monsieur l'Échevin des
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sports ? Si vous l'aviez dit il y a quatre mois, d'autres villes auraient pu
l'organiser. Ici, vous mettez à mal le football, vous mettez à mal le sport en
l'annonçant deux mois avant et en défaussant votre responsabilité sur les autres.
Vous savez très bien que pour une ville, organiser un tel événement à deux mois
de l'échéance, c'est particulièrement problématique.
Aujourd'hui, vous avancez des arguments de sécurité que j'entends, tant votre
police est dans une situation problématique. Monsieur le Bourgmestre, demain,
des matches comme Belgique-Angleterre, qui sont hautement à risque et
compliqués, avec des débordements, ne pourront plus être accueillis par la Ville
de Bruxelles. Des matches comme Belgique-Maroc - Dieu sait si on a envie de
voir jouer les Marocains et les Belges -, vous ne serez peut-être pas en capacité
de les accueillir. Tout cela parce que vous avez probablement de gros problèmes
de sécurité. Vous n'êtes même pas en capacité de demander l'appui de la police
fédérale.
Vous avez décidé, en mettant à mal le foot, d'imposer un forfait 0-5 et
d'annoncer cela très tardivement à l'Union belge de football qui, dans la presse,
ne dit rien d'autre que cela. Elle doit se retourner et demander à d’autres villes.
Les villes auxquelles vous avez fait allusion, chers collègues du PTB, n'ont
même pas encore été sollicitées pour une éventuelle organisation de ce match.
Mme El Bakri.- C'est pour cela que c'est politique, Monsieur Weystman. Elles
ont dit : « Surtout, ne vous tournez pas vers nous, on n'en veut pas de votre
match ! » À part les forces de droite dans ce pays, personne ne veut accueillir,
comme partenaire d'un sport, un État génocidaire.
M. Weytsman.- Les forces de droite et le Collège de la Ville de Bruxelles,
puisque l'argument n'est pas celui que vous évoquez. L'argument avancé est
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l'état de la police sur le territoire de la Ville de Bruxelles et le problème de
sécurité inhérent aux manifestations et contre-manifestations. Est-ce que vous
pouvez, Monsieur l'Échevin, m’indiquer quelles pourraient être les contre-
manifestations ?
Je voudrais avoir des réponses à mes questions. Combien de forces de police
manque-t-il ? Quels sont vos contacts ? Ce sont peut-être des questions à
adresser plutôt au bourgmestre. La sécurité reste, me semble-t-il, de sa
compétence. Je pense que votre échevin s'est permis d'aller un petit peu trop
loin dans la communication, ce qui fait qu'in fine, c'est lui qui doit répondre à
tout. Monsieur l’Échevin, on a la preuve ici que vous avez menti et que ce n'est
pas un boycott, mais un problème de sécurité.
M. Maimouni.- Je félicite le Collège d'avoir suivi ma motion, mais je vous
demande juste une chose : est-ce que vous me confirmez que, quoi qu'il arrive,
cette décision est irrévocable ?
M. Weytsman.- Quant au match à huis clos, vous n'avez pas répondu non plus.
M. Hellings, échevin.- Si, j'ai répondu que l'analyse de la police montrait que ce
match, même à huis clos, allait devenir un point focal de la contestation et
générerait des difficultés de gestion.
Monsieur Maimouni, dès le 20 mars, nous avons eu une rencontre en tête-à-tête
avec l'Union belge. Dès le 20 mars, Monsieur Weytsman, nous avons informé
l'Union belge du fait que ce match était à risque, que ce match était compliqué.
La preuve en est qu’elle n'a pas vendu les tickets. Elle n'a pas pris ce risque
commercial, car elle était informée des difficultés d'organisation du match.
Recevoir un pays en guerre n'est jamais facile, Monsieur Weytsman, et pose des
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problèmes de sécurité majeurs pour l'entièreté de la population de cette Région.
M. Weytsman.- Monsieur l'Échevin, tous les grands matches sont à risque.
Vous avez été ravi de recevoir à la Ville de Bruxelles l'Azerbaïdjan et l'Arabie
saoudite (un demi-million de morts et en guerre également). Tous les grands
matches sont à risque. Vous avez probablement dit à l'Union belge de football
que ce match était à risque et que vous n'étiez pas sûr de l'organiser. Vous n'avez
pas dit que vous n'alliez pas l'organiser, vous avez dit que vous n'en étiez pas
certain. Vous mettez en difficulté l'Union belge de football à deux mois de
l’échéance, en sachant qu'elle aura des difficultés à organiser le match. Je vous
demande de revoir votre position pour, simplement, organiser un match à huis
clos.
M. Maimouni.- Monsieur Weytsman, quand j'écoute le discours de votre parti
politique, j'entends que vous ne pouvez avoir de discussions ni avec l'extrême
droite ni avec l'extrême gauche. Cela signifie-t-il que si vous voulez parler avec
le PTB, il doit venir avec un ballon en main ?
Question de M. WEYTSMAN concernant la détérioration de la qualité de
vie sur le plateau du Heysel
M. Weytsman.- On a déjà posé des questions sur ce sujet à de nombreuses
reprises. J'ai vu qu'il y avait encore un échange avec le comité de quartier. Ma
question a été introduite il y a un mois. Elle n'a pas été acceptée parce que je
l'avais introduite un peu trop tardivement avant le Conseil communal précédent.
Vous connaissez les problèmes : trafic de drogue, gangs territoriaux,
dégradation des espaces autour de l'Atomium, musique tonitruante, pétards,
feux d'artifice, dépôts clandestins, prostitutions et rodéos. Je voudrais vous
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interpeller régulièrement pour évaluer l'efficacité de vos politiques. Je vous ai
entendu dire que vous faisiez ce que vous pouviez et que vous aviez saisi des
voitures. J'entends bien, mais cela ne fonctionne pas.
Je vous ai déjà interpellé à deux reprises. C'est cocasse, puisque c'est le MR-
VLD, que l’on dit pour « le tout à la voiture », qui suggère d’être plus agressifs
en matière de dispositifs permettant de ralentir les voitures sur cet axe, voire de
piétonniser. Deux fois, je vous ai dit d’examiner la possibilité de piétonniser. J'y
suis très favorable, je vous l'ai dit à plusieurs reprises.
Vos politiques sont inefficaces et la qualité de vie des riverains continue de se
dégrader. Ce que vous avez apporté comme solutions en cinq ans est
complètement insuffisant. Je viens faire avec vous l'évaluation des politiques
que vous avez menées dans le cadre des éléments que j'ai soulignés dans ma
question.
M. le bourgmestre.- C'est vrai qu'on en a déjà parlé plusieurs fois. La sécurité
routière et la qualité de vie dans nos quartiers resteront pour moi et ce Collège
une priorité absolue. Nous avons, avec notre zone de police, mis en place un
système de saisie administrative des véhicules pour lutter contre le phénomène
de rodéos urbains.
Avant de parler de cela, je veux rappeler tout ce que, avec mon collègue
Dhondt, nous avons réalisé sur le plateau. Toute la zone Osseghem du côté droit
de l'Atomium est complètement fermée aux voitures. Rappelez-vous les images
de véhicules faisant des rodéos autour du Théâtre américain, de l’emplacement
de Bouglione, du terrain de l'Agora Space. Tout cela est définitivement interdit
aux voitures et réservé à des loisirs récréatifs pour les familles. C'est une grande
partie du circuit - le lieu était vraiment utilisé comme tel - qui est désormais
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condamnée pour n'être qu'un parc, ce qui est très bien.
En effet, nous avons lancé des procédures de saisie administrative. Je dois dire
que les chiffres depuis 2020 sont assez hallucinants, puisque nous avons saisi
200 voitures et motos ! Cela signifie que la police agit. Nous saisissons des
véhicules toutes les semaines. Nous travaillons en permanence. Nous avons
posé des casse-vitesse sur l'avenue de l'Atomium. Nous travaillons, pour
l'instant, sur l'avenue Boechout.
Toutefois, il y a aussi des fonctions économiques dans ce parc du Heysel. Mini-
Europe, Kinepolis, Brussels Expo et l'Atomium sont des moteurs de notre
économie. Des riverains nous ont demandé - je les ai reçus et je leur ai expliqué
pourquoi ce n'était pas possible - de considérer la fermeture de l'ensemble du
plateau aux véhicules. Néanmoins, l'été (dès le 1er juillet), nous allons fermer à
partir de la place de Belgique. On a pris des mesures structurelles :
- mise en place d'obstacles physiques qui rendent impossible le contournement à
360° du rond-point Louis Steens via le boulevard de l'Empereur. On met ainsi
fin aux courses autour de ce rond-point ;
- mise en place d'obstacles physiques aux entrées et sorties de la zone piétonne
avenue du Gros Tilleul, côté parc de Laeken. En ce qui concerne plus
spécifiquement l'avenue du Gros Tilleul côté Primerose, on réfléchit à une mise
en place ;
- installation de coussins berlinois sur le boulevard du Centenaire (13 au total, 7
avenue Sobieski, 6 avenue du Centenaire) ;
- 4 coussins berlinois sur l'avenue de Boechout ;
- 2 kilomètres de route sur l'avenue du Gros Tilleul, des deux côtés de l'avenue
du Centenaire, ont été transformés en zone piétonne ;
- des obstacles physiques ont été placés au demi-tour et au rond-point Baron
Steens pour rendre plus difficiles les rodéos ;
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- des coussins berlinois seront bientôt placés sur l'avenue de l'Atomium ;
- des dos d'âne sont aussi installés sur cette même avenue de l'Atomium ;
- nous allons fermer l'avenue du Centenaire à hauteur de la place de Belgique du
vendredi soir 18h au lundi matin 5h, en juillet et en août, tous les week-ends.
Deux cents véhicules ont été saisis, je vous le répète, depuis le début de l'année.
C'est énorme, mais ils ont été remplacés par des motos qui font un boucan
d’enfer ! Je l'ai moi-même constaté la semaine passée. Pour les motocyclistes,
nous avons mis en place un dispositif de quatre inspecteurs de police à moto,
deux d'entre eux sur moto banalisée pour l'observation et deux autres sur moto
de police pour les interventions.
Concernant la problématique de la prostitution dans la rue, notre recherche
locale n'a aucun élément à ce sujet. On n'a pas de phénomène de prostitution, en
tout cas avéré ou récurrent, dans le quartier. Une présence policière ciblée, aussi
bien en uniforme qu'en civil, est régulièrement déployée pour lutter contre
toutes les sortes de nuisances. Depuis le 1er janvier, 56 PV ont été dressés pour
détention de stupéfiants, 30 PV pour dégradation et 50 PV SAC pour incivilités
diverses. La police maintiendra cette approche interservices tant que nécessaire.
M. Weytsman.- Je vous remercie, Monsieur le Bourgmestre. Je reconnais qu'il
y a des choses qui ont été réalisées. Il faut juste pouvoir en faire l'évaluation. Je
ne sais pas si vous avez l'occasion de suivre vos emails, mais sincèrement, on
nous en envoie la nuit et le soir pour nous dire à quel point les riverains
souffrent encore aujourd'hui.
Je vous remercie, parce que je trouve que ce qui va être réalisé cet été est assez
intéressant. Il y a trois ans déjà, on avait demandé une telle piétonisation
partielle. Je trouve le principe intéressant. Je vais examiner sérieusement ce que
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vous proposez. Je veux quand même vous signaler que certains blocs de béton
ne freinent pas les véhicules. Il serait intéressant que les services et le comité de
quartier fassent à nouveau le tour. Parfois, c'est juste un bloc de béton mal placé
qui n’empêche pas les motos ou voitures de passer. La solution la plus pérenne à
envisager, selon moi, c'est la piétonisation.
M. le bourgmestre.- De tout le Centenaire, sérieusement ?
M. Weytsman.- Oui, je l'ai déjà demandé. J'ai demandé qu'on évalue cette
possibilité. J'ai déposé une motion ici, il y a trois ans, pour demander qu'on
l'examine. Vous m'aviez répondu que cela mettrait en difficulté tous les acteurs
économiques. Je suis très sensible à cela, mais je voudrais évaluer cette option.
Pour être tout à fait honnête, une partie des habitants ne sont pas non plus
favorables à la piétonisation complète, mais je trouve qu'on doit tout examiner.
Il y a des plateaux, mais on slalome autour. Pourquoi ne pas avoir installé des
dos d’âne. J’ai vu ce que Maxime Prévot a fait à Namur. Là, les voitures doivent
s'arrêter tous les 5 mètres. C'est plus efficace. Je trouve qu'on devrait faire
l'évaluation de ce qui a été fait.
Je trouve intéressant d’évaluer les effets d’un dispositif. J'ai toujours été
favorable aux études sur la circulation. Je vais bien examiner les éléments de
votre réponse et je serai attentif à la situation pendant cet été. Je trouve que ce
que vous proposez est intéressant. J'espère que cela contribuera un peu à apaiser
le quartier.
Il me revient que là où il y a drogue, il y a prostitution. Mais ce n'est pas mon
point principal, car il y a de la prostitution un peu partout. Mon point principal,
c'est effectivement la drogue. Des PV ont été rédigés. Des groupes, des gangs
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s'installent à certains endroits.
J'ai du mal à comprendre pourquoi la police n'y est pas systématiquement. Ce
qui est très frustrant pour les citoyens, c'est qu’ils publient de petites vidéos sur
TikTok, annoncent la présence de ces gangs, relaient les faits à la police, mais
malheureusement (peut-être pour des questions d’effectifs), ladite police n’est
pas à ce moment-là sur le terrain alors qu’elle pourrait intervenir.
M. le bourgmestre.- Honnêtement, la police est vraiment là tout le temps.
Souvenez-vous des cortèges de mariage. Il y a quelques années, on était
complètement envahis sur le plateau. On a mené une action très dure qui a duré
près de deux ans. Je ne dis pas qu’il n’y a plus de problèmes de cortèges, mais
on les a quand même fortement réduits à travers une répression extrêmement
dure.
Quand on saisit un véhicule, au-delà de l’amende qui est infligée, il est
immobilisé entre une semaine et 15 jours. Si c’est un véhicule de location, cela
coûte cher. Le problème est qu’il y a des loueurs de grosses cylindrées qui sont
installés sur le territoire bruxellois et que des gamins vont tester. Mais
honnêtement, le coût de l’amende et de la saisie se compte en milliers d’euros.
Quand quelqu’un se fait saisir un véhicule, cela lui revient extrêmement cher.
Ce ne sont pas quelques centaines, mais quelques milliers d’euros. Je suis
convaincu qu’avec ce travail de la police, on va y arriver.
Je vais mettre carte sur table avec vous. Sur l’avenue de Boechout, on a un
débat avec Mini-Europe. Cela ne l’arrange pas du tout parce que c’est une des
zones d’accès pour les cars. Vous savez comme moi que Mini-Europe, c’est une
attraction assez importante du plateau du Heysel pour le tourisme à Bruxelles.
Ce n’est pas évident. Idem pour Kinepolis. Je dirais que le parc du Heysel est un
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peu moins impacté par Bruxelles Expo. Je pense que la lutte contre les cortèges
de mariage est un modèle à suivre. On va continuer ce combat. On n’avait peut-
être pas imaginé que les motos remplaceraient aussi rapidement les voitures.
C’est vrai qu’elles font un bruit particulier. Je l’ai constaté moi-même jeudi,
puisque j’étais sur place pour observer une opération de police.
M. Weytsman.- Je serais ravi que nous fassions cette évaluation ensemble. Il
est bien sûr plus confortable de vous dire depuis l’opposition ce qui peut être
réalisé. Je reconnais que des choses ont été faites. En toute honnêteté, on va
réfléchir dans le cadre des programmes électoraux. Je ne sais pas ce qu’il faut
modifier. Peut-être une disposition fédérale... En Espagne, dans certaines villes,
les voitures sont démolies. Et si vous me demandez mon sentiment, j’y suis tout
à fait favorable. Qu’on ne discute plus. Qu’on les garde six mois ou un an, ou
que la Ville les revende.
M. le bourgmestre.- Ce sont souvent des voitures de location.
M. Weytsman.- Peu importe que ce soient des voitures de location et que les
personnes soient obligées de les payer. Il faut quand même donner un signal
fort. On devra examiner la question avec le fédéral. Le message politique qui est
envoyé est insuffisant.
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Question de M. WEYTSMAN relative aux dérogations pour nuisances
sonores dans le parc d'Osseghem
M. Weytsman.- Monsieur le Bourgmestre, il paraît que vous avez encore
accordé une dérogation pour un festival qui va être organisé dans le parc
d’Osseghem.
Je me permets de vous rappeler que nous avons clairement dit que des festivals
comme CORE n’apportaient pas de grande plus-value sur le territoire de la Ville
de Bruxelles. Je le dis d’emblée, c’est ma position. Je trouve cela sympa, mais
je préférerais qu’ils se déroulent dans un des palais, parce qu’ils dégradent
fortement le parc d’Osseghem. J’ai lu à l’époque qu’un festival comme CORE
n’était plus intéressé de venir pour le moment, en tout cas sur le territoire de la
Ville de Bruxelles. Ici, c’est un autre festival.
Comment faire en sorte que, malgré cette dérogation, les riverains ne souffrent
pas à nouveau pendant de longues journées. Je crois qu’ils peuvent tout à fait
vivre avec les concerts et les matches de foot, pour autant que ce soit toujours
bien annoncé et organisé. Ces festivals effraient, sincèrement.
Je me permets une petite annexe à cette question, car je reçois des plaintes d’un
peu partout, y compris dans le centre-ville, liées aux activités nocturnes au
Grand Hospice de Bruxelles. Il faut prendre la mesure du fait que les nuisances
sonores sont un vrai frein à la qualité de vie dans nos quartiers, en particulier
dans le Pentagone et à Laeken.
Comment garantissez-vous l’équilibre entre les activités nocturnes et festives
que ce Collège apprécie, d’une part, et la qualité de vie des riverains, d’autre
part ?
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Mme Jellab, échevine.- Votre question portait sur la nuisance sonore et sur la
préservation du milieu naturel. En matière de nuisance sonore, on vous rejoint
complètement. Tout événement est tenu de respecter les normes de diffusion du
son amplifié et de se confirmer à la réglementation régionale en vigueur depuis
le 21 février 2018.
L’organisateur s’est engagé à :
- suivre les conseils d’orientation des différentes scènes émanant d’une étude
acoustique ;
- équiper l’une des scènes d’un système de son bénéficiant d’une technologie
réduisant considérablement la diffusion des infrabasses par un effet de contre-
acoustique ;
- renforcer le travail constant de recherche avec ses fournisseurs de systèmes
d’amplification afin de réduire la propagation du son ;
- mettre sur pied une équipe de « référents son amplifié » formés par Bruxelles
Environnement et chargés du contrôle sonore sur les différentes scènes ;
- informer les riverains par un toutes-boîtes, ce qui a été fait en principe.
En ce qui concerne le respect de l’espace naturel, le festival occupe le site
Osseghem depuis 2017. On peut le nommer, c’est Couleur Café. La
collaboration avec le service des espaces verts est de plus en plus constructive.
Les organisateurs ont été progressivement sensibilisés au respect du site.
Désormais, l’organisateur travaille conjointement avec le service des espaces
verts plusieurs mois avant l’événement. L’implantation des infrastructures du
festival est nettement moins dommageable au site que lors des premières
éditions. Les mesures suivantes sont notamment mises en œuvre pour protéger
le parc :
- un état des lieux est réalisé avant le montage de l’événement et après le
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démontage. Pour la première fois cette année, j’ai demandé que cet état des
lieux soit réalisé par un bureau extérieur. Ce sera le Landmeterskantoor Van
Eester, dont l’expert responsable de la rédaction du rapport est assermenté au
tribunal de première instance ;
- aucune implantation d’infrastructure n’a lieu sur les parties les plus sensibles
du parc, à savoir les zones forestières et humides. Le théâtre de verdure, jugé
fragile, voit son accès limité à un certain nombre de personnes (contrôle
d’accès) ;
- la zone tampon en bordure de la prairie de part et d’autre de l’avenue du
Hallier a des infrastructures limitées et les cheminements sont balisés ;
- aucune infrastructure ou zone de stockage n’est placée sur la couronne des
arbres et les arbres sont protégés dès la période de montage ;
- les infrastructures de scène sont concentrées sur la prairie, mais la pelouse est
protégée par des plaques dès le montage pour limiter la compaction du sol ;
- les food trucks et les infrastructures techniques sont localisés sur des voiries
asphaltées et éloignées des couronnes des arbres ;
- une caution de 25.000 €, destinée à prévenir toute dégradation des lieux, est
réclamée à l’organisateur.
Chacune de ces mesures a été établie en concertation avec le service des espaces
verts et l’organisateur de l’événement lors de réunions techniques et de visites
sur site. Le rapport d’état des lieux d’entrée a été produit le 18 juin par la firme
externe et comprend deux documents, l’un de 188 pages et l’autre de 180. Les
constatations ont été réalisées le 17 juin sur le terrain en présence du service des
espaces verts et de l’organisateur afin d’éviter tout litige pouvant résulter de
l’occupation du parc.
En plus de cet état des lieux, les conditions sont énoncées dans la lettre
d’autorisation de l’événement adressée à l’organisateur. Enfin, il est à noter
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qu’un plan de gestion du parc d’Osseghem est en cours de rédaction au sein du
service des espaces verts, en collaboration avec le bureau d’études Omgeving.
Ce plan de gestion contient une annexe avec les grands événements réalisés par
le service, dont le but est de fournir des directives claires, générales et propres à
chaque zone du parc.
M. Weytsman.- Je vous remercie pour votre réponse très complète et pour le
soin que vous et vos services apportez au respect de cet espace vert. Je vois que
vous faites ce que vous pouvez. Je dois dire que je n’ai pas cité ce festival en
particulier parce que j’ai été surtout traumatisé par les conséquences d’autres
festivals sur le parc d’Osseghem dans le passé. Il n’empêche que ma question
principale concernait plutôt l’aide à apporter aux riverains qui pourraient subir
des nuisances sonores dans le cadre d’une dérogation.
Je vous remercie pour ces explications que j’ai déjà entendues pour d’autres
festivals. On en est au début d’un processus, lequel, je le rappelle, a bénéficié
d’une dérogation du bourgmestre. C’est vraiment épuisant pour les riverains. À
ceux qui se plaignent, on répond qu’on ne peut rien faire. Dans l’équilibre que
votre Collège dit rechercher entre les activités de loisirs impactantes et la
quiétude naturelle, je trouve que ces dérogations sont malvenues.
Prenons les paris. Je crains que cette dérogation ne donne lieu à un flot de
plaintes. On en fera l’évaluation ensemble.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
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Prochaines séances
Vendredi 28 juin 2024
à 14h : sections ordinaires.
Lundi 1er juillet 2024
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
Mme la présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 22h30.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 22u30.
📄 2024-05-27 scrape
City Council Meeting — 2024-05-27
Source: Official PDF
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PCONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 27 mai 2024
Openbare vergadering van maandag 27 mai 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 18h20 sous la présidence de M. Ouriaghli.
De openbare vergadering wordt geopend om 18u20 onder voorzitterschap van
de heer Ouriaghli.
Mme TEMMERMAN s’excuse de ne pouvoir assister à la séance.
Mevr. TEMMERMAN verontschuldigd zich de zitting niet te kunnen bijwonen.
En l’absence de Mme TEMMERMAN, Présidente du Conseil, et en application
des articles 8 bis et 71 de la nouvelle loi communale, la séance est présidée par
le conseiller communal le plus ancien dans l’ordre du tableau de préséance qui
n’est ni bourgmestre, ni échevin, ni président du CPAS, soit
M. Mohamed OURIAGHLI.
In afwezigheid van mevr. TEMMERMAN, Voorzitster van de Raad, en in
toepassing van de artikelen 8 bis en 71 van de nieuwe gemeentewet, wordt de
zitting voorgezeten door het oudste gemeenteraadslid in de rangorde die noch
Burgemeester noch Schepen noch Voorzitter van het OCMW is,
nl. dhr. Mohamed OURIAGHLI.
Excusés - Verontschuldigden : M. Temiz et Mme El Bakri.
Page 2 sur 188 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 27/05/2024
Procès-verbal de la séance du 22 avril 2024
Notulen van de zitting van 22 april 2024
M. le Président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 22/04/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
22/04/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
M. le Président.- Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la
nouvelle loi communale, le Collège a ajouté à l’ordre du jour les points 180,
181, 183 à 185, 189, 212 à 214, 218, 219, 223 et 224 repris au supplément à cet
ordre du jour, daté du 23/05/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 180, 181,
183 à 185, 189, 212 tot 214, 218, 219, 223 en 224, vermeld in het bijvoegsel bij
de agenda dd. 23/05/2024.
Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
M. le Président.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du jour
les points 179, 182, 186 à 188, 190 à 211, 215 à 217, 220 à 222 et 233 à 253
repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 23/05/2024, ainsi que le point
repris à l’addendum à ce supplément.
Page 3 sur 188 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 27/05/2024
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 179, 182, 186 tot 188,190 tot 211, 215 tot 217, 220 tot 222 en 233 tot
253 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 23/05/2024, en met het punt
vermeld in het addendum aan het bijvoegsel.
L’urgence est admise à l’unanimité.
De dringendheid wordt eenparig aangenomen.
Communications
Mededelingen
Composition du Conseil communal - Reprise de fonctions
Samenstelling van de Gemeenteraad - Hernemen van de functies
M. le Président.- J’informe le Conseil de la reprise de fonctions de
Mme Soetkin HOESSEN, conseillère communale, après son congé
parental.
Ik stel de Raad in kennis van de hernemen van de functies van mevr. Soetkin
HOESSEN, Gemeenteraadslid, na haarouderschapsverlof.
(Applaudissements.)
J’informe le Conseil de la fixation du nouveau tableau de préséance.
Ik stel de Raad in kennis van de vaststelling van de nieuwe voorranglijst.
Pris acte
Akte genomen
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Composition du Conseil de l’Action sociale
Samenstelling van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn
Remplacement de M. Frédéric WAUCQUEZ,
démissionnaire, en qualité de membre du Conseil de l’Action sociale
Vervanging van dhr. Frédéric WAUCQUEZ,
ontslagnemend, als lid van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn
M. le Président.- En sa séance du 16/05/2024, M. le Bourgmestre a informé les
membres du Conseil communal, après en avoir informé les membres du
Collège, des lettres du 25/04/2024 de M. Frédéric WAUCQUEZ annonçant sa
démission comme membre du Conseil de l’Action sociale, en raison de sa
candidature pour un mandat de Conseiller communal à la Ville de Bruxelles
depuis le 19/02/2024.
Tijdens de zitting van 16/05/2024, na er eerst de leden van het College over
ingelicht te hebben, heeft de Burgemeester de leden van de Raad in kennis
gesteld van de brieven van 25/04/2024 waarbij dhr. FrédéricWAUCQUEZ zijn
ontslag aankondigde als lid van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn,
aangezien hij zich kandidaat stelt voor Gemeenteraadslid in de Stad van Brussel
vanaf 19/02/2024.
M. Frédéric WAUCQUEZ, 1er suppléant de Mme Clémentine BUGGENHOUT,
a été désigné membre effectif du Conseil de l’Action sociale par le Conseil
communal en sa séance du 11/01/2021, suite à la démission de Mme Clémentine
BUGGENHOUT.
Dhr. Frédéric WAUCQUEZ, 1st opvolger van mevr. Clémentine
BUGGENHOUT, werd aangewezen als effectief lid van de Raad voor
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Maatschappelijk Welzijn door de Gemeenteraad in zitting van 11/01/2021, ten
gevolge van het ontslag van mevr. Clémentine BUGGENHOUT.
Prendre acte des courriers de renoncement de MM. EGGERMONT Olivier,
DUBOIS Julien et VANOBOST José, il n’y a plus de suppléants.
Akte nemen van de afstandbrieven van dhrn. EGGERMONT Olivier, DUBOIS
Julien en VANOBOST José, zijn er geen opvolgers.
Dans ce cas, il doit être fait application de l’article 17 de la Loi organique CPAS
qui stipule dans son alinéa 1er : «Lorsqu’un membre effectif cesse de faire
partie du Conseil de l’Action sociale avant l’expiration de son mandat et qu’il
n’a pas ou plus de suppléants, tous les conseillers communaux encore en
fonction qui avaient signé la présentation du membre à remplacer, peuvent
présenter ensemble un candidat membre effectif et un ou plusieurs candidats
suppléants. Dans ce cas, ces candidats sont proclamés élus, les candidats
suppléants dans l’ordre de leur présentation.»
In dergelijk geval dient een beroep gedaan te worden op artikel 17 van de
organieke wet op de OCMW’s dat in zijn alinea 1 bepaalt : "Wanneer een
werkend lid vóór het verstrijken van zijn mandaat ophoudt deel uit te maken
van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn en hij geen opvolger of opvolgers
meer heeft, kunnen alle nog in functie zijnde gemeenteraadsleden die de
voordracht van het te vervangen lid hadden ondertekend, gezamenlijk een
kandidaat-werkend lid en een of meer kandidaat-opvolgers voordragen. In dit
geval zijn deze kandidaten gekozen verklaard, de kandidaat-opvolgers in de
orde van hun voordracht.”
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Le 15/05/2024, le Bourgmestre, assisté du Secrétaire communal, a réceptionné
un acte de présentation pour le remplacement de M. Frédéric WAUCQUEZ
introduit conformément à l’article 17 alinéa 1er précité.
Op 15/05/2024, heeft de Burgemeester, bijgestaan door de Stadssecretaris, een
voordracht ontvangen voor de vervanging van dhr. Frédéric WAUCQUEZ,
ingediend overeenkomstig artikel 17 alinea 1 voornoemd.
Le 16/05/2024, le Collège des Bourgmestre et Echevins a été informé du dépôt
de cette candidature. Le Collège des Bourgmestre et Échevins a communiqué
au Président du Conseil communal un point à porter à l’ordre du jour de la
séance de ce jour visant le remplacement de M. Frédéric WAUCQUEZ,
démissionnaire, en qualité de membre du Conseil de l’Action sociale.
Op 16/05/2023, werd het College van Burgemeester en Schepenen in kennis
gesteld van deze kandidatuur. Het College van Burgemeester en Schepenen
heeft aan de Voorzitter van de Gemeenteraad een agendapunt medegedeeld
om in te schrijven op de agenda van de zitting van heden met het oog op de
vervanging van dhr. Frédéric WAUCQUEZ, ontslagnemend, als lid van de
Raad voor Maatschappelijk Welzijn.
Le Conseil communal a été convoqué et un point en ce sens a été inscrit à
l’ordre du jour de la séance publique de ce jour dans le délai prévu par
l’article 87 de la nouvelle loi communale.
De Gemeenteraad werd opgeroepen en een agendapunt in die zin werd
ingeschreven op de agenda van de openbare zitting van heden binnen de termijn
voorzien in artikel 87 van de nieuwe gemeentewet.
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Le Conseil de l’Action sociale a pris acte de la démission de
M. Frédéric WAUCQUEZ.
De Raad voor Maatschappelijk Welzijn heeft akte genomen van het ontslag van
dhr. Frédéric WAUCQUEZ.
La démission de M. Frédéric WAUCQUEZ que le Conseil communal actera
formellement aujourd’hui, ne deviendra effective qu’au moment de la prestation
de serment de son successeur. En effet, à cet égard, l’article 19 de la Loi
organique stipule : « Les membres poursuivent leur mandat jusqu’à
l’installation des membres qui leur succéderont. » et « Le membre
démissionnaire reste en fonction jusqu’à la prestation de serment de son
suppléant. »
Het ontslag van dhr. Frédéric WAUCQUEZ dat de Gemeenteraad vandaag
formeel zal akteren, zal pas uitwerkingkrijgen op het moment van de
eedaflegging van zijn opvolger. Artikel 19 van de Organieke wet bepaalt
immers : “De leden blijven hun mandaat uitoefenen tot de installatie van de
leden die hen zullen opvolgen. Het lid dat ontslag neemt blijft zijn mandaat
uitoefenen tot zijn opvolger is beëdigd.”
Le Conseil communal doit constater et acter que l’acte de présentation introduit
pour le remplacement correspond au prescrit de l’article 17 alinéa 1er de la Loi
organique sur les CPAS auquel cas, le candidat effectif (et le cas échéant
les suppléants) sont proclamés élus pour remplacer M. Frédéric WAUCQUEZ,
sans que le Conseil communal ne doive procéder à un vote.
De Gemeenteraad dient vast te stellen en te akteren dat de voordrachtakte
ingediend voor de vervanging beantwoordt aan het voorschrift van artikel 17
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alinea 1 van de Organieke wet op de OCMW’s en, in dat geval, zijn deze
kandidaten gekozen verklaard, de kandidaat-opvolgers in de orde van hun
voordracht, zonder dat de gemeenteraad moet overgaan tot een stemming.
L’acte de présentation réceptionné le 15/05/2024 par le Bourgmestre assisté du
Secrétaire communal pour le remplacement de M. WAUCQUEZ Frédéric
propose comme :
De voordrachtakte in ontvangst genomen op 15/05/2024 door de Burgemeester,
bijgestaan door de Stadssecretaris voor de vervanging van
Dhr. WAUCQUEZ Frédéric stelt voor als :
- candidat membre effectif / kandidaat-werkend lid :
Aline GODFRIN, née le 25/09/1987, profession : Employée, habitant 1000
Bruxelles, rue du Boulet 13 ;
- candidat suppléant / kandidaat opvolger :
- Nicole MALENGREAU, née le 28/07/1949, retraitée, habitant 1120 Bruxelles,
avenue du Roi Albert 52.
- Didrik de SCHAETZEN, Secrétaire général, habitant 1000 Bruxelles, rue le
Corrège 91.
Les candidats sont présentés par « tous les conseillers communaux encore en
fonction qui avaient signé la présentation du membre à remplacer », à savoir :
M. Benhur Yusuf ERGEN, conseiller communal ayant présenté seul
la candidature de M. Frédéric WAUCQUEZ.
De kandidaten zijn voorgesteld door "alle nog in functie zijnde
gemeenteraadsleden die de voordracht van het te vervangen lid hadden
ondertekend”, te weten, dhr. Benhur Yusuf ERGEN, enig gemeenteraadslid dat
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de kandidatuur van dhr. Frédéric WAUCQUEZ had voorgedragen.
Le candidat membre effectif et le candidat suppléant ont signé leur présentation
pour accord.
Het kandidaat-werkend lid en de kandidaat-opvolger hebben hun voordracht
voor akkoord ondertekend.
Il y a lieu de constater que cette candidature répond au prescrit de l’article 17
alinéa 1er de la Loi organique et que dès lors Mme Aline GODFRIN doit être
proclamée élue, pour remplacer M. Frédéric WAUCQUEZ et achever le
mandat de celui-ci, et que Mme Nicole MALENGREAU et M. Didrik de
SCHAETZEN doivent être proclamés 1er et 2ème suppléant de Mme Aline
GODFRIN.
Er dient dus vastgesteld te worden dat de voordracht beantwoordt aan het
voorschrift van artikel 17 alinea 1 van de Organieke wet en dat mevr. Aline
GODFRIN gekozen verklaard moet worden om dhr. Frédéric WAUCQUEZ te
vervangen en zijn mandaat te voleindigen en dat mevr. Nicole MALENGREAU
et dhr. Didrik de SCHAETZEN moeten uitgeroepen worden tot 1e en
2de opvolger van mevr. Aline GODFRIN.
L’article 20 de la Loi organique prévoit, qu’avant d’entrer en fonction, les
membres du Conseil de l’Action sociale sont, aux fins de prêter serment,
convoqués, par le Bourgmestre et ils prêtent, en ses mains, le serment suivant :
« Je jure de m’acquitter fidèlement des devoirs de ma charge ». Toute prestation
de serment en dehors du renouvellement total du Conseil de l’Action sociale se
fait entre les mains du seul Bourgmestre et en présence du Secrétaire
communal ; il en est dressé un procès-verbal, signé par le Bourgmestre et par le
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Secrétaire.
Artikel 20 van de Organieke Wet voorziet dat, alvorens in functie te treden, de
leden van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn tot de eedaflegging
opgeroepen worden door de Burgemeester en dat zij in zijn handen de
volgende eed afleggen : "Ik zweer de verplichtingen van mijn ambt trouw na te
komen". Buiten het geval van de volledige vernieuwing van de raad geschiedt
de eedaflegging enkel ten overstaan van de burgemeester en in
aanwezigheid van de Gemeentesecretaris; hiervan wordt een door de
Burgemeester en de Secretaris ondertekend proces-verbaal opgemaakt.
Mme Aline GODFRIN sera invitée à prêter serment comme membre du Conseil
de l’Action sociale à la date de prise d’effet de la démission donnée par
M. WAUCQUEZ.
Mevr. Aline GODFRIN zal uitgenodigd worden om de eed af te leggen als lid
van de Raad voor Maatschappelijk Welzijn op de datum waarop de
ontslagneming van dhr. WAUCQUEZ ingaat.
Mme Karine LALIEUX (?) est proclamée élue, en application de l’article
17, alinéa 1er de la loi organique sur les CPAS, pour remplacer M. Frédéric
WAUCQUEZ, démissionnaire, et achever le mandat de celui-ci.
Mevr. Karine LALIEUX (?) wordt verkozen verklaard als effectief lid van
de Raad voor Maatschappelijk Welzijn, in toepassing van artikel 17
alinea 1 van de Organieke Wet op de OCMW’s, om dhr. Frédéric
WAUCQUEZ, ontslagnemend en zijn mandaat te voleindigen.
M. Jean Marie AMAND (?) est proclamé 1er suppléant de l’élu effectif
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Karine LALIEUX (?).
Dhr. Jean Marie AMAND (?) wordt uitgeroepen tot eerste opvolger van
het effectief lid Karine LALIEUX (?).
Communication de décisions prises par l’autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance du rapport annuel 2023 de l’asbl "SOBRU".
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van het
jaarverslag 2023 van de vzw "SOBRU".
Pris pour information.
Kennis genomen.
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- Cycloperativa asbl, au 31/12/2022 ;
- Cycloperativa vzw, op 31/12/2022 ;
- Cyclo asbl, au 31/12/2023 ;
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- Cyclo vzw, op 31/12/2023 ;
- Brulabo scrl, au 31/12/2022 ;
- Brulabo cvba, op 31/12/2022 ;
- Arts et Publics asbl, au 31/12/2022 ;
- "Arts et Publics" vzw, op 31/12/2022 ;
- City Mine (D) asbl, au 31/12/2022 ;
- City Mine (D) vzw, op 31/12/2022 ;
- Les Nouveaux Disparus asbl, au 31/12/2022 ;
- "Les Nouveaux Disparus" vzw, op 31/12/2022 ;
- Conseil des Pouvoirs Organisateurs de l’Enseignement Officiel Neutre
Subventionné - CPEONS asbl, au
31/12/2022 ;
- "Conseil des Pouvoirs Organisateurs de l’Enseignement Officiel Neutre
Subventionné" - "CPEONS" vzw, op
31/12/2022 ;
- BRISSI-Brussel internationale solidariteit-Bruxelles solidarité internationale
asbl, au 31/12/2023 ;
- BRISSI-Brussel internationale solidariteit-Bruxelles solidarité internationale
vzw, op 31/12/2023 ;
- Patrimoine et Culture Halles Saint Géry en abrégé Halles Saint-Géry asbl, au
31/12/2022 ;
- Patrimonium en Cultuur Sint Gorikshallen afgekort Sint Gorikshallen vzw, op
31/12/2022.
Pris pour information.
Kennis genomen.
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Questions orales
Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
La question orale de M. MAIMOUNI concernant un moratoire sur le plan Good
Move de la Ville de Bruxelles a été jointe à la question orale de Mme
DEBAETS.
De mondelinge vraag van dhr. MAIMOUNI betreffende een moratorium op het
plan Good Move van de Stad Brussel word aan de mondelinge vraag van
mevr. DEBAETS toegevoegd.
Il n’y a pas de question d’actualité.
Er zijn geen actualiteitsvragen.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 4 - Punt 4
Comptes de la Ville de l’exercice 2023
Rekeningen van de Stad van het dienstjaar 2023
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Nous vous présentons
aujourd’hui les résultats du compte 2023. Le Collège est heureux de vous
annoncer que la Ville est à nouveau à l’équilibre au compte 2023, tout comme
en 2022.
Je vous rappelle que les années 2020 et 2021, liées à la crise du covid-19,
avaient fortement impacté les finances de la Ville. Les résultats positifs du
compte 2022 et 2023 confirment que nos prises de décisions ont été efficaces.
Pour rappel, le Collège a présenté en décembre 2022 et lors des modifications
budgétaires dans le cours de l’année 2023, un budget en équilibre, terminant par
un solde budgétaire positif de 84.728,61 €.
Aujourd’hui, le Collège vous présente une (inaudible) budgétaire 2023,
marquée par un résultat de service ordinaire à l’exercice propre positif de
232.799,31 €. C’est quand même à mettre au compte de cette majorité, d’avoir
gardé l’équilibre budgétaire de cette Ville. Je rappelle qu’aujourd’hui, il y a plus
de dix communes qui sont en déficit sur les dix-neuf.
Grâce aux efforts volontaristes de la Ville de Bruxelles, nous parvenons à
dégager un excédent budgétaire global de 29,4 millions d’euros. Ce compte
2023 prouve à nouveau que nos prévisions budgétaires sont justes et
rigoureuses. Ce résultat a bénéficié d’une combinaison d’inspirations sur le
sujet de l’économie et des activités économiques qui se développent à l’échelle
de la Ville de Bruxelles en 2023.
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Les chiffres confirment ces phénomènes et le résultat est directement présenté
dans notre registre de revenus.
En termes de dépenses, des efforts significatifs à tous les niveaux ont été
fournis, tout en veillant scrupuleusement à :
- garantir la continuité de nos services ;
- préserver l’emploi au sein de notre administration et de nos entités satellites ;
- soutenir notre CPAS et notre police dans leurs activités à caractère social et de
prévention et de sécurité ;
- maintenir notre offre d’enseignement de qualité et d’accueil de la petite
enfance ;
- développer les activités sportives, culturelles et événementielles, entre autres,
dans notre Ville.
Het resultaat hebben we bereikt door de combinatie van inspanningen op het
gebied van uitgaven en inkomsten.
De economische activiteiten in Brussel blijven zich in 2023 ook ontwikkelen.
De cijfers bevestigen die phenomenen en het komt rechtstreeks tot uiting in ons
inkomsten register.
Les dépenses liées aux frais de personnel et aux cotisations sociales représentent
48 % de nos dépenses totales. La Ville y consacre 306,5 millions d’euros en
2023, soit une augmentation de 8,38 % par rapport à 2022. Les principales
causes de cette augmentation sont les cinq indexations en 2022 et les deux
indexations au cours de 2023.
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La croissance de 14,7 % de nos frais de fonctionnement par rapport à 2022 est
essentiellement liée à l’augmentation du coût de la vie, impactant aussi bien le
prix des matières premières et des consommables que celui des prestations en
général.
Concernant les dépenses de transfert, c’est 125,48 millions d’euros qui ont été
consacrés à la dotation pour la zone de police, soit une augmentation de 6,15 %
par rapport à 2022, en vue de contribuer ainsi aux diverses obligations et
missions en matière de sécurité dans nos quartiers, également liées au statut
international de notre ville, tout en permettant aux services de police
d’améliorer les services rendus aux concitoyens et de rester une police de
proximité et accessible.
Nous avons également attribué 94,8 millions d’euros à la dotation pour le
CPAS, démontrant la volonté du Collège de maintenir un haut degré
d’investissement dans les politiques sociales menées par le CPAS. Nous
poursuivons donc notre objectif, qui est de construire une Ville qui répond aux
besoins de notre population, une Ville de proximité, durable, solidaire et adaptée
à chacun.
Je vous remercie.
M. Weytsman.- Oui, je vous remercie, monsieur le Président. Je ferai une
intervention générale et M. Waucquez posera une question un peu plus
spécifique.
Je n’ai pas du tout la même analyse que vous, monsieur le Bourgmestre : nous
sommes en fin de législature et les comptes reflètent votre gestion, la gestion de
votre Collège. Et donc, je me suis permis de faire une analyse un peu plus
détaillée et un propos plus détaillé que dans le passé.
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Je sais que certains estiment que les comptes, on ne doit pas en discuter,
puisqu’ils reflètent fidèlement l’image de votre comptabilité. Mais l’image de
votre comptabilité, c’est celle de votre gestion. Et malgré l’augmentation
massive des redevances et taxes sur les citoyens – je me réfère, par exemple, à
la hausse du coût de stationnement ou aux taxes économiques ou aux taxes sur
les occupations temporaires de voirie qui ont augmenté de plus de 2,5 fois –, et
l’augmentation aussi des taxes sur les entreprises, taxes sur les surfaces de
bureaux notamment… donc, malgré l’augmentation importante, sous cette
législature, des redevances et taxes sur les citoyens et les entreprises, malgré
aussi le « one shot » particulier dont on a parlé tout à l’heure, à l’impôt sur les
personnes physiques (IPP) : l’IPP sur 14 mois à la place de 12 mois, malgré ça,
vous nous présentez en fait un compte avec un mali, monsieur le Bourgmestre,
de 2,3 millions d’euros – en tout cas à l’exercice propre du service ordinaire.
Ça démontre évidemment que votre budget de 2023 n’était pas à l’équilibre !
Vous êtes même d’ailleurs contraints d’effectuer un prélèvement de 2,6 millions
d’euros sur les fonds de réserve ordinaire pour présenter donc, finalement, un
tout petit boni de 232.000 €.
Monsieur le Bourgmestre, je déplore qu’il n’y ait pas eu de réflexion sur une
vraie rationalisation au niveau des dépenses, et cela, je le dis, monsieur le
Bourgmestre, depuis le début de cette législature !
Le personnel communal a augmenté de 356 équivalents temps plein (ETP) entre
2018 et 2023 ; les dépenses de fonctionnement, sous cette législature, ont
augmenté de 50 % – 50 % en 5 ans – et, en plus, il y a une forme de « laissez-
faire », si je peux dire ça (?) comme ça, dans la gestion des services, qui se
témoigne notamment par le report de 24 millions d’euros actés au compte 2022.
J’ai comparé évidemment les comptes 2022 avec ceux de 2023, vous n’avez
finalement engagé, sur ces 24 millions d’euros, que 17,5 millions d’euros et
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imputé 13,2 millions d’euros. Soit un abandon – ce n’est pas la première fois –
de 6,5 millions d’euros de report.
On peut se demander d’ailleurs, les raisons de ces crédits ainsi reportés. Ça
témoigne pour moi d’un vrai problème dans la gestion, en tout cas de cette
approche dans la gestion des services, et ce n’est pas une façon sérieuse, pour
nous les libéraux, de gérer l’argent des contribuables.
Et d’ailleurs, monsieur le Bourgmestre, chaque report d’engagement doit être
justifié. Je souhaiterais avoir la justification de ce report de 6,5 millions d’euros,
s’il vous plaît – première question.
Cela montre aussi que vous ne faites aucun effort pour rationaliser les dépenses.
Cette majorité n’a fait que, finalement, présenter des comptes ou des bilans
faussement à l’équilibre, mais principalement à l’équilibre non pas, comme je
l’ai dit, par un exercice de rationalisation, mais par une augmentation de taxes.
C’est ce que vous avez fait sous cette législature.
Une rationalisation aurait aussi dû intervenir au niveau, notamment, des
subsides octroyés, ou même de la dotation du CPAS, ce dernier possédant un
patrimoine quand même assez important : 311 millions d’euros liés aux
bâtiments sur les domaines privés et 76 millions de terrains à bâtir, dont
35 millions de terrains agricoles.
Et donc, je vous disais, malgré qu’il y avait la possibilité de faire ces efforts…
Sur ce, mes propos étaient particulièrement sérieux, parce qu’ils faisaient une
analyse malheureusement contrastée par rapport à vos propos, monsieur le
Bourgmestre, mais aussi avec des pistes qui auraient permis de présenter
véritablement des comptes beaucoup plus à l’équilibre. Et je vous disais que
nous pourrions notamment travailler sur les subsides octroyés, notamment
travailler sur les dotations au (?) CPAS, que nous possédons toute une série de
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terrains, de bâtiments qui sont peu exploités. Je vous disais 35 millions d’euros
rien que dans des terrains agricoles.
La vente évidemment de ces terrains, permettrait notamment, non seulement de
rembourser anticipativement la dette, et je pense que ça vous aurait aidé, mais
surtout, en fait, finalement, monsieur le Bourgmestre, d’alléger la dotation
communale – que M. le président du CPAS nous présente systématiquement
comme une fatalité.
Mais l’allègement de la dotation communale, c’est une bonne gestion pour la
gestion de la Ville de Bruxelles, mais surtout pour la gestion des deniers des
contribuables.
Alors, vous atteignez un record de 225 millions d’euros en termes de dépenses
extraordinaires et donc de recours, finalement, à la dette. Et cela aurait dû aussi
être mieux pensé afin de ne pas voir la charge de la dette – chers collègues, la
charge de la dette, en une année, a augmenté de 66 millions à 83 millions
d’euros. En une seule année !
Pour information, cette charge de la dette, c’était 57 millions d’euros quand les
libéraux ont quitté cette majorité. On est à 83 millions d’euros, et une
augmentation de 16 millions d’euros uniquement sur une année.
Et cette augmentation de 16 millions d’euros, elle est principalement due non
pas à la dette à long terme, d’ailleurs vos services nous rappellent régulièrement
que ces dettes à long terme sont à taux fixe, mais elle est due à (?) votre gestion,
ou vos problèmes liés à la trésorerie, et donc c’est particulièrement
préoccupant !
D’ailleurs, vous êtes la seule commune de la Région bruxelloise à avoir ce type
de problématique, et vous avez une autre commune similaire, qui est aussi gérée
d’ailleurs en partie par les socialistes, qui est la Ville de Charleroi. Et donc c’est
assez problématique.
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Je plaide d’ailleurs, a contrario, pour avoir un programme, comme je le disais,
qui vise à continuer à rationaliser, qui vise à dégager des marges budgétaires
pour rendre aussi de l’argent au contribuable. Notamment par une baisse à l’IPP
– c’est un engagement libéral, mais dont on aura peut-être l’occasion de discuter
dans les prochains mois.
Alors, je suis aussi particulièrement inquiet, parce que votre mali cumulé
s’élève à 589 millions d’euros au service extraordinaire. Et comment est-ce
qu’on va faire pour financer ça, 589 millions à l’extraordinaire ? Alors, soit
vous allez vendre des bâtiments, vous allez nous dire, mais je présume que non,
soit vous allez devoir vous endetter.
Mais un tel endettement, alors que les taux, je ne sais pas s’ils sont à la hausse,
mais que les taux sont particulièrement élevés, ça grève et ça hypothèque notre
capacité à investir dans le futur !
Cinq cent quatre-vingt-neuf millions d’euros !
Et je m’étonne aussi, monsieur le Bourgmestre, du mali comptable de
281 millions d’euros – vous précisez toutefois que ces imputations ont été
préfinancées.
Pouvez-vous me confirmer que cela l’a (?) été par l’émission de billets de
trésorerie ? Et si oui, quel est finalement l’intérêt de la Ville de Bruxelles à être
l’une des seules communes à travailler par ces biais de trésorerie si, d’une part,
ça nous endette de façon très forte à court terme, que ça ne diversifie pas nos
capacités, en tout cas, d’endettement, et que ça nous expose comme ça à de
grandes difficultés ?
Je voudrais avoir votre avis et votre analyse sur ce procédé qui est, en grande
partie, propre à la Ville de Bruxelles. D’autant que le dernier emprunt de la
Ville, en 2023, a été contracté à des taux relativement élevés – on n’a peut-être
pas la même interprétation d’un taux élevé, mais je crois que ce sera intéressant
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de pouvoir faire cette comparaison.
En agissant ainsi, la dette à court terme de 743 millions, elle est plus importante
– c’est quand même une grande particularité ; je vois que le receveur me
regarde, derrière – plus importante que la dette à long terme : 743 millions
versus 427 millions d’euros.
Et donc, dans les 743 millions sur la dette à court terme, il y a 541 millions qui
sont dus à une dette liée au compte courant.
Quel ménage, quelle commune, quelle entreprise a une dette à court terme
beaucoup plus importante que sa dette à long terme ?! Je voudrais comprendre
cela, d’autant que je suis particulièrement préoccupé, parce que votre trésorerie,
est particulièrement faible : 10 millions d’euros !
Je me permets de dire ça, parce qu’on a l’air de dire que tout se passe bien et
que c’est bien géré, mais non, il y a vraiment des indicateurs qui sont
particulièrement préoccupants. Qui, je le disais, a une dette à court terme plus
importante que sa dette à long terme ?
J’ai bien conscience évidemment que ceci n’est qu’une image de la situation,
mais cette image de la situation, elle est le reflet de votre gestion. Et votre
gestion nous expose à de grandes difficultés, et notamment des difficultés par
rapport au taux dans le futur.
Je vous avais posé en section réunie toute une série de questions. Je me permets
de les reposer, comme cela, vous aurez l’occasion d’apporter des réponses plus
précises. Ce sont des questions plutôt liées à la réalisation budgétaire du service
ordinaire.
J’observe que les recettes de prestations sont bien plus élevées que prévu, pour
certaines, et parfois c’est une bonne chose, parfois ce n’est pas une bonne chose
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– c’est un point de vue politique.
Pouvez-vous justifier la différence avec l’estimation budgétaire pour le code
économique, donc, 106.01 (c’est les notes de crédit) ? Il y a 3,4 millions de
prévus et 7,3 millions de constatés.
Et pour l’article, également, que je vous avais cité : 42.40, qui est, pour le dire
platement, l’article stationnement. Il y avait 20 millions de prévus rien que pour
le coût du stationnement et on est à 23,6 millions d’euros. Je crois que les
contribuables doivent comprendre pourquoi, d’autant qu’on sait qu’il y a un
grand nombre de plaintes. Il y a aussi un grand nombre de remboursements et
donc il y a un vrai sentiment de se faire gruger en la matière.
Ensuite, il y a la même question pour les taxes sur les surfaces de bureaux, qui
s’élèvent à 62,4 millions d’euros contre 58 millions d’euros prévus au budget.
Je voudrais, comme je vous l’ai demandé tout à l’heure, surtout connaître la
raison de la non-valeur de 7,6 millions d’euros – c’est énorme : on est à plus de
10 % de non-valeur !
Je suppose que vous avez eu un échange avec les entreprises concernées ?
Idem pour les amendes contestées. Elles s’élèvent à 10,6 millions d’euros au
lieu des 8 millions d’euros prévus. Je suis intéressé d’avoir une ventilation de
ces amendes.
Idem aussi, mais ça c’est juste l’inverse : il (?) était prévu 8,8 millions d’euros
et finalement on a 12,7 millions d’euros pour la taxe sur l’occupation du
domaine public… pardon : la taxe sur les occupations temporaires de voirie.
C’était 12,7 millions d’euros, et vous êtes à 8,8 millions d’euros.
On vous l’avait dit, on vous avait dit que cette taxe était beaucoup trop élevée et
qu’elle freinait l’activité. Donc, j’ai les informations, en tout cas, d’une partie de
la fédération (?) : les délais des travaux n’ont pas diminué – ce sont les chiffres
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des fédérations – et donc, c’est manifestement le nombre de chantiers qui a
diminué. C’est particulièrement inquiétant quand on sait qu’une partie de ces
chantiers – et c’est une vraie volonté fédérale et régionale – sont liés à
l’isolation du bâti.
Je vous l’avais dit ! Je vous avais demandé de trouver une exception, en tout
cas, en particulier dans le cadre de l’isolation du bâti, voire même une exception
lorsque ce sont des biens classés. Ici, on a finalement une augmentation d’une
taxe de 2,5 fois, et qui ne ramène que 30 ou 40 % en plus. Donc l’adage « Trop
d’impôts tuent l’impôt », c’est une démonstration – CQFD, j’ai envie de vous
dire.
Ensuite, je souhaiterais quand même qu’on ait peut-être une analyse sur
certaines petites taxes dont le retour est relativement faible, donc je crois qu’on
doit pouvoir examiner le rendement de ces taxes-là. Je parle de la location d’un
caveau d’attente : ça ne rapporte que 24.000 €. Je serais curieux de savoir – je
vous l’avais déjà demandé à plusieurs reprises, combien ça coûte de prélever
cette taxe pour, in fine, ne recevoir que 24.000 € ?
L’impôt sur le séjour à la morgue : 15.900 € – je me demande d’ailleurs si cette
taxe est bien éthique, mais ça, je vous laisse me l’expliquer.
L’impôt sur l’inhumation – alors là, elle est carrément à zéro euro. donc vous
avez peut-être une explication ?
Ou la taxe sur les forains : elle n’était qu’à 40.557 € – je pensais d’ailleurs que
cette taxe avait été supprimée, mais c’était peut-être une suppression dans le
cadre de la crise de la covid-19 ?
Enfin, monsieur le Bourgmestre, je voudrais quand même vous dire que je suis
un petit peu choqué par l’utilisation systématique, en tout cas, de la
modification budgétaire de clôture (donc la MB 99) ! Technique que je trouve
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particulièrement contestable, qui revient, finalement – il faut quand même bien
le comprendre, chers collègues –, à finaliser les budgets 2023-2024, et sans tenir
compte des non-valeurs et crédits relatifs au salaire du personnel enseignant
subventionné.
Je note d’ailleurs, un nombre conséquent d’augmentations des crédits à divers
articles du budget.
Alors, je ne peux en conclure que deux choses : soit ce sont des engagements de
crédits qui ont été réalisés sans que les crédits ne soient disponibles – ça, c’est à
vous de me dire –, soit ce sont des paiements qui ont été réalisés sans que les
crédits soient disponibles.
Dans les deux cas, chers collègues, c’est totalement illégal, c’est illégal !
Je déplore aussi que, malgré la hausse de la criminalité violente à Bruxelles, les
coûts et blessures soient passés de 2.700 en 2021 à 3.000 en 2022 (c’est la
source de la police fédérale). Malgré ça, les dépenses relatives à la sécurité
diminuent de 14,66 % à 14,3 % en service ordinaire. Et pire – et c’est le reflet
de votre majorité –, elles passent de 8,2 % à 0,1 %.
Il n’y a rien de prévu au service extraordinaire, traduisant finalement, comme je
l’ai dit, le manque d’actes en la matière de votre part, le manque de soutien à
nos services et à notre zone de police.
Votre budget – chers collègues, je n’ai pas du tout la même interprétation que
vous –, il n’est pas sain ! Vous avez augmenté les taxes et même après une telle
augmentation des taxes, vous n’êtes pas en capacité de (?) nous présenter de
vrais budgets à l’équilibre et de vrais comptes, finalement. Pas des comptes qui
reflètent un boni de 2,3 millions d’euros en réalité.
Donc c’est votre gestion qui, me semble-t-il, devrait être condamnée dans les
prochains mois, mais je souhaiterais avant tout avoir des réponses à ces sept
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questions que j’ai posées.
Je vous remercie.
M. Waucquez.- Merci, monsieur le Président. En lisant les comptes – je vais
aborder juste un sujet spécifique –, en lisant les comptes, il apparaît qu’il y a
une dette envers les fournisseurs de 114 millions d’euros. Cette dette était en
partie due à un retard important sur certains fournisseurs.
Ceci a quatre effets :
- Le premier : une mauvaise image et un problème de gouvernance.
- Le deuxième, c’est le non-respect de la loi qui concerne les délais de paiement
des fournisseurs.
- Le troisième, c’est un accroissement des difficultés de nos partenaires.
- Et le quatrième, c’est que ces retards de paiement provoquent soit une
augmentation tarifaire, parce que ceux qui ne peuvent pas attendre des mois
pour être payés ne répondent pas, ou bien ceux qui peuvent attendre de pareils
délais en tiennent compte dans leur chiffrage et donc fournissent des devis à des
montants nettement plus importants qui se retrouvent dans le budget de la Ville,
et donc pour lesquels nos concitoyens sont obligés de contribuer.
Monsieur le Bourgmestre, qu’envisagez-vous de faire pour régler ce problème ?
M. Wauters.- Oui, merci monsieur le Président. Assez rapidement, parce que je
pense que mon collègue, M. Weytsman a posé une série de questions, ou plutôt
posé une série de choses qui, d’habitude, quand il s’agit des comptes, vous le
savez, chez nous, par cohérence, on a toujours imaginé et pensé que c’est
l’heure du budget, évidemment.
Il y a toute une série de questions ou d’interprétations différentes qui peuvent
être exprimées. Mais ici, je ne peux que souscrire à une série de choses qui ont
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été dites par mon collègue, notamment en ce qui concerne les taxes,
évidemment.
Mais ça, c’est au budget qu’on l’a dit, mais c’est aux comptes qu’on le voit.
Oui, ça se voit à ce moment-là, et donc les taxes y ont augmenté. Alors,
évidemment, lorsque l’on fait les comptes et que l’on voit l’ensemble des
choses, sur un budget quand même d’un milliard d’euros, on peut évidemment
se réjouir, ou pas, du fait que les taxes de parking sont aussi exponentiellement
augmentées, alors qu’il y a un ou deux (?) Conseils, je venais encore poser la
question par rapport à la vie des citoyens, ici, des Bruxelloises et des Bruxellois.
Et donc, oui, c’est plus que contestable et contesté ! Et c’est dommage, parce
qu’effectivement, on peut se « gargariser » de ça, et en fait non, parce que ça ne
participe pas, en tout cas pas dans une mesure aussi importante que celle que
l’on vit et que l’on projette encore bien sur la vie quotidienne des Bruxellois.
Alors, évidemment, quand il y a eu la crise du covid-19, etc., je me souviens,
lors des budgets, plusieurs fois, je suis intervenu en disant : « Écoutez, l’argent
n’est pas gratuit. » Soyons intelligents et essayons d’être pragmatiques pour à la
fois – et vous l’avez dit, monsieur le Bourgmestre – pérenniser l’emploi, parce
que c’était ça qui était un peu l’angoisse à ce moment-là, mais aussi l’action
sociale qui était primordiale et importante, surtout quand les gens vivaient (?)
des situations compliquées et nous les avons tous et toutes vécues.
Donc, je pense que ça, c’était tout à fait intellectuellement défendable, sauf qu’à
un moment donné, on va se trouver devant un mur.
Alors, mon collègue parle de… je cherche le terme exact… un peu « mystère ».
Comment on dit ça chez les magiciens ? Vous savez qu’on présente les chiffres
d’une certaine manière pour donner l’impression de… Et moi, je me rends
compte quand même qu’une série de dépenses qui ont été effectuées l’ont été
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parce qu’on avait un projet, un objectif, mais l’ont été parfois de manière non-
pérenne. Ça veut dire qu’on a investi dans quelque chose qu’on savait que de
toute façon on allait modifier par la suite par quelque chose d’autre.
Mais l’air de rien, tout ça, ça coûte des dizaines, des centaines de milliers
d’euros, voire des millions, et donc, à un moment donné, c’est aussi le reflet,
évidemment, de la manière dont cette majorité a géré toute une série de dossiers
dont je ne vais même pas citer les noms tellement je n’ai pas envie pour
l’instant ! Bon, bref. Donc, ça veut dire quoi ? Qu’on parvient à un résultat, on
va dire, qui n’est pas un malus, mais qui est un petit bonus.
Mais il ne faut pas oublier que c’est parce qu’il y a aussi une série
d’engagements qui n’ont simplement pas été mis en place, et donc ça, ce n’est
pas tout à fait une bonne nouvelle pour les citoyens et les citoyennes de se dire
qu’en fait, on a mis un peu des sous de côté parce qu’on n’a pas eu le temps, on
n’a pas eu l’occasion, ou pour des raisons x, y ou z, de les dépenser.
Parce qu’au final, c’est le citoyen et la citoyenne qui le constatent tous les jours
dans leur vie quotidienne !
Alors, tout à l’heure, mon collègue a parlé de la taxe d’occupation de voirie. Je
tenais juste à en parler un petit peu, parce que je suis absolument d’accord avec
lui et je suis très étonné que la majorité n’ait pas obtempéré, justement pour les
particuliers qui veulent isoler leur maison, l’embellir ou l’améliorer. D’accord
que ça puisse toucher une série de grandes entreprises qui construisent de
grands buildings à gauche et à droite. En même temps, ça fait des revenus aussi
pour la Ville – il faut quand même « appeler un chat un chat ».
Mais par contre, de ne pas avoir imaginé une manière de ne pas rajouter des
dépenses supplémentaires aux particuliers qui font un effort important pour
consommer moins d’énergie, pour polluer moins, et pour isoler leur maison, je
suis très étonné qu’une majorité dite progressiste n’ait pas pensé à installer ça
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dans sa taxe d’occupation de voirie. Et quand, mon collègue Weytsman l’a dit,
ça fait vraiment « tilt », parce que chacun d’entre nous est (?) confronté à un
habitat bruxellois ancien et à cette envie, cette volonté d’aller puiser dans ses
deniers ou de faire des emprunts à titre personnel pour améliorer le bâti de notre
Ville. Je tiens à le rappeler, quand même !
Alors, comme je l’ai dit d’entrée de jeu, ici, il s’agit des comptes, et donc moi,
je veux remercier les équipes de la Ville de Bruxelles, sous la houlette de
Monsieur Vandersmissen, parce que, très clairement, c’est clair, c’est précis, et
quand on pose des questions on a des réponses. Vous savez que parfois, on n’a
pas toujours des réponses à tout, et donc, ça, c’est important, et je pense qu’ils
font un travail – au-delà de tout aspect politique, ou quoi – de manière assez
remarquable, et donc plutôt factuelle, je veux dire.
C’est comme un comptable – et contrairement à mon collègue Weytsman, c’est
là qu’on diverge –, mais c’est vrai que ce n’est pas vraiment au moment des
comptes qu’on va, comme ça, tout à coup, avoir… si, on a le reflet d’une action
d’une majorité, mais par contre, pour moi, en tout cas, pour notre groupe, ce
n’est pas tout à fait le moment de dire : « On voudrait ceci, on voudrait cela, on
voudrait aller dans telle ou telle direction. » parce que ça, c’est plutôt lors du
budget.
Mais donc, je tenais quand même à remercier les équipes, et elles sont
nombreuses (?), vraiment, pour un travail très rigoureux, et ça, je pense qu’il
faut le signaler.
Voilà ce que moi, je voulais dire par rapport aux comptes, mais effectivement,
c’est la fin de la législature, et donc les conclusions, ici, qui ont été tirées par
mon collègue et par moi-même, sont aussi révélatrices de la manière dont la
majorité a décidé d’utiliser les deniers publics.
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Je vous remercie.
M. le Bourgmestre.- Merci. On ne va pas nier qu’il y a deux visions, donc ça
c’est sûr, voire plusieurs visions : cette majorité a décidé d’investir massivement
dans l’équipement des quartiers. C’était notre programme de « ville à dix
minutes ».
Ça s’explique d’ailleurs dans l’augmentation des frais de fonctionnement : plus
vous créez de crèches, plus vous créez de salles de sport, plus vous créez
d’écoles, plus vous créez de centres culturels, plus vous créez d’espaces verts,
plus vous créez de choses dans les différents quartiers, oui : vous avez des frais
de fonctionnement qui augmentent. Ce n’est pas que les frais de fonctionnement
de l’administration auraient augmenté, c’est l’ensemble.
Le taux d’endettement, oui, on est passé d’un budget… Moi, je me souviens,
quand j’ai commencé, c’était il y a vingt ans, on était à un budget de 300, 400
millions d’euros, et on a dépassé le milliard. Et en augmentant notre
population : 55.000 habitants de plus. On est la commune bruxelloise qui attire
le plus d’habitants, avec une rénovation large de quartiers. Alors c’est vrai que
ça crée une dette.
Moi, j’ai toujours tendance à regarder la dette, évidemment, à son
remboursement par rapport au budget global, et c’est vrai que l’augmentation
des taux d’intérêt est quelque chose que l’on surveille de près, mais on a une
vision.
Je vous dirai que les choses qui vont être compliquées dans les années à venir,
c’est plutôt la responsabilisation des pensions, mais ça concerne toutes les
communes, c’est plutôt le fait de pouvoir gérer, en effet, d’autres défis par
rapport à l’isolation des bâtiments. Ça va être le fait de continuer à attirer les
entreprises, puisque, entre maintenant et il y a six ans, on a plus d’entreprises
qui se sont installées sur le territoire de la Ville de Bruxelles, donc ce sont
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quand même, je l’ai déjà dit, des phénomènes importants : quand vous avez plus
d’habitants et plus d’entreprises qui s’installent, c’est quand même des signaux
qu’il faut pouvoir relever positivement.
Alors, est-ce que la situation est complexe ? Oui, on ne va certainement pas dire
à la Ville de Bruxelles : « Ne vous inquiétez pas, tout va bien. » Mais
reconnaissons quand même, au sortir de la crise (?) du covid-19, avec des
déficits incroyables, en ayant à gérer les hôpitaux – ce que n’ont pas non plus
les autres communes –, en ayant à gérer des infrastructures qui ont une
renommée pour tout le pays, tout le débat qu’on a pour l’instant avec Bruxelles
Expo, toutes nos écoles qui accueillent des gens de partout, nos salles de sport,
le stade Roi Baudouin où on a entamé des travaux comme jamais on ne l’a fait
dans le passé, mais en faisant tout ça, on arrive encore à tirer un boni cumulé.
Alors après, on peut interpréter des dangers et je trouve ça normal, dans
l’opposition, de le faire. Ce sont d’ailleurs des réflexions intéressantes. Je pense
que ce que vous avez dit par rapport aux techniques que nous employons
notamment pour financer notre trésorerie, c’est quelque chose que oui, nous
sommes dans les seuls à le faire. C’est quelque chose qu’avec l’augmentation
des taux d’intérêt, on va devoir surveiller de (?) plus près qu’avant, puisqu’en
gros, avant, l’argent n’était pas gratuit, monsieur Wauters, mais il coûtait très,
très peu, il faut quand même le dire aussi. Voilà, il coûte plus cher. C’était une
technique qui nous permettait de ne pas arrêter notre engagement avec un cercle
assez keynésien qui était que (?) plus on investit dans les quartiers, plus ils sont
attirants, plus ils amènent de rénovation et de construction, donc plus ils
amènent de précomptes immobiliers et plus ils amènent aussi d’IPP, d’habitants
et d’entreprises.
Voilà ce cercle vertueux. Alors après, est-ce qu’il faut être attentif ? Oui, il faut
être attentif, on le sait, mais il ne faut pas ralentir ce progrès urbain. Je crois
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qu’on peut quand même s’enorgueillir du fait (?) qu’on a massivement investi
dans nos quartiers et massivement dans nos services. La preuve en est (?) dans
ce bâtiment, dans nos différents services, dans la police. Est-ce qu’il ne se passe
pas un Collège sans qu’un collègue demande le renfort de ses équipes ? Oui,
évidemment, chacun a à cœur que les choses avancent au mieux, mais je pense
qu’on ne peut pas non plus nous faire un procès d’avoir voulu dilapider l’argent.
Quand on termine avec ce qui n’est pas non plus un boni cumulé énorme, mais
enfin 29 millions d’euros de boni cumulé, c’est quand même quelque chose qui
est à mettre à notre crédit, d’avoir été dans une logique non pas de freiner
l’expansion urbaine, mais d’avoir aussi un peu d’argent sur le côté. Alors je le
redis, il y a des vrais points d’attention pour le futur, ça ne sera pas, la prochaine
législature, une législature facile. Il y aura beaucoup, beaucoup, beaucoup de
défis par rapport à ça, parce que gérer une ville, c’est gérer des défis.
Et donc, je ne vais certainement pas avoir un discours triomphaliste, mais (?)
dire que quand même, on a une majorité qui a voulu gérer les choses avec raison
au niveau budgétaire, mais avec ambition dans ce qu’elle a voulu investir dans
les différents quartiers.
Alors, je vais vous donner un exemple sur certaines taxes et puis je vais
répondre à vos questions dans l’ordre. Avec (?) la taxe sur l’occupation de la
voirie publique – on l’a dit depuis le début, si vous relisez nos comptes-rendus
–, le but était aussi de réduire l’occupation sur la voirie. C’est parce que
beaucoup d’entrepreneurs – et je peux vous dire, on peut discuter avec Mme
Maes sur le nombre de permis qui sont délivrés ou le nombre d’occupations qui
sont données pour la voirie –, c’est que des gens en venaient à stocker sur nos
trottoirs et dans nos quartiers. Et donc c’est vrai qu’elle a un côté pour (?) dire :
« Maintenant, vous devez accélérer. »
Je ne suis pas fermé à ce que vous avez dit sur les rénovations, notamment en
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termes d’énergie, mais je pense qu’il faudra qu’on le voie dans un cadre plus
global, notamment par rapport aux précomptes. Il y a un gros débat, vous le
savez, au niveau régional, sur la façon dont on pourrait distinguer les
précomptes par rapport à cela, dont on doit réfléchir aux primes et d’une espèce
de grand pacte qui devrait être fait entre les différents acteurs sur la façon dont
on peut travailler là-dessus. Mais en attendant, cette taxe elle a aussi été créée
parce qu’on multipliait les chantiers, et que dans le fond ça ne coûtait rien de
stocker – d’ailleurs parfois pour des chantiers qui n’avaient rien à voir avec le
chantier direct – son matériel, sa camionnette, toutes ces choses-là.
Je vous ai déjà démontré ce que coûtait un container pour un mois, ce n’est pas
ça qui handicape les choses. On a eu un gros chantier de rénovation dans le
quartier Nord de Bruxelles où on a discuté avec la copropriété qui reconnaissait
que la durée du chantier avait été particulièrement longue parce que
l’entrepreneur prenait son temps. Ça aussi, ça ne va pas. L’espace public
appartient à tout le monde, il ne peut pas être privatisé non plus, à terme.
Donc, c’est pour vous dire que sur cette taxe, elle aura sûrement des volontés
d’être occupée (?), mais son rendement, qui parfois est inférieur, est plutôt aussi
un signal, non pas de ralentissement de l’immobilier, mais d’un peu de
responsabilisation dans la façon dont on occupe l’espace public.
Alors, vous avez eu la gentillesse de me poser des questions en section réunie,
donc je vais vous lire les réponses que les services m’ont données sur les
différentes questions :
- Sur le code économique 10.601, la régularisation des notes de crédit : dans cet
article, on constate toute une série d’exonérations de TVA sur facture.
En 2023, nous avons notamment enregistré 5,8 millions d’euros de
régularisation sur les travaux du bâtiment de la Bourse. Ça, c’est pour les notes
de crédit.
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- Sur le stationnement : la recette de 23 millions d’euros correspond au montant
effectivement versé en 2023. Celle-ci correspond à la fois au paiement effectif
aux horodateurs par les redevables et aux notifications envoyées suite à un non-
paiement de redevance de stationnement et contrôlées par la cellule du
stationnement.
Je vous dirai que c’est ce qu’on voulait depuis le début : c’est qu’aujourd’hui,
ce ne sont plus les amendes qui alimentent la recette, ce sont les gens qui paient
leur stationnement.
- Les cartes « riverain », on a trouvé un bon accord entre nous – on est resté à un
niveau, pour nos habitants, extrêmement abordable, je vous le rappelle.
Et pour le reste, oui, on ne va pas mentir que là-dessus, ça permet de la rotation
– ce que demandent tous les commerçants, je m’excuse. Ça permet aussi de dire
que l’espace public – je vous rappelle qu’une voiture, 90 % de son temps, elle
ne circule pas –, c’est de créer cette rotation et de dire oui, il y a une partie qui
est contribuée par les gens qui viennent en voiture à Bruxelles.
On n’a pas vu un ralentissement économique sur les zones qui sont impactées et
aujourd’hui, c’est toute la commune qui est là-dessus. Moi, je l’entends, je sais
qu’il y a beaucoup de bruit toujours là-dessus. On a expliqué le piétonnier, la
catastrophe, tout ça. Aujourd’hui, on voit plutôt beaucoup d’investissements
autour du piétonnier et ce n’est pas que pour nous faire plaisir.
Sur cette redevance, je pense qu’on a maîtrisé les choses. On a des équipes, je
dois le dire aussi, qui sont… Parce que, qu’on ne soit pas d’accord avec cette
taxe, c’est une chose. Qu’on menace certains fonctionnaires qui font leur boulot,
ça ne va pas du tout et je veux leur apporter mon plein soutien, comme ça arrive
malheureusement dans certains quartiers.
Ce n’est pas du tout ce que vous avez dit, personne n’a dit ça ici. Je dis ça parce
qu’on a reçu, avec M. Dhondt, soyons clairs, des fonctionnaires qui ont été
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menacés parce qu’ils étaient dans les scan-cars. Ça ne va absolument pas ! On
peut contester les choses de façon démocratique, ou même par interpellation
publique, mais il ne faut pas s’en prendre physiquement… Je le répète : ce n’est
pas du tout ce que vous avez fait, ni l’un ni l’autre, mais je le dis, j’en profite
pour le dire et pour apporter mon soutien à ces fonctionnaires.
Et donc, il y a un constat, en effet, que la redevance, elle permet aussi d’investir
dans des nouvelles politiques par rapport à cela. Et nous sommes alignés, dans
le fond, sur une ordonnance qui a même été prise au niveau régional. Parce que
souvent, on contestait les différentes choses. Aujourd’hui, il faut quand même
reconnaître qu’on a plutôt unifié les choses, ce qui est plutôt une bonne chose.
- Dans la taxe bureau, le droit constaté net s’élève à 62,4 millions d’euros. Nous
avons effectivement enregistré des réductions à hauteur de 7,6 millions,
notamment 7,2 millions qui correspondent à des enrôlements de 2022 qui, par
erreur, ont été enregistrés en début de l’année 2023 sur le compte 2023 et qui
ont dû être annulés pour les enregistrer sur le compte 2022.
Là, j’avoue, les finances, je ne comprends rien de ce que je viens de dire, mais
ce n’est pas grave, je vais vous expliquer. Oui… Donc là, le reste correspond
à… Ah ! Et on rectifie en 2023, d’accord. Donc, c’est une amélioration au
compte 2022, mais qu’on rectifie en 2023, donc c’est une compensation qui est
faite entre les deux années.
Pour le reste, ce sont des réclamations qui sont accueillies – puisque vous savez
que notre Collège fiscal se réunit par rapport à ça : démolition, rénovation ou
vente d’immeubles, puisque les citoyens ont évidemment le droit de faire valoir
leurs objections lors de ces Collèges fiscaux.
- Les amendes constatées en sanctions administratives communales (SAC) : en
2022, elles étaient de 5,6 millions d’euros ; au budget 2023, elles étaient de
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8,2 millions.
Finalement, les droits constatés sont de 10,6 millions.
- En 2023, la grande augmentation, ce sont aussi les caméras ANPR, c’est clair.
Je plaide, moi aussi, je le dis franchement – là, on n’en a pas encore débattu,
mais je pense que tout le monde sera un peu d’accord –, pour qu’en termes de
sécurité routière on ait une série d’amendes qui soient gérées par les communes.
Je l’ai dit publiquement.
Je pense que les sanctions administratives sont des sanctions qui fonctionnent
bien, qui donnent une effectivité aussi de la sanction et je souhaite (?) qu’on les
étende aussi à d’autres amendes que les amendes routières, et notamment des
choses que le parquet ne poursuit plus depuis longtemps et qui mériteraient
parfois, en tout cas, d’être poursuivies.
- L’occupation temporaire de la voie publique, je vous ai répondu…
La taxe sur les caveaux d’attente : la commune a une compétence en matière
d’hygiène publique, donc elle peut en effet relever cette taxe. Ce n’est pas une
énorme taxe, en effet, mais il y a quand même un service assez énorme qui est
fourni.
- La taxe forains, c’est la taxe qui est faite sur les différentes foires, mais je dirai
même qu’elle n’est même pas contestée et je pense que les forains sont ravis : il
y a beaucoup de communes qui n’accueillent plus les foires, ce n’est pas notre
cas. On accueille toujours les foires, mais il est normal qu’ils contribuent un peu
au coût que représentent les charges qui sont liées à celles-ci, même s’il faut le
reconnaître, elles apportent aussi beaucoup de bonheur.
Monsieur Waucquez, vous m’aviez interpellé en section sur les paiements. Il y a
13 % des paiements qui sont payés au-delà des 60 jours calendrier. C’est en
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effet 13 % de trop, mais reconnaissons que ce n’est aussi que 13 %. Mais votre
remarque est justifiée. En effet, il ne devrait pas y avoir de facture qui soit payée
au-delà des 60 jours, c’est quelque chose avec lequel nous travaillons sur les
finances pour remédier à cela, mais donc si on prend le verre à moitié plein,
87 % des factures sont payées dans les 60 jours calendrier, c’est quand même
aussi quelque chose d’intéressant.
Il y a des considérations sur la dette, j’ai répondu un peu de façon globale.
Je ne suis pas rentré dans le détail, mais je pense avoir répondu à l’ensemble de
vos questions.
M. Weytsman.- Oui, je vous remercie. Je suis bien intervenu dans le cadre des
comptes – je le dis peut-être pour les collègues qui étaient moins attentifs.
Il n’est pas question ici d’avoir une analyse des budgets, mais les comptes
reflètent la réalité de ce qu’on a pu faire avec le budget, donc c’est éminemment
politique et c’est bien ici le moment de le faire, surtout en fin de législature.
Et si vous êtes arrivés à un moment donné à nous présenter un budget plus ou
moins à l’équilibre – on voit quand même que c’est (?) en partie faussement à
l’équilibre, je vais y revenir –, c’est parce que vous avez quand même augmenté
les taxes, je dirais. Et à un moment donné, c’est quand même la base d’un parti
libéral, c’est utile (?) de vous rappeler que les contribuables ne sont pas des
ressources inépuisables.
Et donc, les taxes ont augmenté sur les entreprises, sur les personnes, et malgré
ça, vous nous présentez, excusez-moi, un mali de 2,3 millions d’euros – ce n’est
un boni que parce que vous allez de nouveau puiser dans le fonds de réserve
ordinaire et ce fonds de réserve ordinaire, il n’est pas non plus inépuisable.
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M. le Bourgmestre.- Le cumulé est à 29 millions, monsieur Weytsman. Vous ne
pouvez pas nous reprocher de mettre de l’argent de côté et, quand on en a
besoin, de l’utiliser. Si on a un fonds cumulé, à 29 millions.
On a mis des provisions en 2022…
M. Weytsman.- Oui, mais vous l’utilisez… depuis le début de cette législature,
vous l’utilisez de plus en plus…
M. le Bourgmestre.- … On ne va pas garder les provisions pour les accumuler,
tel un écureuil dans son arbre !
Les provisions sont faites pour être utilisées.
M. Weytsman.- Non, mais on peut les utiliser quand on fait face à de véritables
difficultés, quand on a fait un exercice de rationalisation, que j’ai su démontrer,
à mon sens, qu’il n’a pas été fait – les chiffres sont là.
Et donc si on met la partie où on peut avoir une divergence sur l’utilisation de
ces provisions, vous avez un mali de 2,3 millions d’euros.
Alors moi, je n’ai pas de problème à ce que vous investissiez, pas de problème à
ce qu’il y ait des liens entre l’augmentation des frais de fonctionnement et ces
investissements. Je vous ai posé une question, par exemple, qui me semble
refléter quand même un problème de gestion dans les services, qui était lié au
report de 24 millions d’euros : 24 millions d’euros actés au compte 2022,
17,5 millions imputés et 13,2 millions.
Il y a une espèce d’abandon – ce n’est pas la première fois, je l’avais déjà dit il
y a deux ans – de 6,5 millions de reports.
C’est quoi, ça, en fait ? Et vous ne l’avez pas justifié ! Normalement, on doit
s’en justifier. Est-ce que c’est parce qu’on accepte tout au moment où on fait le
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budget, et que finalement c’est en fin d’exercice qu’on se rend compte que ce
n’était pas nécessaire ?
Donc ça, ça traduit quand même – c’est l’opposition qui le dit, mais vous êtes
aussi le bourgmestre en charge des budgets – un problème dans la gestion de ces
services au moment où on fait les budgets. Et ça montre surtout aussi qu’on ne
peut pas nous dire qu’on a rationalisé, qu’on a même dû faire des efforts,
puisque, in fine, à la fin de l’exercice, on se retrouve encore avec ce type de
problématique.
Ensuite…
M. le Bourgmestre.- Là-dessus…
M. Weytsman.- Oui, on peut faire point par point, si vous le souhaitez.
M. le Bourgmestre.- C’est pour ne pas… Enfin, je ne veux pas faire un « ping-
pong », mais ce sera peut-être plus simple…
Donc, si vous faites un engagement en décembre, il est possible que la
prestation, la facturation arrive en janvier, ça ne concerne que ça.
Six millions, honnêtement, je sais que c’est beaucoup d’argent, facialement,
mais je rappelle que notre budget dépasse le milliard. Donc, ces 6 millions-là, ça
peut être un engagement (je n’ai pas le détail ici) de quelque chose qui est fait
en décembre, mais pour (?) lequel la facture arrive en mars ou en avril, ou en
février.
C’est juste ça.
M. Weytsman.- C’est 6 millions sur 24 millions, hein ? Je ne vous parlais que
du report de 2022 : c’est 6 millions sur 24 millions.
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M. le Bourgmestre.- Oui, mais… C’est possible, mais je veux dire que ce n’est
pas quelque chose d’anormal quand on voit la masse budgétaire dont on parle.
Donc, on n’est pas devant quelque chose qui serait…
Je veux dire, votre remarque sur les courts termes, si je peux me permettre un
jugement de valeur – et c’est vraiment en dialogue –, est pertinente. Il y a
quelque chose, un débat à avoir sur le court terme par rapport au long terme.
Mais sur les reports de 6 millions, honnêtement, monsieur Weytsman – et de
nouveau, sans juger que ça n’est rien, puisque 6 millions, c’est beaucoup
d’argent –, ça n’est pas relevant par rapport, simplement, à ce (?) qui est un
report par rapport à une facture qui est arrivée après.
M. Weytsman.- Oui, mais si c’est par rapport à des factures, c’est ça que je
voulais demander : la justification. Si c’est par rapport à des factures, je veux
bien la justification par écrit, comme ça on aura l’occasion, s’il vous plaît.
J’allais revenir sur les autres points : vous n’avez pas répondu à l’appoint, mais
c’est plutôt une proposition pour alléger la dotation communale, parce que ça
nous aiderait bien de pouvoir alléger la dotation communale qui est payée au
CPAS, puisqu’on nous présente ça chaque année, exercice après exercice,
comme une augmentation.
Mais il n’y a pas de fatalité, il y a des possibilités d’alléger l’intervention de la
Ville de Bruxelles : je vous ai cité quelques terrains qui ne sont pas utilisés, ou
des terrains à bâtir – on a eu la liste –, ou des terrains agricoles.
Ça me semble tout à fait de bonne gestion, notamment, soit d’anticiper le
remboursement de la dette, soit, simplement, de soulager la dotation
communale.
Et si vous aviez soulagé la dotation communale, vous n’auriez pas dû
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augmenter les impôts. C’est un choix politique, éminemment !
M. le Bourgmestre.- Je vous confirme que notre choix politique est de ne pas
soulager la dotation au CPAS que nous souhaitons soutenir. C’est une vraie
différence entre les libéraux et nous.
M. Weytsman.- Non, pas du tout. Le même montant d’investissement au CPAS,
pour le même montant, la question n’est pas celle-là.
M. le Bourgmestre.- Vous nous demandez de vendre des terrains que nous
souhaitons conserver.
M. Weytsman.- Je vous donne deux ou trois techniques : des terrains agricoles,
pour 35 millions d’euros, dites-moi à quoi ça sert. Je vous donne une vraie
technique : les seuls terrains qui sont utilisés, par M. Hellings, ne sont pas en
Région wallonne, ils sont vraiment juste en périphérie. Ils sont en Flandre, en
l’occurrence – j’ai eu l’occasion d’aller visiter les serres le mois dernier.
Mais là, c’est une technique qui vous permettrait toujours d’avoir vos
appréciations et vos investissements importants auprès du CPAS sans
systématiquement augmenter la part communale, et qui permettrait de nous
soulager. Mais surtout, ici, c’est sous la démonstration qu’on peut avoir une
alternative à l’augmentation des impôts.
M. le Bourgmestre.- Je sais que vous jouez un peu, je ne suis pas distrait. Mais
vous savez très bien que vous ne pouvez pas vendre une recette extraordinaire
pour compenser votre ordinaire.
M. Weytsman.- Si ! Si, au CPAS, on peut, bien sûr, évidemment !
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M. le Bourgmestre.- Voilà ! On a une vraie divergence.
M. Weytsman.- Vous êtes le bourgmestre. Non, pas une divergence, il y a un
factuel.
M. le Bourgmestre.- Non, ce n’est pas un factuel : on a une vraie divergence.
Ça, c’est un fait !
M. Weytsman.- Vous vous trompez, monsieur le Bourgmestre : au CPAS, on
peut la faire.
M. le Bourgmestre.- Vous souhaitez diminuer la dotation au CPAS, nous ne le
souhaitons pas. C’est normal.
M. Weytsman.- Non, je ne le souhaite pas, je souhaite diminuer l’intervention
de la commune. Et chaque année, et vous-même, vous avez fait la même chose
pour 4 millions d’euros, puisque vous avez demandé au CPAS de trouver ces
4 millions d’euros – on a eu le débat.
Je vous amène juste une technique qui permet soit de rembourser
anticipativement de la dette, soit simplement d’alléger – et je l’ai dit à plusieurs
reprises. Et vous vous trompez, par ailleurs, factuellement.
M. le Bourgmestre.- Les gens ont bien eu raison d’avoir le choix entre vous et
nous !
M. Weytsman.- Non, mais le choix, c’est le choix de la bonne gestion,
monsieur le Bourgmestre !
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M. le Bourgmestre.- Oui, c’est toujours ce que nous disent les libéraux pour
l’austérité.
M. Weytsman.- Pour le même montant d’investissement au CPAS !
M. le Bourgmestre.- Pour l’austérité !
M. Weytsman.- Pour le même montant, …
M. le Bourgmestre.- Allez !
M. Weytsman.- … pour le même niveau solide et solidaire ! Et dans « solide et
solidaire », il y a « solide » !
Et si on veut être solide pour pouvoir gérer…
M. le Bourgmestre.- C’est la même raison pour laquelle vous voulez diminuer
les soins de santé.
M. Weytsman.- Non !
M. le Bourgmestre.- Tout à fait.
M. Weytsman.- Peu importe. Vous pouvez continuer à dire ce genre de choses,
mais je viens avec des choses factuelles. On revient sur les deux propositions et
M. le Bourgmestre s’est trompé : techniquement, il est tout à fait possible,
quand c’est le cas du CPAS… et ça permet de rembourser anticipativement ou
de diminuer la dotation communale.
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Et la dotation communale, au niveau de solidarité, le même, ça permet de ne pas
augmenter les impôts, comme ça a été fait ces dernières années !
Alors, je vous ai aussi demandé de nous expliquer comment vous allez faire
pour – c’est quand même important – 589 millions d’euros de mali cumulé à
l’extraordinaire. Il n’y a que deux possibilités, aussi : on ne va pas vendre les
bâtiments, je ne vous le demande pas – je vous le demandais juste dans le cadre
de certains terrains qui appartiennent au CPAS –, et donc, ça veut dire qu’on va
devoir, pour ce mali cumulé, on va devoir s’endetter.
Mais on s’endette, là, sur un marché dont les taux sont beaucoup plus élevés.
Vous comprenez bien que ça peut m’inquiéter. Vous avez répondu par le fait
qu’on va continuer à investir. Je l’entends très bien, mais ce sont des montants
qui sont particulièrement importants. Ça, c’est à l’extraordinaire.
Et alors, sur le point que j’entends, vous trouvez que c’est une remarque – je
vous en remercie – pertinente, je ne remets pas en cause la gestion même des
émissions, en tout cas, de billets de trésorerie auprès des entreprises, je suis
juste inquiet sur les conséquences que ça a sur la structure de notre dette à court
terme versus la dette à long terme.
Sincèrement, je vous pose la question – je ne trouve pas ça très normal et je
l’avais déjà dit il y a trois ans, mais ce n’était pas dans une telle proportion : on
a donc une dette à court terme de 743 millions d’euros et une dette à long terme
de 427 millions d’euros. Et tout ça principalement pour financer de la trésorerie.
Est-ce qu’il n’y a pas d’autre façon de financer de la trésorerie ? Est-ce qu’on
est obligé, à la Ville de Bruxelles, de systématiquement tout avancer nous-
mêmes de façon anticipée, alors que nous-mêmes on a des problèmes ?
Pourquoi est-ce qu’on doit le faire ? Pourquoi est-ce qu’on n’arrive pas à faire
des investissements et faire des crédits qui sont plus liés à l’engagement même ?
Ça, c’est une question de gestion publique, de nouveau. C’est votre choix, mais
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je n’arrive pas à percevoir pourquoi vous ne faites pas ça comme cela.
M. le Bourgmestre.- Je pense, mais il faudra un plus long débat, qu’à terme, on
doit créer une espèce de banque « Ville de Bruxelles » avec toutes nos entités –
puisqu’en effet, on finance beaucoup de trésorerie aussi dans nos entités.
Ce sera une vraie réflexion pour la prochaine législature, pour gérer l’ensemble
des trésoreries des différentes entités « Ville de Bruxelles ». Ce sera une vraie
réflexion à avoir, mais elle n’aura pas lieu maintenant.
Il faut reconnaître que c’est un sujet qui était déjà un peu sur la table en 2019.
La crise du covid-19 et ce qu’on a dû faire n’ont pas facilité les choses, mais ce
sera une vraie réflexion pour la prochaine législature, tout à fait.
M. Weytsman.- D’autres vraies réflexions à avoir, donc je…
Par contre, vous avez répondu sur la note de crédit.
Sur le lien avec la Bourse, dix millions, mais excusez-moi, j’ai été inattentif ou
je n’ai pas bien entendu. Vous pouvez peut-être me le dire après, si c’est
possible ?
Sur le stationnement, en fait… Bon, je ne vais pas revenir sur le stationnement,
mais c’est…
M. le Bourgmestre.- La Bourse, c’est simple : c’est toutes les exonérations
TVA, et dedans, il y a 5,8 millions qui sont une (?) régularisation pour les
travaux du bâtiment de la Bourse.
M. Weytsman.- Donc 5,8 millions, ça fait le différentiel, plus ou moins ?
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M. le Bourgmestre.- Oui.
M. Weytsman.- D’accord.
Bon, on a une vraie appréciation sur l’outil de stationnement, notamment par
rapport à des rotations, parce que je comprends que ça a toujours été un outil
pour lier, évidemment, cela à la rotation. C’est important dans le quartier.
Je reste convaincu que le samedi à 21h, on ne peut pas nous dire que c’est une
question de rotation. Le samedi à 21h, le but, c’est de mettre de l’argent dans les
caisses de la Ville, et je comprends qu’il faille de l’argent aussi dans les caisses
de la Ville. Je me permets juste d’insister systématiquement sur ce point-là,
parce que vous avez gentiment répondu par écrit à une de mes questions qui
montrait qu’il y a un nombre record d’erreurs, un nombre record de plaintes, un
nombre record d’obligations de remboursement. Ça par écrit, vous l’avez dit,
mais il y a surtout, monsieur le Bourgmestre, de nombreuses personnes – et je
suis sûr que vous en avez autour de vous et je suis sûr que les membres du
Collège, de temps en temps, vont vous le dire –, il y a un nombre record de
personnes en situation de handicap… ou pas en situation de handicap, mais je
pense particulièrement aux personnes en situation de handicap qui sont
découragées et qui n’introduisent plus de plaintes, qui n’ont donc plus de
remboursements, et si je vous dis qu’il y a une différence entre 20 millions et
23 millions d’euros, ce n’est pas pour que vous me vantiez les mérites de la
scan-car, c’est pour que vous regardiez si cette augmentation n’est pas liée aussi
à un nombre record d’erreurs. Et là, dans votre réponse (?) écrite, vous
reconnaissez qu’il y a des erreurs, qu’il y a des remboursements et qu’il y a des
plaintes, mais ça décourage les gens.
Le nombre de personnes que vous avez autour de vous, que j’ai autour de nous,
qui n’introduisent même plus de plaintes, honnêtement, ça ne va pas.
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M. le Bourgmestre.- Dans les 23 millions (?) – c’est un grand changement par
rapport à ce que vous avez peut-être connu, 17 à 18 millions sont (je parle sous
contrôle de M. Dhondt qui connaît ça mieux que moi) des gens qui payent
immédiatement ; ce sont des gens qui payent volontairement.
Donc, la grosse masse, aujourd’hui, de la redevance, c’est le paiement
volontaire. Donc, ce n’est pas quelqu’un qui a reçu le tarif forfaitaire.
Et moi, le chiffre que je vous ai répondu – je parle sous contrôle, parce que je
l’ai dit de mémoire –, pour moi, c’est 10 % des gens qui reçoivent le tarif
forfaitaire. Donc il y a 10 % qui le contestent. Alors, dans ces 10 %, je ne
connais plus le chiffre exact de combien ont raison ou pas raison.
Quand même, c’est pour vous dire que quand on décortique comment on arrive
à 23, ça reste quand même très marginal – même si c’est trop, je le reconnais et
donc il faut… Et on travaille beaucoup avec M. Dhondt et les services pour
améliorer ça. En effet, on a été un peu dépassés par cela. On est en train de
recruter et on a recruté avec le département du personnel de Mme Hariche pour
ça, mais c’est quand même pour relativiser.
Donc 17 à 18 millions, c’est des gens qui payent à l’horodateur – enfin qui
payent via une application ou le SMS, ou une carte. Le reste, ce sont des
redevances forfaitaires et, là-dedans, 10 % contestent.
C’est juste ce que je dis.
M. Weytsman.- Si vous reconnaissez déjà qu’il y a des problèmes et que ça
nécessite d’avoir un meilleur suivi, c’est déjà une partie du « boulot » qui est
fait, mais je serais effectivement intéressé de connaître la ventilation de ces
23,6 millions d’euros – je ne connaissais pas ce chiffre de 17,23, donc cette
proportion de paiements directs…
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M. le Bourgmestre.- Dix-sept à dix-huit…
M. Weytsman.- Oui, j’ai compris. Ma question qui a été posée ne concernait
que le nombre de plaintes.Et c’était (?) une question qui avait une volonté
globale, mais qui partait d’expériences très empiriques où même moi, autour de
moi, alors que beaucoup de mes connaissances ne sont pas directement
motorisées, les plaintes explosent.
C’est pour ça que je suis convaincu que c’est le cas partout.
Sur la taxe sur les surfaces de bureaux, là, vous avez répondu. C’est quand
même une erreur importante de 7,6 millions d’euros sur un montant de
60 millions d’euros sur une année. Donc, elle a été rectifiée, c’est bon.
Et sur la taxe sur les occupations du domaine public, je vous remercie de me
dire pour la quatrième fois, monsieur le Bourgmestre, que ma proposition est
intéressante. Mais vous l’avez d’ailleurs dit quatre fois, et je vous ai d’ailleurs
dit, avant la présentation de M. Hellings, de son plan climat, de l’intégrer dans
le plan climat.
Quand vous me dites qu’elle est intéressante et qu’elle doit avoir un peu plus de
vision globale, la meilleure des choses, c’est de l’intégrer dans le plan climat,
parce qu’elle est contre-productive par rapport au plan climat. Elle va même à
l’encontre de deux des dispositions du plan climat, très clairement. Voilà : ce
n’est absolument pas cohérent, votre majorité n’est pas cohérente en la matière.
Quand vous dites que ce sont les conséquences de moins de stockage, je vous ai
déjà dit à plusieurs reprises que ce ne sont pas les expériences, ni même les
explications que j’ai de la fédération (?) – mais si vous avez des chiffres (je
vous l’ai déjà demandé à plusieurs reprises), donnez-les (?) nous – en termes de
volume, en termes de présence sur le terrain.
Au contraire d’ailleurs, parce que non seulement la taxe a augmenté de 2,5 % au
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niveau facial, mais elle a aussi augmenté dans sa définition. Je vous l’ai déjà
dit : quand vous mettez une toilette, c’est intégré dedans ; quand les chantiers
sont exemplaires et recyclent, la zone de recyclage est aussi intégrée dans la
taxe. Donc voilà… je… la présence sur le chantier est de plus en plus
importante, le nombre de chantiers sont importants, mais moi, le secteur me dit
qu’il y a une baisse liée à cela.
Alors, je vous avais demandé de trouver trois cas d’exception, au minimum
quand c’est pour de l’isolation du bâti, lorsque c’est un bâtiment qui est
exemplaire ou qui est classé. D’ailleurs, je pense que l’échange que vous avez
eu avec… vous avez fait référence à un échange avec un bâtiment particulier, je
pense que c’était un bâtiment classé.
Je souhaiterais d’ailleurs savoir qu’elles sont les conséquences, monsieur le
Bourgmestre, de cet échange que vous avez eu. Vous avez évoqué vous-même,
le cas d’échange avec un collectif, peut-être, d’habitants qui était exposé à une
taxe importante – moi-même, je suis d’ailleurs venu au Conseil communal avec
l’exemple d’un commerçant, ici, dans le centre-ville, qui s’est vu…
M. le Bourgmestre.- Vous n’avez pas à exposer des cas privés au Conseil
communal !
M. Weytsman.- Non, mais c’est vous qui l’avez fait, c’est pour ça que…
M. le Bourgmestre.- Mais j’ai expliqué, je n’ai pas dit où c’était, ni les
montants.
M. Weytsman.- Non, mais, moi je n’ai pas dit non plus où c’était.
Je suis juste soucieux de savoir ce que vous avez fait. S’il y a des cas
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particuliers, ou quand il y a des demandes particulières, certains reçoivent – je
ne sais pas moi… peut-être des interventions du pouvoir public, ou autre. Donc,
voilà : je souhaiterais avoir une étude pour objectiver cela.
Vous dites que cette taxe a eu un changement de comportement ? Si c’est le cas,
tant mieux, mais comment est-ce que vous objectivez ce que vous venez de
dire ?
Sur les petites taxes que j’ai citées, je me suis peut-être mal fait comprendre :
j’ai juste demandé qu’on puisse examiner le rendement de ces taxes,
simplement ça.
Aucune de ces trois taxes citées, sauf erreur de ma part, n’a pour but de changer
un comportement. Ce sont des taxes qui ont juste pour but d’être une taxe, et en
ça je ne suis pas opposé, même si je trouve qu’on en a beaucoup trop, mais le
rendement est tellement faible que je me demande si elles ne coûtent pas plus
cher à la Ville de Bruxelles que ce qu’on peut en obtenir.
Et pour les modifications budgétaires (MB) de clôture, ce (?) qui est un
processus dont j’ai déjà parlé il y a trois ans et qui me choque un petit peu, je
souhaiterais savoir pourquoi vous utilisez cette MB. Et pour moi il y a deux
raisons de l’utilisation et ces deux raisons sont illégales – les circulaires sont
claires.
Je souhaiterais avoir une réponse aussi en la matière.
Je vous remercie, monsieur le Bourgmestre.
M. Wauters.- Merci, monsieur le Président. Très rapidement, je me permets
de… pour la reprise de parole, si M. le Bourgmestre m’écoute…
(...)
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Non, mais ce n’est pas grave, j’attends. Ce n’est pas un problème, c’est parce
que ce que je vais dire à la seconde vaut la peine. Après, peut-être que ce n’est
pas vous qui devez écouter, mais voilà.
(...)
Je peux faire une petite musique, comme quand il y a la grève, ou quoi ?!
M. le Bourgmestre.- Je peux répondre en direct. Et puis après, je ne réponds
plus. À moins que ce soit sur les non-valeurs ?
M. Wauters.- Non, c’est ma reprise de parole que je viens de recevoir du
Président.
M. le Bourgmestre.- D’accord. Allez-y, j’écoute.
M. Wauters.- J’ai dit que je serais assez court, simplement, mais je me
permets… Et je voulais l’attention de mon bourgmestre, parce que c’est une
demande que je fais systématiquement depuis cette législature, certainement
pour le budget, mais aussi pour les comptes.
À quand une présentation technique aussi pour les citoyens qui sont intéressés
par ça ? Je trouve qu’en termes de transparence, de démocratie, c’est essentiel !
On parle d’un budget d’un milliard, alors certainement dans le cadre d’un
budget, mais dans le cadre des comptes aussi.
Tout le monde n’est peut-être pas intéressé, ou tout le monde ne peut pas
l’appréhender, mais je pense qu’il est plus que temps d’avoir cette
transparence !
Ça, je voulais que mon bourgmestre l’entende.
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Alors, je ne vais reprendre que trois points, parce que vous avez déjà beaucoup
dialogué entre vous, monsieur Weytsman et monsieur le Bourgmestre. Mais
c’est vrai que notre approche est différente : elle est aussi pragmatique et elle se
veut – elle « est », elle ne « se veut » pas – citoyenne.
Ça veut dire que – et vous l’aurez remarqué dans l’expression que j’ai au
Conseil communal, ou que je viens d’avoir tout à l’heure – c’est que ce qui
m’intéresse : ce qui nous intéresse, c’est quels sont les résultats sur les
habitants, en fait ?
Alors oui, on parle d’un milliard et donc oui, on parle d’investissement. Il y a
toute une série de choses très très concrètes et très… je veux dire avec des
valeurs financières importantes. Mais au final, c’est au profit – et uniquement au
profit des Bruxelloises et des Bruxellois – et pas pour (?) autre chose : en fait,
on n’est là que pour ça !
Et donc, tout à l’heure, vous avez reparlé de « la ville à dix minutes » et je
rigolais intérieurement en me disant : « Oui, on investit dans les crèches. »
Enfin, je ne sais pas ce que vous avez dit… dans les écoles, dans les maisons de
quartier. Eh bien oui, évidemment, et c’est important !
Encore faut-il y arriver, à ces écoles, à ces crèches. Même quand on est (?)
piéton, parfois, la ville à « dix minutes », c’est la ville à une demi-heure, en
réalité. Ça, c’est le « concret » des gens. Oui, c’est mon concret, en tout cas ;
c’est le concret de gens avec qui je parle. Mais…
(...)
Un exemple ? Eh bien, on veut aller faire des courses du côté de Staling…
(…)
Non, non ! Mais faire des courses ou aller dans une bibliothèque, excusez-moi,
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ça se trouve sur les mêmes trottoirs, hein ?! Que là… Non ! Si en plus on est
une personne à mobilité réduite (PMR), c’est une catastrophe ! Puisqu’il y a une
série d’investissements qui n’arrêtent pas de s’accumuler les uns derrière les
autres, et qui à un moment donné font que la ville à dix minutes, c’est juste…
Moi j’ai envie que ce soit un jour une réalité, et pas une espèce de « vision de
l’esprit » – je le dis, c’est tout. Après, on peut ne pas être d’accord ; moi, c’est
du concret…
M. le Bourgmestre.- Puis-je avoir les faits ? Vous qui me dites qu’il n’y a pas
ces infrastructures à dix minutes. Il y a une carte qui existe…
M. Wauters.- Non, non, je n’ai pas dit… Il faut bien m’écouter…
M. le Bourgmestre.- Vous allez recevoir la carte avec toutes les
infrastructures…
M. Wauters.- Mais non, je sais que ces infrastructures existent, ou…
M. le Bourgmestre.- (Inaudible) toujours à dix minutes.
M. Wauters.- … Je viens de le dire en plus ! Je dis juste qu’il faut pouvoir les
atteindre, un point c’est tout ! Physiquement, là, vous voyez ? Avec les pieds,
avec un vélo, une personne à mobilité réduite… Il faut pouvoir y arriver. Et ça,
c’est le gros problème de cette ville. C’est tout, c’est mon avis. Après, on peut
ne pas être d’accord, mais moi je suis sûr que je suis d’accord avec moi-même,
alors, voilà : c’est déjà un bon début !
Alors, évidemment, on ne va pas ralentir le progrès – on a parlé
d’investissement et tout. Franchement, ça n’aurait aucun intérêt. Et je suis
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d’accord ; et je reviens avec cet aspect citoyen.
Oui, mais ce progrès, cet investissement, il faut l’accompagner pour que, in
fine, le bénéficiaire, la bénéficiaire, ce soit les Bruxelloises et les Bruxellois. Et
c’est là que (?), pour l’instant, pour moi, le bât blesse !
Alors, on va reparler très rapidement de l’occupation de voirie, donc de cette
fameuse taxe. Je trouve que c’était excellent, l’idée de le mettre dans le plan
climat ! Monsieur Hellings, franchement, c’est une excellente idée.
Pourquoi ? Parce que quand vous dites, monsieur le Bourgmestre, qu’une série
de personnes ou de sociétés utilisaient l’espace public pour stocker, c’est
possible. Moi, je ne connais pas, et je demanderais bien les chiffres ou la
ventilation de ça. Ça m’intéresse. En tout cas, je suis quasi certain à 100 %
que (?) ce n’est pas le fait de particuliers.
Et donc, ce qui serait intéressant, ce serait de voir si la moindre perception de
cette taxe est effectivement due au (?) fait qu’on ait réussi à ce qu’une série de
gros entrepreneurs ne stockent pas sur la voie publique ou si, au contraire, c’est
parce qu’on a dissuadé M. et Mme… Bruxelloise et Bruxellois, qui veulent
aménager leur maison, l’isoler, etc. d’investir (?).
Ça, c’est la vraie question. J’ai senti que vous êtes prêts à une ouverture, dans
cette question-là. Je pense que oui, c’est un domaine dans lequel on pourra peut-
être rediscuter, justement, pour que ce soit au profit de la vie quotidienne, de la
qualité de vie de chacun d’entre nous qui composons cette ville.
Je vous remercie.
Mais, donc, je l’ai dit, ce sont des comptes, et donc on est cohérent : on va voter
ces comptes.
Voilà, je reviendrai pour le budget.
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M. Waucquez.- Merci, Président. Juste, je… Quand on analyse un peu les
comptes, on voit les services et biens divers : on a une grosse centaine de
millions ; on voit les investissements et tout ça.
On fait un rapide calcul sur le délai moyen de paiement des fournisseurs : on
dépasse les cent jours.
Donc, je pense que quand on nous dit 13 %, on compare le… on prend le
paiement d’un ticket de tram, qu’on va payer rubis sur l’ongle, et le paiement
d’un fournisseur plus important qu’on a attendu nettement plus de cent jours
pour payer, donc je pense qu’on m’a sorti 13 % comme ça, pour dire… Voilà :
sans tenir compte de la rationalité d’une proportionnalité des présentes factures.
Merci.
M. le Bourgmestre.- Alors, il restait donc une question – puisque les autres
étaient plus des considérations – sur les non-valeurs.
En fait, on n’inscrit jamais au niveau des budgets initiaux. Par contre au cours
des exercices, c’est face aux différents (inaudible) sur les réclamations
concernant des taxes, ou des procès perdus, ou des actes qui sont mis en non-
valeur dans cette MB spécifique.
Et en fait, on pourrait faire une MB et puis le compte. Mais on les fait en même
temps, on les fait le même jour pour les inscrire immédiatement dans le compte.
Donc, ça ne changerait rien au compte, on pourrait dire qu’on l’enchaîne dans la
temporalité…
M. Weytsman.- Excusez-moi, vous me répondez à la modification budgétaire
de clôture ? C’est ça ?
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M. le Bourgmestre.- Oui. Les autres, j’ai répondu.
M. Weytsman.- Oui, je croyais que c’était à la non-valeur.
Parce que je ne comprends pas la réponse, c’est pour ça. Mais excusez-moi.
M. le Bourgmestre.- Oui, la modification budgétaire de clôture concerne les
non-valeurs. Donc, ce sont (?) les non-valeurs accumulées, pour plein de
raisons, dont un procès, dont un acquiescement par rapport à une réclamation…
ou des chose comme ça.
Et en fait, pour l’authenticité du compte, on ne fait pas une séance que de
modifications budgétaires « non-valeurs ». Elles sont analysées au moment du
compte en même temps, et donc on cumule, dans la même séance, la
modification budgétaire, qui va être automatiquement inscrite dans le compte.
C’est vrai que techniquement, si on est « pur technique », on pourrait dire qu’on
la vote, on attend l’approbation de la MB et quarante jours après (ou avec la
prolongation), on l’inscrit dans le compte. Mais ça mettrait le compte parfois
« super » loin. Or reconnaissons que le compte est quand même un outil de
gestion pour les modifications plus structurelles qui arrivent dans le cours de
l’année.
Généralement, on en fait deux, ou au maximum trois.
Donc, cette modification budgétaire 99, on a toujours considéré que c’était
plutôt intelligent de la faire adopter en même temps que le compte, sinon ça
nous repousserait très loin. Or, le fait de nettoyer l’ensemble des non-valeurs
prend un peu de temps puisqu’on doit attendre l’année écoulée.
Voilà pourquoi c’est fait. J’ai mis du temps à me rappeler de ce que c’était, mais
les services me l’ont bien rappelé.
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Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le compte de la
Ville de l’exercice 2023.
(Il est procédé au vote nominatif)
M. le Président.- Adopté.
Point 14 - Punt 14
M. Weytsman.- Je vous remercie, monsieur le Président. Le point 14, c’est
sur (?) la remise d’une médaille de reconnaissance de la Ville de Bruxelles à
M. Chille Deman.
Écoutez, moi, à titre personnel, j’ai vérifié à trois reprises, je n’ai pas été invité
– ça, c’est mon premier point –, et ce n’est pas la première fois, à cette
reconnaissance. J’ai vérifié dans tous mes e-mails, mais voilà : je demande
qu’on vérifie.
Dans tous les cas, c’est quand même particulièrement de la mauvaise gestion,
parce que vous nous demandez aujourd’hui de ratifier une médaille de
reconnaissance – qui est un moment important, monsieur le Bourgmestre, à la
Ville de Bruxelles. Vous auriez tout à fait pu faire ça correctement au mois de
février, au mois de mars, au mois d’avril, en passant évidemment avant
M. le premier échevin au Conseil communal, parce qu’on nous demande
aujourd’hui de ratifier la reconnaissance d’une médaille qui a été donnée en
petit comité le 17 mai dernier (?).
Je suis d’autant plus déçu que je l’ai appris en lisant le Conseil communal. Ce
n’est probablement pas ce qu’aurait souhaité cette personne-là, parce que si
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vous connaissez son combat et si vous connaissez le combat de la communauté
LGBT, c’est justement pour gagner en visibilité, et donc je trouve qu’à côté de
tous les combats comme ceux qu’on a portés récemment dans le cadre de la
Pride, qui demande simplement d’avoir plus de sécurité dans la rue, mais je
trouve vraiment dommage de ne pas, justement, avoir remis, comme la pratique
le veut, cette médaille devant tout le monde au Conseil communal, ou au moins
de ne pas avoir associé le Conseil communal, ou de ne pas simplement avoir fait
voter à l’unanimité le point – comme vous faites chaque fois d’ailleurs au
Conseil communal !
Là, ça me donne vraiment l’impression d’avoir voulu faire ça trop rapidement.
Vous auriez pu, monsieur le secrétaire, quel que soit l’invité – je vous rassure
tout de suite : le point principal, ce n’est pas de savoir si j’étais invité ou pas
invité (excusez-moi parce que je m’exprime comme ça) ; le point principal,
c’est de faire les choses correctement. Moi, j’ai vérifié trois fois, mais peu
importe –, le point, qu’on ait été invité ou pas invité, on doit faire les choses
dans l’ordre.
On remet ces médailles au Conseil communal, vous le faites et on fait applaudir
au Conseil communal. Dans toutes les fois, qu’on soit invité ou pas invité !
Et on fait ça correctement : vous auriez dû faire passer le point au mois de
janvier, février, mars, etc., pas rétroactivement.
Ici, vous avez décidé de remettre – et je soutiens cette remise, mon groupe
soutient cette remise de médaille –, mais ça n’a pas de sens de la faire avaliser
comme ça, rapidement, après le Conseil communal. D’autant plus qu’on sait
que les droits ont évolué, mais les mentalités n’ont pas toujours évolué.
Je pense que c’était un moment pour (?) faire ça ensemble, à l’unanimité, au
Conseil communal. Et pendant le Conseil communal, comme ça s’est d’ailleurs
fait à plusieurs reprises.
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M. le Bourgmestre.- Je suis content que les mentalités aient évolué au MR là-
dessus.
Ça, c’est bien, parce que c’est vrai qu’il a pu rappeler qu’à l’époque, le
bourgmestre libéral avait refusé qu’ils défilent dans le centre-ville. C’était
intéressant de l’entendre.
Mais, au-delà de ça…
M. Weytsman.- Il n’avait pas refusé qu’il défile dans le centre-ville, il avait
refusé de le faire le samedi.
C’est tout à fait faux : il préférait le faire le dimanche !
M. le Bourgmestre.- Oui, c’est ça. Eh bien nous, on le fait le samedi au centre-
ville.
M. Weytsman.- Vous le faites le samedi, vingt ans après…
M. le Bourgmestre.- Non, non, dès qu’on a été au pouvoir, on l’a fait.
M. Weytsman.- … et les mentalités, effectivement, évoluent, et par ailleurs…
M. le Bourgmestre.- Vous défendez De Donnea ? Vous auriez pris la même
décision en 1996 ?!
M. Weytsman.- Mais il y a vingt-cinq ans, monsieur ! En 1996…
M. le Bourgmestre.- Mais nous en 2001, on l’a fait défiler en centre-ville !
M. Weytsman.- En 1996, ce…
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M. le Bourgmestre.- Je peux répondre ?
M. Weytsman.- Ce monsieur-là, qui méritait de pouvoir…
M. le Bourgmestre.- C’est à moi maintenant ! Je peux répondre ?
M. Weytsman.- Mais je vous réponds, parce que votre réponse, quand vous êtes
embêté, c’est d’attaquer inutilement.
M. le Bourgmestre.- Attendez ! Vous aurez une réplique, vous terminerez !
Donc, en 1996, le bourgmestre libéral François-Xavier De Donnea a refusé –
c’est Chille qui l’a expliqué ici – que la Pride défile dans le centre-ville, sur les
boulevards du centre.
M. Weytsman.- En allant du côté du canal, on aurait pu trouver vingt-cinq
parcours. Il n’en était pas question !
M. le Bourgmestre.- C’est lui qui l’a rappelé, je m’en souvenais bien. Juste à
dire que quand il y a eu une majorité progressiste qui s’est installée, une des
premières décisions – et j’y ai fait référence –, ça a été de mettre la Pride dans le
centre-ville !
C’est juste une question historique.
M. Weytsman.- Aujourd’hui, la Pride demande aussi de pouvoir aller dans
d’autres quartiers qu’au centre de Bruxelles, notamment en passant par Laeken,
dans d’autres quartiers.
Je vous invite à répondre aussi à cette demande !
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M. le Bourgmestre.- Monsieur Weytsman, je ne pense pas que la Pride doive
aller jusqu’à Laeken – mais bon, certains peut-être…
M. Weytsman.- La Pride, elle doit pouvoir être dans tous les quartiers, partout,
à tout moment !
(Criant) Et c’est justement en évitant…
M. le Bourgmestre.- Mais, vous n’allez quand même pas, vous, le parti…
M. Weytsman.- … (criant) en faisant quelque chose « en catimini »…
M. le Bourgmestre.- Mais, monsieur Weytsman… je peux répondre ?!
M. Weytsman.- Mais je vous réponds… (criant) je vous réponds !
M. le Bourgmestre.- Mais vous répondrez ! Ça vous met mal à l’aise ?
Je donne des faits historiques !
M. Weytsman.- (Criant) Eh bien, je vous réponds également !
(Criant) Je ne suis mal à l’aise par rien du tout ! Je suis mal à l’aise de…
M. le Bourgmestre.- Mais, laissez-moi parler ! Vous répliquerez…
M. le Président.- Monsieur Weytsman !
M. Weytsman.- (Criant) Je suis mal à l’aise de votre gestion qui exclut les
conseillers communaux d’un moment qui se voulait historique, ...
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M. le Bourgmestre.- Vous répliquerez !
M. Weytsman.- … probablement quelques semaines avant les élections pour
pouvoir faire votre petit b.a.-ba...
M. le Président.- Monsieur Weytsman (inaudible) la parole.
M. le Bourgmestre.- Vous répliquerez !
M. Weytsman.- (Criant) Non !!! Ce qui me met mal à l’aise, c’est votre
gestion…
M. le Président.- On se calme.
M. Weytsman.- … et votre façon d’agresser les gens, par ailleurs !
M. le Bourgmestre.- Mais je n’agresse personne, c’est vous qui me coupez.
M. le Président.- Monsieur le Bourgmestre a la parole.
M. le Bourgmestre.- Donc, je répète : M. De Donnea, ministre et bourgmestre
libéral – le dernier libéral – avait donc refusé que la Pride soit dans le centre-
ville.
En effet, Chille Deman, avec d’autres – à qui il a rendu hommage –, a reconnu
le combat compliqué de la communauté LGBTQIA+ sur le fait d’être dans le
centre. Et c’est un combat toujours actuel : je l’avoue.
C’est lors d’une exposition que nous visitions ensemble, l’exposition organisée
à Sainte-Gertrude par le CPAS et le service culture de Mme Houba, que je suis
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tombé sur Chille – que tout le monde connaît – et je suis revenu au Collège en
disant : « Tiens, dans le cadre de la semaine de la Pride, est-ce qu’on ne lui (?)
remettrait pas une médaille de reconnaissance ? »
C’est là qu’est né le débat.
Et il me semble qu’on a invité tout le monde. Le 14 mai, apparemment, on
aurait invité tout le monde, parce qu’il y avait des conseillers qui étaient d’un
peu tous les groupes – il n’y avait pas de volonté de cacher.
Et généralement, beaucoup de médailles de citoyenneté d’honneur ne se font
pas pendant le Conseil communal. Moi, je me souviens de « citoyennetés
d’honneur » qui se sont faites à la salle gothique - que ce soit pour Arno, que ce
soit pour Diane von Furstenberg.
Mais soit, de nouveau, je le répète : l’objectif n’était pas d’exclure des gens,
mais d’inclure. Il y avait plus d’une centaine d’invités qui étaient là, c’était un
moment très émouvant.
Je veux bien qu’on me fasse la morale, mais quand même ! Le MR qui
m’explique maintenant – alors que vous n’avez jamais voté les lois LGBT, je
vous le rappelle !
Chaque fois, ça vous met mal à l’aise – il suffit d’aller voir les votes…
M. Weytsman.- Ça ne me met pas mal à l’aise, parce que ce n’est pas vrai.
M. le Bourgmestre.- Mais… Pourquoi est-ce que vous m’interrompez à chaque
fois ? Vous allez un peu apprendre à respecter les règles ?!
Vous répliquerez !
M. Weytsman.- Oui, oui, bien sûr ! Moi, « je vais apprendre », monsieur le
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Bourgmestre.
C’est moi qui vais apprendre à respecter les règles ? Vous passez votre temps à
me couper.
M. le Président.- Monsieur Weytsman, s’il vous plaît !
Ça ne vous ressemble pas…
M. le Bourgmestre.- En 2004, lorsque nous avons voté le mariage pour les
couples de même sexe, le MR, majoritairement, a voté contre cela.
Un peu plus tard, l’adoption pour les couples de même sexe, le MR a voté
contre cela.
Et donc, je souligne avec bonheur l’évolution du MR. Donc bravo pour ça :
d’avoir évolué dans les mentalités !
Je dis juste que ce sont des faits historiques.
Pour revenir à Chille Deman, c’est lui-même qui a rappelé ces faits-là. Et je
peux vous dire que l’ambiance était en effet très positive, qu’on n’a pas voulu
exclure l’opposition. Que oui, c’est un fait politique que de donner une
reconnaissance de la Ville à Chille Deman – et évidemment que c’est un fait
politique : on ne donne pas ça comme des « breloques » !
On l’assume complètement.
Et donc, on a vu un moment très important, où une grosse partie de la
communauté LGBT était ici, où on a pu lui rendre hommage. On a donné une
réception après.
Mais je vous jure qu’il n’y avait aucune volonté d’exclure l’opposition de cela !
D’ailleurs, je pense que des membres de l’opposition étaient présents, et donc,
ce n’était absolument pas une intention.
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Et moi, je me suis fié au service pour qu’on invite tout le monde. Il me semble
que ça a été le cas – je regarde encore le secrétaire communal.
M. Leonard, secrétaire communal.- M. Waucquez était là.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Waucquez était là, mais…
M. Weytsman.- Peu importe de savoir si on est invité ou pas invité...
M. le Bourgmestre.- C’est incroyable ! (Criant) Vous pouvez me laisser
terminer, monsieur ?!
M. Weytsman.- (Criant) Ce qui importe, c’est de faire les choses
correctement ! On ne fait pas voter un point en Conseil Communal après,
monsieur le Bourgmestre !
M. le Président.- Monsieur Weytsman.
M. Weytsman.- (Criant) Si, c’est une « breloque » de faire ça comme ça !
M. le Président.- Monsieur Weytsman ?
M. Weytsman.- Et oui : ne me faites pas croire que vous ne l’avez pas fait
exprès ! Vous le faites chaque fois exprès, et après, vous vous excusez !
M. le Bourgmestre.- Comment est-ce que M. Waucquez était là ?
M. Weytsman.- (Criant) On fait ça par ordre, monsieur !
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M. le Bourgmestre.- Comment est-ce que M. Waucquez était là ?
M. Weytsman.- On met ça, le point au Conseil Communal, …
M. le Président.- Ne vous énervez pas !
M. Weytsman.- … (criant) on le fait voter. Et après…
M. le Président.- Mais ne vous énervez pas, monsieur Weytsman !
M. Weytsman.- (Criant) Mais non, mais c’est systématiquement la même
chose, avec vous ! Et vous faites passer… gentiment, comme si c’était une
erreur !
On fait voter le point au mois de janvier, au mois de février, au mois de mars, et
après, on invite tout le monde !
M. le Président.- On dit qu’il n’y a pas d’erreur. Les invitations…
M. Weytsman.- (Criant) Le problème n’est pas de savoir… Je vous ai dit
d’emblée… D’emblée, quatre fois, j’ai répondu !
Le problème n’est pas de savoir si moi… Moi, je vous dis que je n’ai pas reçu
– mais peu importe : je l’ai dit tout de suite.
(Criant) Le problème est de faire les choses avec ordre et méthode, s’il vous
plaît ! Et d’inviter les gens correctement ! Et d’en faire un moment important !
Donc vous, vous faites passer le point aujourd’hui au Conseil Communal après
avoir donné la médaille. Excusez-moi ! Reconnaissez quand même une erreur !
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M. le Bourgmestre.- Moi, j’ai une adresse : « (M. le Bourgmestre cite l’adresse
mail privée de M. Weystman) ». Vous avez reçu le 14 mai une invitation.
M. Weytsman.- (Criant) Monsieur le Bourgmestre, je vous réponds à trois
reprises que j’ai vérifié et que je dis ne pas l’avoir reçu. Mais je vous ai aussi dit
à trois reprises – parce que vous restez dans le même (?) –, que ce n’est pas là le
plus important. Je dis que je ne l’ai pas reçu, d’autres l’ont reçu.
Le plus important, c’est de faire les choses correctement !
C’était un moment de rassemblement, vous pouviez avoir les gens à
l’unanimité. Vous auriez dû remettre cette médaille, comme la pratique le veut,
au Conseil Communal. Ou au moins – au moins ! – avoir la politesse vis-à-vis
de tous les conseillers communaux, majorité et opposition, de faire voter le
point avant que vous remettiez cette médaille et que vous communiquiez !
Cet événement est passé malheureusement inaperçu – j’ai vérifié, y compris
dans la presse : il y a eu deux articles de presse. Or, c’était un moment
important. Pour des raisons peut-être différentes.
Oui, les mentalités ont évolué. Oui, il y a des choses qui ont évolué, des droits
qui ont évolué. Aujourd’hui, lors de la Pride, ce que la plupart de la
communauté demandait, c’est d’être en sécurité.
Et la sécurité, c’est votre compétence, monsieur le Bourgmestre.
Point 16 - Punt 16
M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre, c’était
une question au niveau du texte que vous proposez, si j’ai bien compris, dans le
cadre des problèmes de violences : les fusillades, les nuisances de violences et
de trafic de drogue dans les quartiers. En tout cas, ça, c’est dans l’intitulé.
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Et puis je vois qu’en fait, on parle d’augmenter ou d’appliquer des amendes
SAC pour résoudre le problème.
Hormis le problème que les SAC, c’est un débat, ce n’est pas ça, le débat que je
veux mener. Après, moi, j’ai personnellement perdu le compte du nombre de
fusillades et aussi du nombre de communications et d’actions « coup de poing »
qu’on a eu un peu aussi à la gare du Midi.
C’est qu’en tout cas, quand je demande aux gens dans mon quartier et dans les
quartiers qui ont été touchés par des violences, je ne crois pas que la politique
d’amendes SAC va résoudre le problème.
Je sais que vous allez répondre que c’est une problématique large, que vous
avez dit que ça va prendre du temps et qu’il faut plusieurs approches, mais ici, à
ce que je me trompe (?), c’est à mon avis la première chose qu’on nous
demande de voter, nous. C’est ce qu’on nous demande à nous de voter pour
résoudre le problème.
Et donc là, j’avoue que, la police de Bruxelles aussi, les victimes, les quartiers
concernés disent : « On n’est pas certain que c’est une amende SAC qui va ici
résoudre le problème. »
Est-ce que vous avez une explication un peu plus ample à (?) dire ?
Bon, je sais que l’autre fois, vous allez dire que la peur allait changer de camp.
Nous, on s’est dit qu’à Bruxelles, pour l’instant, la peur change de rue, mais
qu’on n’a pas encore vu les grands résultats, ni même l’application des plans qui
ont été annoncés.
Donc, par exemple, gare du Midi – je sais que ce n’est pas vous –, le
commissariat qui a été promis n’est toujours pas là. On a fait des « frappes »
plutôt médiatiques, gare du Midi, et le problème s’est déplacé à la porte de Hal.
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Et je sais qu’ici, on parle de ces zones-là, mais porte de Hal, moi j’ai été aussi
discuter, d’ailleurs, à l’hôpital : même le personnel de l’hôpital se plaint de ça.
Une amende SAC, est-ce qu’on peut être d’accord que c’est… Bon, j’ai
vraiment mes doutes que ça, ça va vraiment résoudre le problème.
Donc est-ce que vous avez un plan plus large que ça à soumettre à la commune,
et surtout aux habitants de la Ville qui « en ont marre » et qui ont toujours
peur ?
De heer Vanden Borre.- Laten we misschien een kleine stap naar achter nemen
en kijken hoe we hier zijn gekomen, beland op dit punt in Brussel waarbij de
veiligheid van elke Brusselaar dagelijks eigenlijk onder druk staat.
Ik heb hiervoor gewaarschuwd gedurende vijf jaar lang. Een hele legislatuur
heb ik minister-president Rudi Vervoort, uw partijgenoot, bijna wekelijks
ondervraagd over veiligheid, over drugsproblemen, over bendegeweld en wat er
moet gebeuren om dit aan te pakken.
En week na week kreeg ik hetzelfde antwoord: ik kan er niets aan doen, ik ben
niet bevoegd, er is geen probleem, er zijn geen bendes in Brussel, er is helemaal
geen bendegeweld in Brussel, ga naar Antwerpen. En week na week kreeg ik
gewoon dezelfde nonsens te horen over dat er zogezegd geen probleem zou zijn.
En kijk waar we nu staan, meneer de Burgemeester. Het geweld explodeert
letterlijk in onze straten. Er gaat geen week voorbij of een extreem ernstige
schietpartij haalt het nieuws. En dan heb ik het nog niet over de schietpartijen
die helaas niet het nieuws halen, maar gewoon onder de radar verdwijnen.
En recent nog, in het hart van onze Stad, de Stalingradlaan, daar werd gewoon
een man op klaarlichte dag neergekogeld. Maar ook op Louiza, in de Marollen,
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in Laken, alle delen van onze Stad worden eigenlijk bijna permanent geteisterd
door extreme vormen van geweld.
En de Gewestregering, Rudi Vervoort, heeft gewoon niets gedaan gedurende
vijf jaar. Enkele maanden voor de verkiezingen komen ze dan met een vaag
onafgewerkt plan.
En daar kom ik toe, meneer de Burgemeester. wat hier dus staat op de
Gemeenteraad, dat is volgens mij geen echte structurele oplossing. Dat is een
symptoombestrijding, dat is proberen het probleem de kop in te drukken op een
aantal plaatsen, maar men blijft gewoon blind voor de dieper liggende oorzaken.
Hoe diep geworteld zit het probleem eigenlijk in Brussel?
Daarom heb ik eigenlijk een heel aantal fundamentele vragen.
In die politieverordening zijn er een aantal punten waar ik wel mee akkoord
kan gaan. Ik heb ze ook zelf al jaren geleden voorgesteld om die maatregelen te
nemen in Brussel, maar jarenlang werden die ook weggelachen. Maar nu zou ik
dus toch willen weten hoe het daarmee staat.
Bijvoorbeeld: kan u cijfers geven over hoeveel inbreuken er werden vastgesteld
in de hotspots die u aangeeft die worden geïdentificeerd op het gebied van
Brussel Stad. Kan u cijfers geven over het aantal identiteitscontroles?
Het aantal fouilleringen dat de politiediensten hebben uitgevoerd?
En natuurlijk welke concrete impact dat volgens u heeft. Mijn inschatting is dat
we dweilen met de kraan open, dat die hotspots eigenlijk geen structurele
verbetering brengen.
Ik verklaar mij nader. Bijvoorbeeld de Krakeelwijk of de zone Krakeel: dat is de
grootste zone op het gebied van Brussel Stad die laat ons zeggen de helft van de
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Marollen bestrijkt. Als we bijvoorbeeld kijken naar de Stalingradlaan, waar die
schietpartij heeft plaatsgevonden, maar ook het Anneessensplein: die vallen daar
dus niet onder.
En dan vraag ik mij af, zoals zovele Brusselaars: wat is eigenlijk het gevolg van
de afbakening van die zones?
Want als men zich dus niet in zo'n zone bevindt, welk gevolg heeft het
politiebesluit dan? Zijn die regels dan ook van toepassing op drugsdealers en op
bendegeweld? Of glippen die dan door de mazen van het net?
Want het is natuurlijk niet moeilijk om te denken dat het probleem zich gewoon
gaat verplaatsen. En dat die problemen die er vandaag zijn in die zones dan
misschien twee, drie straten verder zich zullen verplaatsen.
Hetzelfde geldt voor de zone IJzer. Dat is eigenlijk een kleine zone die is
geïdentificeerd, maar natuurlijk, en dat weet u toch ook, meneer de
Burgemeester, zijn de problemen in deze wijk veel groter en veel breder
verspreid dan enkel de zone die u aangeeft.
Bijvoorbeeld ook de Hooikaai, de Arduinkaai, de Handelskaai, de Kalkkaai
etcetera zijn toch wel plaatsen waar er veel drugsoverlast is, waar er bijna
permanent wordt gedeald.
Maar die zones zijn dus niet aangegeven in uw plan. Hetzelfde geldt voor die
laatste zone, de zone Antwerpen. Ook hier is dat een relatief kleine zone die
volgens mij het probleem onvoldoende breed benadert, en ook hierin stel ik mij
de vraag of het probleem zich niet gewoon zal verplaatsen.
En verder zijn er nog vele andere zones, wijken in de Stad die ook geteisterd
worden door drugsdealers, door bendegeweld.
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Bijvoorbeeld aan de Heizel wordt zeer vaak gedeald. In bepaalde buurten in
Neder-over-Heembeek en in Laken is er ook bijna permanente drugsoverlast en
daar lees ik eigenlijk geen woord over, meneer de Burgemeester.
Dus ik vraag mij af hoe het daarmee zit. Hoe het zit met de drugsoverlast in
gebieden die dus niet worden geïdentificeerd in dit plan?
Ik vraag mij ook af welke structurele hervormingen er eigenlijk zijn
afgesproken op het niveau van het Gewest met Rudi Vervoort…
M. le Président.- Monsieur Vanden Borre, il faudrait clôturer. On a déjà
dépassé largement.
De heer Vanden Borre.- … want tot op heden heb ik er niets over vernomen
wat er nu eigenlijk fundamenteel gaat veranderen.
De volgende vraag is in welke mate de politiediensten van Brussel Hoofdstad
samenwerken met de andere zones van Brussel. Er kan natuurlijk alleen maar
een echt antwoord worden geboden als dit probleem integraal wordt benaderd
over heel het grondgebied van dit Gewest.
Maar dus, in welke mate wordt er effectief overleg gepleegd met de andere
zones en in welke mate coördineert het Gewest?
Mijn volgende vraag is wat u doet om de infiltratie van drugsgeld aan te
pakken. We weten allemaal dat drugshandel extreem lucratief is. Maar de enige
manier om daar effectief mee om te gaan is natuurlijk ook verhinderen dat het
drugsgeld zich verder infiltreert in onze samenleving.
Maar zover ik zie, wordt daar in Brussel veel te weinig op gewerkt en wordt
witwaspraktijken veel te weinig aangepakt. Dus kan u mij verduidelijken welke
maatregelen u neemt om het drugsgeld eigenlijk tegen te houden?
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Een volgende vraag heeft betrekking op het Parket. Want het Parket heeft al
gecommuniceerd, meermaals zelfs, dat het drugsfeiten niet langer vervolgt. Dus
als er vaststellingen gebeuren door de politie inzake drugsbezit, worden die
negen op de tien keren door het parket zelfs niet vervolgd.
Zo leidt dat gewoon rechtstreeks tot seponeringen. Vorig jaar, als ik mij niet
vergis, meer dan 7000 rechtstreekse seponeringen.
M. le Président.- Monsieur Vanden Borre, s’il vous plaît, il faudrait clôturer.
Vous avez dépassé de trois minutes, allez-y.
De heer Vanden Borre.- Welke afspraken werden er inmiddels gemaakt met
het Brussels Parket en wat kunnen we daar nu concreet van verwachten?
Er wordt altijd verwezen naar de federale overheid, een regering nota bene waar
de PS ook deel van uitmaakt, waar Ecolo ook deel van uitmaakt, maar die
natuurlijk ook haar deel van de afspraken moet nakomen.
De volgende vraag heeft de steun van de federale politie. Ook hier wordt heel
vaak naar verwezen. De federale politie moet drugs- en bendegeweld in de
eerste plaats aanpakken.
Goed. Maar welke afspraken werden dan concreet gemaakt? En welke
versterking mogen we hier verwachten?
En mijn laatste vraag, meneer de Burgemeester, heeft betrekking op de
spuitruimtes. U weet dat ik daar absoluut geen voorstander van ben. Die spuit
uimtes bestaan nu meer dan een jaar en volgens mij heeft het eigenlijk
fundamenteel niks opgelost in Brussel. En we zien zelfs dat het bendegeweld
enkel escaleert.
Maar ik heb wel de bedenking, de vraag: u hebt een tijd geleden
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gecommuniceerd dat u wil werken aan een noodcentrum voor drugsverslaafden
en dat u daarvoor kijkt naar het ziekenhuis Brugmann. Hoe ver staat u
ondertussen met dit project? Wat zijn de eventueel tussentijdse resultaten?
Hoeveel mensen, drugsverslaafden zijn er effectief op die manier opgenomen
geweest?
Staat dit project ondertussen op poten? Hoe ver staat u?
Ik hoop dat u toch wel een heel aantal antwoorden heeft op deze vragen over dit
bijzonder belangrijk thema.
Mevrouw Debaets.- Het is een beetje een strategie van sommige collega's om
het gras voor de voeten weg te maaien door e tussen te schieten met andere
thema's, maar het zij zo. Het is natuurlijk iets wat ons allemaal wel bezighoudt.
Dat is dan het positieve van het verhaal, dat iedereen voelt dat er wel iets moet
gaan gebeuren in Brussel. En de aanleiding van mijn vraag rond dat thema was
natuurlijk het schietincident, het zoveelste, dat op 19 mei plaatsvond.
En ik weet natuurlijk dat u rond dit incident zelf waarschijnlijk niet heel veel
kunt zeggen, want het Parket volgt dat natuurlijk op, maar ik vroeg mij toch af
of u daar wat meer kunt over vertellen.
Want de Stalingradlaan, Fontainas, ligt niet ver van het Jacques Franckplein,
waar in februari en maart ook al schietincidenten waren. Dat hangt natuurlijk
allemaal samen met dat drugsmilieu en met dat zwaar banditisme. Dus mocht u
daar toch wat meer informatie kunnen over verstrekken, zou dat zeer welkom
zijn.
En een tweede vraag is: welke maatregelen neemt u specifiek met deze zone, los
van wat federaal doet en los van wat het Gewest doet?
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Het is ook wel goed om te weten wat de inspanningen zijn van dit College en
van de zone om dat drugsgeweld een halt toe te roepen. Maar ik denk ook
sensibiliserend naar de burgers, want de mensen hebben schrik. En dat is in alle
buurten van de Stad zo: in populaire wijken, zoals we het noemen, en ook in
wat men vroeger de betere wijken noemde, is er echt grote ongerustheid.
Mensen willen wegtrekken, dat hoor ik vaak. Men zegt: hier wil ik mijn
kinderen niet opvoeden, wij overwegen om Brussel te verlaten. Is daar ook
preventief werk?
Ik neem aan van wel, waarschijnlijk ook op social media om ervoor te zorgen
dat men die zware criminelen preventief kan opsporen enzoverder.
Hoe passen mogelijke maatregelen van de Stad binnen de hotspotstrategie? Ik
denk dat dat een stap was die we eigenlijk al langer hadden kunnen nemen,
maar goed. Het is er dan toch eindelijk van gekomen om verschillende hotspots
te identificeren.
Hoe past het beleid van u en van de zone daarin en bent u persoonlijk betrokken
ook bij die werking van de hotspots?
En tot slot, de buurtcomités. Ik denk dat het ook positief is dat die meer dan
40 comités allemaal aan de alarmbel trekken, dat die ook gehoord worden. In
hoeverre is de Stad in de zone ook daarbij betrokken? Kan u daar al wat eerste
lijnen, wie weet misschien eerste concrete resultaten van kenbaar maken?
Ik dank u.
M. Maimouni.- Désolé, monsieur le Bourgmestre…
(M. Maimouni, ôtant sa veste, dévoile un gillet pare-balles.)
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En 2020, pour être en sécurité dans les rues, il fallait…
M. le Bourgmestre.- Ce n’est pas très comique ce que vous faites… et même
assez lamentable !
M. Maimouni.- Justement, monsieur le Bourgmestre…
M. le Bourgmestre.- Franchement, par respect pour les gens…
M. Maimouni.- Franchement, ayez au moins l’amabilité et la politesse de me
laisser terminer, parce que vous laisser (inaudible) en termes de communication
pour ne pas me laisser finir mes phrases, c’est même votre spécialité !
Merci.
En 2020, pour se « balader » à Bruxelles, il fallait ça :
(M. Maimouni exhibe un masque de protection buccale.)
Voilà ce qu’il fallait pour se balader en sécurité à Bruxelles ! Ça, c’est déjà une
chose. Il y a bien une chose, monsieur le Bourgmestre, c’est qu’en 2020…
Et en 2024, il faut ça. Aujourd’hui, il faut ça : un gilet pare-balle. une trentaine
de fusillades depuis le mois de janvier – une trentaine ! Vous avez bien entendu,
monsieur le Bourgmestre : une trentaine.
Ce qui s’est passé au café El Massirat m’a répugné, m’a dégoûté ! J’ai grandi à
50 mètres de là.
La famille Harouche (?), propriétaire du café, ce sont des amis d’enfance. En
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49 ans, jamais une seule histoire – 49 ans ! Ils me disent : « Mourad, on veut se
casser ! »
Hassan El Bachiri, 28 ans, une balle dans la tête.
On n’est pas à Gaza ; on n’est pas au Darfour ; on n’est pas en Ukraine. On est à
Bruxelles ! Une balle dans la tête… – il était occupé à boire son thé à la
menthe !
J’ai eu sur mes épaules des membres de la famille en pleurs. Ça fait trois jours
que je n’en dors plus.
D’ailleurs, où étiez-vous pour présenter vos condoléances à la famille ; pour
aller voir les commerçants de Stalingrad ? Vous étiez où, monsieur le
Bourgmestre ?
Parce que j’en ai « marre » d’entendre de votre bouche que : « J’assume. »
Chaque fois qu’il y a un problème, que ce soit au niveau de la mobilité, que ce
soit au niveau de la sécurité, j’entends les mots : « J’assume. »
Assumer sa responsabilité ? Présentez d’abord vos excuses vis-à-vis du
manquement que vous avez eu, avant de dire : « J’assume. » Au moins, ayez
l’amabilité, la politesse et la correction de leur dire pardon – parce que vous
avez fauté, monsieur le Bourgmestre !
Je vous ai demandé lors du dernier Conseil communal la ventilation de vos
forces de l’ordre. On parle de sécurité, je suis expert en sécurité. Vous le savez
et vous savez que j’ai toutes les formations. Et il y a une chose qu’on apprend
quand on est dirigeant dans une entreprise de sécurité : c’est la ventilation de ses
effectifs.
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Votre responsabilité, monsieur le Bourgmestre ! Si vous dites systématiquement
que c’est le niveau fédéral qui ne fait pas son travail, eh bien, vous dites que :
« Avec les effectifs que j’ai aujourd’hui en ma possession, je n’accepte pas les
manifestations. Les forces du maintien de l’ordre serviront à garantir la sécurité
de la population. »
C’est de dire aux « bikers », que vous envoyez verbaliser à tout va les
automobilistes : « Déposez vos vélos, marchez à pied et veillez sur la sécurité
des Bruxellois ! »
C’est ce que je vous demande.
Où sont les caméras, monsieur le Bourgmestre ? Juste de simples caméras dans
les quartiers sensibles, c’est tout ce qu’on vous demande. Elles sont où ?
Par contre, pour mettre des caméras ANPR capables à 500 mètres de déterminer
si une mouche est mâle ou femelle, elles sont là, elles sont présentes. Elles sont
où ? Elles sont où, monsieur le Bourgmestre ? C’est ça que je veux entendre !
Hassan El Bachiri, 28 ans ! Ce n’est pas l’attentat qu’il y a eu à « Yser » ; ce
n’est pas des terroristes. Ce sont des « gamins » - des gamins !
Quand vous avez dit au journal télévisé, il y a quelques mois, que : « la peur
devait changer de camp », c’est pour quand, alors, qu’elle doit changer de
camp ?!
Parce que visiblement, quand on a l’audace de se balader avec un scooter, armé,
et de tirer sur des innocents… Et encore : la chance qu’il y a eu, c’est que c’était
l’heure de la prière, car c’est un café qui est fréquenté par énormément de
personnes qui vont boire un café avant d’aller prier.
Le café était vide à 80 %.
Merci de votre réponse.
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M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. Alors, d’abord, pour
M. Bauwens, c’est clair qu’il s’agit d’un dispositif général qui a été discuté avec
la Région et dans lequel les amendes administratives jouent un rôle, mais pas le
rôle principal.
Ces amendes administratives, ça a été longuement discuté avec les collègues
bourgmestres. Je pense qu’elles ont un effet de rappel de la norme. En effet, il y
a des choses sur lesquelles le parquet, parfois parce qu’il a aussi beaucoup
d’affaires à gérer, va vers les sanctions administratives.
Je sais que le PTB n’aime pas les sanctions administratives. Moi, je peux vous
dire qu’il y a beaucoup de gens qui m’interpellent pour dire : « Heureusement
qu’elles sont là. Heureusement qu’elles sont là pour rappeler la norme. »
Alors, elles peuvent être parfois financières, elles peuvent être une médiation,
mais elles sont intéressantes : elles touchent parfois, en effet, des jeunes
auxquels (?) il faut pouvoir rappeler certaines choses.
Et donc oui : c’est un dispositif complémentaire. Ce n’est évidemment pas avec
celui-là que l’on lutte contre toute la problématique du trafic. Mais vous savez,
il n’y a pas une solution sur le trafic, il y en a une multiplicité, de solutions.
Il y a toute l’approche aussi de santé publique, toute l’approche de sécurité,
toute l’approche que nous faisons, et nous essayons vraiment de trouver, avec la
Région et avec les autres zones de police (?), des collaborations sans cesse
renouvelées. Donc, pour répondre précisément sur les sanctions, c’est une partie
du dispositif.
Et pour répondre sur les « hot-spots », il y a un commissaire (je ne sais plus
lequel) qui avait dit ça lors d’une des réunions de sécurité qu’on avait entre la
(?) zone de police et la Région : ce n’est pas une photo, ces hotspots, c’est une
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vidéo. C’est-à-dire qu’il faut vraiment la voir comme quelque chose…
C’est pour ça qu’on a mis des quartiers, pas des rues. Parce qu’on s’est dit : « Si
on met des rues, on va dire juste pas celle-là. » Justement, ça bouge, on en est
bien conscients.
On est conscients, on appelle ça une espèce d’ « effet waterbed ». C’est-à-dire
que vous avez des vagues : quand ça bouge, on est convaincus que, par moment,
ce qui s’est passé sur le square Jacques Franck, à Saint-Gilles, est parfois la
conséquence de ce qu’on a pu faire comme action sur le Midi.
Mais on doit agir ! Il faut agir à tous les niveaux.
Et concernant les collaborations entre les zones de police, je vais vous donner
quelques chiffres. On a entamé un gros travail sur le square Jacques Franck.
Depuis, on s’est mis d’accord avec la zone Midi par rapport à cela, où Polbru
est allé se mettre à leur disposition. Mais rien que sur la porte de Hal, ce n’est
quand même pas rien : c’est plus de 138 arrestations depuis le début de l’année,
dont pas mal de mises à disposition, en bonne collaboration avec le parquet.
Parce que c’est vrai qu’il y avait un comptoir qui était quasiment ouvert là-bas.
Et donc, les différents chiffres – je vais les donner dans quelques minutes – sont
plutôt concluants sur le fait que la police travaille bien. Et moi, je veux dire des
réunions que j’ai encore eues la semaine passée entre les zones de police, la
zone Midi en particulier et la mienne, et le parquet de Bruxelles, fait que tout le
monde est vraiment concerné et « focus » sur ce travail – par rapport à la
drogue : il reste d’autres problèmes, évidemment, d’insécurité, mais par rapport
à la drogue, je dois dire qu’il y a une vraie mobilisation générale.
U heeft te veel vragen, meneer Vanden Borre, en u spreekt veel over de
verschillende kaaien van Brussel. Maar nooit, nooit over de kaaien van de haven
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van Antwerpen!
Maar wie beheert deze haven? Niet Brussel.
U lacht, maar Meneer Vanden Borre, alle drugs, alle drugs komen van
Antwerpen! Het is moeilijk om te horen voor N-VA, maar iedereen weet dat het
de waarheid is.
En geen commentaar van de voorzitter van uw partij. Sorry, ik ben niet kritisch
en ik neem mijn verantwoordelijkheid, maar het is belangrijk dat iedereen ook
zijn eigen verantwoordelijkheid neemt.
Iedereen weet dat de haven van Antwerpen een ramp is voor dit land. Een ramp,
niet op economisch vlak, maar voor de drugshandel. Alle drugs komen van daar,
en iedereen weet het. Ook de voorzitter van uw partij weet dat.
Donc, monsieur Vanden Borre, avant de faire la morale à tout le monde, je ne
me suis jamais réjoui que le port d’Anvers devenait la capitale mondiale du
trafic de cocaïne, mais de venir dire, à un moment donné, que tous les
problèmes sont à Bruxelles, c’est un peu facile !
À l’époque, j’ai même envoyé des policiers pour aider la police d’Anvers.
Aujourd’hui, tout ce qui vient de la drogue, rien ne vient par notre port. Ça
pourrait arriver. Ça pourrait arriver au port de Bruxelles, on est vigilant là-
dessus, mais quand même, arrêtons de dire que le problème est bruxellois !
Et le problème de la violence – et ce n’est pas pour rejeter –, je ne dois pas vous
rappeler les grenades à Anvers ? Je dois vraiment vous en parler.
Donc, aujourd’hui, on a un autre problème : c’est le problème du trafic d’armes.
Aujourd’hui, la police judiciaire fédérale, avec qui j’ai aussi des contacts,
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travaille sur ce trafic d’armes : en effet, on n’a jamais vu autant d’armes dans
les rues. On le dit depuis quelques mois, on le dit depuis quelques semaines, et
nos policiers travaillent. D’ailleurs, j’ai rééquipé l’ensemble de mes policiers de
matériel de protection par rapport à ça. Parce qu’évidemment, ils sont plus
exposés que jamais, mais je peux garantir à la population que la police fait un
merveilleux travail !
Je l’ai dit : en quelques semaines, plus de 140 arrestations, avec des
condamnations, avec des mises à disposition, avec des trafics arrêtés, des
perquisitions qui sont là, des saisies d’argent et de drogue.
Mais, je le redis aussi, tout comme je l’ai dit depuis le début : sans une approche
de santé publique, nous n’y arriverons pas. Et se pose la question de pourquoi
les gens se droguent.
On estime qu’on saisit 10 à 15 % de la drogue – 10 à 15 %, c’est-à-dire
vraiment une petite quantité.
En u weet dat voor het GATE-project, het is ook nu de tweede plaats. Het is
misschien in Molenbeek. Maar er zijn ook veel wijkcomités die dat vragen. Je
kunt ook aan verschillende wijkcomités vragen: wat is de bedoeling?
Moi, je suis surpris aussi par la maturité de pas mal de comités de quartier qui
comprennent que sans approche sociale et de santé publique, on n’arrivera pas à
régler le problème. Et donc aujourd’hui, oui, on y est confrontés plus que
jamais, mais je peux vous dire qu’on ne lâche rien par rapport à ça. Et que donc
par rapport à cet arrêté – c’est un arrêté global –, j’ai expliqué les collaborations
qu’il y avait avec les autres. J’expliquerai structurellement comment nous
sommes allés intervenir sur le territoire de Saint-Gilles et de Forest. La police
de Bruxelles, ce qui est bien la preuve que…
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Parce qu’il y a des gens qui imaginent que la compétence de la police s’arrête
aux frontières de sa zone, ça n’est évidemment pas vrai. Et donc nous
déclenchons des opérations importantes, où il y a l’unité de commandement et
où nous travaillons par rapport à nos enquêteurs. Et je veux vraiment les
remercier pour cette collaboration, y compris avec le parquet.
U spreekt over vervolging door het parket. Het is waar dat een deel misschien
niet vervolgd is, door het parket, maar het is niet mijn verantwoordelijkheid: het
parket is een federale bevoegdheid.
Et nous, on sensibilise. Et je l’ai dit dans un autre dossier : moi, je suis prêt à ce
que certaines choses que le parquet ne poursuit plus – je vais vous les citer : les
vols simples et les coups et blessures sans incapacité de travail –, faisons-en des
amendes administratives.
On sait que ça n’est plus poursuivi et, vous savez quoi ? Je revendique et je
comprends le parquet qui ne poursuit plus : il a autre chose à faire. Qu’on nous
donne cette compétence ; qu’on donne des compétences de contravention. Et
nous allons (?), avec nos services, qui ont aussi la médiation par rapport aux
mineurs, pouvoir travailler sur des amendes ou la médiation. Qu’on sorte tout ça
plus ou moins du Code pénal pour qu’il y ait une effectivité de la sanction, pour
que le parquet puisse se concentrer sur les vraies matières sur lesquelles il doit
travailler, celles qui sont des matières évidemment plus importantes.
Alors, j’en viens à (?) la question de Mme Debaets et M. Maimouni : le
dimanche 19 mai 2024, vers 23h07, plusieurs coups de fusil ont été tirés dans un
café de l’avenue Stalingrad à Bruxelles, causant un blessé et un mort. Trois
suspects ont été arrêtés dans un délai extrêmement bref. Ils ont tous trois été
placés sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction, du chef d’assassinat et de
tentative d’assassinat en tant qu’auteur, co-auteur ou complice.
La Chambre du conseil de Bruxelles a confirmé la détention préventive de deux
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des suspects.
À ce stade de l’enquête, le parquet de Bruxelles ne peut rien confirmer sur les
circonstances précises. Mais à ce stade – je tiens à le dire aussi –, rien ne
montrerait l’implication du café ou d’un fait lié au trafic de drogue. Dans
l’intérêt des victimes et de leurs proches, ainsi que du bon déroulement de
l’instruction, je ne puis donc pas faire d’autres commentaires à ce sujet. Et, vous
le savez, nous sommes dans une matière judiciaire et c’est normal que je ne
commente pas plus.
Nous avons évidemment augmenté la présence policière dans le quartier, en
civil et en uniforme.
J’aimerais aussi mettre en avant un problème qu’on constate de plus en plus, je
l’ai dit, c’est la problématique de la forte augmentation des armes à feu. Des
réunions ont lieu pour l’instant, entre la recherche locale, la police judiciaire
fédérale et le parquet du grand banditisme, et des investissements en moyens et
en personnel pour le personnel de la police fédérale restent plus que nécessaires,
je l’ai dit.
In het kader van de regionale strategie waarvan u spreekt hebben we
verschillende taskforces opgezet. Deze teams combineren gerechtelijke werking
met zichtbare aanwezigheid van de politie in specifieke gebieden, zoals de
Krakeelstraat, Antwerpsesteenweg en IJzer. En ik heb ook de verschillende
cijfers, de recente resultaten van de actie.
- 100 arrestations judiciaires, 38 administratives pour la porte de Hal ;
- 34 arrestations judiciaires et 12 administratives au quartier « Anvers » ;
- 11 arrestations judiciaires et 44 administratives à « Yser » ;
- 5 arrestations judiciaires à « Querelle » ;
- et 2 arrestations judiciaires à « Versailles ».
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Voilà les chiffres que je pouvais vous donner, et les intentions de ce texte qui est
soumis à votre sagacité et à votre vote pour permettre à nos forces de l’ordre
d’en effet poursuivre leur travail dans ces quartiers et y ramener le plus vite
possible la plus grande paisibilité.
Je vous remercie.
M. Bauwens.- Très brièvement, je suis d’accord avec M. le Bourgmestre sur la
critique de qui a déconstruit la police judiciaire, qui a déconstruit la police : je
trouve qu’effectivement, on n’a pas de leçons à prendre de la N-VA ni du MR.
Je trouve que c’est très important dans le débat de la sécurité, que ce n’est pas la
droite qui doit venir faire la morale et dire que c’est eux qui vont protéger les
citoyens contre les drogues, parce qu’en fait, vous aggravez la question avec le
fait qu’on a moins de policiers maintenant qu’avant – donc, à ce niveau-là, on
n’a pas de leçons à prendre, mais vraiment aucune !
Par contre, monsieur le Bourgmestre, au niveau de la Région bruxelloise, je
reste « sur ma soif ». Je trouve que la Région bruxelloise, et avec vous et avec le
ministre-président de la Région, on est toujours à la traîne. Donc j’attends les
nouvelles disant (?) qu’on a des nouveaux policiers qui sont dans les quartiers.
Et on soutient aussi l’appel au niveau du fédéral – où vous êtes aussi – pour (?)
dire qu’on va renforcer la police judiciaire. Parce qu’actuellement,
effectivement, dans ce port qui est géré par un autre bourgmestre, on contrôle un
conteneur sur (?) cent, je crois – 1 % des conteneurs. Donc, rien de plus facile
pour faire rentrer de la drogue.
Et donc, au niveau de suivre les flux d’argent, au lieu de donner une amende
SAC à un petit dealer qui sera remplacé le lendemain par un autre, je suis
vraiment convaincu de ça : la réalité nous le montre, il faut aussi des mesures
pour pouvoir suivre l’argent. C’est comme ça qu’on va prendre (?).
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Et là aussi, je trouve que et vous et la Région avez (?) aussi votre (?) mot à dire
et votre (?) lutte à mener. Donc je suis déçu qu’ici, dans cette capitale du pays,
on doive voter des choses comme des SAC qui vont viser les « petits » dans la
rue et qu’on n’a toujours pas discuté sur comment est-ce qu’on va s’attaquer
aux « grands », parce que sans s’attaquer aux grands, on ne va pas y arriver, on
est tous d’accord là-dessus.
Et donc oui, parce que vous le (?) dites et je trouve que vous avez raison : la
police fait un bon travail. Mais on est en train de sous-investir dans la police, et
au niveau régional et au niveau fédéral.
Et donc, on doit dire : « Donnons à la police, et locale et fédérale, les moyens
pour combattre ce fléau, parce qu’effectivement, on est face à un problème. Et
je trouve qu’ici aussi, vous avez une responsabilité.
De heer Vanden Borre.- Ja, eerst een manifeste leugen rechtzetten van de
collega. Onder de Zweedse regering is er wel massaal geïnvesteerd in
veiligheid. Meer bepaald na de aanslagen in Brussel zijn er enorm veel
middelen gegaan naar veiligheidsdiensten, dus het tegendeel beweren is gewoon
onjuist.
De vaststelling vandaag is, na vijf jaar Vivaldi-beleid, dat het federale beleid
ook een complete ramp was voor Brussel. En dat de Brusselse Vivaldi-ploeg de
chaos enkel erger heeft gemaakt. We hebben gezien hoe de politievakbonden
hebben gereageerd op het federale beleid.
We zijn nog nooit zo kwaad geweest op een federaal beleid. We zijn nog nooit
zo kwaad geweest op een federale minister als deze legislatuur.
We zien ook de asielmigratiechaos waar Brussel helaas het slachtoffer van is.
We zien een federaal budget dat compleet ontspoort, maar tegelijkertijd zien we
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een achterstand die nog nooit zo groot is geweest.
En het aantal illegalen dat in onze straten zwerft is nooit zo groot geweest.
Dit heeft rechtstreeks impact op de daklozenproblematiek die totaal ontspoord
is. Het aantal daklozen is helaas niet meer te tellen in onze Stad en heeft
natuurlijk rechtstreeks helaas ook impact op onze veiligheid.
Armoede, werkloosheid: thema's waar Brussel maar geen vordering in maakt.
En dan natuurlijk, last but not least, veiligheid. Veiligheid moet natuurlijk de
absolute kerntaak zijn van een overheid, maar wordt hier in dit Gewest
compleet genegeerd. Ik herhaal: waar was Rudi Vervoort vijf jaar lang? Waar
was hij!? Waar is hij gebleven?
Ik heb hem wekelijks gevraagd om in te grijpen en hij heeft altijd gebaard alsof
hij het niet kan. Wel, dit is het gevolg van wanbeleid. Dit is het gevolg van
jarenlang stilzitten.
M. le Président.- Monsieur Vanden Borre, on clôture, parce que…
Vous êtes au niveau régional et au niveau fédéral.
On est à la commune, ici.
De heer Vanden Borre.- Er is verwezen naar de haven van Antwerpen. En het
is geen geheim dat daar de cocaïne binnenkomt. Bart de Wever, burgemeester en
voorzitter van N-VA erkent dat probleem. Hij is naar Zuid-Amerika gegaan,
heeft meermaals geprobeerd met de federale regering oplossingen te vinden,
maar krijgt helaas steevast nul op het rekest. Hij moet het zelf oplossen.
En hij probeert dat ook. Hij heeft een plan, een stroomplan waarvan experts van
over heel de lijn eigenlijk wel erkennen dat die aanpak werkt.
Ik heb gevraagd aan Rudi Vervoort om ook zo'n plan in Brussel in te voeren. Hij
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zegt: 'Ik kan dat niet.' Mijn antwoord is: hij wil dat niet.
U wil hier precies geen structurele oplossingen in dit Gewest, daarvoor zal een
andere meerderheid nodig zijn. De PS kan het niet. Die spuitruimte is natuurlijk
geen oplossing. Dat is een doekje voor het bloeden, maar we moeten vaststellen
dat de problemen enkel groter zijn geworden.
Ik stel me daar dan de vraag bij of die spuitruimtes het probleem niet enkel
groter hebben gemaakt, en vooral door de gedoogzone errond. Een
gedoogzone!? Er is of er zijn gedoogzones in Brussel waar drugsbezit niet
wordt bestraft! Enerzijds een gedoogbeleid willen voeren en anderzijds
drugshandel bestraffen…
Dat gaat gewoon niet! Dat werkt niet! Het is chaos. En iedereen erkent dat,
buiten u.
Dus de vaststelling is: niemand weet precies nog hoe het nu verder moet. Ik
denk niet dat die aanpak nu met die hotspots eigenlijk een fundamentele
oplossing is.
Er moet hervormd worden. Ik kan dan nog geloven, meneer de Burgemeester,
dat u dat eigenlijk ook wilt. Ik denk wel dat u eigenlijk diep vanbinnen wel
erkent dat Brussel het op deze manier niet meer aan kan. Maar alstublieft, zorg
binnen uw partij voor een draagvlak voor hervorming.
Enkel hervormingen gaan dit probleem kunnen aanpakken. Want op deze
manier lukt het gewoon niet.
Mevrouw Debaets.- Dank je wel. Ik heb een tweetal elementen, als het mag, en
het eerste is puur praktisch. De cijfers die u genoemd heeft: dat ging zo snel, ik
heb die niet kunnen noteren.
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Mocht u die misschien via uw kabinet als antwoord op mijn vraag bezorgen,
dank u wel?
Een tweede element is, en daar deel ik uw mening wel: ik geloof ook sterk in
die administratieve boetes, omdat ik denk dat er in Brussel te lang een klimaat
heeft geheerst van grijze zones. En iemand zei mij een tijd geleden nog dat in
Brussel alles kan en mag.
En ik denk dat het belangrijk is om duidelijk te maken aan de bevolking dat niet
alles hier zo maar kan en mag, en dat ook kleinere vergijpen voortaan gewoon
degelijk opgevolgd en bestraft worden. Ik ben daar dus zeker voorstander van.
Ik heb ook heel wat van die wijkcomités ontmoet, en ik hoor ook dat een aantal
van die mensen inderdaad voorstander of op zijn minst het idee niet ongenegen
is om drugsgebruikersruimtes te krijgen.
En ik snap wel waar dat komt. Die mensen willen natuurlijk niet met dat
druggebruik dat nu openlijk op straat en in de metro's gebeurt geconfronteerd
worden. Al zeker niet als men daar met zijn kinderen passeert, of 's avonds laat
als vrouw alleen passeert.
Mijn punt van kritiek kunt u: u lost daar ten gronde het probleem niet mee op.
Ik ben in Luik geweest, ik ben in Luxemburg geweest. Mocht u dat nog niet
gedaan hebben, ga dat eens bezoeken.
Het is waar dat de druggebruikers tijdelijk van de straat zijn en psychosociale en
medische hulp krijgen, maar de vraag is of men mensen fundamenteel helpt
door druggebruik te faciliteren en door ze een naald in de arm te laten steken.
Je helpt mensen daar fundamenteel niet mee en bovendien zijn ze ook niet van
straat, meneer de Burgemeester. Wat ik in Luxemburg, maar ook in Luik gezien
heb, is dat die mensen gebruiken in dat centrum, maar nadien als zombies op
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straat rondlopen.
U bouwt hier geen residentieel centrum, dat is een centrum waar mensen
kunnen gebruiken en nadien als zombies de straten in Brussel onveilig maken.
Wie helpt u daar dan mee?
En tot slot: verwijten vliegen hier door de kamer, van Zweeds naar Vivaldi en
Annelies Verlinden. Samenwerken is de oplossing, en Brussel moet zijn
verantwoordelijkheid nemen.
Ik erken dat u doet wat binnen uw bevoegdheden ligt, denk ik. Maar we mogen
ook niet blind zijn voor het feit dat het Brussels Gewest de coördinatie van het
veiligheidsbeleid gekregen heeft in de zesde staatshervorming en daar niets mee
gedaan heeft.
De enige manier om uit die veiligheidscrisis te geraken is om niet met allerlei
bloempotten naar elkaar te gaan gooien, maar met iedereen rond tafel te gaan
zitten en de neuzen in dezelfde richting te krijgen, over de partijgrenzen heen.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre. C’est déjà la deuxième fois que je
vous demande la ventilation des effectifs de police, dont je n’ai pas la réponse.
Je vois ici des SAC. Donc, on donne à des délinquants des SAC, donc des
amendes à payer, ce qui va les pousser à aller voler, commettre d’autres
infractions, davantage pour rembourser et payer ces SAC.
D’ailleurs, j’apprends à travers certaines personnes que les SAC ne suivent pas.
Ça c’est déjà une chose.
Je vous ai posé une question concernant Stalingrad. En sept ans de maïorat,
vous avez rencontré, de mémoire, dix-sept ou dix-huit fois les commerçants de
Stalingrad pour un résultat escompté. C’est le résultat aujourd’hui proche de
zéro. Dix-huit fois en sept ans, vous les avez rencontrés – et je pense que j’ai
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assisté à cinq de ces rencontres (?).
J’ai grandi dans ce quartier. Il y a un peu plus de quinze jours, je déposais mon
fils au cours d’arabe et j’ai intercepté un voleur occupé à agresser un gentil
monsieur à Neder-over-Heembeek – c’est moi-même qui ai dû l’intercepter !
J’ai parlé avec les forces de police, qui me disent : « Monsieur, on nous envoie
dans des missions, nous on veut faire des choses. »
J’ai dit : « Mais pourquoi vous n’êtes pas sur le terrain ? » La réponse (?) :
« C’est le chef qui nous dit de rester au bureau ; c’est le chef qui nous dit de
faire ça. On écoute les politiques, c’est ce qu’ils nous disent. »
Donc, les effectifs, je ne dis pas qu’ils sont là en suffisance, mais croyez-moi
qu’il est largement possible de faire mieux. Vous décentralisez vos forces de
police ailleurs. C’est comme si j’étais à découvert, qu’on me demandait de
l’argent à prêter et que je le donnais. C’est aussi simple. Est-ce que c’est
responsable, quelqu’un qui est à découvert, de prêter de l’argent, d’aider les
autres ?
Je ne vous reproche pas d’aider les autres, d’aider les communes avoisinantes,
mais on a besoin de s’aider soi-même avant de pouvoir aider les autres.
Des caméras… Vous faites des SAC ? Cet argent, il va où ? On ne pourrait pas
installer des caméras à la place des caméras ANPR pour verbaliser des
personnes qui veulent parfois (?) juste aller travailler, déposer leur enfant à
l’école ou au sport ?
Est-ce qu’on ne pourrait pas avoir des caméras ANPR à « Stalingrad »,
« Anneessens », au quartier « Chicago », dans les Marolles, aux « Cinq blocs »,
à « Versailles » ? Ce n’est pas possible ?
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On trouve des caméras haute définition à partir de 99 € – je ne vais pas citer le
nom des magasins, mais à partir de 99 € ! Les caméras que vous avez mises à
« Lemonnier », elles fonctionnent en 3G : c’est comme si je vous demandais
d’envoyer un mail avec une machine à écrire… Vous êtes sérieux ?
Vous n’avez même pas répondu, monsieur le Bourgmestre, à mes questions. J’ai
entendu l’un de vos collègues me traiter de populiste. Populiste de quoi ? Je ne
suis en campagne de rien : tout ce que je veux, c’est pouvoir me balader
tranquille !
Ma grand-mère habite à 150 mètres de là où il y a eu cette fusillade. J’ai grandi
à 50 mètres, j’ai joué au foot en dessous du pont de la rue de la Fontaine. La
famille Harouche (?), propriétaire du café depuis 49 ans, n’a jamais eu un seul
procès-verbal en 49 ans. On se retrouve à fusiller leur façade, un innocent s’est
ramassé une balle dans la tête.
Je vous demande juste, monsieur le Bourgmestre, quels sont concrètement les
plans d’action, pas de me sortir des statistiques. Vous savez, comme disait
Churchill : « Les statistiques, je ne les crois que quand c’est moi qui les ai
truquées. »
Vous savez, des policiers, vous savez ce qu’ils me disent ? « Aujourd’hui,
attaque « stups ». On va choper dix gamins dans le parc avec des joints et dans
la notification, on met « stup », ça fait monter les statistiques. »
Ce sont des policiers qui me le disent, ce ne sont pas des rumeurs de couloir.
Donc, je vous demande, monsieur le Bourgmestre : qu’est-ce qu’on fait ?
Merci bien.
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Point 17 - Punt 17
M. Weytsman.- Oui, je vous remercie, monsieur le Président. Le point 17
concerne un accord de principe entre la Ville et le gouvernement flamand
concernant le Théâtre américain.
On a déjà eu un court échange, on avait d’ailleurs évoqué un débat un peu plus
long au moment de cet accord de principe. Donc, en gros, « la Ville essaye » –
ce sont les termes utilisés – d’acquérir la propriété du Théâtre américain et puis
elle le met directement à (?) disposition de la communauté flamande.
Alors, je trouve que c’est une bonne chose d’avoir aussi un centre culturel
flamand, donc si le gouvernement et la communauté flamande veulent aller y
investir, c’est une excellente chose.
Mais je ne saisis pas les raisons pour lesquelles la Ville doit être propriétaire (?)
de ce bâtiment. Je n’en vois vraiment pas l’intérêt, parce que c’est de nouveau à
charge des contribuables et je n’ai pas une vue claire sur le coût que ça va
engendrer pour les contribuables de la Ville de Bruxelles.
Je vous remercie.
De heer Vanden Borre.- Dit is natuurlijk een heel ander debat dan het
voorgaande. Ik zou de Burgemeester en het College wel in deze willen
feliciteren om toch nog voor de verkiezingen in dit dossier een nieuwe
belangrijke stap te hebben gezet. Ik weet dat het heel lang heeft geduurd voordat
er een akkoord was met de Regie der Gebouwen.
Dat had misschien allemaal wel wat sneller mogen gebeuren, aangezien dat er
eigenlijk, voor zover ik dat dossier heb gevolgd, principieel weinig bezwaren
waren. Het was eigenlijk vooral wachten op een praktische overeenkomst om
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dat te kunnen finaliseren.
Maar ik ben nu toch tevreden dat die er is gekomen, dat de Stad het eigendom
overneemt en onmiddellijk ook dit akkoord heeft gesloten met de Vlaamse
Gemeenschap, dat is een goede zaak.
Ik lees ook, of ik hoor ook, dat er nu een studie in uitvoering is om verder te
bepalen wat de concrete mogelijkheden zijn om dit gebouw eigenlijk een
toekomst te geven, zowel naar invulling toe, welke partners daarbij betrokken
kunnen worden, maar ook architecturaal, wat er eventueel mogelijk is in deze
zone, in dit gebied.
En dan vroeg ik mij af welke rol u daarbij speelt, het College, of bij de
vormgeving van die studie? Of u daar ook een taak in opneemt of niet?
En dan een laatste bedenking: eens het studiewerk is afgerond, zal er natuurlijk
een ontwerpfase beginnen, en veel hangt af van wat de toekomst kan bieden
voor dit gebouw.
Welke vergunning zal er effectief worden toegekend?
Dat is natuurlijk moeilijk om op vooruit te lopen, maar ik zou de Stad willen
aansporen om zich ook daar constructief in te willen opstellen. Dan kunnen we
hopelijk een volgende legislatuur effectief grote vooruitgang maken en het
dossier snel tot een bouwfase vorderen.
En ik denk dat er heel veel Brusselaars, Vlamingen daar echt wel baat bij
kunnen hebben om dit gebouw opnieuw een mooie toekomst te geven.
Mevrouw Debaets.- Ja, een beetje in dezelfde teneur, toen ik daarnet zei dat
samenwerken eigenlijk de enige weg is om vooruitgang te boeken: ik denk dat
dit hier een geslaagd voorbeeld is. Ik heb het nog eens opgezocht. Ik denk dat
de eerste vraag die ik u hierover gesteld heb in 2012 was. Dat dossier zat toen
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eigenlijk wat vast in een ingewikkeld staatkundig kluwen tussen de Regie der
Gebouwen die het beheerde, federaal als eigenaar, en de AB die er destijds iets
mee zou doen samen met de Stad.
Enfin, dat ligt gelukkig allemaal achter ons toen vrijdag aangekondigd werd dat
de Stad en de Vlaamse Gemeenschap inderdaad, zoals collega Vanden Borre
zei, de krachten bundelen.
Dus ik wou gewoon maar zeggen dat samenwerken over grenzen,
gewestgrenzen en over taalgrenzen enzoverder wel degelijk kan, als er goede
wil is. En ik denk dat dat een project is dat ons als Hoofdstad ten goede komt,
want het is een architecturale parel, een van de overblijfselen van de Expo '58.
Maar ik denk dat het ook een plek kan worden, een bruisend cultuurcentrum
waarvan de uitstraling tot ver over de grenzen van Brussel zal reiken. Want er
zullen ook heel veel mensen uit Vlaanderen en hopelijk ook uit Wallonië naar
daar trekken.
Dus ik denk dat het een mooie samenwerking is, en meer van dat.
M. le Bourgmestre.- Merci, monsieur le Président. D’abord, je veux aussi
remercier le ministre Michel, parce que c’est vrai qu’on a mis (?) la Régie des
bâtiments, ce (?) qui a permis aussi de débloquer le dossier.
Ik bedank ook de twee ministers die de bevoegdheden hebben in de Vlaamse
Overheid, meneer Jambon en meneer Dalle. Maar eerst en vooral: het is waar
dat wat er is gebeurd met de federale regie zo belangrijk is.
Pourquoi la Ville ? Parce que la Ville a utilisé une technique d’expropriation qui
a permis d’accélérer un processus, puisque ça fait douze ans qu’on « chipote » –
si vous me permettez l’expression – sur ce dossier. Puisque ça fait douze ans,
juste après le départ de la VRT, souvenez-vous, on l’a occupé avec Brussels
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Expo. On a essayé de le reprendre, ça n’a pas été possible.
Et c’est peut-être un signal fort que je voudrais donner aussi au niveau fédéral :
je pense qu’il y a une série de bâtiments dont le gouvernement fédéral ne va
jamais faire grand-chose.
Je pense évidemment à la Tour japonaise, au Pavillon chinois ou à ce que nous
venons de réussir avec les musées royaux, avec la tour de la porte de Hal – bon,
là, c’est les musées royaux, mais de l’ouvrir au patrimoine immatériel, où en
réfléchissant à l’affectation, on débloque le dossier.
C’est aussi important de pouvoir se dire qu’il y a quelques bâtiments historiques
qui mériteraient de faire ça, donc si la Ville est utilisée, c’est un peu le modèle,
sans que ce soit tout à fait la même histoire, mais qu’on a voulu utiliser sur le
Koninklijke Vlaamse Schouwburg (KVS), par exemple. Moi, j’avoue que c’est
ce qui m’a inspiré.
Nous sommes propriétaires, alors nous sommes plus actifs, puisque là, dans le
KVS, on avait largement participé à la rénovation.
Pour l’instant, a priori, ce sera un bail emphytéotique, pas une concession. C’est
ce que nous passons aujourd’hui avec l’autorité flamande, qui va faire qu’elle
va prendre en charge la rénovation.
Het is waar dat het Amerikaans Theater een speciale plaats heeft in de
herinnering van de Vlamingen. Meer dan de Franstalige. De studio van de VRT,
de Droomfabriek, vele dingen…
Dat is niet zo bekend voor het Franstalige deel van onze Hoofdstad in het
algemeen.
En het is waar ook dat de wil van de Vlaamse Overheid zo sterk is om daar iets
mee te doen. Het is erfgoed, zoals het Atomium, van de Expo '58. En voor mij
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en mevrouw Maes is het belangrijk om een nieuwe bestemming voor dit
gebouw te vinden.
De samenwerking, en u heeft erover gesproken, de samenwerking tussen de
Vlaamse Overheid en de Hoofdstad is voor mij echt belangrijk. Tonen dat we
meer kunnen doen, samen.
Cultuur is zo belangrijk voor iedereen, en in het bijzonder op deze plaats, het
toont ook de multiculturaliteit van onze Hoofdstad, en in die multiculturaliteit
heeft de Vlaamse cultuur, de Nederlandse cultuur een bijzondere plaats.
Het is voor mij en mevrouw Maes en voor meneer Dalle en meneer Jambon zo
belangrijk om dit bewijs aan de bevolking te geven.
Voilà ce que je pense qui est tout dans ce dossier qui est un dossier symbolique,
qui va prendre du temps, mais c’est vrai que c’est un bâtiment remarquable et
que je vous jure qu’au bout de douze ans, oui : on est content d’avoir trouvé une
solution, assez discrètement, pas en parlant tout le temps, parce que chaque fois
– et ça, c’est une leçon que nous devons retenir –, c’est toujours très facile de
faire rater un dossier, mais c’est très difficile de le faire réussir.
Et dans ce dossier, il y a eu des personnes, des politiques, mais aussi en dessous,
qui ont voulu faire réussir ce dossier, qu’enfin, on puisse enclencher quelque
chose.
J’espère que dans la rénovation, on va continuer dans cet état d’esprit, parce que
c’est une bonne chose pour tout le monde et je pense qu’on a su mettre en place
des choses intéressantes pour tous et que ce sera en effet un dossier qui montre
que, quand on veut collaborer ensemble, on peut réussir de (?) belles choses, en
tout cas.
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Je vous donne rendez-vous dans cinq ou six ans, parce que ce sera quand même
un long débat sur les permis : même s’il n’est pas sur la liste officielle des
bâtiments protégés, c’est un bâtiment quand même symbolique.
Fin de l’année, on devrait avoir les différentes études, mais maintenant on passe
le relais à l’autorité flamande pour faire ces différentes choses – mais on a dit
qu’on continuerait à être à leurs côtés, parce qu’on veut que le projet réussisse.
De prijs is 3,9 miljoen. Het is in de begroting, het is 3,9 miljoen voor de
federale regering. Maar de prijzen voor de verbouwing… Enkele miljoenen.
M. Weytsman.- Je vous remercie. D’abord, sur le montage et la difficulté et
l’affectation, vous avez raison à 200 %.
Je me permets quand même d’ouvrir une parenthèse : c’est ce que nous, nous
venons de faire au gouvernement fédéral sur l’affectation du Pavillon chinois,
mais ça a été vraiment très compliqué, parce que le « péché originel » – en tout
cas, c’est un point de vue politique, c’est celui de M. Dermine d’avoir décidé de
retirer les musées royaux du Pavillon chinois.
Et après on s’est demandé : « Que va-t-on faire ? » Et donc le gouvernement
fédéral, tous ensemble, on a dû trouver un système assez complexe d’asbl et
avec un partenariat public-privé, tel que proposé. Et donc moi, je crois
sincèrement qu’on doit maintenir ce type de musées ou de services aussi
importants dans le nord de Bruxelles.
Ça, c’est pour fermer la parenthèse sur le fait que oui, effectivement, on doit
essayer de trouver des affectations, mais ce n’est pas toujours évident.
Deuxièmement (?), je vous avoue que je n’ai pas compris : pourquoi est-ce que
la Ville doit acheter ce bâtiment pour cela ? Parce que la communauté flamande
a plus de moyens que nous, c’est une excellente chose qu’elle investisse. Elle
aurait pu tout à fait racheter le bâtiment au gouvernement fédéral et puis investir
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les moyens nécessaires.
Honnêtement, j’avoue bien volontiers que je n’ai pas l’historique des douze
années, puisque vous avez dit que ça a été assez compliqué. Mais en quoi c’était
compliqué de la part du gouvernement flamand d’acheter le bâtiment, de le
rénover et puis d’y mettre les services qu’il souhaite faire et qui venaient
complémenter les services, éventuellement, de la Communauté française sur le
territoire de la Région bruxelloise.
Et je suis très favorable à ce que ces services puissent être offerts aux
néerlandophones de Bruxelles comme aux francophones de Bruxelles.
Mais je ne saisis pas, parce que 3,9 millions d’euros, a priori, c’est dans le
budget, mais je n’ai pas vu la partie budgétaire. J’ai lu la convention, mais c’est
3,9 millions à charge des contribuables de la Ville de Bruxelles.
Pourquoi, en fait ?
M. le Bourgmestre.- Pour sauver un patrimoine de l’Expo ’58.
M. Weytsman.- Mais pourquoi est-ce que la Communauté flamande ne pouvait
pas le faire ?
M. le Bourgmestre.- Vous n’avez pas envie que je vous réponde, aujourd’hui !
Parce qu’il fallait passer par une proposition d’expropriation, sur conseil de la
Régie des bâtiments, pour accélérer le processus qui aurait pris beaucoup plus
de temps – et ça faisait déjà douze ans qu’on traînait – et qu’en plus, je vous ai
expliqué le modèle du KVS.
Moi, je trouve important que nous soyons impliqués dans ce processus et que
même s’il y a un bail emphytéotique avec la Flandre, ça nous permet en tout cas
de continuer à rester dans ce dialogue.
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Et c’était aussi important, peut-être moins pour vous, de montrer que la capitale
Bruxelles, qui est aussi la capitale de la Flandre, veut des partenariats solides
avec la Vlaams Gemeenschap et veut montrer que dans un bâtiment iconique
pour l’identité flamande, parce que c’est vrai que c’étaient les studios de la
VRT, au-delà du Théâtre américain (qui n’est d’ailleurs qu’une partie du
Pavillon américain de 1958), nous voulions nous (?) montrer dans ce bâtiment
– avec un symbole très fort, nous voulions nous investir réellement avec nos
services culturels, donc Mme Houba, et les services culturels néerlandophones
avec Mme Maes ; que nous sommes prêts à démontrer que nous avons passé…
Je pense qu’il y a quinze ans, ça n’aurait pas été possible, parce que les guerres
communautaires auraient fait qu’on aurait dit non.
Vous vous souvenez quand même de la « saga » – je dois vous la (?)
rappeler ? – du cinéma Palace ? C’était quand même un « truc » (pour les plus
anciens : l’ex-Kladaradash (?), pour ceux qui s’en souviennent). C’était une
saga, comme ça, complètement « dingue », où tout le monde surenchérissait !
Ici, on a voulu montrer une maturité entre le fédéral, sa capitale et la Flandre.
Moi, je trouve que c’est très vertueux, et donc nous voulions jouer un rôle pour
montrer la positivité de cela.
Et oui, ça coûte au contribuable, évidemment, mais c’est quand même un
Pavillon, un des vestiges de l’Expo ’58 (?).
C’est le même raisonnement qui a fait que pendant 50 ans, on n’a pas voulu
rénover l’Atomium : ce n’est qu’en 2004 qu’on a déclenché la rénovation.
C’était…
M. Weytsman.- (Inaudible) pas parti à la Ville de Bruxelles. C’était une
décision de la Ville de Bruxelles.
Ici, moi, je suis très, très favorable à ces partenariats, mais je peux faire des
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partenariats avec la Communauté flamande, qui n’a (rire)…
M. le Bourgmestre.- Sans mettre de moyens ? C’est (?) difficile, ça…
M. Weytsman.- … qui est dans un bâtiment…
Pourquoi est-ce que c’est difficile ?! Honnêtement, je ne comprends pas.
M. le Bourgmestre.- Eh bien, citez-moi un partenariat sans moyens.
M. Weytsman.- Je ne suis pas obligé d’être le bailleur ou de posséder un
bâtiment que pour faire un partenariat avec la Communauté flamande, la
Communauté française ou d’autres Communautés !
M. le Bourgmestre.- Je vais vous donner un autre partenariat : le fait de mettre
les cultures immatérielles de Bruxelles en avant. Le Meyboom, l’Ommegang,
les Kuulkappers, tout cela. L’ordre des Manneken-Pis, les Arbalétriers, l’accord
qu’on a fait avec le ministre Dermine sur la porte de Hal – qui est quand même
un « truc » important, puisqu’on est en train de travailler aussi avec Mme
Persoons, ça se (?) poursuit dans la reconnaissance du patrimoine mondial
immatériel, notamment avec Toone qui était aussi présent.
L’échevine de la culture Houba participe : ce n’est pas gratuit, on met un budget
par rapport à ça.
Donc, quand on décide de s’impliquer dans un projet, le soutien moral,
objectivement, ça a ses limites. Ici, on intervient pour aider les musées royaux à
activer la porte de Hal, donc oui : on a consacré des moyens.
C’était un choix politique, de nouveau, vous avez raison. Nous l’assumons et je
pense que ça a été plutôt bien pris par beaucoup de personnes, mais c’est un
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choix du Collège, en effet.
De heer Vanden Borre.- Ik sluit mij aan bij de woorden van de Burgemeester
als hij het belang benadrukt van die goede band tussen Brussel als Hoofdstad en
natuurlijk ook een Hoofdstad van Vlaanderen. En dat we samen door projecten
aan te gaan elkaars meerwaarde kunnen erkennen, dat we stappen vooruit
kunnen zetten.
En ik apprecieer dat, ik denk dat het klopt wat de Burgemeester ook zegt, dat er
in een niet zo ver verleden Burgemeesters van de Stad Brussel weigerden om
bijvoorbeeld op 11 juli aanwezig te zijn om daar te speechen, en dat is vandaag
niet meer het geval.
De Burgemeester doet dat en dat wordt ook geapprecieerd en ik denk dat dit
dossier, het Amerikaans Theater, dus hopelijk verder die goede banden die
noodzakelijk zijn voor beide instellingen, overheden ook in de toekomst zal
kunnen bestendigen.
Point 18 - Punt 18
M. Weytsman.- Oui. Monsieur le Bourgmestre, c’est une question assez
directe : je me suis renseigné auprès de la fédération (?) pour essayer de
comprendre – la fédération (?) me dit qu’il n’y a pas de nouvelle taxe, mais j’ai
essayé de comprendre la raison pour laquelle on passait aujourd’hui avec ces
additionnels.
Je pensais que ces additionnels étaient forfaitisés, et que, de facto, nous
recevions un subside et pas ces additionnels. Je ne me souvenais plus, d’ailleurs
– pour être tout à fait transparent, je n’ai pas eu l’occasion de faire cette
vérification –, que ces additionnels ne passaient plus, tout simplement, mais que
le subside passait. Et là, je ne sais pas pourquoi. Premièrement.
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Deuxièmement, 4.384 € (?) (je le fais de mémoire), mais on me dit que c’est le
même montant. Or dans les annexes, par exemple, des additionnels (je le fais de
nouveau de mémoire, parce que je connais quasiment tous les additionnels), je
n’ai jamais vu ce nombre de 4.384.
Donc :
1. Quel est le contexte ?
2. Est-ce que vous pouvez me rassurer sur le fait qu’on n’augmente pas
aujourd’hui ?
En tout cas nous, puisque si je comprends bien, par contre, la Région
bruxelloise a augmenté de 25 % les taxes sur les établissements d’hébergement
touristique à partir de 2025.
M. le Bourgmestre.- Donc, c’est le même montant. C’est un mécanisme où
nous, nous recevons après une rétrocession forfaitaire. Il faudra un jour la
revoir, parce que c’est souvent la même, mais reconnaissons que pendant la
crise du covid-19, la Région a continué à la verser alors que les hôtels étaient
fermés.
Donc, ici, c’est Bruxelles Fiscalité qui nous a demandé de passer avant le
30 juin avec ce règlement, ce que nous faisons, mais c’est le même montant.
M. Weytsman.- Mais c’est une erreur ou je ne me souviens plus avoir vu des
règlements ? Ce règlement de taxes, pour ce point-là, ne passe pas chaque
année.
Il passe chaque année ?
M. le Bourgmestre.- Oui (?), chaque année.
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M. Weytsman.- Ah, ils passent chaque année ? Même avec un mécanisme
(inaudible)...
M. le Bourgmestre.- Oui, c’est un mécanisme additionnel. Et nous, on reçoit en
fait…
M. Weytsman.- Je pensais que c’était lié au fait qu’on était passés de 4 à 5 € sur
ces établissements, qu’il y avait une augmentation et que, de facto, ça avait des
répercussions sur le niveau communal.
M. le Bourgmestre.- Non, c’est le même montant.
M. Weytsman.- Parfait. Très bien, je vous remercie.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 24 - Punt 24
M. Bauwens.- J’étais un peu pris au dépourvu, mais est-ce que vous pouvez
expliquer ce point ? Il s’agit d’une application pour une mise en carte ou je ne
sais pas quoi, pour la mobilité de Bruxelles.
Vous pouvez peut-être expliquer ? Parce que je n’ai pas très bien su comprendre
l’explication.
Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça va fonctionner comment ?
C’est quoi le but ? Etc.
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M. Wauters.- Oui, très rapidement, c’est simplement pour avoir plus
d’informations (et je n’ai pas eu l’occasion de venir à la section).
C’est concernant tout le trafic, c’est ça ? Les 40.000 €, avec la TVA de 21 %
comprise – soit 120.000 €, puisque c’est un marché qui est aussi reconductible.
Je voulais simplement que vous expliquiez l’application, l’étude des flux des
trafics. C’est où exactement ?
Ça m’intéresse de savoir ça – et pas que moi, à mon avis. Si effectivement
toutes ces données sont accessibles – évidemment pas nominatives, mais sont
accessibles quelque part dans une banque de données. Et je me faisais la
réflexion, en voyant ce point-là, et c’est pour ça que je prends la parole ici.
Je trouve ça bien – je ne vais pas employer le mot « chouette » ! –, je trouve ça
« sympa » de se dire qu’on va un peu étudier tous les flux de trafic et je me dis :
« Pourquoi est-ce qu’on met la charrue après les bœufs ? »
Est-ce qu’on n’aurait pas pu faire ça avant ?
Peut-être que vous allez me dire qu’on l’a quand même déjà fait avant. C’est
pour ça que je pose la question.
Merci.
M. Maimouni.- La question est toute simple : concernant ce point-là, vu que
techniquement – et soi-disant –, le plan Good Move est toujours « à l’essai »
jusqu’à preuve du contraire, jusqu’à « votre » contraire, je voulais savoir à quoi
servait cette application, dans un premier temps.
Et est-ce qu’on a les ressources économiques et financières nécessaires pour
pouvoir faire des expériences – avec de l’argent qu’on n’a pas ?
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M. Dhondt, échevin.- Merci beaucoup de poser cette question. Ici, il s’agit d’un
marché qu’on relance, parce que le marché actuel est à la fin. Et donc ici, c’est
un outil.
Je pense que c’est au moins la deuxième ou même la troisième fois qu’on le
relance et ça aide vraiment le service de mobilité de faire des analyses d’origine,
de destination et de temps de trajet.
C’est ce qu’on utilise dans le cadre de différentes interventions de mobilité, ça
permet au service d’avoir une meilleure vue sur ce qui se passe, comment les
flux de trafic se concrétisent, et donc, on peut alors utiliser des « data ». C’est
toujours une estimation, mais des data, des providers – Proximus, par exemple,
ou TomTom, par exemple.
Et donc sur la base de ça, ça aide vraiment pour mieux préparer les décisions
éventuelles prises par le Collège.
Je ne sais pas si c’est assez ?
M. Wauters.- Ça existait déjà ?
M. Dhondt, échevin.- Donc, ça existait déjà. Et donc ici, on doit relancer le
marché. Ça sera la troisième fois.
M. Bauwens.- Si vous dites que ça a déjà été fait (parce que je n’avais pas
compris ça), est-ce qu’on pourrait aussi accéder au bilan que vous avez fait des
fois précédentes ?
Parce que c’est quand même intéressant de savoir quelles leçons vous tirez.
Il y a plein de discussions ou plein de données qui peuvent être intéressantes :
automobilistes, cyclistes, piétons, quelle fréquence, quelle a été l’évolution…
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Je suppose ou j’espère que les mêmes rues ont été faites, et alors on peut peut-
être déjà faire des comparaisons.
Est-ce que ces données sont aussi accessibles, et à nous et au public, pour
pouvoir juger nous aussi toute la mobilité à Bruxelles ?
C’est quand même un débat important.
M. Wauters.- Oui, donc, M. Bauwens m’a devancé : c’est effectivement la
question que je me suis posée au moment de votre réponse, monsieur l’échevin.
Vous n’avez pas dit la géographie, quel espace est concerné. Ça, vous ne l’avez
pas précisé et je trouve important de le dire.
Et pour tout ce qui concerne les données dont il a parlé (?), y a-t-il (?) une sorte
de bilan, pour (?) voir comment ça a fonctionné ?
Moi, je trouve ça (?) important, mais c’est un peu le sens de beaucoup de mes
questions.
À un moment donné, cette mobilité, nous la vivons tous les jours en tant que
Bruxellois. C’est normal d’avoir un lieu, un endroit, un site, quelque chose où
on puisse savoir ce qu’il en est, où ça s’est fait et quels sont les résultats, tout en
restant évidemment dans la règle de la loi. Mais je pense que ces analyses de
données sont aussi intéressantes pour des gens comme – vous avez cité des
noms, on ne peut pas citer… –, « des gens qui nous guident », on va dire, par
des applications.
Mais je pense que les citoyens, oui, ont le droit de savoir. Et donc merci si vous
pouvez donner cette information.
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M. Maimouni.- Une petite question, parce que j’apprends aussi que,
visiblement, c’est pour la troisième fois.
Au Conseil communal, en novembre 2023, quand je vous ai interpellé
concernant le plan Good Move, pour avoir des données factuelles concernant la
situation, vous nous avez dit que vous n’en aviez pas.
Quand j’ai demandé des données factuelles sur le plan Good Move, vous avez
répondu ici, à Ce conseil communal, que vous n’en aviez pas !
Et deuxièmement, ces données-là existent et on peut les retrouver. Vous pouvez
les demander à Google Plan, Waze, TomTom, Garmin…
Pourquoi, mis à part peut-être pour (?) tronquer ou décontextualiser des infos et
des données, pourquoi ne pas tout simplement les demander à ces organismes-
là ? Ils existent, ils les ont déjà.
Pourquoi on gaspille de l’argent, vu que ces données existent ?!
Merci.
M. Dhondt, échevin.- Ce n’est pas parce qu’il y a des données qu’il y a des
informations utiles. Donc, ici, c’est un « tool » qui est à la disposition du service
de mobilité pour faire des analyses.
Effectivement, quand vous vous posez la question, oui, qu’est-ce qu’on a fait
avec ce tool ? Je peux vous donner alors les « diagnoses » qui ont été faits dans
le cadre de certains projets.
Je pense que ça, on peut y revenir pour vous montrer l’analyse faite sur base de
ce tool-ci. Ce tool, c’est toujours utilisé aussi à côté d’autres tools : on a les
moyens de comptage, aussi, dans le cadre d’un (?) marché qui ne passe pas ici,
par exemple.
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On a différents outils pour mieux analyser, monitorer comment la mobilité se
passe dans certains quartiers ou sur le territoire.
C’est pour l’ensemble du territoire de la Ville de Bruxelles et dans le cadre
d’une analyse spécifique, et quand un diagnose est demandé par le Collège au
service, c’est dans ce cadre-là que le service de mobilité écrit des rapports.
Et donc, une fois qu’un rapport est validé par le Collège, je peux vous envoyer
alors le rapport qui est fait, entre autres sur base de ce tool ici, qu’on demande
au Conseil de marché de valider.
M. Maimouni.- Oui, une petite question – mais en plus, j’ai oublié un autre
facteur : les opérateurs téléphoniques comme Proximus et autres, d’abord (?),
peuvent les communiquer. On peut (?) savoir exactement qui marche à pied, qui
est en voiture, qui est en vélo, qui en trottinette… en fonction de la vitesse.
Ces données existent, parce que vous utilisez ces données pour avoir le nombre
de visiteurs au marché de Noël, par exemple. Ces données sont consultables.
Ça, c’est déjà « de un ».
Et vous n’avez pas répondu aussi à la question la plus importante, me
concernant.
Toutes les questions sont importantes, mais pourquoi, quand je vous ai interrogé
au mois de novembre pour avoir ces données-là, vous m’avez répondu
ouvertement que vous ne les aviez pas ?
M. Wauters.- Oui, donc, merci pour vos réponses. Si j’ai bien compris, c’est
toute la Ville de Bruxelles, mais c’est en fonction de projets que vous avez, etc.
Très bien. Du coup, ça répond à ma question sur la géographie.
Vous dites : « D’accord, on peut l’envoyer. » Non, seulement oui, d’accord,
mais envoyez-le nous !
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Mais ce qui m’intéresse aussi, c’est que ce soit accessible quelque part : donc
sur le site de la Ville, dans un onglet, quelque chose où on rassemble tous les
dossiers particuliers que vous avez étudiés.
Parce que, pour moi, un des meilleurs experts, au-delà de « Tool » (je ne
connais pas les sociétés qui font ça) (rire), mais c’est aussi les gens qui sont
utilisateurs de la Ville tous les jours, et je pense qu’on les met très, très souvent
sur le côté, et on a tort !
M. Maimouni.- Excusez-moi, mais mis à part si j’ai la maladie
d’Alzheimer (?), ou quoi, je n’ai vraiment pas l’impression que vous avez
répondu à ma question !
Elle est simple : pourquoi, tout simplement, vous avez dit dans ce Conseil
communal que vous n’aviez pas de données alors qu’aujourd’hui, vous venez
d’affirmer que vous les avez eues deux fois, voire trois ?
(...)
Point 26 - Punt 26
Mme Buggenhout.- Merci, monsieur le Président. Je suppose que c’est pour
Mme Jellab ? En fait, ici, ça concerne la vidange des poubelles publiques, donc
un marché de 165.000 € par an.
D’abord, je voulais savoir si c’est un nouveau marché qui est créé, ce qui ne
serait peut-être effectivement pas un luxe quand on voit les poubelles qui
débordent.
Et puis, je voulais savoir, donc, qu’est-ce qu’on entend par « hyper-centre » et
ça représente combien de poubelles ? Et quelle serait la fréquence ?
Parce que le souci, c’est effectivement de les voir déborder parce qu’on ne les
vide pas assez régulièrement.
Page 110 sur 188 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 27/05/2024
Mme Jellab, échevine.- Oui, merci, madame la conseillère, pour votre question.
Et donc, en effet, dans l’hyper-centre, le service propreté dispose d’équipes de
balayeurs qui procèdent à la vidange des poubelles publiques en fin d’après-
midi et jusqu’en début de soirée : jusqu’à à peu près 19h-19h30.
Régulièrement, les poubelles de l’hyper-centre, zone « Unesco » (?) et zone
piétonne, se remplissent néanmoins très rapidement, de sorte que certaines
d’entre elles débordent entre 20h et 22h – ce qui occasionne évidemment des
plaintes des riverains, et puis ça ne renvoie pas spécialement une belle image de
notre ville.
Alors ce marché comprend dès lors toutes les prestations en vue de la vidange
des poubelles de l’hyper-centre de la Ville de Bruxelles.
Alors, « à la grosse louche », c’est la Grand-Place et toutes les rues autour, place
De Brouckère, une grosse partie du boulevard (?) Anspach, autour de Saint-
Géry, la rue et la place Sainte-Catherine, le quai au Bois à Brûler.
Et donc, ce marché comprend dès lors toutes les prestations en vue de la
vidange des poubelles en soirée et du transport, évidemment, et du
déchargement de ces déchets collectés. On parle de 160 poubelles, ce qui
comprend et ce qu’on appelle les « poubelles intelligentes » et les poubelles
classiques vertes.
Alors oui, on a un peu séparé dans ce marché la période de faible affluence et la
période de grande affluence, par exemple les Plaisirs d’hiver – on a quand
même 4 millions de personnes qui sont ici au centre-ville. On a proposé d’avoir
des collectes une fois.
Il faut savoir que les balayeurs vident à plusieurs reprises, ici au centre-ville,
dès que les poubelles (?) sont remplies, par jour. Et donc ici, l’idée, ce serait
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vraiment de les vider une fois par jour, donc les jours de faible affluence, du
jeudi au dimanche certains mois de l’année comme janvier, février, mars, avril,
octobre et novembre, et les périodes de forte affluence une fois par jour du lundi
au dimanche. Et là, on pense plutôt à mai, juin, juillet, août, septembre et
décembre.
Mme Buggenhout.- D’accord. Eh bien, je vous remercie, mais vous ne m’avez
pas dit : c’est un nouveau contrat, ça n’existait pas ?
(…)
D’accord, donc c’est pour lutter contre…
C’est une bonne idée. Je vous félicite !
Mme Jellab, échevine.- Merci madame.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Maingain
Dossiers van dhr. schepen Maingain
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin El Ktibi
Dossiers van dhr. schepen El Ktibi
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van dhr. schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 90- Punt 90
Compte 2023 de la Régie foncière des propriétés communales
M. le Président.- Est-ce qu’il y a un exposé de Mme l’échevine ?
(…)
Non. On a fait une section réunie juste avant le Conseil communal, où on a pu
poser les questions.
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur le compte 2023 de
la Régie foncière.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adopté.
Point 94 - Punt 94
M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, c’est juste
pour bien comprendre le point 94 : on parle quand même de construction d’une
partie de nonante maisons qui sont construites sur (?) commande, si je
comprends bien, de la Régie foncière, par un projet public-privé.
Vous pouvez peut-être expliquer un peu plus ?
Il s’agit, si je comprends bien, de nonante maisons. Quels type de logements ?
De combien de chambres ? Pour quels types de familles ?
À combien (?) le loyer sera fixé (?) ? Est-ce que ce sera un loyer « Régie » ?
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Est-ce que ce sera un loyer social ou à affinité sociale, comme on dit toujours,
des nuances très importantes ?
On parle d’un budget d’environ 35-40 millions d’euros. Est-ce que ça veut dire
qu’après, c’est l’engagement de la Ville, d’acheter (?) toutes ces maisons ?
Est-ce que ça devient alors propriété de la Régie ?
C’est pour bien comprendre la finalité des maisons qui vont être construites sur
ce terrain-là, madame l’échevine.
Merci beaucoup.
Mme Mutyebele, échevine.- J’étais déjà passée au Conseil communal avec ce
projet d’Euroveiling.
Effectivement, on construit neuf logements. Euroveiling est propriétaire du
terrain concerné.
L’échange qu’on a fait avec Euroveiling, c’est qu’on nous permet de développer
du logement et de développer ce projet « hyper-qualitatif » avec nonante
logements. Et Euroveiling… nous, on construit pour eux le logement et leur
surface commerciale et ils vont récupérer les 2.000 m2 de surface à destination
économique. Et nous, eh bien, nous gardons le logement.
Pour la typologie des logements, je ne pense pas qu’on l’ait déjà. C’est trop tôt,
que ce soit pour la typologie des logements ou bien même que ce soit pour les
loyers qui seront pratiqués.
On est encore trop tôt, mais ce sera du logement public communal aux loyers
qui seront soumis à votre vote d’ici quelques années.
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Et donc nous, nous gardons nos logements et Euroveiling, eux, reprennent leurs
2.000 m2 de surface commerciale économique.
Donc voilà.
M. Bauwens.- Mais ça veut dire que dans le contrat, ça veut dire que la Ville
paye aussi pour la construction d’Euroveiling ? Pour les espaces commerciaux ?
C’est pour comprendre un peu « le quoi du comment » du problème.
Mme Mutyebele, échevine.- C’est leur terrain. Le terrain ne nous appartient
pas. Donc le « deal » qu’on a fait avec eux, c’est de dire que (?) nous, on
construit nos logements publics.
L’opération a consisté en fait à ce que (?) nous, nous construisons nos logements
et leurs commerces et à la fin du chantier, les logements sont à nous et les
commerces sont à eux – en gros.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 109 - Punt 109
M. Wauters.- Oui. Une question un peu rapide, madame Maes : il y avait eu cet
accident rue François Vekemans, et donc une série de maisons qui étaient
abîmées – enfin bon… bref. Et je me souviens qu’on a posé des questions ici, au
Conseil communal, notamment sur le contexte, sur l’accessibilité… voilà.
Et en fait, en voyant ce point passer, je me suis dit : « Je vais vous poser la
question. » – il faut que je la (?) retrouve, parce que j’ai tellement écrit de
Page 116 sur 188 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 27/05/2024
choses sur ma feuille !
Est-ce que, justement, par rapport à la situation globale – je ne parle pas de la
reconstruction, et donc démolition, reconstruction d’un bâtiment de la Ville –, il
y avait aussi d’autres bâtiments qui avaient subi des dommages, probablement,
et j’aurais voulu savoir si on avait eu des retours des assureurs.
Est-ce que la Ville, d’une certaine manière, s’était portée… je ne vais pas dire
« garante », mais peut-être « intermédiaire » ? Ou, en tout cas, pour (?) mettre
les choses en place ?
Et Bruxelles Mobilité ? Parce que n’oublions pas que, quand même, c’est un
problème qui vient de là.
Et donc, pour vous faire un petit peu le point de ce qu’il en est, pourquoi est-ce
que je pose cette question ? Parce que, effectivement, s’il est normal que la Ville
de Bruxelles agisse sur ses biens et sur ce qui lui appartient, il est aussi
important qu’elle soit attentive à ceux qui sont à côté, qui sont des Bruxelloises
et des Bruxellois (?).
Voilà.
Mme Maes, échevine.- Merci beaucoup. Donc, en fait, il ne s’agit pas de biens
de la Ville de Bruxelles. Il s’agit bien…
(…)
Non, c’est la maison privée. Et la raison…
M. Wauters.- Ah ? Moi, j’étais persuadé que c’était la Régie ! Je vous regardais
tous les deux pour avoir un acquiescement… (Rire.)
D’accord, mais c’est important.
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Oui ?
Mme Maes, échevine.- Non, non. Et la raison pour laquelle la Ville a pris en
charge automatiquement – presque automatiquement et très rapidement – la
déconstruction et la sécurisation de ce bâtiment qui avait été complètement ou
partiellement abîmé et détruit, c’est parce que la situation était dangereuse pour
les voisins et pour la voie publique et que, bien entendu, vous comprenez bien
qu’avant qu’il y ait la procédure judiciaire et la procédure chez les assureurs,
que ça dure plus longtemps que la nécessité de sécuriser l’endroit.
Et donc, ce que la Ville a fait, c’est qu’elle a pris l’initiative de prendre la main
dans la déconstruction et la sécurisation de ce chantier-là. Et puis, par après, on
ira chercher les coûts chez les responsables. Mais donc, là, c’est juste chez
l’assurance… et voilà.
M. Wauters.- Merci pour cette précision. Écoutez, j’ai dû lire en biais. Je ne
sais pas pourquoi j’ai pensé que c’était un bâtiment de la Région ou de la
Ville… enfin bon, bref…
Mme Maes, échevine.- En fait, la Ville a pris sa responsabilité (rire).
M. Wauters.- D’accord. Très, très bien. Mais du coup, conséquemment à ça –
mais je l’ai dit dans mon introduction –, notamment les autres voisins qui ont
été impactés, pas aussi violemment, évidemment, mais enfin quand même
impactés, vont être accompagnés par la Ville ?
Est-ce qu’on met quelque chose en place, notamment via les assureurs ?
Et j’ai parlé tout à l’heure de Bruxelles Mobilité, qui peut aussi être en
responsabilité par rapport à ça.
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Mme Maes, échevine.- Non. On a juste agi dans le but de protéger et d’avoir la
sécurité publique qui était en ordre.
En ce qui concerne les autres bâtiments qui ne sont pas en danger d’être
complètement déstabilisés, là, c’est une question pour les assurances. Bien
entendu, si…
M. Wauters.- Et ce lien-là, vous ne pouvez pas l’aider ? Par rapport aux privés
qui, j’ai envie de dire : qui ont besoin, parfois, d’un « coup de main », parfois
d’utiliser les bons termes, parfois d’être conseillés ?
Mme Maes, échevine.- Honnêtement, je ne vois pas tout de suite. Mais bien
entendu, on peut toujours poser des questions ouvertes à la Ville.
Mais là, non : c’était vraiment dans le contexte de la sécurité publique que la
Ville a agi.
M. Wauters.- Eh bien, la question est posée, en tout cas.
Merci.
Point 114 - Punt 114
M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Juste pour compréhension, le
point 112 n’est pas au vote, hein ? Si je lis bien, on prend ça « pour
information », donc on ne vote pas pour le point 12 – heu… 112 !
Oui, pardon, désolé : il commence à être tard, apparemment, dans ma tête…
Mais j’ai quand même une question sur le point 114, ça oui.
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Si je lis le plan, c’est un plan général avec les principes avec lesquels on peut
tous être d’accord au niveau d’avoir une ville plus propre, avec un air plus
propre. Je le trouve un peu vague de temps à autre, si je peux me permettre la
remarque.
Par exemple, on parle d’un point qu’on soutient à fond, c’est de transformer des
immeubles de bureaux vacants, la réduction de 25 % de la vacance immobilière,
etc. Mais je ne vois pas très bien non plus, de vrais points d’action ou de vrais
points dans lesquels on dit : « Bon, on va faire une politique telle, pour avoir des
résultats. »
Parce que bon, il faut… Des bâtiments vacants, il y en a depuis longtemps,
donc je suis très content que ces points soient dedans, mais je ne les trouve pas
assez concrets. Ce n’est pas ça qui me heurte, c’est qu’il y a un point au niveau
de l’impact de bruit qui, je trouve, est du coup lié à la low emission zone (LEZ),
parce qu’ici, on parle quand même d’avoir un recours aux véhicules plus
silencieux et avec une disparition programmée des véhicules thermiques. Tandis
que moi, je pensais aussi que le PS disait maintenant qu’on veut un moratoire et
qu’on ne va pas maintenant mettre une date quand les gens vont être obligés
d’acheter une voiture électrique.
Et donc je trouve ça bizarre que ça reste quand même dans ce texte, tandis que
des parties de la majorité se prononcent quand même plus critiques. Mon parti
aussi.
C’est de ne pas obliger maintenant la norme (?) Euro 5, c’est de ne pas obliger
maintenant les gens qui ont encore une ancienne ou une vieille voiture, mais qui
roule encore, mais qui n’ont pas l’argent pour en (?) acheter une nouvelle.
Et donc, ça se retrouve quand même dans le texte, et donc à ce niveau-là, je
trouve ça assez dangereux et problématique. Et c’est un des points pour lesquels
on va devoir s’abstenir, sur ce plan pour lequel on a quand même un cœur
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favorable, mais on ne peut pas non plus dire maintenant qu’on (?) va mettre une
date.
Nous, on dit : « Tant que les voitures électriques sont tellement chères, on ne
peut pas obliger les gens à faire ça, tant qu’il n’y a pas les alternatives au niveau
des transports en commun, etc., on ne peut pas voter un texte pareil. »
Donc, je trouve ça étonnant que ça reste dans ce texte et puis voilà. Ça, c’est la
critique essentielle.
Puis, au niveau de l’air (?) et au niveau d’utiliser moins d’énergie, je trouve que
ce plan doit quand même mentionner toute la politique d’isolation et comment
est-ce qu’on peut résoudre ça d’une façon plus collective et moins
individualiste, tel que c’est actuellement le cas.
Donc voilà, ça, c’est des problématiques assez larges, mais quand même
importantes.
Mme Maes, échevine.- Merci beaucoup monsieur Bauwens – we hadden dit
eigenlijk ook in het Nederlands kunnen doen, mais ce n’est pas grave (rire).
En ce qui concerne…
M. Bauwens.- Ik ben, by the way, officieel een franstalige.
Mme Maes, échevine.- Ah, je m’excuse (rire).
En ce qui concerne l’aspect vague du plan communal de développement durable
(PCDD), je ne suis pas complètement d’accord avec vous, parce que, bien
entendu, dans la structure du document, on commence avec des ambitions, mais
si vous suivez la structure du document, vous voyez que c’est een trechter (?),
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où les ambitions sont très grandes, et puis on les définit par quartier avec des
actions quand même assez concrètes.
En ce qui concerne, par exemple, le dernier exemple que vous donnez, en ce qui
concerne toutes les choses qu’on pourrait faire pour améliorer l’isolation de
bâtiments aussi bien publics que privés, là ça va dans le très concret.
Alors, j’entends votre remarque. Je trouve juste dommage, parce qu’en fait c’est
la deuxième fois que ce plan passe ici au Conseil communal, et entre les deux
moments où c’est passé au Conseil communal, il y avait une enquête publique
où tout le monde est le bienvenu pour faire des remarques qu’on aurait pu
prendre en compte.
En ce qui concerne la remarque de la LEZ, elle ne faisait pas partie des
remarques qu’on a eues aussi bien du public, dans le cadre de l’enquête
publique, que par exemple de nos communes limitrophes qui ont aussi
– certaines d’entre elles – fait des remarques.
Et n’oublions pas que le Plan communal de développement durable (PCDD) est
un plan avec un horizon à 2050. Donc ce n’est pas un plan qui dit que l’année
prochaine, il ne peut pas y avoir de voitures qui ne sont pas électriques. Ce n’est
pas ce qui est mis dans ce plan-là. C’est un horizon 2050, mais on ne vous
cachera pas que c’est un horizon qu’on veut atteindre – non seulement nous,
mais également au niveau de la Région, parce que ces plans communaux de
développement durable sont une obligation pour les 19 communes, qui nous est
demandée par la Région. Et on n’en est pas fâchés, d’ailleurs !
Et de plus, ce n’est pas la première fois que ces ambitions climatiques ont été
proposées et acceptées ici, parce qu’on a eu déjà le même horizon et les mêmes
idées qui sont passées via le Plan climat.
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M. Bauwens.- Je pense qu’il est trop tôt pour (?) dire maintenant à quel
moment est-ce que les voitures électriques vont être abordables. Donc, on est en
faveur d’utiliser les voitures électriques, évidemment, mais pas des voitures
électriques qui coûtent le prix que presque personne ne peut acheter !
Si on voit maintenant en Flandre, où on doit donner des primes pour acheter
(inaudible), ce n’est pas vers ça qu’on veut aller. Et on voit aussi quelle classe
de gens achète les voitures électriques et donc, ça veut dire qu’en fait, pour un
Bruxellois moyen, actuellement, ce n’est pas accessible.
Et donc, on ne peut pas approuver un plan qui dit qu’à telle date on va tous
devoir passer à une voiture électrique. C’est juste impossible !
Dat gaat niet, het is onmogelijk om dat goed te keuren.
Mme Maes, échevine.- 2050, dat is 26 jaar van nu. Valt wel mee. Als het tegen
dan niet lukt dan zitten we allemaal in de problemen.
Als we tegen 2026 onze fossiele brandstoffen niet kunnen gebruiken, dan
hebben we allemaal een heel groot probleem.
M. Bauwens.- Mais je répète que ce n’est pas ça que je dis. On parle d’un débat
de mobilité qui a été ici introduit dans le texte, mais auquel le texte ne répond
pas.
Moi je veux bien avoir le débat global où je vais soutenir le fait que oui, il faut
arrêter les voitures thermiques, mais il faut des alternatives. Et les alternatives
sont de moins…
(Commentaire de M. Hellings.)
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Oui, je suis désolé !
M. Hellings, échevin.- Monsieur Bauwens, si vous voulez une solution
technique et ultra-rapide, une très grosse voiture électrique va être inaugurée en
septembre à Neder-over-Heembeek : elle s’appelle « le tram 10 ».
M. Bauwens.- Je veux bien mener le débat, monsieur Hellings, mais c’est le
seul nouveau tram que vous avez fait en cinq ans !
(Colloques.)
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Motions - Moties
Voorstel van motie ingediend door de fracties PS, Ecolo-Groen, Défi,
Vooruit en N-VA betreffende het aanpakken van geluidshinder gecreëerd
door rodeodrivers.
De heer Vanden Borre.- Misschien even verduidelijken. Er bestaat een beetje
onduidelijkheid bij de collega's, maar het is wel degelijk zo dat ik die motie een
aantal weken geleden heb ingediend en toen is de vraag gekomen vanuit de
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meerderheid om eventueel het voorstel samen te bekijken, te amenderen om tot
een gedeelde gemeenschappelijke motie te komen.
Ik heb toegezegd en toen is er ook wel een vergaderverzoek uitgestuurd naar
alle fracties om aanwezig te zijn om te amenderen om samen aan deze motie te
werken. Want ik denk dat het echt wel een probleem is waar we het ten gronde
allemaal over eens zijn: de overlast die wordt veroorzaakt door zogenaamde
knalpotterreur.
Dat wil zeggen auto's of motoren of gemotoriseerd vervoer dat ofwel opgevoerd
is, ofwel op een manier de knalpot heeft gewijzigd om zoveel mogelijk lawaai
te produceren. En dat brengt bijzonder veel overlast met zich mee in onze Stad,
dag en nacht.
Dat zorgt voor zeer veel bijkomende stress voor veel Brusselaars, dat zorgt voor
gebroken nachtrust, dat zorgt vaak ook voor een overdreven gevaarlijk rijgedrag
in onze straten.
Met andere woorden: dat is echt iets waar hard moet tegen worden opgetreden.
En dat is dus de bedoeling van deze motie, om deze problemen opnieuw onder
de aandacht te brengen van het College, van de Gemeenteraad, van de
Brusselaar en om er tegen op te treden.
Ik erken wel dat er vanuit de meerderheid een aantal stappen zijn gezet, meer
bepaald in de zone rond het Heizelplateau. Die wordt daarin misschien wel het
hardste getroffen omdat die ook bekend staat onder veel mensen binnen en
buiten Brussel die naar die plek komen om te verzamelen en daar met hun
opgevoerde wagens veel lawaai te maken, feestjes te bouwen, soms drugs te
verhandelen en dergelijke meer.
Kortom: het is echt een zone waar het probleem zeer extreme vormen aanneemt.
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En dan is het ook terecht dat die buurtcomités en buurtbewoners aan de
alarmbel trekken, helaas ook al gedurende lange tijd.
Maar de bedoeling van de motie is ook om te tonen dat we echt wel bezig zijn
met deze bezorgdheden en dat ook vanuit de oppositie dus voorstellen worden
gedaan om hier harder tegen op te treden.
Ik verwijs ook naar het gegeven dat is ingevoerd in Brussel, maar ook in andere
steden reeds langer bestaat: auto's kunnen in beslag worden genomen wanneer
er extreem gevaarlijk wordt gereden.
Er zijn echter ook nog andere manieren ter beschikking van het Stadsbestuur,
van de Burgemeester en van de politie om hard op te treden tegen wegpiraten.
Maar dus concreet, voor die geluidsoverlast – het staat ook beschreven in de
motie – zijn er twee manieren om op te treden. De geluidsnormen die van
toepassing zijn voor alle voertuigen daar te controleren. Dat is een manier die
ook wordt gehandhaafd.
Maar een tweede manier – en daarop willen we eigenlijk verder werken – is de
geluidsradar invoeren. Er zijn een aantal andere steden, bijvoorbeeld Gent, –
maar ook steden in het buitenland, en Antwerpen werkt eraan – die hebben
ingevoerd dat geluidradars worden geïnstalleerd om specifiek op een locatie
geluidsoverlast te meten en onmiddellijk ook te kunnen overgaan tot eventuele
bestraffing.
Maar daarvoor is er wel nog een akkoord nodig van het Gewest en dat vraagt
dus een motie om zo snel mogelijk deze regelgeving tot stand te brengen.
Misschien een kleine b mol die ik toch plaats bij de motie is dat het wel een
oproep is van de meerderheid in Brussel Stad die eigenlijk een
spiegelmeerderheid is van de meerderheid in het Gewest. Dat zijn eigenlijk
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dezelfde partijen, maar toch zijn het eigenlijk de partijen die vragen aan het
Gewest om dus eindelijk op te treden om werk te maken van die regelgeving
zodat we het probleem nog beter dan vandaag het geval is kunnen aanpakken.
Maar ik dank wel de collega's om het voorstel te steunen, om amendementen in
te dienen, en hopelijk kan het – wie weet – unaniem worden goedgekeurd.
Dank je wel.
Mevrouw Stoops.- Ja dank u wel, meneer de Voorzitter, en dank u, collega's,
om het over geluidsvervuiling te hebben.
Geluidsoverlast is een onderwerp waar echt veel Brusselaars letterlijk van
wakker liggen. En dat kan verschillende oorzaken hebben, maar het wegverkeer
is er alvast een belangrijke van: knalpotten, overdreven hard optrekken, onnodig
claxonneren, ander asociaal rijgedrag.
Al deze bronnen van geluidshinder hebben een niet te onderschatten impact op
onze gezondheid. Het is één op één met gezondheid en dat weten vele mensen
nog niet. Denk aan hart- en vaatziekten, slapeloosheid, concentratieproblemen,
obesitas, chronische stress.
En we weten bovendien ook dat de maatschappelijke kost van geluidsoverlast
erg groot is. Allemaal redenen waarom ik dit onderwerp in het Gewest ook hoog
op die politieke agenda heb geplaatst.
Et selon une étude de ULB, 70 % de la population de la Région bruxelloise est
exposée à un trafic routier dont les niveaux sonores sont supérieurs à ceux
recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Il est donc grand temps d’agir ! Et avec la « Ville 30 » et la LEZ, nous avons
déjà mis en place des mesures qui contribueront à réduire fortement le bruit du
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trafic routier.
Mais d’autres actions sont nécessaires et au niveau régional, nous avons
organisé une commission délibérative sur les nuisances sonores avec
45 Bruxellois tirés au sort, et les parlementaires de la commission
environnement.
Ils ont produit 22 recommandations très pertinentes et notre groupe est
également très désireux de s’atteler aux recommandations qui peuvent être
traduites au niveau communal.
Stap per stap en gericht op die lokale problematieken – en een hele belangrijke
is die van de verkeersveiligheid en de geluidsterreur door de rodeodrivers op het
Heizelplateau. Studies in andere landen tonen aan dat 5000 overtredingen te
herleiden zijn naar 100 overtreders.
Dus als we die kunnen aanpakken, brengen we veel rust voor zeer veel
Brusselaars.
De Stad heeft de afgelopen jaren inderdaad al vele maatregelen uitgewerkt. Er is
twee kilometer wegen op de Dikke Lindenlaan aan beide kanten van de
Eeuwfeestlaan gevormd tot voetgangerszone. Er zijn fysieke obstakels geplaatst
ter hoogte van u-turns en de rotonde aan Baron Steens om dat rondjesrijden te
bemoeilijken.
Berlijnse kussens zijn er geplaatst op de Eeuwfeestlaan en op de Sobieskilaan.
Tijdelijke sluiting van de Eeuwfeestlaan tijdens weekenden in de
zomermaanden, continue interventies van de politie met administratieve
inbeslagnames van voertuigen en overtredingen.
En er staan nog andere acties in de stijgers, want het probleem is nog steeds niet
opgelost. Er komen rotsblokken op de busparking van de Centenaire, ter hoogte
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van het frietkot, om de busparkeerplaatsen van elkaar te scheiden. De
betonblokken ter hoogte van Tennisclub Prime Rose in de Dikke Lindenlaan
worden verplaatst om ervoor te zorgen dat er enkel in-en-uitverkeer naar die
parking kan.
Er komen verkeersremmers op de Atomiumlaan en een sluiting van de
Eeuwfeestlaan aan de kant van het Belgiëplein gedurende alle zomerweekends.
Maar om nog verder te willen gaan, en alle mogelijkheden te willen uitputten
– want die aanhoudende geluidsoverlast is echt ook heel uitputtend voor die
vele bewoners in de wijken rondom het Atomium – willen we nu ook deze
motie voorstellen.
En ce qui concerne le knalpot (inaudible), deux nouvelles voies d’attaque sont
possibles :
D’une part, la réglementation existante fixe des normes de bruit que tout
véhicule motorisé doit respecter. Bruxelles Mobilité a entamé une coopération
avec la police pour arrêter les motos bruyantes dans les rues de Bruxelles.
Un premier contrôle du bruit est déjà effectué sur place avec notre corps de
police et ça, c’était à la (?) place Poelaert, le 30 avril.
Et, d’autre part, on devrait pouvoir utiliser les radars de bruit pour mesurer les
pics de bruit et les verbaliser en conséquence.
Plusieurs villes, mais aussi vraiment à l’étranger, testent actuellement des radars
de bruit, car tous y voient une opportunité de réduire le bruit pour les riverains
et de protéger leur santé.
Pour la Région Bruxelloise, Bruxelles Environnement a lancé un projet pilote
dans le cadre duquel des radars de bruit ont été installés, et le premier résultat
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montre que les véhicules plus bruyants peuvent être détectés.
Il s’agit généralement des motos.
Cependant, les radars utilisés ne disposent pas actuellement d’un certificat de
conformité. Celui-ci est nécessaire pour utiliser les radars d’une manière légale
et verbaliser les contrevenants.
Une fois les radars homologués, des réglementations régionales pourront être
élaborées. Et pour les homologuer, om die homologaties te krijgen, is dat
eigenlijk iets dat niet enkel hier moet gebeuren in het Brussels Gewest.
Ook andere steden wachten daar nog op. Dus ik denk dat we daar allemaal
samen aan moeten werken. Het is niet enkel het Brussels Gewest, maar het is
echt overal dat ze nog aan het werken zijn aan die homologatie, GDPR-gewijs.
Dus, om het kort te zeggen, we dringen aan bij het Gewest op een snelle
homologering van die geluidsradars, om een gewestelijke regelgeving over het
geluid van gemotoriseerde voertuigen op te maken, en dan vervolgens in
samenwerking met het Gewest deze geluidsradars te testen op het
Heizelplateau.
En we vragen zeker om die samenwerking tussen Bruxelles Mobilité, de politie
en de technische keuringscentra zeker verder te zetten. Lawaai is een stille
doder en raakt te veel Brusselaars, dus we blijven hiervoor strijden.
Dank u wel.
Mme Nagy.- Merci, monsieur le Président. C’est une question assez importante
qui est abordée ici : nous, les citadins, sommes (?) entourés d’une quantité de
bruit qui rend la vie urbaine assez difficile et qui a des conséquences sur notre
santé, sur la qualité de vie en ville, et beaucoup de personnes qui quittent la ville
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vont mettre en évidence le fait que le bruit est probablement un des facteurs
principaux qui va les amener à ce choix.
Et par ailleurs, beaucoup de nos concitoyens vivent les expériences des rodéos
et des véhicules particulièrement bruyants parce qu’on traficote leur pot
d’échappement et c’est juste infernal !
Je crois que chacun qui a pu entendre des témoignages de ceux qui subissent ces
nuisances ne peut être qu’extrêmement attentif à la question.
Je remercie donc les différents collègues qui se sont réunis et qui ont accepté de
déposer et de voter la motion qui vous est soumise aujourd’hui au Conseil. La
vision, ici – je pense qu’on peut la souligner –, c’est qu’il y a effectivement une
volonté au niveau communal et on l’exprime ici.
On l’exprime aussi par le fait que la police exerce ces contrôles, mais
effectivement, il faut une coopération avec la Région.
Et cette coopération avec la Région, elle est essentielle et c’est pour cela, sans
hésitation, que l’on s’adresse à la Région bruxelloise, parce que c’est elle qui est
compétente pour homologuer les radars sonores qui sont déjà mis en œuvre par
Bruxelles Environnement.
C’est aussi à la Région d’élaborer un règlement régional sur ces véhicules, et
c’est ensuite la collaboration avec la Région pour tester ces radars sonores sur le
plateau du Heysel, notamment, où cette nuisance est particulièrement présente.
La période est bonne, d’ailleurs, je pense, pour adresser cela à la Région, et je
crois que le Conseil communal, s’il arrive à s’exprimer à nouveau avec une
majorité et à mettre sur la table le fait (?) que c’est une préoccupation des
habitants et des habitantes de la Ville de Bruxelles, peut faire avancer cette
question et nous donner les outils pour combattre cette nuisance importante.
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Je dois mentionner également que ce n’est pas que la santé et la tranquillité,
c’est aussi la sécurité qui est en jeu ici, et donc, ce sont les raisons, en plus de
celles exprimées par mes collègues précédemment, qui ont amené le groupe
DéFI à soutenir et à cosigner cette proposition de (?) motion que je vous invite
vraiment, tous et toutes, à voter pour donner un signal clair aux habitants et aux
habitantes par rapport au fait (?) qu’on est préoccupés par cette question et
qu’on essaye de trouver les bonnes réponses au bon niveau de pouvoir.
Merci pour votre attention.
Discussion conjointe
M. Wauters.- Merci, monsieur le Président. La dernière phrase de Mme Nagy,
c’est pour (?) dire de poser les bonnes questions au bon niveau de pouvoir et
c’est ce qui m’a le plus interpellé. Je n’étais pas du tout interpellé par le fait
qu’un représentant de l’opposition – en l’occurrence, mon collègue de
la N-VA – dépose cette proposition.
Je dis tout de suite qu’on va la voter, ce n’est pas la question. Mais ça avait du
sens et il interpellait la Ville, d’ailleurs.
Et puis, tout à coup, la majorité reprend le « truc », le cosigne avec lui et nous
demande de le cosigner. Eh bien non : on ne va pas la cosigner, pour cette
raison-là. D’abord parce que cosigner une motion, notamment la majorité, qui,
en fait, invite la majorité à faire quelque chose, je ne comprends pas… Moi, il
faut m’expliquer, mais ça ne marche pas ! C’est « qui a fait l’œuf, qui a fait la
poule ». Enfin, ça ne va pas, c’est mon avis, et quand j’ai lu ça, j’ai trouvé ça
quand même très particulier.
Ça, c’est le premier élément.
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Et le deuxième élément – et pas des moindres, parce que dans (?) les arguments
de mes deux collègues féminines, juste avant moi, elles (?) ont toutes les deux
développé d’excellentes choses, mais ce n’est pas uniquement le problème des
rodéos – ça a été soulevé, d’ailleurs, plusieurs fois par Mme Debaets, ici, en ce
Conseil. Par moi-même aussi, mais certainement par toi, Bianca, j’en suis
certain.
Et donc, ce n’est pas comme ça, tout à coup, qu’on dit que ce n’est pas
important. C’est hyper-important et c’est même hyper… pour employer un mot
poli : « gavant ». Parce que ça tue les gens ! Ça tue la qualité de vie des gens,
mais en fait, ce n’est pas cette motion-là uniquement qu’il aurait fallu avoir,
parce que le problème des nuisances sonores, des rodéos urbains, c’est une
partie des problèmes de la nuisance sonore et donc, on aurait peut-être dû – et
ensemble, cette fois – réfléchir sur des choses à mettre en place au niveau de la
Ville.
Déjà, je trouve ça bizarre que la majorité se dise à elle-même ce qu’elle voudrait
faire. Quand vous avez une réunion de (?) Collège, je vous propose que vous en
parliez, en fait – ce serait malin !
Mais il peut y avoir des interpellations par rapport à la Région. Moi, je n’ai pas
de soucis avec ça, mais c’était quand même bizarre et donc moi, j’ai
l’impression que ce qui serait intéressant, c’est de faire une motion sur le
problème du bruit sur le territoire de la Région bruxelloise… de la Ville de
Bruxelles, pardon, excusez-moi, j’ai dit « la Région » – on est en période un peu
électorale, on est fatigués.
Et donc, je pense que cette motion-là, on pourrait la cosigner sans aucun
problème, mais ici, on ne va pas la cosigner, parce qu’on extrait un problème
potentiellement très important, je le reconnais, et comme disait ma collègue
Nagy, on est enfermés, un peu, dans notre ville, et donc on subit tout ça ; ça
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nous « vient dessus ».
Et donc, effectivement, on ne va pas faire semblant que ce n’est pas un
problème, puisqu’on l’a soulevé nous-mêmes quelques fois, mais le problème
des nuisances sonores est bien plus large et je pense aux avions, et je pense
parfois aux sonos : moi, je ne suis pas loin du parc de Laeken et de Tour &
Taxis, et je peux vous assurer qu’il y a des jours où c’est quand même bien la
fête, jusque tard, même si le bourgmestre dit : « On s’arrête à 11h. » mais en
attendant, si on boit un verre sur sa terrasse et qu’on est « boum, boum, boum »
et qu’il y a son cœur qui bat avec, ça fait partie des problématiques de la
nuisance sonore.
Et j’invite – et peut-être que je le ferai moi-même, ou que nous le ferons nous-
mêmes, à un moment donné –, à revenir avec une motion que nous voterons
tous, je l’espère, comme nous allons voter celle-ci ce soir, sur la problématique
beaucoup plus large des nuisances sonores. Et je trouvais que c’est important de
le dire.
Je vous remercie.
M. Weytsman.- Oui, je vous remercie. Je vais être court, parce que M. Wauters
a bien dit les choses. Vous dire (?) que je ne peux pas entendre qu’il faille une
motion pour Mme Nagy ou d’autres, en prendre la mesure au sein du Conseil
communal – en fait, vous rencontrez les habitants, nous rencontrons les
habitants ; je pense que j’ai interpellé quatre ou cinq fois. Dire (?) que c’est
d’ailleurs un problème qui dépasse le plateau du Heysel.
J’ai aussi interpellé sur le même phénomène qu’il y a dans le quartier européen
et également dans le vieux Laeken.
Donc on sait qu’il y a ce problème, on sait où se trouvent les solutions. Moi, j’ai
quand même l’impression que 80 % des solutions peuvent être portées par les
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communes, et notamment par la police. Certainement qu’il y a peut-être un
volet qui est régional, mais je trouve aussi particulièrement indélicat,
notamment vis-à-vis des citoyens, de consister à se renvoyer la balle,
particulièrement quand, en plus, les majorités sont symétriques.
Mais peu importe, parce que tout ce que vous demandez là à la Région, vous
auriez pu le demander dans le cadre d’interventions et la commune aurait très
bien pu le faire. Elle n’avait d’ailleurs pas besoin de la Région pour avancer
dans ce cadre-là.
Donc moi aussi, je ne suis pas à l’aise, d’autant que je trouve que le signal est
plutôt mauvais, parce que s’il y avait des dispositions dans la résolution qui
relevaient éventuellement des compétences fédérales, et surtout des
compétences communales, alors je dirais : « Très bien, on a une vision
d’ensemble. »
Ici, on renvoie tout vers la Région et puis « basta » !
Mais, enfin, de grâce ! si la police est présente, si elle est davantage présente,
c’est une bonne nouvelle, ça fonctionne quand ils sont présents. Si on avait déjà
couvert de caméras – non pas de caméras particulièrement sonores, mais de
simples caméras – l’intégralité du tronçon, et qu’on faisait un suivi systématique
sur les plaques d’immatriculation, comme d’autres villes le font
systématiquement, ça pourrait aussi davantage fonctionner.
Moi, j’ai toujours soutenu le bourgmestre lorsqu’il est venu avec ses
propositions de réquisition. Je vois maintenant que quelques voitures ont été
réquisitionnées, je crois qu’on doit aller beaucoup plus loin.
Et quand vous écoutez les habitants qui nous envoient des e-mails
régulièrement, qui envoient des e-mails au Collège aussi, qui décrivent
exactement la situation, on voit que, d’abord, ce n’est pas un problème de
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circulation, c’est un problème de sécurité et d’infraction, et d’incivilité et de
violence, même. C’est aussi un problème de trafic de drogue, c’est parfois aussi
un trafic de traite des êtres humains, de la prostitution à certains endroits.
Il y a des bandes urbaines, il y a des violences. Il y a tout un phénomène qui
relève aussi – pas intégralement, mais aussi – de la Ville de Bruxelles.
Et donc là, on a une motion qui, dans ses solutions, est totalement déséquilibrée.
Et si elle est totalement déséquilibrée, ça me fait peur ! Ça veut dire que vous ne
comprenez pas, les signataires de la motion, l’ampleur du phénomène et le fait
qu’on doive (?) tous ensemble travailler à lutter contre ce phénomène – et
excusez-moi : lutter beaucoup plus efficacement !
Quand on avait mis les dispositifs policiers – comme l’année dernière – en
place, M. le Bourgmestre était venu avec des résultats probants. Mais
aujourd’hui, on a l’impression qu’on a laissé faire de nouveau et puis on se
retrouve avec des e-mails.
Je trouve honnêtement que dans les solutions que vous proposez ici même, elles
sont très partielles. Et c’est vraiment préoccupant, parce que je trouve qu’il
devrait se retrouver dans cette motion des volets de prévention, des volets de
sécurité, des volets d’intervention, des volets d’autres types de caméras et je ne
vois rien du tout.
Donc, je suis en train de me demander si je vais soutenir ou si je vais
m’abstenir, pour les raisons que je viens d’évoquer. Mais je vais d’abord
entendre l’exposé du Collège.
Je vous remercie.
M. le Président.- Il n’y a plus personne, je crois, dans les différents partis.
Est-ce qu’on passe au vote ou bien le Collège souhaite dire un mot ?
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M. Weytsman.- C’est une motion qui a été coordonnée par le Collège, donc je
présume que c’est (inaudible) qui doit s’exprimer.
M. le Président.- Non, pas par le Collège. C’est proposé par M. Vanden Borre.
Est-ce qu’on passe au vote ou bien le Collège souhaite dire un mot ?
M. Weytsman.- Enfin… le fameux e-mail en question, c’est le cabinet qui m’a
envoyé l’e-mail. Donc c’est le cabinet qui a coordonné, non ?
De heer Vanden Borre.- Zo had ik het ook wel begrepen, dat de vraag is
gekomen vanuit het College, vanuit de meerderheid, om de motie te kunnen
amenderen om dan gemeenschappelijk in te dienen.
En dan vind ik het wel bijzonder vreemd als er geen reactie komt vanuit het
College zelf. Dat vind ik toch heel opmerkelijk.
Dan snap ik eerlijk gezegd de bedoeling niet van de meerderheid om
gemeenschappelijk te willen werken. Als je aan de ene kant voorstellen indient
en de motie amendeert en dan publiekelijk tijdens de zitting zelfs het woord niet
wilt nemen.
(Colloques.)
M. le Président.- Non. On a sollicité les chefs de groupe et la plupart étaient
d’accord.
Et le Collège est d’accord aussi, donc soutient également.
De heer Vanden Borre.- Ja bon, maar zijn toch ook een aantal vragen gesteld
door collega's? Ik voel mij niet onmiddelijk geroepen.
Ik kan er misschien een antwoord op geven, maar ik het zou het College toch
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wel sieren om een antwoord te geven op een aantal vragen die er werden
gesteld, denk ik.
Mevrouw Stoops.- Ik zal een paar antwoorden geven, denk ik. Op dit moment
is er gekozen – omdat we ook mee uitgegaan zijn van de vraag die ook van
Meneer Vanden Borre kwam – om ons nu op het Heizelplateau te concentreren.
Dat het een veel breder probleem is, dat heb ik in heel mijn tussenkomst ook
gezegd. Ik heb gezegd dat er heel veel aanbevelingen zijn, ook vanuit die
burgercommissies, vanuit Quiet Brussels, er zijn heel veel zaken die we moeten
aanpakken.
Ik denk dat we dat ook willen en ik ben zeker vragende partij om mee te gaan
kijken voor een heel uitgebreide aanpak van geluidsvervuiling. Omdat er nu
toch wel zeer specifiek een aantal zaken zijn gevraagd over het Heizelplateau,
hebben we ons daarop geconcentreerd en hebben we vrij snel gewerkt om hier
nog te komen met een aangepaste motie.
En ik weet niet of mevrouw Maes of meneer Ouriaghli nog willen tussenkomen,
want zij zijn ook mee ondertekenaar?
M. Weytsman.- Voilà, ce que je pensais est arrivé : on pense résoudre le
problème uniquement avec quatre lignes renvoyées à la Région bruxelloise,
alors que le problème est là et grave depuis longtemps !
Donc je vais vous lire les deux e-mails qui ont été envoyés par les membres
du…
Et je ne dis pas, madame Nagy, que les propositions qui sont formulées ne sont
pas de bonnes propositions : je dis même qu’elles ne sont pas inintéressantes –
d’ailleurs, on aurait pu avancer sans le gouvernement bruxellois en la matière et
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sans même cette résolution. Mais peu importe, c’est le jeu des résolutions et je
me plie au jeu des résolutions, mais les résolutions doivent avoir une vision
globale.
Les deux e-mails que j’ai reçus, je vais vous lire les deux :
`1. « Depuis quelques semaines, des jeunes à moto, vélomoteur… » – vous
l’avez (?) tous reçu, le Collège en tout cas – « … sèment la terreur. » C’est un e-
mail qui a été envoyé il y a une semaine.
« Motorisés au cœur du quartier "Triangle-Houba-Sobieski", principalement sur
l’axe "rue Reper-Vreven". Ils roulent à contresens... » – la Région n’a rien à voir
avec ça : rouler à contresens, c’est la police – « … sur les trottoirs... »
La Région n’a rien à voir avec ça. Vos radars sonores n’arrangeront rien du
tout : pas besoin d’avoir un radar sonore pour savoir si on roule sur les trottoirs.
« … en rodéo, avec des véhicules "tunés" extrêmement bruyants, non
conformes, ... » – la non-conformité, ça devrait être suffisant – « … en plein
quartier résidentiel, en journée, et effraient les passants. Il y a par ailleurs
quelques haltes. »
2. Un autre e-mail relaye, exactement au même endroit, des trafics de drogues,
de prostitution, de bandes urbaines et de violence.
Voilà : je ne dis pas que les quelques points que vous avez abordés ne sont pas
des points qui doivent faire partie d’une stratégie globale, mais ils sont
excessivement minoritaires par rapport au reste, aux réponses d’ordre sécuritaire
qui devraient être apportées à ces problèmes-là, à la présence renforcée de la (?)
police.
Et je ne doute pas, d’ailleurs – je me permets –, que ces éléments sécuritaires, je
l’espère en tout cas, étaient dans la motion initiale de M. Vanden Borre, qui a
été édulcorée par un Collège qui, aujourd’hui, ne veut pas prendre la parole.
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Je ne trouve pas ça non plus très respectueux…
M. le Président.- Ce n’est pas le cas. (Inaudible) ce n’est pas le Collège : ce sont
les chefs de groupe qui se sont réunis.
Mme Nagy.- Oui. Moi, je peux comprendre – et ça fait partie des rapports
majorité-opposition – qu’il y ait une forme de mécontentement qui s’exprime à
la fois sur la portée de la motion, à la fois sur le processus de cosignature. Je
l’entends ; c’est comme ça.
Mais je ne voudrais pas qu’on dise des choses qui ne sont pas justes : personne,
je pense, dans les auteurs de la motion, ne s’est exprimé en disant que c’était la
solution. Ce n’est pas du tout, je crois, ce qui a été dit.
Je ne pense pas non plus, par rapport à la dernière remarque de notre collègue
Weytsman, que le Collège et la police soient restés totalement inactifs sur ces
questions-là : il y a eu des opérations de contrôle ; il y a eu, chaque fois, je
pense, des événements où la police était présente pour rappeler à l’ordre ceux
qui organisent le rodéo.
On peut aussi le reconnaître ici.
Moi, je n’ai aucune difficulté pour dire à tous les membres de l’opposition qui
se sont exprimés que, effectivement, vous avez interpellé le Bourgmestre et le
Collège sur ces questions-là.
On essaye à un moment donné de trouver, de manière pas globale, des solutions
et des pistes qui, nous pensons, comme auteurs de la motion, peuvent aider à
trouver des réponses à cette problématique qui (?) – et là, on est tous et toutes
d’accord – est importante et est une nuisance réelle pour nos concitoyens et sur
laquelle, je pense, le Collège n’est pas resté complètement inactif, au contraire,
mais peut-être pas à la hauteur de ce que vous attendez.
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Et donc moi, je trouve qu’au-delà de la difficulté pour l’opposition d’affirmer le
soutien à la motion, mettons-nous d’accord sur des propositions qui me
semblent être importantes : l’homologation des radars sonores, sur la question
du règlement régional, et avançons ! Ça ne vous empêchera pas de déposer
quelque chose de plus global, ça ne vous empêchera pas de réfléchir à cette
question aussi.
Aujourd’hui, on a trouvé un consensus sur les points qui sont sur la table, mais
ne faites pas dire aux auteurs de la motion ce qui n’est pas dit, c’est-à-dire qu’on
ne prétend pas avoir trouvé la solution miracle, mais parfois « le mieux est
l’ennemi du bien » et donc on avance.
Et moi, je trouve qu’il faut saluer quand on prend des options qui vont dans le
sens que vous avez demandé, et que la majorité reconnaît totalement dans cette
proposition.
De heer Vanden Borre.- Misschien is er wat onduidelijkheid ontstaan, ik kan
misschien een antwoorden trachten te geven op een aantal vragen die zijn
gesteld.
Ik heb echter niet het volledige antwoord. Ik blijf daarvoor voor een stuk toch
ook wel naar het College kijken.
Ik heb de mail er eventjes bijgenomen, de mail die ik heb ontvangen van de
Gemeentesecretaris. Die zegt dus duidelijk: 'Het College heeft gisteren beslist
om de fractieleiders uit te nodigen een werkgroep te maken om te komen tot een
gezamelijk voorstel over dit onderwerp dat na akkoord zal geagendeerd worden
op de Gemeenteraad.'
Goed, dat is gebeurd. Er is dan een werkgroep samengesteld. Ik ging er wel van
uit dat dat wel degelijk zou zijn met inbreng van het College, dat het College
daarover ook wel standpunten zou innemen op de Gemeenteraad. Maar goed.
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Dan wil ik misschien ook wel zeggen dat er altijd de mogelijkheid is geweest
om te amenderen. Als er nu dus opmerkingen zijn dat er andere zaken moeten
instaan, met alle begrip, voor mij geen probleem. Ik heb er nooit een probleem
van gemaakt om de tekst te amenderen, maar dan had dat natuurlijk wel op de
juiste manier moeten gebeuren, en dat is in een werkgroep.
Jullie hebben die mail normaalgezien allemaal ontvangen en dan vandaag met
een hele reeks voorstellen komen… Dat is wel leuk en zo, maar dat helpt ons
eigenlijk op dit moment ook niet veel verder.
En ten derde wil ik toch wel eens duidelijk benadrukken: ik heb nergens, ook
niet in mijn initiële motie gezegd dat het alle problemen zou op de Heizelvlakte
zou oplijsten en allemaal concrete antwoorden formuleren. Dat is ook niet mijn
initiële bedoeling bij de motie.
De motie is eigenlijk ontstaan omdat een aantal andere steden – met name Gent,
maar ook andere steden – daarmee stappen hebben gezet. In Gent is dat
trouwens op het initiatief van N-VA gebeurd.
Er is dus concreet gewerkt rond die lawaaiflitspalen. Dat is de doelstelling van
de motie altijd geweest: lawaaiflitspalen kunnen invoeren in Stad Brussel.
Voor mij blijft die essentie wel in de tekst staan. Er wordt verduidelijkt wat het
regelgevend kader daarrond is en hoe we daaraan kunnen werken. Dus als we
daar stappen in kunnen zetten, de lawaaiflitspalen invoeren in Stad Brussel, dan
is het doel van de motie behaald.
Is alles daarmee opgelost? Nee, helaas niet. Dat zal ook nog een hele reeks
andere maatregelen vragen van het College, de Burgemeester en ander
Diensten.
Maar ik denk wel dat het een stap is in de goede richting.
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M. Dhondt, échevin.- Ce n’est pas du tout que le Collège ne veut pas réagir.
Ici, pour contextualiser, il y avait la motion de M. Vanden Borre, on l’a
retravaillée. Quand vous comparez les deux motions, vous allez voir, monsieur
Weytsman, que c’est devenu beaucoup plus concret.
Il s’agit de points spécifiques. Oui, le bruit, effectivement, c’était la motion
initiale de M. Vanden Borre. On a travaillé là-dessus : on demande
d’homologuer de geluidsradars, we vragen een gewestelijke regelgeving, on
demande des tests spécifiques.
Ce sont des demandes spécifiques qu’on soutient complètement, au-delà de
toutes les mesures qu’on prend et qu’on continue de prendre, le Collège et la
zone de police, pour donner des solutions par rapport à ce contrôle de bruit sur
le plateau.
C’était le but de la motion. S’il y avait des suggestions ou des adaptations à
faire, tous les différents groupes étaient ouverts à ça.
Pour contextualiser pourquoi on s’est focalisés sur le bruit, c’est parce (?)
qu’effectivement, le Collège, avec la zone de police, on a déjà fait beaucoup de
choses et on continue à y travailler.
M. Wauters.- Très rapidement, monsieur le Président, pour répondre aux
échevins et à Mme Nagy, j’ai commencé par dire qu’on allait voter cette motion,
j’ai simplement expliqué le déroulement des faits et le manque – me semble-t-il
– de vision globale des choses par rapport à ce que nous vivons.
D’ailleurs, je ne suis pas seul, on le vit dans nos villes.
Tout ce qui est à prendre, on va le prendre, je n’ai jamais dit le contraire – que
les choses soient claires. J’ai même commencé par dire que (?) ça fait plusieurs
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années qu’on interpelle là-dessus, et ma collègue et moi, régulièrement ; sur la
qualité de vie des habitants à Bruxelles. On ne va pas aller ne pas voter une
motion qui en parle !
Je dis simplement qu’il y a une série d’éléments qui ne sont pas « congruents »
– pour employer un terme un peu pompeux, et qui nous invitent peut-être…
D’ailleurs, on pourrait venir avec une motion plus large sur la problématique
des nuisances au nord, en Région Bruxelloise et à la Ville de Bruxelles en
particulier, au-delà même de ce qui est une catastrophe que sont les rodéos, on
est d’accord !
Moi, je n’ai rien dit d’autre que ça.
M. Weytsman.- Je vous remercie, monsieur le Président. Pour que les choses
soient claires, moi, je n’ai pas de problème avec la façon dont les choses se sont
organisées. On a été prévenus un peu tardivement, je ne pouvais pas me rendre à
cette réunion, mais peu importe.
Le plus important, c’est le travail que nous faisons ici, au sein du Conseil, et
j’aurais pu tout à fait aussi introduire des amendements, mais je ne suis pas
d’accord avec ce qui est déposé ici la lumière de l’interpellation que j’ai
déposée, mais qui sera au prochain Conseil communal. Une manifestation des e-
mails que nous recevons du Collège, des e-mails qui sont envoyés au Collège,
de la détresse dans laquelle se trouvent les habitants, depuis longtemps mais en
particulier pour le moment.
Il y a eu des moments où il y a eu de l’apaisement, et là c’est de nouveau
vraiment… Ça mine vraiment la qualité de vie du quartier !
J’estime que ce qui est ici, sur la table, n’est pas vraiment de nature à répondre
aux besoins et j’aurais souhaité voir une stratégie complète reprenant la
responsabilité de la Région. Peut-être des radars sonores, c’est une bonne chose,
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mais aussi de vrais engagements de la Ville de Bruxelles.
Je ne dis pas, madame Nagy, que la Ville ne fait rien – et dans beaucoup de
dossiers, je dis rarement que la Ville ne fait rien. Je dis juste que, ce n’est
manifestement pas efficace et ce n’est pas moi qui le dis : nous sommes obligés
de demander aux habitants de venir s’exprimer, à nouveau par une interpellation
citoyenne, et donc, si ce n’est pas efficace, il faut donc changer quelque chose
– ou alors on fait toujours aveu de fatalité ! Et je ne vois pas de réponse aux
éléments que j’ai cités ici même et qui dépassent bien les problèmes de
circulation, comme j’ai entendu, mais qui sont des vrais phénomènes de
violence, de violence à l’encontre des habitants.
Et donc, je regrette très clairement que, en tout cas, je ne veux pas dire « les
signataires », mais qu’aujourd’hui on ne comprenne pas à quel point ce
phénomène est important pour ces habitants, et à quel point il y a une
dissonance entre ce qui est en train de se (?) discuter ici même et la violence des
actes dans ces quartiers.
Et donc, pour toutes ces raisons, monsieur le Président, je m’abstiendrai, parce
que je trouve que cette résolution est totalement insuffisante.
Mais puisqu’elle aborde quand même quelques éléments de solution, mon
groupe, lui, votera cette résolution.
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition de
motion déposée par les groupe PS, Ecolo-Groen, Défi, Vooruit et N-VA.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptée.
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M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble de la
proposition ainsi amendée.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- La proposition de motion est adoptée, sous réserve des
observations formulées par l’opposition.
(M. Close prend la présidence de la séance.)
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de Mme LOULAJI relative aux vacances scolaires
M. le Président.- Avec l’accord de l’auteur, la question est transformée en
question écrite.
Vraag van mevr. DEBAETS betreffende een illegale fuif in Camping 58
Mevrouw Debaets.- Het is trouwens al een hele tijd geleden, maar dat is al een
eerste plek waar u zo'n lawaaiflitspaal mag installeren, denk ik. Het is met de
regelmaat van de klok dat mensen, buurtbewoners daar op het Heizelplateau
slachtoffer zijn van geluidsoverlast.
En het was ook zo op 20 april, het weekend van 20 april, op de site van camping
58 waar een illegale rave party plaatsvond met heel veel overlast voor de buurt
tot gevolg.
Ik ga meteen over tot de vragen. Hoeveel klachten zijn er al binnengekomen
rond het functioneren van die locatie? Welk type klachten?
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Kan u de aanleiding ook van die illegale rave party daar misschien wel duiden?
Was dat via sociale media bekend gemaakt? Hoe komt het dat daar zoveel volk
op is afgekomen?
En is er ondertussen overleg geweest met de uitbaters van de locatie waarbij u
hen hopelijk duidelijk heeft gemaakt dat dat niet voor herhaling vatbaar is?
Zijn hun activiteiten terug in de regel, conform de afspraken rond tijdelijke
bezetting?
En vooral: hoe gaat u ervoor zorgen dat er geen geluidsoverlast meer
plaatsvindt, daar en op andere plekken op het Heizelplateau? Want het klopt dat
dat eigenlijk een hele zomer lang kommer en kwel is daar.
Dank u wel.
De Burgemeester.- Mevrouw Debaets, Camping 58 is een tijdelijke bezetting
van de oude petanqueclub met horeca-accessoire om een camping uit te baten.
De klachten van buurtbewoners kwamen aanvankelijk binnen via de cel
Openbare Rust. De politie kreeg echter ook meerdere klachten wegens
geluidsoverlast.
Die avond werd er na een melding van geluidsoverlast ter plaatse gegaan. Er
werden parketnotities opgesteld voor drugsverkoop en gebruik van MDMA en
XTC ten laste van de klanten en leden van de organisatie van het evenement. Er
werden ook drugs gerechtelijk in beslag genomen.
In totaal werden 6 politiemensen het slachtoffer van slagen tijdens de
interventie. De organisator van het feest werd door de politie verhoord in het
kader van de gerechtelijke dossiers die werden opgesteld.
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De Diensten van de Stad hadden talrijke contacten met de uitbater van de
locatie. De uitbater moest ervoor zorgen dat degenen die de locatie huurden
gepaste omkadering en beveiliging voorzagen en dat de geluidsnormen
gerespecteerd werden.
De uitbater heeft extra maatregelen opgelegd aan de organisatoren van de
evenementen die daarop volgden.
Er vonden nog twee evenementen plaats waarvan er een overdag werd
georganiseerd en rustig verliep.
Ik dank u.
Mevrouw Debaets.- Ik kan daar niet heel veel aan toe voegen. Ik wil u danken
voor uw antwoord, maar het is inderdaad zeer erg dat er illegale activiteiten
plaatsvinden op een evenement dat eigenlijk sympathiek bedoeld was.
Een tijdelijke bezetting, een afspraak met de Stad, daar zijn wij op zich
natuurlijk wel voor. Maar dan nog drugsgerelateerde feiten...
De nachtrust van de bewoners wordt verhinderd en tot overmaat van ramp raken
ook nog eens agenten verwond. Dat is eigenlijk toch wel straf.
Maar goed, laat ons hopen dat de mensen zich daar voortaan wel aan de regels
houden.
Dank u.
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Question de M. COOMANS de BRACHÈNE concernant la fermeture du
tunnel « Joyeuse Entrée » à l’occasion des travaux au rond-point Schuman
M. Coomans de Brachène.- Le tunnel « Joyeuse entrée » a été fermé en 2020,
durant la période de la crise du covid-19. Et sous de faux prétextes, puisqu’il
était à l’époque question de travaux qui n’ont jamais eu lieu.
Il ne s’agit pas d’une infrastructure à créer, mais bien d’un maillon existant et en
parfait état, jusqu’à preuve du contraire. Sa fermeture a renvoyé la circulation
du quartier en surface, dans les rues adjacentes, que ce soit rue Belliard, avenue
d’Auderghem, au rond-point Schuman ou sur le pourtour du parc du
Cinquantenaire. Clairement, l’impact a été immédiat suite à cette fermeture, tant
pour les riverains de la Ville que pour ceux d’Etterbeek qui sont situés à
proximité immédiate.
Mais depuis le début de l’année et le lancement du chantier du rond-point
Schuman, la situation s’est encore largement aggravée à certaines heures dans
ce quartier. Et toujours pas d’ouverture à l’horizon pour soulager le quartier,
même temporairement.
Mes questions sont simples (je vous les ai envoyées) :
Premièrement, pourriez-vous me préciser si le Collège de la Ville a demandé ou
au moins étudié les intérêts qu’aurait une telle réouverture pour le quartier ?
Deuxièmement, depuis la fermeture de ce tunnel, une étude a-t-elle été
diligentée concernant les nouveaux itinéraires empruntés par les véhicules dans
cette zone ?
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Troisièmement, faute d’informations préalables, comment la Ville a-t-elle…
Je vois qu’apparemment, tout le monde « s’en fout » ici. Excusez-moi, il y a un
bruit qui est tellement important, mais apparemment, tout le monde s’en fout,
comme il n’y a plus de président.
M. le Bourgmestre.- Il y a M. Hellings qui est là, j’ai juste été deux secondes
me laver les mains.
M. Coomans de Brachène.- Monsieur le Bourgmestre, on ne vous demande
pas de présider, on demandait simplement qu’il y ait un président.
M. le Bourgmestre.- Vous voyez M. Hellings, il est premier échevin, donc
quand je ne suis pas là, c’est lui.
M. Coomans de Brachène.- Mais normalement, ce n’est pas lui qui préside,
jusqu’à preuve du contraire !
Donc, troisièmement, faute d’informations préalables, comment la Ville a-t-elle
géré la situation pour le quartier, mais aussi avec la commune voisine
d’Etterbeek, également fort impactée par cette fermeture ?
Quatrièmement, depuis le lancement du chantier du rond-point Schuman, y a-t-
il eu des discussions entre la Ville et la Région quant à une réouverture, même
temporaire, de ce tunnel ? Si oui, qu’en est-il à ce jour ?
D’avance, je vous remercie pour vos réponses.
M. Dhondt, échevin.- Merci, monsieur le Président. Merci, monsieur le
conseiller. La fermeture du tunnel (?) « Joyeuse entrée » a été faite dans le cadre
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du réaménagement de la rue de la Loi, pour que le nombre de bandes entrantes
corresponde au nombre de bandes sortantes – question de sécurité routière et de
fluidité.
Dans le cadre de la demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement de
Schuman, la Ville de Bruxelles a effectivement demandé à Bruxelles Mobilité
d’analyser l’avenir des tunnels qui démarrent sur la Joyeuse entrée : il y a deux
trémies de tunnel sur la Joyeuse entrée, une entrée vers la rue de la Loi et une
entrée de tunnels pour sortir via les tunnels.
La trémie d’entrée vers le centre-ville est fermée depuis quelques années. La
trémie du tunnel vers la sortie de Ville est toujours en utilisation. Les deux
trémies ont un impact important sur l’espace public et leur utilité doit être
évaluée.
Ceci est donc une analyse sur du long terme. Dans le cadre de la situation
spécifique du chantier, il a effectivement été étudié si une ouverture temporaire
était souhaitable ou pas. Cette question a été discutée en commission régionale
de concertation du chantier et a été écartée à ce stade pour diverses raisons,
notamment des arguments avancés par rapport à la sécurité routière et la
fluidité.
Les principaux arguments étaient des raisons de sécurité routière et de fluidité :
il est mieux d’avoir le même nombre de bandes de circulation qui entrent dans
le tunnel que le nombre de bandes qui sortent du tunnel Loi.
Ceci réduit les points de conflit et les effets de goulots d’étranglement.
Vu que les principaux flux de circulation viennent de l’avenue de Tervueren et
de l’avenue de Cortenberg, il a été jugé préférable de garder le tunnel Joyeuse
entrée fermé pour garder la fluidité et garantir la sécurité routière des
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automobilistes en réduisant les conflits.
Mais comme vous le savez, c’est un dossier régional et vous avez, je pense
aussi, amplement l’opportunité de poser des questions au niveau régional.
M. Coomans de Brachène.- Je suis bien au courant que c’est un dossier
régional, mais la région nous « banane » depuis déjà quatre ans, maintenant, sur
ce dossier, ne donne pas de réelles réponses, prétend que des études ont été
faites, alors qu’en « stoemelings » on apprend qu’aucune étude n’a été faite à ce
stade sur la réouverture et les chemins de traverse pris par les personnes qui,
jusqu’ici, empruntaient ce tunnel.
Il n’y a pas de réelles opportunités. Ça crée un impact négatif réel pour le
quartier européen, pour toutes les voiries que j’ai eu l’occasion de citer.
Aujourd’hui, on est dans un dialogue de sourds.
Je suis étonné, par ailleurs, que la Ville de Bruxelles et la commune d’Etterbeek
ne soient pas plus consultées. Elles ont été un peu mises devant le fait accompli
– en tout cas, pour ce qui concerne la commune d’Etterbeek –, mais j’entends et
je peux imaginer que M. Dhondt ait été mis au courant, puisque c’est sa
collègue directe et c’est le même parti.
Il y a une situation qui, aujourd’hui, me semble réellement problématique et ça
s’aggrave encore plus avec une situation de chantier qui impacte clairement le
voisinage.
J’aurais aimé qu’on puisse trouver des alternatives, même temporaires, trouver
une sorte de solution viable pour faire respirer ce quartier qui souffre
réellement. Apparemment, ce ne sera pas le cas.
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Question de M. MAIMOUNI concernant un moratoire sur le plan Good
Move de la Ville de Bruxelles
M. Maimouni.- Considérant que le plan Good Move qui a été voté au Conseil
communal de la Ville de Bruxelles était pour une période d’essai d’un an à
partir du 16 août 2022.
Considérant que le plan Good Move a créé une congestion routière beaucoup
plus importante, ce qui a eu comme conséquence que Bruxelles devienne l’une
des villes les plus embouteillées au monde.
Considérant que le plan Good Move a eu comme effet de prolonger le temps
d’action des véhicules d’urgence : pompiers, ambulances et police, ce qui
ralentit le temps d’intervention de ces différents services.
Considérant que le nombre de faillites et de dissolutions d’entreprises a
augmenté depuis la mise en place du plan Good Move.
Considérant que l’écrasante majorité des riverains et commerçants constatent
plus de torts que de biens depuis la mise en place du plan Good Move.
Considérant que vous n’avez jusqu’à aujourd’hui apporté aucune donnée
factuelle et probante sur le plan Good Move – d’ailleurs, j’ai appris il n’y a pas
plus tard que deux heures que vous aviez des données que vous ne nous avez
jamais communiquées !
Considérant que l’accord de majorité insiste sur une plus grande concertation
citoyenne, j’ai demandé au Collège des bourgmestre et échevins (?) un
moratoire sur le plan Good Move et la mise en œuvre d’un référendum pour
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tous citoyens et commerçants concernés et résidant dans les différentes mailles
du plan Good Move.
Cette question – que vous appelez « question » –, a été introduite en tant que
motion il y a trois semaines. J’ai reçu, le lendemain du dépôt de la motion, un
mail très sympathique disant que l’article 9 du règlement d’ordre intérieur
nécessite que je doive étayer.
Si, pour vous, ce n’est pas assez étayé, je vous conseille vivement de revoir vos
prérogatives professionnelles !
Et si vous ne comprenez vraiment pas, je considère que votre place n’est pas
devant un Conseil communal, mais plutôt devant un conseil médical, parce que
c’est du délire de considérer que ça, ce n’est pas étayé !
Avec toute « la merde » que vous avez « foutue » sur les axes routiers
bruxellois…
M. le Bourgmestre.- Restons polis. Restons polis, s’il vous plaît !
M. Maimouni.- Si pour vous, l’échevin de la mobilité n’a pas « foutu la
merde », je ne sais pas ce que je peux utiliser comme autres termes.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Maimouni, restez juste poli !
Essayons d’utiliser un langage châtié et de ne pas faire des injures.
M. Maimouni.- Pas de souci, monsieur le Bourgmestre. Je vous dis tout
simplement, monsieur Dhondt, que c’était une motion.
Lors du dernier Conseil communal, on a écrit une motion, ici, pour la résolution
pour la paix, sur un coin de table - ici, sur un coin de table ! Et pour vous…
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Eh bien, je ne comprends pas : est-ce que c’est le momentum du fait que je pose
cette question qui vous met – vous sûrement pas, mais vos partenaires – en
difficulté en pleine campagne électorale ?
Quand j’entends la coprésidente d’Ecolo (?) Maouane qui assume et qui dit
clairement qu’il y a eu un manque de concertation sur le plan Good Move, ça a
été confirmé par la ministre Van den Brandt, du même parti (?) dont vous faites
partie – d’ailleurs, monsieur Close, votre président de parti (?) a lui-même dit
que le plan Good Move était un échec –, je considère que cette question, je ne
l’accepte pas !
Donc, soit on la vote en tant que motion, soit je la reformule et je vous fais un
dessin explicatif – sur du papier recyclé, bien évidemment ! –, pour vous faire
comprendre le « truc ».
M. le Bourgmestre.- Vous posez votre question ?
M. Maimouni.- Ce n’est pas une question, monsieur le Bourgmestre : je refuse
que cette « motion » soit transformée en « question » !
M. le Bourgmestre.- D’accord. On passe à la question suivante, alors, puisque
vous ne voulez pas la poser.
Je vous remercie, monsieur Maimouni.
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Vraag van dhr. VANDEN BORRE betreffende vastgestelde problemen
i.v.m. de toepassing van de taalwetgeving in een nieuwe antenne van het
OCMW in Neder-over-Heembeek
De heer Vanden Borre.- Meneer Zian, enkele weken geleden opende het
OCMW van de Stad Brussel een nieuwe antenne in Neder-over-Heembeek. En
dat zou natuurlijk een heuglijke dag moeten zijn, maar dat was het helaas niet
voor iedereen. Zeker niet voor Nederlandstalige Heembekenaren, want – ik heb
het uit zeer goede bron – wanneer een geïnteresseerde buurtbewoner langs
kwam dan kreeg men de reactie te horen…
Ja, eigenlijk was er initieel geen echte reactie. Ik vernam dat het personeel dat
aanwezig was niet echt geïnteresseerd was in de mensen die het gebouw
wouden bezoeken. Maar na enig aandringen kregen ze dan toch te horen: 'on ne
parle pas le flamand.'
En toen kregen ze eigenlijk een briefje in de hand geduwd, een papiertje, ik heb
het hier bij: 'là, ils vont vous aider', hebben ze erbij gezegd. En daar staat dan
dat ze bij antenne Bollen in Laken moeten zijn als ze Nederlands spreken.
Want natuurlijk, flamand is geen taal, het is Nederlands. En dat vind ik eigenlijk
wel ronduit discriminatie.
Meneer de voorzitter van het OCMW, als mensen zich wenden tot het OCMW
en zelfs niet geholpen worden in het Nederlands, maar gewoon worden
weggestuurd met een papiertje met de boodschap om zich bij antenne Bollen in
Laken te melden, waar ze misschien Nederlands spreken en kunnen helpen...
Meneer de Voorzitter, hoe komt dat? Hoe verklaart u het dat Nederlandstaligen
gewoon niet geholpen kunnen worden in hun eigen taal in onze Hoofdstad door
het OCMW?
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En ten tweede: welke maatregelen neemt u als voorzitter en welke maatregelen
heeft u genomen om de taalwetgeving en dus de rechten van Nederlandstaligen
in onze Hoofdstad te doen respecteren?
Ik ben benieuwd naar uw antwoorden.
De heer Zian, voorzitter van het OCMW.- Geacht raadslid, het OCMW
verwelkomt alle leden van het publiek zonder discriminatie.
De toegankelijkheid van onze sociale antennes is een prioriteit in het beleid en
PR van onze instelling.
Noch ik noch mijn diensten zijn op de hoogte van het incident waarnaar u
verwijst en er is geen verslag van gemaakt. Nederlandstalige gebruikers in het
OCMW van de Stad Brussel worden systematisch in hun eigen taal verwelkomd
en ondersteund door Nederlandstalig personeel of personeel dat Nederlands
spreekt.
Zoals ik al bij een vorige gelegenheid heb gezegd, is het niet gemakkelijk om
onmiddellijk tweetalige maatschappelijk werkers aan te werven. In
overeenstemming met de geldende regelgeving werft het OCMW personeel aan
dat een van de landstalen niet beheerst op voorwaarde dat ze binnen een
redelijke termijn slagen voor taalexamens en het taalcertificaat behalen. Wij
betalen de kosten van de taalcursussen ter voorbereiding op de examens.
Het OCMW is ook proactief in het aantrekken van kandidaten Nederlandstalige
maatschappelijk werkers. Daartoe heeft het een samenwerkingsverband opgezet
met de twee Nederlandstalige Brusselse sociale scholen, de Erasmushogeschool
en Odisee Hogeschool.
Het OCMW wordt er voorgesteld, neemt deel aan de lessen en biedt stages aan
de laatstejaarsstudenten.
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Ik hoop dat ik hiermee uw vragen heb beantwoord, geacht raadslid, en dank u
voor uw aandacht.
De heer Vanden Borre.- Meneer Zian. Ik heb mij tijdens het voorlezen van uw
antwoord toch wel afgevraagd of een vertaling misschien niet beter was
geweest. Met alle respect: u heeft de moeite gedaan om in het Nederlands te
antwoorden, maar het is ontoereikend, eerlijk gezegd.
En ik vrees dat u, als voorzitter van het grootste OCMW van dit land, als
voorzitter van het OCMW van de hoofdstad van Vlaanderen, dat u meer moet
doen. En dat u eigenlijk vijf of zes jaar lang meer had moeten doen.
Ik vind het eigenlijk helaas emblematisch dat u het Nederlands niet echt
machtig bent, maar ook meerdere leden van dit College die nochtans vele, vele
jaren, soms zelfs meerdere legislaturen op de teller hebben staan en nog steeds
geen woord Nederlands machtig zijn, of niet verder komen dan het aflezen van
een antwoord.
En dat zelfs het aflezen van een antwoord bijzonder moeilijk gaat, dat is en
blijft een van de grote pijnpunten van deze Stad, van dit stadsbestuur en de
manier waarop er met Nederlandstaligen wordt omgegaan.
Laat mij duidelijk zijn: voor Brusselaars is de kennis van het Nederlands een
absolute troef en de overgote meerderheid van de Brusselaars erkent dat
vandaag ook. Maar het beleid schiet nog steeds tekort. En zeker in deze, het
OCMW. Ik verwijs naar een taalrapport van de vicegouverneur.
Het is nog nooit zo slecht gegaan met het taalbeleid in onze Hoofdstad. Er is
gigantisch veel werk aan de winkel. En het probleem is dus duidelijk niet
verbeterd onder uw bestuur, meneer de voorzitter, en ik betreur dat ten zeerste.
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Question de M. WAUTERS concernant le total des dépenses de la Ville
pour le « Belgian Beer World » et la place insuffisante pour les
brasseries locales
M. Wauters.- Monsieur le Bourgmestre – et Président par intérim (?) –, notre
groupe ne fait pas partie du conseil d’administration de la régie du musée de la
bière. Ce que nous en savons, évidemment, vient soit des médias, soit de ce qui
est discuté en Conseil communal.
Il n’y a pas si longtemps, on en a encore parlé lors d’un précédent Conseil
communal, donc nous savons qu’énormément d’argent a été dépensé pour la
réalisation de ce musée.
Alors, nous nous réjouissons de voir qu’un bâtiment historique est enfin
réhabilité, ouvert au public. Tout ça, c’est très bien ! Et même si les chiffres
d’affluence – d’après ce dont (?) je me souviens du Conseil communal où on en
a parlé – escomptés ne sont pas tout à fait à la hauteur, nous pensons que ça
participe quand même au rayonnement de notre ville.
Mais si un tel lieu est important pour accueillir des touristes, pour faire (?)
découvrir notre patrimoine, les Bruxelloises et les Bruxellois (les Belges
d’ailleurs aussi, en général) sont aussi demandeurs de vivre une expérience
« bien de chez nous ».
Alors, je voudrais faire état des lieux lors d’une visite. Apparemment, lorsqu’on
va au Belgian Beer World, qui est ouvert depuis septembre 2023 au sein de la
Bourse, alors on m’a communiqué que comme Belges, Bruxellois, et fiers de
notre savoir-faire, de notre passé et présent brassicoles, c’est que le musée
donne trop de place apparemment à l’aspect ludique, interactif, et à l’anglais sur
ses panneaux.
Il est dommage que des expressions comme une « chope », een « pintje » et
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d’autres termes ne soient pas repris, alors que c’est vraiment notre patrimoine,
clairement. Mais au-delà de cela, cette personne a constaté une absence totale de
panneaux informatifs – et pourtant, ce ne sont pas les panneaux informatifs qui
manquent, me dit-il – sur l’émergence, ces vingt dernières années, de ces
microbrasseries, et je connais (?) pas mal de jeunes qui se sont lancés là-dedans,
qui sont des microbrasseries locales bruxelloises et belges de manière générale.
Alors, je peux les citer tellement elles sont nombreuses, mais vous en
connaissez certainement – je me souviens même que vous aviez posté un jour,
monsieur le Bourgmestre, un commentaire sur (?) une brasserie qui ne se trouve
pas loin (est-ce que c’était le Beer Project ou une autre… je ne sais plus) en
disant que vraiment ça faisait partie de notre patrimoine, et je suis d’accord avec
cette question.
Or, il n’y a pas un mot dans le musée sur cette aventure qui est quand même
bien belge et qui, pour bon nombre de ces lieux, fournit un réel effort pour
concilier emploi local, qualité, matières premières issues de notre pays, parfois
même durabilité et un aspect social – je l’ai dit. Or pas un mot dans le musée sur
cette aventure bien belge et bon nombre de ses lieux qui fournissent un réel
effort pour concilier, justement, ce que j’ai dit : les emplois locaux.
On remarquera que le magasin du musée et le rooftop du bar ne présentent
aucune de ces bières à la vente. Apparemment, ce sont de grands
« blockbusters », comme on dit. Or vous-même, monsieur – je l’ai dit il y a
deux ou trois secondes –, vous aviez fait état du fait que c’était important alors
ça m’a semblé quand même un peu surréaliste. ! Et vu les montants injectés par
la Ville, il est curieux que ce musée n’ait pas un espace dédié, informatif (et
dans les lieux de vente, notamment), pour que de telles brasseries alternatives,
et notamment Bruxelloises, puissent exister.
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Alors, rénover la Bourse en créant… C’était dans l’accord de majorité :
« rénover la Bourse en créant un passage public » – on est d’accord – pour relier
la Grand-Place à la place de la Bourse : on est toujours d’accord.
Installer aux étages le Belgian Beer World, une expérience autour du monde de
la bière belge – on est d’accord –, tout en assurant une représentation des
productions artisanales bruxelloises : et là, peut-être on est moins d’accord.
Mes questions sont les suivantes (trois questions, rapidement, désolé !) :
Depuis le lancement de l’idée d’un tel musée, quel est donc le montant total
injecté par la Ville de Bruxelles dans ce projet ? Soit directement, donc sous
subvention, mais aussi indirectement, puisqu’il y a la mise à disposition de
matériel, de locaux, etc.
M. le Bourgmestre.- Pouvez-vous conclure ?
M. Wauters.- Je vais conclure mes trois questions, et je suis à la deuxième :
quelles ont été les demandes de la Ville pour réclamer une place légitime à des
brasseries locales au sein de ce musée ?
Dans quels documents sont actées ces demandes de la Ville de Bruxelles ?
Et, dans le négatif (?), si ça n’existe pas, pour quelles raisons ? Rien n’a été
prévu, dans la négociation, notamment.
Et quelles sont vos intentions pour remédier à cette situation, selon le propre
accord de majorité ?
Et enfin : avez-vous, depuis l’ouverture du musée, activement contacté ces
différentes brasseries locales, ces (?) microbrasseries pour leur proposer…
M. le Bourgmestre.- Bien. Merci !
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M. Wauters.- J’ai presque fini, merci !
M. le Bourgmestre.- Oui, mais ça fait une minute de trop, là !
M. Wauters.- Je voudrais terminer ma phrase, si je peux ?!
Donc : proposer (?) une place dans le musée, conformément à votre accord de
majorité ?
M. le Bourgmestre.- Alors, monsieur Wauters, les brasseurs représentent un
parti privé de ce partenariat public-privé…
M. Wauters.- Ça ne s’appelle pas de la politesse, ça – je m’excuse !
M. le Bourgmestre.- Vous avez dépassé (?) de deux minutes trente, monsieur
Wauters. Il y a encore douze questions !
Les investissements étant exclusivement liés à la réalisation du centre
d’expérience Belgian Beer World – l’investissement total, y compris le musée
archéologique pour la réalisation du parcours scénographique – s’élèvent à
environ 9,5 millions d’euros.
Au total, les brasseurs ont investi un peu plus de 6 millions d’euros, dont
5 millions d’euros doivent effectivement être considérés comme une
contribution directe à la réalisation du parcours, et un peu plus d’un million
d’euros comme frais généraux du projet. Outre la contribution purement
financière, les brasseurs ont participé et partagé gratuitement leurs idées lors de
centaines de réunions de projets pour développer le contenu d’un parcours
scénographique générique.
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Pour les touristes internationaux, seule la marque générique « Bière belge » fait
appel à l’imagination. La neutralité et la crédibilité du projet sont garanties par
la société simple des brasseurs, créée en 2013, dans laquelle toutes les brasseries
participantes sont unies.
Toutes les brasseries ont eu la possibilité, en 2018, 2019, 2022 et 2023,
d’adhérer au partenariat et donc de faire partie du projet. Le partenariat prévoit
également des périodes futures au cours desquelles les brasseries pourront se
joindre au projet.
Une centaine de brasseries : micro-, petites, moyennes et grandes y participent
actuellement. Les plus petites brasseries ont dû payer une adhésion de 750 €, en
trois tranches de 250 € réparties sur trois ans, ce qui fait d’elles des partenaires
du Brussels Beer World pendant au minimum quinze ans.
En 2024, une cotisation prévoit également les possibilités supplémentaires
d’être présents, en rotation avec certaines parties de l’exploitation, moyennant le
paiement d’une cotisation symbolique supplémentaire.
Il s’agit d’éviter de perturber les équilibres au sein du partenariat dans la société
simple et de garantir une certaine équité. Le Belgian Beer World n’existe pas
que pour les brasseries dites « industrielles » et les microbrasseries (?) ont été
personnellement invitées à participer à plusieurs reprises. À chaque fois, elles
l’ont décliné.
Actuellement, il y a 34 brasseries participantes qui produisent un volume annuel
inférieur à la brasserie bruxelloise dont vous parlez (puisque je pense que vous
en citiez une).
M. Wauters.- Eh bien dites donc ! Bon, c’est très bien… eh bien, je prendrai
mon temps quand même pour ma réplique, parce que je trouve ça quand même
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un peu violent !
M. le Bourgmestre.- Mais non, monsieur Wauters. Il faut respecter le
règlement. !
M. Wauters.- Non, non, ce n’est pas grave : je dis ce que je pense.
M. le Bourgmestre.- Non, mais sinon je vous interromprai. Donc allez-y ! Vous
avez une minute de réplique.
M. Wauters.- En gros, vous m’avez interrompu, hein ? Juste comme ça…
Bon, j’ai essayé de noter un peu tout ce que vous avez dit au vol – parce que
quand vous voulez aller vite, vous voulez aller vite et c’est clair ! Donc on
verra : je regarderai ça par « streaming » par la suite.
Il n’en reste pas moins que si c’est le rayonnement de la Ville de Bruxelles dans
le monde entier, je suis tout à fait d’accord. D’ailleurs, vous ne m’avez jamais
entendu dire un « truc » négatif à ce sujet-là.
Par contre – et je reviens toujours à la même question –, si on veut s’approprier
un espace tel que celui-là en tant que Bruxellois habitant Bruxelles ou en tant
que Belge en général, je pense qu’effectivement, la place de ces microbrasseries
dont (?) vous me dites qu’elles (?) ont déjà pu participer ou qui participeront
dans l’avenir est plus qu’essentielle, parce que c’est vraiment notre patrimoine.
CQFD. Merci beaucoup !
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Question de M. WAUCQUEZ concernant la politique du Collège en
matière de rénovation du patrimoine immobilier de la Ville, composé
de nombreux bâtiments historiques et emblématiques
M. Waucquez.- Merci, monsieur le Président – ou monsieur le Bourgmestre ?
Je ne sais pas…
La Ville abrite un patrimoine immobilier composé de nombreux bâtiments
historiques et emblématiques. Cependant, plusieurs sites sont l’objet de
dégradations préoccupantes dues à un manque d’entretien. Cette situation
soulève plusieurs questions importantes :
Pourquoi la Ville laisse-t-elle son patrimoine se dégrader ?
À combien se montent les restaurations ?
Et quel est le budget alloué pour leur entretien ?
Mme Mutyebele, échevine.- Monsieur le conseiller. Avant tout, je tiens à
préciser qu’il est difficile, voire impossible, de répondre concrètement à cette
« spéculation », vu le flou de la question : de quels sites classés s’agit-il ?
Par conséquent, ma réponse restera également générale : la Ville n’a pas moins
de 480 immeubles, soit un total de plus de 750.000 m2 de bâtiments publics
gérés par le patrimoine public, sans compter ceux gérés par la Régie foncière.
La valeur totale des immeubles publics est estimée à pas moins de 2,5 milliards
d’euros.
Deux cent quatre-vingt-huit de ces biens sont répertoriés comme monuments et
81 fontaines sont réparties sur le territoire de la Ville. Poser une question sur le
mauvais état de ce patrimoine sans spécifier les bâtiments qui sont concernés
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par la question rend la formulation d’une réponse pertinente plus que
compliquée.
Par contre, je peux vous donner quelques chiffres, qui vont vous permettre
d’avoir une meilleure idée des investissements que la Ville fait pour restaurer,
rénover, entretenir et agrandir son parc immobilier public :
En 2023, le montant des interventions programmées pour lesquelles le
département patrimoine public est impliqué s’est élevé à 147 millions
d’euros (?), soit 60 % du budget de la Ville.
Par ailleurs, ces dernières années, le département PP (?) a mené plusieurs grands
projets de restauration de bâtiments et sites historiques tels que la Bourse, les
façades de la Grand-Place, le Vauxhall, la restauration du t’Serclaes, l’ancienne
gare de Laeken, la tour à plomb, tous ces immeubles faisant partie de notre
vaste patrimoine (?) classé.
Les budgets de ces projets spécifiques ont été communiqués à tous les
conseillers communaux.
Faire apparaître que la Ville n’entretient pas son patrimoine, qu’il soit classé ou
pas, est pour le moins fausser la réalité ! De plus, vis-à-vis des collaborateurs du
département du patrimoine public, cette question est un peu vexante.
Donc, ma réponse, j’espère, vous prouve le contraire !
Merci pour votre attention.
M. Waucquez.- Je vous remercie, madame l’échevine, pour votre réponse.
Madame l’échevine, je vais vous citer deux immeubles, comme ça :
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- la gare de Laeken, sur laquelle vous voyez déjà que les grilles commencent à
rouiller, ou bien qu’il y a des arbres qui poussent sur certains éléments ;
- la Tour du (inaudible), où vous avez des arbres qui poussent.
Mais cet inventaire, madame l’échevine, vous devriez le faire vous-même, en
vous rendant sur les différents sites de manière régulière, plusieurs fois par an,
pour voir leur état et éviter qu’il y ait un délabrement. Parce que ce délabrement
nuit, premièrement, à l’image de la ville et à la bonne gouvernance ; à
l’écologie, parce que quand il faut refaire l’ensemble des bâtiments… , mais
également à l’économie, parce que c’est respecter l’argent du contribuable.
Il y a des gens qui travaillent pour contribuer à la Ville. On a voté nos comptes,
il y a quelques heures et donc il ne faut pas jeter l’argent du contribuable : il faut
respecter l’argent du contribuable !
Merci, madame l’échevine.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant les dégradations en matière
de propreté et d’hygiène à Neder-over-Heembeek
Mme Buggenhout.- Merci. Donc, depuis la limitation à une collecte
hebdomadaire d’ordures ménagères par Bruxelles Propreté sur le territoire de
Neder-over-Heembeek-Mutsaard, ainsi que la suppression progressive des
poubelles publiques par le service de propreté de la Ville de Bruxelles, nous
assistons à une prolifération de dépôts clandestins autour des poubelles restantes
et le bourrage de celles-ci par des déchets ménagers.
À ce phénomène, s’ajoute le manque de réactivité de la Ville de Bruxelles afin
de vider ces poubelles et dégager ces dépôts clandestins, ce qui en fait gonfler la
quantité de dépôts à vue d’œil.
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Cette situation a pour conséquence, en plus de donner à nos quartiers
résidentiels une image déplorable, d’amener sur les lieux de nombreux rats qui
« festoyent » sur les places publiques et les trottoirs.
Pour preuve, à Neder-over-Heembeek, sur la place Peter Benoit, depuis la
suppression d’une des poubelles publiques à proximité du mobilier de living en
ville et de l’arrêt des bus, de nombreux déchets alimentaires sont désormais
jetés dans les petits espaces verts, à proximité des tables de pique-niques et
autour des arbres, offrant aux rats des mets de choix !
Mes questions sont donc les suivantes :
Quand prendra fin la période de test d’une collecte hebdomadaire de déchets
ménagers (sacs blancs et oranges), nos quartiers ayant énormément de petits
appartements n’offrant pas les espaces pour conserver pendant une semaine les
déchets ménagers ?
Peut-on espérer un retour à deux collectes, comme dans les autres quartiers ?
Que compte faire le service propreté de la Ville de Bruxelles, pour contrer ces
incivilités et rendre à nos quartiers leur lustre ?
Et, finalement, l’intervention du service hygiène de la Ville peut-elle être
requise rapidement afin de dératiser ces quartiers envahis par ces rongeurs ?
Je vous remercie, madame l’échevine.
Mme Jellab, échevine.- Merci, Madame la conseillère. Vous n’êtes pas sans
savoir que la collecte des ordures ménagères est une compétence régionale et
non communale. D’ailleurs, c’est bien la Région, et plus précisément l’Agence
régionale pour la propreté (ABP) qui est à l’initiative des collectes des sacs
blancs une fois par jour.
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Au niveau de la Ville de Bruxelles, ce sont les quartiers de Neder-over-
Heembeek, de Mutsaard, de Wandt et de Haren qui ont été impactés. L’Agence
fait régulièrement des évaluations, mais il est peu probable qu’un retour en
arrière ait lieu.
C’est une mesure que j’ai soutenue, et qui me semble avoir un effet positif sur la
propreté publique.
En matière de propreté de l’espace public, l’avis de nos équipes de terrain est
positif quant au passage à une collecte de déchets hebdomadaire, et ce, d’autant
plus que l’ensemble des fractions sont collectées le même jour.
En effet, les collectes de déchets entraînent malheureusement leur lot de
salissures de l’espace public, comme dans le cas de sacs déchirés par des
animaux ou des oiseaux, et une surcharge de travail importante pour les
balayeurs de rue du service de la propreté après chaque collecte.
À cet égard, le passage à une collecte hebdomadaire a donc bien des effets
positifs.
Il est néanmoins exact que dans certaines rues, de trop nombreux sacs poubelles
sont encore sortis hors des jours prévus pour leur collecte. Certains habitants
n’ont visiblement toujours pas assimilé le nouveau calendrier de collecte et
déposent leurs sacs sur la voie publique à de mauvais moments.
Dans ce cadre, le service propreté continue ses opérations de sensibilisation des
secteurs concernés et organise, de façon très régulière, des opérations de
verbalisation des sacs sortis en dehors des heures et lieux autorisés. D’ailleurs,
la Région aussi mène, également dans le cadre de son action « le triathlon de la
propreté », des sensibilisations et les premières sanctions sont tombées il y a
quelques jours.
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Par ailleurs, le chantier d’aménagement de la nouvelle ligne de tram a
également régulièrement perturbé et perturbe encore le ramassage des ordures
ménagères par les équipes régionales suite, par exemple, à l’inaccessibilité de
certaines rues, ce qui entraîne des non-collectes de sacs poubelles.
Quand cela se produit, le service de la propreté prend systématiquement contact
avec l’Agence et il n’a cependant pas les moyens de se substituer à Bruxelles
Propreté et de réaliser les collectes à sa place.
En ce qui concerne les poubelles à Neder-over-Heembeek, elles sont vidées
chaque jour du lundi au vendredi et chaque jour de la semaine, week-end
compris, sur les axes commerçants.
En ce qui concerne la suppression des poubelles à certains endroits, le service
de la propreté a effectivement procédé au retrait des poubelles publiques qui
occasionnent des problèmes de dépôts clandestins ou de débordement régulier
suite à l’accumulation de déchets ménagers. Le retrait de ces poubelles a
permis, selon nos équipes de terrain, à savoir les balayeurs de rue et les
responsables de secteur, d’améliorer globalement la propreté des quartiers et de
supprimer certains points noirs en termes de dépôts clandestins.
Tous les problèmes ne sont évidemment pas réglés partout : les agents du
service continuent à suivre l’évolution de la situation au quotidien.
D’autres poubelles ont été supprimées dans le cadre de l’aménagement du tram.
Le service propreté a évidemment prévu le placement de nouvelles poubelles
publiques : une fois que le chantier sera terminé, chaque arrêt de transport en
commun sera évidemment équipé d’une poubelle publique.
M. le Président.- (Inaudible.)
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Oui, je conclus, je conclus…
Oui, c’est ça : le service propreté va néanmoins analyser le problème précis que
vous soulignez pour la place Peter Benoit.
Et en ce qui concerne la question des rats, écoutez, moi c’est la première fois
que j’entends parler de problèmes de rats à cet endroit-là précisément.
(…)
Oui, je vous crois, je vous crois ! Nous allons demander des enquêtes à notre
service. Parce qu’en ce qui me concerne, je n’ai pas vu une augmentation
particulière au niveau des plaintes, mais donc nous allons jeter un œil sur ce
quartier.
Merci.
Mme Buggenhout.- Oui. Donc, concernant les rats, parce qu’il faut aussi
ajouter que les rats sont sortis énormément aussi avec les travaux du tram, donc
ils ont été délogés et par conséquent, maintenant ils se baladent partout. Je vous
assure : place Peter Benoit, ils courent !
Bon, alors c’est ça : est-ce qu’on peut faire quelque chose pour dératiser ça
assez rapidement ? Si c’est une plainte, je suis du quartier, donc je vous fais la
plainte pour qu’on puisse faire ça !
Alors, si vous êtes rassurée et très contente d’une collecte hebdomadaire, il
faudrait venir un peu plus souvent à Neder-over-Heembeek, parce que d’une
part, les poubelles ne sont pas vidées tous les jours, ce n’est pas vrai, et d’autre
part, une seule collecte entraîne que les gens jettent leurs ordures – quand ils
mangent du poisson, je vous avoue qu’ils (?) ne gardent pas leurs poubelles, ils
vont les mettre dans les poubelles publiques.
Et vous le savez aussi bien que moi : on en a déjà discuté.
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Mais donc, il y a une solution à chercher. Allons voir… allez voir en Flandre
comment ça se passe et je vous assure que là, vous allez avoir pas mal de leçons
de propreté qui font leur effet !
Question de M. BAUWENS relative à l’état du dossier sur une piscine en
plein air à la Ville de Bruxelles
M. le Président.- Avec l’accord de l’auteur, la question est transformée en
question écrite.
Question de Mme LOULAJI concernant l’état de propreté au centre-ville
Mme Loulaji.- En fait, c’est le même problème : la propreté. Malheureusement,
on continue sur ce problème-là, donc, par rapport au fait qu’à (?) Bruxelles,
c’est vrai que les nettoyeurs, je les vois passer souvent, ça c’est sûr.
Donc, question de rats, il y a moins de rats – le système que vous avez fait a
donné ses résultats, de toute façon, en tout cas au niveau du (?) piétonnier (?) –
je parle du piétonnier (?) ; de l’autre côté, je ne sais pas, là où il y a des travaux,
c’est autre chose.
Et moi, ce qui me tracasse le plus, ce sont (?) les bonbonnes de (?) gaz qui sont
un peu partout, et en nombre vraiment très, très grand : j’ai vu la dernière fois
douze bouteilles !
Je ne sais pas comment ça se passe, mais (?) j’aimerais bien savoir qu’est-ce
que vous faites par rapport à ça. Que comptez-vous faire par rapport à ça et
quelles sont les conséquences ?
Je vais être très brève pour ne pas perdre votre temps. Que comptez-vous faire
par rapport à ces drogués qui sont de plus en plus ?
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Les conséquences sont là, vous voyez les tueries et toutes les agressivités qui
sont dans le coin.
Est-ce que c’est dû à ça ou à autre chose ?
Je vous remercie d’avance.
Mme Jellab, échevine.- Madame Loulaji, merci pour votre question. Il est vrai
que ce phénomène prend malheureusement de plus en plus d’ampleur.
C’est une question de santé publique, de sécurité publique et de propreté
publique :
- Santé : nous sommes extrêmement inquiets pour notre jeunesse, car il s’agit
principalement des jeunes de moins de 30 ans qui en consomment. On constate
des conséquences importantes sur la santé, des AVC, des risques
cardiovasculaires, des troubles cognitifs, des paranoïas, etc.
- En ce qui concerne la sécurité : c’est vrai, nous avons aussi lu des chiffres
inquiétants sur le nombre de conducteurs qui déclarent conduire après avoir pris
du gaz hilarant.
- En matière de propreté : en 2023, le service propreté a évacué environ
20 tonnes de bonbonnes de protoxyde d’azote sur le territoire de la Ville. Plus
de 385 kilos par semaine sont ramassés par les agents du service de la propreté.
Ces bonbonnes doivent être évacuées par une société externe et ne peuvent être
mélangées aux déchets collectés en rue ou dans les poubelles publiques. Elles
explosent dans l’incinérateur et ont provoqué à maintes reprises des dégâts et
arrêts – à plusieurs reprises.
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Récemment, le cadre légal a été mis en place permettant à différents services,
notamment la police, d’intervenir. Jusqu’à présent, la législation rendait difficile
toute action contre l’utilisation et la vente de protoxyde d’azote, étant donné que
ce produit est en vente libre.
Le gouvernement a approuvé en décembre 2023 un arrêté royal qui interdit la
vente, l’importation, la détention, le transport et l’achat de protoxyde d’azote, à
moins qu’il ne soit destiné à des fins médicales, techniques ou en tant qu’additif
alimentaire. Hélas, aujourd’hui, on peut se faire livrer encore, en 24h chrono,
des bonbonnes chez soi via de nombreux sites de vente en ligne – il n’y a tout
simplement pas de contrôle !
Concernant l’action de Bravvo, nos gardiens de la paix sont confrontés à ce
phénomène. Près de 200 constats ont été enregistrés entre mai 2023 et mai
2024.
Il y a une sensibilisation des jeunes et moins jeunes à travers une brochure qui a
été recommandée par l’asbl Transit.
Le règlement général de police permet également d’agir pour certains faits liés
au protoxyde d’azote : il est en effet interdit d’utiliser ce type de produit à des
fins récréatives.
Espérons, cette fois-ci, que cela contribuera à mieux lutter contre ce phénomène
à l’avenir !
Mme Loulaji.- Elle a tout dit, mais c’est vrai que c’est un gros problème par
rapport à tout le monde : par rapport aux gens, par rapport à la santé.
Par rapport à l’atmosphère aussi, ça devient de plus en plus grave !
Merci beaucoup.
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Vraag van mevr. DEBAETS betreffende de interpretatie van feestdagen in
relatie tot parkeerverboden volgens recent vonnis
Mevrouw Debaets.- Een burger had een procedure aangespannen – een beroep,
eigenlijk, tegen een parkeerboete – rond de interpretatie van feestdagen. Ik hoef
u, denk ik, heel de voorgeschiedenis niet te schetsen.
Het gaat over een parkeerverbod voor laden en lossen, waar je niet mag staan
van maandag tot zaterdag. Maar op zondag dus wel. En burgers gingen ervan uit
dat feestdagen die tijdens de week vallen beschouwd worden als feestdagen. En
de politierechtbank heeft daar ook zo over geoordeeld.
En dus wil ik eigenlijk graag weten: wat gaat u nu doen met dat vonnis? Gaat u
daar voortaan rekening mee houden in het parkeerbeleid?
Kan u met andere woorden bevestigen of volgens dit vonnis feestdagen dus op
werkdagen wel degelijk beschouwd worden als zondagen? Daar gaat het
eigenlijk over.
En gaat u dan ook de verkeersborden aanpassen in die zin?
De heer Dhondt, schepen.- Naar alle waarschijnlijkheid zal de Stad Brussel in
beroep gaan tegen deze uitspraak. De Dienst van de Stad was niet op de hoogte
van de betwisting van deze boete voor de politierechtbank.
Hierdoor werd er geen advocaat voor de Stad aangesteld en werden de
argumenten van de Stad niet gehoord door de rechtbank.
Het vonnis is zeer vaag over de kwestie te gronde. Het stelt niet dat parkeren is
toegestaan in een zone op feestdagen. De rechter stelde enkel dat op basis van
de elementen die hem in het dossier werden voorgelegd, zonder te specificeren
welke elementen niet de nietigverklaring van de beslissing van de sanctionerend
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ambtenaar om de boete te handhaven in de weg stond.
De Juridische Dienst van de Stad Brussel heeft zich gebogen over de zaak en
blijft van mening dat de sanctionerend ambtenaar correct gehandeld heeft bij het
aanhouden van de boete. Artikel 5 van de wegcode stelt dat de weggebruikers
verkeerslichten, verkeersborden, wegmarkeringen in acht moeten nemen
wanneer deze regelmatig zijn naar de vorm, voldoende zichtbaar zijn en
overeenkomstig de voorschriften van dit reglement zijn aangebracht.
In dit geval was een parkeerbord aangebracht met onderbord 'Van Maandag tot
vrijdag.' Om een uitzondering op feestdagen te hebben, dient de vermelding
'Uitgezonderd feestdagen' te worden toegevoegd.
Dit was niet het geval, dus is het parkeerverbod ook geldig op feestdagen.
Dus de analyse van de Juridische Dienst is en cours en naar alle
waarschijnlijkheid, want die beslissing moet nog genomen worden, zullen we,
de Stad, in beroep gaan.
Mevrouw Debaets.- Ja, to be continued.
Het verbaast me wel een beetje: als er een oproep is voor de politierechtbank,
dan wordt de Stad daarvan toch op de hoogte gebracht?
Hoe komt het dan dat daar geen vertegenwoordiging was?
De heer Dhondt, schepen.- Wij bekijken nog hoe dat mogelijk is. Dus het moet
gaan over een aangetekende zending die niet toegekomen is.
Dat is inderdaad ook iets dat de diensten aan het bekijken zijn: hoe kan dat?
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Vraag van dhr. VANDEN BORRE betreffende een gekraakte pand van de
Erasmushogeschool in de Dansaertwijk en het beleid van de Stad om
het kraken van panden tegen te gaan
De heer Vanden Borre.- Sinds enkele maanden wordt een pand van de
Erasmushogeschool gelegen in de Dansaertstraat gekraakt door een groep van
meer dan 50 personen. Deze krakersbende met ook heel wat ongure figuren
zorgt voor aanzienlijke overlast en onrust in de wijk.
Buurtbewoners en handelaars zeggen eigenlijk permanent overlast te ervaren,
maar dus niet alleen in deze wijk. Bijvoorbeeld ook in de Zavelwijk zit al lange
tijd een kraakpand in de Watteeustraat dat veel overlast veroorzaakt.
De vaststelling is dat er in Brussel permanent en op grote schaal wordt gekraakt
en dat er nauwelijks iets wordt tegen ondernomen. Nochtans gaat kraken
gepaard met enorme risico's. Niet alleen op het gebied van gezondheid, maar
ook bijvoorbeeld brandveiligheid en overlast. Ik heb de vraag gesteld, de
Brusselse regering heeft totaal geen zicht op het aantal kraakpanden in Brussel.
Er is geen samenwerking met de Gemeenten om daar ook een idee van te
krijgen. Er is geen sprake van enig ontradend beleid.
Ik heb vastgesteld in het verleden dat er Burgemeesters zijn die de wetgeving
totaal naast zich neerleggen en de rechtsstaat dus gewoon met de voeten treden
door bijvoorbeeld uitzettingsbevelen niet te respecteren en niet over te gaan tot
uitzetting. En dat leidt tot menselijke drama's, bijvoorbeeld in de Paleizenstraat.
En dit is natuurlijk onaanvaardbaar.
Daarom heb ik de volgende vragen. Welke stappen heeft Stad Brussel
ondernomen om de krakers in beide panden uit te zetten?
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En ten tweede: welke initiatieven neemt u en uw College om het kraken van
panden tegen te gaan?
Hoe zorgt u ervoor dat Brussel niet verder afglijdt tot een echte kraakstad?
Bijvoorbeeld in een aantal Vlaamse steden stelt het bestuur zich systematisch
burgerlijke partij bij elk gekraakt pand.
Doet het stadsbestuur dat ook? Indien nee, waarom niet?
De Burgemeester.- Zodra de politie kennis krijgt van het bestaan van een
kraakpand begeeft zij zich ter plaatse. Een burgerpersoneelslid van de
politiezone is trouwens specifiek als kraakpandreferent met deze materie belast.
Er wordt altijd contact opgenomen met de eigenaar van het pand om hem, als
dit nog niet het geval is, van de bezetting op de hoogte te stellen.
De kraakpandenreferent van de politiezone verstrekt hem ook, indien nodig, alle
informatie over de te volgen procedure. De eigenaar kan immers naar de rechter
stappen om een vonnis te verkrijgen.
Zodra het vonnis is uitgesproken dat de ontruiming toestaat, moet dit door een
gerechtsdeurwaarder aan de bewoners worden meegedeeld, waarna de politie
kan tussenkomen.
Eens die beslissing er is, gaat de Stad steeds op dezelfde manier te werk.
Er wordt een voorbereidende vergadering gehouden met de politie en de
verschillende sociale diensten om te bekijken hoe deze mensen op de dag van
de uitzetting het best kunnen worden begeleid. Zeker in het geval van gezinnen
met kleine kinderen.
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Wat het kraakpand van de Erasmushogeschool in de Dansaertstraat betreft, is de
politie al twee keer ter plaatse geweest. Een procedure voor de vrederechter
werd door de Erasmushogeschool ingeleid en een beslissing wordt binnenkort
verwacht.
In de Watteeustraat was er een afspraak tot juni tussen de eigenaar en de
personen die er verblijven. Het collectief heeft op 24 mei een mededeling
gedaan dat ze dit akkoord zullen respecteren.
We blijven als Stad voor beide locaties zeer aandachtig en de verschillende
Diensten van de Stad zijn aanwezig om mogelijke overlast te beperken.
Ik dank u.
De heer Vanden Borre.- Ja, dank u voor uw antwoord, maar het volstaat
absoluut niet, meneer de Burgemeester. Er is eigenlijk permanent en in grote
mate overlast, en de leefbaarheid van beide buurten staat zwaar onder druk.
De buurtbewoners klagen eigenlijk al maanden dat de situatie onleefbaar wordt
en dat er geen respect is vanuit de krakers voor de buurt. Dat ze gewoon hun
goesting doen, ook inzake bijvoorbeeld afval, inzake nachtlawaai, inzake alle
soorten overlast.
Ze tonen echt geen enkel respect voor de buurtbewoners. En dan moet u
strenger optreden, u moet eigenlijk de openbare veiligheid toch wel respecteren.
En het respect afdwingen door de politie en desnoods tot een effectievere
snellere uitzetting bevelen.
En wat betreft de Watteeustraat, is het eigenlijk ook onbegrijpelijk dat u dat
gedoogt tot juni. Want ook daar is de situatie eigenlijk de spuigaten aan het
uitlopen.
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U moet daar eens langsgaan, meneer de Burgemeester: de geurhinder alleen al is
soms niet te harden. Er staan daar permanent mensen buiten op straat om
buurtbewoners te intimideren, om mensen die de Zavel toevallig bezoeken ook
te intimideren, zelfs te overvallen en dergelijke meer.
Het zijn echt schrijnende situaties op de Zavel. Waar het tot voor kort
ondenkbaar was dat die situatie zich zou voordoen, is het vandaag ook daar echt
onleefbaar aan het worden.
Hier in de Dansaertstraat op een paar honderd meter van hier, die overlast die
daar wordt veroorzaakt door die mensen…
Hoe kan dat allemaal maar blijven duren?
Meneer de Burgemeester, wanneer gaat u eindelijk optreden en uw taak als
verantwoordelijke voor de veiligheid van de Brusselaar eindelijk serieus
nemen?
Er moet veel, maar dan ook véél, harder worden ingegrepen. Ik heb een anti-
kraakplan opgesteld met maatregelen om kraken tegen te gaan. Maar ik stel vast
dat dat gewoon niet wordt gedaan in dit Gewest.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant les règles d’affichage
électoral à la Ville de Bruxelles
M. le Président.- Avec l’accord de l’auteur, la question est transformée en
question écrite.
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Vraag van mevr. DEBAETS betreffende de aanwerving van personeel voor
het restaurant aan de top van het Brucity-gebouw
Mevrouw Debaets.- Het waren wakkere burgers, Brusselaars, die er mij attent
op maakten – en ik kon het eerst niet geloven – dat het restaurant, de bar – heel
leuke plek hier op het dakterras – op zoek was of is naar horecamedewerkers en
dat in de vacature expliciet vermeld werd dat de kennis van het Nederlands niet
vereist was. En dat is natuurlijk heel vreemd.
Meer dan dat: je zou kunnen zeggen, ontoelaatbaar. Vooral omdat het gaat om
een horecazaak gevestigd binnen de muren van het Stadhuis van Brussel, het
Administratief Centrum. Hoofdstad van het land, tweetalig statuut en zo verder
en zo verder.
En dus vraag ik mij af: hoe kan zoiets gebeuren? Wie zorgt voor de aanwerving
van dat personeel?
Ik besef natuurlijk dat dat uitbesteed is, maar dat mag geen excuus zijn.
Waarom werd in de vacaturetekst vermeld dat kennis van het Nederlands niet
vereist is? Waarom niet ervoor zorgen dat mensen een minimum aan Nederlands
kennen en ze dan opleiden, dat zou een veel betere keuze zijn.
En heeft u specifiek gevraagd om deze fout te corrigeren zodat dit in de
toekomst niet meer gebeurt?
Ik dank u.
Mme Mutyebele, échevine.- Madame la conseillère, je voudrais juste clarifier
le fait (?) que le restaurant d’entreprise et le rooftop sont gérés par un seul et
même concessionnaire privé, comme c’est le cas pour d’autres concessions
telles que Interparking, le Casino et (?) le Chalet Robinson.
Page 181 sur 188 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 27/05/2024
La gestion du personnel relève donc de la responsabilité et de l’autonomie de
l’opérateur commercial privé.
Nous avons cependant pris contact avec le concessionnaire, suite à votre
question, qui nous a confirmé que l’annonce à laquelle vous faites référence n’a
pas été publiée par lui : ce n’est pas celle qu’il a publiée personnellement.
Voici l’offre d’emploi authentique qui a été publiée par le concessionnaire et qui
stipule clairement que le candidat doit être bilingue français-néerlandais, avec
l’anglais apprécié.
Cette exigence de bilinguisme est impérative et doit être respectée, que ce soit
pour le concessionnaire ou pour nous.
Mevrouw Debaets.- Het is inderdaad een privé-uitbating, dat heb ik ook zo
vermeld in mijn inleiding.
Dat dat niets of nergens gepubliceerd is, klopt natuurlijk niet, want anders
zouden we het niet geweten hebben. Dus het heeft wel degelijk op een site
gestaan dat zij iemand zochten die geen Nederlands moest kennen.
Maar enfin, het is goed te horen dat dat ondertussen is aangepast. Ook al is het
een privé-uitbating, het is wel degelijk in het gebouw van de Stad: symbolischer
kan niet. Dat u daar toch wat meer over waakt, dat zo'n dingen eigenlijk toch
helemaal niet kunnen.
Ik dank u.
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Vraag van mevr. DEBAETS en dhr. MAIMOUNI betreffende een dodelijk
schietincident op zondag 19 mei en het veiligheidsbeleid in bepaalde wijken
M. le Président.- La question à été jointe au débat sur des débordements de
violence observés sur le territoire régional et liés au trafic, à la vente et à la
consommation de drogues (Point 16).
Question d’actualité de M. WAUTERS concernant la récupération des
gobelets lors des 20 km de Bruxelles
M. Wauters.- Rassurez-vous, je vais être court, mais ce n’est pas moi qui ai
décidé qu’il n’y avait qu’un seul Conseil communal, depuis trois mois, par
mois (?).
M. le Bourgmestre.- Il y a plein de Conseils, mais vos questions sont de deux
minutes.
C’est le règlement, monsieur Wauters : le temps de parole reste le même qu’il y
ait un ou plusieurs Conseils.
M. Wauters.- Il n’y a pas de souci, mais quand il y a 15 questions, c’est parce
qu’il n’y a qu’un Conseil communal sur le mois – j’ai bien compris.
Alors, une (?) question concernant la récupération des gobelets lors des 20 km
de Bruxelles qui ont eu lieu ce week-end, dimanche, parce qu’il y a eu quand
même des milliers de personnes qui ont eu le courage d’affronter le temps et qui
ont bravé les éléments !
Et donc, il semble que des milliers de gobelets sont distribués à différents points
pour y mettre de l’eau. Ces gobelets sont en plastique et, étrangement, ils
jonchaient les abords du parcours une fois que la course était terminée.
Page 183 sur 188 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 27/05/2024
Alors, il semble aussi que sur le territoire de la Ville de Bruxelles – et peut-être
d’autres communes, mais en tout cas la (?) Ville de Bruxelles –, aucune
poubelle bleue n’ait été placée préventivement pour accueillir ces milliers de
gobelets.
J’imagine que les services de propreté ont eu par la suite un terrible travail,
après, pour nettoyer tout cela.
Alors, utilise-t-on toujours des gobelets jetables pour cet événement ?
N’est-il pas évident de placer, en tout cas à intervalles réguliers, des poubelles
bleues plutôt que de passer des heures à les ramasser ensuite ?
Comme le dit l’échevine, un bon déchet est celui qui n’est pas produit. Madame
l’échevine, je suis tout à fait d’accord avec ça.
Si effectivement, lors d’une course, il est difficile d’utiliser des gobelets
réutilisables achetés par notre centrale d’achat, au moins pourrait-on faire en
sorte qu’ils soient jetés dans des poubelles adéquates, non ?
M. le Bourgmestre.- Vous n’y étiez pas, aux 20 km ?
M. Wauters.- Ah non, moi, je n’y suis pas. J’ai été opéré du genou, je ne cours
pas.
M. le Bourgmestre.- En tout cas, on va vous expliquer.
Je ne sais pas qui vous a transmis cette question ?
M. Wauters.- C’est une personne qui a fait la course et qui m’a envoyé des
photos – je les ai ici.
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M. le Bourgmestre.- Oui, eh bien, écoutez, on va vous répondre, parce que
c’est l’inverse.
M. Wauters.- J’attends la réponse avec impatience !
M. le Bourgmestre.- Vous allez être surpris (rire)…
M. Wauters.- Peut-être que c’est la personne qui m’a envoyé les photos qui va
être surprise.
Voilà.
M. Hellings, échevin.- Merci, monsieur le Président… le Bourgmestre.
Monsieur le conseiller, monsieur Wauters, merci pour votre question, parce que
ça nous permet de faire le point sur ce bel événement qui s’est tenu hier,
dimanche. Quarante-cinq mille coureurs, c’est un record. C’est fantastique pour
le sport et c’est fantastique pour Bruxelles !
Mais c’est aussi fantastique pour l’environnement, parce que depuis le début de
mon mandat d’échevin des sports et du climat, je mets en œuvre une politique
de durabilisation des événements sportifs, car ceux-ci sont très visibles et, donc,
ont un impact très important sur des dizaines de milliers de participants, comme
hier : 50.000 personnes.
Non, monsieur Wauters, il n’est pas difficile de mettre en œuvre l’usage du
gobelet réutilisable, comme vous l’écrivez dans la question, pour les 20 km. On
l’a fait : ce sont ces gobelets-ci qui sont floqués aux couleurs des 20 km de la
ville de Bruxelles, du plan climat, du stade Roi Baudoin, de Plaisirs d’hiver.
Pourquoi ? Parce que ces gobelets-là, ces 300.000 gobelets-là, on les utilise
pour tous les événements sportifs d’ampleur sur le territoire de la Ville de
Bruxelles.
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En 2023, nous avons déjà mis à disposition du syndicat d’initiative de Bruxelles
Promotion des gobelets réutilisables pour l’édition 2023. Et en 2024, ce sont
305.000 gobelets réutilisables qui ont été dispersés à six points de ravitaillement
dans toute la ville et ce sont ces gobelets qui ont été utilisés.
D’ailleurs, voilà des images de scouts et de bénévoles qui distribuent l’eau de
Spa dans des gobelets réutilisables. Ils étaient invités à jeter ces gobelets dans
des espaces terriblement bien définis, comme vous voyez, et voilà un zoom sur
l’espace où on allait récupérer les gobelets réutilisables.
L’objectif est clair et a été atteint, à savoir éviter la production de plus ou moins
sept tonnes de déchets plastiques.
Rappelez-vous qu’autrefois – toutes les 42 autres éditions des 20 kilomètres
précédentes –, c’étaient des bouteilles en plastique à usage unique qui étaient
potentiellement dispersées dans tout l’environnement et que les services de
Mme Jellab et de M. Maron devaient, du coup, ramasser avec des balayeuses.
Cette image des montagnes de déchets plastiques est désormais du passé – et
pour de bon !
Ce sont les 20 kilomètres qui ont organisé les six postes de ravitaillement et le
syndicat d’initiative a largement communiqué auprès des 45.000 participants :
sur l’enveloppe même dans laquelle était transmise le dossard, sur les réseaux
sociaux, via une vidéo que vous pouvez voir en ligne, dans les e-mails
d’informations et de nombreux messages d’annonce du speaker au départ des 20
kilomètres – je les ai moi-même entendus plusieurs fois.
Mais surtout, c’était organisé sur tout le parcours, comme je vous l’ai montré.
Voilà. A priori, on va vers un taux de récupération de 95 %. La réunion des
débriefings sur ces gobelets réutilisables a lieu dans deux jours avec la cellule
climat qui a mis à disposition ces 300.000 gobelets.
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Donc voilà, monsieur Wauters. Rendez-vous au prochain 20 kilomètres, pour
boire un verre d’eau.
M. Wauters.- Merci effectivement pour (?) cette clarification, d’autant plus
qu’à d’autres endroits, je sais qu’on fait ça, donc c’était bien.
Les photos que j’ai montrent des gobelets par terre, mais c’est peut-être un
pourcentage de gens pas bien élevés… Peut-être que cette personne a cru
qu’effectivement…
Et je vois que ce sont les mêmes gobelets que vous, ce qui me rassure, parce que
ça veut dire que ce sont des gobelets réutilisables. Il n’empêche que
visiblement, il y en a quand même pas mal qui ont été jetés. Ils sont un peu
« bêtes », les gens, parce qu’il n’y avait pas une caution là-dessus ? Il n’y a pas
de caution ?
M. le Bourgmestre.- Non.
M. Wauters.- Ah ! Parce que quand il y a une caution, on ne les retrouve (?)
pas à terre, hein ?
M. le Bourgmestre.- Avec 45.000 coureurs qui récupèrent une caution, il faut
quand même un peu de logistique.
M. Wauters.- Ah ! Quarante-cinq mille fois 1 €… C’est le commerçant qui
parle, désolé. (Rire.)
M. le Bourgmestre.- D’accord, mais ça reste pratique.
M. Wauters.- Non, je veux dire par là que quand on l’a payé, on veut récupérer
Page 187 sur 188 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 27/05/2024
son (?) « pognon », en gros.
M. le Bourgmestre.- Ce qu’on fait sur les concerts, c’est ça, mais dans les
20 km, franchement, chapeau à l’organisation !
M. Hellings, échevin.- Monsieur Wauters, je tiens à préciser…
M. Wauters.- Mais je peux envoyer les photos, hein ?
M. Hellings, échevin.- … qu’une délégation de la Ville de Paris a participé aux
20 km d’hier et l’objectif est de mettre en place le même système que nous, à
Bruxelles, pour le marathon de Paris, les 20 km de Paris…
M. Wauters.- Pour une fois qu’on sert d’exemple, moi je suis d’accord !
M. Hellings, échevin.- … et aussi la partie du marathon populaire qu’ils vont
organiser dans les deux ans.
M. Wauters.- Merci pour vos réponses.
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaines séances
Vendredi 21 juin 2024
- sections ordinaires.
Lundi 24 juin 2024
séance publique, suivie d’un comité secret.
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M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 23h20.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 23u20.
📄 2024-04-22 scrape
City Council Meeting — 2024-04-22
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 22 avril 2024
Openbare vergadering van maandag 22 april 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h20 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u20 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Excusés - Verontschuldigden : Mmes Lalieux, Nouwen et El Bakri.
Procès-verbal de la séance du 25 mars 2024
Notulen van de zitting van 25 mars 2024
Mme la Présidente.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 25/03/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
25/03/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Mme la Présidente.- Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de
la nouvelle loi communale, le Collège a ajouté à l’ordre du jour les points 150,
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151, 165, 182, 185 et 186 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
18/04/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 150, 151,
165, 182, 185 en 186 vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 18/04/2024.
Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
Mme la Présidente.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du
jour les points 148, 152 à 164, 166 à 181, 183, 184, 187 à 191
et 195 à 206 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 18/04/2024.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 148, 152 tot 164, 166 tot
181, 183, 184, 187 tot 191 en 195 tot 206 vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 18/04//2024.
Mme la Présidente.- Je dois aussi vous annoncer – mais vous l’avez
probablement déjà vu, vous avez reçu en début d’après-midi un mail qui vous
l’annonçait – la modification de l’annexe pour le point 157.
Il y a aussi une petite correction dans le point 37 où il doit être marqué « budget
extraordinaire » au lieu de « budget ordinaire ».
M. Wauters.- Juste une petite question : apparemment, l’un est simplement
modifié. Et l’autre qu’on a reçu (je ne sais plus à quelle heure), ça change
quelque chose ?
Mme la Présidente.- En début d’après-midi…
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(Colloques.)
M. Wauters.- Je n’ai rien vu passer.
Mme la Présidente.- Je ne connais pas le contenu. Ça peut être expliqué quand
on parlera du point, éventuellement.
M. Wauters.- Ça va. Heureusement que j’étais en section (rire) !
C’est réglé, merci.
Mme la Présidente.- Voilà. Donc, le mail date de 14h45 et a été envoyé par le
secrétariat communal (?).
L’urgence est admise à l’unanimité.
De dringendheid wordt eenparig aangenomen.
Communications
Mededelingen
Laaste Gemeenteraadszitting van mevr. Eva NOUWEN
Mme la Présidente.- Ik deel de Raadsleden mee dat dit de laatste vergadering
is van de gemeenteraad van mevr. Eva
NOUWEN, wier interim-termijn ten einde loopt.
Ik bedank mevr. NOUWEN die de interim heeft
verzekerd tijdens de afwezigheid van mevr. Soetkin HOESSEN.
Pris pour information.
Kennis genomen.
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Communication de décisions prises par l’autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
Approbation du budget 2024
Goedkeuring van de begroting 2024
Mme la Présidente.- Comme déjà annoncé le 25/03/2024, j’informe les
membres du Conseil communal de la lettre
ministérielle du 03/04/2024 approuvant le budget 2024 adopté par le Conseil
communal en sa séance du 20/12/2023.
Zoals reeds meegedeeld op 25/03/2024, ik stel de leden van de Raad in kennis
van het
Ministeriële brief van 03/04/2024 houdende de goedkeuring van de begroting
2024 van de Stad aangenomen door de
Gemeenteraad in zitting van 20/12/2023.
La situation budgétaire sera réévaluée lors d’un feuilleton de modifications
budgétaires.
De budgetaire situatie zal worden herbekeken tijdens de
begrotingswijzigingen.
Pris acte.
Akte genomen.
Mme la Présidente.- 1) J’informe les membres du Conseil du courrier de
l’autorité de tutelle réceptionné le 11/04/2024 notifiant le constat de la nullité de
plein droit, conformément à l’article 9, cinquième alinéa, de l’Ordonnance du
14/05/1998 organisant la tutelle administrative sur les communes de la Région
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de Bruxelles-Capitale, de la décision n° 128 du Conseil communal du
18/12/2023 relative relative au marché public de fournitures ayant pour objet
l’acquisition des containers pour les crèches utilisés pour le chantier « complex
Mutsaard ».
2) J’informe les membres du Conseil que le retrait de la décision n° 128 du
Conseil communal du 18/12/2023 a déjà été adopté par décision n° 78 du
Conseil communal du 25/03/2024.
Ik stel de Raadsleden in kennis van de brief van de toezichthoudende overheid
van 11/04/2024 waarbij in toepassing van artikel 9, alinea 5 van de Ordonnantie
van 14/05/1998 betreffende het administratief toezicht op de gemeenten van het
Brussels Hoofdstedelijk gewest, vastgesteld wordt dat de beslissing nr. 128 van
de Gemeenteraad van 18/12/2023 betreffende de overheidsopdracht voor
leveringen met als voorwerp de aankoop van containers voor crèches gebruikt
op de werf ’complex Mutsaard’.
2) Ik stel de Raadsleden in kennis dat de intrekking van beslissing nr. 128 van
de Gemeenteraad van 18/12/2023 al werd aangenomen bij besluit nr. 78 van de
Gemeenteraad van 25/03/2024.
1) et 2) Pris acte.
1) en 2) Akte genomen.
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la Présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
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Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- "Comité de la Samaritaine" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Comité de la Samaritaine" vzw, op 31/12/2022 ;
- Foire du Livre de Bruxelles asbl, au 30/06/2022 ;
- Foire du Livre de Bruxelles vzw, op 30/06/2022 ;
- Le Logement Bruxellois scrl, au 31/12/2022 ;
- De Brusselse Woning cvba, op 31/12/2022 ;
- Association Sportif Brussels City asbl, au 31/12/2022 ;
- Association Sportif Brussels City vzw, op 31/12/2022 ;
- "Filter Café Filtré Atelier" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Filter Café Filtré Atelier" vzw, op 31/12/2022.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Proposition de motion
Voorstel van motie
Mme la Présidente.- J’informe le Conseil que M. MAIMOUNI a déposé une
motion relative au port des signes convictionnels pour le personnel de la Ville
de Bruxelles et pour les étudiants des hautes écoles, des écoles supérieures et
des écoles de promotion sociale de la Ville de Bruxelles.
Ik stel de Raad in kennis dat dhr. MAIMOUNI een motie heeft ingediend met
betrekking tot het toestaan van het dragen van religieuze symbolen door
personeelsleden van de Stad Brussel en door studenten van de hogescholen en
de scholen voor sociale promotie van de Stad Brussel.
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En application de l’article 86 de la Nouvelle loi communale, il a été décidé de
ne pas inscrire ce point à l’ordre du jour.
Overeenkomstig artikel 86 van de Nieuwe Gemeentewet, werd er beslist om de
motie niet te agenderen.
Questions orales
Mondelinge vragen
Mme la Présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 18 - Punt 18
M. Weytsman.- Je vous remercie. Sur ce marché public pour des campagnes
dans les transports en commun, ma question est assez simple :
Page 8 sur 96 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/04/2024
On bénéficie déjà à la Ville de Bruxelles de toute une série de panneaux. Ici,
c’est 150.000 €, probablement pour faire de la promotion d’informations
intéressantes.
C’est ce que je demande, d’ailleurs, à M. l’échevin : quelles seront les
informations transmises ? Quelles sont les campagnes qui seront organisées ?
Dans les stations de métro, est-ce qu’on avait besoin de cette dépense de
150.000 € ? Est-ce qu’on ne pouvait pas tout simplement faire ça sur les
panneaux qui dépendent déjà de la Ville de Bruxelles ?
Je vous remercie.
M. Hellings, échevin.- Bonjour monsieur Weytsman et merci pour votre
question. Il s’agit de publicité dans les stations métro, dans les bus, dans les
trams, un peu comme Mme Jellab a fait des campagnes de promotion de la
propreté aussi dans ces mêmes médias. Il s’agit de publicités complémentaires
avec le réseau de (inaudible), qui sont gérés par M. le Bourgmestre, dans les
abribus et dans l’espace public.
C’est complémentaire, ça vient en plus. Vous voyez une publicité pour la haute
école ou pour une école secondaire dans les bus qui sont fréquentés par des
élèves, potentiellement qui peuvent fréquenter notre réseau d’enseignement.
Donc, je ne vois pas en quoi c’est anormal.
M. Weytsman.- Normal, tout peut l’être pour vous ! Mais c’est 150.000 euros
pour faire quel type de publicité ?
Sachant que nous avons de la chance : on bénéficie déjà de toute une série
d’affichages qui dépendent de la commune, ici, on va donc faire de l’affichage,
ce sont des bus ou des stations de métro qui vont participer à une information
pour toute la Région bruxelloise, ou éventuellement pour toute la Belgique.
Page 9 sur 96 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/04/2024
Très bien, mais quelles vont être, alors, ces campagnes ?
Qu’est-ce qui vaut ces 150.000 euros ?
M. Hellings, échevin.- Allez dans le bus et voyez quel type de campagne, pour
quel type d’école…
(Commentaire sur les bancs du Collège.)
M. Hellings, échevin.- Mais c’est ça, c’est ce que je viens de préciser !
Donc, je ne sais quoi vous dire de plus, Monsieur Weytsman.
M. Weytsman.- C’est dans les bus, les métros… Je l’ai bien lu, j’ai lu la
convention – c’est assez simple, c’est même la première ligne.
Je vous demandais juste ce qui valait 150.000 euros.
Mme Hariche, échevine.- En fait, ces publicités on les retrouve sur les bus eux-
mêmes et les trams. C’est une « customisation » des véhicules ainsi que dans le
métro, les trams et les bus.
Et ce n’est absolument pas nouveau. Cela fait de nombreuses années qu’on fait
la promotion des écoles de la Ville de Bruxelles, que ce soit pour
l’enseignement secondaire, la promotion sociale ou encore le supérieur,
notamment la Haute École Francisco Ferrer et ses différentes catégories.
M. Weytsman.- C’était le but de ma question, je vous remercie.
Donc en fait, c’est uniquement pour la promotion de nos écoles. Je demandais
quel était l’objectif de ces 150.000 euros, mais je n’avais pas eu de réponse.
Point 19 - Punt 19
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De heer Vanden Borre.- Collega's, ik zal een beetje nieuws brengen: er zijn
binnenkort verkiezingen. Ik weet niet of jullie het al gemerkt hebben, maar het
is weer zover. En dan zien we natuurlijk dit punt verschijnen op de agenda. En
dan maak ik mezelf toch een aantal kleine bedenkingen.
Ik heb een aantal vragen, meneer de schepen. Ik lees op de website van de Stad
in verband met verkiezingsaffiches dat er ongeveer 15 aanplakborden voor de
verkiezingen zijn verspreid op het grondgebied van Stad Brussel.
Enkel de Stadsdiensten mogen er verkiezingsaffiches op aanbrengen voor de
partijlijsten. En dan lees ik dit punt, waar dus Stad Brussel een aanbesteding
doet voor 140.000 euro om net dit te voldoen. En dan vraag ik mij af waarom.
Waarom moet Stad Brussel 140.000 euro aanbesteden voor een dienst die
eigenlijk Stad Brussel zelf behoort te doen? En dan vraag ik mij af: in het
verleden was het toch altijd Stad Brussel die zelf die borden plaatste, beplakte ?
En de stad heeft daar meer dan voldoende diensten voor. Ik denk dat het meestal
de dienst Wegenissen is die dat doet. Ik veronderstel dat ze dit jaar niet plots
met een gigantisch personeelstekort te kampen hebben waardoor ze dat zelf niet
kunnen doen.
Dus mijn eerste vraag is en toch wel een belangrijke vraag: waarom moeten we
dit nu uitbesteden? Waarom moet Stad Brussel hier 140.000 euro voor uitgeven
terwijl het toch wel een zaak is die Stad Brussel volgens mij perfect zelf kan
doen ?
Meer nog: het reglement dat ik kan terugvinden op de website zegt eigenlijk dat
Stad Brussel het alleen zelf mag doen.
Dan nog enkele punten die daar eigenlijk bij aanleunen. Het staat niet exact in
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dit punt, maar toch wil ik de opmerking maken dat er momenteel al zeer veel
verkiezingsaffiches verschijnen in het straatbeeld. Vaak is dat dan in
handelszaken, maar ook vaak, en dat moet toch gezegd zijn, in leegstaande
panden.
Op heel veel panden die soms jaren leegstaan, sterk verkommerd zijn, zeer
slecht onderhouden, vieze gevels en dergelijke meer, verschijnen daar plots, een
maand of twee voor de verkiezingen, verkiezingsaffiches.
En wat een verrassing: vaak zijn dat toch wel verkiezingsaffiches van de
grootste partij in deze Stad. Een partij die al decennialang hier de dienst uit
maakt : de PS.
Dus ik vraag mij af hoe het eigenlijk kan dat gebouwen jarenlang leeg lijken te
staan en slecht onderhouden zijn ? Die zouden volgens mij dan toch ook een
soort van leegstandstaks moeten betalen ?
De Stad zou eigenlijk veel strenger moeten optreden om die leegstand te
bestrijden. Maar als er dan weer verkiezingen aanbreken, hangen die plots vol
met verkiezingsaffiches. Volgens mij klopt er iets niet.
Dus ik wil de vraag stellen: hoe kan dat eigenlijk en welk beleid wordt er
eigenlijk gevoerd tegen leegstand, als we zien dat dit gebeurt? Elke verkiezing
opnieuw.
En een laatste element dat ik zelf niet onbelangrijk vind, is dat de Stad zelf heel
veel eigendommen heeft. Cafés, handelszaken, andere soorten gebouwen, de
grondregie, het OCMW en dergelijke meer. Een gigantisch patrimonium heeft
de Stad Brussel en ook hier vind ik eigenlijk dat het kies zou zijn, dat het
eigenlijk van democratisch fatsoen zou getuigen, als we die publieke gebouwen
die eigendom zijn van de Stad, beter reglementeren inzake verkiezingsaffiches.
Want ook hier is vaak de vaststelling dat er slechts een, soms twee partijen aan
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bod komen. En dat zijn vaak de grootste partijen die altijd in de meerderheid
zitten.
Ook hier zou het democratisch zijn om een soort reglement op te leggen aan
instellingen en gebouwen die vallen onder publieke instelling, het OCMW,
Grondregie Stad Brussel, maar ook andere partners.
Ofwel laat men alle partijen toe ofwel geen enkele! Maar het is nu vaak zo dat
enkel een of twee partijen - om er maar een bij naam te noemen, de PS -
telkenmale verschijnen en telkenmale een gigantische oppervlakte krijgen in het
straatbeeld.
En ik vraag mij af wat de reactie daarop is van enerzijds de schepen, maar
misschien ook van de Burgemeester of andere leden van het College.
M. Weytsman.- Je vous remercie. Deux points :
Le premier est en lien avec le point discuté aujourd’hui. La question est assez
simple. On fait souvent la même demande : pourquoi ça ne peut pas être réalisé
en interne, en fait ? C’est de nouveau 140.000 € pour l’organisation des
élections, pour le placement de ces panneaux.
Ce qui m’ennuie, ce n’est pas qu’on externalise. Je suis plutôt favorable à tout
cela. Mais ce qui m’ennuie, c’est que depuis le début, ce Collège continue à
augmenter la marge salariale des différents départements. On a, de plus en plus,
de fonctionnaires et à côté de ça vous continuez à externaliser toute une série
d’études (et ici, toute une série de missions) qui, raisonnablement, auraient pu
être réalisées, comme dans la plupart des autres communes, en interne.
Ça, c’est le premier point.
Le deuxième point, madame la Présidente, monsieur le Bourgmestre – excusez-
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moi, ce n’est pas directement lié, mais c’est plutôt un point d’information. C’est
lié, mais ce n’est pas le point du marché public –, on a été informé du choix du
Collège de la répartition des panneaux.
Normalement, le point devrait passer en Conseil communal. J’aimerais savoir si
le point va passer au Conseil ? C’est le cas des autres communes, en tout cas,
monsieur le secrétaire communal. J’aimerais savoir si le point passe en Conseil
communal. S’il ne passe pas en Conseil communal, qu’on m’informe de la
façon dont on peut être entendus!
Je conteste la répartition des panneaux telle que proposée par le Collège. On
peut peut-être nous l’expliquer ? Ça rejoint d’ailleurs ce que M. Vanden Borre
vient de dire.
Comment on peut avoir un dialogue par rapport à cela ? Voire éventuellement
des voies de recours s’il n’y a pas de dialogue possible.
J’ai juste reçu un e-mail suite à une demande à M. le secrétaire communal nous
informant que nous avions droit à deux panneaux sur 24. On peut discuter
ensemble sur la façon de les répartir, mais ça me semblerait courtois de le faire
aussi avec les groupes de l’opposition.
De heer Hellings, schepen.- Meneer Vanden Borre, natuurlijk is het een manier
om het illegale plakken van biljetten tegen te gaan. Op een specifieke plek,
15 specifieke plekken, is het een manier om minder affiches in de straten op de
muren te hebben.
Het is dan ook de beste manier om minder vuilnis te hebben.
En inzake de manier waarop wij functioneren: u heeft een brief gekregen die de
regels specifieert, zoals meneer Weytsman juist gezegd heeft.
Par rapport à votre question, monsieur Weytsman (dat is ook een vraag van
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meneer Vanden Borre), en effet, la société qui va être désignée suite à ce marché
public va installer les panneaux, qui seront neufs, et va aussi coller les affiches
selon une répartition par affiches qui sera définie par les groupes, et sous
l’autorité de la Ville de Bruxelles, donc des fonctionnaires de la Ville de
Bruxelles.
Donc, par rapport au nombre de panneaux que vous avez reçus, vous allez
remettre un « schéma » montrant comment ces affiches devront être collées par
l’entreprise qui sera désignée au terme de ce marché public particulièrement
transparent.
Par rapport à votre contestation du nombre de panneaux que vous avez reçus,
monsieur Weytsman, je ne peux pas vous répondre. Je ne suis pas en charge de
ça par rapport à la mise en œuvre de ce marché public.
De heer Vanden Borre.- Ja, eigenlijk is hier geen enkel antwoord gegeven,
meneer de schepen. U heeft niet echt een duidelijke uitleg gegeven waarom
Stad Brussel dat zelf niet realiseert.
Nochtans, ik heb het u letterlijk geciteerd : op de website staat dat Stad Brussel
dit zelf zou moeten organiseren.
Dus wat is uw uitleg? Wat is de reden waarom u dit moet uitbesteden aan de
markt, met een openbare aanbesteding? Ik heb geen uitleg gekregen.
En ook op mijn andere opmerkingen heb ik geen enkel antwoord gekregen –
maar goed, die hadden misschien iets minder betrekking op dit punt.
Ik vind het eigenlijk toch maar normaal dat men zich kritisch opstelt, zeker
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vanuit de oppositie, over hoe de meerderheid het zichzelf probeert makkelijk te
maken door het reglement onduidelijk te schrijven en de toewijzing van de
aanplakking dan ook nog eens uit te besteden aan firma's die op weet ik welke
basis gekozen zijn.
Ik stel mij hierbij toch wel ernstige vragen, eerlijk gezegd. In het verleden was
onze ervaring eigenlijk relatief positief bij Stad Brussel wat betreft de
aanplakking. Maar als ik zie hoe dat vandaag verloopt, dan stel ik mij toch
ernstige vragen.
Er is ook nog het feit dat er vele Gemeenten eigenlijk al veel verder staan op
vlak van geïnstalleerde borden. Stad Brussel is rijkelijk laat.
Ik vind toch dat men hier serieuze gaten laat vallen bij de organisatie, en dat is
natuurlijk onder jullie politieke verantwoordelijkheid. Ik kan alleen maar
denken dat daar een reden voor is.
En wat is die reden dan? Waarom kan u vandaag geen uitleg geven?
Nogmaals: over het punt van de gebouwen in eigendom van Stad Brussel - ook
hier heb ik geen enkel antwoord gekregen over wat daar de voorwaarden zijn
om eventueel aanplakking te doen. Geen enkel.
En ik vind ook hier dat er toch wel een soort van kader moet zijn, dat er
duidelijke spelregels moeten zijn, want vandaag lijkt het gewoon the winner
takes it all.
De grootste partij heeft het hier voor het zeggen. En de rest, de oppositie, andere
partijen, die kunnen ernaar fluiten, naar hun plaats om eventueel te afficheren.
En dat is toch geen correcte manier om het democratische spel en het
democratische debat te voeren.
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Dus ik verwacht toch wel een betere uitleg van u.
M. Weytsman.- Oui, je vous remercie, madame la Présidente. Quand je pose
des questions, je lis les conventions. Donc, monsieur le premier échevin, si vous
pouviez juste répondre à mes questions.
Je ne vous demandais pas de m’expliquer ce qu’il y a dans la convention, je l’ai
lue. Je vous pose une question simple : pourquoi on fait appel à une entreprise
externe ?
On n’a pas arrêté d’augmenter le volume d’emplois au sein de la Ville de
Bruxelles. Il y a des gens qui ont, à mon avis, toutes les compétences requises
pour pouvoir le faire, donc voilà : vous pouvez nous expliquer pourquoi ce
marché public de 140.000 € ?
Par ailleurs, c’était plus une question qui était, peut-être, adressée à M. le
Bourgmestre, effectivement. Ma première question, monsieur le premier
échevin, sur la répartition des panneaux, c’est une décision qui s’est prise au
Collège. Ça dépend de tout le Collège, je le comprends, sur base de critères.
Je demande à M. le secrétaire communal s’il compte faire passer le point au
conseil communal. C’est le seul moment où je pourrais éventuellement
m’exprimer.
Deuxièmement, s’il y a une possibilité de discuter de cette répartition, qui ne me
semble pas refléter le score électoral des dernières élections, à savoir celles de
2019, puisque nous préparons ensemble, ici, les élections régionales, fédérales
et européennes.
Comme dans la plupart des autres communes, c’était le dernier score électoral
qui devait servir de base, j’aurais souhaité, d’abord, recevoir officiellement la
décision du Collège en la matière.
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Deuxièmement (?), savoir comment nous allons pouvoir, éventuellement,
discuter de cette proposition. Monsieur le premier échevin, on ne nous répartit
pas, on ne nous affecte pas des panneaux. C’est la démocratie.
La démocratie fait en sorte que les groupes politiques, en fonction de leur
représentativité, sous un modèle qui reste à convenir ensemble, aient accès à la
visibilité dans le cadre de la période électorale. Je rejoins ce que M. Vanden
Borre a dit et je demande plus de démocratie et plus de respect de l’opposition
en la matière.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Weytsman, je suis prêt à ce qu’on en parle. On a
basé ça, comme on l’avait fait en 2019, sur les chiffres de 2018, ici, au Conseil,
même si j’entends que ce n’est pas la même chose.
Mais je ne suis pas sûr que ça changerait grand-chose. C’est le même Conseil,
mais on peut regarder. Quand je regarde les panneaux, je pense qu’on arrivera
plus ou moins à la même répartition.
M. Weytsman.- Déjà, par ailleurs, je n’ai pas copie de la décision formelle du
Collège.
Par ailleurs, je ne connais que l’affectation des deux panneaux pour le MR ; je
ne sais pas ce qui est attribué aux autres partis.
Ce qui m’intéresserait, c’est d’avoir une procédure transparente et une
information complète, si c’est possible.
M. le Bourgmestre.- D’accord. Pas de problème. C’est basé sur les résultats
électoraux de ce Conseil. C’est ce que font toutes les communes, hein ?
M. Weytsman.- Non. Ce n’est pas ce que font toutes les communes.
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M. le Bourgmestre.- C’est ce qu’on a toujours fait à la Ville, y compris quand
vous étiez au pouvoir avec nous.
M. Weytsman.- Non. Après vérification, ce n’est pas ce qu’on a toujours fait à
la Ville.
M. le Bourgmestre.- Eh bien, si.
M. Weytsman.- La logique est d’avoir une répartition en fonction, notamment,
des derniers scores électoraux.
Mais tout peut être discuté. Il faut juste (inaudible) comprendre. Soit c’est
discuté et c’est voté au Conseil communal – d’ailleurs, ma lecture de la loi à
vérifié…
M. le Bourgmestre.- Ce ne sera pas voté, mais on est prêts à rencontrer
l’opposition. C’est normal, ça.
M. Weytsman.- Je vous remercie. Merci, monsieur le Bourgmestre.
Et par ailleurs, donc, j’ai...
M. Wauters.- C’est intéressant de déjà savoir ce qu’il en est maintenant.
M. le Bourgmestre.- Ce qui est proposé pour l’instant :
- PS : 5 ;
- Vooruit : 1 ;
- ECOLO : 2 ;
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- GROEN : 2 ;
- DéFI : 2 ;
- PTB : 3 ;
- Engagés : 2 ;
- CD&V : 1 ;
- MR : 2 :
- Open VLD : 1 ;
- N-VA : 1 ;
- et autres : 2.
Mais voyons-nous ! Franchement, on a fait ça, c’est identique à ce qu’on a fait
en 2019, mais il n’y a pas de problème pour qu’on se voie pour en parler. Je
trouve que c’est normal.
De heer Vanden Borre.- En dan rest er nog de andere vraag waarom we dit nu
uitbesteden. Waarom kunnen de Stadsdiensten dit niet doen? Ik heb daar geen
antwoord op gekregen.
De heer Hellings, schepen.- De ploeg bestaat niet meer in de administratie. Dus
moeten wij een publieke aanbesteding doen.
De heer Vanden Borre.- De ploeg bestaat niet meer ? De administratie is 30%
gegroeid deze legislatuur? Komaan…
De heer Hellings, schepen.- Elke vijf jaar moeten wij deze specifieke taak
doen. De ploeg die daarmee belast was bestaat niet meer en dus vragen wij aan
een onderneming om dat te doen.
De heer Vanden Borre.- Sorry, maar dat is niet echt een uitleg. Is het een
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verrassing dat er om de vijf jaar verkiezingen zijn? Is het zo moeilijk om een
aantal mensen te identificeren die dat voor de Stad kunnen doen ?
M. le Bourgmestre.- Wat is het probleem dat het een private maatschappij dat
doet?
De heer Vanden Borre.- Omdat het de stad 140.000 euro kost. Er werken
duizenden mensen voor Stad Brussel.
M. le Bourgmestre.- Maar de arbeiders van de Stad kosten ook geld. En het is
voor twee verkiezingen, natuurlijk. Het is voor de gemeentelijke verkiezingen
en ook voor de verkiezingen van juni.
De arbeiders van de Stad kosten ook geld, de balans blijft ongeveer dezelfde.
De PS verdedigt in die geval een privé-maatschappij en de N-VA is ertegen!?
De heer Vanden Borre.- Ja, omdat ik grote democratische vragen heb bij heel
deze procedure. En ook het feit dat er enkel vier Waalse partijen worden
bevraagd…
M. le Bourgmestre.- Het is de beslissing van elke partij! Zij beslissen over de
eigen panelen. Het is de partij die beslist en de uitvoering van die beslissing ligt
bij de privé-maatschappij.
De heer Vanden Borre.- Ik heb nog vele andere vragen gesteld. Waarom duurt
het zo lang? In het verleden was het allemaal veel sneller, veel efficiënter.
Zoals collega Weytsman ook zegt : in het verleden was dat veel transparanter,
veel duidelijker, was die informatie allang verspreid.
M. le Bourgmestre.- Ik ben transparant. 1 pnneel voor N-VA, u heeft alleen
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1 zetel in deze Gemeenteraad. 1 zetel, u hebt 1 paneel, meneer Vanden Borre.
1 paneel is gelijk aan 1 zetel. Wij zijn met 18 en hebben 5 panelen.
Sorry, maar er is ook een evenwicht tussen de verschillende partijen.
De heer Vanden Borre.- Maar dat is mijn punt niet. U komt dat vandaag te
vertellen, maar die informatie was mij nog niet toegestuurd.
Mevrouw de Voorzitter.- Nee, die informatie staat ook niet op de dagorde en is
ook niet onderwerp van het debat, want het voorstel ligt nog niet op tafel.
M. le Bourgmestre.- Ik stel een vergadering voor met de verschillende groepen,
de verschillende fracties, om over dit probleem te praten.
Mme El Bakri.- Ce qui pose surtout question, c’est le montant total des
140.000 €. J’entends que ça coûtait de toute façon – comme vous dites, le job
doit être fait.
Donc, 140.000 €, on estime à combien le nombre d’heures de travail ? Ça, on le
sait, on a une vue sur combien d’heures ça prend. On mobilise combien de
travailleurs, au total ?
De heer Hellings, schepen.- Je ne sais pas, ça.
Mevrouw de Voorzitter.- Madame El Bakri, vous n’avez pas demandé la
parole.
De heer Hellings, schepen.- Il ne s’agit pas uniquement de personnes qui vont
être employées pour afficher, il s’agit des panneaux eux-mêmes qui doivent être
placés, qui doivent être achetés, qui doivent être installés dans quinze espaces
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différents. Une vingtaine de panneaux en tout.
Mme El Bakri.- Pourquoi on ne réutilise pas les panneaux ? Normalement, on
réutilise les panneaux des années précédentes.
De heer Hellings, schepen.- Ils seront réutilisés les années suivantes, mais, ici,
on achète de nouveaux panneaux. C’est la raison pour laquelle le marché est si
important, parce qu’il implique les panneaux eux-mêmes.
Mme El Bakri.- Pourquoi, cette année, on doit acheter de nouveaux panneaux ?
De heer Hellings, schepen.- Parce que les anciens panneaux ne fonctionnent
plus, ne sont plus disponibles ou ils sont trop vieux.
Mme El Bakri.- Ce n’est pas très écologique, monsieur Hellings, si on doit
remplacer les panneaux électoraux à toutes les élections.
De heer Hellings, schepen.- Ils sont tout à fait inutilisables. C’est la raison pour
laquelle on lance un nouveau marché qui comprend l’affichage.
Mme El Bakri.- Et au total, ça représente combien de travailleurs ? Vous avez
une estimation, quand même ?
De heer Hellings, schepen.- Je ne sais pas. Posez la question écrite et on vous
répondra. Je ne peux pas vous le dire comme ça.
Mme El Bakri.- Là, on signe un chèque en blanc. C’est un peu « fort de
café » !
Mevrouw de Voorzitter.- Attendez ! On va arrêter. Il y a M. Vanden Borre et
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M. Weytsman qui ont demandé la parole et qui l’ont eue, avec déjà un délai bien
dépassé.
Madame El Bakri, je vous ai dit que vous n’avez pas la parole. M. Hellings a eu
la gentillesse de vous répondre, mais en fait non, il n’y a pas d’ajout de prise de
parole. C’est M. Vanden Borre et M. Weytsman.
M. Mampaka.- Quand on est poli, on est puni ! Monsieur le Bourgmestre, la
fois passée, ça a posé beaucoup de problèmes.
Il faut que cette équipe extérieure puisse passer toutes les semaines, plusieurs
fois. Il y a des partis qui donnent leurs affiches, on leur raconte qu’il faut
attendre quinze jours. L’équipe ne passe qu’une fois tous les quinze jours et
pendant ce temps-là, les panneaux sont vides.
Voilà ce qu’il faut dire sur base d’une expérience.
Une ville, ça a une âme, ça a un vécu, ça a une histoire. Dans l’histoire, tenez
compte, monsieur le secrétaire communal, du fait que les personnes qui doivent
aller coller les affiches démocratiques des panneaux doivent passer tous les
jours, pas toutes les semaines.
Mevrouw de Voorzitter.- Monsieur Mampaka, vous n’avez pas la parole !
(Colloques.)
M. Maimouni.- Madame la Présidente ?
Mevrouw de Voorzitter.- Non, monsieur Maimouni. Je viens de le réexpliquer,
vous connaissez le règlement : pas de demande de prise de parole.
Elle est à M. Vanden Borre et M. Weytsman.
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M. Maimouni.- Un débat nécessite des réactions.
Mevrouw de Voorzitter.- Ce n’est pas un débat ! Ce sont des questions.
M. Maimouni.- À partir du moment où l’échevin dit quelque chose qui attire
mon attention, comment je réagis ?
Mevrouw de Voorzitter.- Ce n’est pas un débat ! Ce sont des questions.
M. Maimouni.- Donc, je suis censé anticiper ce qu’il va dire.
Mevrouw de Voorzitter.- Ce n’est pas un débat ! Ce sont des questions.
M. Maimouni.- Justement, j’ai une question suite à une intervention.
Mevrouw de Voorzitter.- Non ! Vous devez demander la parole en début,
comme vos collègues l’ont fait, comme l’ont fait M. Vanden Borre et
M. Weytsman.
M. Maimouni.- Je n’étais pas censé savoir qu’il allait répondre ça, que les
140.000 € sont dédiés à des panneaux qui vont être achetés.
Mevrouw de Voorzitter.- Monsieur Maimouni, ce sont des questions et vous
n’avez pas demandé la parole. Je suis désolée.
M. Maimouni.- Je la demande.
Mevrouw de Voorzitter.- Non ! C’est trop tard.
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M. Maimouni.- Je ne la demande pas, je la prends !
Mevrouw de Voorzitter.- La question est menée par M. Vanden Borre et
M. Weytsman.
On fait toujours comme ça, monsieur Maimouni. Ce n’est pas « à la tête du
client », ce n’est pas parce que c’est vous, c’est le même principe.
C’est pour ça que j’ai fait la remarque à Mme El Bakri et à M.Mampaka aussi.
Elle a continué à parler comme vous, malheureusement.
M. Maimouni.- Je vais poser une question à M. Hellings.
Non ! Vous ne pouvez plus poser de questions.
Vu que les panneaux sont amenés à disparaître et que ce n’est pas du tout
écologique.
Mevrouw de Voorzitter.- Vous n’avez pas la parole, monsieur Maimouni.
Arrêtez !
Le débat est clos, sauf si M. Vanden Borre ou M.Weytsman veulent rajouter
quelque chose.
De heer Vanden Borre.- Ik wou toch nog eventjes de bedenking maken - en ik
denk dat de Heer Mampaka daar ook op alludeerde - dat volgens mij dit systeem
niet mag misbruikt worden om de verantwoordelijkheid af te schuiven.
Het is een belangrijke taak om iedereen in verkiezingstijd een democratische
plek te geven. Er zijn nu 15 affiches. We weten allemaal dat het voor de PS niet
uitmaakt. Alle eigendommen van de Stad worden ineens PS-
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propagandamachines. Dat is hun zogenaamde PS-verkiezingsmachine die in
werking treedt.
Ik stel me daar grote vragen bij, maar goed.
Ik heb er ook niet echt een antwoord op gekregen hoe dat zit met de
eigendommen van Stad Brussel. Maar ik wil gewoon dat die firma die nu wordt
ingeschakeld dagelijks controleert of die borden niet beklad worden, of dat die
borden desnoods moeten overplakt worden.
Al vind ik eigenlijk dat Stad Brussel dat zelf moet doen, maar ik hoop dat die
firma het zal respecteren, en dat we dus niet op het eind van de rit eigenlijk de
verantwoordelijkheid gewoon ontlopen.
Daar zou natuurlijk alleen maar de oppositie – ikzelf, maar ook andere collega's
hier – nadeel van ondervinden. En wie vaart daar wel bij?
Dat is natuurlijk de meerderheid die het hier voor het zeggen heeft.
M. Maimouni.- Madame la Présidente, c’est à vous que je m’adresse.
Vu qu’apparemment la démonstration absurde fait foi, je désire demander la
parole pour tous les points à venir.
Mevrouw de Voorzitter.- Non. Ça, ça ne va pas être possible, monsieur
Maimouni. Vous devez le préciser.
M. Maimouni.- Eh bien, je le précise : je demande la parole pour tous les points
qui sont à venir.
Mevrouw de Voorzitter.- Non, ce n’est pas possible. Votre proposition est
absurde et je ne l’accepte pas.
M. Maimouni.- Absurde ? Elle est aussi absurde que le règlement que vous
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voulez nous imposer de cette manière-là.
Mevrouw de Voorzitter.- Non, notre règlement, vous pouvez le consulter sur le
site de la Ville, si vous ne l’avez pas, mais je n’accepte pas votre proposition et
c’est mon droit.
Vous direz à l’annonce des dossiers de chaque membre du Collège sur quel
point vous voulez poser une question, en citant le point.
Parce que vous mettez à mal la distribution de l’ordre de parole en faisant ça.
Donc, arrêtons. Le règlement n’est pas absurde, il est là pour tout le monde,
monsieur Maimouni.
L’incident est clos.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
M. Maimouni.- Je voudrais poser la question à Mme Hariche vis-à-vis de
l’exploitation au niveau des écoles.
Apparemment, les clubs sportifs ne peuvent pas en bénéficier pendant les
vacances scolaires.
Mme la Présidente.- C’est quel point ? Ça doit avoir – toujours selon le
règlement – un lien avec un point à l’ordre du jour.
C’est quel point, monsieur Maimouni ?
M. Maimouni.- Il n’y en a aucun.
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Mme la Présidente.- Donc, il n’y a pas de question.
M. Maimouni.- D’accord.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Maingain
Dossiers van dhr. schepen Maingain
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 27 - Punt 27
M. Weytsman.- Je vous remercie, madame la Présidente. En fait, ce à quoi je ne
suis pas arrivé, c’est à comparer les montants.
Ce que vous venez de dire, entre les lignes, consiste en une augmentation.
Quelle est l’augmentation ?
M. Maingain, échevin.- Il n’y a pas d’augmentation du montant. Les montants
avaient été votés lors du règlement. Je ne les ai plus, comme ça, en tête, mais je
peux vite reprendre le règlement, l’ouvrir et vous les donner.
Un instant…
M. Weytsman.- S’il n’y a pas d’augmentation, je ne l’exige pas nécessairement.
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M. Maingain, échevin.- Il n’y a pas d’augmentation. Il s’agit plutôt de modifier
la procédure administrative vis-à-vis de la commune.
M. Weytsman.- D’accord. Merci, monsieur l’échevin.
Point 28 - Punt 28
Mme Buggenhout.- Merci, madame la Présidente. Monsieur l’échevin,
bonjour. À propos du fritkot de la place Peter Benoit, ça ne va pas être non plus
une grande question : en fait, je me posais la question sur la nécessité de
changer une convention que les exploitants du fritkot ont signée, en sachant que
ces avenants, ils n’en sont pas au courant.
Ils ne sont pas du tout au courant, donc vous faites signer quelque chose que
vous adoptez au Conseil communal sans en avoir « touché mot ». Je prends par
exemple le fait qu’ici, vous parlez d’une ouverture de quatre jours, de 12h à
18h. Or ce n’est pas du tout leurs horaires : ils ouvrent du mardi au dimanche de
17h à 21h, plus le vendredi de 11h à 14h.
Là, il faut voir s’il y a des flexibilités qui sont possibles à établir.
Ce que je trouve quand même assez étonnant, c’est qu’ils sont à la tête de ce
fritkot depuis 37 ans et vous faites signer une convention qui est renouvelable
tous les ans. Ce qui signifie qu’après autant d’années, d’une année à l’autre, ils
pourraient être remerciés.
Or il semblerait qu’ils ont, d’abord, signé un contrat sur trois ans. Au bout des
trois ans, peut-être, un renouvellement. Ils aimeraient bien avoir ne fût-ce que
des baux de trois ans.
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Je ne sais pas ce que vous en pensez, s’il y a une flexibilité qui est possible ou
pas dans ce type de convention. Je voulais savoir pourquoi ils n’ont pas été mis
au courant ou pu avoir ne fût-ce que donné leur avis concernant celle-ci.
Merci, monsieur l’échevin.
M. Weytsman.- Madame Buggenhout a posé toutes les bonnes questions,
merci.
M. Maingain, échevin.- Madame Buggenhout, je suis surpris par ce que vous
me dites parce que c’est notamment à leur demande qu’on fait cette
modification, en tout cas cette (inaudible).
Lorsque nous avons signé les nouvelles conventions pour leur permettre
d’intégrer le magnifique fritkot qui a été construit – c’est une politique que j’ai
poursuivie et qui avait été initiée par ma prédécesseure – les exploitants nous
ont fait part d’un certain nombre d’articles, dans la convention basique, qui ne
correspondaient pas tout à fait à leur réalité de terrain et sur lesquels ils nous
demandaient un certain nombre de modifications. Ce sont ces modifications qui
passent aujourd’hui, avec des points tout à fait spécifiques pour cette friterie de
Neder-over-Heembeek qui est véritablement emblématique et qu’on veut
soutenir.
Je peux vous assurer – ça a pris du temps, certes – que les modifications qui
sont là le sont à leur demande. Sur les horaires, je vous invite à relire la
convention : la convention dit « à minimum ». C’est une discussion qu’on a eue
avec eux.
Donc, rien ne les empêche d’ouvrir plus tard. Je le redis, ça a été fait en
concertation avec eux, à leur demande.
Sur la question des durées des conventions, c’est quelque chose qu’on a souvent
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avec les commerces ambulants parce que c’est vrai qu’on les sédentarise, si on
regarde la logique aujourd’hui, ce qui leur demande parfois des investissements.
On a souvent des ambulants qui demandent à avoir des conventions plus
longues, notamment pour aller chercher des prêts bancaires.
Le problème, c’est que la loi fédérale sur les ambulants ne permet pas, une fois
qu’on a fait la convention initiale, de prévoir autre chose que les reconductions
chaque année.
Maintenant, je veux rassurer tout le monde, tous les Heembeekois et tous les
Bruxellois qui préfèrent évidemment Chez Jeff, qui est la meilleure friterie de
Bruxelles, on n’a pas du tout l’intention de résilier cette convention, que du
contraire ! On essaye juste de faire en sorte qu’elle soit juridiquement au plus
proche de leur réalité de terrain.
Mme Buggenhout.- Vous me rassurez dans le sens que les heures d’ouverture
sont flexibles, c’est bien ce que j’ai entendu : ils peuvent ouvrir plus que cela.
Finalement, c’est une loi sur les ambulants, c’est bien ce que j’ai compris.
Maintenant, ceci étant dit, je les ai encore eus au téléphone avant le Conseil
communal et ils n’étaient pas au courant des changements. Mais enfin, bon...
M. Maingain, échevin.- Évidemment ! La modification ne leur a pas encore été
signifiée, vu qu’elle est votée aujourd’hui.
Les courriers vont arriver.
Par contre, je vous assure que la demande d’avenant vient vraiment de leur part
et qu’on tient compte énormément de leurs demandes, parce qu’on veut les
soutenir.
Mme Buggenhout.- D’accord. Oui, j’ai effectivement entendu que vous en
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aviez tenu compte même au niveau de l’état des lieux, etc.
Merci, monsieur l’échevin.
Point 29 - Punt 29
M. Weytsman.- Je voulais que M. l’échevin fasse une présentation liée de la
comparaison des conventions, mais il a répondu à ma question également, donc
je vous remercie.
Point 38 - Punt 38
Mme Buggenhout.- Merci, madame la Présidente. Simplement, pour avoir une
information un petit peu plus précise (c’est vrai que ça m’avait échappé au
niveau des sections, je vois – et je trouve ça très bien ! – qu’il y a un subside de
10.000 € qui est donné à l’asbl Union des commerçants et indépendants de
Heembeek Centre pour organiser une braderie et brocante en 2024 à Neder-
over-Heembeek.
Étant donné qu’elle n’a pas eu lieu à cause des travaux du tram, est-ce qu’elle
aura bien lieu ?
Qu’est-ce qu’il va se passer quand on fait une braderie… j’imagine, si le tram
roule, comment… plein de gens se disent : « Où va se passer cette braderie, à ce
moment-là ? »
Ou va-t-on interrompre le trajet du tram s’il est fait ? Ou alors, ce serait
ailleurs ?
Est-ce que vous avez plus d’informations à ce sujet, monsieur l’échevin ?
M. Maingain, échevin.- J’espère qu’elle se tiendra. J’espérais déjà qu’elle
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puisse se tenir l’année passée. Ça aurait été possible, mais on a respecté la
demande de l’association qui nous a dit : « Ça nous paraît compliqué. On n’a
pas envie de le faire. », même si nos services étaient à disposition pour aider
l’association des commerçants.
Il est clair qu’on va sans doute devoir travailler ensemble à une nouvelle
manière d’organiser cette braderie, mais je crois que c’est important qu’elle
revienne pour Neder-over-Heembeek et la rue François Vekemans. En tout cas,
c’est ma volonté, d’où la demande de subside.
Nous allons maintenant travailler, évidemment, avec l’association des
commerçants pour organiser celle-ci au mieux et que Neder-over-Heembeek
puisse retrouver sa braderie-brocante.
Mme Buggenhout.- Moi aussi, j’aimerais bien qu’elle puisse s’organiser.
Simplement, on ne sait apparemment pas où elle pourrait s’organiser.
M. Maingain, échevin.- C’est en septembre, on a encore un peu de temps pour
l’organiser.
Mme Buggenhout.- Oui, si le tram ne roule pas. Mais si le tram roule, je ne sais
pas comment on va pouvoir l’organiser.
Bien, on verra. Merci.
Dossiers de M. l’échevin El Ktibi
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Dossiers van dhr. schepen El Ktibi
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van dhr. schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 63 - Punt 63
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M. Weytsman.- Je vous remercie, madame la Présidente. En ce qui concerne la
convention avec la STIB pour la sous-traitance en matière de règlement général
de protection des données (RGPD) dans le cadre du projet au palais du Midi,
madame l’échevine, vous connaissez la position du MR : je suis convaincu – et
nous essayons d’en faire la démonstration ici-même, sur le parlement régional
bruxellois – qu’il y a des alternatives à la démolition.
J’ai encore récemment déposé une proposition qui, j’espère, sera votée pour
avoir un comité indépendant pour se pencher sur cette question dans la mesure
où il y a, pour nous en tout cas, trois pistes qui sont beaucoup moins
impactantes pour les commerçants – c’est le moins qu’on puisse dire, parce
qu’avec ces pistes-là on ne doit pas les chasser –, beaucoup moins impactantes
pour les habitants, puisque la démolition-reconstruction prévoit dix ans de
travaux et les pistes qui sont abordées n’en prévoient que deux et demi. Et,
évidemment, beaucoup moins impactantes pour les pouvoirs publics, puisque
les trois pistes qui ont été débattues en commission mobilité au parlement
régional bruxellois fluctuaient entre une addition supplémentaire entre 20 et 60
millions d’euros ; tandis que la démolition-reconstruction telle que proposée est
une addition supplémentaire, une facture supplémentaire, pour les Bruxelloises
et les Bruxellois, de 400 millions d’euros.
Ceci étant notre position de base, il existe des alternatives. J’entends que, du
côté du Collège, vous ne suivez pas ces alternatives possibles. Mes questions
sont claires :
Imaginez que nous ayons raison et que des alternatives seront mises en place
sous une prochaine législature. Qu’est-ce qui est en train d’être mis en place
aujourd’hui ?
Est-ce qu’on est vraiment obligé d’avoir ce type de convention ? Est-ce qu’on
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est obligé d’aller jusqu’à presque une expulsion ou une éviction, pour reprendre
les termes utilisés dans la convention ? Est-ce qu’on ne peut pas mettre cela en
parenthèses ? Première chose.
Imaginez que vous demandiez à ces commerçants de partir, moyennant
indemnisation à fixer – j’y reviendrai avec eux – et que demain, on se rende
compte que ce n’était pas nécessaire.
Comment faire marche arrière ? Est-ce que vous ne vous exposez pas non plus à
des risques juridiques et financiers assez importants ?
Dans la convention, on aborde aussi des méthodes de calcul pour fixer les
indemnités, les préjudices, la valorisation de ce que je vais appeler le
« goodwill ». Le goodwill, la clientèle, c’est moi qui l’ajoute, parce que je ne
l’ai pas retrouvé dans la convention.
Est-ce que vous pouvez peut-être nous donner un petit mot par rapport à cela ?
Et j’entends des commerçants qu’ils sont déjà amenés à rencontrer la STIB et la
Régie foncière pour commencer à discuter de ce type d’indemnisation. Or, là,
vous nous présentez un document qui, si je le comprends bien, vise à justement
calculer ce type d’évaluations.
Je ne saisis pas très bien ce qu’on est en train de faire pour le moment, ce que
vous nous proposez, dans la mesure où d’une part, pour moi, vous mettez
largement la charrue avant les bœufs, si je peux m’exprimer ainsi, puisque nous
souhaitons que ces commerçants ne doivent simplement pas partir. D’autre part,
même si vous suivez votre propre logique, je ne comprends pas la plus-value de
ce marché, dans la mesure où vous êtes déjà en train de négocier avec eux sur
ces indemnités de sortie.
M. Bauwens.- Merci, madame la Présidente. Dans le même débat, on est déjà
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intervenus aussi plusieurs fois pour demander le gel des baux, et pas la
suppression ou le fait qu’ils ont déjà reçu la rupture du bail et que maintenant,
vous passez déjà à l’étape suivante, pendant qu’il y a de plus en plus de doutes
sur ce plan du métro.
Il y a de plus en plus de partis qui disent – et, à mon avis, pas uniquement pour
une campagne électorale –que le métro, il y a quand même de forts doutes qu’il
aura lieu. Les finances de la Région ne donnent pas beaucoup d’espoir à ce que
le projet aboutisse positivement.
Moi, je vous demande, au lieu de supprimer les baux, de dire : « Très bien, on
fait un gel des baux. » Effectivement, indemniser mieux les commerçants qui,
actuellement, souffrent, et pendant toute la durée (?) des travaux, mais garder le
droit de pouvoir reprendre après que les travaux soient finis ou après que le
projet soit fini.
Mme Mutyebele, échevine.- Les commerçants, nous sommes en discussion
avec eux depuis plusieurs mois – je pense que vous tous, vous le savez. Au
départ, quand le projet de métro est arrivé sur la table du Collège et du Conseil,
les commerçants ont eu une gratuité de l’exploitation de leurs baux
commerciaux.
On a toujours été du côté des commerçants jusqu’ici, et là, on est en dialogue
avec eux pour voir leurs perspectives. On est en train d’engager la conversation
avec eux pour voir de quelle manière est-ce que cette indemnisation peut avoir
lieu.
Vous avez demandé, monsieur Weytsman, comment on calcule cette
indemnisation. Elle est faite sur base législative, sur base de la loi sur les baux
commerciaux. Je pense que je l’avais déjà expliqué ici lorsque j’étais passée, il
y a peut-être deux mois, sur la décision de principe par rapport à ce dossier.
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On est de leur côté, on engage la conversation. On veut juste savoir sur la base
de quoi on va calculer les estimations des compensations auxquelles ils auront
droit.
Le titre du point, c’est une convention, parce qu’il y a des données privées. En
tant que bailleur, nous les avons, et nous voulons collaborer avec la STIB au
mieux. Nous voulons leur communiquer déjà maintenant les informations par
rapport à ces baux. Ces données vont être traitées par la STIB en qualité de
sous-traitant de la ville au sens de l’article 28 du RGPD (?).
Là, nous sommes dans une étape de discussion avec les commerçants et la
STIB.
M. Weytsman.- Sous un angle politique, je ne peux pas vous laisser dire que
vous êtes du côté des commerçants. Votre proposition de solution, elle exclut les
commerçants, elle met à mal un quartier et elle met à mal des dizaines de
milliers de personnes, en tout cas des milliers de personnes qui seront exposées
à dix ans de chantier à ciel ouvert, et donc il faut en prendre acte : c’est tout sauf
une solution qui est du côté des commerçants.
Par contre, je ne saisis pas pourquoi, alors que vous savez qu’il existe des
alternatives, alors que vous savez – ce n’est pas que le MR qui le dit, après six
mois d’insistance, c’est la ministre de la mobilité Van den Brandt –, que ces
alternatives seront examinées dans le cadre de l’étude d’incidence.
Les trois alternatives que je demande depuis six mois seront toutes les trois
examinées.
Il est probable que ces travaux ne se réalisent pas de la façon que vous souhaitez
et que ces travaux n’aient pas finalement comme conséquence d’exclure ces
commerçants.
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Pourquoi aujourd’hui continuer à avancer alors qu’il y a tellement
d’incertitudes ? Est-ce que c’est parce que la Ville de Bruxelles, la seule
décision de la Ville de Bruxelles, c’est la démolition du palais du Midi ?
In fine, c’est vous qui décidez, c’est vous qui êtes propriétaire. Mais alors, il ne
faut pas mettre la responsabilité sur celle de la Région. Si vous voulez, pour des
raisons x ou y, démolir le palais du Midi, exclure ces commerçants et peut-être
changer la face du quartier, il faut l’assumer et le dire.
Mais on a pris comme discussion l’angle de la mobilité.
Nous avons aujourd’hui des solutions qui n’aboutissent pas à la démolition du
palais du Midi et qui respectent la continuité du chantier. Si vous ne croyez pas
dans ces solutions, je peux tout à fait l’entendre, mais de grâce, mettez ces
discussions, ces indemnités, cette façon de faire peur à ces commerçants entre
parenthèses !
Attendez au moins les résultats de l’étude d’incidence : avec un peu de chance,
ce que vous faites ne sert absolument à rien !
M. Bauwens.- Je partage la même remarque. Quand la Ville dit : « On est du
côté des commerçants. » je veux bien aller le répéter dans le quartier de
Stalingrad, mais je crains que les réactions vont être pires que les nôtres ici. Ils
ne sentent vraiment pas du tout que vous êtes de leur côté.
On est en train de détruire un quartier, on est en train de détruire des clubs de
sport, on est en train de détruire les commerçants, la vie de beaucoup de gens.
Puis venir dire ici, dans une salle bien protégée, qu’on est de votre côté, c’est
een beetje cynisch.
Être de leur côté, c’est vraiment les aider, écouter, vraiment prévoir le droit et
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aller leur dire, noir sur blanc, signer de votre main, en disant : « On vous donne
le droit de vous rétablir après la débâcle que nous, la Ville de Bruxelles, avons
causée en collaboration avec la STIB. »
Ça, c’est être du côté des commerçants !
Point 64 - Punt 64
M. Weytsman.- Je voudrais que Mme l’échevine nous présente le point, si
possible.
Mme Mutyebele, échevine.- Oui. C’est un avenant à cette concession entre la
Ville de Bruxelles et la sprl Bru 58 pour l’exploitation du restaurant, de l’espace
bar et des terrasses attenantes à Brucity, comme le point le dit.
C’est une modification non substantielle à la convention, qui ne change rien du
tout à l’objet de la convention. C’est un transfert des actions qui sont détenues
par la sprl Les Jardins Suspendus et les organisateurs.
On modifie juste l’identité, le nom d’un des signataires, et ça reste les mêmes
personnes. C’est juste une simplification administrative.
M. Weytsman.- Je vous remercie. Le point est un peu annexé, on pourrait
évidemment ne pas me répondre. De facto, est-ce que le problème
d’accessibilité à la terrasse que nous avons connu ces derniers mois, dû soit à
des problèmes de marchés publics, soit des problèmes de travaux, soit le fait de
ne pas y avoir pensé a évidemment comme conséquence des diminutions assez
drastiques de leur chiffre d’affaires ?
Quelles sont…
(…)
Je me permets de réagir parce que je vois que Mme l’échevine dit non. Je
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présume que cette terrasse avait quand même vocation, au moment où on l’a
inaugurée, à être ouverte toute l’année et pas uniquement quelques mois sur
l’année.
Je percevais que, forcément, il y avait comme conséquence un impact sur leur
chiffre d’affaires. Est-ce que cela est en discussion pour le moment ?
Est-ce que ça ne devrait pas être inauguré dans une éventuelle modification de
la convention ?
Mme Mutyebele, échevine.- Au niveau de l’accès de la terrasse pour les
personnes qui sont en situation de handicap, le niveau du rooftop est accessible
à partir du huitième étage via les ascenseurs panoramiques et le couloir des ailes
C et D, qui permet de rejoindre la batterie d’ascenseurs qui sont situés côté du
restaurant en vue de rejoindre le neuvième étage.
On a déjà créé un circuit qui permet aux personnes à mobilité réduite (PMR) et
aux autres personnes d’accéder facilement au rooftop. En tout cas, les
concessionnaires ne nous ont pas alertés par rapport à une perte éventuelle de
chiffre d’affaires.
M. Weytsman.- La fermeture implique forcément une perte de chiffre
d’affaires, parce que ce n’est pas d’activité.
Par ailleurs, c’est plus que des petites modifications. J’ai eu l’occasion, comme
vous, de me promener. On retire carrément le sol et on le replace à nouveau.
Ce sont quand même des travaux assez substantiels, mais c’est en dehors de la
convention qui est à l’examen aujourd’hui.
Je vous remercie pour vos réponses.
Point 178 - Punt 178
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M. Weytsman.- Je vous remercie, Madame la Présidente. Une question très
ponctuelle :
Je rencontre plusieurs associations, y compris celle qui est mentionnée, qui
regrettent que la Ville n’aide peut-être pas davantage, notamment dans le cadre
de l’organisation de la semaine qui précède cette Pride, qui est une semaine
importante, puisque la Pride, c’est un événement festif – revendicateur, mais
festif.
Il y a, une semaine ou deux semaines à l’avance, comme vous le savez
certainement, toute une série d’événements qui sont organisés : des débats, des
rencontres – sociétaux, pour la plupart, pas politiques, donc ce n’est
certainement pas (inaudible) – mais qui nécessitent aussi une infrastructure, un
soutien, une aide.
La grande majorité de ces débats ont lieu sur le territoire de la Ville de
Bruxelles. La Ville de Bruxelles avait une tradition de pouvoir participer un peu
davantage que cette année-ci à du cofinancement. En tout cas, un soutien
partiel, en fonction, évidemment, des disponibilités de la Ville de Bruxelles.
Je voudrais savoir pourquoi est-ce que vous n’avez pas pu répondre
favorablement à ces demandes ?
Je vous remercie.
Mme Mutyebele, échevine.- Je vais vous dire déjà le montant des subventions
qui sont allouées et à la Pride et à la Pride Week, et leur évolution, pour que
vous voyez vraiment la volonté de la Ville de s’impliquer pour la Pride Week.
Déjà, vous le savez, chaque année, la Rainbow House, en égalité des chances à
un subside nominatif de 7.000 €.
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Et cette année, la Rainbow House a sa subvention en égalité des chances comme
d’habitude, et on a augmenté la subvention pour la Pride Week. En égalité des
chances, en tout cas, ils auront une subvention de 6.180 €. Cette année, pour la
Pride, l’enveloppe pour Visit Brussels pour l’organisation de la Pride en elle-
même est de 45.000 €.
Pour la Pride Week, on est passé à 12.000 €, plus une subvention de 2.000 €
pour que la police tienne un stand pendant la Pride.
Je pense qu’il y a cette volonté de la Ville de travailler également avec le secteur
associatif en dehors de la Pride. Petit à petit, on essaie de mettre les choses en
place pour augmenter l’enveloppe.
Cette année, elle est déjà beaucoup plus considérable que ce qu’ils avaient eu
l’année passée. Ne vous inquiétez pas, on en est conscients et on continuera à
évoluer dans ce sens.
M. Weytsman.- Je vous remercie. Les investissements de la Ville sont moins
importants qu’il y a dix ans. J’ai les chiffres de comparaison, mais plus que
simplement des subsides à des associations, c’est surtout des projets qui sont
derrière.
Si vous ne croyez peut-être pas dans la portée importante de ces projets au
niveau de l’égalité entre les personnes, il faut aussi croire au niveau
économique. Ils ont des retombées assez conséquentes pour tout le centre-ville.
Les chiffres que vous avez cités, sauf erreur de ma part, sont des chiffres
reprenant l’enveloppe de Visit Brussels. Si on retire l’enveloppe de Visit
Brussels, le soutien est étonnamment moindre par rapport à des demandes qui
me semblent assez légitimes.
Mais la Ville de Bruxelles ne doit certainement pas être la seule à participer,
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d’autres communes peuvent le faire.
Je vous rappelle aussi qu’à plusieurs reprises, j’ai proposé que cet événement
soit davantage aussi en partenariat public/privé. Il y a des entreprises qui restent
tout à fait à même de participer avec la Ville de Bruxelles pour soutenir ce type
d’initiatives et pour créer des effets de levier nécessaires non seulement à la
cause – que, comme échevine de l’égalité des chances, j’espère que vous
partagez, mais aussi en retombées économiques importantes que cet événement
génère sur toute la Région bruxelloise.
Pour cela, je vous demande officiellement, au nom du groupe MR, de revoir le
montant qui a été attribué aux organisateurs.
Je vous remercie.
M. Maingain, échevin.- Je voudrais juste préciser à M. Weytsman, en tant
qu’échevin des retombées économiques, qu’outre le subside donné dans le cadre
de l’organisation de la Pride, il y a un subside dédié aux associations de
commerçants pour l’organisation de la Pride – qui n’est pas encore passé, mais
qui passera prochainement.
On est bien conscients aussi de la coopération et du partenariat entre les acteurs
économiques et la cause de la défense des personnes LGBT.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 76 - Punt 76
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Mevrouw Debaets.- JMijn vraag aan de schepen is eigenlijk: begrijp ik het nu
goed dat u de gevel van Baksteenkaai 38-40 toch gaat laten vernietigen? Als dat
zo is, begrijp ik het eigenlijk helemaal niet meer.
In de overlegcommissie was duidelijk gesteld dat de gevel zou behouden
worden. Nu blijkt dat helemaal niet waar te zijn. Ik heb het eigenlijk wel eerder
gezegd hier dat uw College - Groen en de socialisten - de mond vol heeft van
burgerparticipatie en inspraak en u zelfs wijkbudgetten uitgeeft.
Maar als puntje bij paaltje komt, dan lijkt het toch wel alsof u alle adviezen en
beslissingen naast u neerlegt. Dus ik wou daar toch wel graag wat meer
informatie over.
U weet ongetwijfeld ook dat de buurt heel sterk pleit om die gevel te behouden.
Begrijp mij niet verkeerd, ik ben niet tegen een paar verdiepingen hoger, ik
woon zelf in een woontoren, maar je moet dat niet te allen tijde doen en ook niet
op om het even welke plek, tenminste daar in het historische centrum van de
Stad.
Ik denk dat er argumenten genoeg zijn, die bovendien zeer grondig onderbouwd
zijn door de buurt en de buurtbewoners, om dat te behouden en ook om ervoor
te zorgen dat het voetpad blijft zoals het is.
En ook daar neemt u eigenlijk - als ik het allemaal goed lees - een stuk van het
voetpad weg. Maar misschien is er wel een verklaring voor en hopelijk heb ik
het verkeerd begrepen.
De heer Vanden Borre.- Ik begin mijn tussenkomst met een klein citaat uit een
artikel uit 2021, verschenen op Bruzz. 'Brussels schepen van Stedenbouw, Ans
Persoons, one.brussels-Vooruit, laat weten dat de Stad zich er ten zeerste van
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bewust is dat de Vismarkt een unieke plek is in Brussel.'
Het artikel citeert haar: 'Vandaar ook dat er geen vergunning toegekend werd
voor het project dat op tafel lag. Ze belooft dan ook in de toekomst erop toe te
zien dat vastgoedprojecten de historiek en de typische architectuur van de
Vismarkt respecteren.'
Interessant artikel. We zijn nu iets meer dan twee jaar verder, en wat gebeurt er?
Blijkbaar is men toch van gedachte veranderd. Ze zit niet meer hier in het
College, maar in het Gewest nu. Als ik mij niet vergis behoort ze toch nog tot
dezelfde partij, en bent u in haar voetsporen getreden, mevrouw Maes.
Ik zou dan toch denken dat de engagementen die zijn aangegaan en de beloftes
die zijn gemaakt gehonoreerd worden. Dat lijkt mij toch zoiets als een beetje
politieke hygiëne.
Ik heb u er in het verleden over ondervraagd, namelijk hoe het het nu zit met dat
project. En toen was uw repliek, en dat blijkt nu ook terug te keren in het
antwoord, in het ontwerpbesluit van de Raad, dat er zogezegd een probleem zou
zijn met stabiliteit.
Die aannemer heeft dus een ingenieur gevonden die een studie daarover heeft
bezorgd aan uw administratie waaruit zou blijken dat het bestaande gebouw
moet afgebroken worden om veiligheidsredenen.
Dan is mijn vraag: is die studie publiek gemaakt? Zo nee, waarom niet? Zo ja,
kunnen wij die eventueel ontvangen?
En ten tweede: is er een eventuele tegenexpertise gebeurd door de Stad? Want,
in de veronderstelling dat er effectief een veiligheids- en stabiliteitsprobleem
zou zijn, dan zou je toch ingrijpen, denk ik.
Of dan zou er verwacht moeten worden van de Stad of van de eigenaar dat die
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onveilige situatie zo snel mogelijk wordt rechtgezet. En niet zoals vandaag en
toch al enkele jaren het geval is, dat er eigenlijk niets gebeurt aan die gevel. Het
zou toch jammer zijn, mocht dat gewoon een drogreden blijken om een politiek
akkoord te hebben gevonden met die aannemer om dan toch eigenlijk zijn zin te
kunnen doen.
Want dat zou eigenlijk betekenen, mevrouw de schepen, dat u eigenlijk de
beloftes die zijn gedaan door uw voorganger gewoon in de vuilbak kiepert en
dat er helaas toch een gebouw dat integraal deel uitmaakt van het zicht van de
Vismarkt, van het publieke leven daar, inclusief natuurlijk die rooilijn, tegen de
grond gaat. Dat zou eigenlijk betekenen dat u dat allemaal van tafel veegt en dat
u dus toch die wijziging doorvoert. En dat is natuurlijk inderdaad, zoals
mevrouw Debaets ook zegt, dwars op alle zogenaamde burgerparticipatie en alle
beloftes die zijn gedaan aan de buurtbewoners.
Dus ik zou daar toch wel eens graag uw mening over hebben. Hoe kan u dat
kaderen?
En een tweede element, ook niet onbelangrijk, is natuurlijk de uiteindelijke
prijs. Dus die eigenaar krijgt eigenlijk via deze overeenkomst een stukje grond
dat momenteel openbare weg is in privaat bezit.
Maar die zal daar dus wel nog een prijs voor moeten betalen.
Dus mijn vraag is : welke prijs zal dat zijn? Is die prijs al bepaald? Is die al
betaald?
Kan u daar meer duidelijkheid over verschaffen?
Mevrouw Maes, schepen.- Dank u wel, allebei, voor de vragen. Even ter
verduidelijking: dit punt op de agenda gaat niet over de bouwvergunning. Die is
ook nog niet afgeleverd en het is niet omdat de mogelijkheid voor de aanpassing
van de rooilijn hier op de agenda staat, dat er ook een verplichting is,
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uiteindelijk, bij al dan niet vergunnen, om volgens die rooilijn te gaan bouwen.
En voor de duidelijkheid: die vergunning is nog niet afgeleverd.
Als het om participatie gaat, wel, natuurlijk dat er in de overlegcommissie wordt
geluisterd naar de mensen die hun grieven komen uiteenzetten. Maar het is een
commissie, daar maken verschillende diensten, zowel van de Stad als het
Gewest deel van uit. Ook mensen die zich bezighouden met erfgoed.
En er wordt geluisterd en er wordt - dat kan ik u in de paar maanden dat ik hier
al zit echt met het hand op het hart zeggen - heel vaak rekening gehouden met
de grieven van mensen die langskomen als het gaat over vergunningen in
overlegcommissies.
Maar een uiteindelijke beslissing is ook een beslissing van die commissie. In
deze is die beslissing, die vergunning, nog niet afgeleverd, voor de
duidelijkheid.
En als ik even mag terugkomen op het citaat dat u gebruikt heeft van mijn
voorgangster Ans Persoons : dat ging over een andere vergunningsaanvraag,
voor de duidelijkheid.
Die had een andere vorm dan degene die vandaag voorligt. Het gaat enkel over
hetzelfde adres!
De heer Vanden Borre.- Het gaat over hetzelfde project. Mevrouw de Schepen
u mag geen verwarring zaaien.
Het gaat wel degelijk over hetzelfde project. Hetzelfde project. Het artikel is
duidelijk.
Mevrouw Maes, schepen.- Het project dat nu ter vergunning ligt is niet
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hetzelfde.
De heer Vanden Borre.- Misschien een kleine aangepaste wijziging, maar het
gaat wel degelijk over dat pand, over de afbraak van dat pand dat eventueel
heropgebouwd zou worden in een andere vorm. Daarover gaat het!
Mevrouw Maes, schepen.- Maar wat er in de plaats komt, ziet er niet meer
hetzelfde uit in de vergunningsaanvraag als waar mijn voorgangster
commentaar op had.
De heer Vanden Borre.- Dus waarover gaat de vergunningsaanvraag, dan?
Mevrouw Maes, schepen.- Over dat pand.
De heer Vanden Borre.- Ah ja. En over een afbraak?
Mevrouw Maes, schepen.- Ja. De vergunningsaanvraag gaat over een afbraak.
De heer Vanden Borre.- Dan is het toch duidelijk hetzelfde project, of niet?
Mevrouw Debaets.- Iets is mij toch niet helemaal duidelijk. Waarom schept u
de mogelijkheid om de rooilijn te wijzigen als u dat niet van plan zou zijn?
Dus ik vind dat die uitleg eigenlijk nergens op trekt. u stelt mij en mijn collega
daar helemaal niet mee gerust.
Meer nog, ik heb zo het gevoel dat u ons wat probeert te paaien, te sussen en
misschien de buurt wat valse hoop wil geven.
Maar mocht uw besluit vaststaan en u zich houden aan wat op het
overlegcomité werd afgestemd, dan zou die mogelijkheid helemaal niet
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gecreëerd moeten worden.
Dus ik wil eigenlijk heel graag van u duidelijk horen: gaat u er voor zorgen dat
die gevel bewaard blijft? Ja of nee ?
Dat is eigenlijk de vraag die er hier toe doet.
Mevrouw Maes, schepen.- Ten eerste: wat er op een overlegcommissie wordt
gezegd tijdens de commissie is niet hetzelfde als wat er uiteindelijk in de
vergunning gaat staan.
Het is niet omdat iemand iets zegt op een overlegcommissie dat dat deel gaat
uitmaken van de vergunning. Dat verschil wil ik wel eventjes duidelijk maken.
En wat de rooilijn betreft : ik heb dit al heel uitgebreid de vorige keer dat dit op
de dagorde stond uitgelegd waarom de Stad het belangrijk vindt om die rooilijn
recht te trekken. En wij moeten die beslissing nemen vooraleer de vergunning
wordt afgeleverd of kan worden afgeleverd.
Men kan dat niet in een omgekeerde situatie maken. Dus we hebben die
mogelijkheid opengezet.
En ook daarover gaat het vandaag. Ik kan geen uitspraken doen over de
vergunning zoals ze uiteindelijk zal afgeleverd worden, want daar zijn we nog
niet aanbeland in de procedure.
Mevrouw Debaets.- Dat snap ik, mevrouw de schepen. Maar u zou wel het
engagement kunnen aangaan om die gevel te bewaren!
Net zoals uw voorganger dat heeft gedaan.
En dan spreekt u zich nog niet uit over de vergunning voor het specifieke
project dat voor ligt, maar wel over de wil van de Stad om het historische
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karakter, de charme die toch wel deel uitmaakt van wat Brussel te bieden heeft,
te bewaren. En uw voorganger had daar wel heel duidelijk een engagement in
genomen.
Dus dat is eigenlijk wat ik en mijn collega Matthias Vanden Borre ook willen
weten.
De heer Vanden Borre.- Geen antwoorden. Dat is helaas bijzonder jammer.
Ik denk dat een zeer bezorgde buurt kennis neemt van de beslissingen van de
Stad, maar dus eigenlijk au fond weinig openheid vindt om daar oprecht een
dialoog over aan te gaan.
Het is dan toch wel jammer dat er beloftes worden gedaan, die blijkbaar
achteraf gewoon in de prullenmand verdwijnen zonder dat dat dan eigenlijk met
de buurt grondig is doorgesproken.
En dat is wat hier vandaag gebeurt, u kan dat niet ontkennen. En u kan nog
mooie woorden in uw verkiezingscampagne verkopen - het moet allemaal
anders en dit en dat - maar wat gebeurt er in de praktijk? Tous les mêmes.
Het zijn gewoon mooie beloftes : we gaan de Vismarkt intact houden en
dergelijke meer, we gaan haar eventueel beschermen en dergelijke meer. Er is
niks gebeurd, niks gerealiseerd.
Wat we vandaag zien is dat de Stad niet anders doet dan die vergunning voor te
bereiden.
Dus ik kan alleen maar veronderstellen dat er al een soort politiek akkoord is
om die vergunning uiteindelijk toe te kennen, waarbij er een afbraak is van het
gebouw en die rooilijn aangepast wordt.
Want als men die beslissing leest kan men alleen maar concluderen dat het zo
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zal gebeuren : die gevel zal gelijkgetrokken worden met de rest van de straat en
het oude pand verdwijnt.
Vote(s)
Mme la Présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la Présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Motions - Moties
Proposition de motion introduite par le groupe PTB*PVDA visant à hisser
le drapeau palestinien à la maison communale de Bruxelles-ville
Mme El Bakri.- Je vous remercie. Effectivement, mon groupe dépose ce soir
une proposition de motion visant à hisser le drapeau palestinien devant la
maison communale.
Je ne vais pas vous refaire l’entièreté de toute la présentation de la motion,
parce qu’au dernier Conseil communal, on avait déposé une motion pour
demander d’imposer un boycott et des sanctions à l’égard d’Israël tant que cet
État ne respecte pas le droit international.
Entre-temps, malheureusement, la seule constante depuis six mois, c’est que
depuis le déclenchement de la sanglante riposte d’Israël suite à l’attaque du
Hamas le 7 octobre, le bilan ne fait que s’alourdir. Un bilan apocalyptique ! On
l’avait rappelé la dernière fois, plus de 40.000 personnes ont été tuées (?),
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essentiellement des civils. Dans ces 40.000 tués, il y a près de 14.500 enfants.
Et il y a 2 millions de déplacés – quand on dit 2 millions de déplacés, c’est
presque l’entièreté de la population de Gaza.
Parallèlement, je pense qu’on a tous les photos et les vidéos en tête : 55 % du
bâti qui est endommagé ou entièrement détruit, avec un ciblage systématique
des infrastructures civiles, en particulier des infrastructures humanitaires.
Dans ce cadre-là, dans le cadre de cette guerre qui dure et de ce bilan qui
s’alourdit, il y a une « campagne » – si je peux appeler ça comme ça – ou un
appel à la solidarité qui a été lancé par l’association belgo-palestinienne (ABP)
qui appelle tous les citoyens à faire une demande auprès de leur bourgmestre,
auprès de leurs échevins, pour que dans chaque commune, on puisse hisser le
drapeau palestinien devant la maison communale. C’est une action symbolique
qui a déjà été concrétisée dans d’autres communes : à Liège, à Verviers, à Evere
et pas plus tard que ce matin à Schaerbeek – un acte de solidarité qui, comme je
le disais, a été initié par l’ABP.
Je voudrais citer ici un court extrait de la lettre qu’ils ont postée sur leur site en
demandant aux citoyens de la relayer auprès de leur bourgmestre et de leurs
échevins, pour que vous compreniez aussi l’esprit qu’il y a derrière cette
initiative.
Je cite :
« Il apparaît clairement que l’opération israélienne n’est pas dirigée contre le
Hamas, mais contre l’ensemble du peuple palestinien.
De fait, cette guerre intervient dans un contexte de décennies d’oppression des
Palestiniens et de déni de leurs droits fondamentaux. De nombreuses ONG,
parmi lesquelles Amnesty International, établissent l’existence d’un régime
d’apartheid, soit un système de domination fondé sur des lois, des politiques et
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des pratiques discriminatoires contre les Palestiniens, et ce, depuis la création de
l’État d’Israël.
Les velléités israéliennes d’effacer le fait palestinien de Gaza doivent être
comprises comme la continuité de la « Nakba » (la catastrophe en français) de
1948. La Nakba, quand 750.000 Palestiniens furent chassés de leurs terres. »
Ça, c’est l’esprit de la lettre qui est relayée par les citoyens. Pour nous, pour le
PTB, aborder aujourd’hui ce drapeau palestinien dans ce contexte, c’est surtout
marquer sa solidarité avec les trop nombreuses victimes de cette guerre et
afficher un soutien aux initiatives qui visent à protéger une population menacée
dans son existence même, notamment via l’instauration d’un cessez-le-feu
immédiat.
Je tiens aussi à rappeler que la motion est ouverte à d’éventuels amendements.
Surtout que la nouvelle, ce matin à Schaerbeek, c’est que le drapeau palestinien
a été hissé à côté du drapeau de l’ONU. Ça peut aussi être une demande qu’on
rajoute ici ce soir.
Discussion conjointe
M. Maimouni.- Bonjour. Je suis bien évidemment très attentif et très affecté par
ce qu’il se passe en Palestine, mais pas seulement. C’est pour cela que j’ai
demandé un amendement que j’ai transféré au secrétariat des assemblées.
À la place de brandir le drapeau de l’État palestinien à la Grand-Place,
j’aimerais qu’on puisse diffuser leurs couleurs sur l’Atomium, en même temps
que celles des Ouïghours et des Congolais – pour ce que subissent certains
Congolais à Boma – et qu’on puisse donner symboliquement cette action pour
(?) la Semaine de la solidarité de la Ville de Bruxelles.
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Malheureusement, les Palestiniens vivent une barbarie sans précédent, mais pas
qu’eux. Les Ouïghours de même, ainsi que certains Congolais de même. C’est
pour cela que j’aimerais amender ce texte, pour que nous ne faisions pas de
calcul politicien et que la mort d’une personne ou d’une autre soit différente.
Actuellement, nous avons dans notre territoire énormément de Bruxellois et de
Belges sensibles à la cause palestinienne, mais aussi sensibles à la cause de ce
qui se passe dans l’Est Kivu au Congo et pour mes frères et sœurs en humanité
ouïghours.
M. Wauters.- Je ne savais pas si la majorité allait s’exprimer par rapport à cette
motion, mais comme j’entends mon collègue commencer, et que vous allez
probablement terminer, alors voilà.
C’est « marrant », parce que ma collègue disait d’entrée de jeu : « comme nous
avions déposé ». J’ai l’impression que c’est un peu à chaque Conseil communal
qu’on dépose ici des motions.
Comme je le disais déjà à ce moment-là – je n’ai pas changé d’avis à ce sujet –,
un mort, c’est un mort de trop. Il n’y a pas de bon, il n’y a pas de mauvais mort.
Des milliers de morts, en l’occurrence, c’est dramatique. C’est un naufrage pour
notre humanité ! Chaque fois, c’est clair, c’est l’horreur ! Ce qui est un peu
particulier, c’est qu’on sent vraiment que c’est la campagne électorale qui
démarre, puisque à chaque Conseil communal, je l’ai dit d’entrée de jeu, le PTB
vient faire une sorte d’électoralisme en instrumentalisant cette terrible guerre
– elle est terrible, elle est abominable ! – et en proposant des actes qui opposent
les gens. Mais vous savez, vous qui me connaissez depuis de nombreuses
années, que quand on oppose les gens, ça ne m’intéresse jamais – mais jamais !
Parce que ça ne sert jamais la cause humaine, quelle qu’elle soit. Et ça ne fait
certainement pas avancer la paix. Ce n’est pas constructif.
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En ne se focalisant que sur un seul conflit – et mon collègue vient de le dire, je
pense exactement la même chose –, ils oublient de nombreux conflits et guerres
qui gangrènent notre planète. Il n’y a pas un mot pour le Burkina Faso, pour la
Somalie, pour le Soudan, pour le Yémen, pas un mot sur la République
démocratique du Congo.
Je m’excuse, mais son cortège de milliers de victimes, de déplacés, de femmes
violées, de millions de morts à cause de la famine, conséquence de cette guerre.
C’est aussi un silence coupable envers les Ouïghours – ça vient d’être dit – qui
sont aujourd’hui toujours victimes de violations massives de leurs droits
fondamentaux et de crimes contre l’humanité.
« Il faut appeler un chat un chat », à un moment donné (?), si on le fait dans une
motion. Désolé ! Pas un mot sur les dizaines de milliers d’arrestations de ces
femmes, de ces hommes iraniens qui sont emprisonnés, tués parce qu’ils
défendent leurs droits fondamentaux. Ça se passe aussi sur cette Terre. Cette
Terre qui est fermée, qui est une espèce de grand village.
Notre opposition est claire : évidemment, nous demandons un cessez-le-feu
immédiat. Évidemment, des milliers de morts, c’est un crime, c’est dramatique.
Nous demandons aussi la libération des otages et une solution à deux États
souverains. C’est une espèce de néocolonialisme à (?) penser pour les autres.
Laissons les gens penser et proposer, et mettons peut-être les conditions pour
qu’un jour, ça puisse arriver – on peut toujours rêver, parce que moi, je n’ai
jamais connu autre chose depuis que je suis né.
Notre opposition est claire, je l’ai dit. A priori, nous sommes assez d’accord,
non pas avec l’argumentaire que vous avez déposé, parce que vous ne l’avez pas
encore déposé, mais avec les actes que vous avez posés en tant que Ville de
Bruxelles. Parce qu’à notre échelle, là où on est, Ville de Bruxelles, on peut
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laisser les gens s’exprimer.
Il y a des manifestations qui ont eu lieu, notamment pro-palestiennes. Il y a eu
des aides qui se sont mises en place. Je pense que ça, c’est le rôle de notre Ville.
C’est le rôle des êtres humains que nous sommes, si je peux me permettre.
On n’est pas du tout contre le fait de hisser un drapeau palestinien à l’hôtel de
Ville. Pourquoi pas, mais, chers amis, si nous voulons être justes, si nous
voulons être humains, il en faudrait plein, des drapeaux.
Je me suis posé la question, quand j’ai vu déposer cette motion, toujours un peu
vindicative, est-ce que la bonne idée, ce ne serait pas de hisser un drapeau… le
drapeau de la paix ? Parce que ça, c’est universel, ça parlerait à tout le monde et
ça n’opposerait pas les gens. Ça peut sembler simpliste, mais tant qu’à mettre
un drapeau, ça pourrait être une solution de dresser celui-là, bien haut et bien
fort !
Je vous remercie.
M. le Bourgmestre.- Merci, madame la Présidente. Alors évidemment, c’est un
sujet extrêmement difficile et qui touche tout le monde. Moi, je suis quand
même… pas surpris, mais en tout cas interpellé par des gens qui, parfois,
n’étaient pas touchés par d’autres conflits dans le monde et qui, cette fois-ci,
nous interpellent en permanence sur ce qui peut se passer au Proche-Orient, et
plus particulièrement en Palestine, et plus particulièrement encore à Gaza.
C’est vrai que moi, j’aimerais quand même qu’on essaye de ne pas se diviser
dans ce Conseil communal. On a déjà essayé de le faire. Ça n’est pas simple, et
en même temps, il faut quand même se dire qu’on ne va pas faire des motions à
tous les Conseils communaux.
Ça, franchement, je le dis, on le pense dans la majorité. Je pense qu’on doit agir
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aujourd’hui, qu’on n’a pas besoin d’une motion. Ça peut être dans une question,
ça peut être dans une interpellation, recevoir un message qui est demandé par
l’un ou l’autre. C’est vrai qu’on ne peut pas nier, que, parfois, on se dit, que
mettre des motions à chaque Conseil, ça devient un peu ridicule. Je le dis
comme je le pense. Ce n’est pas pour ça que ça nous empêche d’agir et que
notre sentiment d’indignation n’existe pas.
C’est vrai, on l’a dit sur les produits achetés dans les colonies la semaine passée,
notre premier échevin a expliqué longuement pourquoi ça avait été fait. On
avait fait une motion aussi, tout au début du conflit, demandant la libération des
otages et demandant un cessez-le-feu immédiat. On a aussi beaucoup parlé par
rapport à ça. Je vous dirais, par rapport à nos collègues du PTB, que je pense
que franchement, mettre des drapeaux, petite sémantique, à l’hôtel de Ville (pas
à la « maison communale ») de la Ville de Bruxelles (pas de Bruxelles-ville),
aujourd’hui, on n’en est plus là.
Je comprends que des communes le fassent, elles n’ont pas toujours les
infrastructures qu’on a. Mais nous, on a ouvert maintenant un centre de dons et
c’est quand même « vachement » plus concret. On a discuté avec des
associations qui nous expliquent comment faire parvenir des médicaments.
Dans quoi on est bon. Les médicaments, on travaille avec l’hôpital Saint-Pierre,
la Fondation Saint-Pierre pour acheter les médicaments, parce qu’on les achète
moins cher pour pouvoir les exporter là-bas. De dire aux gens que c’est en
faisant des dons à des associations, comme Oxfam ou comme MSF, qu’ils
pourront concrètement arriver sur le terrain. Beaucoup de gens nous disaient :
« Moi, je voudrais donner quelque chose. » On leur a dit ce qu’ils devaient
donner. Je vous rappelle les kits qui sont sur place.
Devant le Palais 1, pour nos amis du PTB, il y a deux grands drapeaux
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palestiniens. Ça ne fait aucun doute là-dessus, c’est là qu’aujourd’hui s’exerce
notre solidarité. Là et ailleurs, il y a plein de mouvements. J’entends des
magasins… les magasins Zeeman. Je les cite, parce qu’ils font une belle action,
je le dis : ils récoltent pas mal de biens, ou les gens peuvent acheter du neuf
pour pouvoir faire… et qu’ils viendront aussi emporter au Palais 1 pour qu’on
organise le transport, notamment avec la défense et la coopération belge.
J’ai envie de dire au PTB, j’entends l’association ABP qui demande ça, mais
sachez aussi qu’à la Ville de Bruxelles – et c’est bien normal, mais ce n’est pas
le cas partout en Europe –, on est à plus de 120 manifestations qui ont été
autorisées ou tolérées. L’expression publique se fait sur notre territoire.
On l’a d’ailleurs remarqué très vite, puisque, au départ, j’ai même été l’objet de
critique parce que j’autorisais ces manifestations. Elles se passent très bien,
elles sont encadrées. C’est ça aussi la force de notre démocratie.
Franchement, si on n’a pas envie de soutenir votre motion, c’est parce qu’on
commence à se dire que ça tourne à n’importe quoi. Ça ne va pas de mettre des
choses qui pourraient être réglées sur un coup de fil, sur une action positive, où
on doit essayer d’arrêter une espèce d’escalade de qui montrera le plus qu’il est
touché par cette horreur qui se passe aujourd’hui à Gaza.
On est touchés, tout le monde est touché. On essaie de mettre maintenant une
action positive dans notre population. Elle est ressentie comme telle, même si
beaucoup de gens nous disent : « Est-ce que vous êtes sûr que ça va rentrer ? »
On a l’honnêteté de dire – des dons, je parle – qu’on suit tout ça heure par
heure. J’étais encore ce matin avec la ministre Gennez pour discuter. Pour
l’ouverture d’un autre congrès, mais pour discuter aussi de choses pareilles,
avec la ministre de Dedonder pour la défense.
Oui, des couloirs humanitaires existent, mais ils sont compliqués. C’est pour ça
qu’on a mis une liste très restreinte. Je vous donne un exemple qui paraît
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surréaliste : pourquoi est-ce qu’on ne peut pas récolter des tentes ? Parce que
aujourd’hui, les tentes, elles ne rentrent pas. On a dit aux gens : « Pas encore les
tentes. » Mais les sacs de couchage, oui, parce qu’on espère. Les serviettes
hygiéniques, oui. Les kits hygiéniques, oui. Le lait en poudre, oui. Les biberons,
oui. Mais neuf, tout ça. On essaie de faire une action positive.
Demain, quand ce sera de la reconstruction, demain, quand ce sera des écoles,
on sera encore là pour aider la population palestinienne à reconstruire. Mais
aujourd’hui, franchement, un drapeau en plus ou en moins, ça paraît tellement
dérisoire, je m’excuse de le dire comme ça.
On a essayé d’être justement un peu plus loin.
Moi, je voudrais qu’on ne se déchire pas sur cette motion. C’est ce que je
souhaitais. J’essaie de vous répondre pratiquement sur ce qu’il y a moyen de
faire. On évite un vote, mais nous, franchement, voter un drapeau pour l’instant,
vu la situation, ça nous semble complètement inutile. Je ne nie pas que dans
d’autres endroits qui n’ont pas nos structures, c’était un acte symbolique qui
devait être fait, mais nous avons été beaucoup plus loin, beaucoup plus loin
dans la façon dont nous voulions montrer une solidarité.
Donc, moi, je ne peux que vous encourager. Ce n’est absolument pas, cette
action de récolte de dons, quelque chose… Tout le monde est le bienvenu.,
hein ? Il y a plein d’associations qui se greffent là-dessus et tout le monde est
bienvenu. Ils peuvent récupérer l’affiche, ils peuvent récupérer le slogan, ils
peuvent venir sur place, tout le monde est le bienvenu.
On a mis un palais à disposition, les choses sont très claires, on cherche les
moyens de pouvoir acheminer l’ensemble, et si la liste peut s’étendre, elle
s’étendra. Mais pour l’instant c’est celle-là. Voilà pourquoi, honnêtement… On
ne nie pas votre engagement. En plus, on le voit maintenant. On va dire tel
drapeau, puis tel autre, puis tel autre… C’est vrai que, par rapport à M. Wauters
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ou M. Maimouni, je ne peux pas leur donner tort. On monte dans les conflits.
C’est vrai que l’hôtel de Ville a une valeur symbolique très, très particulière par
rapport à ça.
Voilà pourquoi le Collège ne souhaite pas soutenir cette motion, mais souhaite
que le Conseil, je l’espère, puisse se rassembler sur le fait de se dire qu’on est
tous unis dans la même action. D’abord que cette guerre s’arrête. Je suis
d’accord avec les deux autres intervenants : la première chose, c’est qu’il y ait
un cessez-le-feu immédiat et extrêmement rapide, je l’ai dit. Avec la libération
des otages, aussi, et que très vite, on entame des pourparlers de paix pour
trouver une solution à ce qui devient vraiment, qui l’est depuis maintenant des
mois, une véritable atrocité. Voilà ce qu’on essaie de faire humblement, mais
sérieusement, à la Ville de Bruxelles, et pourquoi ça nous semble, honnêtement,
assez dérisoire d’aller mettre un drapeau.
Pour le reste des drapeaux, il y en a partout dans la ville dès qu’il y a une
manifestation. Je le rappelle, on peut aussi s’enorgueillir de ça, de dire que
Bruxelles est décidément une ville qui porte haut l’étendard de la liberté
d’expression.
Je vous remercie.
M. Weytsman.- Je vous remercie, madame la Présidente. D’une part, mon
groupe soutient les initiatives de la Ville de Bruxelles qui visent à complémenter
ce que les autorités publiques font à d’autres niveaux, parce que la ministre de
la justice ou la ministre des affaires étrangères, ensemble, travaillent quand
même déjà depuis plusieurs mois à ce que des dons soient acheminés vers les
personnes qui en ont le plus besoin. Espérer que ces initiatives, qui sont aussi le
fruit d’initiatives privées, puissent aboutir et que le Hamas ou d’autres autorités
autorisent effectivement ces entrées sur le territoire de Gaza. Nous soutenons
tout à fait ces initiatives.
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Je me permets de rappeler qu’il y a aussi des femmes et des hommes israéliens
qui sont aujourd’hui dans le territoire à Gaza, et peut-être pour lesquels des
familles peuvent aussi avoir des marques de soutien, y compris de la Ville de
Bruxelles. Comme ça s’est fait, d’ailleurs, dans toutes les capitales européennes
de l’Union européenne, à part une.
Dire aussi que je soutiens l’initiative et l’idée de mon collègue des Engagés. Ce
drapeau de la paix, c’est ce qu’il y a probablement de plus important. C’est
d’ailleurs ce que nous avons fait lors du premier congrès MR, il y a déjà de cela
quelques mois. Nous avons hissé et en même temps le drapeau palestinien et le
drapeau israélien et celui de la paix, sachant que ce que nous devons faire
aujourd’hui ici, c’est certainement venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin,
mais travailler à ce que demain, ces deux États puissent vivre en paix.
Je pense que ce type de motion – monsieur le Bourgmestre, vous l’avez bien
dit – ne participe pas à cet objectif, mais j’ai pleinement confiance dans la Ville
de Bruxelles pour trouver un équilibre dans le soutien aux victimes au pluriel.
Peut-être que dans cet équilibre, c’est aussi effectivement de dresser, un jour, le
drapeau de la paix, comme mon collègue des Engagés l’a proposé. C’est une
excellente initiative.
Je vous remercie.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, afin de ne pas fermer la porte
définitivement, j’aimerais juste voir si mon amendement ne peut pas se greffer à
la Semaine de la solidarité internationale, et la pérenniser dans le temps, donc
voir si on ne peut pas en discuter avec M. l’échevin plus tard et reporter le point,
tout simplement.
M. le Bourgmestre.- C’est un « work in progress » pour essayer d’avoir un
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consensus, parce que je trouve que là-dessus, ce serait vraiment idiot de se
diviser.
En concertation avec des membres de mon groupe qui communiquaient avec
moi, je pense que l’idée de mettre un drapeau de la paix pourrait en tout cas ne
pas nous diviser et pourrait être une chose intelligente, qui ne rejette pas des
propositions des uns et des autres et qui continue nos actions extrêmement
concrètes sur le reste. Et qui permet qu’ici, on n’ait pas une division sur un
conflit absolument horrible.
Je n’ai pas envie qu’on ait cette division entre nous, donc si on peut amender le
texte… Maintenant, je n’ai rien rédigé, monsieur le secrétaire. Qu’on nous
laisse une petite minute pour rédiger le fait et peut-être qu’on commence notre
motion… enfin, si tout le monde est d’accord de mettre une espèce
d’amendement là-dessus pour hisser le drapeau de la paix sur l’hôtel de Ville
pendant quelques jours, en termes symboliques.
Mme la Présidente.- Il n’y a pas d’objection à la rédaction de cet
amendement ?
Bon. Alors on va prendre quelques instants.
M. Weytsman.- Oui, donc on va changer la motion par une motion qui vise à
hisser le drapeau de la paix, c’est ça ?
Mme la Présidente.- Oui, enfin, il faut le rédiger d’abord, effectivement. Donc,
monsieur Maimouni, votre amendement initialement introduit, vous le retirez,
du coup ? Ou qu’est-ce qu’on en fait ?
M. Maimouni.- Non, non, le drapeau de la paix englobe tout, donc je ne vois
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pas l’utilité de faire un doublon. Il absorbera de facto le mien.
Mme la Présidente.- Donc on va prendre quelques instants pour faire ça, pour
rédiger un amendement qu’on laisse ouvert à la signature de tout le monde.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Ben Abdelmoumen va rédiger un amendement
et peut-être que ceux qui veulent le signer avec lui se mettent deux secondes
avec lui.
(Suspension de la séance.)
(Reprise de la séance.)
Amendements – Amendementen
Mme la Présidente.- Amendement numéro 2 à la proposition de motion visant
à hisser le drapeau palestinien à la maison communale de Bruxelles-Ville :
remplacer la motion par une proposition de motion visant à hisser le drapeau de
la paix sur l’hôtel de Ville en soutien aux victimes civiles de conflits armés. Le
Conseil communal propose de hisser sur l’hôtel de Ville de la Ville de Bruxelles
cette semaine le drapeau de la paix.
Amendement nummer 2 is de motie om de Palestijnse vlag te hijsen aan het
Gemeentehuis van Brussel Stad. De motie werd vervangen door voorstel van
motie om de vredesvlag te hijsen op het Stadhuis van Brussel. De motie
vervangen door ter ondersteuning van burgerslachtoffers van gewapende
conflicten stelt de Gemeenteraad voor om deze week de vredesvlag te hijsen op
het Stadhuis van de Stad Brussel.
Donc, comme je le disais tout à l’heure, je propose que nous votions la motion
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telle qu’amendée par l’amendement numéro 2, sauf s’il y a des objections à
cela.
Dus het voorstel is om de motie met amendement nummer twee inbegrepen te
stemmen, tenzij daar bezwaren tegen zijn.
Vote
Mme la Présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la motion telle
qu’amendée par l’amendement numéro 2.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la Présidente.- Adoptée.
Proposition de motion introduite par M. MAIMOUNI concernant la fête de
l’Aid el-Kébir et le soutien pour la création d’un nouvel abattoir
M. Maimouni.- Je viens vers vous car il était jadis coutume que la Ville de
Bruxelles mette à disposition des abattoirs provisoires pour la fête de l’Aïd el-
Kébir, donc la fête du sacrifice.
Durant de nombreuses années – huit ans, pour être exact –, ça se passait durant
les grandes vacances et la demande était nettement moins forte car beaucoup
allaient le pratiquer dans leur pays d’origine. Mais voilà, aujourd’hui, ce n’est
plus le cas. La demande est importante et l’abattoir d’Anderlecht ne peut pas le
permettre.
C’est une compétence qui, aujourd’hui, est régionalisée – donc ça, je le sais
aussi. Mais donc, à la demande d’associations, j’aimerais savoir si :
1. Dans un premier temps, la Ville de Bruxelles pourrait, elle, faire la demande à
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la Région afin de pouvoir permettre un abattoir provisoire pour cette année.
2. Aussi à la suite de la fermeture de l’abattoir d’Anderlecht, qui est à l’ordre du
jour, différents investisseurs souhaiteraient voir et savoir quelle serait la position
de la Ville de Bruxelles dans le cas où ils aimeraient construire, dans des
terrains comme Neder-over-Heembeek ou Haren, un éventuel abattoir, y
compris sans étourdissement, tel que le vote du 17 juin 2022 le permet par la
Région aussi.
M. le Bourgmestre.- Bien. Monsieur Maimouni, vous abordez un sujet
complexe – on peut le dire, quand même, entre nous – qui, au niveau régional,
amène certains déchirements. Alors, on va essayer de…
Vous avez situé dans l’histoire. C’est vrai que la Ville de Bruxelles a pendant
longtemps organisé un site d’abattage temporaire. Ce n’est pas facile, mais avec
l’aide de la communauté musulmane et des services de voirie, pendant très
longtemps, ça a pu se tenir, ça se tenait d’ailleurs au marché matinal.
Mais en effet, les choses ont bougé par rapport à ça.
Et donc, sur votre question, est-ce que nous sommes en mesure, nous,
d’organiser un site d’abattage temporaire ? Non. Est-ce que quelqu’un qui
organiserait, comme j’ai longtemps entendu parler, un site d’abattage mobile…
Moi, j’ai souvent entendu que des gens étaient prêts à monter ça.
Je vais un peu avoir l’air de « shooter en touche », mais il faut poser la question
à la Région, puisque ce serait le permis d’environnement provisoire qui devrait
être obtenu. Et donc, c’est un vrai débat à ce niveau-là.
Alors, est-ce qu’on peut trouver un espace pour le faire ? La réponse est oui.
Des espaces, on en a. Mais est-ce qu’on peut l’organiser nous-mêmes ? Ça, ça
me paraît difficile, surtout que c’est dans, si je ne me trompe, c’est vers le
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16 juin, que se déroulerait la fête. Donc, c’est un peu court. Enfin, c’est entre le
16 et le 20 juin – le problème des calendriers lunaires…
Donc, ça, c’est pour la première question sur le site d’abattage temporaire. Ça
ne me paraît pas évident de l’organiser du côté de la Ville. Mais si quelqu’un
obtient un permis, on peut évidemment se mettre à ses côtés pour essayer de
trouver un lieu qui soit facile d’accès.
La deuxième question, qui est assez essentielle… Alors, je vais un peu la
distinguer de la problématique de l’abattage. Moi, je pense que de toute façon, il
faut un abattoir à Bruxelles. Je pense que ça ne va pas de se dire qu’en 2028, ça
va s’arrêter. Je sais que la Région a chargé Citydev et la société d’aménagement
urbain de réfléchir à ça. Je rappelle qu’il y a plus de 300 emplois en jeu. Je
pense que, par rapport aussi aux conditions d’abattage, par rapport à toute une
série de choses, ce serait bien d’avoir un site d’abattage moderne. Parce que
sinon, les bêtes seront abattues de toute façon quelque part. Je pense qu’on ne
va pas complètement arrêter de manger de la viande d’ici quelques mois ou
quelques années.
Et donc, ce qui se passera sur le site de l’abattoir d’Anderlecht est un problème.
Je crois que la Région doit aussi, lors de sa prochaine législature, se saisir de ce
problème. On sait qu’Abatan et ses sociétés ont décidé d’arrêter en 2028.
Nous ne sommes pas fermés, si des terrains devaient être sur le territoire de la
Ville de Bruxelles, à l’idée de pouvoir accueillir un site d’abattage. Après, reste
la question de (?) quel type d’abattage. Ça, pour le moment, en effet, l’abattage
sans étourdissement est toujours autorisé. Donc, ça, c’est un fait. Je ne vais pas
préjuger de ce qui peut arriver dans l’avenir parce que je n’ai pas envie que ce
Conseil communal, qui n’a de toute façon pas la légitimité pour trancher là-
dessus, en vienne à exporter ou à importer un débat qui a lieu pour l’instant au
niveau régional.
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Donc, pour répondre en résumé à ces deux questions, nous sommes ouverts sur
les deux questions. Ça me semble un peu court comme délai sur un site
provisoire parce que je ne pense pas qu’on arriverait à l’installer. Mais si
quelqu’un y arrivait, un site mobile, pourquoi pas ?
Mais voilà, il y a le permis d’environnement quand même à obtenir.
Et par contre, sur le fait d’avoir, après 2028, un site d’abattage, je pense que
c’est important pour la Région bruxelloise, notamment au vu des principes
économiques et du nombre d’emplois qui sont en jeu.
J’espère avoir répondu à vos questions, motions, qui étaient contenues dans
votre intervention. Merci.
M. Maimouni.- Monsieur le Bourgmestre, je félicite la Ville de Bruxelles de se
mettre à disposition de diverses associations voulant permettre un abattoir
provisoire sur son territoire. Ça, c’est déjà un point que je note.
Et le deuxième, je salue aussi la possibilité qu’un abattoir puisse se construire
avec l’impulsion de la Région sur ce territoire, permettant, un, de continuer à
maintenir ses emplois et d’avoir un abattoir beaucoup plus économique et
écologique, et surtout à la pointe du bien-être animal. En tout cas, c’est ce que je
souhaite pour le bien de tous.
M. le Bourgmestre.- Est-ce qu’on peut considérer que mes réponses satisfont…
M. Maimouni.- Oui, oui, tout simplement. Je considère tout simplement que la
Ville de Bruxelles n’est pas fermée et est ouverte.
M. le Bourgmestre.- Merci à vous.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
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Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Vraag van dhr. VANDEN BORRE betreffende de stand van zaken i.v.m.
buurtinformatienetwerken op het grondgebied van de Stad Brussel
De heer Vanden Borre.- Het buurtinformatienetwerk blijft laag in Brussel en
dat is in feite een buurtinformatienetwerk en samenwerking tussen Gemeenten,
politie en buurtbewoners om overlast en criminaliteit te voorkomen en aan te
pakken. Het laatste nieuws dat ik hierover ontving was dat er in 2021 in Neder-
Over-Heembeek een buurtinformatienetwerk werd opgericht en volgens het
activiteitenverslag van de politie was dat op vraag van een inwoner zelf die met
het idee kwam.
Het verslag vermeldt eveneens dat het buurtinformatienetwerk 23 leden telde en
dat er sindsdien nog twee andere wijken een buurtinformatienetwerk kennen.
Ook op het niveau van het Gewest is er in principe een ondersteuning in de
vorm van een subsidie bij de oprichting van een zogenaamde LISA. Dat is een
geïntegreerde veiligheidsantenne waar de burger terecht kan voor klachten in
verband met eventueel preventiediensten, politiediensten, gemeentelijke
diensten.
Maar opvallend is dat Stad Brussel, en dat is nochtans de grootste Gemeente
van dit Gewest, geen enkel project heeft ingediend of heeft zien goedkeuren in
verband met die LISA's. En nochtans zijn daarvoor gewestelijke middelen ter
beschikking.
In februari vorig jaar ondervroeg ik het College over de oprichting van zo een
LISA-antenne op het grondgebied van onze Stad. En het antwoord was dat zo'n
project momenteel wordt ontwikkeld in Elsene op experimentele basis.
Op basis van de ervaringen zou het College de conclusies trekken en eventueel
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in Stad Brussel verder uitwerken, maar in de tussentijd hebben we er niets meer
over vernomen.
Dus ik heb de volgende vragen: hoeveel buurtinformatienetwerken van de
verschillende types zijn er ondertussen aanwezig in Stad Brussel?
In welke wijken zijn ze gesitueerd?
Hoeveel leden hebben deze buurtinformatienetwerken? En wat doet Stad
Brussel bijvoorbeeld in navolging van Sint-Agatha-Berchem, omdat daar wel
degelijk in elke wijk een buurtinformatie bestaat ?
Wat onderneemt Stad Brussel om na te streven om overal
buurtinformatienetwerken vorm te geven?
En tot slot: hebt u zicht op het LISA-project in Elsene ? Welke conclusies heeft
u hierrond getrokken en worden er eventueel nieuwe LISA-antennes uitgewerkt
in Brussel?
Alvast bedankt voor uw antwoord.
De Burgemeester.- Meneer Vanden Borre, ik heb een kort antwoord voor de
verschillende vragen. Het gaat ook over de aanwezigheid van de verschillende
BIN.
Het grondgebied van de Stad Brussel heeft momenteel twee
buurtinformatienetwerken, de BIN Meudon in Neder Over Heembeek met
28 leden, en de BIN Zavel in de Zavelwijk met 47 leden. Bijkomende BINs zijn
in analyse in wijken van Neder-Over-Heembeek en het Stadscentrum.
De stadsdelen moedigen de creatie van buurtinformatienetwerken aan en
vergemakkelijken hun oprichting. Bijvoorbeeld door het aanwijzen van een
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coördinator en een referentiepersoon bij de politie.
Het project LISA op het grondgebied van Gemeente Elsene is in de
voorbereidende fase en ging nog niet van start. En naar mijn mening: het is echt
positief, het is altijd een soort kruispunt tussen de politiedienst maar ook de
preventiedienst en bestuursdienst en handelaars en inwoners.
Dit is een soort van pilootervaring, maar mijn eigen ervaring is echt positief
voor de beide: voor de politiedienst, maar ook voor de verschillende
deelnemers.
Ze hebben niet allemaal dezelfde bedoeling. Bijvoorbeeld in de Zavel zijn het
meer de handelaars die aan dit project deelnemen omtrent problemen van
diefstal. In Neder-Over-Heembeek gaat het meer over overlast.
Het is niet dezelfde realiteit in de beide, maar de samenwerking tussen de
verschillende actoren van het terrein is voor mij echt positief.
De heer Vanden Borre.- Dank u wel voor uw antwoord, maar ik vind het
eerlijk gezegd onvoldoende. Enerzijds zegt u dat uw ervaring heel positief is,
maar als ik dan concreet naar de resultaten vraag, dan zijn er eigenlijk geen
echte resultaten.
Ik stel die vraag eigenlijk al zes jaar: welke stappen zet u, welke inspanningen
levert u vanuit het College om daartoe te komen, om meer
buurtinformatienetwerken vorm te geven ?
Ja, er zijn ondertussen nog altijd maar twee eigenlijk echt zakelijke netwerken.
Eentje in Neder-Over-Heembeek en in het centrum is er zelfs niet echt meer
duidelijkheid. Dus volgens mij zijn we nog altijd niet echt een stap verder.
En nochtans, meneer de Burgemeester, zo moeilijk is het allemaal niet. Ik heb
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een motie ingediend een paar jaar geleden over het wettelijk kader. Er is een
wettelijk kader voor. Ook het federaal niveau heeft daar een aantal
omzendbrieven voor goedgekeurd. En het is natuurlijk aan u, aan het College,
om dat vorm te geven, om de wijken te identificeren in Stad Brussel.
Zo moeilijk is dat allemaal niet. Er zijn natuurlijk al wijkplannen, u kan zich
daarbij aansluiten, en dan de bronnen die u heeft - de lokale politie, maar ook
andere diensten - inschakelen om dat vorm te geven.
U zegt heel positief daarover te zijn, maar er is geen enkele vordering, geen
enkel nieuw buurtinformatienetwerk gecreëerd in de afgelopen jaren. En ik
vraag eigenlijk al zes jaar lang naar resultaten en al zes jaar lang hebt u eigenlijk
geen resultaten.
De Burgemeester.- Het is geen probleem van willen van de diensten. Van de
politiedienst, bijvoorbeeld.
We moeten ook vragen aan de deelnemers wie dit project wil steunen.
En bijvoorbeeld, voor Neder-Over-Heembeek en de Zavel, is het altijd een
initiatief dat komt van respectievelijk de inwoners en de handelaars in
samenwerking met de politiedienst. Maar ik heb heel veel vergaderingen en veel
buurtcomités, en vaak stel ik voor dat als ze willen dat we een BIN organiseren,
we er klaar voor zijn om dat te doen. Maar het hangt altijd af van de wil van de
mensen om in die BIN te investeren.
Ik begrijp ook dat het niet zo gemakkelijk is voor veel mensen om die BIN te
bouwen. Maar we zijn klaar om andere BINs te steunen.
De heer Vanden Borre.- Ik hoor het u graag zeggen. Maar ik denk dat er
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misschien nog aanvullende inspanningen nodig zijn.
U heeft verschillende communicatiemogelijkheden met Stad Brussel. Ik denk
bijvoorbeeld aan de Brusseleir, ik denk ook aan andere initiatieven die genomen
kunnen worden.
Ik zou u bijvoorbeeld willen suggereren om daarop in te zetten, en een of twee
pagina's te voorzien om duidelijk uit te leggen wat een buurtinformatienetwerk
is en wat de voordelen zijn en wat er wordt verwacht.
Het is niet zo complex. In Vlaanderen is het aantal nog altijd aan het stijgen, ik
denk in Wallonië ook.
Maar Brussel blijft een beetje achter. En ik denk dat u meer kan doen vanuit het
College om dat vorm te geven, zeker als we allebei overtuigd zijn van het nut
ervan.
Question de M. WEYTSMAN concernant la préservation totale du site du
Donderberg
M. Weytsman.- Merci, madame la Présidente. Monsieur le Bourgmestre, le
Donderberg à Laeken, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler ici à plusieurs
reprises, qui est un site de presque trois hectares, est resté intact depuis sa
création. C’est ça qui est important. Autrefois une pépinière du domaine royal, il
abrite encore aujourd’hui d’anciens arbres fruitiers et des arbres remarquables
que les riverains et les associations ont plaisir à faire découvrir, peut-être à vous
faire découvrir.
Ça fait des années que je plaide, au même titre que les riverains et les amoureux
de la nature, pour préserver totalement le site du Donderberg – j’y reviendrai.
Le projet HOP 5, la cinquième version, prévoit encore aujourd’hui la
construction d’une école maternelle et primaire francophone de 672 élèves,
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d’une salle de sport, d’un local de quartier, ainsi qu’un immeuble de huit
logements, un local pour des professions libérales, un parking.
Un projet qui est – pour le groupe MR, mais pour une partie des riverains aussi
– trop dense et aura des conséquences assez graves sur la nature, sur le
Donderberg et sur ses environs, sur le quartier en général. Il mettrait en danger
aussi des arbres protégés, des arbres remarquables, et entraînerait finalement
aussi l’abattage de 150 arbres matures, ainsi que la couverture de 14.000 m2 de
béton, soit 80 % de la surface.
Vous savez (on en a déjà parlé à plusieurs reprises), je pense que c’est un très
mauvais projet. Je pense que ce type de projet peut se faire ailleurs. Je pense
qu’il y a des terrains disponibles ailleurs, mais pas sur un site avec un tel intérêt
patrimonial, un tel site avec une nature tellement exceptionnelle que nous
devons la protéger.
La bonne nouvelle, c’est que le collectif Save Donderberg et des habitants que
nous connaissons depuis des années ont à nouveau été entendus, puisqu’un
recours au Conseil d’État a permis de suspendre le permis d’urbanisme introduit
par le Collège de la Ville de Bruxelles. J’ai envie de vous dire qu’il n’est pas
trop tard pour faire marche arrière.
J’ai quatre questions. La première, c’est : qu’advient-il, finalement, du projet ?
Est-ce que vous acceptez, comme je vous le propose, je vous le demande, de
mettre ce projet de côté, de réfléchir ensemble peut-être à des indemnités à
celles et ceux que, éventuellement, nous devrions indemniser ? Ou de mettre ce
projet de côté parce qu’il est mauvais ? Il est mauvais pour le quartier, il est
mauvais pour ce site naturel.
Est-ce que vous pouvez aussi imaginer qu’une fois que ce projet sera mis de
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côté, que le site soit laissé comme ça, en l’espèce, de façon naturelle ?
Il peut être entretenu, il peut être légèrement aménagé. Mais je crois que c’est
important aussi dans la ville d’avoir des lieux de calme, de repos, où la nature
peut se développer librement.
En réaction à mes demandes, d’ailleurs, monsieur le bourgmestre, le ministre
Maron s’est exprimé en faveur d’un classement complet du site à 100 % en
espace vert naturel. J’ai soutenu cette demande. Est-ce que vous avez eu
l’occasion d’en discuter avec lui, pour que ça ne reste pas simplement dans des
vagues ambitions, mais qu’il y ait un suivi ?
Dans la mesure où le gouvernement, ou en tout cas le ministre, souhaite que ce
soit classé complètement en site naturel, quelle est, finalement, encore la
légitimité de votre projet ?
Enfin, pour terminer, monsieur le bourgmestre, monsieur le premier échevin,
suite à l’annonce du Conseil d’État, est-ce que vous avez eu l’occasion de
rencontrer ce collectif, de rencontrer les commerçants, de rencontrer les
habitants ? Je pense que c’est quelque chose de fondamental. Il faut continuer à
coconstruire cette ville ensemble, en protégeant notamment nos espaces verts.
Je vous remercie.
Mme Mutyebele, échevine.- Monsieur le conseiller, pour rappel, le projet HOP,
qui avait été initialement voté par votre groupe politique, a sensiblement évolué
sur cette législature, laissant à la belle part des zones d’espace vert ouvertes à
l’ensemble du quartier, à côté d’une future école qui sera bien nécessaire aux
générations futures, et toutes les instances régionales ont approuvé ce projet.
Pour ce qui est de la décision de suspension du permis par le Conseil d’État, elle
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porte uniquement sur un défaut de lecture des plans concernant un muret.
À ce stade, nous attendons l’avis de la Région quant à la suite à apporter à cette
décision.
Merci.
M. Weytsman.- Je me permets, madame la Présidente, de reposer mes
questions :
Qu’adviendra-t-il du projet ? J’en déduis que vous estimez que c’est juste un
problème technique et que le Collège de la Ville de Bruxelles va introduire
HOP 6 ? Je présume que c’est ce que vous me répondez, puisque vous ne
répondez pas à la question.
Si c’est le cas, ça me semble être une catastrophe pour le quartier. Je pense
qu’après avoir été échevin, j’ai déjà expliqué à plusieurs reprises les contrats de
quartier, notamment pour les Marolles. Et après avoir, c’est vrai, sous la
précédente législature, avoir bataillé pour ne pas construire un logement social
sur le dernier potager des Marolles, on s’est rendu compte, dans le cadre du
contrat de quartier Marolles, qu’il n’y avait plus d’espaces verts.
Le contrat de quartier Marolles consiste à recréer des espaces verts sur des toits,
dans des intérieurs d’îlots, avec toutes les difficultés qu’on peut avoir. Ici, on a
un site qui est naturel. Ne faisons pas cette erreur, madame l’échevine. Je suis
aussi sensible que vous à la nécessité, éventuellement, d’avoir de nouvelles
places dans les écoles, pour autant qu’on puisse nous prouver aussi la nécessité
de ces nouvelles places à cet endroit-là, mais il existe d’autres sites.
Je vous ai déjà dit qu’il était possible de mettre cette école notamment sur le site
de Heysel, dans le cadre d’un réaménagement plus complet. Ou d’autres sites
encore. Là où il n’y a pas cet espace naturel si important, avec une richesse
patrimoniale naturelle assez « dingue ». Vous connaissez l’importance de ce
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site.
Je vous ai demandé si vous avez eu l’occasion de discuter avec le
gouvernement, et notamment M. Maron qui, lui, s’engage pour un espace 100 %
naturel.
C’est une bonne chose de s’engager au gouvernement bruxellois ou ici même,
mais c’est une autre chose de pouvoir en discuter concrètement.
Je vous ai aussi demandé si vous aviez au moins pris contact avec le collectif
d’habitants, de riverains, madame l’échevine.
Je me permets quand même d’insister pour avoir certaines réponses. Le but,
quand même, de notre démocratie, c’est d’avoir un échange. Si l’opposition
vous pose une question, vous ne pouvez pas systématiquement décider de me
répondre à côté de la plaque, et puis être muette… Ça, ça ne va pas, ce n’est pas
respectueux.
D’ailleurs, ça ne respecte pas notre règlement. Vous pouvez ne pas répondre à
toutes mes questions, mais ne répondre à aucune question, ça ne va pas !
Je vous demande : est-ce que vous avez au moins pris contact avec les riverains
et le collectif ? D’une part.
Et deuxièmement, quelle est l’ambition du Collège par rapport à ce projet ?
(…)
Madame la Présidente, vous n’en êtes pas seule responsable. Je pense que la
tutelle a aussi un mot à dire, mais ce n’est pas une façon de respecter
l’opposition. On peut être en désaccord, on peut illustrer ces désaccords, mais
on ne peut pas, chaque fois, ne pas répondre.
Madame l’échevine ne répond à aucune question. Aucune question. Si c’est ça,
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la participation citoyenne du Collège PS…
Mme la Présidente.- J’entends, monsieur Weytsman, mais moi, tout ce que je
peux faire, c’est lui demander si elle veut prendre la parole et si elle ne le
souhaite pas, je ne peux pas la contraindre.
M. Weytsman.- Est-ce que le premier échevin de la ville de Bruxelles pourrait
répondre à mes questions ?
Mme la Présidente.- Ce n’est pas dans ses matières.
M. Weytsman.- Le premier échevin de la Ville de Bruxelles est compétent pour
tout. Par ailleurs, je ne demande pas à M. le Bourgmestre, parce que je connais
sa position. Je connais la position du bourgmestre, mais par contre, là où je ne
sais pas, monsieur le Bourgmestre, c’est si vraiment vous allez enfin « laisser
tomber » ce projet ou si vous allez le réintroduire dans les prochaines semaines
– ça me paraît quand même une question pertinente – une modification du
projet pour faire HOP 6 ?
(...)
Question de M. WAUTERS concernant les règles légales en vigueur pour
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l’accès aux boîtes aux lettres par les services postaux, livreurs
et tout autre personne désirant déposer un courrier postal chez quelqu’un
M. Wauters.- J’ai dû chercher un peu mon… parce que je « rigolais » de la
réponse précédente – enfin, de la non-réponse précédente. C’est intéressant.
Bref, messieurs, mesdames du Collège, il faut que je lise le texte.
Déposer un courrier dans une boîte aux lettres, c’est évidemment un geste banal.
Mais ça ne l’est pas. En tout cas, ça l’est de moins en moins. Avec cette période
électorale qui commence, les partis veulent – et doivent, d’ailleurs : c’est la
démocratie – communiquer leurs projets et programmes au plus grand nombre
de citoyens de leur commune, de leur ville, si possible. C’est un enjeu
démocratique, je viens de le dire.
Depuis quelques années, j’ai constaté, pour des raisons de sécurité que je
soutiens complètement et que je trouve compréhensibles, qu’un grand nombre
de boîtes aux lettres se trouvent alors derrière des portes fermées. Ceci tant pour
des immeubles privés que pour les nombreux immeubles qui appartiennent à la
Ville de Bruxelles, à la Régie foncière (?) ou au CPAS de la Ville. Ce
phénomène a particulièrement augmenté ces dernières années.
La technologie augmente aussi, et ça commence à susciter un réel problème,
justement, de démocratie : il est bien souvent fastidieux de réussir à accéder aux
boîtes aux lettres ! Les systèmes de sécurité sont souvent compliqués, parfois
incompréhensibles. On doit parfois sonner au hasard, en espérant qu’une bonne
âme va nous ouvrir – quand elle n’en a pas « marre » parce que c’est la dixième
fois qu’on sonne… Et si nous ne connaissons pas quelqu’un qui réside dans
l’immeuble, ça peut durer très longtemps et de très nombreuses minutes.
J’ai rencontré aussi des facteurs et factrices, des livreurs et des livreuses qui
m’expliquaient que ça leur rendait leur travail vraiment très lent, et surtout
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pénible ; que parfois, et souvent même, des courriers ou des colis étaient mal ou
pas distribués – perdus, carrément ! Il est courant, d’ailleurs, que des facteurs ne
sachent même pas comment accéder aux boîtes aux lettres quand elles ne sont
pas accessibles de l’extérieur.
Certains, ici dans ce Conseil, pourront dire que ma question est anecdotique.
Pourtant, je vous promets que ça participe pleinement à la qualité de notre vie
au quotidien, la qualité de nos citoyennes et citoyens (?).
Voici mes questions :
Quelles sont les réglementations quant à l’accessibilité des boîtes aux lettres ?
Y a-t-il une réglementation régionale ou communale à ce sujet ? Puisque chacun
d’entre nous sait que ça se trouve sur le site de Bpost, d’ailleurs, qu’une série de
règles existent : la hauteur, la profondeur, les tailles, etc..
Quand vous faites des travaux, je vous assure qu’on vient vérifier ça.
Y aurait-il d’autres choses que je ne connais pas ?
Quels moyens technologiques ou techniques sont mis en place pour à la fois
assurer, évidemment, la nécessaire sécurité des biens et des personnes, tout en
facilitant le travail à la fois des facteurs et, nonobstant, de toute personne qui
voudrait mettre une lettre – en l’occurrence, pourquoi pas une femme ou un
homme politique, mais aussi des voisins, des amis, dans une boîte aux lettres ?
Comment la Ville, qui est propriétaire de très nombreux bâtiments, je l’ai dit, et
qu’elle sécurise à juste titre, envisage-t-elle de mettre en place des solutions
pour répondre à cette demande ? Je ne sais pas… des codes pour la poste ou
pour les personnes qui auraient accès. Les chefs de groupe. Parce qu’on est des
bénévoles ! Quand on va distribuer dans des boîtes aux lettres, on n’est pas des
truands, quand même !
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Est-ce qu’il y a des concierges qui sont clairement identifiables ? Dans certains
bâtiments, j’ai vu qu’il y avait une sonnette « concierge ». Parfois, elles
fonctionnent, parfois elles ne fonctionnent pas.
Je sais aussi que ça a tendance à disparaître. Ça pourrait être limité dans le
temps, ça pourrait être des codes.
Dites-nous ce qui est possible, parce que nous, on n’a pas toujours des gens
qu’on connaît dans ces immeubles. Je regarde Mme Maes ; je pense que c’est
elle qui va me répondre ?
Merci d’avance pour vos réponses, parce qu’elles m’intriguent vraiment !
Merci.
Mme Maes, échevine.- Merci beaucoup. Votre première question, elle est
« hyper » technique, la réponse aussi : au niveau de la Ville de Bruxelles, la
seule disposition à notre connaissance est une obligation contenue dans le
règlement général de police de la ville qui oblige à avoir et à poser un numéro
de rue sur sa façade : c’est l’arrêté ministériel du 20 avril 2007, portant
réglementation des boîtes aux lettres particulières, qui vise la question de
l’accès aux boîtes aux lettres.
Je continue, comme ça, pour préciser, voilà :
- Plus précisément, dans cet arrêté, c’est l’article 1er, paragraphe 5, qui précise
que l’accès aux boîtes aux lettres, ainsi que leur ouverture doivent être libres,
aisés et exempts de danger pour le distributeur.
- Par ailleurs, l’article 2, paragraphe 1er, dispose que les boîtes aux lettres
doivent être placées à la limite de la voirie publique.
Ce principe connaît deux exceptions selon lesquelles la boîte aux lettres peut
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être placée au plus près de la voirie ou au rez-de-chaussée, bien éclairée.
1. En premier lieu (?) pour toute personne handicapée.
2. Pour les immeubles à appartements avec un groupe de minimum quatre
boîtes aux lettres.
Ces principes sont repris dans le Guide immobilier de la boîte aux lettres, édité
par Bpost. Cette réglementation s’applique aux biens appartenant à la Ville de
Bruxelles et est bien respectée par la Régie foncière.
M. Wauters.- C’est bien ça que j’ai lu.
Mme Maes, échevine.- En ce qui concerne votre deuxième question, la poste a
facilement accès à nos bâtiments sécurisés, puisque soit ils ont le code, soit ils
ont le badge ou ils connaissent le timing d’ouverture de la porte.
Nous n’avons aucune plainte. Même, au contraire, nous avons des demandes
pour limiter l’accès, car il est fréquent d’avoir des dégradations de boîtes aux
lettres.
Voilà.
M. Wauters.- Madame Maes, merci beaucoup pour vos réponses. Donc, j’avais
lu, hein ? sur le site de Bpost.
C’est étrange d’entendre dire que la structure « poste » vous dit ça : c’est des
postiers que j’ai rencontrés ; eux me disaient que c’était un peu compliqué…
Ce n’est pas grave, j’entends.
Mais par contre, la dernière réponse qui est importante, parce que la Ville de
Bruxelles, c’est des centaines, voire des milliers de boîtes aux lettres auxquelles
on n’a pas accès, en réalité, si ce n’est en embêtant des gens ! Moi, j’ai été bien
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élevé, on sonne un peu « au petit bonheur la chance » (?) ; on dit : « Excusez-
moi, je suis quelqu’un de bien. »
Vous perdez un temps incroyable !
Cette réponse-là que j’attendais, sachant que nous avons des centaines, des
milliers de boîtes aux lettres, est-ce que, pendant une période définie, et je
pensais à la période… là (?), on est en période électorale, mais on va l’être aussi
pour le mois d’octobre. Comment est-ce qu’on peut… avec un badge ?
Est-ce qu’il y a quelque chose – ne fût-ce qu’y réfléchir ? On peut même
réfléchir ensemble, je n’ai pas de problème ! – qui ferait que la sécurité ne serait
pas mise à mal ? Parce que celle-ci (?) est importante, et à la fois, quelque chose
d’essentiel, c’est de pouvoir communiquer démocratiquement !
Mme Maes, échevine.- Pour le moment, je n’ai pas de réponse, mais…
M. Wauters.- Vous pouvez réfléchir à la question ? Bien.
Mme Maes, échevine.- … On va être très honnête, là-dessus…
M. Wauters.- Ah oui ! Mais moi, je ne demande pas une réponse tout de suite.
On est confrontés au « truc » et on se dit qu’il y a un « truc » auquel il faut
quand même qu’on réfléchisse.
Merci.
Mme Maes, échevine.- On sera plus plusieurs à y être confrontés, je suppose
(rire). Voilà, merci.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant l’invitation de tous les
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conseillers communaux aux activités et événements de la Ville de
Bruxelles
Mme Buggenhout.- Particulièrement maintenant, en cette période électorale,
on est assez surpris et interpellés par de nombreuses activités de la Ville de
Bruxelles que nous découvrons via les réseaux sociaux, que ce soit des échevins
ou du bourgmestre lui-même, et pour lesquels les conseillers communaux n’ont
pas été invités.
J’en prends comme dernier exemple un post Facebook de M. le Bourgmestre ce
mois d’avril, concernant la salle comble de l’hôtel de Ville à l’occasion des
50 ans de la Révolution des Œillets et la mise à l’honneur de toute la
communauté portugaise par vous-même, monsieur le Bourgmestre, et la Ville de
Bruxelles.
J’aimerais bien savoir comment se fait-il qu’à partir du moment où il y a des
activités telles que celles-là, culturelles et autres, à l’hôtel de Ville, les
conseillers communaux n’ont pas été invités ?!
On me prétend que c’est une erreur, mais ça « commence à bien faire », parce
qu’il y a comme ça beaucoup, beaucoup d’événements que nous découvrons
uniquement par les réseaux sociaux, et pour lesquels, je dirais…
M. le Bourgmestre.- Vendredi, le bal des seniors, vous le savez ?
Mme Buggenhout.- Le bal des seniors, je sais – là on est inondés ! Mais je
veux dire que tout ce qu’il y a (?) comme activités au niveau de l’hôtel de
Ville…
C’est vrai que la communauté portugaise est une communauté que je connais
bien et ça m’aurait intéressé aussi d’y participer. Ne fût-ce que d’avoir son rôle
de conseiller communal à jouer dans le contrôle des activités – et surtout en
Page 85 sur 96 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 22/04/2024
période électorale !
J’aimerais bien savoir pourquoi il y a autant… j’ai entendu dire que ce sont des
« erreurs », mais il y a beaucoup d’erreurs !
Merci.
Mme Houba, échevine.- Madame Buggenhout, merci pour votre question. Ici,
l’événement avait été organisé à mon initiative, avec l’appui organisationnel et
logistique du service « culture ».
Depuis février dernier, les invitations sont envoyées soit par le service des
assemblées, soit par le service de la culture. Ici, en l’occurrence, après
vérification, on m’a dit que le service culture avait envoyé l’invitation le
20 mars, avec les liens pour les inscriptions.
Mais j’entends qu’il y a eu un souci. Je viens à l’instant d’envoyer un mail à
l’administratrice générale de la culture en vous mettant en copie, après avoir
vérifié que j’avais la bonne adresse e-mail, en lui demandant de bien vérifier
que toutes les adresses des personnes qui sont membres de ce Conseil
communal reçoivent bien systématiquement les invitations à tous nos
événements, vernissages, etc.
Vous êtes en copie.
J’ai en tout cas pris un maximum de mesures pour que ça n’arrive plus, parce
qu’on est bien d’accord que ces événements sont ouverts à toutes et à tous – et,
bien sûr, aux membres du Conseil communal.
Encore désolée pour cet incident !
Mme Buggenhout.- Merci, j’en prends bonne note. Simplement, je trouve ça
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un peu bizarre que même mon adresse officielle, on ne la trouve pas ! On
semble ne pas avoir trouvé toutes les adresses officielles de notre groupe…
Je ne sais pas si dans les autres groupes, ça a été le cas, mais justement, je me
demande dans quelle mesure, à partir du moment où il y a certaines invitations
qui partent du côté de la culture, d’autres au niveau des assemblées, comment y
voir clair ?
Ne pourrions-nous pas disposer d’un agenda pour les conseillers et qu’on
envoie toutes les semaines, en disant : « Il se passe ça, il se passe ça et il se
passe ça au niveau de l’hôtel de Ville » ? Je trouverais ça logique, plutôt que
d’avoir des invitations qui se perdent et certaines qu’on reçoit le jour même,
c’est vrai, comme le dit mon collègue.
Moi, ce que j’aimerais bien vous proposer, c’est d’avoir un agenda. Comme ça,
c’est clair. Et au moins que ce soit repris dans l’agenda, quitte à ce qu’il y ait les
invitations qui viennent après, mais que l’on sache quelles sont les activités
prévues dans l’agenda et adressées aux conseillers communaux.
Question de M. WAUCQUEZ concernant l’évaluation de l’utilisation de
gobelets en plastique réutilisables appelés « Ecocup »
Mme la Présidente.- Avec l’accord de l’auteur, cette question est tansformée
en question écrite.
Question de M. WEYTSMAN concernant l’organisation du stationnement
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sur le boulevard Maurice Lemonnier
M. Weytsman.- Je vous remercie. Je vais être court, madame la Présidente. Je
suis d’ailleurs désolé parce que c’est tout à fait une question qui pourrait être
une question écrite, parce qu’elle est très précise, mais le problème est que ça
prend toujours beaucoup de temps ici pour recevoir les questions écrites donc je
me sens obligé de les mettre en questions orales.
Monsieur l’échevin, j’avais réunion avec le comité des habitants qui se plaignait
d’un problème très ponctuel : il y a dix-huit mètres de stations de taxis du côté
du boulevard Lemonnier qui, honnêtement, sont inutilisés – et je sais qu’ils vous
l’ont déjà dit à plusieurs reprises.
Ce sont autant de places de stationnement qui ne sont malheureusement pas
utilisées. Or elles sont quand même bien nécessaires dans le centre-ville ; il en
manque.
Donc d’une part, est-ce qu’il y a moyen de faire quelque chose pour ces
18 mètres de stationnement de taxi non utilisés ? C’est tout simplement parce
que la plupart des taxis ne veulent pas aller là – on le comprend bien, ils sont du
côté de la rue Orts.
Et par ailleurs, en face aussi, c’est une question un peu plus générale, il y a des
emplacements pour des voitures du type de voitures partagées, mais les voitures
partagées en « free-floating ».
Moi, je suis un fervent utilisateur… enfin pas utilisateur, mais défenseur de ces
voitures en free-floating : leur propre, c’est justement de leur permettre de
pouvoir aller un petit peu partout.
Est-ce qu’on va être obligé aussi d’identifier quelques places pour ces sociétés-
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là dans l’hyper-centre ? C’est peut-être le cas, c’est simplement une question.
Je vous remercie.
M. Dhondt, échevin.- Merci, Monsieur le conseiller. Je veux bien regarder les
plaintes que vous avez reçues, mais le service n’a reçu aucune plainte par
rapport à ces places des stationnements. Donc c’est très bizarre, mais pas grave.
Donc si vous avez les plaintes spécifiques, vous pouvez toujours me les envoyer
et on va bien sûr les traiter, ou en tout cas essayer de les prendre en compte.
Pour les places des taxis, trois places étaient prévues boulevard Lemonnier et,
initialement, près de la place Fontainas. En concertation avec la direction
régionale, quatre places ont été prévues devant le Théâtre du Midi en 2021. Les
trois places du côté Fontainas ont été supprimées à la demande de la direction
des taxis, car elles n’étaient pas utilisées.
Des contacts ont été relancés entre la Ville et la Région en 2022 pour revoir les
emplacements de taxis afin qu’ils soient placés de manière appropriée selon les
besoins et en fonction des éventuels changements d’affectation, commerces,
lieux culturels, etc.
D’après les retours que la Ville a reçus de la Région, les quatre places
actuellement placées du côté de (inaudible) sont bien utilisées et ne sont pas
remises en question par la Région.
Je veux bien relancer, mais en 2022, on a justement demandé à la Région – donc
la direction qui est responsable, compétente pour les différentes poches de
stationnements pour les taxis – lesquelles étaient pertinentes, lesquelles
n’étaient pas pertinentes.
M. Weytsman.- Celles dont je vous parle, ce sont celles justement à côté de
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Fontainas. Elles sont tout le temps vides. Je crois que j’ai envoyé les photos – je
ne suis pas sûr des photos, excusez-moi !
C’est juste du côté de Fontainas (je vous ai mis le numéro dans la question). Il y
a 18 mètres de stationnement de taxi vide, toujours vide.
M. Dhondt, échevin.- D’accord, mais si on parle des trois places du côté
Fontainas, elles ont été supprimées.
Vous avez donc votre réponse (rire).
M. Weytsman.- Ça ne m’étonne pas. Du coup, je peux entendre : elles ont été
supprimées, mais pas les panneaux, pas les lignes.
Et si on stationne, les commerçants et les habitants sont verbalisés. À mon avis,
la police ne sait peut-être même pas que ça été supprimé.
M. Dhondt, échevin.- Ici, par rapport aux taxis, c’est la Région qui prévoit la
signalisation donc on va bien voir si c’est bien planifié de retirer la
signalisation. Par rapport aux places pour la société opératrice Getaround –
comme Cambio, cette société agréée par la Région pour le « car sharing », avec
des stations en espaces publics. Et aussi, quand la Ville souhaite étendre le
réseau de car sharing, tous les opérateurs de car sharing agréés doivent être
sollicités –, des places sont attribuées de manière équilibrée en fonction des
besoins et demandes des opérateurs aussi.
Quand Getaround a été agréée, la Ville a aussi (?) octroyé vingt-quatre places à
cet opérateur dans le courant 2020-2021, dont deux places boulevard Jacqmain.
Tous les ans, une rencontre est organisée avec la Ville et avec les opérateurs
pour ajuster, voire développer le réseau. Getaround nous informe que les
stations en place fonctionnent très bien. Et Getaround fait ses opérations ou
l’offre dans le Pentagone et donc ils demandent même une extension de ces
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stations dans le Pentagone.
Plus généralement, par rapport au stationnement, je sais que ce n’est peut-être
pas votre point de vue, mais les Bruxellois se déplacent de plus en plus d’une
façon multimodale. Les Bruxellois, surtout dans le Pentagone, possèdent de
moins en moins de voitures eux-mêmes, et donc le développement des
alternatives comme le taxi et les voitures partagées est un moyen très important
pour diminuer la demande de places de stationnement en voirie.
Chaque emplacement de car sharing peut remplacer jusqu’à quinze
emplacements de stationnement normal. Au total, on parle quand même d’un
ordre de grandeur de 400 à 800 places qu’on a du coup libérées, des places qui
ne sont (?) donc plus demandées, grâce aux Bruxellois qui n’ont plus de
voitures personnelles.
Rajoutez à ça le nouveau règlement de stationnement, qui vise à mieux utiliser
les places existantes via la rotation, et toute l’offre hors voirie que la Ville a
développée avec BePark (on vient de passer un point ici au conseil pour le
Pentagone), et donc une politique qui agit sur l’offre et la demande, un vrai
levier pour créer un meilleur cadre de vie pour les Bruxelloises et Bruxellois !
M. Weytsman.- Le premier volet, vérifions effectivement, parce que si ces
places ne sont plus utilisées par les taxis – comme le confirment les
commerçants –, mais que la Ville n’est pas informée et que la police n’est pas
informée, la conclusion est que les gens seront verbalisés et que les panneaux
sont toujours là.
Par ailleurs, je pensais que c’était la responsabilité de la Ville de mettre des
panneaux sur des voiries communales. Je ne savais pas que c’était de la
responsabilité de la Région. Il y a une exception pour le taxi ?
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M. Dhondt, échevin.- On s’organise avec la Région donc on va bien sûr vérifier
maintenant si (?) les panneaux sont retirés.
On peut le faire nous-mêmes aussi, mais quelqu’un doit le faire.
M. Weytsman.- Et sur le deuxième point, je suis tout à fait favorable à la
diminution de la motorisation et de la multimodalité – j’en suis un bon exemple
et comme la plupart des membres du MR, par ailleurs. Mais c’est juste que je
pensais que cette société en particulier – je n’ai pas cité son nom : Getaround
qu’on utilise d’ailleurs de temps en temps –, c’était du libre-service, du free
floating.
Parce que moi, ça m’arrive de la prendre et de la remettre à un autre endroit,
mais de la reprendre et de…
M. Dhondt, échevin.- Vous êtes certain ?
M. Weytsman.- Non, non, je la remets souvent Joseph II, pour être tout à fait
honnête – comme ça tout le monde le sait !
Non, vous avez raison.
Je me posais la question de savoir pourquoi on monopolisait des emplacements.
Leur concept à eux, c’est un peu comme (?) Cambio en fait, ce n’était pas
comme il y avait…
Bon. Mon premier point, c’était le taxi. Le deuxième point, c’est bon. Je trouve
que c’est quand même plus utile, le libre-service complet que ce type
d’emplacement pré-réservé, mais dans la mesure où il en manque beaucoup à la
Ville de Bruxelles, c’est évidemment leur rendre service que de pouvoir, dans le
Pentagone, que de pouvoir les mobiliser. C’est plus que trois places, c’est
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18 mètres pour le taxi et en face, j’informerai les habitants que ce n’est pas du
free-floating complet, mais qu’effectivement, c’est de l’emplacement comme
pour Cambio.
Je vous remercie pour cette réponse complète.
M. WAUTERS concernant le suivi du projet de piste cyclo-piétonne au sud
de Laeken
Mme la Présidente.- Avec l’accord de l’auteur, cette question est tansformée
en question écrite.
Question de M. WEYTSMAN relative au projet d’agrandissement de l’asile
de nuit Pierre d’Angle
M. Weytsman.- Je vous remercie, madame la Présidente. Excusez-moi, j’ai été
interpellé lors de différentes rencontres avec des associations, mais aussi des
citoyens, des riverains au sujet du projet d’agrandissement de l’asile de nuit
Pierre d’Angle, 153 rue Terre-Neuve. Les résidents expriment, ces habitants,
leurs préoccupations quant à l’expansion du centre d’accueil, leurs
préoccupations parce que déjà ils vivent des difficultés.
On sait que ces lieux sont difficiles à gérer. Ces lieux sont néanmoins utiles,
mais dans ce quartier-là, on concentre de nombreux lieux d’accueil ou de
nombreux lieux d’accueil soit pour un public sans abri, soit pour un public
toxicomane dans un quartier qui est déjà particulièrement dense, avec de très
nombreuses tours de logements sociaux.
Donc, on peut imaginer que c’est difficile certainement pour vous de le gérer, je
l’entends bien, mais ça doit être aussi particulièrement pénible pour les
habitants d’y vivre dans de telles conditions. Et donc ils sont inquiets et je me
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lie à eux (?), je soutiens cette forme d’inquiétude, parce que c’est vraiment
difficile de gérer ce type d’espace.
Et donc ils sont inquiets quant à cet agrandissement. Ils soulignent la
concentration croissante des services pour les populations plus marginalisées –
comme je le disais, dans ce quartier déjà densément peuplé – tels que, je cite le
Samusocial (?) : Poverello, une salle de consommation de drogue à moindre
risque.
De plus, il me revient que les travaux auraient débuté avant l’obtention du
permis d’urbanisme – c’est plus qu’il me revient : je les ai constatés moi-même,
pour être tout à fait honnête – et certains auraient même été entrepris sans
l’accord, évidemment, de la commune. Le bailleur emphytéotique pour le
bâtiment de la rue (inaudible) est également source de préoccupation, comme le
révèlent les documents consultables sur le site de la Ville de Bruxelles.
Premièrement, pourquoi une telle extension à cet endroit-là dans le centre ?
Sachant que non seulement il y a beaucoup de services similaires dans ce
quartier, mais aussi dans cette partie du Pentagone, certainement par rapport à
tout le Pentagone, mais aussi par rapport à toute la Ville de Bruxelles et encore
plus par rapport aux autres communes.
Des mesures ont été prises pour assurer la sécurité dans le quartier, de nouvelles
mesures si le projet devait voir le jour, mais vous avez compris qu’on plaide très
clairement pour que ça ne puisse pas être agrandi.
Comment expliquez-vous le commencement des travaux et la conclusion d’un
bailleur emphytéotique sans permis d’urbanisme complet et sans consultation
des habitants ?
Quelles mesures la Ville a-t-elle mises en place pour assurer une meilleure
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coordination entre les projets de développement urbain et les procédures
administratives afin d’éviter des situations de travaux entrepris sans autorisation
préalable ? Je vous remercie, monsieur le Bourgmestre.
Mme Maes, échevine.- Merci pour vos questions. La demande de permis
d’urbanisme pour ce centre a été introduite le 27 novembre 2023 et ce dossier a
été présenté en commission de concertation le 10 avril dernier (?). J’étais
présente moi-même, donc j’ai entendu la présentation et les réclamants.
De ce que j’ai compris lors de la commission de concertation, il s’agit d’une
extension du centre Pierre d’Angle pour répondre à une demande de places
d’hébergement, très spécifiquement parce qu’il y a une nécessité de créer des
dortoirs pour femmes et des places accessibles aux personnes à mobilité réduite
(PMR).
De plus, le bâtiment est aujourd’hui vieillissant et n’est plus adapté aux normes
imposées par la Commission communautaire commune (Cocom) et aux
exigences actuelles, c’est pourquoi le projet prévoit d’améliorer le bâtiment
actuel.
Des mesures ont été proposées dans la demande du permis d’urbanisme et ont
été exposées lors de la commission de concertation en ce qui concerne la
sécurisation – donc comme la sécurisation des limites entre parcelles et
l’organisation de l’entrée au centre via un système de sas sécurisé. D’autres
mesures au fonctionnement pourraient être prises – hors procédure du permis
d’urbanisme, bien entendu –, mais ne ressortent donc pas de la compétence de
l’urbanisme, et donc pas non plus dans le cadre de la commission de
concertation.
Pour répondre à une autre question que vous avez posée, signer un bail
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emphytéotique ne ressort pas de l’urbanisme, il se fait entre deux parties et
indépendamment d’un octroi éventuel d’un permis d’urbanisme.
Il est toujours nécessaire d’attendre l’obtention de son permis avant de débuter
des travaux soumis à permis. Le service « contrôle » de notre Ville est actif sur
le terrain à tout moment et suit également toute plainte adressée à la Ville.
Merci beaucoup.
M. Weytsman.- Bonjour, je vous remercie. J’ai toutes les garanties sur le fait
que le projet ne se fera pas, si je comprends bien votre réponse.
Par ailleurs, puisqu’il y a un service de contrôle et que j’ai moi-même eu
l’impression de voir des travaux qui se réalisaient, je crois que ce serait
effectivement intéressant d’y envoyer le service de contrôle, si je peux me
permettre. Je vous remercie, et j’informerai les riverains.
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaines séances
Vendredi 24 mai 2024
- à 14 heures : sections ordinaires.
Lundi 27 mai 2024
- à 17h : premier comité secret (dossier disciplinaire) ;
- à 17h30 : séance publique, suivie d’un deuxième comité secret.
Mme la Présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h35.
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- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u35.
📄 2024-03-25 scrape
City Council Meeting — 2024-03-25
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 25 mars 2024
Openbare vergadering van maandag 25 maart 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h35 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 17h35 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Mme la présidente.- Conformément à l'article 89, alinéa 2, de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 11/03/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
11/03/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Les points 5 et 9 sont retirés de l'ordre du jour à la demande des services.
De punten 5 en 9 worden teruggetrokken van de agenda op vraag van de
diensten.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 70 à 75 et 82 repris
au supplément à cet ordre du jour, daté du 21/03/2024.
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Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 70 tot 75
en 82, vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 21/03/2024.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 66 à 69, 76
à 81, 83 à 98, 104 à 113 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du
21/03/2024.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 66 tot 69, 76 tot 81, 83 tot 98, 104 tot 113 vermeld in het bijvoegsel
bij de agenda dd. 21/03/2024.
L'urgence est admise à l'unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications – Mededelingen
Communication relative à la mise à disposition des procès-verbaux des
séances du Collège sur la plateforme Sharepoint
Terbeschikkingstelling van de notulen van de zittingen van het College op
het platform Sharepoint
Mme la présidente.- J’informe les membres du Conseil que dorénavant, les
procès-verbaux des séances du Collège seront mis à la disposition des
conseillers sur la plateforme Sharepoint. Les procès-verbaux y resteront
disponibles à chaque fois pour une durée de 3 mois.
Ik breng de Raadsleden ter kennis dat voortaan de notulen van de zittingen van
het College ter beschikking van de Gemeenteraadsleden op Sharepoint gebracht
worden. De notulen zullen beschikbaar blijven, telkens, voor een periode van 3
maanden.
Pris pour information
Kennis genomen
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Communication de décisions prises par l'autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance du rapport annuel 2023 de l'asbl A.R.BR.E.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van het
jaarverslag 2023 van de vzw "A.R.BR.E".
Pris pour information
Kennis genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
Mevr. de Voorzitster nodigt de leden van de Gemeenteraad uit om inzage te
nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer en financiële toestand van
de volgende verenigingen:
- Théâtre National de la Communauté Française de Belgique asbl, au
31/12/2022, « Théâtre National de la Communauté Française de Belgique »
vzw, op 31/12/2022 ;
- Royal IV Brussels asbl, au 30/06/2023 ; Royal IV Brussels vzw, op
30/06/2023 ;
- RED Laboratoire Pédagogique asbl, au 31/12/2022, RED "Laboratoire
Pédagogique" vzw, op 31/12/2022 ;
- C12 Art & Music asbl, au 31/12/2021 et au 31/12/2022, C12 Art & Music vzw,
op 31/12/2021 en op 31/12/2022 ;
- BRUSSELS INTERNATIONAL TRADE MART LTD ET CO SPRL, au
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31/12/2022, BRUSSELS INTERNATIONAL TRADE MART LTD ET CO
bvba, op 31/12/2022 ;
- Golazo Sports SA, au 31/12/2022, Golazo Sports nv, op 31/12/2022.
Pris pour information
Kennis genomen
Questions orales - Mondelinge vragen
Mme la présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint. Elle a été
complétée par une question d'actualité de :
- M. VANDEN BORRE, M. MAIMOUNI, M. BAUWENS, M. WEYTSMAN
et Mme DEBAETS relative à la fusillade qui a eu lieu dans la nuit du samedi 23
au dimanche 24 à Laeken.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform. Ze werd
aangevuld met een actualiteitsvraag van :
- Dhr. VANDEN BORRE, dhr. MAIMOUNI, dhr. BAUWENS, dhr.
WEYTSMAN en mevr. DEBAETS betreffende de schietpartij die plaatsvond in
de nacht van zaterdag 23 op zondag 24 in Laken.
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Interpellations citoyennes - Burgerinterpellaties
Demande d'interpellation introduite par Mme LAYACHI Chérine
concernant le projet urbain de mobilité dans le quartier Stalingrad
Mme Layachi.- Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les
membres du Collège, Mesdames et Messieurs les Conseillers et Conseillères
communaux, chers amis qui êtes là, je suis venue parce que j'ai bien retenu ce
qui était affiché sur le flyer de Brucity (« Une commune pour ses habitants ») et
que la porte était ouverte. C'est la raison pour laquelle je suis là aujourd'hui,
porteuse d’une vingtaine de signatures. Cette interpellation concerne, vous
l'avez dit, Madame la Présidente, le projet de mobilité et de développement
urbain en cours dans notre quartier Stalingrad-Lemonnier.
J'ai passé la journée à la maison en télétravail et je peux vous dire que cela fait
du bruit, à Stalingrad-Lemonnier. On n'interpelle pas au sujet du métro 3, je
tiens à le rappeler. C'est dans le palais du Midi qu'on a appris, il y a maintenant
un bout de temps, que le projet de ligne de métro et de station sous nos pieds
allait se faire. Et nos souvenirs sont intacts. On a été mis devant le fait accompli
et beaucoup de promesses nous ont été faites. C'est la raison pour laquelle je
viens aujourd'hui, pour m'exprimer en mon nom, avec une série de voisins et
voisines. On n'est pas des politiciens, on n'est pas des associations, mais on
vient voir ce que vous en pensez.
Certes, le rôle du politique, c'est de décider, mais n’est pas Mme Irma qui veut.
Les promesses d'un chantier exemplaire fini en 2024, on en est loin. Puisque on
on n'a pas été consultés, je me permets de souligner le rôle essentiel du citoyen
en tant qu'expert, dans son quartier, de son propre environnement. On vit au
quotidien des réalités qui ne sont pas faciles. Je ne sais pas si, dans la salle, il y
en a d'autres que nous qui vivent dans ce quartier, mais ce sont des
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désagréments au quotidien. On est les mieux placés pour exprimer nos besoins
et nos inquiétudes, et c'est dans cet esprit que je souhaite aborder quatre points
essentiels : le chantier du métro qui s'éternise, le fait de vivre dans un chantier,
le sort du palais du Midi et l'identité d’un quartier populaire, familial et
cosmopolite. Vous êtes les premiers à revendiquer le fait que Stalingrad-
Lemonnier est un quartier vivant dont Bruxelles est fière. On en prend acte.
Mais il faut souligner quelque chose, à savoir que les commerçants ont
développé ce quartier. Ils en ont fait une zone commerciale sans pareille. À
force d'entreprises familiales qui perpétuent des traditions ancrées dans le
développement et l'histoire de la ville et de ces migrations, on a là un quartier
qui vit commercialement et économiquement, qui fait du bruit parce qu'il existe
et parce que les Bruxellois en sont fiers. L'identité de Stalingrad-Lemonnier, ce
ne sont pas que des commerces maghrébins et ce ne sont pas que des immigrés,
d'ailleurs. Force est de constater que les commerces présents qui, pour certains,
sont là depuis près de 40 ans, ont fait la force de notre quartier Stalingrad-
Lemonnier et qu'en ce moment, ce sont des commerçants maghrébins, qu'on se
le dise.
Par contre, ils ne sont pas tout seuls. Ce sont aussi des habitants qui font le
quartier. Dans cette jungle urbaine du centre-ville, nos vies pulsent au rythme de
la solidarité et, avec les voisins, on s'active tous ensemble pour tisser des liens
au cœur de la cité. Ce n'est pas facile. Moi, je suis schaerbeekoise à l'origine. Je
suis arrivée il y a un peu plus de 10 ans dans le quartier. Je connais les quartiers-
villages, je ne connais pas la jungle urbaine. Et pourtant, à Stalingrad-
Lemonnier, j'ai rencontré un tissu social qui veut vivre ensemble. Et on est
extrêmement chanceux dans le centre-ville. Vous en connaissez d'autres, des
boulevards centraux où on peut apprendre à son enfant à rouler à vélo sans
inquiétude ? Vous en connaissez d'autres, des boulevards centraux où on peut
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faire à ce point des brocantes qui s'étalent sur la « rambla » ? Rosa Luxembourg,
c'est à ça qu'elle ressemble. C'est clair que pour l'instant, on ne la voit pas
beaucoup. Elle a été mangée par le chantier ou mangée par le Stalingrad Village,
mais elle avait ce pouvoir de la rencontre et du partage.
Si on regarde les statistiques, la part des personnes isolées dans le quartier est
plus de deux fois supérieure à la moyenne régionale. Tout cela, c'est un peu du
vent, à Stalingrad-Lemonnier. C'est le fait qu'on puisse se rencontrer entre
voisins et se connaître qui est important. Et depuis plus de quatre ans, ce n'est
plus possible. Jusqu'à présent, ensemble, commerçants et habitants, on a créé
une dynamique de vivre ensemble, mais nos relations sociales se meurent et ne
se rachètent pas. Le chantier s'éternise depuis trop longtemps. Il est source de
frustrations pour de nombreux habitants, mais c'est surtout les retards accumulés
et les désagréments considérables en termes de circulation et de qualité de vie
qui font qu'on essaie de limiter la casse. Mais on aura du mal, et on a
l'impression, pour être tout à fait honnête, de payer les pots cassés d'un projet de
métro, d'être un peu la chair à canon pour le métro.
Cette interpellation ne consiste pas en un débat pour ou contre le métro, ou pour
ou contre le chantier tout court, mais notre vie et nos habitudes sont liées à ce
chantier. On a été de bons citoyens jusqu'à présent. Si on regarde l'intérêt
général et on continue à se taire, on va juste mourir. C'est un fait. Les analyses
qui ont été mal faites, les retards, les budgets, la mobilisation citoyenne, tous les
indicateurs sont au rouge et on se pose légitimement la question : est-ce que le
quartier va mourir pour un métro qui pose lui aussi question ? Vivre au milieu
d'un chantier, ce n'est pas facile, et on se demande vers qui on doit se tourner
pour être considérés, pour que notre avis d'experts en tant qu'habitants du
quartier soit pris en compte. La poussière, c'est nous qui la vivons. Quand on
parle de mobilité, c'est nous qui subissons les problèmes dans le quartier.
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En ce moment, il y a des soucis à droite et à gauche, mais personne ne vient
nous proposer de solution. Pire encore, personne ne considère notre voix et
notre expertise comme promoteurs de solution. C'est un fait.
Pourtant, l'échevin de la participation est là et sa porte est toujours ouverte. La
porte de tout le Collège est ouverte. Donc, on vous croit sur parole quand vous
nous dites que vous voulez que Bruxelles soit une ville pensée pour et avec ses
habitants, en tout cas pour ce qu’il reste de la législature. C'est la raison pour
laquelle, sans beaucoup de préparation, on vient vous demander quelles
solutions on peut imaginer ensemble pour résoudre les problèmes actuels.
Prenons un exemple concret : un croisement dans le chantier fait que les voies
de circulation à sens unique se croisent et qu'on manque l'accident tous les
jours. Autre exemple concret : il y a des zones de dépôt (drop zones) pour les
trottinettes exactement sur des bordures de chantier. Il est impossible pour une
poussette ou pour une PMR de passer sans qu'un voisin ou une voisine vienne
déblayer. Ce sont des éléments concrets qu'on vit depuis plusieurs années et on
se demande si, en termes de participation citoyenne, il n'y a pas des solutions à
envisager avec la Ville, les habitants, les commerçants et les associations, notre
expertise et notre connaissance des problèmes. Nous vivons dans un chantier
avec un chantier qui s'éternise.
Le gros point de cette interpellation, c'est le palais du Midi et la décision de le
démolir. Pas plus tard que tout à l'heure sur BX1, une décideuse disait : « On
attend de voir les études d'incidences pour savoir si, légitimement, il faut
déconstruire ou non le palais du Midi. » Donc, ça pose question. En tant que
membres de la communauté, on aimerait être informés des projets envisagés
pour l'infrastructure et du rôle que vous pensez être le nôtre dans cette
discussion. Quels engagements pouvez-vous prendre à l'heure actuelle à propos
de cette destruction du palais du Midi ? Est-ce que oui ou non, cela va se faire ?
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Avec ou sans étude d'incidences ? Il devient urgent, pour nous, de savoir ce qu'il
va advenir si vous prenez la décision de détruire le palais du Midi. Quid de
l'avenir ? Pour nous, c'est un non-sens d’entendre qu'il va être détruit sans savoir
ce que la Ville prévoit pour ce lieu.
On a l'impression qu'on reproduit le schéma des élections passées : le permis
doit passer vaille que vaille, et on verra par la suite. Mais on en connaît, sur la
Ville de Bruxelles, des projets dont les permis sont devenus caducs après des
recours. On se pose la question : est-ce qu'il faut démolir les immeubles qui ont
été construits avec ces permis ? Est-ce que cela pourrait se passer au palais du
Midi ? Je vous pose la question directement, un peu naïvement, peut-être.
On se dit que la Ville de Bruxelles est ouverte et qu'on peut venir discuter
ensemble de ce que vous avez prévu, parce que vous êtes les décideurs, vous
êtes les personnes élues. Aujourd'hui, de manière générale et collégiale, qu'est-
ce qui est prévu pour le palais du Midi s'il est détruit ? Quelles activités vont
remplacer son visage actuel ? Quelles sont vos pistes et idées ? Quelle
considération accordez-vous à l'existant ? Les commerces qui sont actuellement
dans le palais du Midi, s'ils font faillite avant que le palais du Midi ne soit
détruit, s'ils partent et qu'ils reconstruisent leur vie ailleurs, est-ce que le visage
du quartier va rester le même ? Il est essentiel pour nous que les caractéristiques
qui font notre fierté dans le quartier et notre spécificité ne soient pas sacrifiées
au nom du progrès urbain.
De même, nous souhaitons savoir quelles dispositions sont prévues pour
préserver le devoir de mémoire et les éléments historiques. Je sais que vous
allez me parler, à raison, des indemnisations des commerçants, mais tout l'or du
monde ne pourra pas remplacer l'histoire familiale des commerces qui sont
actuellement dans le palais du Midi. Le « Stalingrad Village » est à l'image du
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pouls du quartier, Mesdames et Messieurs. Si vous faites le tour, combien de
commerces sont encore ouverts dans le « Stalingrad Village » ? Cela ne nous
donne pas bon espoir pour la suite.
Madame la Présidente a été très généreuse en me donnant du temps
supplémentaire. Il y a beaucoup d'éléments que j'ai omis. En conclusion,
Monsieur le Bourgmestre - puisque c'est à vous que s'adresse cette
interpellation -, je vous exhorte à prendre en considération des préoccupations
légitimes qui concernent le présent. On est en chantier. Qu'est-ce qu'on fait
aujourd'hui pour que notre vie ne soit pas misérable ? Qu'on se le dise, elle l'est.
Et je ne parle pas des rats. J'ai parlé de la poussière, mais j'en passe et des
meilleures. Et comment voyez-vous l'avenir du quartier et son futur visage ? Il
est clair que dans dix ans, Stalingrad ne ressemblera pas à ce qu’il est
aujourd'hui. Et cela, on ne le veut pas. On aimerait qu'il garde le même visage.
Donc, il est de notre responsabilité collective de ne pas laisser mourir ce que
tant de Bruxellois et Bruxelloises ont construit.
Pour nous, il est important que de manière moins bilatérale, on puisse en
discuter et, de manière plus générale, avoir un débat public dans le quartier pour
savoir quels outils de participation citoyenne vous pouvez proposer avec votre
Collège pour Stalingrad. Je vous remercie.
M. le bourgmestre.- Madame Layachi, on est devant un vrai problème et notre
boulot consiste à trouver des solutions. D'abord, on peut se demander comment
le quartier a survécu à un chantier pareil. Vous le dites très bien, ce quartier est
encore extrêmement fréquenté. Je pense que d'autres quartiers avec un autre
biotope auraient complètement périclité et perdu leurs habitants, leurs
commerces et toute leur activité. Or c'est un des quartiers les plus vivants non
seulement de la Ville de Bruxelles, mais de toute la Région, et cela, malgré ce
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chantier extrêmement impactant.
J’en viens aux différentes mesures qui peuvent être prises. D’abord, on peut
espérer qu'en 2025, une partie de Stalingrad sera réhabilitée au niveau de son
espace public, puisque la partie du métro construite en dehors du palais du Midi
est quasiment terminée. Après, on devra discuter de ce qu'on fait du Village
Box, mais la partie entre le boulevard du Midi et la rue de Woeringen pourra
être réaménagée dans un délai relativement bref, car les travaux de métro seront
terminés.
On peut aussi souligner la dynamique commerciale qui existe un peu partout
dans le quartier. Sur le boulevard Lemonnier - je vais englober Stalingrad et
Lemonnier, parce que c'est le même biotope, si vous me permettez
l'expression -, on a quand même une attractivité très importante, avec beaucoup
de familles. Ce n'est pas fréquenté que par les habitants. Les gens se donnent
rendez-vous là-bas, se rencontrent. Il y a de nouveaux commerces qui
apparaissent. C'est quand même le symbole que quelque chose se passe. Si vous
regardez dans les archives, nous avons dit dans cette majorité que nous
souhaitions garder un côté ethniquement fort. Je l'assume. Dans notre capitale
multiculturelle aux 184 nationalités, il y a des ambiances différentes dans les
quartiers. Et c'est tant mieux. Nous souhaitons conserver cette identité forte du
quartier Stalingrad-Lemonnier, avec une identité populaire et, comme vous
l'avez bien souligné, une identité marquée représentant la Méditerranée en
général. D'ailleurs, les gens ne se trompent pas. Ils identifient cela pour aller
aussi se sustenter, vivre une ambiance particulière et extrêmement réussie.
On ne va pas le cacher, c'est sans doute l’un des chantiers les plus complexes de
la Région bruxelloise. J'ai entendu comme vous, ce matin, la ministre de la
Mobilité. Je n'ai pas ces informations. J’ai toujours dit ce que je pensais. Dès
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décembre 2022, j'ai rencontré les commerçants de l'avenue Stalingrad dans un
établissement horeca bien connu pour leur dire que d'après mes informations,
malheureusement, on allait devoir démanteler le palais du Midi. Ce sont les
informations que j'ai, mais je ne suis pas le gestionnaire du chantier. J'ai entendu
cette déclaration ce matin aussi. On verra ce qu'il en est, mais je ne peux pas
vous apporter de réponse et je ne dirai jamais quelque chose dont je ne suis pas
sûr. Pour l'instant, tout ce que je sais, c'est qu'on continue de travailler au
démantèlement et à la relocalisation des activités présentes dans le palais du
Midi.
Pour en revenir au chantier, on continue d’avoir des réunions multiples à ce
sujet. Nous accompagnons le chantier avec la STIB et la Région pour tenter
d'amoindrir les nuisances, parce qu'elles sont énormes, et garantir une
dynamique commerciale qui tient parfois du miracle et de la bonne volonté de
commerçants qui ont réussi à garder une clientèle et une attractivité malgré tout.
Pour le palais du Midi, je dirais qu'il y a trois gros volets : l'enseignement, le
sport et le commerce. Pour ce qui concerne l'enseignement, normalement, c'est
réglé. À la rentrée 2025, l'ensemble de la Haute École Francisco Ferrer aura
déménagé au quai de Willebroek, dans le nouveau bâtiment que nous avons
acheté avec l'aide de la Région. Donc, on aura résolu le cas des 1.100 étudiants
qui, malheureusement, vont quitter le quartier. Cela aura aussi des conséquences
sur les autres commerces, on est bien d'accord, mais il fallait trouver un lieu qui
puisse accueillir tout un campus. Nous avons trouvé ce bâtiment, il est acquis.
Donc, le volet enseignement est réglé.
Pour le volet sport, on travaille beaucoup avec M. Hellings. Je pense que d'ici à
la fin de l'année, on aura trouvé une solution pour l'ensemble des sports. Mais il
faut être clair : il n'y a pas de sport actuellement pratiqué au palais du Midi qui
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se retrouvera sans salle. J'étais encore ce week-end, avec M. Hellings et Mme
Ben Hamou, à une grosse activité de taekwondo. On a largement expliqué ce
qu’il allait se passer. On est en train d'identifier toute une série de salles, de
dispositifs provisoires ou permanents, pour qu'un maximum de sports restent
dans le quartier. En effet, une des grosses demandes est que cela soit accessible
en transport en commun. Beaucoup de familles viennent en transport en
commun ou à pied. Pour l'ensemble des surfaces sportives hébergées au palais
du Midi, on peut garantir une solution.
Pour les commerçants, on n'a pas de solution de relocalisation. Il faut avoir
l'honnêteté de le dire. Vous avez raison de dire que cela ne remplace pas un
commerce et une vie, mais on négocie le dédit avec l'aide de la Région. Il ne
doit pas s’agir d’une expropriation brutale. Il faut utiliser des multiplicateurs
pour essayer de compenser tant que faire se peut - ce n'est pas une compensation
totale, j'en suis bien conscient -, outre le dommage financier, le dommage
moral. Pour un peu plus de 30 espaces commerciaux gérés par la Régie
foncière, il va y avoir des renons qui vont être donnés et négociés au cas par cas,
parce que chaque cas est différent. Il n'y aura pas de négociation globale,
contrairement à ce que certains craignaient. Ce sera au cas par cas. J'espère que
la négociation aboutira pour la fin de l'année. Vous l'avez peut-être vu dans la
presse, le gouvernement régional a débloqué des fonds pour ce faire. S'entame
maintenant la négociation. Les renons ont été envoyés, ce qui est une obligation
légale. Ce que je peux aussi vous garantir, c'est notre volonté qu'il y ait à
nouveau des commerces à terme sur ce site.
Sur le devenir du palais du Midi, je vous ai dit ce que je pensais de l'identité du
quartier. De toute façon, il n'y a pas que le palais du Midi pour garantir cette
identité. Il y a le boulevard Lemonnier et tout le reste de Stalingrad qui
continuent à fonctionner. Je suis toujours agréablement surpris de voir comment
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un commerce spécialisé dans la rôtisserie et les viandes spéciales, pourtant situé
en plein milieu du chantier en bordure du boulevard du Midi, fonctionne si bien
qu’il donne lieu à des files d'attente. C’est bien la preuve qu'il y a une
dynamique commerciale. Il faut rendre hommage à ces commerçants qui ont
réussi à créer cela.
Que va faire la Ville ? On va lancer une grande étude. Elle inclura les usagers,
parce qu'il ne faut pas tenir compte uniquement des habitants, les commerçants
et tout qui veut participer. Elle portera sur ce qu'il faut réinstaller au palais du
Midi. Pour le dire très clairement, il n'y a pas encore d'idée préconçue sur ce
qu'on doit y mettre. Je pense que les fonctions qui y étaient hébergées étaient de
bonnes fonctions, mais on doit réfléchir à ce qu'on y met. Selon moi, maintenir
un liseré commercial paraît évident. Si demain, on reconstruit sur le stade
Vander Putten toute une infrastructure sportive, il faut réfléchir s'il en faut une
de ce côté-là. Ou faut-il autre chose ? Tout cela, on veut le faire avec le quartier,
mais aussi avec les usagers. S’agissant des salles de sport, beaucoup de gens
n'habitent pas le quartier, mais le palais du Midi est un poumon. C'est l’une des
plus grandes salles de sport de la Région bruxelloise.
Donc, il faut discuter de ce qui est utile si on reconstruit d'autres choses ailleurs.
Pour l'instant, pour être très franc, rien n'est décidé. On a un peu de temps. Je
dis cela parce qu’on voudrait lancer le processus dès la fin de cette année ou le
début de l'année prochaine pour prendre une décision dans le courant de 2025,
avec des dates très précises.
C’est ce qui est sur la table par rapport au palais du Midi. Je crois que vous le
savez, on a souvent fait le procès de la rénovation urbaine comme étant un
processus gentrifiant. Moi, j'entends depuis vingt ans qu'on « sablonne » les
Marolles. Quand je regarde les indicateurs économiques, ce n'est pas toujours
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facile, dans les Marolles. Je peux dire qu'on y a construit des salles de sport, des
écoles, des crèches, des logements, des logements sociaux, des espaces verts.
On y a amené des transports en commun. Ce quartier garde une population
populaire, malgré vingt ans de rénovation urbaine dans les Marolles et à
Anneessens - j’englobe les deux quartiers, puisque le palais du Midi est un peu
à l'intersection. Si vous interrogez un Marollien, il vous dira que le palais du
Midi, c'est Anneessens. On a vu ça quand on a ouvert la salle Cynthia Bolingo
avec Benoit. Je veux vous dire que tout le Collège est mobilisé par rapport à
cela.
Madame Layachi, c'est évidemment quelque chose de terrible à gérer.
Honnêtement, on aurait voulu l'éviter, sachant en plus l'enthousiasme du
quartier, au départ, pour ce projet de métro qui était courageux. D'habitude, les
gens refusent tout et là, on avait plutôt un quartier positif. Donc, cela nous
oblige à trouver des solutions concrètes dans la gestion quotidienne, ce que nous
essayons de faire, mais aussi dans le futur, en associant tout le monde.
Voilà les réponses extrêmement concrètes et le timing que je voulais vous
donner. Je peux vous dire qu’on va continuer à consulter l'ensemble des
associations présentes dans le quartier. Toutefois, par exemple pour le volet
commerce, on va laisser les gens un peu régler ce qu'est leur avenir. On ne va
pas le faire sur la place publique. C'est normal. À un moment donné, la Régie
foncière propriétaire du bâtiment, les commerçants et éventuellement leurs
conseils devront se mettre autour de la table pour discuter de cela entre eux. On
espère qu'on trouvera des solutions pour chacun d'entre eux. Voilà ce que je
peux vous dire sur l'ensemble du chantier et sur l'avenir de ce bâtiment. Je vous
remercie.
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Mme Layachi.- Cela me fait plaisir de vous entendre, Monsieur le
Bourgmestre, et d'être là. On ne vient pas en tant que professionnels, mais en
tant qu'usagers, usagères, en tant qu'habitants et citoyens. Mais il y a peu
d'engagements. Il y a des engagements dans ce que vous dites et j'aimerais
revenir sur certains d'entre eux.
Le premier, c'est le fait qu'on ne va pas étaler sur la place publique des affaires
privées, puisque les commerçants, c'est de l'ordre du privé et de la Régie
foncière. Toutefois, on a tout un Collège qui a beaucoup travaillé sur la
participation citoyenne pendant cette législature. Je suis d’accord sur le fait qu’il
y a des éléments d’ordre privé, mais qu'est-ce qui est d'ordre public ? Vous
l'avez dit, il y a des usagers qui ne sont même pas concernés par cette
interpellation, mais qui ont peut-être leur mot à dire. Et si vous considérez qu'ils
n'ont pas leur mot à dire, vous considérerez par contre que leurs idées peuvent
être intéressantes.
M. le bourgmestre.- J'expliquais juste la négociation sur le dédit. Pour le reste,
tout est public. S’agissant de la négociation, il est normal que cela ne se fasse
pas sur la place publique. Cela concernait juste la négociation sur
l'indemnisation des commerçants qui perdent leurs commerces.
Mme Layachi.- Je vous entends tout à fait par rapport à l'indemnisation des
commerces. Elle n'a lieu que si le palais du Midi est démonté. Donc, il y a un
lien entre la place publique et les affaires privées, en l’espèce. À chantier
exceptionnel, mesures exceptionnelles ! Qu'est-ce qu'on peut imaginer de faire ?
Le deuxième élément est le temps. Vous avez raison de parler de 2025 et de dire
qu’on ne va parler de l’avenir avant que le présent ne soit réglé. Mais votre
temps n’est pas le nôtre. Je ne parle même pas des élections, parce qu’en effet, il
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y a le temps de la prochaine législature et le fait que ce Collège peut prendre des
engagements, mais on espère bien qu’on s’adressera aux mêmes personnes.
Faute de cela, il n’y a plus de suite dans les idées. Il n’empêche que ce Collège
peut prendre des décisions, même s’il n’est peut-être pas celui qui les suivra
avec nous.
Votre temps n’est pas le nôtre. Le temps des usagers aussi n’est pas le temps du
politique. Le miracle commerçant qu’il y a aujourd’hui, c’est aussi une histoire
de temps. Certains commerces poursuivent leurs activités, mais on ne compte
pas ceux qui ont déjà mis la clé sous la porte. Un exercice que mon papa m'avait
dit de faire il y a treize ans, quand on est arrivés dans le quartier Stalingrad-
Lemonnier, consistait à faire le tour des commerces et de voir qui était qui, juste
parce qu'on arrivait dans un endroit qu'on voulait apprendre à connaître. Cela va
sans dire que le lien passe par là. J'avais compté, puisque j'avais fait cet exercice
seule, 300 commerces sur le périmètre élargi de la place Rouppe au boulevard.
À part des citoyens qui viennent naïvement et de manière non professionnelle
vous dire leurs préoccupations, qui fait cet exercice de savoir, sur les 300
commerces d’il y a treize ans, combien sont encore là aujourd'hui ? Donc, votre
temps n'est pas le nôtre. Mon temps n'est pas celui des commerçants, parce que
je n'ai pas d'affaires économiques, ce n'est pas mon métier, mais il n'empêche
que le miracle dont vous parlez, il peut disparaître. Et on sera bien embêtés si en
2025, quand le palais du Midi sera démonté, on se retrouve à deux pelés et trois
tondus qui fonctionnent très bien et font la fierté de tout le quartier. Il y en avait
300 à la base !
N'est pas vivant qui veut, et n'est pas mort qui veut non plus. Aujourd'hui, plus
d'une vingtaine de commerçants ont déjà mis la clé sous le paillasson, et on ne
parle même plus d'eux dans cette assemblée. Ce n'est pas pour vous jeter la
pierre. Vous êtes gestionnaire de la Ville et vous gérez avec les moyens du bord.
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Brucity est bien à l'image de ce fameux flyer, mais aujourd’hui, vous n’êtes plus
le gestionnaire, d’une certaine manière, à entendre la ministre de la Mobilité
dire : « On ne sait pas ce qu’on va faire. On attend l’étude d’incidences avant de
savoir. » Vous êtes, comme certains d’entre nous, un propriétaire foncier qui va
regarder ce qu’il se passe. Ce n’est plus en tant que gestionnaire de la Ville que
vous allez vous en préoccuper, mais en tant que propriétaire qui a les mains
dans le cambouis, comme nous autres.
On n’est pas venus se battre, on n’est pas venus crier au loup. Par contre, on est
venus chercher une oreille attentive. Elle existe, vous l’avez prouvé par votre
réponse, mais surtout des engagements. Vous avez pris un engagement (un peu
timide, selon moi) en disant vouloir que, dans les commerces, on retrouve la
même identité, mais quels engagements chiffrés pouvez-vous prendre ? Les
surfaces commerciales seront-elles de taille familiale ? Et si c’est le cas, quel
sera le pourcentage de commerces ethniques, puisque c’est le vocabulaire que
vous utilisez ? Sera-ce le cas aussi dans le palais du Midi ? Quel engagement
est-ce qu’on peut prendre ? Quels engagements peut-on prendre ensemble sur
les fonctions ?
Enfin, puisque vous travaillez déjà sur le démantèlement, je me demande dans
quelle mesure il ne serait pas intéressant d’avoir un espace de discussion ouvert,
comme dans la Grèce antique, la Cité. Cette salle est majestueuse, mais elle
compte pas mal de sièges vides pour l’instant. À côté de moi, c’est vide. Il
pourrait y avoir d’autres usagers, commerçants et habitants qui discuteraient
ensemble. On pourrait prévoir un dispositif pour que le temps, l’engagement et
l’expertise de ces usagers, commerçants et citoyens soient reconnus et qu’ils ne
viennent pas faire cela en pro bono. Le fait que vous le reconnaissiez est déjà un
pas en avant. Je vous remercie pour votre réponse.
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Vraag tot interpellatie ingediend door dhrn. Frederik DONCHE en Olivier
COURTIN betreffende het "Droomboom"-project in Laken : volledige
afbraak en enorme uitbreiding van de school (gelegen ter hoogte van de
Wittouckstraat en de Laneaustraat), impact op de wijk en de
levenskwaliteit van de
bewoners
Demande d’interpellation de MM. Frederik DONCHE en Olivier
COURTIN concernant le projet Droomboom à Laeken
De heer Donche.- Dank u wel, geachte Voorzitster van de Gemeenteraad, geachte
Gemeenteraad. Hartelijk dank voor het mogelijk maken van deze tussenkomst.
M. Courtin.- Nous vous remercions sincèrement de nous permettre cette
interpellation. Le sujet d’aujourd’hui est l’avenir de l’école Droomboom et de
son site, au cœur de notre quartier du vieux Laeken ouest. Nous sommes deux
administrateurs de l’asbl Quartier Uniek. Nous nous investissons bénévolement
dans la préservation et l’amélioration de notre quartier classé zone d'intérêt
culturel, historique, esthétique ou d'embellissement (ZICHEE), notamment en
matière de patrimoine, de mobilité, de durabilité et de qualité de vie. En d’autres
termes, nous agissons avec l’asbl dans le prolongement de certaines de vos
missions principales.
De heer Donche.- In de zomer van 2022 hebben wij met verbazing kennis
genomen van de nieuwe plannen voor de Droomboomschool, want de bewoners
zijn op geen enkel moment betrokken geweest bij het ontwerpen van deze
plannen. Er is een eerste groot probleem: de participatie over de hele lijn is
onbestaande. In jullie meerderheidsakkoord staat dat jullie de
Droomboomschool zullen renoveren en uitbreiden. Wij begrijpen dat er een
nood is aan een uitbreiding, want deze lagere school heeft geen twee
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volwaardige klasjes in alle leerjaren. Wij begrijpen dat sommige gebouwtjes
van deze paviljoenaire school in erbarmelijke staat zijn. Tot zo ver zijn wij
volledig akkoord met de logische gedachtegang die jullie hadden.
M. Courtin.- Mais que voulez-vous faire aujourd’hui ? La démolition complète
du site et une expansion massive avec la construction d’une nouvelle école
primaire et secondaire, d’un hall sportif et d’une académie d’art. Cela entraîne
une augmentation massive du nombre d’utilisateurs quotidiens de 377
aujourd’hui à 1.163, soit trois fois plus. C’est un deuxième grand problème. Le
nouveau projet est totalement disproportionné par rapport à son environnement
immédiat.
Mais d’où vient cette nécessité d’agrandir de manière massive ? Vous avez
indiqué vous-même que le développement du site voisin de Tour & Taxis dans
le quartier maritime exerçait une pression sur le nombre de places
d’enseignement. Mais qu’en est-il des deux écoles que vous alliez construire sur
le site de Tour & Taxis ? Nous nous référons à votre accord de majorité et à la
note de perspective-brussels concernant Tour & Taxis, qui parle d’un exemple
durable pour la Région, avec des équipements collectifs, telles que deux écoles
communales sur le site. C’est un troisième grand problème. Il y a eu un
changement de cap total qui n’est pas justifiable.
De heer Donche.- Is het trouwens niet beter om kleinere scholen te bouwen?
Zoals de actuele Droomboomschool in de buurt van waar kinderen wonen. Dat
komt de organisatie van het gezins- en beroepsleven ten goede. Ik verwijs hierbij
naar de tien-minuten-stadsstudie van Brussels Studies Institute. De kinderen van
de maritieme wijk wonen te ver van de Droomboomschool. Tijdens het openbaar
onderzoek voor het Droomboom-project dat meermaals moest worden
overgedaan wegens tekortkomingen van jullie diensten, namen wij kennis van
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een
bijzonder
onzorgvuldig
en
onvolledig
dossier.
Ondanks
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bezwaarschriften, petities en massale aanwezigheid over de overlegcommissies,
is er geen centimeter aan de plannen gewijzigd. De Stad Brussel had rotsvast
gelijk en de buurtbewoners waren onwetend. Uit pure noodzaak hebben wij de
vergunning juridisch moeten aanvechten. Een rechter van de Raad van State heeft
het dossier op neutrale wijze onderzocht en het prima facie verworpen. De
schorsing van de stedenbouwkundige vergunning is een feit, onder meer omwille
van de toename van de mobiliteits- en parkeerproblematiek in de omringende
straten van de school. Jullie beoogde project is niet inpasbaar in de wijk.
M. Courtin.- Entre-temps, nous avons eu la chance que plusieurs acteurs
politiques aient accepté notre invitation à venir dans le quartier. Et tous
constatent, sur place, que les plans du permis suspendu par le Conseil d’État ne
sont pas compatibles avec le quartier et sa viabilité. Il y a donc de nouveau un
l’espoir. Il y a de nouveau une possibilité d’agir correctement. Et ce nouvel
espoir, nous en avons besoin, car nous sommes épuisés par cette bataille que
nous n’avons pas souhaitée, tout comme sans doute les élèves et le corps
professoral de Droomboom qui attendent depuis trop longtemps la rénovation
de leur école.
Mesdames et Messieurs, vous êtes nos élus. Qu’allez-vous proposer demain aux
élèves et aux citoyens du vieux Laeken ouest ? Sachez en tout cas que nous
avons soif de dialogue et d’apaisement, de participation et de coconstruction.
Vous l’aurez certainement compris, cette interpellation est avant tout une main
tendue. Je vous remercie.
Mme Maes, échevine.- En ce qui concerne votre remarque selon laquelle on
avait dit qu’on allait faire une rénovation et extension, alors qu’il s’agit d’une
destruction complète, ce n’est pas tout à fait le cas. Les différentes visites de
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l’inspection néerlandophone ont conclu que les bâtiments ne répondaient plus
complètement aux normes d’hygiène et de sécurité. On parle d’état de
délabrement, de problèmes de ventilation, d’amiante, aussi, ce qui n’est pas peu
quand il y a des enfants. Au regard de la vétusté des matériaux et de l’aspect
énergétique du bâtiment, la Ville a pris la décision d’élaborer un projet sur le
site de Droomboom et de profiter de cette intervention pour augmenter la
population au regard du boom démographique à Bruxelles (et pas seulement
dans le quartier Tour & Taxis) et du manque de place dans les écoles en général.
Pour ce faire, la Ville s’est fait accompagner du maître-architecte (BMA), qui a
pour mission de simuler la qualité spatiale des projets urbains à Bruxelles
depuis une position indépendante. L’équipe du BMA s’est penchée sur la
problématique du site en mettant l’accent sur quatre principes, tout en étudiant
la capacité du site à accueillir plus d’élèves : structurer le tissu urbain, valoriser
le vert existant et la topographie, perméabiliser, optimiser l’orientation scolaire.
Les conclusions de l’étude présentées en réunion de projet étaient que le site
pouvait accueillir trois classes par année, soit 30 classes (à peu près 720 élèves),
tout en respectant les quatre principes. En fin de compte, on a reçu pour ce
projet cinq offres, dont deux qui maintenaient seulement le bâtiment construit
en 2005. Aucune offre ne conservait les autres bâtiments. Le projet désigné
maintient le bâtiment CDO. Donc, il n’y a pas de destruction complète.
Als we dan even gaan kijken naar de cijfers. In uw aanvraag voor interpellatie
spreekt u van een stijging van het aantal gebruikers van 377 naar 1163. Ten eerste
klopt dat cijfer al niet met de maximale hypothetische capaciteit van de site, want
die is 1083. Dus daar zit al bijna 100 verschil in. Dus dat zijn andere cijfers dan
in het effectenrapport. Maar ik wil die cijfers wel even nuanceren. Want als u het
maximale cijfer gebruikt, dan gaat u er vanuit dat alle mogelijke gebruikers van
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deze site tegelijkertijd aanwezig zouden zijn op de site, wat nooit het geval zal
zijn. Als je het effectenrapport goed leest, dan begrijp je dat in normale
schooluren, dus van ongeveer 8u 's ochtends tot 15u30 in de namiddag een
maximum - als iedereen aanwezig is, inclusief de leerkrachten van de
kunstacademie - van 759 mensen aanwezig zijn. Dat is dus niet heel ver weg van
die 720 in het project van de BMA en dat is zeker geen verviervoudiging, maar
een verdubbeling van de capaciteit.
Vous avez aussi posé une question que je trouvais intéressante parce que vous y
faisiez allusion à la « ville à 10 minutes ». C’est très intéressant, parce qu’il y a
eu des commentaires sur l’implantation de l’académie et d’activités sportives
sur le site, et cela, dans le cadre de la mise en place d’une ville à 10 minutes, qui
tient très à cœur à ce Collège. La Ville de Bruxelles veut offrir à ses habitants un
accès à l’ensemble des services, équipements ou commerces répondant à leurs
besoins quotidiens, et cela, à 10 minutes à pied. Dès lors, lorsque la Ville
construit de nouveaux équipements, elle permet l’accès à ceux-ci en dehors des
occupations propres à la fonction et principalement au bénéfice des associations
et des clubs du quartier. Là aussi, les chiffres du rapport d’incidences évoquent
une occupation maximale de 259 personnes en semaine après 18h et d’environ
165 personnes le week-end.
En ik wil ook nog even toevoegen daaraan dat zowel de kunstacademie als het
sportcomplex eigenlijk niet gezien kunnen worden als extra toegevoegd aan de
school, daar waar enerzijds de kunstacademie - terwijl ze tijdelijk nu ergens
anders zit - daar al heel erg lang wel actief was, en de sportzaal niet beantwoordt
aan gebruik buiten onderwijsgebruik. Omdat de sportzaal niet beantwoordt aan
afmetingen en dergelijke die nodig zijn voor zowel trainingen als matchen die
zouden worden aanvaard door sportfederaties.
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Le plan régional de mobilité Good Move définit les grandes orientations
politiques dans le domaine de la mobilité. Good Move adopte une approche
transversale de la mobilité et vise à améliorer le cadre de vie des habitants de la
Région, mais aussi à encourager chacun à faire évoluer ses habitudes de
déplacement en fonction de ses besoins et de ses contraintes. La Ville de
Bruxelles suit les indications du plan. Elle a pris et prendra des dispositions
pour limiter l’incidence négative sur le trafic attendu en raison de
l’augmentation du flux d’utilisateurs.
Hoe ziet dat er dat dan uit? Wij creëren een fietsenparking van maar liefst 148
plaatsen. Er is ook een schoolvervoersplan waar ook allemaal aspecten
rondhangen.
Par exemple : éducation à la mobilité des élèves, implication des parents dans la
mobilité, amélioration de la sécurité routière, initiation aux différents modes de
déplacement doux.
Er wordt een schoolbuszone aangelegd en ontmoetingsplaatsen. Wat we niet doen
is een kiss & ride installeren. Waarom niet? Enerzijds omdat dat heel veel
personeel vergt en u zal misschien al eens gehoord hebben van het gigantische
tekort aan personeel in onze scholen. En anderzijds omdat we ontdekt hebben dat
de kiss & ride-zone een aanzuigeffect op auto's veroorzaakt. Juist het omgekeerde
van wat we willen. En omdat het bij een kiss & ride-zone vaak gebeurt dat auto's
daar stoppen om hun kinderen af te zetten en hun motor laten draaien, wat niet
goed is voor de luchtkwaliteit in de buurt. Een laatste opmerking en dan hou ik
echt op met het antwoord, is dat u in het begin van uw interpellatie heeft gezegd
dat er een tekort is geweest aan participatie. Ik was op dat moment nog geen
schepen, maar ik heb genoeg informatie gekregen om dat te willen tegenspreken.
Er zijn infomomenten geweest voor de buurt. Er is zelfs een mobiele babbelaar
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aanwezig geweest om informatie te geven. Er is een informatiemoment geweest
op school. En laat ons niet vergeten - want mensen vergeten dat al te vaak :
overlegcommissies zijn participatiemomenten en zoals u zelf heeft aangegeven
zijn er twee geweest. En natuurlijk ook participatie met de gebruikers van de
school ; want een school, dat is de buurt, maar dat zijn natuurlijk ook de
gebruikers van de school. Heel erg bedankt voor uw aandacht.
De heer Donche.- Dank u wel, mevrouw de Voorzitster, schepen, voor het
antwoord. Ik weet niet goed waar ik moet beginnen. Misschien bij het einde door
te zeggen dat ik niet denk dat een infomoment een participatie is. Een infomoment
is een kennisname van wat jullie gaan doen en we hebben dat inderdaad
meegemaakt. Dat is geen instrument tot participatie en ik denk dat jullie zich wel
kunnen inbeelden dat er meer te doen valt dan loutere overlegcomités en de
openbare onderzoeken als het gaat over participatie voor het ontwerpen van de
plannen. Alles wat u vertelt inzake mobiliteit heeft de rechter van de Raad van
State weerlegd, als onzorgvuldig bestempeld. Dus ik begrijp niet goed hoe u hier
vandaag nog dezelfde dingen kan zeggen of eigenlijk zelfs durft te verdedigen.
Betreffende het principe van de tien-minuten-stad. U spreekt van de academie en
de sporthal. Er was inderdaad al een academie, en er was zelfs een academie in
de Fransmanstraat, die mysterieus verdwenen is. Ik zou ook graag wijzen op het
feit dat er een kunsthumaniora heel dichtbij is die heel blij zou zijn om een vleugel
van het DKO te kunnen huizen, daar ben ik zeker van, omdat ze dan ook alle
middelen krijgen van instrumentatie waarmee ze zouden kunnen werken.
U zegt verder ook dat de site niet helemaal afgebroken wordt omdat u in het CBL-
gebouw een pocketbos gaat installeren. Dat zijn vier muren die u als een ruïne
gaat laten staan om bomen te laten tussen groeien. Dat is eigenlijk, als ik eerlijk
mag zijn, een klein beetje een klucht om te zeggen dat dat dan plotseling geen
totale afbraak van de zone is. Ik heb trouwens ook nooit begrepen waarom jullie
zo nodig op het dak moeten kruipen om daar educatief iets bij te brengen op een
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dakterras en dan evenwel op dezelfde site ook al een pocketbos hebben.
Bon. We voelen dat we er zo niet gaan komen. Ik heb het gevoel dat u ons niet
gehoord heeft. We herhalen dat we op zoek zijn naar een constructief overleg en
dat wij graag zouden kunnen coconstrueren aan deze zaak omdat de buurt het niet
ziet zitten om 720 mensen of meer dagelijkse gebruikers te slikken. Dat heeft de
Raad van State ook overduidelijk gemaakt.
M. Courtin.- Madame l’Échevine, les effets du boom démographique sont
terminés. Allez voir les chiffres de perspective.brussels qui sont très clairs en la
matière. Donc, vous arrivez trop tard avec votre projet. Le besoin scolaire
auquel vous voulez répondre n’existe plus. En tout cas, il ne justifie pas
l’expansion massive (par un facteur 3) d’une école. Ce n’est plus justifiable.
C’est la réalité de l’institution perspective.brussels. Vous faites souvent
référence à la Région comme partenaire. Perspective.brussels le dit clairement
dans son dernier rapport : on va vers une baisse importante du nombre d’élèves
en primaire en termes de besoins à Bruxelles et dans toute la Région.
En ce qui concerne la destruction massive du site, ne jouez pas sur les mots, s’il
vous plaît, Madame l’Échevine. Il s’agit bien d’une destruction. On rase une
école, ce qui ne se fait pas à Bruxelles. Tout le monde ici a été à l’école et je
mets au défi quelqu’un de trouver une école qu’on a rasée. Cela n’existe pas,
surtout pour des raisons qui ne sont pas objectivées.
La secrétaire d’État chargée de l’Urbanisme, anciennement à votre poste, a
récemment dit, pour le bâtiment qui se rénove sur la place de la Monnaie, que la
rénovation devait devenir la priorité et qu’on rénovait plutôt que de détruire et
reconstruire. D’ailleurs, le plan Good Living, qui sera bientôt adopté et qu’elle
veut faire passer en force, le dit clairement. Rien ne justifie la destruction de
cette école.
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Il y avait beaucoup d’amiante aussi dans le bâtiment à l’arrière. L’amiante, on
sait le gérer. Il ne faut pas nous faire tourner en rond avec ce genre d’argument.
C’est inacceptable ! Vous jouez avec l’avenir d’un quartier, vous jouez avec le
présent d’une école que vous n’avez pas rénovée en dix ans puisque votre projet
date de 2014. C’est ce qui nous a été dit en commission de concertation,
laquelle n’est pas, en effet, un outil de participation tel que nous le souhaitons.
En effet, les 223 réclamations n’ont pas abouti à ce que la Ville change quoi que
ce soit à son projet. Est-ce que vous allez entendre le juge du Conseil d’État qui
dit clairement que sur un seul des volets que nous avons évoqués, à savoir la
mobilité, ce projet n’est pas adapté et l’autorité publique n’a pas sérieusement
fait son travail.
J’ai noté dans votre réaction que vous ne saisissiez pas la main qui vous est
tendue. Nous espérons que notre interpellation pourra, après réflexion, faire
changer les choses. Encore une fois, nous sommes épuisés et ne souhaitons pas
continuer cette bataille. Ce sera votre décision. La balle est dans votre camp
maintenant, puisqu’il y a eu suspension du permis. Je vous remercie.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Mme la présidente.- Pour rappel, les points 5 et 9 ont été retirés sur demande
du service.
Punten 5 en 9 zijn op vraag van de diensten van de dagorde gehaald.
M. Weytsman.- Au point 17, Clémentine Buggenhout et moi-même ne
participerons pas au vote, puisque nous sommes administrateurs de cette asbl.
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Point 7 – Punt 7
Mme Loulaji.- Je voudrais avoir plus d'explications sur ce point, notamment
sur le montant d’une amende qui passe de 350 à 500 €.
M. le bourgmestre.- On permet que le maximum des amendes administratives
passe de 350 à 500 €. Tout le reste concerne des « toilettages techniques ».
La loi le permet et on le met dans notre règlement. Avant, c'était 350 €
maximum pour les amendes administratives. La loi sur les amendes
administratives a été modifiée pour permettre, en cas de récidive, de les monter
à 500 €. On intègre ces dispositions législatives dans notre règlement général de
police.
Point 8 - Punt 8
De heer Vanden Borre.- Meneer de Burgemeester, het is natuurlijk wel een
interessant gegeven dat het eerste begrotingsjaar van de Beurs achter de rug is en
we dus eigenlijk toch een eerste evaluatie kunnen maken van het succes en de
werkpunten van het autonome gemeentebedrijf. Ik ga niet ingaan op de
bezoekcijfers en dergelijke meer, de historiek, bouwkosten enzo, dat zijn andere
discussies. Maar ik zou toch wel een aantal vragen willen stellen over die
begroting zelf die vandaag voorligt. Want we hebben een document ontvangen
met de Gemeenteraad, maar daar staat bovenaan in het groot, drukletters:
vertrouwelijk. Ik zie dat de secretaris al nee knikt... Maar omdat we natuurlijk een
gemeentelijke bestuursvorm hebben en die volgens mij per definitie helemaal
openbaar
zou
moeten
zijn,
vroeg
ik
mij
af
over
die
vertrouwelijkheidsverplichting…
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De Burgemeester.- Confidentialiteit tot nu. Alleen tot nu.
De heer Vanden Borre.- Tot nu? Dus na de Gemeenteraad wordt het openbaar
gemaakt? Ik dacht al.
De Burgemeester.- Het is voor het stemmen en voor de voorstelling voor de
Gemeenteraad.
De heer Vanden Borre.- Oké, dat was een eerste bedenking. Dan verder een
vraag over Madame Café. Dat is dan een aparte NV, dus een naamloze
vennootschap die eigenlijk niet rechtstreeks onder deze begroting valt. Hetgeen
dat ik ook niet echt heb teruggevonden is of er eventueel overdrachten gebeuren
van het autonome gemeentebedrijf naar de NV Madame Café. Of dat de Stad op
andere manieren, al is het personeel of werkingsmiddelen, of zaken ter
beschikking stelt aan Madame Café. Want dat is toch ook wel belangrijk, denk ik,
daar zijn ook wel discussies over geweest, over hoe Madame Café eigenlijk wordt
uitgebaat. En hoe die procedure daar is gelopen, daar zijn nog altijd vragen
onbeantwoord gebleven. Dus kunt u dat meer toelichten, de werking van Madame
Café en hoe het gefinancierd wordt ? Is het volledig privé isteekt de Stad daar zelf
ook middelen in en dergelijke meer. The Belgian Beer World is de grootste
uitgavepost, en dan valt dit uiteen in subactiviteiten, namelijk een shop, Skylab,
het café en de brasserie met een totale uitgave van 3,9 miljoen euro. En de vraag
is welke uitgaven de overige 3,5 miljoen euro eigenlijk omvatten. De
subactiviteiten zijn dus in totaal 380.000 euro, maar bij die 3,5 miljoen euro is
mij minder duidelijk waarvoor die middelen bestemd zijn.
En tot slot, mijn laatste vraag heeft betrekking op de titel 'administratie', en betreft
een uitgave van 1,6 miljoen euro, wat toch een aanzienlijk budget is, een
aanzienlijke uitgave voor administratie. En dan vraag ik mij af of u dat verder kan
toelichten. Wat omvat die activiteit 'administratie' concreet? Is dat de loonkost?
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Is dat het totale personeel of zijn dat enkel categorieën personeel, bijvoorbeeld de
leidinggevenden, die daaronder vallen? Zijn er nog andere kosten buiten
personeelskosten die daaronder vallen, andere uitgaven? Dat is mij toch niet
geheel duidelijk. 1,6 miljoen euro is toch wel een aanzienlijk budget om de Beurs
alleen maar administratief te doen draaien, los van de feitelijke werking. Dat
verdient toch wel wat meer toelichting. En misschien ook het allerlaatste element:
in de begroting zien we dat er een verlies is van een bedrag van 1 miljoen euro,
wat opnieuw voor mij alarmerend is. Ik ga niet in op de voorgeschiedenis, maar
je zou toch moeten verwachten dat er een break-even begroting wordt ingediend.
Komt dat verlies van 1 miljoen euro rechtstreeks ten koste van de Stad? Of wie
zal het verlies moeten opvullen? En als we dan vooruit kijken naar de komende
jaren; is het de bedoeling of is het eigenlijk het vooruitzicht dat we elk jaar met
de beurs een verlies van 1 miljoen euro gaan moeten slikken en de Stad
telkenmale dat bedrag zal moeten betalen? Of wordt er eigenlijk nog aanvullende
financiering voorzien? Want een verlies van 1 miljoen euro per jaar tijd is toch
wel een aanzienlijk bedrag. Ik hoop dat ik wat antwoorden krijg vandaag, dank
u.
M. Coomans de Brachène.- Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs
du Collège, j'avais envie de vous dire « les bourses sont vides, mais la bière ne
coule pas à flots ». Je voulais revenir sur quelques éléments relatifs au budget
2024 de cette régie communale autonome dont on nous a tant parlé et dont on
nous a tant vanté les mérites.
Je voudrais commencer par les chiffres de fréquentation du fameux Belgian
Beer World, parce qu'ils sont intimement liés. Selon les chiffres officiels qui
nous sont donnés, le lieu enregistre à peine 9.000 visiteurs par mois, soit en
moyenne 300 personnes par jour, alors que le Collège nous promettait une
moyenne d’au moins 1.000 visiteurs par jour. Nous en sommes donc à moins du
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tiers de ce qui nous avait été promis. On nous avait dit qu’il y aurait entre
350.000 et 400.000 visiteurs. On est en droit de s'inquiéter, alors que cette
infrastructure est à peine lancée et qu'elle devrait justement susciter un certain
engouement.
Afin de masquer ce qui ressemble déjà à un échec retentissant, la majorité a
évoqué récemment le nombre de passages dans la galerie centrale de la Bourse,
en disant : « Regardez, il y a 200.000 personnes qui sont passées en quatre mois,
soit 50.000 par mois. » Cela n'a rien d'étonnant, vu la localisation, la curiosité et
l'espace couvert et chauffé que représente cette Bourse. J'y passe moi-même
parfois plusieurs fois par jour. Je ne sais pas combien de fois j'ai été
comptabilisé parmi les 200.000 passages... Ainsi, en six mois, ce sont un peu
plus de 50.000 visiteurs qui ont effectivement fréquenté ce nouveau musée. Le
nouveau musée, je précise. Or, si j'en crois les chiffres qui nous avaient été
annoncés, on devrait déjà en être à plus de 180.000 pour correspondre aux
chiffres attendus. On est donc ni plus ni moins dans une forme de dissimulation
par rapport aux annonces de préouverture.
Alors que la majorité nous annonçait fièrement plusieurs millions de bénéfices
dès la première année d'ouverture, avec cette nouvelle infrastructure flambant
neuve, le premier bilan est implacable : plus d'un million de déficit dès la
première année d'exploitation. Quelle désillusion pour un édifice dont la
restauration sera passée de 20 ou 25 millions à plus de 90 millions € à charge
des Bruxellois !
Quant aux trois espaces horeca, les prévisions ne devraient pas non plus être
atteintes, vu la fréquentation réelle. Il suffit de comparer les recettes annoncées
pour 2023 (131.000 €) et les recettes réelles (43.000 €, soit à peine le tiers). Ce
sont vos chiffres. Et la situation est encore pire pour la location des salles et
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pour les événements, dont le résultat brut annoncé était de 38.000 € pour 2023.
Elle aura finalement rapporté moins de 900 € pour cette même période. Dès
lors, comment croire à un résultat brut de 87.000 € pour 2024 ?
Pour moi, ce budget ne tient pas du tout la route, mais je crains que vos frasques
dans ce dossier ne soient payées par les Bruxellois qui, eux, travaillent, car ce
sont leurs impôts qui serviront à éponger cette gestion catastrophique. Croyez
bien que je le déplore.
M. le bourgmestre.- On a répondu à beaucoup de questions en section.
Monsieur Vanden Borre, parmi les activités administration, la grosse part
concerne le budget communication. Nous avons lissé l'ouverture pour arriver à
un équilibre en 2028. Dans le lancement de l'activité, un gros budget est inscrit
pour lancer l'activité muséale. Le choix a été fait, en effet, de laisser l'accès libre
au hall central, si ce n'est quelques privatisations qui fonctionnent plutôt bien
pour 2024. La bonne surprise, c'est Madame Café, une brasserie qui fonctionne
très bien.
Pour répondre à toutes vos questions, l'activité administrative (901.267 sur 1,6
million) représente la grande part du gâteau. Ce qui coûte assez cher aussi, ce
sont le gardiennage 24h/24 et le nettoyage. Il faut reconnaître que le bâtiment
est très bien entretenu et qu'il a trouvé sa place dans l'espace bruxellois, puisque
je vous rappelle qu'avant, c'était un bâtiment fermé et complètement clos. On
continue de croire dans ce produit. On pense qu'il a une vraie attractivité.
Beaucoup de gens nous le disent. On doit maintenant attaquer les marchés
étrangers. On a ouvert en septembre. Cela fait à peine six mois. On continue
notre build-up et on compte atteindre l'équilibre en 2028. Nous pensons que ce
projet est très porteur pour le centre-ville et il est fort soutenu par le monde
hôtelier et la Commission des monuments et des sites.
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Oui, on doit beaucoup travailler pour attirer le public vers ce produit phare
qu’est la bière belge. On continue à croire en son attractivité. Il y a une vraie
qualité dans ce musée. L'idée est d’arriver à l’équilibre en quatre ans. On espère
vraiment y arriver. On va mettre le paquet les premières années pour le faire
connaître, comme on l'a expliqué en section réunie. Pour le reste, ce sont des
considérations.
Je respecte le fait que l'opposition ne pense pas comme nous par rapport à ce
bâtiment. Nous pensons qu’il s’agit là d’un bâtiment phare de la Région
fréquenté par tout le monde.
De heer Vanden Borre.- Meneer de Burgemeester, ik moet zeggen dat u er een
beetje uitziet als een geslagen hond, als ik u zo bezig hoor. Normaal bent u zeer
overtuigend, met veel aplomb en verdedigt u uw projecten, maar vandaag… U
staat precies op de rand van een depressie als ik u die cijfers hoor toelichten. En
ik moet zeggen: ik begrijp waarom. Dit was toch wel het projet phare, uw grote
project, meneer de Burgemeester, waar u zich toch wel jarenlang voor hebt
ingezet en tientallen miljoenen, om en bij de 100 miljoen euro naar toe hebt weten
te sluizen. Maar een jaar na de opening zijn er toch grote vragen, zeer grote vragen
en die zijn vandaag niet echt helemaal beantwoord. We hebben een tekort op één
jaar tijd, één miljoen euro. Ik vraag mij echt af hoe dat kan gebeuren. Waarom is
er geen deftig businessplan op voorhand opgemaakt om naar een evenwicht te
gaan, wetende dat het project al zoveel gekost heeft, wetende dat het eigenlijk
unieke infrastructuur is in dit Gewest, een unieke positie? Je kunt daar
fantastische zaken mee doen, met de Beurs... Ik ben altijd voorstander geweest
om dat gebouw te renoveren en publiek te maken, ik ben altijd voorstander
geweest. Maar dan verwacht ik toch wel dat er een businessplan is dat in
evenwicht is. En dat we niet opnieuw de Brusselaar met nieuwe kosten opzadelen,
wetende dat het al zoveel gekost heeft. Het zal minstens nog vier jaar duren eer
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we dat evenwicht bereiken, dat is een vage belofte. Dat is een vage belofte die we
ook op het niveau van het Gewest horen. De begroting, ja, we gaan naar een
evenwicht... Maar hoe? Geen flauw idee. En dan nog, ik heb nog vele vragen, ook
bij de uitbating, bijvoorbeeld, van Madame Café. Hoe is dat juist gelopen en
waarom brengt dat zo weinig op aan het businessplan? Dat vertoont duidelijk
grote gaten. Ik denk dat u misschien goede intenties had met het project maar dat
de uitvoering, en dat blijkt nu toch wel vandaag, grote mankementen vertoont.
Helaas.
M. Coomans de Brachène.- Le bourgmestre nous parle de soutien. Je ne
demande qu'à le croire. Le soutien doit se concrétiser par le succès d'une telle
infrastructure. Un passage dans un tel bâtiment, je ne doute pas qu'il rencontre
un certain succès. Vous le dites vous-même (50.000 personnes par mois). Il est
normal que les gens y passent et on peut s'en réjouir. Mais malheureusement, le
musée qui devait être l'élément moteur de cette infrastructure, à savoir le
fameux Belgian Beer World, ne répond pas encore à la demande. En effet, 300
personnes par jour, c'est bien en deçà des promesses qui nous étaient faites.
Je ne viens pas dire que l'opposition n'est pas d'accord. Je considère de façon
froide les faits et les chiffres objectifs que vous nous donnez. Et ces chiffres ne
correspondent absolument pas à ce qu’il nous avait été annoncé. On nous
annonçait 1.000 personnes en moyenne par jour et on en est à 300. Comment
espérer, sans changement fondamental, une meilleure visibilité ? On peut passer
dans ce très beau bâtiment sans voir le Belgian Beer World. Beaucoup me disent
qu’ils l’ont cherché ou qu’il ignorait son existence. Entendez-moi, je veux être
constructif. Moi aussi, j'ai envie que cela fonctionne. De toute manière, il est
payé. Humainement, c'est difficile pour les gens que je vois à l'accueil. J'ai envie
de les aider.
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Croyez bien que je ne me réjouis pas, même comme membre de l'opposition, de
constater que ça ne fonctionne pas. Je suis amoureux de cette Ville et j'ai envie,
moi aussi, que cette infrastructure rencontre le succès. Je sais que cela va peut-
être vous sembler bizarre. On est partie prenante et si c’est un succès pour vous,
c'est un succès pour tous les Bruxellois. Donc, je serais heureux que ça
fonctionne, sincèrement. Aujourd'hui, malheureusement, les chiffres que vous
annoncez ne sont pas du tout à la hauteur et, donc, je crains qu'on n’embellisse
fortement les recettes. Sur les quatre premiers mois, on est très loin d'avoir
atteint les objectifs. Qu'est-ce qui peut nous faire croire que sur l’année 2024,
les chiffres vont miraculeusement exploser ?
J'ai des craintes et, pour le moment, je ne crois pas dans ce budget. Je le déplore,
j'en suis vraiment triste. J'espère qu'on pourra corriger le tir, améliorer la
visibilité par un élément qui fera qu'on sache que ce beau bâtiment est aussi le
musée de la bière. Au sein de ce Conseil, tout le monde le sait. Par contre, le
touriste qui y passe pour la première fois est émerveillé et regarde en l’air, mais
il ne fait pas très attention au fait qu'il y a un grand musée. Il faut le faire
connaître au plus vite. Faute de cela, on va tuer cette infrastructure et dans deux
ans, on fera tous le constat qu’on a échoué. Je pense que ce n'est pas ce que
vous souhaitez, et ce n'est pas non plus ce que je souhaite.
Point 69 – Punt 69
M. Weytsman.- Cette convention vise probablement à protéger cette œuvre
d'art dans le cadre de la rénovation de l'immeuble. J'ai lu la convention. J'aurais
souhaité que la Ville nous explique les garanties fournies éventuellement aux
ayants droit de l'artiste quant à la préservation de l'intégrité de l'œuvre d'art
pendant les travaux de rénovation. Quelles sont les dispositions prises en cas de
dépassement des coûts de restauration de l'œuvre ? Comment la convention
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assure-t-elle la participation des ayants droit de l'artiste dans la décision relative
aux modifications et réparations de l'œuvre ? Enfin, quels sont les critères
définis pour déterminer la situation nécessitant l'enlèvement de l'œuvre ? Dans
quel cadre ? Avec quel accompagnement ? Quelle est la responsabilité de la
Ville dans ce cas-là ?
M. le bourgmestre.- Je dois vérifier. Honnêtement, je ne connais pas les détails.
Je sais qu'il y a une convention visant à préserver l'œuvre, mais je n'ai pas tous
les détails. Je sais qu'on le fait avec beaucoup de soin et que cela coûte cher.
C'est un chantier assez complexe. Si M. Weytsman en est d'accord, je lui
répondrai par écrit parce que je n'ai pas toutes les réponses.
M. Weytsman.- J'ai lu la convention et je comprends que l'œuvre va être
démontée et remontée. Sera-t-elle bien remontée au même endroit ?
M. le bourgmestre.- Oui. La convention a été longuement négociée avec les
ayants droit par les équipes du patrimoine public pour préserver l'œuvre et la
remettre au même endroit. Je sais que c'est assez complexe.
M. Weytsman.- Vous pouvez me répondre par écrit. Je vous remercie.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 23 - Punt 23
Mme Buggenhout.- Monsieur l'Échevin, j'ai bien reçu le plan, mais toujours
sans le nom des rues. En essayant de comparer le plan et ce que nous votons
aujourd'hui, je constate que des nouveautés ont été ajoutées. On vide la rue de
Heembeek de quasiment toutes ses voitures, puisque tout le monde est détourné.
En fait, j'ai l'impression d'avoir un Good Move à Neder-Over-Heembeek. Pour
les gens qui habitent sur l'avenue des Croix-de-Guerre et veulent traverser
Neder, ce sera la croix et la bannière, pour la bonne raison qu'ils vont devoir
aller jusqu'au Petit Chemin Vert pour reprendre la rue de Heembeek et revenir
place Peter Benoit pour monter le Kruisberg, qui va devenir une vraie autoroute.
Vous m'aviez expliqué que l'objectif était que le tram aille le plus vite possible.
Cela signifie qu'on va vider les rues commerçantes des voitures, du passage, du
parking, et on va se retrouver avec une rue commerçante qui va mourir. Nous
aurons beaucoup d'écoles et un tram qui avancera très vite. Par exemple, dans la
rue François Vekemans, depuis le Petit Chemin Vert jusqu'à la place Peter
Benoit, il y a une école maternelle avec un tout petit trottoir, en plus d’un tram
qui roulera assez rapidement.
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Je ne sais pas s'il y a eu des concertations, mais quand est-ce qu'on va expliquer
aux habitants comment cela va fonctionner ? Quand ce plan sera-t-il mis en
œuvre ?
Comment fera-t-on pour joindre certains points de Neder ? Toute la circulation
est reportée sur la rue du Pâturage. Pour le moment, avec l’A12, elle l’est déjà.
En fait, vous créez une circulation intense dans les rues résidentielles. J'aimerais
bien avoir quelques explications là-dessus.
M. Dhondt, échevin.- Il s'agit ici du règlement complémentaire pour mettre en
œuvre le plan de circulation qui permettra au tram de rouler à une vitesse
commerciale acceptable. Ce n'est pas que l’on veut que le tram roule le plus vite
possible. Même pour la rue Vekemans, on a explicitement demandé à la STIB
que le tram circule tranquillement pour encourager les gens à fréquenter et
traverser cette artère commerciale.
On se limite à des interventions qui permettront effectivement au tram de rouler
à une vitesse acceptable. Le but est de faire en sorte que sur cette artère, il n'y
ait plus que du trafic de destination. Avec les 80 millions € investis dans cette
artère de plus ou moins cinq kilomètres, on aménage de manière remarquable
pour améliorer la qualité de l'espace public et faire en sorte que cela devienne
une destination, et non un axe de transit. Il faut se rappeler qu'un tram, aux
heures de pointe, peut transporter jusqu'à 250 personnes, qui verront les
magnifiques étalages sur cet itinéraire.
L'accessibilité des trottoirs est un autre objectif. Le but est d’offrir un espace
public accessible aux personnes à mobilité réduite et aux piétons.
L’investissement en cours de réalisation permettra aux visiteurs et aux
Heembeekois de marcher confortablement. Cela fait partie du projet de tram 10.
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Quant à votre question sur la rue du Pâturage, sachez que de Pagodes à Croix de
Guerre et à la chaussée de Vilvorde, l’accès via l’avenue des Croix du Feu est
encore possible. On ne veut pas que toutes les voitures en transit traversent les
quartiers résidentiels. Le concept du plan, c'est de faire en sorte que l’accès de
transit se fasse plutôt par l'avenue des Croix de Guerre au lieu de la rue de
Heembeek et Vekemans. Certes, les Neder-Over-Heembeekois devront parfois
faire un petit détour, mais limité. Cela aidera à faire de cet axe une artère de
destination confortable pour tout le monde.
Mme Buggenhout.- C'est quoi, une vitesse acceptable ? 30 km/h ?
M. Dhondt, échevin.- C'est une vitesse commerciale qui permet au transport
public de respecter l'horaire prédéfini. La rue François Vekemans est une zone
de rencontre et le tram devra adapter sa vitesse au contexte urbain.
Mme Buggenhout.- Vous dites que la rue Vekemans et la rue de Heembeek
vont devenir des axes de destination, mais il va falloir reprendre la rue de
Heembeek au Chemin Vert pour revenir sur la place Peter Benoit en passant
devant des écoles. Tous les Heembeekois vont devoir traverser l'axe de la rue
François Vekemans ou de la rue de Heembeek et aller jusqu'au bout. À partir du
moment où vous obligez tout le monde à revenir sur la rue de Heembeek ou la
rue François Vekemans, votre objectif n'est pas celui que vous défendez.
M. Dhondt, échevin.- Pour aller de Vekemans vers rue Bruyn, vous pouvez
passer par le Petit Chemin Vert, Léon Daumier puis Wimpelberg. Cet accès-là
est possible. Un deuxième accès, c'est via Vekemans, Peter Benoit et Kruisberg.
Mme Buggenhout.- Tout le monde devra donc passer par Vekemans, devant les
écoles.
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Dossiers de M. l’échevin Maingain
Dossiers van de schepen Maingain
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van de schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Page 41 sur 115 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 25/03/2024
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Motion – Motie
Proposition de motion introduite par M. BAUWENS, M. COULIBALY et
Mme EL BAKRI visant à rompre chaque lien commercial et politique qui
implique de collaborer avec Israël et sa politique illégale d'apartheid,
d'occupation et de guerre contre le peuple palestinien
Mme El Bakri.- Cela fait maintenant plus de cinq mois, faisant suite à l'attaque
meurtrière du Hamas contre Israël, que l'armée israélienne a répliqué par une
guerre offensive contre Gaza. Une guerre qui a déjà fait plus de 30.000 morts.
Une guerre qui apparaît de plus en plus clairement comme une guerre contre la
population civile de Gaza, sachant que ce sont des écoles, des universités, des
hôpitaux qui sont bombardés par l'armée israélienne.
Tout le monde a encore les images en tête de populations civiles qui sont prises
pour cibles par les tirs de l'armée israélienne alors qu'elles se dirigent vers les
camions d'aide humanitaire internationale. Dans ses rapports, l’Unicef parle
même d'une guerre contre les enfants, avec 13.600 enfants tués. Dans la motion,
on a écrit « 12.300 enfants tués », mais c'est une erreur : 12.300 est le nombre
d'enfants blessés et 13.600, le nombre d'enfants tués, soit plus d'enfants tués par
Israël en cinq mois de guerre qu'en quatre ans de conflits mondiaux partout dans
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le monde ! Et cela ne s'arrête pas là pour les enfants de Gaza. Il y a aussi les
17.000 enfants qui ont été séparés de leurs familles. Tout cela fait dire à l’Unicef
que Gaza est aujourd'hui l'endroit le plus dangereux au monde pour un enfant.
Et comme si ces chiffres ne faisaient pas assez froid dans le dos, la population
de Gaza est maintenant menacée par la famine. Ce sont aussi les rapports
internationaux de l'ONU qui le disent. On recense déjà officiellement une
vingtaine de personnes mortes de faim à Gaza, mais les responsables de l'ONU
craignent que les chiffres réels ne soient beaucoup plus élevés. Et bien que le
droit de la guerre oblige à faire passer l'aide humanitaire, Israël en a décidé
autrement et bloque l'accès à l'eau, à la nourriture et aux camions humanitaires.
Dans le nord de Gaza, quasiment plus aucune aide ne parvient. L'Unrwa a
déclaré qu'une moyenne d'environ 97 camions par jour étaient entrés dans Gaza
en février, contre 150 environ par jour en janvier, alors que l'objectif et les
capacités sont de 500 camions par jour. Cela fait dire au patron de l'ONU que
les Gazaouis sont prisonniers d'un cauchemar sans fin.
En janvier déjà, faisant suite à la plainte introduite par l'Afrique du Sud, la Cour
internationale de justice de La Haye avait conclu à un risque de génocide à
l'encontre de la population palestinienne de Gaza et imposait des mesures
urgentes à Israël, donc aussi à la communauté internationale, pour empêcher
tout risque de génocide. Mais dans les faits, rien n'a été fait. On a entendu
beaucoup de déclarations, beaucoup de belles paroles, mais dans les faits, on
laisse Israël violer le droit international, le droit de la guerre, le droit
humanitaire.
Notre pays ne peut plus pratiquer cette politique de l'autruche, que ce soit au
niveau fédéral, au niveau régional ou au niveau local, que ce soit pour les
livraisons d'armes vers Israël (ou qui transitent par notre pays) ou les relations
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diplomatiques, économiques et politiques, et cela, tant qu'Israël ne respectera
pas le droit international. Il est grand temps de passer de la parole aux actes à
chaque niveau politique, du fédéral au local. C'est pour cela qu'on a déposé cette
proposition de motion ici, au niveau local, dans la lignée de la motion votée à
l'unanimité pour demander aux autorités fédérales d’exiger un cessez-le-feu
immédiat.
On dépose cette motion pour que soit rompu tout lien commercial et politique
avec Israël tant que cet État ne respectera pas le droit international. Il y a cinq
articles dans la motion :
1. Condamner sans équivoque la violence en Israël et dans les territoires
palestiniens, et exprimer notre solidarité avec tous les civils innocents de la
région.
2. Interdire d'acheter, de vendre ou de faire transiter les produits d'entreprises
israéliennes qui tirent profit soit de l'occupation, soit du blocus.
3. Élaborer une approche viable d'embargo contre Israël tant que cet État ne
respectera pas le droit international.
4. Demander au gouvernement belge, donc au fédéral, de promouvoir
activement un cessez-le-feu immédiat et durable, la libération de tous les otages
et le respect du droit humanitaire international par toutes les parties au conflit.
5. Demander au gouvernement belge et à l'Union européenne d'œuvrer en
faveur du soutien de la Belgique à la plainte déposée par l'Afrique du Sud contre
Israël pour les crimes de guerre possibles commis depuis le début du mois
d'octobre, afin que les auteurs ainsi que les responsables politiques de crimes de
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guerre, tels que les attaques indiscriminées contre des civils, les punitions
collectives d'une population, l'empêchement de l'assistance de base aux civils,
puissent être poursuivis devant les tribunaux internationaux.
M. Maimouni.- Avant tout, je tiens à rappeler que notre position est celle de la
paix, de la paix pour tous, dans les deux camps, car un mort est un mort.
J'aimerais ajouter un amendement à cette motion, à savoir demander que la Ville
de Bruxelles se prononce ouvertement et fortement vis-à-vis de toute relation
avec le gouvernement israélien qui, je le rappelle, est un gouvernement
d'extrême droite. Si nous avons décidé, en Belgique, d'établir un cordon
sanitaire contre l'extrême droite pour les partis présents sur notre territoire, je
pense qu'il en va de même pour les autres pays.
En septembre, dans nos infrastructures, se déroulera un match Belgique-Israël.
Accueillir sans broncher ce match dans nos infrastructures fait de nous des
complices. Je demande à la Ville de Bruxelles d'interdire ce match sur notre
territoire tant que les bombardements n’auront pas cessé. C'est un devoir moral.
J'emboîte le pas aux déclarations du parti Ecolo, notamment, appelant à un
boycott général du gouvernement israélien, comme cela a été le cas avec la
Russie dans le cadre du conflit qui l’oppose aux Ukrainiens.
Mme la présidente.- Nous n'avons pas reçu votre amendement. Il doit être
traduit et distribué en séance. Si vous venez de l'envoyer, cela va être
compliqué.
M. Maimouni.- Madame la Présidente, je pense que le débat de fond est plus
important que le débat sur la forme. Je vous demanderai une suspension de
séance de telle manière que tous les conseillers puissent recevoir l'amendement.
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Mme la présidente.- Monsieur Maimouni, avec tout mon respect pour votre
amendement, je dois quand même vous dire que tous les documents étaient là
déjà vendredi. Vous le dites vous-même, le débat le mérite. Il aurait été bon
d’envoyer votre amendement à temps pour que les services puissent le traduire
et qu’il soit soumis maintenant en séance.
Nous n’avons toujours rien reçu. On n'a même pas l'amendement en français.
M. Hellings, échevin.- Madame El Bakri, nous avons déposé une motion
alternative qui porte sur les marchés publics. Elle vise en particulier les pays qui
violent les droits humains. C'est évidemment une réponse à votre motion et c’est
ce dont on va discuter maintenant, une fois qu'on aura voté contre votre motion.
L'idée est de travailler sur la base des marchés publics, de passer, comme vous
le dites, de la parole aux actes sur un volet très concret qui relève du niveau
communal, à savoir nos 70 millions € d'achats publics (comme vous le
demandez au point 3 de votre motion). Il s’agit d’une approche viable visant à
ce que la Ville de Bruxelles ne se fournisse pas dans les pays qui violent les
droits humains. Je n'ai pas encore eu l'occasion de présenter la motion
alternative, mais c'est à cela que nous tendons.
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Projet de motion déposé par le Collège, visant à faire respecter les droits
humains, le droit international, environnemental et social, à travers
les marchés publics de la Ville de Bruxelles
Ontwerp van motie voorgesteld door het College met het oog op het
naleven van mensenrechten, het internationaal recht, milieu- en sociaal
recht, op alle overheidsopdrachten van de Stad Brussel
M. Hellings, échevin.- On vous propose d'adopter une motion qui tient compte
de votre point 3, Madame El Bakri, à savoir l'idée d'élaborer une approche
viable qui fasse en sorte que des marchandises ou des services produits dans des
territoires occupés illégalement ne puissent pas être achetés par la Ville de
Bruxelles.
Le point 1 de votre motion a été traité dans la motion adoptée ici à une très large
majorité le 6 novembre 2023, à savoir condamner sans équivoque les violences
d'Israël dans les territoires occupés. L'article 4 demandait au gouvernement
belge de promouvoir activement un cessez-le-feu. Tel était le sens de la motion
adoptée le 6 novembre 2023.
Entre-temps, l’Assemblée générale des Nations unies a voté pour un cessez-le-
feu, ce qui est tout à fait nouveau. Donc, on peut dire que la Belgique a été
entendue.
Votre point 5 demande au gouvernement belge d'œuvrer en faveur d'un soutien
de la Belgique à la plainte déposée par l'Afrique du Sud. C'est le cas, puisque le
19 mars 2024, la ministre des Affaires étrangères du gouvernement fédéral
belge a déclaré qu'elle allait apporter 5 millions € à la Cour internationale de
justice pour enquêter sur les soupçons de génocide en cours dans la bande de
Gaza, et que la Belgique allait apporter tout son soutien juridique. Voilà pour la
partie qui est déjà couverte soit par les faits, soit par la motion précédemment
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votée en novembre par ce Conseil communal.
Pour ce qui concerne les achats publics, à savoir les achats qui sont réalisés ici
par la centrale d'achats, je vous ai dit qu’ils représentaient 70 millions en 2023.
Il faut faire en sorte que cette manne financière ne bénéficie pas à des sociétés
qui travaillent dans des conditions qui ne respectent pas le droit international
- envahir un pays, c'est une violation du droit international -, les droits
environnementaux, les droits sociaux et, évidemment, les droits humains. Tuer
30.000 personnes dans une enclave et l'enfermer, ce n'est pas respecter les droits
humains.
Pour cela, il faut s'appuyer sur le droit. Des dispositions de la loi s'appliquent à
toutes les communes en matière de marchés publics. Elles prévoient qu'un
adjudicateur a la compétence d'exclure des candidats, donc des
soumissionnaires, qui ont commis une faute professionnelle grave, ce qui remet
en cause leur intégrité. On peut imaginer, dans le cadre de la loi sur les marchés
publics, d'exclure quelqu'un qui, par exemple, ne respecterait pas le cadre de
référence et les principes directeurs des Nations unies en question. Par exemple,
ne pas respecter les droits humains, à savoir le principe 11.
Concrètement, on vous propose d'adopter une motion qui dit que dans tous les
marchés publics de la Ville de Bruxelles, nous allons introduire deux clauses. La
première consiste à dire que la Ville exclura d’une procédure de passation, à
quelque stade que ce soit, un candidat ou un soumissionnaire, lorsqu’elle pourra
démontrer par tout moyen approprié, entre autres des jugements ou décisions
des autorités compétentes, que le candidat ou le soumissionnaire a manqué aux
obligations applicables. On prévoit une deuxième disposition qui dispose que
l'entreprise qui serait accusée de ne pas respecter les droits humains pourra
apporter toutes les preuves contraires.
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Cela signifie concrètement, chers Membres du Conseil, qu'aujourd'hui, il n'y a
sur les étagères de la centrale d'achats aucun produit qui provient d'Israël. On a
vérifié avec le code-barres qui commence par 729. Il n'y a pas de produits
provenant d'Israël. J'ai posé la question aussi pour les Cuisines bruxelloises. Il
n'y a pas, sur les étagères de la centrale d'achats ou des Cuisines bruxelloises, de
produits qui proviennent de colonies israéliennes et qui sont produits
illégalement en Palestine. C'est extrêmement concret. C'est la transposition dans
notre arsenal réglementaire communal de dispositions qu'on doit appliquer pour
un effet plus large, à savoir ne pas financer d’acte contraire aux droits humains.
Et l'occupation d'un territoire qui n'est pas le sien est, évidemment, une violation
des droits humains.
Avec ces dispositions que nous nous engageons à intégrer dans chacun des
cahiers des charges, on fait en sorte qu'à l'avenir, aucun produit provenant de
colonies israéliennes en Palestine ne puisse être acheté par la centrale d'achats
ou les Cuisines bruxelloises. Cela veut dire que partout où une entreprise en
viendrait à entraver les droits humains, le droit international, mais aussi le droit
environnemental et le droit social, on pourra l’exclure sur la base de cette même
disposition.
Cela veut dire aussi, par exemple, que si nous pouvons démontrer qu'une
entreprise qui soumissionne à un marché public a produit le bien en question
dans la zone ouïghoure qui est, on le sait, malmenée par la Chine, on pourra
exclure cette entreprise sur la base des mêmes principes. Donc, notre motion qui
prévoit une adaptation de nos règles internes pour les marchés publics ne
concerne pas qu'Israël ou le conflit israélien-palestinien. C'est une disposition
qui concerne l'entièreté des marchés publics. C'est le sens de cette motion qu'on
vous appelle, évidemment, à voter.
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M. Weytsman.- Le Premier échevin vient d'expliquer le projet de motion du
Collège, auquel je réagis. La décision d'appliquer des critères basés sur le
respect des droits humains et les droit international, environnemental et social à
travers les marchés publics de la Ville de Bruxelles est une démarche
intéressante, mais particulièrement complexe. D'ailleurs, d'autres communes ont
voté des motions similaires. C'est le cas à Molenbeek, où l'administration s'est
déclarée incapable de la mettre en œuvre. Cela exige une analyse minutieuse des
politiques existantes et des consultations approfondies par toutes les parties
concernées. Cela nécessitera aussi, il faut bien le comprendre, la création de
mécanismes de suivi pour garantir l'efficacité et l'équité de ces mesures sans
compromettre pour autant les objectifs sociaux, économiques ou
environnementaux de la Ville de Bruxelles.
Nous devons être conscients des implications potentielles de ces choix opérés
par une commune sur les relations internationales et diplomatiques. La plupart
des pays du monde ne vivent pas en démocratie et, donc, ne respectent pas ce
que nous définissons comme les droits humains. Est-ce que nous allons décider
de ne plus commercer avec la plupart des pays du monde ? C'est une question
que je pose au Premier échevin.
La complexité de cette initiative aurait nécessité du temps pour être pleinement
évaluée, notamment avec l'opposition et tous les chefs de groupe. J'ai découvert
cette motion samedi et je pense qu'elle a été envoyée vendredi. Elle était
particulièrement complexe. Je me suis d'ailleurs, pour la première fois depuis
que je suis conseiller communal, ouvert de cela au secrétaire communal pour
qu’il m’explique l'implication de certains articles. À juste titre, il m'a renvoyé
vers le débat politique que nous allons avoir aujourd'hui.
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Alors que certains craignent l'opposition du PTB, dont je rappelle que c’est un
parti extrême, le groupe MR, lui, n'a pas peur. Le dépôt de textes provocateurs
et excessifs ne doit pas faire paniquer les démocrates. Le projet de la Ville
semble être une réaction précipitée, alimentée par la peur plutôt que par une
analyse judicieuse. J'aurais aimé que nous puissions discuter de cette
intéressante motion et en comprendre les implications, notamment juridiques. Il
est essentiel de rappeler que ce sont les tribunaux qui sont habilités à déterminer
si une entreprise respecte la loi. Les tribunaux, Monsieur le Premier Échevin, et
non la Ville de Bruxelles, comme cela apparaît dans votre motion. La charge de
la preuve semble injustement reposer sur les épaules des entreprises. Exiger
qu'elles prouvent leur conformité avec la loi auprès de la Ville de Bruxelles
semble, sur un plan économique, absolument déraisonnable. Cela ne respecte
d'ailleurs pas l'article 69 de ladite loi reprise dans la motion.
Les termes utilisés dans la motion sont trop vagues et imprécis, laissant place à
une interprétation sujette à controverse. Néanmoins, notre groupe n'a pas encore
décidé de son vote et je me permets de poser quelques questions au Premier
échevin ou à M. le bourgmestre.
1. Comment la Ville de Bruxelles prévoit-elle de vérifier et d'évaluer le respect
des obligations environnementales, sociales et du travail par les candidats ou
soumissionnaires aux marchés publics ? Avec quels outils ?
2. Quels critères spécifiques seront utilisés pour déterminer ce qui constitue une
faute professionnelle grave tel que repris dans le texte de la motion, mettant en
cause l'intégrité d'un candidat ou d'un soumissionnaire ?
3. Quelles seront les mesures mises en œuvre pour assurer que les preuves
fournies par les candidats ou soumissionnaires pour démontrer leur fiabilité sont
évaluées de manière juste et transparente ? Vous imaginez bien qu'on va
s'exposer à de nombreux recours avec ce type de clause.
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4. Comment la Ville de Bruxelles garantira-t-elle que l'exclusion des entreprises
ne se fera pas de manière discriminatoire ou politique, notamment ? On voit
bien, dans l'exposé du Premier échevin, qu'il y a une très forte dimension
politique dans les critères fixés. Ainsi, il cite certains États et pas d'autres.
5. Quelle sera la procédure pour traiter les cas où des preuves de respect des
droits humains sont contestées ou difficiles à obtenir ?
6. Comment la Ville de Bruxelles compte-t-elle sensibiliser les entreprises aux
obligations en matière de droits humains et de respect du droit international
avant la passation des marchés publics ? En effet, il suffit, selon votre définition,
que l'entreprise soit établie dans un pays qui ne respecte pas certaines
conventions internationales pour, si je comprends bien votre exposé, se trouver
disqualifiée.
7. Quelles seront les conséquences potentielles pour la Ville de Bruxelles si des
entreprises-clés ou des fournisseurs sont exclus en raison de leur implication
présumée dans des violations des droits humains ou du droit international ?
Comme je le disais, la plupart des habitants du monde ne vivent pas en
démocratie.
8. Comment la Ville de Bruxelles s'assurera-t-elle que cette motion ne
compromettra pas l'accès à des biens ou services essentiels pour les citoyens en
raison des limitations dans le choix des fournisseurs ?
Il ne s'agit pas de ne citer qu’un pays, comme vous l'avez fait, mais d'évoquer
tous les pays qui ne respectent pas le droit international, les droits de l'homme,
les droits sociaux et environnementaux. Je pense évidemment que c'est le sens
de votre motion, je l'espère du moins.
M. Wauters.- Je remercie mon collègue M. Weytsman. D’un point de vue légal,
je me demande pourquoi on décide cela à la Ville de Bruxelles. Pour moi, cela
relève des relations commerciales à d'autres niveaux de pouvoir. Je suis membre
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des Cuisines bruxelloises. Toutefois, il existe des marchés où la Ville de
Bruxelles a la main sur les critères d'attribution. C’est le cas de toutes les
structures. Il serait intéressant de répondre aux questions de M. Weytsman,
notamment sur le volet légal.
Moi aussi, j'ai pris connaissance ce matin de la motion et cela vaut la peine d'en
parler. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. Contrairement à la
proposition de nos collègues du PTB, je trouve illusoire et sans effet de
simplement nommer un État. Aujourd'hui, c’est Israël, mais demain, ce pourrait
être le Cameroun, la Chine ou un autre pays. Cela n'a pas de sens. Il y a deux
poids, deux mesures au PTB.
La motion de la majorité me semble plus générale, mais aussi plus efficace. On
stigmatise Israël. Or c'est extrêmement enchevêtré là-bas. Je connais des gens
qui habitent en Israël, des Palestiniens comme des juifs pratiquants. Il n'y a pas
de bons et de mauvais morts. C'est toujours affreux, quoi qu'il en soit. On veut
aider une population qui, peut-être, va être victime de tout cela. La
stigmatisation telle que proposée dans la première motion (qu'on ne va pas
voter) ne nous convient absolument pas, ni à Mme Debaets ni à moi-même. Par
contre, la motion du Collège nous semble plus générale et, donc, plus applicable
par la Ville de Bruxelles.
Même si je le regrette, je pense qu'une série de règles doivent être prises au
niveau de la Région, de l'État fédéral, voire de l'Europe. Toutefois, la Ville de
Bruxelles ne peut pas faire semblant de ne pas pouvoir prendre de décision. Ici,
on a un certain pouvoir. Dans le cadre de l'attribution des marchés, les règles
générales du droit international et du droit commercial ont du sens. Nous
voterons donc ce projet de motion.
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De heer Vanden Borre.- Collega's, het is duidelijk, het zijn binnenkort
verkiezingen. En de kieskoorts slaat toe. En we lezen dat elke dag in de pers,
wilde verklaringen, we zien dat op de straten, iedereen vindt zijn energie terug
om de baan op te trekken en mensen te motiveren voor hun eigen grote gelijk.
Goed, dat hoort bij politiek. Iedereen maakt zich daaraan schuldig, alle partijen.
Inclusief ondergetekende. Maar ik denk dat we toch moeten oppassen wanneer
we van die grote verklaringen in de praktijk willen omzetten in beleid. En dan
wordt het toch even net iets delicater. En dan zie ik dat het opnieuw hier alle
richtingen uitgaat in Brussel. Het is duidelijk, die motie van de PTB, die ga ik
uiteraard niet steunen. Ik moet er zelfs niet aan beginnen hoeveel fouten daarin
staan en hoeveel onjuiste zaken er eigenlijk wel worden gevraagd van het
beleid. Maar dan ook wil ik mij toch wel eventjes kort uitspreken over de motie
van de meerderheid. Want daar deel ik eigenlijk wel dezelfde bedenkingen als
collega Weytsman. De vragen die hij heeft gesteld zijn een aantal vragen die mij
ook wel te binnen schieten, natuurlijk. Want hoe ga je dit controleren? En
naleven en doen respecteren? Want je legt een aantal verplichtingen op, maar je
hebt er eigenlijk als Stad Brussel zo goed als geen enkele controlemogelijkheid
toe om daar juist en objectief over te gaan oordelen. En dat is toch wel
belangrijk; juist en objectief. Het mag niet arbitrair zijn. En het reglement, zoals
jullie dat willen aanpassen, heeft een groot risico om bijzonder arbitrair gebruikt
of misbruikt te worden en naar goeddunken van het College. Maar natuurlijk,
dat kan zich tegen het College keren wanneer het uitmondt in een juridische
procedure en een zaak. En dan hebben we het over belastinggeld dat eigenlijk
onnodig wordt verspild. En ik denk dat dat het risico is vandaag, dat jullie
misschien iets willen, een soort van signaal geven. Maar de manier waarop het
vandaag hier wordt omgezet in de praktijk lijkt mij zeer bedenkelijk. De
federale regering, de Vivaldi-meerderheid, uw meerderheid, is vandaag meer
dan 10.000 keer veroordeeld voor het niet doen respecteren van recht op asiel.
Is de Vivaldi-meerderheid dan getroffen door die motie? Mogen we dan
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eigenlijk geen Belgische producten meer aankopen bij de Stad Brussel of zie ik
dat dan fout? Stad Brussel zelf: hier zijn meer dan 7000 daklozen in het Gewest
- niet alleen in de Stad Brussel, maar toch - meer dan 7000 dakloze personen
van wie de mensenrechten bijna dagelijks worden geschonden. Wilt dat dan
zeggen dat Stad Brussel geen eigen producten meer mag aankopen?
Eigenlijk, als je erover concreet gaat nadenken en het wil toepassen, die motie,
dan wordt ze bijzonder problematisch. Dus ik denk dat jullie toch wel met een
betere uitleg gaan moeten komen om het effectief hard te maken. Want ik vrees
dat jullie met die motie in de eigen voet aan het schieten zijn.
M. Maimouni.- Moi, ce que je vois, ce sont des enfants qui meurent. Je viens
d'entendre M. Weytsman dire qu’il avait besoin de réfléchir, besoin de temps.
Six mois et 13.600 enfants morts, ce n'est pas assez ? Monsieur Wauters,
visiblement pour vous aussi, on est un peu trop durs avec un gouvernement
d'extrême droite. Mais quelle est cette hypocrisie collective qui vous envahit ?
Je vous l'ai dit, il faut condamner, car un crime est un crime. De la même
manière que je condamne les crimes qui ont été orchestrés par le Hamas, je
condamne avec fermeté les crimes orchestrés par un gouvernement d'extrême
droite israélien. Ne vous en déplaise ! Et je tiens à rappeler que je reste
solidaire, fièrement, de mes frères en humanité de confession juive. Ne laissons
à personne l'occasion de faire l’amalgame. Vous vous dites d'un parti
humaniste ? Où est passée votre humanité ?
M. Wauters.- Vous dites n'importe quoi !
M. Maimouni.- Et vous, Monsieur Weytsman, vous êtes papa, depuis peu,
d'une petite fille et vous osez dire devant ce Conseil communal qu'on doit
encore réfléchir ? L'amendement à la motion a été déposé. Je demande, comme
acte fort en représailles symboliques des crimes orchestrés contre des civils,
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qu'on n'autorise pas sur le territoire de la Ville de Bruxelles cette compétition
sportive entre nos Diables rouges et l'équipe d'Israël.
M. Weytsman.- Madame la Présidente, je suis très embêté par la façon dont les
travaux sont organisés. J’ai fait la demande que les deux motions soient
examinées de façon similaire. Je comprends que M. Maimouni ne les a
probablement pas lues. En réalité, une motion aborde le problème Israël-
Palestine et une autre aborde beaucoup plus largement le droit social, le droit
environnemental et le droit international, d'où ma demande d’en examiner les
répercussions juridiques.
Vous vous trompez dans la façon d’organiser les débats, parce que les gens vont
commencer à discuter de tout. Votons sur la première motion. Ayons une
discussion sur la première motion et sur la deuxième, parce que leurs
implications et conséquences ne sont pas du tout les mêmes.
Mme la présidente.- C'est ce que j'ai essayé de faire, mais le souci est que nous
avons reçu en temps réel l'amendement de M. Maimouni pour lequel on a dû
attendre. Il est désormais traduit. Entre-temps, on a présenté l'autre motion.
M. Weytsman.- Je crois que M. Maimouni n'a pas compris que la réaction du
MR visait uniquement la motion du Collège et non celle du PTB.
Mme la présidente.- J’en suis désolée. C'était la seule solution possible. Si on
avait reçu l'amendement avant, cela ne se serait pas présenté de cette manière.
M. Maimouni.- Le PTB vient de m'informer que la motion a été déposée mardi.
Elle a été envoyée vendredi soir.
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Mme la présidente.- Je parle de votre amendement.
M. Maimouni.- Mon amendement est une réaction à une motion que j’ai reçue
vendredi soir et à laquelle je réagis lundi.
Mme la présidente.- Oui, en séance. C'est tard. J'expliquais à M. Weytsman
pourquoi on avait présenté d'affilée les deux motions. On ne peut pas faire
autrement. Ce n'est pas ma faute.
M. Weytsman.- Puis -je demander, Madame la Présidente, qu'on vote sur la
première motion, qu'on reçoive ensuite les réponses du premier Échevin sur la
seconde et qu'on mène un débat ?
Mme El Bakri.- Pour revenir sur le fond du débat, je comprends que certains
partis, dont les partis de droite, fassent tout pour ne pas se prononcer sur ce qu'il
se passe à Gaza. Que le MR vote contre la motion du PTB, ce n'est pas
étonnant, étant donné qu'il défend haut et fort le droit d'Israël à se défendre,
même quand cette défense est définie comme disproportionnée. Ce n'est pas le
PTB qui le dit.
Par contre, ce qui m'étonne, c'est la réaction de la majorité PS/Ecolo, qui
présente une motion qui évite le débat de fond. La semaine passée, Ahmed
Laaouej parlait de sanctions contre Israël : « Nous devons prendre des sanctions
économiques et politiques contre Israël, parce que l'impunité, ça suffit ! » La
motion déposée par le PTB vise Israël dans un cas précis. Bien sûr, ce n'est pas
une motion généraliste. Monsieur Wauters, ce n'est pas le but. Le but est de
nommer les choses telles qu'elles sont. On ne vit pas dans le monde des
Bisounours. Notre motion a pour but de parler de ce qu'il se passe aujourd'hui à
Gaza. Elle a pour but de condamner un État qui viole le droit international, qui
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viole le droit humanitaire, qui viole plus de 104 résolutions de l'ONU, qui viole
le droit de la guerre, qui empêche l'aide humanitaire d’arriver. Même si vous
êtes pour le droit d'Israël de se défendre, on est dans une situation où les
camions humanitaires ne passent pas. On est dans une situation où un enfant de
12 ans handicapé est mort de faim. Dans n'importe quel conflit, l'aide
humanitaire passe. C'est le b.a.-ba.
On veut un signal politique fort. Le Conseil de sécurité de l'ONU vient,
effectivement, d’exiger un cessez-le-feu immédiat. Pourquoi ce vote est-il
intéressant ? Parce qu'enfin, l'ONU se positionne clairement. Ce qui est
intéressant, c'est que cela met Israël sous pression et les dirigeants face à leurs
responsabilités. D'ailleurs, la réaction du Premier ministre Netanyahou ne s'est
pas fait attendre. Il est en colère parce que les nations du monde entier osent
enfin dire : « Israël, ça suffit, ta guerre illégale contre une population civile ! Ça
suffit, maintenant, de violer le droit international ! » C'est ce que dit notre
motion. Elle ne se veut pas généraliste.
Votre motion ne fait que répéter la loi sur les marchés publics. La question est
surtout de savoir comment vous allez l'appliquer. Qui décide, par exemple,
qu'AXA travaille dans les colonies, s'il n'y a pas de jugement contre AXA ? Qui
décide ? On ne va pas arrêter notre collaboration avec AXA sur la base de cette
motion. On l'a fait avec la Russie. On a pu nommer les choses. On a pu prendre
des sanctions qui étaient ciblées contre la Russie. On a coupé les relations
économiques, diplomatiques, politiques. On a exclu la Russie de toute
participation aux Jeux olympiques. À ce propos, on accepte l'amendement très
juste de M. Maimouni sur le match de football avec Israël. Encore une fois,
l'idée de notre motion est d'envoyer un signal politique clair à un État et de le
viser en particulier. Sinon, cela n'a pas de sens.
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M. Hellings, échevin.- Madame El Bakri, on rappelle dans la motion de la
majorité le texte qui a été voté le 6 novembre 2023. Ce dernier appelle
clairement à un cessez-le-feu. Il dénonce les crimes commis par le Hamas, mais
aussi par l'État d'Israël à Gaza. Je tiens à répéter que la plupart de vos points, à
savoir les points 1, 4 et 5, sont couverts par la motion que nous avons déjà votée
à une large majorité.
Mme El Bakri.- Oui, mais pas l'embargo. L'embargo ne figurait pas dans la
première motion.
M. Hellings, échevin.- Ce que vous appelez embargo, c'est une mesure concrète
prise par la Ville de Bruxelles qui fait en sorte que les quelque 70 millions €
d'achats publics de 2023 ne servent pas à financer une entreprise qui
bénéficierait des conséquences d'une guerre en cours, par exemple, ou de
l'occupation illégale de territoires en Palestine ou dans d'autres pays du monde
comme la Russie ou la Chine. J'ai cité la Chine tout à l'heure, mais on peut
parler de la Russie. C'est le même mécanisme qui vise à faire en sorte que la
Ville de Bruxelles n'achète pas de produits ou de services qui seraient produits
illégalement en transgression des droits humains, du droit international, des
droits sociaux et environnementaux. On est généralistes dans l'application, mais
l'objectif est bel et bien de s'opposer à la transgression des droits humains
comme c'est le cas aujourd'hui dans la bande de Gaza. C'est très clair.
Nous rappelons dans la motion la situation telle que nous l'avons décrite dans la
motion votée le 6 novembre 2023 et qui est limpide quant à la position de la
Ville de Bruxelles. La Ville de Bruxelles est d’ailleurs la première commune à
voter une motion en ce sens. Donc, il n’y a aucune ambiguïté. Simplement, à
notre niveau, nous mettons en œuvre un processus d'achat public responsable
qui fait en sorte que les moyens publics soient alloués à des entreprises qui
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respectent les droits humains.
M. Weytsman.- Madame la Présidente, je demande officiellement de bénéficier
de l'analyse dont le Premier échevin vient de nous faire part, notamment la
ventilation de l'origine des produits à hauteur de 70 millions €. On aura donc
l'occasion de vérifier si, effectivement, tous ces produits ne viennent pas de pays
qui ont été ou sont en guerre ou, tout simplement, qui ne respectent pas les
droits sociaux individuels, comme c’est le cas pour beaucoup de pays qui ne
vivent pas en démocratie. Est-ce qu'on peut avoir l'engagement, dans un
exercice de transparence, de disposer de l’étude dont nous a fait part le Premier
échevin ?
Quant à la première motion, on a bien compris, depuis le début, que le PTB
essayait de faire campagne et de mener sa propagande électorale sur la mort de
milliers de personnes.
Mme El Bakri.- Ça suffit ! Dire des choses pareilles vu la situation à Gaza,
c'est vraiment obscène ! C'est indécent ! Je ne vous ai pas attaqué sur ce genre
de choses. C'est vraiment obscène !
M. Weytsman.- Votre émotion, que je partage en partie, est à géométrie
variable. Au cours des deux dernières années, les conflits que nous avons
connus l'ont bien démontré. Par ailleurs, Madame la Présidente, la motion du
PTB, contrairement à celle de la majorité, ne relève pas du niveau communal.
Vous avez, dans le nouveau Code de la démocratie locale, la possibilité de ne
pas accepter ce type de motion. Votre motion relève, très clairement, de
l'application de la loi sur les marchés publics. Ce n'est pas le cas de celle du
PTB. Elle aurait dû simplement être rejetée. Par ailleurs, puisqu'on nous a
attaqués directement, c'est Hadja Lahbib, ministre fédérale MR des Affaires
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étrangères, qui définit la ligne politique dans le cadre d'un gouvernement
fédéral, une ligne politique qui est largement respectée par tous les pays
européens, notamment dans le cadre de la présidence belge de l'Union
européenne.
Le MR a une vision équilibrée de ce conflit comme d'autres conflits. C'est
d'ailleurs cette vision équilibrée que nous expliquons au Conseil communal, à
l’Assemblée générale, au gouvernement fédéral, auprès de l'Union européenne
et à l’ONU. Il n'y a pas de double langage de notre part. Nous reconnaissons
l'importance de tous les conflits. Évidemment, un mort est un mort et c'est
absolument terrible de constater cela.
Votes
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’amendement
à la proposition de motion de M. Bauwens, M. Coulibaly et Mme El Bakri,
déposé par M. Maimouni.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Rejeté.
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition
de motion de M. Bauwens, M. Coulibaly et Mme El Bakri.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Rejetée.
(Reprise de la discussion du projet de motion déposé par le Collège, visant à
faire respecter les droits humains, le droit international, environnemental et
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social, à travers les marchés publics de la Ville de Bruxelles)
M. Hellings, échevin.- Monsieur Weytsman, s’agissant de votre première
question, je vous renvoie à l'onglet Transparence du site de la Ville de Bruxelles,
où tous les marchés publics sont publiés. Vous pourrez vérifier que les clauses
en question sont déjà appliquées ou le seront dans un avenir proche. On sait que
certains marchés font courir davantage de risques de mobiliser des entreprises
qui ne respecteraient pas les droits humains, sociaux et environnementaux. On
pense aux produits pétroliers. Le cas de l'embargo contre la Russie est très clair.
On pense aux services de gardiennage. D'ailleurs, cela a un lien avec la motion
qu'on vous propose.
En fait, le travail patient qui a été réalisé par les services de la centrale d'achats
et, surtout, le service juridique de la Ville de Bruxelles (qui a rédigé cette
motion à notre demande) est en cours depuis de nombreuses années. À l'époque,
la commune de Molenbeek avait en effet adopté une motion qui prévoyait de ne
pas faire appel à des entreprises qui ne respectent pas les droits humains, en
particulier en Israël. Cela portait sur un marché de gardiennage. J'ai demandé
qu'on fasse l'exercice chez nous, dans le respect de la loi sur les marchés
publics. C'est la raison pour laquelle le cahier des charges des marchés de
gardiennage de la Ville de Bruxelles prévoit des dispositions légales qui ne
seront pas cassées par la tutelle régionale et qui permettent de ne pas faire appel
à des entreprises qui bénéficieraient d'une occupation illégale du territoire, ce
qui est contraire au droit international et aux droits humains. Nous avons repris
ce texte pour le déposer sous forme de motion, parce que, pour le marché de
gardiennage potentiellement à risque, nous avions prévu ces clauses. Le marché
de gardiennage est un marché majeur de près de 7 millions €.
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Nous allons désormais inscrire les deux clauses telles que mentionnées dans la
motion, en rappelant les articles précis de la loi sur les marchés publics (article
69 et article 70 de la loi du 17 juin 2016). Dans tous les cahiers des charges de
tous les marchés publics, nous allons intégrer cette disposition.
Ce n'est pas moi qui lance les appels d’offres, mais une équipe de très grands
professionnels de la centrale d'achats. Nous avons professionnalisé les achats
pour les rendre plus durables et respectueux des droits humains. Les agents de la
Ville de Bruxelles pourront démontrer par tout moyen approprié, entre autres
par des jugements ou décisions des autorités compétentes, que le candidat
soumissionnaire a manqué à ces obligations applicables (article 2).
Pour répondre à votre question « Comment faire appel dans l'hypothèse où la
Ville de Bruxelles ne recourt pas à vos services parce que vous ne respectez pas
les droits humains ou le droit international », un dispositif de la motion prévoit
que « le candidat qui aurait été évincé peut fournir des preuves afin d'attester
toutes les mesures qu'il a prises pour démontrer sa fiabilité ». C'est très clair.
C'est écrit noir sur blanc. La procédure d'appel est précisée dans la motion et le
sera dans tous les cahiers des charges. L’objectif est que la Ville de Bruxelles
puisse appliquer une disposition qui nous permette de ne pas nous rendre
complices d'actes contraires aux droits humains, au droit humanitaire et aux
droits sociaux et environnementaux.
Ce n'est pas politique, Monsieur Weytsman. Il s'agit de fonctionnaires qui
peuvent se prononcer sur la base de jugements ou de décisions des autorités
compétentes qui disent que tel soumissionnaire ne respecte pas les droits
fondamentaux. Cela s'appliquera dans le cas qui nous occupe, à savoir la
Palestine, mais cela pourrait aussi s’appliquer dans le cas des violations des
droits humains par la Chine contre les Ouïghours, ou par la Russie en Ukraine.
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Le même mécanisme est appliqué à tous ceux qui transgressent les droits
humains et le droit humanitaire.
Je ne vois pas quelles pourraient être les conséquences économiques pour la
Ville. Pour le marché de gardiennage, par exemple, une série de sociétés ont
soumissionné. La société qui l’a emporté est une société belge qui, très
clairement, respecte la loi et ne transgresse pas les droits humains. C'est par le
truchement du marché public qu'on arrive à mener une politique d'achat durable
et respectueuse des droits humains.
Il va de soi que c'est toujours la continuité du service public qui prime dans les
achats. Donc, nous ne menons jamais de politique d'achat durable qui serait
contraire à la continuité du service public. Par rapport aux clauses
environnementales, par exemple, s'il n'existe pas de véhicule électrique
technique efficace (un tracteur, par exemple), nous allons acheter, évidemment,
un tracteur thermique, même si notre volonté est de rendre le parc automobile
entièrement durable, donc entièrement électrique à terme. Il faut garantir la
continuité du service. Donc, nous avons acheté un tracteur qui fonctionne au
diesel. La continuité du service prime. Cela sera également le cas dans d'autres
domaines que les droits environnementaux, donc les droits humains et les droits
sociaux.
S’agissant des marchés publics, leur liste est transparente. À chaque adoption du
principe d'un marché public, vous pourrez vérifier que les clauses que nous
allons voter aujourd'hui sont bel et bien présentes. J'ai demandé à la centrale
d'achats et aux Cuisines bruxelloises si elles possédaient des produits fabriqués
par des entreprises qui ne respecteraient pas les droits humains, en l’espèce des
produits d'entreprises israéliennes qui seraient fabriqués dans les territoires
palestiniens. Comme il n'y a pas de produits israéliens sur les étagères de nos
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stocks, je peux donc affirmer qu'il n'y a pas de produits qui proviennent des
colonies israéliennes en Palestine.
Mme El Bakri.- On parle des produits, mais aussi des services. Par exemple
- j'ai la liste de 2022 des marchés publics -, on a fait appel à G4S pour une
mission de gardiennage. Il se fait que G4S est active dans les territoires
occupés, ce qui est illégal aux yeux du droit international. Donc, à l'avenir, G4S
serait exclu des marchés publics.
M. Hellings, échevin.- C'est un très bon exemple. G4S avait soumissionné pour
un marché précédant mon arrivée à la centrale d'achats. En 2023, on a lancé un
nouveau marché public avec ces dispositions dans le cahier de charges (respect
des droits humains), et c'est sur cette base qu'une autre entreprise a remporté
ledit marché. Nous avons appliqué dès 2023 les dispositions dont nous
discutons ici pour faire en sorte qu'aucune entreprise ne puisse travailler pour la
Ville de Bruxelles si elle ne respecte pas les droits humains, sociaux et
environnementaux.
Mme El Bakri.- C'est une très bonne nouvelle parce que non seulement cette
entreprise assure la sécurité dans les territoires occupés, mais elle livre aussi des
équipements de scannage, de badgeage et autres contrôles des populations
palestiniennes.
M. Weytsman.- On voit bien l'obsession de certains. Je voudrais quand même
rappeler à tout le monde que malgré l’obsession absolue de certains membres du
Collège, les dispositions présentées dépassent largement la question Israël-
Palestine. Il faut donc vérifier toutes les clauses.
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Vous ne m'avez pas répondu : êtes-vous prêt à nous envoyer la liste des produits
et leur origine ?
M. Hellings, échevin.- Je dispose d'un email qui me dit : « Aucun produit issu
des colonies israéliennes en Palestine n'est sur les étagères. » Je vous le dis
publiquement. Je peux vous montrer le mail si vous voulez.
M. Weytsman.- Ce serait intéressant de demander à la personne qui vous a
envoyé le mail s'il n'y a pas de produits issus de pays qui ne respectent pas les
clauses en question.
M. Hellings, échevin.- J'ai posé la même question à propos de la Russie et du
carburant.
M. Weytsman.- On voit bien dans vos réponses que le choix est éminemment
politique. Je pense que tous les spectateurs peuvent s'en rendre compte dans les
exemples même que vous donnez. On voit bien que c'est politique. Vous avez
pris Molenbeek en exemple. Or, à Molenbeek, cela ne fonctionne pas. Les
administrations disent : « Nous ne sommes pas en capacité de faire ce que le
Conseil ou le Collège a décidé. » Et c'est exactement la même motion. Il n'y a
pas de différence par rapport à ce que vous m'avez expliqué.
Je vous repose la question : est-ce que vous imaginez la machine administrative
nécessaire pour vérifier correctement chacune des clauses dont vous parlez ? Je
ne sais pas si vous vous rendez compte à quel point votre réponse est politique.
Vous citez Israël, on a bien compris. Vous citez les produits pétroliers, etc.,
mais ce pourraient aussi bien être des tomates produites dans un autre pays.
Comment allez-vous faire ? Qu'est-ce que vous allez faire de plus que
l'administration de Molenbeek ? Je n'ai toujours pas reçu de réponse.
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Sur les éléments de fautes professionnelles graves, vous n'avez pas répondu non
plus. Comment est-ce que vous allez garantir que votre approche n'est pas
politique ? Je comprends que votre approche est éminemment politique au vu
des critères que vous avez communiqués à l'administration et des exemples que
vous donnez. Par contre, vous êtes clair sur la continuité du service public. Cela
me semble important.
M. Maimouni.- Une formulation a attiré mon attention. Vous avez dit que G4S
n'avait pas remporté cet appel d'offres, mais « ne pas remporter » et « être
exclu », ce sont deux choses tout à fait différentes. Si l’entreprise a été exclue,
est-ce qu'on lui a notifié qu'elle l’avait été pour ces raisons-là ?
M. Hellings, échevin.- Pour répondre très concrètement à votre question, le
marché de gardiennage (7 millions €) qui a été lancé en 2023 ou à la fin 2022
intégrait ces clauses. Je ne sais pas si G4S a soumissionné. Le fait est que le
cahier des charges et les clauses sur les droits humains ont fait que ce n'est pas
cette société qui a remporté le marché. Donc, les clauses sociales et
environnementales fonctionnent.
D'ailleurs, Monsieur Weytsman, la volonté du Collège était de faire exercer la
compétence sur la centrale d'achats par l'échevin du climat, parce que nous
avions un objectif de durabilisation et d'humanisation de la totalité des achats
publics. Nous ne vérifions pas que les droits humains, Monsieur Weytsman.
Nous avons lancé une politique ambitieuse de durabilisation de l'entièreté des
marchés publics. C'est un travail que mènent les professionnels de la centrale
d'achats pour faire en sorte que pas un euro de la Ville de Bruxelles n'aille vers
des entreprises qui transgressent les droits sociaux, environnementaux et
humains. On le fait aujourd'hui pour tous les marchés publics. Cela représente
un travail considérable, mais c'est une manne importante (70 millions) pour
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orienter nos achats vers le durable et vers le local.
Nous avons organisé avec M. Maingain des réunions avec l'UCM et UNIZO
pour faire en sorte qu'un maximum d'entreprises bruxelloises puissent participer
aux marchés locaux, et nous allons continuer à le faire. Il est important que
l’utilisation de la manne des achats publics (alimentation pour les Cuisines
bruxelloises, biens et services pour la Ville) se fasse dans des conditions
respectueuses des droits humains, sociaux et environnementaux.
M. Maimouni.- Quand les candidats sont disqualifiés pour des raison éthiques,
pourrait-on leur signifier ? Car comment les sensibiliser s'ils ne savent pas s'ils
ont été disqualifiés pour des raisons commerciales ou des raisons éthiques ?
M. Hellings, échevin.- Les marchés publics sont gérés par des professionnels.
Le respect de la loi de 2016 que j'ai citée à plusieurs reprises est très important.
Systématiquement, dans l'ouverture des offres, les fonctionnaires et agents
assermentés respectent la loi et les directives que nous allons voter. Je ne sais
pas comment cela se passe, mais si quelqu'un est exclu d'un marché public pour
ces raisons, il a l'occasion - c'est le deuxième point de notre motion - de se
défendre et d’apporter les preuves qu'il peut participer audit marché. Le
dispositif le prévoit.
Mme El Bakri.- Vous parliez d'un montant de 70 millions. Cela représente
quoi, exactement ?
M. Hellings, échevin.- Les achats de biens et de services par la Ville de
Bruxelles étaient en 2023 de 70 millions €. L’ensemble des marchés publics
lancés par la Ville de Bruxelles (dont la centrale d'achats) représentent 70
millions €.
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M. Wauters.- Le meilleur moyen de signifier les choses, c'est de fermer les
robinets. Quand on n'a pas un marché, on le sait ! Chacun d'entre nous est
administrateur dans l’une ou l’autre structure de la Ville de Bruxelles. Nous
savons qu'il y a ces clauses aujourd'hui renforcées, et c'est très bien. La motion
est généraliste et elle peut s'appliquer dans toute une série de circonstances. Je
ne me souviens pas d’une société qui ait fait appel de façon violente par rapport
à cela.
Cela ne sert à rien d'avoir des postures en disant qu’il faut faire ceci ou cela. Il
faut être efficace. Ce qui m'intéresse dans cette motion-ci, c'est qu'elle est
efficace au sein de la Ville de Bruxelles. Je l'ai dit tout à l'heure et n'en déplaise
à mon collègue, il n'y a pas de bon ou de mauvais mort. Il n'y a que des gens qui
sont dans la désolation et l'inhumanité, et nous devons poser des actes là où
nous pouvons le faire. Il y aura probablement, au niveau fédéral et au niveau
européen, d'autres actes très clairs à poser, mais il faut arrêter parce que ça, c'est
vraiment de la politique à trois balles !
M. Weytsman.- J'estime ne pas avoir eu de réponse complète à mes questions.
Je crains que ce système, contrairement à ce que dit mon collègue des Engagés,
ne puisse pas être mis œuvre, comme c'est le cas à Molenbeek.
Pour reprendre l’exemple que vous avez cité à quatre reprises, une entreprise
qui cultive des tomates en Israël ne sera pas exclue du marché public. Elle sera
reprise dans le cadre du marché public.
M. Hellings, échevin.- Sauf si les tomates sont produites dans un territoire
occupé par Israël illégalement en transgression du droit international.
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M. Weytsman.- Je me permets de prendre cet exemple parce que vous l'avez
cité à trois reprises. Un producteur de tomates en Israël n'est pas exclu de ce
marché public, pas plus que s'il travaillait au Yémen ou en Chine. Cela ne résout
pas tous les problèmes de mise en œuvre, notamment des clauses sociales et
environnementales. Pour le MR, il serait plus logique de renvoyer cela devant
les tribunaux, plutôt que de le confier aux communes, qui auront chacune une
appréciation politique de ces clauses sociales, environnementales et politiques.
C'est une approche libérale que tout le monde ne partage pas.
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur le projet de
motion du Collège.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adopté.
Voorstel van motie ingediend door dhr. VANDEN BORRE betreffende het
verbeteren van voorzieningen voor honden
De heer Vanden Borre.- Misschien ook vooraf meedelen dat mevrouw Debaets
mij had gevraagd om mee de motie in te dienen en dus ook steunen. En
uiteraard wil ik ook op voorhand melden dat ik de motie op voorhand heb
bezorgd aan alle gemeenteraadsleden, alle fracties, om het debat te openen. Dus
het stond effectief open voor medeondertekening of zelfs amendering. Maar ik
ben benieuwd naar de reacties vandaag, want niet iedereen heeft gereageerd.
Waarover gaat de motie? Het gaat over een van de meest populaire huisdieren in
onze hoofdstad, Stad Brussel. In totaal in dit Gewest zijn er meer dan 100.000
honden. Maar het is natuurlijk niet altijd makkelijk in de stad om de nodige
ruimte te voorzien waar honden vrij kunnen loslopen of hun gevoeg doen. En
dat is toch wel een veel gehoorde klacht van Brusselaars. En ook van Shelly
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Sterck, die ik persoonlijk zou willen bedenken om dit thema mee op de agenda
te plaatsen. Ze woont in de buurt van de Zavel en heeft daar eigenlijk samen
met vele buurtbewoners toch wel het probleem ervaren dat er gewoon te weinig
ruimte voorzien is voor viervoeters om te kunnen bewegen in de stad, loslopen,
en daar wil ze graag iets in beweging zetten. En ik heb dus samen met haar die
motie ontworpen en ingediend om daar hopelijk positief resultaat voor te
krijgen en hopelijk is het een uitgestoken hand richting de meerderheid, richting
andere partijen, om het thema meer op de agenda te plaatsen. En uiteraard wil ik
ook nog wel duidelijk vermelden dat we zeker bewust zijn, ikzelf, maar ook de
collega's, van een aantal verplichtingen die eigenaars natuurlijk ook moeten
respecteren.
In een stad is het natuurlijk evident dat honden niet zomaar loslopen, dat er een
aanlijnverplichting is. Ook kunnen honden niet zomaar eender waar hun gevoeg
doen. Dat is bijzonder vervelend, dat moet in speciaal voorziene zones
gebeuren, ofwel moet de eigenaar het boeltje opruimen in een zakje en in de
vuilbak deponeren. Maar de vaststelling vandaag is dat er gewoon te weinig
publieke ruimte is voorzien voor honden en dat het evenwicht een beetje zoek is
geraakt. Er is recent ook vanuit het College, vanuit de Burgemeester, specifiek
opdracht gegeven aan de politie om eigenaren van honden strenger te beboeten.
En zo kan het feit dat uw hond losloopt in het park een onmiddellijke boete
opleveren die oploopt tot 350 euro, een GAS-boete. Enerzijds kan ik dat
begrijpen als er voldoende faciliteiten zijn en als eigenaren die niet respecteren.
Maar wanneer de Stad zelf eigenlijk te weinig doet om mensen en honden
tegemoet te komen, dan vind ik toch dat ik het recht heb om dat aan te klagen.
Vandaag zijn er op het grondgebied van de Stad Brussel 13 losloopzones, maar
er zijn er slechts 3 binnen de Vijfhoek. Namelijk aan Fontainas, aan de
Keizerslaan en het Marguerite Duras plein. Maar dat zijn dus allemaal zones die
zich in het noorden en in het noordwesten van de Vijfhoek bevinden. In het
oosten en het zuiden van de Vijfhoek is er eigenlijk nergens een te vinden. Dus
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bijvoorbeeld wanneer je aan de Zavel woont, dan ben je eigenlijk 40 minuten
onderweg te voet om je te begeven naar zo'n losloopzone. Dat is natuurlijk niet
echt praktisch als je even een toertje wil gaan doen met je hond. En ook
hondentoiletten zijn er eigenlijk nauwelijks voorzien in de Vijfhoek en ook
enkel en uitsluitend dus in het westen van het grondgebied. Aan de oostkant van
de Vijfhoek zijn er gewoon ook geen voorzieningen. En daarbij komt het feit dat
de voorzieningen die daar dan zijn, de losloopweides en de hondentoiletten,
vaak slecht onderhouden zijn, dat die afsluitingen kapot zijn, dat er te weinig
wordt schoongemaakt, dat de omstandigheden dus eigenlijk gewoon niet goed
zijn. Daarbovenop, en dat hoeft ook weinig uitleg, zijn er bijzonder weinig
Brusselaars met een eigen tuin en al zeker niet in de Vijfhoek. Dus mensen
moeten natuurlijk de publieke ruimte opzoeken om hun hond wat ruimte te
geven, lucht te scheppen en natuurlijk zijn gevoeg te laten doen. Dus om die
noodzaak kan je niet heen. Gezien de cijfers, gezien het aantal honden en gezien
het weinige aantal voorzieningen dat de Stad daarvoor aanbiedt, denk ik toch
dat er iets meer moet gebeuren.
En dan kom ik bij het verzoekende gedeelte. Daarin vragen we eigenlijk
concreet van de Stad om meer ruimte te voorzien voor honden in het publiek
domein, om daar dus echt actief aan te werken en zeker in de Vijfhoek. Om na
te gaan waar er eventueel plaats is. En dat kan zijn op pleinen, dat kan zijn op
straten waar het trottoir breed genoeg is, maar op plaatsen waar dus eventueel
meer voorzieningen kunnen worden gemaakt voor honden. Daarenboven vragen
wij ook om in de parken van het oostelijk deel van de Vijfhoek, namelijk het
Egmontpark of het Warandepark, een losloopzone voor honden te voorzien.
Zeker het Warandepark lijkt mij toch wel een groot park waar het toch niet zo
moeilijk kan zijn om daar een zone af te bakenen, maar ook in het Egmontpark
zouden we graag willen onderzoeken of het al dan niet mogelijk zou zijn om
toch een losloopzone te voorzien voor honden die uiteraard afgebakend moet
zijn. Natuurlijk zouden daar ook eigen regels van toepassing zijn. En een laatste
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verzoek natuurlijk is om ook hetzelfde te vragen voor hondentoiletten, om daar
ook meer in te investeren, en zeker in de Vijfhoek.
Ik hoop dat de motie gesteund kan worden door andere partijen. Ik hoor partijen
soms spreken over dierenrechten, dierenwelzijn, maar wanneer het neerkomt op
zaken te realiseren, dingen in de praktijk brengen, dan is mijn indruk toch dat er
bijzonder weinig gebeurd is de afgelopen legislatuur. En dus zou ik toch graag
eens horen of we daar verandering in kunnen brengen. Alvast bedankt.
Mevrouw Debaets.- Collega's, ten eerste wil ik collega Matthias Vanden Borre
bedanken voor het indienen, maar ook voor het openstellen van dit voorstel van
motie dat ik graag mee onderteken. Het is uiteraard een thema dat mij na aan het
hart ligt, want mensen zullen zich wellicht nog herinneren dat ik nog niet zo
lang geleden in de vorige regering met name bevoegd was als staatssecretaris
voor dierenwelzijn. Toen heb ik heel wat initiatieven genomen, de eerste
hondenspeelzones ingehuldigd, ook subsidies gegeven aan Gemeenten om dit
mogelijk te maken en zo verder. Recenter, in 2020 om exact te zijn, heb ik
samen met collega David Weytsman een voorstel van resolutie ingediend om
het aantal hondenzones en losloopzones in ons Gewest te verhogen. Helaas
werd dat toen weggestemd door de meerderheid, laat ons hopen dat men
ondertussen tot inzicht is gekomen. Uiteraard steun ik dus nog altijd de
doelstellingen die in deze tekst staan.
Misschien goed om ook nog eens in herinnering te brengen dat Brussel naar
schatting om en bij de 100.000 honden telt. En dat is belangrijk. Waarom zeg ik
dat? Omdat men vaak dieren associeert met landelijke middens, platteland, maar
dat misschien uitgerekend in een stedelijke context een dier, en zeker een hond,
misschien nog wel belangrijker is voor mensen dan in meer landelijke zones
omdat een huisdier extra gezelschap is voor mensen. We mogen niet vergeten
dat heel veel mensen last hebben van een zekere eenzaamheid, zich wel eens
alleen voelen. En dus is een hond van ontzettend groot belang. En dat zie je ook
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aan het aantal petities dat loopt, ook op Facebook, op internet, van mensen die
in Brussel vragen om extra hondenloopweides en -zones te voorzien. We lopen
achter in Brussel. Ook daar moeten we toch wel eerlijk in zijn, dat er op dit
moment slechts een twintigtal losloopzones zijn voor honden, bovendien zeer
ongelijk verdeeld over de Stad. Vaak zijn ze ook te weinig bekend bij het
publiek. Men doet weinig om die bekendheid te verhogen en bovendien zijn de
uren ook heel onregelmatig, dus niet uniform. Over het algemeen is er nochtans
voldoende ruimte in onze parken, dus dat kan het argument niet zijn om het niet
te doen. We hebben grote parken, mooie parken op het grondgebied van de Stad
en dus je zou perfect dat aantal losloopzones kunnen verhogen.
Waarom? Het is belangrijk dat honden beweging hebben, maar ook baasjes
moeten voldoende bewegen. Wat wel belangrijk is, is dat dat uiteraard in
overleg moet met mensen, met burgers, dat er ook voldoende regels moeten zijn
in die losloopzones. Het is ook nogal evident dat dat duidelijk afgebakend moet
zijn, dat honden niet zomaar vrij kunnen lopen in heel het park. Want dan kom
je in conflict met mensen die misschien wat schrik hebben van honden, met
kleine kindjes, met baby's. Ook streven naar uniformiteit, heb ik al gezegd, wat
de openingsuren en de communicatie van de verschillende loopzones betreft. En
tot slot, en daarmee ga ik afronden, ook een vraag voor de schepen. Want op een
vraag die ik al eerder stelde - in 2021, u merkt dat het een thema is dat ook mij
aanbelangt - gaf u aan dat er jaarlijks twee loopzones zouden geïnstalleerd
worden op het grondgebied van de Stad. Nu, ik heb zitten zoeken en tellen, en
ik kom niet aan tien extra losloopzones. Een daarvan zou toen het Park van
Haren zijn. Een andere ter hoogte van Houba de Strooper. Kortom: er zouden er
dus jaarlijks twee bij komen. Wat is de stand van zaken? En als mijn gevoel
klopt dat er niet zoveel zijn bij gekomen als wat toegezegd was, hoe komt dat
dan? Dank u wel.
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Mevrouw Jellab, schepen.- Dank u, meneer Vanden Borre, voor uw motie. Ik
dank u voor uw voorstel. Uw motie is volledig in lijn met de maatregelen die ik
sinds het begin van mijn mandaat tot stand heb gebracht. Uiteraard zijn wij het
er mee eens dat honden voldoende plaats moeten krijgen in de Stad. Ze moeten
ruimte hebben om te lopen, te spelen en in contact te komen met andere honden.
Dit is niet altijd makkelijk, vooral in de dichtbevolkte Vijfhoek. Toch werden er
sinds het begin van mijn mandaat acht nieuwe hondenzones gecreëerd waardoor
Brusselse honden al op 18 verschillende plaatsen vrijuit kunnen lopen. Drie
ervan bevinden zich in de Vijfhoek. Bovendien hebben wij in twee van deze
zones een speciaal agility-parcours geplaatst voor de meer sportieve en
avontuurlijke honden. In uw motie stelt u voor om een territoriale analyse uit te
voeren om zo nieuwe locaties te identificeren. Dit is iets dat permanent gebeurt
door de dienst Groene Ruimte. Overal waar mogelijk wordt er een hondenzone
geplaatst. Spijtig genoeg zijn het aantal plaatsen waar dit mogelijk is in de
Vijfhoek beperkt. Er moet steeds een goede balans gevonden worden tussen de
noden van honden en van andere gebruikers. U stelt voor om zones te creëren in
het Egmont- en Warandepark. Dit zijn echter geklasseerde parken. We kunnen
dus niet zomaar een hondenzone plaatsen waar we willen. Wat het hondentoilet
betreft, bestaan er al ongeveer 59 op ons grondgebied. Hiervan zijn er 19 terug
te vinden in de Vijfhoek. We hebben bovendien onlangs ook speciale
hondenpoepbuizen geplaatst naast sommige hondentoiletten en zijn van plan om
deze speciale vuilbakjes ook op andere plaatsen te installeren. Ik kan u dus
verzekeren dat de dienst uw voorstellen al heeft uitgevoerd of bestudeerd.
Aangezien uw motie dus geen nieuwe acties of maatregelen inhoudt, heeft het
College besloten om uw tekst te verwerpen. Bedankt.
De heer Vanden Borre.- Ja dank u wel voor uw antwoord. Maar het is toch wel
een beetje teleurstellend eerlijk gezegd. U zegt: 'we doen genoeg, er hoeft niets
meer te gebeuren, hetgeen u vraagt is uitgevoerd.' Maar dat denk ik niet. Ik heb
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de cijfers aangehaald, ze staan ook in mijn motie. Wanneer er drie zones zijn in
de Vijfhoek, op een grondgebied van enkele vierkante kilometers waar - ik weet
niet wat de laatste bevolkingscijfers zijn - 80.000 Brusselaars wonen, dan is dat
te weinig. U zegt dat ze alledrie door u zijn gerealiseerd, dus dat er voordien
geen enkele voorziening was binnen de Vijfhoek, maar dan denk ik eerlijk
gezegd dat we er nog altijd niet zijn. Ik heb het ook geografisch aangeduid. In
het oosten van de Vijfhoek is er geen enkele voorziening voor honden. Geen
enkele losloopweide of ook geen enkele hondenruimte of hondentoilet. Het gaat
hier uiteraard over het hele grondgebied van de Stad Brussel, ook van Laken tot
helemaal in het zuiden. Maar specifiek binnen de Vijfhoek, waar de grootste
concentratie is en waar de ruimte natuurlijk het meest beperkt is, merk ik dat het
probleem wel het grootste is en dan ben ik er niet mee akkoord dat het beleid
dat u heeft gevoerd het probleem heeft opgelost. Dat denk ik eerlijk gezegd niet.
Dus ik betreur het dat u doet alsof alles in orde is, dat er geen werk meer dient
te gebeuren. Ik ben het er echt niet mee akkoord en ik denk wel dat het dan aan
een volgend College zal moeten zijn om dat hoger op de agenda te plaatsen. Het
evenwicht tussen hondeneigenaars en mensen die misschien ook niet zo fan zijn
moet natuurlijk ook wel bewaakt worden. Maar ik heb niet de indruk dat u daar
zo'n verpletterende overwinning heeft behaald, wat dit betreft. En dat is jammer.
Mevrouw Debaets.- Ik denk dat meneer Vanden Borre het goed verwoord
heeft, maar ik blijf toch ook wel op mijn honger zitten. Dat is misschien nog
niet zo erg, maar ik denk dat vooral de vele eigenaars van honden heel erg
teleurgesteld zijn, ontgoocheld zijn. U heeft ook niet echt op de vraag
geantwoord. U had, toen ik de vraag stelde in 2021, gezegd dat er twee per jaar
bijkomen. Niets ivan aan, zo blijkt, zoals de collega ook zei. Vanwaar kwam dat
getal dan? Heeft u dat zomaar bedacht? Toch al wetende dat het College het niet
ging waarmaken? Ik weet het niet, ik heb er het raden naar. Maar ik denk ook
dat er meer had kunnen gebeuren. Dat is bovendien ook geen grote kost. Het is
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ook niet dat dat zwaar weegt op de begroting of dat dat heel zwaar
infrastructuurwerk vergt. Dat is het allemaal niet, dus eigenlijk is het een beetje
zoeken voor ons naar de obstakels die u aanhaalt om het niet te doen. Want
eigenlijk kan ik ze niet bedenken. Dus jammer, een gemiste kans.
M. Weytsman.- Je n'ai pas cosigné le texte. Comme Mme Debaets l'a rappelé,
nous avions déposé une proposition de motion qui visait à augmenter le nombre
d'espaces de liberté pour les chiens à la Ville de Bruxelles, et à renforcer la
coordination entre la Ville et la Région bruxelloise dans ce domaine. C'est une
motion qui avait d’ailleurs été déposée aussi à la Région bruxelloise en
complément du travail réalisé par Mme Debaets comme secrétaire d'État.
Je souhaiterais rappeler quelques éléments de cette motion et deux divergences
minimes avec la motion présentée aujourd'hui. Dans cette motion, on vous
rappelait en introduction, comme M. Vanden Borre l'a fait, tous les bienfaits
physiques, sociaux, psychologiques et thérapeutiques d'être simplement maître
d'un chien ou d'avoir un chien comme ami ou comme compagnon. Plusieurs
études montrent qu'il y a clairement un lien entre le fait d'avoir un chien à la
maison et celui d'être en meilleure forme physique. Cela renforce le système
immunitaire et améliore la santé cardiovasculaire. Il y a un bienfait sur la santé
mentale au niveau du stress. Cela diminue l'état dépressif. Il y a un bienfait au
niveau sociétal. Il est évident que le chien est vecteur de cohésion sociale et de
contacts humains. C'est la raison pour laquelle plusieurs villes - on vous citait à
l'époque New York, Paris et Barcelone - ont élaboré des stratégies qui visent à
encourager le fait d'avoir un chien comme compagnon ainsi que le vivre
ensemble.
Ce n'est pas évident de combiner vivre ensemble et animaux de compagnie. À
l'époque, nous vous demandions une meilleure information, une campagne de
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communication pour faire connaître les espaces de liberté existants (qui
existaient en 2020, mais je sais que d'autres ont été ouverts depuis), de mettre
cette information à disposition sur les supports adéquats, de communiquer sur
ces espaces de liberté également à l'intention des touristes qui le demandent, en
particulier dans l'hypercentre, et qui laissent leur petit chien faire ses besoins sur
les jardinets du piétonnier. Dans une autre motion, je vous avais demandé de
mieux signaler que les jardinets du piétonnier ne servaient pas à cela.
Nous demandions aussi, dans chaque espace de liberté, de communiquer sur la
nécessité de garder les lieux propres et de rappeler les sanctions en la matière.
Cela a été fait, Madame l’Échevine, entre-temps. On était partis de la stratégie
d'une « ville à 10 minutes ». Une « ville à 10 minutes », c'est aussi pour nos
animaux et nos amis à quatre pattes. Nous demandions d'évaluer l'intérêt de
certains aménagements ad hoc et aussi (cela n'a pas toujours été fait) de
nouveaux espaces d'éducation canine, spécialement pour les chiots. Cela
manque sur le territoire de la Ville de Bruxelles.
Deux petits bémols ou divergences avec la motion telle qu'elle a été proposée.
Monsieur Vanden Borre, on va voter cette motion avec grand plaisir, malgré ces
deux petites divergences. Et encore, pour la première, j'ai déjà demandé une
évaluation. Si le MR entre dans une future majorité, il évaluera le dispositif. Je
ne prétends pas avoir la science infuse sur cette question. Est-ce qu'on est sûrs
de la pertinence des canisites ? Ils ne sont pas très hygiéniques et sont assez
chers à entretenir. Finalement, il ne sont pas beaucoup utilisés. Je me demande
si la politique des canisites ne doit pas être revue. Il y a des villes où cela
n'existe pas, notamment les villes que j'ai citées.
Ma deuxième remarque concerne le parc d'Egmont. Je crois que M. Vanden
Borre n'était pas là, mais j'ai eu l'occasion de poser une question sur le parc
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d'Egmont. La représentante du collectif était là également. En fait, je privilégie
davantage, dans les espaces qui sont petits comme le parc d'Egmont, l'idée des
habitants, à savoir instaurer des horaires différents, plutôt que de grillager une
partie du parc.
Par ailleurs, je continue à dire que je privilégie les espaces plus ouverts comme
ceux du Cinquantenaire ou ceux de la Région bruxelloise. Je n'aime pas les
espaces grillagés. Moi-même, quand j'étais au Collège ou président des
logements sociaux, j'en ai créé deux et je me suis rendu compte que c'était
ingérable. D’abord, les maîtres oublient qu’ils doivent être en capacité de
rappeler leur chien, quand les espaces sont grillagés. Parfois, cela génère des
disputes. Ensuite, on le voit bien, c'est très compliqué à entretenir. Donc, je
privilégie les espaces plus ouverts comme ceux que la Région bruxelloise met
en place.
Voilà trois petits bémols pour essayer de faire avancer le débat.
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition
de motion.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Rejetée.
(M. Ouriaghli prend la présidence de la séance)
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Vraag van dhr. VANDEN BORRE, Gemeenteraadslid.
Vraag betreffende de problematiek van de organisatie Samidoun en de
steun verleend door de Stad.
De heer Vanden Borre.- Meneer de Burgemeester, ik neem aan dat u het
antwoord zal voorzien? Ik heb die vraag ingediend een aantal weken geleden.
Die is uitgesteld bij de vorige Gemeenteraad, maar ik stel ze dus nu. Ik stel die
eigenlijk niet alleen als Gemeenteraadslid, maar ook als bezorgde burger, want
ik zie toch wel zeer onrustwekkende beelden verschijnen in het straatbeeld en
op sociale media. En centraal daarin staat al te vaak de organisatie Samidoun.
En dat is een organisatie die helaas reeds in het verleden terrorisme heeft
verheerlijkt en ook verboden is in een aantal Europese landen, waaronder
bijvoorbeeld Duitsland. Maar deze organisatie houdt wel in de hoofdstad van
Europa bijna dagelijks bijeenkomsten en houdt ook acties met onder andere de
titel 'Globalize the Intifada'. Ik verzin het niet. Dat staat op hun affiches, ik
citeer: 'de normalisering van gewapend verzet!' Met een uitroepteken. Met
andere woorden, ze roepen op tot een gewapende strijd over de hele wereld en
tegen iedereen die de staat Israël steunt of zou steunen. En dan wordt het toch
wel bijzonder onrustwekkend, meneer de Burgemeester, collega's. Er is
natuurlijk zoiets als de vrijheid van meningsuiting, dat staat wat mij betreft
absoluut niet ter discussie. Maar wanneer organisaties effectief beginnen op te
roepen tot geweld in de straten van Brussel en daarover bijeenkomsten
organiseren, dan stel ik mij toch wel zeer ernstige vragen. En ik heb ook
vastgesteld dat de Stad Brussel minstens één, maar mogelijk meerdere van die
evenementen heeft gesteund, financieel. Want het logo van Stad Brussel is ook
verschenen bij minstens één van die evenementen. Dus, meneer de
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Burgemeester, kan u mij uitleggen hoe Stad Brussel en waarom Stad Brussel die
organisatie steunt ? Financiële steun, ruimtes voorzien, op andere manieren die
organisatie ondersteunen, terwijl ze eigenlijk openlijk oproepen tot geweld ? En
ik stel mij dus de vraag hoe u ermee in de toekomst kan en wil mee omgaan. Zal
u die organisatie blijven steunen? Of zal u eventueel toch nog ingrijpen,
aangezien het helaas al te makkelijk en al te snel kan ontsporen en we toch
bijzonder waakzaam moeten blijven. Alvast bedankt voor uw antwoorden.
De Burgemeester.- Meneer Vanden Borre, er werden nog nooit betogingen
toegelaten met Samidoun als organisator of medeorganisator. Bovendien wordt
elke betoging slechts toegestaan mits verbod van racistische of antisemitische
slogans en spandoeken, verbod van oproepen tot haat en geweld tegen personen,
volkeren of gemeenschappen, verbod van vertonen van vlaggen en kentekens
van als terroristisch erkende groeperingen zoals Hamas of Hezbollah. Wat
concreet dit evenement betreft waar u naar verwijst, kan ik u zeggen dat toen
deze berichten verschenen, de organisator vzw Interpôle en het OCMW zich
onmiddellijk hebben gedistantieerd. Er is immers nooit een partnerschap met
Samidoun geweest. Het evenement werd vervolgens ook door de organisatoren
direct geannuleerd. Ik dank u.
De heer Vanden Borre.- Het is toch wel goed dat u toch de zaken verduidelijkt.
U zegt dat de organisatie Samidoun geen betogingen organiseert in onze Stad en
u tolereert ook niet dat ze dat zouden doen. Dat is toch wel belangrijk en een
goed signaal, dat apprecieer ik, want waakzaamheid is en blijft geboden. Ten
tweede, betreffende die flyer. U zegt daarbij dat het niet klopt, de informatie die
ze publiekelijk hebben verstrekt, is eigenlijk valse informatie, want ze hebben
geen steun ontvangen van Stad Brussel. Ook dat is toch wel belangrijk en goed
dat u dat meedeelt. Want - en ik moet u dat niet uitleggen, collega's, en eenieder
vandaag hier aanwezig in de Gemeenteraad - de samenleving staat onder druk.
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We zien het maar al te vaak ontsporen en we moeten waakzaam blijven. Vanuit
het bestuur, vanuit het College, maar ook wij hier allemaal hebben de
democratische taak om de vrijheid van meningsuiting te respecteren. Daarover
gaat het niet. Iedereen heeft het recht om te betogen, maar er zijn natuurlijk wel
regels. En die moeten gerespecteerd worden. Oproepen tot geweld is niet één,
maar véle bruggen te ver. En ik denk dat we een signaal moeten geven. U heeft
ongetwijfeld contacten bij het parket, bij de federale regering, om te kijken of
we eventueel nog verdere stappen moeten ondernemen tegen die organisatie,
want het lijkt mij toch wel dat dit potentieel gevaarlijk is. Dank u wel.
Question de M. WAUTERS concernant la durée de paiement des
horodateurs sur le territoire de la Ville de Bruxelles et plus spécifiquement
dans les quartiers du Sablon et des Marolles
M. Wauters.- Une question courte, mais qui intéresse beaucoup les gens. La
semaine dernière, quatre commerçants des Marolles et du Sablon sont venus me
voir, exaspérés, dans mon magasin, car apparemment, les paiements des
horodateurs sont prolongés jusqu’à 21h dans les quartiers du Sablon et des
Marolles. On va peut-être me rétorquer qu’il faut connaître la loi et le Code
civil. Moi, conseiller communal, je ne savais pas que cela avait été prolongé
jusqu’à 21h. Vous allez peut-être faire la lumière sur ce point.
Après toutes les épreuves économiques rencontrées, notamment, par la crise de
la Covid, la crise énergétique, la mise en place dogmatique du plan de mobilité
Good Move, la suppression des places de parking en surface par des places de
parking publiques, les commerçants sont épuisés. Surtout, ils sont mécontents
de la façon dont l’information est distillée.
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Cette prolongation du paiement des horodateurs jusqu’à 21h est-elle décidée au
niveau régional, donc par parking.brussels ?
Est-elle décidée pour tous les quartiers de la Ville ou uniquement dans le
Pentagone, le Sablon et les Marolles, par exemple ?
Enfin, la majorité de la Ville tient-elle compte du fait que cette prolongation de
paiement a un impact négatif direct sur la vitalité économique, notamment de
l’horeca. Prévoit-elle de modifier quelque chose, notamment dans le
Pentagone ?
M. Dhondt, échevin.- « Globalement, c'est une bonne idée, même si je reste
dubitatif par rapport à des quartiers comme le mien (à Laeken) sur le fait que les
zones bleues, c’est de 9 à 9h. » Avec tout le respect que j'ai pour vous, Monsieur
Wauters, ce sont vos propos tenus lors du Conseil communal du 20 décembre
2021, au cours duquel le règlement de stationnement de la Ville de Bruxelles a
été approuvé. On peut toujours changer d'avis, mais vous comprendrez mon
étonnement face à votre question. Les horaires et les tarifs sont définis par le
règlement de stationnement de la Ville de Bruxelles, qui a été approuvé lors du
Conseil communal du 22 décembre 2021. Le règlement a été appliqué et mis en
œuvre le 1er mai 2022, il y a bientôt deux ans. Ce règlement est basé sur
l'ordonnance du 22 janvier 2009 et l'arrêté d'exécution du Gouvernement de la
Région de Bruxelles-Capitale du 18 juillet 2013.
Nous avons regardé ce que les autres communes font autour de notre territoire.
Dans une logique de cohérence et de lisibilité, mais aussi pour éviter un
spillover, l'extension de l'horaire a été appliquée sur l'ensemble du territoire de
la Ville de Bruxelles et ses différents secteurs de stationnement. Comme vous
l'aviez dit en 2021, il est important de le faire dans les quartiers commerçants,
surtout dans le Pentagone, où il y a 18.000 places de stationnement dans les
parkings publics. 18.000 places ! Donc, ce Collège a voulu promouvoir le
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stationnement hors voirie au lieu d'occuper les places de stationnement des
familles qui possèdent encore une voiture dans le centre. L'objectif de cette
extension est de protéger au mieux les résidents contre la recherche de places de
stationnement gratuites après la fin de l'application du règlement de
stationnement.
Par le passé, il était très difficile pour les habitants des différents quartiers,
principalement les quartiers plurifonctionnels comme les Marolles et le Sablon,
de trouver une place de stationnement à proximité de leur domicile. C'est la
raison pour laquelle la Ville de Bruxelles a décidé de mieux organiser l'offre en
limitant le stationnement de longue durée pour les visiteurs et en favorisant ainsi
une meilleure rotation. J'assume complètement le fait de privilégier les places de
stationnement pour les riverains et ceux qui en ont vraiment besoin, par
exemple les visiteurs à mobilité réduite. C'est l'objectif de ce règlement.
Je vais clôturer, Monsieur Wauters, en répondant à vos propos sur l'impact
négatif. C'est complètement démesuré. La Ville de Bruxelles est une ville. Ce
n'est pas la campagne. Nous avons un rayon d'attraction immense et on le
constate tous les jours. Oui, il y a encore des villes en Belgique où le paiement
prend fin à 17h, comme à Charleroi, ou 18h, comme à Liège. À Anvers, c’est
22h, à Gand, 23h et à Louvain, 21h. Ce ne sont quand même pas des villes
pauvres où le commerce va mal. Vous êtes commerçant. Arrêtez, s'il vous plaît,
ce discours selon lequel nos quartiers commerciaux n'ont pas besoin de
règlement de stationnement ! C'est même essentiel pour la vitalité économique
de nos quartiers commerçants et pour la qualité de vie de nos riverains.
M. Wauters.- Vous dites que vous ne comprenez pas pourquoi je dis cela. Je
continue à dire, votre voisine pourra le confirmer, qu’il est très difficile de
trouver une place, même dans les quartiers qui ne sont pas dans le Pentagone.
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Cela prend 50 minutes, si on n'a pas une place de parking. Mettez des places de
parking hors voirie. Les gens qui sont venus me parler m’ont dit qu’ils n’avaient
pas de clients parce qu’ils ne pouvaient pas se garer et parce qu'ils payaient déjà
à manger et à boire, en plus de leur trajet. Après avoir payé tout cela, ils doivent
en plus payer un parking qu'ils ne trouvent pas. Pour le seul parking qu'il y a
autour du Sablon et des Marolles, à savoir le parking du palais de Justice, on
reçoit gentiment un ticket pour nos chalands qui rigolent, parce que ça leur
coûte un bras. Cela fait des années qu'on dit qu'on va supprimer des places de
parking pour mettre, à juste titre, des terrasses. Je suis d'accord avec cela, mais
il n'y a pas de solution alternative. On a parlé de la tour Sablon et de la
possibilité de discuter pour avoir des places de parking. Il y aura bientôt le
projet d'aménagement de la place du Sablon.
Aujourd'hui, les commerçants vivent avec cela. Est-ce qu'on peut juste sortir du
dogmatisme deux secondes, écouter et essayer de parler avec les gens qui sont
aussi des experts ? Je me moque de savoir c'est à 18h à Charleroi ou 23h
ailleurs. Je n'en ai rien à faire. Je veux une ville qui vit et je ne veux plus, en tant
que conseiller communal, devoir entendre les commerçants de la Ville de
Bruxelles, notamment des Marolles et du Sablon, qui n'en peuvent plus de
toutes les crises qu'ils ont vécues, et qui se demandent comment ils vont vivre.
Cela, je n’en veux plus ! Et même comme citoyen, je n’en veux plus. Je ne sais
pas quoi leur répondre, puisque la réponse qu'on me donne est toujours bien
normée et ne répond pas aux interrogations des gens.
M. Dhondt, échevin.- À côté des rampes, il y a le parking Poelaert. Dans le
quartier des Marolles, on a créé cinq parkings BePark. On travaille sur des
solutions alternatives.
M. Wauters.- Où sont-ils ?
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M. Dhondt, échevin.- Regardez sur le site de BePark.
M. Wauters.- Le seul parking que je connaisse, c'est le parking de la place. Je
parle du quartier du Sablon et des Marolles. On a un parking. C'est le seul,
d'ailleurs, pour lequel les commerçants peuvent donner un ticket.
Question de M. WAUCQUEZ concernant l'implantation et l'usage des
caméras à Bruxelles et les projets en la matière dans la lutte contre la
criminalité
M. Waucquez.- Nous faisons face à une augmentation des dépôts clandestins,
des cambriolages, des agressions, des agressions envers les femmes, du trafic de
drogue et de la prostitution, ainsi que des fusillades dont nous avons encore été
témoins, ce week-end, dans les rues de Laeken.
Combien y a-t-il de caméras à la Ville de Bruxelles ? Quel est le pourcentage de
la zone couverte ? Envisagez-vous d'installer de nouvelles caméras pour lutter
contre la criminalité ?
M. le bourgmestre.- Monsieur le conseiller, nous avons investi dans notre
réseau de caméras depuis 2010. En effet, nous avons, à cette époque, fait
l'acquisition de nouvelles caméras de surveillance pour atteindre différents
objectifs stratégiques en matière de qualité de vie et de sécurité : lutte contre les
vols avec violence, phénomène des bandes urbaines, incivilités, vols avec
effraction, notamment. L'avantage de ces caméras est qu’elles peuvent être
installées dans les lieux où ces phénomènes apparaissent. Leur installation se
fait sur la base d'une analyse de cinq critères, à savoir la criminalité, l'ordre
public, la présence d'institutions, la mobilité et l'aspect touristique.
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Sous cette législature, sur le territoire de la zone de police, 106 nouvelles
caméras ont été prévues, dont 88 sur le territoire de la Ville et le reste sur
Ixelles. Durant cette année, les 29 dernières caméras de surveillance seront
installées. Au total, ce ne seront pas moins de 363 caméras présentes pour
couvrir le territoire de la Ville de Bruxelles. En plus des caméras fixes, nous
avons investi dans des caméras déplaçables afin de répondre rapidement et
efficacement à tout phénomène émergent.
M. Waucquez.- Je vous remercie, Monsieur le Bourgmestre, pour votre
réponse. Face à la hausse de la criminalité, je m'étonne de vos chiffres
relativement faibles. Je m'attends à des actes forts. J’attends que la zone
couverte augmente nettement par rapport à ce que vous proposez et à ce que
vous avez mis en place.
Question de Mme LOULAJI concernant l'état des pavés sur la plupart des
rues de Bruxelles
Mme Loulaji.- Je porte à votre connaissance que l'état des trottoirs dans le
Pentagone est de plus en plus catastrophique. Beaucoup de riverains
m’interpellent à ce sujet. Je ne parle même pas des gens invalides qui préfèrent
rester chez eux plutôt que de sortir. Le problème existe sur le piétonnier, dans
les rues perpendiculaires, ainsi que du côté du Sablon et de ses rues adjacentes.
Du côté de Laeken, c'est encore pire (rue Marie-Christine, place Bockstael et les
petites ruelles adjacentes).
Monsieur l’Échevin, je ne dis pas que vous n'avez rien fait. Il y a des quartiers
où vous avez fait votre travail. Malheureusement, dans beaucoup d’autres,
l'effort est minimal. On dirait qu'il y a des quartiers que le Collège a exclus du
système.
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Que comptez-vous faire pour ces riverains qui se demandent s'ils auront un jour
des trottoirs convenables ?
M. Dhondt, échevin.- Merci, Madame la conseillère, pour votre question.
Comme vous le savez, notre réseau de voiries est vaste (près de 1.200 voiries
pour une surface de 3,6 km²). Le budget est limité et la coordination des
différents chantiers est un facteur limitant majeur. Force est de constater que de
nombreux chantiers sont en cours sur le territoire de la Ville de Bruxelles. Ils
visent tous à revaloriser les espaces publics et à améliorer l'accessibilité pour les
piétons.
Cependant, il y a une certaine capacité qu'un quartier peut tolérer en matière de
nombre de chantiers simultanés. Il n'est, dès lors, pas possible d'intervenir
partout en même temps. Je pense que vous pouvez comprendre cela. Nos
services, les services des espaces publics et les services des espaces verts ont
une vue précise de l'état des voiries. Les investissements sont définis de sorte à
traiter les voiries par ordre de priorité en fonction de leur état de dégradation.
Depuis 2019 et jusqu’en 2023 inclus, la Ville est intervenue dans 39 rues du
Pentagone pour réaliser des projets de repavage (trottoirs et/ou chaussées), de
réasphaltage et de réaménagement de façade à façade. Ainsi, 41 % des surfaces
réaménagées depuis 2019 se trouvent dans le Pentagone. En plus de ces projets,
une série d’autres sont en cours dans le Pentagone en 2024 (boulevard
d'Adolphe Max et rues alentour, voiries autour de Brucity, place de la Vieille
Halle aux Blés).
Outre les projets de réaménagement, les dispatchings de la Ville sillonnent les
rues de manière journalière pour effectuer des réparations locales. Si vous avez
des plaintes concernant une rue spécifique, vous pouvez toujours me les
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transmettre et je me concerterai avec les services pour voir quelle intervention
est possible. Nous mettons tout en œuvre pour offrir un niveau d'entretien des
voiries qui soit optimal en fonction des ressources et des restrictions sur le
terrain. Parmi les rues où nous sommes intervenus au cours des dernières
années, citons Saint-Michel, Cardinal, Pletinckx, Fontainas, Riches-Claires,
Trône, Brigittines, Lac, Bordiau, Titien et Vierge Noire. Il y a énormément
d'investissements décidés par ce Collège. L'accessibilité pour les piétons est
vraiment une de nos priorités.
Mme Loulaji.- Je n'ai pas dit que vous n'aviez rien fait. J'ai bien dit que vous
aviez fait des choses. Vous dites qu'il y a 1.200 voiries. Combien appartiennent
à la commune et combien à la Région ? Je peux vous contacter concernant les
rues qui sont vraiment dans un piteux état. Ainsi, vous irez voir vous-même. Du
côté du Sablon, il y a beaucoup de touristes, d’antiquaires et autres. Beaucoup
de gens que je rencontre sont dégoûtés par l’état des voiries. C'est pour cela que
j'en parle. Ce n'est pas par plaisir que je vous pose cette question. Je ne parle
même pas du piétonnier, qui est plein de trous. C'est juste à côté.
Vraag van dhr. VANDEN BORRE betreffende de wijkwerking van de
Politiezone Brussel HOOFDSTAD Elsene
De heer Vanden Borre.- Wijkwerking is een van de zeven
basisfunctionaliteiten van de lokale politie en is natuurlijk de dienst die het
dichtst bij de bevolking staat. Het is de hoeksteen van een naar de gemeenschap
gerichte politie. Wijkwerking wordt natuurlijk ook een cruciale bron van
informatiegaring over bijvoorbeeld radicalisering en gelinkte criminaliteit. Het
belang van wijkwerking wordt ook benadrukt in het huidige globaal veiligheids-
en preventieplan 2021-2024. De uitbouw van aanspreekbare nabijheidspolitie en
meer politiemensen die zich te voet, op de fiets of eventueel zelfs te paard
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verplaatsen is natuurlijk belangrijk. En de federale norm vandaag is vastgelegd
op 1 inspecteur op 4000 inwoners. En waar de Brusselse politiezones in 2018
een gemiddelde haalden van 1 inspecteur per 2000 inwoners, is dat helaas
veranderd. Het aantal wijkinspecteurs in de politiezone PolBru is dramatisch
gedaald. Van 383 in 2017 naar 67 in 2021. Dat is een daling met maar liefst
80%, zelfs meer dan 80%. Voor 10.000 inwoners waren er in Brussel in 2017 14
wijkinspecteurs. En in 2021 waren dat slechts 2 wijkinspecteurs voor 10.000
inwoners. Het is dus duidelijk: in 2021 haalde de politiezone PolBru de federale
norm niet. Mijn vragen zijn de volgende: hoe komt het dat de politiezone
PolBru in 2021 de federale norm van 1 inspecteur per 4000 inwoners dus niet
haalde? Wat zijn de redenen? Hoe verklaart u die extreme daling in het aantal
wijkinspecteurs sinds 2017? Hoeveel inwoners per wijkagent zijn er vandaag in
onze politiezone? En kan u zeggen per wijk hoeveel wijkagenten er voorzien
zijn in het organigram en hoeveel er effectief actief zijn in VTE's. Kan u dat
overzicht per wijk bezorgen voor de afgelopen vier jaar ? Alvast bedankt voor
uw antwoorden.
De Burgemeester.- Meneer Vanden Borre, de politiezone Brussel-Hoofdstad-
Elsene telt op dit moment 1 wijkinspecteur per 1514 inwoners. Het is meer dan
het dubbele van de federale norm. De reden waarom dit aantal veel hoger ligt
dan de norm is dat er rekening werd gehouden met de specifieke eisen die aan
de wijkpolitie worden gesteld in functie van de bevolkingssamenstelling in
Brussel. Er is ook helemaal geen daling, zoals u beweert in uw vraag. Het totale
aantal wijkinspecteurs is opgesplitst per directie, proximiteit en interventie (de
DPI) en niet per wijkcommissariaat. DPI Centrum, DPI Laken, DPI Ixelles en
DPI Neder-Over-Heembeek-Haren. In onderstaande tabel vindt u de evolutie
voor de gevraagde jaren en per DPI. Dit toont aan dat onze politiezone continu
investeert in nabijheid. In 2020 was het totaal voor de vier DPI's 165 en in 2023
was het totaal 181. Dat is een vergroting. Ik dank u.
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De heer Vanden Borre.- Dat is toch wel opmerkelijk, want ik heb die cijfers
van de federale minister van Binnenlandse Zaken. Dat zijn cijfers die zijn
gepubliceerd in de Kamer op het antwoord van schriftelijke vragen van een
aantal kamerleden. Dus dat zijn geen cijfers die ik uit mijn duim zuig. En dan
vind ik het toch wel opmerkelijk dat er zo'n gigantisch verschil zit in de cijfers
die enerzijds komen van de minister van Binnenlandse Zaken en anderzijds de
cijfers die u net komt te geven. Het is geen klein verschil, het is gewoon een
veelvoud. Dus ik heb momenteel geen verklaring. Ik weet niet waarom de
cijfers niet zouden kloppen en welke cijfers er niet kloppen en op basis waarvan
dit fout gebeurt. Maar ik heb wel bezorgdheden van veel Brusselaars, inwoners
die klagen dat de wijkwerking van de politie onder druk komt te staan. Veel
Brusselaars kennen hun wijkagent niet meer. En ik denk dat dat toch wel
belangrijk is. Gezien de veiligheidsuitdagingen die er vandaag bestaan in
Brussel, de drugsproblematiek en andere samenlevingsproblemen, is het
essentieel dat de politie dicht bij de Brusselaar, dicht bij de burger blijft
functioneren. En de signalen die ik ontvang gaan meer de richting uit van de
wijkagent niet meer te kennen, weinig contact te hebben met de lokale politie.
Tenzij men zelf naar de politie stapt of de politie contacteert, komt de politie
eigenlijk niet zo veel in het straatbeeld zonder dat er zich problemen voordoen.
Maar goed, ik ga me daar misschien nog even over beraden. Ik neem de cijfers
er nog eens bij. Ik zal ze nog eens bekijken en analyseren. Ik heb de vraag ook
gesteld aan uw collega Rudi Vervoort op het niveau van het Gewest, maar die
wilde mij geen antwoord geven. In het verleden heeft hij dat wel gedaan. Vijf
jaar geleden heeft hij wel cijfers gegeven en nu wil hij die cijfers niet meer
geven. Dus ik vind het toch wel raar dat er zoveel verschillende cijfers zijn. Wie
heeft het dan uiteindelijk bij het juiste eind? Dat zou toch wel verduidelijkt
moeten worden.
(Mme Termmerman, présidente, reprend la présidence de la séance)
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Question de M. BAUWENS concernant la lettre et les inquiétudes des
habitants des 5 blocs au Rempart des Moines
M. Bauwens.- Nous avons reçu, tout comme vous, une lettre provenant des
habitants des 5 blocs du Rempart des Moines, lettre dans laquelle ils s'appellent
« les survivants ». Cela donne le ton de la lettre, qui est plutôt bien écrite, de
citoyens qui habitent toujours là et pour lesquels on n'a pas trouvé de solution de
relogement.
Ils vous font part de leurs inquiétudes quant à l'état des logements - c'est aussi
pour cela qu'il y a les travaux - dans lesquels ils doivent vivre, avec des
champignons, de l'humidité, des problèmes de santé pour leurs familles et pour
leurs enfants. Après une description assez pénible, ils demandent s'il y a des
solutions en vue au niveau du relogement, mais aussi au niveau de l’entretien et
des aides pour alléger leurs conditions de vie difficiles.
Ils mettent aussi le doigt sur un problème spécifique que l'on connaît bien à
Bruxelles. Au Rempart des Moines, vu qu'il y a tellement de logements vides,
des squats s'installent. Ce qui inquiète, c'est le fait qu’à certains endroits, il y a
aussi du trafic de drogue, de la délinquance et de la violence. En outre, la petite
antenne de police qui était présente à cet endroit n’y est plus ou compte moins
de personnel. Les habitants, ceux qui s'appellent « les survivants », demandent à
la Ville quelles mesures elle va prendre face à cette insécurité qui monte pour
protéger les habitants qui restent coincés là.
Vous avez reçu la lettre comme nous. Vous savez que le PTB, depuis longtemps,
est assez actif. Dans les 5 blocs du Rempart des Moines, on a pas mal de
contacts. On vous a interpellée plusieurs fois. On a promis aux habitants de
vous interpeller au sujet de leurs inquiétudes. Je vous remercie pour vos
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réponses qui, je l'espère, apporteront des solutions pour ces gens qui souffrent
de leur situation.
Mme Mutyebele, échevine.- En préambule, je tenais à vous rappeler que le
projet Rempart des Moines a enfin pu voir le jour grâce à une collaboration
entre le Logement bruxellois et la Ville de Bruxelles, et au concours de sa
Régie. La Ville apporte plus de 33 millions € pour ce faire.
Ensuite, Monsieur le Conseiller, vous n'êtes pas sans savoir à quel point la
pression sur le logement social est élevée à Bruxelles. Vous en connaissez, tout
comme moi, les freins. Toujours est-il que malgré cette situation, le Logement
bruxellois a pu reloger plus de 190 locataires du site Rempart des Moines dans
du logement social neuf. Une tour supplémentaire initialement prévue a
d'ailleurs pu être totalement vidée, et c'est considérable.
Pour ce qui est de l'avancée du projet, vous n'êtes pas non plus sans savoir à
quel point les projets de développement de logements sociaux peuvent connaître
des blocages, souvent par la volonté d'un petit nombre ou de certaines forces
politiques qui ne considèrent pas la lutte contre la crise du logement abordable à
Bruxelles comme une priorité. Néanmoins, le Logement bruxellois, qui a la
maîtrise d'ouvrage du projet, a obtenu le permis d’urbanisme au début du mois
de février 2024 et ce permis est affiché sur l'espace public depuis le 20 mars.
Vous vous en doutez, la rapidité avec laquelle il pourra être exécuté dépendra
des éventuels recours.
Enfin, comme le phasage du projet le prévoit depuis le début, deux tours du site
sont encore habitées, puisque ses locataires seront relogés dans les nouvelles
constructions du site. Nous sommes bien évidemment conscients que ces
logements sont en fin de vie. C'est la raison pour laquelle ce projet a été lancé et
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que la Ville a investi sur ses propres deniers pour réaliser ce projet.
Si les conditions de vie ne sont pas faciles, aucune déclaration d'insalubrité n'a
jusqu'à présent été relevée. Par ailleurs, le Logement bruxellois est bien
évidemment attentif à ce qu'un suivi technique soit apporté à tout problème
dénoncé par les locataires. Dans les cas les plus extrêmes, il prévoit
systématiquement des solutions de relogement. Je tiens par ailleurs à souligner
le fait que d'importants investissements ont été réalisés pour assurer la sécurité
et le confort des résidents, incluant la mise à jour des installations électriques
selon les normes en vigueur, le remplacement des portes d'appartement par des
modèles coupe-feu et des investissements visant à maintenir la fourniture de
chaleur au niveau de la chaufferie centrale. Des mesures préventives ont
également été prises pour assurer la sécurité en réalisant la fixation mécanique
de chaque élément en béton constituant le parement de façade de l'ensemble des
bâtiments de logement du site.
M. Bauwens.- Merci pour votre réponse, qui n'en est pas une. Je ne manquerai
pas de dire aux habitants que selon vous, les maisons ne sont pas insalubres.
Évidemment, il y a des choses positives qui ont été faites, mais ici, des habitants
vous interpellent en disant : « Nos maisons deviennent invivables. Est-ce que
vous avez des solutions de relogement ? » Vous dites que les logements ne sont
pas insalubres. Je vais leur communiquer votre réponse.
Vous dites que si le relogement n'a pas eu lieu, c'est parce que la ministre
compétente n'agit pas assez vite, mais heureusement pour les habitants, ladite
ministre est de votre parti et vous allez pouvoir l'interpeller pour avancer plus
rapidement.
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Question de M. WAUTERS concernant le fonctionnement et l'efficacité de
l'application Fix My Street
M. Wauters.- L'application Fix My Street lancée par la Région bruxelloise a
pour but de permettre aux citoyens de signaler les éventuels problèmes
d'entretien d’éléments de la Ville.
Des habitants m'ont signalé que place de la Chapelle, les lumières au sol qui
éclairent la fameuse fontaine Sainte-Anne sont éteintes depuis des années.
Certaines sont en mauvais état au niveau de leur structure. Ces citoyens ont
encodé cela sur Fix My Street en 2018. Ils ont reçu un numéro d'incident. Cet
incident a été clôturé dans le système, mais rien n'a été arrangé. La démarche a
été refaite en 2019, puis en 2023. Je peux vous le dire parce que je suis passé
devant à la fin de la semaine passée : ce n'est toujours pas réparé et la dernière
lampe a lâché.
On me répondra que dans ce cas-ci, c'est Sibelga qui est en charge de cette
réparation. Il s'agit néanmoins d'un lieu architectural communal, donc de notre
Ville de Bruxelles qui devrait, me semble-t-il, envoyer des rappels à Sibelga ou
ne fût-ce qu'une demande d'état des lieux des travaux lorsqu'ils sont signalés par
les citoyennes et les citoyens via l'application Fix My Street. L'image de la Ville
de Bruxelles, ce sont aussi des éléments patrimoniaux. On peut s’interroger sur
le fonctionnement, l’évaluation et, surtout, l'efficacité de ce système.
Avez-vous été informé du problème tout à fait factuel - il y en a bien d'autres sur
le territoire de la Ville de Bruxelles - de cette fontaine qui se trouve sur la place
de la Chapelle ? Quels échanges éventuels avez-vous eus ou comptez-vous
avoir avec Sibelga ? Quel est le suivi de ces interventions signalées dans le
cadre de l'application Fix My Street ?
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Toujours dans le cas qui nous occupe, la Ville est-elle systématiquement
informée de tels signalements (un luminaire à réparer, à arranger ou autres) ? Ou
la Ville est-elle informée seulement quand le travail a été effectué ? Je pense que
ce sont les services de la Ville qui font les réparations pour une grande part, en
tout cas.
Peut-on imaginer un suivi systématique et méthodique par la Ville de l'entretien
des luminaires ? Il y en a sur tout le territoire de la Ville qui ont un intérêt
particulier, par exemple dans certains espaces verts, devant les musées, les
fontaines, les bustes, dans des impasses et certains lieux qui ont un intérêt
particulier, y compris en matière de sécurité. Un tel suivi permettrait une
coordination, notamment avec Sibelga qui, me semble-t-il, est fort impliquée
dans ce dossier.
M. Dhondt, échevin.- Les signalements de Fix My Street relatifs à l'éclairage
public arrivent directement chez Sibelga, qui les traite en sa qualité de
gestionnaire du réseau d'éclairage. La gestion de l'éclairage public est de sa
compétence. Il faut savoir que le nombre de signalements relatifs à l'éclairage
public sur le territoire de la Ville de Bruxelles est très élevé (en moyenne 2.300
par an). C’est tout à fait normal, car une rue qui n'est pas bien éclairée est un
problème pour l'accessibilité et le sentiment de sécurité de nos riverains et
visiteurs.
En sa qualité de gestionnaire des voiries, le département des espaces publics et
verts exerce le droit de regard de la Ville sur les activités de Sibelga. À ce titre,
il dispose d'un accès au fichier de suivi des pannes. Sibelga est responsable du
suivi de toutes les plaintes. La Ville n'est pas informée activement du fait qu’une
plainte adressée à Sibelga a été traitée, ni des raisons pour lesquelles Sibelga a
clos un dossier dans Fix My Street. Je rappelle qu’il s'agit de 2.300 plaintes par
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an.
Le département des espaces publics et verts suit les pannes et les problèmes
relevés sur le terrain par son personnel ou signalés par une source externe, et qui
sont de nature à impacter négativement l'image de la Ville ou la sécurité et la
commodité du passage sur l'espace public.
Voici quelques exemples concrets pour illustrer la collaboration entre la Ville et
Sibelga dans le cadre de l’aménagement d'un espace monumental. Un plan
lumières est établi en collaboration avec Sibelga. C'est ce qu’il s'est passé pour
la place Royale et l'église Notre-Dame de Laeken, notamment. Dans le cadre
d'un plan d'investissement de Sibelga, la Ville est à chaque fois consultée. Dans
un cas spécifique ou problématique comme celui de la rue Marie-Christine,
Sibelga a élaboré un nouveau plan d'éclairage à la demande de la Ville.
S’agissant de la plainte spécifique dont vous parlez, nous n'avons pas été
directement informés. Après vérification, il apparaît que les encastrés au sol qui
éclairaient la fontaine sont hors service depuis quelque temps et, comme vous
l'avez bien expliqué, le circuit a été déconnecté. Selon Sibelga, des personnes
avaient l'habitude d'uriner à cet endroit. Ils doivent être remplacés. Pour ce faire,
une concertation sera organisée avec Sibelga afin de clarifier la situation et
dégager une solution qui tienne compte des problèmes éventuels de gestion.
M. Wauters.- Entre 2018 et 2024, cela fait un peu de temps. Je suggère qu'on
soit plus attentif à tout cela. Sibelga fait un peu la loi. À partir du moment où
c'est Sibelga qui est responsable du traitement des 2.300 plaintes et que vous
avez un droit de regard sur les problèmes de sécurité, cela ne devrait pas durer
cinq ans. Attendre autant d'années pour envisager de se concerter et voir ce
qu'on va faire, cela me semble inapproprié.
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Question de Mme LOULAJI relative aux vols et casses des vitrines et
appartements au centre-ville
Mme Loulaji.- Monsieur le Bourgmestre, je ne sais si vous avez remarqué le
nombre de vitrines cassées au centre-ville malgré la présence de vigiles. Les
commerçants en ont assez. On m'a aussi dit qu'il y avait beaucoup
d'appartements « visités » en pleine journée. Que comptez-vous faire, Monsieur
le Bourgmestre, face à ce fléau qui touche notre ville ?
Pouvez-vous nous dire combien d'arrestations ont été réalisées en 2023 ?
Où en êtes-vous dans le placement des caméras ?
Pouvez-vous nous dire combien de caméras existent en ville et comment vous
avez choisi leur emplacement ? Je sais que vous avez répondu à cette question
auparavant.
M. le bourgmestre.- Pour sécuriser tant les commerçants riverains que les
usagers et touristes de l'hypercentre-ville, mes services ont multiplié leur
présence préventive et visible sous diverses formes, tant de jour que de nuit, en
tenue (BTI, INT...), en effectuant des patrouilles de sécurisation à pied, en
véhicule, en biker et même en speed pedelec.
En plus de ces dispositifs policiers visibles, mes services de la recherche locale
effectuent des patrouilles et observations en civil (police judiciaire, trekkers,
chargés des vols à main armée, recherche locale) afin de procéder à des
arrestations en flagrant délit.
Le plan caméras compte plus de 30 caméras desservant l'hypercentre-ville au
stade actuel ; 12 nouvelles caméras seront installées en plus dans ce secteur de
la ville en 2024. Ces dispositifs constituent un atout pour les enquêteurs. Cette
proactivité policière continue en 2023 et permet d'engranger les résultats
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suivants pour le centre-ville en matière de vols (à la tire, étalage, en véhicule,
effraction, violence, extorsion, home invasion, à main armée et simples) : 1.273
arrestations judiciaires, 543 arrestations administratives, 295 mises à disposition
du parquet, 50 mandats d'arrêt et 336.646 € saisis en 2023 ; 188 arrestations
judiciaires, 82 arrestations administratives, 46 mises à disposition, 5 mandats
d'arrêt et 10.722 € saisis en 2024.
Mme Loulaji.- Avez-vous des chiffres sur les appartements visités et les
vitrines cassées ?
M. le bourgmestre.- Je vous ai répondu globalement. Je vous ai surtout cité les
chiffres relatifs aux vols à la tire, à l’étalage, en véhicule, avec effraction, avec
violence et avec extorsion, les cambriolages et vols simples.
Mme Loulaji.- Mais le problème perdure. Comment fait-on pour arrêter tout
cela ?
Questions d'actualité de MM. VANDEN BORRE, MAIMOUNI,
BAUWENS, WEYTSMAN et Mme DEBAETS concernant la fusillade qui
a eu lieu dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mars à Laeken
Actualiteitsvragen van dhrn. VANDEN BORRE, MAIMOUNI,
BAUWENS, WEYTSMAN en mevr. DEBAETS betreffende de schietpartij
die plaatsvond in de nacht van zaterdag 23 op zondag 24 maart in Laken
Mme la présidente.- M. Vanden Borre n’est plus présent. Le premier à prendre
la parole sera M. Maimouni.
M. Maimouni.- Je venais aux nouvelles suite à une fusillade de plus qui s'est
malheureusement déroulée sur notre territoire. Que ce soit sur notre territoire ou
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sur celui de la Région, pour moi, c'est la même chose.
Je sais que les policiers travaillent actuellement sans relâche. Je tenais d'ailleurs
à saluer, en toute franchise et en toute honnêteté, la nette amélioration que je
vois sur le terrain ces dernières semaines, et j’invite à continuer dans cette
direction. Toutefois, de nombreux policiers me disent qu'il y a un gros manque
d'effectifs dû à des mesures qui ont été prises par le fédéral et qui sont les
conséquences de la précédente législature.
Comment optimiser nos forces de police ? Existe-t-il des mesures
contraignantes que nous pouvons imposer à la ministre de l'Intérieur de telle
manière à lui « tordre le bras » pour avoir un peu plus d'effectifs ?
M. Bauwens.- Je pense qu'on en est à la vingtième fusillade depuis le début de
l'année scolaire à Bruxelles, environ. Les gens de ces quartiers témoignent d'une
grande peur. Beaucoup d'habitants disent qu’il n’ont pas besoin de mesures
« sparadrap » comme celles prises pour la gare du Midi, qui ne font que
déplacer le problème d'un quartier à un autre.
Quelles vraies mesures les communes et la Ville de Bruxelles prennent-elles
pour protéger les citoyens et éviter de nouvelles fusillades dans notre capitale ?
Je veux également adresser mes félicitations et mon respect à toutes les forces
de l'ordre, mais aussi à tous ceux qui ont apporté leur aide lors de plusieurs
fusillades (policiers, ambulanciers, pompiers et autres). Les services de police et
les syndicats interpellent le PTB en lui disant qu'un des problèmes, c'est qu'on
assiste depuis quelques années à une politique qui a vidé les commissariats de
quartier et les antennes locales. Qui connaît encore son agent de quartier ? Pas
moi, en tout cas, et j’habite mon quartier depuis 25 ans. On sait que dans les
commissariats de proximité, il y a moins de personnels. Des citoyens
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témoignent du fait que, quand on téléphone pour une intervention, il faut parfois
attendre trois heures avant que la police n’arrive.
M. le bourgmestre.- Donc, vous pensez vraiment qu’il suffit d’un agent de
quartier pour lutter contre la grande criminalité, Monsieur Bauwens ? Vous êtes
sérieux ?
M. Bauwens.- Le syndicat de police m'interpelle - je vous ai interpellé déjà
plusieurs fois là-dessus - sur le fait que la politique menée vide les
commissariats locaux et qu'une des solutions, ce sont effectivement des
policiers qui connaissent les quartiers, qui savent pointer les problèmes et faire
en sorte que d'autres interviennent. Évidemment, le PTB vous soutient dans
chaque demande adressée au pouvoir fédéral pour avoir une police judiciaire
qui s'attaque aux vraies causes. On n'est pas naïfs, au PTB, Monsieur le
Bourgmestre, pas plus que vous. On sait que pour traquer les trafiquants et les
milliards de dollars qui sont derrière, il faudrait aussi une politique fédérale, et
vous avez raison de dire que c’est notamment le MR qui a déconstruit cette
police judiciaire.
Dans le port d'Anvers, 1 % des conteneurs sont contrôlés, et cela, par manque
de personnel, notamment à la police judiciaire. Donc, ceux qui demandent ici
plus de policiers, ce sont aussi ceux qui ont déconstruit cette police. Sur ce
point, je vous soutiens, Monsieur le Bourgmestre.
Je voudrais rappeler qu’ici même, en 2019 déjà, des habitants de Bockstael vous
ont interpellé. On les a soutenus en demandant que l’on intervienne. Ils
demandaient aussi plus de solutions contre la pauvreté, etc. Je vous demande
très concrètement ce qui a été fait pour le quartier Bockstael à la suite de ces
interventions. Ils étaient venus ici dans le cadre d’une interpellation citoyenne
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pour vous demander d'intervenir.
M. Weytsman.- Monsieur le Bourgmestre, encore une fois, deux fusillades ont
éclaté à Bruxelles la nuit dernière, laissant un mort et un blessé grave à Laeken.
Les Bruxellois sont terrifiés. Il n'y a plus de limite à ce que je qualifiais déjà, il
y a trois ans, d’ultraviolence. J'ai utilisé ce mot pour la première fois en
décembre 2021.
En juillet 2022, j'ai demandé à Rudi Vervoort de définir une stratégie avec un
budget, autour d'une task force avec les communes et l'État fédéral, pour lutter
contre l'ultraviolence liée au narcoterrorisme, un mot que j'avais entendu
quelques semaines plus tôt dans la bouche du ministre de l'Intérieur. Deux ans
se sont écoulés et presque rien n’a été fait, sauf la définition floue d'actions
autour de hotspots. Je vous ai interpellé aussi à plusieurs reprises. La situation
n'est plus du tout sous contrôle. Il est temps d'agir fermement et de façon
engagée au niveau de la commune, au niveau de la Région et au niveau fédéral,
cela a été rappelé. Le ministre-président ne cesse de renvoyer la balle vers le
fédéral et les communes. D'autres incriminent le gouvernement fédéral
précédent (il y a plus de dix ans), essayant de démontrer qu’il y a eu
désinvestissement, à l'époque, de la part du gouvernement MR – N-VA. Je me
résume en disant qu'on doit éviter de se renvoyer tout le temps la balle ou de la
renvoyer à d'autres niveaux de pouvoir ou à des gouvernements d'il y a plus de
dix ans. J'en viens aux trois questions que je vous ai communiquées, Monsieur
le Bourgmestre.
Est-ce que vous pouvez nous donner quelques informations sur la situation dont
on parle ?
Ce n'est pas une critique, mais on a dû définir un périmètre de sécurité. Les
habitants étaient enfermés dans ce périmètre, coincés. C'était probablement un
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bon choix, mais ils ont eu peur. J'essaie de comprendre le type d'informations
qui ont été partagées à ce moment-là avec ces habitants et avec les Laekenoises
et Laekenois.
De façon générale, quelle mesure supplémentaire peut-on prendre à la Ville de
Bruxelles pour lutter contre ces formes de criminalité et cette ultraviolence dans
le cadre de nos compétences ?
Je reviens sur plusieurs éléments, dont le renforcement de la police sur le
territoire. J'entends des demandes concernant la norme KUL, et je peux y
souscrire, mais sauf erreur de ma part, on n'a toujours pas le cadre en Région
bruxelloise. Je crois qu'il vous manque entre 200 et 400 policiers. Qu'est-ce qui
est mis en place au sein de la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles pour
atteindre ce cadre ? Pourquoi n'est-ce pas le cas sur le territoire de la Ville de
Bruxelles ? Pourquoi le cadre n'est-il pas rempli, alors qu’il l’est dans d'autres
communes ? Que pouvons-nous faire pour augmenter la présence policière,
d'autant plus que, lorsque les policiers sont présents, il y a un recul de cette
forme de criminalité ?
Je trouve que depuis quelques jours, la situation dans le quartier Yser est un peu
plus simple qu'il y a quelques semaines. Je sais que vous y avez déployé tout un
service de sécurité qui comprend une présence policière et ce que j’appelle des
commissariats mobiles (voitures placées là régulièrement, petits
commissariats...), comme je l'ai appelé de mes vœux à plusieurs reprises. J'étais
ce matin place Bockstael, samedi à Anneessens et jeudi à Yser avec le comité
d'habitants. Tous demandent une présence policière visible.
Le dernier point est plus politique. Il fait partie des propositions du MR au vu de
l'extrême urgence de réagir à cette ultraviolence. Je pense que dans certains
quartiers, le renfort de l'armée peut être nécessaire. Ce n'est pas de vos
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compétences, mais vous êtes le bourgmestre de la Ville de Bruxelles. Si vous le
demandiez pour certains quartiers et pour des missions qui viseraient à soulager
la police, je pense que cela ferait évoluer la situation dans le bon sens. Le MR
demande que dans certains quartiers et pour certaines missions, les militaires
puissent être appelés pour faire face à l’ultraviolence liée au narcoterrorisme.
Mevrouw Debaets.- Het is toch wel zo dat het drugsgeweld in onze straten
alarmerende proporties aanneemt. En ik zal de eerste zijn om toe te geven dat de
Stad dat niet alleen kan oplossen. De enige manier om daaruit te geraken is
natuurlijk een samenwerking met Gewest, met Federaal, en ik denk zelfs op
Europees niveau. Want eigenlijk is het internationaal banditisme waar we
moeten tegen strijden. Maar dat betekent niet dat de Stad niets kan doen! En dat
betekent nog minder dat het Gewest niks kan doen. Inderdaad, ondertussen
zitten we aan 19 schietincidenten op een paar weken tijd. Ondertussen las ik ook
in de media dat er een dader is opgepakt van het schietincident in Laken.
Maar toch een vraag die ik nog wil toevoegen aan de vragen van collega
Weytsman is. Een goede week geleden kondigde het Brussels Gewest en Safe
Brussels eindelijk een plan aan. Er waren slechts zeven schietincidenten nodig
om de minister-president tot actie aan te zetten. Je zou denken elke
burgemeester na één schietincident met zwaargewonden of dodelijke afloop
meteen gealarmeerd is en alle betrokken partners rond de tafel brengt. Wel, dan
hebt u het mis. In het Brussels Gewest zijn er zeven schietincidenten voor nodig
om de minister-president tot actie aan te zetten. Daar kan u misschien niets aan
doen, maar het is een partijgenoot, dus ik hoop dat u hem af en toe eens wakker
schudt. Maar wat mij interesseert, en dat is ook mijn concrete vraag naar u, is
welke maatregelen u eigenlijk heeft genomen, samen met de politiezone, om
vanuit de stad een stuk tegemoet te komen aan dat regionaal plan? Dat lijkt mij
wel eens interessant om te weten. En daarbij aanvullend, om de mensen toch
een stuk gerust te stellen. Ik denk dat IJzer een goed voorbeeld is : wanneer de
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Stad, de Gemeenten en de politiezones verhoogde politieaanwezigheid
organiseren, hebben op zijn minst de bewoners toch het gevoel dat men niet de
andere kant opkijkt. Dat verhoogt het veiligheidsgevoel toch ook een stukje. Ik
dank u.
M. le bourgmestre.- Je rappelle le drame que constitue ce qu'il s'est passé la
nuit de samedi à dimanche. Je vais vous expliquer ce que la police fait et a fait
dans ce cadre, mais aussi de façon générale. La police est fortement mobilisée,
tant avec son dispositif visible qu'avec un dispositif moins visible. Dans les
faits, depuis 2022, nous avons un plan d'action « drogue » dans notre zone de
police. Je tiens d'ailleurs à dire, puisque le parquet a communiqué à ce propos,
que les faits de la nuit de samedi à dimanche n'ont rien à voir avec la drogue. Ils
sont liés à la grande criminalité. D’après les informations disponibles, ils sont
plutôt en lien avec des escroqueries financières. C'est important de le savoir.
Cela ne minimise pas les faits, mais on est confrontés à beaucoup de problèmes.
Le plan d’action antidrogue couvre la totalité du territoire de la zone,
notamment le territoire de la Ville de Bruxelles et celui de la commune d'Ixelles.
Il comprend plusieurs axes : passages réguliers, présence policière en uniforme,
visible, actions coups de poing judiciaires - je vous ai expliqué, en 2022,
comment on avait cassé une espèce de drive-in dans un des quartiers de
Bruxelles -, mise en place d'une interaction large impliquant tous les services et
visant à ce que les points de vente soient en permanence sous intervention
policière.
Notre police travaille, depuis 2020, avec l'Office des étrangers dans le cadre
d'un projet pilote qui s'appelle « High Trouble ». Ce projet cible spécifiquement
les trafiquants de drogue. La police identifie à l'avance les principaux auteurs de
nuisances dans un quartier, et pas seulement au moment de l'action sur le
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terrain. Elle vise des personnes qui soit ont un titre séjour, soit n'en ont pas.
Nous avons réussi à éloigner 67 personnes du territoire grâce à cette action
« High Trouble ».
En plus de cela, notre zone participe aux réunions organisées par le parquet pour
faire le point avec un magistrat référent, les autres zones de police bruxelloises
et la police judiciaire fédérale de Bruxelles. Notre zone participe également aux
réunions organisées par le Commissariat national drogue. Au niveau fédéral, il
est à noter que notre zone de police représente la Région bruxelloise pour la
mise en place du plan national drogue. À la police judiciaire fédérale de
Bruxelles, nous sommes également présents pour l'élaboration du plan régional
drogue qui en découle.
Als politie zetten we in op een versterkte wijkpolitie als aanspreekpunt in de
wijk, een lokale recherche binnen de wijken voor de strijd tegen
straatcriminaliteit, drugsdeal enzovoort. Meer blauw op straat, te voet, met de
fiets, met het voertuig, zowel preventief als repressief. De versterking van de
drugsbrigade voor de supralokale onderzoeken inzake drugshandel waarbij
nauw wordt samengewerkt met de andere Brusselse zones. Een nauwe
samenwerking met de federale gerechtelijke politie die bevoegd is voor de
internationale drugs- en wapenhandel.
En matière de prévention, nous travaillons aussi avec les gardiens de la paix.
Les constats des gardiens de la paix, de jour comme de nuit, sont
systématiquement répertoriés dans un logiciel reprenant l'ensemble des
observations. Les situations complexes ou présentant un danger sont relayées
directement aux services de police. Les gardiens de la paix ont une mission de
sensibilisation directe des citoyens dans l'espace public, mais sont également de
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précieuses sources d'informations pour les différents services de la Ville. Outre
les situations urgentes signalées immédiatement, Bravvo échange et transmet
des informations à la police par différents canaux. Bravvo communique
quotidiennement avec les régisseurs de quartier et les commissaires de quartier.
Pour ce qui concerne l'incident de Laeken, le lien éventuel avec le milieu de la
drogue n'est pas du tout confirmé. Je tiens à saluer l'efficacité de la police et de
ses enquêteurs. Je vais reprendre le communiqué du parquet. D'habitude, je ne
commente pas ce type de dossier, mais le parquet a communiqué à ce propos cet
après-midi. Le parquet de Bruxelles a confirmé qu'un suspect avait été interpellé
dans le cadre des faits qui ont été commis à Laeken. Il s'agit d'un homme âgé de
26 ans. L'intéressé a été inculpé du chef de meurtre et de port d'arme soumise à
autorisation sans autorisation préalable. Il a été placé sous mandat d'arrêt. Sur la
base des premiers éléments de l'enquête, il semblerait que les faits aient été
commis par plusieurs auteurs. L’un d’eux a déjà été placé sous mandat d'arrêt.
L'enquête suit son cours afin d'identifier les autres protagonistes de ces faits.
Dans l'intérêt de celle-ci, le parquet de Bruxelles ne fera pas d'autres
commentaires.
Je veux quand même souligner l'extrême célérité des services de police. On
parle toujours de la police de proximité, mais en l’espèce, c'est le mix entre
chercheurs locaux, police de proximité et BTI qui s’est révélé efficace. C’est ce
qu'a mis en place le commissaire en chef, et c’était assez osé. On avait
extrêmement délocalisé, mais, parfois, on manquait de capacités. Ce que vous
avez tous indiqué pour Yser a été produit par la zone elle-même.
Vous avez raison, Monsieur Bauwens, il y a un effet « waterbed » qui consiste à
déplacer un problème. En même temps, il faut que le pouvoir public reprenne
possession de l’espace public. C'est ce que nous faisons pour l'instant avec
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Saint-Gilles. Nous travaillons sur des actions communes qui dépassent,
évidemment, le cadre de nos frontières communales. Est-ce qu'on va tout
résoudre ? Non ! Vous savez que je suis un grand défenseur du volet santé
publique dans le cadre des consommations de drogues. Tous les policiers qui
sont confrontés à cela vous diront que leur lutte contre le trafic de drogue est
importante, mais il y a aussi un travail à mener par rapport aux toxicomanes. Je
ne vais pas entrer dans le débat des mesures holistiques qu'il faut prendre en
matière de lutte contre le trafic de drogue, mais c'est une réalité.
Ce qu'il s'est passé samedi a été très vite pris en charge. Les chercheurs locaux
ont très rapidement réagi. Un auteur est déjà identifié, et je pense que d'autres
vont l’être très rapidement. C'est évidemment un drame. Cela dit, soyons
prudents. A priori, il ne s’agit pas d’une personne domiciliée dans ce quartier.
Donc, la police de proximité était peut-être moins bien renseignée que les
chercheurs locaux ou la police judiciaire fédérale. Je pense que c'est vraiment
l'union entre les uns et les autres qui est efficace, et pas la police de proximité
versus les enquêteurs, versus les DPI, versus la brigade anti-agression.
Aujourd'hui, on a une vraie coordination, notamment organisée par le directeur
général opérationnel, dans la lutte contre ces fusillades et le trafic de drogue.
L’objectif est de regrouper les services et les informations. Je pense que c'est de
cette manière que ce sera efficace.
On tient, jeudi encore, un Cores au niveau régional. On avance bien dans
l'échange de nos informations. Il ne faut pas croire que nos policiers et les
bourgmestres ne travaillent pas bien ensemble. Le tout est de savoir, dans la
stratégie concertée, que tous les problèmes ne sont pas les mêmes. Pour être très
clair, les fameux territoires qu'on appelle hotspots peuvent se déplacer. Il faut
donc un dispositif qui soit souple. Pour l'instant, des zones de police
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(Montgomery, Marlow) sont moins touchées que d'autres (Midi, Nord, Polbru,
Ouest). Tous ces phénomènes sont analysés, mais je peux vous dire que la
collaboration existe vraiment. Des enquêtes communes sont faites.
Il est exact que la police judiciaire fédérale a été renforcée, à un moment donné,
par les équipes locales. Des moyens viennent d'être dégagés par le fédéral pour
la renforcer. Je ne vais pas cacher non plus que les nombreuses manifestations et
les nombreux sommets européens nous mangent aussi de la capacité.
Pour revenir sur les aspects budgétaires, on engage à la police de Bruxelles. On
doit, sans doute, encore monter en puissance. Je l'ai déjà dit dans beaucoup
d'interviews, je pense que faire face à la grande criminalité, j'aime à dire que
c'est de ma responsabilité même quand ce n'est pas de ma compétence. Je pense
que c'est la police judiciaire fédérale qui doit être la plus renforcée. Cela paraît
bizarre, car souvent les bourgmestres disent « d'abord l'argent au local ». C'est
vraiment la police judiciaire fédérale de Bruxelles qui doit recevoir des moyens
supplémentaires, parce que c'est à son niveau qu'on peut vraiment casser le
trafic. Nous avons renforcé la PJF à la demande du procureur fédéral.
Aujourd'hui, s'il y a une chose à améliorer, ce sont les moyens qui sont donnés à
la PJF. Je rappelle que la Région bruxelloise a pris ses responsabilités, alors que
ce n’est pas son rôle. Elle a renforcé de 10 millions € l'équipement de la police
judiciaire fédérale au niveau bruxellois. C'est aussi une chose importante.
Quelle que soit sa couleur politique, tout le monde est mobilisé dans ce
domaine. Les Bruxellois ont décidé de faire avancer les choses. C'est une
souffrance pour Bruxelles, ces fusillades. Je crois vraiment que notre police est
capable d’enrayer ce phénomène, mais pas de le faire disparaître complètement.
Il faut avoir l'honnêteté de le dire à nos citoyens. En tout cas, on est mobilisés
comme jamais face au trafic de cocaïne, particulièrement, et des autres drogues,
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un phénomène auquel on n'a jamais été confrontés à ce point depuis plus de 25
ans que je m'occupe de sécurité.
Voilà ce que je pouvais vous répondre, aujourd'hui, à la fois sur l'enquête et sur
les mesures précises. Je pense qu'on aura encore des débats là-dessus. Je peux
vous assurer qu'on a une police extrêmement efficiente, extrêmement efficace,
extrêmement présente et qui bénéficie de tous les moyens qu'on peut lui
accorder.
M. Maimouni.- J'aimerais revenir sur deux points que vous venez d'évoquer,
Monsieur le Bourgmestre. Le premier, c'est le manque d'effectifs. Vous avez
souligné qu'on avait énormément de manifestations sur le territoire de la Ville
de Bruxelles. Est-ce qu'il serait possible d'envisager qu'elles soient gérées par le
fédéral, de manière à ce que nos polices locales puissent se concentrer sur une
politique de proximité et dans la lutte contre la criminalité ? Je pense qu'une
demande de ce genre avait été faite par la bourgmestre de Forest.
Ensuite, vous indiquez qu'en travaillant main dans la main avec la zone de
police Midi, donc Saint-Gilles, Anderlecht et Forest, vous avez constaté des
effets positifs. Pourquoi ne pas envisager une police régionale ?
M. Bauwens.- Ce que je voulais souligner dans mon intervention, c'est que
certains pensent qu'il faut suivre l'exemple de la police d'Anvers et que c’est une
police de « robocops » à moto avec de gros flingues et des armes d'assaut qui
pourra résoudre le problème du trafic de drogue. Cela n'a pas marché, comme
on le voit à Anvers.
J'entends certains dire qu'il faut plus d'unité. Évidemment ! Mais je n'entends
pas les policiers du terrain se plaindre de manque de collaboration entre le
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bourgmestre et les services de police. J'entends les policiers dans les rues se
plaindre du fait qu'au niveau national, la police judiciaire n'a pas les moyens de
poursuivre et de traquer le grand banditisme. Par ailleurs, on a désinvesti dans la
police locale de proximité. Le discours de certains selon lequel il faut être plus
fort que les mafieux, comme à Anvers, je pense que c'est un mauvais exemple à
suivre.
M. Weytsman.- Je n'ai pas eu de réponse à ma question. J'entends votre
demande par rapport à la police fédérale et à la police locale. Je peux, en tout
cas, vous soutenir. Il n'empêche qu'indépendamment du narcoterrorisme, il y a
beaucoup d'autres formes de violence et d'ultraviolence. Vous venez, d'ailleurs,
de l'illustrer aujourd'hui même, en soulignant que le meurtre n'était pas
directement lié au trafic de drogue. Je crois qu'on doit avoir un maximum de
policiers mobilisés. J'essaie d'avoir une information claire. Combien de policiers
manque-t-il au cadre de la zone Bruxelles Capitale Ixelles ? On me dit que c'est
entre 200 et 400. Pourquoi est-ce le cas ? Pourquoi est-ce qu'il en manque tant
sur la zone ? Mon collègue Geoffroy Coomans de Brachène me parle clairement
de 400. Il a probablement raison. Pourquoi en manque-t-il autant sur la zone de
Bruxelles Capitale Ixelles, alors que dans d'autres zones, le cadre est complet ?
Là, il y a quand même une responsabilité de la Ville, qui doit faire en sorte que
ce cadre soit complet le plus rapidement possible en prenant toute une série de
mesures de sensibilisation, d'attractivité financière, de primes... J'essaie de
comprendre pourquoi, alors que des quartiers de la Ville de Bruxelles ont besoin
de la police, il manque autant de policiers au cadre.
Par ailleurs, vous n'avez pas non plus répondu quant à la proposition visant à
recourir à l’armée dans des cas très particuliers pour soulager votre police.
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M. le bourgmestre.- Attention, le cadre a toujours été en déficit, mais il est en
progression. Depuis 2018, il y a 100 policiers de plus dans la zone. En six ans,
on a recruté une centaine de policiers de plus, au-delà des cadres civils qu'on a
également recrutés pour soulager les policiers. On a une progression du nombre.
Pourquoi toujours fixer un cadre qui est supérieur ? En fait, le cadre a toujours
été un cadre théorique qui permet d’ouvrir des cycles de mobilité (judiciaire,
trafic,…). Il n'est jamais complètement rempli. Le fait de laisser des fonctions
non pourvues permet le turnover.
Est-ce que d'autres pourraient remplir les fonctions ? Pour l'instant, la police
fédérale n'en est pas capable. Elle vient en appui. Franchement, il faut la
remercier. Cela se passe bien avec les moyens spéciaux, les arroseuses, etc. La
réserve fédérale ne peut pas prendre en charge les sommets européens et les
manifestations. Objectivement, elle n'a pas les moyens de le faire. Il faut être
très honnête là-dessus. Certains voudraient que le fédéral reprenne la sécurité
des matches de football. Je crains que mes collègues ne reçoivent une fin de
non-recevoir. Des moyens spéciaux sont dégagés par la police fédérale, mais
qu’elle prenne en charge tous les matches de football, je n'y crois pas. La Ville
n’accueille que sept ou huit matches par an. Cela ne mobilise guère nos
capacités.
Quant aux sommets européens, le fait de les gérer nous-mêmes évite l'effet
bunker. On doit tenir compte de la vie courante. C'est pour cela que je plaide
pour que les zones gardent un fort ancrage local, même pour les événements
internationaux, parce que cela nous permet d'assurer la vie courante, ce qui ne
serait peut-être pas la même chose si la police fédérale s’en chargeait.
La police régionale serait une couche institutionnelle supplémentaire. Je vois
des commissaires en chef qui travaillent bien. Je l'ai dit la semaine passée, la
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conférence des bourgmestres fonctionne bien. On essaie d'avoir très peu de
conflits entre la Région et les communes. Je pense qu'il y a eu très peu de
conflits communautaires. Il y a parfois des divergences, mais c’est heureux en
démocratie. Je trouve que la collaboration se passe bien, objectivement. Je ne
suis pas pour une seule zone de police. Je pense que ce serait une erreur et que
cela détournerait certaines polices de proximité vers des missions plus
supralocales.
M. Maimouni.- Je ne parlais pas d’une zone de police régionale, mais d’une
cellule de police régionale.
M. le bourgmestre.- Il y a déjà tellement de couches en Belgique, Monsieur
Maimouni. Le Cores est efficace, mais je me demande si on ne devrait pas être
un peu moins nombreux et limiter cela aux personnes qui sont touchées par
l'événement.
Monsieur Bauwens, je ne vais pas juger les autres zones. Je pense que c'est une
problématique compliquée. On cherche un équilibre. Par exemple, je veux
souligner le travail des chercheurs locaux, une spécificité de Polbru. Ce sont des
gens qui connaissent extrêmement bien leur quartier, mais qui ont une
connaissance judiciaire. Ils ne travaillent pas sur les gros trafics, mais ils
connaissent les quartiers. D'ailleurs, ils sont souvent connus dans les quartiers.
Ils sont spécialisés. Ce n'est pas pour rien que cela a été si rapide d’arrêter au
moins un auteur, samedi. C'est parce qu'ils connaissent le terrain, ces chercheurs
locaux. Je suis vraiment très content de la police, mais s'il y a des gens à qui il
faut rendre hommage depuis hier, ce sont bien nos chercheurs locaux, qui ont
été extrêmement efficaces.
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Honnêtement, je ne connais pas assez bien les actions de la police d'Anvers dans
ce domaine. Ce que je sais du trafic de drogue, c'est qu'il n'y a pas de solution
miracle. Il faut mettre en place beaucoup de choses (collaboration avec le
parquet, mobilisation des forces de l'ordre…). Il faudra aussi oser se poser la
question de savoir pourquoi il y a tellement de drogue dans notre société. Tant
qu'on ne se posera pas cette question, on ne résoudra pas le problème. Vous
connaissez mon avis à ce sujet.
Monsieur Weytsman, il manque environ 200 ou 250 membres au cadre, mais je
vous ai expliqué les nuances que j’apportais à cela. Demain se tiendra un
conseil de police. On pourra répondre plus précisément sur ce point.
M. Coomans est présent. Je m'engage à répondre à cette question précise. Je le
répète, le cadre est une ouverture qui permet aussi la mobilité.
Quant au recours à l'armée, je n'y suis pas favorable pour l'instant. J'ai entendu
un de mes collègues, Marc-Jean Ghyssels, parler des postes fixes pour dégager
des policiers, mais ils ne sont plus si nombreux. C'est surtout la police fédérale
qui les assure. Ce point doit être étudié par la police fédérale. N'oubliez pas que
le problème d'un militaire est que son champ d'action est extrêmement limité. Il
assure une présence rassurante visuelle, comme cela a été le cas pendant les
attentats, mais il ne peut pas interpeller les gens ni demander leurs papiers. Il ne
peut pas mener de travail d'enquête. Il assure une présence. Nous devons, à mon
avis, montrer que l'on peut remplir cette mission avec la police. Je pense que
c'est important. Nous ne sommes pas dans le cadre des plans vigilance attentat.
Vous avez vu que la France est passée à un autre stade, ce qui doit quand même
nous inquiéter. Je suis quelqu'un qui essaie d'être serein, mais vous avez vu qu'il
y avait eu des alertes concernant les salles de spectacles. On doit être vigilants.
C'est une nouvelle tâche pour notre police, avec ce qu'il s'est passé à Moscou et
ce que la France vient de décider en termes de relèvement de la menace. Il y
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aura des réunions au niveau fédéral, j'imagine, à ce sujet.
La police est fortement mise à contribution, mais pour l'instant, je pense que
c'est encore à elle d'assurer cette mission. Il faut essayer de continuer de
travailler comme nous le faisons. On aura encore des réunions de concertation
cette semaine, consacrées à d’éventuels plans d'action, des plans qui ont déjà
montré leur efficacité dans certains quartiers.
Je le répète, nous ne vaincrons le trafic de drogue qu’en renforçant la police
judiciaire fédérale dans les grandes enquêtes internationales. Qu'on le veuille ou
non, ce n'est pas au niveau local qu'on peut le faire, même si on peut apporter
notre aide, comme on l'a fait dans le dossier Sky ECC, où on a montré qu'on
savait démanteler une mafia.
Je souligne qu'outre le travail de la police, il y a un travail de santé publique et
social à mener sur les problématiques de drogue et de toxicomanie.
M. Weytsman.- Je remercie le bourgmestre pour ses réponses, notamment sur
le recours à l'armée. S’agissant du cadre, je ne comprends pas sa réponse. Les
policiers nous demandent d'engager davantage. Les habitants nous demandent
d'avoir davantage de présence policière. J'entends de votre part qu'il manquerait
entre 250 et 400 effectifs. Vous répondrez officiellement demain au Conseil de
police, mais c'est inexplicable.
Par ailleurs, je ne comprends pas l'utilité d'avoir un « buffer » de plus de 15 %,
vu que d'autres zones de police remplissent leur cadre. Je vous encourage à
engager davantage de policiers. Cela ne sert à rien de mener de grands débats
sur la norme de police ou la norme KUL si on n'est pas capable de remplir ce
cadre.
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M. le bourgmestre.- C'est nous qui fixons le cadre. Donc, une zone peut le
remplir, si elle l’a réduit. Le cadre est fixé par nous. Ce n'est pas une norme. La
norme KUL concerne le financement.
M. Weytsman.- Ce cadre, nous l'avons fixé sur la base de besoins. En plus, on
l'a fixé il y a dix ans, sauf erreur de ma part. Aujourd'hui, ces besoins sont
encore plus importants. Vous me dites qu'il y a 100 personnels de plus par
rapport au début de la législature. Je vous crois, mais entendez ma demande : ce
n'est pas suffisant. Nous avons les capacités financières, à la Ville de Bruxelles,
non pas d’augmenter le cadre, mais d'engager au moins 200 ou 300 personnes
supplémentaires. La réponse passera aussi par davantage d'engagements et
davantage de présence policière sur le terrain.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Vendredi 19 avril 2024
à 14h : sections ordinaires.
Lundi 22 avril 2024
à 17h : séance publique suivie d’un comité secret.
Mme la présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 22h35.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 22u35.
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City Council Meeting — 2024-03-11
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 11 mars 2024
Openbare vergadering van maandag 11 maart 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h15 sous la présidence de M. Ouriaghli.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u15 onder voorzitterschap van
de heer Ouriaghli.
Mme TEMMERMAN s’excuse de ne pouvoir assister à la séance.
Mevr. TEMMERMAN verontschuldigd zich de zitting niet te kunnen bijwonen.
En l’absence de Mme TEMMERMAN, Présidente du Conseil, et en application
des articles 8 bis et 71 de la nouvelle loi communale, la séance est présidée par
le conseiller communal le plus ancien dans l’ordre du tableau de préséance qui
n’est ni bourgmestre, ni échevin, ni président du CPAS, soit M. Mohamed
OURIAGHLI.
In afwezigheid van mevr. TEMMERMAN, Voorzitster van de Raad, en in
toepassing van de artikelen 8 bis en 71 van de nieuwe gemeentewet, wordt de
zitting voorgezeten door het oudste gemeenteraadslid in de rangorde die noch
Burgemeester noch Schepen noch Voorzitter van het OCMW is, nl.
dhr. Mohamed OURIAGHLI.
Excusés - Verontschuldigden : Mmes Lalieux, Nouwen et El Bakri.
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Procès-verbal de la séance du 19 février 2024
Notulen van de zitting van 19 febuari 2024
M. le Président.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 19/02/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
19/02/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
M. le Président.- Le point 14 est retiré de l’ordre du jour à la demande des
services.
Het punt 14 wordt teruggetrokken van de agenda op vraag van de diensten.
Communications
Mededelingen
Changement de parti politique
Verandering van politieke partij
M. le Président.- J’informe le Conseil que Mme AMPE a demandé de siéger
dès ce jour au Conseil communal pour
le parti Voor U.
Ik stel de Raad in kennis dat mevr. AMPE vanaf heden in de Gemeenteraad zal
zetelen bij de
partij Voor U op haar vraag.
Pris acte
Akte genomen
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Communication de décisions prises par l’autorité de tutelle
Mededeling van beslissingen van de toezichthoudende overheid
M. le Président.- J’informe les membres du Conseil de l’arrêté ministériel du
14/02/2024 portant suspension de la décision n° 128 du Conseil communal du
18/12/2023 relative au dossier n° OPP/2023/429 : marché public de
fournitures ayant pour objet l’aquisition des containers pour les crèches utilisés
pour le chantier « complex Mutsaard ».
Ik stel de Raadsleden in kennis van het ministerieel besluit van 14/02/2024 tot
schorsing van de beslissing nr. 128 van de Gemeenteraad van 18/12/2023
betreffende het dossier nr. OPP/2023/429: overheidsopdracht voor leveringen
met als voorwerp de aankoop van de containers voor de creches gebruikt op de
werf ’complex Mutsaard’.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
M. le Président.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- "Womenpreneur" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Womenpreneur" vzw, op 31/12/2022 ;
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- Centre d’entreprises Dansaert scrl, au 31/12/2022 ;
- Centre d’entreprises Dansaert cvba, op 31/12/2022 ;
- Quartier Saint-Jacques - Sint Jacobswijk asbl, au 31/12/2023 ;
- Quartier Saint-Jacques - Sint Jacobswijk vzw, op 31/12/2023 ;
- "Théâtre Les Cœurs de Bois" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Théâtre Les Cœurs de Bois" vzw, op 31/12/2022 ;
- "Les Dimanches du Conte" en abrégé "DDC" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Les Dimanches du conte" in afgekort "DDC" vzw, op 31/12/2022 ;
- PermaFungi scrl, au 31/12/2022 ;
- PermaFungi cvba, op 31/12/2022 ;
- "Midnimo" asbl, au 31/12/2019 ;
- "Midnimo" vzw, op 31/12/2019 ;
- "Midnimo" vzw, op 31/12/2020 ;
- "Midnimo" asbl, au 31/12/2020 ;
- "Midnimo" asbl, au 31/12/2021 ;
- "Midnimo" vzw, op 31/12/2021 ;
- "Midnimo" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Midnimo" vzw, op 31/12/2022 ;
- "Black Star Football Club" en abrégé "Black Star FC" asbl, au 30/06/2021 ;
- "Black Star Football Club" in afgekort "Black Star FC" vzw, op 30/06/2021 ;
- "SKINFAMA" asbl, au 31/12/2022 ;
- "SKINFAMA" vzw, op 31/12/2022 ;
- "BRUSSELS KUNSTENOVERLEG" asbl, au 31/12/2022 ;
- BRUSSELS KUNSTENOVERLEG vzw, op 31/12/2022 ;
- "Les Capucines" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Les Capucines" vzw, op 31/12/2022 ;
- La Cambre Mode(s) Show.be asbl, au 31/12/2022 ;
- La Cambre Mode(s) Show.be vzw, op 31/12/2022 ;
- Le Foyer laekenois scrl, au 31/12/2021 ;
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- Lakense Haard cvba, op 31/12/2021 ;
- Le Foyer laekenois scrl, au 31/12/2022 ;
- Lakense Haard cvba, op 31/12/2022.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Questions orales
Mondelinge vragen
M. le Président.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le jeudi à
minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 9 - Punt 9
M. Bauwens.- Oui, c’est sur l’expression « marché public » : j’ai l’impression
que dans cette coalition de gauche, ou progressiste, on fait quand même passer
beaucoup de marchés au privé.
Peut-être que j’ai mal compris et peut-être que M. Hellings peut l’expliquer ? Il
s’agit, ici, du besoin – sans doute tout à fait réel – de trouver du personnel pour
tout ce qui est la Ville de Bruxelles, qui est quand même un gros employeur,
donc je vois tout à fait le défi.
Je voulais juste demander : le service que vous allez chercher maintenant à
l’extérieur, pourquoi ce n’est pas possible à l’intérieur, puisqu’on est un si gros
employeur ? Je suppose que c’est le besoin de faire connaître les vacances de
postes (?) qui est permanent – faire tourner une « boîte » de 4.000 personnes, ça
en demande.
Donc, pourquoi on n’envisage pas de créer ce service nous-mêmes ?
M. Hellings, échevin.- Sous le contrôle de M. le secrétaire communal, qui est
notre ancien directeur général en charge des ressources humaines, c’est un
service auquel on fait appel depuis une dizaine d’années, qui permet
d’introduire des annonces de recrutement (?) en ligne. C’est un service
informatique en ligne.
Il ne s’agit pas de la privatisation de la sélection des ressources humaines, il
s’agit d’un outil informatique qui permet d’introduire une demande d’emploi,
une candidature en ligne.
M. Bauwens.- Mais est-ce qu’il s’agit d’un outil public, comme il y a plein
d’autres services publics, ou c’est un outil qui est géré par une firme privée ?
C’est ça, ma question : c’est un service public ou pas ?
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M. Hellings, échevin.- C’est un outil informatique.
M. Bauwens.- Je sais, mais on a des outils informatiques qui sont gérés par un
service public et on a des outils informatiques qui sont gérés par un service
privé.
M. Hellings, échevin.- Plusieurs entreprises publiques utilisent ce type d’outils.
M. Bauwens.- Des entreprises publique ? On va vérifier ça, parce que je sens
qu’il y a des réponses qui vont dans le sens…
M. le Président.- Non, c’est bien un outil informatique utilisé par un service
public.
M. Bauwens.- Oui, je le sais, mais est-ce que l’outil informatique est aussi géré
par un service public ?
M. le Président.- Oui, c’est ça. On le confirme.
M. Bauwens.- M. Hellings confirme ça aussi ? Je voudrais l’entendre de sa
bouche.
M. le Président.- Oui. J’ai entendu, il a le même souffleur.
M. Bauwens.- Il me semble moins convaincu que vous, monsieur le Président.
J’ai l’impression qu’on va devoir revenir sur ce point-là. Je vais le faire.
M. le Président.- N’hésitez pas !
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Point 11 - Punt 11
Mme Buggenhout.- J’ai une petite question, simplement. C’est à propos d’un
autocar qui est offert à une chorale : AMWAJ.
Je voulais savoir quels étaient les liens privilégiés de la Ville de Bruxelles avec
cette chorale, pour lui permettre d’avoir un autocar.
C’est tout
M. Hellings, échevin.- Il s’agit d’une chorale de jeunes Palestiniens qui sont
venus chanter – dans une église, je crois –, sur le territoire de la Ville de
Bruxelles.
Mme Buggenhout.- D’accord. Si je peux répondre, c’est simplement…
Mme Hariche, échevine.- (?) Le lien, c’est avec la fabrique d’églises.
Mme Buggenhout.- La fabrique d’églises ? D’accord. Et c’est courant ? Parce
que je n’ai jamais vu ça, c’est la première fois que je vois ça au Conseil
communal.
Mme Hariche, échevine.- Vous devriez être content ?
M. Wauters.- Non, ça, c’est n’importe quoi ! Ce n’est jamais arrivé… Je n’ai
jamais vécu ça. J’ai l’âge que j’ai.
Ce n’est pas grave, c’est très bien ! Mais c’est très étrange. J’ai noté :
« Pourquoi ça passe au Conseil ? »
De l’aide logistique, pleins d’asbl en ont. Donc pourquoi, tout d’un coup, ça
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passe ici ? C’est bizarre.
M. Hellings, échevin.- Les mises à disposition de matériels communaux
comme, ici, un bus…
M. Wauters.- Si on devait passer pour toutes les asbl qui reçoivent du matériel !
M. Hellings, échevin.- Il s’agit d’une régularisation. L’événement a déjà eu lieu.
M. Wauters.- Peu importe! C’est très politique, en tout cas.
Point 6 - Punt 6
M. Wauters.- Je ne m’étais même pas rendu compte qu’on avait commencé
avec les points. J’avais effectivement…
Le point 11, on en a parlé il y a deux secondes, donc ça va. Ça m’a bien fait rire,
mais ce n’est pas grave (rire).
Alors ici, on en a parlé en section, tout à l’heure, et on en a parlé après, parce
que la section avait lieu après, avec Mme Jellab. C’est peut-être Mme Jellab qui
y répondra ?
Ce que je me posais comme question – et on m’a répondu en partie –, c’était si
cet appel de marché pour le recyclage des mégots de cigarettes, qui sont une
« saloperie » pour la pollution, pouvait éventuellement être payé en partie par
les amendes ? On a eu cette discussion entre nous et effectivement, a priori c’est
non, ou pas encore.
Dans la réponse que Mme Jellab m’a donnée, j’ai noté un « truc » que j’ai
relevé et que je trouve intéressant, c’est que, en réalité, elle m’a dit : « On va
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augmenter, notamment, le nombre de cendriers. » Vous m’avez donné un
nombre de cendriers, etc. et je voulais quand même arrêter deux secondes là-
dessus parce que, effectivement, dans le centre-ville, les poubelles intelligentes
et tout – je l’ai vécu, je le vois –, il y a des quartiers qui sont très bien remplis de
ce genre de cendriers, même si parfois les gens en déposent à côté, et là, il n’y a
pas de secret : ça, c’est la mauvaise éducation, vous en parlez suffisamment.
Par contre, il y a des quartiers dans lesquels, dans le même temps, les poubelles
diminuant, les cendriers ne se trouvent pas. Je pense aux Marolles, je pense à
notre quartier, le quartier Marie-Christine et donc je voulais vous demander si
les futurs cendriers que vous allez installer vont être sur toute la ville ou
vraiment dans l’hyper-centre.
Je trouve que c’est important pour le citoyen de savoir ça, parce qu’on se
promène avec ces mégots et c’est pour ça que je trouvais que c’était bien que la
Ville mette à disposition les fameux petits cendriers métalliques – je posais pas
mal de questions là-dessus –, mais en même temps, de pouvoir à un moment
donné les vider.
Et donc, si on augmente le nombre de cendriers, c’est très bien et je vous
félicite ! Simplement, comment sont-ils répartis ? Et ça, c’était une question
qu’on n’a pas abordée tout à l’heure, qui m’est venue après.
Mme Jellab, échevine.- Oui, merci monsieur le Président. Ici, nous lançons un
nouveau marché pour la collecte et surtout le recyclage des mégots. Nous
avions lancé… Nous avions travaillé avec une entreprise pendant plusieurs
années, mais cette entreprise arrête. Et nous pensons que le recyclage des
mégots est important, sachant que c’est du plastique et qu’on peut en faire des
choses. Dans notre conversation, tout à l’heure, c’est vrai que je vous ai dit que
la question du mégot est quand même une question extrêmement importante en
matière de propreté, puisqu’il s’agit du déchet que l’on retrouve le plus dans
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l’espace public et que nous essayons de sensibiliser à travers des actions
régulières durant toute l’année et que, à côté de la sensibilisation, il y a aussi le
placement des cendriers.
Nous en avons déjà 350 depuis le début de la législature. Ils sont assez chers,
donc on en place plus ou moins une centaine par année. Nous avons encore
prévu un budget cette année-ci et je vous rassure, ces cendriers, vous pouvez les
trouver sur l’ensemble du territoire, partout.
Là, comme ça, je ne peux pas vous répondre précisément, mais je peux vous
envoyer la répartition de ces cendriers par e-mail.
Mais le but, évidemment, c’est d’en installer dans tous les quartiers, même
décentralisés, et par exemple autour des arrêts de bus et des arrêts de tram, etc.
Ça, c’est clair.
M. Wauters.- C’était bien le sens de ma question, effectivement, et je suis
effectivement demandeur de savoir où ils se trouvent et que les nouveaux soient
bien répartis.
Parce que, après nos discussions, justement je me disais : « Oui, mais il y a des
endroits où il y en a plein. »
Après, que les gens soient civiques ou ne le soient pas, ça reste un autre
problème, que l’on connaît, mais par contre, si dans des quartiers il n’y en a pas
et qu’on se balade, du coup…
Voilà, ça allait avec nos discussions donc je suis tout à fait preneur, je pense que
les citoyens aussi, d’ailleurs.
Mme Jellab, échevine.- Mais l’idéal, c’est quand même que chaque fumeur
puisse avoir son petit cendrier de poche sur lui.
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M. Wauters.- C’est l’idéal.
Mme Jellab, échevine.- Et comme on en discutait tout à l’heure, il est
malheureux de ne pas en trouver dans les commerces.
M. Wauters.- Oui, tout à fait. Il devrait y avoir des points, oui, c’est clair.
Mme Jellab, échevine.- On n’en trouve pas dans les « bars-tabac », comme on
disait – je ne sais pas si ça existe encore –, ou dans les librairies.
M. Wauters.- Des bars-tabac, on ne dit plus ça, je crois. Mais en tout cas, dans
des points ou dans des lieux où les Bruxelloises et les Bruxellois savent qu’ils
peuvent le trouver… oui, c’est vrai.
Mme Jellab, échevine.- Mais on n’en trouve pas dans les commerces, c’est
assez étrange.
M. Wauters.- Je confirme.
Mme Jellab, échevine.- Nous, on en commande chaque année entre 5.000 et
10.000. On les distribue et ça part comme des petits pains.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Maingain
Dossiers van dhr. schepen Maingain
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin El Ktibi
Dossiers van dhr. schepen El Ktibi
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van dhr. schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 24 - Punt 24
M. Wauters.- En fait, très rapidement, moi, je conçois tout à fait – et je soutiens
même – que Brussels Major Events (BME) est le bras armé, l’outil, si vous
voulez, de la Ville, et je m’en réjouis. Simplement, déjà, ici, dans ce Conseil, il
y a très régulièrement des subsides qui sont octroyés pour une série d’asbl – il y
en a d’ailleurs plusieurs dans ce point-ci, il n’y a pas de problème – et BME
prend chaque fois un « pactole » : ici, c’est 50.000 €.
Que les choses soient claires : je n’ai rien du tout contre BME. Je redemande
encore une fois ici, comme je le fais d’ailleurs en conseil d’administration,
qu’on essaye d’estimer ça annuellement. Parce que, que tous les échevins, que
tous les services doivent subvenir ou organiser des choses et aient besoin de ce
bras qui s’appelle BME, je n’ai aucun souci avec ça, mais là où j’ai un vrai
souci, c’est que quasiment à chaque Conseil communal, il y a des sommes – et
pas des petites sommes ! – qui sont livrées à BME.
En termes de transparence, et de gestion d’ailleurs, je trouve que ce n’est
vraiment pas… ce n’est pas très agréable pour moi, en tant que conseiller
communal, mais certainement pas pour nos citoyens.
Donc, est-ce qu’on a finalement une idée de… Et je l’ai demandé en conseil
d’administration, donc ce n’est pas quelque chose que j’invente (parce qu’il y a
des gens qui sont parfois de mauvaise foi, mais ce n’est pas du tout mon cas) :
est-ce qu’on a une idée à combien ça s’élève sur un an ?
Est-ce qu’on pourrait estimer annuellement ?
Après, qu’il y ait des moments un peu… qu’on n’ait pas prévus, avec des
dépenses imprévues pour telle ou telle raison, mille fois d’accord. Mais à un
moment donné – et ça tombe sous votre point, donc quelque part, madame
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Mutyebele, je m’adresse à tout le Collège, je ne m’adresse pas à vous en
particulier –, je pense qu’il y a une manière de gérer BME et de lui donner des
subsides qui seraient beaucoup plus efficiente, et surtout beaucoup plus
transparente, que de tout le temps donner des petits budgets à gauche et à droite,
sur lesquels on a très peu de visibilité, finalement.
Je vous remercie.
Mme Mutyebele, échevine.- Monsieur le conseiller, merci beaucoup pour votre
question. Là, en effet, je comprends votre question, la présidente vous donnera
des détails budgétaires globaux en conseil d’administration, mais pour cette
activité précise : le 21 mars, le plan d’action de lutte contre le racisme et
l’antisémitisme va fêter son premier anniversaire et pour cela, la cellule de
l’égalité des chances a prévu plusieurs activités qui vont s’étendre du 19 au
24 mars prochain.
Vous devez savoir que la cellule égalité des chances, c’est cinq personnes qui
travaillent vraiment correctement et qui sont submergées par la rédaction des
plans d’action, le suivi des plans d’action. Et leur travail, ce n’est pas
d’organiser certains types d’événements et heureusement qu’on a cet outil qu’on
peut actionner très rapidement, dans un laps de temps vraiment serré, pour offrir
(?) aux Bruxelloises et aux Bruxellois des événements de qualité – auxquels,
bien sûr, tous les conseillers sont invités. Du coup, je pense que 50.000 € pour
l’organisation d’une conférence, ça comprend le paiement des cachets des
artistes, les transports des artistes qui viendront et tout ce qui sera effectué.
Il y a des devis. Si vous voulez avoir les devis, bien sûr, ces devis vous sont
accessibles, mais évidemment, chaque échevin gère ses compétences du mieux
qu’il peut, avec les outils qu’il a à sa disposition.
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Maintenant, pour les détails des budgets globaux du BME, moi, je ne suis pas
capable de vous les fournir. Mais en tout cas, au niveau de la cellule, en termes
de charge de travail, la cellule n’a pas le cadre administratif pour organiser ce
type d’événements et la compétence aussi.
C’est de l’événementiel et moi, j’ai des personnes qui sont formées en égalité
des chances, lutte contre les discriminations de la communauté LGBTQI+, mais
elles n’ont pas la compétence pour organiser du slam ou un concours
humoristique ou une conférence sur l’antisémitisme ou bien une visite guidée
sur le parcours des personnes racisées et juives en Belgique.
M. Wauters.- Merci, madame l’échevine. Comme je l’ai précisé, ce n’était pas
du tout… Je ne demande pas de devis, je fais même très confiance à BME, ce
n’est pas la question. La question, c’est la manière de le faire.
À un moment donné – je réfléchissais –, c’est un peu comme un marché de
services. On pourrait dire qu’on prévoit telle somme et, en fonction de ce qui se
passe chez M. Hellings, chez Mme Houba, chez vous… Parce qu’il y a des
choses qui arrivent : on parle ici, vous avez parlé de la semaine de l’égalité des
chances. Mais oui, évidemment, pas de souci !
Moi, je parlais de transparence et de gestion, je parlais simplement de
comprendre. Donc, vous me répondez, et c’est bien sauf que ce n’est pas le sens
de ma question.
Ma question s’adresse d’ailleurs à tout le Collège : il y a peut-être une réflexion
à avoir sur, à l’avenir, à un moment donné, avoir un budget pour ce fameux
bras, cet outil de la Ville, qui peut se déployer très rapidement, de manière à
avoir une meilleure compréhension de la part – excusez-moi –, d’abord de nous,
ici présents, et puis aussi des Bruxelloises et Bruxellois.
Mais merci pour votre réponse – ce n’est pas ce que je demandais, mais merci.
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Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Vote(s)
M. le Président.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
M. le Président.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Vraag van dhr. VANDEN BORRE betreffende de wijkwerking van de
Politiezone Brussel HOOFDSTAD Elsene
M. le Président.- En l’absence de l’auteur, la question est reportée à une séance
ultérieure.
Vraag van mevr. DEBAETS betreffende de eerste evaluatie van het
actieplan « Een autoluw Haren »
Mevrouw Debaets.- Vorig jaar heeft u het actieplan ’Autoluw Haren’ opgesteld.
Dat plan is een tijdje geleden, begin van dit jaar, in werking getreden. Het idee
was om de buurt, zeker de dorpskern van Haren, rustiger en de schoolomgeving
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veiliger te maken, ervoor te zorgen dat automobilisten in Haren op de
hoofdwegen blijven en de woonstraten eigenlijk ontlast worden van dat
zwaarder sluipverkeer.
Veel vrachtwagens en camionetten volgen niet de Haachtsesteenweg, maar
rijden dwars door Haren.
We kennen de problematiek. Dus ik denk dat we de wens delen om dat soort
verkeer te bannen. Dat was een goed plan. Er werd een aantal straten
omgevormd tot eenrichtingsstraten om sluipverkeer tegen te gaan. Er kwam ook
een algemeen verbod op vrachtverkeer in Haren.
Ik denk dat dat allemaal goede zaken zijn, positieve doelstellingen voor de
Harenaren, maar er zijn ook de bewoners die daar toch wel wat hinder van
ondervinden.
Grosso modo, van wat ik hoor bij de mensen daar, schaart men zich er wel
achter, maar vindt men wel dat er lange omwegen zijn. Ik heb het dan niet over
vrachtwagens en camionetten en dat soort dingen, maar gewoon voor mensen
met de auto om tot in het centrum te komen, de kerk, De Linde, het
gemeenschapscentrum. En ik heb het zelf eens uitgetest en inderdaad: je moet
eigenlijk anderhalve kilometer verder, als je vanuit centrum Brussel komt, om
dan toch nog aan Haren centrum te geraken.
Kan dat misschien niet efficiënter en anders?
En dus kom ik tot mijn vragen. Heeft u van het College klachten ontvangen van
buurtbewoners in verband met het nieuwe mobiliteitsplan, of misschien ook
juist goede reacties, dat kan natuurlijk ook? Wat was de kernboodschap?
Als het over klachten gaat: wat heeft u beslist om daaraan te doen? Is er al een
eerste evaluatie uitgevoerd?
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Ik denk dat het ook belangrijk is om dat met de mensen eens te bekijken. Grosso
modo is de doelstelling goed. Maar wat zijn de punten die anders en beter
kunnen? Waar moet worden bijgestuurd?
En in welke mate worden de buurtbewoners betrokken bij zo’n evaluatie?
Daar staat of valt natuurlijk alles mee.
En heeft u, mocht dat ondertussen gebeurd zijn, beslissingen genomen om dat
actieplan aan te passen en, zo ja, welke?
De heer Dhondt, schepen.- 12 februari was het startschot voor de uitvoering
van verschillende acties in het kader van het actieplan ’Haren Apaisé/Autoluw
Haren’. Met dit actieplan wil het College antwoord bieden op de vele vragen die
we de afgelopen jaren kregen omtrent de verkeersveiligheidsproblemen in
Haren.
Het actieplan was het resultaat van zowel een traject met de wijkraad op
initiatief van collega Arnaud Pinxteren als het traject waarbij alle Harenaren
konden meedenken en hun reacties geven op de voorstellen.
De grootste wijziging betreft het rationaliseren van de rijrichtingen. Heel veel
klachten die we ontvingen gingen over te smalle straten, waarbij het moeilijk
was om zowel parkeren en een tweerichtingsweg te combineren met nog plaats
voor voetgangers ook.
We stelden vast dat bijvoorbeeld in de Harenheidestraat de voetpaden totaal
kapot waren gereden omdat er net geen plaats was, kapot gereden door
gemotoriseerd verkeer.
Sinds 12 februari zijn de circulatiewijzigingen in voege. Let wel, we spreken
hier niet van een definitieve situatie maar van een test die een jaar zal in beslag
nemen. Tijdens die periode zullen we de situatie nauw opvolgen.
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Wat we doen is in samenwerking met de politie, de diensten van de Stad,
Mobiliteit, Openbare Werken, en op basis van de retour die we natuurlijk
krijgen van de bewoners zelf.
Tot heden kregen we ongeveer een dertigtal e-mails van buurtbewoners en een
vijftal mensen belden de stadsdiensten op. Daarbij waren er vooral veel vragen
om uitleg over de wijzigingen, de toegankelijkheid, om het plan goed te
begrijpen. We hebben ook veel vragen over het bord ’lokaal verkeer’ in de
Kortenbachstraat, dus het centrum waar u eigenlijk naar verwees.
Dus ik moet misschien herhalen: daar staat een bord ’lokaal verkeer’, en de
mensen die in Haren wonen mogen nog altijd vanaf de Verdunstraat rechtstreeks
naar het plein rijden. Dat is voor de mensen die in Haren wonen natuurlijk heel
belangrijk. Het is het transitverkeer dat we willen ontraden en dat houden we
liever op de Haachtsesteenweg.
We kregen ook klachten, we kregen eigenlijk evenveel klachten als positieve
reacties. Evenveel mensen die er eigenlijk niets van willen weten als mensen die
ons lieten weten blij te zijn met de wijzigingen een verschil zien op het vlak van
minder verkeer in hun straat. Ik wil ook nog meegeven dat we op dit moment
nog niet echt kunnen spreken van een evaluatie.
We zijn wel permanent aan het monitoren, zoals ik al zei, met alle diensten.
Want we zijn ook nog maar een maand ver. Dus morgen zal het een maand zijn,
maar we hebben eigenlijk nog maar een normale week gehad. We hebben de
verschillende vakantieperiodes van de krokusvakantie van de
Nederlandstaligen, de vakantie van de Franstaligen gehad. We mogen vooral
geen voorbarige of te snelle conclusies trekken.
Daarnaast zullen we het niet nalaten om in gesprek te gaan en om suggesties die
bewoners hebben op zijn minst te bespreken en te bestuderen. We hebben
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bijvoorbeeld een klein probleempje vastgesteld in de Harenheidestraat met een
draaibeweging die moeilijk is voor een bepaalde camion van een bedrijf in de
straat. Dat zijn zaken waar dat we natuurlijk onmiddellijk mee aan de slag gaan.
Dus ik hoop op die manier toch al een begin van een antwoord gegeven te
hebben.
Een echte evaluatie, die zal er na één jaar komen, maar ondertussen monitoren
we de situatie wel eigenlijk continu. En als er vragen zijn van bewoners gaan
we natuurlijk wel in dialoog met die bewoners.
Wat zijn de problemen en kunnen we eventueel al oplossingen voorstellen?
Maar de oplossingen gaan niet meer gaan over een nieuwe circulatie-ingreep.
Daar hebben we echt wel even te wachten, een jaar de tijd om goed te bekijken
hoe het loopt op het terrein.
Mevrouw Debaets.- Ik besef wel dat het misschien inderdaad nog wat kort is
om echt al van een heel grondige evaluatie te spreken. Maar misschien is het
inderdaad wel goed om toch al met de punctuele dingen die de bewoners
aangeven aan de slag te gaan.
U heeft een voorbeeld genoemd. Maar ook het feit dat je toch nog links mag
afdraaien als je van de Verdunstraat komt, bijvoorbeeld.
Ik denk dat dat niet voor iedereen even duidelijk is. Want het waren mensen van
Haren die mij dat signaleerden, dat ze nu helemaal moeten rondrijden, dat is
minstens anderhalve kilometer. Dat is toch ook helemaal niet efficiënt en niet
goed voor het milieu enzovoort.
Dus misschien moeten we het duidelijker maken dat mensen die daar wonen
wel degelijk mogen indraaien. Dat soort dingen kunnen misschien al wat
soelaas bieden in afwachting van een grondige evaluatie en bijsturing.
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Question de M. WAUCQUEZ relative au rôle des gardiens de la paix ou
stewards de l’asbl Bravvo dans le contexte de lutte contre les
trafics de drogue
M. Waucquez.- Merci, monsieur le Président. Monsieur le Bourgmestre, au
travers de Bravvo, la Ville possède un formidable outil pour lutter contre le
trafic de drogue par les informations qui peuvent être rassemblées par les
gardiens de la paix et les stewards.
Dans le cadre de la lutte permanente contre les dealers et les trafiquants,
pouvez-vous me dire, monsieur le Bourgmestre, quel est le moyen de
fonctionnement pour faire remonter les informations sur des endroits de deal
permanents ?
Des gardiens de la paix et stewards sont-ils en contact avec la police ? Et avec
quels moyens de communication – sans mettre leur intégrité physique en
danger, bien sûr ?
Pouvez-vous nous rappeler combien ils sont sur le terrain et si des adaptations,
par quartier, ont été opérées suite aux derniers développements et usages
d’armes dans certains de ces quartiers ?
Enfin, comment s’opère le contrôle pour voir si les informations de terrain
remontent bien auprès de la police ?
Je vous remercie, monsieur le Bourgmestre, pour votre réponse.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Waucquez, les 156 gardiens de la paix sont
répartis sur la quasi-totalité du territoire de la Ville. Ils sont organisés en cinq
zones. Ils ont un rôle de contrôle social, de prévention et de dissuasion.
En « zonant » à pied dans les quartiers, le gardien de la paix agit sur le
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sentiment d’insécurité en assurant une présence rassurante sur l’espace public.
La détermination des lieux de « zonage » se fait quotidiennement, en fonction
des nuisances identifiées par les équipes de Bravvo, sur la base de leurs propres
constats ou à la suite d’un signalement.
Ces nuisances sont catégorisées et couvrent l’ensemble du champ classique des
nuisances urbaines comme, par exemple, les dépôts clandestins d’immondices,
l’occupation négative de l’espace public, les scènes de consommation de rue,
etc. L’ensemble des constats des gardiens de la paix, de jour comme de nuit,
sont systématiquement répertoriés dans un logiciel reprenant l’ensemble des
observations. Celles-ci sont analysées quotidiennement et c’est sur cette base
que le travail des gardiens de la paix est organisé.
La cellule évaluation de Bravvo compile ces constats et en assure le reporting
aux différents services internes et externes. Une réunion hebdomadaire avec la
direction de Bravvo a pour objet la revue de l’ensemble des rapports et le
partage des problématiques relevées avec l’ensemble des autres services.
Un constat de gardien de la paix mène soit à une action directe, soit à un relais
vers un service adéquat. Les situations complexes ou présentant un danger sont
relayées directement aux services de police. Les gardiens de la paix ont donc
une mission de sensibilisation directe des citoyens dans l’espace public.
Ils sont également de précieuses sources d’informations pour les différents
services de la Ville.
Outre les situations urgentes, signalées immédiatement, Bravvo échange et
transmet des informations à la police par différents canaux. Bravvo
communique quotidiennement avec les « burg-regisseurs » (?) et les
commissaires de quartier.
Des réunions spécifiques, appelées « groupes de prévention », ont lieu
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régulièrement, à un rythme défini en fonction du degré d’urgence et de
l’ampleur des phénomènes abordés. C’est lors de ces réunions que les stratégies
de collaboration entre Bravvo, la police et les sociétés immobilières de service
public (SISP) sont définies par quartier.
Les événements récents n’ont pas spécifiquement changé les modes opératoires
de Bravvo. Les phénomènes liés à la toxicomanie, comme le deal et la
consommation de rue, sont bien connus des gardiens de la paix. Tout constat lié
à la toxicomanie est consigné, analysé et transmis, comme je viens de vous
l’expliquer, dans le but d’apporter la réponse la plus adéquate.
Outre cela, Bravvo collabore étroitement avec l’asbl Transit pour le suivi des
constats liés à la consommation. Des formations spécifiques ont été
développées :
- L’ensemble des gardiens de la paix est par exemple formé au ramassage de
seringues usagées.
- Une formation sur la thématique de l’évolution du deal et de la consommation
sur le territoire de la Ville à destination des travailleurs de première ligne est en
train d’être élaborée, en collaboration avec Transit.
- Bravvo travaille également à la mise en place d’une formation spécifique sur
la consommation de protoxyde d’azote.
Enfin, et pour conclure, les gardiens de la paix ont pour consigne de ne jamais
se mettre en danger. Ils sont toujours au moins par deux et sont immédiatement
tenus informés par leur hiérarchie de tout événement potentiellement dangereux
pour eux.
Je vous remercie.
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M. Waucquez.- Je vous remercie, monsieur le Bourgmestre, de me faire
l’honneur de répondre personnellement à ma première question orale.
Je vous remercie pour les dispositions que vous avez prises pour combattre le
trafic de drogue au travers, notamment, de l’intermédiaire des gardiens de la
paix.
Parce que, comme vous le savez, aujourd’hui, à cause du trafic de drogue, il est
malheureusement plus facile pour un « gamin » de 12 ans d’acheter de la drogue
plutôt qu’une bière.
En me rendant, lors de rencontres citoyennes, rue Lacaille, qui a fait l’objet
d’une fusillade il y a quelques jours, j’ai encore vu des trafiquants présents. Est-
ce qu’il ne faudrait pas veiller à ce que la présence soit renforcée (?) dans ces
quartiers difficiles qui ont tragiquement été mis en avant ces derniers jours afin
de mettre ces citoyens (?), qui sont malheureusement un peu plus en danger, et
les protéger au travers de la police ?
Merci, monsieur le Bourgmestre.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant l’emplacement d’un arrêt
du futur tram 10, rue de Heembeek, condamnant les accès à la rue de la
Balsamine
Mme Buggenhout.- Merci, monsieur le Président. Je suis effectivement
désolée, une nouvelle fois, de souligner un cas d’absence de communication et
surtout de participation citoyenne dans ce dossier, alors que celle-ci devait être
le moteur de la législation communale.
Les travaux du futur tram 10, à Neder-over-Heembeek, nécessitent la
construction sur la rue de Heembeek d’un arrêt de tram à hauteur de la rue de la
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Balsamine, la condamnant à devenir un cul-de-sac. Aucune véritable
concertation avec les habitants de la rue n’a été faite avant, et seuls les plans
fournis par Bruxelles Mobilité, suite aux plaintes, ont été transmis ce jour par
l’ombudsman aux habitants.
Il semble, d’après les dires de M. Pinxteren, qu’une réunion avec les riverains
s’est déroulée le 25 juin 2021, qu’il a fait du porte-à-porte pour les informer et
que les plans ont été ajustés en fonction des remarques des riverains de la rue de
la Balsamine.
Or, forte « désaffirmation » (?) des habitants de la trentaine de maisons de la rue
de la Balsamine, que j’ai rencontrés personnellement et dont la collecte des
signatures atteste qu’ils n’ont jamais été consultés ou même reçu –
contrairement à ceux de la rue de l’Ancre – un flyer à ce sujet dans leur boîte
aux lettres, et qu’aucune enquête exhaustive n’a été réalisée auprès d’eux.
Il semble d’ailleurs qu’au départ, sans la condamnation en cul-de-sac des deux
rues de l’Ancre et de la Balsamine, il aurait été impossible de placer un arrêt de
tram ailleurs dans la rue. Cela signifie que même s’il y avait eu concertation
avec les habitants, ceux-ci n’avaient aucune chance d’être écoutés.
Le modèle de participation que vous avez prétendu être le moteur de la
législation communale est un leurre !
Dans cette rue, dans la dernière maison face à la rue de Heembeek, habite une
personne polyhandicapée de 53 ans nécessitant un emplacement de parking
adapté et un accès journalier au domicile via un véhicule adapté, avec poulie à
l’arrière. La construction de cet arrêt de tram supprime un accès à la rue, faisant
de celle-ci un cul-de-sac et la rendant très difficilement accessible.
Nous avons reçu un courrier du centre Medori, appuyé par de nombreuses
photos, prouvant désormais l’impossibilité d’accès aisé au point de rencontre,
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sans obliger la personne handicapée à se déplacer sur une trop longue distance
et, de la sorte, se mettre en danger. D’autre part, la place de parking
« handicapé » devant la maison rue de Heembeek a été tout simplement
supprimée pour faire place à l’arrêt du tram.
Mes questions sont donc les suivantes, monsieur l’échevin :
Pourquoi aucun véritable contact n’a été pris au préalable avec les habitants de
la rue de la Balsamine pour les informer du projet de faire de leur rue un cul-de-
sac ?
Puisque vous semblez avoir rencontré les riverains, peut-on connaître le nombre
d’habitants de la rue que vous auriez rencontrés, et quels sont les ajustements
que vous avez opérés selon leurs remarques ?
Vu la difficulté d’accès à la rue, une étude a-t-elle été faite afin de déterminer un
accès aisé pour les services de secours ?
Pourquoi l’arrêt de tram n’a-t-il pas été placé au niveau du parc jouxtant la rue,
en évitant de ce fait la condamnation d’accès de celle-ci, vu qu’un grand espace
de 26 mètres de long est encore disponible après l’entrée du parc (à droite, en le
regardant) ?
Pourquoi l’abri du tram doit-il se placer devant l’habitation en question, alors
qu’il peut se situer devant le parc ?
Comment l’habitante polyhandicapée et en grande dépendance pourrait-elle
récupérer son emplacement de stationnement, alors qu’il a été supprimé pour la
construction de l’arrêt de tram et qu’il est impossible de le retrouver vu les
garages qui jouxtent l’habitation ?
Je vous remercie pour vos réponses.
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M. Dhondt, échevin.- Merci, monsieur le Président. Chère madame
Buggenhout, je vous remercie pour votre question.
Vous parlez ici d’un élément qui fait partie du permis d’urbanisation pour le
tram 10 qui, aujourd’hui, est mis en œuvre.
Tout d’abord, permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre du tram 10, il y
a eu un processus participatif avec le panel citoyen qui, en plus d’avoir participé
à des réunions spécifiques pour le panel, était invité à toutes les réunions du
comité d’accompagnement. Et ceci, à partir de la définition du tracé du tram
jusqu’à l’élaboration du projet d’aménagement.
La localisation de l’arrêt à hauteur de la rue de l’Ancre et de la rue de la
Balsamine a fait l’objet de nombreuses discussions en comité
d’accompagnement. La question a été longuement analysée, mais au vu des
contraintes techniques, il n’y avait pas d’autres localisations satisfaisantes pour
l’arrêt du tram Ancre.
Techniquement, il fallait mettre la rue de la Balsamine et la rue de l’Ancre en
cul-de-sac pour pouvoir construire un arrêt de 45 à 65 mètres de long, à
proximité du parc et de la piscine, tout en tenant compte de la courbe de la
voirie, de la présence de garages, de la distance par rapport au carrefour, etc.
Au vu de l’impact de ce changement pour les riverains, le Collège a décidé
d’organiser, ensemble avec la STIB, une consultation spécifique pour les
riverains de la rue de Balsamine et la rue de l’Ancre, le 25 juin 2021, comme
vous l’avez cité tout à l’heure.
Lors de cette réunion (?) au Babbeleir, qui a été communiquée dans le quartier
via un toutes-boîtes, l’échevin de la participation Pinxteren a même fait du
porte-à-porte dans la rue Balsamine, afin d’être certain d’avoir touché les
riverains concernés. Lors de ces contacts, une demande avait été émise pour
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pouvoir régulariser quelques places de stationnement dans la rue.
Avant la finalisation des plans pour l’introduction en demande d’urbanisme, la
STIB et la Ville ont également organisé une réunion publique, le 29 juin 2021,
durant laquelle les plans d’aménagement ont été présentés, et des questions et
remarques ont été partagées.
Ensuite, comme vous le savez, la demande de permis d’urbanisme a été soumise
à la procédure d’enquête publique, à la commission de concertation et, bien sûr,
à l’avis du Siamu. Lors de l’enquête publique, qui a eu lieu du 20 avril 2022
jusqu’au 16 juin 2022, une remarque des riverains concernant la rue de
Balsamine a été introduite et demandait comment l’accès aux habitations serait
organisé. Suite à l’enquête publique, la commission de concertation, afin de
pouvoir répondre aux remarques des riverains et du Siamu, l’organisation du
rond-point dans la rue de Balsamine a été modifiée, afin d’intégrer du
stationnement et prévoir plus de place pour le demi-tour.
Concernant les doléances de la maison au numéro 94 rue de Heembeek, avec
une habitante polyhandicapée dans l’aménagement, permettez-moi d’abord de
rectifier ce que vous avez dit concernant la place PMR dans la rue Heembeek :
elle n’a pas été supprimée, mais elle a été déplacée trois maisons plus loin, à
hauteur des numéros 88 et 86.
Ensuite, je vous confirme que l’ombudsman a directement pris contact avec la
cellule « arrêts » de la STIB. Je peux vous assurer que l’abri sera déplacé afin
de limiter les nuisances devant la maison.
La concertation avec les riverains continue pour trouver la solution idéale pour
le stationnement de la camionnette du centre de séjour. Donc, on est en contact
avec la personne spécifique.
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Je pense qu’on a pu vous démontrer ici qu’on était justement dans le quartier
pour discuter de cette mise en cul-de-sac, pas parce qu’il n’y avait pas d’autres
options sur la table, mais parce que tout démontrait que la solution qui est
maintenant dans le permis, était la meilleure solution pour organiser les
choses (?) en tenant compte de tous les différents aspects de l’arrêt de tram.
Donc, ici, effectivement, s’il y a des problèmes, le fait qu’il y ait un ombudsman
démontre qu’on cherche tout le temps à trouver des solutions pour faire en sorte
que l’accessibilité et la vie au quotidien des gens soit garantie.
Merci pour votre question.
Mme Buggenhout.- Vous parlez de concertation. Or, je vous signale que j’ai vu
tous les habitants de la rue de la Balsamine et pas un seul n’a reçu ni dans sa
boîte un flyer – peut-être rue de l’Ancre, mais rue de la Balsamine, jamais !
Et celui qui a été mis dans la rue de l’Ancre, il était bien indiqué que c’était
uniquement pour les résidents de la rue de l’Ancre. Rue de la Balsamine, jamais
une communication n’a été faite.
On me dit qu’on a été sonner ? Je voudrais bien savoir chez qui, parce que je les
ai tous rencontrés !
Alors, d’autre part…
M. Pinxteren, échevin.- Aux numéros 3, 5 et 7.
Mme Buggenhout.- Le numéro 5 ? Ah oui, ce sont les trois petites maisons qui
longent…
Alors, le numéro 5 et 7, ils sont sortis par hasard et ont vu le Babbeleir…
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M. Pinxteren, échevin.- Madame Buggenhout, j’ai moi-même effectivement
fait du porte-à-porte dans la rue de l’Ancre et dans une partie de la rue de la
Balsamine, pour que les personnes puissent, dans d’autres moments de
consultation (en plus de l’information qui était déjà en ligne, comme l’a
expliqué M. Dhondt), pour qu’on puisse vraiment prendre le temps d’expliquer.
On a obtenu toute une série de remarques et nous avons tenu compte de ces
remarques dans l’adaptation des projets.
Donc, si des personnes ne se sont pas rendu compte de ce moment de
consultation, n’ont pas saisi cette opportunité-là, vous ne pouvez pas nous en
faire le procès. Je trouve que c’est quand même un petit peu difficile.
Mme Buggenhout.- J’ai les habitants, ici en ligne, qui me disent que ce n’est
pas vrai. Voilà !
Donc, vous n’avez jamais été en contact. Les habitants du numéro 5 et du
numéro 7 (?), ils sont passés par hasard devant le « Babbeleir », comme vous le
dites, et ils ont rempli un formulaire signalant qu’ils étaient contre la mise en
cul-de-sac.
On leur a signalé qu’on allait les tenir au courant, mais ils n’ont jamais reçu de
notification par la suite.
Et quand vous dites que la place de parking a été déplacée, c’est faux : il y en
avait deux et il n’en reste plus qu’une. Celle qui reste, c’est celle qui existait et
qui s’adressait à une autre personne porteuse de handicap (c’est ça, les numéros
88, 86 dans la rue).
Je voudrais savoir pourquoi l’arrêt de tram n’a pas pu se mettre devant le parc –
je veux dire l’arrêt : je ne parle plus de l’abri, puisque j’entends que vous allez
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pouvoir déplacer l’abri. Pourquoi la rue de la Balsamine a-t-elle dû être
condamnée (?) en cul-de-sac à partir du moment où, quand vous regardez le
parc, il y a 26 mètres disponibles jusqu’à la façade de l’autre maison ?
Là, j’aimerais bien comprendre pourquoi ?
M. Dhondt, échevin.- Oui. J’ai répondu.
Mme Buggenhout.- Mais non, vous n’avez pas répondu ! Je suis désolée, mais
les habitants pourront juger. On parle de concertation…
M. le Président.- Merci, madame. L’incident est clos.
Mme Buggenhout.- Non, l’incident n’est pas clos !
M. le Président.- Apparemment si, pour les membres du Collège, puisqu’ils
disent qu’ils ont répondu à la question. Merci.
Question de M. COULIBALY concernant l’incendie récent et l’état
inquiétant des logements au blocs du Foyer laekenois
M. Coulibaly.- Merci, monsieur le Président (?). Madame l’échevine, nous
avons été informés que le 20 février dernier, il y a eu un incendie à la chaussée
d’Anvers, au numéro 63, au troisième étage. Selon les informations que nous
avons reçues, cet incendie a provoqué l’hospitalisation de neuf personnes, la
relocalisation de dix familles, logées à l’hôtel, et quatre ménages ont aussi été
relogés ailleurs.
Selon les informations mises à notre disposition, un parallèle peut facilement
être fait entre l’état de délabrement total de l’immeuble, dans lequel il y a
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manifestement de la moisissure, de l’humidité, un manque d’aération, des
fenêtres à simple vitrage qui ne se ferment certainement pas, de la peinture qui
tombe du plafond, et il est même soupçonné qu’il y a de l’amiante. Ce qui fait
que personne ne peut ne pas faire un parallèle entre ce qu’il s’est passé,
l’incendie malheureux du 20 février dernier, et l’état des locaux.
Selon les informations que nous avons reçues, en son temps, vos services ont
été alertés par les locataires. Ils vous ont demandé d’intervenir, je crois, avant
l’incident et certainement que rien n’avait été entrepris.
Ce qui nous amène à vous demander, vu que ça s’est passé le 20 février, est-ce
qu’entre-temps, les locataires délocalisés ont pu regagner leur habitation
habituelle ?
Si, oui, dans quelles conditions ?
Ensuite, est-ce que les travaux pour rénover l’immeuble sont en vue ? Si, oui,
quand est-ce que vous pensez pouvoir les faire ?
Je pense que la question du délabrement des locaux pose un grave problème de
santé.
Je vous remercie.
M. le Bourgmestre.- En l’absence de madame la Présidente, je vais répondre à
sa place.
D’abord, attention : sur les circonstances de l’incendie, vous semblez dire que
vous avez des informations et que ce serait l’état de délabrement de l’immeuble
qui aurait causé l’incendie ? Ce n’est pas ce que m’ont dit les pompiers le soir
même – j’étais sur place.
Je ne sais pas d’où vous tenez ces informations ?
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M. Coulibaly.- Non, je n’ai pas dit ça : j’ai dit qu’on pourrait faire un parallèle
entre l’état…
M. le Bourgmestre.- Eh bien, faisons attention aux parallèles ! Je pense que
c’est un matériel défectueux qui était sur une terrasse d’un locataire, d’après – et
je suis très prudent, parce que l’enquête est toujours en cours – ce que m’ont dit
les pompiers le soir même.
J’étais moi-même sur place au moment de l’incendie et je ne pense pas que c’est
l’état qui est en cause (?).
Ça vous a peut-être échappé, mais Mme Maes a passé un dossier, tout à l’heure,
concernant des charges d’urbanisme. Donc, monsieur Coulibaly, sur les
circonstances, on ne sait pas encore, mais vous avez vu qu’il y a un dossier de
charges d’urbanisme qui est passé aujourd’hui au Conseil ? Il a été voté,
notamment, pour la réfection de cet immeuble, et elle était bien programmée
avant l’incendie.
C’est le premier immeuble du quartier Nord, du Foyer laekenois, qui va être
complètement réhabilité. Je ne sais plus, madame Maes, où en est la demande
de permis, mais je pense que c’est assez bien avancé sur la rénovation de cet
immeuble, chaussée d’Anvers. En tout cas, c’est vraiment dans les priorités, ça
a été annoncé aux habitants.
Comme vous le savez, il y a toujours aussi un temps d’adaptation, puisqu’il faut
reloger l’ensemble de ces gens le temps de faire une série de travaux.
Cet incendie, en effet, s’est déroulé. Je veux remercier, vraiment, tous les
services publics qui ont été immédiatement présents par rapport aux
130 familles qui ont été évacuées. Que ce soit les pompiers, la police, les
services du CPAS, les services de la Croix-Rouge, tous les services du Foyer
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– tous ceux qui étaient là ont vraiment montré leur efficacité.
Toutes les familles ont été dirigées vers le gymnase de la police. Vous savez que
rue Glibert, c’est là que les sections INT de la police sont logées. Donc, on a pu
mettre toutes les familles, puis on est allés réserver, pour celles qui ne pouvaient
pas réintégrer immédiatement l’immeuble, des chambres à l’hôtel Président, qui
est juste à côté.
Directement, le CPAS a pris le relais par rapport à ça, il faut le dire. Quand nos
services publics fonctionnent bien, il faut le montrer !
Quand j’ai quitté les familles, vers 5h du matin, tout le monde avait un logement
pour la nuit. Soit, les gens avaient trouvé, soit ils avaient pu réintégrer leur
immeuble, puisqu’on avait quand même évacué une grosse partie. Il y a
beaucoup de gens qui n’ont pas pu réintégrer tout de suite parce qu’il fallait
nettoyer toute la suie qui était là.
Aujourd’hui, il reste quatre familles qui n’ont pas pu réintégrer leur logement.
Elles ont été relogées sur le site Héliport-Anvers. Une famille a été relogée dans
un appartement plus grand, quatre chambres, sur le site de la Cité Modèle.
Donc, tout le monde a retrouvé un logement. Ça, c’est aussi le plus important
qui a été fait.
On a pu nettoyer immédiatement, et donc :
1. Grosse prise en charge immédiate : vraiment tous les services ont fonctionné,
j’y ai assisté personnellement.
2. Les familles qui ont été délogées l’ont été de la façon le plus courte possible.
Aujourd’hui, tout le monde est relogé, mais peut-être pas sur le site.
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3. La programmation de la rénovation de l’ensemble de la barre de logement est
bien programmée et budgétée, notamment dans le cadre de notre programme
« Les oubliés du climat ».
Voilà. J’espère avoir été complet dans ma réponse.
M. Coulibaly.- Merci pour les informations que vous nous avez données. On
souhaite vraiment que les bâtiments qui seraient dans les mêmes conditions –
comme vous avez dit que c’est un processus qui va peut-être s’étendre sur
l’ensemble des bâtiments publics –, ce serait vraiment salutaire que tous ces
bâtiments soient rénovés. On n’a pas assez de maisons sociales, donc il faudrait
que celles qui existent déjà soient mises dans de bonnes conditions.
Je vous remercie.
Question de M. WEYTSMAN relative aux retards du réaménagement du
boulevard Clovis
M. Weytsman.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, le boulevard
Clovis, on a déjà eu l’occasion d’en débattre à plusieurs reprises depuis le début
de cette législature. Au mois de décembre 2018, j’intervenais pour la première
fois en demandant que ce projet soit concerté avec les habitants et qu’on puisse
tenir compte de leurs avis.
Si vous vous en souvenez – ou en tout cas, si votre prédécesseure vous a
expliqué cela –, il y a eu, de mémoire, plus de 500 demandes d’intervention,
dans le cadre de la commission de concertation et qui demandaient des
modifications au projet. Aujourd’hui, sur ce boulevard Clovis, qui est un joyau
du patrimoine, c’est un joyau du patrimoine à protéger, on vit une situation (je
dis « on », parce que je n’habite pas très loin) particulièrement pénible, puisque
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ça fait plus de six ans qu’il y a le projet que le Collège souhaite mettre en avant
et presque plus de cinq ans maintenant, ou en tout cas cinq ans qu’il y a des
travaux.
Ma question est simple : je voudrais faire avec vous l’état des lieux de ce
chantier. Je voudrais voir dans quelle mesure vous pouvez clarifier le budget du
projet et les éventuelles augmentations.
Pourquoi les travaux entre la chaussée de Louvain et la rue de Gravelines sont-
ils encore davantage en retard ? Comment vous avez développé, en tout cas, des
procédures pour y remédier ?
Quand le projet sera-t-il finalisé, enfin ? Et quand pourra-t-on vraiment
l’inaugurer ? Je sais qu’il y a eu plusieurs dates d’inauguration qui ont été
annoncées et postposées.
Et pour des détails plus spécifiques, madame l’échevine, comment résolvez-
vous les problèmes de cohabitation entre piétons et cyclistes le long de la piste
cyclable ? Vous savez que c’était un des points noirs du projet. Votre
prédécesseure nous avait évoqué différentes pistes de solutions.
Quelle évaluation est prévue ? Je crois que, de mémoire, les associations
cyclistes aussi étaient défavorables au projet, tel que vous l’avez proposé.
Quand seront peints les passages pour piétons et combien de poubelles de rue
seront installées ?
Je vous remercie, madame l’échevine.
Mme Maes, échevine.- Monsieur Weytsman, merci pour votre question. Les
travaux entrent heureusement et progressivement dans leur phase finale. Tout le
monde a hâte de voir cette magnifique rue sans travaux, je vous comprends très
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bien. Et ce, après un chantier d’un an et demi mené par Infrabel, suivi de notre
chantier, qui a débuté en octobre 2022.
En tout cas, je peux vous assurer que le résultat en vaudra la peine !
En ce qui concerne le budget, le marché attribué à l’entreprise chargée des
travaux de réaménagement s’élève à 2.325.730 € et quelques centimes.
Actuellement, le chantier est en cours, et bien que le décompte final ne soit pas
encore disponible, il n’y a pas eu de dépassement budgétaire jusqu’à présent.
Il est important de noter que les révisions légalement obligatoires s’appliquent
conformément aux normes pour tout chantier en cours. Dans la pratique, il
faudra encore adapter le prix de l’offre de l’entrepreneur (c’est un prix de 2019)
en fonction de l’indexation. Hormis ça, il n’y a pas de dépassement budgétaire.
En ce qui concerne les retards mentionnés, entre la chaussée de Louvain et la
rue de Gravelines, il n’y a pas de retard effectif par rapport au délai prévu de
250 jours ouvrables spécifié dans le cahier des charges. Cependant, les
intempéries ont entraîné plusieurs jours où certains travaux n’ont pas pu être
réalisés.
Pour remédier à cette situation, nous continuerons à suivre de près le calendrier,
tout en prenant des mesures appropriées pour minimiser les retards causés par
des facteurs imprévus comme les intempéries.
La date de la finalisation du projet est fixée au 30 avril 2024. C’est important.
Nous comptons inaugurer le boulevard fin mai. L’invitation suivra
prochainement pour tous les membres de cette assemblée, et bien plus.
En ce qui concerne la cohabitation entre piétons et cyclistes, le réaménagement
est réalisé conformément au permis et n’est pas encore finalisé. Il est donc trop
tôt pour faire des analyses d’évaluation. Néanmoins, je souligne que le trottoir a
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été élargi et que les pistes cyclables sont conformes aux normes en vigueur.
Si des problèmes venaient à apparaître, il va de soi que la Ville les suivra de très
près.
Alors, concernant les passages piétons, la couche d’asphalte de finition devrait
être exécutée dans les deux prochaines semaines, suivie immédiatement par le
marquage définitif.
Enfin, il est prévu d’installer dix poubelles le long du boulevard.
Merci beaucoup pour votre attention.
M. Weytsman.- Je vous remercie, Madame l’Échevine. Vous n’êtes pas
responsable de ce retard, mais vous devez savoir que j’ai interpellé à trois
reprises.
Sincèrement, ce sont de longues années, de longues années de travaux pour un
chantier qui, d’ailleurs, a suscité beaucoup de polémiques et pour lequel il y a
eu peu de réponses.
Je crois que les habitants auront l’occasion de vous le rappeler.
Deux éléments : je vous remercie pour les précisions sur les 2,7 millions (?). Et,
enfin, on commence à « voir le bout du tunnel », si je peux m’exprimer ainsi.
Donc, le 30 avril, vous me garantissez que c’est la fin des travaux ?Et début
mai, l’inauguration ?
Mme Maes, échevine.- Fin mai.
M. Weytsman.- Fin mai – pardon –, l’inauguration. J’attends de voir, et de
nombreux habitants attendent de voir aussi, parce que c’est vraiment un chancre
qui est devant chez eux, depuis maintenant assez longtemps.
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Quant à l’évaluation, effectivement, du conflit potentiel, toutes les associations
cyclistes ont souligné le conflit potentiel entre les pistes cyclables, les deux
écoles et les sorties des écoles. C’est incontestable donc je regrette cette
décision, mais je demande d’avoir une évaluation.
Nous verrons dans quelle mesure, peut-être, le prochain Collège sera obligé de
rectifier cela dans le futur.
Je vous remercie.
Questions de MM. MAIMOUNI et BAUWENS concernant la résiliation de
baux de commerçants du quartier Stalingrad dans le cadre du chantier du
métro
M. Maimouni.- Bonjour, madame l’échevine. Bonjour, chers membres du
Collège. Il me revient qu’un renom a été envoyé aux commerçants du palais du
Midi, leur demandant de quitter les lieux pour août 2025 à la suite du permis
pour les travaux du métro.
La question est la suivante :
Lors de leur renom, ils reçoivent une indemnité légale de 36 mois, qui
aujourd’hui, malheureusement, n’est pas en phase avec les loyers actuels, car
certains – et beaucoup d’entre eux – louent à la Régie foncière depuis 20 à
25 ans.
En les indemnisant de la sorte, on ne leur permet pas de pouvoir se reloger, de
pouvoir exercer leur activité dans des conditions dignes et optimales.
Est-ce qu’à cet effet, la Ville de Bruxelles pourrait envisager de revaloriser ces
loyers au prix actuel ? Tout simplement en se calquant sur ce que la Régie elle-
même loue pour ses commerces sur les territoires de la Ville. Tout simplement.
Merci.
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M. Bauwens.- Merci, monsieur le Président. Madame l’échevine, le problème
des travaux à Stalingrad est un problème qui devait déjà être résolu, vu que la
fin des travaux était prévue pour cette année-ci. Donc ça traîne… Vous allez
dire : « Ce n’est pas ma responsabilité. » mais c’est quand même aussi votre
parti qui est en train de « foirer » – foirage complet de ce dossier, il faut
vraiment être honnête !
C’est, entre autres, parce que vous donnez les clés d’un chantier si important
toujours au même consortium privé, qui décide de l’avenir de notre ville.
La première chose que vous devez faire, dans votre parti, c’est de pousser à ce
qu’on arrête de donner cette clé de notre ville toujours aux mêmes qui sont
actifs. Chaque fois, sur les gros chantiers, c’est toujours les mêmes : ce sont eux
qui, ensemble avec votre parti, sont en train de décider comment notre ville est
vendue au plus offrant (?). Ça, c’est une chose.
Deuxièmement, pour les commerçants sur place, le calvaire commence à durer !
Le fait qu’ils ont maintenant reçu le renom de leur bail, est-ce que ce n’est pas
un peu prématuré, vu qu’il y a encore des recours introduits au niveau de la
Région. Il y a une nouvelle étude d’incidence qui va commencer, il n’y a pas
encore de nouveau permis, il y a des alternatives techniques qui ont été
présentées ou qui vont être présentées.
Du coup, les commerçants demandent : « Est-ce qu’on n’est pas en train de
nous dire définitivement : "Vous ne pourrez pas revenir." et on doit faire place à
d’autres gens ? »
Je voudrais savoir pourquoi on ne peut annuler ces renoms de baux.
Je vous remercie, madame.
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Mme Mutyebele, échevine.- Monsieur Maimouni, monsieur Bauwens, à la
suite des décisions du gouvernement (?) du 25 mai 2023 et du 20 juillet 2023
concernant l’exécution des ouvrages du métro 3 sur le tronçon (?) Nord-Albert,
en dessous du palais du Midi, et de l’adoption par le parlement bruxellois de
l’ordonnance instituant une procédure d’instruction spécifique d’une demande
de permis d’urbanisme relatif à la « déconstruction » de l’intérieur du palais du
Midi et à la modification du permis délivré par le fonctionnaire délégué de la
Région de Bruxelles-Capitale le 24 mai 2019 à la STIB, intervenue le
29 septembre 2023, l’intérieur du palais du Midi devrait être déconstruit dès
l’obtention du permis d’urbanisme par la STIB.
Dans ce cadre, le 6 février 2024, le gouvernement bruxellois a adressé à la Ville
de Bruxelles un courrier demandant que les formalités nécessaires soient
réalisées pour libérer le bâtiment au plus tard le 31 août 2025. Au 1er septembre
2025, en effet, la déconstruction intérieure du Palais du Midi devrait débuter.
À la suite de cette requête, un courrier indiquant la fin du bail pour le 31 août
2025 a été adressé aux commerçants du palais du Midi, sachant que ce courrier
leur avait été annoncé par la Ville qui est régulièrement en contact avec eux
pour répondre à leurs questions et les tenir informés. En effet, la loi du 30 avril
1951 sur les baux commerciaux prévoit un préavis de 18 mois.
Suivant le délai communiqué par la Région – soit au plus tard le 31 août 2025 –,
le délai de préavis (?) devait débuter le 1er mars 2024, ce qui explique que les
courriers ont été adressés à la fin du mois de février.
Nous sommes toutes et tous conscients de l’impact que ce chantier a sur la vie
du quartier et celle des commerçants. Dans tous les scénarios, une occupation
du palais du Midi ne serait plus possible lors des travaux de construction du
tunnel du métro.
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En ce qui concerne les modalités d’indemnisation, il y a deux volets :
Le premier volet : 36 mois de leur loyer annuel. Pour rappel, la loi du 30 avril
1951 prévoit une indemnité de 12 mois lorsque la résiliation est justifiée par la
réalisation de travaux, et jusqu’à 36 mois de loyer dans d’autres cas.
Il y a donc eu une volonté d’aller au maximum du plafond prévu par cette loi.
Ces indemnités sont calculées sur base du loyer indexé et tiennent donc compte
de la réalité économique.
Le deuxième volet, c’est la perte d’exploitation, par rapport à laquelle la
méthode de calcul est actuellement en cours de finalisation, via Bruxelles
Économie et Emploi. Cette méthode sera présentée aux commerçants dès son
approbation.
Les contacts sont donc permanents avec le quartier.
Enfin, concernant l’accompagnement du chantier, un pacte 2 est en cours de
rédaction, en collaboration avec le quartier et en tenant compte des remarques
sur le pacte 1.
Mon collègue Maingain n’est pas là pour l’instant, mais il pourrait, s’il revient,
commenter cet aspect spécifique.
Merci.
M. Maimouni.- Effectivement, je pense que je dois avoir un problème au sein
du parti socialiste : chaque fois que je pose une question, on ne me répond
pas…
J’ai demandé si on pouvait réévaluer les loyers de telle manière à ce que les
36 mois correspondent à un loyer en phase avec la réalité. Quand on paie 500 ou
600 € sur un bail de 25 ans qui a été indexé, je vous mets au défi de retrouver un
loyer équivalent. Donc, je vous remercie.
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Deuxièmement, vous passez complètement à côté ! Comme l’a dit M. Bauwens,
vous parlez de respecter ce que vous a demandé la Région, mais la Région n’est
en possession de rien du tout.
Ce n’est pas la première fois que des projets de la Ville de Bruxelles
n’aboutissent pas : il suffit de parler du projet du stade au Parking C qui n’a
jamais vu le jour, il suffit de parler des problèmes du permis d’urbanisme et
d’environnement du projet Neo, et j’en passe.
Donc là, vous sommez des commerçants de partir sans avoir eu le permis entre
vos mains. C’est bien cela, madame Mutyebele ? Y a-t-il un permis qui a été
délivré ?
En raison des travaux, ces travaux, jusqu’à présent (?) – jusqu’à preuve du
contraire, je crois qu’on est dans un État de droit –, il n’y a pas de permis. Il est
où, le permis ?!
Et ce n’est même pas la question que je vous ai posée. Je vous ai posé la
question : est-ce qu’on peut réévaluer leur loyer de telle manière à ce qu’ils
puissent partir dans des conditions (?) dignes ?
Ça fait plus de dix ans qu’ils vivent dans l’incertitude du lendemain ! Ça fait
plus de cinq ans qu’au niveau de la Région – je tiens à le rappeler, monsieur
Bauwens –, il n’y a pas que le parti socialiste parce que jusqu’à preuve du
contraire, c’est ECOLO-GROEN qui a en charge Bruxelles Économie et Emploi
et qui gère la mobilité. Donc, il serait aussi bien de les mettre face à leurs
responsabilités !
Madame Mutyebele, est-ce qu’on peut, ici, auprès de ce Conseil communal,
voter un budget exceptionnel pour qu’on puisse les indemniser dignement ?
C’est tout ce que je vous demande : je ne vous ai même pas demandé de rentrer
dans la légalité de l’expulsion et du renom qui leur a été envoyé. Je vous
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demande juste ça, et je vous demande de me répondre, s’il vous plaît.
Si vous ne le faites pas pour moi, faites-le pour les 32 commerçants qui sont là-
bas !
M. Bauwens.- Le problème, c’est qu’il y a maintenant un renom du bail, donc
une sorte d’obligation d’expulsion, sans avoir la certitude que les travaux du
métro vont avoir lieu. On doit, d’abord, se mettre d’accord sur le fait que pour
l’instant, rien n’est certain… mais vraiment rien !
Est-ce qu’on va détruire le palais ? Ce n’est pas certain, il n’y a pas de permis.
Est-ce qu’on va construire le métro ? Ce n’est pas certain, parce que ce n’est pas
nous qui décidons, c’est le consortium.
On met toujours notre argent chez les mêmes firmes, mais on n’a aucune
certitude ! Les commerçants, maintenant, la seule certitude qu’ils ont, c’est que
le quartier, actuellement, je ne veux pas dire qu’il est condamné, mais vous
l’avez quand même condamné à beaucoup d’années de problèmes, et il n’y a
pour l’instant pas encore de perspectives d’avenir.
Donc, expulser ou renoncer au bail pour un projet qui n’existe pas, je trouve ça
prématuré.
Pourquoi vous ne renoncez pas au renom du bail ?
M. Maimouni.- Oui, pourquoi ne pas mettre ça « en standby » ? Il n’y a « pas
le feu au lac », je crois : ça fait dix ans qu’ils sont dans la tourmente (?), alors
on n’est pas à un jour près…
M. le Président.- Madame l’échevine ? Pas de réplique ?
Bien. L’incident est clos.
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M. Bauwens.- On en est quand même arrivé au point, ces derniers temps, où il
n’y a plus de répliques de chez vous…
M. le Président.- Ne pas répondre, c’est une réponse.
M. Bauwens.- Merci ! C’est vous qui le dites, merci.
Vraag van dhr. VANDEN BORRE betreffende de problematiek van de
organisatie Samidoun en de steun verleend door de Stad
M. le Président.- En l’absence de l’auteur, la question est reportée à une séance
ultérieure.
Question de M. WEYTSMAN concernant les inquiétudes des riverains
dans le cadre du projet avenue Lloyd George
M. Weytsman.- Je vous remercie, monsieur le Président. Monsieur le
Bourgmestre, de nombreux riverains du quartier Louise m’ont fait part de leurs
vives inquiétudes, comme disait M. le Président, concernant le projet de
surévaluation de l’immeuble situé avenue Lloyd George, aux numéros 6-8. Ils
ne s’opposent pas au projet, à condition, évidemment, que la hauteur reste
raisonnable (la hauteur de la construction, équipement technique sur le toit
inclus), et que ça n’excède pas la hauteur actuelle.
Leur principale préoccupation réside donc dans les conséquences
d’augmentation des deux étages qui se traduiraient par une diminution notable
de l’ensoleillement, une hausse des frais de chauffage et une dégradation de la
qualité de vie, notamment pour les résidents du boulevard de la Cambre. Sans
oublier, évidemment, l’impact négatif sur la valeur de leurs propriétés.
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Monsieur le Bourgmestre, madame l’échevine, ma question est simple : quel est
votre avis ? C’est Mme l’échevine qui me répond, je présume ? Alors madame
l’échevine, quel est votre avis ou peut-être l’avis du Collège sur ce projet ?
Est-ce que vous avez eu l’occasion d’échanger avec les riverains et de voir dans
quelle ampleur, de quelle façon leurs préoccupations peuvent peut-être être
intégrées dans vos considérations ?
Et enfin, concernant l’avancement actuel du projet, notamment à la lumière de
la prolongation de l’enquête publique due au manque de visibilité initiale
– seulement trois affiches rouges affichées : on est très concret, madame
l’échevine –, pourriez-vous fournir des détails supplémentaires sur cette
prolongation ?
La commission de concertation est-elle toujours prévue pour le mercredi
10 avril ?
J’ai lu ma question, telle quelle. Je vous en prie, madame l’échevine.
Mme Maes, échevine.- Monsieur Weytsman, merci beaucoup. Le Code
bruxellois de l’aménagement du territoire (CoBAT) prévoit que la consultation
des riverains se fait lors des mesures particulières de publicité dans le cadre de
l’instruction de la demande de permis d’urbanisme – c’est-à-dire une enquête
publique, suivie d’une commission de concertation.
C’est au demandeur d’organiser, s’il le veut, une consultation en amont avec les
riverains sur le projet en question.
Néanmoins, pour ce projet, plusieurs réunions de projet ont eu lieu, au cours
desquelles les préoccupations des résidents ont également été identifiées par
différentes instances. Les remarques faites lors des réunions de projet ne sont,
toutefois, que des recommandations que le demandeur de permis n’est pas
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obligé de suivre.
L’enquête publique pour le projet en question a débuté le 24 janvier 2024.
Initialement, une enquête de trente jours était prévue et la fin de l’enquête
publique devait avoir lieu le 22 février 2024. La Ville de Bruxelles a d’ailleurs
été mise au courant d’un problème quant à l’affichage dans le cadre de l’enquête
publique, le 16 février.
Après analyse des plaintes et remarques, nous avons en effet constaté une erreur
matérielle : le plan d’affichage n’était pas correct, résultant en une réduction du
périmètre d’affichage, impliquant potentiellement l’impossibilité de certains
riverains de pouvoir participer à l’enquête publique. Étant donné que
l’administration avait déjà réceptionné de nombreuses réactions lors de
l’enquête publique en cours, il a été décidé, en concertation avec
Urban.brussels, l’autorité délivrante pour ce permis-ci, de prolonger l’enquête
publique de 30 jours, et ce afin de pouvoir maintenir les réactions déjà émises
lors de l’enquête publique.
Si on avait arrêté et si on avait recommencé, on perdait les réactions qu’on avait
déjà reçues. Une annulation de l’enquête publique en cours aurait donc
engendré l’annulation de toutes les réactions déjà réceptionnées, ce que nous
avons voulu éviter absolument, pour écouter les riverains, bien entendu.
Le périmètre d’affichage a été adapté et de nouvelles affiches rouges, en nombre
plus élevé, ont été affichées sur le territoire. De plus, tous les plaignants ont été
mis au courant par e-mail de cette prolongation d’enquête publique, ainsi que de
la nouvelle date de commission de concertation qui, comme vous l’avez dit,
aura lieu le 10 avril 2024 dans nos locaux.
Comme dans tous les projets soumis à l’enquête publique, le Collège se
prononcera sur ce projet après avoir pris connaissance des réactions et
objections des riverains, ainsi que de l’avis de la commission de concertation. Il
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va de soi que le fonctionnaire délégué d’Urban.brussels devra statuer sur la
demande en prenant en considération les remarques et objections des riverains,
l’avis de la commission de concertation et, en dernier lieu, l’avis du Collège.
Je vous remercie.
M. Weytsman.- Je vous remercie, madame l’échevine. Finalement, vous
m’avez rappelé la législation et vous ne pouvez pas sortir de ces clous, mais
moi, je vous rappelle la position du MR :
D’une part, exactement comme dans le projet rue Van Campenhout, où le
Collège a décidé d’abattre des arbres centenaires dans un projet – qui aussi,
malheureusement, en laissant passer les délais. Ils sont en train d’être abattus
pour le moment, ce qui a un véritable impact sur la qualité de vie.
Ici, on est dans un autre projet, certes différent, mais le MR est aussi clair : nous
estimons que les gabarits sont beaucoup trop élevés. Si vous laissez monter de
deux étages, vous allez aussi nuire à la qualité de vie des habitants du boulevard
de la Cambre, comme vous avez participé à la nuisance grave – grave ! – pour
les habitants du quartier européen en abattant tout un intérieur d’îlot qui avait
des arbres centenaires.
C’est un véritable scandale, mais je ne peux faire qu’une chose ici, c’est
rappeler la position du MR. Et dans les deux cas, la position du MR est très
claire !
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Question de M. WEYTSMAN concernant la préservation de la façade du
quai aux Briques 38-4
M. Weytsman.- Je vous remercie, monsieur le Bourgmestre. Cette question, en
fait, madame l’échevine, elle aurait dû, elle aurait pu vous être posée il y a
quelques semaines de cela, lorsqu’on a eu ce point à l’ordre du jour. Je me
permets de revenir dessus suite, notamment – en toute transparence –, à
l’interrogation et aux inquiétudes de certains riverains.
Pour être vraiment franc avec vous, c’est plutôt mon collègue Coomans de
Brachène qui suit ces matières-là. Je ne percevais pas, quand il n’était pas là,
exactement l’exacte portée de ce que vous avez finalement appelé, assez
pudiquement, un « réalignement ».
Ce réalignement – pudiquement ou pas pudiquement, en fait – a des
conséquences, non seulement sur la qualité de vie des riverains, mais aussi sur
l’importance et la mise en valeur de certaines façades. D’où ma question,
madame l’échevine :
Dans le cadre du projet de démolition et de transformation au quai aux Briques,
les riverains me sont revenus quant au non-respect du patrimoine du quartier. En
effet, le projet prévoit d’avancer et de reconstruire la façade des numéros
38 et 40.
Eux, en tout cas, s’y opposent.
Quatre questions qui sont toutes simples – c’est l’occasion pour vous, peut-être,
de refaire l’état des lieux de cette question :
Pourquoi cet avancement de la façade ? Pourquoi ne pas tenir compte de la
valeur patrimoniale de la façade en question et des deux façades, aussi, de
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chaque côté ?
Pour rappel, les maisons attenantes, les numéros 36, et 42-44 du quai aux
Briques sont reprises à l’inventaire du patrimoine architectural. La disposition
actuelle en retrait met en valeur ces deux bâtiments. C’est ce qu’ils essayent en
tout cas de vous faire entendre.
Quelle concertation avez-vous tenue avec les riverains concernés ?
Comment s’est déroulée la commission de concertation du mardi 5 mars ? Si
vous pouvez me faire un petit « feedback », s’il vous plaît.
Quand pouvons-nous en attendre les conclusions ?
Je vous remercie, madame l’échevine.
Mme Maes, échevine.- Monsieur Weytsman, pour rappel, il y a d’une part une
demande de permis d’urbanisme pour transformer le 38-40 – un chancre, quand
même, depuis de longues décennies – en un projet mixte avec des logements, du
commerce et un petit bureau. La première version de ce projet a été introduite
en juillet 2020 et a depuis évolué dans le bon sens : ce projet prévoit une
« dédensification » de l’intérieur d’îlot, une amélioration sensible de la
végétalisation de cet intérieur d’îlots et la création d’un jardin en pleine terre.
Dans le cadre de l’instruction de la demande de permis d’urbanisme, la Ville a
demandé, dans un souci de durabilité et de circularité, de maintenir et de
transformer le bâtiment existant, au 38-40 quai aux Briques, plutôt que de le
démolir et de reconstruire un nouvel immeuble de logement à cet endroit, bien
que cet immeuble ne présente pas, ce ne sont pas mes mots, ce sont les
instances : « un intérêt patrimonial particulier ».
Cependant, entre-temps, le demandeur est revenu vers nous avec une étude
d’ingénieur qui démontre qu’il n’est pas possible de conserver et de transformer
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l’immeuble existant pour des questions de stabilité. Si le bâtiment doit être
démoli, la Ville et Urban.brussels, en ce compris la direction du patrimoine
culturel – ça, je veux le dire bien clairement –, estiment qu’il est préférable de
reconstruire le nouvel immeuble dans le même alignement que les immeubles
situés de part et d’autre, qui sont inscrits à l’inventaire du patrimoine.
La Ville a donc lancé une procédure de modification de l’alignement à cet
endroit.
Les immeubles situés aux numéros 36 et 42-44 sont plus anciens que
l’immeuble du 38-40. Ces immeubles plus anciens ont été construits sur base
d’un alignement plus ancien : à la fin du XIXe siècle, il a été décidé de créer un
nouvel alignement pour permettre un élargissement des quais. Tous les
immeubles construits après l’établissement de ce nouvel alignement devaient
respecter ce nouvel alignement, raison pour laquelle le 38-40 a été construit en
retrait par rapport aux immeubles contigus.
Entre-temps, les immeubles sis aux numéros 36 et 40-42 ont été inscrits à
l’inventaire du patrimoine. Leur démolition n’est donc pas souhaitée et
impossible. La Ville a donc décidé de rétablir l’alignement le plus ancien à cet
endroit pour donner une sécurité juridique aux immeubles situés aux 36 et 40-42
parce qu’en fait, l’alignement n’était plus correct pour permettre, en cas de
démolition-reconstruction de l’immeuble 38-40, qui ne présente pas d’intérêt
patrimonial, de reconstruire un nouvel immeuble dans la continuité des façades
les plus anciennes.
De plus, si un nouveau bâtiment devait être construit dans la continuité des
façades des immeubles contigus, ça permettrait également de supprimer deux
recoins qui sont propices aux incivilités.
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La concertation avec les riverains concernés a eu lieu lors de la commission de
concertation qui s’est tenue le 5 mars dernier. J’étais là, moi-même, et la
discussion a porté essentiellement sur la démolition du bien du quai aux Briques
38-40, ce qui ne fait pas l’objet de la demande de modification de l’alignement.
C’est dans l’intérêt de tout le monde, le quartier inclus, que ce chancre puisse
être transformé et l’intérieur d’îlots dédensifié, que le projet puisse aboutir et ait
un permis d’urbanisme. Et ce, après quatre ans de procédures et des décennies
d’immobilisme à cet endroit !
Je vous remercie pour votre attention.
M. Weytsman.- Je vous remercie, j’entends votre réponse. Je me permettrai de
vous revenir dans quelque temps pour comprendre exactement la portée.
Je comprends, évidemment, l’objectif même de l’alignement en termes
d’aménagement du territoire. Mais je continue à penser même si,
manifestement, la direction de la protection du patrimoine ne le pense pas, que
ça a aussi parfois un intérêt de mettre en avant des façades qui sont certes
particulières et qui offrent quelque chose de particulièrement engageant pour le
quartier, tout en reconnaissant aussi le travail et la nécessité de ce que vous avez
fait, de réaménager ce que vous qualifiez éventuellement de « chancre urbain »,
ou en tout cas d’un bâtiment qui n’est pas, certes, à la hauteur des espérances
aujourd’hui.
Je me permettrai de revenir dans le futur sur cette analyse.
Je vous remercie, madame l’échevine.
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Question de M. WEYTSMAN relative au respect de l’identité littéraire de
la galerie Bortier, dans le cadre de sa redynamisation
M. Weytsman.- Ma question porte effectivement sur le respect de l’identité
littéraire de la galerie Bortier dans le cadre de ce que je vais appeler sa
« redynamisation ». Vous vous souvenez, madame l’échevine, que je vous ai
interrogée en décembre dernier : on a eu un échange sur l’avenir de la galerie
Bortier et à l’époque, vous me parliez d’un appel à manifestations d’intérêt pour
lequel vous aviez reçu plusieurs projets, notamment celui des bouquinistes que
je trouvais particulièrement intéressant.
Je pense qu’il n’a pas été retenu – et je le déplore – par la Régie.
Vous concluiez d’ailleurs vos propos, dans le cadre de cet échange, en disant
être attentive à d’autres candidatures qui pourraient arriver, mais aussi à
l’identité que je vais appeler « littéraire » de la galerie Bortier.
En parallèle, vous m’affirmiez que l’identité culturelle et littéraire de la galerie
serait donc maintenue par les commerçants actuels. Et néanmoins, madame
l’échevine, on m’informe d’un projet qui est plus un projet « food » – je vais
dire ça comme cela – sur les rails. En tout cas, un projet qui a été sélectionné, si
je comprends bien, par la Régie.
Donc, j’ai des questions précises :
Premièrement, quel était exactement le cahier des charges dans l’appel à
manifestations d’intérêt ? Est-ce que vous pouvez me le communiquer ? C’est la
première question que je vous ai envoyée. Est-ce que vous pouvez, s’il vous
plaît, me communiquer cet appel à manifestation ? Je crois que c’est important
de pouvoir faire toute la transparence.
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Deuxièmement, il me revient que des travaux auraient commencé. À voir dans
quelle mesure ces travaux ont effectivement commencé, pour y installer des
commerces de bouche.
Des sous-questions que je vous ai posées, madame l’échevine :
Quels sont ces travaux et dans quel cadre se font-ils ?
Avez-vous validé un projet définitif ? Quel est-il ?
Comment avez-vous travaillé sur l’équilibre ? Je parle, dès le début, d’un
équilibre entre ce que je vais appeler l’« identité littéraire », même si
historiquement, la galerie Bortier n’a pas qu’une identité littéraire, mais au fil
des siècles, elle a gagné ses lettres de noblesse en termes d’identité culturelle et
littéraire.
Je crois que c’est important : le MR plaide pour que dans le centre-ville de
Bruxelles, il y ait des lieux authentiques, des lieux de calme, des lieux de repos,
des lieux qui peuvent attirer aussi d’autres publics que ceux, habituels, des fast-
foods, de la nourriture ou du food, même si c’est parfois de très bonne qualité.
Si un projet est effectivement lancé, quel est le timing de ce projet, que j’ai
découvert via la presse ? Quelle concertation avez-vous organisée, la Régie ou
l’éventuel soumissionnaire, par rapport à un éventuel projet avec les
commerçants ? Comment avez-vous travaillé avec eux, avec ces commerçants ?
Je me permets de rappeler que ces commerçants ont tiré la sonnette d’alarme à
de multiples reprises, puisqu’à l’intérieur de cette galerie, il y avait de
magnifiques espaces commerciaux que j’ai visités et qui étaient libres, ou disons
plutôt vides depuis plus de dix ans – vous n’en êtes certainement pas la seule
responsable. Vos prédécesseurs en sont aussi en grande partie responsables.
Dix ans pour des espaces commerciaux aussi importants en plein centre de
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Bruxelles, c’est évidemment particulièrement triste !
Voilà, madame l’échevine. Je veux insister sur quelque chose : le MR a toujours
dit : « On soutient la redynamisation, mais dans un certain équilibre. » Vous
m’avez dit comprendre, lors de notre dernier échange, cet équilibre, puis je
découvre par la presse un projet qui, en tout cas sur papier, est certes intéressant,
et d’ailleurs, le porteur de projet, je le soutiens dans beaucoup d’autres projets
de développement dans le sud ou dans le centre de Bruxelles, mais ici on est
dans un patrimoine particulier, avec des commerçants particuliers qui font les
lettres de noblesse littéraires et culturelles du centre de Bruxelles.
Je voudrais avoir votre position par rapport à ce projet.
Je vous remercie.
Mme Mutyebele, échevine.- Monsieur le conseiller, l’enjeu, tel que décrit dans
l’appel, était de développer la fréquentation de la galerie tout en respectant la
dimension patrimoniale et les activités déjà présentes. L’objectif étant que le
porteur de projet participe à une réflexion globale qui approfondit la mise en
réseau entre différents acteurs dans le but d’accroître le rayonnement de la
galerie et de faire connaître davantage ce lieu à l’atmosphère unique.
Par ailleurs, pour le candidat, cet appel était l’occasion unique de lancer une
activité dans un lieu atypique et de participer à la mise en place d’une nouvelle
dynamique au sein de la galerie.
Après plusieurs offres infructueuses, nous avons reçu récemment le projet « Re-
borntier », qui allie à la fois une offre d’artisans autour des métiers de la
bouche : boulangers, fromagers, glaciers, artisans bruxellois, pour la plupart et
une offre culturelle : bouquinistes, vinyles, et de manière ponctuelle des
expositions et des marchés vintage, par exemple.
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Un café littéraire viendra compléter l’offre. Nous sommes donc bien loin de ce
que certains qualifient de « food court ».
Je vous enverrai par e-mail l’appel à manifestations d’intérêt tel qu’il avait été
lancé par la Régie en son temps. Cette offre, portée par des acteurs sérieux, en la
personne de Thierry Goor et Pascal van Hamme, notamment concepteurs du
Wolf et du Fox, a été validée par le Collège en sa séance du 15 février dernier.
Elle répond pleinement aux objectifs de l’appel en amenant une nouvelle
dynamique dans la galerie qui viendra compléter l’offre des bouquinistes déjà
présents tout en la renforçant. En effet, le mix commercial projeté pour
l’ensemble de la galerie consacrera 60 % des mètres carrés à des activités de
libraires et de bouquinistes. J’en veux pour preuve le café littéraire, qui n’existe
pas et qui va exister dans ce lieu.
Une rencontre s’est d’ailleurs tenue avec les commerçants de la galerie en fin
d’année afin de leur présenter ce projet, mais aussi de les intégrer dans son
élaboration.
Je voudrais vous dire que ce projet ne concerne que les cellules qui sont vides.
Dans les cellules qui sont déjà occupées par nos bailleurs, les locataires de la
Régie restent locataires de la Régie en direct.
En ce qui concerne les interventions techniques, un travail sera réalisé afin de
rafraîchir le patrimoine existant. Ainsi, les travaux se limiteront à revoir
l’éclairage, les signalétiques ou remettre en fonction les ouvrants des fenêtres.
Le projet qui a été retenu n’ira donc pas à l’encontre de l’essence du lieu, il se
fondra dans l’atmosphère de la galerie et viendra lui rajouter un plus, cette petite
touche qui manque actuellement pour que plus de personnes s’arrêtent et
prennent le temps de découvrir cette belle galerie.
Au-delà d’un lieu de passage, nous voulons faire de cette galerie un lieu où les
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Bruxellois peuvent se poser, découvrir à la fois son magnifique patrimoine tout
en profitant d’une offre commerciale et culturelle de qualité.
M. Weytsman.- Je vous remercie, monsieur le Président. Donc, je vais recevoir
l’appel à manifestations d’intérêt, je crois que c’est important – de même, peut-
être, que le projet qui a été sélectionné, s’il vous plaît.
Ce lieu a effectivement une atmosphère unique. En fait, le débat que nous avons
pour le moment et la crainte que j’ai et que j’exprime, c’est que cette
atmosphère doit continuer à rester unique.
Je trouve vraiment qu’il y a des éléments intéressants dans votre réponse, et je
vous en remercie. Vous avez cité la personne, donc je me permets de le dire
maintenant et cette personne est venue me présenter le projet. D’ailleurs, j’ai
trouvé que finalement, le projet ressemblait assez à ce qu’on peut qualifier de
« food court ».
Mais si je comprends bien, vous avez trouvé un équilibre. Et par ailleurs, pour
d’autres projets que vous avez cités comme cela, je vais en citer un : le Wolf,
quand ils sont arrivés, j’ai applaudi des deux mains ; je trouve qu’il a un vrai
intérêt. Et le Fox, je leur ai dit, d’ailleurs – puisque vous les avez cités, je peux
le citer – est vraiment « super » ! Le seul problème, c’est qu’il n’est pas sur le
territoire de la Ville de Bruxelles, c’était ma plus grosse critique (rire).
Donc je soutiens ce genre de choses, mais ici, on est dans une galerie
particulière. Ce qui est intéressant dans votre réponse, parce que ça, je ne le
savais pas, c’est que les anciens bouquinistes, si je comprends bien, sortent du
projet, ne sont donc pas gérés par la personne… Mais ce n’était pas le cas au
début, sauf erreur de ma part : le soumissionnaire gérait l’intégralité. Donc, il ne
gère que…
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Mme Mutyebele, échevine.- En fait, je l’ai toujours répété, mais je pense qu’il
y avait un acharnement médiatique pour dire qu’on voulait céder l’entièreté de
la galerie. Notre objectif, en lançant cet appel à manifestation d’intérêt, était de
combler les cellules qui étaient vides.
Nos locataires sont régis par la loi sur les contrats de bail. On ne peut pas
rompre le contrat avec un locataire comme ça.
M. Weytsman.- Ils avaient une crainte. Donc, il y a des bouquinistes anciens. Il
y a des asbl qui font un travail à l’entrée de la galerie, dont certains ont des baux
précaires – évidemment, c’est ça la préoccupation –, donc je comprends que
tous ceux qui occupent, aujourd’hui, des espaces peuvent rester, mais…
Mme Mutyebele, échevine.- Ceux qui ont un contrat de bail, pas les occupants
précaires. Ceux qui ont des baux commerciaux classiques.
M. Weytsman.- D’accord. Alors les bouquinistes historiques qui restent là
peuvent rester. Ce qui est, surtout, aussi important, c’est qu’ils peuvent rester
avec un bail avec la Régie.
Une des craintes qui était légitime, c’est qu’on doit évidemment se rendre
compte que la rentabilité au mètre carré, pour une telle librairie ou un
bouquiniste ancien n’est effectivement pas la même qu’un bar à huîtres ou un
bar à vins juste à côté. Donc, ça veut dire que ces personnes-là, on peut les
rassurer sur le fait qu’elles resteront.
On doit quand même juste s’assurer, madame l’échevine, sur le fait que dans ces
lieux, on doit continuer – mais vous l’avez dit, donc on a l’impression d’être sur
les mêmes longueurs d’onde, mais quand je regarde la presse, je n’ai pas
toujours l’impression que c’est le cas –, ces lieux doivent rester des lieux de
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calme aussi.
Donc, il y a moyen d’avoir un café littéraire ? Je trouve ça superbe, j’adore
l’idée ! On n’est pas obligés, dans le centre de Bruxelles, de n’avoir que des
lieux où il y a des terrasses qui bougent. Donc, ça peut rester un lieu littéraire,
culturel et de calme. Par ailleurs, il y a plein d’autres endroits, dans le centre de
Bruxelles, où on peut faire la fête en journée ou en soirée.
Donc je vous remercie. Je suis vraiment intéressé par avoir l’appel à
manifestations et, peut-être, les conditions du projet, du porteur de projet, qui –
comme vous l’avez cité par ailleurs, je me permets de le redire – est un porteur
de projet qui a apporté beaucoup de bonnes choses dans le centre de Bruxelles.
Il peut arriver de temps en temps qu’on ne soit en tout cas peut-être pas
totalement aligné sur certains projets et moi, j’insiste sur le fait que ce projet est
important pour cette galerie : on doit garder l’âme unique ou l’atmosphère
unique, comme vous l’avez dit, de cette galerie.
Question de M. COOMANS de BRACHÈNE concernant l’absence de
contrôle pour le stationnement illicite devant les bornes de rechargement
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie, monsieur le Président. Je
comprends que le titre est un peu rébarbatif et peut-être même
incompréhensible… Je voudrais ici vous parler d’« électromobilité » : vous le
savez peut-être, c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur, étant
notamment propriétaire d’un véhicule électrique… évidemment d’un vélo
électrique, et même d’une trottinette électrique.
Mais ici, c’est de véhicules électriques que je voudrais vous parler.
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Je pense d’ailleurs, à ma connaissance, être le seul député dans ce pays à avoir
un véhicule 100 % électrique : pas hybride, mais 100 % électrique ! Et je peux
vous dire que, pour le faire depuis un an et demi, je ne me dis pas « heureux
propriétaire », parce que c’est un cauchemar au quotidien !
C’est vrai que ce cauchemar est rendu possible aussi par un certain laxisme de
la part des autorités. À de très nombreuses reprises, je me suis retrouvé avec –
c’est une petite voiture électrique, toute petite et donc avec peu d’autonomie : ça
veut dire qu’il faut la recharger plus souvent.
Ça veut dire aussi qu’il faut un accès aux bornes publiques. Je n’ai pas de borne
chez moi pour le faire, donc je me retrouve comme tout un chacun, comme
chaque Bruxellois qui aurait un petit véhicule comme ça, à devoir être
dépendant de ces bornes. Or, vous le savez, elles sont extrêmement peu
nombreuses dans le centre-ville de Bruxelles. Je vous encourage d’ailleurs à
suivre et à regarder les applications qui existent.
Mais, là où commence le cauchemar, c’est quand les quelques bornes qui
existent dans l’espace public…Parce qu’il y en a, mais la plupart des bornes que
vous avez dans le centre-ville sont dans des parkings privés ou dans des
parkings publics : ça veut dire qu’il faut d’abord payer pour entrer dans le
parking et pour avoir ensuite le droit de se charger, vous comprenez la difficulté.
Mais pour les bornes qui existent, qui continuent d’exister sur l’espace public,
malheureusement, il se fait que nombre d’entre elles, au quotidien, sont
« squattées » – j’ose le dire ! – par des véhicules qui n’ont rien à y faire parce
qu’ils ne s’y chargent pas, tout simplement.
La Ville de Bruxelles, comme les autres communes de la Région, a estimé
nécessaire de mettre un panneau indiquant clairement un prix pour ceux qui se
gareraient illégalement. Et c’est une très bonne chose, mais encore faut-il
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l’appliquer.
Alors, à deux reprises, il se fait que je suis tombé sur des personnes garées
illicitement. Et à deux reprises – par hasard, parce que ça m’arrive très souvent
–, j’ai vu juste à côté une patrouille de police. Je demande : « Monsieur, est-ce
que c’est peut-être possible d’intervenir ? »
Parce que ça casse littéralement le système quand vous n’avez pas la
possibilité… Parfois, vous faites deux kilomètres pour aller à une borne – pour
les quelques bornes qui restent – et puis vous vous rendez compte qu’elle est
occupée ! Vous vous rendez compte de la difficulté que ça peut représenter. Et je
ne suis pas le seul à le vivre : tous les utilisateurs de véhicules électriques vivent
ça, aujourd’hui, à Bruxelles.
Donc, mes questions sont les suivantes :
Pourriez-vous me confirmer que les policiers ont reçu une consigne de ne plus
contrôler le stationnement illicite devant les bornes de rechargement ? Si oui,
quelles en sont les raisons ?
Et si ce n’est pas le cas, combien de procès-verbaux ont été établis en 2020,
2021, 2022, 2023 et à ce jour en 2024 pour occupation illicite ? Pourriez-vous
préciser les montants qui ont été perçus durant chaque année ?
Troisièmement, étant donné la pression importante qui pèse sur ces bornes de
recharge et la difficulté de trouver des stationnements disponibles à Bruxelles,
quelles sont les initiatives prises par le Collège pour viabiliser le système de
l’électromobilité ?
Enfin, quelles mesures la Ville de Bruxelles peut-elle encore prendre pour
permettre de maintenir un nombre suffisant de bornes de recharge disponibles
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en espace public dans le centre-ville de Bruxelles – où la plupart des bornes sont
situées actuellement dans des parkings publics, comme je le disais ?
Je vous remercie d’avance pour vos réponses.
M. Dhondt, échevin.- Merci, cher monsieur le conseiller Coomans. Les zones
de stationnement pour chargement électrique sont reprises dans l’arrêté du
gouvernement régional et dans le règlement du stationnement communal.
Il est écrit que le stationnement dans les zones de chargement électrique est
gratuit, à condition que l’usager du véhicule en question se connecte ou ait
connecté physiquement le véhicule à la borne de chargement et soit connecté au
fournisseur. Les usagers d’un véhicule non électrique ou d’un véhicule
électrique stationné sans connexion physique ou sans connexion avec le
fournisseur sont soumis à une redevance forfaitaire de 50 € par période de
stationnement. Ce sont les fameux panneaux que vous avez cités tout à l’heure.
Les emplacements réservés, comme définis dans le règlement, ne sont pas
sanctionnés pénalement et ne font, donc, pas partie du contrôle par la police.
Donc, ils sont dépénalisés. Néanmoins, même si le contrôle par l’auto-scan est
prévu, malheureusement, ceci n’est pas encore techniquement possible parce
que le système de contrôle Sigmax doit pouvoir disposer des informations
concernant le type de véhicule auprès de la Direction immatriculation des
véhicules (DIV) et concernant l’activité de recherche auprès de Sibelga.
Les différentes parties prenantes travaillent à la mise en œuvre de solutions
techniques nécessaires pour que les bases de données puissent communiquer
entre elles. La Ville participe activement au groupe de travail et on attend une
solution sous peu.
En ce qui concerne le déploiement de la mise en place des bornes électriques,
elle est portée, au niveau régional, en collaboration avec Sibelga. L’objectif
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régional est d’avoir une borne à moins de 150 mètres de chaque ménage
bruxellois et d’installer 22.000 points de recharge pour 2035.
La Ville de Bruxelles, comme toutes les autres municipalités, est consultée par
rapport aux localisations (?) des points de recharge électrique qui sont proposés
par Sibelga. La Ville vérifie de possibles conflits avec des projets en cours de
réaménagement, par exemple.
Sur le territoire de la Ville, actuellement, il y a 236 bornes en activité. Et pour le
Pentagone, parce que vous l’avez cité, il y a 140 bornes – en voirie, bien sûr. Il
y a actuellement aussi de plus en plus de bornes dans les parkings publics et les
parkings privés pour les particuliers.
Donc, j’espère avoir répondu : c’est un problème technique dont on est bien
conscients et sur lequel on travaille pour pouvoir effectuer des contrôles avec
les scan-cars au plus vite. Ici, le message, ce n’est vraiment pas qu’il n’y a pas
de contrôle, c’est que le contrôle va pouvoir se lancer bientôt.
Donc, respectez le Code de la route. Merci.
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie, monsieur le Président. Monsieur
l’échevin, je suis absolument abasourdi par votre réponse ! Merci, parce qu’elle
est très claire, mais elle signifie qu’en 2020, 2021, 2022, 2023 et à ce jour en
2024, il n’y a donc pas eu de sanctions par rapport à l’occupation illicite sur ces
bornes de stationnement. C’est gravissime !
C’est un encouragement : ça veut dire que quelqu’un qui est au courant – et
malheureusement, je peux constater que certains le sont –, s’il se gare là, il n’est
jamais sanctionné. Donc, c’est beaucoup plus intéressant de s’installer là que de
se garer en voirie.
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Je vous remercie pour l’encouragement que vous allez leur donner, parce que ce
qui est donné, là, c’est un signal à l’infraction, mais au détriment de
l’électromobilité. Donc, vous « tuez » en une fois deux systèmes, à savoir votre
système avec les scan-cars, d’une part, mais en plus avec le fonctionnement de
l’électromobilité.
Aujourd’hui, de très nombreuses bornes, au quotidien – je peux vous montrer :
j’ai encore pris une photo tout à l’heure –, c’est infernal !
Vous parlez de 236 bornes. Dans la réalité…
M. Dhondt, échevin.- Il y a une collègue députée de votre groupe qui a dit à de
nombreuses reprises qu’il n’y a pas de contrôle de stationnement à Haren. Donc,
il y a une habitude qui s’est installée chez certains Harenois de ne pas se
régulariser au niveau des cartes de riverains, etc. Du coup, il y a plusieurs
Harenois qui ont reçu des rétributions (?) par rapport au non-respect : ils
n’étaient pas en ordre avec leurs cartes de riverains.
Ici, c’est un problème qui sera résolu sous peu. Les services travaillent dessus.
Si vous continuez à dire qu’il n’y a pas de contrôle, donc c’est une incitation à
ne pas respecter les règles.
C’est vous qui incitez les gens, pas moi. Bientôt, il y aura des contrôles, donc je
conseille à tout le monde de respecter le Code de la route.
M. Coomans de Brachène.- Excusez-moi, mais on inverse les rôles : c’est moi
qui constate simplement qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Aujourd’hui,
vous admettez vous-même qu’il n’y a pas de contrôles et que vous n’êtes pas en
capacité de le faire. Je n’interprète pas vos propos, je constate qu’à part dans de
rares cas, de façon exceptionnelle – vous ne me donnez pas de chiffre précis –,
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il n’y a pas de…
C’est terrible ! Ce qui est dangereux, c’est qu’il n’y ait pas de contrôles. Ce qui
est dangereux, c’est que vous ayez accepté la dépénalisation par la police.
Quand je les vois passer, on me dit : « Monsieur, on a reçu comme consigne de
ne pas contrôler, de ne pas faire le nécessaire. » C’est ça que j’entends de la part
des policiers. Qu’on les contrôle par scan-car, qu’on les contrôle par les
policiers ou autre, à un moment donné, il faut qu’il y ait une sanction. C’est
juste ça que je demande : en attendant que vous puissiez mettre le système en
place, qu’il soit mis en place en 2024, en 2025 ou en 2026, qu’il puisse y avoir,
aujourd’hui, une sanction.
Et ça ira vite : celui qui vient tous les jours, parce qu’il constate qu’il n’a aucune
amende, peut-être que ça va le dissuader. Je pense qu’on devrait déjà
commencer par là.
Vos 236 bornes sont fictives. Vos 236 bornes, dans les faits, elles ne sont pas
toutes utilisables. Il y en a peut-être la moitié qui est, aujourd’hui, squattée par
des personnes qui n’ont rien à y faire, donc ça pose un énorme problème pour
l’avenir de l’électromobilité !
Si vous voulez la faire réussir, je pense que vous avez aujourd’hui un enjeu à
avoir. Je vous encourage à y travailler d’arrache-pied avant les prochaines
élections.
Je vous remercie.
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
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Prochaines séances
Vendredi 22 mars 2024
- à 14h : sections ordinaires.
Lundi 25 mars 2024
- à 17h : séance publique, suivie d’un comité secret.
M. le Président.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h20.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u20.
📄 2024-02-19 scrape
City Council Meeting — 2024-02-19
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 19 février 2024
Openbare vergadering van maandag 19 februari 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h20 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u20 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Mme la présidente.- Conformément à l'article 89, alinéa 2, de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 15/01/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
15/01/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 70 et 72 repris au
supplément à cet ordre du jour, daté du 15/02/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 70 en 72,
vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 15/02/2024.
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Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 68, 69, 71,
73 à 78 et 86 à 107 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 15/02/2024.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 68, 69, 71, 73 tot 78 en 86 tot 107 vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 15/02/2024.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Communications – Mededelingen
Communication de décisions prises par l'autorité de tutelle - Mededeling
van beslissingen van de toezichthoudende overheid
Mme la présidente.- J’informe les membres du Conseil de l'arrêté ministériel
du 12/02/2024 portant prolongation du délai dont l'autorité de tutelle dispose
pour statuer sur la décision n° 4 du Conseil du 20/12/2023 relative au budget
2024 de la Ville jusqu'au 24/03/2024.
Ik stel de Raadsleden in kennis van het Ministerieel Besluit van 12/02/2024
houdende de verlenging van de termijn waarover de toezichthoudende overheid
beschikt om uitspraak te doen over de beslissing nr. 4 van de Gemeenteraad van
20/12/2023 betreffende de begroting 2024 van de Stad tot 24/03/2024.
Pris pour information
Kennis genomen
M. Weytsman.- Je ne sais pas si j’ai le droit d’interroger le Collège sur
l’information que vous venez de donner. Un délai de 40 jours n’est évidemment
pas sans conséquence.
Page 3 sur 90 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 19/02/2024
M. le bourgmestre.- C’est le cas chaque année. Je ne connais pas de budget,
depuis que je les confectionne, qui n’ait pas fait l’objet d’une demande de
prolongation de la part de la tutelle.
M. Weytsman.- Non, ce n’est pas exact.
M. le bourgmestre.- Depuis que vous êtes au Conseil et quand vous étiez au
Collège, on vote le budget début décembre (parfois en janvier ou février) et
chaque fois, la tutelle demande une prolongation, à ma connaissance. On vous
communiquera les années où on a demandé la prolongation.
M. Weytsman.- Quelles en sont les raisons ?
M. le bourgmestre.- Je pense que pour un budget de plus d’un milliard d’euros,
cela met un peu plus de temps que pour une commune avec un plus petit budget.
Ce n’est pas anormal. La tutelle ne doit pas donner de raison. Elle peut
demander une prolongation pour analyse.
M. Weytsman.- Je suppose qu’elle en discute avec vous et qu’elle vous a donné
des raisons.
M. le bourgmestre.- Non. L’arrêté n’est pas motivé.
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance des comptes annuels 2023 de l'asbl Brussels Expo.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
jaarlijkse rekeningen 2023 van de vzw Brussels Expo.
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J’invite les membres du Conseil communal à prendre connaissance des
modifications des statuts de l'asbl Brussels Expo.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de statuten
wijzigingen 2023 van de vzw Brussels Expo.
Pris pour information
Kennis genomen
Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapports financiers et
de gestion des associations suivantes :
- Sablon Quartier des Arts et du Commerce asbl, au 31/12/2022, Sablon
Quartier des Arts et du Commerce vzw, op 31/12/2022 ;
- Nowayback asbl, au 31/12/2021 et 31/12/2022, Nowayback vzw, op
31/12/2021 en 31/12/2022 ;
- Espace Cultures et Développement en abrégé ECD asbl, au 31/12/2022,
Espace Cultures et Développement afgekort ECD vzw, op 31/12/2022 ;
- BAPA BXL asbl, au 31/12/2022, BAPA BXL vzw, op 31/12/2022 ;
- « Jeugdhuizen Ondersteuning Brussel » en abrégé JHOB asbl, au 31/12/2022,
Jeugdhuizen Ondersteuning Brussel afgekort JHOB vzw, op 31/12/2022 ;
- La mission locale pour l'Emploi de Bruxelles-Ville asbl, au 31/12/2022, « La
mission locale pour l'Emploi de Bruxelles-Ville » vzw, op 31/12/2022 ;
- MABRU asbl, au 31/12/2021 et 31/12/2022, MABRU vzw, op 31/12/2021 en
31/12/2022.
Pris pour information
Kennis genomen
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Questions orales - Mondelinge vragen
Mme la présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint. Les
questions de MM. WEYTSMAN et COULIBALY sont jointes à la question de
M. WAUTERS (voir point 79 de l'ordre du jour).
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform. De
vragen van dhrn. WEYTSMAN en COULIBALY zijn bij de vraag van dhr.
WAUTERS toegevoegd (zie punt 79 van de agenda).
Démission de Mme Céline VIVIER, Conseillère communale - Installation
d'un suppléant
Ontslag van mevr. Céline VIVIER, Gemeenteraadslid - Installatie van een
opvolger
Mme la présidente.- En date du 08/02/2024, le Collège a pris connaissance de
la démission de Mme Céline VIVIER de son mandat de Conseillère communale
avec effet au 19/02/2024. Aujourd'hui, il sera procédé à la vérification des
pouvoirs et à l'installation du suppléant appelé à remplacer Mme Céline
VIVIER, à savoir M. Frédéric WAUCQUEZ.
In zitting van 08/02/2024 heeft het College kennis genomen van het ontslag van
mevr. Céline VIVIER uit haar mandaat als Gemeenteraadslid met ingang van
19/02/2024. Heden zal er overgegaan worden tot het onderzoek der
geloofsbrieven en installatie van de opvolger die mevr. Céline VIVIER zal
vervangen, te weten dhr. Frédéric WAUCQUEZ.
Considérant que Mme Céline VIVIER a été proclamée 1ère suppléante de la
liste n° 6 (MR-VLD) des élections communales du 14/10/2018 et qu'elle a été
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installée lors de la séance d'installation le 1er décembre 2018, suite à la
renonciation d'un élu effectif,
Overwegende dat mevr. Céline VIVIER werd uitgeroepen tot 1e opvolger van
de lijst nr. 6 (MR-VLD) van de Gemeenteraadsverkiezingen van 14/10/2018 en
dat zij aangesteld werd tijdens de installatievergadering op 01/12/2018, ten
gevolge van de verzaking van een effectief verkozene,
considérant que le premier suppléant classé en ordre utile et non installé à ce
jour de la liste à laquelle appartient Mme Céline VIVIER est M. Frédéric
WAUCQUEZ, né à Uccle le 14/06/1984, domicilié square Ambiorix 23/93 à
1000 Bruxelles, proclamé 5e suppléant et ayant obtenu 426 votes nominatifs et
0 suffrage attribué par dévolution, soit 426 voix au total lors des élections du
14/10/2018,
overwegende dat de eerstvolgende nuttig gerangschikte nog niet aangestelde
opvolger van de lijst waartoe mevr. Céline VIVIER, dhr. Frédéric WAUCQUEZ
is, geboren te Ukkel op 14/06/1984, en wonende te Ambiorixplein 23/93 te 1000
Brussel, uitgeroepen tot 5e opvolger en die bij de verkiezingen van 14/10/2018,
426 voorkeurstemmen en 0 stem per devolutie, samen 426 stemmen in totaal
behaald heeft,
j’informe le Conseil qu'il ressort de la vérification des pouvoirs préalablement
effectuée que l'intéressé continue à remplir toutes les conditions d'éligibilité et
qu'il ne se trouve pas dans un cas d'incompatibilité prévu par la loi.
Dès lors, je demande au Conseil de valider les pouvoirs de M. Frédéric
WAUCQUEZ et d'autoriser son installation comme membre de cette assemblée.
Il deel aan de Raad mee dat uit het voorafgaand onderzoek der geloofsbrieven
van betrokkene blijkt dat hij nog steeds voldoet aan alle
verkiesbaarheidsvoorwaarden en dat hij zich niet bevindt in een geval van
onverenigbaarheid voorzien bij wet. Ik verzoek de Raad derhalve de
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geloofsbrieven van dhr. Frédéric WAUCQUEZ, geldig te verklaren en zijn
aanstelling als lid van deze Raad toe te laten.
(Le Conseil adhère et prend l'arrêté y relatif. M. Frédéric WAUCQUEZ ne
participe pas à la délibération sur la vérification de ses pouvoirs.
De Raad stemt hiermee in en neemt het desbetreffende besluit. Dhr. Frédéric
WAUCQUEZ neemt geen deel aan de beraadslaging over het onderzoek van
zijn geloofsbrieven)
(La Présidente invite M. Frédéric WAUCQUEZ, présent dans la salle du
Conseil, à prêter le serment constitutionnel devant le Bourgmestre.
De Voorzitster nodigt dhr. Frédéric WAUCQUEZ, aanwezig in de Raadzaal, uit
om de grondwettelijke eed af te leggen in handen van de Burgemeester.
M. Frédéric WAUCQUEZ prête le serment suivant en français, suivi du
néerlandais :
Dhr. Frédéric WAUCQUEZ legt de volgende eed af in het Frans, gevolgd door
het Nederlands :
« Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du Peuple
belge. »
"Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de Grondwet en
aan de wetten van het Belgische volk.")
Mme la présidente.- M. Frédéric WAUCQUEZ occupera la 49e place sur le
tableau.
Dhr. Frédéric WAUCQUEZ zal de 49e plaats innemen op de ranglijst.
(M. le Bourgmestre donne acte à M. Frédéric WAUCQUEZ de sa prestation de
serment et le déclare installé en qualité de Conseiller communal de la Ville de
Bruxelles, en remplacement de Mme Céline VIVIER, démissionnaire, dont
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il achèvera le mandat.
Dhr. Burgemeester verleent aan dhr. Frédéric WAUCQUEZ akte van zijn
eedaflegging en verklaart zijn aangesteld als Gemeenteraadslid, ter vervanging
van mevr. Céline VIVIER, ontslagnemend, voor de resterende duur van
haar mandaat)
Mme la présidente.- Le point 16 est retiré de l’ordre du jour à la demande des
services.
Het punt 16 wordt teruggetrokken van de agenda op vraag van de diensten.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 6 – Punt 6
M. Weytsman.- L'article 1er de la convention fixe le cadre de ce subside qui
passe par le plan stratégique de prévention et de sécurité. Je voudrais reprendre
chacun des points et peut-être faire l'évaluation de ce qui a été fait, de ce qui va
être fait avec ce million d'euros.
D'abord, un centre de crise d'urgence pour les consommateurs de drogues
interpellés par les services de police (dispositifs communaux et réseau
sociomédical). J'essaie de savoir exactement, Monsieur le Bourgmestre, ce
qu'on va financer avec cela. Je sais ce qui existe déjà, notamment du côté de la
rue de Stalingrad. Est-ce qu'on finance de nouvelles initiatives avec ce million
supplémentaire ?
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On parle d’un centre d'hébergement bas seuil, de courte durée, pour
toxicomanes.
M. le bourgmestre.- Cela vise tout Stephenson. Il s’agit d’un subside récurrent
pour le premier centre Transit à Stephenson. Ce n'est pas un nouveau projet. Ce
sont les montants récurrents prévus par la Région pour le plan de prévention et
de sécurité.
M. Weytsman.- Je suis un peu étonné, d'autant plus qu'une des critiques que je
formule à l’égard de ces salles de consommation de drogue, c'est qu'il n'y a pas
de soutien social ou psychologique qui vise à sortir les personnes de l’assuétude
ou à les réintégrer socialement ou socioéconomiquement.
Or, dans cet article premier, figure l'accompagnement des usagers de drogues
parmi les démarches nécessaires. Dans la salle de consommation à moindre
risque que j'ai visitée, ils nous ont bien expliqué qu'il y avait juste un bas seuil et
pas de tel accompagnement. Le million d’euros ne concerne que la
consommation de drogues.
M. le bourgmestre.- Je sais que cela vous fait rire d'appeler ce centre « salle de
consommation de drogues ». Vous ressemblez à votre président de parti quand
vous faites cela, ce qui vous dessert.
M. Weytsman.- Vous paraissez de mauvaise humeur depuis le début. Il s’agit
bien d’une salle de consommation de drogue à moindre risque.
M. le bourgmestre.- Je sors d'un débat où votre représentante disait combien
elle défendait ce genre de système, mais soit. Ici, il s’agit de la salle Stephenson,
un lieu d'hébergement qui existe depuis plus de 20 ans. Cela passe par les
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budgets des contrats de sécurité. Donc, cela n'a rien à voir avec la salle de
consommation à moindre risque, qui est un autre budget que financent le CPAS
et la Ville de Bruxelles. Ceci est le projet d'origine.
M. Weytsman.- Je ne connais pas bien ce projet. On soutient le projet de salle
de consommation à moindre risque, mais on souhaite une trajectoire sanitaire et
sociale qui vise à sortir de l’assuétude et à réintégrer les gens. C’est notre
position depuis le début, mais je respecte la vôtre.
Si c'est un autre centre, ma question est d'autant plus pertinente. Dans ce centre
de crise et d'urgence, j'aimerais connaître ce qui est réalisé et le nombre de
personnes qui ont été aidées. Je vous demande de nous expliquer à quoi sert ce
million d'euros et surtout ce qu'on en a fait au cours des années précédentes,
puisque vous semblez dire que c'est un subside récurrent.
M. le bourgmestre.- Il y a plus d'une vingtaine d'années, la police de Bruxelles
et la Ville de Bruxelles, dans le cadre du contrat de sécurité, ont créé un centre
qui s'appelle Transit. Dans un bâtiment de la Ville ou du CPAS, je ne sais plus,
situé rue Stephenson (à la limite de Schaerbeek et Bruxelles, un peu plus loin
que le quartier nord), s'est ouvert un centre d'hébergement et d'accueil de public
bas seuil. C'est cela, la base du travail de Transit.
Depuis 2002-2003, la Région bruxelloise et le fédéral octroient aux communes
des budgets, notamment pour le financement de Transit. En gros, les communes
servent de « boîtes aux lettres ». Elles reçoivent des budgets qu’elles reversent à
Transit pour booster ce centre. Ce n'est plus la Ville toute seule qui finance ce
centre d'hébergement. Je vous renvoie au rapport d'activité de Transit. Vous
aurez tous les chiffres : nombre de personnes qui sont hébergées, nombre de
travailleurs, etc. Tout est dans le rapport qui est déposé chaque année ici et que
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M. le secrétaire peut vous faire parvenir. Je n'ai pas tous les chiffres ici, puisque
c'est un point récurrent et je vous avoue que je ne suis pas allé dans le détail. Le
rapport est assez clair.
C'est un projet qui est suivi depuis près de 25 ans et qui se concentre surtout sur
l'hébergement et le suivi psychologique et social des personnes qui sont
amenées à fréquenter le centre Transit. La salle de consommation est en quelque
sorte la poursuite du projet Transit. Nous devrions ouvrir une deuxième salle de
consommation dans le quartier Yser. On espère que ce sera pour cette année,
mais ce sera plutôt à l'initiative de la Région. Pour le reste, je vous renvoie au
rapport d'activité de l'ASBL Transit.
M. Weytsman.- L'ASBL Transit, je la connais. Si je comprends ce que vous me
dites, nous la finançons en partie. Ce qu'on reprend là, ce sont les missions de
l'ASBL Transit. Et ce million d’euros s'additionne éventuellement aux moyens
d'autres communes pour financer cette ASBL. Ce qui est repris ici à l'article 1er,
ce sont les missions de l'ASBL sur le territoire de la Ville de Bruxelles que nous
finançons en partie. Je vous demandais de faire l'évaluation de chacune de ces
missions, vu le million que nous donnons.
Le rapport d'activité couvre l'ensemble de l'ASBL et de ses moyens. Je
demandais de les ventiler. Cette ASBL ne travaille pas que sur le territoire de la
Ville de Bruxelles. Elle accueille des toxicomanes d'un peu partout.
M. le bourgmestre.- C'est exact. Dans le centre de la rue Stephenson, on ne
demande pas aux gens leur domicile, ni d'où ils viennent ou de quel CPAS.
Toutes les communes financent Transit.
L’ASBL mène peut-être des missions de conseil auprès des travailleurs qui vont
en aider d'autres, mais a priori, il y a le centre de la rue Stephenson, une salle de
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consommation à moindre risque et deux autres salles qui ouvriront à l'avenue du
Port et dans le quartier Yser.
M. Weytsman.- Où serait implantée la salle de consommation dans le quartier
Yser ?
M. le bourgmestre.- Je ne connais pas l'adresse exacte, mais ce sera près de la
station Ribaucourt, à Molenbeek.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 9 – Punt 9
M. Bauwens.- Monsieur l'Échevin, je ne remets pas en cause le fait qu'il faille
des balayeuses. Vu l'état de la ville, je pense d’ailleurs qu'il en faudrait encore
plus. Donc, le débat ne porte pas sur cet élément.
Si j'ai bien compris, la Ville va acheter une balayeuse, mais on va quand même
sous-traiter son usage et son entretien. Est-ce que j'ai bien compris ce point ?
Madame Jellab, cela me rappelle une de nos premières discussions en début de
législature sur le même point. Je mets en cause une pratique populaire à la Ville,
qui consiste à externaliser pas mal de services pourtant permanents dont on
pourrait faire des services publics, comme le nettoyage de la maison communale
ou le balayage des rues de Bruxelles. Ce sont des services nécessaires,
récurrents, réguliers, et on peut parfaitement en faire des services publics.
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Ma critique consiste à dire que vous faites souvent le contraire. À nouveau,
vous faites appel à des services externes pour entretenir et pour conduire le
matériel de la Ville. Il y a quatre ou cinq ans, en 2019, vous disiez que vous
n’étiez pas prête pour le débat. Maintenant, êtes-vous prête à en débattre et à
changer d’attitude ?
Mme Jellab, échevine.- Nous avons déjà eu cette discussion il y a deux ou trois
ans, au moment où nous avons rationalisé ces marchés. C'est une pratique qui
existe déjà depuis plus de 20 ans à la Ville de Bruxelles. Je comprends vos
questions, évidemment, mais il faut savoir que les chauffeurs permis C, c'est
aussi un métier en pénurie. On a extrêmement de difficulté à trouver des
chauffeurs. Je pense que l'échevine du personnel pourra le confirmer.
C'est une pratique qui nous aide. Elle est plutôt efficace. En cas de maladie d'un
chauffeur, la société peut facilement faire appel à un remplaçant intérim, ce qui
est beaucoup plus compliqué à la Ville. En cas de panne ou d’entretien de la
machine, l'entreprise dispose tout de suite de véhicules de réserve, ce que nous
n'avons pas. Elle peut effectuer les réparations de façon beaucoup plus rapide
qu’à la Ville, où toute réparation implique des étapes à respecter (passage en
Collège, au Conseil…). Cela prend énormément de temps. Pour l'instant, c'est
ce qu'il y a de plus efficace. La propreté, c'est un domaine où on ne peut pas
traîner et attendre des semaines avant d'avoir des chauffeurs ou des machines
fonctionnelles. Donc, oui, nous fonctionnons de cette façon-là.
M. Bauwens.- Vous tenez un discours bleu, libéral. Vous dites qu'on rationalise
depuis 20 ans. Je pensais qu'avec des écologistes dans la majorité, vous diriez :
« On va faire cela autrement et on va défendre le service public. » Vous
défendez une politique libérale sans que les libéraux soient dans la majorité. Ce
n'est pas un discours électoral, c'est la vérité.
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Vous dites qu'il faut rationaliser et que, parce que le service public n'est pas
capable de nettoyer les rues, il faut déléguer cela à une société externe. Or,
depuis cinq ans, la ville n’est pas plus propre. On ne peut pas dire que cela ait
fonctionné. Cela n'a jamais fonctionné. En plus, vous ne parlez pas des
conditions de travail des gens dans les boîtes privées. Or on les connaît ! Des
films montrent très bien les conditions de travail dans des entreprises comme
celle-là. Les Uber et Amazon, les services à deux minutes, ils ne sont jamais
meilleurs pour les travailleurs. Jamais ! Et c’est encore pire pour les femmes, en
règle générale. Les écologistes nous disent qu'ils font comme la Ville fait depuis
20 ans : elle privatise. Si c’est cela votre bilan, il est très triste.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Punten 12 en 14
M. Bauwens.- Madame L’Échevine, merci pour le rapport et le plan. J'ai deux
questions ou remarques. On a déjà discuté du prix de l'accueil et vous y avez
partiellement répondu. Le problème n’est pas là. Le plan parle de rendre plus
visibles les prix, mais il ne parle pas de les faire descendre. Cela rejoint le débat
sur la gratuité de l'enseignement. Je voudrais plus de détails sur le nombre
d'enfants, le taux de satisfaction, les écoles concernées, etc. J'aimerais en
disposer, peut-être plus tard par écrit.
Mme Hariche, échevine.- Ce sera, pour ainsi dire, quasi impossible de
répondre à cette question. En fait, la Commission communale de l'accueil est
composée des écoles de la Ville de Bruxelles, d'associations dépendant
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directement de la Ville de Bruxelles, mais aussi d'autres associations qui
peuvent y adhérer pour bénéficier de subventions de l'ONE. Je peux vous
donner tous les chiffres. En fait, ils se retrouvent dans le rapport d'activité de
Jeunesse à Bruxelles. Là, c'est vraiment très précis : nombre d'enfants, nombre
de journées où ces enfants sont accueillis, prix...
Je vous l'ai dit la fois passée, nous avons décidé d’abaisser le tarif à 2 € par jour
pour le tout venant, soit 10 € par semaine, et à 1 € par jour pour les personnes
qui éprouvent des difficultés. On a déjà parlé des activités extrascolaires dans
les écoles, donc je n'y reviens pas. Pour les chiffres de toutes les institutions de
la Ville de Bruxelles ou dépendant de la Ville de Bruxelles, il n’y a aucun
problème. Par contre, un chiffre global est quasi impossible à donner.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 16 – Punt 16
M. Wauters.- C'est une façon de rendre cela public et de savoir que cela existe.
On en a parlé en section, Monsieur Dhondt, mais je pense que c'est important.
Qu'est-ce que c'est, le Green Deal ? C'est tout ce qu'on appelle la voiture
partagée, les flottes de voitures partagées qui se trouvent un peu partout en
Région bruxelloise et à la Ville de Bruxelles aussi. Vous avez parlé vous-même
d’« élargir l'assiette », de rendre cela plus populaire grâce à des ambassadeurs.
Tout ça va dans le bon sens, quoi qu'il en soit. Sociologiquement, c'est très
précieux aujourd'hui.
Il s’agit de s'ouvrir aux familles, aux personnes plus âgées, aux gens qui ont
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parfois plus de difficultés ou qui croient que ça va leur coûter plus cher. Donc,
communiquer de l'information à ce sujet est évidemment une très bonne chose.
Les familles, mais aussi les personnes âgées ont souvent un animal de
compagnie et ces flottes interdisent tout simplement de l’emmener, ce que l’on
peut faire dans une petite voiture. Ma mère pourrait très bien emmener son chat
ou son chien chez le vétérinaire. Nous trouvons intéressant qu'une partie de la
flotte soit « animal friendly ». Sinon, cela risquerait de poser problème pour
l'« élargissement de l'assiette ».
M. Dhondt, échevin.- Effectivement, on parle ici d'une convention sur le car
sharing inclusif visant à rechercher d'autres publics, à montrer que le car sharing
peut être une vraie solution de mobilité pour beaucoup plus de gens, beaucoup
plus de Bruxellois. Une quarantaine d'associations ont signé cette charte. En
matière de car sharing, la Ville de Bruxelles a augmenté de 12 le nombre de
stations depuis le début de la législature. On compte désormais 45 stations de
car sharing fixes. On a augmenté la flotte de 100 voitures. On offre désormais
215 voitures aux Bruxellois et aux visiteurs sur le territoire de la Ville de
Bruxelles.
On veut non seulement continuer d’élargir l’offre, mais aussi élargir le public.
On va mettre en place des ambassadeurs. On va travailler avec les CPAS, les
seniors, les locataires sociaux pour aller chercher d'autres publics qui peuvent
aussi profiter de cette offre. C'est un service public, après tout. On va étudier la
possibilité d’intégrer les emplacements d'autopartage dans les parkings des
bâtiments publics équipés, de créer des emplacements près des ensembles de
logements publics dépourvus de parking.
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Pour le moment, la question de l’élargissement ne figure pas dans les différentes
actions, mais je trouve que votre suggestion mérite d'être étudiée. Je vais
proposer d'intégrer la possibilité d'emmener des animaux domestiques dans les
voitures de car sharing.
M. Wauters.- Vous avez employé un mot qui m’interpelle, à savoir le mot
inclusivité. C'est une bonne idée. Je vous remercie d'avance.
Dossiers de M. l’échevin Maingain
Dossiers van de schepen Maingain
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 20 – Punt 20
M. Waucquez.- Sur son site web, la Mission locale pour l'emploi indique
qu'elle a pour mission de permettre la recherche d'emploi ainsi que le
recrutement de nouveaux collaborateurs. Au cours de l'année 2023, combien
d'entreprises ont été contactées par la Mission locale pour l'emploi ? Quel est le
pourcentage de celles-ci par rapport au tissu économique ? À combien de
personnes a-t-elle permis de trouver un emploi ?
M. Maingain, échevin.- Merci, Monsieur le Conseiller, de me faire l'honneur de
votre première question. Cela me permet aussi de parler de la Mission locale
pour l'emploi qui fait l'objet de cette convention de financement et qui essaie de
mener un travail le plus proche possible des chercheurs d'emploi et des
structures économiques de notre ville. Je tiens d'ailleurs à signaler que l'année
passée, pour la deuxième fois de son histoire (sachant qu'il y a eu les années
Covid, la première étant 2019, année de mon entrée en fonction), la Mission
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locale a atteint les objectifs fixés par l'ordonnance régionale. Je crois que c'est
important de le souligner et de le rappeler.
Il s’agit effectivement d’une des nouvelles politiques mises en place au sein de
la Mission locale, à savoir la présence d’un prospecteur économique amené à
rencontrer les entreprises présentes sur le territoire. Cette politique lancée dès
que je suis arrivé, en 2019, visait à aller chercher un certain nombre
d'entreprises pour faire du matching entre nos chercheurs d'emploi accompagnés
par la Mission locale et les entreprises présentes sur le territoire. Je dois
reconnaître que son démarrage a été compliqué, je ne vais pas mentir, pour des
questions de ressources humaines, malheureusement. La première personne qui
avait été embauchée a très vite demandé un congé de maladie de longue durée
avant de démissionner en février 2023. Donc, la première année, la mise en
place de cette politique n'a pas pu être réalisée par manque de personnel. La
personne qui a repris la fonction est entrée en fonction en mai 2023. Donc, on
doit évaluer son travail sur la base d'une demi-année.
Vous m'interrogez sur l'année 2023. Je tiens à préciser que les chiffres que je
vais vous donner couvrent une période allant de juin à décembre. La Mission
locale a organisé cinq Job Days spécialisés : deux éditions sur la question des
caristes (un métier en pénurie), une édition sur la question de la vente et deux
sur les métiers du nettoyage. Cela a permis à plus de 10 employeurs d'être
présents et de rencontrer 50 candidats. Pour plus de la moitié d'entre eux, cela a
débouché sur des contrats. Parallèlement, la Mission a prospecté plus de 92
employeurs présents sur le territoire de la ville avec, au total, 130 postes à
pourvoir, dont 50 correspondaient aux profils présents dans sa base de données,
ce qui a permis à une vingtaine de chercheurs d'emploi de signer un contrat.
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M. Waucquez.- Je m'étonne un peu de ce nombre très faible, même sur une
demi-année. Bruxelles est la commune qui emploie sur son territoire le plus
grand nombre de travailleurs, mais elle compte également le plus grand nombre
de demandeurs d'emploi de la Région. Pour pallier ce problème, Monsieur
l’Échevin, ne faudrait-il pas que la Mission pour l'emploi agisse de manière
nettement plus proactive dans ses contacts avec les employeurs et leur propose
les fonctions qui correspondent à leurs besoins (jeunes, seniors, article 60,
personnes porteuses d'un handicap). L'objectif est qu'il y ait un seul
intermédiaire entre pouvoirs publics et employeurs. La Mission locale pour
l'emploi pourrait aussi les assister dans leurs démarches auprès des autres
administrations, lesquelles sont assez complexes. Elle devrait se fixer un
objectif à chaque exercice afin que l’on puisse vérifier s’il a été atteint.
M. Maingain, échevin.- C'est votre première intervention dans cette assemblée.
Je vais vous donner un conseil : écoutez la réponse. Vous m'interrogez sur la
question de la personne qui fait de la prospection économique. Vous me lisez
une réponse qui a, certainement, été soigneusement préparée. Il existe une
ordonnance régionale qui fixe des objectifs pour la Mission locale. Pour la
deuxième fois de son histoire, elle a atteint ses objectifs régionaux. Il y a eu la
crise du Covid, mais pendant cette période, je me suis battu pour garder la
Mission locale ouverte.
On mène d'autres politiques de contact et d'organisation avec les article 60. Il
existe un rapport d'activité. Il y a certainement moyen de faire mieux. Je ne suis
pas encore satisfait du taux d'emploi en Région bruxelloise et certainement pas à
la Ville, malgré le fait que la situation a progressé sous cette mandature de
manière plus significative qu'en Wallonie, où le MR est au pouvoir. Écoutez ce
qu'on vous dit. La Mission locale fait du bon boulot. On peut toujours faire
mieux, je suis d'accord. La prospection auprès des acteurs économiques du
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territoire est une nouvelle politique que j'ai mise en place et qui donne des
résultats encourageants. Je vous ai cité le nombre de contrats. On va
certainement l'amplifier. En tout cas, c'est ce que je souhaite.
Point 21- Punt 21
M. Wauters.- Depuis très longtemps, de gros problèmes surgissent autour des
terrasses. Régulièrement, cela ressort dans les journaux ou entre commerçants,
essentiellement dans l'hypercentre. L’harmonisation sera-t-elle observée sur le
terrain ? Un de mes chevaux de bataille, c'est la qualité de vie. Or des personnes
malvoyantes sont confrontées à une série d'obstacles. Clairement, il y a moyen
de se casser la figure ! Je sais que c'est une problématique très difficile à
appréhender en tant qu’échevin du commerce. En même temps, les avenants et
les conventions sont utiles à condition qu’ils aient un effet réel sur le terrain.
Comment cela sera-t-il contrôlé ?
M. Maingain.- Monsieur le Conseiller, je suis d'accord avec vous. Cette
harmonisation des terrasses de la zone piétonne, on a eu le malheur de la lancer
dans la première année de Covid. Ce n'était pas le moment de demander aux
commerçants de respecter un règlement alors qu'ils étaient en pleine période
Covid. Un certain nombre d'acteurs ont malgré tout joué le jeu et commandé des
bacs à fleurs harmonisés.
Il s’agissait d’un partenariat avec la Fédération Horeca de Bruxelles. Un subside
venait compenser une partie de l'investissement. Le problème est que peu
d'acteurs sont entrés dans la démarche. Entre-temps, l’inflation est passée par là
et les prix ont explosé. L'avenant qui vous est proposé ici vise à adapter le
subside qu'on alloue aux acteurs économiques pour tenir compte de l'inflation et
leur permettre d’entrer dans le mécanisme. Cela fait un petit temps qu'on est
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sortis de la période Covid et on aimerait qu'un maximum d'acteurs entrent dans
la dynamique et respecte le règlement qu'on a voté tous ensemble.
Il ne me paraissait pas juste de leur faire payer le décalage et l'inflation sans
compensation. Donc, l'avenant adapte le partenariat avec la Fédération pour
permettre à un maximum d'acteurs de commander le matériel et, ainsi, aboutir à
une harmonisation réelle sur le terrain. C'est la volonté, en tout cas, de mon
échevinat et de ce Collège.
M. Wauters.- Merci, Monsieur l’Échevin, pour vos réponses qui vont dans le
bon sens. Cet avenant est positif. Si on veut un résultat pour nos chalands et nos
commerçants, il faut faire comprendre aux commerçants que l'horeca est positif
pour eux. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir de quels outils nous disposons. On
peut influencer, donner une impulsion, mais ce qui m'intéresse de la part du
Collège, c’est de savoir s’il reste dans l’intention ou s’il vise le concret. Quels
outils met-il en place pour ce faire ?
M. Maingain.- On a un service horeca qui est sur le terrain pour contrôler. Au
début, c'était « pédagogique ». On disait aux gens : « On sait qu'on sort du
Covid, mais il y a un règlement. Merci de le respecter. Il y a un partenariat avec
la Fédération. » À un moment, on va devoir passer aux sanctions. On a déjà
infligé des sanctions, y compris pour des terrasses de la zone piétonne qui ne
respectaient pas les dimensions ou des commerçants qui ne voulaient pas
s'engager dans la politique d'harmonisation.
Dossiers de M. l’échevin El Ktibi
Dossiers van de schepen El Ktibi
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van de schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Houba
Dossiers van mevr. de schepen Houba
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 23 – Punt 23
Mme Buggenhout.- Madame l’Échevine, je suis un peu surprise. J’étais
présente au drink des aînés que M. le bourgmestre a offert à tous les aînés de la
Ville de Bruxelles. Or la Ville invite tous les aînés au Cirque royal, le 10 mars,
pour la représentation du Carnaval des animaux. Je suis très étonnée de
retrouver la convention sous votre couvert. Je pensais que c'était sous le couvert
de M. le bourgmestre. Il s’agit de 50.000 € pour une seule représentation. Dans
la convention, il est bien indiqué qu’il s’agit d’établir un partenariat avec la
Ville pour octroyer des places gratuites aux usagers des maisons de quartier et
de la Ville de Bruxelles (720 places gratuites à ce moment-là). Il y a toujours
quelqu'un qui les paie...
Lorsque j'interroge le bourgmestre sur d'autres partenariats (festivals ou autres),
on me répond souvent - je trouve cela tout à fait logique - que ce sont des
partenariats de logistique. Autrement dit, la Ville vient en aide pour les
montages et tout ce qui concerne le matériel. Ici, cela vise non seulement
l’affichage, mais aussi l'achat de places. Un montant de 50.000 €, je trouve cela
considérable, d'autant plus que ce spectacle n'a pas besoin d'aide, vu son succès.
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L'objectif est d'offrir aux seniors de la Ville de Bruxelles 720 places.
Je suis très dubitative quand je comptabilise le nombre d'événements festifs,
dont certains sont non récurrents, prévus pour les aînés et peut-être d'autres, en
période électorale. J'aimerais bien savoir, Madame l’Échevine et Monsieur le
Bourgmestre, quelles sont les règles en vigueur au sein du Collège de la Ville de
Bruxelles, et les limites de la promotion de son image politique et financière en
période électorale. N'oublions pas que vous êtes candidats et que depuis le
10 février, nous sommes dans une période où les finances doivent être
contrôlées.
Mme Houba, échevine.- C'est un plaisir de vous retrouver toutes et tous. Je
précise quand même que je ne suis pas candidate. Du coup, je ne me sens pas
tout à fait concernée par cette remarque. Il s’agit ici d’une collaboration
importante. Ce sont des liens qu'on essaie de renforcer. En matière
d’accessibilité à la culture, les Bruxelloises et les Bruxellois ne se sentent pas
toujours légitimes, que ce soit pour visiter nos musées ou fréquenter nos centres
culturels.
En collaboration avec le bourgmestre, notre idée est de lancer de telles
collaborations pour aller chercher les gens. Comme je le dis toujours : « Si les
gens ne vont pas à la culture, il faut que la culture aille aux gens. » Ici, l'idée est
de renforcer le lien avec la culture et son accessibilité en passant par les maisons
de quartier, qui sont des institutions de la Ville que vous connaissez bien. Il
s’agit de permettre à 720 personnes d'assister à ce spectacle de manière gratuite.
Dans le même temps, ce subside permet de soutenir la création, puisque soutenir
de tels spectacles permet aussi de diminuer leur prix de manière générale pour
l’ensemble du public. Je ne parle évidemment pas de cette représentation-ci,
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mais de toutes les autres. L'idée est vraiment de soutenir un spectacle belge avec
des artistes belges et d'allier accessibilité à la culture et soutien à la création.
M. le bourgmestre.- Pour le drink, mon nom n'apparaît nulle part. Même dans
le Brusseleir, je ne peux plus signer... C'est M. Léonard qui le fait. Le Collège a
prévenu toutes les ASBL de ce qu'elles pouvaient faire et ne pas faire. On essaie
d'être dans les clous à tout point de vue sur le fait que nos noms n’apparaissent
pas. Toutefois, vous ne m'empêcherez pas d'être au drink, Madame Buggenhout.
Vous êtes d'ailleurs tous conviés. On peut quand même encore rencontrer les
gens ! En tout cas, il n'y aura pas mon nom sur les places, sur une affiche, sur
une invitation, etc. Je reste néanmoins président des maisons de quartier. C'est
mon mandat de bourgmestre, mais on a enlevé mon nom sur toutes les
invitations. J'ai expressément demandé aux maisons de quartier d'y veiller.
Mme Buggenhout.- J'espère que la prudence sera de mise. Au drink des aînés,
vous les avez invités. C'est pour cela que j'ai été étonnée de voir, ici, que c'était
sous le couvert de l'échevinat. Je vous signale qu'on est en période électorale.
Ce n'est pas un événement récurrent. Il est gratuit, donc la prudence s'impose.
J'ose espérer que des limites ont été bien fixées au niveau du Collège. On n'a
jamais assisté et annoncé autant de spectacles qu'avant les élections.
M. le bourgmestre.- Madame Buggenhout, vous m'avez reproché, à un moment
donné, de ne pas en faire assez pour les seniors. Maintenant, vous me reprochez
d'en faire trop. C'est magnifique ! Je suis allé à Binche avec les seniors. Je n'ai
pas publié d'affiches. On a rempli trois cars. Je peux vous dire qu'ils étaient
heureux et ravis. Ils ont reçu un sandwich. On n'a pas fait de dîner
gargantuesque. Ils ont été reçus par la commune de Binche. Ils ont reçu un drink
et ils sont revenus dans des cars de la Ville de Bruxelles. Je remercie
M. Hellings de les avoir mis à disposition.
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On va signer bientôt une convention avec le Théâtre de poche pour permettre à
des seniors d'assister à des représentations. Il n'y aura pas mon nom. Il n'y aura
pas le nom de Mme Houba. C'est ce qu'on a fait avec le cinéma Palace. On a
organisé un concert - je pense que vous y étiez, d'ailleurs - à Bozar. C'était
magnifique. On prépare cela depuis un an. On organise des concerts dans les
maisons de repos. On ne va pas tout arrêter. Simplement, on ne met plus nos
noms sur les invitations, comme le prévoit le règlement. Donc, on respecte la
règle, mais on ne va pas arrêter nos politiques parce qu'on est en période
électorale. Ces événements sont prévus depuis longtemps. On va aussi organiser
un bal des seniors en avril.
Mme Buggenhout.- Cela, c'est récurrent. Il n'y a aucun problème.
M. le bourgmestre.- Oui, mais c'est la Ville qui organise, ou un chapitre 12, en
l'occurrence les maisons de quartier avec un subside.
M. Coomans de Brachène.- Je m'excuse, mais ce spectacle n'est pas organisé
par la Ville. Il y a plusieurs représentations prévues au Cirque royal. La Ville de
Bruxelles a décidé de donner 50.000 € pour s'octroyer 720 places.
M. le bourgmestre.- Non !
M. Coomans de Brachène.- Des places qui seront allègrement octroyées, en
période de campagne électorale, à des personnes que vous choisirez.
M. le bourgmestre.- Si vous voulez, je vais demander au Parlement. L'idée
était d'aider la production d'un artiste belge, Luc Petit, que tout le monde
connaît. Il est venu nous voir en disant qu’il voulait monter un grand spectacle.
Nous avons répondu que nous acceptions de l’aider, mais comme à chaque fois,
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on a demandé que des personnes qui n'ont pas accès à ce genre de spectacle
puissent y assister. Cela, on le fait tout le temps ! C'est comme cela qu’on
compense notre aide. On n'a pas acheté un spectacle. Ce n'est pas du tout la
même chose. On a aidé à la production et on a demandé une compensation sous
la forme de places. Je demanderai au Secrétaire communal de vérifier auprès de
la commission des Dépenses s'il y a le moindre problème et on le lèvera, le cas
échéant.
Je le répète, il n'y a mon nom nulle part, ni sur les invitations, ni sur un carton,
ni projeté. On ne va pas arrêter les activités pendant six mois. On va continuer,
cette année, à donner des places de théâtre. Il y a d'autres organisations que je
vous ai expliquées. On va signer une nouvelle convention avec le Théâtre de
poche pour l’aider, parce qu'il est venu nous demander un budget
complémentaire, mais on voudrait, avec ma collègue Delphine Houba, qu’il
invite des publics qui, d’habitude, ne viennent pas au théâtre. C'est ce qu'on fait
tout le temps. On a inauguré ensemble le nouveau foyer du Théâtre des
tanneurs, qui a déjà conclu une convention avec le CPAS et qui nous a demandé
s’il ne pourrait pas l'étendre avec les maisons de quartier. On a répondu
favorablement. On est en train de travailler sur cette convention.
On considère que l'accès à la culture, c'est fondamental. Ce sont des publics qui
n'iraient pas au théâtre sans cela. Ceux qui ont vu le concert à Bozar le
comprendront. Croire que le fait d’aller voir un spectacle où nous sommes
présents déterminera leur vote, c'est avoir peu de considération pour nos seniors.
Par ailleurs, il n'y a pas que les seniors qui viennent. Ils sont accompagnés de
leurs petits-enfants qui, eux, ne votent pas, jusqu'à preuve du contraire. Je pense
que vous leur faites et nous faites un mauvais procès. Je répète qu'il n'y aura
aucune mention de nos noms sur quoi que ce soit, mais on va vérifier ce point.
Je ne veux pas prendre de risque par rapport à cela.
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(Discussion de procédure)
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 26 – Punt 26
M. Bauwens.- Il s'agit apparemment d'un contrat ou d'une convention qui court
du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2024. Donc, la période de cette convention
est largement derrière nous. Quel bilan en tirez-vous ? Est-ce qu'on a pu
accueillir plus de sans-abri ? On le sait tous, il y a un très grand problème.
J'espère qu’aux deux tiers du projet, vous pourrez nous présenter un bilan
chiffré qui soit positif.
Si je comprends bien, il s'agit d'environ 200.000 €. À quoi a servi ce montant ?
L’éternel débat qui anime toutes les associations est celui du housing first. Est-
ce dans ce cadre que vous avez travaillé, ou avez-vous soutenu d'autres projets
pour aider les milliers de sans-abri sur notre territoire ?
Mme Mutyebele, échevine.- C'est une convention qui a été conclue avec la
Région, qui nous subventionne par l'intermédiaire de la ministre du Logement,
Mme Ben Hamou, pour loger certaines jeunes personnes. Nous avions une
convention pour rénover quatre studios. Trois ont déjà été rénovés (rue de la
Comtesse de Flandre, avenue du Fusain, rue de la Samaritaine), mais on a eu un
petit problème avec le chantier à l'avenue de la Flèche. On repasse devant le
Conseil pour prolonger la durée de la convention et pouvoir ainsi terminer le
chantier. La présente convention vise juste quatre logements. Je pense qu'on a
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fait ce qu'on devait faire. On travaille avec Step Forward et le Refuge, qui nous
aident pour loger nos jeunes.
M. Bauwens.- Vous parlez de loger des jeunes. Est-ce que vous pouvez me dire
quel public vous touchez et combien de gens sont aidés par ce projet ?
Mme Mutyebele, échevine.- Cette convention vise quatre flats pour des
personnes issues de la communauté LGBTQIA+ qui ont moins de 25 ans et qui
sont dans une situation de sans-abrisme ou sans logis. Spécifiquement, ce sont
quatre personnes qui sont aidées dans le cadre de cette convention.
Point 28 – Punt 28
Mme Nyanga-Lumbala.- Ce centre culturel congolais créé à l'aube des
élections, cela ressemble à un camouflage, parce qu'on ne sait pas qui gère
réellement ce lieu. Est-ce l'échevine de la culture ou l’échevine du patrimoine et
de l'égalité des chances ? L'année passée, on a octroyé 50.000 € à Brufête et
aujourd'hui, on alloue 70.000 € à la Régie foncière. D'après les informations que
j'ai pu obtenir, les statuts de ce centre culturel n'existent pas encore. Or on y a
déjà engagé des personnes. Est-ce qu'il y a eu appel d’offres ? Est-ce que la
procédure a été respectée ? Pour le moment, il n'y a pas encore de statuts. Dès
lors, sur quelle base fonctionnez-vous ?
Mme Mutyebele, échevine.- Ce centre culturel est géré par un comité de suivi
qui est constitué du cabinet de l'échevine de la culture ainsi que de mon cabinet,
dans le cadre de mes compétences pour l'égalité des chances. Le subside dont
vous parlez est une opération qui a été validée au budget 2023. Lors de ce
Conseil communal, votre groupe avait déjà posé la question et on vous avait
répondu. Ce subside est un subside d'investissement que la Ville verse à la
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Régie pour la rénovation du bâtiment.
En effet, comme vous le savez, l'objectif premier de la Régie n'est pas de
rénover des centres culturels ni de construire des salles de sport, mais de temps
en temps, comme cela a été le cas pour le projet de construction de la salle de
sport Fontainas, la Régie vient en appui. Parfois, quand il faut construire une
crèche, elle vient également en soutien. Ce bâtiment appartient à la Régie
foncière. Il était vide depuis des années. Le centre culturel le loue. Donc, le
service de la culture est locataire de la Régie.
Dans le cadre de l'inauguration du Centre culturel congolais ouvert aux cultures
africaines, la Ville, par l'intermédiaire du département du patrimoine public,
verse un subside à la Régie pour rénover le bâtiment. Il n'y a pas d'ASBL propre
qui s'appellerait centre culturel congolais, parce que le Centre culturel congolais
ouvert aux cultures africaines exerce ses compétences par l'intermédiaire de
l'ASBL Brufête, dont la présidente est l'échevine de la culture.
Bien sûr, pour engager les personnes, il y a eu un appel à candidatures. Je pense
que ce point est passé au conseil d'administration de Brufête. Quand le conseil
d'administration de Brufête a voté les profils de fonction, ceux-ci ont été
ouverts. Plusieurs candidats ont été sélectionnés sur la base de cet appel à
candidatures.
Mme Nyanga-Lumbala.- Vous dites que vous avez créé un centre culturel
congolais, mais comment se fait-il qu'il n'y ait pas de statuts ? Les subsides sont
donc alloués via Brufête.
Mme Mutyebele, échevine.- Je comprends votre question. Elle est légitime. Ma
collègue Mme Hariche me dit que le centre Tour à plomb n'a pas de statut
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propre non plus. C'est un centre culturel. Le Centre culturel congolais ouvert
aux cultures africaines est un centre congolais qui appartient à la Ville et qui est
géré par le département de la culture. La directrice générale de ce centre est
Mme Anne Vandenbulcke, directrice générale de la culture. C'est un centre
culturel de la Ville. Sa programmation est également gérée par la Ville.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 30 – Punt 30
M. Coomans de Brachène.- Je n'ai malheureusement pas pu être présent en
section, et sur le SharePoint de la Ville, le document est indisponible. Donc, je
ne sais pas exactement quelles sont les modifications concernées et je voulais
simplement avoir plus de précisions à cet égard. Ce PPAS n'est pas si ancien. Je
voulais savoir quelles étaient les modifications principales qui ont justifié ces
modifications. Je pense que ce PPAS date du début des années 2000. Il n'est pas
si ancien et il a déjà fait ses preuves.
M. le bourgmestre.- Plusieurs bâtiments à valeur patrimoniale particulière ont
trouvé des destinations éventuelles avec la modification du PPAS, qui leur
permettront d'être enfin rénovés et de ne plus rester inoccupés. C'est un peu
l'objectif de cette adoption. Voilà pourquoi on a travaillé sur cette modification.
M. Coomans de Brachène.- Est-ce qu'on peut avoir un peu plus de détails sur
les bâtiments concernés ? Le PPAS visait surtout à préserver la valeur
commerciale liée à l'activité des antiquaires, parce qu'on savait que les
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antiquaires étaient appelés à disparaître si on ne les protégeait pas face à la
concurrence de l’horeca.
M. le bourgmestre.- On ne touche pas à l'horeca.
Pour le détail du PPAS, je vous propose de vous répondre par écrit.
Point 31 – Punt 31
M. Bauwens.- Le petit chemin concerné est-il le fameux chemin d'accès dont
on parle à chaque fois dans le dossier Neo ? Si Neo veut créer un grand
shopping center, est-ce que ce sera le chemin d'accès dont on parle depuis des
années ?
M. le bourgmestre.- Oui.
M. Bauwens.- Alors, on va voter contre. La Ville n’a pas besoin d’un shopping
center qui attirera une telle quantité de voitures. C'est vraiment problématique.
M. le bourgmestre.- Vous n'aimez pas Docks ? C'est pourtant très populaire.
M. Bauwens.- On parle d'un chemin et d'un shopping center que vous voulez
construire sur Neo, et non de Docks. Je sais le nombre énorme de voitures que
cela va attirer. Le quartier est très inquiet.
M. le bourgmestre.- L’objectif est justement que les voitures ne traversent pas
le quartier Verregat, grâce à la voie de liaison qui passe par le parking C et
connecte le ring directement au futur shopping et aux logements.
Cela s’inscrit effectivement dans le cadre du projet Neo.
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M. Bauwens.- On a une autre vision de la ville, Monsieur le Bourgmestre, on le
sait.
M. le bourgmestre.- En effet, je confirme qu’on a une autre vision de la ville.
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. WEYTSMAN concernant les travaux de la place de la
Vieille Halle aux Blés
M. Weytsman.- Ma question a été rédigée avant que ne commencent les
travaux parce que je pensais qu'on allait la mettre à l'agenda du précédent
Conseil communal. Je vous demandais de quels travaux il s’agissait et à quelle
concertation ils avaient donné lieu. Les commerçants m'ont dit qu'ils avaient été
pris de court.
Je crois que vous prévoyez trois phases pour ces travaux et que, pour chacune,
le planning est de trois semaines. Je voulais savoir dans quelle mesure on
pouvait mettre tout en œuvre, avant le début des travaux, pour que cela soit le
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moins impactant pour les commerçants. Ils étaient un peu inquiets et un peu
contrariés aussi, parce que vous décidez de commencer les travaux au moment
où la belle saison va débuter. Pourquoi ce choix ?
M. l'échevin Maingain s'est inquiété du fait que l'ordonnance ne permettait pas
de dédommager ces commerçants. On a déjà eu des échanges à ce sujet.
L'ordonnance ne le permet pas, mais je laisse à la majorité miroir le soin de
modifier ladite ordonnance. Le groupe MR soutiendra cette initiative. Toujours
est-il que nous avons la possibilité de soutenir ces commerçants, comme on le
fait pour les commerçants de Stalingrad ou de Lemonnier, puisque très
clairement, ces travaux impactent fortement leur chiffre d'affaires. Dans quelle
mesure est-ce que la Ville de Bruxelles pourrait les dédommager ?
Les riverains et les commerçants ont-ils été consultés ?
C'est peut-être le moment de réfléchir à la rue de l'Étuve. Les commerçants, à
plusieurs reprises, sont venus ici proposer un projet qui consiste à créer une
boucle venant de Manneken Pis pour rendre cette rue plus attractive, peut-être
plus lumineuse, avec des fresques, un travail sur le revêtement, des luminaires,
le tout pour inciter les touristes à remonter par la place pour admirer la statue de
Jacques Brel.
M. Dhondt, échevin.- Il y a deux semaines, les travaux de réparation ont
commencé sur la place de la Vieille Halle aux Blés. Il s'agit de réparations et
non d’un aménagement façade à façade. Ces travaux sont nécessaires, car le
revêtement de la chaussée était en très mauvais état. À plusieurs endroits, des
pavés s'affaissaient, manquaient ou se détachaient. Le revêtement en pavés sera
refait à l'identique avec des pavés sciés. Nous créons ainsi une surface moins
glissante et plus confortable pour les piétons et les cyclistes, vu que depuis le
lancement de Good Move à l'été 2022, la place de la Vieille Halle aux Blés est
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devenue une zone piétonne.
Lors des travaux en cours, l'ancienne bande de stationnement entre la place de la
Vieille Halle aux Blés et la place Saint-Jean sera remplacée par trois arbres,
donc un espace vert, des arceaux à vélos et un prolongement du trottoir. Le
chantier est découpé en trois phases qui se succèdent afin de réduire les zones
de travaux et minimiser leur impact. On va vraiment prendre en compte
l’impact de ce chantier. On ne touche pas au trottoir, ce qui est déjà très
important.
Chacune des trois phases permet de garantir à tout moment l'accès aux garages
et les livraisons dans les meilleures conditions possible, compte tenu du
chantier. Les commerces restent accessibles en permanence, étant donné que les
trottoirs ne sont pas impactés par les travaux. Ces derniers ont été programmés
le plus tôt possible en hiver, donc durant la saison basse pour les terrasses, mais
bien après les Plaisirs d'hiver. Nous avons estimé la durée du chantier à deux ou
trois mois pour tenir compte des interruptions qui pourraient survenir du fait des
intempéries. La durée effective nécessaire à la finalisation du chantier est
estimée à huit semaines par l'entrepreneur. Je viens d'avoir un retour de
l'entrepreneur. Le chantier avance très vite et on vise plutôt la fin mars pour le
finaliser.
La période d'hiver est compliquée et on a donc commencé au plus vite. C'est à
la demande des riverains, des commerçants et des comités de quartier que ces
travaux ont été programmés. Étant donné qu'il s'agit de travaux de réparation et
non d'aménagement de façade à façade, il n'y a pas de permis d'urbanisme
requis et il n'y a pas eu de processus intense de participation. Mais comme je
viens de l'expliquer, on a eu des retours et des contacts avec les commerçants et
les riverains sur place. Le 16 janvier, j'ai moi-même fait le tour des
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commerçants pour leur expliquer les travaux. Je les ai notamment informés du
phasage, de l'impact et de la durée des travaux. Ils ont également reçu l'adresse
mail et le numéro de téléphone des responsables du chantier au cas où ils
auraient d'autres questions à poser ou en cas de problème pendant le chantier
(accessibilité, livraisons, etc.). J'insiste à nouveau sur le fait qu'il n'y aura pas de
travaux sur le trottoir et que les commerces resteront accessibles à tout moment.
Je suis partant pour intégrer les zones piétonnes dans l'ordonnance, parce que
c'est cela qui bloque, mais on ne parle pas ici d'un chantier très impactant. Le
trottoir n'est pas touché. Si un commerçant veut déjà installer sa terrasse, il peut
le faire. Il n'y a pas d'impact sur le trottoir. On a vraiment imaginé le projet de
réparation de manière à minimiser les impacts sur les commerçants.
M. Weytsman.- S’agissant du manque d'information et de concertation, vous
dites vous-même que vous êtes allé prévenir les commerçants une semaine
avant le début des travaux. Une semaine avant le début des travaux ! De
mémoire, les travaux ont commencé le 24 ou le 25, sauf erreur de ma part.
Le chantier n'est pas très invasif, selon vous, mais je ne comprends pas très bien
en quoi il consiste. On ne touche pas au trottoir. Dès lors, s’agit-il d’une remise
à niveau, de réparations qui vont durer des mois ?
Je sais que l'ordonnance ne permet pas cela. Comme elle est d'ailleurs assez
complexe, elle ne permet pas non plus que la circulation soit tout à fait fermée.
C'est le cas des commerçants de Lemonnier, qui subissent les modifications
liées aux travaux du métro. Mais cela, on le sait, et c'est d'ailleurs pour cela que
M. Maingain a prévu quelques soutiens ou dédommagements compensatoires
pour ces commerçants. Ce que je vous demande, c'est si la Ville va les
dédommager comme elle le fait pour d'autres commerces qui sont confrontés
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exactement aux mêmes difficultés.
M. Dhondt, échevin.- Je n'ai pas répondu à la suggestion de lier la rue de
l'Étuve et la place. C'est à l'étude. Pour le reste, j'ai répondu à toutes les
questions.
Tout est refait à l'identique. Les seules nouveautés sont l'espace vert et les pavés
sciés.
M. Weytsman.- Je me permets, au nom du groupe MR, de demander au Collège
de se pencher sur un dédommagement possible des commerçants, correspondant
aux trois mois de chantier, comme prévu dans l'ordonnance.
Vraag van mevr. DEBAETS betreffende de toekomst van de middenberm
tussen de Hallepoort en de Ninoofsepoort
Mevrouw Debaets.- Meneer Dhondt, ik hoef u natuurlijk niet uit te leggen dat
er tot voor kort een lopend openbaar onderzoek was over het Gemeentelijk Plan
voor Duurzame Ontwikkeling. Maar wat mij en velen, en zeker mensen die
wonen in de buurt van de Hallepoort en de Ninoofsepoort, niet aangenaam
verrast heeft, is dat de middenberm, de beruchte middenberm waar al zoveel
over gesproken is, niet opgenomen is. Maar dat was oorspronkelijk wel het
plan, want als je naar het stadsvernieuwingscontract Heyvaert-Poincaré kijkt,
werd daar zelfs expliciet aangegeven dat die middenberm moest heringericht
worden. Dat voorstel is later echter jammer genoeg geschrapt. De
buurtbewoners en ikzelf denken echt dat dat een gemiste kans is, omdat daar
toch veel meer mee kan gedaan worden dan wat er nu mee gebeurd. Dat stuk
heeft potentieel om daar wat verbinding te brengen, om daar een mooie groene
ruimte van te maken. Alles is beter dan de toestand zoals die vandaag is. Want
wat is de toestand vandaag? Dat is een paar weken per jaar een zeer luidruchtige
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Zuidfoor waarvoor mensen trouwens diep in de portemonnee moeten tasten om
de geluidsnormen toch te laten respecteren. Illegale parking. Geen groen.
Overlast. Vuil, vies enzoverder. Dus ga ik over tot de concrete vragen. Bevestigt
u dat? Ik neem aan van wel, het is immers niet voorzien, niet opgenomen in de
plannen. Maar dan vooral: waarom? Wat ligt daarvan aan de basis? En wat
voorziet u dan wel met die strook, met die middenberm? Blijft alles bij het
oude? Is daar een status quo, ook de komende jaren? Dankt u gewoon: we gaan
daar de Zuidfoor laten plaatsvinden en voor de rest blijft dat een stort en illegale
parking? Heel jammer, natuurlijk. En in welke mate worden de adviezen van de
buurtbewoners gehoord? Nogmaals: die mensen vragen niet veel. Als u met hen
in gesprek gaat, vragen ze gewoon dat die illegale parking verdwijnt. Zij
vragen wat groen – het zou prachtig zijn als u kijkt naar het succes van het
nieuwe park aan de Ninoofsepoort. Op mooie dagen is dat overbevolkt. Je zou
dat perfect via een verticaal tracé kunnen doortrekken tot aan de Hallepoort. Het
is een van de armste wijken van de Stad, daar waar net het meeste groen en
openbare ruimte nodig is, want het is er ook zeer dichtbevolkt! Mensen en
kinderen hebben daar geen eigen tuin. Al die redenen samen maken dat het toch
wel onbegrijpelijk is en ik ben heel erg benieuwd naar uw motivatie, maar
vooral wat u dan eigenlijk wél plant te doen met dat stukje openbare ruimte.
De heer Dhondt, schepen.- Mevrouw Debaets, even om te contextualiseren: het
is een gewestweg. Verder ga ik het antwoord lezen, voorbereid door het kabinet
van mevrouw Maes. Zoals besproken in aanwezigheid van buurtbewoners op de
overlegcommissie rond het Gemeentelijk Plan voor Duurzame Ontwikkeling,
stelt het plan wel degelijk een visie en een aantal ambities voorop voor de
herontwikkeling van de kleine ring tussen de Hallepoort en de Ninoofsepoort,
en dit tegen 2050. Concreet wordt de zone expliciet opgenomen in het groene
netwerk, waarbij de creatie van een groene continuïteit op de middenberm
wordt voorgesteld. De zone wordt ook opgenomen in het fietsnetwerk, waarbij
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het Plus Velo-netwerk van het Good Move-plan werd overgenomen. En
tenslotte wordt ze ook geïntegreerd in het voetgangersnetwerk, waarbij de gratie
van een stedelijke boulevard wordt voorgesteld met aanduiding van kruispunten
die dienen aangepakt te worden ten gunste van actieve mobiliteit. Ik denk dat
dat belangrijk is als kader. Het klopt dat de zone in de huidige versie van het
GPDO niet werd opgenomen in de prioritaire interventiegebieden tegen 2030.
Dit om verschillende redenen. De nadruk voor de ontwikkelingsstrategie van de
Vijfhoek ligt voornamelijk op het verbeteren van de verbindingen tussen de
boven- en benedenstad, waaronder ook de as die de Ninoofsepoort via de wijk
Anneessens en het Poelaertplein met de Naamsepoort verbindt. Daarenboven
werd ook in overweging genomen dat de betreffende zone op de kleine ring
reeds getackeld wordt door Gewestelijke initiatieven via het
stadsvernieuwingscontract 5, Heyvaert-Poincaré. Dit gedeelte van de kleine ring
ondergaat verder ook aanzienlijke werken in het kader van de bouw van de
nieuwe metrolijn. Momenteel bestudeert Brussel Mobiliteit de herinrichting van
het kruispunt tussen de kleine ring en de Lemonnierlaan en wordt er meer
algemeen nagedacht over de toekomst van de middenberm bij afroep van de
werken. De tijdens het openbaar onderzoek en het overlegcomité geformuleerde
opmerkingen over dit deel van de kleine ring zullen natuurlijk worden
meegenomen en dan zal intern worden bestudeerd hoe een aangepast GPDO aan
de bezorgdheden van de wijk kan tegemoetkomen. Dus we hebben het hier over
een wijziging van het GPDO dat in openbaar onderzoek is en nog niet definitief
is. Ik hoop zo op uw vraag beantwoord te hebben. En nogmaals: het is dus een
gewestweg.
Mevrouw Debaets.- De bezorgdheid is nog niet helemaal weggenomen, want u
verwijst naar het Gewest, maar het is natuurlijk wel een gemeentelijk plan voor
duurzame ontwikkeling. Uiteraard ben ik voor de initiatieven die u opsomt, het
verbeteren van de mobiliteit, meer aandacht voor fietsers en voetgangers, maar
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daar gaat het niet over. Heel concreet gaat het over die middenberm die nu
onderbenut is. Ik kan alleen nog maar eens herhalen: het is een stort, het is
hoofdstadonwaardig en met dat stuk zou je veel meer kunnen doen, je zou daar
een ontmoetingsplek kunnen maken voor de bewoners, zorgen dat kinderen daar
veilig kunnen spelen, dat mensen uit verschillende bevolkingsgroepen elkaar
ontmoeten enzovoort. Het sterkt eigenlijk een beetje mijn aanvoelen – en dat is
niet specifiek naar u gericht, maar naar de Burgemeester en heel het College: er
worden miljoenen geinvesteerd vanuit het College om bezoekers en toeristen
aan te trekken. En daar is niets mis mee; de economie moet draaien. Maar hier
wonen ook mensen. En dat vergeet u eigenlijk keer op keer. U klopt zich fier op
de borst met bezoekersaantallen van kerstmarkten en de Zuidfoor, allemaal goed
en wel, maar de mensen die daar wonen in een van de armste – ik herhaal: een
van de armste – wijken van het land: ze hebben geen openbare ruimte, ze
hebben weinig levenskwaliteit. Hoe komt het dan dat dat niet initieel in het plan
zit?
De heer Dhondt, schepen.- Het staat in het plan, hoor, mevrouw Debaets. Het
gaat over een fasering, we zitten met een grote werf. Het staat in het plan. Ik
heb het letterlijk gezegd in het antwoord van mevrouw Maes.
Mevrouw Debaets.- Reden te meer! U verwijst naar de metrowerken. Dat zijn
zware werken met overlast voor heel wat mensen. Reden te meer om net die
buurten daarrond wel goed te voorzien van onder andere groen. Het is een
beetje vreemd dat ik iemand van Groen moet overtuigen om meer groen in de
Stad aan te leggen... Ik hoop alleen dat u geluisterd heeft naar de mensen die u
zijn komen vinden. Ook de mensen die u hebben aangeschreven, die dat
ongetwijfeld nog gaan doen. Om rekening met hen te houden. Want die mensen
wonen daar, zij weten wat goed is voor de buurt. Dus ik hoop dat dat geen loze
woorden blijven, maar dat dat wordt bijgestuurd. Ik dank u.
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Question de Mme LOULAJI concernant l'éclairage des rues à Neder-Over-
Heembeek pendant les travaux du tram
Mme Loulaji.- J’ai eu l’occasion d’emprunter la rue de Heembeek vers 18h30.
J'ai été vraiment choquée de voir l'état de la voirie, qui est impraticable. Le pire,
c'est qu'elle était sombre. Il n'y a pas de lumière et à 18h30, il fait noir. On était
avec deux jeunes filles. Je ne sais pas comment font les riverains du quartier.
Avec les travaux qui commencent dès le début de la rue jusqu'en haut, c'est le
noir complet. Je vous jure qu'on a éclairé le chemin avec nos téléphones. Les
jeunes filles ont eu peur. Elles ont même accéléré le pas, et je comprends leur
état. Moi, j'étais là par hasard, mais pour les gens qui font ce parcours tous les
jours, ce ne doit pas être facile. Et je ne parle même pas des gens qui sont dans
l'incapacité de marcher parce que les pavés sont dans un état lamentable.
Je ne comprends pas pourquoi vous faites ces travaux sur toute la rue. Il fallait
intervenir moitié par moitié, côté droit, puis côté gauche, pour laisser la
possibilité aux gens de passer du côté droit ou du côté gauche. Du coup, les
gens font d’énormes détours, et ceux qui n'ont pas de voiture et empruntent les
transports en commun sont perdus.
Tout ce qu’il se passe dans ce quartier devient pire qu’à Anneessens et
Lemonnier. Les gens sont un peu dans les oubliettes. Je ne sais pas combien de
temps cela va durer. J'espère que vous allez résoudre ce problème pour les
riverains, parce qu’ils souffrent. Il faudra y aller pour voir l'état des rues et leur
situation.
M. Dhondt, échevin.- Le chantier du tram dans la rue de Heembeek est
organisé par tronçons. La rue de Heembeek, dans sa partie haute entre Zavelput
et Pâturage, est presque terminée. C’est une question de jours, comme le
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bourgmestre l'a annoncé au Conseil précédent. Sibelga installe cette semaine
l'éclairage public définitif. Il faut savoir que dans tout chantier de façade à
façade, l'éclairage fixe est enlevé et un éclairage de chantier temporaire est
installé par l'entrepreneur. Souvent - c'est également le cas dans la rue de
Heembeek -, cet éclairage temporaire est installé avec un générateur qui,
malheureusement, fait du bruit. L'ombudsman a déjà reçu plusieurs plaintes à ce
sujet et a constaté que, malheureusement, les riverains avaient quelquefois
coupé ces générateurs parce qu'ils généraient trop de bruit.
Les travaux à hauteur de l’angle Ancre-Heembeek ont eu un impact
considérable à cause de la sous-station électrique présente à cet endroit, qui a
nécessité un bétonnage des micropieux. Les travaux sur ce tronçon entre Croix
du Feu et le Delhaize avancent bien et seront terminés début mars, y compris
l'éclairage définitif. Je pense que c'est une bonne nouvelle.
Il ne restera que l'arrêt au carrefour avec la rue de l'Ancre. Ces travaux-là sont
prévus pour le mois de mai. La zone entre le Delhaize et Pâturage est
programmée pour les mois de mars et avril. On fait tout pour installer un
éclairage convenable et définitif au plus vite.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant l'enquête publique sur
l'aménagement de l’A12
Mme Buggenhout.- Monsieur l'Échevin, l'aménagement du dernier tronçon de
l’A12 sur l'avenue Van Praet, avec la fermeture de l'avenue des Croix du Feu, a
déclenché un véritable séisme dans les quartiers avoisinant ces deux voiries.
L'enquête publique en cours offre l'opportunité de se rendre sur place et de
poser oralement des questions à l'agent désigné à cet effet. Cette démarche
nécessite de prendre rendez-vous exclusivement par téléphone au numéro
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2792211, qui signale, quand on l’appelle, une erreur. On se demande s'il est
défectueux. Et les mails envoyés à cet effet restent malheureusement sans
réponse. Des démarches semblables ont été faites à partir du bâtiment Brucity et
ont débouché sur les mêmes résultats. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?
Il est impossible aux citoyens d'avoir accès à l'information par le biais de leur
maison communale. Avoir des réponses sur place est important pour les
citoyens, car les plans de ce réaménagement sur OpenPermits sont illisibles et
incompréhensibles pour de nombreuses personnes. Les riverains ne sont
absolument pas rassurés par ces réaménagements. Ils subissent de graves
conséquences dans les quartiers qui longent l'avenue des Croix du Feu, où la
circulation n'a jamais été aussi dense, avec des bouchons qui se créent en début
de matinée et en fin d'après-midi. Des bus, des camions et autres semi-
remorques passent désormais dans ces rues qui ne sont pas adaptées à un tel
transit. De nombreux conducteurs cherchent des voies moins encombrées et
autres raccourcis en pénétrant à l'intérieur des quartiers qui longent l'avenue des
Croix du Feu, ce qui transforme l'avenue de l'Amarante et l'avenue des Pagodes
en voies de transit pour les voitures, les nombreux bus, camions et autres semi-
remorques.
Dès lors, parallèlement à ces réaménagements, la Ville prévoit-elle un plan de
mobilité à l'intérieur des quartiers qui longent l'avenue des Croix du Feu, vu
l'absence d’un tel plan dans le projet modifié qui sera présenté en commission
de concertation dans quelques jours ?
Le projet annonce vouloir restructurer et requalifier l'axe au profit de
l'amélioration du cadre de vie des habitants de Neder-Over-Heembeek /
Mutsaert, et renforcer la mobilité douce. Or le cadre de vie des habitants s'est
détérioré. La mobilité douce a disparu au profit d'une mobilité intensive de
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transit. En plus, les habitants passent des heures pour sortir de chez eux et
regagner leur domicile. Les élus qui ont porté ces projets n'ont pas pensé aux
conséquences de tels aménagements sur les habitants. Je vous le redemande
donc : qu'a prévu la Ville de Bruxelles pour éviter aux habitants des quartiers
jouxtant les axes réaménagés de subir une telle détérioration de leur qualité de
vie ?
M. Dhondt, échevin.- Concernant l'enquête publique, comme indiqué sur les
affiches rouges, les documents sont en ligne sur OpenPermits et peuvent
également être consultés au guichet de Brucity sans prise de rendez-vous. Les
personnes qui le souhaitent peuvent prendre rendez-vous pour consulter les
plans et poser des questions. Elles sont reçues à un guichet thématique par le
technicien qui a instruit la demande de permis. La procédure habituelle a été
suivie. Les documents peuvent être consultés sur les écrans à l'accueil, au rez-
de-chaussée, pendant les heures d'ouverture de Brucity. Nous n'avons plus de
version papier des dossiers depuis plusieurs années. Vendredi dernier, il n'était
pas possible de joindre notre service l'après-midi, car exceptionnellement, en
raison de maladies et de vacances, personne n'était présent à notre accueil. Un
message a été transmis pour inviter les citoyens à rappeler ce lundi.
Par rapport aux permis modificatifs pour lesquels l'enquête publique est en
cours, il y a deux éléments très importants dans cette modification. D’abord, on
élargit la bretelle de raccord (initialement prévue assez étroite) de manière à
éviter un blocage en cas de panne de véhicule. Je pense que c'est un élément très
important. La Région a mené des discussions avec la communauté portuaire.
Ensuite, on en a parlé avant la séance, on adapte l'infrastructure à la possible
mise en place de la bande réversible sur Van Praet. Je pense que c'est aussi
quelque chose de très important. On sait effectivement que le chantier est
vraiment compliqué pour les personnes de Haren et de Neder-Over-Heembeek.
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Vous me parlez également des problèmes de circulation. Comme vous le savez,
ces problèmes sont liés aux différents incidents et chantiers dans le nord de
Bruxelles : travaux du tram qui coupent la circulation sur Croix du Feu,
effondrement sur le quai Monnoyer et fermeture du pont de Buda. Début
janvier, les différents services compétents se sont attelés à améliorer la fluidité
locale par l'installation de feux de signalisation, la création d'un site propre pour
les bus ou encore la réouverture des rampes d'accès entre le quai des Usines et
le boulevard Lambermont. On a réuni tout le monde pour trouver des solutions.
On a tout de suite vu l'impact positif des différentes mesures. Nous continuons
le monitoring du trafic dans la zone et mettons la pression sur le Port, Bruxelles
Mobilité, Sibelga, etc. pour une exécution des différents travaux dans les
meilleurs délais.
Vous me demandez si, dans la situation future, un plan de circulation adapté est
prévu pour Neder-Over-Heembeek. Le Collège a décidé de prévoir uniquement
les changements de circulation nécessaires pour l'arrivée du tram. Il s'agit déjà
d'un grand changement pour les habitants. Si nécessaire, il faudra laisser un
certain temps d'adaptation. On est encore dans une phase de chantier avec
plusieurs étapes de modification. Il faut laisser un certain temps d'adaptation
après la fin du chantier. Le prochain Collège pourra bien sûr étudier des mesures
supplémentaires contre le trafic de transit en dialogue avec le quartier. J'espère
avoir répondu à toutes vos questions.
Mme Buggenhout.- D'abord, les personnes que j'ai rencontrées sont venues ici,
à la Ville, et même avec l'aide des personnes qui étaient de faction, elles ne sont
pas arrivées à consulter quoi que ce soit. On leur a bien dit qu’il fallait ou
téléphoner ou prendre rendez-vous par mail. Et par mail, on ne répond pas. Vous
me dites que c'était fermé vendredi. Or l'enquête se termine jeudi. Je suis allée
sur le site d’OpenPermits. Ce n'est pas facile et si vous n'avez pas d’ordinateur
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puissant qui charge tous les fichiers, ce n'est pas évident. Je peux comprendre
que tout le monde ne soit pas à même de le faire. Donc, pour les aider ici à la
Ville de Bruxelles, je crois que ce ne serait pas mal de faire un geste, quitte à ce
qu'ils puissent consulter les documents un petit peu plus tard que le 22 février.
J’en viens au trafic de transit. Sur le quai le long du canal, je ne sais pas quand
tout cela va être réparé, mais on est partis pour un petit temps. Au pont de Buda,
c'est à croire qu'ils mettent deux boulons par jour, parce que ça n'avance pas
beaucoup. On nous avait déjà dit qu’il serait en fonction au mois d'avril. On
parle désormais du mois de juin, voire plus tard. Est-ce que la Ville ne peut pas
mettre ces voies qui sont devenues de véritables autoroutes de transit (avenue
des Pagodes, avenue de l'Amarante, etc.) en zones locales de circulation ? Les
automobilistes ont pris le pli. Ils ont trouvé un autre chemin, puisque tout est
bouché à partir du rond-point du Tilleul. Aidons les citoyens et essayons
d’instaurer des circulations locales, au moins pendant les travaux, pour qu’ils
prennent leur mal en patience (sur l'avenue Van Praet, et non dans les rues
résidentielles).
De grâce, aidons les citoyens à retrouver un peu de calme. Sans compter que
l'avenue des Pagodes compte des écoles. Il est très compliqué d’y circuler aux
heures scolaires, que ce soit le matin ou l'après-midi.
M. Dhondt, échevin.- S’agissant du cas spécifique de la personne qui s’est
présentée au Brucity, on va bien étudier la question, mais sachez que vous
pouvez toujours venir ici pour consulter les documents sans rendez-vous et sur
un ordinateur assez puissant. Si vous voulez être aidée pour lire les plans, alors
il faut prendre rendez-vous. On a réparé la ligne téléphonique. Concernant vos
suggestions de mobilité, un monitoring est en cours et on va bien sûr étudier les
améliorations possibles.
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Questions de MM. WAUTERS, WEYTSMAN, COULIBALY et
MAIMOUNI concernant les événements tragiques et violents dans le
quartier des Marolles du côté de la porte de Hal
M. Wauters.- Il est intéressant de voir que la plupart des questions
d’aujourd'hui concernent la qualité de vie. Et vous allez voir que dans ma
question, le fil conducteur, c'est aussi la qualité de vie des habitants, des
Bruxelloises et des Bruxellois.
Le quartier des Marolles, du côté de la porte de Hal, mais aussi du côté
d'Anneessens, est le théâtre d'une insécurité grandissante. Il y a peu, nous
parlions ici des problèmes autour des stations de métro et des gares.
Aujourd'hui, nous parlons de règlements de compte, de fusillades, de blessés et
même de morts. Les habitants de ces quartiers ont peur et se calfeutrent chez
eux. Ce n'est pas une vie pour ces familles qui hésitent à traverser un parc et à
conduire leurs enfants à l'école. J'ai entendu des choses assez incroyables. On
peut évidemment parler ici de grand banditisme, Monsieur le Bourgmestre, et
on est bien d'accord là-dessus. Mais on ne peut plus se cacher derrière des
chiffres, des statistiques et les responsabilités d’autrui.
Il faut savoir ce qu'on fait, mais il faut aussi savoir où on veut aller. Les
Bruxelloises et les Bruxellois s'inquiètent à juste titre et se sentent pris en otage
dans leurs quartiers. Les autorités publiques ne peuvent délaisser ces quartiers
ou faire l'autruche avec de beaux discours. C'est fini ! Il est temps de passer à
l'action, de stopper l'impunité. J'ai lu un article de presse qui disait : « La peur
doit changer de camp. » Mais ce sont des paroles. Nous voulons des actes.
Je ne cesse de parler ici de qualité de vie. Nous savons tous et toutes qu'il faut
apporter une réponse préventive, proactive à ces tensions et faits de violence
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graves qui pourrissent la vie de nos concitoyennes et nos concitoyens. Au
niveau national, Les Engagés demandent de procéder en urgence à l'engagement
de 3.600 policiers et 250 magistrats. Il y a un plan en quatre points dont on peut
parler.
Évidemment, cette addition de faits graves, fusillades, règlements de compte
entre bandes, coups de feu et coups de couteau a un impact énorme sur nos vies
de tous les jours. Notre Ville, qui fait déjà beaucoup, a aussi le devoir d'être sans
faille aux côtés de ses habitants pour garantir leur qualité de vie. Elle ne peut
évidemment rester sans réponse.
Que pouvez-vous nous dire des faits qui ont eu lieu, au-delà du secret de
l'instruction ?
Concernant la police locale, Bravvo et l'accompagnement des familles, la Ville
a-t-elle mis au point ou renforcé différentes actions de terrain très concrètes ?
J'ai envie d'être très concret là-dessus, parce que c'est la vie de tous les jours qui
compte.
Prévoyez-vous d'autres actions pour redorer le blason de ces quartiers qui
souffrent déjà de travaux incessants, d’insécurité, de malpropreté, d’un déclin
du commerce ?
M. Weytsman.- On a déjà eu l'occasion, Monsieur le Bourgmestre, de vous
interpeller à plusieurs reprises sur ce sujet. Je pense que la situation est en train
de déraper et on perd le contrôle de ces incidents qui sont devenus des faits de
violence extrême, avec désormais des meurtres et des fusillades. Je veux
rappeler qu’on produit une tonne de cocaïne par semaine à Bruxelles. Ces
chiffres sont gravissimes. Dans notre pays, le business de la drogue, c'est 60
milliards, soit neuf fois le budget de la Région bruxelloise et 24 fois celui de la
Justice ! On croule sous les signalements.
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Je ne dis pas que la situation est facile, Monsieur le Bourgmestre, mais
reconnaissez qu'on vous interpelle depuis plusieurs mois. D'abord, je vous
interpelle depuis plus de deux ans sur Yser, qui vit vraiment une situation
compliquée. On a connu ce problème à Bockstael, on l’a connu il y a quelques
années déjà à Anneessens, mais cela va de mal en pis. Et maintenant, c'est dans
les Marolles et à la porte de Hal. Je suis allé voir la situation à la porte de Hal.
Pour moi, c'est un état de non-droit parce que, quand je vais à la porte de Hal, je
vois des trafiquants et des gens qui font la file. Je les ai vus de mes propres yeux
se livrer à leurs trafics. Plusieurs enseignants m'ont dit d’aller voir sur place.
J'étais vraiment choqué.
Je vous ai écouté au journal télévisé. Franchement, ce que vous avez dit, j'aurais
pu le dire. Je trouve que c'était parfait. C'était plutôt, d'ailleurs, un discours de
droite. Vous avez dit « Il faut que la peur change de camp » - je l'ai déjà dit 100
fois -, « Vider les quartiers de ceux qui le gangrènent » - je trouve cela très
bien - et « Il faut une répression plus forte ». Vous pourriez mener la liste MR
aux prochaines élections, parce que c'est exactement ce que je vous demande
depuis longtemps.
Par contre, je vous dis aussi depuis longtemps qu'il faut plus de présence
policière. Longtemps, vous avez voulu m'expliquer que je n’avais rien compris,
qu’il fallait des mesures sociales. Oui, il faut des mesures sociales, mais il faut
de la présence policière. Dans votre dernière interview, vous avez dit que vous
alliez renforcer la présence policière. Donc, j'aimerais savoir dans quelle mesure
la présence policière de la Ville de Bruxelles a été renforcée en appui,
évidemment, avec le fédéral.
Vous avez dit que vous aviez libéré des moyens. Or, lors de la dernière
discussion budgétaire, je vous ai demandé de combien de moyens vous aviez
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besoin. Je pense que le MR vous soutiendra s'il faut augmenter la dotation à la
zone de police ou si on doit réorienter vers davantage de sécurité une partie des
142 millions liés à notre statut de capitale. Je vous l'avais dit, je vous l'avais
demandé. Donc, dites-moi combien de policiers supplémentaires ont été
mobilisés et les moyens qui ont été libérés. Vous avez dit que vous aviez
augmenté le nombre d'effectifs dans ces quartiers. Dans quelle mesure ?
M. Coulibaly.- Chers collègues, vous conviendrez avec moi que la situation est
plus que préoccupante. Ici, depuis un certain temps, c'est la violence partout.
Avant, certaines communes étaient stigmatisées, mais aujourd'hui, je me
demande s'il y a encore une commune à Bruxelles qui soit en sécurité. Cela
devient plus que grave. Avant-hier, une fusillade dans les Marolles et aussi une
attaque à l'arme blanche, puis Saint-Gilles, où il y a eu une fusillade avec des
blessés. Hier, si on en croit la presse, il y a encore eu une fusillade à Anderlecht.
Cela devient une toile d'araignée qui ne cesse de s'étendre. Donc, il n'y a aucune
commune de Bruxelles qui soit en sécurité, et cela devient vraiment
préoccupant.
C'est le moment de dire merci au personnel soignant, à notre police, à nos
ambulanciers, aux pompiers et également aux personnes de bonne volonté qui
ont promptement donné de l'aide pour secourir les personnes qui étaient
blessées ou en détresse. Sans leur contribution, le bilan d’un mort et plusieurs
blessés (sans oublier la population, nous y compris, qui vit dans une peur
généralisée) aurait été certainement plus lourd.
Est-il encore nécessaire de préciser que la sécurité n'est pas un thème de
droite ?La droite n'a jamais pu apporter de réponse idoine à la violence et à la
criminalité organisée liées au trafic de drogue. On en veut pour preuve la faillite
de War On Drugs à Anvers. On voit également comme la police fédérale peine à
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obtenir les moyens nécessaires pour faire face au trafic de drogue et démanteler
les cartels. Les mêmes partis de droite n'ont de cesse de demander de durcir la
politique de répression et de lutte contre la criminalité. Il suffit de regarder dans
le rétroviseur et vous comprendrez que ce sont ces mêmes partis qui ont fait
fortune sur le dos de la police.
Mais l'heure n'est pas à la polémique. L'heure est à la recherche de solutions.
Franchement, la question de l'insécurité dans la capitale de l'Europe qu’est
Bruxelles est peut-être en train de nous échapper. Dans la population, la peur est
vraiment grande. Quant à la police, on se demande où en est la task force créée
en collaboration avec la police fédérale pour combattre le trafic et démanteler
les cartels de la drogue.
De quels moyens la Ville de Bruxelles a-t-elle réellement besoin pour répondre
favorablement aux attentes de la police et donner satisfaction aux nombreuses
sollicitations de la police ? Que faites-vous pour obtenir ces moyens et les
mettre à disposition ?
Nous pensons que pour lutter efficacement contre la criminalité de la rue, il faut
aussi faire face à la question du sans-abrisme. Le projet Housing First devait
permettre, au niveau de la Ville, de protéger des victimes potentielles, des
personnes qu'on recrute facilement parce qu'elles vivent dans la rue. Ce sont des
personnes faibles que les trafiquants utilisent.
À quel niveau d'avancement en est la lutte contre l'insécurité autour de la gare
du Midi ? En été, des déclarations ont été faites à ce niveau. Or les riverains et
les associations de terrain constatent que les attentes sont loin d'être satisfaites.
Je demande que des efforts supplémentaires soient faits et qu'on permette aux
populations qui nous regardent, à ceux qui sont dans le besoin et à nous-mêmes
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de vivre en sécurité.
M. Maimouni.- J'ai entendu hier que la peur devait changer de camp. J'ai
l'impression que cette peur, effectivement, a changé de camp. Elle se retrouve
désormais au sein de la majorité, qui craint de perdre les élections. C'est plutôt
cette peur-là que je ressens. Ce que je constate, c’est plus le résultat d'un échec
politique qui donne naissance à cette insécurité grandissante dans les quartiers
bruxellois.
Monsieur le Bourgmestre, vous avez dit que vous aviez effectué une opération
de police ayant mené à 90 arrestations, dont 20 personnes déférées au parquet.
Sans jouer sur les mots, je suis ravi que vous ayez débarrassé les Marolles de
cette mauvaise herbe. Mais pourquoi vous êtes-vous arrêté ? Pourquoi ? Quand
on enlève une mauvaise herbe et qu'on ne continue pas d’entretenir le jardin,
elle repousse de manière beaucoup plus sauvage et abondante. C'est exactement
ce qu’il s'est passé. Pourquoi avez-vous stoppé ces efforts ?
Dans votre corps de police, quel le nombre de policiers que vous avez mobilisés
dans la lutte contre ce crime ? Comme je vous l'ai dit au début de mon
interpellation, c'est le résultat d'un échec politique. Vous croyez que ces jeunes
ont envie de vendre de la drogue ? Ils le font tout simplement parce qu'ils ne se
voient aucune perspective d'avenir ; parce que, quand on fait la balance entre le
bien et le mal, l’appât du gain entre en jeu. Ces jeunes vivent dans des quartiers
ghettoïsés, sales, précaires.
Monsieur Close, ces cinq dernières années, on a placé la capitale de l'Europe sur
le podium des villes les plus embouteillées et les plus sales d'Europe. Et elle
monte dans le palmarès des capitales les plus dangereuses d'Europe. Quel est
votre projet ? De nouveaux Jeux olympiques ?
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M. le bourgmestre.- Je voudrais dire au Conseil combien on peut être fiers de
la police de Bruxelles. Je peux vous dire que, tous les jours, j'ai un briefing avec
le commissaire en chef et ses équipes. Honnêtement, ils sont tous
particulièrement motivés. Nous avons des équipes qui ont toujours des solutions
et des propositions pour agir. La police est, évidemment, fortement mobilisée
ces derniers jours (même si, vous l'avez tous souligné, beaucoup de faits ne se
se sont pas produits sur notre territoire), en parfaite collaboration et intelligence
avec les autres zones de police. Que ce soit pour des événements majeurs ou
pour ces faits-là, il y a une parfaite collaboration entre les zones de police, plus
particulièrement la zone Midi. C’est aussi le cas avec le parquet, que je veux
remercier pour son travail et sa disponibilité, même si on peut regretter qu’il n'y
ait pas encore de procureur du Roi autre que faisant fonction. Le procureur du
Roi et ses équipes font un boulot extraordinaire.
Depuis quelques années, ce sont 100 inspecteurs (sans doute en faudrait-il plus)
supplémentaires qui ont été recrutés par la zone de police. Dans les faits, c’est
en 2022-2023 qu'il y a eu une volonté de prise de territoire dans le quartier des
Marolles. La police a procédé à une série d'interpellations. L'idée que j'ai
proposée aussi à la zone Midi et aux autres zones est de travailler de la même
façon avec un magistrat de référence sur ces territoires qui exigent bel et bien
une présence accrue de la police (recherche locale, patrouilles de proximité,
INT).
Quand ces équipes ne sont pas occupées par d'autres manifestations, elles
doivent être orientées vers ces quartiers. Cela signifie des passages réguliers,
une présence policière en uniforme visible, des actions coups de poing
judiciaires, la mise en place d'une interaction large impliquant tous les services,
le tout pour que les points de vente soient en permanence sous intervention
policière. Cela inclut la fermeture des lieux de deal. Il y a deux semaines, j'ai
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fait fermer deux cafés identifiés comme vendant de la drogue. Le but de cette
méthode est d'arrêter les dealers de rue en masse et, ensuite, de mener un travail
d'enquête en profondeur afin de démanteler les réseaux et mettre fin au trafic de
drogue.
Cela ne vous aura pas échappé, nous avons été interpellés par le procureur Van
Leeuw sur la problématique du réseau Sky ECC. Nous avons été la première
zone du pays à répondre en détachant des policiers vers la police judiciaire
fédérale, dont certains membres de cette majorité savent qu'elle a été
complètement dépiautée il y a quelques années. Nous ne cessons, non pas de
recruter dans les zones - les bourgmestres ont fait leur boulot -, mais de pourvoir
en personnels la police fédérale qui, entre 2014 et 2019, a été fortement
amputée. Pour le moment, on aide la police judiciaire à faire son travail. Ce
n'est pas moi qui le dis. Il suffit de lire les interviews, Monsieur Weytsman, du
patron de la PJ dans la presse, qui explique bien d'où il vient et où il doit aller.
Ce sont donc les polices locales et la Région bruxelloise - le gouvernement de
Rudi Vervoort a investi 10 millions par an - qui renforcent la police judiciaire
fédérale. Il faut quand même se rendre compte de ce que la Région a fait dans le
cadre de cette politique. En 2023, pour des faits liés à la drogue, nous avons
arrêté 411 personnes ; 258 ont été mises à la disposition du parquet ; 63 ont été
placées sous mandat.
Mais ce n'est pas tout. On le sait, on a eu beaucoup de problèmes avec des
personnes qui n'avaient pas de titre de séjour sur notre territoire. Qu'est-ce qu'on
a fait ? Jouer au ping-pong en disant que cela incombait au fédéral ? Pas du tout.
On a monté un projet. Ce projet s'appelle High Trouble. Il s’agit d’un projet
pilote pour toute la Belgique visant des personnes mêlées au trafic de drogue
alors qu’elles ne doivent pas se trouver sur notre territoire. Ainsi, 67 personnes
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ont été éloignées du territoire par le biais de ce programme. Ce sont des
personnes qui ont été prises pour trafic de drogue, qui n'avaient pas de titre de
séjour et qui ont été éloignées par l'Office des étrangers, faisant suite à l'action
de la police de Bruxelles. Il s’agit bien là de chiffres extrêmement précis.
En plus de cela, notre zone participe aux réunions organisées par le parquet pour
faire le point avec un magistrat référent. Les autres polices bruxelloises, je vous
l'ai dit, ont également travaillé sur le sujet avec la nouvelle commissaire
nationale « drogues ». Notre zone de police représente la Région bruxelloise
dans la mise en place du plan national drogue.
Pour les actions de ces derniers jours, l'enquête est en cours, vous vous en
doutez. Je ne vais évidemment pas commenter cette lutte de territoire entre
bandes rivales, mais vous dire qu'avec mes collègues notamment de Saint-
Gilles, Anderlecht et Schaerbeek, on a décidé que la police irait partout et
continuerait à tout mettre en œuvre pour juguler ce phénomène. Je puis vous
dire que depuis le 11 février, dans le cadre de la lutte contre ces hotspots sur la
Ville de Bruxelles, il y a eu six arrestations et cinq mises à disposition du
parquet. Cela prouve que la recherche locale est à tout point de vue mobilisée.
On parle donc de quelques jours, puisque nous sommes le 19, mais on continue
ce travail. La recherche locale a aussi été renforcée de cinq agents pour mener
son travail d'enquête en profondeur.
Monsieur Coulibaly, on est toujours à la disposition de la zone Midi. Comme la
gare du Midi est en dehors de notre territoire, on travaille sur la gare Centrale.
Trois gares sont fréquentées par énormément de monde, dont la gare du Nord.
Quand la zone de police Nord a eu besoin de nous pour des problèmes à la gare
du Nord, on est allés l'aider. Quant à la gare du Midi, on a participé aux actions,
mais celles-ci sont commandées par les bourgmestres d'Anderlecht et de Saint-
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Gilles. Nous travaillons principalement sur la gare Centrale qui, pour l'instant,
est plutôt préservée, même si elle connaît des problématiques sociales
complexes. Madame Vivier a parlé de la façon dont des actions sont menées
également par des collectifs.
Voilà ce qu’il en est de l'aspect répressif. Le débat d’aujourd’hui ne portait pas
sur les aspects sociaux et sociosanitaires liés à la drogue. Notre police ne chôme
pas, loin de là. Elle est particulièrement motivée. Elle n’abandonne aucun
territoire et on peut dire qu'elle est efficace. Certes, le travail est loin d'être
terminé, mais la détermination reste totale.
M. Wauters.- Merci pour vos explications. Je pense qu’elles auront répondu à
une série de nos questions. En fait, ce que j'essaie de mettre en évidence, c'est la
qualité de vie des gens. Quand je me promène à Anneessens, Stalingrad ou porte
de Hal, je veux pouvoir, comme citoyen bruxellois, « vivre ». Nous savons
qu'une série de Bruxellois, d'associations comme Bravvo et autres sont aussi sur
le terrain. Effectivement, le travail de la police est important. Un élément qui est
en filigrane de ce que vous avez dit, c'est qu'on est aussi face à un problème
fédéral, au-delà des zones de police. Vous faites votre boulot en tant que
bourgmestre.
Nos questions visent à savoir concrètement ce qu’il en est de la présence
policière. La présence du bleu est importante, comme celle de tous les acteurs
possibles et imaginables de la prévention. Je peux être d’accord avec
M. Coulibaly. En amont, les mesures ne sont pas suffisantes. Ces cartels
parviennent à recruter d'une manière ou d'une autre. Donc, il faut voir la
situation de façon globale. C'est bien dans ce sens que je posais la question. Les
Engagés proposaient une réunion du Cores. Je ne sais pas si elle a eu lieu. Ce
serait intéressant de le savoir. J'entends vos échanges avec les autorités
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régionales. Vous avez parlé du renforcement de la présence policière. Tout cela,
c'est bien, mais qu’en est-il du Cores ?
Est-ce notre rôle à nous, Ville de Bruxelles, d’accompagner toutes ces politiques
régionales et fédérales ? Car face au grand banditisme et à des gens qui se
promènent avec des kalachnikovs, ce n'est pas avec une matraque qu'on va
régler le problème. Il faudra le régler autrement. Je ne vous jette pas la pierre. Je
dis seulement qu'à un moment donné, il faut faire le bilan et se dire que la lutte
doit être globale. Ce qui m'intéresse, c'est qu'on puisse vivre dans cette Ville,
rien de plus.
M. Weytsman.- Vous faites bien de commencer par remercier les policiers, que
nous rencontrons aussi. Certains nous disent qu'ils sont parfois déforcés sur le
terrain parce qu'ils manquent de personnes. D'où mes questions, parce qu'à Yser,
la situation est vraiment compliquée. Je vous ai interpellé à quatre reprises et je
vous ai dit que la chose positive était que la présence des policiers apaisait les
tensions.
Pour la porte de Hal, je vous ai relayé ma propre expérience et je vous en parle
ici, mais je n'en ai pas fait état sur les réseaux sociaux ni dans la presse.
Toutefois, ce que j'y ai vu était inimaginable ! Des gens, devant moi sur un petit
étal, étaient en train de dealer avec d’autres qui faisaient la file, tout cela devant
des familles qui passaient par là. Et la police n'était pas présente. Le lieu se
trouve à la frontière de deux zones de police. C'est peut-être compliqué, mais il
s’agit là d’un exemple. Dans les Marolles, la situation est compliquée. À
Bockstael, c'est compliqué aussi pendant la nuit.
Les chiffres cités ne sont pas ceux que je vous ai demandés. L'objectif n'est pas
de se lancer dans une guerre des chiffres. L'objectif, c'est d'essayer de contrôler
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votre action politique. Monsieur le Bourgmestre, vous dites qu’on n'a jamais
autant investi, mais ce n'est pas vrai. La dotation à la zone de police n'a pas
fortement augmenté ces dernières années. Peut-être nous direz-vous que vous
êtes limité dans vos choix, mais je vous l’ai dit, le groupe MR vous soutiendra.
Vous avez dit au journal télévisé qu’on avait libéré des moyens supplémentaires.
Mais quels moyens supplémentaires ? Je vous pose la question. Vous ne me
répondez pas. Vous dites : « On a plus de présence policière visible. »
M. le bourgmestre.- J'ai dit « 100 inspecteurs supplémentaires ».
M. Weytsman.- Est-ce que ce sont vraiment 100 inspecteurs en plus depuis le
début de cette législature ou 100 inspecteurs qui ont été remplacés ?
M. le bourgmestre.- En plus.
M. Weytsman.- Mon collègue me dit que ce n'est pas le cas. Mais je vous laisse
en débattre à la zone de police.
M. le bourgmestre.- Je vous donne un conseil : croyez-moi plus que
M. Coomans quand il s’agit de chiffres.
M. Weytsman.- Je crois d'abord M. Coomans et, surtout, je vois la situation sur
le terrain. Reconnaissons-le et faites preuve de modestie en disant que ça ne va
pas. La situation est grave dans beaucoup de quartiers. Vous n'êtes pas le seul
responsable, mais vous êtes en première ligne, comme nous, et on doit y
répondre. Vous dites qu'il n'y a jamais eu autant de policiers visibles. Mais allez
donc voir dans les quartiers Yser, porte de Hal, Marolles et Bockstael s’il y a
tant de policiers visibles.
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La question est de savoir si vous voulez en faire une priorité. Il faut nous
expliquer comment on va endiguer cela. J'ai l'impression que mois après mois,
semaine après semaine, vous nous racontez tout le temps la même chose. Et
dans les faits, cela ne fonctionne pas. Donc, je vous repose la question. De quels
moyens avez-vous besoin pour que cela fonctionne sur le terrain en termes de
présence policière renforcée, de visibilité de la police ou de commissariats
mobiles ?
Je crois au social, mais aussi à la répression. Vous dites qu'il faut être plus
ferme. Vous l'illustrez dans vos propos. C'est en cela que vous pourriez tout à
fait être un bon candidat MR. Mais dans la réalité, sur le terrain, ça ne suit pas.
Ce n'est pas vous faire affront que de vous le dire. Je vous demande de nous
expliquer comment, concrètement, on peut endiguer ce phénomène.
M. Coulibaly.- On remercie le bourgmestre pour tout le travail qui est fait. J’ai
posé une question sur le sans-abrisme. Ce n'est pas la première fois qu'on en
parle dans cette salle. Il y a trop de personnes qui sont à la rue. Il y a trop de
sans-papiers qui n'ont franchement pas de solution. En outre, les organisations
professionnelles du secteur n'arrivent pas à couvrir tous les besoins. Ces
personnes qui sont dans la rue, même si elles sont initialement de bonnes
personnes, finissent par devenir vulnérables. C'est pourquoi le PTB a soulevé la
question des projets du genre Housing First pour venir en appoint aux
organisations comme le Samusocial qui font du beau boulot en la matière.
Le bourgmestre a parlé de 100 inspecteurs au niveau communal. Je souhaiterais
qu'au niveau fédéral, les chiffres soient aussi revus à la hausse. Selon la presse,
le fédéral aurait recruté seulement 8 magistrats, 5 juristes et 70 inspecteurs. Par
les temps qui courent, je trouve cela insignifiant. Si, au niveau communal, des
efforts sont faits, ils devraient être doubles, voire davantage au niveau fédéral
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pour que les corps de police puissent agir avec efficacité sur le terrain.
Nous proposons que la commune travaille davantage avec les organisations
syndicales de la police. Le sous-effectif et les problèmes corporatistes ressortent
de leur analyse de la situation. Si vous échangez déjà avec elles, c’est tant
mieux. Si ce n'est pas le cas, nous demandons qu'un travail collégial soit mené
de sorte que la situation qui, selon la presse, est hors de contrôle puisse être
contrôlée. Comme vous l'avez dit dans votre déclaration, la peur va changer de
camp. On vous prend au mot, mais pour que la peur change de camp, il faut
vraiment qu'il y ait des actions sur le terrain et on sait pouvoir vous faire
confiance.
M. Maimouni.- Monsieur Close, est-ce que vous me boudez ? Visiblement,
vous n'avez répondu à aucune de mes questions. Je vous ai demandé quel était
l'effectif de police et quel était le ratio dédié à la lutte contre la criminalité liée
aux stupéfiants. Je vous ai demandé aussi quel plan socioprofessionnel était
dédié à cette jeunesse qui commet ces actes de délinquance. Visiblement, vous
traitez les symptômes, mais pas la maladie. Ils vont en prison, c'est bien, mais
qu'est-ce qu’il leur arrive quand ils en sortent ? C'est en prison qu'ils vont, pas à
l'ULB. Qu'est-ce qui est fait pour les réintégrer et les réinsérer dans la société ?
J'attends toujours une réponse.
Hier, vous avez répondu avec beaucoup d'aplomb au présentateur du JT que
vous assumiez. Assumer veut dire payer le prix en contrepartie. Ce n'est pas
vous qui assumez, Monsieur Close, ce sont les habitants. Ma grand-mère habite
dans les Marolles depuis 1967 et c'est la première fois de sa vie qu'elle a peur de
se balader dans son propre quartier ! Est-ce que vous trouvez ça normal ? Je
vous ai posé ces questions par écrit. Je vous demande quel est le ratio de votre
effectif de police dédié à la sécurité et à la lutte contre la criminalité liée aux
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stupéfiant. C'est bien beau d'avoir des bikers pour dresser des PV toute la
journée pour des infractions mineures, mais il faut savoir fixer les priorités.
Pour moi, la priorité, c'est la haute criminalité.
Question de Mme NYANGA-LUMBALA concernant les exclusions ou refus
d'inscription d'élèves dans les établissements scolaires de la Ville
Mme Nyanga-Lumbala.- Chers collègues, il ressort de l'édition du 24 janvier
2024 de La Libre que le nombre d'exclusions scolaires est reparti à la hausse.
Les dernières statistiques de la direction générale de l'enseignement obligatoire
en comptent 2.050 pour l'année scolaire 2022-2023, ce qui représente 25 % de
plus que l'année précédente. On enregistre aussi 1.318 refus de réinscription et
on note globalement une aggravation des dossiers.
Encore plus préoccupant, il y a une explosion de procédures d'exclusion en fin
d'année ou durant les examens, ce qui met en péril l'avenir des jeunes concernés
et inquiète leurs parents. Pour l'année scolaire 2022-2023, Madame l'Échevine,
pourriez-vous nous communiquer le taux d'élèves de l'enseignement de la Ville
de Bruxelles écartés de leur établissement pour raison disciplinaire ?
Quel est le taux de non réinscrits ?
Quelle est la moyenne d'âge des jeunes concernés ?
Avez-vous identifié les principaux motifs d'exclusion ?
Quels sont les dispositifs mis en place pour lutter efficacement contre ce fléau
qui hypothèque l'avenir d'une partie de la jeunesse bruxelloise ?
Mme Hariche, échevine.- Pour l'année 2022-2023, nos établissements scolaires
secondaires comptabilisaient une population totale de 9.282 élèves. Au cours de
cette année, dans l'enseignement francophone, une exclusion a été prononcée, ce
qui correspond à 0,01 %. À l'issue de l'année scolaire, 66 refus de réinscription
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ont été notifiés (0,7 %). Dans l'enseignement néerlandophone - ma collègue
Maes n'est pas là aujourd'hui, car elle est souffrante -, 14 élèves ont été exclus
définitivement. Les exclusions et les refus de réinscription concernent
majoritairement des élèves du premier degré (entre 12 et 14 ans) et, dans une
moindre mesure, du deuxième degré (entre 14 et 16 ans). Cela est normal, car
c’est souvent lié à des faits de discipline. Je vais y revenir.
Nous veillons à permettre aux élèves ainsi sanctionnés de s'inscrire dans un
autre établissement de la Ville, donc du même pouvoir organisateur. Et bien
évidemment, une série de dispositifs sont mis en place. En effet, nous
distinguons toujours le volet disciplinaire du volet pédagogique. Donc, aucun
élève n'est renvoyé pour une question de résultats, mais bien pour des questions
de discipline. Souvent, les questions de discipline sont liées à des incivilités
lourdes et répétées, à de la violence physique et verbale, à des menaces à
l'encontre des membres du personnel ou d'autres élèves, au cyberharcèlement
(apparu ces dernières années), au non-respect du contrat de discipline (résultat
d'un problème de comportement l'année précédente). Ce sont les motifs des
exclusions et des refus de réinscription.
Les chiffres dont je viens de vous faire part sont donc dérisoires au regard de
notre population scolaire totale. Cela résulte de la lutte contre l'exclusion
scolaire pour des faits disciplinaires mais mineurs. C'est une des grandes
préoccupations de nos équipes pédagogiques et dirigeantes. Concrètement,
chacune de nos écoles a inscrit, dans son plan de pilotage, un objectif lié à la
prévention et à la prise en charge des discriminations et des violences, qui se
traduit notamment, selon les établissements, par la création de cellules
antiharcèlement, d'aménagements d'espaces de rencontre, d'invitations des
élèves régulièrement absents au conseil d'école, et j'en passe.
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En plus des éducateurs dans les écoles, il y a les médiateurs de la Fédération
Wallonie-Bruxelles, qui peuvent être appelés en renfort, et ceux de Bravvo,
ainsi que les membres du centre PMS qui contribuent à la création d'un
environnement qui soit propice à l'épanouissement et, donc, à faire diminuer les
violences diverses et variées. Des affiches avec des numéros d'urgence sont
distribuées et posées au sein des établissements. Les victimes sont invitées à
s'identifier, à se faire connaître, à sortir de l'anonymat.
Nous activons par ailleurs, régulièrement, six dispositifs que je n'ai pas le temps
de vous exposer ici, mais qui se complètent bien et reflètent l'engagement
continu de la Ville à créer un environnement éducatif inclusif.
J'espère que les chiffres que je vous ai donnés sont de nature à vous rassurer.
Mme Nyanga-Lumbala.- Les chiffres dérisoires n'existent pas quand il s'agit
de nos enfants. Est-ce que vous associez les parents dans toutes les décisions
que vous prenez et dans toutes ces procédures ? Ce sont des enfants mineurs.
Est-ce que vous vérifiez si ces enfants ont été admis dans les autres écoles ?
Ce n'est pas du tout humain. Je suis sûre qu'il y a des problèmes aussi au niveau
des parents. Certains parents souffrent de précarité intellectuelle. Je vous parle
en tant que membre d'une association. Il ne faut jamais voir que la précarité
socio-économique. Il y a aussi la précarité intellectuelle. Il y a des parents qui
ne savent ni lire ni écrire. Ce sont les enfants qui les accompagnent dans les
démarches administratives. Avec des parents comme cela, les enfants
deviennent des enfants rois à partir de 8 ans déjà.
Est-ce qu'il n'y a pas moyen d'aider ces parents à apprendre à lire et à écrire
pour pouvoir s'impliquer dans la scolarité de leurs enfants ? Quand j'étais encore
au CPAS, j'ai constaté que des personnes ne savaient ni lire ni écrire, et pas
seulement des personnes d'origine étrangère. Il y a aussi des Belges du « quart-
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monde ». Je ne sais pas ce que nous, les politiques, et la Ville envisageons pour
cette catégorie de personnes. Il s'agit de l'avenir de nos enfants. Si les parents ne
sont pas accompagnés, on obtiendra ce type de résultat. Qu'est-ce qu'on fait
dans nos associations et au CPAS pour orienter tous les parents qui ne savent ni
lire ni écrire vers des structures qui peuvent les aider et les accompagner ?
Mme Hariche, échevine.- Les éléments que vous venez d’énoncer ne faisaient
pas partie de la question initiale, mais il est bien sûr que les parents sont
associés, puisque les enfants sont mineurs. On tente le plus possible de les faire
venir dans les établissements. La semaine passée encore, j’ai inauguré un espace
parents à l'école Steyls. Les associations de parents se développent et on les aide
à se mettre en place.
Visiblement, je n'ai pas été bien comprise. Les rares enfants qui sont exclus de
nos établissements scolaires le sont pour des faits lourds. Systématiquement, on
trouve une solution dans un autre établissement en demandant à ce que ces
enfants soient aidés et encadrés par les médiateurs scolaires de Bravvo (Nota
Bene, etc.). Je vous donnerai la liste. Vous pourrez ainsi la communiquer aux
familles qui sont en détresse.
Mme Nyanga-Lumbala.- Madame l’Échevine, il n'y en a pas assez ! Les places
sont limitées.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant l'ancien site de Solvay à
Neder-Over-Heembeek
Mme Buggenhout.- Monsieur le Bourgmestre, il y a un peu plus d'un an (le 16
janvier 2023), je vous interrogeais sur l'avenir du site Solvay à l'heure où le
départ de l'entreprise était programmé trois mois plus tard. Vous nous aviez
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répondu que vous étiez en discussion très active avec les propriétaires du site et
que vous envisagiez le développement d'équipements collectifs, de laboratoires
médicaux, un rachat du site et j'en passe. Aujourd'hui, de nombreux
Heembeekois s'interrogent sur la destinée de ce site abandonné par l'entreprise
et qui offrait, encore il y a un an, environ 900 emplois. Alors qu'aucun projet ni
aucune concertation ne sont proposés aux habitants, à l'inverse de tous les
projets de construction qui font l'objet d'une communication institutionnelle,
pourriez-vous nous donner de plus amples informations sur le sort réservé à ce
site emblématique de Neder-Over-Heembeek ?
M. le bourgmestre.- Je me permets de vous reprendre quand vous dites que
l'entreprise a abandonné le site. Il y a encore beaucoup d'activités sur ce site.
Tout le monde n'est pas parti. Il y a encore l'entreprise Ineos. Rappelons quand
même un élément important, à savoir que Syensqo s'est installée à Haren. On a
réussi, notamment grâce au contact particulier que nous entretenons avec cette
entreprise historique et fleuron belge qu'est l'entreprise Solvay, à la maintenir
sur le territoire de la Ville de Bruxelles. Nous serons d'ailleurs très nombreux à
assister à l'inauguration du siège de Syensqo, qui est le nouveau nom de sa
branche spécialisée dans les activités chimiques en développement.
S’agissant du site de Solvay, dès le moment de la délocalisation, j'ai pris contact
avec ma collègue de l'urbanisme, M. Hellings et l'entreprise pour savoir ce qu’il
allait se passer. Je peux rassurer les Heembeekois : il y a bien un développement
en perspective de l'aveu même de l'entreprise, grâce notamment à l'arrivée du
tram 10 qui va permettre d'en déployer le potentiel. Je sais que cela ne vous fait
pas plaisir, car on sait que vous êtes contre le tram. Nous continuons de
défendre l’idée de ce tram, car c'est une vraie opportunité pour Neder. Et
l'histoire nous donnera raison, Madame Buggenhout. On vous y verra, peut-être
un jour, dans ce tram. Je prendrai une photo, si vous le permettez…
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On est en discussion avec Citydev, les gens de Solvay et d'autres sociétés afin
de réfléchir à l'ensemble du site, qui devra remplir plusieurs missions. D'abord,
poursuivre sa mission industrielle. Il est important que l'emploi soit conservé sur
ce site. C'est bien l'intention des propriétaires du lieu. Il s’agira sans doute
d’activités de recherche et peut-être de logements, pourquoi pas ? Il s’agira
surtout d'ouvrir le site sur Heembeek. M. Hellings a déjà obtenu que le parking
puisse être mutualisé lors de grands événements au stade Mandela, et c'est une
bonne chose pour les riverains.
Cette fois, on a conclu un accord pour pouvoir ouvrir le site et le reconnecter à
l'ensemble de Neder-Over-Heembeek. Donc, je suis très optimiste. J'ai encore
eu, il y a trois semaines, une réunion avec les responsables du lieu. J'en aurai
encore au cours des semaines qui viennent. Honnêtement, on est partis pour un
redéploiement extrêmement positif sur ce territoire urbain qui est amené à se
développer encore plus que quand Solvay était seule sur le site. Il n'est d'ailleurs
pas exclu qu'une partie de Solvay reste sur le site et que tous les services
n'aillent pas à Haren. Cela dépendra de Solvay.
Donc, je ne suis pas du tout inquiet. On est loin d'avoir une friche. On va y
assister à un gros développement, ce qui est tout bénéfice pour les emplois à
Neder-Over-Heembeek, pour les équipements collectifs, pour la recherche en
Région bruxelloise et dans tout le pays et, peut-être, pour le logement. Donc, les
nouvelles sont très positives. Tout ce qu'on a entendu nous incite à dire qu'on
aura un très beau développement sur ce site qui, je le rappelle, est loin d'avoir
été abandonné par l'entreprise. Si on avait plus de partenaires comme
l'entreprise Solvay, nous serions vraiment ravis, à la Ville de Bruxelles,
tellement le dialogue est permanent et fructueux.
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Mme Buggenhout.- Si j'entends bien ce que vous dites, Solvay n'a pas vendu le
site. L'année passée, on parlait pourtant de vente.
Qu'est-ce qu'on entend par mission industrielle ?
M. le bourgmestre.- Pour le moment, il y a des laboratoires Solvay qui
produisent. L’idée est de conserver des unités de production comme elle en a
actuellement. Ineos travaille aussi sur la production chimique. Une firme
pharmaceutique, c'est vrai, est partie. Il est possible que Solvay s'associe. Par
exemple, Citydev est intéressée à discuter au développement industriel d'une
partie du site.
Il y a d'autres opérateurs qui pourraient être intéressés, mais Solvay
continuerait, a priori, d’y jouer un rôle. Est-ce que le site va être fractionné pour
que chacun y développe ses activités ? C'est possible, mais on resterait dans le
même domaine du chimique ou du pharmaceutique. Bien entendu, si quelqu'un
travaille sur la mécanique des fluides, on ne va pas le rejeter. Solvay travaille
sur l'hydrogène avec le professeur Piccard. Si Solvay a un projet innovant, je ne
vais pas le lui refuser. Notre volonté est d’avoir un site qui développe de la
recherche, mais également de l'industrie.
Mme Buggenhout.- Est-ce que vous avez une idée du nombre de personnes qui
travaillent encore sur ce site ? Vous avez dit que tout le monde n'avait pas quitté
les lieux.
M. le bourgmestre.- Je vous répondrai par écrit. Ineos ne dépend pas de
Solvay. Elle y est toujours. Je préfère vous répondre par écrit parce que je ne
connais pas les chiffres exacts.
Mme Buggenhout.- Quel sera le rôle de la Ville dans ce gros développement ?
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M. le bourgmestre.- Il sera majeur, comme d'habitude. On est l'interlocuteur de
Solvay et des autres. Ils viennent nous voir pour en parler. Comme d'habitude,
on est un levier très actif et ils n'imaginent pas faire quelque chose sans nous.
Tout passe par nous, grosso modo.
Mme Buggenhout.- On est bien d'accord, ce sera toujours sous la direction de
Solvay, puisqu'elle reste propriétaire ? C'est elle qui déploiera des missions
industrielles, de recherche et autres. Solvay propose à la Ville, mais elle reste un
acteur du terrain.
M. le bourgmestre.- Non, Madame Buggenhout. Je pense que vous ne
connaissez pas bien les développements industriels. Quand une industrie se
développe, elle peut s'associer. Par exemple, Ineos n'a rien à voir avec Solvay.
Elle est en fait locataire. Mais il y avait un biotope. Quand Citydev développe
des « business parks », par exemple, plusieurs entreprises peuvent s'y installer.
Qui va rester ? Je ne sais pas vous le dire. C'est de cela qu'on est en train de
discuter. On a mis tous les opérateurs autour de la table. Ils trouvent que c'est un
site qu'il faut développer, qui a du potentiel. Les universités pourraient être
associées, aussi. Elles ont été contactées. Ce site a un potentiel parce qu'il est
très bien desservi et il le sera encore mieux avec l'arrivée du tram. Donc, tout le
monde voit l’avenir positivement : les développeurs, les occupants actuels et
Citydev.
Citydev est un bras armé de la Région et des communes, puisque beaucoup de
communes siègent dans son conseil d’administration. Cette structure fonctionne
bien et permet le développement de beaucoup d’industries tout le long de
l'avenue de Béjar. Donc, on a là un biotope industriel et un développement
d'emplois qui fonctionnent bien. L'idée est de le faire fructifier.
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Question de M. BAUWENS concernant les frais de voyages scolaires dans
les écoles de la Ville
M. Bauwens.- Madame l’Échevine, je reviens vers vous sur les frais scolaires,
qui sont un débat important. J'ai été interpellé par plusieurs parents, la semaine
passée, parce que c'est le grand moment des inscriptions dans les écoles. Vous le
savez mieux que moi. Une personne me disait : « L'école de la Ville où j'ai été
m'a présenté les frais scolaires pour les six années de secondaire : 171 € pour un
voyage en première année, 80 en deuxième, 190 pour la troisième et ainsi de
suite, pour arriver quand même à une somme de 1.520 € pour les six années
d'enseignement secondaire. » Cela veut dire que pour des parents qui ont
plusieurs enfants, il ne faut pas se mentir, c'est une grosse somme. Donc, la
personne en question me disait : « Suite à ce débat-là, j'ai discuté avec mon mari
pour savoir si on pouvait se permettre une telle école. »
De telles situations révèlent un problème en matière d'ascension sociale et de
rôle émancipateur de l'enseignement. On en arrive à ce que les parents ne
peuvent pas se permettre n’importe quelle école. C'est aussi ce qui se dit dans
les rues de Bruxelles. J'ai été enseignant et, effectivement, toutes les écoles ne
sont pas accessibles à tout le monde. Ce qui veut dire que l'équité n'est plus là
où elle devrait. Il n'y a pas que moi qui le dis. La Ligue des familles n’adresse
pas que des félicitations, elle exprime aussi des inquiétudes, et je pense qu'on
les partage.
La vraie gratuité de l'enseignement reste un combat pour l’égalité des droits à
l'école. Un parent sur quatre, pour pouvoir payer les frais d'école, doit
économiser sur d'autres frais de la famille. Un parent sur dix dit devoir mendier
de l'argent auprès de la famille pour payer les factures d'école. Avec le PTB, on
a fait une tournée devant les portes d'école et les parents disent souvent que les
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frais représentent un gros stress. Vu que vous êtes en poste depuis 25 ans, ou un
peu moins, et que le PS se dit en faveur d’un enseignement gratuit, je voudrais
vous demander quel est votre plan pour arriver à cela à court et à long termes.
Après un quart de siècle, je pense qu'on devrait y être.
Mme Hariche, échevine.- J'ai reçu un courrier de félicitations de la part de la
Ligue des familles, mais je ne m'étendrai pas là-dessus. Le coût des voyages
scolaires et, plus largement, les frais scolaires mobilisent notre attention depuis
de nombreuses années, raison pour laquelle nous déployons des moyens
supplémentaires, chaque année, pour tendre vers la gratuité. En effet, vous avez
malheureusement raison, nous n'y sommes pas encore.
Néanmoins, les fournitures, les piscines, les repas, les ordinateurs et j'en passe,
tout cela est déjà fourni. Estimant que les voyages scolaires jouent un rôle
crucial dans l'éducation des élèves, offrant des opportunités uniques
d'apprentissage et de développement personnel, il nous semble important de les
maintenir, mais nous avons aussi veillé à ce qu'ils soient le plus accessibles
possible. Pour information, bien que non systématiques, ces voyages sont
généralement organisés pour les troisièmes et les sixièmes années. C'est pour
cela que je suis étonnée des chiffres que vous avez cités. J'aimerais vraiment
savoir de quel établissement il s'agit.
M. Bauwens.- Ce n'est pas la première fois que je vous étonne avec une
information sur vos écoles.
Mme Hariche, échevine.- Oui, nos écoles sont très nombreuses. Il y en a plus
de 100. C'est cela aussi qui est bien en démocratie : quand quelqu'un a une
information qui ne correspond pas à ce qui est dit ici, vous pouvez évidemment
venir en parler.
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La moyenne des dépenses pour un cursus complet, c'est-à-dire six ans, est de
820 €. Notre consigne est évidemment claire : les voyages scolaires doivent
d'abord présenter un réel intérêt pédagogique et social, et être accessibles à tous.
Pour cela, au regard du nombre d'écoles qui se rendent vers une même
destination, nous avons négocié avec des agences de voyages pour obtenir les
prix les plus bas possible. Un catalogue est remis à chacune des directions.
Nous ne multiplions pas les voyages scolaires. Nous permettons aux parents
d'échelonner le paiement.
Bien sûr, des mécanismes de solidarité existent au sein de l'établissement, qui
peuvent intervenir pour les familles qui sont en difficulté. La démarche se fait
en toute discrétion auprès du chef d'établissement. Dans les écoles ayant un
public avec un indice socio-économique faible, l'école prend en charge la toute
grande partie de ces frais, voire le tout. Pour rappel, les montants maximums ont
été fixés dans l'enseignement fondamental francophone comme néerlandophone.
Le taux de participation doit être d’au moins 90 %. Pour que cela ait un sens, il
faut qu'un maximum d'enfants y participent. Ce taux minimum de 90 % est une
balise qui permet de garantir la participation du plus grand nombre.
Enfin, le CPAS de la Ville de Bruxelles intervient via son opération « sac à
dos ». Il peut mettre à la disposition 250 € par an et par enfant pour les familles
qui bénéficient du RIS ou ont des ressources faibles. M. Zian m’a confirmé que
pour l'année scolaire passée, 430 élèves avaient bénéficié de ce soutien.
Comme vous le voyez, tout est mis en place pour que ces voyages, qui
fournissent certainement un apport pédagogique et sont source
d'épanouissement, de cohésion et d'enrichissement, soient à la portée de tous
nos élèves.
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M. Bauwens.- Merci pour les chiffres, mais j'entends quand même qu’il s’agit
de 820 € par an, pour une école gratuite…
Mme Hariche, échevine.- Non, pas par an ! Pour les six ans. Par cursus.
M. Bauwens.- Oui, pour le cursus. Dans la réalité, même si j'entends que l'école
est gratuite, on en est encore très loin, même si j'applaudis à chaque initiative
que vous prenez pour diminuer les frais. Si on fait le total de ce que les parents
doivent encore payer, avec le stress et les inégalités qui en découlent, on n'y est
pas encore. Sur ce plan-là, il y a encore beaucoup à faire.
Vous n'avez pas répondu à la vraie question : quel est votre plan pour atteindre
une réelle gratuité ? Vous nous avez énuméré quelques chiffres intéressants,
dont je salue certains, mais à quand la gratuité ? Cela fait de longues années que
vous êtes en poste. Où en est l’objectif de la gratuité ? Je n'ai pas entendu votre
plan. Est-ce qu'on devra encore attendre 25 ans ?
Devant les portes de l'école et sur le compte en banque des gens, il y a une crise
sociale. Chaque euro que la famille doit dépenser à l'école est un euro qui n'est
pas donné au dentiste, par exemple, qui coûte aussi cher. J'avais espéré qu'après
25 ans, le bilan aurait été meilleur.
Question de M. WEYTSMAN concernant les conséquences de la hausse de
la taxe d'occupation temporaire de voirie sur les Bruxellois
M. Weytsman.- J'en profite pour dire qu'en accord avec Mme l’échevine, ma
question sur les parcs est transformée en question écrite.
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Monsieur le Bourgmestre, face aux contraintes financières que rencontrent
toutes les communes, la Ville s'est retrouvée dans une situation délicate.
L’équilibre budgétaire que vous nous avez présenté en 2024 est précaire. Dans
cette optique, le Collège PS-Ecolo-DéFI a opté pour une augmentation des
taxes, une décision que j'ai à plusieurs reprises dit regretter. Ainsi, je souhaite
faire le point avec vous sur les conséquences de l'augmentation de la taxe
d'occupation temporaire des voiries. Deux éléments me préoccupent en
particulier et cela illustre assez bien l'adage « trop d'impôt tue l'impôt ».
Premièrement, les recettes perçues en 2023 ont nettement déçu par rapport aux
prévisions budgétaires. Alors que les comptes de 2022 tablaient sur des recettes
de l'ordre de 8 millions €, les budgets pour 2023 et 2024 tablaient sur 12,7
millions. Est-ce que vous pouvez m'informer des recettes perçues au compte
2023 ? Il semble qu’elles se situent autour de 9 millions €. En fait, on a déjà eu
cet échange à plusieurs reprises dans le cadre du budget. Vous avez multiplié, de
mémoire, par 2,5 le montant de cette recette. Selon mes informations, on
constate un ralentissement de l'activité. Cela est particulièrement préoccupant,
parce que c'est aussi une activité qui participe à la réussite de nos objectifs
climatiques.
Pourriez-vous également me fournir les données sur le nombre de chantiers
entrepris avant et après l'application de cette taxe ? Je vous l'avais demandé à
l’époque et vous aviez dit que vous me les enverriez.
Deuxièmement, j'ai entendu parler de plusieurs plaintes et demandes de
remboursement (ou, en tout cas, de participation ou de contribution de la Ville)
liées au montant jugé excessif de cette taxe. À titre personnel, je vous ai déjà
relayé deux plaintes de commerçants du Pentagone et du quartier De Wand qui
se sont vu taxer pour plus de 20.000 €. Je sais que d'autres plaintes ont été
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déposées. Je voudrais connaître le nombre de plaintes reçues. De quelle manière
envisagez-vous de répondre à ces plaintes et demandes lorsque la taxe est
vraiment élevée et qu'elle n'est pas de la responsabilité des parties qui doivent la
payer ? Avez-vous eu l'occasion de rencontrer des représentants du secteur de la
construction pour discuter de cette problématique ?
M. le bourgmestre.- Le taux de 0,88 €/m² en 2022 a été augmenté à partir du
1er juillet 2022, car il était inférieur à la moyenne des taux pratiqués dans les
autres communes de la Région. Il était resté historiquement bas par rapport à
l'ensemble des autres communes bruxelloises. Le Conseil communal a adopté
un nouveau règlement-taxes relatif à l'occupation temporaire de la voirie
publique, faisant passer le taux à 2 €/m² par jour en 2022.
Le fait est que les chantiers avec occupation temporaire de la voirie sont de
nature à perturber la tranquillité publique, la mobilité et la propreté. Ils ont
notamment une incidence sur la vie économique, puisque qu’ils se transforment
parfois en dépôts et ont tendance à ne pas avancer.
Quelles sont les recettes pour 2023 ? Les droits nets constatés aux comptes des
quatre années précédentes sont les suivants : en 2019, 5,5 millions € ; en 2020,
4,9 millions ; en 2021, 5,7 millions ; en 2022, 8,2 millions. L'augmentation
propre remarquée au compte 2022 s'explique par le changement de taux au
1er juillet 2022. À ce jour, nous attendons les données du département des
espaces publics et verts en vue d'enrôler le quatrième trimestre de l'exercice
2023. Nous pouvons déjà vous informer du fait que pour les trois premiers
trimestres, nous en sommes à 6,7 millions €.
Je rappelle que l'objectif de la taxe est de diminuer les jours d'emprise. Donc, il
est normal qu'à un moment donné, les chiffres s'équilibrent. Cette taxe est
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enrôlée sur la base des données collectées par le département espaces publics et
verts, faisant suite aux demandes Osiris effectuées dans le cadre des chantiers
par les maîtres d'ouvrage ou les entrepreneurs. Les chantiers font, ensuite,
l'objet d'un constat sur place par un agent assermenté du département concerné.
À la fin de chaque trimestre, le département des espaces publics et verts remet
au département du budget et des finances un listing des dossiers à enrôler. Nous
avons donc, à ce jour, une vue parcellaire sur l'exercice 2023, étant entendu que
le quatrième trimestre 2023 n'a pas encore pu être complètement enrôlé.
Concernant le nombre de chantiers entrepris avant et après l'application de cette
taxe, je vous communiquerai le texte de ma réponse.
S’agissant des réclamations fiscales, chaque redevable peut, dans un délai de
trois mois et trois jours suivant l'envoi de son avertissement-extrait de rôle,
déposer une réclamation. Lors de l'examen de ladite réclamation, les agents
analysent les arguments avancés par le redevable et consultent l'entièreté du
dossier pour chaque chantier. Actuellement, nous constatons une légère
augmentation du nombre de réclamations pour l'exercice 2022. Il ne nous est
pas encore possible de nous prononcer définitivement pour l'exercice 2023.
Néanmoins, le nombre de réclamations reçues s'explique essentiellement par
l'application des cas d'exonération repris au règlement-taxes, tandis que les
accueils partiels concernent essentiellement des erreurs liées au nombre de jours
de chantier ou aux mètres carrés occupés par ledit chantier. Le nombre de
réclamations était de 230 pour l'exercice 2021, 277 pour l'exercice 2022 et, à ce
stade, 160 pour l'exercice 2023.
M. Weytsman.- Vous m'avez donné des chiffres, mais je vous demandais la
confirmation pour 2023. J’évalue le montant à 9 millions. C'est moins que
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prévu, puisque vous l’aviez budgétisé à 12,7 millions €. Les chiffres d’avant et
d’après sont fondamentaux. Le nombre de chantiers, c'est le cœur de ma
question.
M. le bourgmestre.- En 2021, 2.500 dossiers, en 2022, 2.347 et en 2023, 2.123.
Donc, il y a moins de chantiers et on a plus de revenus.
M. Weytsman.- Il y a moins de chantiers, mais pas beaucoup moins, je le
reconnais. La taxe ne rentre pas plus, puisque vous l’avez multipliée par 2,5.
Donc, il y a moins de chantiers. Vous oubliez que tout le monde n'a pas la
capacité de gérer les jours d’occupation.
Par ailleurs, il y a beaucoup de plaintes émanant de gens qui rénovent ou isolent
leur façade. Je vous ai cité des cas extrêmes de façades classées, mais j'en
connais d'autres. Parfois, des travaux sur des immeubles complets se retrouvent
bloqués pendant des mois parce qu'on a identifié un problème sur la façade ou
pour une difficulté avec l’entrepreneur. Et ce sont des particuliers qui paient
cela. Ce ne sont pas les entrepreneurs qui paient. La totalité des taxes sont
adressées aux particuliers, à des gens qui vivent sur notre territoire, qui veulent
embellir ou, pour des raisons environnementales et de lutte contre le
réchauffement climatique, isoler davantage leur bien. Et donc, 9 millions, ce
sont 4 millions de moins que les 12,7 millions que vous aviez budgétisés.
Je vous demande de faire attention. À plusieurs reprises, je vous ai demandé
d'extraire de cette augmentation de taxe tous les travaux liés au réchauffement
climatique ou à l'isolation du bâti. Vous m'aviez dit que vous pouviez l’entendre,
mais je ne vois toujours rien venir.
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Quant aux plaintes, des gens vous ont dit que c'était beaucoup trop, 20.000 €,
30.000 €, 40.000 €. Je n'exagère pas. Je connais quelqu'un qui a dû payer
40.000 € de taxes. C'est énorme ! Qu'est-ce qu'on fait avec ces gens ? J'ai cru
comprendre que votre cabinet les avait écoutés. Qu'est-ce qu'on va faire
concrètement ?
Question de M. WAUTERS concernant la sécurité et les inquiétudes
légitimes des riverains à la suite d'une enquête publique prévoyant la
possible arrivée d'un nouvel opérateur de broyage de carcasses de voitures
avenue de Vilvorde
M. Wauters.- Il y a peu, en Wallonie, la ministre de l'Environnement était mise
en cause, car des entreprises de broyage de métaux étaient soupçonnées de
relâcher d'importantes quantités de poussière cancérogène dans l'air. À
Bruxelles, ce sont des milliers de tonnes de ferrailles qui sont recyclées chaque
année le long du canal, avenue de Vilvorde, tout près de chez moi. Je crois qu'il
y a une ou deux sociétés implantées avenue de Vilvorde. Je ne fais pas de
mystère, je trouve que c'est une excellente chose. J'imagine le nombre de
camions qui seraient nécessaires si on n'utilisait pas la voie d'eau. C'est très
bien, que le broyage soit acheminé par voie d'eau, évitant ainsi ces milliers de
camions sur une route déjà congestionnée.
Nous savons que des broyeurs à métaux sont déjà présents dans notre quartier,
notamment au bassin Vergote. Ils causent parfois des nuisances sonores, voire
des bruits d’explosion lors des broyages. Les riverains se posent des questions
légitimes sur l'impact d’un potentiel nouvel opérateur. À la lumière de ce qui a
été dénoncé en Wallonie, ils veulent pouvoir objectiver les effets sur la qualité
de leur environnement. Où en est l'enquête publique ? Quelle est la position de
la Ville à ce propos ?
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Lors du broyage, il y aurait des explosions. Ces explosions semblent provoquer
des vibrations et peuvent endommager des carreaux ou autres. Qu'en est-il ?
Peut-on résoudre ce problème pour toutes les entreprises de broyage de métaux,
d'une manière ou d'une autre ? Les entreprises bruxelloises disent utiliser une
autre technologie. Pourriez-vous nous dire laquelle, et cela, pour une meilleure
compréhension des riverains ? Parler d'études de sol, c'est très bien, mais à un
moment donné, il faut être concret pour que les gens comprennent, à
commencer par moi. Quelles sont les normes environnementales en
vigueur ?Quand et, surtout, comment sont-elles appliquées ?
M. le bourgmestre.- Je vais vous donner les informations, mais la concertation
a lieu demain. Je ne peux pas me positionner plus qu’en vous disant ce que l'on
sait aujourd'hui.
L'enquête publique s'est déroulée du 10 janvier au 8 février et a suscité des
réactions qui portaient principalement sur les nuisances sonores, la pollution
atmosphérique, la pollution de l'eau, la mobilité et les charrois de camions, les
broyeurs à métaux, l'impact sur les riverains, la nouvelle école ZIR 4, la faune et
la flore du parc Meudon, la cohérence avec les objectifs du plan directeur du
territoire canal.
La commission a lieu demain et les autorités délivrantes de permis sont
urban.brussels et Bruxelles Environnement. Par ailleurs, le projet ne prévoit pas
de broyeur de métaux. Il s'agit ici d'un centre principalement de tri. Les clients
amènent des déchets métalliques ou des déchets électriques et électroniques qui
sont démantelés, triés sur place et renvoyés dans des filières de réemploi et de
recyclage dans des usines de fonderie. Le démantèlement se fait à la main ou
avec des cisailles et non avec des machines.
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C'est un site complémentaire du premier site de tri de l'exploitant dit
Dobbelberg, mais sans les processus de recyclage sur place de plastiques ou de
cuivre. Des échanges sont prévus entre les deux sites pour que chaque déchet
soit traité au bon endroit. Le réemploi concerne les poutres de construction en
acier.
Il va de soi que l'exploitant doit répondre à plusieurs conditions et contrôles
dans ses processus et pour le bâtiment où se trouvent ses installations. Les
normes correspondent à la dernière version du Brudalex. Elles soumettent
l'exploitant à l'obligation de formation à la gestion spécifique des déchets,
donnée par Bruxelles Environnement, à l’obligation de réaliser et d'appliquer un
système de gestion de qualité qui se base sur le principe de l'analyse des risques,
de la gestion intégrale de la chaîne et de la traçabilité de l'autocontrôle, à
l'obligation de respecter les conditions d'exploitation du permis d'environnement
en termes de normes de bruit, de contrôles périodiques et de procédures, à
l'obligation de fournir des rapports périodiques à Bruxelles Environnement. Ce
sera Bruxelles Environnement, en tant qu'autorité compétente, qui veillera à ce
que les normes de bruit et de pollution soient respectées.
M. Wauters.- Ainsi, je sais quand a lieu cette commission de concertation. Vous
avez fait état du permis tel qu'il pourrait être délivré pour une entreprise qui
ferait du tri. Je pense que c'est assez nouveau. Du moment qu'on utilise la voie
d'eau pour ce qui doit être évacué, cela me convient. Le tri et la récupération
sont essentiels. J'entends qu’il s’agit d’un tri à la main. Cela voudrait dire que
les explosions et les pollutions seront plus rares ou n'existeront plus, tout
simplement. J'aurais préféré qu'on en parle, dans la mesure où le broyage existe
depuis pas mal de temps. Comme je l'ai dit en introduction, c’est une excellente
chose que cela se fasse par voie d'eau plutôt que par camion.
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Tous les éléments que vous avez soulevés, notamment les pollutions sonores,
atmosphériques et du sol, doivent être étudiés par la Ville, puisqu'il s'agit de son
territoire, au-delà de Bruxelles Environnement. Je trouverais utile, pour les
citoyens, de faire connaître ces normes et de ne pas les cacher derrière un titre
ronflant qu'on ne comprend pas.
Question de Mme BUGGENHOUT concernant la prolifération des
déjections canines sur la voie publique à Neder-Over-Heembeek
Mme Buggenhout.- Madame l'Échevine, cela concerne le peu de voies
publiques qu’il nous reste à Neder-Over-Heembeek, parce que, pour le moment,
tout est en chantier. Depuis quelque temps, il est très fréquent de voir à Neder-
Over-Heembeek les trottoirs, les places et les parcs (où jouent des enfants...)
jonchés de déjections canines qui détériorent l'environnement. Ces actes
d'incivilité se multipliant en toute impunité, j'aimerais savoir ce que la Ville met
en place comme mesure de prévention et de sanction envers les propriétaires des
chiens en question afin de combattre ce fléau.
On me répétait pas plus tard qu'hier que l'absence de poubelles jouait un très
grand rôle, parce que les personnes qui descendent du tram ou promènent leur
chien n'ont plus l'occasion de jeter leurs déchets. On m'a envoyé plein de photos
où l’on voit les petits sacs de déjections ou d'autres détritus sur les trottoirs.
On enlève les poubelles, soit, mais pourquoi ne pas prévoir, par exemple, des
poubelles avec un plus petit entonnoir où on pourrait déposer un petit sac de
déjections. Je comprends qu'on enlève les poubelles publiques parce que les
gens les utilisent comme poubelles de ménage.
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Mme Jellab, échevine.- Tout d'abord, permettez-moi de rappeler ce qui est
prévu dans le règlement général de police. Le maître ou le gardien d’un animal
est tenu de ramasser de manière adéquate les déjections sur l'espace public, à
l'exception des endroits spécialement prévus et aménagés à cet effet. Il est aussi
tenu de disposer en tout temps d'un sac destiné au ramassage. En pratique, le
service propreté constate sur l'ensemble du territoire une diminution assez
importante du nombre de déjections canines sur les trottoirs depuis une dizaine
d'années, mais néanmoins, il est vrai que ce phénomène est en recrudescence
dans certains endroits bien précis. Il est difficile d'expliquer ce phénomène, que
nous espérons temporaire.
Pour lutter contre ce phénomène, le service de la propreté publique a installé,
comme vous le savez, des canisites. Il en existe actuellement 61 sur le territoire
de la Ville. Ces canisites sont nettoyés régulièrement par les agents de la
propreté publique. Le service a aussi récemment installé, notamment pas loin de
chez vous, Madame Buggenhout, 10 poubelles sur l'ensemble du territoire
destinées aux crottes de chien. C'est nouveau. Il s'agit pour l'instant d'un test,
mais ces dispositifs pourraient être multipliés s'ils se révèlent utiles. Ce sont des
poubelles très particulières. Il y en a une sur le sentier du Verger, à côté du
canisite. Elles présentent une ouverture très petite destinée uniquement aux
petits sachets de crottes.
Le service propreté travaille également à la sensibilisation des propriétaires de
chiens. À titre d'exemple, la dernière campagne de communication du service a
abordé cette problématique avec une affiche très spécifique pour les déjections
canines. On dispose par ailleurs de différents moyens de sensibilisation dans ce
cadre : distribution de flyers, sensibilisation des propriétaires de chiens dans le
cadre d'actions ciblées, apposition de pochoirs sur les trottoirs rappelant
l'interdiction d'abandonner les déjections canines de son animal.
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En 2023, le service propreté a reçu 32 plaintes pour des problèmes de déjections
à des endroits spécifiques. Quand c'est possible, les plaintes aboutissent à des
médiations avec les propriétaires des chiens. Douze actions de sensibilisation
spécifique aux déjections canines ont eu lieu sur l'ensemble du territoire. Et je
peux déjà vous annoncer que nous prévoyons des actions pochoirs à Neder-
Over-Heembeek dans les semaines qui arrivent.
Quant à la question des sanctions, il est évidemment très difficile de verbaliser
ce type de comportement dans la mesure où les personnes inciviques doivent
être prises en flagrant délit. Des contacts ont néanmoins été pris entre le service
propreté et la police locale de Neder-Over-Heembeek pour discuter de cette
problématique et des actions qui peuvent être mises en place.
Mme Buggenhout.- J'entends qu'on déploie des poubelles à crottes. J'aimerais
qu’à part le sentier du Verger, elles se multiplient aussi près des parcs, parce que
certains confondent parc pour enfants et parc pour animaux.
S’agissant des poubelles à crottes, y a-t-il un reclyclage ?
Mme Jellab, échevine.- C'est composté. Plus les ouvertures des poubelles sont
grandes, plus les gens rajoutent de déchets ménagers. Vous savez qu'on a
procédé à la rationalisation des poubelles publiques, et je l'assume
complètement. Les poubelles publiques ne sont pas destinées à collecter les
déchets ménagers. La Ville se retrouve à évacuer des tonnes et des tonnes de
déchets ménagers, ce qui relève normalement de la responsabilité de Bruxelles
Propreté.
J'entends aussi que pour les propriétaires de chiens, c'est compliqué. À Neder-
Over-Heembeek et à terme sur l'ensemble du territoire, on n'aura plus qu'un sac
blanc par semaine. Je peux entendre que garder des crottes de chiens dans son
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sac blanc pendant une semaine, cela va être un petit peu compliqué. C'est pour
cela que ces poubelles à crottes sont en phase de test. On espère qu'elles seront
bien utilisées et que les gens seront disciplinés. On est d'accord sur le fait que
c'est d'abord une question d'incivilité. Ce ne sont pas les chiens qui sont
problématiques, mais les propriétaires.
Mme Buggenhout.- Vous évoquiez la difficulté de verbaliser. Je me réfère à un
reportage sur la ville de Béziers. Je ne dis pas qu'on doive en arriver à de telles
mesures, qui sont peut-être un peu fortes, mais la ville de Béziers à constaté une
baisse de 50 % des déjections sur l’espace public. Elle offre une analyse de
l'ADN gratuite aux propriétaires de chiens. Si le chien n'a pas son passeport
ADN, c'est 32 € d'amende. Si des policiers analysent l'ADN dans des crottes sur
le trottoir et identifient le chien, c'est 132 € d'amende. C’est de la répression,
bien entendu. Essayons d'abord le système des poubelles.
On m'a expliqué que beaucoup de gens qui descendent du tram et veulent jeter
leur canette ou leur emballage de sandwich ne trouvent pas de poubelles pour le
faire.
Mme Jellab, échevine.- À proximité des arrêts, il y a toujours des poubelles.
Mme Buggenhout.- Oui, pour le moment. Ne parlons pas des arrêts de tram à
Neder-Over-Heembeek, puisqu'ils sont constamment déplacés. N’est-il pas
possible de réduire l'ouverture des poubelles, comme dans les parcs
d'attractions, pour les petits déchets. À Neder, cela fait quelque temps qu'on ne
sort plus qu'une poubelle par semaine. Il faut habiter une maison pour pouvoir
faire soi-même son tri. En appartement, c'est compliqué.
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Un peu d'imagination et la multiplication des poubelles à crottes seraient
bienvenues à Neder-Over-Heembeek. On a supprimé des canisettes à Neder,
dont deux dans le centre.
Question de M. WEYTSMAN concernant la tolérance relative aux chiens
en liberté dans le parc d'Egmont
M. Weytsman.- Ma question fait effectivement une bonne connexion avec nos
débats précédents. Monsieur le Bourgmestre, je souhaiterais attirer votre
attention sur une problématique récente concernant les chiens en liberté dans le
parc d'Egmont. Récemment, j'ai rencontré un comité d'habitants, dont une
représentante ici présente, des quartiers environnants. Il m'a fait part de ses
inquiétudes. Ces résidents ont longtemps bénéficié d'une tolérance quant à la
promenade de leurs chiens en liberté dans le parc d'Egmont, conformément à
une pratique établie depuis plusieurs années, selon eux. Or cette tolérance
semble avoir été remise en question ces dernières semaines, avec des sanctions
assez sévères pouvant s'élever jusqu'à 300 € infligées par les forces de l'ordre.
Pourquoi ce changement soudain dans l'application du règlement de
police ?Avez-vous reçu des plaintes justifiant cette nouvelle politique ?
Combien d'amendes ont été infligées jusqu'à présent ? Combien récemment ?
Quel est le montant des sanctions ? Certains me parlent de 150 €, d'autres de
300.
Les habitants que j'ai rencontrés privilégient évidemment la tolérance, sous
réserve que les chiens et leurs propriétaires adoptent un comportement
respectueux envers les autres utilisateurs du parc. C'est le cas, du moins, des
gens que j'ai rencontrés. Pourquoi ne pas en revenir à cette tolérance encadrée ?
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Ne pourrions-nous pas envisager un compromis définissant des plages horaires
spécifiques pour les promeneurs de chiens sans laisse, à l'instar de ce qu’il se
pratique dans d'autres communes ? Quelle autre solution pourrions-nous
explorer afin de garantir une cohabitation harmonieuse dans l'utilisation de ce
parc ?
M. le bourgmestre.- Comme vous le savez, la Ville de Bruxelles a obtenu le
label « Commune amie des animaux ». Ce label est décerné par la Région de
Bruxelles-Capitale pour des initiatives en faveur du bien-être animal. Dans ce
cadre, la Ville a développé un réseau de canisites et d’espaces pour chiens. En
effet, nous sommes d'avis de prévoir des endroits spécifiques clôturés pour les
chiens et de garder en priorité les espaces verts pour les familles et les enfants.
Notre règlement général de police suit cette logique selon laquelle les animaux
doivent être maintenus en laisse, et interdit d'introduire tout animal dans les
aires de jeux.
Les bikers ont effectué des passages réguliers parce qu'ils ont noté un afflux
plus massif que d'habitude dans le parc d'Egmont, apparemment. Ils ont constaté
à plusieurs reprises que les chiens n'étaient pas tenus en laisse. Ils ont, dans un
premier temps, privilégié une approche préventive et informative à l'égard des
maîtres peu respectueux en les exhortant à respecter les réglementations en
vigueur.
Entre-temps, une phase répressive a été mise en place et d'ores et déjà, quatre
procès-verbaux ont été dressés. Les services de police sont intervenus pour
donner suite à des plaintes émanant de riverains qui désiraient passer un
moment tranquille dans ces lieux, mais aussi à la demande de Bravvo et de
jardiniers qui, face à ce problème, ont tenté de dissuader des maîtres de chiens
peu respectueux, sans trop de succès, et ont manqué de se faire mordre.
Page 85 sur 90 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 19/02/2024
Pour le moment, une seule SAC a été infligée en 2023 sur la base d'un PV pour
infraction à l'article 110 du Règlement général de police. L'amende était de 75 €.
Elle n'a pas été contestée et a été payée. Voilà ce que je peux vous dire sur cette
affaire.
M. Weytsman.- En fait, il y a deux difficultés. La première est que, dans le
quartier, il n'y a pas beaucoup d'espaces de liberté. J'ai évolué sur la question
des endroits clôturés. Je l'ai déjà dit en début de législature, quand j'étais
président des logements sociaux. On en a créé au Foyer laekenois, à mon
initiative d'ailleurs, et je trouvais que ce n'était pas un grand succès, parce que
ces espaces sont souvent petits. Les maîtres qui y vont ne sont souvent pas en
capacité de rappeler leur chien. Au square Gutenberg, l’espace pour chiens ne
ressemble plus à rien et c'est le cas dans beaucoup de quartiers. Donc, je
privilégie plutôt ce que fait Bruxelles Environnement, à savoir placer trois ou
quatre piquets à des endroits où les chiens peuvent être laissés en liberté.
Évidemment, il relève de la responsabilité du maître de s'assurer que son chien
obéit à son appel. À ces endroits-là - je ne sais pas s'ils sont mieux entretenus -,
il y a moins de trous. Cela ressemble plus à un parc classique. Par ailleurs, il n'y
a pas grand-chose dans ce quartier.
M. le bourgmestre.- On nous dit que c’est l’afflux de gens d'autres quartiers
qui a entraîné les plaintes des riverains. Apparemment, c'est devenu un lieu de
rendez-vous relativement massif. Je ne suis pas allé voir sur place. C'est ce que
nous disent nos équipes. Ce sont nos équipes qui ouvrent et ferment le parc.
C’est l’un des seuls parcs que nous ouvrons et fermons. Il y a eu un afflux
soudain. Ce ne sont pas quatre ou cinq riverains qui viennent promener leur
chien. Ils se retrouvent parfois en très grand nombre. C'est surtout cela qui pose
problème, à mon avis.
Page 86 sur 90 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 19/02/2024
Dans un petit parc comme le parc d'Egmont, cela devient un vrai problème
d'absorption. Il est assez fréquenté parce que, comme vous le dites, il n'y a pas
beaucoup d'espaces verts dans cette zone. Je pense qu'il y a eu plus de plaintes
parce qu'il y a plus de propriétaires qui y lâchent leur chien. C’est ce que j'ai
compris des travailleurs de la Ville qui nous ont relayé le problème.
M. Weytsman.- Je suis convaincu qu'un peu partout dans les espaces verts, il y
a eu plus de rencontres entre propriétaires d’animaux pendant la crise du Covid.
J'entends ce que vous dites, mais ce n'est pas l'expérience que j'en ai. Je n'ai
rencontré que sept ou huit propriétaires, qui n’habitent pas très loin, par
exemple au début de l'avenue Louise.
J'entends qu’il faut faire respecter le règlement de police. Une tolérance reste
une tolérance, pour autant que tout se passe bien. Je ne fais certainement pas
appel à vous pour trouver un espace à grillager. Je vous ai donné mon point de
vue sur ces espaces clôturés. Mais peut-être pourrait-on essayer d'être innovants.
C'est ce que proposent les propriétaires. D'autres communes le font en fixant des
horaires, par exemple entre 18h et 20h en hiver, quand le parc est peu utilisé. Je
soumets cette idée au Collège. Les propriétaires y seraient très favorables. Je
crois qu'ils sont soucieux, parce qu'ils habitent le quartier, de trouver cet
équilibre.
Il est évident, pour moi, qu'on ne doit pas laisser son chien en liberté dans les
espaces verts un dimanche, en été, de midi à 17h, parce qu’on doit pouvoir
profiter de ces espaces verts. Ce n'est pas noir ou blanc. Il y a peut-être une
possibilité, que je laisse à la discrétion du Collège, de trouver une solution pour
éviter que ces personnes ne continuent à recevoir des amendes. Par ailleurs,
vous m'avez dit qu'il n'y avait eu qu'une seule amende.
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M. le bourgmestre.- Oui, en 2023. Il y a eu quatre PV faisant suite au récent
contrôle. Ces PV donnent lieu à des SAC qui peuvent être contestées. Donc, je
ne sais pas encore ce qu’il va se passer.
Actualiteitsvragen van mevr. AMPE en van de heer WEYTSMAN over
subsidies voor de vzw The Friends of Brussels
Questions d’actualité de Mme AMPE et M. WEYTSMAN concernant des
subsides à l’ASBL The Friends of Brussels
Mevrouw Ampe.- Ik heb een vraag over het stopzetten van de subsidies aan de
organisatie The Friends of Brussels. Dat is een organisatie die opgericht is door
een gemeenteraadslid van de PS, hier aanwezig, en die een imam heeft
uitgenodigd in het Brussels Parlement. Die imam heeft daar koranverzen zitten
citeren, onder andere een soera die oproept tot het doden van de Joden. het is
enorm shockerend dat dit mogelijk is in het Brussels Parlement en daarom zou
ik willen vragen dat de organisatie die dit heeft mogelijk gemaakt, blijkbaar op
uitnodiging van een PS-ondervoorzitter van het Brussels Parlement, Hasan
Koyuncu, niet langer gesubsidieerd wordt. Tenzij dat mijn informatie fout is.
Maar volgens de informatie die ik kreeg zou The Friends of Brussels toch 2.940
euro gekregen hebben in de voorbije drie jaar, dus ik hoop dat u mij kan zeggen
dat deze informatie niet klopt, want ik vind het absoluut niet kunnen dat er steun
wordt gegeven aan een organisatie die zoiets organiseert. Dank u.
M. Weytsman.- Cela s'est passé au Parlement régional, et non dans cette
assemblée. On a quand même tous été émus. D'ailleurs, je lisais dans la presse
que des réunions s’étaient tenues au Parlement et que ce dernier allait prendre
des dispositions et apporter des modifications réglementaires.
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On organise tous des visites du Parlement. Je suis parlementaire et j'en ai déjà
organisé. Je présume qu'on organise aussi des visites de cette assemblée. Pour
ma part, j'en ai organisé une. Monsieur le Bourgmestre, je voudrais simplement
m'assurer qu'on rappelle le règlement, que ce règlement soit respectueux d'une
certaine forme de neutralité et qu'on n'ait pas ce type d'expression au sein de
notre assemblée. Je vous interpelle directement pour savoir quel est le règlement
en application à la Ville de Bruxelles.
De heer Hellings, schepen.- Beste mevrouw Ampe, ik wil van de gelegenheid
gebruikmaken om te bevestigen dat de Stad Brussel de vzw The Friends of
Brussels steunt. Zoals vermeld in de vraag, kan ik bevestigen dat de Stad deze
futsalclub, die interessant sociaal en sportief werk verricht voor jongeren in
onze volkswijken sinds 2021, op mijn initiatief subsidieert. Daarnaast geven we
aan The Friends of Brussels speeluren in de sporthal van Laken. Ik ben heel fier
dat deze club jongeren helpt om aan sport te doen. We werken dus regelmatig
samen met deze vzw, waarvan het hoofdkantoor gevestigd is in de Pijlstraat in
onze Gemeente. Verwar deze club niet met een andere vzw, mevrouw Ampe, die
Friends of Brussels heet en waarvan het hoofdkantoor in de Zuidstraat is
gevestigd. Friends of Brussels, zonder "the", dus. Een eenvoudige controle op
de Kruispuntbank van Ondernemingen had u dat kunnen leren. Als schepen van
Klimaat en Sport financier ik de vzw op de Zuidstraat dus niet. In tegenstelling
tot wat u dit weekend op X, ex-Twitter, schreef, en om uw exacte woorden te
gebruiken: geen enkel "geld van de Stad Brussel werd gebruikt om de imam uit
te nodigen en predikingen uit te voeren in het Brussels Parlement". Uw
uitspraken waren ongegrond, vals en bovenal kwaadwillig. Ik verwacht dan ook
dat u uw excuses nu aanbiedt aan de betreffende sportclub The Friends of
Brussels.
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M. le bourgmestre.- Monsieur Weytsman, hormis les réunions du Conseil
communal ou de groupes, on a voté, le 15 janvier, un point 6 sur l'utilisation des
salles du Brucity par les associations. Il est clair que les activités qui se
déroulent dans les salles de réunion ne peuvent en aucun cas contrevenir aux
objectifs de la Ville de Bruxelles. Sont interdites les activités dont le caractère
et/ou le contenu portent atteinte à l'ordre public ou aux bonnes mœurs. En aucun
cas les salles de réunion ne pourront être utilisées à des fins politiques (sauf ce
que nous faisons aujourd'hui, bien entendu), idéologiques ou religieuses. Le
règlement est assez clair.
Mevrouw Ampe.- Dank u wel, meneer de Schepen, om de verwarring uit de
wereld te helpen. Ik heb mij gebaseerd op foute informatie. Sorry.
M. Weytsman.- On doit tous être particulièrement vigilants quand on accueille
ce type de rencontres, surtout parce qu’elles donnent parfois lieu à des
expressions auxquelles on n'est pas associés nous-mêmes. Il est bon de rappeler
le règlement encadrant l'utilisation de cette assemblée. C'est ce qu’il vient d'être
fait au Parlement régional bruxellois.
Si je comprends bien, une modification du règlement est attendue pour garantir
que de telles visites ne donnent pas lieu à des prêches, pour le dire simplement,
quelle qu’en soit l'origine.
M. le bourgmestre.- Je veux être clair. Au titre de responsable des cultes, je
rencontre constamment des représentants de ces cultes dans le cadre de ma
fonction. Des gens diront que j’ai rencontré un représentant de l'Église
catholique, un protestant, un imam, un rabbin, etc., mais cela m'arrive tout le
temps, et c'est normal. C'est mon job en tant que responsable des cultes. Cela
vaut aussi pour les fabriques d'église ou tout financement. Une cérémonie
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religieuse ne peut pas avoir lieu dans ce bâtiment.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Lundi 11 mars 2024
- à 13h30 : sections ordinaires
- à 17h : premier comité secret avec un dossier disciplinaire
- à 17h30 : séance publique suivie d’un second comité secret.
Mme la présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 21h.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u.
📄 2024-01-29 scrape
City Council Meeting — 2024-01-29
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du mercredi 29 janvier 2024
Openbare vergadering van woensdag 29 januari 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 17h15 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 17u15 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Excusés - Verontschuldigden : Mme Güles, Mme Gerlica et M. Bauwens.
Hommage
Eerbetoon
Mme la Présidente.- J’informe les membres du Conseil du décès de M. Jean-
Marie AMAND, ancien Conseiller communal de la Ville de Bruxelles, ancien
Président suppléant du Conseil communal et conseiller au CPAS de la Ville
de Bruxelles, né le 17/07/1947 et décédé le 26/01/2024 à l’âge de 76 ans.
M. AMAND a été élu 2ème suppléant sur la liste PS aux élections communales
du 08/10/2006. Il a été installé définitivement au 10/09/2012 et membre de ce
Conseil communal jusqu’au 29/11/2018.
Avant de devenir membre du Conseil communal en 2012, M. AMAND a été
membre du conseil de l’action sociale du 08/03/1996 au 16/10/2013 et membre
du bureau permanent du CPAS du 01/03/2007 au 01/03/2013.
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Vous êtes nombreux et nombreuses, je n’en doute pas, à avoir reçu la nouvelle
du décès de M. Jean-Marie Amand. Je vais passer la parole à M. le Bourgmestre
et, bien entendu, s’il y en a d’autres parmi vous qui souhaitent prendre la parole,
il n’y a aucun souci, vous levez la main.
M. le Bourgmestre.- Merci, madame la Présidente. C’est évidemment avec une
certaine émotion qu’on a appris le décès de notre ami Jean-Marie Amand. Je
veux aussi remercier tous les groupes politiques qui nous ont marqué leur
soutien, parce que c’est vrai que Jean-Marie avait l’art de transcender aussi sa
famille politique.
Tout le monde avait une anecdote à nous raconter sur sa bonhomie, son côté
extrêmement positif. J’ai ici les différents moments où il a siégé, que ce soit au
conseil de l’action (?) sociale ou comme conseiller communal, mais je pense
que ce n’est pas le plus essentiel: c’était vraiment un acteur remarquable de la
vie bruxelloise, et Laekenois quasi depuis toujours. Alors, c’est vrai que vous
avez aussi un groupe socialiste qui est en partie soulagé, parce que la fin de vie
de Jean-Marie a été compliquée. Il était depuis plus de deux mois à l’institut
Bordet et je veux, parce qu’il y tenait – on a eu l’occasion, notamment Faouzia
Hariche et moi-même, d’aller le voir –, remercier tout le personnel de l’institut
Bordet qui s’est encore montré d’une immense humanité dans
l’accompagnement de fin de vie de Jean-Marie.
C’est évidemment toujours des moments qui sont surtout pour les vivants,
quand on parle de quelqu’un qui est parti, puisqu’il ne nous entend plus. Mais
ça nous permet en tout cas de nous réconforter les uns les autres et c’est vrai que
ce midi, par exemple, on avait le drink des seniors. Et bien on sait que voilà, ça
fait quelques années qu’étant senior lui-même, il était fort engagé, que ce soit au
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sein du Parti socialiste ou dans d’autres organisations, pour toute la défense des
seniors.
On sait qu’il était pas mal engagé aussi dans les associations patriotiques: le
« Poilu de Laeken », le 11 novembre, était vraiment un événement qu’il
coordonnait de main de maître, notamment avec l’ambassade de France et les
services de l’armée.
Il était très actif dans le folklore : il ne ratait pas un Meyboom, évidemment. Et
c’était aussi un acteur social, notamment pendant les nombreuses années où il a
été vice-président du CPAS de Bruxelles, quand Yvan Mayeur le présidait, et
puis il est devenu plusieurs fois conseiller communal, d’abord comme suppléant
et puis ici, comme effectif.
Alors il laisse un vide, avec sa démarche dans les rues de Bruxelles et dans nos
couloirs, puisqu’il travaillait encore à mon cabinet. C’était un retraité très actif
et vraiment, je veux citer une personne, c’est Rudy Vervoort, qui me disait, en
parlant de lui comme d’un militant, qu’il faisait partie de ces militants qu’on a
l’impression d’avoir toujours connus.
Je pense que beaucoup d’entre vous, comme conseillers communaux, comme
échevins ont aussi cette impression que Jean-Marie Amand a toujours été là. Et
c’est vrai qu’il était engagé depuis très, très longtemps dans la politique locale,
et dans la politique en général.
Il avait commencé sa carrière notamment au syndicat, à la FGTB, puis il avait
poursuivi dans différentes fonctions. Il avait travaillé à l’époque pour la
secrétaire d’État à l’Europe Anne-Marie Lizin, puis il l’avait suivie au Sénat.
Ensuite, il avait rejoint l’équipe de Freddy Thielemans, et puis travaillé
également avec moi-même.
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Donc voilà. C’est un monsieur important – parce que c’est vraiment cela – qui
nous a quittés… Et c’est vrai que depuis vendredi, je le disais, à la fois merci
pour tous les groupes qui nous ont vraiment témoigné leur affection. On pense
très fort à ses deux sœurs, à son beau-frère qui ont été extrêmement présents, et
également à une amie à nous, France De Belder, qui a été très proche de lui
pendant toutes les semaines où il était hospitalisé, et puis à tous les gens qui ont
témoigné des marques de sympathie très, très fortes.
Et on le voit, aujourd’hui, les réseaux sociaux sont parfois devenus à un
moment un lieu (?) où on peut exprimer tout ce qu’on a pu ressentir et c’est vrai
que les commentaires positifs nous font extrêmement chaud au cœur. Tout ce
qu’on peut voir, ce qu’on écrit sur Jean-Marie est quelque chose de touchant.
Ce n’est jamais facile de faire l’oraison funèbre de quelqu’un qui a été vraiment
un ami très, très proche, mais je voulais vraiment vous le dire : je pense qu’il a
fait ce qu’il aimait, c’est-à-dire être là, à la fois actif politiquement au service
des gens, mais surtout au service de sa ville, la Ville de Bruxelles qu’il n’a
jamais quittée et sur laquelle il a toujours pu compter, lui, et elle a pu toujours
compter sur lui aussi.
Voilà. Il y aura pas mal d’événements où on se demandera où il est et pourquoi
il n’est pas là, juste à côté de nous… Je pense que sur les réseaux sociaux,
c’était un militant infatigable de la fusion entre la ligne 2 et la ligne 6 du métro.
On ne verra plus ses commentaires sur la STIB. Et s’il se permettait parfois
d’être très dur sur la STIB, c’est parce que c’était un grand défenseur des
transports en commun, mais c’est vrai que les modérateurs de la STIB vont
perdre avec lui quelqu’un qui avait l’habitude de dire ce qu’il pensait.
Alors, pour ceux qui le souhaitent, son enterrement aura lieu ce vendredi à 14h
au crématorium d’Uccle, dont il a d’ailleurs aussi été le président. Il s’était
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beaucoup, beaucoup engagé dans ce mandat au crématorium, et on a
aujourd’hui évidemment tous une pensée pour lui.
Merci, madame la Présidente, pour ce moment que nous avons pu prendre pour
penser à lui, pour que nos pensées puissent l’accompagner dans son dernier
voyage.
Merci.
Mevrouw Stoops.- Beste Burgemeester, beste allemaal, ik wil in de naam van
ECOLO-GROEN ook even stilstaan bij Jean-Marie. Het was echt iemand die
iedereen zich welkom deed voelen. Hij was effectief bijna overal, dus wat dat
jullie voor gevoel moet geven, zal dat voor ons ook zijn.
Dus heel veel sterkte bij dit verlies.
M. Weytsman.- Merci, madame la Présidente. C’est avec une profonde tristesse
que je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à Jean-Marie Amand,
un homme dont l’engagement socialiste et laïque a marqué notre Ville. Et en
tant que chef de groupe MR-VLD, je tiens à souligner que bien que nos
convictions politiques aient pu différer, nous avons toujours su apprécier
l’homme, comme ça a été rappelé par M. le Bourgmestre. M. le Bourgmestre a
évoqué et a témoigné de son riche vécu, de peut-être sa contribution en tant que
chef de groupe du PS entre 2012 et 2018, que j’ai connue.
Pour ma part, moi, j’ai eu le privilège de partager des grands moments avec lui,
franchement toujours positifs, avec un large sourire qui illuminait les
discussions. Jean-Marie Amand a su instaurer – quels que soient d’ailleurs les
moments positifs ou plus difficiles, avec parfois des coups de sang qui nous
manqueront – un climat de travail constructif, respectueux et souvent même
amical, en fait, au fond.
Ses éclats de rire partagés resteront gravés dans nos pensées, ainsi que ces longs
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moments que mes collègues ont relayés il y a quelques jours, notamment lors de
« Fleurir Bruxelles ». Ces grands moments partagés, ces moments de plaisir et
ces moments de sourire.
Plus récemment, nos rencontres lors des manifestations en hommage aux
anciens combattants, dans les associations patriotiques, dans les manifestations
folkloriques bruxelloises qu’il chérissait tant, il faut le rappeler, où il était
toujours présent, ainsi que ses efforts auprès des seniors témoignent aussi de son
attachement profond à la Ville de Bruxelles.
Son engagement en faveur de la laïcité, de la neutralité était une déclaration
positive, affirmant que la diversité, le respect mutuel sont des fondations d’une
Bruxelles inclusive, pour toutes et pour tous.
Permettez-moi de conclure en citant Jean Jaurès (c’est probablement la première
fois qu’un libéral cite Jean Jaurès dans cet hémicycle) : « Le courage, c’est de
chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge
triomphant qui passe. »
Je pense que Jean-Marie Amand a incarné avec gentillesse ce courage, tout au
long de sa vie, cherchant la vérité et la justice sociale.
Au nom du groupe des libéraux, du MR et du VLD, je tiens à présenter mes
condoléances à sa famille, à ses amis et à tous ses collègues élus socialistes.
Je vous remercie.
M. Maingain, échevin.- Merci, madame la Présidente. C’est vrai que c’est un
moment qui n’est pas facile, qu’on redoutait quand même – même si c’est vrai
qu’il est sans doute mieux sans les souffrances –, mais le Bourgmestre l’a dit :
on a l’impression de l’avoir toujours connu et qu’il était tout le temps partout.
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Alors, on l’a toujours connu, oui. Moi, je n’ai pas de souvenirs de ma vie
politique à la Ville de Bruxelles sans Jean-Marie Amand parce que, avant même
d’être élu, un soir d’octobre 2006, j’étais au palais de justice en attendant le
dépouillement des élections. À l’époque, ce n’était pas aussi électronique que
maintenant et j’ai eu cette longue soirée avec Jean-Marie Amand. Voilà ma
première rencontre avec lui, d’une gentillesse incroyable, qui me donnait plein
de conseils et moi, un jeune même pas encore élu, qui venait observer le
dépouillement des résultats.
Et, tout au long de ma vie politique à la Ville de Bruxelles, j’ai effectivement vu
cet homme qui était dans l’ombre, mais qui travaillait toujours dans l’intérêt des
Bruxellois, n’hésitant pas à relayer les problématiques vers qui que ce soit,
toujours avec un petit conseil. Et il y a peu de lieux à Bruxelles où je ne l’ai pas
rencontré, que ce soit à l’Inattendu, derrière le Palais de justice, ou comme
président du crématorium.
Jean-Marie, effectivement infatigable président du Cercle des amis du
crématorium, qui ne verra malheureusement pas le projet du nouveau
crématorium, mais on aura une énorme pensée pour lui.
Le Bourgmestre l’a dit, il y aura beaucoup d’événements dans les prochains
mois où on pensera à Jean-Marie. Et donc, oui : une perte pour la Ville, d’un
engagement total pour cette ville et pour les Bruxellois, la perte, vraiment, de
quelqu’un dont les conseils me manqueront pour cette campagne qui va
s’ouvrir.
Je l’ai écrit, il y avait son humour. Son slogan « Ciel, voilà mon Amand ! » Et
voilà… Malheureusement, notre Amand est maintenant au ciel, mais je sais
qu’il y retrouve sa Nicole, et c’est en tout cas ce que je lui souhaite.
Toutes mes condoléances à ses proches et au groupe socialiste.
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M. Wauters.- Oui, comme Fabian Maingain vient de le dire, j’ai l’impression
de l’avoir toujours connu, en fait. Que ce soit rue Marie-Christine… On parlait
de choses pittoresques, de foires ou… voilà, il était là ! Et du peu d’expérience
que j’ai en politique, il a été jusqu’à m’expliquer comment mettre notre écharpe
de conseillers communaux et je trouvais ça fabuleux !
Je n’ai pas envie de faire de grands discours, je parle ici de l’homme. C’était un
type incroyable, qui était un ami à titre personnel – et pourtant, Dieu sait qu’on
ne partageait pas grand-chose.
Mais si, on partageait une chose : c’est la conviction. Et je pense que Jean-
Marie Amand, c’est un peu une page qui se tourne. J’espère qu’elle ne se tourne
pas tout à fait, en fait, parce que les gens qui ont des convictions sont des gens
qui m’intéressent. Peu importe qu’ils soient de gauche ou de droite, ou
d’ailleurs peu importe. Ils expriment quelque chose.
Et Jean-Marie exprimait quelque chose, en pensant d’ailleurs parfois qu’on
n’était pas d’accord – ce qui était faux, entre nous, mais ça c’est entre lui et moi.
Excusez-moi. Je n’ai pas fait de grands commentaires. Je n’ai pas envie de faire
de grands commentaires. Je pleure la disparition d’une personne qui faisait
partie de mon univers, mon univers de Bruxellois, mon univers de Laekenois, et
d’un investissement sans faille. Et j’espère vraiment qu’un jour on pourra dire la
même chose d’autres personnes.
Parce que franchement, Jean-Marie, c’est quand même quelqu’un d’assez
incroyable ! Je ne savais même pas qu’il était malade, donc je l’ai appris tout à
fait par hasard.
Voilà. On en est là, et ma collègue Bianca Debaets (qui va arriver) et moi-
même, évidemment, présentons nos condoléances à sa famille, à ses amis, ceux
qui sont autour de lui.
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En tant que camarade, je pense qu’il a été fier et avec beaucoup de convictions.
Et je sais que sa route sera belle, quoi qu’il en soit.
Voilà. Merci.
Mme la Présidente.- Merci à vous toutes et tous. Je vous propose d’observer
une minute de silence en mémoire de Jean-Marie Amand.
(Le Conseil observe une minute de silence.)
Mme la Présidente.- Avant de passer aux communications, depuis mercredi
passé, c’est la semaine de la poésie – en tout cas du côté néerlandophone de
notre pays et aux Pays-Bas. On m’a suggéré d’en profiter pour marquer le coup
et j’ai accepté, parce que je trouve que ça vaut la peine. D’autant que la Région
bruxelloise aura à partir de cette année une poétesse urbaine, een stadsdichter –
dat is uitstekend nieuws! Et donc, choisir un petit poème était compliqué, parce
que c’est très subjectif. Donc plein d’idées, mais finalement, vu qu’on dit au
revoir à Jean-Marie, j’en ai choisi un que j’aime beaucoup – il ne va pas être
trop joyeux ni trop triste, mais c’est en néerlandais.
C’est un poème de Herman de Coninck, het heet « Cadeau » :
« Het gaat niet over hebben, hooguit over krijgen.
Alléén ben ik degene die nooit praat,
maar met jou kan ik zwijgen.
Over wat voorbij is en nooit overgaat.
Over mijn vader. Over een vroegere vrouw.
Over hoe verliezen kan verrijken.
Neem een kind dat zijn eerste stappen zet.
Het gaat niet over hen vasthouden, maar over
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– zou ik? –
loslaten en lang kijken. »
Je nous souhaite à tous de regarder encore pendant longtemps Jean-Marie à
l’horizon.
Voilà, merci.
Communications - Mededelingen
Dernière séance du Conseil communal de Mme Qendresa GERLICA,
conseillère communale
Mme la Présidente.- J’informe les membres du Conseil qu’il s’agit de la
dernière séance du Conseil communal de Mme
Qendresa GERLICA, dont l’interim prend fin.
Je remercie Mme GERLICA pour avoir assuré l’interim en
l’absence de Mme Delphine HOUBA.
M. le Bourgmestre.- Oui, un mot pour Qendresa : elle a eu un petit
empêchement, ce soir, mais vous l’avez vue.
Ça fait toujours plaisir, évidemment, de voir quelqu’un de jeune qui vient dans
ce Conseil. Je ne sais pas si elle a battu le record de Fabian Maingain – il reste
le plus jeune, je pense, qui a été élu dans ce Conseil.
Mais voilà : c’est la preuve aussi d’une dynamique démocratique qui est le fait
que les jeunes se lancent en politique. Et les jeunes peuvent siéger et aussi nous
interpeller. C’est important, et donc merci à elle pour son engagement ici, dans
ce Conseil.
Je suis sûr que ce ne sera pas la dernière fois que l’on y verra Qendresa.
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Dernière séance du Conseil communal de Mme Céline VIVIER, conseillère
communale
Mme la Présidente.- J’informe les membres du Conseil qu’il s’agit de la
dernière séance du Conseil communal de Mme
Céline VIVIER, qui a rentré une lettre de démission. Si elle le souhaite, je vais
laisser la parole à Madame Vivier.
Mme Vivier.- Je vous remercie, madame la Présidente. J’avoue que mon niveau
d’émotion n’est pas encore tout à fait redescendu, donc voilà, il va remonter,
c’est très bien !
Je voulais juste adresser un petit mot pour vous remercier tous, présents et
absents, et également ceux de la précédente législature. Puisque c’est ma
deuxième législature – ou « mandature », comme on veut – à vos côtés.
Mandatures qui auront été très riches et pleines d’enseignements.
Je voudrais envoyer à ce propos un petit sourire aux deux principaux chefs de
groupe de la législature précédente, à savoir Jacques Oberwoits, et une pensée
spéciale, comme on vient de le faire, pour Jean-Marie Amand, qui a été dès le
début, dès mes débuts ici, une belle présence. Et je pense pouvoir ajouter qu’il
manque déjà aux « ketjes » ( ?) également.
J’ai donc eu la chance de côtoyer au fil de toutes ces années de fortes
personnalités, mais aussi de remplir pour la Ville de très beaux mandats, où j’ai
également appris beaucoup. Je n’en citerai que quelques-uns (je ne veux pas les
citer tous, je vous rassure) :
Dans le désordre, j’ai pu siéger dans deux de nos chers hôpitaux : Bordet et
Saint-Pierre.
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J’ai pu siéger chez Bruxelles Solidarité Internationale (BRISSI), pour la
coopération internationale à laquelle je tiens beaucoup, aux magnifiques Bains
de Bruxelles, pour les sportifs.
J’ai été carrément présidente du cimetière multiconfessionnel de Bruxelles, qui
est un projet auquel je crois vraiment énormément.
J’ai également siégé sous cette législature au Mont-de-piété, dont la mission est
tellement importante, et malheureusement de plus en plus.
Il y a également tout ce que je ne raconterai pas ici, mais qu’on a pu régler ou
arranger, organiser à côté, de manière moins visible, moins officielle. Avec le
Bourgmestre, notamment, que je tiens à remercier en particulier.
Ça fait autant de causes et de choses à défendre pour le bien-être ou le mieux-
être des Bruxelloises et des Bruxellois, des questions sociétales ou sociales que
je continuerai à suivre – vous me connaissez. Mais, demain, d’une autre
manière, parce qu’il faut à un moment s’écouter, écouter ses besoins, revoir ses
projets de vie en fonction.
On ne prend bien soin des autres que si on prend d’abord soin de soi, j’en suis
convaincue. C’est donc ce que je vais faire, non sans avoir remercié également
les Bruxelloises et les Bruxellois qui m’ont fait confiance et souhaiter le
meilleur à mon groupe libéral pour la suite, et en particulier à mon successeur,
Frédéric Waucquez, qui piétine déjà !
Bonne continuation.
M. Weytsman.- Oui, je vous remercie. C’est un peu un spécial comme exercice,
de faire ça assis… Céline, j’ai envie de te regarder, mais tu me vois, donc… Et
puis on a déjà eu l’occasion de partager des moments assez intenses liés à ce
départ – et je sais qu’au sein de ma famille politique, on aura aussi d’autres
occasions.
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Aujourd’hui, chers collègues, je me tiens devant vous avec des sentiments
partagés. Car nous sommes ici réunis aussi pour dire au revoir à une personne
que je qualifierais d’extraordinaire. Une amie chère et une collègue sincère.
Céline, depuis que nous avons prêté serment ensemble, en 2012, tu as été un des
piliers au sein de notre Conseil communal de la Ville de Bruxelles. Ton
engagement pour les valeurs de la laïcité et de la neutralité a été exemplaire, et
ta compassion envers les personnes les plus vulnérables a touché nos cœurs.
Ce qui a toujours distingué Céline Vivier, chers collègues, c’est sa franchise et
son intégrité : tu as su donner une voix aux oubliés, confronter la réalité avec
courage et rappeler à tous ici présents l’importance d’une approche humaine.
Entière, Céline sait se faire entendre – alors ici, au sein de cet hémicycle, mais
surtout au sein du MR.
Lorsque je présentais une stratégie visant à encadrer de manière plus ferme les
pratiques de mendicité, elle était là pour nous confronter à la réalité de ce que
vivent ces oubliés au quotidien – et elle les connaît.
Face à ceux qui souhaitaient interdire la prostitution, elle se tenait là pour
rappeler la réalité quotidienne vécue par ces femmes. Lorsque d’autres parlaient
de solutions d’urgence pour les sans-abri, elle nous rappelait que le « Housing
First » avait fait ses preuves dans de nombreux pays – elle y croit, elle s’engage
et elle bouge dans cette direction.
Et lorsqu’il arrivait que nos établissements soient attaqués dans leur droit de
maintenir une certaine forme de laïcité dans leurs murs, elle nous rappelait avec
force que cette neutralité est la garante d’un respect mutuel au sein d’une société
fragmentée.
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Céline, tu es bien plus qu’une conseillère communale, à nos yeux. Tu es avant
tout une amie qui a toujours privilégié l’intérêt général, au détriment d’ailleurs
de tes propres intérêts : en filigrane, tu le dis aussi ce soir en laissant ta place à
un conseiller communal – certes, j’apprends qu’il trépigne d’impatience, mais il
attendra encore un petit peu.
À quelques mois des élections, tu démontres une fois de plus non seulement ta
générosité, mais surtout ta conviction libérale profonde.
Merci Céline, pour ton implication, ces douze dernières années, au service des
Bruxellois. Merci pour tout ce que tu as apporté depuis ton arrivée auprès des
libéraux de la Ville de Bruxelles.
Merci pour ce que tu continueras à faire ici et ailleurs.
Et avec toute notre affection, au nom du groupe MR-VLD de la Ville de
Bruxelles, nous te disons un petit au revoir. Bonne route, et que chaque nouvelle
étape soit aussi enrichissante que celles que tu as partagées avec nous.
Merci pour tout. Buona continuazione (inaudible)!
(Applaudissements.)
M. Mampaka.- Madame la Présidente, vous ne lui offrez pas de fleurs, à
Céline ?
M. le Bourgmestre.- Merci, Bertin, de rappeler ce qu’on a oublié. Ceci dit, on
comptait sur toi pour y penser, d’ailleurs (rire).
M. Mampaka.- Je comptais sur vous, monsieur le Bourgmestre !
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M. Weytsman.- Je vais mettre tout le monde à l’aise, monsieur le Bourgmestre :
j’adore les fleurs, j’aurais volontiers offert un bouquet de fleurs, mais Céline
n’aime pas.
(Rires.)
Mais nous avons prévu des choses plus intéressantes encore que ces fleurs.
Mme Vivier.- Je vais faire plaisir à certains dans cette salle : j’aime beaucoup
les fleurs… dans les champs !
(Rires.) - (Applaudissements.)
M. le Bourgmestre.- Vous avez bien raison !
C’est terrible, parce que Céline, tu restes modeste. Tu ne cites même pas un
événement qui nous a marqués tous les deux, parce que tu veux garder cette
discrétion, mais je vais le dire devant le Conseil : si, pendant la crise du covid-
19, l’opération Thermos a pu continuer, c’est grâce à toi.
Tu es venue un jour me voir ; tout était fermé, paralysé, plus rien ne bougeait.
Tu es venue dans mon bureau, où on essayait de gérer nos hôpitaux, les
premières crises – c’était le moment du premier confinement. On a d’ailleurs
commandé, dans cette Ville, une étude à Andrea Rea et à Camille Fortunier sur
les invisibilisés du covid-19, avec cette question essentielle : comment fait-on
pour rester chez soi quand on est sans chez soi ? Ce qui était quand même un
vrai problème. Tu es venue pour me dire : « Il y a un vrai problème. Ici, il y a
une population qui est là, qui n’a rien à manger, qui ne sait pas comment s’en
sortir ! Nous, on a des bénévoles. Il faut nous autoriser à réactiver l’opération
Thermos ! ».
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Encore ce soir, tu n’oses pas dire que c’est toi qui es venue me voir. Bravo pour
ce côté modeste et humble, mais je tiens à le dire, parce que… Tu sais,
l’épidémiologiste Marius Gilbert, au tout début de la crise – maintenant on se
voit beaucoup, mais on ne se connaissait pas bien et on s’est croisé sur un
plateau de télé où il m’a dit cette phrase, que je n’ai jamais oubliée. Il m’a dit :
« Dans ces crises aussi brutales que celles du covid-19, elles ont un côté
marqueur définitif, c’est-à-dire que ce qui marche bien va très bien fonctionner,
ce qui marche mal va s’écrouler. »
C’est vrai que l’opération Thermos est là depuis longtemps. Parfois, on
souhaiterait qu’elle disparaisse, parce que ça voudrait dire que la pauvreté n’est
plus là. Ce sont des bénévoles et à côté des aides structurelles que fait l’État, à
travers son CPAS, elle a du sens.
Elle a été un vrai combat aussi pour nous, socialistes, en disant : « Attention,
parce que (?) c’est du caritatif là où on aurait besoin plutôt de choses
structurelles. »
En fait, on a besoin de toutes les solidarités « chaudes » qui existent dans cette
ville.
Tu l’as incarné – parce que les gens ne le savent pas : tu as fait ça à côté de ton
mandat. Tout comme ton engagement à Bordet, où tu as été extrêmement
présente, avec ta famille aussi, sur la reconstruction de Bordet, sa médiatisation.
En effet, c’est vrai que c’est cet événement, pendant la pandémie, parce qu’on a
tous des histoires particulières pendant cette crise où on a échangé, on a discuté
avec la police, on est allé convaincre les différents ministères et ministres pour
dire : « Laissez-nous le faire, on va l’encadrer, ça va bien se passer, ces gens
sont là. »
Et assez vite, toute cette solidarité chaude, opérée par des bénévoles qui sont
présents tout le temps, il faut le rappeler, et les relais que tu pouvais m’en faire.
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Ce sont aussi les publics qui fréquentaient ce successeur des soupes populaires,
qui nous permettaient – à l’époque aussi avec les équipes de Karine Lalieux,
puis de Khalid Zian –, de nous dire « Attention : il y a des catégories qui sont
passées sous le radar et qu’on n’a peut-être pas identifiées, mais qui sont en
complète perdition. » C’était grâce à des gens comme toi qu’on a pu le voir.
Aujourd’hui, quand tu as évoqué cette relation, je n’oublierai jamais ton rôle
majeur et principal, pendant la crise du covid-19, auprès de toutes ces personnes
qui avaient été invisibilisées et que tu as fait ressortir dans la lumière.
Merci pour ça !
(Applaudissements.)
M. Hellings, échevin.- Madame la conseillère communale, chère Céline, au
nom d’Ecolo, on regrette vraiment votre départ – ton départ. On voudrait saluer
une belle personnalité politique !
Et dans ce Conseil comme dans les autres conseils de l’administration où vous
siégez, vous avez chaque fois mené un travail sérieux, construit, constructif,
balancé, et ça, en toute modestie. Bravo !
On salue en particulier de notre côté votre combat sincère et constant pour
améliorer le quotidien des « sans-abri » – qu’on va appeler désormais dans cette
salle les « sans-chez-soi », parce que c’est un concept que vous avez amené ici,
qu’on va garder précieusement.
Et j’espère surtout vous recroiser – te recroiser, Céline – dans le quartier des
Marolles que tu affectionnes tant, en particulier aux Bains de Bruxelles,
auxquels je sais que tu es très, très attachée. Aux Bains de Bruxelles, qu’en ton
honneur on va rénover : c’est décidé !
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En tout cas, tu seras la bienvenue – et plus que ça – au début des travaux et
surtout à la fin des travaux : j’espère t’y voir nager encore de longues années !
On va te regretter. À bientôt.
(Applaudissements.)
M. Wauters.- J’ai entendu beaucoup de choses vraiment justes et belles. J’étais
content d’entendre le bourgmestre parler de l’opération Thermos, parce que,
effectivement, c’est quelque chose qui nous a « rapprochés » – on va le dire un
peu comme ça.
Je crois que j’avais 8 ans, avec la troisième à Laeken, puis tu es devenue la
présidente – on en a souvent parlé.
C’est une perte ! C’est une vraie perte de ne plus t’avoir. Je ne dis pas ça pour
celui qui va te remplacer, ni pour ceux qui sont encore là, mais je pense que
c’est une vraie perte – autant Bianca Debaets que moi, je pense que je peux
parler en son nom : elle n’était pas là au début, je l’excuse, elle arrive un peu en
retard. Parce que c’est vrai que lors de tes interventions – je te tutoie (rire)…
Lors de tes interventions au Conseil communal, on a été secoués. Sur tous les
bancs ! Et partout ailleurs. Comme disait mon collègue Helling, quelque chose
de « constructif », de « construit ». Et aussi de détonant, enfin… autre chose !
S’il y a bien un endroit où la démocratie peut s’exprimer et où il faut parfois
pouvoir parler autrement, c’est ici. J’espère qu’il y en a d’autres qui
continueront à parler comme ça, parce que tu faisais partie de ceux – tu fais
encore partie de ceux – qui ne « mettaient pas leur langue en poche » !
Si on veut obtenir quelque chose pour le bien commun, pour les Bruxelloises et
Bruxellois, peu importe l’étiquette qu’on a, je pense que c’est effectivement
l’attitude qu’il faut avoir.
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Je t’ai souvent écoutée. D’abord parce que c’était intéressant, et parce que ça me
remettait en cause par rapport à : « Comment est-ce que j’interviens ? Est-ce
que je suis constructif ? Est-ce que je pose les bonnes questions ? Est-ce que je
repars avec quelque chose de positif, en me disant qu’on va construire quelque
chose ? »
Tu l’as fait, j’essaye de le faire. Et j’espère qu’on est nombreux ici, dans ce
Conseil communal, à vouloir le faire et que ton successeur le fera.
Je te souhaite surtout bon vent, et j’espère qu’on se reverra. !
Ciao.
(Applaudissements.)
M. Maingain, échevin.- Je vais me joindre à ce concert de louanges, tellement
mérité. Parce que c’est vrai que – on a appris à se connaître avant même que tu
sois élue, hein ? Au tout début, quand nous siégions encore au sein du MR –,
depuis 2012 et ton élection, tu as porté une vraie voix sociale, aussi, au sein de
ce Conseil communal, qui faisait du bien.
Effectivement, je crois que si cette voix va manquer, dans la tonalité de notre
Conseil, je sais que tu continueras à nous interpeller dans d’autres hémicycles
où l’on se croise, d’autres quartiers où l’on se croise, où on sera bientôt voisins
– dans les Marolles, où je ne doute pas qu’on se reverra et qu’on pourra
certainement continuer ensemble tout ce travail que tu fais, de relais et
d’implication pour ta ville.
Je sais que là-dessus, tu ne lâcheras pas !
Mme El Bakri.- À titre personnel, ça me fait toujours quelque chose quand une
femme démissionne de la politique. Parce qu’on n’est pas tous égaux, face à la
politique, et malgré tout ce qui nous différencie au niveau idéologique, je pense
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que Céline a porté des interventions très « terre-à-terre ».
Et pour les fleurs, je pense que Céline serait d’accord avec moi si je cite : « I
can buy myself flowers. »
Bonne continuation à toi !
(Applaudissements.)
(Commentaire de M. Wauters.)
Mme la Présidente.- Merci, madame Vivier. Et bon vent !
Mme Vivier.- Merci !
(Applaudissements soutenus.)
Procès-verbal de la séance du 15 janvier 2024
Notulen van de zitting van 15 januari 2024
Mme la Présidente.- Conformément à l’article 89, alinéa 2 de la nouvelle loi
communale et à l’article 78 du règlement d’ordre intérieur, le projet de procès-
verbal de la séance du 15/01/2024 a été mis à la disposition des membres du
Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zitting van
15/01/2024 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd, gedurende de zeven
voorbije vrije dagen.
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Mme la Présidente.- Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de
la nouvelle loi communale, le Collège a ajouté à l’ordre du jour le point 18
repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 25/01/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met het punt 18 vermeld
in het bijvoegsel bij de agenda, dd. 25/01/2024.
Vote sur l’urgence
Stemming over de dringendheid
Mme la Présidente.- Vu l’urgence, le Collège propose d’ajouter à l’ordre du
jour les points 16, 17 en 19 à 104 repris au supplément à cet
ordre du jour, daté du 25/01/2024.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 16, 17 en 19 tot 104
vermeld in het bijvoegsel bij de agenda, dd. 25/01/2024.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
`Installation d’un conseiller ad interim
Aanstelling van een raadslid ad interim
Mme la Présidente.- En date du 25/01/2024, le Collège a pris connaissance du
souhait de Mme Soetkin HOESSEN de prendre un congé parental et de sa
demande écrite d’être remplacée au Conseil communal à partir du 29/01/2024
pour la durée de ce congé, en application de l’article 11 de la nouvelle loi
communale.
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In zitting van 25/01/2024 heeft het College kennis genomen van de wens van
mevr. Soetkin HOESSEN om ouderschapsverlof te nemen en van haar
schriftelijke aanvraag om vervangen te worden overeenkomstig artikel 11 van
de nieuwe gemeentewet vanaf de zitting van heden en voor de duur van het
ouderschapsverlof.
Aujourd’hui il sera procédé à l’installation d’un suppléant en application de
l’article 11 de la nouvelle loi communale.
Heden zal er overgegaan worden tot de installatie van een plaatsvervanger, in
toepassing van artikel 11 van de nieuwe gemeentewet.
Le suppléant sera installé ad interim. Son mandat se terminera automatiquement
quand le congé parental de la titulaire aura pris fin.
De plaatsvervanger wordt ad interim aangesteld. Haar mandaat komt
automatisch ten einde wanneer het ouderschapsverlof van de titularis afgelopen
is.
Le congé prendra fin à la fin de la quinzième semaine après la naissance.
Het verlof zal aflopen op het einde van de vijftiende week na de geboorte.
Mme la Présidente.- J’annonce qu’il sera procédé à la vérification des pouvoirs
du suppléant appelé à remplacer ad interim Mme Soetkin HOESSEN, à savoir :
Mme NOUWEN Eva.
Ik deel mee dat er zal worden overgegaan tot het onderzoek der geloofsbrieven
van de opvolger ad interim die mevr. Soetkin HOESSEN zal vervangen, te
weten : mevr. NOUWEN Eva.
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Je suis désignée comme rapportrice.
Ik word aangesteld als verslaggever.
Considérant que Mme Soetkin HOESSEN a été élue sur la liste n° 2
(ECOLO/GROEN) des élections communales du 14/10/2018 et que le 4ème de la
liste des suppléants de ECOLO/GROEN, telle qu’établie après les élections, à
savoir : Mme Benedetta DE MARTE, a été installé au cours de la séance du
07/09/2020.
Overwegende dat mevr. Soetkin HOESSEN werd verkozen op de lijst nr. 2
(ECOLO/GROEN) van de Gemeenteraadsverkiezingen van 14/10/2018 en dat
de 4de van de lijst der opvolgers van de ECOLO/GROEN zoals vastgesteld na
de verkiezingen, nl. mevr. Benedetta DE MARTE, al aangesteld werd tijdens de
zitting van 07/09/2020.
Considérant dès lors que le premier suppléant non installé de la liste à laquelle
appartient Mme Soetkin HOESSEN est la 5ème suppléante, à savoir :
Mme NOUWEN Eva, née à Hasselt, le 24/10/1985, domiciliée à
1020 Bruxelles, rue Albert 20, proclamée cinquième suppléante et ayant obtenu
633 votes nominatifs et 0 suffrages attribués par dévolution, soit 633 voix au
total lors des élections du 14/10/2018.
Overwegende dat de eerstvolgende nog niet aangestelde opvolger van de lijst
waartoe mevr. Soetkin HOESSEN behoort derhalve de 5de opvolgster is, nl.
mevr. NOUWEN Eva, geboren te Hasselt, op 24/10/1985 en wonende te
1020 Brussel, Albertstraat 20, uitgeroepen tot 5de opvolger en die bij de
verkiezingen van 14/10/2018, 633 voorkeurstemmen en 0 stemmen toegekend
bij overdracht, dus 633 stemmen in totaal behaald heeft.
Mme la Présidente.- J’informe le Conseil qu’il ressort de la vérification des
pouvoirs préalablement effectuée que l’intéressée continue à remplir toutes les
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conditions d’éligibilité et qu’elle ne se trouve pas dans un cas d’incompatibilité
prévu par la loi. Dès lors, je demande au Conseil de valider les pouvoirs de
Mme NOUWEN Eva et d’autoriser son installation comme membre ad interim
de cette assemblée.
Ik deel aan de Raad mee dat uit het voorafgaand onderzoek der geloofsbrieven
van betrokkene blijkt dat ze nog steeds voldoet aan alle
verkiesbaarheidsvoorwaarden en dat ze zich niet bevindt in een geval van
onverenigbaarheid voorzien bij wet. Ik verzoek de Raad derhalve de
geloofsbrieven van mevr. NOUWEN Eva geldig te verklaren en haar aanstelling
als lid ad interim van deze Raad toe te laten.
Le Conseil adhère et prend l’arrêté y relatif.
De Raad stemt hiermee in en neemt het desbetreffende besluit.
(Mme NOUWEN Eva ne participe pas à la délibération sur la vérification de
ses pouvoirs.)
(Mevr. NOUWEN Eva neemt geen deel aan de beraadslaging over het
onderzoek van haar geloofsbrieven.)
Mme la Présidente.- J’invite Mme NOUWEN Eva à s’approcher du
Bourgmestre en vue de prêter le serment constitutionnel.
Ik nodig mevr. NOUWEN Eva uit om bij de Burgemeester te komen en de
Grondwettelijke eed af te leggen.
Mme Nouwen.- Ik zweer getrouwheid aan de Koning, gehoorzaamheid aan de
Grondwet en aan de wetten van het Belgische volk.
Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge.
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M. le Bourgmestre.- C’est comme les mariages : j’ai le dernier mot. (Rire.)
Ik neem akte van uw eedaflegging. Je prends acte de votre serment.
(Applaudissements.)
M. le Bourgmestre donne acte à Mme NOUWEN Eva de sa prestation de
serment et la déclare installée en qualité de conseillère communale ad
interim de la Ville de Bruxelles, en remplacement de Mme Soetkin
HOESSEN, pendant son congé parental.
Dhr. Burgemeester verleent aan mevr. NOUWEN Eva akte van haar
eedaflegging en verklaart zijn aangesteld als Gemeenteraadslid ad interim,
ter vervanging van mevr. Soetkin HOESSEN, tijdens haar
ouderschapsverlof.
Mevrouw Stoops.- Ik ben zelfs niet de plaatsvervangster van mevrouw
Hoessen, maar vandaag graag. Beste collega’s allemaal, een tweede kindje voor
ons Soetkin, een tweede keer een vervangster voor een moment dat Soetkin iets
minder voor onze Gemeenteraad, maar des te meer voor de toekomst van onze
Stad zal zorgen.
Nu wil ik ook even enkele woorden over Eva zeggen, die jullie nog allemaal
moeten ontdekken, maar die wij natuurlijk al lang ontdekt hebben. Haar enorme
expertise rond jeugd en jeugdzorg is volgens mij ontzettend welgekomen hier in
onze jonge en jeugdige Stad. Het is laat in een legislatuur, maar het is nooit te
laat om te leren. En democratie, dat weten wij allen, moet je leren.
Dus veel leerplezier, Eva, en welkom bij ons GROEN-dreamteam.
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Communications relatives aux associations subventionnées
Mededelingen betreffende de verenigingen die toelagen ontvangen
Mme la Présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance de la modification des statuts de l’asbl Les Riches-Claires en
2023.
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om kennis te nemen van de
wijzigingen van de
statuten de vzw « Les Riches-Claires » in 2023.
Pris pour information.
Kennis genomen.
Mme la Présidente.- J’invite les membres du Conseil communal à prendre
connaissance au secrétariat des assemblées des comptes, rapport financier et de
gestion des associations suivantes :
Ik nodig de leden van de Gemeenteraad uit om op het Secretariaat van de
Vergaderingen inzage te nemen in de rekeningen en het verslag inzake beheer
en financiële toestand van de volgende verenigingen:
- "Atlas" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Atlas" vzw, op 31/12/2022 ;
- NTT Belgium sa, au 31/03/2023 ;
- NTT Belgium nv, op 31/03/2023 ;
- Bains de Bruxelles asbl, au 31/12/2022 ;
- Brusselse Zwem-en-Badinrichtigen vzw, op 31/12/2022 ;
- Passa Porta FR asbl, au 31/12/2022 ;
- Passa Porta FR vzw, op 31/12/2022 ;
- "Le Renouveau du Quartier Grand-Place" en abrégé "R.Q.G.P." asbl, au
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31/12/2022 ;
- "Le Renouveau du Quartier Grand Place" afgekort "R.Q.G.P." vzw, op
31/12/2022 ;
- Théâtre Royal du Parc, fondation d’utilité publique, au 30/06/2022 ;
- "Théâtre Royal du Parc", stichting van openbaar nut, op 30/06/2022 ;
- Théâtre Royal du Parc, fondation d’utilité publique, au 30/06/2023 ;
- "Théâtre Royal du Parc", stichting van openbaar nut, op 30/06/2023 ;
- Vision Solidaire asbl, au 31/12/2022 ;
- Vision solidaire vzw, op 31/12/2022 ;
- Bruxelles Enseignement asbl, au 31/12/2022 ;
- "Bruxelles Enseignement" vzw, op 31/12/2022 ;
- Bucs Bears Promotion asbl, au 31/12/2022 ;
- Bucs Bears Promotion vzw, op 31/12/2022 ;
- Teroubi asbl, au 31/12/2022 ;
- Teroubi vzw, op 31/12/2022 ;
- "UNION DES HÔTELIERS, RESTAURATEURS, CAFETIERS,
TRAITEURS ET ENTREPRISES ASSIMILEES
DE BRUXELLES" asbl, au 31/12/2021 ;
"UNION DES HÔTELIERS, RESTAURATEURS, CAFETIERS,
TRAITEURS ET ENTREPRISES ASSIMILEES
DE BRUXELLES" vzw, op 31/12/2021 ;
- "UNION DES HÔTELIERS, RESTAURATEURS, CAFETIERS,
TRAITEURS ET ENTREPRISES ASSIMILEES
DE BRUXELLES" asbl, au 31/12/2022 ;
- "UNION DES HÔTELIERS, RESTAURATEURS, CAFETIERS,
TRAITEURS ET ENTREPRISES ASSIMILEES
DE BRUXELLES" vzw, op 31/12/2022 ;
- Géopolis asbl, au 31/12/2021 ;
- Géopolis vzw, op 31/12/2021 ;
Page 28 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
- Géopolis asbl, au 31/12/2022 ;
- Géopolis vzw, op 31/12/2022 ;
- Les Gazelles de Bruxelles, en abrégé Gazelles asbl, au 31/12/2022 ;
- "Les Gazelles de Bruxelles", afgekort Gazelles vzw, op 31/12/2022 ;
- Jazz Projects asbl, au 30/06/2023 ;
- Jazz Projects vzw, op 30/06/2023 ;
- "Le Palace" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Le Palace" vzw, op 31/12/2022 ;
- i-City asbl, au 31/12/2022 ;
- i-City vzw, op 31/12/2022 ;
- Les Cuisines bruxelloises, association de droit public, au 31/12/2022 ;
- De Brusselse Keukens, publiekrechtelijke vereniging, op 31/12/2022 ;
- Transit asbl, au 31/12/2021 ;
- Transit vzw, op 31/12/2021 ;
- Transit asbl, au 31/12/2022 ;
- Transit vzw, op 31/12/2022 ;
- Windbag Communication scrl, au 31/12/2022 ;
- Windbag Communication cvba, op 31/12/2022 ;
- "Born 2 be cheap" asbl, au 31/12/2022 ;
- "Born 2 be cheap" vzw, op 31/12/2022 ;
- Zig Zag asbl, au 31/12/2022 ;
- Zig Zag vzw, op 31/12/2022.
Pris pour information.
Kennis genomen.
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Questions orales
Mondelinge vragen
Mme la Présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 3 - Punt 3
M. Coomans de Brachène.- Une toute petite réflexion sur le point 3. Ça va
dans la droite ligne de ce qu’on a déjà dit des dizaines de fois sur ce projet : le
projet est très beau, mais on aurait espéré qu’il puisse se faire avec beaucoup,
beaucoup, beaucoup moins d’argent public ! Ce sont, quand même, les
Bruxelloises et les Bruxellois qui payent, en grande partie, ce projet. Ici, c’est la
liquidation d’un subside de 500 000 € pour le « Belgian Beer World ».
On aurait espéré que la Ville fasse un beau geste par rapport au fait qu’il y a un
dérapage qui, aujourd’hui, dépasse l’entendement et que moi-même, comme
membre de la Régie communale autonome, je ne m’explique plus : ça fait des
dizaines de millions d’euros que je ne sais pas m’expliquer – je vous le dis
sincèrement.
Donc, c’est 500.000 € de plus, une fois de plus !
Page 30 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
C’est l’occasion aussi de m’inquiéter par rapport aux chiffres de fréquentation.
On nous parle de chiffres de fréquentation très enthousiasmants : on nous dit
qu’il y a 200.000 personnes qui ont fréquenté la Bourse. Mais non ! Il y a
200.000 personnes qui ont traversé la Bourse !
Je l’ai traversée certainement vingt ou trente fois et j’imagine que beaucoup
d’entre vous l’ont aussi traversée autant que moi – c’est vrai qu’on est aussi
repris là-dedans, dans ces 200.000, et plein de fois. C’est super !
Ce qui m’intéresse, c’est les chiffres de fréquentation du musée : là, c’est
beaucoup plus inquiétant. J’espère qu’on pourra faire remonter ces chiffres – et
espérons au moins que ce subside pourra y contribuer un peu…
En tout cas, j’aurais pensé que ça aurait été un beau geste de la part du Belgian
Beer World de ne pas accepter ce dernier subside. Je pense que les Bruxellois
ont assez payé pour ce projet, pour lequel ils devront encore payer 17 € s’ils
veulent se rendre sur le rooftop et profiter de ce musée.
À un moment donné, je pense qu’il y a des signaux qui sont mauvais et ceci en
est un, clairement !
Je vous remercie.
M. le Bourgmestre.- Le MR est cohérent : il n’est pas d’accord avec ce projet.
Je veux quand même rappeler qu’on est très fiers d’avoir fait contribuer tous les
niveaux de pouvoir, y compris le niveau européen, donc ce ne sont pas que les
Bruxellois qui payent ce projet.
Je continue à croire que des bâtiments majeurs comme celui-là méritent en effet
des budgets pareils, mais j’ai donné rendez-vous au MR sur la rénovation du
palais de justice, donc on verra où ça en est et combien elle coûtera au final.
Page 31 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
Chacun a ses bâtiments iconiques à Bruxelles ; le nôtre, il est inauguré !
M. Coomans de Brachène.- Je suis très amusé, parce qu’entendre le
bourgmestre comparer maintenant la Bourse et le palais de justice, c’est très
amusant quand on sait que les deux histoires ne sont absolument pas du tout les
mêmes.
Les discussions dilatoires, c’est évidemment la force de M. Philippe Close – et
je le déplore !
De nouveau, on n’a jamais dit qu’on était contre le projet, mais vous nous
obligez toujours à répondre, parce que vous êtes dans cette petite attaque un peu
triste : le MR est incohérent…
Non : le MR a toujours dit que ce projet vaut la peine. Et ce projet est cohérent,
dès le moment où il reste dans un budget qui lui aussi serait cohérent.
Les Bruxelloises et les Bruxellois n’ont pas à payer un projet à 90 millions
d’euros un projet comme cela, à 20, 30, peut-être même 40 millions. Vous étiez
à un projet à 40 million d’euros il y a de cela un peu plus de deux ans. Je me
demande pourquoi est-ce qu’il est passé de 43 millions – puisque c’était le prix
que vous aviez fixé sur le budget communal, en nous annonçant clairement et
fièrement que tout y était –, comment êtes-vous passé de 43 à 90 millions ?
Je n’ai toujours pas ces explications, et les Bruxellois non plus !
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 17 - Punt 17
De heer Vanden Borre.- Het gaat hier over een dienst die in de markt wordt
gezet en ik heb daar toch wel twee bedenkingen bij. De dienst gaat over het
onderhoud van dit gebouw, het Brucity-gebouw. En een bedenking heeft
betrekking op het bedrag. Toen ik zag dat er meer dan 1 miljoen euro, dus
1.050. 000 euro wordt voorzien, weliswaar verspreid over vier jaar, om de
ramen te wassen, dan vind ik dat toch bijzonder veel geld. Dat komt neer op
262.500 euro per jaar om ramen te wassen.
Ik heb wat documenten doorgenomen en kunnen vaststellen dat er zeer veel
ramen in dit gebouw zijn, of glaswerk, dus er valt wel wat schoon te maken
– maar ik denk dan: is dat niet efficiënter en kostenbesparender om het in eigen
beheer te doen, om daar zelf personeel voor uit te trekken?
Aangezien je een budget ter beschikking hebt van 262.500 euro, dan kan je
eigenlijk wel ongeveer vier voltijdse personen aannemen, bij wijze van spreken,
om het gebouw – en dat zijn dan enkel de glazen ramen, niet het gebouw
vanbinnen – schoon te maken. Dat is gewoon de externe gevels schoonmaken.
Dus dat vind ik toch excessief. Maar misschien kan u dat toelichten, hoe u aan
dat bedrag komt van 1 miljoen euro en of het bestudeerd geweest is om
alternatieven te hebben voor die aanbesteding door de Stad.
En een tweede element - en daar heb ik al een paar keer naar verwezen - zijn
een aantal problemen die er zijn met het Brucity-gebouw. Het heeft misschien
niet rechtstreeks te maken met dit punt, maar ik maak toch gebruik om erop te
wijzen. Bijvoorbeeld, bij het betreden van dit gebouw gebeurt het ongeveer elke
keer dat er mensen blijven vastzitten in het sas omdat beneden die twee
schuifdeuren niet goed op elkaar afgestemd zijn. En dat is toch vaak een
vervelende situatie.
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Ten tweede, het terras buiten, het dakterras: ik heb van mensen horen zeggen en
klachten gehoord dat het veel te glad zou zijn. En zeker als het dan een beetje
geregend heeft, als het er wat nat bijligt, dan is het ronduit gevaarlijk. Want we
zitten daar op een schuine helling en we zitten met een potentiële afgrond, en
dat in combinatie met een balustrade die eigenlijk te laag zou zijn voor het
risico dat er eigenlijk toch wel bestaat op een negen verdiepen hoog gebouw. Er
bestaat toch wel een niet onaanzienlijk risico dat er ooit iets misloopt. Dus ik
wou ook wel eens de vraag stellen wat er daartegen voorzien is.
Een ander weerkerend probleem zijn de liften. Ik heb zelf al vastgesteld, en
ongetwijfeld bijna iedereen hier, dat er twee liften voorzien zijn om heel het
gebouw tot deze verdieping te brengen, bijvoorbeeld bij de Gemeenteraad en
zeker wanneer het dakterras open is. Dat geeft dan soms wachtrijen die tot
buiten om de hoek zijn.
Dat is geen reclame voor de Stad, dat is geen reclame voor de Gemeenteraad,
dat is gewoon slecht georganiseerd en slecht geconstrueerd, denk ik dan.
Daarbovenop nog die onderhoudskost van 1 miljoen euro om ramen te wassen:
de conclusie moet zijn dat er toch wel wat grote mankementen zijn aan het
Brucity-gebouw. En als je het vraagt aan de gemiddelde Brusselaar is er
niemand echt verliefd geworden op dit gebouw, integendeel.
Ik ben zelf absoluut geen liefhebber van dit gebouw, het is absoluut geen
meerwaarde voor onze Stad.
De heer Hellings, schepen.- Brucity is inderdaad een zeer groot gebouw met
heel veel ramen en dit is een opdracht voor vier jaar: dus 1 miljoen voor 4 jaar.
Dat is dus niet 1 miljoen voor 1 jaar, het is 1 miljoen voor 4 jaar. Dus 250.000
euro per jaar.
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Een kuisbeurt duurt drie maanden met acht tot zeven personen. Dat kost dus
heel veel geld, en daarbij is er een extra kuisbeurt voor het gelijkvloers. Dus we
hebben meer personeel voor het gelijkvloers, waar er veel meer mensen zijn,
natuurlijk. En die opdracht heeft niets te maken met de rooftop en ook de liften
zitten natuurlijk in het gelijkvloers.
Dat is alles wat ik te zeggen heb over deze opdracht.
De heer Vanden Borre.- Ja, dankuwel, maar ik heb niet echt van u begrepen
hoe die prijs is berekend, dus kunt u dat verduidelijken? Hoe bent u tot dit
bedrag gekomen? Het aantal ramen?
Dan blijft toch ook de vraag of het niet beter was geweest om het in eigen
beheer te doen? Ik denk dat 250.000 euro per jaar een enorm bedrag blijft. En ik
stel mij echt wel de vraag of dit de meest efficiënte manier, de beste manier is
om die middelen te spenderen, dus ik ben absoluut geen fan.
Ik ga mij zeker onthouden op dit punt.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin Dhondt
Dossiers van dhr. schepen Dhondt
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Page 35 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
Dossiers de M. l’échevin Maingain
Dossiers van dhr. schepen Maingain
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de M. l’échevin El Ktibi
Dossiers van dhr. schepen El Ktibi
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 24 - Punt 24
De heer Vanden Borre.- Het is een beetje een korte agenda vandaag, dus ik
maak er gebruik van om een meer technische vraag te stellen, minder een
politieke. Maar ik zag het punt en ik denk dat het interessant is, iets waar we al
jaren op willen inzetten vanuit de Stad en waar volgens mij ook wel een
politieke consensus over is: dat we afvalophaling en -sortering meer
ondergronds moeten doen, in ondergrondse containers.
Ik ben daar dus uiteraard voor. Maar ik maakte mij zelf de bedenking, ik ben het
ook even nagegaan: het is ook een van de zaken die jullie willen realiseren in
het regeerakkoord. Maar zover ik nu weet, is er niet veel veranderd. Er zijn niet
veel extra ondergrondse punten bijgekomen in Brussel de afgelopen jaren, sinds
het begin van het aantreden van de meerderheid in 2018 – tenzij ik mij vergis en
dat u mij kan zeggen dat u daar echt wel een prioriteit van heeft gemaakt en dat
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er zeer veel nieuwe ondergrondse ophaalpunten zijn bijgekomen.
Dus kan u mij eens schetsen of er effectief werk van gemaakt is in Brussel, van
dit beleidsvoornemen, of dat dit eigenlijk de eerste keer is dat we zo een
ondergronds afvalsorteerpunt invoeren in Brussel?
Bedankt.
Mme El Bakri.- Oui. Moi, ma question c’étai… Je ne sais pas si je visualise
bien si ça sera à l’entrée, donc à la fin de la rue Molenbeek, presque au
croisement de la rue de Wautier, parce qu’il y a en fait déjà une installation pour
des espaces de tri, des conteneurs souterrains.
Qu’on s’entende bien, on est vraiment pour multiplier les conteneurs
souterrains. D’ailleurs, c’est une des propositions qui revient dans l’enquête du
PTB, qui a beaucoup de succès parce que les gens veulent marcher dans une
ville propre, où il n’y a pas de poubelles qui traînent à partir de 18h, parfois plus
tôt.
Mais les échos que j’ai, par contre, c’est que ces conteneurs ne fonctionnent
plus : les cartes des habitants ne fonctionnent pas. Et on n’a pas d’emprise sur le
problème, qui perdure depuis maintenant deux ans, je pense, parce que c’est aux
mains d’une société privée.
Ma question est de savoir est-ce qu’ici, c’est pour remplacer le système actuel ?
Et qui est en charge ? Qui sera in fine responsable final du bon fonctionnement
des conteneurs, pour ne pas avoir le même problème qu’actuellement.
Merci.
Mevrouw Jellab, schepen.- Merci, madame la Présidente. Meneer Vanden
Borre, we zijn akkoord met u. Dus we zouden graag meer ondergrondse
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containers zien in onze Stad. Maar het is wel een Gewestelijke bevoegdheid en
wij weten dat er een studie bestaat, dus we wachten op de resultaten van die
studie. Want de bedoeling is meer en meer van die ondergrondse containers te
zien en dat gaat ons zeker ook helpen voor de netheid van onze Stad.
Madame El Bakri, ce n’est pas un nouveau site de tri, c’est celui qui est là
actuellement.
Donc ici, c’est une convention. On n’avait pas de convention avec l’Agence
Bruxelles Propreté (ABP) par rapport à qui fait quoi, par rapport surtout aux
déchets qui se trouvent autour des conteneurs.
On a encore des gens qui ne comprennent pas toujours le système, ou on a
souvent aussi des gens qui viennent de l’extérieur du quartier pour déposer leurs
déchets.
C’était un peu compliqué, parce que les plaintes viennent directement chez
nous, mais en même temps, tout ce qui est déchet, ça concerne en fait un peu
tout ce qui est bulle, bulles à verre, bulles à huile, etc.
Tous les petits déchets disposés par les habitants autour, en principe, reviennent
à l’organisateur et au prestataire. Cette convention précise bien qui va faire
quoi. On sait aussi que le site qui appartenait en fait aux promoteurs
immobiliers revient maintenant à l’ABP, donc on aura à présent une mission
beaucoup plus claire par rapport à tout ce qui est déposé autour de ces sites.
Il n’y a pas de nouveau site qui va venir, c’est bien celui-là.
Par contre, vous me parlez aussi de badges qui ne fonctionnent pas ? Je n’ai
vraiment pas connaissance de cette problématique. Peut-être que nous allons
devoir prendre un petit peu langue avec l’ABP et voir pourquoi ce n’est pas
réglé, parce qu’en effet, les conteneurs ne sont vraiment réservés qu’aux
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habitants.
Mme El Bakri.- Oui, c’est ça. Mais maintenant, apparemment, tout le monde y
aurait accès parce qu’ils les ont laissés ouverts, comme les badges ne
fonctionnent pas.
Et alors, ce que j’entends aussi beaucoup, c’est que pour les poubelles bleues,
par exemple, ça pose problème parce que les poubelles bleues sont trop grosses
et ne rentrent pas. Parce que c’est vrai que quand vous les voyez, c’est très petit,
en fait.
Mevrouw Jellab, schepen.- Oui, les sacs sont trop grands…
Mme El Bakri.- Les sacs bleus sont faits comme ça : ils sont énormes ! Même
moi, j’ai du mal à les remplir. J’attends parfois trois semaines pour en avoir un
de rempli. Comme les gens payent leur sac, forcément, ils attendent qu’il soit
rempli pour le jeter. Et il y a un problème pour faire rentrer le sac bleu.
Mevrouw Jellab, schepen.- D’accord. Nous allons relayer la problématique, et
aussi voir pourquoi ces badges ne fonctionnent pas, parce que ça ne va pas, en
effet.
De heer Vanden Borre.- Dank u, mevrouw de schepen, voor uw antwoord.
Maar in uw antwoor laat het u beetje in het midden of u daar werkelijk werk van
heeft gemaakt of niet, hoeveel er zijn bijgekomen kon u niet meteen zeggen.
Mijn conclusie is dan dat er niet veel is veranderd, eerlijk gezegd. Dat er niet
veel van die ondergrondse containers zijn bij gekomen, of geen een. Of je ziet
gewoon de eerste case die we vandaag bespreken.
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U verwijst daarbij wel naar een studie, die nog moet gebeuren op het niveau van
het Gewest. Maar moet ik u eraan herinneren: de bevoegde minister is van uw
eigen partij, van Ecolo, en we zijn vijf jaar verder! En eigenlijk is dat een
beleidsvoornemen dat misschien al tien of vijftien jaar bestaat. Vijf jaar om dan
een studie uit te voeren, als dat het beleidsresultaat is van vijf jaar werk, op het
niveau van het Gewest, maar ook op het niveau van de Stad Brussel, dan denk
ik dat er niet zoveel is gebeurd.
Dan is er niet zoveel veranderd. En om nu nog te spreken van een studie die
moet afgewacht worden, terwijl we eigenlijk een paar maanden voor de
verkiezingen staan; in politieke termen is dat eigenlijk gewoon de zaken vooruit
schuiven. Dat is gewoon niet beslissen en geen beterschap geven aan de
Brusselaar.
Dus dat stelt mij eigenlijk toch wel een beetje teleur. Ik had eigenlijk een meer
positief antwoord verwacht. Dat u mij meer kon meedelen hoeveel verandering
en hoeveel ondergrondse containers u uiteindelijk heeft kunnen realiseren
samen met het Gewest. Maar op heden denk ik dat we dus mogen blijven
wachten op een zoveelste studie.
Mevrouw Jellab, schepen.- Ik kan u al wel zeggen dat we er vier hebben op het
grondgebied van de Stad. Dus het is niet veel. Ik ben akkoord. Maar u bent ook
parlementslid en u kan ook zeker uw vraag daar stellen.
De heer Vanden Borre.- Ja, dank u wel voor die aanmoediging. Chacun son
job. Ik spreek u aan, mevrouw de schepen.
En opnieuw: in het parlement zullen wij ook uw collega partijgenoot Alain
Maron daar opnieuw op aanspreken. Maar alsjeblieft, een klein beetje meer
ambitie op vijf jaar is toch niet teveel gevraagd? Zeker als er eigenlijk over iets
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politieke consensus bestaat – als zelfs PTB en N-VA akkoord zijn – dan moet
daar gewoon werk van worden gemaakt. Dan mogen we ons eigenlijk niet meer
verschuilen, zeker na vijf jaar beleidstermijn waarbij de bevoegdheid dezelfde
is, door dezelfde partij wordt ingevuld.
Als we dan nog vijf jaar later moeten zeggen dat het nog wordt bestudeerd, dan
is er gewoon te weinig veranderd.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van dhr. schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Points 6 et 7 - Punten 6 en 7
Mme Loulaji.- Bonjour. J’aimerais bien plus d’explications par rapport au
parcours BD de la Ville de Bruxelles.
J’ai essayé de voir et j’ai été voir la maison où la dessinatrice va dessiner, est-ce
que c’est sur la rue Franklin ou sur la perpendiculaire ? Avez-vous plus de
détails là-dessus.
M. Pinxteren, échevin.- Merci pour votre question. En section, j’ai eu
l’occasion de montrer les dessins. Je pourrais peut-être vous proposer de venir
voir le dessin et sa localisation ensuite. C’est un peu difficile de faire une séance
multimédia improvisée.
Et je voulais quand même souligner deux choses : ici, on est dans un
développement du parcours BD dans le quartier européen. C’est une nouveauté
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et aussi une évolution qui était fort attendue par le quartier. Vous savez que j’ai
voulu décentraliser le parcours BD sous cette législature, avec des fresques à
Haren, des fresques à Neder-over-Heembeek. On a complété le parcours BD à
Laeken et maintenant dans le quartier européen, avec ces fresques dont la
localisation a été discutée avec les membres du conseil de quartier, qui nous a
fait une proposition de pas moins de quatre-vingts murs.
On a identifié les murs qui étaient les plus intéressants et on est entré en contact
avec les propriétaires qui étaient disposés à accueillir cette fresque.
J’ai travaillé avec le comité BD qui a été mis en place au début de cette
législature pour identifier des auteurs – en l’occurrence ici une autrice, pour lui
suggérer et lui proposer de réaliser une fresque qui s’inspire de son univers,
l’univers de son œuvre Le Grand Vide, sa bédé phare.
Vous verrez – je vous invite vraiment à regarder, je vais vous montrer après si
vous le souhaitez – comment cette œuvre s’inscrit parfaitement dans une façade
qui n’est pas évidente : ce n’est pas une façade uniforme, effectivement, c’est
une façade travaillée, mais qui cadre justement très bien avec la production
artistique de l’autrice, qui travaille aussi avec des profondeurs, avec pas mal de
géométrie.
Ça donne très bien je pense que ça va vraiment être un plus pour le quartier.
Merci.
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Page 42 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
Points 9 et 19 - Punten 9 en 19
Mme El Bakri.- C’est une question très technique, en fait : le point 9, c’est un
subside de 1.000 € pour l’asbl « Le 8e jour » et au point 19, il y a un soutien
logistique pour « Les jardins du 8e jour ».
Je me demandais si c’était la même asbl ou si c’est juste par hasard qu’on a
deux associations avec le même nom ?
Mme Mutyebele, échevine.- Le 8e jour et Le jardin du 8e jour sont deux asbl
différentes.
Vous avez une autre question ?
Mme El Bakri.- Non. C’était pour vérifier, parce que je trouvais ça étonnant
que ça soit en deux points différents.
Je vous remercie.
M. Weytsman.- Juste pour préciser, madame la Présidente. Si je peux me
permettre, comme ça a été évoqué : pour ce point 9 et pour le point 19, ma
collègue Buggenhout et moi, soit nous n’allons pas voter… je crois que c’est ça,
la procédure, puisque nous sommes tous les deux administrateurs dans cette asbl
– enfin, elle est présidente.
Donc on votera oui pour tout, sauf pour nous deux pour ce point-là. C’est bien
ça ? Oui ?
Merci.
(Colloques.)
Page 43 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
M. le Bourgmestre.- J’ai une question aussi pour le secrétaire communal : il
faut qu’on regarde, parce que quand on vote des subsides pour les Bains de
Bruxelles, Bruxelles Expo, etc., on vote, non ?
M. Leonard, secrétaire communal.- Oui.
M. le Bourgmestre.- Moi, je crois qu’il faut juste dire que… enfin, que vous
rappeliez ça, mais vous pouvez le voter.
Je le dis pour qu’il n’y ait pas de confusion, puisqu’on a tous des mandats dans
des choses où on vote des subsides. Le tout, c’est de le dire.
Enfin, pour moi, ça n’est pas choquant : on sait bien que Mme Buggenhout est
active depuis vingt ans dans Le 8e jour – qu’on a toujours soutenu, quelles que
soient les majorités.
Pour moi, que vous soyez administrateur ou président, il n’y a pas de conflit
d’intérêts du moment qu’on le dit – et tout le monde le sait, pour vous deux.
Je dis ça parce qu’on est tous ici à voter des subsides à des asbl que l’on
connaît, où on est désigné. Enfin, chacun fait ce qu’il veut…
Mme la Présidente.- Oui, on ne peut pas vous interdire de participer au vote.
M. le Bourgmestre.- Il ne faudrait pas qu’on dise : « Vous avez participé à un
vote. »
– « Eh bien oui, parce que j’étais désigné par le Conseil. »
La seule chose, c’est si on devait être actif dans une association qui reçoit un
subside, il faut juste le dire au Conseil, comme vous venez de le faire, et dire :
« Sachez juste que je suis membre de cette asbl. »
Page 44 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
Et si quelqu’un a une question, à ce moment-là, de le faire…
Enfin, c’est mon avis… Parce que sinon, on part dans une espèce de spirale. On
se souvient, je pense que c’est M. Jolibois qui est membre de Pro Vélo – c’est
ça, hein ? Quand il y avait un subside, il le disait, au pire en s’abstenant parfois,
mais il participait au vote.
Parce que sinon… Pour moi, il suffit de le dire.
(Colloques.)
Mme la Présidente.- On peut acter, si vous voulez, que vous ne participez pas
au vote, ce n’est pas un problème. Je ne peux pas le refuser si vous voulez qu’on
fasse comme ça.
M. Weytsman.- Bon, écoutez, je renvoie cette question vers le secrétaire
communal. Je pensais que la loi nous demandait de ne pas voter dans ces cas-là
et le secrétaire nous dira la bonne pratique – peut-être la prochaine fois…
Mme la Présidente.- Non, vous pouvez participer, mais pour une question de
transparence, c’est…
M. le Bourgmestre.- C’est du moment qu’il n’y a aucun enrichissement
personnel ou un avantage : s’il y a un marché dans lequell une société où vous
seriez, administrateur ou je ne sais pas quoi, s’il y a une attribution, ou un
membre de votre famille (ce n’est pas le cas, mais je prends un exemple), on
pourrait l’entendre. Peut-être que parfois, il faut le dire pour participer au vote.
Mais ça devient compliqué.
Page 45 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
Généralement, on fait référence au secrétaire communal pour savoir si on doit
participer au vote ou pas.
Mme la Présidente.- Vous n’êtes pas obligés. Vous pouvez aussi dire que vous
ne participez pas à ce vote ou que vous vous abstenez. C’est à vous de voir,
mais on ne peut pas vous contraindre.
(…)
Vous pouvez même quitter la salle au moment où on vote ce point, si vous
voulez. En tout cas, c’est bien noté que vous l’avez signalé.
Point 10 - Punt 10
Mme El Bakri.- Ma question est de savoir si c’est parce que la maison de repos
Aux Ursulines s’agrandit ou si c’est un terrain qui est déjà occupé par la maison
de repos, et du coup, on en fait un bail emphytéotique ? Parce que ça me paraît
aussi énorme, les 5.870 mètres carrés.
Je vois où elle se situe, mais je n’arrive pas à bien visualiser de quelle manière
ça pourrait s’agrandir, dans ce coin-là.
Mme Buggenhout.- Oui, justement, dans le cadre de cet échange, donc la
parcelle au 43, rue de Heembeek (qui est un échange du CPAS), je me posais la
question : est-ce que c’est sur cette parcelle-là qu’il était prévu de construire
quelque chose et où se trouvent actuellement des infirmiers de rue ?
Je voulais savoir ce que ça allait devenir et quels étaient les projets de la Régie
foncière pour ce terrain : est-ce qu’on repart à zéro, ou on reprend ou pas des
projets existants du CPAS ?
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C’était ma question, juste une précision. Merci.
Mme Mutyebele, échevine.- Pour cet échange de parcelles, on régularise juste
une situation qui existe déjà actuellement. Pour la maison de repos, il n’y aura
pas de construction, la maison de repos ne s’agrandit pas.
Comme sur une partie de la parcelle sur laquelle la maison de repos est située,
c’est une parcelle qui appartient à la Ville, c’est pour ça qu’il y a ce bail
emphytéotique. Donc on régularise quelque chose qui existe.
Pour Mme Buggenhout, effectivement, la parcelle que la Régie récupère, c’est
bien celle de la rue de Heembeek, où il y a ce projet avec infirmiers de rue, etc.
Pour l’instant, la Régie n’a pas encore établi de projet sur cette parcelle. On
reviendra vers vous au Conseil communal, bien sûr, dès qu’il y aura un nouveau
projet sur ce terrain.
Mme Buggenhout.- Je prends simplement bonne note qu’il n’y a pas de projet
pour cela et je suppose que les infirmiers de rue vont aller jusqu’au bout du
bail… donc, du temps qui était dévolu à cela.
Merci.
Point 11 - Punt 11
Mme Nyanga-Lumbala.- Merci, madame la Présidente. Dans les dossiers de
Mme l’échevine, il n’y a pas trop d’information sur ce plan d’expropriation, rue
de la Gouttière.
Depuis combien d’années cet immeuble est à l’abandon ?
Est-ce que vous avez fait des recherches pour trouver les propriétaires ? Si oui,
est-ce que vous l’avez trouvé ? Et si non, pourquoi n’avez-vous pas fait de
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recherches ?
Merci.
Mme Mutyebele, échevine.- Je vais répondre de manière synthétique, mais si
vous voulez, on peut vous envoyer une réponse écrite avec toutes les dates,
parce que c’est un vieux dossier et, depuis plusieurs années, il y a eu plusieurs
rebondissements. Il y a eu des interruptions.
Bien sûr, on est en contact avec le propriétaire. Les propriétaires ont changé. Ils
avaient accepté de vendre et ensuite, ils ont refusé. C’est un dossier qui est
ouvert à notre cellule depuis 2010. Ils ont été taxés plusieurs fois parce que c’est
un immeuble qui est classé.
Nous connaissons ce bien depuis longtemps au niveau de la Ville et même au
niveau de la Région, où il y a eu une action en cessation environnementale. Pour
rappel, l’action en cessation environnementale est une décision de justice qui
oblige le propriétaire à remettre un bien classé en l’état, et ce, quelle que soit
l’affectation qu’il aura choisie.
On a visité le terrain en 2012, on a eu une deuxième visite en 2016 et il y a eu
une mise en demeure en 2017. En 2018, il y a eu un changement de propriétaire.
Il y a eu plusieurs correspondances entre le propriétaire du terrain et la Ville
depuis 2000 : le dernier courrier en date, adressé au nouveau propriétaire, c’était
en 2010. Le propriétaire vit en Allemagne.
En 2020, le 5 mars exactement, la Ville a fait une offre à ce propriétaire :
192.825 €. Ou on lui a envoyé cette offre plutôt en date du 4 février 2022,
pardon. Au départ, il a accepté cette offre, puis il l’a refusée et puis il l’a encore
acceptée, donc il y a eu plusieurs allées et venues, parce qu’en fait, ce bien était
taxé et, quand le propriétaire s’est rendu compte que même s’il vend ce bien, il
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devra… eh bien, la Ville va d’abord récupérer toutes les taxes, il n’a plus voulu
vendre.
Au vu de l’état de délabrement de cet immeuble, qui est classé, la Ville va
bénéficier du subside régional de 95 % pour procéder à l’expropriation et pour
construire du logement assimilé à du social.
Si vous voulez toutes les dates, j’ai tout. On peut vous envoyer un petit e-mail,
comme ça vous avez l’historique, si jamais vous êtes interpellée.
Mme Nyanga-Lumbala.- Merci. J’aimerais les avoir.
Vote(s)
Mme la Présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la Présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. WAUTERS relative au suivi du « contrat de quartier
Bockstael » et en particulier de l’aménagement de la future serre
urbaine
M. Wauters.- Merci, madame la Présidente. Je me permets de revenir, une fois
encore, en faisant rapport à mon interpellation de septembre dernier relative au
contrat de quartier, à l’aménagement global de l’ancienne gare… autour de
l’ancienne gare de Laeken, le parc Annie Cordy, mais aussi la serre.
Je vous avais posé une série de questions, justement, sur la future serre urbaine
qui est prévue, et sur son coût, son impact sur le quartier et les commerces,
horeca autour. Il m’avait été répondu que la Ville était occupée à travailler sur
les futures modalités et coûts de gestion de la serre urbaine. On savait une série
de choses qu’on n’allait pas faire, mais on ne savait pas très bien encore ce
qu’on allait faire – j’espère avoir la réponse aujourd’hui.
J’en avais déduit que ces éléments pourtant importants n’étaient pas encore
pleinement arrêtés et que la Ville allait affiner ces différents scénarios. Il
m’avait également été répondu que les remarques des riverains avaient été
intégrées au maximum dans les futurs projets et qu’il était bien prévu d’associer
les commerces autour de la serre urbaine pour éviter, évidemment, une
concurrence déloyale que j’avais relevée.
Depuis mon interpellation, j’ai appris par voie de presse que le permis
d’urbanisme a été contesté, fin 2023, par trois recours en Conseil d’État : un
recours en suspension et deux recours en annulation, par divers habitants qui
tendent, au passage, à nuancer les affirmations de la Ville que les habitants sont
satisfaits – je crois que je l’ai dit plus d’une fois ici – d’une telle serre urbaine et
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de cette rénovation, telle qu’elle est proposée.
Enfin, je constate que les dimensions de la serre semblent toujours aussi grandes
(vous pourrez m’infirmer ou me confirmer les choses) : environ 450 mètres
carrés, comme lors des premiers permis d’urbanisme délivrés par la Région en
avril 2022 – et retirés par la Région en janvier 2023 à la suite de ces recours. Je
vois que la serre est reprise dans le second permis d’urbanisme et elle me
semble être de la même taille : merci de me le préciser.
D’une part, la commission de concertation dans son avis du 27 juillet 2021, de
même que la Commission royale des monuments et des sites (CRMS) et les
riverains avaient trouvé celle-ci démesurée au niveau de la taille, et de surcroît
qu’elle n’a jamais été reprise dans l’appel de l’offre Beliris, comme vous l’avez
indiqué dans vos réponses en septembre 2023.
Quelques questions encore : pouvez-vous me confirmer, justement, la taille de
la future serre : longueur, hauteur, mètres carrés ? Et sa diminution en
pourcentage par rapport, justement, au projet initial qui avait été proposé par
Beliris au moment de l’enquête publique ?
Ensuite, qu’en est-il des futures modalités des coûts de gestion de la serre
urbaine ? Quels sont les différents scénarios ? J’en ai parlé dans mon
introduction.
Par ailleurs, au-delà du débat des pour cent : plus grand, moins grand, etc.,
n’est-il pas paradoxal d’installer une telle serre urbaine avant d’avoir défini,
d’abord, ce qu’on allait en faire ? En termes de coûts de gestion, notamment,
par rapport à cette serre, n’aurait-il pas été plus judicieux d’inverser le
processus, simplement en fonction de tous ces éléments et du coup, de définir la
taille ?
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Il m’avait aussi été indiqué que selon le souhait de la Ville, le futur espace
horeca serait modeste en termes d’activité. Je me souviens que l’échevin me l’a
dit : saisonnier, pas de cuisine, etc. Très bien, je note ça. Toutefois, si ce souhait
n’est pas formalisé sur le temps long, avec un futur gestionnaire dans cet espace
horeca, on reste alors davantage dans une intention de départ, me semble-t-il, au
niveau de la concurrence potentielle, notamment avec les commerces horeca (je
ne cite pas de noms), mais certainement de la Maison de la création – c’est juste
à côté. Mais je l’ai déjà dit, tout ça.
Alors quelles sont les intentions de Beliris ou de la Ville de Bruxelles à ce
niveau ? Et au niveau du calendrier de l’aménagement de tout cela, compte tenu
des recours et des suspensions ? Ça, c’est important de le savoir, pour les
Laekenois.
Et, plus généralement, il m’avait été affirmé que Beliris ne s’impliquerait plus
comme maître d’ouvrage – vous me l’aviez dit aussi, ça –, notamment dans les
contrats de quartier et dans le futur contrat de quartier présent. Pouvez-vous
davantage développer cela ou m’expliquer ça ?
Est-ce une simple intention de votre département en rénovation urbaine ou
vraiment quelque chose qui lie la Ville de Bruxelles pour l’instant, notamment
avec Beliris ?
Et par ailleurs, comme ce Collège est très friand d’audits, je suppose que la
Ville a procédé à une évaluation et à un audit de sa collaboration avec Beliris,
tant pour ce contrat de quartier Bockstael que pour les audits suivants,
permettant donc de tirer des conclusions positives ou négatives de la
collaboration avec Beliris en question.
Dans la négative, pour quelles raisons ?
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Voilà. C’est un peu long, mais c’est un dossier qui nécessite la chose.
Je vous remercie.
M. Pinxteren, échevin.- Merci, monsieur le conseiller communal. Je ne vais pas
pouvoir éviter une certaine répétition dans mes réponses, mais j’essayerai quand
même de vous amener des éléments et vous prendrez note des éléments neufs
que je pourrais vous apporter aujourd’hui.
Je vous confirme que suite à la commission de concertation relative au dossier
de demande de permis d’urbanisme, la taille de la serre a été revue à la baisse,
passant de 517,5 m² à 461,5 m² , soit une diminution de près de 20 % de la
superficie initiale.
Je tenais quand même aussi à signaler qu’un des reproches – et ça ne vous aura
pas échappé – ne portait pas nécessairement sur la superficie, mais plutôt sur le
gabarit et que la hauteur est passée de 6,4 à 5,7 mètres, précisément pour tenir
compte du vis-à-vis.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous en parler en septembre dernier, pour
l’heure, les futures modalités de gestion ne sont pas encore arrêtées. La Ville va
travailler différents scenarios en parallèle du chantier de construction et
d’aménagement, dont le début des travaux est prévu au plus tôt fin 2024. Donc,
on va travailler sur base d’un objectif qui est de pouvoir développer un projet
mixte, avec une dimension productive, ainsi qu’une programmation
pédagogique favorisant la cohésion sociale ouverte sur le quartier, au bénéfice
des habitants.
Notre souhait est aussi de s’inspirer d’expériences du projet des serres du
Stuyvenberg, rénovées en 2023 par Bruxelles Environnement, projet pour
lequel, précisément, Bruxelles Environnement a récemment lancé un appel à
projets, avec pourquoi pas la possibilité de mutualiser des sites et de développer
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une dimension sociale et pédagogique complémentaire forte.
Je tiens quand même à souligner le phasage des choses au niveau de Bruxelles
Environnement, qui a d’abord rénové les serres et a lancé un appel à projets
ensuite pour leur exploitation. Des consultations ont été menées avec les acteurs
du secteur de l’agriculture urbaine – ça je vous en avais déjà parlé, en amont du
projet, vous le savez – et c’est notamment sur cette base que le choix du
dimensionnement de la serre a été arrêté. Il permet différentes typologies
d’usage et de gestion et nous travaillerons parallèlement au chantier pour
construire le modèle de gestion et préciser les modalités de l’appel à projet, ce
qui permettra aussi aux candidats d’avoir une vue claire sur le timing de
finalisation du chantier et de démarrage de l’activité, comme c’est le cas
précisément dans l’exemple des serres de Stuyvenberg dont je viens de parler.
Il n’est pas question de développer un projet horeca, je le répète encore une fois
– je le souligne, mais en gras : comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer, il
n’y aura pas de cuisine professionnelle ni d’activité commerciale.
Le souhait de la Ville est que l’espace des serres puissent accueillir des activités
conviviales et de rencontre, avec la possibilité de prévoir notamment un espace
où l’on peut se retrouver autour d’une table, prendre un verre, etc.
Le démarrage du chantier, je vous l’ai dit, n’est pas prévu avant la fin de l’année
2024. Le dossier d’adjudication est en grande partie prêt, il ne sera finalisé
qu’une fois la procédure en recours en annulation du permis d’urbanisme
épuisée, terminée.
Beliris ne contribue plus au financement des contrats de quartier depuis la
sixième série, soit les contrats de quartier qui ont démarré après 2015. Il ne
s’agit en aucun cas d’une décision de la Ville, c’est une décision prise dans le
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cadre d’un avenant de l’accord de coopération entre la Région et Beliris. Cela
concerne l’ensemble des contrats de quartier dans toutes les communes
bruxelloises.
En revanche, Beliris est toujours impliqué comme maître d’ouvrage et pouvoir
subsidiant pour les contrats de quartier initiés avant 2015, ce qui est bien le cas
ici, du contrat de quartier Bockstael dont on parle, en particulier le projet relatif
à l’ancienne gare de Laeken.
Aucun audit n’a été réalisé sur les collaborations avec Beliris et la Ville de
Bruxelles, ni dans aucune autre commune d’ailleurs. Madame Lalieux n’est plus
là, mais elle m’entend d’où elle est, j’en suis sûr. Et je tiens à me réjouir que
Beliris amène et investisse toujours ses moyens fédéraux dans nos communes.
J’en veux pour preuve le dernier projet, qui est soumis à l’enquête publique
aujourd’hui, de passerelle cyclopiétonne qui relira le parc de la ligne 28 à la
place Bockstael, et donc qui est pour le moment à l’enquête publique.
Donc Beliris est un acteur important et continue d’être un partenaire de la Ville,
et je m’en réjouis !
Voilà, j’espère que j’ai pu actualiser mes réponses et vous apporter encore plus
de détails.
Merci.
M. Wauters.- Oui, merci, monsieur l’échevin. Merci, vous avez effectivement
actualisé et précisé, aussi parce que ce n’était pas facile de prendre tout ça en
notes, et donc, il y a une série de choses que je ne veux pas relever.
Merci pour vos réponses. J’ai trouvé une certaine antinomie entre « pas
d’horeca » et « chacun prendra un verre comme il a envie ». Il faut juste
m’expliquer : je ne sais pas… je viens avec ma gourde ? Donc, précisons, parce
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que sinon c’est de l’horeca – « il faut appeler un chat un achat ! » –, et si ce
n’est pas de l’horeca, ce n’est pas de l’horeca. Voilà, les choses sont claires.
Je note les pourcentages en moins. J’espère qu’elle plaira. Enfin, moi, ça me
plaît par rapport au gabarit, ça c’est clair. Après, je ne suis pas les riverains qui
habitent tout de suite à côté. Ça, c’est à eux de voir la chose.
Pour le reste, vous avez répondu à une série de questions et effectivement, je
disais : « précisions », ce n’est pas pour rien. Effectivement, c’est ce que je
désirais obtenir et, en tout cas en partie, vous me répondez à ces questions et je
vous en remercie.
Questions de Mme BUGGENHOUT et MM. WAUTERS et
VANDEN BORRE concernant l’explosion de gaz à Neder-over-Heembeek
dans le cadre des travaux du tram
Vragen van mevr. BUGGENHOUT en dhrn. WAUTERS en
VANDEN BORRE betreffende de gasontploffing in Neder-over-Heembeek
in het kader van de tramwerken
Mme Buggenhout.- Merci, madame la présidente. Comme tout le monde le
sait, le lundi 22 janvier dernier, dans le cadre des travaux de Bruxelles Mobilité
et de réaménagement de l’espace public dans le contexte de la construction de la
ligne de tram 10 de la STIB, une fuite de gaz a été à l’origine d’une violente
explosion rue François Vekemans, endommageant directement trois habitations.
Selon d’aucuns, il s’agirait de travaux faits le jour même devant la maison en
question, mais se pose également la question, à ce moment-là, de savoir
comment il se fait que tout l’arrière de la maison a été soufflé, puisqu’il y a une
poche de gaz qui s’est développée.
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Car selon d’autres personnes, il semblerait que huit jours avant l’explosion, des
odeurs de gaz étaient détectées et qu’il y a eu des fissures dans les conduits,
provoquées par l’arrachage sans précaution de trottoirs qui étaient à l’origine de
cette fuite de gaz.
Mais alors – plus dramatique encore –, le jour-même de l’explosion, les travaux
d’enlèvement des trottoirs ayant repris presque normalement, une vanne de gaz
aurait été arrachée devant le numéro 156 de la rue Vekemans, nécessitant
l’intervention de Sibelga qui heureusement était sur place. Idem, en fait, il y a
eu du gaz dans d’autres maisons avoisinantes, donc ce n’est pas très clair pour
les habitants.
Et, en fait, il faut comprendre la véritable psychose et le drame que vivent les
habitants de la rue François Vekemans devant cette situation, en voyant les
camionnettes de Sibelga patrouiller à tout bout de champ. Et effectivement, ils
ont reçu une lettre stipulant qu’ils devaient les prévenir en cas de problème,
mais on se pose alors réellement la question de la sécurité de ce chantier, et nous
vous demandons expressément de mandater qu’une enquête précise et
indépendante de la STIB soit réalisée et soit rendue publique afin que nous
ayons, en tant qu’habitants de Neder-over-Heembeek, des réponses.
Parce que si la responsabilité de l’explosion a immédiatement été reconnue par
Bruxelles Mobilité, qui avait fait appel pour ses travaux à des sous-traitants, des
questions se posent néanmoins quant au secours apporté par notre police et la
Ville de Bruxelles aux riverains de la rue François Vekemans.
Et donc, les questions que j’avais préparées, il y en a certaines qui sont en passe
d’être résolues, je l’admets, mais je voulais savoir… Bon, sur l’état des
victimes, j’ai rencontré la victime principale il y a une heure, avant le Conseil
communal : elle va bien, mais elle est encore complètement choquée.
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Par contre, ce que je sais, c’est que j’en ai rencontré une deuxième, à qui on n’a
jamais proposé un suivi psychologique comme à aucune des autres personnes se
trouvant sur les lieux et ayant subi des chocs.
Je voulais savoir aussi quelles étaient les mesures de la Ville et de la police ?
Qu’est-ce qu’elles ont mis en place pour venir en aide aux victimes directes et
indirectes de cette explosion ?
Le suivi psychologique, je viens de le dire, a-t-il été offert au riverain ? Je n’ai
pas l’impression, mais vous allez m’en dire plus.
Quelles mesures ont-elles été prises pour reloger les habitants sinistrés à court,
moyen et long terme ? Parce que bon, voilà !
Un dédommagement est-il prévu pour les personnes évacuées ayant pour
certaines dû abandonner leur poste de télétravail ? Tout le monde a dû quitter
son boulot et sa maison. Il y en a beaucoup qui travaillaient en télétravail qui
ont dû prendre congé pour évacuer. Idem pour les commerçants qui n’ont pu
ouvrir leur commerce de toute la matinée.
Comment s’opère la sécurisation de cette partie du chantier face au risque
d’effondrement, peut-être, des maisons voisines ? J’ai vu qu’on a mis des
piliers, mais voilà… Et comment les voisins directs des trois maisons sont-ils
aidés et rassurés alors que le jour-même, je les ai rencontrés : ils ont été
abandonnés à leur triste sort, sans aide quelconque après le défoncement de
leurs portes d’entrée par les pompiers, pour vérifier s’il y avait du gaz et en
même temps la stabilité du bâtiment.
La Ville de Bruxelles veille-t-elle à la sécurité des piétons, en vérifiant que des
passages protégés sur les trottoirs permettent bien aux habitants d’y circuler en
toute sécurité, à pied, en chaise roulante ou avec des poussettes ? Ce qui n’était
pas le cas le lendemain ni le surlendemain, rue François Vekemans, je l’ai testé.
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J’ai vu aujourd’hui qu’il y avait des passerelles en aluminium qui étaient mises
devant certaines habitations.
Quelle sera le sort réservé aux maisons endommagées ? Et ne risquent-elled pas
de devenir, à moyen terme, des chancres au milieu de cette rue commerçante ?
J’ai vu qu’il y avait la démolition de la maison principale qui avait commencé,
avec le placement d’une grue rue du Rossignol, qui empêche un des riverains de
travailler puisque son garage (qui est donc son lieu de travail, avec tous ses
outils) est inaccessible pour encore trois ou quatre jours, mais aucune
information précise ne lui a malheureusement été donnée.
D’autre part, si la démolition de la maison a bien lieu, j’ai rencontré la
propriétaire de la maison en question et il semblerait qu’il y a déjà un petit
problème qui se pose : elle me signale qu’un ingénieur de la Ville lui aurait
signalé qu’il n’était pas question qu’on reconstruise une maison dans le même
gabarit. Or, elle a acheté cette maison il y a deux ans et demi et elle l’a achetée
avec autant de mètres carrés, donc je suppose qu’il y a deux ans et demi, tout ça
était accepté au niveau de l’urbanisme.
Je l’ai renvoyée également pour ça vers l’urbanisme, puisqu’on lui dit qu’elle
devra faire construire une maison beaucoup plus petite, or dans son achat, en
fait, ce n’était pas l’objectif.
Il y a plein de petites questions comme ça qui se posent…
Et je voulais savoir aussi quel serait l’impact de cet accident sur le planning des
travaux du tram, dont les travaux se réalisent dans une précipitation inouïe, qui
effraye tous les habitants, et un manque de communication flagrant avec ceux-ci
qui tournent en rond dans des rues qui se ferment, qui s’ouvrent, qui sont en
chantier… qui finalement ne permettent pas d’avancer dans Néder-over-
Heembeek – la pauvre, avec tout ce qui lui arrive !
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Merci.
M. Wauters.- Oui, merci, madame la Présidente. Mme Buggenhout,
évidemment, elle habite Neder-over-Heembeek et le vit tous les jours, donc
avec une perception aussi différente des choses que nous pouvons avoir en tant
que Bruxellois, Laekenois.
Lundi matin, une explosion suivie d’un incendie, rue François Vekemans, qui
réveille donc le quartier – 700 personnes évacuées. J’étais… Voilà.
Apparemment, les travaux du tram créent de gros embarras de ce côté de la
ville.
Nous avons toujours pensé, nous, Les Engagés-CD&V, qu’un tram mettant en
relation directement Neder-over-Heembeek avec le centre-ville était une bonne
chose. Encore fallait-il que cette majorité parvienne à fédérer, à enthousiasmer
autour de ce projet d’importance – et je pense que nous sommes nombreux,
parmi les conseillers, à avoir reçu beaucoup de communications, d’e-mails et de
gens insatisfaits (?). Et ce n’est pas nouveau, c’est quelque chose qui est
récurrent.
Nous faisons ce constat : ce n’est pas le cas. Visiblement, cette espèce de
fédération, cette espèce d’engouement pour un projet de ville que nous trouvons
important, n’existe pas. À Neder-over-Heembeek, les riverains ne sourient pas,
compte tenu du contexte actuel, avec les multiples chantiers en cours. Ils se
sentent enclavés, piégés – les mots que j’emploie, ce sont les mots que je
reçois : « piégés dans leur quartier ». On leur a dit que les choses allaient
s’améliorer, mais en réalité, ils me disent que ça empire.
À la suite de l’explosion, des habitants ont apparemment appris par la police et
les pompiers que les tuyaux Sibelga n’étaient pas enterrés à profondeur légale.
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Certains constatent quelques dégâts des eaux ou des dégâts à leurs maisons, à
leurs biens. Ils ne savent pas comment procéder pour ces démarches et je pense
que c’est important d’avoir ces réponses. Du coup, quand ils entendent un
ouvrier du chantier et du tram devant chez eux leur dire qu’ils vont faire les
nouveaux trottoirs, pour eux, c’est juste hors de question tant qu’ils ne recevront
pas l’assurance que les tuyauteries, par exemple, sont installées à profondeur
prévue.
Étant donné la situation, je ne leur jette pas la pierre en tant que propriétaire ou
qu’habitant, tout simplement.
Aujourd’hui, nous parlons de Neder-over-Heembeek, mais demain, nous
pourrons aussi parler de Laeken, des Pagodes. En effet, la multiplication des
chantiers isole et handicape ce coin de la ville, qui n’est pratiquement plus
accessible – et je vous assure que j’ai essayé, de toutes les manières ! –, sans
doute pour réussir à finir dans une période… on est en 2024… ah oui, c’est ça !
En effet, il y a des élections !
Que vont-ils penser quand ils vivront au quotidien la rupture de charge prévue,
qu’ils ne connaissent pas aujourd’hui, à partir des trams qui partent de la rue De
Wand directement vers le centre-ville ? Alors, résumons :
- Des accidents pendant les travaux du tram : de nombreux Heembeekois ne se
sentent pas écoutés. Certains sont furieux !
- En plus des travaux du tram, on a le quai Monnoyer qui s’est effondré, le plan
Good Move et le resserrage des bandes de circulation de la rue Van Praet.
Ça, c’est aussi quelque chose : tous les jours, c’est fou, il n’y a plus moyen de
passer nulle part ! J’ai essayé à vélo, j’ai essayé en transport en commun… J’ai
mis une heure et demie pour aller à Neder-over-Heembeek – un truc de fou ! On
est des citoyens qui habitent Bruxelles. À un moment donné, il faut quand
même trouver des solutions.
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- À cela, on ajoute le pont de Buda : j’ai appris aujourd’hui que sa fermeture
semble prolongée jusqu’avant les vacances. Je me dis : « Waouh ! Les habitants
ne voient pas le bout du tunnel. »
Les gens sont dépités, alors ils passent par exemple au vélo, au transport en
commun, comme je viens de le dire, et ils deviennent fous.
Au moment du budget, notre groupe, ici, Mme Debaets et moi, nous avions
attiré votre attention sur la multiplication des chantiers d’importance qui
immobilisent la ville pour tous les usagers – je dis bien « tous les usagers » !
Le fameux plan STOP (piétons, cyclistes et automobilistes), la fameuse ville à
dix minutes, ce n’est pas une réalité, c’est clair : pour aller à Neder-over-
Heembeek, je mets normalement cinq ou dix minutes, maximum. Là, j’ai mis
une heure quarante… c’est un truc de fou !
Face à ce qu’il faut bien, malheureusement, appeler une mauvaise gestion, voici
mes questions, messieurs et mesdames les membres (?) du Collège :
Les habitants du quartier reçoivent-ils régulièrement des informations dans leur
boîte ? Est-ce qu’elles concernent l’avancée du chantier actualisée ? Il semble y
avoir de grosses différences entre ce qu’ils lisent et ce qu’ils vivent chaque jour.
Apparemment, les pompiers et les services de secours ne sont même pas au
courant : quand il y a eu l’accident, visiblement, ils ne savaient pas par où
passer. C’est ce qu’on m’a raconté.
Procédez-vous à un état des lieux permanent ? Si oui, comment le faites-vous ?
Les automobilistes ne semblent pas respecter la signalisation – ça, je tiens aussi
à le signaler – autour de ce chantier. Ils roulent dans les rues, se gardent sur les
trottoirs.
Est-ce que c’est sanctionné aussi par la police ? Finalement, on ne peut pas non
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plus gérer un chantier si les gens se garent n’importe où.
Il y a toute une série de questions, mais je pense que la majorité doit donner des
réponses à ses habitants.
Merci.
De heer Vanden Borre.- Ik sluit mij natuurlijk aan bij wat mijn collega’s hier
zijn komen te zeggen. Het is eigenlijk voor veel inwoners van Neder-Over-
Heembeek de druppel die een emmer die al lang overvol zit doet overlopen. Die
explosie in die drukke winkelstraat heeft het een en ander in beweging gezet en
de frustraties die onderhuids aanwezig waren nog meer in het openbaar
gebracht. Want we zitten hier op een werf die veel inwoners eigenlijk niet
gewild hebben, die hun is opgedrongen zonder een akkoord van de buurt. Met
gigantisch veel overlast tot gevolg.
Vele mensen die ik ken die mij erover contacteren klagen al geruime tijd dat het
niet goed gaat in Neder-Over-Heembeek. Dat ze het gevoel hebben aan hun lot
te worden overgelaten. En dan gebeurt natuurlijk zoiets, een gasleiding die
ontploft. Ja. Ik denk dat er heel veel vragen onbeantwoord zijn. Ik sluit mij aan
bij mevrouw Buggenhout, de heer Wauters.
En misschien voer ik nog een klein aantal vragen aan. Is er ondertussen meer
duidelijkheid over de oorzaak van de ontploffingen?
Klopt het dat er wordt gezegd dat die leidingen misschien niet diep genoeg
waren? Was er een andere oorzaak?
Hoe komt het überhaupt dat men bij een grote werf geen rekening houdt met
wat er zich eigenlijk in de bodem bevindt? Klopt het eveneens dat die gasgeur
eigenlijk een paar dagen voor die ontploffing reeds opgemerkt was door
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buurtbewoners?
En hoe kan het dan eigenlijk dat er dan niet proactief werd ingegrepen? Dat er
geen onmiddellijke stopzetting van de werf is gebeurd en dat men niet heeft
onderzocht waar die gasgeur eigenlijk vandaan kwam? Want om zo’n
ontploffing te veroorzaken moet er natuurlijk een grote opeenstapeling zijn van
gas?
En dan natuurlijk ook wat betreft de mensen die rechtstreeks getroffen zijn:
bestaat daar al duidelijkheid over? Welke oplossingen heeft de Stad eigenlijk
voor de mensen? Herhuisvesting, ondersteuning en natuurlijk ook
psychologische hulp?
En wie zal het uiteindelijk finaal vergoeden? Is daar al duidelijkheid over? Want
mijn hoop is dat dat niet jarenlang aansleept, zoals bij sommige
verzekeringsdossiers, maar dat dat hopelijk toch snel kan gebeuren, dat die
mensen snel duidelijkheid hebben, dat ze snel verder kunnen met hun leven.
En dan de laatste bedenking, die ook is vermeld door de collega’s: die frustraties
zijn niet nieuw, zeker inzake mobiliteit. Mensen voelen zich echt afgesneden
van de Stad. Ze geraken nauwelijks meer in of uit hun huis omdat ze gewoon
onbereikbaar zijn door deze werf, maar ook door andere werven.
De tram naar De Wand die niet meer rijdt, de Budabrug. Er zijn nog vele
werken in de buurt die eigenlijk het leven van buurtbewoners gewoon zuur
maken. Dus ik denk dat het echt wel tijd is om een aantal antwoorden te geven
en hopelijk kunnen we die vandaag toch krijgen.
M. le Bourgmestre.- Merci, madame la Présidente. D’abord, les faits, avant les
différentes considérations :
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Ce lundi 22 janvier 2024, une explosion – vous en avez parlé – est intervenue à
hauteur du numéro 168 de la rue Vekemans. Pour ce qui est des raisons exactes,
c’est vrai que vous l’avez évoqué, on pense que c’est en effet une pelleteuse qui
a atteint une canalisation. Il y a une procédure d’expertise en cours et il ne
m’appartient évidemment pas, puisqu’il y a une enquête qui est diligentée, d’en
tirer (?) des conclusions, même si on se dirige vers ça.
D’abord, j’aimerais remercier les services de police, les pompiers, la Croix-
Rouge, les services de la Ville, et également les responsables de l’église Saint-
Pierre-et-Paul et du home Les Églantines pour la parfaite coordination de cette
situation de crise. Les services de secours et d’intervention se sont
immédiatement rendus sur les lieux de l’accident. Un poste de commandement
opérationnel multidisciplinaire a été mis en place pour assurer une coordination
optimale entre, notamment, Sibelga, les pompiers, la police, la direction
médicale, la Croix-Rouge et le service de sécurité publique du département
urbanisme de la Ville.
La cellule planification d’urgence s’est entretenue avec les différents
responsables des disciplines. Un plan d’intervention médical (PIM) a également
été activé pour prendre en charge les victimes et prévoir les renforts de la Croix-
Rouge, si nécessaire, au centre d’accueil. Je me suis, évidemment,
immédiatement rendu sur place, auprès de ce centre de commandement qui était
sur la place Peter Benoit où j’ai eu plusieurs réunions avec les différents
directeurs : notamment avec le directeur du poste de commandement
opérationnel, le colonel des pompiers et les services de secours et d’intervention
pour m’assurer de la prise en charge des personnes évacuées, sachant que la
personne qui était blessée – au-delà des deux travailleurs de Sibelga – était
d’ailleurs évacuée dans un de nos hôpitaux, puisqu’elle a été évacuée sur le site
Paul Brien qui, comme vous le savez, est géré par l’hôpital Brugmann.
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Des centres d’accueil temporaire ont été ouverts pour les riverains évacués, dont
les enfants d’une crèche et les élèves de deux écoles. Ils ont notamment été
accueillis dans l’église et dans le réfectoire de la résidence Les Églantines, à
proximité de la place Peter Benoit. Les riverains accueillis à la résidence Les
Églantines ont pu bénéficier d’un repas de midi (il s’agissait principalement de
personnes âgées). Les services de police les ont transportés, puisque beaucoup,
en effet, étaient relativement peu mobiles, ce qui n’a pas été nécessaire pour les
enfants de la crèche et des écoles qui ont pu rentrer chez eux ou rejoindre les
écoles.
Et je remercie aussi M. Hellings et les services des Cuisines bruxelloises, : au
cas où ils n’auraient pas pu rentrer à l’école pour le midi, on avait prévu des
repas pour tous les enfants.
En fait, dans les 600 personnes évacuées, comme on l’a vu dans la presse,
l’immense majorité, ce sont les écoles. Il y avait une trentaine d’adresses sur la
rue Vekemans, mais ce sont les écoles et la crèche qui ont constitué plus de 500
personnes qui ont été évacuées.
Le poste de commandement opérationnel est resté en place jusqu’à 13h10 pour
superviser les vérifications sur d’éventuelles présences de gaz dans les
habitations touchées et leur stabilité. L’explosion a fait trois blessés, en effet,
dont deux employés de Sibelga qui ont pu être pris en charge sur place. La
troisième personne, l’habitante de l’immeuble, a été immédiatement emmenée à
l’hôpital, qu’elle a pu quitter le jour même.
C’est en sortant de son immeuble – et on peut le comprendre – après l’explosion
qu’elle s’est blessée avec certains débris. J’ai eu immédiatement un contact avec
son père, que j’ai vu dès le matin et qui me donnait des nouvelles rassurantes de
sa fille. Mon cabinet est en contact régulier avec les propriétaires de la maison :
c’est un couple qui est là-bas ; vous les avez rencontrés, madame Buggenhout.
Ils pourront témoigner qu’on les a quasi tous les jours en ligne pour le suivi.
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Nous restons, évidemment, disponibles pour toutes leurs questions, sur celles
qu’ils peuvent également avoir.
De dienst slachtofferhulp van de politie was onmiddellijk ter plaatse en heeft
contact gehad met de slachtoffers en geëvacueerden. Deze heeft aan de
gezinnen die dit wensten ondersteuning en psychologische hulp geboden.
Le 26 janvier 2024, Sibelga, notamment à ma demande et celle de Mme
Hariche, a distribué un flyer pour informer les riverains. En effet, vous l’avez
évoqué, beaucoup se demandaient : « Est-ce qu’on peut réintégrer ? Est-ce
qu’on peut être sûrs ? »
(...)
Oui, je ne sais pas qui parlait… mais le 26, on a fait ce flyer. Je le lis : « Le
réseau de distribution de gaz installé répond aux prescriptions en vigueur,
notamment en termes de profondeur en voirie. En 2022, dans le cadre du
contrôle systématique de nos installations, celles-ci ont été inspectées dans votre
quartier. Par ailleurs, à la suite de l’accident de ce lundi, dans l’emprise du
chantier, des inspections approfondies ont été effectuées sur notre réseau. »
Il y avait une demande logique des habitants qui voulaient (?) savoir : « Sibelga,
est-ce que vous êtes bien repassé ? »
Je vous passe les détails, mais ils m’ont expliqué comment ils fonctionnaient :
c’est avec des ballons qu’ils coupaient les réseaux de basse tension – c’était ça,
c’est ce qui mène aux habitations – et comment chaque habitation a pu être
vérifiée par Sibelga avant de rouvrir l’ensemble.
Pour ça, ils ont l’air de bien maîtriser la façon dont ça se passe.
En outre, afin de renforcer la sécurité, Sibegla a eu une réunion avec
l’entrepreneur en charge du réaménagement de la voirie pour discuter des
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bonnes pratiques essentielles à respecter lors de travaux à proximité
d’installation de gaz – puisque vous l’avez tous dit : ce n’est pas les rails. Ça, ils
sont placés depuis longtemps. Ce sont les trottoirs qu’on est en train de refaire
partout.
Aujourd’hui, le commanditaire est Bruxelles Mobilité, ce n’est pas la STIB (j’ai
entendu quelqu’un qui parlait de la STIB). On est dans les pouvoirs publics,
mais c’est pour dire qui est l’interlocuteur par rapport à l’entrepreneur. En
parallèle, un des experts de Sibelga se met à disposition de l’entrepreneur et sera
régulièrement présent pour un suivi préventif du chantier.
Enfin – et c’est vrai que ça, on l’a dit aux habitants, mais ça nous semble de
bonne gestion de dire ça –, à la moindre inquiétude face à une éventuelle odeur
suspecte, il ne faut pas hésiter à contacter le dispatching de Sibelga au numéro
d’urgence gratuit 0800 19 400, qui est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Et en effet, dès qu’il y a eu l’odeur, la camionnette de Sibelga est partie.
D’ailleurs, une des raisons pour lesquelles il y a deux employés de Sibelga qui
ont été légèrement blessés, c’est parce qu’ils étaient sur place immédiatement au
moment où l’explosion a eu lieu.
En ce qui concerne plus spécifiquement la zone de l’explosion (?), le périmètre
de la zone a été balisé après examen des experts impliquant, malheureusement,
la démolition du bien sinistré : le n° 168.
On a envoyé directement – et je veux vraiment les remercier – les services de
l’urbanisme de la Ville et les deux ingénieurs qui ont été immédiatement sur
place. Ils ont constaté qu’il n’y avait pas d’autre solution que de détruire ce
bien.
Je conçois évidemment combien c’est extrêmement pénible pour les
propriétaires !
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Pour ne pas perdre de temps par rapport aux deux autres numéros, les deux
bâtiments juste à côté, c’est moi-même qui ai signé l’arrêté de démolition.
Donc, procéduralement, normalement, c’est le maître d’œuvre Bruxelles
Mobilité, mais j’ai pris la responsabilité de signer l’arrêté de démolition pour
qu’on ne perde pas de temps, pour que les deux immeubles, qu’ils devraient
pouvoir réintégrer relativement rapidement : une fois qu’on aura stabilisé, une
fois qu’on aura détruit le 168, bien consolidé les 166 et 170, ils pourraient
réintégrer rapidement. C’est pour ça que j’ai pris cet arrêté.
Le chantier de démolition a commencé le 25 janvier. L’adjudicataire a essayé,
dans la mesure du possible – j’ai demandé qu’on voie avec les propriétaires de
cet immeuble –, qu’ils puissent récupérer un maximum d’affaires personnelles.
Malheureusement, vu les dangers d’effondrement, ils n’ont pas pu récupérer
tout ce qu’ils auraient peut-être souhaité.
L’accès aux biens mitoyens 166 et 170 est encore interdit à ce jour. Ces
bâtiments seront rendus accessibles à leurs occupants dès que la stabilité sera
assurée. Les occupants ont été accompagnés par le service sécurité publique de
la Ville pour récupérer quelques affaires. On a essayé de les accompagner, ils
sont logés ailleurs.
Naast de drie huizen die het zwaarste getroffen waren, zijn er ook nog een
aantal naburige panden die mogelijk schade hebben, zoals bijvoorbeeld
gebroken ruiten, verzwakte schoorstenen en verplaatste zonnepanelen.
De terugbetaling van de schade is voornamelijk een zaak van de respectievelijke
verzekeringsmaatschappijen die voor zover wij weten allemaal reeds
gemobiliseerd zijn.
Là aussi, on a tout de suite contacté les assureurs. Il y a l’assureur de la
personne, c’est la fameuse assurance incendie, et l’assurance en responsabilité
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du commanditaire, qui est Bruxelles Mobilité. Et, peut-être, à terme, l’assureur
de l’entrepreneur. Le but, évidemment, c’est qu’on aille le plus vite possible.
Déjà, avec l’assurance incendie classique que vous avez sur le bien (et ces
personnes sont assurées), ils sont relogés – ce n’est pas idéal, soyons clairs,
madame Buggenhout, monsieur Wauters et monsieur Vanden Borre… On avait
vu le papa, pour être sûr : est-ce qu’on devait intervenir pour un relogement ?
La réponse est non – je parle pour tous les gens du 168. Ceux du 166 et du 170
ne s’étant pas manifestés, ils ont apparemment trouvé un relogement. Eux, on
espère vraiment que, d’ici une semaine ou deux, ils puissent réintégrer leur bien.
Concernant les dédommagements, ce sont les assurances spécifiques, en cas
d’existence d’une police en la matière, qui doivent être mobilisées.
Concernant les diverses questions que j’ai eues par rapport à la sécurisation des
piétons, qui est assurée avec des passages protégés sur les trottoirs, permettant
aux habitants de circuler, c’est vrai que quand j’ai été sur place, j’ai eu des
remarques de gens qui m’ont dit : « Il y a des palettes de bois, ça ne va pas ! »
Vous avez vu (et je suis content que vous l’ayez dit, madame Buggenhout) : je
suis intervenu pour dire qu’il faut mettre des palettes en fer.
Ce n’est pas idéal : pour qui connaît, quand on refait un trottoir, la période où on
le refait, c’est compliqué. Mais je répète que le plus lourd est fait, qui était le
fait de placer les impétrants. Je vous rappelle que les impétrants, c’est
important : ça veut dire qu’en termes de gaz, d’eau, mais aussi de fibre optique,
on a tout remplacé. Tout a été vérifié : toute cette zone de Neder-over-
Heembeek est bonne pour quinze, vingt ans. Ça aussi, c’est quand même
important. Quand on ouvre la rue, on essaye de tout refaire d’un coup.
Donc là, les gens avaient raison – je suis désolé, je suis un peu plus long, mais
je crois que ça vaut la peine –, on a maintenant, demandé qu’on mette ce que
vous avez cité, madame Buggenhout : des accessibilités qui soient autres que
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des palettes en bois. En effet, beaucoup de personnes âgées nous disaient : « J’ai
une mobilité correcte, mais passer sur cette palette est pour moi vraiment
dangereux et ne va pas. » Donc, on est intervenu par rapport à ça.
Vous me parlez d’un garage qui est bloqué par la grue pour la démolition, je
vais voir demain. Honnêtement, je n’avais pas connaissance de ce fait, merci de
me l’avoir signalé. Je vais voir ce qui est possible. On a entamé les travaux de
démolition en espérant qu’ils aillent le plus vite possible, on va voir avec ce
garage ce qu’on peut faire.
L’impact de l’explosion sur le planning du chantier du tram reste à déterminer,
mais il semble que pour l’instant ça n’a aucun impact, tenant compte des
démolitions en cours. Pour l’instant, ce n’est pas à cause des (?) rails, puisque je
répète qu’on avait déjà fini toute cette partie. Le Zavelput est quasi terminé
aussi, donc c’est les trottoirs sur lesquels on travaillait.
L’accessibilité du quartier : Bruxelles Mobilité met tout en œuvre afin de
minimiser les désagréments. Les riverains ont, notamment accès à leurs garages
qui sont dans les zones de chantier, et ce, hors horaires de travail.
Une réunion de travail pour discuter plus largement des accès des Heembeekois
et de la communication… Pour information, la place Zavelput sera terminée en
février 2024. Donc, le mois prochain, on aura fini. Et les travaux de la rue
Vekemans devraient être finis fin avril, donc on aurait fini les trottoirs, puisque
le reste est déjà fini.
Des états des lieux permanents sont effectués avec le chef de chaque intervenant
sur site : concessionnaire, STIB, etc. Chaque entreprise doit réaliser un état des
lieux avant de commencer ses travaux. Ça, c’est pour les éventuelles fissures
dont vous parliez.
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En ce qui concerne ce que vous disiez, monsieur Wauters, sur les automobilistes
qui ne sembleraient pas respecter la signalisation, roulent dans les rues, se
garent sur les trottoirs, j’ai en effet aussi été contacté par l’école de Heembeek
qui me disait que beaucoup de parents venaient sur les trottoirs et qu’il y a des
parents qui déposeraient bien leurs enfants en voiture dans la cour de récréation.
Donc, c’est compliqué… On va mettre des stewards, la police va parler.
La directrice m’a contacté la semaine passée pour me dire que ça devenait
problématique, puisque les trottoirs ont disparu et que les gens ont l’art de se
mettre contre, et que ça pourrait mettre en danger. On va faire passer la police
dans ce coin-là, près des écoles.
Je l’ai dit : on a accès aux garages et on renforce la police. Les équipes sont
aussi en dialogue (?) avec l’ombudsman.
Alors, vous m’avez posé plusieurs questions… Est-ce que je réponds sur Van
Praet et tout ce qu’il y a autour ? On l’a déjà fait, un peu, la fois passée.
Ce qu’on fait comme organe d’information. : il faut reconnaître qu’il y a une
page Facebook qui est bien faite. Je remercie notamment Mme Lhoest qui
m’avait interpellé, avec M. Ben Abdelmoumen.
J’ai un peu renvoyé vers la page Facebook : on n’a pas fait un toutes-boîtes par
rapport à ça, sachant qu’il y a quand même pas mal de Heembeekois qui sont
dessus et on est vraiment en réaction permanente.
Vendredi, j’ai encore une réunion sur le quai Monnoyer avec Sibelga, avec le
port de Bruxelles (?), et jeudi matin, j’ai encore une réunion avec le port sur le
pont Buda.
C’est vrai qu’on joue de malchance, là-dessus : on a remis un feu et le rond-
point est terminé à ce qu’on appelle le « pôle Heembeek », où va se greffer le
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tram et tout le déménagement de l’autoroute A 12. Là, on est en plein chantier.
On le savait, on est en plein dedans par rapport à ce chantier-là – c’est vrai que
les chantiers sont un peu en même temps, je ne vais pas le nier, on le savait.
Mais on ne savait pas qu’on allait avoir le problème du quai Monnoyer.
On essaye de rouvrir la rampe qui mène à Docks, ça, c’est plus pour l’accès par
le quai des Usines, pour pouvoir remonter vers le boulevard Lambermont. On
est en cours de discussion : le quai Monnoyer, je ne peux pas vous donner de
délai, parce qu’on a des réunions avec Sibelga et le port pour évaluer cet
affaissement de voirie et cet affaissement de quai.
Le pont Buda, j’espère qu’il puisse être réparé pour ce premier semestre,
puisque c’est l’accès Neder-over-Heembeek/Haren/Evere, où il y a un vrai
blocage de ce côté-là.
Vous savez que c’est une péniche – ce n’est pas un plan de mobilité – qui est
rentrée dans le pont et qui l’a mis par terre. Il y a un problème, c’est qu’il est
très ancien : il y a un problème de rivets – comme ça, vous savez tout – qui est
assez complexe à résoudre.
Je peux vous dire qu’une de nos préoccupations, c’est que ce pont de Buda
rouvre le plus vite possible. Par rapport à ça, on a un suivi permanent.
Si vous avez, évidemment, des riverains qui pensent qu’ils n’ont pas été
contactés, honnêtement, on a répondu à tous ceux qui nous ont appelés,
contactés par e-mail, par messenger… par tout ce qu’on peut imaginer. On a mis
des équipes sur place et on est principalement en contact avec les trois
immeubles, et surtout celui qui est détruit.
Sur le permis d’urbanisme, honnêtement, c’est trop tôt, mais je ne vois pas
pourquoi il n’aurait pas la même surface. Après, on va devoir discuter de ce
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qu’ils vont introduire, des assurances et de comment les assurances
interviennent.
On mettra tout notre poids, évidemment, pour que ces personnes retrouvent le
plus vite possible le 166 et le 170, à mon avis dans les semaines qui viennent.
Mais pour le 168, ça va mettre du temps, madame Buggenhout. Je ne vais pas
mentir à ces propriétaires, ils le savent déjà. Ils sont en contact permanent avec
ma cheffe de cabinet qui les a eus beaucoup de fois en ligne. Je comprends, en
effet, leur détresse.
Donc, voilà un peu les informations. Je veux vraiment dire que l’ensemble des
services publics a réagi immédiatement et je remercie, d’ailleurs, pour la
modernité des moyens mis en place, notamment par les pompiers de Bruxelles,
avec Sibelga sur les postes de commandement.
C’est vrai que je me suis concentré d’abord sur les écoles, les crèches et les
personnes âgées qui étaient hébergées dans notre home du CPAS, dont je veux
encore remercier le personnel.
Après, pour les victimes directes, aujourd’hui, honnêtement, tout le monde a
réagi. Le chantier doit pouvoir reprendre objectivement, on a demandé à Sibelga
de rassurer les riverains, notamment avec ce tract qui était un peu partout.
Voilà, en gros, les actions qui ont été faites par rapport à cet incident qui,
évidemment, je le comprends, a secoué une bonne partie de nos concitoyens.
Voilà, madame la Présidente.
Mme Buggenhout.- Merci pour ces apaisements et ces réponses proactives.
Simplement, il reste encore quelques interrogations :
D’abord, vous ne m’avez pas dit, si les personnes ont besoin d’un suivi
psychologique, à qui doivent-elles s’adresser ? En fait, je pense que c’est là que
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la communication ne passe pas bien.
Est-ce qu’il faut s’adresser au cabinet du Bourgmestre ? Où faut-il s’adresser ?
M. le Bourgmestre.- Ils peuvent toujours contacter notre cabinet. Et on a une
cellule, notamment, à la police. Il ne faut pas hésiter.
C’est vrai qu’on s’est concentré sur les propriétaires, les enfants et tout ce qu’il
y avait autour, comme contacter les parents. On a laissé une cellule sur place et
si quelqu’un a un problème, évidemment, on a un service d’aide aux victimes
extrêmement performant à la police de Bruxelles. Des personnes qui sont
vraiment dévouées.
Le mieux, c’est de me contacter par e-mail ou par téléphone (je pense que je
suis facile à trouver) et on relayera vers les services d’aide aux victimes.
Merci pour votre question.
Mme Buggenhout.- Merci, mais j’ai par exemple rencontré cet après-midi la
propriétaire du 166, la maison rose (ce n’est pas l’ancienne imprimerie, c’est
l’autre). En fait, cette personne, on ne lui a pas proposé de suivi psychologique.
Vous n’avez pas proposé de les rencontrer, vous m’avez simplement dit : « Ils
ne se sont pas manifestés. »
Il faut dire que cette personne ne parle pas très bien le français, donc je pense
qu’écrire un e-mail, c’est peut-être quelque chose de compliqué. Est-ce qu’on
ne pourrait pas la contacter ? Avoir une… ?
M. le Bourgmestre.- Je vais la faire venir. Si vous avez ses coordonnées – je
vous remercie pour ça –, je vais la faire venir. C’est vrai que… Bon, nos
ingénieurs sont en contact avec eux et c’est vrai que n’ayant pas manifesté…
C’est parfois difficile, pour certaines… Je sais qu’elle habite maintenant rue des
Faînes, mais… donc, je ne sais pas.
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Pas de problème : on va la voir. Je prendrai les coordonnées, on va la voir. Et on
a ses coordonnées via notre ingénieur.
Mme Buggenhout.- D’accord. D’autre part, c’est justement la propriétaire de la
maison vraiment endommagée qui m’a fait la remarque, en disant : « Je ne
comprends pas, c’est pour ça que je tiens à l’enquête. Je ne comprends pas que
quand Sibelga est arrivé, on ne m’ait même pas demandé de sortir de la
maison ! »
Et en fait…
M. le Bourgmestre.- Pour être clair, c’est pour ça que les deux ouvriers ont été
blessés, ils n’ont même pas eu le temps : en fait, ils sont arrivés avec leur
camionnette. De ce que je sais – donc attention, madame Buggenhout, je
préjuge un peu l’enquête. De ce que je sais, ils sont arrivés et au moment où ils
sont arrivés, c’est comme ça qu’ils ont été blessés, il y a eu l’explosion. La
poche s’est créée apparemment vers la cave, si j’ai bien compris (je ne suis pas
ingénieur).
La pelleteuse aurait touché une canalisation et c’est à ce moment-là que ça a
sauté.
Les ouvriers de Sibelga n’ont pas eu le temps de fermer. Ce qu’ils ont fait après,
ils m’ont expliqué qu’avec un mécanisme de ballon ils ont fermé toutes les
basses tensions. Heureusement, ça n’a pas touché une haute tension de gaz avec
un haut débit ! Il y a peu de mètres cubes qui passent dedans, c’est les mètres
cubes qui doivent passer pour alimenter une habitation individuelle, à ce que
j’ai compris – je mets « vingt-cinq conditionnels », puisque je ne suis pas
enquêteur, ni ingénieur en gaz.
D’après ce que j’ai compris, les personnes n’ont pas eu le temps de prévenir : ça
a sauté et c’est bien ça, le problème.
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Cette dame, si j’ai bien compris – c’est son papa qui me l’a expliqué –, elle a été
blessée quand elle est sortie, par des débris. Elle n’a pas été blessée par
l’explosion – et heureusement, quand on voit ce qui est arrivé à la maison !
Elle a été blessée parce que, évidemment, vu l’explosion, elle est sortie et là, il y
a des débris qui l’ont blessée. C’est comme ça qu’elle a été emmenée tout de
suite à Paul Brien.
Mme Buggenhout.- Je voulais savoir, vous me dites qu’il y a une enquête qui
est en cours. Je crois que M. Vanden Borre l’avait aussi souligné : comment se
fait-il que des canalisations de gaz se trouvent à 40 centimètres et pas à un
mètre comme c’était prévu ? Est-ce que les travaux des impétrants qui avaient
été faits au préalable n’ont pas endommagé ou n’ont pas respecté ça ? Parce que
le jour même…
M. le Bourgmestre.- Je vais être prudent : je pense que certains disent peut-être
ça pour ne pas engager leur responsabilité. Donc attendons de savoir entre
l’entrepreneur et Sibelga. C’est pour ça que je ne veux pas me prononcer là-
dessus, parce que, honnêtement, personne n’a la réponse : pour le moment, c’est
un « ping-pong ». Certains vont dire « c’est lui », « c’est moi »…
Tout ce que j’ai demandé à Sibelga, indépendamment des choses, c’est de
vérifier qu’il n’y a plus de problème. Donc ils ont vérifié toutes les sections,
chaque maison, dès le matin même (?).
Franchement, c’est assez impressionnant comme tout ça est très organisé :
chacun sait ce qu’il doit faire et comment on rétablit : c’est vraiment un peu
comme des plombs dans une maison : on éteint puis on rallume, puis on remet
un peu… C’est la même chose pour le gaz. Ils ont éteint bloc par bloc, puis
rallumé bloc par bloc pour vérifier. Ils passent aussi ce qu’ils appellent un
« tapis », ce qui permet de voir s’il y a des fuites.
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Je ne suis pas ingénieur, madame Buggenhout, mais je les ai encore vus
vendredi et ils m’ont quand même l’air de bien connaître leur métier.
Mais on le sait, le gaz… ce n’est malheureusement pas la dernière fois qu’il y
aura parfois un problème de gaz. Heureusement, c’est extrêmement rare, mais
on sait que le gaz est une matière volatile, par essence, donc qui peut parfois
comporter des risques. Mais je pense qu’on a vraiment de grands professionnels
avec Sibelga.
Mme Buggenhout.- La dernière petite chose à laquelle vous ne m’avez pas
répondu, c’est le dédommagement prévu pour les personnes évacuées. À qui
elles peuvent s’adresser ? Celles qui n’ont pas eu leur maison démolie, mais qui
ont dû interrompre leur activité professionnelle, qui ont subi des dommages
collatéraux, par exemple, chez qui peuvent-elles aller ? Chez leur assureur ?
Chez Sibelga ?
M. le Bourgmestre.- Oui, chez leur assureur et nous en faire part. On peut se
faire le relais de ça, si des gens ont des dommages. On l’a fait dans plein de
dossiers où, même quand on n’est pas responsables, on aide les gens. Si
quelqu’un a un vrai problème comme ça, on est évidemment ouverts à voir ce
qu’il se passe.
Je rappelle quand même qu’à 13h10 – et chapeau aux pompiers et au service de
Sibelga ! –, tout était rétabli. L’explosion a eu lieu vers 7h30 (je me souviens
que c’est Mme Hariche qui m’a prévenu) et ils ont mis un temps extrêmement
rapide à rétablir une normalité.
Donc, de nouveau, s’il y a des cas, franchement, qu’ils les envoient chez nous.
On a notre service juridique, on a un service d’appui, un service d’aide
psychologique, on les aidera.
Même s’ils ne maîtrisent pas bien les méandres administratifs, comme vous
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l’avez dit, madame Buggenhout, envoyez tout le monde chez nous et on
trouvera bien les relais, comme on l’a fait dans d’autres cas.
Mme Buggenhout.- Je vous remercie, monsieur le Bourgmestre.
M. Wauters.- Monsieur le Bourgmestre, vous avez bien fait votre travail. Merci
de nous répondre/ ça, c’est très bien. Ce qui est important… On a parlé de
profondeur et j’ai bien compris que c’est un peu trop tôt pour se parler par
rapport à ça. C’est un peu dangereux d’imaginer que des pompiers ou des
policiers s’expriment comme ça, en disant : « Oui, les tuyaux de Sibelga… » Il
faut faire attention, quoi qu’il en soit, et du coup, les riverains nous relayent ce
qu’eux ont entendus (?). Et ce n’est pas un « bon plan », à mon avis. Même si
après, en tant que chef de la police et de la Ville, vous dites : « Je réponds à une
série de choses. »
Vous avez fait ce « job »-là et rien que pour ça, c’est bien.
Un accident, évidemment, sur un chantier d’une importance pareille, peut
toujours arriver. Ce que j’ai entendu, ce soir, et je m’en réjouis – je crois qu’on
pourrait tous s’en réjouir et remercier les équipes de secours, la Ville de
Bruxelles qui a fait son « boulot ».
Mais ça, c’est après. En fait, mes questions, c’était plutôt avant : on n’est jamais
à l’abri, vous l’avez dit vous-même. Le gaz, on ne peut pas toujours prévoir – et
pourvu que ça ne nous arrive pas, évidemment !
Dans les questions que je posais en disant : « On reçoit des ttoutes-boîtes, etc.,
mais comment se fait-il que les différents pompiers et autres services de secours
n’étaient pas au courant ? » Ça, c’est important, me semble-t-il : le jour où il y a
eu l’accident, ils ne savaient pas très bien par où passer. Ça a un peu patiné, me
semble-t-il, en tout cas, de ce que j’ai entendu des riverains de Neder-over-
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Heembeek.
Mme Buggenhout.- Si je peux ajouter, c’est parce qu’à Neder-over-Heembeek,
je vous l’ai dit, monsieur le Bourgmestre, tous les jours, les rues changent. On
peut aller d’un côté, puis plus…
Et les pompiers ne s’en sortaient pas – la police non plus, d’ailleurs.
M. Wauters.- Voilà ! En fait, ils ne savaient pas où ils devaient intervenir, ou
comment intervenir… et ça, c’est de l’amont, donc ça ne doit plus arriver – et ça
n’arrivera plus, je l’espère !
Effectivement, si on a fait toute une série de choses une fois que la chose est
arrivée – et je m’en réjouis, je remercie tous les services et la Ville de Bruxelles,
quoi qu’il en soit –, mais en fait, c’est en amont qu’on doit être le plus attentif
possible. Ça, c’était le premier élément que je voulais donner – désolé, c’est un
gros dossier !
C’est important parce que ça évite toute la suite, notamment tout ce que la Ville
doit déployer pour les écoles, tout ce que vous avez dit et qui, à juste titre, a été
fait, donc je n’ai pas de problème avec ça, évidemment : je suis ravi que la Ville
reste en contact avec les sinistrés, quels qu’ils soient.
Mais encore une fois, ça c’est après, et pas avant.
Merci pour la petite explication par rapport à la STIB et Bruxelles Mobilité. Je
ne faisais pas l’erreur, mais peut-être que d’aucuns le faisaient, donc c’est
important. Vous avez aussi, très brièvement, parlé du pont Van Praet, de
Monnoyer, en disant : « Pas de chance, tout ça est arrivé en même temps. » Tout
à l’heure, dans mon intervention, c’était vraiment ça que je voulais dire. Si on
donne l’information aux gens de Neder-over-Heembeek qui y habitent tous les
jours… Je parlais de ma collègue Buggenhout qui habite là, mais en fait, on est
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tous habitants de la ville. Quand je me retrouve à Neder-over-Heembeek pour
une raison x ou y, parce qu’on peut encore y faire des achats – ça arrive. On
peut s’y promener, et puis on se dit : « Qu’est-ce qu’on fait ? »
Je pense que l’information, une fois qu’elle est transmise via le toutes-boîtes
dans le quartier, elle doit être transmise via un numéro de téléphone, via une
adresse e-mail. Vous avez parlé d’excellents sites. Facebook, c’est très bien. Je
suis un peu légaliste pour ça, mais je pense que la Ville de Bruxelles, ce n’est
pas loin de 200.000 habitants. Un Laekenois, quelqu’un du Pentagone peut
avoir besoin d’aller dans sa propre ville, à Neder-over-Heembeek, à Laeken – ce
que nous, les Laekenois, on appelle Laekendorp : à De Wand, si vous voulez, ou
aux Pagodes.
Donc, cette information doit paraître. C’est ce que j’ai envie de dire de tous les
éléments que vous donnez, parce qu’ils ont du sens, ils sont bons.
M. le Bourgmestre.- Donc, c’est vrai, on ne va pas nier qu’on a fait le pari de
faire un peu tout en même temps, en se disant : « Soit, on étale pendant des
années, soit, on fait tout d’un coup. »
M. Wauters.- Peut-être un peu trop…
M. le Bourgmestre.- Je ne sais pas. Parce que les gens, parfois, en ont assez
d’être tout le temps dans les travaux…
M. Wauters.- C’est vrai.
M. le Bourgmestre.- … Donc c’est vrai que c’est une souffrance.
Comme on a fait ce pari dans le centre-ville à un moment donné et voilà, ça a
plutôt bien fonctionné : maintenant, on a un centre-ville où il reste encore
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quelques travaux, en effet, autour de la Bourse, mais on a quasi fini l’ensemble
et autour de Brucity.
M. Wauters.- C’est un pari, d’accord.
M. le Bourgmestre.- Oui. Je regarde M. Dhondt et Mme Maes, parce que voilà,
on a pris ce pari de dire : « Maintenant, on boucle ! »
Et sur Neder-over-Heembeek, c’est la même chose. On s’est dit : « On refait les
canalisations, on refait l’ensemble des impétrants, on refait tous les trottoirs. »
On n’était pas obligés de tout refaire, mais on s’est dit : « C’est l’investissement
majeur : on refait l’espace public, on refait tout le Zavelput, on refait tout
Heembeek et on refait le pôle qui descend de l’A 12, pour avoir ce changement
structurel. »
On le reconnaît. On l’assume.
M. Wauters.- Oui, vous l’aviez dit lors de l’arrivée du tram, donc c’est clair.
M. le Bourgmestre.- Donc on savait que ça allait basculer sur quelque chose de
compliqué. Il se fait qu’on est dans un timing court, parce qu’on travaille à
marche forcée.
Sur les implications, en effet, des incidents qu’il y a eu : Monnoyer, Buda et tout
ça, au-delà du site – et je veux encore remercier nos deux collègues, qui m’ont
relayé là-dessus –, on a fait une communication de presse, aussi. On ne peut pas
faire un toutes-boîtes dans toute la ville : ça, ce n’est pas possible.
M. Wauters.- Je ne parlais pas d’un toutes-boîtes.
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M. le Bourgmestre.- On utilise les canaux de la Ville et – je dirais –
« associatifs » pour essayer de communiquer.
Sachant que, sur le transfert de bus, par exemple, pour l’instant, le terminal tram
est coupé le temps des travaux, on est en train de faire un contresens « bus » sur
la latérale qui est en train d’être mis en place, donc ça va changer cette semaine.
On améliore tout le temps les choses : le feu a déjà changé beaucoup de choses
pour les automobilistes – entre il y a deux semaines et maintenant, il y a quand
même un gros changement.
Quand j’ai été à Neder-over-Heembeek, objectivement, ça bloquait assez en
face du Docks, sur le quai, mais une fois qu’on était passé à côté du pont, c’était
fluide, sur le côté.
M. Wauters.- Tout à fait, oui, c’est vrai. Et c’est cette info-là que je veux. C’est
cette communication-là qui est nécessaire, pour nous…
M. le Bourgmestre.- Et donc c’est vrai que sur les travaux de l’A 12, le rond-
point est fini. Ça, c’est plutôt une bonne nouvelle. Quant au reste, je n’ai plus le
timing exact, mais pour le Zavelput, c’est en février que ce sera fini et fin avril
pour toute la rue Vekemans – les trottoirs : je rappelle que les rails sont posés.
Ça, c’est fini, on ne doit plus mettre les rails.
Donc, on est quand même dans un chantier global qui devrait finir dans le
courant du mois de juin. Je reconnais que c’est lourd, compliqué, mais il n’y a
plus que trois, quatre mois à tenir.
M. Wauters.- Vous l’avez dit : c’est un pari, et toutes les explications que vous
avez données… vous l’avez expliqué au moment où vous vous battiez pour que
le tram arrive à Neder-over-Heembeek.
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Et excusez-moi, mais on vous a…
M. le Bourgmestre.- On aura, et les Heembeekois doivent le savoir, un tram
qui ira de l’hôpital militaire – vous savez que nous sommes en négociation avec
la Défense pour améliorer et créer une polyclinique – jusqu’à l’avenue
Churchill, sans rupture de charge. C’est vraiment un des trams qui permettra de
relier les deux grandes parties de Bruxelles sans rupture de charge, ce que
beaucoup de seniors, notamment, nous on dit.
Je rappelle… Je m’excuse de faire un parallèle, mais je me souviens de tout le
débat sur le tram 9 qui a aussi été très épique à Laeken : ça allait être
l’Armageddon, la catastrophe.
M. Wauters.- Il est là.
M. le Bourgmestre.- Aujourd’hui, notamment beaucoup de seniors nous
disent : « Ce tram 9, ça a tout changé pour moi. Ça relie Jette et Laeken de
façon simple. »
Mais je sais que c’est compliqué pour l’instant, je ne le nie pas…
M. Wauters.- Oui, et vous avez dit vous-même… Excusez-moi, je vous prends
un peu la parole, mais c’était ma réplique – mais c’est très intéressant ce que
vous me dites.
Donc, c’est un pari, j’entends très bien que c’est un pari.
Je reviens avec cette idée, que je ne lâcherai pas : c’est la qualité de vie, de notre
vie. Alors, il faut trouver l’adéquation, et je pense qu’on peut la trouver tous
ensemble, entre cette qualité de vie, qui est importante – j’entends quand même
que beaucoup de Bruxellois trouvent que c’est compliqué, avec les accidents qui
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arrivent : vous avez parlé de Monnoyer, etc. –, mais aussi avec cette envie de se
dire : « On va peut-être tout faire en même temps. » Je crois que j’ai noté
exactement ce que vous avez dit. Ce n’est pas grave, mais c’est cette adéquation
qu’il faut trouver. Et aujourd’hui, désolé, mais cette adéquation, on a du mal à la
trouver.
Donc, la communication – j’insiste ! Pas ici, au Conseil, mais vraiment pour les
Bruxellois, pour tous nos habitants – et la qualité de vie, qui doit être en
adéquation.
Ça, ce sont les deux éléments que je voulais souligner (?). Merci beaucoup,
monsieur le Bourgmestre.
De heer Vanden Borre.- Dank u wel, voor uw antwoorden, meneer de
Burgemeester. Het voordeel aan twee excellente collega’s die hun dossier goed
kennen is natuurlijk dat er een interessant debat volgt, het nadeel is als je daarna
moet volgen dat alles al gezegd is of toch heel veel.
Ik denk dat de boodschap die vandaag ook wordt gegeven vanuit de oppositie,
vanuit ons drie, is: heb voldoende aandacht voor Neder-Over-Heembeek. Zie dit
als een signaal om toch beter te proberen doen en te luisteren naar mensen en
hun vele bezorgdheden.
Ik heb nog drie elementen die ik zou willen meegeven. Een betreft de
brandweer. Ik heb ook signalen ontvangen van mensen die mij hebben gezegd
dat de brandweer effectief moeilijkheden had om die werf te bereiken. De
signalisatie was zeer onduidelijk.
Op dit moment zijn er geen extra slachtoffers gevallen, maar het zou pas een
echte ramp zijn als de schade wegens een onbereikbare werf nog groter zou
worden. Dus dat blijft een groot aandachtspunt.
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Ten tweede is er de bijstand die u wilt verlenen. Wat een burgemeester, wat een
stad moet doen is de burgers helpen wanneer ze getroffen worden door een
dramatische gebeurtenis. En ik denk dat u dat ook heeft gedaan.
De Stad heeft dat ook gedaan, bijvoorbeeld na rellen. Of wanneer er een
camionette was uitgebrand en die persoon daar niks aan kon doen. En dan heeft
de Stad beslist om die mensen voor een deel te ontzorgen, te gaan bijstaan. Ook
bij de afhandeling van het verzekeringsdossier. Ik zou dan nu dus ook willen
vragen dat u dat zeker ter harte neemt. Want ik heb zelf ervaring met
verzekeringsdossiers, helaas is dat soms iets van zeer lange adem. Een jaar,
twee jaar. Soms zelfs langer.
Dus ik zou willen vragen dat de Stad dat echt wel goed opvolgt en zo nodig
druk zet dat die persoon wordt geholpen en dat dan achteraf de verzekering
maar zelf moet uitklaren wie uiteindelijk de factuur betaalt.
En tot slot is er ook het gegeven dat u erkent dat er te veel tegelijkertijd is
gebeurd in Neder-Over Heembeek. En als er dan natuurlijk iets misloopt, of in
dit geval eigenlijk meerdere zaken mislopen, dan stijgt het water boven de
mensen hun hoofd. Dan is het nu zaak om zo snel mogelijk die bestaande
werven af te werken, geen bijkomende werven meer te openen in Neder-Over-
Heembeek en echt mensen te garanderen dat de timing die is vooropgesteld
absoluut gehaald wordt. En dat ze niet opnieuw moeten horen over maanden of
jaren uitstel.
Nu moet de Stad ervoor zorgen dat die beloftes die we hebben gemaakt nu
onmiddellijk worden uitgevoerd en dat de mensen verder kunnen met hun leven.
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Question de M. ERGEN concernant le déneigement des voiries de la Ville
de Bruxelles
M. Ergen.- Merci, madame la Présidente. Madame l’échevine, suite aux fortes
averses de neige que notre pays a connues le mercredi 17 janvier et qui ont
rendu la mobilité très compliquée et dangereuse, je souhaiterais donc vous poser
quelques questions sur l’intervention des équipes de la Ville pour déneiger nos
voiries et sur l’utilisation des épandeuses.
En effet, comme vous l’avez sûrement vu sur les réseaux sociaux, j’ai été
interpellé également par beaucoup de personnes qui n’ont pas vu d’épandeuse
passer dans leur rue, que ce soit le mardi, le mercredi ou même le jeudi. En
conséquence, beaucoup de rues de notre capitale se trouvaient très glissantes
encore le jeudi en fin de journée.
Pour ces raisons, je souhaiterais vous poser les questions suivantes :
Pourriez-vous nous dire, en cas de neige, quelles sont les mesures mises en
place ?
Et combien la Ville dispose d’épandeuses afin de déneiger nos rues ?
Sachant que les prévisions météorologiques étaient annoncées bien à l’avance, à
partir de quand nos épandeuses sont sorties dans les rues ?
Enfin, pourriez-vous nous rappeler à qui incombe la responsabilité de déneiger
les trottoirs et ainsi permettre un passage sûr des piétons ?
Mme Jellab, échevine.- Merci, monsieur le conseiller, pour votre question.
C’est le département des espaces publics et verts qui se charge de l’épandage du
sel en hiver. La coordination des équipes d’épandage est prise en charge par le
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service de la propreté publique.
Pendant la période hivernale, entre le début du mois de décembre et la fin du
mois de février, le département met en place une équipe de garde constituée
d’une dizaine de chauffeurs de camions, ainsi que de deux responsables. Ces
agents sont susceptibles d’être appelés hors des heures de travail pour prendre le
volant des épandeuses de la Ville si les conditions météo le justifient.
Dans le cadre des fortes précipitations hivernales du 17 janvier, nos équipes
étaient évidemment prêtes : six véhicules d’épandage étaient mobilisés, ainsi
que l’ensemble de l’équipe de garde.
Un premier épandage de sel a été réalisé sur l’entièreté des voiries communales
de la Ville dans la fin de la nuit du mardi au mercredi, soit avant les
précipitations hivernales pour un épandage préventif.
À partir du début des précipitations, nos épandeuses ont tourné en continu pour
tenter de rendre les voiries praticables.
Parallèlement, les équipes de balayeurs du service propreté étaient mobilisées
pour déneiger les passages piétons.
Les véhicules d’épandage ont donc tourné en continu entre la nuit de mardi et le
vendredi après-midi.
Il faut néanmoins noter que le sel d’épandage n’est pas une solution miracle aux
précipitations hivernales, surtout quand la neige tombe en de telles quantités :
en effet, l’action du sel seul ne suffit pas, celui-ci doit être mélangé à la neige
par la circulation automobile. Dès lors, dans les voiries où il y a peu de
circulation automobile, l’action du sel reste relativement limitée.
Il en va de même en ce qui concerne les pistes cyclables.
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Par ailleurs, étant donné que les températures sont restées très fortement
négatives pendant plusieurs nuits successives, l’eau produite par la fonte de la
neige a gelé, provoquant l’apparition de verglas, ce qui a rendu la situation
effectivement rès compliquée le jeudi matin.
Cette situation était prévue et annoncée par l’Institut royal météorologique de
Belgique (IRM).
Malgré l’action de nos équipes d’épandage, la situation était, en effet, encore
compliquée en de nombreux endroits le jeudi soir, parce que comme je l’ai dit,
sur de la glace compacte, l’action du sel d’épandage est très limitée, étant donné
le (?) peu ou pas d’activation via la circulation automobile.
Ce n’est que le vendredi en courant de journée que la situation semblait
normalisée sur un grand nombre de voiries de la Ville. Cependant, dans les
voiries où il y a très peu de circulation automobile, il a effectivement fallu
attendre le week-end et la remontée des températures.
En ce qui concerne votre question sur le déneigement des trottoirs : plus
globalement, ça relève de la responsabilité de l’entretien des trottoirs. Le
règlement général de police stipule, en son article 22, que cette obligation
incombe solidairement aux propriétaires, aux copropriétaires, à tout titulaire
d’un droit réel sur l’immeuble, aux locataires, aux concierges, aux portiers, aux
gardiens et aux personnes chargées de l’entretien quotidien des lieux.
Les services publics doivent, quant à eux, se charger du déneigement des
trottoirs non bordés d’habitation, soit au niveau des ponts, au niveau des parcs
publics, ainsi que des arrêts de transports en commun.
Voilà, monsieur le conseiller.
M. Ergen.- Merci pour la réponse. Je voulais également en profiter pour
remercier toutes les équipes qui ont travaillé pendant plusieurs heures, plusieurs
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nuits, comme vous l’avez dit et comme ça a été dit également par le
Bourgmestre.
Merci à toutes les équipes de l’agglomération. Et merci pour votre réponse.
Mme Jellab, échevine.- Merci. Je me joins, évidemment, à vos remerciements.
En fait, il faut aussi qu’on soit un petit peu humble par rapport à des situations
comme ça. On aimerait bien que tout aille bien, mais ce sont des périodes
extrêmement compliquées.
Je pense que nos équipes étaient vraiment sur le terrain.
Il faut vraiment que les habitants prennent aussi conscience qu’il y a de leur
responsabilité : nous faisons beaucoup – je veux le dire –, on fait beaucoup pour
les automobilistes, pour qu’ils puissent circuler, mais les piétons ont vraiment
eu beaucoup de difficulté à marcher sur les trottoirs.
Donc, soyons solidaires. Merci.
Question de M. COOMANS de BRACHENE relative aux accords de
stationnement existants pour riverains avec les communes limitrophes
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie, madame la Présidente. Voilà une
question bien complexe, monsieur l’échevin, puisque j’imagine que c’est
l’échevin du stationnement qui me répondra. À Bruxelles, on sait que les limites
communales sont nombreuses, parfois compliquées à comprendre et souvent
bien peu visibles sur l’espace public. Les riverains les plus attentifs le
remarqueront parfois grâce aux plaques de rue, quand celles-ci existent, au
travers de modèles de potelets ou de poubelles différents et, bien plus rarement,
grâce à des lignes au sol.
Il faut bien admettre que la grande majorité des habitants ne connaît absolument
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pas avec exactitude où se situent ces limites, sur leur territoire ou près de chez
eux.
Rien qu’en Région bruxelloise, onze communes sont limitrophes à la Ville de
Bruxelles – je dis bien onze communes ! –, auxquelles il conviendrait d’ajouter
cinq communes en Région flamande, au niveau de la limite nord du territoire,
avec certaines limites particulièrement complexes et nombreuses.
Notamment avec l’axe Louise-Roosevelt, qui scinde d’ailleurs Ixelles en deux,
avec d’autant plus de frontières à la clé.
Lorsqu’il s’agit de stationner son véhicule, cette incongruité peut vite devenir
un cauchemar ! Je discutais, récemment, avec une dame habitant à cheval sur
Ixelles et Bruxelles. Elle me disait recevoir des dizaines d’amendes de
perception immédiate, sans discussion possible – vous connaissez l’adage :
payez et on discutera après.
Pour seule solution, on lui suggère de demander une carte « handicapé ».
Donc quid pour la grande majorité des personnes, qui ne peuvent faire appel à
cette même carte « handicapé » ? Doit-on être handicapé pour espérer avoir un
échange avec le service de stationnement ? Voilà qui appelle ma question, sans
polémique, mais pour comprendre et vous permettre de mieux expliquer aux
milliers de personnes potentiellement touchées par cette situation chaque année.
Mes questions sont les suivantes :
Pourriez-vous, d’abord, m’indiquer combien il existe actuellement d’accords
avec les communes voisines permettant que les habitants proches des limites
communales puissent se stationner de l’autre côté de celles-ci, en gardant la
même carte de riverain ?
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Deuxièmement, comment ces accords sont-ils appliqués ? Combien y a-t-il de
recours à cet égard ?
Troisièmement, certains riverains évoquent de très longs délais de réponse en
cas de plainte ou de recours, et une difficulté supplémentaire lorsqu’il s’agit de
situations relatives au stationnement sur des zones limitrophes.
Que pouvez-vous, là aussi, leur répondre ?
Quatrièmement, quelle piste existe pour faciliter le traitement de ces recours
éventuels sans, pour autant, alourdir le travail déjà conséquent de
l’administration ?
Enfin, quel est l’avenir de ces accords de stationnement sur ces zones
limitrophes ?
D’avance, je vous remercie pour vos réponses.
M. Dhondt, échevin.- Merci, madame la Présidente. Merci pour votre question,
monsieur le conseiller. La Ville a aujourd’hui cinq accords de réciprocité. Ces
accords sont approuvés au Conseil communal de chaque commune concernée :
Jette, Ixelles, Saint-Josse-ten-Noode, Etterbeek, Schaerbeek. Des accords ont
été votés par leur conseil respectif (?).
Pour les communes qui n’ont pas délégué la gestion du stationnement à
Parking.brussels : Saint-Josse-ten-Noode et Etterbeek, les services échangent les
listes de cartes de dérogation dans les zones limitrophes, afin de les introduire
dans le système de contrôle utilisé. Vu que Parking.brussels et la Ville utilisent
le même système de contrôle, les informations des cartes de dérogation dans les
zones limitrophes avec Ixelles, Schaerbeek et Jette sont échangées directement
via BeMobile et CityControl.
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Vous avez demandé : « Techniquement, comment ça se passe ? » Ça se passe
comme ça, directement dans le système.
Malheureusement, un problème technique a été constaté dans BeMobile, qui fait
que la scan-auto de la Ville n’arrive pas à reconnaître les droits de stationnement
accordés par Parking.brussels dans la zone de réciprocité. Le problème n’est pas
nouveau pour l’administration, on est dessus déjà depuis plusieurs mois. Les
cartes de dérogation de la Ville sont bien reconnues par la scan-auto de
Parking.brussels, donc il s’agit du problème dans l’autre sens : les autos-scan de
la Ville de Bruxelles n’arrivent pas à reconnaître les droits de stationnement des
autres communes.
Ce problème fait que les riverains des autres communes pourraient recevoir des
rétributions (?) erronées. Dès que la Ville est mise au courant de la rétribution
erronée – c’est l’agence de stationnement qui doit informer la Ville –, la
rétribution est annulée.
On comprend bien que c’est un désagrément pour les personnes concernées. La
Ville et Parking.brussels se sont déjà réunis plusieurs fois afin de résoudre le
problème. Il a été constaté que les cartes de dérogation délivrées par
Parking.brussels, valables sur le territoire de la Ville en zones limitrophes, ne
disposent pas des bons codes.
Il s’agit ici d’un problème technique : ils n’ont pas les bons codes, de sorte
qu’au moment du contrôle, l’auto-scan de la Ville ne les reconnaît pas.
Parking.brussels, la cellule de stationnement de la Ville et BeMobile sont,
actuellement, en contact pour intégrer les codes manquants. Il y a déjà eu
plusieurs réunions et d’autres sont en cours et planifiées. Une date de résolution
de la situation n’a pas encore pu être communiquée par le fournisseur, mais une
nouvelle réunion de suivi (?) a été programmée cette semaine.
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Juste pour vous montrer que la Ville est bien consciente du problème, il s’agit
plutôt d’un problème, non pas pour les riverains de la Ville de Bruxelles, vu la
problématique de reconnaissance des codes, donc des droits de stationnement,
mais il y a un problème quand l’auto-scan contrôle les riverains des communes
voisines sur son territoire.
Depuis longtemps, la Ville de Bruxelles est consciente de cette problématique et
a déjà, à de nombreuses reprises, alerté l’agence de stationnement. Des réunions
se sont organisées. On va continuer à y travailler. Ici, il s’agit d’un problème
technique et on va continuer à travailler jusqu’au moment où ces problèmes
techniques seront résolus.
Merci.
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie, madame la Présidente. Je reste
néanmoins sur ma faim, parce que j’avais posé cinq questions qui me
semblaient assez claires. Je me rends compte que je n’ai pas de réponse –
parfois, pas de réponse du tout, même pas de réponse partielle, à certaines
d’entre elles.
La deuxième question était assez claire, me semble-t-il : comment ces accords
sont-ils appliqués ? Combien y a-t-il eu de recours à cet égard ?
Je pense que le nombre de recours est intéressant. Pourquoi ? Vous parlez de
rétribution annulée, je comprends, mais on oublie les démarches qui sont
nécessaires pour les personnes. Or j’imagine qu’il ne s’agit pas de deux ou trois
personnes : il s’agit probablement de centaines, voire de milliers de personnes.
Et vu le nombre de scan-cars qui passent tous les jours,e peux supposer la
surcharge de travail considérable que ça doit représenter pour vos services.
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C’est l’occasion, d’ailleurs, de saluer aussi le travail de vos services. Une fois
n’est pas coutume, je sais qu’on est très critiques sur le travail du service
stationnement, mais en tout cas, quand je suis en contact avec eux, ils sont
extrêmement charmants. Parfois, ils ne savent même pas que je suis conseiller
communal – ce n’est pas un rapport du genre : « on va essayer d’être gentil,
parce qu’il est membre du Conseil ». Vraiment, je veux le saluer et insister ici.
Le nombre de recours, je pense que ça aurait été intéressant parce que cette
surcharge de travail, vous devez aussi l’assumer quand Parking.brussels ne fait
pas le nécessaire, si j’entends bien.
Par ailleurs, et j’en termine avec ça, il y a onze communes sur le territoire
régional et cinq communes en dehors, avec lesquelles il serait possible d’avoir
un accord de réciprocité. Or, vous me parlez de cinq accords uniquement.
Est-ce qu’il ne serait pas opportun, peut-être…
M. Dhondt, échevin.- (Inaudible.)
M. Coomans de Brachène.- Vous avez parlé de cinq accords : vous avez dit
Jette, Saint-Josse-ten-Noode, Etterbeek…
M. Dhondt, échevin.- Oui, il y a cinq accords. Ce sont les communes qui
travaillent avec l’agence de stationnement. Donc, les communes de Saint-Josse-
ten-Noode et Etterbeek, qui n’ont pas délégué le stationnement à
Parking.brussels, là, on a aussi des accords, mais c’est différent.
M. Coomans de Brachène.- En tout cas, ça ne doit pas être facile. Notamment,
je parlais du cas d’Ixelles où le nombre de limites communales est très
important. J’essaye de voir comment vous pouvez faire.
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Là, les plaintes se démultiplient. Vous devez en avoir des centaines tous les
jours, potentiellement. Donc, j’essaye de voir comment il est possible de gérer
les choses sans que ça représente une surcharge de travail et sans que les
démarches soient impossibles à faire.
La personne qui, dix fois par mois, doit introduire un recours, c’est aussi
infernal. J’essaye de comprendre, mais j’espère que vous pourrez revenir avec
des chiffres plus précis.
Si vous ne les avez pas maintenant, je ne manquerai pas de redéposer une
question prochainement.
Je vous remercie.
M. Dhondt, échevin.- En tout cas, je transmettrai (?) vos compléiments au
service. Effectivement, il y a tout un travail qui a été fait au niveau des services
pour accueillir toutes les questions qu’on reçoit, avec un guichet physique, avec
tout un changement. Il y a, maintenant aussi une permanence (?) téléphonique.
Effectivement, je vais transférer ces mots de remerciement.
M. Coomans de Brachène.- Pour les questions techniques, je vous propose
d’introduire une question écrite. Comme ça, on va pouvoir vous donner les
détails.
Merci.
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Question de Mme BUGGENHOUT relative aux dégradations de biens
publics à l’avenue de Versailles
Mme Buggenhout.- Merci, madame la Présidente. L’autre aspect encore de
Neder-over-Heembeek, malheureusement, c’est les dégradations. Vous n’êtes
pas sans savoir que les ensembles d’immeubles de l’avenue de Versailles, à
Neder-over-Heembeek, ont encore, ce mois de janvier, fait l’objet de
nombreuses dégradations : mise à feu de conteneurs à l’intérieur et à l’extérieur
des bâtiments, vitres brisées des portes d’entrée, portes d’ascenseurs
vandalisées, dégradations des terrains de sport, bris de vitres des abribus, etc.
De plus, les conteneurs de poubelles, débordant chaque jour de sacs et détritus
apportés – je le précise, parce que je l’ai remarqué moi-même – par des
personnes extérieures aux immeubles, voient une prolifération de rats donnant, à
ce quartier, une vision désastreuse !
Alors qu’un commissariat, ouvert 24 heures sur 24, se trouve en son sein et
qu’un nouveau contrat de quartier s’y développe, les habitants ne comprennent
pas comment la Ville de Bruxelles tolère ces dégradations qui se font, semble-t-
il, en toute impunité.
Mes questions sont donc les suivantes :
Quelles sont les dispositions prises par le Collège pour lutter contre ces actes de
violence gratuite et de dégradation de matériel public ?
Comment lutte-t-on contre les dépôts clandestins concernant les conteneurs
destinés aux ordures ménagères, à la limite de ces immeubles ?
Des caméras sont-elles installées à proximité afin de repérer et sanctionner les
personnes responsables des dégradations ou dépôts clandestins ? Des
Page 97 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
interventions policières ont-elles eu lieu ?
Afin de lutter contre la prolifération des rats, des actions de dératisation ont-
elles été mises en place ?
D’avance, je vous remercie.
Mme Jellab, échevine.- Merci, madame la conseillère, pour votre question.
Sachez que de nombreuses actions sont mises en place pour assurer la sécurité
dans le quartier et que la présence policière est toujours d’actualité.
Depuis le 1er décembre, on compte 134 interventions de la police. Il s’agit
principalement d’actions de sécurisation du quartier, mais également d’une
action contre les dépôts clandestins et incivilités, des infractions de roulage…
On compte un procès-verbal pour non-respect envers un agent de police et un
procès-verbal pour racisme et xénophobie envers un agent de police également.
De plus, le quartier est couvert par deux caméras zonales.
Actuellement, c’est vrai que le quartier de Versailles dispose de 13 abris à
poubelles extérieurs pour 27 immeubles, le reste des immeubles disposant d’un
local fermé, au rez-de-chaussée, pour le stockage des conteneurs à poubelles.
Force est de constater que ces dispositifs ne fonctionnent pas, et ce, depuis
plusieurs années. Les abris extérieurs font très souvent l’objet de vandalisme.
Vous avez parlé, tout à l’heure, de mise à feu des poubelles. Et les locaux
fermés occasionnent également des nuisances olfactives et ne facilitent pas la
bonne gestion des ordures ménagères.
L’implantation actuelle des abris à poubelles fragmente donc les abords des
logements en espaces résiduels et peu conviviaux.
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Nous sommes en contact avec Bruxelles Propreté – M. Vanden Borre posait la
question, tout à l’heure, par rapport à l’enfouissement de plus de conteneurs de
tri. Nous sommes en contact avec eux, mon collègue Pinxteren et moi-même,
dans le cadre du contrat de quartier. Nous suivons ce dossier de très près. Mon
dernier contact, d’ailleurs, avec la direction du Logement bruxellois date du
18 octobre, où nous avons refait le point par rapport à de nombreuses
problématiques dans le quartier et de nombreux questionnements.
Nous restons très attentifs par rapport à une solution pour l’évacuation des
déchets dans ce quartier.
Quant au service de la propreté publique, il dresse, évidemment, des taxes pour
dépôt clandestin – j’en ai parlé régulièrement ici – sur base de flagrant délit,
mais aussi suite à des fouilles. Le service propreté a d’ailleurs placé une caméra
de surveillance sur un site de bulles à verre pas très loin, site également victime
de problématiques de dépôts clandestins.
En toute fin, la cellule dératisation intervient régulièrement dans la zone et
répond systématiquement aux demandes citoyennes. En ce qui me concerne, je
n’ai pas eu de plaintes récentes par rapport à cette question-là, alors que j’en ai
sur d’autres quartiers.
Les agents proposent aussi des actions de sensibilisation sur des questions (?)
comme, par exemple, éviter de laisser traîner des déchets alimentaires ou de
nourrir les pigeons : si on nourrit les pigeons, on nourrit les rats !
Mais nous allons redemander une action peut-être un peu plus importante dans
le quartier.
Voilà, madame la conseillère.
Mme Buggenhout.- Merci, madame l’échevine. En fait, pour les abris
extérieurs, est-ce qu’il n’y a pas une solution qu’on pourrait proposer ?
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En fait, je pense que là est tout le nœud du problème : si les poubelles n’étaient
pas à l’extérieur, on aurait peut-être moins de rats, on ne mettrait pas le feu
systématiquement comme des feux de joie à tout bout de champ. Parce que…
On m’a envoyé des photos : la dernière fois, ils avaient traîné un conteneur à
poubelles sur le terrain de sport, pour abîmer le terrain de sport en même temps.
En fait, ils abîment leurs propres installations ! Et c’est ça qui est… Je trouve
que ce sont des actes d’incivisme. C’est pour ça que je vous demandais s’il n’y
a pas des caméras qui permettraient de (?) sanctionner ? Vous me dites qu’il y a
deux caméras zonales, mais c’est tout, en fait ?
Mme Jellab, échevine.- Ce sont des caméras de police.
Mme Buggenhout.- Parce que, en fait, est-ce qu’on en a déjà pris en flagrant
délit, que ce soit pour le dépôt clandestin ? Parce que le nombre de gens qui
arrivent avec leur « bagnole » et qui ouvrent leur coffre, qui sortent les sacs
poubelles et qui les mettent là-dedans puis qui « se taillent » !
Ce sont des gens qui viennent des communes avoisinantes.
Je ne dis pas que c’est uniquement ça qui amène les rats, malgré tout. J’ai des
photos où j’ai toute une symphonie – ils ont même mis un peu de musique ! On
voit tous ces rats qui montent dans ces poubelles.
C’est ça, en fait. La saleté n’engage pas nos jeunes ou ceux qui font ça, à
respecter. Justement, à partir du moment où on se dit que c’est quand même
dégradé, on y va !
Je me demande s’il ne faudrait pas se mettre autour de la table et trouver une
solution pour les poubelles. Vous me dites qu’à l’intérieur, ça sent, ce n’est pas
suffisant : alors, il faut les enterrer. Il faut faire quelque chose.
Les laisser comme ça, à l’extérieur… Sans compter que c’est devant des abris
Page 100 sur 100 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 29/01/2024
de bus où les « gosses » prennent le 53, et on voit des petits rats, comme ça, qui
se baladent ! Et ça sent très mauvais !
Donc, il faudra absolument veiller à cela.
Merci.
(Avec l’accord des auteurs, les questions figurant à l’ordre du jour de cette
séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou transformées en questions
écrites.)
Prochaines séances
Lundi 19 février 2024
- à 13h30 : sections ordinaires (procédure avancée) ;
- à 17h : séance publique, suivie d’un comité secret.
Mme la Présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h04.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u04.
📄 2024-01-15 scrape
City Council Meeting — 2024-01-15
Source: Official PDF
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CONSEIL COMMUNAL DE BRUXELLES
GEMEENTERAAD VAN BRUSSEL
Séance publique du lundi 15 janvier 2024
Openbare vergadering van maandag 15 januari 2024
Séance publique
Openbare zitting
La séance publique est ouverte à 16h25 sous la présidence de Mme Liesbet
Temmerman, Présidente.
De openbare vergadering wordt geopend om 16u25 onder voorzitterschap van
mevr. Liesbet Temmerman, Voorzitster.
Excusés – Verontschuldigden : M. Zian, M. Temiz, Mme El Bakri. Mme
Buggenhout.
Mme la présidente.- Conformément à l'article 89, alinéa 2, de la nouvelle loi
communale et à l'article 78 du règlement d'ordre intérieur, les projets de procès-
verbaux des séances des 18/12/2023 et 20/12/2023 ont été mis à la disposition
des membres du Conseil communal sept jours francs avant ce jour.
Overeenkomstig artikel 89, alinea 2 van de Nieuwe Gemeentewet en artikel 78
van het huishoudelijk reglement, werden de ontwerp-notulen van de zittingen
van 18/12/2023 en 20/12/2023 ter inzage van de Gemeenteraadsleden gelegd,
gedurende de zeven voorbije vrije dagen.
Conformément aux dispositions des articles 234 et 236 de la nouvelle loi
communale, le Collège a ajouté à l'ordre du jour les points 84 et 92 repris au
supplément à cet ordre du jour, daté du 11/01/2024.
Overeenkomstig de bepalingen van de artikels 234 en 236 van de Nieuwe
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Gemeentewet, heeft het College de agenda aangevuld met de punten 84 en 92,
vermeld in het bijvoegsel bij de agenda dd. 11/01/2024.
Vu l'urgence, le Collège propose d'ajouter à l'ordre du jour les points 80 à 83, 85
à 91 et 93 à 105 repris au supplément à cet ordre du jour, daté du 11/01/2024,
ainsi que les points 141 et 142 repris à l'addendum à ce supplément.
Gelet op de dringendheid, stelt het College voor om de agenda aan te vullen met
de punten 80 tot 83, 85 tot 91 en 93 tot 105 vermeld in het bijvoegsel bij de
agenda dd. 11/01/2024, en met de punten 141 en 142 vermeld in het addendum
aan het bijvoegsel.- Stemming over de dringendheid.
L’urgence est admise à l’unanimité
De dringendheid wordt eenparig aangenomen
Questions orales - Mondelinge vragen
Mme la présidente.- La liste des questions orales annoncées au plus tard le
jeudi à minuit a été mise à disposition via la plateforme SharePoint. Elle a été
complétée par des questions orales de :
- M. DE BACKER concernant les incidents sur la place du quartier de Haren
lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Cette question a été jointe à la question
orale de Mme DEBAETS concernant le bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre ;
- M. BAUWENS concernant les élèves qui attendent dehors le matin devant les
écoles.
La liste a aussi été complétée par une question d'actualité de Mme DEBAETS
concernant les critiques d'habitants contre les Plaisirs d'hiver.
De lijst van mondelinge vragen aangekondigd ten laatste op donderdag te
middernacht werd ter beschikking gesteld via het Sharepoint platform.- Ze werd
aangevuld met mondelinge vragen van :
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- dhr. DE BACKER betreffende de incidenten op het plein van de Harenwijk op
oudejaarsavond. Deze vraag werd aan de modelinge vraag van mevr.
DEBAETS met bettreking tot de balans van de laatste oudejaarsavond
toegevoegd ;
- dhr. BAUWENS betreffende leerlingen die 's ochtends buiten scholen
wachten.
Ze werd ook aangevuld met een actualiteitsvraag van mevr. DEBAETS
betreffende de kritiek van buurtbewoners op Winterpret.
M. Weytsman.- Au nom de mon groupe, je vous souhaite à toutes et à tous une
bonne année, en particulier au 15.000 membres du personnel de la Ville, en ce
compris les personnels de Brucity, des hôpitaux, de la police, des ASBL, de
l'enseignement...
D'une certaine manière, les conseillers communaux de la majorité comme de
l'opposition font partie du personnel de la Ville de Bruxelles. Je formule le vœu
que la prochaine majorité les invite au bal du personnel. Je ne suis pas de nature
à m'imposer. Le Collège y était et je trouverais normal que ce soit aussi le cas
pour les conseillers communaux. Je formule le même souhait pour la cérémonie
des vœux du Nouvel An qui s’est déroulée, cette année, au Bozart.
M. Wauters.- Je vous souhaite tout le meilleur possible pour 2024. Je me joins
à la demande de M. Weytsman d'inviter les conseillers communaux au bal du
personnel, notamment.
M. le Bourgmestre.- Mes bons vœux à tous pour 2024. Je prie les conseillers
communaux de m'excuser. Les autres années, ils étaient bel et bien invités au
bal du personnel. Ils le sont pour toutes les activités annoncées (newsletter,
Brusseleir). Le fait que les conseillers communaux n'aient pas été invités au bal
du personnel est dû à une erreur.
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M. Weytsman.- Les maisons de quartier ont coutume d'organiser des vœux de
fin d’année, mais cette information n'est publiée ni sur le site de ces maisons de
quartier ni dans le Brusseleir. Nous n'en sommes pas informés.
M. le Bourgmestre.- Nous allons étudier ce point.
M. Wauters.- La Ville organise énormément de choses. Si l'information n'est
pas centralisée, il nous est difficile de planifier nos visites.
Dossiers de M. le Bourgmestre
Dossiers van dhr. Burgemeester
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Points 6 et 7 – Punten 6 en 7
Mme Loulaji.- Très bonne année à toutes et tous. Mes meilleurs souhaits de
bonheur et de santé. À qui bénéficie la salle de réunion de Brucity ? Est-ce que
tout le monde y a accès ? Est-ce que toutes les associations peuvent y aller ?
Quelle est la procédure pour y avoir accès ?
M. Bauwens.- Pour la location des salles, y a-t-il un tarif préférentiel pour les
maisons des jeunes, associations de jeunes, associations de la Ville, etc. ?
M. le Bourgmestre.- C'est gratuit. Madame Loulaji, il y a une procédure à
suivre, un peu comme à l'Hôtel de Ville. Il y a un comité de gestion. On analyse
les demandes pour les mises à disposition. Un grand nombre de personnes
peuvent y avoir accès. Pas tout le monde, parce que ce ne serait pas gérable.
Pour ceux qui nous connaissent, nous sommes plutôt une commune très
Page 5 sur 63 - Conseil communal du/Gemeenteraad van 15/01/2024
accueillante. Beaucoup de gens se réunissent chez nous. Les associations
peuvent introduire une demande comme elles le feraient pour un espace public.
Elles peuvent demander une salle de l'Hôtel de Ville et un comité analysera la
requête. Si c'est une réunion privée, on décide si cela sera payant, selon qu'il
s'agit ou non d'une association sans but lucratif.
Imaginons que vous représentez une association de jeunes ou une ASBL. Vous
entrez une demande sur le site de la Ville. Vous expliquez pourquoi vous voulez
une salle, quand et pour combien de temps. Puis, le comité analyse votre
demande. A priori, vous aurez accès à la salle gratuitement si vous êtes une
association Ville.
Il faut qu'il y ait des disponibilités, bien entendu. Si vous demandez un lundi de
Conseil communal la salle du Conseil, ce ne va pas être possible. On a
énormément de demandes, raison pour laquelle je suis volontairement un peu
flou. On n'arrête pas de dire oui, mais, à un moment donné, les services nous
disent qu'il y a une limite qu'on ne peut pas dépasser. On est plutôt très
accueillants, sachant que l'Hôtel de Ville continue de fonctionner. Notre équipe
du protocole continue d'accueillir beaucoup de manifestations, petites ou
grandes. On accueille une dizaine de manifestations pour la présidence belge.
L’Union européenne nous a demandé la salle gothique pour de gros événements.
On appuie cette demande. J'ai reçu les différents directeurs de service. La
semaine prochaine, les services européens de l’intégration sociale seront là. Un
commissaire européen organisera une réunion sur l'état de droit, etc. On va
essayer de gérer. On verra au bout d'un an ceux qu'on a pu accueillir ou non. A
priori, le but est de faire tourner ce bâtiment aussi pour les associations qui le
souhaitent.
Point 9 – Punt 9
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M. Weytsman.- L'objectif est d'approuver les missions accomplies - je lis
l'article 1er - par la zone de police Bruxelles Capitale Ixelles en application du
contrat de mobilité en cours. Je n'ai pas plus d'information. Je ne connais pas les
missions dont question.
M. le Bourgmestre.- Cette subvention de 10.000 € doit permettre d'assurer une
certaine fluidité sur les voiries régionales. Ce sont les anciens contrats de
mobilité. C'est un petit coup de pouce de la Région à notre zone de police pour
assurer la fluidité sur ses voiries régionales.
M. Weytsman.- Ce serait bien utile, un petit coup de pouce pour assurer la
fluidité sur les voiries régionales... Je ne connais pas bien la nouvelle
nomenclature.
M. le Bourgmestre.- Le gros du financement des zones provient plutôt des
budgets du ministre-président que de ceux de Bruxelles Mobilité.
M. Weytsman.- Je ne sais pas pourquoi ce point apparaît chez vous et pas chez
M. Dhondt. Ce sont les anciens contrats de mobilité, en fait. Bien entendu,
10.000 € pour fluidifier, même si c'est trop peu, c'est une bonne chose.
Point 80 – Punt 80
M. Weytsman.- Un courrier de Bruxelles Logement du 20 juillet 2023 évoquait
la non-attribution du subside à Help Ukraine Brussels. Pourriez-vous préciser
les raisons invoquées ? Je voudrais m'assurer de bien comprendre ces différents
financements qui, par ailleurs, ne visent pas que les Ukrainiens.
Est-ce que vous pourriez aussi détailler les critères de répartition de la
subvention entre Ville de Bruxelles et CPAS ?
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Quelles sont les modalités de contrôle de cette subvention ?
M. le Bourgmestre.- Que voulez-vous dire par modalités de contrôle ?
M. Weytsman.- J'ai lu la convention. J'ai vu qu'il y avait des modalités de
contrôle. Est-ce que c'est lié au fait que le subside n'a pas été octroyé, ou pas
correctement octroyé, la dernière fois ?
M. le Bourgmestre.- Une partie (154.000 €) est plutôt destinée aux affaires
citoyennes pour tout ce qui concerne les frais d'enregistrement, les mises en
ordre des cartes d'identité, le suivi par rapport à l'afflux, etc. Le reste va au
CPAS qui assure le suivi social (trouver des logements, aider, trouver une
école...).
M. Weytsman.- Ce subside ne sert pas qu'aux Ukrainiens, je suppose ?
M. le Bourgmestre.- Si. Il s'agit de personnels nécessaires pour organiser
l'accueil des Ukrainiens et entreprendre toutes les démarches administratives et
sociales. À la Ville, ce sont trois niveaux C qui aident au guichet affaires
citoyennes, et au CPAS, ce subside finance une cellule ad hoc (aide sociale,
insertion, recherche de logement...). Le CPAS traite environ 800 dossiers de
personnes ukrainiennes.
M. Weytsman.- C'est effectivement moins que l'année passée, évidemment.
M. le Bourgmestre.- Beaucoup d'Ukrainiens sont repartis ou travaillent.
M. Weytsman.- Il y avait une non-attribution de subside, et je ne comprenais
pas pourquoi. En outre, la formulation laissait à penser qu'on réorientait une
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partie de ces moyens vers d'autres publics. Mais je comprends que ce n'est pas
le cas, donc je vous remercie pour les précisions.
M. le Bourgmestre.- On a repris tel quel l'intitulé de la Région, en fait.
Dossiers de M. l’échevin Hellings
Dossiers van dhr. schepen Hellings
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 15 – Punt 15
M. Weytsman.- L'objet du point 15 concerne un dépassement de budget pour le
lot 3 (245.000 € pour le nettoyage des sièges du stade Roi Baudouin). Cela me
paraît énorme. Je voulais donc avoir une explication. Pourquoi 245.000 €
uniquement pour nettoyer des sièges pendant 48 mois ?
M. Hellings, échevin.- Merci pour votre question, Monsieur Weytsman. Il
s'agit, en effet, d'un dépassement. Cela a été visiblement mal estimé. Il s'agit
d'un marché global qui concerne tous les bâtiments extérieurs à celui-ci, y
compris le stade Roi Baudouin. Visiblement, la dépense liée au nettoyage des
sièges du stade Roi Baudouin a été sous-estimée. Comme on a changé les
sièges, il y a plus à nettoyer, notamment les dossiers. Le marché avait été estimé
sur la base des anciens sièges. Par exemple, les dossiers des sièges de la tribune
1 n'apparaissaient pas dans ce qui avait été estimé au départ (zone VIP).
M. Weytsman.- C'est peut-être le cas aussi pour la législature précédente. On a
privatisé le nettoyage de tous les bâtiments. On a fait trois lots. Il y a un lot de
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245.000 € juste pour les sièges. Donc, pour qu'on se comprenne bien, cela veut
dire qu'avant et après chaque match (et éventuellement après un concert), une
société vient nettoyer les sièges. Et sur 48 mois, cela revient à 245.000 €.
M. Hellings, échevin.- Non. On estime que si on faisait appel à la société de
nettoyage à chaque fois, cela pourrait aller jusqu'à 278.706 € de dépassement.
Mais attention : on ne fait pas appel à cette société pour le nettoyage des sièges
à chaque événement. C'est en fonction du niveau de saleté des sièges en
question. On a sous-estimé une dépense importante. C'est la raison pour laquelle
on soumet à nouveau ce point au Conseil, pour qu'en toute transparence, on
puisse vous faire part de ce dépassement éventuel, dans l'hypothèse où on
commanderait plus de nettoyages de ces sièges. Mais on ne les nettoie pas
systématiquement avec cette société. On ne fait pas appel à cette société à
chaque événement. Par contre, il est vrai qu'à la reprise de la saison, on va faire
appel à cette société pour que le stade soit nettoyé de fond en comble. On pense
aux déjections d'oiseaux ou à d'autres éléments qui peuvent intervenir, en ce
moment, au stade parce qu'il n'est pas utilisé.
Point 18 – Punt 18
M. Weytsman.- Ma question est simple. Je n'ai pas eu l'occasion de participer à
votre section, Monsieur l'Échevin. On a toujours voté en faveur de tout ce qui
concerne le Plan climat. Ici, cela nécessite une petite explication. Quand on
ouvre les documents, il n'y a rien. Il n'y a pas d'info. On nous dit juste que c'est
un avenant, mais quel est l'objectif de cet avenant ?
M. Hellings, échevin.- Il s'agit du subside de Bruxelles Environnement qui vise
à engager une série de personnes, dont quelqu'un d'extrêmement compétent qui
vous a d'ailleurs présenté le Plan climat il y a un an. Ici, on passe simplement en
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Conseil communal pour vous informer que nous avons bénéficié d'un subside.
En fait, on prolonge ce subside. C'est un avenant à la convention qui nous lie à
Bruxelles Environnement. C'est la Région bruxelloise qui subsidie la personne
qui a eu en charge la rédaction du Plan climat. Cette personne est, aujourd'hui,
chargée de l'évaluation du Plan climat que nous allons vous présenter dans les
semaines qui viennent pour une première évaluation, un an après. C'est la
prolongation du contrat de travail de cette personne au sein de la cellule climat
que nous avons créée. Elle va bientôt vous présenter les résultats de son travail.
Dossiers de Mme l’échevine Hariche
Dossiers van mevr. de schepen Hariche
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 21 – Punt 21
M. Weytsman.- Madame l'Échevine, cela m'intéresserait de connaître les
dessous des échanges avec le personnel, puisque c'est un choix de société que je
partage. Je voudrais savoir concrètement quelles seront les implications pour le
personnel de la Ville de Bruxelles. J'ai vu qu'il y avait des modifications aussi
dans les horaires (entre 17h30 et 18h). Au bénéfice de qui ? Ce n'est pas
toujours très clair. Est-ce que vous pourriez aussi expliciter les circonstances
exceptionnelles dans lesquelles les membres du personnel peuvent être
contactés en dehors des heures normales de travail, en particulier pour les
fonctions de direction et de service de garde. Dans quelques minutes, on sera
déjà dans une circonstance exceptionnelle...
Ce règlement s'applique-t-il aussi aux membres des cabinets ? Ce n'est
généralement pas un travail de 9h à 17h30 ou 18h. Il y a un règlement, mais
aussi des valeurs à défendre. Le groupe MR soutient ces valeurs, dans la mesure
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du possible, évidemment, surtout dans l'objectif d'une continuité de l'exercice de
la fonction publique.
Mme Hariche, échevine.- Je ne m'attendais pas du tout à une question sur ce
point, car il est relativement précis. Dans le rapport figurent toutes les
informations qui sont utiles pour sa compréhension. Il s'agit du droit à la
déconnexion pour les membres du personnel. Ceux qui ne sont pas concernés
sont cités. Il s'agit des fonctions de direction. Quant au personnel qui est de
garde, il est évident qu'il doit se tenir disponible, que ce soit par téléphone ou
par mail.
En ce qui concerne le personnel des cabinets, je pense que chaque échevin gère
son personnel de cabinet au plus près du règlement de l'administration. Je pense
qu'il n'y a pas eu d'abus, mais des exceptions de manière extrêmement
ponctuelle. Quelles étaient vos autres questions ?
M. Weytsman.- Je pense qu'il est intéressant d'expliquer aux conseillers
communaux ce qui a prévalu dans l'introduction de ces modifications qui,
certes, sont sociétales et intéressantes. Je présume que c'est dans le cadre d'une
négociation avec les syndicats. Ou peut-être s'agit-il d'une initiative propre du
Collège. Est-ce une demande ? Pourquoi maintenant et pourquoi cela n'existait-
il pas avant ? Je trouve que c'est assez intéressant.
Par ailleurs, Madame l'Échevine, la presse ne partage pas tout à fait votre avis.
À plusieurs reprises, des articles de presse ont soulevé la question épineuse de la
gestion du personnel des cabinets. Je sais que travailler dans un cabinet ne
donne pas lieu à des horaires classiques. Je trouve que ce serait intéressant, si on
veut avoir des règlements comme celui-là, de montrer l'exemple, et que les
échevins aussi puissent montrer l'exemple, évidemment.
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Mme Hariche, échevine.- La nature de notre travail et de celui des personnels
des cabinets est différente de celle qui vaut pour l'administration. L'initiative est
une initiative du Collège, qui s'est évidemment inspirée de ce qui se passe dans
d'autres institutions. Cela a fait l'objet, bien évidemment, d'un échange avec les
organisations syndicales, qui ont marqué leur accord. Aujourd'hui, on doit le
traduire en texte. Il me semble que dans le règlement ou dans l'adaptation du
règlement, les choses sont suffisamment précises.
M. Weytsman.- Le Bourgmestre nous a annoncé que nous recevrions désormais
la newsletter et les informations de l'intranet. Je présume que vous allez
communiquer à l'ensemble du personnel cette nouvelle disposition. J'ai lu les
documents. Si je vous pose des questions, c'est parce que je ne comprends pas
tout.
Mme Hariche, échevine.- Il faut d'abord qu'elle soit votée ici avant d'être
communiquée, bien sûr.
M. Weytsman.- Oui, mais elle est rétroactive au 1er janvier 2024.
Mme Hariche, échevine.- Oui mais communiquer officiellement sur ce point
avant le Conseil communal, c'est un peu difficile. Les organisations syndicales
se chargent aussi. Même si tout le monde n'est pas syndiqué, les organisations
syndicales font leur job aussi de leur côté.
Dossiers de M. l’échevin Maingain
Dossiers van dhr. schepen Maingain
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
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Point 25 – Punt 25
M. Weytsman.- Ces véhicules électriques de Well Done Company remplacent
les calèches. Je ne vais pas entrer dans ce débat, on l'a eu en son temps. Les
annexes sont assez claires et reprennent même des photos des futures calèches.
Ce sont des calèches électriques et non pas hippomobiles. En fait, les
considérants reprennent un marché public du 22 mai 2023. Je n'en ai aucun
souvenir. Plusieurs opérateurs ont bien été consultés. Le Collège avait-il pour
ambition d'avoir des calèches du style des anciennes ou était-il ouvert à des
choses un peu plus modernes ? Quitte à laisser tomber les calèches
hippomobiles, pourquoi ne pas aller vers quelque chose d'un peu plus
contemporain ?
M. Maingain, échevin.- Le marché prévoyait en effet de garder le modèle des
calèches. On est dans la zone Unesco. On voulait garder ce lien avec le
patrimoine, avec la mise en place de ce projet sous la précédente mandature à
l'initiative de ma prédécesseure. Par contre, dans un contexte de respect du bien-
être animal et d'évolution, on a voulu trouver une alternative, ce qui a été
possible avec ces calèches électriques. Donc, le marché a été lancé, puis
attribué.
Par contre, pour permettre à ces calèches de rouler dans l'espace public, il fallait
les catégoriser, si je puis dire, dans le Code de la route. C'est ce qui est fait grâce
à l'autorisation communale dont question. Donc, on espère une mise en route du
projet dans le courant de l'année 2024. C'est quelque chose de tout à fait
nouveau et d'assez novateur en Europe. Les calèches sont en construction. On
espère que pour le printemps, elles déambuleront dans les rues bruxelloises.
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M. Weytsman.- Je vous remercie pour ces éclaircissements. J'apprends en
direct, par mon excellent collègue Geoffroy Coomans de Brachène, que c'est le
même prestataire qui a gagné le marché. Donc, il passe de l'hippomobile aux
premières calèches électriques. Un jour, le Collège arrivera peut-être au 20e
siècle, petit à petit.
Dossiers de Mme l’échevine Jellab
Dossiers van mevr. de schepen Jellab
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Punt 28 – Punt 28
M. Weytsman.- Ce sont des questions un peu techniques. Mme l'échevine peut
y répondre par écrit si elle le souhaite. En fait, je ne trouve pas dans les
documents les extensions en question. Vous allez me renvoyer vers le marché
public. J'ai essayé, mais c'est parfois compliqué d'y retrouver certains éléments.
Pourriez-vous juste me communiquer la liste des extensions ? Sur le terrain, on
nous en parle tout le temps. Cela répond à un énorme besoin et c'est donc une
bonne chose. Une augmentation, cela peut arriver. Ce serait vraiment
intéressant, pour nous, de recevoir ladite liste.
Mme Jellab, échevine.- Il y a quatre lots dans ce marché, dont la rénovation du
terrain multisport que vous connaissez certainement et qui n'est pas utilisé par
les jeunes puisqu'il est dans un état un peu « compliqué » (site Versailles). Nous
rajoutons la rénovation du terrain multisport et un terrain de basket 3x3.
Il y a aussi le remplacement du gazon synthétique du terrain square Prince
Léopold et l'ajout d'un terrain de basket 3x3 à la plaine de jeux Outre-Ponts.
Enfin, il y a la rénovation du terrain multisport de la Cité Modèle.
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M. Weytsman.- Je vous avais interpellée sur Outre-Ponts. Pour le site Prince
Léopold, c'est une bonne chose également. Merci pour ces précisions.
Dossiers de M. l’échevin Pinxteren
Dossiers van de schepen Pinxteren
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Dossiers de Mme l’échevine Mutyebele
Dossiers van mevr. de schepen Mutyebele
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 34 – Punt 34
Mevrouw Ampe.- Vorige maand klopten jullie zich allemaal op de borst dat de
begroting in orde was, maar nu zien we dat er voor de Grondregie – het
vastgoedkantoor van de Stad Brussel, als ik het zo mag noemen – geen budget
is voor 2024. Dus de Grondregie is verplicht om met voorlopige twaalfden te
werken. Ik vind dat toch nogal straf. Dus de goednieuwsshow dat het budget in
orde was, klopt eigenlijk niet. Het is al erg genoeg dat de Grondregie zoveel
winkels verhuurt in winkelstraten zoals de Anspachlaan, zoals de Blaesstraat,
zoals de Hoogstraat, en dat het amateurisme van de Stad Brussel bij het
verhuren van die winkelpanden er gewoon vanaf druipt. Je moet maar in de
Anspachlaan gaan kijken of in de Hoogstraat of in de Blaesstraat om te zien dat
de Stad Brussel er helemaal niks van bakt, van het verhuren van die
winkelpanden. Ze zouden dat eigenlijk beter overlaten aan de private sector die
daar wel iets van kan. Maar straffer nog: nu is er zelfs geen budget en moet de
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Stad werken met voorlopige twaalfden. Ik vind dat nogal kras. En ik snap
eigenlijk niet hoe dat komt. Dus ,mevrouw Mutyebele, wat is daar nu eigenlijk
de verklaring voor? Dank u.
Mme Mutyebele, échevine.- L'explication est très simple. Vous êtes une
ancienne membre du Collège et vous savez donc que quand le budget passe au
Conseil communal, il est ensuite transmis à la tutelle, qui doit l'approuver. En
attente de cette approbation par la tutelle, nous fonctionnons par douzièmes
provisoires. C'est comme cela d'année en année. Cela m'étonne que vous ne
soyez pas au courant. C'est toujours la même chose. Il n'y a rien de nouveau
sous le soleil.
Mevrouw Ampe.- Ik ben eerlijk gezegd blij met het antwoord van mevrouw
Mutyebele. Dat wil zeggen dat het budget nog eerder zou moeten worden
goedgekeurd, opdat je voor het nieuwe jaar begint niet meer moet wachten op
de goedkeuring van de hogere overheid, maar dat dat al gegeven is voor 2024.
Dat betekent natuurlijk dat het budget dan in november moet goedgekeurd
worden of nog begin december, en niet eind december. Nu is dat eigenlijk net
voor Kerst goedgekeurd, en dat is het grote probleem.
Point 35 – Punt 35
M. Weytsman.- Je voulais juste demander à l'échevin s'il s'agit de l'étude
générale qui doit l’amener à rénover une partie du toit.
M. Hellings, échevin.- Il s'agit de la préétude. On a prévu, au budget 2024, un
montant de 4 millions €, si je ne m'abuse, pour l'étude en tant que telle. Ici, il
s'agit d'une préétude qui a été attribuée à une société. Elle a dépassé de 5.481 €
le montant initialement prévu pour ce marché, raison pour laquelle nous
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repassons devant vous pour information. Nous aurons, au terme de cette
préétude qui va commencer, une série de scénarios qui nous permettront de
lancer, sur la base de l’option choisie par le Collège, l'étude définitive. Cette
dernière définira la manière dont nous voulons faire évoluer la toiture et
l'éclairage du stade Roi Baudouin. Nous analyserons dans le détail les scénarios
proposés avant de nous lancer dans les travaux définitifs.
Point 102 – Punt 102
M. Coomans de Brachène.- Il s'agit d'une convention. Le titre le mentionne
clairement, cette convention court du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2023. Je
m'étonne que le document soit soumis à notre vote le 15 janvier 2024, alors que
l'année est écoulée.
Par ailleurs, le montant de 850.000 € couvre-t-il l'entièreté du surcoût à charge
de la Ville de Bruxelles ?
Mme Mutyebele, échevine.- En fait, ce montant est une estimation. On a lancé
les avenants. Le nombre de dossiers introduits à ce jour auprès de la Région est
de 560 pour 194 personnes bénéficiaires. En attendant les réponses de la
Région, on calcule à peu près, en fonction du nombre de dossiers qui ont été
transmis. C'est une estimation des montants dont on aura besoin pour couvrir
l'année 2023.
M. Coomans de Brachène.- Je vous remercie. Entre-temps, j'ai retrouvé le
montant, à savoir 827.000 € et des poussières, et pas 850 ou 870 comme je le
pensais. Merci pour cette première réponse. On est toujours dans l'ordre de
l'estimation alors que l'année est écoulée. Je peux l'entendre. Est-ce que la
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Région de Bruxelles-Capitale s'est engagée à couvrir 100 % des surcoûts
occasionnés pour la Régie ?
Je m'étonne qu'il n'y ait pas eu d'estimation préalable et que la Région n'ait pas
préalablement couvert le montant, puisque l'année est totalement écoulée. Vous
allez recevoir maintenant des montants que vous avez déjà dépensés. Il y a deux
ans encore, on disait que l'argent ne « coûtait rien », parce que l'inflation était
extrêmement faible. Maintenant, c'est l'inverse. Je suppose que la Ville de
Bruxelles, en l'occurrence la Régie foncière, a avancé cet argent. Or l'argent que
vous avez avancé au 1er janvier, au 1er février ou au 1er mars ne vaut déjà plus
la même chose un an plus tard. Donc, je voudrais savoir comment cela se passe
et quel est le mécanisme de compensation. Est-ce qu'il tient compte des
surcoûts, eu égard au fait que la Ville doit éventuellement avancer ces moyens ?
Mme Mutyebele, échevine.- La Région et la Ville ont fait une estimation des
personnes qui sont « socialisables » dans leur parc. C'est sur la base de cette
estimation que la Ville a adhéré à cette mesure de socialisation. Bien sûr, la
Région va couvrir 100 % des frais occasionnés à la Ville, mais la socialisation
est une mesure volontaire. C'est le locataire lui-même qui y adhère. Nous, on
propose. On sait que dans notre parc locatif, 1.000 locataires sont socialisables,
mais on n'est pas sûrs, à ce stade, qu’ils adhéreront tous à cette mesure. Le
locataire qui accepte d'y adhérer sera couvert par le subside régional. C'est une
mesure qui ne coûte rien. La Ville n'avance aucune somme parce qu'il s'agit de
locataires qui sont sous contrat avec nous et qui paient leur loyer. C'est
seulement à partir de la signature que les locataires paieront moins. Une fois
qu'ils ont adhéré à la mesure et envoyé les documents à la Région, et que la
Région nous revient avec le calcul, on les convoque et ils signent leur avenant.
C'est seulement à partir de la signature de cet avenant qu'ils paieront moins.
Donc, la Ville n'avance aucuns frais, aucun argent. Au contraire, elle y gagne.
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Donc, cela ne nous coûte rien.
M. Coomans de Brachène.- J'entends vos remarques. Je reste toutefois
dubitatif parce que je ne pense pas que le terme « gagner » soit opportun. En
tout cas, j'entends que la Ville de Bruxelles et sa Régie sont ou seront couvertes,
à terme, à 100 %.
D'après le document que vous nous transmettez, la convention court du 1er
janvier 2023 au 31 décembre 2023. J'imagine que des conventions ont déjà été
signées. Or l'argent, la Ville de Bruxelles ne l'a pas encore sur son compte.
Donc, elle l'avance.
Mme Mutyebele, échevine.- Le locataire paie son loyer normalement. Une fois
qu'on reçoit cet argent, il sera rétrocédé au locataire.
M. Coomans de Brachène.- J'en termine avec un élément qui n'est pas anodin
non plus. Je voulais savoir comment cela se passerait si, dans deux ou trois ans,
la Région de Bruxelles-Capitale n'était plus capable de poursuivre cette mesure.
Il faudrait peut-être adapter les choses.
Mme Mutyebele, échevine.- Ce n'est pas une mesure de la Ville de Bruxelles,
c'est une mesure de la Région. Cette ordonnance ne dépend pas de nous. C'est
pour cela qu'on ajoute un avenant au loyer. Si la mesure devait être supprimée,
le loyer de base serait applicable.
M. Coomans de Brachène.- Je reste très dubitatif. J'ai vraiment peur qu'à un
moment donné, ce soit un boomerang qui revienne de façon extrêmement
violente à la tête de locataires qui, aujourd'hui, bénéficient certes d'une très
bonne mesure. J'espère que vous avez prévu des mesures d'accompagnement en
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cas de problème. On sait que la Région est exsangue. Budgétairement, ce n'est
pas facile. Il y aura des choix budgétaires à faire. Ce ne sont pas ceux qu'on a
envie de faire prioritairement, car ils concernent le social. Vous accordez un
avantage substantiel à des personnes, par rapport à d'autres qui sont dans les
conditions du logement social et qui doivent continuer à se loger dans des
logements privés. Je suis curieux de voir comment vous allez faire. Nous
verrons. Je n'hésiterai pas à revenir sur ce point avec mon collègue.
Dossiers de Mme l’échevine Maes
Dossiers van mevr. de schepen Maes
- Accord de la section.
- Akkoord van de sectie.
Point 40 – Punt 40
M. Coomans de Brachène.- Ce dossier manque un peu de clarté. Je voulais
savoir s'il s'agissait bien du bâtiment qui, pour le moment, est illicite et qui est
occupé par la brigade canine de la zone de police. Je voulais savoir
concomitamment ce que vous comptiez faire de ce bâtiment, ce qu'il était
possible de faire sur le terrain. On parle d'une convention. Je voulais y voir un
peu plus clair. Il n'y a pas de polémique. C'est vraiment pour comprendre
l'avenir de ce bâtiment.
Mme Maes, échevine.- Ce qu'on décide ici, c'est juste la convention visant le
transfert de la zone de police au département des espaces verts. On n'en est pas
encore à la phase où on bâtit.
Mme Jellab, échevine.- C'est destiné à la section dépôt des services de la
propreté publique.
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M. Coomans de Brachène.- Donc, on transfère de la zone de police à la Ville
de Bruxelles pour y héberger les services de la propreté publique.
Cela amène une autre question. Il y avait deux implantations pour les brigades
canines. Au Bois de la Cambre, elle est illégale, et sur le plateau du Heysel, elle
l'est également. Ces bâtiments ont été construits à l’époque sans permis, sans
titre ni droit. Aujourd'hui, ils continuent de poser problème. J'ai déjà eu
l'occasion de le dire à plusieurs reprises. Pour le Bois de la Cambre, il faudrait
qu'il y ait régularisation. Je rappelle que nous sommes sur un site totalement
classé. Ce n'est pas l'objet ici, mais cela peut amener une série de questions. À
ma connaissance, la Ville de Bruxelles n'a pas encore fait le nécessaire. Ici, de la
même façon, le bâtiment n'a jamais été construit avec les permis adéquats. En
termes d'exemplarité des pouvoirs publics, ne serait-il pas, à tout le moins,
nécessaire de mettre le bâtiment en règle urbanistiquement, sachant qu'il est en
très mauvais état, me dit-on ? On me disait, à l'époque, qu'il était irrégularisable.
Je suis incapable de le dire. Donc, j'aimerais bien avoir votre point de vue.
Serait-il possible de faire quelque chose d'acceptable qui ne vous mette pas en
porte-à-faux ? De nouveau, vous n'êtes pas responsable de la construction. Elle
date de temps immémoriaux où on construisait un peu tout et n'importe quoi, et
n'importe comment, surtout sur le plateau du Heysel. Comment va-t-on, à partir
de 2024, régulariser la situation et avoir quelque chose qui serve pour les 20, 30
ou 50 prochaines années au service de la propreté publique ?
Mme Jellab, échevine.- En effet, l'idée est de permettre à la section propreté
publique qui se trouve un peu plus haut, à côté des palais, d'intégrer cet endroit.
Je suis allée visiter la partie qui abritait les locaux de la police. C'était dans un
assez triste état. Je pense que ce sont des bâtiments qui datent des années 1970.
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L'idée est vraiment de régulariser la situation. De toute façon, il y a des
problèmes d'amiante, d'infiltration, etc. Tout cela va être fait dans les règles de
l'art.
M. Coomans de Brachène.- J'entends qu'on va régulariser les choses. J'espère
qu'on fera cela avec un peu plus de célérité que dans le Bois de la Cambre, où
on l'annonce depuis trois ans et où je n'ai pas encore vu grand-chose. Mais je
vous laisse le bénéfice du doute et j'espère que vous aurez à cœur d'avancer
dans ce dossier, certainement pour le désamiantage.
Point 41 – Punt 41
M. Bauwens.- Je pose la question parce qu'on a été contactés par des riverains
du site concerné. Ils disent avoir participé, à l'époque, à l'enquête publique
relative à une demande de permis qui parlait de conserver la façade. Et
maintenant, cela a été changé. Donc, on donne la permission de détruire et, en
plus, de consacrer un peu plus d'espace au bâtiment. Ils se demandent à juste
titre ce qu'il s'est passé. Pourquoi leur demander un avis sur quelque chose qui,
finalement, change ? Donc, on ne tient pas compte de leur avis. Ils l'ont donné,
mais on n'en tient pas compte. En plus, on change le permis final. Ils ont raison
de dire : « On veut garder l'aspect original du quartier. On aime bien le
Bruxelles tel qu'il est, en tout cas ce quartier-là. » Ils se demandent pourquoi le
permis d'urbanisme a été changé à leur insu. Qu'est-ce que vous avez fait de leur
avis ? Comment justifiez-vous le fait que, maintenant, on donne des mètres
carrés en plus pour le bâti ?
De heer Vanden Borre.- De heer Bauwens heeft gelijk als hij zegt dat er
mensen zijn die mogelijk nog andere Gemeenteraadsleden hebben
gecontacteerd over dit dossier. Maar ik deel wel een aantal bezorgdheden en
bedenkingen en ik zou ze graag hier willen ventileren. Het gaat dus over een
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aanpassing van de rooilijn. En als die beslissing hier vandaag wordt genomen,
dan zou dat willen betekenen dat 12,3 m² van het voetpad private eigendom zou
kunnen worden met de uiteindelijke bedoeling om het te verkopen aan de
eigenaars van de Baksteenkaai 38 tot en met 40. Maar ik heb een aantal
bedenkingen en vragen daarbij, mevrouw de schepen.
In de eerste plaats is het een beetje een merkwaardigheid, denk ik, daar in die
buurt. Inderdaad, dat is een kleine insprong die er voor zorgt dat de gevels niet
volledig aan elkaar aansluiten. Maar volgens mij is dat ook deel van de
eigenheid van onze Stad, en zeker in deze buurt met toch wel een sterk
historisch karakter. Het kronkelt daar, er zijn vele steegjes, niet alles is daar
perfect kaarsrecht. Dus waarom moet deze plek zich aanpassen aan de nieuwe
norm om alles kaarsrecht te trekken? Waarom kan zo een hoekje in onze Stad
niet blijven bestaan? Want het gaat wel degelijk om het karakter van onze Stad.
Ik denk dat veel mensen, buurtbewoners, Brusselaars zich zorgen maken over
een aantal projecten die reeds zijn vergund in het verleden, die ondertussen zijn
gebouwd. We zien dat toch wel in die buurt, de Vismarkt maar ook daar
omheen, de Baksteenkaai en de Hooikaai. En toch vooral de Hooikaai heeft toch
wel een aantal grote bouwprojecten die momenteel lopen en ik denk dat veel
mensen zich zorgen maken: waar gaat het nu naar toe met onze wijk? We willen
niet aan de kust gaan wonen met een eindeloze appartementisering van onze
Stad. Nee, we willen de eigenheid behouden. We willen uiteraard wel dat
Brussel zich vernieuwt, maar niet ten koste van de eigenheid van onze Stad.
Dus de reden achter die inname van de openbare weg en de privatisering
daarvan: kan u die toelichten? Kan u toelichten hoe die beslissing zich verhoudt
tot het openbaar onderzoek, waar toch bijzonder veel bedenkingen werden
geformuleerd, vragen werden gesteld en uiteindelijk de vergunning de eerste
keer werd afgewezen? Maar nu dus een nieuwe aanvraag: kan u toelichten hoe
het staat met het behoud van de gevel en met de rooilijn. Of het nieuwe plan dus
de volledige ruimte wil innemen? En tot slot toch ook niet onbelangrijk: in de
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beslissing staat ook dat de Grondregie zich zal ontfermen over de verkoop van
dit deel aan de aanvrager. Goed. Tegen welke prijs zal het dan eventueel
gebeuren? Wie bepaalt de prijs? Dat is toch aanzienlijk, denk ik dan, aangezien
het gaat over 12 m². Maar die kan natuurlijk ook in de hoogte bebouwd worden.
Dat betekent natuurlijk toch wel een zeker extra volume voor die eigenaar. Hoe
zal die waarde worden bepaald? Die overdracht, hoe zal die in concreto
gebeuren? En is daar ook geen soort van concurrentie mogelijk met de waarde,
de publieke waarde die deze ruimte heeft? Een alternatief dat de ruimte kan
bieden, bijvoorbeeld iets als extra stalling voor fietsen of een andere publieke
functie die je daar zou kunnen geven. Bloembakken of iets met meer publiek
karakter. Hoe wordt die afweging in feite gemaakt? Dus dat zijn heel veel
vragen, mevrouw de schepen. Ik hoop dat we vandaag toelichting mogen
verwachten, ik denk dat er wel heel wat mensen ook aandachtig zullen volgen.
Dank u wel.
Mevrouw Maes, schepen.- Het klopt dat er een overlegcomité is geweest over
deze stedenbouwkundige aanvraag op 20 september van vorig jaar. En die
overlegcommissie heeft een gunstig advies afgeleverd met heel wat
voorwaarden, zoals wel vaker het geval in zo'n grote dossiers. Volgend op die
overlegcommissie is er een vergadering georganiseerd met de aanvrager
enerzijds en Gewestelijke en Gemeentelijke administraties anderzijds, met de
bedoeling om de aanpassingen aan het project in de tijd te bespreken, dus
aanpassingen die nodig waren op basis van de voorwaarden die opgelegd
werden. En voor zulke grote dossiers is het niet ongewoon dat zo'n
vergaderingen plaatsvinden, gezien de omvang en de veelheid aan voorwaarden
die tijdens zo'n commissie kunnen worden opgelegd. Op die manier wordt er
efficiënter samen naar een oplossing toegewerkt. Op deze
heroriënteringsvergadering werd onder meer de voorwaarde rond het behoud
van het pand aan de Baksteenkaai 38-40 besproken. Ondertussen was er een
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bijkomende stabiliteitsstudie uitgevoerd die heeft aangetoond dat de conversie
van dit gebouw naar woningen reële gevaren inhoudt voor de structuur van het
gebouw. En beide administraties hebben op die vergaderingen nog ingestemd
met de piste van de afbraak en heropbouw van nummer 38-40. Sinds de opstart
van het project heeft de Stad gepleit voor het behoud van het pand, maar als
blijkt dat niet alleen de erfgoedwaarde beperkt is, maar ook de stabiliteit van het
gebouw een risico vormt bij transformatie, dan dienen er alternatieven bekeken
te worden. In de aangepaste plannen wordt wel aan alle – en dat benadruk ik,
alle – andere voorwaarden van de overlegcommissie voldaan. En dat gaat
bijvoorbeeld ook over een veel minder dense binnenhuisgebied, wat toch ook
wel belangrijk is in deze buurt. Er zijn aangepaste plannen ingediend op twee
januari en dus opnieuw zullen die plannen helemaal moeten worden
geanalyseerd en zal het advies van Urban en de brandweer moeten worden
aangevraagd.
Maar ondertussen hebben wij dus het initiatief genomen om de rooilijn te laten
aanpassen omdat de vergunning onmogelijk afgeleverd kan worden indien deze
rooilijn niet wordt gewijzigd, en vandaar dat wij die procedure al starten. Voor
de duidelijkheid: dit dossier kent een hele lange historiek met een eerste
projectvergadering al in eind 2019. En het project is gigantisch veel
bijgeschaafd sindsdien. En wat we ook wel heel erg belangrijk vinden – en dat
wil ik graag benadrukken – is dat na jaren van leegstand zo'n inham echt een
stadskanker is geworden, al jaren. Het kan misschien wel wat romantisch lijken,
maar dat is dus allesbehalve het geval. Ik kan mij niet herinneren dat ik dat
gebouw nog heb weten geactiveerd te zijn. Nu kan het eindelijk aangepakt en
ontwikkeld worden. Maar voor de duidelijkheid, de regels zijn wat ze zijn.
Vooraleer die nieuwe rooilijn definitief bekrachtigd kan worden, zal eerst nog
een openbaar onderzoek van 30 dagen georganiseerd worden.
En als het dan toch gaat over erfgoed en de geschiedenis, een laatste
bijkomendheid: het gebouw in kwestie is gebouwd in de 20e eeuw. En
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respecteert de rooilijnplannen van 1882. De twee naburige gebouwen zijn ouder
dan 1882 en situeren zich dus op de rooilijn die vandaag wordt voorgesteld.
Beide naburige gebouwen zijn ingeschreven op de inventaris voor bouwkundig
erfgoed en zullen dus nooit afgebroken of gewijzigd worden. Voor het openbaar
domein zal deze rooilijnwijziging een verbetering vormen, aangezien
onregelmatige bouwritmes vaak overlast aantrekken met hun kleine hoekjes en
kantjes.
En om nog even in te gaan op de vraag over de berekening van de verkoopprijs,
dat gebeurt conform de regels door Brussel Fiscaliteit volgens de marktprijs van
het moment. Ik hoop alle vragen te hebben beantwoord. Dank u wel.
De heer Bauwens.- Dat wil zeggen, als ik het goed heb verstaan, dat er een
nieuw buurtonderzoek komt? Dat is zo? Dat heb ik goed verstaan?
Mevrouw Maes, schepen.- De wijziging van de rooilijn gaat nog in openbaar
onderzoek. Het gebouw niet.
De heer Bauwens.- En dus daarop kunnen dan de buurtbewoners eigenlijk
opnieuw consulteren en eventueel protest aantekenen. En dat protest heeft dan
welk gewicht?
Mevrouw Maes, schepen.- Het zal op het moment zelf blijken. Ik heb geen
glazen bol, ik kan nu niet zeggen wat er gaat beslist worden op zo'n moment.
De heer Bauwens.- Nee. Maar aangezien net dat hun kritiek is, dat zij hun
mening hebben gegeven over een plan dat uiteindelijk is veranderd en dat hun
mening dus…
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Mevrouw Maes, schepen.- Hun mening doet er wél toe, maar zoals ik u
uitgelegd heb: er zijn gevaren voor de stabiliteit van het gebouw. Ik denk dat
mensenlevens hier misschien ook wel meetellen.
De heer Bauwens.- Ik ga nooit zeggen dat de mensenlevens niet meetellen,
maar ik kan mij ook niet inbeelden dat er niks mogelijk is om een gevel te
bewaren zoals het oorspronkelijk wel gevraagd was en voorgesteld was aan de
buurtbewoners. Dus dat is hun klacht. Ze zeggen: we hebben onze mening
gegeven over een plan dat daar veranderd is. Dus dat is natuurlijk wel een
probleem. En op dat vlak luister ik wel naar hen, vind ik. En noch ik, noch de
buurtbewoners zeggen dat de mensenlevens niet belangrijk zijn. Dat heeft
natuurlijk niemand gezegd.
De heer Vanden Borre.- Het gebeurt niet zo vaak, maar ik deel wel de
bedenkingen van collega Bauwens, in feite, wanneer hij zegt dat het plan zoals
het is besproken in het openbaar onderzoek nu toch wel drastisch wordt
aangepast door de Stad. En dat het nu toch bijzonder moeilijk zal worden voor
de buurt om verder concreet in dialoog te treden met de Stad over dit project.
Misschien in het kader van de rooilijn, maar gezien die beslissing genomen is
door de Gemeenteraad, lijkt me dat ook eerlijk gezegd een fait accompli. En dan
lijkt het mij ook, al is het maar principieel, dat de Stad toch zeer ver meegaat in
de plannen van de ontwikkelaar. En dan kan je maar de vraag stellen: in welke
mate is dit gegeven niet volledig beslist, is alles niet in kannen en kruiken, heeft
de buurt eigenlijk weinig manieren meer om hun bezwaren of hun alternatieven,
hun voorstellen nog kenbaar te maken? En dan mijn bedenking: als het dan puur
gaat om een zaak van stabiliteit – ik ben zelf geen ingenieur, ik ga dat ook niet
beweren – zijn er wel ingenieurs die zijn komen uitleggen dat stabiliteit altijd
een kwestie is van middelen. Als je de nodige middelen voorziet – financieel,
maar dat vertaalt zich natuurlijk in bouwtechnische oplossingen – dan kan een
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oplossing wel bedacht worden. Er is altijd wel een of andere oplossing
mogelijk. Al is het maar puur het behoud van de gevel of een aanpassing van de
gevel, stabiliteitswerk en dergelijke meer. Maar een absolute afbraak puur op
basis van stabiliteit van een gevel… Ik denk dat er genoeg voorbeelden te
vinden zijn in Brussel waarbij enkel een gevel werd behouden en de rest van het
gebouw wel tegen de grond is gegaan. Ik pleit niet voor een dergelijke
oplossing, maar ik vraag mij gewoon af of die motivering voldoende is om de
keuze hier te rechtvaardigen.
Point 104 – Punt 104
M. Coomans de Brachène.- Cette absence de coupole, cela fait des années
qu'on en parle. Quand vous êtes arrivée, la situation était déjà problématique.
Quand je suis arrivé, la situation était aussi problématique. Cela dure depuis au
moins 2009. C'est une bonne chose qu'on trouve une solution, et je m'en réjouis,
croyez-le bien. Ceux qui ont racheté cette galerie et qui essaient de la faire
vivre, alors qu'elle ne vivait plus depuis vingt ans, font preuve de beaucoup
d'abnégation. Je ne pense pas qu'ils gagnent réellement leur vie, parce que c'est
une situation extrêmement lourde. Il faut savoir que les frais liés à la gestion
sont colossaux. Or j'ai cru comprendre, en lisant la convention, que vous
demandiez des sommes assez énormes. Vous demandiez 90.000 € de garantie
uniquement pour que ce soit bien fait. Donc, ils vont devoir réaliser les travaux
à leur charge et, en plus, mettre en garantie 90.000 €. J'essaie de comprendre ce
qui vous a fait aboutir à cela. La Ville de Bruxelles n'aurait-elle pas dû faire un
geste pour, enfin, mettre un terme à cette situation problématique ?
Mme Maes, échevine.- Les 90.000 € ne viennent pas s'ajouter. C'est le montant
estimé des travaux. Il n'y a pas d'argent en plus. C'est juste la banque qui se
porte garante pour tout le processus.
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M. Coomans de Brachène.- Est-ce qu'il n'aurait pas été opportun que la Ville
participe au projet ?
Mme Maes, échevine.- On pourrait poser la question à l'envers parce qu'en fait,
l'histoire ne commence pas en 2009, mais en 1994. J'avais 10 ans. Je comprends
votre question, mais je crois qu'il faut qu'on la regarde dans le sens inverse
aussi. Il y a eu infraction et des permis délivrés qui n'ont jamais été mis en
œuvre. La Ville aussi a souffert de cette situation. Je crois que 90.000 €, ce n'est
pas la fin du monde pour une situation qui perdure depuis 30 ans. Mais c'est
mon opinion personnelle.
M. Coomans de Brachène.- Merci pour ce petit rétroacte. Vous avez raison,
c'est bien plus ancien que 2009, date du dernier permis octroyé. J'ai toujours
connu cette situation problématique. Elle n'est pas de la responsabilité du
dernier propriétaire. En effet, ils ont scindé la propriété entre ce qui rapportait, à
savoir l'hôtel qui était au-dessus, et ce qui coûtait, à savoir la galerie qui se
trouvait en dessous. On parlait d'une situation où la galerie coûtait entre 30.000
et 35.000 € par mois. Il faut pouvoir les sortir ! Il est difficile de rendre ce sous-
sol rentable. Je pense que ce sera une bonne chose, quand ce sera terminé.
Je pense toutefois qu'il eût été intéressant que la Ville fasse un effort, eu égard
au fait que l'actuel propriétaire n'a rien à voir avec la situation d'origine. Il vient
d'arriver. Je crois qu'il est devenu propriétaire juste avant la pandémie de Covid,
ce qui n'est pas sans lui poser problème.
M. le Bourgmestre.- Je voulais juste ajouter que la Ville soutient très fortement
cette galerie. On y a même organisé notre bal du personnel. L'espace C12 est
soutenant. On travaille tout le temps avec ses gérants. Un ancien collaborateur,
malheureusement décédé, a monté toutes les expos dans cette galerie. La Ville a
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toujours soutenu ce lieu. On a signé des conventions de partenariat pour
l'affichage. C'est vraiment une galerie qu'on soutient en permanence. Mme Maes
l'a dit, on a enfin un interlocuteur. Les gens qui avaient remporté le marché de la
SNCB n'étaient pas très doués pour discuter. À l'époque, on y avait mis le
Schtroumpf. On a aidé le MOOF comme on le pouvait, mais il n'a
malheureusement pas trouvé son public. J'ai encore vu le propriétaire de la
galerie la semaine passée. Il trouve que la Ville le soutient.
Comme l'a dit Mme Maes, il s'agit vraiment d'une garantie bancaire. On ne
demande pas d'argent pour la Ville. On veut juste que les travaux soient faits, et
il est d'accord. Le vrai problème, c'est l'escalator en bois de Brunfaut, qui n'est
pas évident à réparer. Les premiers devis qu'il a reçus, ne sont pas piqués des
hannetons ! Cela, on comprend que ce n'est pas évident de le lui imposer par
respect pour le patrimoine, alors qu'il a déjà une série de charges. Mais j'insiste
sur le fait que nous soutenons cette galerie et tout ce qu'il s'y passe. Si vous le
lui demandez, je ne pense pas qu'il ait à se plaindre du soutien de la Ville de
Bruxelles.
M. Coomans de Brachène.- Moi aussi, je soutiens les propriétaires. C'est
même moi qui ai proposé, à l'époque, de racheter ce lieu. Donc, je les soutiens
totalement et je pense que c'était un choix opportun, parce que rien n’a été fait
précédemment. Cela a été le vide absolu. Ici, enfin et pour la première fois
depuis que cette galerie existe, on a un semblant d'activité, voire plus que cela.
On a une véritable volonté, chevillée au corps, de faire sortir cette galerie de
l'ombre, d'en faire un lieu de partage et de liaison entre la gare et le centre, le
cœur de la Ville. C'est donc une très bonne chose que cette galerie puisse enfin
se développer. Mais c'était peut-être, aussi, l'occasion de montrer qu'il y avait un
soutien.
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L'escalator de Brunfaut est le plus ancien escalator de Bruxelles, selon moi, et il
est en bois. Je travaille par ailleurs avec les propriétaires pour trouver une
solution adéquate qui ne les mette pas complètement à genoux, car cela coûtera
très cher, peut-être plus que ces 90.000 €. C'est pour cela que je posais la
question. Merci, Monsieur le Bourgmestre, de nous donner l'occasion de fermer
la boucle. J'espère que vous les aiderez quand même un peu financièrement
pour le reste.
Vote
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’ensemble des
dossiers.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Adoptés, sous réserve des observations formulées par
l’opposition.
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Motion - Motie
Proposition de motion introduite par M. WEYTSMAN concernant la
modification du décret « Inscription » et son impact sur les communes de
Bruxelles, en particulier du nord
M. Weytsman.- Mesdames, Messieurs, chers collègues, les dernières
modifications du décret « Inscription » mettent en péril l'accès équitable à
l'éducation dans le nord de Bruxelles à Laeken. Je le dis ici, chers collègues,
mais je le dis évidemment aussi à la Fédération Wallonie-Bruxelles, où le MR
forme une majorité avec les écologistes et le Parti socialiste. Les changements
de l'indice composite désavantagent les familles et compromettent le libre choix
des parents.
Avec cette motion, je souhaite d'abord et surtout informer les collègues, parce
que je pense que les conséquences de ce décret sur nos écoles et nos quartiers
sont mal connues. Je souhaiterais aussi, en partenariat avec les communes de
Jette, Ganshoren et Berchem, où des motions similaires ont été votées, qu'on
puisse exercer une pression positive sur la Fédération Wallonie-Bruxelles pour
corriger les effets pervers de ces modifications du décret « Inscription ». Je tiens
à dire que j'ai eu deux échanges très positifs avec la ministre de l'Enseignement
Caroline Désir, qui a rencontré via son cabinet les parents touchés. Elle
reconnaît la situation, mais des modifications ou des solutions ne sont pas
encore apportées, et c'est vraiment problématique pour une partie des familles.
Alors, chers collègues, de quoi parle-t-on ? On parle de modifications du décret
« Inscription » et principalement de l'introduction d'un coefficient 8, qui est
grosso modo un indicateur socioéconomique des écoles primaires. On a aussi
diminué le poids de la distance domicile-école primaire sans augmenter celui de
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la distance domicile-école secondaire. Vous vous souviendrez du fait que
beaucoup de parents ont déménagé pour obtenir l'école de leur choix ou avoir la
plus grande chance d'être proches de l'école de leur choix. Évidemment, ces
modifications ont un impact direct.
Le poids de la distance école-logement est dorénavant inférieur à celui du
coefficient 8, tel qu'expliqué dans la motion. Ce coefficient 8 est devenu
l'élément déterminant pour classer les enfants dans les files d'attente des
établissements scolaires. Si vous le souhaitez, n'hésitez pas à rencontrer les
parents qui ont des modèles de calcul pour vous démontrer ce que je viens de
dire.
Le principe de sécurité juridique, tel que rappelé par la jurisprudence constante
de la Cour européenne des droits de l'homme, implique une prévisibilité, afin de
permettre aux sujets du droit de planifier leur comportement sur la base du droit
applicable, et le respect de leur attente légitime. Tout cela pour dire que cette
modification prend de court des familles qui avaient fait le choix de s'orienter
vers certaines écoles primaires en espérant trouver des établissements
secondaires adossés. Des citoyens ont fait des choix de vie contraignants. Un
choix de vie contraignant, c'est tout simplement déménager. Certains l'ont fait
pour être plus proches de l'école primaire ou secondaire de leur choix.
À la suite de ces modifications, des enfants se retrouvent dans des écoles
primaires anciennement adossées à des écoles secondaires, mais ils n'ont pas la
possibilité de s'inscrire dans ces mêmes écoles secondaires. Pire encore, dans
certaines écoles primaires adossées à des écoles secondaires, 100 % des enfants
n'ont pas pu s’inscrire et jusqu'à près de 100 % n'ont pas pu s'inscrire dans une
école de leur choix.
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Pour donner des exemples concrets afin que l'on comprenne bien l'impact sur le
territoire de la Ville de Bruxelles, aucun enfant des écoles primaires Maria
Assumpta et Christ-Roi à Laeken n'ont obtenu de place dans les écoles
secondaires anciennement adossées. Même situation au Sacré-Coeur de Jette et
au Sacré-Coeur de Ganshoren, où des motions ont été votées également. Seuls
18 élèves du collège Saint-Pierre à Jette et 5 élèves de Notre-Dame-de-la-
Sagesse à Ganshoren ont obtenu une place dans les écoles secondaires
anciennement adossées.
Si 86 % des élèves bruxellois ont obtenu une place dans l'école de leur premier
choix, 80 % des élèves du nord et du nord-ouest de Bruxelles avec une classe
d'encadrement supérieure à la moyenne n'ont obtenu aucun de leur choix, ni
premier, ni deuxième, ni sixième.
Par le décret, tout parent perd sa liberté de choix d'un enseignement
confessionnel ou libre. Pourquoi ? Parce que certains ont fait le choix d'un
enseignement confessionnel ou libre et que, dans la mesure où ils ne reçoivent
aucun de leur choix et qu'on les dirige vers des enseignements communaux mais
non confessionnels, on va à l'encontre de notre Constitution. C'est d'ailleurs un
argument que mettent en avant les parents.
Pour la jeunesse du nord, nous ne voulons pas d'un décret « Inscription » qui
oppose et défavorise une partie de la population. Il faut bien comprendre
également son effet pervers : les jeunes qui, individuellement, font partie de
familles et de ménages plus précarisés ou potentiellement plus vulnérables, ou
avec un indicateur socioéconomique personnel plus faible, n'ont pas non plus la
possibilité d'être inscrits dans l'école de leur choix et dans les écoles
anciennement adossées.
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En conséquence, je demande simplement - je reprends les demandes qui ont été
formulées dans les autres Conseils communaux - qu'on se coordonne avec les
autres communes, qu'on transmette cette motion à la Fédération Wallonie-
Bruxelles, qu'on demande une modification la plus rapide possible du décret ou,
simplement, des modifications ou des solutions qui permettent à ces enfants
d'aller dans une des écoles de leur choix, comme tous les élèves et les enfants de
la Fédération Wallonie-Bruxelles. Je vous remercie, chers collègues.
M. Wauters.- Je souscris complètement à cette proposition de motion, que je
trouve tout à fait pertinente. C'est une motion importante qu'on aurait pu
analyser et discuter tous ensemble. Je remercie mon collègue d'avoir soulevé
cette problématique qui concerne la moitié de la population. Pour prendre un
exemple tout à fait personnel, mon plus jeune enfant n'aurait pas pu s'inscrire
dans l'école adossée (humanités) de son établissement si sa sœur n'avait pas
redoublé, ce qui est un peu fou quand on y pense.
La problématique est bien réelle et elle doit être prise à bras-le-corps.
Effectivement, elle concerne plutôt le nord-ouest de Bruxelles. Étrangement, le
bourgmestre de Berchem-Sainte-Agathe a fièrement annoncé qu'il allait mettre
en route une école (humanités) à Berchem-Sainte-Agathe. C'est une excellente
idée.
Mon collègue a parlé de différentes écoles. Ici, on parle du réseau libre, mais
cela se répercute dans tous les réseaux. Il n'y a pas de différence à ce niveau.
C'est une bonne nouvelle, mais en attendant, les éléments développés par
M. Weytsman touchent énormément de familles, pratiquement une sur deux en
Région bruxelloise. Et je ne vous parle pas de mon quartier, où c'est une
catastrophe ! Les gens se battent et essaient de trouver des solutions. Je le dis
encore une fois : heureusement que ma fille a raté son année en humanités.
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Cela crée un problème que chacun peut vivre dans sa vie personnelle. Je trouve
important qu'ici, à l'Hôtel de Ville, on se mette d'accord et qu'on voie ensemble
comment résoudre une question qui, aujourd'hui, peut se poser pour un type
d'école et qui, demain, se posera pour un autre type d'établissement scolaire.
Pour moi, un enfant est un enfant et les différents enseignements qui sont
prodigués en Belgique - de qualité, en l'occurrence - doivent être accessibles à
toutes et tous. Je tenais à le dire parce que cette motion est extrêmement
importante. Elle est déjà bien présentée, mais elle pourrait faire l’objet de
quelques amendements. Je l'ai découverte assez tard et j'en ai parlé avec mon
collègue Weytsman. Je pense qu'on pourrait y travailler ensemble.
M. Weytsman.- J'ai envoyé cette motion mercredi et je pensais qu'elle allait être
agendée au prochain Conseil communal. Normalement, pour une motion, le
délai est de huit jours ouvrables. Et donc, j'ai été le premier surpris de la voir
inscrite aujourd'hui. Cela ne pose aucun problème, mais si le Collège ou les
membres de la majorité, voire de l'opposition souhaitent reporter la discussion,
voire créer un groupe de travail, je n'y vois aucun problème.
Mme Hariche, échevine.- Plutôt que voter des motions en Conseil communal,
il aurait peut-être mieux valu créer des places supplémentaires, ce que la Ville
de Bruxelles a fait. Car le principal souci demeure évidemment le manque de
places dans cette partie de la Région bruxelloise. Je rappelle que pour pallier ce
manque, la Ville a été particulièrement proactive et a augmenté sensiblement le
nombre de places de ce côté-là, en créant l'Athénée Marguerite Yourcenar il y a
déjà quelques années, l'extension de Pagodes, qui accueillera 600 élèves
supplémentaires - une antenne supplémentaire a déjà été créée il y a deux ans -,
la création de l'athénée Isala Van Diest à Neder-Over-Heembeek, qui viendra en
face de la Croisée des Chemins et qui démarrera déjà en septembre de cette
année, sans oublier l'athénée Buls-Catteau qui se trouve, elle, dans le Pentagone
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(je conçois fort bien que ce soit un petit peu loin). Avec les milliers de places
qui ont été créées par ailleurs, je pense que si les autres communes s'étaient
attelées à faire la même chose, on n'en serait peut-être pas là. Car c'est ça, le vrai
problème.
Le second souci est que dans certains établissements, comme cela a toujours été
le cas, il y a plus de demandes que de places. Et de ce fait, les familles qui n'ont
pas obtenu l'école de leur premier choix estiment évidemment que les critères
utilisés pour classer les élèves sont injustes. A contrario, les familles d'élèves du
nord-ouest de Bruxelles qui ont obtenu ces places estiment, elles, que les
critères sont justes.
Votre proposition de motion, par ailleurs, ne concerne que les écoles du libre qui
n'ont pas de procédure d'inscription équitable et transparente en maternelle et en
primaire. Pourquoi les familles qui ont été inscrites dans ces écoles sans
procédure claire et transparente devraient-elles encore être favorisées en
secondaire au détriment de celles qui ont suivi une procédure d'inscription qui,
nous l'avons voulu à la Ville de Bruxelles, est totalement transparente, bien
connue de tous et équitable ? Tout le monde est traité de la même manière, avec
une solidarité entre les établissements scolaires.
En résumé, le décret « Inscription » opère un départage sur la base de critères
objectifs, bien connus, qui s'appliquent de la même manière à tout le monde.
Chacun, en fonction de sa situation, peut trouver les critères légitimes ou
injustes. Quand on change les critères, ce que vous semblez demander, on ne
fait évidemment que déplacer le problème, puisqu'en réalité, si les écoles
saturées dont vous avez parlé avaient pris la peine de créer des places
supplémentaires, on n'en serait peut-être pas là. Donc, le Collège propose de
rejeter la motion.
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quant au débat, vous l'avez soulevé vous-même, le gouvernement de la
Fédération Wallonie-Bruxelles est composé de membres du MR (dont son
ministre-président), du PS et d'Ecolo. Des débats ont eu lieu et ils ont été longs.
Le ministre-président devrait peut-être réfléchir à sa manière de fonctionner
quand il demande à son groupe de voter quelque chose qui n'a pas été débattu
ou qui aurait été imposé. Je le dis, mais c'est un détail.
Mme la présidente.- Pour votre information, Monsieur Weytsman, vous avez
envoyé votre motion au secrétariat mardi dernier à 12h24. Il y a donc six jours.
C'était amplement dans les temps. Il n'y avait pas de raison de l'agender au
prochain Conseil communal.
M. Weytsman.- Elle n'est pas dans les temps, Madame la Présidente. Le
règlement prévoit huit jours ouvrables. Mais peu importe, lisez le règlement et
vous verrez. Je voulais juste dire que si cela posait un quelconque problème, on
pouvait la retirer.
Mme la présidente.- Le délai est de cinq jours francs pour les motions, soit
mercredi.
M. Weytsman.- Maintenant, tout le monde est informé du fait qu'on peut
déposer les motions le mardi qui précède le Conseil communal. Excusez-moi, je
ne le savais pas. Sincèrement, je pensais que ce serait pour le prochain Conseil.
Je préfère travailler en groupe de travail. Cela nous permet de bien comprendre
le dossier. Le but de cette motion, qui a été votée dans d'autres Conseils, c'est
aussi d'informer les conseillers communaux et Mme l’échevine.
Madame l’Échevine, je pense que vous vous trompez. Le problème, ce n'est pas
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le nombre de places. Alors que des parents n'ont obtenu aucun de leur choix, pas
très loin de la rue Marie-Christine, des écoles de la Ville de Bruxelles n'ont
obtenu aucune demande. Le problème n'est pas le nombre de places. Je
reconnais d'ailleurs votre volontarisme en matière de création de places. Le
problème, ce sont les différences sur un territoire donné. Tout le monde
reconnaît, y compris la ministre, la différence objective ou d'appréciation (selon
les socialistes) entre les écoles. C'est ça, le problème. Le problème n'est pas que
des parents n'obtiennent pas leur premier choix.
Le problème est double. D'une part, certains parents n'obtiennent aucun de leurs
choix et sont obligés d'aller de l'autre côté de la Région bruxelloise, dans le sud
de Bruxelles. C'est le cas de classes entières. D'autre part, des écoles primaires
qui étaient anciennement adossées ne le sont plus. Les parents se trouvent
confrontés à l'obligation de retirer en cinquième secondaire leurs enfants de
l'école. Des élèves partent en cinquième primaire en espérant pouvoir, en
sixième primaire, retourner dans l'école qui était anciennement adossée. Ce sont
des faits, Madame l’Échevine. Vous ne m'avez peut-être pas bien entendu ou je
me suis mal exprimé, mais cela est la conséquence d'erreurs ou d'effets pervers
sur un territoire très particulier du décret « Inscription ».
Vous connaissez la position du MR sur le décret « Inscription ». Si on pouvait
s'en passer, je le ferais. Oui, nous avons discuté et voté ensemble un décret
« Inscription » qui apporte certaines modifications positives, surtout pour toutes
celles et tous ceux qui sont largement majoritaires en Fédération Wallonie-
Bruxelles et qui obtiennent leur premier choix, mais il y a un effet pervers dans
le nord-ouest. Prenez langue, s'il vous plaît, avec vos collègues d'autres
communes. Cet effet pervers n'est pas lié au manque de places. Vous avez
raison, on a eu un débat sur ces effets pervers. La ministre a reconnu les
situations de détresse et il est difficile de modifier un décret. Et pour le moment,
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tout le monde me répond que s'agissant d'un territoire très particulier, on verra
plus tard.
L'objectif, ici, est d'informer tout le monde, mais aussi de mettre une pression
positive. Croyez-moi, je balaie toujours devant ma porte. J'en ai parlé au sein du
MR également, raison pour laquelle je dépose cette motion. J'en ai parlé à deux
reprises et je le ferai encore la semaine prochaine en question d'actualité et en
commission à la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Je pensais que la plus grande commune du nord pouvait soutenir une telle
motion moyennant des amendements. Il s'agit vraiment de familles qui sont
mises dans de grandes difficultés et se trouvent parfois contraintes à déménager
dans d'autres quartiers ou d'autres communes, tout simplement parce qu'il y a
des effets pervers dans cette modification, avec l'introduction du coefficient 8.
Mme la présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition
de motion.
(Il est procédé au vote nominatif.)
Mme la présidente.- Rejetée.
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Questions orales, questions d’actualité et interpellations
Mondelinge vragen, actualiteitsvragen en interpellaties
Question de M. WEYTSMAN concernant l'insécurité dans le quartier
Yser/Sainctelette
M. Weytsman.- Je souhaite attirer une fois de plus votre attention sur la
situation alarmante que traversent actuellement les habitants du quartier
Yser/Sainctelette, en particulier sur la place de l'Yser et ses alentours, y compris
la station de métro. Les résidents constatent une présence accrue de personnes
en situation illégale et de sans-abri de manière quasiment permanente dans la
station de métro Yser. On les comprend aujourd'hui, vu les grands froids, mais
ma question a été écrite il y a plusieurs jours et c’est une situation qui devient
structurelle. On signale des cas de consommation de drogues dures, comme on
le souligne depuis longtemps. Particulièrement préoccupants sont les rapports
des habitants du boulevard de Dixmude, qui décrivent une présence constante
de personnes devant leurs immeubles.
Cette situation génère des conditions de vie insupportables, avec des
comportements problématiques tels que consommation de drogues, alcoolisme,
disputes, actes de violence, parfois à l'encontre de proches de certains habitants.
Je souhaite donc attirer votre attention sur différents points et vous poser
plusieurs questions.
Quelles sont les suites réservées aux demandes des habitants ? Vous aviez
évoqué un renforcement de la présence policière. J’ai souligné à plusieurs
reprises, notamment lors de nos débats budgétaires, l’utilité de cette présence
policière. Dès que la police est présente avec les services sociaux, on voit des
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conséquences positives dans le quartier. Est-ce que vous pouvez continuer à
mobiliser vos services sociaux avec les associations et les services de police ?
En particulier aujourd’hui, vu les grands froids, mais aussi au vu du profil de
personnes en errance qui ont des problèmes de santé mentale, est-ce qu’on ne
doit pas orienter les plus vulnérables vers des hôpitaux et des services adéquats
avec, parfois, des mises en observation telles que prévues par la loi ?
M. le Bourgmestre.- Monsieur le Conseiller, ce secteur constitue un point
prioritaire d’attention policière, comme je vous l’ai déjà dit lors de vos
différentes interpellations, de sorte que plusieurs services y sont mobilisés de
manière récurrente. La DPI centre (division centrale) a programmé diverses
actions policières visibles durant le mois de janvier. Pour ce faire, une
collaboration existe en temps réel entre les services de police et le centre
Transit. Pour les personnes en séjour irrégulier, il y a des collaborations
ponctuelles au cas par cas, intuitu personae, avec la direction de l’Office des
étrangers. La team Herscham prodigue aux personnes en errance aide et
assistance.
Force est de constater que certains ne sont pas sans abri ni sans aide sociale.
C’est ce que nous avons constaté aussi lors des incidents de la rue du Marché
aux Porcs. La division INT de la police de Bruxelles, en charge du maintien de
l’ordre, déploie toute sa capacité résiduaire de manière prioritaire afin d’y
mener des actions visibles. La Recherche locale, quant à elle, se concentre sur
les dealers de rue. Je maintiendrai ce cumul de présence policière visant une
approche intégrée et intégrale de la problématique tant que cela se révélera
nécessaire.
On arrive parfois, même s'il s'agit d'une procédure difficile, à appliquer la
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procédure Nixon lorsque les conditions sont remplies. Par contre, bon nombre
de personnes présentant des troubles de ce type n’entrent pas dans les conditions
de cette procédure et se retrouvent, ipso facto, soit livrées à elles-mêmes dans
l’espace public, soit détenues dans des cellules de la police pour trouble
persistant à l’ordre public. En conséquence, vous l’avez sans doute vu dans la
presse, à mon initiative et en collaboration avec le ministre fédéral de la Santé
M. Vandenbroucke, nous avons lancé, avec l’hôpital Brugmann et la police, un
programme pilote d’appel à des équipes mobiles psychiatriques d’urgence via
une ligne téléphonique contactable par les agents afin de désengager la police et
de progresser en matière de santé publique. Il s’agit d’un partenariat innovant,
sans recours à la contrainte, de nature à venir en aide aux personnes qui
n’entrent pas dans les critères de la procédure Nixon (qui est une contrainte). Je
me réjouis de cette ébauche de partenariat constructif mené dans un esprit de
respect mutuel. Je suis convaincu que ce sont ces actions conjuguées qui
permettront de garantir la paix publique.
M. Weytsman.- Je vous remercie. Je vous demande de continuer à mettre la
pression dans le quartier et de continuer à en faire une priorité, parce que cela
devient vraiment invivable pour beaucoup de familles. Il s'agit parfois de
familles avec des enfants qui sont confrontés à des faits de violence absolument
incroyables. Je pense que la solution réside dans une présence des services
sociaux et policiers presque 24h/24. Je sais que cela a un coût, raison pour
laquelle je vous ai demandé, dans le cadre du budget, s’il était nécessaire de
renforcer ces cellules et départements et de réorienter une partie des moyens
vers les quelques quartiers qui sont les plus exposés à ces formes de violence. Je
pense en particulier à la place Bockstael et à des quartiers du côté de Stalingrad,
Lemonnier et, certainement, Yser.
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Vraag van mevr. DEBAETS en dhr. DE BACKER betreffende de balans
van de laatste oudejaarsavond
Mevrouw Debaets.- Tijdens oudejaarsavond was er naar goede gewoonte veel
volk aanwezig in het centrum van Brussel. Maar liefst 100.000 mensen zakten
af, maar voor de brandweer, politie en hulpdiensten werd het een minder
amusante avond. De brandweer moest meer dan 600 keer, u hoort het goed,
meer dan 600 keer uitrukken. Dat is eigenlijk meer dan het dubbele van een
normale avond. Veel incidenten ook met vuurwerk, hoewel de minister-
president een totaalverbod afgekondigd had voor transport, gebruik en bezit van
vuurwerk. Mochten collega's mij niet geloven, ik heb een filmpje opgenomen
vanuit mijn vensterraam op oudejaarsavond, waarbij om de seconde op
tientallen plekken, alleen al vanuit mijn raam, vuurwerk en hard vuurwerk
afgestoken wordt. Dus tot zover het verbod. Veel brandstichtingen ook. Auto's,
elektrische fietsen, steps moesten er allemaal aan geloven. En een
persverantwoordelijke, een verantwoordelijke van de politievakbond zei: 'ze
viseerden heel bewust hulpverleners, dat zien we ook aan wat we in beslag
hebben genomen.'
Dus toch een paar vragen voor u. Wat is nu eigenlijk de uiteindelijke balans van
die laatste oudejaarsavond in termen van aanhoudingen, gewonde politie- of
brandweermannen, gewone burgers en schade? Welke maatregelen zijn er
genomen om dat vuurwerkverbod te doen naleven? Het zijn mooie woorden van
de minister-president, maar we zien dat het niet nageleefd wordt, dat er geen
handhaving en volgens mij ook amper repressie is. Misschien heeft u daar meer
nieuws of cijfers over. Wat levert het evaluatiegesprek op met uw andere
collega-burgemeesters en de minister-president? En tot slot: wat gaat u doen om
dat in de toekomst te vermijden? Ik weet dat men in andere steden, maar ook in
het buitenland, kijkt naar preventieve controles, tijdelijk huisarrest en dat soort
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dingen. Ik geef toch maar mee dat in de Franse banlieues, waar het ook niet
altijd vlot verloopt en dan druk ik mij voorzichtig uit, het aantal
geweldplegingen op oudejaarsavond fel verminderd is. Dus door streng en
kordaat op te treden kan je wel degelijk resultaat bereiken. Hoe komt het dan
dat dat in Brussel maar niet schijnt te lukken? Ik dank u.
M. De Backer.- Monsieur le Bourgmestre, depuis de nombreuses années, la
place du quartier de Haren est la scène de ravages commis par une dizaine de
mineurs déterminés à casser et à vandaliser : feux d’artifice, malgré
l'interdiction, fête des pétards, vitrine brisée pour la deuxième fois au salon de
coiffure New Dany, nombre de boîtes aux lettres endommagées et, pour
couronner le tout, une voiture incendiée (qui est toujours là après quinze jours)
et un volet qui a fondu du fait de ce dernier incident. Cela dure depuis nombre
d’années.
Ces jeunes vont plus loin d’année en année et agissent sans crainte, car Haren
est un quartier « nohow » pour la police, je peux en témoigner, dès que des
incidents s’annoncent. Les habitants de Haren mettent la Ville en cause, car
depuis cinq ans, Monsieur le Bourgmestre, nous ne parvenons pas, en qualité de
Conseil communal, à prendre des mesures pour éviter ce type de débâcle. La
nouvelle commissaire de Haren et Neder-Over-Heembeek, qui avait promis de
mettre fin à cette situation, n’a pas réagi non plus.
Il est incompréhensible et inadmissible que des « kets » de 15 ans causent
chaque année, en toute impunité, des dégâts qui occasionnent des frais de
plusieurs dizaines de milliers d’euros. J’espère entendre votre mea culpa et les
mesures qui seront prises pour mettre fin à ce type d’incident fin 2024.
De Burgemeester.- Mevrouw Debaets, meneer de Backer, voor ik het overzicht
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geef van de nieuwjaarsnacht wil ik hier nog eens herhalen dat het
onaanvaardbaar is dat deze feiten zich hebben voorgedaan. We veroordelen deze
ten zeerste. Het beschadigen van publiek of privé-eigendom, het aanvallen van
de hulpdiensten: het is ontoelaatbaar. Er zijn nooit excuses voor dergelijk
gedrag, dat dan ook bestraft moet worden. De nodige onderzoeken op basis van
beschikbare beelden en aanhoudingen zijn aan de gang. Er was gedurende de
ganse nacht een coördinatie voor het hele Gewest in het regionale
coördinatiecentrum en dat onder de leiding van de hoofdcommissaris Michel
Govaerts. In de weken die voorafgingen aan de nieuwjaarsnacht zijn er
coördinatievergaderingen op niveau van de politie, brandweer, de diensten van
de Stad, Bravvo en het Gewest geweest. Zo wordt bijvoorbeeld toegekeken op
alle vuilniscontainers, het goed afsluiten van werven, het ophalen van steps. Er
werd sterk ingezet op preventief patrouilleren en controleren, ook op dagen die
vooraf gingen aan nieuwjaarsnacht. Politie was aanwezig in de vier DPI's. De
patrouilles in Neder-Over Heembeek waren die nacht ook versterkt door extra
secties van INT. Er werden zelfs manschappen voorzien specifiek voor Haren.
Het vuurwerkverbod werd overal gecontroleerd. We namen pyrotechnische
materialen in beslag over het hele grondgebied en dus ook specifiek in Haren.
Om een aantal te geven: meer dan duizend stuks. In de zone Brussel-Hoofdstad-
Elsene werden 46 personen, waarvan 15 minderjarigen, bestuurlijk
aangehouden. Ook werden vier minderjarigen en vier meerderjarigen
gerechtelijk aangehouden. We deden preventieve en administratieve
aanhoudingen. Preventieve gerechtelijke aanhoudingen zijn niet mogelijk. Bij
de orde- en hulpdiensten in onze zone hebben een aantal personeelsleden last
gehad van tijdelijke oorsuizingen. De materiële schade bij de diensten bleef
beperkt. Evaluatiegesprekken en zogenaamde debriefings zijn gepland in de
komende weken, maar men kan al stellen dat de samenwerking tussen de
verschillende diensten heel vlot en efficiënt verliep. Ik dank u.
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Mevrouw Debaets.- Ik heb ook wel het gevoel dat de samenwerking tussen de
verschillende zones vlotter verloopt dan vroeger. Ik denk dat dat op zich al een
goede zaak is, maar je ziet inderdaad dat het geweld steeds driester wordt. Het
kapsalon dat nog maar eens slachtoffer wordt van vandalisme is daar een
voorbeeld van. Maar helaas niet het enige voorbeeld. U zegt dat er 1000 stuks
zijn in beslag genomen: betekent dat vuurwerkmateriaal dat in beslag wordt
genomen? Dat was alleen voor de zone? Wel, als er voor onze zone alleen al op
één avond tijd 1000 stuks in beslag worden genomen, dan houd ik mijn hart vast
hoeveel mensen eigenlijk vuurwerk kopen en illegaal afsteken, die avond. Want
ik kan het u echt laten horen: om de seconde was er vuurwerk. U weet waar ik
woon langs het kanaal. Dus wat u heeft in beslag kunnen nemen is blijkbaar
maar een fractie, maar een peulenschil, het topje van de ijsberg van het
vuurwerk dat werd afgestoken. En ik denk dat daar het schoentje knelt. We
hebben niet de tijd om er lang over te debatteren. Maar misschien preventief en
nog strenger, harder optreden zal nodig zijn omdat blijkbaar heel veel mensen
niet naleven wat de minister-president heeft uitgevaardigd. En dat jongeren er
een soort vreemd pervers genoegen in scheppen om hulpdiensten aan te vallen,
kunnen we natuurlijk alleen maar betreuren.
M. De Backer.- Monsieur le Bourgmestre, vous-même et votre collaborateur
m’avez détaillé toutes les mesures qui ont été prises pour lutter contre les
incidents de la Saint-Sylvestre. Le résultat de tout cela est nul et non avenu pour
le quartier de Haren, où il n’y a eu aucune intervention et où, depuis cinq ans,
les dégâts sont importants.
Votre collaborateur annonce la disponibilité d’un effectif de 50 policiers
pouvant intervenir à Haren. Il ne faut pas tirer sur un moustique avec un canon.
Il s’agit de quelques « kets » de 15 ans. La seule manière d’étouffer ces
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incidents est de prévoir une présence policière dès 23h, comme je vous l’ai
demandé dans mon premier mail à ce sujet. Quand les nombreux Harenois
téléphonent au 101 ou au 112, il est trop tard pour intervenir, car il faut faire un
grand détour pour traverser le canal en venant de Neder-Over-Heembeek. Et si
on vient du centre, il faut traverser trois communes. J’espère que vous allez
prendre des mesures concrètes pour éviter qu’un coiffeur de Haren ne voie sa
vitre cassée pour la troisième fois. Je vous remercie.
Question de M. BAUWENS relative aux élèves qui attendent dehors le
matin devant les écoles
M. Bauwens.- Madame l’Échevine Hariche, comme vous le savez, on est en
train de faire le tour devant les portes des écoles pour discuter avec les parents
des frais scolaires. Un matin, on a été surpris de voir attendre, en file indienne
devant la porte de l’école, un groupe d’enfants de 10 à 12 ans. Quand on leur a
demandé ce qu’ils faisaient là, ils ont répondu : « On doit attendre que ça soit
gratuit pour rentrer et qu’on ne doive pas payer. » J’ai discuté avec une maman,
qui m'a dit la même chose : « La garderie du matin étant payante, j’amène
toujours mes enfants à 8h15 ou 8h20, ça dépend de l’école. » Ici, c’était 8h15, je
crois. Elle me dit : « Parfois, je suis trop tôt, je suis stressée, je ne fais pas
attention, je reçois une facture à la maison. » Je pense que vous allez me
confirmer que la garderie du matin est bel et bien payante. Cela pose problème.
Maintenant, il fait froid. Cela veut dire qu’on fait attendre de jeunes enfants
dans le froid et l'obscurité du matin devant l’école.
En outre, il y a un problème d’exclusion. Cela veut dire que les enfants qui ont
le moins de moyens financiers sont exclus d’une partie du temps libre à l’école,
du temps pédagogique et du temps de jeu avec leurs camarades de classe. Un
enfant de 10 ou 12 ans m'a dit : « J’attends pour pouvoir rentrer, sinon mes
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parents doivent payer et ils ne savent pas payer. » Cela veut dire que la relation
pédagogique, déjà avant d’entrer dans l’école, est plus que compromise. Cela
veut clairement dire, pour les enfants, qu’on vit dans une société de classes où
certains qui ont de l’argent ont plus de droits et plus de possibilités que d’autres.
Cela brise le cœur d’entendre des enfants de 10 ans dire qu’ils doivent attendre
dans le froid avant de pouvoir aller jouer avec leurs camarades de classe qui,
eux, peuvent entrer. Nous serons d'accord pour dire que ce n’est pas la mission
de l’école ni de la récréation. Je vous demande de voir s’il n’y a pas d’autre
possibilité que de faire attendre des enfants devant la porte de leur école, ce qui,
à mon avis, n’est pas fort pédagogique.
Mme Hariche, échevine.- Cela ne vous étonnera pas, je partage bien sûr cette
préoccupation. L’école ne doit pas être une affaire d’argent. C’est précisément
pour cela que chaque année, nous dégageons des moyens supplémentaires pour
tendre vers la gratuité. Je ne vais pas revenir sur les fournitures, la piscine, les
repas, les ordinateurs, et j’en passe.
Les frais de garderie ont été supprimés le soir et le mercredi après-midi. À ces
moments-là, les garderies ont été remplacées par des ateliers temps libre, avec
un contenu pédagogique plus poussé, entièrement gratuits. Comme vous l’avez
fait remarquer au vote du budget 2024, la garderie du midi n’est pas payante
lorsqu’on est inscrit au repas chaud. Pour rappel, 22 de nos écoles proposent des
repas chauds gratuits. Avec le repas, la garderie est comprise.
Quant à la garderie du matin, elle est effectivement payante entre 7h et 8h15, les
cours commençant à 8h30. L’abonnement pour les garderies du matin s’élève à
75 € par an et à 42,50 € pour la garderie de midi, pour ceux qui ne prennent pas
le repas chaud. Si les enfants fréquentent les deux périodes (matin et midi), cela
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revient à 112 € par an. Les garderies du matin coûtent maximum 7,5 € par mois,
tarif que nous n’avons pas indexé depuis plus de dix ans. Pour les familles qui
auraient malgré tout des difficultés ou qui ont des revenus faibles, des
réductions jusqu’à la gratuité sont prévues : moins 50 % pour les faibles revenus
et les situations sociales difficiles, gratuité pour les parents à revenu d’insertion
sociale, tarifs dégressifs (réduction de 50 % à partir du deuxième enfant).
Donc, il y a possibilité d’accéder à la gratuité. Comme vous le voyez, les
familles qui ont des difficultés financières, peu importe la raison (on n’a pas
besoin de savoir pourquoi), ont totalement accès aux garderies du matin et du
midi. La Ligue des familles indique dans son rapport 2022 qu’en moyenne, la
garderie du matin représente une charge mensuelle de 15,5 € par mois. Pour
ceux qui paient, on en est à moins de la moitié.
Je vous invite aussi à m’indiquer, en dehors de cette séance publique, l’école
dont vous parlez, et je m’entretiendrai rapidement avec la direction pour qu’elle
soit attentive à ce problème. Il faut aussi savoir que chaque année, avant la
rentrée, on rappelle tout cela aux directions, car il y a parfois des modifications
et des changements dans leur composition, et elles pourraient ne pas avoir reçu
l’information. Bien sûr, on informe également les parents via le carnet d’avis.
Le cas malheureux que vous avez rencontré est sans doute lié à un manque
d’information, ce que nous pouvons résoudre.
M. Bauwens.- Je pense que c’est un peu plus qu’un manque d’information.
Cela s’est produit déjà devant deux écoles. Des instituteurs viennent nous parler.
Si 15 €, ce n'est effectivement pas un gros montant pour vous et pour moi, pour
de nombreux parents, cela représente beaucoup. Une facture de 100 € par an par
ci, 100 € par là et encore 100 € ailleurs, c’est cela qui rend la vie difficile pour
les gens. On doit vraiment faire des efforts. On le voit devant la porte de l’école,
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et pas seulement là. Beaucoup de parents le disent, quand le repas est gratuit
avec la garderie, cela change leur vie. Pourquoi ne pas le proposer
automatiquement, au lieu de faire dépendre cela d’une série de démarches de la
part des parents ? Ils doivent prouver qu’ils ont un revenu d’insertion.
Mme Hariche, échevine.- Les repas gratuits sont systématiquement financés
par la Fédération Wallonie-Bruxelles dans les écoles où l’indice socio-
économique est faible.
M. Bauwens.- Je le sais et je vous ai dit que c'était un grand pas en avant. La
prochaine étape doit être d'évoluer en matière de frais de garderie et d'alléger la
charge financière pour les parents. Il ne s’agit pas d’une école, ni d’un manque
d’information. Les frais sont toujours là.
Mme Hariche, échevine.- Je veux insister sur le fait qu’il suffit de rencontrer la
direction et d’expliquer qu’on éprouve des difficultés pour bénéficier soit de la
diminution de moitié, soit de la gratuité. Je pense sincèrement que c’est un
manque d’information. Les gens ont peut-être gardé d’anciennes habitudes et ne
se sont pas manifestés auprès des directions. C’est pour cela que je demande de
connaître les écoles dont question afin d'inviter les directions à communiquer
sur ce point aux parents. Il est aussi possible que l'information écrite ne passe
pas bien.
Question de M. WEYTSMAN et Mme VIVIER concernant l'interdiction de
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dormir dehors par froid extrême
Mme Vivier.- Je veux juste vous rappeler que le titre de ma question n'est pas
du tout celui-là. Il y a deux titres différents. Je vais vous parler des limites du
plan « froid extrême » et mon collègue parlera de l'interdiction de dormir
dehors. Ce sont deux volets complètement séparés.
Je lisais dans la presse, il y a plus d'une semaine, que le Bourgmestre s'était
énervé et révolté du fait que, malgré le plan régional « froid extrême », des
personnes en difficulté, des sans-abri ou « sans-chez-soi » - je préfère les
appeler comme cela, parce que je pense que ces gens ne cherchent pas un abri,
mais bien un chez-soi - dormaient dans la rue par des températures hivernales
telles qu'on en connaît encore. Cela se passe, évidemment, dans toute la Région,
mais en particulier à la Ville de Bruxelles, où se trouvent beaucoup de places
supplémentaires du Samusocial.
J'en reviens à ces places supplémentaires. On en a ajouté 150, puis 55, soit 255
pour au moins 7.000 mal logés ou sans-chez-soi dénombrés en Région de
Bruxelles-Capitale. Je pense que je ne serai pas la seule à me rendre compte
qu'il y a un petit souci. Inutile de vous dire qu'on est révoltés tous les hivers,
puisque ce manque de places par froid extrême ou par des températures sous
zéro se répète tous les hivers. J'ai l'impression qu'on découvre l'hiver chaque
année...
Quelle est votre position sur l'hébergement d'urgence ? Est-ce que c'est vraiment
la solution ? Est-ce qu'il n'a pas ses limites, surtout vu le manque de places ? On
a même dû demander à la STIB d'ouvrir ses métros et à la gare du Midi de rester
ouverte, et ce, alors que le nombre de mal logés ou de sans-chez-soi augmente
d'année en année, comme le montre le dénombrement.
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Est-ce qu'on ne devrait pas plutôt travailler sur la prévention pour éviter que les
gens ne finissent à la rue ? Quel est le soutien apporté aux associations qui
agissent en ce sens ? Qu'en est-il des remises en logement qui devraient être la
priorité, au lieu de parler uniquement d'hébergement d'urgence ? Qu'est-ce qui
est fait en matière de prévention pour les personnes expulsées de leur
logement ? Quel est le suivi ? C'est un problème beaucoup plus complexe que le
seul logement. Comment éviter que ces personnes ne finissent à la rue ?
Pour les remises en logement, il y a évidemment les logements de type housing
first. Est-ce que vous pouvez me rappeler le pourcentage obligatoire ou existant
dans les logements sociaux, les logements du CPAS, de la Régie foncière, etc.,
mais aussi dans les projets de nouvelles constructions ? Est-on bien d'accord sur
le fait qu'on devrait y inscrire un pourcentage minimal ?
On demande toujours à la STIB et à la SNCB d'en faire plus, mais qu'en est-il
des bâtiments publics vides ou inoccupés ? Il y en a énormément dans le centre-
ville, notamment, qui pourraient être, en tout cas de manière temporaire sous
des températures extrêmes, être réhabilités en logements. Or il faut toujours
chercher d'autres lieux. C'est un peu difficile à comprendre pour le commun des
mortels. J'aurais voulu savoir ce qui est prévu en journée à la Ville de Bruxelles,
parce qu'on augmente évidemment les places de nuit, mais ce n'est pas la nuit, le
plus gros problème. La plupart des sans-chez-soi qui se retrouvent dehors vont
marcher la nuit pour ne pas être complètement gelés et, de toute façon, s'ils sont
en hébergement d'urgence, ils en seront éjectés au plus tard à 8h du matin. Or je
ne sais pas si vous sortez, vous aussi, vers 8h du matin, mais il ne fait pas
beaucoup plus chaud à cette heure-là. En outre, je n'ai pas vu le nombre de
chauffoirs augmenter sur le territoire de la Ville, contrairement à d'autres
communes qui ont multiplié le nombre de lieux d'accueil en journée.
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Pour terminer, je voudrais savoir s'il y aura un jour, tant au niveau de la Région
qu'au niveau de chaque commune (et donc de la Ville), un plan pérenne et
structurel tout au long de l'année pour lutter contre le sans-chez-soirisme et
éviter que des gens ne dorment dehors sous des températures extrêmes. Je
rappelle qu'un sans-chez-soi meurt du fait de dormir dehors, pas seulement à
cause de l'hiver.
M. Weytsman.- Je vais être très court. Effectivement, la question de Mme
Vivier ne correspond pas à l’intitulé. Par contre, j'ai une question en lien avec ce
titre. J'ai écouté l'interview de M. le bourgmestre il y a quelques jours sur LN24
et j'ai été surpris de sa réponse. En fait, si je comprends bien, il ne souhaitait pas
mettre en application cette interdiction qui, soyons de bon compte, vise surtout
un objectif de résultats dans le chef des pouvoirs publics, pour qu'ils puissent
dire qu'on doit être là dans les moments les plus difficiles auprès de celles et
ceux qui en ont besoin. Il a évoqué les cas de problèmes de santé mentale. Un
policier nous disait justement que c'était dans ces cas-là que cela pouvait peut-
être l'aider.
Ne croyez pas que je fasse une fixation sur la procédure Nixon. Je veux
simplement relayer le fait que cette interdiction généralisée n'a pas pour but de
mettre les sans-abri en prison, mais de protéger. Elle a été développée il y a trois
ou quatre ans par mon collègue Vincent De Wolf à Etterbeek. Namur le fait
aussi, ainsi que Berlin, Zurich, Oslo, etc. Cela a du sens, surtout pour venir en
aide à ces personnes en errance qui sont particulièrement psychiatrisées, pour
autant que nous ayons des places disponibles et adéquates pour les accueillir.
Mme Mutyebele, échevine.- Madame Vivier, Monsieur Weytsman, je vais
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répondre au nom de mon collègue M. Zian et le Bourgmestre complétera. Lors
du dernier dénombrement réalisé en novembre 2022 par Bruss'help, chargée par
la Région de coordonner la politique du sans-abrisme, on comptait 7.104
personnes sans abri sur le territoire régional, en ce compris les personnes qui se
trouvent dans des centres d'urgence, des maisons d'accueil ou chez des tiers. Le
CPAS de la Ville a participé activement à ce dénombrement. Sur notre territoire,
on a dénombré 5.047 personnes, dont 76 % sont connues et aidées par le CPAS,
qui octroie une adresse de référence et ouvre le droit au revenu d'intégration et à
l'aide médicale urgente. On notera que 60 % des personnes qui ont besoin d'une
place d'urgence sont sans titre de séjour. Pour y faire face, et sous l'impulsion du
ministre-président Rudi Vervoort, la Région a dû créer 2.000 places d'urgence
pour les demandeurs d'asile que le fédéral n'arrive pas à accueillir malgré le
droit à l'accueil.
À ce stade, nous misons sur l'accompagnement et l'incitation à quitter la rue
avec une solution d'urgence entre les mains, plutôt que d'interdire de dormir en
rue. Interdire, cela signifie sanctionner ceux qui ne respectent pas l'interdiction.
Or on voit mal quel type de sanction appliquer. Par ailleurs, cela n'a de sens que
si l'autorité peut proposer une solution d'hébergement, ce qui n'est pas le cas
actuellement. Un tel dispositif devrait être pris en charge par la Région
(Cocom), qui exerce la compétence sur le secteur du sans-abrisme et qui peut
ainsi articuler une mesure d'interdiction avec un suivi en termes d'hébergement.
Plutôt que de prendre des mesures spectaculaires, mais qui ne seraient pas
applicables par nos équipes, nous avons donné la priorité à l'accompagnement.
Notre zone de police compte en son sein la team Herscham. Ses missions
principales consistent à aider et à accompagner les sans-abri et, au besoin, à les
réorienter vers les instances sociales adéquates. Pour ce faire, cette team va à la
rencontre des habitants de rue nouvellement arrivés ou connus de longue date
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pour les aider le plus utilement et humainement possible, que ce soit en leur
procurant des documents d'identité, en veillant à leur sécurité, en actant leurs
plaintes, en leur apportant couvertures et vêtements ou en les orientant vers des
centres de lutte contre les addictions, d'hébergement ou de soins, ou vers des
organismes leur proposant de la nourriture, de l'eau ainsi que des infrastructures
sanitaires.
Pendant cette période hivernale, des instructions ont été diffusées par le chef de
corps afin de sensibiliser le personnel policier à cette problématique, à la mise
en place du plan « froid extrême » et à la nécessité d'appeler immédiatement le
Samusocial. Nous incitons cependant les policiers à se montrer persuasifs pour
que ces personnes montent volontairement dans la camionnette du Samusocial.
Ces instructions sont rappelées lors des briefings quotidiens à notre personnel
policier en cette période de grand froid.
Pour toute la Région, on compte à peu près 7.500 personnes sans chez-soi, et
cela, toute l'année. La discussion doit donc aller plus loin que l'hébergement
d'urgence en hiver et le plan « froid extrême » de la Région. La solution au sans-
abrisme est complexe et nécessite une approche globale. Elle implique
notamment l'accès à un logement à prix abordable, aux soins de santé et aux
revenus minimums.
M. le Bourgmestre.- Monsieur Weytsman, je l'ai dit dans l'interview, je n'ai pas
de jugement de valeur. Je respecte beaucoup les deux bourgmestres que sont
M. De Wolf et M. Prévot. J'ai réfléchi à la question. Je ne pense pas que ce soit
la solution idéale et je sais que ces bourgmestres ne le pensent pas non plus.
C'est plus une contrainte pour pousser les gens vers l'abri.
Aujourd'hui, il est encore trop compliqué de construire des logements. On le
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sait. Toutes les associations vous le diront, et tous ceux que nous recevons.
Madame Vivier, on peut lancer autant d'actions et de plans grand froid que l'on
souhaite. Je ne veux surtout pas minimiser l'action des travailleurs sociaux, qui
est formidable. Je n'incriminais personne, puisque je m'incluais en disant que
j'étais aussi révolté. On ne va pas assez vite pour construire des logements.
Pour en avoir discuté aussi avec la police, je ne pense pas que la contrainte soit
la meilleure solution. Il vaut mieux faire confiance aux travailleurs sociaux, qui
sont en première ligne. Par contre, on est extrêmement attentifs. On est la seule
zone du pays, je pense, à pouvoir compter sur une brigade comme Herscham,
qui connaît extrêmement bien le tissu des sans-chez-soi sur le territoire de la
Ville. Voilà peut-être pourquoi on n'applique pas ce genre de mesure. Mais de
nouveau, je ne stigmatiserai certainement pas mes collègues. Chacun essaie de
trouver une solution humaine. Malheureusement, les procédures Nixon ne sont
pas applicables. On essaie de faire en sorte que personne ne meure dans la rue
parce qu'il fait froid.
Mme Vivier.- Je vous remercie tous les deux pour vos réponses qui me satisfont
en partie, dans le sens où j'ai entendu qu'il fallait aller plus loin que les plans
hiver et les plans d’urgence. C’est déjà un grand pas. On ne l’a jamais entendu
dire comme cela. Comme beaucoup d’associations l’affirment, il faut changer
de paradigme. Il faut arrêter de subventionner uniquement l’hébergement
d’urgence et viser le long terme, la prévention, l’accompagnement. Si on est
prêts à jeter un autre regard et à changer cela, je pense que c’est déjà une très
bonne chose.
Je suis d’accord avec vous deux sur le travail de la team Herscham. Je la
fréquente régulièrement sur le terrain. Je pense, par contre, qu’il est vraiment
temps de changer de paradigme. Il y a des Régions, même en Belgique, et des
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pays entiers qui ont réussi à mettre fin au sans-abrisme ou sont près d’y arriver.
Je pense que c’est possible, sans être utopiste ni idéaliste. C’est possible à
condition d’agir maintenant, pas seulement par le logement, mais aussi par la
prévention. Même dans les hébergements et les actions d’urgence, il y a moyen
d’améliorer la situation. Il faut penser à ce qu'il se passe en journée, parce qu’on
n’a pas moins froid que la nuit. Si on veut que des gens ne dorment pas dehors,
il faut penser aux bâtiments publics vides. On peut faire beaucoup plus, on peut
faire beaucoup mieux et on peut penser beaucoup plus loin.
M. Weytsman.- Il y a deux volets. Un volet sur le plus long terme et un volet
d'action d'urgence. Je ne partage pas tout à fait l’analyse globale du
bourgmestre. L’objet de ma question n’était pas de tout restreindre à la
problématique du logement. Certes, c’est l’un des déterminants sociaux. Quand
vous posez des questions aux sans-abri eux-mêmes, vous constatez qu'ils
avaient parfois un logement. Puis, un divorce, un peu trop d’alcool ou des
difficultés dans la vie ont fait qu’ils se sont retrouvés dans la rue. Je ne crois pas
que cela doive être appréhendé à travers le seul prisme du logement. Mon
propos consistait à dire que face à une personne qui ne souhaite pas bouger alors
qu’on traverse des froids extrêmes, on se trouve dans le cadre de la procédure
Nixon. C'est un sentiment personnel. Vous avez dit d’emblée que ce n’était pas
le cas. Cela m'étonne.
M. le Bourgmestre.- La procédure Nixon ne relève jamais de mon autorité.
Vous semblez l’oublier. Je peux essayer de la déclencher, mais ce n’est pas à
moi de la décider.
M. Weytsman.- La procédure Nixon, on peut tous la demander, moi y compris,
pour quelqu’un d’autre.
M. le Bourgmestre.- Oui, mais on ne peut pas la prononcer.
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M. Weytsman.- Bien sûr, mais on peut la demander et même l’encourager. Ma
première question portait sur l’interdiction généralisée avec l’objectif de
résultat. Je me suis dit que si vous n’en vouliez pas, nous pourrions recourir à la
procédure Nixon ou la demander. Quand on a des problèmes psychiatriques
graves et que l’on reste dehors la nuit par -10°, on peut considérer que si on
n’est pas dangereux pour son entourage, on l'est pour soi-même. J’en fais une
lecture peut-être trop simpliste. Je n’en ai jamais parlé avec des magistrats.
Ma question était simple : quand on est confronté à cette difficulté et que la
personne ne veut pas bouger, que fait-on ? Qu’est-ce que vous pouvez faire,
vous, aujourd’hui ? J’entends ce que vous dites. Vous conseillez aux policiers de
discuter, mais est-ce qu’il y a des gens qui, par -10° ou -15°, vont vraiment
dormir dehors ? Je trouvais que la solution proposée par les collègues que vous
avez mentionnés donnait un signal de part et d’autre, pour eux comme pour
nous, autorités publiques.
M. le Bourgmestre.- Même si ce n’est pas l'idéal, l’ouverture de stations de
métro et de gares aide beaucoup. Il faut le reconnaître. Je le répète, ce n’est pas
idéal, ce n’est pas un vrai abri. Toutefois, des retours que j’ai des brigades
Herscham - je pèse mes mots et je parle sous le contrôle de Mme Vivier qui est
très active dans ce domaine -, cela donne à ces personnes un semblant de
confort. Il reste de vraies questions. Le coût des gens qui s’occupent des
urgences, les politiques de housing first et autres, tout cela fait l'objet de longs
débats. On a essayé d’opposer l’urgence et le housing first. Je pense qu’il ne
faut pas le faire, mais les considérer comme faisant partie de l'accompagnement.
On sait qu’on a besoin de plus de logements. Il faut insister sur ce point. Il y
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aura peut-être toujours des personnes en errance, mais si les sans-abri avaient un
logement, beaucoup l'occuperaient. Regardons ce qu'il se passe pour l’instant.
La Ville a ouvert de nombreux centres d’accueil pour les personnes
demandeuses d’asile. Aux gens qui dorment au centre Pachéco, normalement,
on doit fournir un logement. C’est une obligation. On l’a notamment fait à
Laeken. Ce n’est pas facile. Pour le moment, on ne reçoit plus aucune plainte. Je
félicite les équipes du Samusocial qui gèrent cela très bien. On a ouvert Bordet,
mais à Pachéco, les gens dorment in situ parce qu’ils ont peur de perdre leur
place. C’est un peu nous qui avons créé cette situation. Je ne vais jamais dire
que c’est la faute de l’un ou de l’autre. Je m’inclus dans la solution et dans le
problème.
On n’est pas face à des personnes en errance mentale. Simplement, on n’a pas
rempli nos obligations pour l’instant. Les explications sont diverses, mais si des
gens dorment à Pachéco ou fréquentent la gare Centrale alors qu’ils ne devraient
pas le faire, c’est parce qu’on n’a pas réglé un problème alors qu'on est soumis à
une obligation internationale de le résoudre.
Actualiteitsvraag van mevr. DEBAETS betreffende de kritiek van
buurtbewoners op “Winterpret”
Mevrouw Debaets.- Het afgelopen weekend verscheen op Bruzz een artikel
wat mij toch wel interpelleerde, waarin verschillende burgerbewegingen kritiek
uitten op Winterpret. En dat stond toch wel wat haaks op het nieuws van het
College zelf. Jullie kwamen naar buiten met het rapport met onder andere de
bezoekerscijfers. Jullie klopten zich op de borst over hoe goed het allemaal
ging, maar de buurtcommitees laten toch een heel ander geluid horen. En
samengevat komen de klachten eigenlijk overeen met twee grote lijnen.
Enerzijds veel klachten rond geluidsoverlast. U weet dat ik u daar al vaker in
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het verleden over ondervraagd heb. Er zijn talrijke evenementen in de Stad die
zeker een meerwaarde hebben, maar die vaak veel te luid en storend zijn voor
wie hier woont. Is dat altijd nodig, vraag ik mij dan af. En dan anderzijds: alles
dat met netheid te maken heeft, wildplassen en zo verder. En ook nog een derde
punt: het gebrek aan participatie, aan inspraak van de buurtbewoners zelf, want
uiteindelijk moeten zij wel weken leven met al die evenementen. Als je ze
optelt, kom je waarschijnlijk aan twee, drie maanden per jaar.
Daarom een aantal vragen. Wat is eigenlijk uw reactie? Erkent u dat er los van
de mooie bezoekersaantallen en zo verder, de goednieuwsshow, toch ook heel
wat kanttekeningen te plaatsen zijn? Vooral ook een oproep – dat vond ik toch
wel heel interpellerend – dat men misschien vanuit het College niet altijd moet
kijken naar meer en meer en groter, maar wel meer verdieping, meer kwaliteit,
meer duurzaamheid. Ik maak een kleine zijsprong naar de motie die wij hebben
ingediend een paar jaar geleden om de Kerstmarkt duurzamer te maken, met
producten van bij ons, en zo verder. Twee: heeft u klachten ontvangen en wat
heeft u gedaan of gaat u doen om die in de toekomst te vermijden? En dan drie:
neemt u de uitgestoken hand van de buurtcomités aan om samen rond de tafel te
zitten en samen ervoor te zorgen dat dat inderdaad een commercieel succes is,
goed voor het imago van de Stad, maar dat de mensen die hier wonen niet
allemaal weggedreven worden buiten de stadsmuren van onze Hoofdstad? Ik
dank u.
De Burgemeester.- Mevrouw Debaets, de kerstmarkt is een zeer groot en
populair evenement. We zijn ons bewust dat dit een impact heeft op de buurt.
De organisatoren zijn telefonisch, per post, per e-mail en via sociale netwerken
beschikbaar voor omwonenden. Met betrekking tot geluidsoverlast in het
bijzonder, hebben ze regelmatig controles uitgevoerd van het geluidsniveau,
vooral in de buurten van de ijsbaan en ze hebben in realtime gereageerd op de
opmerkingen die ze hebben ontvangen. Ze staan dus continu in dialoog en
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proberen oplossingen aan te reiken daar waar mogelijk. We houden elk jaar
bewonersbijeenkomsten. Dit jaar vonden ze plaats op 7 november en 29
november. Het is een gelegenheid voor omwonenden om opmerkingen te
maken, vragen te stellen. Er zal een evaluatiebijeenkomst georganiseerd worden
in het eerste kwartaal van 2024. De kerstmarkt is een economische meerwaarde
voor de Stad en het Brussels Gewest. In 2022 hebben de bezoekers naar
schatting bijna 260 miljoen euro uitgegeven in de omgeving van het evenement.
Dit jaar was er ook een grote terugkeer van Amerikaanse toeristen, bezoekers
uit de buurlanden waren ook aanwezig, net als Marokkanen, Brazilianen en
Chinezen. De hotelsector profiteerde van deze sterke aanwezigheid van
toeristen met een bezettingsgraad van 67%, 6,4% meer dan in december 2022.
In de hotels in de buurt van de Grote Markt steeg de bezettingsgraad in
december tot 79%, 7% meer dan in december 2022. De nacht van 31 december
bracht ook een stroom toeristen naar de Stad. De bezettingsgraad van de hotels
rond de Grote Markt bereikte 93,4%, 88% voor de hotels in de Louizawijk en
91% voor de hotels in de Europese Wijk. Deze cijfers tonen dat de kerstmarkt
en Winterpret in het algemeen en oud en nieuw een belangrijk evenement zijn
voor Brussel. Dank u.
Mevrouw Debaets.- De economische meerwaarde, daar twijfelt niemand aan.
Maar ik vind dat u toch een aantal dingen minimaliseert als zoveel
buurtbewoners verenigd, vertegenwoordigd door buurtcomités, aan de
alarmklok trekken en zeggen: 'het wordt wel stilaan onleefbaar voor ons.' Dan
vind ik toch dat u daar als Burgemeester, als College naar zou moeten luisteren
en de mensen niet afschepen met meldpunten en metingen die misschien af en
toe eens gebeuren. Dat is sporadisch, dat zijn steekproeven. Mocht ik ooit
Burgemeester zijn, de kans is natuurlijk klein, zou ik daarmee actief aan de slag
gaan. En ik trek toch een beetje een parallel met de Zuidfoor, dat is ook iets
waar mensen al jaren over klagen. Niet over de Zuidfoor zelf: iedereen amuseert
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zich graag en iedereen weet dat mensen het recht hebben om een leuke avond te
beleven. Maar opnieuw: ook daar is er de overlast die die Zuidfoor met zich
meebrengt. Ook daar heeft u eigenlijk niet echt geluisterd naar omwonenden en
is het pas als ze naar de rechtbank gingen trekken, dat u de normen heeft
bijgesteld. En eigenlijk zien we dat hier ook opnieuw gebeuren. De cijfers die u
noemt zijn fantastisch voor de horeca, de handel. Ik gun die mensen dat, ze
hebben moeilijke jaren achter de rug. Maar ik blijf herhalen dat in de Stad onder
uw beleid het evenwicht tussen enerzijds amusement en economie, maar
anderzijds de levenskwaliteit van de mensen die hier wonen totaal zoek is.
(Avec l’accord des auteurs ou sur leur proposition, les questions inscrites à
l’ordre du jour de cette séance qui n’ont pas été traitées sont reportées ou
transformées en questions écrites)
Prochaines séances
Vendredi 26 janvier 2024
à 14h : sections ordinaires en ligne.
Lundi 29 janvier 2024
à 16h : séance publique suivie d’un comité secret.
Mme la présidente.- La séance publique est levée.
- La séance publique est levée à 20h14.
- De openbare zitting wordt opgeheven te 20u14.